lundi 7 juillet 2008
Logement : Pays d'Aix Habitat, toujours aussi Opac…
En 2003, un premier rapport de la MIILOS (Mission interministérielle d’inspection du logement social) avait sévèrement épinglé l'OPAC Pays d'Aix Habitat présidé par Maryse Joissains. Il avait fallu insister longtemps pour en avoir la copie intégrale. Elle nous fut remise mais des noms de personnes ayant étrangement obtenu des logements étaient couverts d'encre pour les rendre illisibles.
Nous savions que la MIILOS avait entrepris un second rapport pour faire le point sur le suivi des corrections et les évolutions de l'office. Je me souviens d'avoir personnellement réclamé la communication de cet audit courant 2007 au conseil municipal au moment du vote compte administratif. Les élections approchant, il n'y eut pas de réponse. On comprend pourquoi.
Mais ledit rapport existe bien et n'a pas encore été communiqué aux élus et encore moins mis sur la place publique. Pour sûr, il y a quelque chose à cacher. Serait-ce de nouveau à cause d'une question de noms d'élus ou de proches qui auraient bénéficié de privilèges ? Y aurait-il enfin des révélations sur le rocambolesque cambriolage au nouveau siège de l'office de deux ordinateurs contenant des informations confidentielles sur les listes d'attributions de logements dont les rapports ont dit qu'elles se faisaient sur pressions d'élus ou de fonctionnaires ?
Le mystère reste presque entier. Pour essayer de percer le secret, un article du Ravi publié vendredi appporte un nouvel éclairage, avec de surprenantes réactions du directeur de l'office et des élus.
Enquête à lecture modérée
(Clic sur l'image pour agrandir)
Dessin de Moix dans le Ravi
L’office HLM d'Aix est une fois de plus épinglé par la Miilos (Mission interministérielle d’inspection du logement social). Mais personne n’en parle. Pas même les élus d’opposition ! Le Ravi s’est toutefois procuré une copie du rapport très "confidentiel".
Le voile est levé ! Depuis le contrôle que la Mission interministérielle d’inspection du logement social (Miilos) a effectué à "Pays d’Aix Habitat" entre janvier et août 2007, le rapport tardait à sortir. Election oblige. Il est finalement paru devant le conseil d’administration de l’office public d’habitat (OPH) le 30 mai dernier. Attention ! Le document n’a pas pour autant été distribué durant la réunion. "Il est consultable sur place", assure Dominique Bindler, directeur général de l’organisme. De quoi susciter les suspicions. D’autant qu’en décembre 2003, la Miilos avait publié un audit de ce type qui avait, quant à lui, défrayé la chronique…
A l’époque, les enquêteurs dénonçaient de multiples "dysfonctionnements" : des attributions de logement anormales, comme l’octroi d’un appartement à une adjointe au maire d’Aix également administratrice de l’OPH, la succession de quatre directeurs généraux entre janvier 2001 et mai 2003, le fort absentéisme des agents, des appartements de fonction accordés abusivement et à des prix défiant toute concurrence (de 10,98€ à 16,77€), un suivi défaillant des entreprises prestataires de services, une régularisation tardive des charges locatives… La liste n’est pas exhaustive.
Depuis ces années sombres, l’OPH s’est-il amélioré ? Suspense! "Monsieur Bindler ne m’a pas autorisé à vous montrer le rapport", objecte l’un des cadres de l’office, en possession du précieux document. Il faudra donc se contenter du compte-rendu laconique lâché par le directeur en personne. "C’est plutôt positif comparativement à l’ancien rapport", annonce-t-il sans bredouiller. Et sa subalterne de renchérir : "Nous n’avons aucune amende à payer." Interrogé, le vice-président de l’office, Jean Chorro, également premier adjoint de la ville d’Aix, résume à son tour le document : "Il y a quelques observations mais rien de dramatique… Nos loyers sont trop bas et notre masse salariale trop importante. Mais nous en avions besoin pour boucler le chantier du centre social de la Zup."
Pas mieux !
Vérité ou interprétation ? Réponse dans la copie que le Ravi, "le mensuel régional qui ne baisse jamais les bras", est finalement parvenu à se procurer. Si la conclusion note des efforts pour "réorganiser les services", elle ne décerne pas pour autant la palme d’honneur à Pays d’Aix Habitat. Bien au contraire. Elle relève certes deux points forts (contre un seul en 2003), mais douze points faibles et quatre "anomalies ou irrégularités particulières" (contre cinq et trois auparavant).
Parmi ses vingt-cinq observations, la Miilos reconnaît quelques progrès. Par exemple, le cas des vingt-et-un agents ayant "bénéficié de logements appartenant à l’office moyennant des loyers bas et sans versement de dépôt" est, selon la mission interministérielle, "soit réglé, soit en cours de règlement".
La Miilos constate cependant que d’autres "incohérences" persistent. Suite à une "vague importante de recrutements" en 2006 et 2007, elle déplore ainsi une moyenne de 29,8 agents pour mille logements alors que la médiane nationale se situe à 21,9 (soit 36% de plus). Le "sureffectif" s’avère criant dans le nettoyage et dans les espaces verts avec quatorze salariés pour mille logements contre 2,2 sur la médiane nationale ! "Or, cela n’apparaît pas pour autant comme un gage de qualité du service rendu aux locataires", remarque la Miilos. Quant à l’absentéisme, il demeure élevé avec un niveau de "33,3 jours ouvrés par agent soit plus de 15% de la durée théorique de travail".
Autres carences : les impayés, le fonctionnement de la commission d’attribution, la maintenance du parc, le suivi des entreprises prestataires, le remisage à domicile des véhicules de service par certains agents, une trésorerie en chute ou encore un retard dans le "diagnostic amiante" du patrimoine… Enfin, la régularisation des charges reste encore trop tardive : "Pour l’année 2005, elle n’est intervenue qu’en octobre 2006. De plus, cette même année, 190.304 euros de charges de chauffage ont été facturés à tort à 1354 locataires mais remboursés le mois suivant". De quoi intéresser l’opposition municipale ? Faux. C’est même l’amnésie généralisée.
Silence radio parmi les élus de gauche. Ni Alexandre Medvedowsky, président de l’OPAC sous l’ère Picheral (ancien maire d’Aix) ni Nathalie Leconte, actuelle administratrice, n’ont répondu à nos sollicitations. Quant au Modem François-Xavier De Peretti, il ne semble pas davantage s’en préoccuper : "Je n'ai pas le rapport, il n'a pas été communiqué aux élus. C'est vous qui m'apprenez qu'il aurait été rendu."
Pourtant, durant la campagne, tout ce monde se souciait des HLM. Le PS diffusait des tracts de huit pages pour mettre un "carton rouge à Maryse Joissains pour sa politique de logement" et concluait : "La Miilos procède actuellement à une nouvelle inspection de Pays d’Aix Habitat. Cette fois-ci encore, Mme Joissains tentera sûrement de reporter les fautes de gestion sur ses prédécesseurs." François-Xavier De Peretti souhaitait, quant à lui, "mettre un terme à la crise qui mine Pays d'Aix Habitat, l'office public d'HLM de la Ville".
Au bout du compte : blackout total ! Mieux : personne n’ose ou ne prend le temps de jeter un œil à l’enquête (nos multiples appels téléphoniques auprès d’élus de tous bords auront peut-être modifié la donne entre le temps de la rédaction de cet article et sa parution…). D’après le cadre "chargé de montrer le rapport", jusqu’au 20 juin dernier "une seule personne était venue consulter ce document. Et ce n’était n’est pas un élu". Allez ! Chut ! L’info risquerait de s’ébruiter… (Journaliste : Adèle Monlairjih)
Le site officiel de la MIILOS :
www.logement.gouv.fr/article.php3?id_article=5616
Commentaires
La gestion de L'OPAC Pays d'Aix habitat serait-elle une Affaire de copains et de coquins ?
On comprend mieux la tentative de transaction avec le CCAS de Venelles pour la vente de 24 logements sociaux à cet organisme sur la commune de Venelles et avortée grâce à la ténacité de membres "teigneux" (dont j'étais) du CCAS devant le TA. A l'époque j'avais attiré l'attention de Mme La Présidente de l'OPAC Pays d'Aix Habitat ( maire d'Aix en Provence et Présidente de la CPA), ainsi que celle du directeur de l'OPAC, sur les irrégularités dans la décision de cette transaction du président du CCAS et maire de Venelles. En vain et sans réponse! J'avais aussi été déçu du manque de pugnacité des élus socialistes à la CPA (que j'avais informés) lorsque la présidente avait fait voter par la CPA la garantie d'emprunt accordée pour l'OPAC afin d'effectuer cette transaction. Seul Serge Briançon alors membre de la CPA pour la commune de Venelles était "monté au créneaux" sur ce sujet et avait évoqué le rapport MIILLOS.
J'ai aussi appris au hasard de la lecture d'un fait divers (conflit de voisinage)paru dans La Provence que la fille du maire de Venelles était employée de l'OPAC en même temps que son locataire.
article OPAC
Bonjour,
l'article concernant le rapport de la MILLOS ne refléte pas la réalité concernant la réaction des élus de l'opposition, moi je n'ais pas été contacté pour répondre à cette presse et par notre action nous avons et continuopns à dénoncer la mauvaise gestion de cet organisme et la politique de joissains
infos bulles
c'est sure quelle infos blog que l'ont voit les infos bulles ;;;;;;;;;;;;; yoel
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