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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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28 avril 2007

Sarkozy, un danger pour la santé

affiche_act_up

(Clic sur l'image pour agrandir)

Act Up-Paris a lancé une campagne d’affichage dénonçant les dangers que le candidat de l’UMP fait peser sur la lutte contre le sida et sur le système de santé en général. Non seulement la pandémie n’est pas un enjeu pour Sarkozy, seul candidat d’un parti de gouvernement à ne pas avoir daigné recevoir les associations de lutte contre le sida, mais l’application des programmes présidentiels et législatifs de l’UMP constituerait de surcroît une grave menace pour l’accès à la prévention, au dépistage et aux soins en France et dans le monde.

L'association relève que les mesures prônées par Sarkozy vont détruire le système de santé.

à Les franchises illimitées sur les dépenses de santé.

Dans ses dernières déclarations (2 avril 2007), Sarkozy ne prévoit rien moins que quatre franchises sur les examens biologiques, les médicaments, les visites médicales et l’hospitalisation. De telles mesures éloigneront encore davantage les plus pauvres des structures de dépistage, de prévention et de soins, renforçant de façon dramatique les inégalités face à la santé.

à La dérégulation du système hospitalier public.

Fermeture des hôpitaux de proximité, "plus d’autonomie" des hôpitaux : celles et ceux qui ne pourront pas se payer le luxe des cliniques privées ne pourront plus être hospitalisés dans de bonnes conditions.

à L’expulsion de malades étrangers dans des pays où ils mourront faute de traitement.

L’ex-ministre de l’Intérieur veut démanteler l’Aide Médicale d’Etat, alors qu’il a déjà contribué à en rendre l’accès plus difficile. Ses projets de politique migratoire, ouvertement xénophobes, risquent de remettre en cause ce qui reste du droit au séjour des malades étrangers sur le territoire français. Des malades sont aujourd’hui expulsés malgré les avis des médecins de l’Administration et en dépit de la loi.

à L’absence d’engagement pour le financement par la France de la lutte contre le sida dans le monde.

Nicolas Sarkozy refuse d’augmenter de façon significative la contribution française à la lutte contre une pandémie qui tue 10.000 personnes par jour. Il refuse ainsi que la France tienne ses engagements, pris au G8 en 2005, en matière d’accès universel aux traitements contre le sida d’ici 2010.

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20 avril 2007

Dis-moi comment tu écris et je te dis qui tu es

2007_presidentiellesignature_royal

J'ai reçu l'enveloppe marron qui contient les professions de foi (j'ai horreur de ce mot quand il s'agit de la République laïque) des candidat(e)s. Bien que n'étant pas graphologue, l'écriture manuscrite m'a toujours passionné. Je m'amuse souvent à rapprocher la graphie et le caractère de la personne qui la produit.

Onze candidat(e)s ont envoyé un document, sauf le chasseur, cinq ont griffonné quelques mots (de une à une douzaine de lignes) et ont signé à la main, deux ont seulement signé et quatre (de gauche) n'ont rien écrit du tout, ce qui ne veut pas dire qu'ils ne savent pas écrire ou qu'ils ne s'engagent pas. Voici mes commentaires :

£ Ségolène Royal : Elle a fourni un bel échantillon d'écriture régulière, ferme et méthodique en toute honnêteté. Les lettres sont bien droites, bien liées entre elles, bien affirmées avec de la rondeur et des pointes. Cela exprime sans doute des aptitudes à l'humanisme et à l'autorité. On note une légère hésitation sur le "n" de "pleinement" et de l'enthousiasme sur le "r" de "entreprenante". La lecture est agréable et immédiatement compréhensible. Bravo donc pour ce côté naturel révélant une grande franchise et une forte authenticité. Son nom complet : Marie Ségolène Royal. (bulletin reçu)

£ Nicolas Sarkozy : Il est manifeste qu'il écrit penché vers la gauche et qu'il signe penché vers la droite. Quand on compare le texte et la signature, certaines mêmes lettres ne semblent pas sortir de la même main. On dirait qu'il s'agit de deux personnes différentes. Un recruteur dirait que c'est effectivement un signe de contrariété. Intrinsèque. Les lettres des mots ne sont pas reliées entre elles, de surcroît, les jambes des "n" et des "m" sont de simples barres séparées. Cela peut indiquer une personnalité qui se cherche, morcelée ou aux multiples facettes et à tout le moins manquant d'unité. Son nom complet : Nicolas Paul Stéphane Sarközy de Nagy-Bocsa. (bulletin reçu)

£ François Bayrou : A première vue, c'est manuscrit. Mais on voit vite que c'est une police de caractère de clavier qui imite une écriture faite à la main avec lettres économes de boucles penchant à peine à droite et bien liées entre elles. La signature est à l'unisson, est-ce donc vraiment la sienne ? Le texte est courtois, entre guillemets et à la première personne comme pour donner l'impression de paroles orales vraiment prononcées et couchées sur papier. Pour l'homme lettré qu'il est, le problème, c'est que tout cela semble artificiel et masque mal des airs de faux-semblant. (bulletin non reçu !)

£ Jean-Marie Le Pen : Il écrit son prénom en un seul mot, sans tiret et sans majuscule à "marie". Son texte n'a rien de personnel et n'inspire pas d'empathie avec lui puisqu'il s'agit des slogans rituels de fin de discours à la gloire du pays. Son écriture est droite autant que lui-même est tordu. (bulletin reçu en double !)

£ José Bové : Son slogan n'exprime aucun contenu programmatique et se contente d'appeler civiquement aux urnes. Son écriture est liée et penche légèrement à droite. Sa signature n'est qu'un paraphe mais dégage une certaine énergie. (bulletin reçu en double !)

£ Marie-George Buffet : Sa mi-signature mi-paraphe est quasi illisible. (bulletin non reçu !)

£ Philippe de Villiers : Il n'a fourni que sa signature. Dommage qu'il l'ait écourtée. Philippe Le Jolis de Villiers de Saintignon aurait trop montré pour quelle France il roule. (bulletin reçu en double !)

£ Dominique Voynet : Rien. (bulletin reçu)

£ Arlette Laguiller, Olivier Besancenot, Gérard Schivardi : Rien. (bulletins non reçus !)

£ Frédéric Nihous : Il a un fusil à la place d'un stylo et a dû se tirer dans la main. Il n'a pas fait imprimer de prospectus. (bulletin reçu en double !)

15 avril 2007

"Si c'est un homme…" de Primo Levi

Le 11 avril 1987, Primo LEVI se donnait la mort à Turin. En 1947, était paru "Si c'est un homme" (Se questo è un uomo) qui commence ainsi : "J'ai eu la chance de n'être déporté à Auschwitz qu'en 1944…".

A lire, à relire, à faire lire. N'oublions pas que cela fut.

levi_homme

Vous qui vivez en toute quiétude

Bien au chaud dans vos maisons,

Vous qui trouvez le soir en rentrant

La table mise et des visages amis,

Considérez si c'est un homme

Que celui qui peine dans la boue,

Qui ne connaît pas de repos,

Qui se bat pour un quignon de pain,

Qui meurt pour un oui pour un non.

Considérez si c'est une femme

Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux

Et jusqu'à la force de se souvenir,

Les yeux vides et le sein froid

Comme une grenouille en hiver.

N'oubliez pas que cela fut,

Non, ne l'oubliez pas :

Gravez ces mots dans votre cœur.

Pensez-y chez vous, dans la rue,

En vous couchant, en vous levant ;

Répétez-les à vos enfants.

Ou que votre maison s'écroule,

Que la maladie vous accable,

Que vos enfants se détournent de vous.

27 avril 2007

A quoi sert vraiment le CSA…

programmes

(Clic sur les images pour agrandir)

CSAUne vidéo implacable de Zalea Tv (déc. 2006), à voir jusqu'au bout pour comprendre le monde de la télévision que contrôle le Conseil supérieur de l'audiovisuel. Les obstacles pour organiser un débat libre entre candidats prennent tout leur sens. A diffuser autour de vous sans modération.

http://www.dailymotion.com/oliaza/video/x15k3m_aux-chiottes-le-csa

zalea_tv

25 avril 2007

Miam miam, la bonne soupe !

trahison

(Clic sur l'image pour agrandir)

Avec l'autre, tout devient possible… Des parlementaires UDF sont allés à la soupe sarkozyenne et vite, munis d'un bol en forme d'urne, venus chercher une pitance incertaine. La trahison est mieux cotée que la conscience. D'autres ont carrément endossé l'habit idoine. En cela, Besson est le traître parfait, renégat pitoyable et méprisable. Son destin est tout tracé : haï par ses anciens amis et méprisé par les nouveaux. Que dire de plus sur ce triste personnage ? L'avenir nous montrera le prix de sa trahison... Quelle honte ! Mais le plus misérable de cette affaire est l'accueil de Sarkozy. Ils sont du même tonneau... Question manipulation, çà sent la scientologie à plein nez.

Et qu'est allé faire Macias chez l'agité ? Ses longues péroraisons sur la fraternité à deux balles et sa morale mielleuse n'ont pas résisté à l'étreinte de l'étau. Au meeting de l'UMP, il n'a pu qu'en faire l'aveu en chanson : "Toi, Sarko, tu m'as pris dans tes bras…" Encore heureux que son tréfonds ne se soit pas relâché, on aurait pu aussi le voir faire pot pot pot sur l'estrade.

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18 mars 2007

Ça donne envie, ça ?

Ca_donne_enviesarko

(Clic sur les images pour agrandir)

Ma boîte à courriels est bombardée de messages et de photos. Je ne m'en plains pas même si certains envois émanant de correspondants différents font doublon. J'y vois là ce qui fait succès auprès des internautes, ce qui frappe les esprits et ce qui intéresse mes interlocuteurs.

J'en fais aussi mon miel sans pour autant me dire que je vais publier tout cela sur mon blog pour ne pas rompre la chaîne. Les visiteurs du net savent très bien le faire et je ne me fais pas de souci pour qu'ils fassent circuler par eux-mêmes ces petits bijoux. Je suis bien obligé de trier, de laisser passer le sable pour ne garder que les pépites.

Certaines images par exemple possèdent à elles seules plus de sens et de force qu'un long roman. Les deux documents ci-dessus se suffisent à eux-mêmes. Si c'est cela qui nous attend, alors il vaut mieux bien réfléchir avant le 22 avril. Moi, une telle société ne me donne vraiment pas envie.

15 avril 2007

Marianne, pour ne pas se laisser pendre

Talonnettes_NSune_marianneUne lecture à ne pas rater pour ne pas LE rater. De bonnes vérités sur le personnage aux talonnettes, sur ses méthodes, sur ce qui le travaille et qu'on risquerait de payer cher. Il vaut mieux savoir avant... Un dossier bien documenté de 12 pages. A diffuser le plus largement possible. N° 521, sorti ce samedi 14 avril 2007 (2,50€).

(Clic sur chaque image pour agrandir)

8 avril 2007

Sarko, le penophile en flagrant délire

liberation

Le néron UMP, vrai chancre de la provocation et du remous mental, n'a plus aucun tabou. Il insulte, méprise, stigmatise, dresse les uns contre les autres. Plus rien ne l'arrête. N'a-t-il pas proposé un dépistage sur les jeunes enfants pour détecter les tares ? Il ne cesse de dégainer sa haine ordinaire et sa science foireuse jusqu'à la nausée. Son crâne bas de plafond barbote dans la vase. Dans Libération du 7 avril, Antoine Guiral dresse le portrait du détraqué au petit pied. A lire DE TOUTE URGENCE… pour éviter qu'il ne passe aux actes. Sinon, il ne faudra pas dire : "Nous ne le savions pas."

Un monde divisé entre le bien et le mal, comme le voient souvent les néo-conservateurs. De l'émotion à toutes les sauces, comme dans une émission de télé-réalité ("A l'enterrement d'un gendarme, son petit garçon de 5 ans m'a tiré par la manche et m'a dit : "Sors-le de la boîte." On ne sort pas indemne d'une telle scène", dit par exemple Nicolas Sarkozy dans Paris Match de cette semaine).

Des boucs émissaires à profusion : les "voyous", les Rmistes, les assistés... Un besoin constant de stigmatiser les plus faibles dans la société ou ceux qui "égorgent des moutons dans la baignoire". Des œillades permanentes à l'extrême droite comme lorsqu'il cite Rivarol dans ses discours... Ainsi va Nicolas Sarkozy en cette campagne au nom de la "lutte contre la pensée unique". Celle, qui "prétend penser à la place des Français, prétend décider pour tous les autres, prétend tout savoir mais ne cesse de se tromper sans pouvoir se remettre en cause", a-t-il dit à Lille en meeting le 28 mars.

Dans Libération, Daniel Schneidermann revenait sur les propos tenus par Sarkozy lors d'un entretien avec le philosophe Michel Onfray pour Philosophie magazine d'avril : "J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile." Toujours à propos de génétique, l'ex-ministre ajoute : "Il y a 1.200 ou 1.300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable." Ces propos ont fait bondir François Bayrou qui les a trouvés "terriblement inquiétants" et "glaçants". Ségolène Royal, elle, s'est contentée d'un simple : "Je laisse les scientifiques répondre".

Pour Sarkozy, seuls les "tenants de la pensée unique" peuvent voir dans ces affirmations des "dérapages". Pour lui, ce ne sont que "des convictions", des "vérités étouffées". Et c'est précisément, selon lui, "parce que l'on ne parle pas de ces sujets" que la "crise morale française" a prospéré. Nicolas Sarkozy fait le pari que si il investit ce terrain en lieu et place de Le Pen, cela ramènera vers lui les électeurs frontistes et plus largement ceux de la "France exaspérée".

La tactique n'est donc pas étrangère à ses "dérapages". Mais la part des convictions l'emporte par-dessus tout. Sa sortie sur la France qui n'a pas "commis de génocide" s'inscrit dans un raisonnement très construit pour fustiger les repentants et ceux qui dénoncent les méfaits de la colonisation. Dans sa ligne de mire, il y a systématiquement la "pensée soixante-huitarde" coupable à ses yeux d'avoir supprimé tous les repères moraux. Au nom du "pas de tabous", Sarkozy veut tout dire. Mais lui qui prétend depuis trois mois s'adresser à tous les Français, s'enferme en cette fin de campagne comme le représentant d'une droite qui s'assume. A l'inverse de celle qui a dû si souvent renoncer à exprimer... et à appliquer ses idées lorsqu'elle était au pouvoir.

7 mars 2007

Les SDF à la rue : les aveux de Joissains

expulsion

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a ordonné mardi aux Enfants de Don Quichotte installés dans des tentes devant l'Office de tourisme de la ville de quitter les lieux sous peine d'expulsion. "Cette décision de justice est une première en France concernant les campements des Don Quichotte", a déclaré l'avocate de la mairie.

La Cour ordonne "aux treize personnes citées" et "à tous les occupants de libérer, de leur chef sans délai, les lieux", et "à défaut leur expulsion, au besoin avec le concours de la force publique", précise le jugement en invoquant le "trouble à l'ordre public" occasionné. Le maire s'est réjouie de cette décision.

Elle a cependant précisé que la notification par huissier de ce jugement à tous les occupants du campement prendrait "de quatre à cinq jours", ce qui empêche toute expulsion de force d'ici là. La décision d'utiliser la force publique pour une éventuelle expulsion revient au préfet.

Les occupants des tentes se sont dits "déçus" mais n'ont pas encore décidé d'un éventuel pourvoi en cassation. Ils n'envisagent pas de stopper leur action mais pourraient la poursuivre sous une autre forme. Leur avocate, Maître Claudie Hubert, a estimé que ce "problème social" ne pouvait être réglé de cette manière. Elle a déclaré à la télévision : "On va se lancer dans toutes les hypothèses juridiques possibles, aller en cassation par exemple ou pourquoi pas envisager de demander aux autorités publiques de faire respecter le droit au logement."

Sur France 3, Joissains a fait cette réponse confondant culot et bon sens : "Moi, j'ai pas de solutions comme ça, j'ai pas d'appartements comme ça, il faut 3 ans pour faire des programmes de logements. Je viens de dire que j'avais des listes d'attente et qu'y avait (sic) priorité à ceux qui étaient en listes d'attente. Pour le moment, je leur offre un toit et la possibilité de faire leurs papiers, c'est-à-dire de réintégrer la situation de beaucoup de Français. Donc, je ne peux pas faire plus dans l'immédiat que leur offrir ces solutions-là. Euh, après, le reste viendra dans la… dans la… dans la durée. Vous pensez bien que, pour faire des logements, je vous ai dit il faut 3 ans. Même à court terme, je peux pas (sic) offrir des logements en priorité. Et ces personnes-là ne sont pas prioritaires par rapport à celles qui sont sur listes d'attente et qui sont, pour certaines, chargées d'enfants et qui attendent depuis très longtemps qu'on mette en place des programmes, des solutions HLM."

Je conseille de bien relire chaque phrase de cette déclaration, y compris les hésitations. Que d'aveux ! Il n'y aura donc pas de logements avant trois ans. Il y a donc bien des milliers de familles sur listes d'attente depuis très longtemps.

Mais qui est maire d'Aix ? Qui est présidente de la CPA ? Qui a lancé un Plan Local de l'Habitat qui ne fonctionne pas ? Et, surtout, qui est présidente de l'OPAC qui n'a construit que 12 logements HLM depuis 6 ans ? Et que propose le maire aux sans-abri ? D'aller à l'auberge de jeunesse – dont ce n'est pas la vocation et qui accueille déjà des étudiants qui ne trouvent pas à se loger –, ou de se présenter à l'hébergement d'urgence où les places manquent et les personnes doivent partir le matin sans savoir si le soir suivant ils pourront revenir.

C'est sans compter que l'hébergement d'urgence fermera le 15 mars et que les SDF demandent des solutions durables, pas des morceaux de lune. Ca, ils connaissent déjà à force de coucher à la belle étoile.

Mme Joissains se moque vraiment de tout le monde. Et puis, vive l'humanisme de Mme le maire, fausse radicale, vraie UMP ! On savait qu'Aix hébergeait un maire pas à la hauteur. On sait désormais qu'elle explore aussi les profondeurs.

Pour voir ou revoir le reportage de France 3 :

http://jt.france3.fr/regions/popup.php?id=b13a_1920

30 mars 2007

L'aérodrome des Milles continue de faire du bruit

Aix_les_Milles

(Clic sur l'image pour agrandir)

Posons la question. Pourquoi le dossier sur le Plan d'exposition au bruit de l'aérodrome des Milles a-t-il été retiré de l'ordre du jour ? Petit rappel des faits.

Le 30 mars 2006, le préfet prenait un arrêté prescrivant la mise en révision du P.E.B., un document complexe dont la réglementation est très encadrée. Le Conseil municipal avait deux mois pour donner son avis. Or, la délibération pour donner un avis défavorable était présentée le 17 juillet, soit plus de trois après !

Pour leur part, les associations représentatives des riverains avaient exprimé de fortes réticences sur ce projet du préfet et avaient donc émis un avis défavorable. Leur refus portait, entre autres, sur la crainte de voir l'aérodrome des Milles satellisé à l'aéroport de Marignane par la Direction générale de l'aviation civile et de subir une altération de la qualité de vie (nuisances sonores, pollution, risques d'accidents...).

Le 28 novembre 2006, lors de la dernière Commission consultative de l'environnement, la préfecture indiquait que le P.E.B. ne serait pas soumis à enquête publique avant le second semestre 2008. Il ajoutait qu'il était possible, dans l'attente de l'approbation, de prendre une mesure d'application anticipée pour une durée de deux ans renouvelable une fois.

Le 18 décembre 2006, le Sous-préfet d'Aix indiquait que la commission s'était prononcée favorablement sur cette mesure conservatoire qui permettrait une meilleure information du public et un contrôle de l'urbanisation à proximité de l'aérodrome. Il est donc étrange que Joissains ait retiré la délibération ce 26 mars – qui cette fois-ci préconisait un avis favorable d'Aix – car le délai pour avis du conseil municipal risque donc de nouveau d'être dépassé !

Où est donc le problème ? L'explication est la même depuis le début de cette affaire : le maire n'a pas engagé la transformation du Plan d'occupation des sols en Plan local de l'urbanisme. Aix n'a pas de PLU ! On n'a donc pas prévu comment va évoluer l'urbanisation du secteur de l'aérodrome. De plus, pour pouvoir être opposable, ledit document doit être annexé au… PLU !

Voilà un dossier qui va encore faire du bruit pour longtemps.

8 mars 2007

Moi, je suis très "Ravi"

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Toujours aussi documenté, caustique et irrévérencieux, le n° 39 de mars du Ravi est dans les kiosques (2,80 €, c'est un prix d'ami, alors, ouste, on va vite l'acheter pour soutenir la presse libre). On y parle d'Aix et de la région. Et pour vous mettre en appétit, je reproduis l'excellentissime compte-rendu du conseil municipal d'Aix du 15 janvier dernier publié en février (n° 38). Le "grand reporter", Jean-François Poupelin, a en effet testé incognito la séance. Implacable ! Dans sa fiche technique, il note aussi que le conseil a duré 4h8mn, que le temps de parole arraché par l'opposition a atteint 2h24mn – j'avoue avoir utilisé au moins 60mn ! – et qu'il y avait environ 80 personnes présentes dans le public. A déguster ci-dessous…

13 février 2007

Pour un saut qualitatif de l'éducation

ordre_lettres

Une récente étude portant sur des jeunes de cours moyen à la troisième indique que les élèves actuels font deux fois plus de fautes que ceux d'il y a vingt ans. Les alarmistes disent qu'il y a recul. Les optimistes font observer qu'il y a quarante ans peu d'enfants pouvaient poursuivre des études au-delà de 14 ans. Autrement dit, de plus en plus de jeunes accèdent à un niveau largement supérieur à celui de leurs parents et a fortiori de leurs grands-parents.

A bien y regarder, les fautes ne sont que le fil d'une pelote. Derrière cela, se cache la vaste question de la formation et de l'épanouissement des individus. Comparer le niveau du Bac actuel à celui d'il y a quarante ans n'a pas grand sens car ceux qui s'y présentaient à cette époque étaient triés sur le volet.

A mon avis, ce qu'il faut retenir c'est que l'école est désormais ouverte à tous et que les analphabètes ne représentent plus qu'une infime partie de la population. Après ce grand bond quantitatif, la vraie question qui se pose concerne le saut qualitatif. C'est là que les évaluations régulières doivent porter le fer.

Car, on le sait, les conditions d'accueil et d'enseignement ainsi que l'environnement socio-économique des familles jouent un rôle primordial dans les résultats scolaires des enfants. Il y a donc urgence à investir fortement dans l'éducation pour que chaque élève puisse recevoir toute sa part, apprendre le plus et le mieux et se construire une personnalité digne de soi.

Ne pas voir cela, c'est sacrifier l'avenir de millions de personnes et gâcher les chances mêmes d'un pays.

7 février 2007

La Fonction publique se retrouve à la rue

A la rentrée 2007, à l'Education nationale, le gouvernement prévoit de supprimer 5516 emplois dont 3058 par la modification des décrets de 1950 et 2458 au titre de la baisse démographique.

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Ce jeudi, la Fonction publique d'Etat, territoriale et hospitalière est encore une fois dans la rue pour exprimer son refus de la casse mise en œuvre par le gouvernement. L'exemple de l'Education nationale est très significatif. Beaucoup de familles peuvent le comprendre car l'avenir de leurs enfants est jeu.

La dégradation alarmante des conditions de travail, la multiplication des attaques contre le service public, les réductions massives d'emplois et de recrutements publics ont un retentissement sur la qualité des études. Ces coupes se traduisent par la disparition de milliers de postes et de 300 000 heures de cours.

Sans compter le mépris du ministère pour la fonction même des enseignants, une fonction qu'il précarise depuis des années en tapant sur leur pouvoir d'achat, une perte de 6% depuis 2000, et aujourd'hui en modifiant des décrets pour amoindrir le nombre de professeurs sans tenir compte des besoins réels.

Ces mêmes décrets veulent instituer une bivalence (enseignement généralisé de deux matières), une modification des modalités de passage des examens nationaux à un niveau local inégalitaire, une affectation sur deux ou trois établissements et, cerise pourrie sur le gâteau avarié, une perte annuelle de salaire de 500 euros.

La réussite des enfants, des jeunes et des étudiants dépend du sort qui sera fait à l'enseignement et au service public. Les enseignants refusent le démembrement de l'Ecole et exigent l'ouverture de véritables négociations globales sur la politique éducative, y compris sur la formation et la recherche. Les enjeux de l'Ecole doivent être au cœur du débat de l'élection présidentielle. Personne ne pourra y échapper.

1 février 2007

Hommage à un pouet méconnu

pouetJe l'avais oublié, Jean Chorro. Il n'a pas manqué lui non plus d'y aller de sa petite cérémonie des vœux. Certes, l'homme n'hésite pas à mouiller la chemise. Il donne le change en paraissant sympathique et on ne peut lui en vouloir.

Mais au conseil municipal, en l'absence du maire, j'ai observé à plusieurs reprises qu'il a du mal à mener la barque ou à trancher. Sans doute ne veut-il pas peiner celle qui le chapeaute d'un rang.

On nous dit aujourd'hui que le premier adjoint est poète à ses heures. C'est indéniable.

Il n'est pas rare en effet que, dans les couloirs du pouvoir, il ne vienne honorer votre oreille, en toute confidence bien entendu, de quelques vilénies sur les uns et sur les autres… de sa propre équipe. Evidemment, tout cela dans un style qui lui confère, dans la seconde, l'envié statut de pouet-pouet.

Je ne puis en dire plus. Je ne pourrais rivaliser. Surtout, je ne voudrais en aucune mauvaise manière lui usurper cette littéraire qualité qui fait l'homme.

10 février 2007

BILAN 5 : A Aix, le logement, c'est le néant !

logementComme députée, Mme Joissains a voté la loi UMP dite "de programmation pour la cohésion sociale" qui a lancé la plaisanterie de la maison à 100 000€. Mais depuis 6 ans à Aix, elle n'exerce aucun pouvoir de décision alors qu'elle prétend cumuler les mandats pour agir !

Comme présidente de la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix, maire et présidente de l'OPAC Pays d'Aix Habitat, elle ne fait rien, pas même capable de tenir ses promesses !

A Aix, elle fait le contraire de ce qu'elle dit défendre à l'Assemblée nationale. Le fossé est énorme entre le constat sur le terrain et ses effets d'annonce !

Que dit la loi ?

Elle vise, avec l'aide de l'Etat à :

-- réaliser des logements sociaux locatifs,

-- remettre sur le marché des logements vacants du parc privé,

-- renforcer le dispositif d'accueil et d'hébergement d'urgence. Elle prévoit par ailleurs la création d'établissements publics permettant à l'Etat de maîtriser le coût foncier.

Quelle est la réalité du bilan de Mme Joissains ?

-- En 6 ans, seulement 154 logements sociaux ont été construits en Pays d'Aix (34 communes, 350 000 habitants) et seulement 12 à Aix alors que l'objectif du Plan Local de l'Habitat est de 420 par an.

-- Pour les logements privés, il y a une baisse considérable d'autorisations : 1490 seulement contre 2048 en 2003 alors que le PLH envisage un schéma global d'aménagement prévoyant 2100 logements par an comprenant à la fois le privé et le social (un nombre déjà jugé insuffisant et que Mme Joissains vient de revoir à la baisse !).

-- L'aide à la réhabilitation s'est à peine élevée à 380 000€ en 2004. Elle a concerné seulement trois groupes d'immeubles.

-- Rien pour la remise sur le marché des logements vacants du parc privé alors qu'à Aix 15% de logements ne sont pas occupés.

-- Rien n'a été entrepris pour l'hébergement d'urgence où la situation est très problématique. Au Centre de la Croix Rouge, il y a 7/8 personnes par chambre.

-- Dans le cadre de la rénovation urbaine, dite ANRU, qui concerne 601 logements sociaux à Beisson et 566 à Corsy, c'est un bureau d'études qui doit présenter aux élus Aixois plusieurs scénarios de démolition / reconstruction, réhabilitation et requalification de places et de rues. Ceci se fait sans concertation avec les habitants alors qu'ils risquent d'être déplacés et que la loi oblige à remplacer chaque logement détruit par un logement construit. Où est l'équipe d'appui promise aux collectivités locales ?

-- En l'absence de financements, alors que l'Etat promet les aides aux projets en temps réel, cette annonce ANRU est prévue pour s'étaler jusqu'en… 2014 !

-- Notre préoccupation est aussi grande pour le nouveau quartier de la Duranne qui ne fait l'objet d'aucun projet sérieux d'ensemble.

Voilà le constat !

Une situation dramatique du logement qui touche les classes sociales fragiles (5000 demandes de logements sociaux en souffrance à Aix avec des délais de 4 ans d'attente) mais aussi les jeunes, les étudiants et, aujourd'hui, avec l'augmentation du coût du foncier et des loyers, même les classes moyennes.

30 décembre 2006

Aix-Marseille : Guerre des maires à l'UMP

dynamiteCe n'est qu'un début, mais la guerre va faire rage à l'UMP. Gaudin et Joissains se tirent dans les pattes. Le maire de Marseille a dégainé le premier pour demander que sa ville soit déclarée "capitale européenne de la culture". Le maire d'Aix n'a rien vu venir. Et prétend maintenant qu'elle ne se laissera pas rouler dans la farine.

Elle propose, par une pirouette peu convaincante, qu'Aix ait sa juste part dans le projet mais pas comme figurante. "Je ne vais pas faire la guéguerre avec quelqu'un qui est du même parti que moi", vient-elle de dire dans une interview diffusée par France 3. Gaudin, lui, ne s'est pas gêné pour la mettre devant le fait accompli !

Mais, il n'y a pas que cela. Le maire de Marseille semble bien avoir des arrière-pensées d'encerclement. Il ouvre aussi un autre front contre le maire d'Aix en soutenant, y compris financièrement, la très prématurée campagne d'affichage pour les municipales d'un adjoint de Mme Joissains, par ailleurs son suppléant à l'assemblée nationale. Genzana, qui a toujours faire mine de proclamer sa fidélité, commence à sortir de sa tranchée pour la déstabiliser.

Cela promet ! Les escarmouches vont bientôt prendre des allures de grandes manœuvres. De quoi compromettre la rupture soi-disant tranquille. C'est ça la famille UMP : l'Union pour un Mitraillage Parasitaire. A quand la  prochaine attaque ?

5 janvier 2007

Antennes relais : friture entre élus sur la ligne

dangerLors du conseil municipal de décembre, suite à nos interpellations, le maire avait déclaré qu'elle était en faveur du principe de précaution. La discussion a été longue et les échanges pointus. Face aux arguments techniques mis en avant par l'opposition, le maire a préféré se placer au niveau de la marche à suivre pour sortir de cette situation complexe qui empoisonne la vie des riverains de plusieurs quartiers.

L'autre aspect du dossier a porté sur le fait que, en tant que présidente de l'OPAC, elle n'avait pas consulté les locataires, qu'elle avait donné un accord pour installer les antennes et qu'elle n'avait pas anticipé une réflexion sur ce sujet contrairement à ce qu'ont fait d'autres villes.

Au bout du débat, les uns ont compris que les antennes relais de l'immeuble "Odyssée" d'Encagnane allaient être enlevées, en tout cas désactivées, d'autres ont pensé qu'un retour en arrière poserait beaucoup de problèmes.

Au conseil d'administration de l'OPAC "Pays d'Aix Habitat", qui s'est tenu quelques jours après, les représentants élus des locataires (415 personnes avaient signé une pétition) ont voulu en savoir plus. Et là, surprise, le premier adjoint et le directeur de l'office ont rejeté toute idée d'abandon du dispositif mis en place sur les toits.

Un autre adjoint semble avoir émis des réserves sur les propos de son collègue rapportant les dires du maire. Bref, ils ne semblent pas d'accord entre eux, il y a de la friture sur la ligne à suivre. Il faut dire que, dans le cadre de l'accord avec les opérateurs de téléphonie mobile, l'OPAC perçoit 8 000€ par an et par antenne, avec une avance sur 5 ans.

Toujours est-il, qu'au conseil municipal, improvisant une réponse, le maire a proposé de mettre en place une commission dont le détail de la composition et de la mission serait donné en janvier. Si c'est pour brouiller les pistes, pour retarder toute décision ou pour faire le constat d'une cacophonie entre adjoints et maire qui n'ont plus ni antennes pour écouter la population, ni relais pour s'entendre entre eux, c'est plutôt mal parti.

Pour se faire une idée du dossier, je recommande de lire deux documents : la Pétition des habitants d'Encagnane et la Proposition de loi déposée à l'assemblée nationale le 13 juillet 2005 par huit députés de tous partis (dont Joël Giraud et Chantal Robin-Rodrigo, PRG).

Pétition_des_habitants_d'Encagnane

Proposition_de_loi

30 janvier 2007

De quoi écharper le maire

EcharpeeJe préfère prévenir. Je récuse par avance toute critique pouvant me traiter d'esprit pointilleux ou mesquin. On va vite comprendre où je veux en venir. Peut-être même vais-je faire œuvre utile. Dagobert mettait quelque chose à l'envers. Cela se savait mais ne se voyait pas. Après tout, il n'était que roi, le pauvre homme.

Et voilà que, parcourant La Provence du jour, je remarque une photo au demeurant anodine. Pourtant, il y a un double hic. Dans le cadre de la cérémonie d'état civil rapportée dans cet article, Mme le maire fait dans l'erreur. Et cela se voit ! On peut ne pas s'en apercevoir au premier coup d'œil. Mais à y regarder de plus près, on découvre que son écharpe pose problème ! Expliquons-nous.

Si le sens, de l'épaule droite à la hanche gauche est respecté, en revanche, il a longtemps été de tradition, et c'est maintenant la loi, que l'écharpe se porte 'le bleu au col". Sur la photo, on peut aisément voir que le rouge touche le cou. C'est une bévue.

Seconde étrangeté, des élus ne peuvent porter l'écharpe que pour suppléer le maire. L'écharpe n'est pas un objet de décoration, c'est le symbole d'une fonction. Or, que voit-on ? Deux élues de la même municipalité arborent le ruban en présence du maire !

Pour compléter ce petit tour d'horizon, j'avais fait observer dès le début du mandat que des conseillers nouvellement élus – sans doute réjouis de leur statut – avaient placé une cocarde tricolore bien visible sur le pare-brise de leurs véhicules. Cela est interdit par loi. Seuls les députés ont ce droit ! Tout insigne est proscrit même pour le maire ! Avoir eu l'exemple d'un mari maire et avoir été élue comme première adjointe de 1983 à 1989 et en tant que maire depuis 2001 ne l'ont semble-t-il pas aidé à progresser. Faut se dépêcher, le mandat finit dans un an...

Petites notes d'instruction civique

L'écharpe tricolore est le seul signe distinctif de l'autorité municipale ; celle du maire est frangée d'or, celle des adjoints d'argent. Avant 1830, l'écharpe se portait à la ceinture ; depuis, le port de l'épaule droite au côté gauche a été autorisé.

L'ordre des couleurs ne faisait pas l'objet de textes spécifiques, mais la définition du drapeau : "bleu, blanc, rouge, à partir de la hampe" fait qu'il était logique de porter l'écharpe avec le bleu dirigé vers le haut.

Le maire doit la ceindre pour effectuer un acte public bien que son défaut n'entraîne pas la nullité de l'acte ; il est tenu de porter l'écharpe pour faire appel à la force publique (disperser un rassemblement, par exemple). Sans écharpe, il ne peut faire encourir aucune sanction, sauf s'il est prouvé que le récalcitrant connaissait ses fonctions...

Le décret du 22 novembre 1951 a institué un insigne, à usage facultatif, sur un fond d'émail bleu, blanc et rouge, avec "Maire" sur le blanc et "RF" sur le bleu, entouré de 2 rameaux de sinople, d'olivier à dextre et de chêne à senestre, le tout brochant sur un faisceau de licteur d'argent sommé d'une tête de coq d'or bardée et crêtée de gueules. Il ne peut être porté par le maire que dans l'exercice de ses fonctions. Il ne dispense pas du port de l'écharpe lorsque celui-ci est prescrit. Par la loi du 13 septembre 1989, les maires n'ont pas l'usage de la cocarde sur le pare-brise.

Plus récemment, le décret n° 2000-1250 du 18 décembre 2000 modifiant l'article D. 2122-4 du code général des collectivités territoriales précise : "Les adjoints portent l'écharpe tricolore avec glands à franges d'argent dans l'exercice de leurs fonctions d'officier d'état civil et d'officier de police judiciaire, et lorsqu'ils remplacent ou représentent le maire en application des articles L. 2122-17 et L. 2122-18. Les conseillers municipaux portent l'écharpe tricolore avec glands à franges d'argent lorsqu'ils remplacent le maire en application de l'article L. 2122-17 ou lorsqu'ils sont conduits à célébrer des mariages par délégation du maire dans les conditions fixées par l'article L. 2122-18. L'écharpe tricolore peut se porter soit en ceinture soit de l'épaule droite au côté gauche. Lorsqu'elle est portée en ceinture, l'ordre des couleurs fait figurer le bleu en haut. Lorsqu'elle est portée en écharpe, l'ordre des couleurs fait figurer le bleu près du col, par différenciation avec les parlementaires."

19 novembre 2006

La langue chargée de haine

scorpion2Faut-il le comparer à un scorpion ? Frêche bave son poison habituel. Son petit cerveau à deux neurones (un pour les insultes, l'autre pour le racisme) ne fonctionne que sur le mode reptilien. Ses propos sont indignes et méprisables. Il fait honte à la République, au respect de l'individu et à la dignité humaine. Son venin, il aurait dû le garder pour lui-même.

2 décembre 2006

La main plutôt verdâtre de l'autre Nicolas

hulotBon, j'ai de gros doutes. Car on en apprend de bien bonnes ces derniers temps. Nicolas Hulot est sur toutes les chaînes, surtout sur celle où il travaille d'ailleurs. Il utilise sa notoriété pour répandre la bonne parole et on en a vu plus d'un se prosterner devant le nouveau messie de l'écologie.

Mais que dit-il, au fait ? Il prône le respect de la planète, dit qu'elle est en danger et qu'il faut agir tout de suite. D'accord, c'est louable. Mais tout le monde le pense. Tout le monde voit et sait que notre planète va à vau-l'eau, que c'est l'affaire de tous et que chacun en est responsable. Pour amplifier l'effet, il vend un livre et diffuse une pétition. Avec de beaux sentiments et des propositions qui ont l'apparence du bon sens. Mais est-ce une raison pour qu'il déboule ainsi drapé de vertu sous couvert de neutralité politique "ni gauche, ni droite" ?

Pourtant, il n'a pas toujours défendu ces positions. Et même si l'on admet qu'il est aujourd'hui une sorte de repenti, sa mue a pris une couleur plutôt verdâtre. Si l'on regarde d'un peu plus près sa fondation, on y découvre la présence de grands groupes aussi puissants que prédateurs. Pour créer sa structure, dont l'objet affiché est "l'éducation à l'environnement", les premiers donateurs ont été TF1, belle caution éthique qui "vend du cerveau disponible" en le lavant au Coca-Cola, EDF, dans sa logique purement nucléaire, et l'Oréal, dont la PDG est la troisième fortune de France.

S'ajoutent maintenant de nombreux dons de mécènes, pas tous innocents. Par exemple, des entreprises comme Cosmetox qui commercialise au moins une quarantaine de produits cosmétiques considérés comme toxiques pour l'Homme, les Autoroutes du Sud de la France qui construisent les autoroutes où rouleront toujours plus de voitures, mais aussi Bouygues Telecom, Valorplast, Apple, Décathlon, E. Leclerc, Énergie Système, ETT, Eurotherm, Giordano Industries, Grohe, Knauf, Lafarge, Saint-Gobain Isover, Siplast Icopal, Tetra Pak France, UGAP, Weber et Broutin, Yprema…

Autrement dit, des entreprises parmi les plus polluantes, celle qui construit les autoroutes où rouleront toujours plus de voitures, celle qui transforme le pétrole en plastique jetable, celle qui génère des déchets nucléaires pour des millions d’années, celle qui bétonne la nature, et on en passe… Les campagnes de promotion de la fondation, elles, sont gracieusement offertes par de grandes agences de pub qui défigurent nos paysages et formatent les esprits.

Une imposture morale et une escroquerie médiatique

Quant aux produits dérivés "Ushuaïa", labellisés par TF1, ils génèrent un chiffre d'affaires de près de 100 millions d'euros par an. Parmi ces produits dérivés, on peut citer un encens déclaré cancérigène par l’UFC Que Choisir, des gels douche en plastique remplis de produits exotiques qui à leur tour financent son émission de télé à grande audience. On le comprend aisément, la Fondation Nicolas Hulot, c'est aussi une entreprise et elle mobilise un budget annuel de 3 millions d'euros et douze salariés.

Un budget assuré par les mécènes de la fondation
Recettes
: 3,372 millions d'euros
- Mécénat : 2, 510 millions d'euros
- Subventions diverses : 522 000 euros
- Legs et dons : 270 000 euros
- Ressources propres (vente de produits, livres...) : 70 000 euros
Dépenses : 3,171 millions d'euros
- Eau : 963 000 euros
- Institutionnel (développement, communication institutionnelle, veille, collecte de dons...) : 698 000 euros
- Défi pour la Terre : 541 000 euros
- Biodiversité (école + campagne de sensibilisation) : 491 000 euros
- Bourses : 265 000 euros
- Programmes à l'international : 154 000 euros
- Charges : 59 000 euros

Nous avons donc à faire à une imposture morale et à une escroquerie médiatique. Ce prétendu combat pour la cause écologique sonne faux. Car il concourt au recul du politique en occultant le lien entre la dilution des valeurs humaines, les scandaleuses inégalités socioéconomiques et le saccage de l'environnement qui en est la conséquence directe.

Voilà pourquoi je ne signerai pas sa pétition racoleuse.

20 janvier 2007

Christiane Taubira dans le combat républicain

Christiane_TaubiraChristiane Taubira "entre en campagne", selon sa propre expression. A Aix, nous savons ce que ses mots veulent dire. En mai 2004, nous l'avions revue ici après nos congrès et surtout après la campagne présidentielle de 2002.

Elle avait accepté de tenir une conférence sur "Les femmes et la laïcité" dans la salle des Etats de Provence archi-comble, à l'invitation de l'Observatoire de la laïcité du Pays d'Aix.

Elle avait été éblouissante. Sa personnalité hors du commun avait fait merveille. Intelligence, tempérament, érudition, séduction et humour n'avaient laissé personne indifférent.

Son rôle dans la campagne devrait lui ressembler. "Mon thème central sera l'offre de lien civique et de lien social : il faut subordonner toutes les politiques publiques - éducation, justice, logement, santé publique - à cet objectif", a-t-elle confié.

Je me réjouis que le Parti Radical de Gauche puisse faire valoir ses idées grâce à Christiane Taubira. Son sens du combat républicain, sa présence active et son art oratoire ne seront pas de trop pour faire gagner la Gauche.

16 décembre 2006

BILAN 3 : Les farces de sécurité de l'UMP

s_curit_C'est maintenant devenu chronique. Depuis de trop longs mois, des événements de plus en plus graves se répètent à Aix comme en France. Le sujet est sérieux. Il ne peut suffire d'occuper les écrans de télévision ou de faire des annonces au coup par coup. Cette méthode stérile et dangereuse pour notre démocratie est celle de Nicolas Sarkozy et de Maryse Joissains.

Leurs lois – une bonne dizaine en quatre ans, la dernière allant jusqu'à conférer un rôle de shérif aux maires des communes de plus de 10 000 habitants ! – n'ont toujours pas répondu au problème, sinon notre pays serait le plus sûr du monde. Cela se saurait. On peut même affirmer que le ministre de l'intérieur en joue. Ses provocations permanentes et démagogiques enveniment le débat.

Il stigmatise et attaque tout le monde. Les jeunes sont des délinquants, ils ne méritent qu'un CPE. Les enfants doivent aller en prison. Les fonctionnaires ne sont que des privilégiés. Les chômeurs sont tous des feignants. Les grévistes deviennent des preneurs d'otages. Les banlieusards sont assimilés à de la racaille qu'il faut éradiquer au karcher. Et comme si cela n'était pas assez, il profère des insultes à l'encontre des magistrats.

Dans la foulée, il essaie de se faire passer pour celui qui va éteindre le feu. Quant au maire d'Aix, elle botte en touche en direction de l'Etat alors qu'elle n'a cessé de soutenir la politique néfaste du gouvernement.

Faisons un point de situation

Braquages, cambriolages, vols, agressions, attaques violentes, révoltes urbaines et autres turpitudes, rien ne manque. Cette recrudescence est grosse de danger. Les Français sont inquiets. Les Aixois aussi. Ils craignent pour leur sécurité. On ne peut donc que déplorer le triste spectacle de l'inefficacité du ministre et du maire dans un domaine où ils s'étaient auto déclarés les champions...

Pour bien faire, à Aix, la Police Nationale, qui essaie tant bien que mal de faire face aux difficultés, a perdu 60 agents en l'espace de trois ans. Les derniers actes commis dans notre ville, sans parler du département, atteignent des sommets. Les chiffres "officiels" ne peuvent plus masquer la réalité. Les gens se fichent des pourcentages. Ils ne perçoivent que le danger.

Le maire prétend que c'est "une polémique entretenue à dessein dans un climat d'exploitation politicienne". On pourrait facilement lui retourner le compliment au vu de l'exploitation éhontée qu'elle et le ministre en ont fait aux élections municipales en 2001 et aux élections nationales en 2002. Quelle que soit la période où se déroulent des actes de délinquance, le maire use du même argument, "un contexte peu favorable", qui reposerait sur des cas d'exception. Autrement dit, "je n'y suis pour rien, c'est la faute à pas de chance."

Les nouveaux actes perpétrés tout au long de l'année s'inscrivent de fait dans un processus malheureusement durable. Les Aixois peuvent s'en rendre compte. Rien n'a été inventé, inutile d'insinuer ou de faire croire le contraire.

"J'ai toujours été sécuritaire"

Il y a 20 ans, la Ville d'Aix s'était dotée d'un Conseil communal de prévention de la délinquance. Il réunissait tous les partenaires concernés par les problèmes de sécurité en s'efforçant d'apporter des réponses concrètes. Dans la dernière décennie, il avait notamment créé la Maison du droit et de la justice, un outil efficace qui vient d'être agrandi.

En 1998, l'Etat a institué le Contrat local de sécurité. Notre Ville a été la première signataire d'un tel engagement en présence du ministre de l'intérieur de l'époque. Jusqu'en 2001, le CLS existait et fonctionnait. En 2002, il est devenu le Conseil local de sécurité et de la prévention de la délinquance. Avec pour objectifs de réfléchir, proposer, coordonner et agir intelligemment.

Or, si le CLSPD d'Aix a bien été créé et voté à l'unanimité en février 2003, il n'a pas été réuni avant février 2004 ! A cette unique réunion plénière, des engagements ont été pris en présence du Procureur, du sous-préfet, du commissaire de police, de l'inspecteur d'académie, des élus, des collectivités locales partenaires, des fonctionnaires, des personnalités qualifiées et des associations. Mais, en dehors de la tenue de quatre groupes de travail en mai 2004 auxquels d'ailleurs aucun élu de la majorité n'a participé (un comble, les deux seuls présents étaient membres de l'opposition !), nous n'avons plus rien vu.

Pourtant, répétons-le, on avait cru comprendre que la lutte contre la délinquance était l'axe prioritaire du gouvernement. Quant au maire, elle a beau proclamer, après chaque événement sérieux, qu'elle vient "d'envoyer une lettre au ministre de l'intérieur", rien n'y fait. "J'ai toujours été sécuritaire", proclame-t-elle lorsqu'on lui reproche ses envolées. Malheureusement, sa parole est devenue inaudible par ceux-là mêmes qu'elle soutient.

Caméras ou projet global ?

Alors, pourquoi pratiquer l'incantation, agiter les bras et continuer à faire croire qu'on va "terrasser" la délinquance ? Pourquoi avoir, en reniement de la loi et des engagements, rendu cette belle idée de CLSPD opaque et inopérante ? La municipalité doit impérativement faire fonctionner les instances relevant de sa compétence. Elle doit aussi accroître l'aide apportée aux structures spécialisées.

Certes les effectifs de la police municipale ont été renforcés. Elle fait très bien son travail mais on ne peut recruter sans cesse et se substituer à l'Etat qui doit donc prendre ses responsabilités. Ce ne sont pas les annonces de renforts de circonstance de forces de la police nationale qui compenseront ni les pertes, ni les nouveaux besoins. Quant aux 38 améras de vidéosurveillance envisagées pour le centre ville et une zone commerciale, ce qui aura pour effet de déplacer les risques vers d'autres secteurs, elles n'auront pour fonction que d'enregistrer les actes éventuels qui ne seront décryptés que… le lendemain ! Comme dans un film de série B.

Tout cela n'est qu'un bout du problème. Lutter contre le chômage, permettre de se loger, activer une politique sociale, éducative et citoyenne, remettre des services publics au cœur de la vie des quartiers aixois sont autant d'éléments efficaces qui peuvent concourir au sentiment de bien-être et de sécurité. Cela s'appelle un projet cohérent et pragmatique bâti avec des moyens humains et financiers.

Urgence pour la République

Personne ne se réjouit de l'aggravation de l'insécurité à Aix et du tour chaque jour plus dramatique que prennent les délits en constante augmentation commis contre les biens et les personnes, dans les rues, dans les commerces, à tout instant de la vie quotidienne. Personne n'est à l'abri, les policiers eux-mêmes ou les pompiers en sont aussi les victimes !

Les faits s'accumulent. Ils créent un sentiment de malaise encore plus fort, notamment chez les plus vulnérables de nos concitoyens en centre ville et dans l'ensemble des quartiers aixois. Face à l'urgence, les gesticulations verbales ne peuvent plus faire illusion. La situation appelle un ressaisissement et des efforts à la hauteur du problème. Nul ne niera que la répression soit utile pour la sécurité publique mais elle doit nécessairement s'accompagner d'une démarche de prévention.

Il faut rétablir la police de proximité, non pas une police de confrontation mais une police démocratique, réconciliée et insérée dans la population et à son service. Il faut aussi rétablir l'aide aux associations locales. Va-t-on y répondre enfin de manière sérieuse et efficace ? C'est le prix à payer pour garantir à tous et à chacun le droit à la sécurité que leur reconnaît la République.

Deux déclarations à propos de la dernière loi

Jacques Beaume, procureur de la République à Marseille : "En matière de délinquance, neuf actes sur dix font l'objet d'une réponse pénale. Quand on nous taxe d'impunité, vous le voyez, c'est le contraire."

Jean-Pierre Rosenczveig, président du tribunal pour enfants de Bobigny: "Cela nous ramène, non pas en 1945, ni même en 1912, mais en 1906, lorsque la majorité pénale était encore à seize ans. La grande idée de 1912 a été d'introduire le temps du travail social au sein de la justice, dans le but, bien sûr de punir un délinquant, mais surtout de le transformer et de faire en sorte qu'il ne soit plus un délinquant demain. Quant à l'ordonnance de 1945, ce qui fait sa pertinence et son actualité, c'est qu'elle comprend que, si le même jeune réitère les mêmes délits, il faut s'attaquer à ce qui vicie cette période de sa vie. La justice des mineurs tient compte du fait que l'enfance est une période longue. Normalement, on juge les mineurs sur leurs actes, sur ce qu'ils étaient avant leurs actes et sur ce qu'ils sont devenus. Si maintenant le gamin, dès qu'il arrive, est jugé sur ce qu'il a fait, sur ce qu'il était, mais jamais sur ce qu'il est devenu, on ne prend plus le temps de le transformer."

4 janvier 2007

SDF : un toit, pas une toile

tenteLe journal La Marseillaise, qui mérite bien sa maquette rénovée pour un contenu toujours aussi consistant, rapporte les propos étonnants du maire sur la situation des sans-abri. Selon elle, "il y a assez de places pour accueillir les SDF à Aix. Nous n'avons jamais été en rupture." Elle ajoute : "Ils devront partir quand on leur aura offert un accueil à chacun."

De deux choses l'une, ou bien il y a assez de places et on se demande pour quelle autre raison les SDF sont à la rue, ou bien il n'y en a pas assez et c'est pour cela qu'ils sont dehors.

On croit comprendre que, au-delà d'un hébergement, les SDF souhaitent pouvoir être pris en considération et être traités comme des personnes humaines. Ils demandent la réouverture le Maison de la solidarité qui a été démantelée par la mairie. Ce mot "maison" a bien un sens quand même !

Puis, le maire se laisse aller à des penchants qui manquent un peu de dignité : "Les places d'accueil seront réservées aux gens d'ici. Je ne veux pas qu'il y ait des gens d'ailleurs. Les autres maires doivent aussi faire leur boulot." Comment des SDF pourraient-ils justifier qu'ils sont Aixois ou non, puisque en majorité ils n'ont pas… d'adresse permanente ?

Enfin, si le problème est de trouver une solution dans d'autres lieux d'accueil qu'à Aix, pourquoi n'exerce-t-elle pas son rôle de présidente de la Communauté du Pays d'Aix pour réunir les maires et examiner la situation globalement ? Est-ce mission impossible ? Son téléphone a-t-il gelé ? Non, vraiment, on nage dans l'absurde.

23 décembre 2006

L'UMP la défie, Joissains se confie

NaufrageLongue interview du maire dans le journal La Provence de ce vendredi. Est-ce pour parler des sujets qui préoccupent les Aixois ? Pas vraiment, puisque deux sujets à peine abordés, le logement et la sécurité, sont expédiés en quelques phrases. Mais le ton est presque… touchant.

Pour le logement social, si elle n'a rien fait depuis six ans, c'est qu'elle n'a rien pu faire. Ce n'est pas sa faute, vous comprenez. Elle n'a pas eu le temps. Chaque fois qu'elle a un projet, tout le monde lui "tombe sur le dos" et lui crée des problèmes.

Pour la sécurité, en revanche, elle aurait rempli son contrat. "Les chiffres de la sécurité sont réellement excellents pour la période 2005/2006", ose-t-elle lancer. Sauf que… c'est précisément là que la recrudescence des violences et des délits commis à Aix a été la plus dramatique. Les chiffres sont démentis par les faits et ne suffisent plus à convaincre les Aixois qu'ils seraient en sécurité. Cela va si bien qu'elle s'apprête à envoyer sa millionième lettre à Sarkozy pour lui demander des renforts. Aveu on ne peut plus clair. Ce n'est plus crédible, pas besoin d'en rajouter.

La vidéosurveillance a pris du retard mais elle n'y est pour rien. "Cela coûtait plus cher que prévu et le marché que nous avons lancé a été infructueux dans sa première version." Sauf que… cela s'appelle de l'imprévision et qu'il nous a été annoncé que les prix étaient plus bas qu'au début. La vérité, c'est qu'il a fallu retarder sa mise en place parce que le budget rabougri de la ville ne le permettait pas.

Comme une histoire de corsaires

Alors, pourquoi avoir choisi d'accorder un si long entretien à la presse ? Voilà une bonne question.

L'essentiel était ailleurs. C'est pour commenter, sabre en main, la "tempête" (dixit le journaliste) qui secoue son équipe municipale. Car, c'est comme ça. Certains de ses adjoints se sont mis en tête de faire corsaires à part. Pour faire image, disons plus prosaïquement que le bateau est troué et qu'il prend l'eau de toutes parts. Cela commençait à trop se voir et se savoir.

Aujourd'hui, la chose est dite et vient confirmer l'existence des brèches, mais aussi la perte d'influence et l'isolement politique du maire. Et, si l'on comprend bien ses propos, pas seulement à l'hôtel de ville. Elle ignore quel but poursuit Jean-Claude Gaudin en accordant une aide financière de l'UMP aux adjoints dissidents aixois. "Je n'ai pas encore d'explication." (…) "Depuis le lancement de cette campagne, je n'ai eu aucun contact avec lui." Etonnant, non ? Le vice-président national de leur parti donnerait un coup de pouce à un élu en second, adjoint et suppléant, au détriment d'un maire et député. Cela ressemble fort à un coup tordu.

Quant à l'escapade personnelle de Bruno Genzana et de deux autres adjoints, il suffira d'apprécier le portrait qu'en trace leur maire préférée : "Je trouve cette campagne complètement déplacée et très exagérée à quinze mois de l'élection municipale. Qui plus est pour quelqu'un qui n'est pas candidat à la mairie, si j'en crois ce qu'il me dit à chaque fois que je le lui demande." C'est "une campagne d'un nombrilisme qui dépasse l'entendement."

Le naufrage d'un équipage

Cette stratégie lui paraît risquée car, ajoute-t-elle en passant une autre couche de peinture bien noire, "N'oublions pas qu'en 1989, les mêmes avaient fait perdre la ville à la droite après avoir tenté de déstabiliser le maire de l'époque." Quelle mémoire… amnésique ! A cette époque, Mme Joissains était première adjointe et, secondée par son actuel adjoint aux finances, elle a été la principale adversaire de Jean-Pierre De Peretti Della Rocca. J'en sais quelque chose, j'étais élu de l'opposition !

Et pour finir de dépecer son suppléant à l'assemblée nationale et ceux qui le suivent, elle tranche : "J'aurais préféré qu'ils travaillent pendant six ans au lieu de surgir comme des cheveux sur la soupe." En gros, ils ne fichent rien. (…) "Je ne crois pas que le débat soit enrichi par la bobine de Bruno Genzana." A noter la délicate mue du portrait en bobine ! (…) "C'est du bruit pour rien." Pas vraiment, quand on constate l'espace que cette affaire occupe dans l'interview.

Enfin, plus surprenant encore – Mme le maire ne doute de rien, "car en politique tout est possible" – elle imagine encore pouvoir faire alliance avec François-Xavier de Peretti entre les deux tours. Le maire est un grand stratège et nous le ne savons pas. Sauf que… la fusion de trois listes pour composer une équipe hétéroclite en 2001 ne lui aura donc rien appris sur les unions de façade. Il n'a pas fallu un an pour qu'intervienne le premier claquement de porte.

Le 19 décembre, trois jours avant la parution de cette interview, j'ai décrit ici l'ambiance délétère que je percevais dans cet équipage à la mésentente coriace par ancrage lointain. Comme sur le Titanic, il ne leur reste plus qu'à chanter pour tenter d'oublier le naufrage. J'ajouterai que, si les déclarations d'aujourd'hui viennent apporter quelque crédit à mon analyse, pareille situation ne peut me réjouir pour autant. Car, outre le fait que de telles conduites sont néfastes à la vie publique, elles ne peuvent être que fâcheuses pour les Aixois.

23 décembre 2006

Le bateau, il semble beau...

NoyadePour éviter un gros mal de crâne, disons que toute coïncidence avec des faits décrits dans certains articles du blog est "volontairement" volontaire.

L'avis très reu-flé-chi du connaisseur César sur le fameux Pitalugue que maître Panisse veut convaincre Monsieur Brun d'acheter : "Le bateau, il semble beau, mais il n'ira pas loin. Il ira même profond. Si vous voulez aller sur la mer, sans aucun risque de chavirer, alors, n'achetez pas un bateau, achetez une île !" Marcel Pagnol

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