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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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6 mai 2007

Sarko : l'ego et le démago

royal_nain

(Clic sur les images pour agrandir)

La démagogie est l'art de plaire au peuple. Le but est que le peuple nous veuille du bien (nous donne son suffrage). Ça ne signifie pas qu'on veuille du bien au peuple, bien au contraire. Cette argumentation est en grande partie fondée sur la peur de l'autre. Nous vivons dans une société de plus en plus individualiste. C'est chacun pour sa gueule, l'enfer c'est les autres.

A partir de ce constat, il est très facile de jouer sur cette corde pour exprimer haut et fort ce que les gens veulent entendre. Pour ce qui est du côté négatif des choses, il suffit de le passer sous silence. Si on crie assez fort le côté positif, ça passe comme une lettre à la poste.

Je ne prétends pas qu'il ne puisse pas y avoir des "méchants". Mais je conteste le discours de Sarkozy visant à faire systématiquement qu'ils sont légions et qu'ils sont la source de tous nos maux... tout en laissant croire à chacun qu'il ne fait pas partie du lot.

Quelques exemples de positions démagogiques parmi d'autres de Sarkozy :

1. Il y a la France qui travaille et la France des assistés ;

2. Vous faites partie de ceux qui travaillent ou qui font tout leur possible pour retrouver un travail : vous n'êtes pas des assistés ;

3. Les assistés profitent de ceux qui travaillent (qui cotisent pour les prestations sociales) ;

4. "Je n'accepte pas" l'assistanat ;

5. "Je veux" récompenser ceux qui travaillent parce qu'ils le méritent.

Ça s'appelle créer et entretenir un fantasme et désigner des coupables à nos maux, sachant que chacun se sentira appartenir à "la France qui travaille".

Derrière le discours, le fond des intentions : diminuer les charges des entreprises, diminuer les prestations sociales et mettre à mal notre régime de solidarité... ce qui pénalisera le plus grand nombre, tous ceux qui ont besoin des prestations sociales, contrairement à ce que cherche à nous faire croire Sarkozy.

Des résistants parlent de la France et de l'idéal politique.

Des vérités aussi vivaces qu'en 1944,

aussi fortes que la Déclaration des droits de l'homme !

http://www.dailymotion.com/video/xe3rq_programme-de-la-resistance 

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30 avril 2007

Effrayant : Sarkozy, l'amer à boire

la_loi_du_plus_fort

(Clic sur l'image pour agrandir)

On trouvera ci-dessous deux documents exceptionnels qui nous aideront à réfléchir un peu plus aux conséquences d'une élection de Sarkozy. Il dit vouloir s'adresser à la majorité silencieuse, mais c'est pour la réduire définitivement au silence.

"Vive la République et, par dessus tout, Vive la France !" C'est ainsi que Sarkozy conclut ses allocutions. Cette proclamation de la supériorité de l'idée de l'Etat nation sur celle de République est tout sauf anodine. A elle seule, elle met en évidence le peu de conscience républicaine d'un candidat à la présidence de la... République et, de fait, le danger que représenterait pour la République une élection du candidat de l'UMP.

En plaçant la France en tant que telle au-dessus de la République, il ne peut mieux laisser entendre que, davantage que Président de la République, il aspire avant tout à devenir chef de l'Etat-monarque, empereur ou petit père de la Nation, cela reste encore à voir. Mais l'on comprend que, au gré des crises et des circonstances, il saurait faire son choix, fût-ce au détriment de la République, c'est-à-dire du consentement populaire souverain.

Il faut donc le répéter, voter Sarkozy nuit gravement à la France et à la démocratie et peut provoquer un président grave. Il faut dire non à la haine.

Sur ce lien, les dessins uppercut de Plantu :

http://www.plantu.net/actu/16-DESSINS-MEDIATRICE-PLANTU-.pdf

Ici, une vidéo d'anticipation de la France voulue par le candidat UMP :

http://www.dailymotion.com/video/x1sxzw_la-france-dapres

29 avril 2007

Une vidéo à voir avant de voter

soutien

(Clic sur l'image pour agrandir)

Que pourrait être le résultat de cinq ans de Sarkozy ? Ne sera-t-il pas trop tard pour en pleurer ? La classe moyenne et la classe ouvrière notamment risquent de payer cher la dérive libérale, à prix coûtant. L'agité prévoit une casse sans précédent.

     à mise en place d'une franchise pour la Sécu

     à démantèlement de la Sécu

     à disparition du code du travail

     à restriction du droit de grève

     à précarisation de l'emploi

     à casse des services publics

     à recul de la retraite à 65 ans

     à les riches plus riches et les pauvres plus pauvres

     à état policier à outrance

     à justice domptée

     à fin du respect et des solidarités intergénérationnelles

     à primauté au capitalisme boursier

     à contrôle généralisé des médias

     à promotion de la scientologie et du communautarisme

     à théories fumeuses sur la génétique

     à insultes permanentes ("racaille")

     à outils guerriers ("taser", "kärcher", "charter")

                   et autres joyeusetés...

Quelques commentaires sur ce lien :

http://www.dailymotion.com/video/x1t21r_a-voir-avant-de-voter

20 avril 2007

Il faudra bouffer de la machine à voter

vote_electronique

Le tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'interdiction d'utilisation des ordinateurs de vote pour l'élection présidentielle à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), déposée par des opposants. S'appuyant sur les textes de loi existant sur le sujet, le TA rappelle que les plaignants soutiennent "que les machines à voter qui seront utilisées par les électeurs de la commune d'Issy-les-Moulineaux ne satisfont pas aux dispositions précitées de l'article L57-1 du code électoral". Or, le tribunal estime qu’"une telle circonstance ne permet pas de caractériser une atteinte grave à la liberté fondamentale que constitue l'exercice du droit de suffrage" et conclut au rejet de la requête.

Le 22 avril et le 6 mai, quelque 1,5 million d'électeurs n'auront donc plus besoin ni de bulletins ni d'enveloppe pour voter. Ils pourront le faire grâce à ces machines à voter qui seront, cette année, utilisées dans 82 communes, selon le ministère de l'Intérieur. "Il faut souligner que le fonctionnement des machines à voter pour les scrutins antérieurs, notamment en 2004 et 2005, (...) n'a donné lieu à aucun contentieux", souligne la préfecture qui précise que lesdites machines présentent "toutes les garanties pour l'exercice du vote". Puisqu'ils le disent et Sarko aussi...

5 mai 2007

Sarkozy : les méchants et les gentils

integration

(Clic sur l'image pour agrandir)

Sarkozy est dangereux à plus d'un titre, n'en doutons pas. Il possède une capacité indéniable à bien maquiller ses véritables intentions. Non seulement elles en deviennent attractives, mais semblent comme expurgées de leur vraie nature et des menaces qu'elles font en réalité peser sur ceux-là même qui, de bonne foi, se laissent séduire.

Pourtant, la mécanique est toute simple. C'est cette simplicité même qui rend le discours si redoutable, tellement efficace.

Voyons comment cela fonctionne :

1. Il y a deux catégories de Français : c'est la base du discours de Sarkozy, toujours opposer deux France, l'une mauvaise et fantasmée qu'il faut stigmatiser, l'autre bonne qu'il faut aider à prospérer ;

2. Vous faites partie des gentils : c'est la deuxième phase : l'auditoire doit être convaincu qu'il est dans le camp à qui l'on va faire du bien ;

3. Les uns (les méchants) mangent sur le dos des autres (les gentils) : tout ce qui ne va pas pour vous vient de l'existence de l'autre qui vous fait du mal ;

4. "Je n'accepte pas" les agissements des méchants (ils profitent de vous) : si je suis élu, je saurai être ferme (Sarkozy dit beaucoup qu'il "n'accepte pas" ; on remarquera qu'il prend bien garde de ne pas être plus précis) ;

5. "Je veux" privilégier les gentils (ils sont méritants) : il y aura des privilèges et c'est à vous que je les réserve, puisque vous faites partie du camp des gentils, je suis de votre côté, votez pour moi. CQFD.

Le raisonnement de Sarkozy est on ne peut plus évident : pour chacun d'entre nous, le méchant c'est l'autre, c'est bien humain. Il suffit donc de déclamer avec force et emphase qu'on fera une politique favorisant les gentils et intraitable avec les méchants pour que tout le monde applaudisse.

Cela revient à comprendre son discours de la façon suivante : "Je ferai une politique qui favorisera les uns et sera intraitable avec les autres". Considérant alors que cet homme ne fait pas mystère de son attachement au libéralisme, considérant par ailleurs la politique que mène la droite depuis cinq ans, on peut aisément deviner qui sont en réalité "les uns" (les quelques-uns) et qui sont en réalité "les autres" (tous les autres).

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30 avril 2007

Le jardin riquiqui des "Allées provençales"

jardin_sextius

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J'ai un vilain défaut, j'aime bien me rendre sur place pour vérifier de visu ce que sont les choses. Indéniablement, les "Allées provençales" ont attiré du monde. Les parties en chantier ont été sécurisées et le public peut déambuler à son gré. Le hic, évidement, il y a un hic, c'est que ce centre commercial est sans âme – en tout cas, selon moi – car tout y est minéral.

La photo ci-dessus montre que le "jardin extraordinaire" promis n'a aucune envergure et n'incitera aucunement à la halte. Six platanes existants forment l'essentiel de la verdure et vont être encerclés de dalles tristes à rejoindre sur le champ la campagne aixoise.

Ce qui me stupéfie le plus, à vrai dire, c'est le gros mensonge répété et entretenu par le maire depuis qu'elle dit avoir amélioré cette partie de l'opération Sextius-Mirabeau.

L'autre ineptie est visible un peu plus loin : la maison de Darius Milhaud, désormais classée à l'inventaire des monuments historiques, a été complètement étouffée entre les hauts murs des immeubles voisins. La cour arrière a été réduite à la portion congrue, en dépit des récriminations exprimées par les associations aixoises de sauvegarde du patrimoine.
Désolé, mais j'affirme qu'on a fait croire qu'on libérait de l'espace pour un jardin mais on a densifié le bâti d'autant à quelques mètres de là.

29 avril 2007

Mes impressions sur le dialogue Royal / Bayrou

jaloux

(Clic sur l'image pour agrandir)

Hier, j'ai regardé le dialogue entre Royal et Bayrou à la télé. Une première qui n'a échappé à personne et surtout pas à l'autre…

Pendant qu'ils parlaient de la France, Sarkozy parlait encore de lui, sans oublier de mener la charge – violente, outrancière et vulgaire – contre les deux interlocuteurs. Pour décrire une rencontre comme on devrait en avoir en démocratie, il a utilisé le mot "bavasser". Que valait donc sa précédente déclaration : "Je respecte beaucoup Mme Royal" ? Etait-ce pour tenter de l'intimider et rechercher un respect pour lui-même alors qu'il ne respecte personne ?

En tout cas, à mes yeux, ce dialogue inédit entre Royal et Bayrou a montré une volonté réciproque de pacifier la France. Au long de ces 100 minutes, des détails m'ont frappé. Ils n'étaient pas assis face à face mais côte à côte, un symbole probablement voulu conjointement. On a aussi vu de belles nappes blanches comme des signes de nouveauté et on a aperçu Bayrou servir élégamment un verre d'eau à Royal.

La discussion a été ponctuée d'échanges souriants et courtois et même de regards tendres qui ont parfois réveillé de légers bégaiements chez Bayrou. Un trouble qui n'a pas échappé à l'un des journalistes : "Est-ce que vous seriez prêts à vivre ensemble… au sein d'un grand parti ?" Et qui a suscité une réplique pleine d'humour de Royal : "Il s'appelle François, mais n'exagérons rien !" Des débats de cette nature, on en redemande !

Curiosité

En regardant ce débat, j'ai remarqué quelque chose qui m'avait échappé jusqu'ici, mais qui ne changera rien au résultat de l'élection. Il s'agit d'un bizarrerie ou d'une coïncidence comme on voudra. Les noms des trois candidats possèdent quatre lettres en commun : le R, le O, le Y et le A. Les deux noms les plus proches sont ceux de ROYAL et BAYROU. Pour l'autre, deux lettres, KO, en plein milieu du nom ont peut-être déjà fixé son destin.

26 avril 2007

Florilège de propos assassins de Bayrou

affichesarkozytoutpossible

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On comprend mieux pourquoi Bayrou n'a eu de cesse de se livrer à des attaques frontales contre Sarkozy qu'il accuse de ruptures multiples avec le modèle républicain. Voici quelques propos tenus par Bayrou ces douze derniers mois.

* "Son projet de société est à l'opposé du mien." (8 avril 2007, JDD)

* "Nicolas Sarkozy incarne une société violente qui oppose les citoyens les uns aux autres. Une société d'autant plus violente qu'il en vient à penser que c'est à la naissance que tout est joué, thèse totalement anti-scientifique et anti-humaniste. En disant cela, Sarkozy remet en cause les valeurs communes autour desquelles a été construite la société française." (8 avril 2007, JDD)

* "Constamment, chez Nicolas Sarkozy il y a cette manière d'opposer deux France". "Electoralement, je ne peux pas lui donner tort. On sait très bien qu'il y a beaucoup de points à gagner dès l'instant où on se met à dresser les gens les uns contre les autres. Ca flambe, c'est un aliment électoral très important mais ce n'est pas mon choix." (6 avril 2007, Agen)

* "Une seule polémique me paraît très grave, car elle touche aux fondamentaux de notre société : c'est celle que Sarkozy agite en prétendant que tout est joué à la naissance, la perversité comme le suicide. C'est une vision du monde qui fait peur. Le pire, c'est qu'il le pense vraiment." et "Ce sont des propos graves et glaçants." (avril 2007)

* "Ce qui me frappe, c'est la ressemblance de ses projets avec ceux de José Maria Aznar ou de Berlusconi." (août 2006)

* "Je vais lui faire une confidence : c'est plus formateur (...) de savoir comme il est difficile d'assumer les fins de mois, (...) de rencontrer en sortant de chez soi autre chose que les milliardaires du CAC 40 et les vedettes du showbiz." (21 mars 2007, Zénith)

* Il y a chez Sarkozy "une grande connivence avec les puissances d'argent (...) et la mise en scène de confrontations dures dans la société." (août 2006)

* "Lorsqu'il s'agit de faire dériver le camp républicain vers des mots, des phrases, des affirmations, des comportements qui sont en réalité ceux de l'extrême droite, là, je trouve qu'il y a une chose inquiétante pour la démocratie française." (16 avril 2007)

* "Il y a des choses que l'histoire devrait nous interdire de remettre sur la table, comme de mélanger l'immigration et l'identité nationale." (5 mars 2007, Nouvel Obs)

* "Que l'homme qui a été ministre de l'Intérieur pendant cinq ans ait tout le mal du monde à se rendre en banlieue, même à la Croix- Rousse ! (...) prouve bien qu'on est dans une situation d'extrême tension." (12 avril 2007, Métro)

* "On ne peut pas assurer l'ordre et la sécurité en faisant monter les tensions."

19 avril 2007

Charlie préconise la mort-aux-rats

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Mieux qu'une pince à linge, mieux qu'un patch, encore mieux qu'un vaccin ! Pour se prémunir durablement et à faible coût contre un risque fatal de sarkozyte aiguë, il faut saisir le mammifère malfaisant et lui administrer une forte dose de mort-aux-rats au nicolas. C'est le remède absolu que propose ce numéro anti-poison de Charlie Hebdo paru ce mercredi 18 avril. 3€ pour se débarrasser du rongeur à doubles talonnettes, on ne va tout de même pas se gêner, pas vrai ? A lire avant dimanche, bien sûr !

18 avril 2007

Des brèves mises en quartiers

Pont de l'Arc : le goudron fait le trottoir

goudron

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En tant qu'adjoint des quartiers Sud jusqu'en 2001, j'avais programmé puis fait réaliser la réfection de deux tiers des trottoirs de l'avenue Pierre Brossolette. A quoi j'avais ajouté le stationnement en chicanes pour permettre une réduction de la vitesse, le changement total de l'éclairage public pour améliorer la sécurité et le remplacement de la vieille fontaine du rond-point par un parterre fleuri. Depuis six ans, plus rien. Si bien que le reste des trottoirs vers le sud offre l'aspect délabré et dangereux perceptible sur le cliché. Sans autres commentaires.

Centre ville : quand ça gratte, ça se hâte

Autre exemple de gestion catastrophique des dossiers de la ville : la place des Cardeurs, et plus exactement sa partie basse. Les commerçants et les riverains n'ont cessé de réclamer le respect des délais annoncés pour l'achèvement des travaux de voirie et de stationnement sauvage de la placette des Fontêtes. Il a fallu une pétition pour que la mairie achève le chantier, imparfaitement d'ailleurs et dans la hâte.

Duranne : il fallait y penser avant

C'est l'élu délégué aux personnes handicapées qui l'a dit : "Je ne suis pas satisfait de certains aménagements, d'autant plus que le quartier est tout neuf et que les normes n'ont pas été respectées à différents endroits. Places de parking trop petites, pas d'accès direct à la place des commerçants, aménagements aberrants le long de certaines rues, voitures garées sur les trottoirs, les aspects à améliorer ne manquent pas. Dans le cas de la Duranne, la ville va devoir prendre sur son budget pour mettre les places de parking en conformité. Quand au fait d'accéder directement à la place, il n'y a plus aucune possibilité, c'était au moment de sa conception qu'il aurait fallu y penser." Ah, la lucidité !

Pont des Trois Sautets : Chorro se réveille

Absent à l'assemblée générale annuelle du CIQ il y a près d'un mois, il vient de réagir aux critiques portant sur l'abandon du quartier. Les riverains avaient demandé d'être informés sur l'état des projets d'aménagement. Le reproche principal concernait l'absence de transparence et le manque d'écoute de la part de la mairie. C'est quand même un peu cavalier que les habitants de ce secteur, qu'ils avaient qualifié de "la plus minable de la ville", apprennent des détails par la presse alors que leurs lettres n'ont pas toujours reçu de réponses !

26 mars 2007

Histoire d'une photo chargée de sens

Ca_donne_envie

La rue est baignée d'une lumière bleue de fin d'après-midi, un peu froide. Tendu au milieu de la façade impeccable d'un immeuble cossu que l'on devine parisien, un immense calicot couleur azur frappé du logo de l'UMP porte, en grosses lettres blanches, l'une des phrases-clés du parti de Sarkozy : "Imaginons la France d'après"... Alignés juste en dessous, comme une illustration au slogan, une escouade de CRS veille.

La photographie, nous explique Le Monde, fait partie d'une série diffusée par le site de la CFDT de l'entreprise Alcatel. Elle a été prise rue de La Boétie à Paris, dans le 8e arrondissement, le 15 février, lors de la manifestation des salariés parisiens de l'entreprise devant le siège d'Alcatel-Lucent. Le groupe venait d'annoncer la suppression de quelque 4.500 emplois.

Coïncidence : le bâtiment parisien du leader mondial des télécommunications se trouve juste en face de celui de la fédération de Paris de l'UMP. Voisinage oblige, le dispositif policier mis en place "déborde" naturellement du cadre.

Pendant près d'un mois, l'image a sommeillé. La manifestation européenne des salariés d'Alcatel lui a redonné vie le 15 mars.

L'intense activité des blogueurs militants a accéléré sa diffusion. Elle investit le Web, en changeant de nom et de taille. Elle suscite toutes sortes de commentaires majoritairement grinçants et parfois amusés. On ignore qui est l'auteur de la photo mais la qualité médiocre de son grain indique qu'elle a tout de la photo d'amateur. Rien ne laisse penser qu'il règne la moindre tension au moment où la photo a été prise. En revanche, elle est vécue comme porteuse de sens au cas où...

12 avril 2007

L'affaire est dans le bio-sac

sac_bio

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Depuis quelques semaines, mon buraliste distribue gratuitement des petits sacs, certifiés biodégradables et compostables, qui participent à la protection de l'environnement. Les sacs sont fabriqués à partir de "mater-bi" (amidon de maïs) selon la norme 13432 (je cite, ça fait savant). Je ne sais pas comment on arrive à ce résultat-là mais c'est beau, décoré d'une marguerite et d'une coccinelle, c'est pratique et même doux au toucher. Moi, je suis convaincu et mon buraliste est content car sa clientèle apprécie le geste. Alors que la prise de conscience s'accélère, je suis étonné qu'on ne passe pas à une mise en pratique de solutions aussi simples que celle-ci, à grande échelle et sans perdre de temps. C'est une action qui implique le citoyen directement dans sa vie quotidienne. Bien sûr, ce n'est qu'un petit bout de la vaste question à résoudre mais, au moins, chacun saura que ce n'est pas que l'affaire des autres. Ah ! Au fait, j'ai bien regardé, ce n'est pas parrainé par Total, Hulot ne va rien encaisser.

6 avril 2007

Le corps de la République a besoin d'Anticor

anticorlogo

L'association Anticor (anti-corruption) s'est fait une spécialité de débusquer les tricheurs, les voleurs et les sans morale. Elle distribue les mauvais points à tous ceux qui contournent la loi et le fait savoir. L'association milite aussi pour la lutte contre les paradis fiscaux, la règlementation du lobbying ou la suspension de marchés publics à une entreprise condamnée pour avoir versé des pots de vin.

Cette semaine, elle a primé les candidats à la présidentielle qui s'engagent en matière de lutte anti-corruption en accordant trois mentions spéciales et un carton rouge.

Au palmarès, Ségolène Royal, mention "éthique", François Bayrou, mention "République", et Dominique Voynet, mention "transparence", qui ont chacun souscrit aux treize propositions d'Anticor pour une "révolution éthique". Les trois s'engagent notamment pour le non cumul des mandats, le renforcement des Chambres régionales des comptes, mais surtout – c'est la mesure phare – pour "l'inéligibilité définitive des élus condamnés pour délits financiers".

"Ils promettent sur les objectifs, mais chacun avec sa méthode", explique Séverine Tessier, présidente d'Anticor et membre du PS. François Bayrou propose une inéligibilité de 10 ans. Ségolène Royal, elle, préfère "faire de l'absence de condamnation pour délits financiers, une condition d'éligibilité". Une manière de prendre la question à l'envers, qui ne figure pas dans le Pacte présidentiel de la candidate socialiste.

Parallèlement, Anticor a décerné son prix "bonnet d'âne" à Nicolas Sarkozy. "Il est le seul grand candidat républicain à ne pas nous avoir répondu. Par ailleurs, il refuse d'être transparent sur son patrimoine et a recyclé à l'UMP des élus condamnés comme Alain Juppé, Patrick Balkany et Alain Carignon, explique encore Séverine Tessier. Sarkozy traite de "racaille" les gens des quartiers défavorisés, alors que les personnalités de droite qui ont été condamnées ont toujours eu la faveur de l'UMP. Tout candidat condamné ne doit plus pouvoir avoir des responsabilité d'élu (un schéma qui s'applique bien aux fonctionnaires !), le cumul des mandats devrait être interdit, nous attendons avec impatience la réponse sa réponse à l'association."

Et dire que c'est le même Sarkozy qui clame que les socialistes défendent les fraudeurs ! Avec lui, tout devient possible.

Pour en savoir plus, voici le lien du site :

http://anticor.org

13 mars 2007

Jeudi 15 mars : Non aux expulsions !

L'association "Consommation, Logement et Cadre de Vie" a pris l'initiative de faire circuler une pétition et de manifester le 15 mars à 17h30. Comme d'autres organisations, le Parti Radical de Gauche apporte son soutien à la CLCV, a signé la pétition et sera présent devant la sous-préfecture d'Aix.

non_aux_expulsions

Non aux coupures d’eau et d’énergie !

Le texte de la pétition

Le logement est un droit fondamental et la loi de 1956 a instauré la "trêve hivernale", les expulsions ne sont pas possibles entre le 15 novembre et le 15 mars. L’accès à l’eau et à l’énergie est aussi un droit essentiel. La loi Engagement National pour le Logement de 2006 a interdit les coupures pendant la même période, et la loi sur logement opposable de février 2007 interdit enfin les coupures d’eau toute l’année, mais seulement pour les bénéficiaires du dispositif solidarité eau.

Et après que fait-on ? On expulse, on coupe l’eau et l’énergie ? Pourtant ces droits sont vitaux toute l’année.

-- Lorsque les personnes, en toute bonne foi, ne peuvent pas payer, il revient à la solidarité nationale de prendre le relais, sans expulsion, et sans interruption de fourniture. Tout doit être mis en œuvre, sans délai, pour qu’elles retrouvent les moyens pour vivre dignement sans assistanat. En attendant, dans tous les cas, logement, eau et énergie doivent leur être maintenus sans restriction.

-- Lorsque les personnes peuvent payer, elles doivent le faire. Si elles ne remplissent pas leurs obligations, les bailleurs et les fournisseurs d’eau et d’énergie, disposent de nombreux moyens qu’ils peuvent mettre en œuvre au plus vite pour les contraindre à payer, mais sans remettre en cause les droits fondamentaux.

-- Lorsque les personnes sont dans la rue, l’Etat doit leur assurer le logement, l’eau et l’énergie. La dignité humaine sera mieux respectée, et cela coûtera moins cher aux contribuables que les solutions qui consistent à reloger d’urgence en hôtels meublés.

Le 15 mars 2007, compte tenu de la gravité de la situation, la CLCV demande aux pouvoirs publics de déclarer un état de crise, avec :

-- L’arrêt de toute procédure d’expulsion et de coupure d’eau, d’énergie ;

-- La suspension des opérations de démolition dans les villes où il manque le plus de logements, le temps de produire les logements nécessaires en quantité suffisante ;

-- La révision des permis de construire, afin que tout programme de construction d’immeubles ou de lotissements bénéficiant d’aides publiques directes ou indirectes, sur tout le territoire, comporte au moins 20% de logements sociaux ;

-- L’organisation d’un vrai débat, préparé par la Commission Nationale du Débat Public, et la mise en place d’une conférence nationale réunissant toutes les parties concernées afin de préparer les solutions concertées permettant enfin de sortir de la crise. Elle devrait être suivie de conférences régionales et intercommunales pour la mise en oeuvre.

La période électorale ne doit pas être une excuse pour ne rien faire, le droit au logement, à l’eau, à l’énergie, ne peut attendre. Ainsi, les mesures législatives nécessaires pour régler au fond les problèmes pourront être prises dès l’ouverture de la prochaine session parlementaire.

Contact : www.clcv.org 

4 avril 2007

Sans-abri : Joissains perd et fait appel… à la bêtise

tous_chez_sarko

Encore raté ! La demande de Joissains, juriste et maire-la-morale, a fait un gros plouf. Lors du dernier conseil municipal, je lui ai demandé d'informer les élus sur la situation des sans-abri à Aix. Elle a refusé au prétexte qu'elle avait saisi la justice et qu'elle ne pouvait pas commenter une affaire en cours. Relançant ma question, j'ai insisté pour qu'elle nous fasse connaître les mesures sociales prises ou qu'elle entendait engager. Nouvelle fin de non-recevoir.

Quand on est à ce point incapable d'écouter, de dialoguer et de traiter les problèmes, il ne faut plus s'étonner de rien. Et voilà que le juge des référés du tribunal de grande instance vient, une nouvelle fois, de débouter la Ville de sa demande d'expulsion des Enfants de Don Quichotte installés place Jeanne d'Arc, estimant que le "caractère manifestement illicite de la situation n'est pas suffisamment établi en l'absence de propositions sérieuses de mise en oeuvre du droit au logement".

La vérité éclate derechef et les contorsions juridiques et bouffonnes du maire pour repousser sans cesse des mesures de bon sens n'y pourront rien. Aix est de plus en plus ridiculisée par Joissains qui s'entête à demeurer complètement déconnectée des réalités et des urgences humaines.

D'ailleurs, quelle a été sa réaction ? "Je prends acte de la décision et je fais appel". Appel de quoi ? Ou plutôt appel à quoi ? A une énième bêtise sans nom ?

4 avril 2007

Plan de Campagne : Le préfet est-il un délinquant ?

Plan

Un autre qui devrait donner le bon exemple mais qui se moque du monde, c'est bien le préfet. Le 26 janvier, prétextant que "la fermeture brutale serait extrêmement dommageable pour les entreprises et donc pour l'emploi", il avait pris des arrêtés illégaux en toute connaissance de cause.

"Fermeture brutale" : cela fait 40 ans que ça dure ! "Cet arrêté est d'une très grande fragilité juridique", avait-il déclaré. Le voila aussi tombé dans le ridicule. Pas seulement d'ailleurs. Dans quel pays, un préfet de la République, censé faire respecter la loi, peut-il la détourner de la sorte ? Cela s'appelle de la délinquance, non ?

Heureusement que tout n'est pas pourri et qu'il y a encore espoir de voir le droit appliqué. Le tribunal administratif de Marseille ne s'en est pas laissé compter. Il vient d'annuler les dérogations accordées par ledit préfet autorisant l'ouverture dominicale de 25 magasins (sur 141 en bénéficiant) de la zone commerciale de Plan de Campagne, pour six mois. Comprendre : si Sarkozy est élu, il aura les coudées franches pour casser définitivement le code du travail.

Mauvais calcul donc. La décision du tribunal est conforme aux conclusions du commissaire du gouvernement rendues le 20 mars à la demande de la CGT et de la CFDT. Le jugement va maintenant être transmis au procureur de la République et à l'inspection du travail. Les commerçants vont devoir fermer le dimanche sans possibilité d'y déroger car même un recours de leur part ne rendrait pas la décision suspensive. S'ils ne le font pas, ils s'exposent à des amendes ou à des poursuites devant le tribunal.

Moi, j'aimerais que l'on me dise pourquoi le gouvernement ne relève pas illico un tel préfet de ses fonctions, qui avait annoncé : "Je prends mes responsabilités, aux partenaires sociaux de prendre les leurs." On a vu. Il faut assumer, espèce de préfet !

3 avril 2007

"Aix en Live" : contre des vies de galère

aix_en_live_logo

Cette semaine, le collectif "Aix en Live" a planché sur la précarité du milieu culturel et notamment celui des activités qui s'adressent aux jeunes. Cette rencontre faisait suite à la première de janvier, à laquelle je m'étais également rendu. Parmi les participants, l'ambiance n'était pas à la joie.

Tous les aspects de l'emploi associatif et culturel ont été abordés. Avec un constat : la précarité chronique des structures et des personnes met en péril les divers secteurs de leurs interventions. Ils stigmatisent le désintérêt par les institutions de leur rôle dans les missions de service public.

Tout à tour, sont évoqués, parfois à travers de forts témoignages, l'emploi intermittent, les moyens financiers dérisoires, les lieux de création et de diffusion insuffisants, les contrats d'objectifs mal fichus, bref, ce qu'ils appellent leur galère.

Dans leur langage, cela s'exprime ainsi : "Les associations sont-elles des maladies pour que les politiques ne veuillent plus voir leurs effets positifs réels sur le terrain dès lors qu'ils sont élus ?" Car, c'est vrai, leur implication dans l'éducation populaire au plus près des plus jeunes n'est plus à démontrer.

Alors que ces structures font un maximum, elles ne reçoivent qu'un minimum. Elles sont considérées comme des "appendices" externes de l'action sociale et culturelle, là où elles devraient être partie intégrante d'une politique globale qui recense et rééquilibre équitablement les objectifs, les besoins et les moyens entre tous les acteurs publics.

Comme un prolongement à cette rencontre, une autre réunion publique de réflexion et de débat est programmée par le "Groupe du 27", qui fédère 17 structures culturelles actives d'Aix.

Rendez-vous le jeudi 5 avril de 18h30 à 21h30

à la Maison de la vie associative, Le Ligourès, Aix.

27 février 2007

Accès à l'emploi : les préjugés font la vie dure

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"C'était pour un stage de mécanique. J'ai d'abord amené un jeune black. Il n'a pas été pris. Puis, j'ai accompagné un blanc et ça a fonctionné", confie un travailleur social. "La discrimination existe à Aix, même pour trouver un stage".

A défaut de résoudre les problèmes, le colloque organisé vendredi par l'association L'Acte Citoyen a au moins permis de mettre en lumière la face cachée et hypocrite, pour ne pas dire plus, de l'injuste réalité vécue par de nombreuses catégories de personnes.

Tout est bon pour les rejeter : on stigmatise la couleur de leur peau, leur patronyme, leur handicap ou leur âge. Les préjugés ont la vie dure. Que dire des difficultés administratives et techniques rencontrées par les initiateurs eux-mêmes pour mettre en œuvre cette première journée de débats intitulée "Osmos 2007" à laquelle ont participé environ 150 personnes.

Les échanges du matin ont fait apparaître les obstacles concrets racontés par ceux qui les vivent. Hélas, les moyens existants pour les combattre, présentés par la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations à l'emploi et pour l'égalité), semblent bien insuffisants pour les éradiquer.

Le public a eu l'embarras du choix pour se forger une idée. Des courts métrages ont montré la force désespérée de certains témoignages enregistrés à Marseille auxquels se sont ajoutées les prises de parole concordantes, courageuses et dignes de jeunes s'exprimant à partir des gradins sur leurs propres expériences.

Il est regrettable que l'après-midi un seul représentant de société soit venu débattre, en présence d'une seule représentante syndicale, alors qu'une "charte de la diversité dans l'entreprise" a été signée par une centaine d'entreprises.

Pour enfoncer le clou, la journée s'est achevée sur une scène surprenante de théâtre dansé. Sur fond musical, des voix égrenaient des articles du Code du travail… en rupture totale avec les droits bafoués au quotidien.

L'association L'Acte citoyen ne semble pas découragée. Les responsables ont annoncé qu'ils allaient poursuivre leur travail de terrain et donner une suite à cette initiative en 2008.

24 février 2007

Victor Hugo, la civilisation contre la barbarie

Victor_Hugo

"L’échafaud est un crime permanent. C’est le plus insolent des outrages à la dignité humaine, à la civilisation, au progrès."

"Cette tête de l’homme du peuple, cultivez-là, utilisez-là ; vous n’aurez plus besoin de la couper."

"Un homme tué par un homme effraye la pensée, un homme tué par les hommes la consterne."

"Eh bien, songez-y, qu'est-ce que la peine de mort ? La peine de mort est le signe spécial et éternel de la barbarie. Partout où la peine de mort est prodiguée, la barbarie domine ; partout où la peine de mort est rare la civilisation règne."

"Je vote pour l'abolition pure, simple et définitive de la peine de mort."

29 mars 2007

Faillite : Sarkozy et Joissains déposent le bilan

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Les policiers ne peuvent compter que sur eux-mêmes

Mardi, jour de visite électorale de Sarkozy à Avignon, des policiers ont manifesté à Marseille. Pourtant, d'après l'ex-premier flic de France, tout allait mieux grâce à lui. Faut croire que ses fiches étaient mal renseignées. Ils disent manquer d'effectifs alors que leurs missions sont de plus en plus nombreuses. Ils veulent parler de leurs salaires et de leurs retraites. Ils veulent être reconnus comme exerçant une profession à risques. Autrement dit, comme beaucoup de nos concitoyens inquiets pour leurs conditions de vie, ils ont voulu le faire savoir dans la rue. On les comprend. Ils étaient 2500 selon la police et 3500 selon… les policiers qui manifestaient. On peut donc aussi légitimement se demander ce que valent les chiffres quand les protestataires ne sont pas des… policiers.

La Bac va-t-elle recruter Joissains ?

A Aix et dans le pays d'Aix, depuis quelques temps, les "vols à la roulotte" ont augmenté. Ce qu'a confirmé le procureur de la République lui-même. Pas un quartier n'est épargné par ce type de petite délinquance. Le phénomène est bien sûr mal vécu par les victimes. Ici, on vole des roues et on dérobe des autoradios, là on raye les carrosseries et on fouille les intérieurs. Voilà en effet de quoi énerver les propriétaires de véhicules. Il ne reste plus à Joissains, championne hors pair de la sécurité, qu'à prendre l'uniforme et rejoindre la Bac pour faire le boulot elle-même.

Les rodéos de Sarko en vidéo

Le site "antisarko" publie une vidéo retraçant le parcours du ministre agité depuis 2002. Un reportage à faire circuler.

http://www.antisarko.net/spip.php?article3152

28 mars 2007

Le conseil municipal saisi par la danse de Saint-Guy

En direct de l'Hôtel de Ville comme si vous y étiez !

Hotel_Ville_noirSiéger au conseil municipal d'Aix est un vrai régal. Au cours de tous mes mandats – vous pouvez en savoir plus en cliquant sur ma binette, oui, là, en haut à gauche – je peux dire que j'en ai vu des cirques, et même de toutes les couleurs. Mais, je dois avouer que la mairie actuelle bat tous les records en… noir.

De séance en séance, chacun peut constater que la mairie actuelle n'est pas loin de faire toucher le fond à notre pauvre ville d'Aix. Ce qui choque le plus, ce sont la gestion aveugle et l'ambiance grotesque que se complaisent à perpétuer Joissains et son équipe.

Lundi soir, nous avons frisé le tragi-comique absolu. L'ordre du jour n'y était pas pour rien.

Sur 60 questions moins une (le dossier sur le plan d'exposition au bruit de l'aérodrome des Milles a été retiré sans autre explication), à peine une demi-douzaine méritait un intérêt. Pas pour leur originalité mais pour l'absurdité caractérisée de leur contenu, en particulier pour deux rapports plutôt fantasques.

L'esprit du Carnaval d'Aix a été cassé par le mépris du maire à l'égard du Comité officiel en le privant d'une subvention réduite qui avait été votée en février.

L'autre sujet concernait le recours de la Ville contre un haut fonctionnaire qu'elle avait licencié indûment il y a trois ans. La délibération proposait de se pourvoir en cassation et de demander un sursis à exécution d'une décision du Tribunal administratif qui condamnait la Ville. Le dossier présenté aux élus n'était qu'un fatras juridique digne d'un amateur.

La commission d'études sur les antennes relais a été amendée par l'opposition car le maire voulait désigner quasiment tous ses membres ! Nous verrons bien ce que Joissains en fera. Mais une nouvelle mascarade n'est pas exclue.

Alors que je l'interrogeais sur ses intentions concernant l'hébergement d'urgence et la situation des SDF d'Aix, le maire a refusé de s'expliquer au prétexte qu'elle a saisi la justice. La vérité, c'est qu'elle n'a jamais mis en œuvre aucune politique digne et appropriée au contexte aixois.

Pour ce qui est de l'ambiance du "Barnum", si un sismographe avait pu en mesurer l'intensité, la pointe du crayon aurait été saisie de la danse de Saint-Guy. Eclats de voix, invectives, réactions convulsives de certains élus, agitation et moulinets du maire, chaque nouvelle clownerie concourait à électriser la salle des Etats de Provence.

Au moment du dossier sur le Carnaval, le public s'y est mis aussi en interpellant vivement le maire qui n'a rien trouvé d'autre que de demander l'expulsion d'une jeune femme bénévole de l'association. Expulsion, expulsion, Joissains ne manque pas d'expérience avec les SDF. Qu'y a-t-il de mal à cela ? Après tout, elle ne fait qu'emboîter logiquement le pas à…

12 mars 2007

Ils ont quitté les lieux mais pas la rue

impasse_Joissains

Les SDF de la Rotonde ont quitté les lieux mais pas la rue. Ils sont désormais logés à "l'impasse Joissains, "rue de la misère". D'après le maire, "manifestement, ces gens se moquent du monde." Peut-on être plus cynique quand on n'a pas construit de logements sociaux, qu'on n'a pas développé l'hébergement d'urgence, qu'on n'a pas pris d'initiative pour des solutions pérennes et surtout qu'on n'a pas été capable d'écoute face à la détresse. Mme Joissains, c'est bientôt votre tour. Comme lui, il va falloir vous en aller aussi. Votre bilan ne vaut pas mieux. Si vous faites encore appel au tribunal, en passant, n'oubliez pas le sens du mot "justice" qui est au fronton.

27 mars 2007

Des brèves en quelques "mots"

Sarkozy : Les mots doux

Sarkozy est un humaniste. Il a dit au journal de PPDA : "Je n'aime pas les mots qu'on jette à la figure et qui sont si violents..." En effet, "kärcher" et "racaille" sont déjà des mots d'amour.

Tic de langage

Chirac arrive à énoncer des propos contradictoires sans paraître paradoxal et sans jamais être pris à défaut. Evidemment, il a un secret rhétorique. Ce secret tient dans ce mot 555 fois répété dans ses discours de 1995 à 2003 : "naturellement".

Qui dit "riches" ?

Il y a parfois de belles surprises. Par exemple, qui parle le plus des riches ? Laguiller, bien sûr, mais en deuxième position, non, ce n'est pas Royal, ni Buffet. Voyez plutôt :

riches

18 février 2007

Mort, mais pas dans un charnier

papon

Je me souviens de son long procès diffusé sur la chaîne Histoire. Comme un effroi. Le bougre, froid, raide, hautain, cynique, vindicatif, n'adressait pas le moindre regard vers le cortège des témoins venus lui rappeler la douleur endurée et jamais finie.

Il y avait pire, c'était l'absence des morts et des disparus dont les ombres innocentes planaient lourdement sur la cour.

Papon est mort d'une insuffisance cardiaque. Il avait donc un cœur aussi ? Peut-être, mais certainement pas une conscience.

Papon, Pinochet, Saddam. Ajoutons Barbie, Touvier, Bousquet et, plus loin, quelques autres, Ceaucescu, Hitler, Staline… Morts, mais pas dans un charnier.

Liste impressionnante. Liste de la honte et de l'indignité.

Que la mémoire collective n'efface jamais les crimes contre l'humanité.

Qu'elle efface encore moins le souvenir de chaque victime tombée pour nous.

25 mars 2007

Prochain conseil municipal : 26 mars

Hotel_de_VilleLa prochaine séance publique

du conseil municipal

se tiendra

Lundi 26 mars à 18h00

à l'Hôtel de Ville d'Aix

Une soixantaine de rapports sont inscrits à l'ordre du jour. Une demi-douzaine seulement constitue des sujets de débat. Parmi ceux-là, le devenir du Carnaval, le problème des antennes relais qui revient après deux reports successifs et le plan d'exposition aux bruits relatif à l'aérodrome des Milles. On discutera du rapport annuel sur la fourrière automobile, d'un avenant pour l'enlèvement des tags et le lot habituel des subventions. L'actualité aidant, d'autres thèmes pourraient surgir à la faveur de certaines décisions. Comme chacun le sait, à Aix, les séances publiques ont un cachet particulier, sans doute pour calmer les prises de… tête.

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