Municipales 2026 : L'élection se jouera-t-elle en triangulaire à Aix ?
DEVINETTE ? En l'état des choses telles qu'elles avancent au fil des jours, on peut déjà se faire une idée avec les profils des candidatures à l'élection municipale aixoise. Mais, selon moi, compte tenu des blocs en présence, on s'achemine certainement vers une triangulaire dont l'issue sera sans doute une surprise. Pourquoi ? Lisez ceci...
/image%2F0404776%2F20260118%2Fob_eda947_municipales-2026-pour-moi.jpg)
Cela se précise peu à peu. On commence à y voir plus clair avec les déclarations des candidatures aux municipales. Unions annoncées dans divers camps politiques ou concurrences à l'intérieur des partis, comme de tout temps, chaque élection réserve ses surprises. Il y a des regroupements sincères établis sur des affinités convergentes. Il y a aussi des combats, parfois de détestation mais aussi de vengeance voire de revanche entre des personnalités qui revendiquent chacune la place de chef. A la fin, il y aura de nombreux "cadavres" sur les trottoirs. C'est la règle du jeu si l'on peut ainsi dire.
Dans le contexte national sorti des urnes depuis l'élection présidentielle, confirmé et aggravé à la suivante de 2014, les prochaines élections municipales devraient voir se reproduire le même scénario. Certes, une élection nationale et une élection locale se distinguent car elles n'ont pas tout à fait les mêmes enjeux et, par conséquent, la même portée. Toujours est-il que les configurations politiques issues des urnes montrent depuis ces dernières années qu'elles font apparaître trois gros blocs. Et qu'il est fort improbable que cela change.
Aix sera-t-elle touchée par ce syndrome ?
Au niveau local, comme on le constate à l'heure actuelle avec les candidatures annoncées, cette tripartition électorale ressemble à un calque décliné dans les grandes et moyennes communes. A Aix-en-Provence, on s'en est aperçu en 2020 avec la toute première émergence même minoritaire d'élus du camp macroniste au conseil municipal. Que va-t-on trouver cette année ? Il y a d'abord Sophie Joissains pour le soi-disant centre alors qu'elle est bien de droite et qui souhaite, en tant que maire sortante, être pour la premère fois candidate sur son propre nom. Il y a Philippe Klein pour "Horizons", le parti d'Edouard Philippe, prétendant réunir ce qu'il reste du macronisme et qui ne représente à vrai dire pas grand-chose dans notre ville tant le système Macron est finissant. Il y a le revenant périmé Jean-Louis Geiger passé de l'UDF au RPR et désormais au RN.
Enfin, il y a Marc Pena pour la gauche réunie à l'exception de LFI qui présente sa propre liste dont elle feint d'imaginer de prospérer dans l'électorat aixois toujours enclin à refuser un vote extrême. S'il y d'autres prétendants, ils ne seront que de témoignage conme ont dit. Résultat pour le second tour, au mieux trois listes pourront probablement concourir pour espérer avoir des élus en ayant franchi la barre de 10% nécessaire au premier tour.
Que se passe-t-il si aucune liste ne récolte une majorité de 50% ? On applique alors la règle de la majorité relative. C'est la liste qui aura obtenu le plus grand nombre de voix qui se voit attribuer 50% des sièges. Les 50% restants sont répartis entre les autres listes et la liste ayant déjà bénéficié des premiers 50%. Ce mode de scrutin à deux tours créé par François Mitterrand en 1982 permet ainsi d'assurer une majorité absolue à l'équipe gagnante.
Depuis, il a aussi été instauré pour les élections régionales. Cas particulier : les élections européennes se font à un seul tour à la proportionnelle intégrale.