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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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21 février 2009

Outre-mer : Christiane Taubira, sans langue de bois

Christiane_Taubira_outre_merChristiane Taubira, députée PRG de Guyane, parle des enjeux de la situation actuelle de l'Outre-mer et les replace dans le cadre de la République.

Un grand moment d'analyse, d'intelligence et de savoir qui remet toutes les pendules à l'heure.

Une vraie leçon de politique, sans langue de bois. Lumineuse.

La vidéo du 20 février 2009 (65'40") :

http://www.dailymotion.com/video/kdWgiAQG30wNoHXsAY 

Le site de Rue89 :

Taubira : "Pour Sarkozy, l'Outre-mer c'est terra incognita" :

http://www.rue89.com/2009/02/20/taubira-pour-sarkozy-loutre-mer-cest-terra-incognita

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16 juin 2009

Quand L'Express fait de l'intox

express_4_juin_2009

L'Express du 4/10 juin a publié un encart spécial Aix. C'était donc avant l'annonce d'annulation de l'élection municipale. On n'y apprend rien. Et c'est ce qui intrigue. Les reportages ressemblent fort à de la publi-information. Aucune aspérité. Tout est beau. On y évoque le futur tribunal d'instance… qui a été rabougri par l'Etat. On fait comme si le nouvel Office de tourisme était presque réalisé… alors que le projet est en panne. On vante la future polyclinique du Montaiguet selon la seule vision des promoteurs… qui a été fortement contestée tout au long de l'enquête publique et après.

Bref, je le dis comme je le pense, ce numéro de L'Express fait de l'intox à vomir.

18 février 2009

Sophie Joissains en sens interdit sur un circuit de F1

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Sophie Joissains aime la grande vitesse. Surtout la Formule 1. C'est sans doute par excès de pudeur qu'elle avait caché sa passion aux Aixois ! C'est donc sous les ors du Sénat qu'elle a dévoilé son scoop ce 23 janvier. Elle s'est même distinguée en essayant de faire passer en douce un amendement (n° 85) visant à accélérer les investissements, la création et l'exploitation expresse d'un circuit automobile pour organiser un Grand Prix de France d'ici 2011, et allez savoir pourquoi, dans les Yvelines, à Flins exactement.

Embarquée à côté du pilote Bruno Gilles, son collègue de Marseille et en compagnie pour l'occasion de deux autres passagers des Deux-Sèvres et du Loiret, sénateurs UMP aussi, Sophie Joissains a profité de la discussion du "Plan de relance" pour soutenir l'indéfendable en proposant d'insérer un article additionnel : "Aux fins de l'exploitation d'un circuit automobile homologué pour la formule 1, il peut être passé une convention d'occupation temporaire du domaine public comportant des obligations de service public fixées par la personne publique."

Interrogé à son tour, Patrick Devedjian s'est exclamé : "Le gouvernement est très favorable. D’une part, ce texte s’inscrit parfaitement dans le plan de relance en permettant des travaux importants d’ici à 2011. D’autre part, il maintient un Grand Prix en France, chose capitale. Le Premier ministre suit d’ailleurs cette affaire avec beaucoup d’intérêt, pour les raisons que l’on connaît. Ce maintien est essentiel pour le rayonnement de notre pays." Si François Fillon saute de joie, c'est qu'il est lui-même adepte de sports auto et pilote de courses de vitesse à ses heures.

C'est clair, Patrick Devedjian a par conséquent agi sur commande. Mais, pas tout seul. Pourquoi trouve-t-on Sophie Joissains dans cette galère ? Quel intérêt a-t-elle à rouler pour un départerment qui n'est ni le sien, ni même celui de ses trois autres collègues ? Pourquoi les Yvelines plutôt que le Val d'Oise où un projet concurrent à Sarcelles est soutenu par son député-maire PS François Pupponi ? 

Est-ce pour se retrouver dans les loges VIP lors de l'inauguration du circuit et ainsi bénéficier d'invitations permanentes lors de courses ? A-t-elle des liens amicaux privilégiés avec le président du conseil général UMP des Yvelines, un certain Pierre Bédier ? Oui, vous savez cet ancien secrétaire d'Etat de Jacques Chirac de juin 2002 à janvier 2004 qui avait été obligé de démissionner, puis avait été lourdement condamné en appel en mai 2008 pour corruption dans des marchés publics.

De nombreuses questions se posent donc sur cet appui ciblé de Sophie Joissains à cette initiative aussi pétaradante que polluante. A-t-elle, comme ses très chers et honorables collègues, subi le lobby des intérêts financiers privés de la Fédération française du sport automobile ? Est-ce par rapport à Renault, propriétaire de l'usine de Flins, qui y flairerait une aubaine ? Est-ce pour permettre au projet de Pierre Bédier de s'affranchir de beaucoup de contraintes administratives habituellement qualifiées d'assez longues ? En tout cas, coïncidence ou pas, l'amendement tombait à pic, vu la multitude d'infractions à la réglementation en vigueur qu'implique la mise en place de ce projet.

En effet, le projet est contesté devant les tribunaux par nombre d'associations et de collectivités locales car il représente un non-sens écologique (il prend la place de cultures bios), environnemental (il serait sur la plus grande nappe phréatique et deuxième zone de captage d'eau potable d'Ile de France), géographique (il est sur une zone totalement inondable) et économique (un gouffre financier). Est-ce bien sérieux après tout le foin fait au sujet du "Grenelle de l'environnement" ? Est-ce raisonnable de pondre une ineptie pareille nécessitant des infrastructures se chiffrant par dizaines de millions d'euros ?

Faisant fi de tout cela, la majorité sénatoriale a adopté le caprice au premier coup de sifflet ! Fort heureusement, la commission mixte paritaire chargée d'harmoniser le texte du Sénat et celui de l'Assemblée nationale passé en première lecture a refusé ce traitement de faveur et rejeté l'amendement. Preuve que la monstruosité ne tenait pas la route.

Du coup, Sophie Joissains et ses amis se retrouvent le nez dans le fossé. Elle n'avait pourtant pas hésité à déclarer : "Mon collègue Bruno Gilles est à l'origine du texte, tout simplement parce qu'il était là au bon moment, au bon endroit.[...] J'ai totale confiance en lui, il est convaincu des forces du circuit de Flins". D'où Bruno Gilles tirait ses informations, on ne le saura pas. Toujours est-il que l'amendement a finalement disparu comme il était venu, d'un claquement de doigt, emportant avec lui ses mystères.

Concrètement, le projet suit son cours mais il devra faire face à l'ensemble des procédures administratives (dont certaines sont contestées) pour voir le jour.

16 février 2009

Comptes publics : Du casse-tête… à la prise de dette

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La France bat des records historiques de déficit. Marseille est la ville championne de France de la dette. Quant à Aix, son surplace la fait vivre au ralenti.

L'Etat est en faillite, ce n'est rien de le dire. Alors que la loi oblige les collectivités locales et maints organismes à présenter des budgets en équilibre sous peine de mise sous tutelle préfectorale, l'Etat court en permanence à la dérive sans qu'une autorité supérieure ne l'empêche.

Il y a bien les critères de Maastricht qui, pour l'essentiel, imposent un déficit public inférieur à 3% du Produit intérieur brut et une dette publique inférieure à 60% du PIB. Or, pour l'année en cours, en France, on en est respectivement à 4,4% et à 69%. Mais il n'y a pas que notre pays qui bat des records qui n'annoncent rien de bon.

La semaine dernière, le président de Marseille Provence Métrople, a fait sensation en publiant les résultats d'un audit sur l'état des finances de la communauté urbaine. La création de MPM devait être la planche de salut de Marseille, elle est devenue le désastre d'une gestion qui a fait plonger tous les chiffres au fond du Vieux-Port. Elle devient ainsi la communauté la plus endettée de France ! La Chambre régionale des comptes n'avait d'ailleurs pas manqué de lui en faire grief.

La dette s'élève à 1,2 milliard d'euros, c'est-à-dire carrément l'équivalent du budget qui est de 1,3 milliard. Si l'on ajoute la dette de Marseille, soit 1,8 milliard pour un budget de 1,6 milliard (une dette supérieure au budget !), la somme de la dette des deux collectivités atteint 3 milliards.

Inutile de dire que ce sont les générations à venir qui auront à éponger les flots de la dette. Comment ? En faisant ceinture, en empruntant encoe et encore et/ou en augmentant la fiscalité. A défaut d'être championne de France de footbal depuis longtemps, Marseille détient le titre de championne nationale du déficit.

Quant à Aix, s'il est vrai que le budget est toujours présenté en équilibre, il ne faut pas en conclure qu'il est plus productif. Depuis des années, l'investissement est au ralenti et n'attire plus les cofinancements des années 90. On se contente de "gérer" comptablement sans perspective de développement. Et si la municipalité se plaît à claironner que les impôts directs n'ont pas augmenté, elle fait la poche des Aixois par le biais d'augmentations régulières des taxes et droits divers touchant directement les services attendus par la population. La dernière hausse, pour 2009, est de 5%.

Le problème pour Aix comme pour toutes les collectivités territoriales est que l'Etat n'a plus rien dans les caisses. Et cette année va être encore plus rude puisque l'accumulation des restrictions financières dans l'aide qu'il apporte aux communes va atteindre un niveau insupportable. Cette aide ne couvrira pas l'inflation. Toutes les associations d'élus locaux ou presque crient que le "pouvoir d'achat des collectivités" est en danger. Baisse du pouvoir d'achat, donc baisse du niveau de service rendu aux citoyens. Ainsi que du niveau d'investisssements avec des conséquences lourdes pour l'économie quand on sait que les collectivités réalisent 70% des investissements publics.

Et on n'ose encore imaginer le coût de la dernière tuile que constitue la suppression annoncée de la part investissement de la taxe professionnelle si elle n'était pas compensée à l'euro près. On passerait du casse tête à la… prise de dette.

Lire aussi mon article "Le jeu mortel des chiffres et des dettes" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/02/11/12476842.html

2 juin 2009

"Tribune du Sud" donne la parole aux blogueurs

Le nouveau quotidien régional, "Tribune du Sud", est né il y a un peu plus de deux semaines. Pour m'en faire une idée, je l'ai acheté tous les jours. Il me semble que les articles commencent à prendre de l'allure. C'est bien écrit et présenté de manière lisible.

Pour me forger une opinion, je m'astreins à ne pas faire la comparaison avec tout autre quotidien local existant, pour éviter de me dire il y a ceci en plus, il y a cela en moins. Ce qui m'intéresse, c'est l'information et l'angle d'attaque. Pour le moment, on sent une neutralité (politique) et un certain courage à aborder plus au fond des sujets qui peuvent sans doute déplaire dans les sphères de pouvoir.

A ma surprise, il y a quelques jours, en tant que blogueur, j'ai été contacté par la rédaction qui m'a proposé de réagir sur un thème d'actualité. On m'a précisé que le quotidien souhaitait ouvrir et alimenter une rubrique "Tribune des blogs" une fois par semaine afin d'établir un lien entre le journal papier et l'internet.

J'ai accepté de jouer le jeu sans a priori car j'avais la garantie de voir mon article publié sans aucune retouche ou censure. D'autres blogueurs, de sensibilités politiques et de centres d'intérêts différents, ont également donné leur accord. Et, samedi, a paru la première tribune sur une page entière consacrée à nos cinq points de vue sur la loi Hadopi. La rédaction a ensuite mis en ligne sur son site les liens renvoyant à nos blogs respectifs. C'est plutôt sympa.

Voici donc ma contribution telle qu'elle a été publiée.

tribune_hadopi_titre

tribune_hadopi_dessin

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Pour découvrir le journal et voir les liens vers les autres blogs, c'est ici :

http://www.tribunedusud.fr/

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26 février 2009

Les électeurs fantômes de Paris dans de beaux draps

Dans mon article de mardi, je faisais part de mes interrogations sur les troublantes ressemblances entre le dossier des faux électeurs de Paris et les éléments mis sur la place publique il y a deux ans par un fonctionnaire municipal au sujet de la tenue des listes électorales d'Aix.

J'ai retrouvé deux articles du Canard enchaîné qui avait mené sa propre enquête il y a douze ans, bien avant la justice, et qui se réjouit de voir enfin le procès se tenir. Depuis trois semaines, le tribunal correctionnel de Paris décortique donc ce qu'il faut bien appeler le système Tiberi. Précis et inimitable, Le Canard nous narre tout…

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(Clic sur l'article pour agrandir)

Dans Le Canard enchaîné du 4 février 2009

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(Clic sur l'article pour agrandir)

Dans Le Canard enchaîné du 18 février 2009

22 mai 2009

Conseil municipal : Petite foulée et grosses entorses

Hotel_Ville_noirS'il n'y avait pas eu les remous liés à la manifestation des étudiants, peu d'Aixois auraient su qu'il y avait eu un conseil municipal le 11 mai. A vrai dire, les ordres du jour sont devenus tellement indigents qu'il y a peu à rapporter. Et c'est le brouhaha qui règne en gros bruit de fond qui l'emporte souvent.

Pourtant, sur les 62 dossiers de ce jour-là, quelques-uns ont permis aux élus de l'opposition de s'insurger contre des choix de la municipalité. Ainsi, l'attribution d'une subvention à un tout nouveau Comité d'animation des Milles en lieu et place du bien ancré Comité des fêtes, créé en 1966, a provoqué de vives discussions.

Il est très clair qu'il s'est agi de sanctionner une association en l'accusant de servir des intérêts politiques et d'encourager une autre structure placée désormais sous la houlette… politique de l'adjoint du village. Ledit adjoint a expliqué qu'il était fâché parce qu'il avait le plus grand mal à se faire comprendre du Comité des fêtes qui, en plus, le contrariait dans sa volonté, autant dire son ingérence, et qu'"il fallait donc remettre de l'ordre".

Maryse Joissains a, bien sûr, pris sa défense tout en incitant les anciens à rejoindre le nouveau comité. On voit mal comment cela pourrait se faire après le procès qu'il leur est fait et, pour compléter le tableau, avec l'interdiction formelle d'utiliser l'espace public pour leurs manifestations.

Plus loin, à la faveur de deux dossiers portant sur les garanties de la Ville pour des emprunts contractés par la Sacogiva pour des programmes de construction, c'est François-Xavier de Peretti qui a ouvert le débat. L'élu a rappelé que la MIILOS (Mission interministérielle d'inspection du logement social) avait produit en 2008 un audit qui relevait une grande insuffisance de l'offre de logements par rapport aux besoins, l'inadaptation des réponses permettant de satisfaire les publics les plus défavorisés et des pratiques peu conformes empêchant la pleine souveraineté de la commission d'attribution. Le maire a tenté de minimiser l'interpellation, avançant le fait que la Sacogiva s'occupe de logements intermédiaires, oubliant de s'étendre sur l'absence de constructions très sociales par l'OPH Pays d'Aix Habitat.

De quoi en perdre le souffle...

Trois autres sujets ont occupé les débats. Interrogée sur le devenir de l'ex-bâtiment de l'Office de tourisme, Maryse Joissains a répondu "aucun projet n'est prévu". Pourtant, cela fait plusieurs années qu'elle soutenait juste le contraire : la rénovation de la Poste devait permettre une restructuration globale des bâtiments et une redistribution des fonctions. Il y a donc de quoi être surpris par la position actuelle de la mairie.

Le second dossier demandait l'avis de la commune pour une installation classée soumise à autorisation d'un projet de boulangerie industrielle sur un secteur proche des Milles. Là encore, François-Xavier de Peretti s'étonnait qu'un tel projet puisse voir le jour à cet endroit, faisant remarquer que cette installation allait être source de très fortes nuisances.

Réaction de Maryse Joissains : "Je dois dire que je découvre ce dossier et qu'il faut prendre en compte ce que dit Monsieur de Peretti". L'adjointe à l'environnement a eu beau dire que le rapport avait été présenté en conseil des adjoints, le maire a répété qu'elle préférait avoir une connaissance complète du dossier et qu'elle le retirait pour le représenter au prochain conseil.

De deux choses l'une, soit Maryse Joissains était présente au conseil des adjoints et n'a pas écouté, soit elle était absente et elle n'a pas cherché à étudier le dossier avant le conseil municipal. Dans les deux cas, comme on l'a déjà vu par le passé, on peut s'interroger sur sa responsabilité de laisser inscrire la question à l'ordre du jour.

Enfin, lors d'une délibération portant attribution de subventions à des associations étudiantes, les élus ont eu la surprise de constater que l'association "Fac Verte" avait été rétablie dans son droit. En décembre, sous prétexte que ses membres avaient placardé des affichettes sur des lieux "inappropriés", l'élu délégué à la vie étudiante leur avait sucré la subvention, félicité par le maire qui lui avait trouvé du "courage". Là encore, il faut croire que "Fac Verte" ne devait sans doute pas être dans la "ligne politique" de la municipalité.

Soyons beau joueur, la faute a été corrigée et la demande de l'association a enfin été validée cette fois-ci. Dont acte. Il est cependant cocasse de noter que la délibération a été rapportée par l'élu délégué aux universités et non pas par l'élu à la vie étudiante… qui était absent.

Sur la suppression de la subvention à "Fac verte",

lire l'excellent article sur le blog de Benoît Petit :

http://benoit.petit.over-blog.fr/article-25996221.html 

Le rapport MIILOS :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/05/11/13685178.html

3 avril 2009

Joissains croit que l'Express est un bulletin municipal !

Jugeant trop critique un article sur la pollution à Aix,

Maryse Joissains retire une publicité à L'Express

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(Clic sur l'image pour agrandir) La une du supplément de l'Express du 2 avril 2009

Il fallait vérifier pour en avoir le cœur net. C'est fait. Maryse Joissains a bien refusé d'accorder au magazine L'Express paru ce jeudi une annonce publicitaire sur l'exposition Picasso Cézanne. Pourquoi ? Parce que le supplément consacré à Aix dresse, entre autres articles, un dossier alarmant sur la pollution dans notre ville, "La vérité sur l'air que vous respirez".

Ayant rencontré des membres de l'équipe d'étudiants qui ont planché sur le sujet, j'ai pu avoir confirmation que l'entourage du maire chargé des relations avec la presse, estimant que l'enquête allait trop loin au goût de la mairie, a essayé de faire pression sur le directeur de l'Institut d'études politiques d'Aix. Résultat : le numéro spécial a donc paru avec l'enquête et… sans la publicité pour l'expo (aucune trace dans le supplément ni dans le numéro normal).

Ce travail de longue haleine accompli depuis le mois d'octobre a été conçu, écrit et réalisé par une dizaine d'étudiants de 2e année et entre dans le cadre du "Défi L'Express Grandes Ecoles" qui met en compétition neuf établissements pour le concours du meilleur supplément régional (voir leur blog ci-dessous).

L'IEP d'Aix participe chaque année à cette initiative car la démarche est formatrice. Cette fois encore, les jeunes se sont complètement investis dans cette aventure, l'esprit ouvert et débarassé de tous préjugés. Ils ont découvert ce qu'est l'état alarmant de pollution qui pèse sur Aix. Ils l'ont dit. Les Aixois savent aussi ce qu'il en est. La mairie voulait sans doute un autre message. Alors, comment définir cette façon de faire ? Intimidation ? Censure ?

Ce qui est sûr, c'est que ce n'est pas la première fois que le maire d'Aix s'en prend à des magazines. Le cas le plus criant a été la plainte en 2004 contre le Nouvel Observateur pour un dossier intitulé "Maryse Joissains est-elle à la hauteur ?". Peine perdue. Le maire a été déboutée pour son action en justice contre l'hebdo et a même été condamnée aux dépens. J'avais raconté ici même les épisodes de cette farce (voir ci-dessous).

La presse essaie de faire son boulot malgré les coups de plus en plus fréquents qui lui sont portés. La liberté des journalistes et des médias ne peut être ainsi bafouée. A l'évidence, une fois de plus, Maryse Joissains a trop tendance à vouloir que les magazines nationaux s'inspirent de la tonalité féerique de son magazine municipal.

                

Le blog des étudiants de l'IEP :

http://blogs.lexpress.fr/defi-grandes-ecoles-2009-IEP-Aix-en-Provence/

Les articles sur l'affaire du Nouvelobs :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/03/01/index.html 

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/presse/20070110.OBS6401/ maryse_joissainsmasini_perdcontre_le_nouvel_observateur.html

13h00 : Précision

Par téléphone, ce midi, les services proches du maire m'informent que la publicité qui n'a pas paru s'inscrivait dans le cadre d'un partenariat plus général avec plusieurs organes de la presse nationale dont l'Express. Les services confirment qu'il y a bien eu des échanges de coups de fil avec la direction de ce dernier et les responsables de l'IEP au sujet de l'article sur la pollution. La mairie avait suggéré la possibilité pour l'hebdo de traiter d'autres thèmes. C'est ce qu'elle a voulu leur faire savoir de manière directe. Toujours est-il que l'IEP a maintenu sa parution, sans la publicité sur l'expo.

16 janvier 2009

Aix 2009 : Plus d'habitants mais... moins d'électeurs !

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Ce 15 janvier, tout comme 8% d'Aixois, j'ai reçu les imprimés à compléter pour le recensement 2009 de la population. Je vais donc les remplir. C'est un acte civique mais aussi une obligation selon la loi du 7 juin 1951. Pour mémoire, depuis 2004, une réforme a supprimé le recensement général au profit d'un système permanent d'enquêtes annuelles par sondage auprès d'un pourcentage limité de la population de chaque commune.

Sur le territoire français, environ 9 millions de personnes sont concernées par cette opération qui durera jusqu'au 21 février. Voilà pour le cadre.

Selon les calculs de l'Insee, la population aixoise est passée de 137.067 habitants à 145.721 en 2006, soit une croissance de 6,31%. Elle avait augmenté de près de 10% dans la décennie 1990/1999, alors qu'elle avait très peu évolué entre 1982 (121.327 habitants) et 1990 (123.842).

Le décollage ne touche pas qu'Aix-en-Provence. La quasi-totalité des communes de la Communauté d'agglomération du pays d'Aix a aussi enregistré des progressions plus ou moins sensibles.

Il est logique de penser que la tendance sera confirmée entre 2006 et 2009. Si l'on fait donc une projection raisonnable pour la décennie 1999/2009, on peut estimer que l'augmentation approchera aussi les 10%. Ce serait un bon signe pour le développement de notre territoire. Si cela semble limpide, en revanche, on ne peut que s'étonner de ce qui suit…

carte_electorale

Mystère ou... scandale ?

    

Sur un autre plan, nous connaissons maintenant d'autres données. La mairie d'Aix a publié le nombre d'électeurs inscrits au 31 décembre : 87.600. En mars 2008, il y en avait 89.600. Pour le  moins, ces chiffres paraissent très surprenants. En effet, à la veille des élections présidentielle et municipale, il y avait eu un afflux de 12.000 inscrits supplémentaires. Or, voilà que, pour l'année 2009 (année des élections européennes), les fichiers se dégonflent avec 2.000 électeurs de moins !

L'explication donnée par la mairie est qu'il y a eu 2.850 nouvelles inscriptions (dont environ 400 de ressortissants européens) et 4.850 radiations ! Mais peut-on se satisfaire de cette présentation des choses ? Pour ma part, je suis pris de doutes. Car, comment comprendre que la population soit en constante augmentation et que le nombre d'électeurs puisse baisser aussi radicalement ?

Hypothèse basse, peu envisageable, le nombre d'électeurs aurait dû rester stable. Hypothèse haute, il aurait dû avoisiner les 93.000. Alors, pourquoi "seulement" 89.600 ? Est-ce à dire que, en quelques mois, et sans qu'on ne s'en rende compte, près de 5.000 Aixois auraient quitté notre ville précipitamment ? Non, bien sûr ! En l'espèce, le plus étonnant, c'est le nombre sidérant de radiations survenues sur les listes électorales… après l'élection municipale de mars 2008 !

Tiens, tiens, comme c'est bizarre. S'agirait-il d'un "nettoyage" de circonstance ? On se rappelle qu'il y a presque deux ans un fonctionnaire municipal du service des élections avait porté sur la place publique des faits qui, selon lui, correspondaient à des irrégularités sur la tenue des listes. Y aurait-il un lien de cause à effet ?

Ce fonctionnaire avait relevé que, lors de l'élection législative de juin 2007, 13.000 cartes avaient été retournées en mairie, faute d'avoir trouvé acquéreurs (mais 7.000 cartes avaient été récupérées sans que les personnes ne prouvent leur rattachement à la commune). Et aussi que, depuis 2004, les listes n'étaient plus révisées à partir des cartes retournées. Mettant sérieusement en doute la sincérité et donc la validité des listes, il avait saisi le conseil constitutionnel et le tribunal administratif, ce qui lui a valu d'être sanctionné financièrement, puis muté par Maryse Joissains, responsable du personnel municipal.

Bon, pourra-t-on toujours rétorquer, tout cela n'est peut-être que pure coïncidence. Il n'empêche, pour lever toute ambiguïté, il faudra bien éclaircir ce bien singulier mystère...

11 mai 2009

SACOGIVA : Le rapport MIILOS caché par Joissains

INFORMATION EXCLUSIVE ! 

SACOGIVA_audit

Lors de la campagne des municipales de 2008, le logement a été l'un des sujets les plus commentés. Pendant que Maryse Joissains se vantait d'avoir fait mieux que ses prédécesseurs, l'opposition diffusait tract sur tract rappelant la pénurie de logements sociaux et la gestion catastrophique de l'OPH (Office public Pays d'Aix Habitat) pilonné à deux reprises par des rapports de la MIILOS (Mission interministérielle d'inspection du logement social).

Mais, il manquait encore un autre audit, celui de la SACOGIVA (Société anonyme de construction et de gestion immoblière de la Ville d'Aix), présidée aussi de droit par le maire. Maryse Joissains était la seule à savoir que la MIILOS menait un contrôle, entre le 24 octobre 2007 et le 15 janvier 2008. Elle n'en a soufflé mot. Depuis, le rapport définitif lui a été remis - en avril 2008 - et elle ne s'en est pas glorifiée. Et pour cause. Il y a de quoi dire...

Le conseil municipal de ce soir comporte deux délibérations sur des programmes de logements pour lesquels  la SACOGIVA demande une garantie d'emprunt par la Ville. Rien de choquant dans la démarche qui est courante s'agissant de logements sociaux publics. Mais les anciens et nouveaux élus sont-ils au courant que, comme pour l'OPH qui a connu deux rapports très sévères de la MIILOS et dont la situation financière est désastreuse, la SACOGIVA, autre office public présidé par Maryse Joissains, a été inspecté par la MIILOS en 2007 et que le rapport n'a jamais été communiqué aux élus ni divulgué publiquement ?

Alors, faisons œuvre utile et mettons-le sur la place publique, étant précisé qu'il n'a pas été simple d'en avoir copie. J'en livre ici les grandes lignes (chronologiques) tirées de la lecture des 34 pages du document.

Rapport définitif n° 2007-133 d'avril 2008 de la MIILOS

PRESENTATION

La SACOGIVA (dont la Ville d'Aix détient 55% des actions) possède et gère quelque 2.000 logements contre 5.600 pour l'OPH Pays d'Aix Habitat.

Ÿ Points faibles :

à Stratégie de l'organisme non formalisée et non validée par le CA

à Insécurité juridique sur de nombreux programmes liée à l'absence d'avenants à la convention générale de créance avec la Ville d'Aix

à Organisation du suivi et du traitement social des locataires en situation d'impayés

Ÿ Anomalies ou irrégularités :

à Gestion défaillante des contingents réservataires

à Fonctionnement des commissions d'attribution des logements à améliorer (il y a deux commissions, donc pas de guichet unique)

à Par ailleurs, la politique adoptée en matière de loyers, les niveaux de charges élevés, certains critères d'analyse de candidatures ou l'organisation insuffisamment adaptée en matière de contentieux sont autant d'éléments qui ne facilitent pas l'accueil et le maintien dans le parc des ménages les plus fragilisés.

Ils traduisent le positionnement spécifique revendiqué par le SACOGIVA au sein du marché du logement, privilégiant l'accueil d'une part importante de ménages les moins en difficulté parmi ceux répondant aux critères d'attribution d'un logement social. Ce positionnement limite de fait très fortement son rôle en direction des ménages les plus défavorisés, alors que sa situation financière saine lui laisserait la possibilité d'accentuer ses efforts vers ces populations prioritaires.

CONTEXTE

En 2005, un programme local de l'habitat (PLH) approuvé par la Communauté du pays d'Aix (CPA) fixait un objectif de construction de 2.100 logements par an, dont 420 sociaux sur six ans. Avec seulement 328 logements sociaux financés en 2006, l'objectif n'a pas été atteint.

Ÿ Stratégie patrimoniale :

La stratégie patrimoniale de la société n'a pas été définie dans le plan stratégique du patrimoine qui n'est qu'une analyse de l'existant. […] Il ne comporte pas véritablement de dimension stratégique en matière d'implantation future, de développement, de réhabilitation ou encore de vente de patrimoine. Il n'a d'ailleurs jamais servi de document de travail à la direction de maîtrise d'ouvrage. Enfin, il n'a pas été validé par le conseil d'administration qui ne s'est donc pas prononcé à ce jour sur la stratégie patrimoniale de la société.

Ÿ Situation d'insécurité juridique :

La SACOGIVA se trouve dans une situation d'insécurité juridique sur plusieurs programmes. Le programme "Pérouse" (577 logements) est géré uniquement sur la base d'un accord informel entre la Ville et la SACOGIVA. Ainsi, se pose la question de leur devenir à la fin de période de gérance. C'est un organisme extérieur, le GICEM, groupement d'intérêt de moyens, qui assure uniquement la disposition du personnel administratif et de quelques moyens matériels. En réalité, les charges sont donc réparties entre la SACOGIVA et plusieurs sociétés adhérentes à la société. Seul le personnel de terrain est salarié direct de la SACOGIVA, soit 18 gardiens et 2 agents d'entretien.

GESTION LOCATIVE ET POLITIQUE SOCIALE

Ÿ Analyse du peuplement :

Parmi les éléments de profil des ménages logés en 2006, on note :

à 52,5% des ménages disposent de ressources inférieures à 60% des plafonds de ressources du logement social, la moyenne départementale se situant à 72,7% pour le parc HLM et les SEM (sociétés d'economie mixte).

à 11,5% des ménages ont des ressources supérieures aux plafonds de ressources, la moyenne départementale se situant à 5,4%.

à 48,1% des ménages bénéficient de l'aide personnalisée au logement, contre 57,1% en moyenne départementale.

Ÿ Accès au logement :

Au moment du contrôle, plus de 84% du parc était réservé principalement au profit du 1% logement (31%), de la préfecture (24%), de la mairie d'Aix (21%).

à La gestion des contingents réservataires est défaillante. A titre d'illustration, l'analyse des procès-verbaux des 24 commissions réunies entre octobre 2006 et novembre 2007 a conclu à un taux de 75,5% de candidatures uniques (sans "mise en concurrence") pour les logements libérés. Elle limite très fortement la souveraineté des commissions d'attribution des logements affirmée par l'article L.441-2 du Code de la construction et de l'habitation (CCH).

à La demande de logement : 3.400 demandes de logement ont été déposées auprès de l'organisme en 2006, confirmant la tendance des dernières années à l'augmentation significative des demandeurs. La demande était de 2935 en 2005, ce qui représentait déjà plus du double de celle de 2002 (1240).

à Instruction de la demande : Par ailleurs, pour une demande logement, l'agence d'Aix attribue un numéro interne. L'attribution d'un numéro départemental unique est assurée par la direction de l'habitat de Marseille mais pas toujours communiquée à l'agence. Cette répartition des tâches devra s'accompagner d'une amélioration de la communication entre les deux entités, indispensable afin notamment que les numéros départementaux soient connus des membres des commissions lors de l'examen des candidatures et que le suivi des demandes n'ayant fait l'objet d'aucune attribution soit amélioré.

à Irrégularités : Certaines pièces demandées à l'appui des demandes de logement sont interdites par la loi. La fourniture de la carte d'assuré social ou encore de relevés d'identité bancaire ou postaux est interdite. De plus, l'attestation du précédent bailleur indiquant que le locataire est à jour de ses loyers et charges ne peut être exigée dès lors qu'il peut être fourni d'autres justificatifs. Or, il est demandé de présenter l'original de ces pièces lors de l'entretien. D'autres, telles que les dernières quittances EDF/GDF sont surabondantes. La liste des pièces à joindre devra donc être modifiée en conséquence.

De plus, au-delà d'un taux d'endettement de 33%, la désignation d'une caution personnelle et solidaire est exigée. Or, une telle pratique est de nature à rendre l'accès au logement social plus difficile pour les personnes les plus fragiles, pourtant prioritaires au regard de l'article R.441-3 du CCH. Par ailleurs, l'absence d'une conseillère en économie sociale et familiale explique qu'aucun dossier de fonds de solidarité pour le logement (FSL) n'y ait été monté entre 2004 et 2007.

à Fonctionnement des commissions d'attribution : L'attention de la société est attirée sur le fait que seul l'avis d'imposition des membres composant le ménage est exigible pour l'appréciation des conditions de ressources. De plus, certaines candidatures examinées en commissions d'attribution apparaissent au procès-verbal dactylographié sans numéro départemental, d'autres avec un numéro manuscrit. Aucune candidature ne  peut être examinée sans ce numéro départemental.

En outre, le document signé par les participants n'intègre pas systématiquement les décisions de la commission. Dans certains cas, n'y figurent que les candidatures examinées, les décisions prises étant formalisées sur un autre document non signé. Certains procès-verbaux font état de candidatures ajournées sans justifications. Cela est en contradiction avec l'article L.441-2-2 du CCH.

à Le suivi et le classement des demandes : Du fait de la très forte proportion de logements réservés, la société n'organise pas réellement le suivi des demandes rejetées. Dans ces conditions, il ne lui est pas possible de connaître les demandes en délai d'attente anormalement long ; le critère d'ancienneté de la demande est peu pris en compte dans les demandes proposées au titre de son contingent propre, de même qu'il n'apparaît pas dans les orientations et les conditions définies par le CA en matière d'attributions ; le suivi et le classement des demandes de logement sans attribution sont peu organisés. La société ne respecte notamment pas les dispositions de l'article R.441-2-5 du CCH relatives au renouvellement de la demande de logement.

LOYERS ET CHARGES

Ÿ Loyers :

En 2000 et 2001, la société a respecté les recommandations sur le gel des loyers. En revanche, depuis 2002, les hausses pratiquées, tout en respectant le plafond règlementaire, sont systématiquement supérieures aux recommandations ministérielles de modération. Ainsi, l'augmentation des loyers à été de +2,30% en 2006 et de +3,23% en 2007.

Ÿ Charges :

La société devra poursuivre ses efforts afin de faire converger au mieux le montant des charges provisionnées et celui des charges constatées.

TRAITEMENT DES IMPAYES

La société apparaît insuffisamment organisée en matière de suivi des impayés et de contentieux pour faire face aux enjeux auxquels elle est confrontée. Seuls 9 accords de "FSL maintien" ont été obtenus entre 2004 et 2007. Sur cette même période, 65 jugements d'expulsion ont été prononcés et 14 expulsions effectives ont eu lieu (dont 6 en 2007). La dette locative a augmenté en masse de 30% de 2004 à 2007.

La difficulté de la société à inverser cette progression en masse s'explique en partie par son organisation insuffisante de la fonction contentieuse. Ainsi, le service contentieux n'initie aucune démarche pour entrer en contact avec les locataires concernés, laissant la responsabilité de l'initiative à ces derniers. Les modalités de fonctionnement entre l'agence et le service contentieux ne font l'objet d'aucune procédure écrite.

PATRIMOINE

Ÿ Vente de logements :

La vente de logements aux locataires occupants a ses limites puisque sur les 283 logements proposés à la vente (Cours des Alpes et avenue Jean Moulin), 99 restent encore à céder, en raison de prix de vente jugés élevés par les acquéreurs ou encore l'inadéquation du produit par rapport à la demande (immeubles datant des années 60 et ne comportant pas de garages).

Par ailleurs, la société a lancé deux opérations d'accession à la propriété, avec une priorité de vente aux locataires du parc, en estimant qu'environ 10% d'entre eux sont susceptibles de se porter acquéreurs : 13 villas aux Milles, vendues à la date du contrôle et 30 villas situées à Luynes commercialisées en 2007.

Ÿ Développement du patrimoine :

Le rythme de construction est inégal sur les cinq dernières années. Après avoir produit une soixantaine de logements au total sur les années 2002 et 2003, la société n'en a produit qu'une quarantaine au total sur les années 2004 et 2005. Il y a eu un accroissement en 2006 grâce aux logements de la Grand Thumine.

ANALYSE DE LA RENTABILITE DE L'EXPLOITATION

Les loyers constituent, à plus de 99%, le chiffre d'affaires. Ils progressent constamment sur les cinq ans (+30%) à la faveur des livraisons d'opérations nouvelles et de l'augmenattion annuelle des loyers. Le montant moyen des loyers au logement est très élevé : 5.418€ au logement en 2006, contre 3.610€ au logement pour la moyenne des sociétés d'HLM de 2005.

Lire ou relire mes articles sur les désastres de l'OPAC :

(du plus ancien au plus récent)

"Bilan : A Aix, le logement, c'est le néant !"

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/02/10/index.html 

"Les bobards honteux de Maryse Joissains" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/01/05/7449520.html

"Logement, toujours aussi OPAC…" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/07/07/9837489.html

"OPAC Pays d'Aix Habitat : La folle saga continue…" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/09/12/10550288.html

"OPAC : Le Ravi nous en dit encore plus" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/09/12/10550373.html

"La saga OPAC" : 

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/10/20/11019726.html

"Pays d'Aix Habitat : "Joissains responsable de la faillite" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/02/04/12357657.html

9 mai 2009

"Le Ravi", c'est moins cher... qu'un café sur le Cours

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"Le Ravi" de mai replonge dans le bain de l'actualité et en ressort avec une plume bien trempée. Ambiance sociale, élections européennes, vie locale, portraits acides, dessins décapants, tout y est pour bousculer les idées et remettre un peu de clarté dans le bruit des informations. Ce n° 63 a la couleur du temps que le titre à la une résume parfaitement. Le mensuel ne coûte que 2,80€. C'est moins cher que le prix d'un café à certaines terrasses du cours Mirabeau. Et, franchement, c'est plus tonique !

Le sommaire du n° 63 :

http://www.leravi.org/article.php3?id_article=767

Le site :

http://www.leravi.org/

8 mai 2009

8-Mai : Aix garde la mémoire intacte

8 et 9 mai : deux dates qui font sens. Si celle du 9 mai marque la fête de l'Europe, nos nouvelles générations savent-elles bien ce qu'elles doivent à la date du 8 mai d'aujourd'hui ? C'est le moment de porter son regard en arrière. Car, plus de 60 ans de paix après les boucheries les plus ignobles que le l'homme a commises, il n'est pas inutile de continuer à faire place à la mémoire.

Notre ville d'Aix n'a jamais oublié de célébrer notre Histoire nationale et locale. Nos rues témoignent de ce souci permanent de rappel du passé. Il existe une avenue de l'Europe, reliant le centre ville au Jas de Bouffan. Et une avenue Jean-Monnet à l'approche du quartier Ouest. De même, une avenue Robert-Schuman longe nos universités dans le quartier des Fenouillères. On ne pouvait faire plus près des populations qu'en profitant des extensions de la ville pour ancrer ces noms dans les esprits.

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Le 21 août 1944, du balcon de l'Hôtel de Ville,

la Délégation spéciale instituée par le Gouvernement provisoire de la République

proclame la libération de la cité (Photo archives Henry Ely)

La fin des combats de la Seconde guerre mondiale a aussi permis d'inscrire sur nos plaques, telles des empreintes indélébiles, les noms ou faits qui auront œuvré à reconquérir notre liberté. Pour n'en citer que quelques-uns, retenons la place des Martyrs de la Résistance en centre ville, l'avenue du 8-Mai au cœur d'Encagnane et la rue de la Libération à Luynes.

L'engagement a été celui d'hommes et de femmes souvent jeunes qui ont péri sous le feu des armes ou qui ont survécu en ayant eux aussi fait preuve d'un courage exemplaire. Impossible de tous les répertorier ici.

Aix a honoré de nombreux et valeureux noms : Général de Gaulle, Général Koenig, Maréchal de Lattre de Tassigny, Maréchal Leclerc, Maréchal Juin, Jean Moulin, Albert Baudoin, Paul Ferreol, Marie-Madeleine Fourcade, Lucie Aubrac, Winston Churchill...

Comment ne pas se souvenir des combattants méritants qui ont légué leurs noms à de nombreuses voies : Pierre Brossolette, Fortuné Ferrini, Ernest Prados, Henri Malacrida, Henri Mauriat, Jean Dalmas, Jean et Marcel Fontenaille…

Et, parce que son nom rejoint la légende des humbles qui ont tout donné, personne n'a oublié Louis Philibert, l'homme du Puy-Sainte-Réparade qui a consigné ses précieux mémoires dans un livre intitulé "Souvenirs souvenirs…" où il fait le récit de la Résistance avec ses amis comme Jean Franchi ou sa secrétaire Rosette Gay, qui fut notre collègue au conseil municipal pendant douze ans.

Des seigneurs de la liberté

Je veux dire ici que le fait d'avoir participé à la vie publique et politique pendant de longues années m'a offert l'inestimable chance de connaître et de côtoyer quelques personnalités locales, fortes, rigoureuses, humanistes, pour lesquelles l'honneur, la dignité, la droiture et l'action n'étaient pas de vains mots. 

Je me souviens de Pascal Fieschi, homme debout à la voix puissante, qui contribua à la Libération d'Aix, qui devint ensuite secrétaire général de la mairie. Une rue porte son nom à l'entrée de Pont-de-l'Arc depuis les années 90, à quelques dizaines de mètres du quartier même où il vécut.

J'ai bien connu Yvette Impens, femme d'honneur, résistante de la première heure, qui s'en est allée il y a moins d'une décennie, dont il faudra un jour songer à lui rendre le même hommage.

J'ai aussi pu rencontrer les frères Claverie, André et Maurice, qui ne furent pas les derniers à prendre place parmi les seigneurs de la liberté.

S'il m'a été impossible de connaître Max Juvenal, chef de la Résistance provençale, et Pierre Guindon, résistant lui aussi, j'ai eu de nombreux contacts avec leurs familles et je leur porte le plus profond respect. L'avenue d'entrée dans Sextius-Mirabeau a reçu le nom du premier et le square intérieur de la Cité du livre celui du second.

Que leurs noms aient été donnés à des rues ou non, connus ou anonymes, tous ont gagné leur rang dans notre mémoire commune, une mémoire que nous devons conserver intacte et vive.

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Courant 1944, des résistants fusillés au Vallon des Gardes

sur le chemin de Sainte Victoire (Photo archives Henry Ely)

"Pourquoi le 8 mai ?"

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/05/08/9098852.html

26 mars 2009

Il y en a que le logo motive

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J'ai d'abord cru que j'avais la berlue. Puis, pour me rassurer, j'ai pensé que c'était une simple illusion d'optique. Mais vérification faite, les vessies étaient bien des vessies. Comment ne pas rapprocher en effet le design du nouveau logo du Pôle emploi de celui du Loto ? Ça crève les yeux. Une petite recherche sur internet montre que des sites ont aussi relevé cette consanguinité.

Ce qui choque le plus, c'est le coût de cette identité graphique censée représenter la fusion de l'Agence pour l'emploi et les Assedic. Le secrétaire d'Etat à l'emploi a annoncé une dépense de 135.000 euros pour cette trouvaille alors que Le Canard enchaîné l'a estimé à 500.000€ (le 4 mars). Il y a donc des crânes d'œuf d'une société de communication, Nomen, qui ont réussi à extorquer une pareille somme pour une simple imitation.

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Il en avait été de même, il y a à peine cinq ans, pour l'ancien logo de l'Anpe calqué sur celui d'une firme d'éclairage italienne, Reggiani. Il avait fallu débourser 2,4 millions d'euros pour cette idée lumineuse, qui n'en était finalement pas une, cogitée chez Euro RSCG.

Quant au logo du Loto rénové par l'agence Dragon rouge en octobre dernier sur le modèle de celui de 1999, il a coûté à la Française des jeux quelque 15 millions d'euros, études et communication comprises.

Au moment où le chômage file un très mauvais train et où les scandales des bonus patronaux pourraient remplir des wagons, le gouvernement continue de jeter de l'argent par les fenêtres. Pourquoi se gêner, hein ? Puisqu'il y en a que le logo motive… De quoi en perdre vraiment la boule !

4 mai 2009

Beisson : Maintenant, la colère monte d'un cran…

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Les 12 logements du bâtiment E murés par l'OPH Pays d'Aix Habitat

La colère est montée d'un cran à Beisson. Mercredi soir, une centaine de personnes étaient au rendez-vous fixé à l'initiative du collectif du quartier pour s'informer sur le devenir de la cité, organiser les actions pour se faire entendre et être enfin pris au sérieux. Il faut dire que, depuis l'idée de réhabilitation de Beisson et de Corsy dans le cadre de la politique de la ville, rien n'a évolué positivement. C'est même le contraire qui s'est produit.

A l'origine, en 2004, la Ville d'Aix et plusieurs partenaires institutionnels financeurs devaient élaborer et réaliser un plan conséquent dans le cadre des projets retenus par l'Agence nationale de rénovation urbaine. A l'heure actuelle, sur place, on ne constate que le résultat de décisions prises en dépit du bon sens. Les seules interventions qui ont lieu ont été la disparition de trois commerces, des logements vidés de leurs occupants et aussitôt murés, l'enlèvement de jeux d'enfants du jardin public et l'abandon de la place du Moulin à un triste sort.

Désormais, les habitants du quartier veulent savoir où en est le plan de rénovation qui avait prévu des démolitions et des reconstructions. Seront-ils enfin concertés ? Le projet se fera-t-il ou pas ? Dans quelles conditions ? Les plus grands doutes se font jour sur la volonté de la Ville et la réponse de l'Etat pour engager le processus.

Il y a cinq ans, Beisson et Corsy avaient été retenus dans le plan "banlieues" sous la responsabilité de Jean-Louis Borloo alors ministre de la ville qui avait parlé d'un plan "Marshall". Rien de concret ne s'est passé depuis. Fadela Amara lui a succédé en tant que secrétaire d'Etat et ses premières annonces ont été réduites à la portion congrue. Sur la liste des 800 quartiers initialement concernés, il n'en reste plus que 215. Aix ne semble plus être au programme.

Pourtant, lors de la séance publique du conseil municipal du 15 décembre 2005, par une délibération avec vote, Maryse Joissains avait présenté le projet d'intention Anru pour Aix, qui devait être validé en avril 2006. Après de longs mois sans nouvelles officielles du projet, le débat a resurgi récemment, notamment au conseil municipal de novembre. Le maire a fait part de son "optimisme modéré" quant à la validation du projet aixois qui ne serait plus ni prioritaire ni sur liste d'attente au ministère (Marseille et Port-de-Bouc ont été retenus).

D'où la vive inquiétude manifestée par les habitants il y a quelques jours. A l'appui de leur mécontentement, les habitants ont en mémoire les articles parus dans la presse locale en 2005 ainsi que ceux publiés dans les magazines de la Ville et de la CPA en 2006 et 2007, annonçant le démarrage des premières phases de travaux à Beisson dès 2007 et qui devaient s'achever à l'horizon de 2011 pour certains et de 2014 pour d'autres.

A ce jour, rien n'a été fait. Ou plutôt si, il y a des logements inoccupés et murés, des commerces fermés et un cadre de vie à l'abandon...

A suivre…

Demain, documents à l'appui, l'historique complet et tous les éléments du dossier Anru pour les quartiers Beisson et Corsy

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(Clic sur l'image pour agrandir)

L'article de La Provence du 17 décembre 2005

Mes précédents articles sur le même sujet :

"Rénovation de Beisson : Les habitans accusent…" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/04/23/13481990.html 

"Politique de la ville: A Aix, ça ne passe pas bien" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/10/29/6698757.html 

"Quelle politique de la ville“ ? :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/11/09/6823991.html 

"Un plan "banlieues" mal barré pour Fadela Amara" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/01/04/7438142.html 

"Plan banlieues : Fadela Amara… en plan" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/01/10/7507914.html

         

Collectif du quartier Beisson

Contacts : collectif-beisson@hotmail.fr

29 avril 2009

De rire et de honte Maryse Joissains nous fait mourir

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Quel aveu ! Quelle incompétence ! Quel culot ! N'y a-t-il pas là un abus caractérisé de mandat ? Et que pensent ses électeurs de cette imposture ? Comment peut-on être aussi cynique et être payée à ne rien faire ?

Suite au classement des députés les plus nuls, où Maryse Joissains figure parmi les six plus mauvais, celle-ci continue donc à avoir l'honneur des médias. Ce matin, c'est au tour de Canal Plus d'épingler la députée d'Aix. Dans sa revue de presse quotidienne, la piquante Marie Colmant se paie ouvertement sa gueule, s'appuyant sur une interview de Joissains publiée aujourd'hui dans Le Parisien. Oui, Maryse Joissains fait honte à notre ville ! Il vaut mieux être assis pour lire ce qui suit… (Merci à HDP et à AM de m'avoir signalé les deux sources)

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"Je viens une fois par mois"

Députée UMP des Bouches-du-Rhône depuis 2002 mais aussi maire d’Aix-en-Provence, Maryse Joissains-Masini reconnaît qu’elle n’est pas très assidue à l’Assemblée.

Vous faites partie des députés dont on ne trouve trace d’aucun travail. Quand venez-vous à l’Assemblée ?

Je viens quand je suis de permanence, comme la plupart de mes collègues, c’est-à-dire une fois par mois. Venir pour faire de la représentation, ce n’est pas de mon goût. Ça ne veut pas dire qu’on ne travaille pas ! Si les députés n’étaient pas là sur le vote de la loi Hadopi, c’est que la manière dont on travaille dans l’hémicycle n’est pas acceptable. Les députés sont des gens sérieux mais les discussions pendant des heures sur des amendements qui disent tous la même chose, c’est une perte de temps.

Vous n’êtes jamais intervenue en séance ni en commission depuis deux ans. Pourquoi ?

Il y a des députés plus en cour que d’autres, qui posent beaucoup plus de questions d’actualité que les autres. J’ai deux questions en attente depuis deux mois, ce n’est pas facile. Du coup, j’interviens en posant des questions écrites.

Qui sont rédigées par les assistants parlementaires…

Oui, mon assistant m’avait d’ailleurs fâchée avec tous les notaires de France en rédigeant mal une question écrite. Du coup, j’écris désormais moi-même mes questions.

Et les rapports ?

J’avais demandé à être corapporteur sur l’éducation, mais ma candidature n’a pas été retenue. Et j’adresse des courriers qui sont de véritables rapports.

Est-ce votre mandat de maire d’Aix-en-Provence qui vous empêche d’être impliquée dans votre mandat de députée ?

Pas du tout ! Sans mandat local, vous êtes écarté des réalités locales. Mais le fait d’être député, pour un maire, permet d’avoir des rendez-vous avec des ministres. En deux ans, j’ai quand même rencontré sept ministres : Pécresse, Darcos, Borloo, Falco, Bussereau, Dati et Albanel ! Tout le monde ne peut pas en dire autant. Tout ça, c’est du travail, des déplacements à Paris.

Qu’est-ce qui vous ferait revenir à l’Assemblée ?

Il faut obliger les députés à être présents, en organisant les débats sur trois jours. Dans ce cas-là, je viendrais pendant deux jours avec certitude. Mais pas pour faire le singe devant les caméras, comme on le voit pendant les questions d’actualité ! On n’est pas élu pour faire rire les gens. La manière de travailler est obsolète, elle n’apporte rien au débat. On est frustré, on a l’impression que ça se déroule ailleurs.

L'article sur le site du Parisien :

http://www.leparisien.fr/politique/je-viens-une-fois-par-mois-29-04-2009-495912.php

Mon article précédent sur le même sujet :

"Maryse Joissains, une vraie députée mais… fantôme" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/04/20/13446196.html

23 avril 2009

Rénovation de Beisson : Les habitants accusent...

On sent comme un gros coup de colère dans le communiqué rédigé par un collectif d'habitants de Beisson. Le thème exposé concerne le devenir urbain et social de leur quartier. C'est bien volontiers que je reproduis leur texte.

Le communiqué du Collectif d'habitants

Incompétence et mépris sont les deux mamelles de la politique des quartiers menée par la municipalité et l'office HLM Pays d'Aix Habitat. La municipalité et l'office ont un projet pour la cité Beisson qui tourne le dos au bon sens le plus élémentaire.

Ce projet consiste à détruire sans concertation plusieurs barres d'habitation, alors que celles-ci, de très bonne qualité puisque construites en pierre de Rognes, mériteraient simplement d'être rénovées.

Tout comme les 18 appartements murés et abandonnés par l'office HLM Pays d'Aix Habitat qui pourraient, une fois réhabilités, accueillir des personnes en attente de logement. C'est faire peu de cas des milliers d'Aixoises et d'Aixois qui sont confrontés au drame du manque de logement !

Autre aberration de ce projet : faire disparaître les commerces du quartier ! Alors que partout en France on se bat pour maintenir et développer les commerces de proximité qui font la vie et l'animation d'un quartier, qui permettent autant de briser la solitude que de faciliter la vie aux personnes âgées, ce projet prévoit au contraire leur fermeture, préalable à la destruction des bâtiments d'habitation.

Ce projet manque tellement de bon sens que l'Agence de rénovation urbaine, organisme d'Etat dépendant du ministère de la ville a mis en suspens l'aide financière qu'il pourrait apporter, pointant le manque de concertation, l'incertitude sur la reconstruction des logements et des commerces et l'absence d'intérêt urbanistique du projet.

De plus, quand on connaît l'état calamiteux des finances de l'office HLM Pays d'Aix Habitat, si nous laissons faire un tel projet, Aix-en-Provence réussira le tour de force inédit en France de détruire plus d'appartements HLM qu'elle n'en aura construits !

Mais peut-être que le but de cette opération n'est que la destruction du quartier Beisson qui se trouve sur un site panoramique exceptionnel qui serait vendu aux promoteurs ? A moins que le bruit qui court que la cité Corsy serait concernée par un projet identique soit avéré, il s'agirait alors d'une véritable opération d'épuration sociale. Quelles que soient les motivations des promoteurs du projet, qu'il s'agisse de spéculation immobilière ou d'épuration sociale, les habitants des quartiers populaires n'en feront pas les frais.

A Beisson, un collectif d'habitants refusant le fatalisme et la résignation interpelle l'ensemble des Aixois, son maire et au-delà pour qu'un autre regard soit porté sur les quartiers populaires de la ville et que les aspirations de leurs habitants soient enfin entendues.

Collectif du quartier Beisson

Contacts : collectif-beisson@hotmail.fr

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(Clic sur l'image pour agrandir)

L'étude ANRU à Beisson est représentée par le périmètre jaune

Petit historique

Pour mémoire, en 2004, la Ville d'Aix et la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix inscrivaient dans le Plan local de l'habitat (PLH) la rénovation urbaine des quartiers de Beisson et de Corsy (mais aussi du quartier des Pins de Vitrolles).

On pouvait y lire ceci : "La Ville d’Aix-en-Provence a souhaité, dans le cadre de son Contrat de ville et du renouvellement urbain soutenu par l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine (ANRU), promouvoir des projets de requalification urbaine et de gestion urbaine et sociale de proximité. A ce titre, une étude pré-opérationnelle technique et financière de renouvellement urbain a été déclarée d’intérêt communautaire. Les équipes pluridisciplinaires choisies devront proposer différents scénarii de requalifications aux élus d’Aix et constituer le dossier qui sera présenté à l’ANRU fin 2005.

Les restructurations doivent amener au désenclavement et à l’ouverture des quartiers Beisson et Corsy, à des réhabilitations et à la résidentialisation de certains groupes, à des démolitions et reconstructions introduisant une mixité urbaine et sociale, à la restructuration d’équipements de proximité et publics, à la qualification des espaces extérieurs, à la reprise ou à la création de maillages viaires pour améliorer les accès et les liaisons avec les quartiers environnants…"

De l'aveu même de Maryse Joissains, le projet a pris un retard important mais elle n'y serait pour rien : "Le dossier de l'Anru pour la requalification de Corsy et Beisson, c'est pareil… Ce n'est pas de ma faute s'il y a un fonctionnaire de la Ville qui n'a pas fait son travail. J'ai dû reprendre le dossier. J'ai été reçue par Fadela Amara, qui va faire passer le dossier dans une deuxième mouture exceptionnelle."

Le problème, c'est que depuis deux ans l'Etat n'a cessé de réduire les moyens. Les habitants de Beisson sont mécontents de la tournure que prend la procédure sur d'autres points. Notamment, selon eux, sur des objectifs qui ne leur paraissent pas adaptés, les conséquences des choix qui sont ou pourraient être faits et sur l'absence de concertation. C'est dit.

22 avril 2009

Parlementaires absents : De vraies fausses sanctions

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Que prévoit la loi pour sanctionner les parlementaires absents ? Pas grand-chose ! Et ce n'est jamais appliqué ! Un enfant aurait de quoi se plaindre des punitions scolaires qui lui sont infligées. Un gréviste aurait bien des motifs pour protester contre les retenues financières pour travail non fait. A voir de près les dispositions théoriques prévues dans les règlements intérieurs de l'Assemblée nationale et du Sénat, les députés et les sénateurs qui exercent incorrectement leurs fonctions, trahissant de la sorte leur engagement, n'ont pas beaucoup de souci à se faire.

Au fil des années, certains parlementaires plus probes ont bien essayé de rédiger diverses propositions de loi pour réformer – et donc durcir – les sanctions de retenue indemnitaire mais leurs initiatives ont toutes été rejetées ou, pire, jamais examinées. Pour résumer, à l'heure actuelle encore, les parlementaires peuvent passer à travers les obligations de présence aux travaux des assemblées grâce aux artifices qui leur sont quasiment offerts sur un plateau par les règlements eux-mêmes !

S'ils s'absentent, rien de mieux qu'un petit tour de passe-passe. Ils se font excuser ou remplacer par un collègue avec renvoi d'ascenseur à l'occasion. A l'Assemblée nationale, la présence aux séances concerne les votes publics et la participation aux commissions dont ils sont membres titulaires. Au Sénat, c'est encore moins contraignant, seule la présence aux commissions est obligatoire. Pas vraiment la peine d'aller plus loin dans l'explication.

Alors que depuis 1958 la Constitution a été révisée 24 fois, souvent sous prétexte de modernisation, et que les règlements ont été retouchés, les articles touchant à l'assiduité des élus n'ont jamais été réformés ! Que peut-on en conclure ? Un, les sanctions ne sont pas adaptées, deux, le laxisme complaisant des élus pour leur propre sort y est sans doute pour quelques chose.

A noter qu'au parlement européen, il n'existe pas de procuration de vote, il faut être présent pour voter. Des sanctions existent et sont appliquées. Même si le sysème semble mieux fonctionner qu'en France, ce n'est pas encore la panacée ! Si le député n'est pas présent à la moitié des journées en séances plénières (environ 60 par an), il ne perçoit pas la totalité de ses indemnités de frais généraux (cela ne concerne donc pas la rémunération propre en tant que député). S'il est présent, il doit signer un registre et touche une prime spéciale qui s'ajoute à ses indemnités forfaitaires.

Comme il faut bien finir par une vacherie, parlons de notre président au temps où il était député. René Dosière, député PS, spécialiste du budget de l'Elysée, réagissant récemment à ses propos raillant les "rois fainéants" sans citer le nom de Jacques Chirac, a déclaré : "Nicolas Sarkozy, lui en tout cas a été un député fainéant. En tout et pour tout, il a parlé moins d'une heure dans l'hémicycle pendant les 12 années où il a été député mais il a été payé à temps complet !" […]

Il n'a participé à "aucun débat parlementaire", "n'a déposé aucun amendement" et "sa présence à l'Assemblée se résume à 10 interventions brèves : deux questions au gouvernement, soit quatre minutes, huit interventions de cinq à dix minutes, soit au total moins d'une heure de parole en 12 ans de vie parlementaire !". […]

"Pendant de nombreuses années, en 1988, 1991, 1992, 1993, 2000, 2001, 2002, on ne trouve aucune trace de sa présence à l'Assemblée. C'est dire à quel point son expérience parlementaire est faible, pour ne pas dire plus. Si chaque député prenait exemple sur lui, alors l'Assemblée nationale deviendrait inutile", a-t-il ironisé avant de lancer : "pour parodier Clemenceau, gloire aux députés qui parlent, honte aux députés qui se taisent".

Règlement intérieur de l'Assemblée nationale :

Article 162

1. L’indemnité de fonction instituée par l’article 2 de l’ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958 portant loi organique relative à l’indemnité des membres du Parlement est payable mensuellement, sur sa base annuelle, compte non tenu de la durée des sessions, à tous les députés qui prennent part régulièrement aux travaux de l’Assemblée.

2. Les députés peuvent s’excuser de ne pouvoir assister à une séance déterminée. Les demandes doivent faire l’objet d’une déclaration écrite, motivée et adressée au Président.

3. Compte tenu des cas où la délégation de vote a été donnée, conformément à l’ordonnance n° 58-1066 du 7 novembre 1958 précitée, des votes sur les motions de censure et des excuses présentées en application de l’alinéa précédent, le fait d’avoir pris part, pendant une session, à moins des deux tiers des scrutins publics auxquels il a été procédé en application du quatrième alinéa de l’article 65 ou de l’article 65-1, entraîne une retenue du tiers de l’indemnité de fonction pour une durée égale à celle de la session ; si le même député a pris part à moins de la moitié des scrutins, cette retenue est doublée.

Article 42

1. La présence des commissaires aux réunions des commissions est obligatoire.

2. Les noms des commissaires présents, ainsi que les noms de ceux qui se sont excusés, soit pour l’un des motifs prévus par l’ordonnance n° 58-1066 du 7 novembre 1958 portant loi organique autorisant exceptionnellement les parlementaires à déléguer leur droit de vote, soit en raison d’un empêchement insurmontable, ou de ceux qui ont été valablement suppléés, sont publiés au Journal officiel le lendemain de chaque réunion de commission. 3. Lorsqu’un commissaire a été absent à plus du tiers des séances de la commission au cours d’une même session ordinaire et ne s’est ni excusé en invoquant l’un des motifs visés à l’alinéa précédent ni fait suppléer aux termes de l’article 38, le bureau de la commission en informe le Président de l’Assemblée, qui constate la démission de ce commissaire. Celui-ci est remplacé et ne peut faire partie d’une autre commission en cours d’année ; son indemnité de fonction est réduite d’un tiers jusqu’à l’ouverture de la session ordinaire suivante.

Règlement intérieur du Sénat :

Article 15

1. La présence aux réunions de commissions est obligatoire.

2. Un commissaire, lorsqu'il se trouve dans l'un des cas énumérés à l'article 1er de l'ordonnance du 7 novembre 1958 portant loi organique autorisant exceptionnellement les parlementaires à déléguer leur droit de vote, peut déléguer son droit de vote à un autre membre de la commission. La délégation est notifiée au président de la commission. Un même commissaire ne peut exercer plus d'une délégation.

3. En cas de trois absences consécutives non justifiées d'un commissaire dans une commission permanente, le bureau de la commission en informe le Président du Sénat, qui constate la démission de ce commissaire, lequel ne peut être remplacé en cours d'année et dont l'indemnité de fonction est réduite de moitié jusqu'à l'ouverture de la session ordinaire suivante.

20 avril 2009

Maryse Joissains, une vraie députée mais... fantôme

gif_fantomeDepuis quelques jours, l'info ne cesse de faire le tour des blogs et des boîtes aux lettres électroniques. Il y a des députés bien réels et des députés fantômes... qui, ayant dû perdre l'adresse du Palais Bourbon, n'y mettent pas les pieds. Soyons équitables, il n'y a pas que Maryse Joissains qui ne fout rien à l'Assemblée nationale. Mais dans son cas, on n'est pas loin de l'emploi fictif.

Serait-ce à cause d'un problème technique de GPS qui bloquerait au bout de 30 kms ? Non, et même si c'était le cas, que l'on sache, le TGV ça existe ! Alors ? Ben, comme votre députée ne peut pas être partout, elle ne va pas à Paris. Il nous semblait bien pourtant qu'elle avait sollicité et obtenu un renouvellement de son mandat. Oui, ma bonne dame, on vous y verrait, vous, avec tant de casquettes à assumer !

Seulement voilà, quoi qu'elle en dise pour s'en défendre, Maryse Joissains (UMP) se retrouve bien - et même très bien - classée en terme… d'inactivité parlementaire. Sur la liste nominative des 577 députés, elle figure à la 6e place aux côtés des plus nuls. Et son mandat confine à l'imposture totale. Mais, rassurons-nous, il y en a donc 5 qui font pire !

On estime qu'environ 150 députés travaillent sérieusement, que 250 se montrent régulièrement et que 150 ne sont jamais là. On comprend mieux que le débat sur les sanctions financières, prévues dans le règlement intérieur, à appliquer aux députés absents ou inexistants soit relancé pour la énième fois. En espérant que, cette fois-ci, ce ne soit pas un nouveau coup d'épée dans l'eau de la Seine.

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Les 10 premiers députés fantômes en ordre croissant de leur "activité"

(Source : Lesinfos.com)

Par comparaison, les députés (UMP) Christian Kert et Richard Mallié se classent aux 503e et 389e rangs, parmi les plus assidus. Mais, n'est-ce pas, ces deux-là ne cumulent aucun autre mandat.

Pour établir le tableau général, ont été pris en compte le nombre d'interventions en séance et en commissions, les rapports, les propositions de loi (en tant qu'auteur) et les questions posées au gouvernement entre juillet 2007 (début du mandat) et avril 2009.

Profitons de ces moments de vérité toute crue pour aller jeter un coup d'œil sur ce qui se passe aussi du côté du Sénat. Aucun tableau d'honneur (d'horreur ?) n'est disponible. Mais en consultant les pages personnelles des sénateurs, on en apprend d'autres tout aussi croquignolettes.

Jean-Noël Guerini (PS) est cosignataire (donc pas auteur) de 10 propositions de loi. Il a fait 0 intervention et posé 9 questions écrites depuis sa réélection.

Jean-Claude Gaudin (UMP) n'a produit aucune proposition de loi et n'a a posé que 2 questions écrites depuis sa réélection. Ses interventions en séance publique n'en sont pas vraiment. Elles consistent en son rôle de vice-président de séance de deux à quatre fois par mois.

Quant à Sophie Joissains (UMP), elle a fait 1 proposition de loi comme cosignataire (donc pas auteur), a posé 2 questions écrites et fait 8 interventions en séance.

Et dire que certains parlementaires nous vantent les mérites du service minimum !

Le classement des députés

(qui contient un lien vers le tableau général) :

http://lesinfos.com/2009/04/16/exclusifdeputes-fantomes-voici-la-liste-nominative/ 

Maryse Joissains :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/fiches_id/267399.asp 

Jean-Noël Guerini :

http://www.senat.fr/senfic/guerini_jean_noel98022p.html 

Jean-Claude Gaudin :

http://www.senat.fr/senfic/gaudin_jean_claude89029v.html 

Sophie Joissains :

http://www.senat.fr/senfic/joissains_sophie08044w.html 

Voir mon article sur le bilan du premier mandat

"Maryse Joissains, député de l'extrême…" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/06/08/index.html

11 janvier 2009

Les places "gratuites" de l'OM au 19/20 de France 3

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Suite à l'article du 27 novembre sur les dérives de l'attribution de places "gratuites" de l'OM, France 3 Provence Alpes m'a contacté pour entendre mon point de vue. Le tournage a eu lieu le 15 décembre au stade Ruocco d'Aix en face de l'IUT.

Le même jour, la journaliste devait rencontrer des élus de la Ville de Marseille et du Conseil général pour recueillir leurs explications.

Le dossier traité ne date pas d'hier puisque les pratiques critiquées ont cours depuis plusieurs années. Mais il n'a été révélé en détail que lors de la publication de trois rapports d'observations de la Chambre régionale et territoriale des comptes (CRTC). Jusqu'ici, il n'avait pas été ébruité sur la place publique. Mon article a en quelque sorte joué un rôle de déclencheur.

               

Voici le lien qui vous permettra de visionner le reportage :

Edition du 19/20 Provence Alpes, samedi 10 janvier 2009

(journaliste Annie Almarcha, cameraman Gilles Guérin) 

Faire glisser le curseur en bas de l'écran directement à 10mn48 :

(durée 3mn15) 

http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b13a_1920&video_number=0

               

Lire ou relire mon article du 27 novembre 2008 :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/11/27/index.html

Lire l'article publié sur le site de Libé Marseille :

http://www.libemarseille.fr/henry/2008/12/post.html

11 avril 2009

"Le Ravi" d'avril se plie en 28 pour nous informer

une_ravi_6228 pages pour seulement 2,80€, ça ne fait finalement que 10 centimes le prix de la page. Et avec ça, on a un plein panier d'infos régionales, des enquêtes, de beaux dessins, des rencards, des jeux, des recettes. Et le plaisir de tenir en mains un journal qui ne nous les salit pas. Dans "Le Ravi", pas de clichés, pas de langue de bois, mais des textes bien écrits et un style original.

Ce mois-ci encore, le mensuel y va au canon et parle aussi d'Aix où il s'en passe toujours de bonnes. C'est dit, le beau numéro d'avril est en kiosque.

Le sommaire du n° 62 :

http://www.leravi.org/article.php3?id_article=758 

Le site :

http://www.leravi.org/

5 janvier 2009

Sarkozy essaie d'étouffer le feu… par enfumage

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Quel hasard ! En raison de problèmes techniques, nous dit-on, Médiamétrie, qui est en situation de monopole, a été dans l'incapacité de fournir les audiences TV du 31 décembre. Les résultats n'ont été donnés que le 2 janvier mais seulement pour les programmes de divertissement. Personnellement, je m'en contrefiche. Sauf que cela ressemble à une supercherie et à une manipulation de plus de l'opinion. On attend toujours l'audience des six minutes de la parole présidentielle !

Vu les multiples appels répétés au boycott de l'allocution de Nicolas Sarkozy sur de nombreux sites et blogs, le score n'a pas dû être brillant brillant. Je suis pourtant persuadé que des chiffres ont été établis mais qu'on a décidé de ne pas les rendre publics. Confirmer que cette énième fanfaronnade élyséenne a été un bide aurait un peu marqué mal, n'est-ce pas, à la veille des changements que vont vivre les chaînes publiques dès aujourd'hui. Vive la censure !

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L'autre enfumage, si l'on peut dire, de l'opinion est celui sur le nombre de véhicules brûlés le même soir. A six heures du matin, le ministère de l'intérieur annonçait 445. Mais, en soirée, le total était passé à 1147, soit une augmentation  de 30% par rapport à l'année dernière (878). Là encore, on pourrait croire que tout est transparent. Or, depuis de nombreuses années, les chiffres officiels sont toujours sous-évalués.

Pour le décompte de cette année, le ministère a trouvé une explication : des malins auraient brûlé leurs véhicules pour profiter de l'aubaine de la prime à la casse. Si c'était le cas, il ne se serait donc trouvé qu'un peu moins de 300 "dégourdis" sur plusieurs dizaines de millions de propriétaires de voitures pour imaginer une telle ruse.

Autre hasard, les télés ont montré des feux... mais ils étaient d'artifice. Avez-vous vu des images sur les véhicules brûlés un peu partout en France, y compris dans des départements qui n'avaient jusqu'ici jamais été touchés ? Moi, non.

Faut-il voir dans ces signes tendant à occulter ou à banaliser des informations en leur donnant un sens autre une crainte du pouvoir sur l'état d'échauffement de la population contre la politique menée par le gouvernement ? C'est ma conviction.

Le mois de janvier risque bien de tourner à la revendication, je n'ose dire plus, dans tous les domaines. Le Sénat va à son tour étudier la loi sur le service public des chaînes de télévision alors que l'Assemblée nationale examinera celle du travail le dimanche. Dans cette ambiance, les nombreux licenciements dans les entreprises et les suppressions de postes dans la fonction publique n'ont pas non plus fini de susciter le désarroi pendant qu'on aura accordé des milliards aux plus riches.

M'est avis qu'il ne suffit plus maintenant que la moindre nouvelle petite mèche pour embraser la colère. Nous saurons ce qu'il en est bientôt. La grande grève prévue le 29 janvier sera un moment fort pour mesurer grandeur nature la réalité de l'état de l'opinion publique, si le feu ne prend pas avant !

Plus d'information sur :

Les véhicules brûlés (avec une carte des départements) :

http://www.rue89.com/2009/01/03/voitures-brulees-un-record-2009-en-trompe-loeil

L'absurde réaction de Sarkozy expliquée par un avocat :

http://www.rue89.com/2009/01/02/voitures-brulees-brouir-ou-conduire-il-faut-choisir

La grève du 29 janvier :

http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&name=News&file=article&sid=4271

15 octobre 2008

Canada : Elections générales 2008

drapeau_canadaLe Parlement élu en 2006 a été dissous. Hier, ont donc eu lieu de nouvelles élections générales au Canada. Mais, on en parle moins que de celles des Etats-Unis. Pourtant, la bataille politique a été rude. Un ami PRG se trouvant sur place m'a envoyé un petit document (3mn2s).

Le gouvernement conservateur du Québec ayant décidé de quelques coupes financières non-négligeables en matière culturelle, des acteurs (dont Stéphane Rousseau que vous connaissez peut-être) ont fait une vidéo assez drôle, plutôt juste… http://quebec.jrgblog.com/?p=214 

Pour connaître les résultats :

http://elections.radio-canada.ca/elections/federales2008/resultats/ 

11h00 : Résultats

Pour la 3e fois en 4 ans, c'est le parti conservateur du premier ministre sortant qui remporte les élections mais demeure minoritaire. L'élection a été marquée par la participation la plus faible jamais enregistrée au Canada.

27 mars 2009

Des patrons de... très haut vol

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La grosse arnaque aux parachutes dorés, stock-options, bonus et retraites chapeau n'a pas commencé avec la crise. En 2007 déjà, une étude avait révélé que les hauts dirigeants français étaient en tête du palmarès européen des parachutes dorés. Les derniers cyniques en date n'ont presque rien à envier à cette famille, dignes de figurer sur l'arbre généalogique de la finance de haut vol, c'est bien le cas de le dire.

En quelques jours, on a encore appris que la Société Générale a suscité un tollé en attribuant des stock-options à ses dirigeants après avoir reçu 1,7 milliard d'euros de prêts publics. Mais, face au malaise, la banque a renoncé. Hier, les deux dirigeants de GDF Suez ont dû renoncer à leurs stock-options. Quant à Natixis, en déficit, qui annonce un dégraissage de son personnel, il a versé 90 millions d'euros de primes à ses traders en 2008.

Le concours n'est pas terminé. A chaque jour, suffit sa (dé)prime...

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Le tableau d'horreurs...

à 2000 : Philippe Jaffré 

PDG d'Elf Aquitaine de 1993 à 2000, il démissionne après le rachat de son groupe par Total avec un parachute de 10 millions d'euros d'indemnités de départ, plus des stock-options évalués entre 20 et 30 millions. C'est le premier scandale du genre.

à 2002 : Jean-Marie Messier

Forcé à la démission en juillet de la compagnie Vivendi Universal placée dans de grosses difficultés par une politique d'expansion jugée hasardeuse, il demande 20 millions d'euros, ce qui est finalement refusé devant le scandale suscité. Il est ensuite mis en examen pour cette opération mais poursuit sa société en justice en estimant que cette somme lui est due. Il y renoncé finalement.

à 2003 : Pierre Bilger

PDG d'Alstom entre 1991 et 2003, il quitte le groupe en proie à de graves difficultés financières et ne devra sa survie qu'à l'intervention de l'Etat. Son parachute doré de 4,1 millions d'euros fait scandale chez les syndicats. Geste alors sans précédent, il le rend et publie en 2004 un livre intitulé "Quatre millions d'euros, le prix de ma liberté".

à 2005 : Serge Weinberg

Le président du directoire Pinault Printemps Redoute est poussé vers la sortie avec un chèque de 5,3 millions d'euros.

à 2005 : Daniel Bernard

Le PDG de Carrefour est débarqué et l'entreprise annonce qu'il recevra un complément de retraite d'un montant maximal de 29 millions d'euros et une indemnité de 9,8 millions supplémentaire assortie d'un clause de non-concurrence durant trois ans. En novembre 2008, la justice annule cette retraite chapeau.

à 2006 : Noël Forgeard

Le coprésident exécutif d'EADS de juin 2005 à juillet 2006 est évincé après l'annonce de graves difficultés sur le programme A380, en empochant 8 millions d'euros. La nouvelle scandalise d'autant plus les salariés d'Airbus que, parallèlement, il est soupçonné de délit d'initié. Une enquête de police toujours en cours est ouverte sur le parachute.

à 2006 : Antoine Zacharias (record à battre)

Evincé de Vinci alors qu'il touchait un salaire de 4,3 millions d'euros, il empoche 12,9 millions de prime de départ et 170 millions de stock-options plus une retraite chapeau. Il poursuit ensuite en justice son ancien groupe pour demander 81 millions d'euros supplémentaires.

à 2008 : Serge Tchuruk et Patricia Russo

En juillet, alors qu'Alcatel-Lucent est en pleine déroute financière, le président non exécutif doit quitter l'entreprise avec 5,6 millions d'euros tandis que le départ de sa directrice générale est acté moyennant une indemnité de 6 millions. Ces sommes sont rendues publiques juste après l'annonce de 12.500 licenciements.

à 2008 : Axel Miller

L'ancien président du directoire de Dexia, qui a démissionné après le sauvetage de la banque franco-belge par les deux Etats, finit par renoncer, sous la pression, à ses indemnités contractuelles de 3,7 millions d'euros.

à 2009 : Thierry Morin

Mardi 24 mars, le quotidien Libération révèle que le DG de l'équipementier automobile Valeo doit quitter l'entreprise avec 3,2 millions d'euros de primes, alors que son entreprise, en grande difficulté, vient de percevoir 19 millions d'aide de l'Etat et d'annoncer une réduction de 10% de ses effectifs.

    

Bon, moi, ce matin, je vais aux Restos du cœur. Je vous confie le soin de convertir les pactoles en années de smic...

25 mars 2009

De blog en blog...

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Je m'étais promis de vous recommander quelques blogs que j'aime bien. Hier, pure coïncidence, le blog citoyen de Venelles faisait un billet dans le même sens pour dire son plaisir à la lecture de certains blogs. DD, l'administrateur, signalait "ne surveiller quotidiennement que 4 ou 5 blogs locaux, pas plus". Personnellement, j'en consulte beaucoup plus, parfois juste pour le coup d'œil.

Ma vraie satisfaction est de lire des articles écrits par les blogueurs eux-mêmes. Les communiqués de presse ou les copiés-collés systématiques m'agacent un peu, surtout quand on les retrouve sur des sites qui reprennent les mêmes déclarations. Les blogs revendiquant une appartenance politique font beaucoup ça. Ça perd de l'intérêt et moi j'ai l'impression de perdre mon temps.

A mes yeux, un blog, c'est quelque chose de personnel, de subjectif même, et l'on doit y trouver une touche particulière. Certes, chacun fait comme il veut mais ne balancer que des communiqués ou des copies complètes ou tronquées ne fait pas un message.

Ensuite, si je ne consulte pas certains blogs, c'est parce que je trouve exaspérant d'avoir à attendre plusieurs jours, sinon plusieurs semaines, pour y découvrir une publication. Ça me décourage et ça me gâche le plaisir.

Une autre chose qui me fatigue, c'est l'aspect fouillis que présentent certains blogs. Polices d'écriture hétéroclites, non respect des paragraphes, approximations, etc. Le pire, c'est lorsque la langue française est malmenée et qu'on ne relit pas ce qui est mis en ligne. Sont-ce des restes de mon ancien métier de linguiste qui me rendent si pointilleux, voire excessif dans mon propos ? Je veux bien l'admettre. Mais il me semble que des efforts pourraient être faits pour que le lecteur puisse parcourir les messages sans devoir essayer de tout reconstruire lui-même mentalement. C'est franchement harassant.

On peut bien tolérer quelques coquilles ou quelques faiblesses en ponctuation ici et là. Mais avoir à se farcir un brouillon, c'est peu engageant. On comprendra donc que j'ai mes préférences. Je vous les signale à toutes fins utiles…

Quelques favoris locaux :

pamphlétaire et atypique

http://cixi-helene.over-blog.com/

blog citoyen de Venelles

http://13770.org/

de bonnes analyses

http://benoit.petit.over-blog.fr/

de la fraîcheur

http://a.gertz.over-blog.com/

citoyen et culturel

http://www.aixcitoyenne.com/

Tous les blogs d'un seul coup d'œil (par Marc) :

http://www.netvibes.com/march#Aix_en_Provence

La télé sur internet avec de bons sujets :

http://www.tv7provence.com/

Quelques favoris nationaux (offensifs et caustiques) :

http://www.cpolitic.com/

http://sarkostique.over-blog.com/

http://sarkozynews.canalblog.com/

6 octobre 2008

Bourreaux, banco, gogos… la "crise" a bon dos

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(Clic sur l'image pour agrandir) Dessin de Charb

Ah, tous ces beaux discours sur "la crise" ! Et tous ces gros paquets de milliards qui valsent, vont, viennent, disparaissent, réapparaissent pour retomber dans les mêmes poches, celles des cyniques voyous de la finance. "Au secours, les Etats !" qu'ils pleurent du fond de leurs coffres-forts. Et les Etats de les satisfaire ! Allez, pauvres gueux couverts de sueur, ne vous plaignez pas ! C'est ça ou le chômage. Alors, payez de votre personne pour engraisser vos bourreaux !

Regardez un peu ce qui se passe en France. La "crise" a bon dos pour camoufler la politique de casse du gouvernement. A qui profite le tour de passe-passe ? Ben, pas la peine de chercher. Voyez plutôt cet article de Gérard Filoche, inspecteur du travail, membre du parti socialiste, paru dans Siné Hebdo du 10 septembre 2008.

Ils piquent votre temps et votre pognon

Ça se saurait depuis longtemps si travailler rendait riche. Ce qui rend riche, c'est d'exploiter le travail des autres. Un patron, "ça ne vous donne pas du travail". Un patron, ça ne donne rien. C'est le salarié qui lui donne quelque chose : son travail.

Sur 23 millions de salariés, il y a 3,5 millions de cadres. Ils viennent d'en prendre plein les dents. La nouvelle loi d'été 2008 de Sarkozy-­Fillon-Bertrand - et la maîtresse du Medef, Mme Parisot - les pousse à tra­vailler 235 jours (au lieu de 218) par an pour le même prix. Ils y perdent tous leurs jours fériés sauf le 1er mai. Ils pourront même y perdre les repos hebdomadaires et travailler jusqu'à 282 jours dans une année. En perdant aussi les majorations d'heures supplémentaires.

Une fausse rumeur court, selon laquelle "les cadres n'ont pas d'horaires". La belle affaire ! C'est totalement faux : juridiquement, selon le code du travail, les cadres ont des horaires, légaux (35 heures) et maxima (48 heures). Ils sont de "droit commun" comme les autres salariés.

La fausse rumeur, c'est un truc de Mme Parisot pour les faire travailler sans compter leurs heures et sans les payer au tarif légal. Seuls ceux qu'on appelle "cadres supérieurs" n'ont pas d'ho­raires, mais il y a très très peu de "cadres supé­rieurs", pas plus de 0,2 % des cadres (assimilables aux patrons dans leurs fonctions et dans leurs salaires) ; 99,8 % des cadres ne sont pas supé­rieurs… Même si beaucoup se "croient" supérieurs, et tombent ainsi dans le panneau… Faut jamais se croire supérieur !

Après les cadres, c'est le tour de tous les salariés… Certes, la dernière loi Sarkozy-Fillon-Bertrand ne sup­prime pas la durée légale de référence à 35 heures hebdomadaires, mais elle permet des "dérogations", si un patron l'exige et si un syndicat est assez servile pour signer un "accord" en ce sens. Dans ce cas, la "majora­tion" des heures supplémentaires (qui sont déclenchées à la 36e heure) sera diminuée (à 10%), voire carrément supprimée.

Sans que la grande presse ne le dénonce, Sarkozy vient d'effectuer un tête-à-queue spectaculaire : en août 2007, il faisait passer les heures sup­plémentaires (dans les entreprises de moins de vingt salariés) de 10% à 25% ; là, en août 2008, il permet de déroger partout à sa propre loi en les ramenant de 25% à 10%, voire 0%.

Avec Sarkozy, Fillon, Bertrand, c'est tout pour les patrons, rien pour les salariés : ils veulent casser les 35 heu­res légales et les 48 heures maxima, ils soumettent le code du travail aux exigences du Medef, ils rongent le droit de grève, suppriment le droit du licenciement, ils diminuent les droits syndicaux, ceux de l'inspection du tra­vail… Tout ça pour donner moins à ceux qui travaillent plus et donner plus à ceux qui travaillent moins : les actionnaires.

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