Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
Publicité
le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Derniers commentaires
Archives
19 juin 2008

La pub, c'est pas si net !

vraiment_marre_de_la_pubLa publicité nuit gravement

à la santé mentale

et à celle de notre entourage

La publicité crée une forte dépendance

à la (sur)consommation

Pub ou pas pub pour la télévision publique ? Beau casse-tête, hein ? Mais les faits sont là : nous sommes tous encerclés, envahis, pilonnés et conditionnés par les messages commerciaux en tous genres. Pas un jour sans qu'un nouvel espace ne soit déniché par les publicitaires.

La publicité ne se tient jamais à distance. Elle a même réussi le tour de force de nous transformer en porteurs de marques à même le corps. Elle est notre seconde peau tel un sparadrap dont on ne peut plus se débarasser.

Elle use de tous les moyens pour nous atteindre et nous assigner l'ordre de plier à ses injonctions. Elle s'infiltre insidieusement dans notre cerveau même quand on croit ne pas la voir.

Après les vecteurs traditionnels que sont le cinéma, la télévision, la radio, la presse ou l'affichage, la publicité mise à fond sur le développement de l'Internet pour ne plus nous lâcher.

Internet étend sa Toile

         

Le seuil d'un Français sur deux est largement dépassé. Selon l'observatoire mis en place par Médiamétrie, 33,2 millions de personnes âgées de 11 ans et plus (soit 62,8% de la population) se sont connectées en avril, contre 29 millions un an plus tôt. Une telle progression, forcément, est payante : Internet représente 2,3% du marché français de la publicité (hors mailing). Pas très impressionnant ? Voire.

D'abord, il s'agit d'une performance remarquable pour un média qui ne pesait à peu près rien dix ans plus tôt. Ensuite, à lui seul, il soutient un secteur économique qui serait près de sombrer sans lui : selon une étude de l'Institut de recherches et d'études publicitaires et de France Pub (groupe Hersant média), l'ensemble des dépenses de communication des annonceurs a progressé de 0,6% en 2007 par rapport à l'année précédente pour atteindre 32,7 milliards d'euros, tandis que dans le même temps celles d'Internet grimpaient de 36,5% (de 34,5% selon une autre étude TNS Sofres).

Le poids lourd du secteur reste le marketing direct (29,8% de part de marché), qui regroupe à la fois la distribution de prospectus, le démarchage par téléphone et… l'envoi de mails. Comparée aux recettes publicitaires des seuls médias classiques, la part du dernier-né passe à 4,2%, celle de la presse s'élève à 40,5%, la télévision : 29,4%, l'affichage : 9,4%, la radio : 6,5%, le cinéma : 0,8%, tandis que les annuaires papier et Internet représentent 9,2% de ces 11,7 milliards d'euros de recettes publicitaires. A ce rythme-là, l'ascension fulgurante du web pourrait lui permettre de doubler la radio et l'affichage prochainement.

Lire le très instructif article de Martine Valo publié dans Le Monde 2, le 13 juin 2008

http://www.lemonde.fr/le-monde-2/article/2008/06/13/comment-la-publicite-envahit-internet_1057365_1004868.html#ens_id=1057567

Publicité
18 juin 2008

Debré veut réformer la carte électorale, mais...

conseil_constitutionnel

Alors que le débat sur la réforme des institutions fait rage, un autre grand chantier se profile à l'horizon. Mais à pas feutrés. Il concerne pourtant la refonte de la carte électorale des circonscriptions, celles de l'Assemblée nationale. C'est Jean-Louis Debré, président en titre du Conseil constitutionnel, qui s'y est collé. Résultat : une réflexion pertinente. En revanche, pour le Sénat, c'est le sur place.

En effet, de l'autre côté, le gouvernement met de gros verrous à toute avancée sur la nécessaire réforme du mode de représentation au Sénat. Et s'obstine ainsi, en dépit du bon sens mais dans son intérêt bien compris, à vouloir maintenir une forte réprésentation de la campagne, une campagne qui s'est pourtant dépeuplée en migrant inexorablement vers la ville.

Le principe démocratique de l'alternance politique n'est donc pas possible tant que les sénateurs ruraux seront plus nombreux que leurs collègues urbains.

Pour l'Assemblée, le Conseil constitutionnel a rappelé l'impératif de ce redécoupage (*). Après dix mois et quelque 1.100 réclamations ou saisines jugées, il a arrêté les "observations relatives aux élections législatives de juin 2007". Revenant sur le déroulement du scrutin et les règles qui le conditionnent, les Sages préconisent aussi une clarification des règles de financement des campagnes.

L'observation la plus contraignante concerne le redécoupage des circonscriptions. "L'Assemblée nationale, rappellent-ils, doit être élue sur des bases essentiellement démographiques". Or, l'actuelle carte électorale repose sur les données du recensement de 1982. L'évolution de la démographie française "a mis en lumière des disparités de représentation peu compatibles" avec le principe d'égalité des citoyens.

"Il est désormais impératif de procéder à ce découpage", conclut le Conseil. Pour preuve de cette urgence, Debré et les Sages relèvent que 461 arbitrages examinés après le scrutin 2007 concernent le découpage. Ces dossiers ont d'ailleurs fait exploser le nombre de réclamations, qui passe de 162 en 2002 à 592 en 2007. Tous les contentieux relatifs au découpage ont été rejetés, y compris quand l'écart de population des circonscriptions au sein d'un département approche du simple au double.

Mais le législateur est prévenu : le Conseil ne pourra pas transiger plus longtemps avec le principe d'égalité devant le suffrage. Jean-Louis Debré s'est également montré attentif à l'impact des nouvelles technologies sur les scrutins. Les Sages demandent que le démarchage téléphonique, les SMS et MMS, Internet soient encadrés par la loi électorale. Le Conseil met par ailleurs en garde contre les incidents qui ont émaillé l'utilisation des machines à voter électroniques : leur répétition peut "accroître la réticence psychologique des électeurs".

Le Conseil constitutionnel profite enfin du 20e anniversaire de la loi sur les comptes de campagne pour accorder un large satisfecit au dispositif "qui a pleinement atteint (ses) objectifs". Peut-être trop bien, puisque les Sages demandent quelques assouplissements.

A l'examen des 507 saisines de la commission nationale des comptes de campagne, le Conseil s'interroge sur "la nécessité des sanctions" contre un candidat qui aurait réglé directement de menues dépenses quand la loi prévoit que seul son mandataire peut le faire. Les Sages jugent par ailleurs disproportionnée l'inéligibilité qui frappe les manquements aux règles de financement : "Cette sanction est beaucoup plus sévère que celle qui s'applique à un candidat dont l'élection a été annulée à la suite d'une fraude ou d'une manœuvre condamnable."

A cet égard, le Conseil cite en exemple le cas de Georges Fenech, député UMP du Rhône, frappé d'inéligibilité : les Sages, qui ont confirmé l'infraction, ne remettent en cause ni sa "bonne foi" ni sa "sincérité". Il y a deux semaines, c'est Raymond Durand, son suppléant qui a été élu au second tour de la législative partielle.

(*) Source : Le Figaro du 30 mai 2008

Pour y voir plus clair sur les enjeux de la réforme des institutions,

Une excellente analyse du projet sur les institutions :

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/05/gouverner-cest.html 

Les principaux points du texte adopté : http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/06/04/reforme-des-institutions-les-principaux-points-du-texte-adopte-par-les-deputes_1053435_823448.html 

5 bonnes raisons d'être contre :

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/06/rforme-des-inst.html

19 décembre 2007

Budget primitif 2008 : Rien derrière la vitrine…

budget_primitif_2008

(Clic sur l'image pour agrandir)

Le budget résumé à l'essentiel

                     

Pour la dernière séance du conseil municipal, j'ai été le seul à intervenir sur le fond du dossier. Je n'ai pas repris la totalité des éléments développés en octobre. (Lire mon compte-rendu du 24 octobre, "Le budget 2008 sous respiration artificielle", rubrique "BILANS"). En revanche, j'ai voulu retenir quelques indicateurs qui montrent l'inertie de la municipalité sortante.

Gérard Bramoullé s'est vanté de ne pas avoir augmenté la fiscalité directe. Ce n'est pas comme cela qu'on peut mener une politique solidaire. Ce qui n'a pas été prélevé depuis six ans l'a été indirectement par la hausse permanente des taxes et tarifs divers qui s'appliquent de manière égale à tous les Aixois sans prise en compte du niveau des revenus.

L'adjoint aux finances a fait aussi de la gonflette sur les investissements. Mais quand on regarde le budget général, il n'est pas difficile d'établir que le fonctionnement absorbe jusqu'à 68% et qu'il ne reste que 32% pour l'investissement.

La volonté politique n'aura pas été le grand fort de cette équipe. L'absence de nouveaux projets a empêché des retours financiers partenariaux. La chose est aisée à comprendre : 1€ investi peut faire rentrer 2 ou 3€ de cofinancement par l'Etat ou les collectivités.

Maryse Joissains a privé Aix de ces ressources et n'a fait que piocher dans les fonds communaux ou intercommunaux. Quant à la charge de la masse salariale de la Ville, le taux de 56,60% est au-dessus des moyennes nationales pour des communes de taille comparable.

Un fonds de commerce inerte

                     

Depuis plusieurs années, le budget de notre ville subit la politique de désengagement de l'Etat. J'ai insisté sur trois exemples : la Dotation globale de fonctionnement (DGF) a été versée à la baisse, le Contrat de croissance et de solidarité (CCS) a été supprimé, la Caisse d'allocations familiales (CAF) a réduit ses aides de 63% à 56% en six ans.

L'adjoint aux finances a présenté comme une prouesse le désendettement de la Ville. Sauf que c'est parfois le signe d'un manque de projets. Pourtant, si la baisse de la dette est effective, on ne peut que constater que l'emprunt a été constamment à hauteur d'une moyenne de 20M€ par an… pour renflouer les caisses. Heureusement que le produit des jeux du casino municipal a été croissant, passant de 6M€ en 2001 à 10M€ pour 2008.

Au total, j'ai résumé mon opinion de la façon suivante : "Globalement, on a l'impression que vous nous présentez le même budget qu'en 2002. Il n'a pas évolué dans le sens des besoins et des attentes des Aixois, notamment pour le logement et le foncier, la propreté, la vie associative ou les crèches. Vous avez géré une boutique en faisant de la technique budgétaire. Vous avez beaucoup décoré la vitrine mais vous avez laissé le fonds de commerce inerte. Ce n'est pas un bon signe de dynamisme pour la Ville d'Aix-en-Provence. Il y a énormément de besoins. Les populations défavorisées attendent. Je ne rappellerai pas ce qui s'est passé avec les SDF ou les 5.000 familles en attente d'un logement social."

30 avril 2008

Ça, c'est de la bonne gestion, pas vrai ?

L'OPAC fait des blagues maintenant...

Lisant les annonces légales des marchés publics, j'ai été attiré par un appel d'offres émanant de l'OPAC Pays d'Aix Habitat. Après sept années d'inertie de l'office et d'absence alarmante de construction de logements, mon esprit s'est réjoui de découvrir une telle annonce.

Hélas, une fois lues les premières lignes, j'ai vite dû déchanter. Il s'agissait d'un appel d'offres pour la fourniture à l'OPAC de 500 agendas de bureau pour 2009. Qui sait ? Peut-être pour y programmer les milliers de logements qu'attendent tant de familles en difficulté…

Le sur place des Cardeurs

La place des Cardeurs n'en peut plus, vraiment plus. Le chantier du projet de requalification avait été prévu pour durer deux ans. Mais quatre ans déjà sont passés. Et il risque d'en prendre un de plus. D'ici là, les riverains, les commerçants et leurs clients auront à souffrir une situation chaotique qui se prolonge.

Les retards se sont accumulés car le dossier n'était pas suffisamment prêt. En cours de route, on a découvert qu'il fallait refaire de nombreux réseaux souterrains. Pourtant, tout le monde sait que n'importe quel projet de cette nature pose ce type de problème. Puis, la Semepa a pris le relais la Ville pour mettre aux normes l'ascenseur du parking.

A plusieurs reprises, les riverains et les commerçants ont dénoncé le manque de concertation sur le phasage des travaux et sur certains aspects du projet. Jean Chorro, premier adjoint chargé du dossier, a bien tenté d'organiser des réunions mais... toujours après coup. Pour dédouaner la Ville et la Semepa de leurs errances, il a d'ailleurs proposé au conseil municipal d'accorder une exonération partielle de la taxe d'occupation du domaine public.

La finition des travaux en surface est annoncée pour l'année prochaine. Elle dépend du résultat de l'appel d'offres qui sera lancé en juin. Ii n'y a plus qu'à croiser les doigts. 

Carnaval, un retour à surveiller

La faute serait-elle enfin corrigée ? L'avenir le dira mieux. Dimanche dernier, le Carnaval d'Aix a vu la réapparition des chars. Sous le précédent mandat, j'avais dénoncé le remplacement de la tradition par des prestations d'arts de la rue achetées au prix fort.

Voyant leur subvention annuelle réduite à la part congrue, le Comité officiel et les bénévoles du Carnaval s'étaient fâchés, estimant que leur travail était déconsidéré par la mairie. Ils avaient manifesté leur mécontentement en refusant de participer.

Il a fallu deux années d'éditions ratées, et boudées par le public, pour que Maryse Joissains rectifie le tir. Ce dimanche, le Carnaval a offert un mélange avec un défilé de huit chars et d'animations artistiques de rue. Les chars utilisés avaient été amortis financièrement les deux années antérieures.

Pour la prochaine saison, la Ville fera-t-elle l'effort de doter convenablement le Comité officiel ? C'est à ce moment-là qu'on verra si les choses rentrent enfin dans l'ordre.

carnaval_2008

7 juin 2008

Respect ! Monsieur le Président !

cotillonsCe week-end, profitons de ses déplacements à l'étranger pour lui rendre un hommage ému et reconnaissant. Avions-nous jamais eu la chance avant lui d'être représentés avec tant de finesse et d'élégance ? N'est-il pas le premier de tous les présidents de cette République à avoir inauguré un style à nul autre pareil, digne de rehausser pour longtemps le prestige de notre France ? Depuis l'avènement de notre bienfaiteur, notre pays est apaisé et nos concitoyens extatiques. Voici, résumés en 4 petites minutes les 10 meilleurs moments d'un an de vrai bonheur… qui en annonce tant d'autres !

Clic ici pour voir la vidéo :

http://www.dailymotion.com/video/x58pn5_nicolas-sarkozy-le-top-10-de-sa-1-a_news

Publicité
4 juin 2008

L’affichage publicitaire, pollution visuelle et mentale

liberation

Impossible d'y échapper. Affichage dans la rue, publicité dans la presse, à la radio et à la télévision… la liste n'est pas exhaustive. Il n'est pas le moindre programme de télé qui ne soit encadré par une annonce et présenté "avec la marque truc ou machin" sous un prétexte fallacieux de lien avec le contenu de l'émission. Rien d'innocent là-dedans.

J'ai trouvé cet article, lumineux, de Nicolas Hervé, doctorant, membre du "Collectif des déboulonneurs", en page Rebonds de Libération du 21 mai. A mon tour, de vous en faire profiter en lui en faisant la publicité… Deux minutes suffiront.

Elles s’imposent à nous en permanence, défigurant nos paysages, violant nos consciences, manipulant nos enfants : les affiches publicitaires sont incrustées dans nos villes, nos campagnes et nos transports. Tout le monde le constate, beaucoup le regrettent, certains le critiquent mais personne ne répond. Particularité française, notre pays est au premier rang mondial pour la proportion des dépenses publicitaires liées à l’affichage (environ 12 %, soit 2,5 milliards d’euros).

L’affichage est régi par une loi datant de 1979, extrêmement complexe, très permissive et qui est largement et régulièrement bafouée par les professionnels du secteur. Ceci est avéré et reconnu par les responsables politiques, toutes étiquettes confondues, et par la justice. A lui seul, ce fait mériterait que l’on s’interroge sur la loi actuelle, sur son application et plus largement sur sa légitimité.

Contrairement à tous les autres médias, l’affichage œuvre dans l’espace public. Il y occupe même une place privilégiée : il est impossible de s’y soustraire. Il ne s’agit pas de remettre en question la nécessité pour les acteurs économiques d’informer sur leurs activités. Mais qu’est-ce qui permet de justifier que les messages soient imposés aux usagers de l’espace public ? La liberté d’expression est fondamentale mais elle ne doit pas pour autant prendre le pas sur la liberté de réception. Tout individu doit avoir le choix de recevoir ou non un message, qu’il soit à caractère commercial ou non. Il est ainsi intéressant de noter que l’affichage politique et d’opinion est également réglementé, mais de façon beaucoup plus drastique tant dans les formats que dans la densité des dispositifs.

La dimension des affiches actuellement en vigueur, la généralisation des panneaux lumineux et déroulants, le déploiement toujours plus important des bâches sur les façades d’immeuble permettent de parler de pollution visuelle. Cette qualification est largement admise. Faut-il donc que les publicités aient un message extrêmement important à diffuser pour que collectivement notre société encadre et tolère ces débordements ? L’utilité sociale de cette activité est-elle si évidente pour qu’on ne s’interroge pas à son sujet ? La pollution visuelle et le non-respect des libertés individuelles seraient des contreparties acceptables devant les bienfaits miraculeux de l’affichage publicitaire ?

Quelles sont les réponses des responsables politiques ? Ils reconnaissent tous le problème, promettent d’y réfléchir, de travailler avec les associations sur le sujet, puis bottent en touche lorsqu’ils sont au pouvoir. Un exemple parmi tant d’autres concerne les réponses des différents ministres de l’Environnement aux questions des parlementaires qui les interpellent sur le sujet. Il est presque systématiquement fait référence au travail du Conseil national du paysage. Or ce fameux conseil ne s’est réuni qu’une fois, à sa création en 2001. Depuis, rien.

On nous parle actuellement d’une remise sur pied de cette structure. Avec quel périmètre ? Dans quels délais ? Là encore, c’est le flou artistique dans les couloirs du ministère de l’Ecologie. On parlait à l’UMP d’une refonte des lois sur le paysage pendant la campagne présidentielle. Ces questions ont été les grandes absentes du Grenelle et sont enterrées pour l’instant.

A travers l’affichage, d’autres questions liées au système publicitaire sont également soulevées. L’actualité a été plutôt riche de ce côté ces derniers mois. Le financement de services publics par la fameuse "manne publicitaire" a fait couler beaucoup d’encre en ce début d’année. Tout le monde semble d’accord pour dire que la suppression de la publicité est une bonne chose pour la qualité du service audiovisuel public. Cependant, à aucun moment la réflexion n’a été étendue à l’espace public dans son ensemble. Est-il normal que des services publics soient financés par une taxe privée ? Car, même si personne ne le rappelle, il est évident que l’argent de la publicité ne tombe pas du ciel. Les dépenses des entreprises pour leur communication extérieure sont de l’ordre de 30 milliards d’euros. C’est-à-dire 500 euros par personne et par an répercutés sur le prix des produits. Une nouvelle piste pour le pouvoir d’achat ?

Le système publicitaire prélève donc sa taxe, de façon beaucoup plus discrète que l’impôt public. L’homme politique est trop heureux de faire miroiter la gratuité d’un service et de s’enorgueillir de la stabilité des prélèvements fiscaux. Il s’agit là de la plus pure hypocrisie. Nous en avons récemment eu un bel exemple à Paris avec le marché des Vélib’ en échange de la concession des panneaux d’affichage sur le domaine public. Le règlement local de publicité voté par la suite est de la poudre aux yeux permettant au maire de justifier d’une action contre l’invasion publicitaire (preuve que le thème est porteur à quelques mois d’une échéance électorale) sans fondamentalement modifier le paysage urbain de la capitale.

Concernant les contenus diffusés par ces publicités, un exemple récent illustre bien les enjeux. Les spots publicitaires sur les aliments gras et sucrés sont sur la sellette grâce au travail de plusieurs associations qui arrivent péniblement à faire prendre en compte les dangers qu’ils représentent pour la santé des enfants, notamment en ce qui concerne l’obésité. Ce type de publicité est-il moins dangereux lorsqu’il s’étale en 4x3 dans la rue ? La justice a depuis peu apporté un début de réponse à cette question lors du procès de membres du "Collectif des déboulonneurs" en reconnaissant que le "risque environnemental, social et sanitaire" de l’affichage publicitaire est "sous-évalué".

L’affichage publicitaire est-il intouchable en France ? Les relations entre nos dirigeants politiques et les publicitaires sont-elles si fortes pour que la chape de plomb soit encore maintenue longtemps sur le sujet ? Ces questions appellent une "rupture" avec la politique des trente dernières années.

10 janvier 2008

Ce que j'avais dit aux municipales de... 2001

carton_rougeAu terme de ce mandat, je ne résiste pas au plaisir de publier quelques extraits de ce que je disais lors de mon intervention en réunion publique au centre des congrès le 6 mars 2001 à la veille du premier tour des municipales. J'y décrivais les risques que faisait courir une élection à la mairie de l'équipe de Maryse Joissains. Et nous y voilà. Ce n'était pas de la prémonition, juste un constat.

Toujours tristement d'actualité…

Permettez-moi de vous faire part de quelques considérations :

Ÿ Nos adversaires font dans la pure illusion. Ne leur faites pas confiance : ils ne nous présentent qu’un mauvais catalogue de gadgets et de gesticulations, néfastes pour notre ville, néfastes pour nos concitoyens.

Ÿ Nos adversaires parlent de leurs prétendues compétences. Ne leur faites pas confiance : ils n’ont que de vieux réflexes enrobés de démagogie.

Ÿ Nos adversaires parlent d’une nécessité d’alternance. Ne leur faites pas confiance : ils n’ont que la nostalgie du passé, surtout de leur propre passé, bien peu glorieux, que nos concitoyens ont déjà sanctionné irrévocablement à plusieurs reprises.

Ÿ Nos adversaires parlent de restaurer la dignité. Ne leur faites pas confiance : rappelez vous, ce sont les mêmes qui faisaient tristement rire toute la France.

Ÿ Nos adversaires parlent d’un besoin d’écoute. Ne leur faites pas confiance : lorsqu’ils étaient au pouvoir, ils n’entendaient au mieux que d’étranges voix… Non, décidément, ils n’ont absolument rien appris ! Leur seule union, c’est leur désunion !

29 mai 2008

Affaires immobilières de la Semepa : Vive l'hypnose !

logo_semepa

Le scandale des affaires immobilières de la Semepa qui a éclaté il y a six mois est revenu inopinément au conseil municipal de lundi. La Provence y a consacré tout un article hier. Ce qui me surprend, c'est la manière dont Maryse Joissains s'est dédouanée de toute responsabilité.

Pour ce faire, le subterfuge était tout prêt. Il a consisté à réagir par une opération de charme qui ressemble à s'y méprendre à une manipulation mentale.

1. Maryse Joissains affirme qu'en 2001 elle avait "interdit à la Semepa de vendre un bien à deux élus qui en avaient fait la demande". Ces deux élus auraient donc obéi pendant six ans avant de céder à la tentation et de passer à l'acte en 2007. La Semepa aurait donc éntériné leurs souhaits à l'insu de Maryse Joissains.

2. Elle a occulté le sort de la délibération à l'origine du scandale, dossier qui avait pourtant bel et bien été présenté en décembre 2007 au conseil municipal. Cette délibération s'appuyait sur une décision prise en conseil d'administration de la société d'économie mixte.

3. Au lendemain du conseil municipal, suite à un premier article dans La Provence, elle avait déclaré ne pas avoir été au courant de la portée de la délibération, qui a été votée sous "son autorité". Question : que vaut "son autorité" si elle fait voter n'importe quoi ou laisse entendre qu'elle ne connaît pas le dossier, alors qu'elle dit en même temps avoir eu vent d'une demande en 2001 ?

4. Elle fait porter le chapeau de cette affaire à son ancien adjoint aux sports, Jean-Gilbert Zozor, celui-là même qui voulait acquérir un bien pour sa compagne et en destiner un autre à un copain du monde sportif, Marcel Desailly. C'est oublier que le PDG de la Semepa était l'adjoint à l'urbanisme, Henri Doglione, qui a avalisé la demande des deux acquéreurs.

5. Ses deux adjoints étaient membres à part entière du conseil d'administration de la Semepa, dûment désignés par le conseil municipal en 2001 sous la présidence de Maryse Joissains. Le rapport a été présenté en décembre par l'adjoint aux finances, Gérard Bramoullé, lui aussi membre du conseil d'administration.

(NB : Il vient d'être nommé PDG de la Semepa).

6. Qui peut sérieusement imaginer une seule seconde, et sans rire, que personne dans l'entourage décisionnel du maire, à aucun moment, n'avait pu se rendre compte du sens très orienté de ces ventes ? Une semaine après le conseil, j'ai moi-même appris sous le sceau de la confidence de deux conseillers municipaux, plutôt choqués, de la majorité que tout le monde connaissait le nom de la compagne de l'élu aux sports et, a fortiori, celui du footballeur, dont l'amitié réciproque était de notoriété publique.

7. J'ai aussi appris qu'un rapport, non rendu public, a été réalisé dès janvier par les services de l'adjoint délégué au contrôle de gestion, qui a bien établi qu'il y avait eu une entente en faveur des deux acquéreurs. Pour tenter de ne pas engager la responsabilité première de Maryse Joissains en tant que maire, le rapport dit que la délibération a été inscrite directement à l'ordre du jour du conseil municipal sans avoir été examinée au conseil des adjoints, normalement présidé par le maire mais qui n'était pas là ce jour-là. Il n'empêche que ce dossier au conseil municipal a été voté par toute la majorité et Maryse Joissains présente sans aucun commentaire de quiconque.

8. Lundi, Maryse Joissains a promis de mettre bon ordre à la Semapa. Mais ce ne sont que des paroles. Car, s'il est vrai que la délibération n'a pas été transmise au sous-préfet qui veille à la légalité des actes, aucune autre délibération n'a été présentée pour annuler la précédente. Que sont devenues les deux autres (sur les quatre) ventes qui, elles, ne semblaient pas poser problème ?

9. Le plus surprenant dans cette évocation de l'affaire au conseil municipal de lundi est que toute l'opposition se soit laissée endormir sans rien réclamer : ni le rapport du contrôle de gestion, ni l'annulation de la délibération de décembre, et encore moins ce que devenaient les biens immobiliers concernés.

10. La Semepa étant une société à compétence communautaire, se trouvera-t-il des élus de la CPA qui sauront ou oseront poser toutes ces questions lors d'une prochaine réunion ? Sinon, ce sera à désespérer de l'exercice démocratique et du droit de contrôle des décisions publiques.

Lire aussi l'historique du dossier, mes articles :

du 21 déc. : http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/12/21/index.html

du 22 déc. : http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/12/22/index.html

du 27 déc. : http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/12/27/index.html

du 8 janvier : http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/01/08/index.html

du 9 janvier : http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/01/09/index.html

28 mai 2008

Poubelle pour les gueux, gros lot pour les patrons

ouais_bon

Dessin de Châtelain

Pendant que de plus en plus de retraités, de pères et mères de famille, de jeunes, de smicards, de rmistes et de SDF ramassent les miettes en faisant les poubelles à la fermeture des marchés, des grandes surfaces et des restaurants, une poignée d'exploiteurs se gave au vu et au su de tous.

En 2007, les grands patrons du CAC 40 ont gagné 58% de plus en une année, soit 161 millions d'euros contre 102 en 2006. Ils n'hésitent pas à arrondir leurs grosses fins de mois de salaire fixe par une augmentation de nombreux avantages : bonus, stock-options, dividendes et jetons de présence.

Les trois premiers du CAC 40 en ont tiré l’essentiel de leurs revenus en 2007 : Pierre Verluca (Vallourec) avec 18 millions d’euros, Gérard Mestrallet (Suez) avec 15 millions et Xavier Huillard (Vinci) avec 13 millions. Eux travaillent moins pour gagner plus sur le dos de ceux qui ont contribué à créer les richesses. Ils battent des records et ont de quoi se préserver de l’inflation. Leurs profits sans nom font vomir.

23 mai 2008

L'hôpital public d'Aix va-t-il crever ?

centre_hospitalier_aix

(Clic sur l'image pour agrandir)

Un premier gros déficit de 16M€ en 2003. Une rémission obtenue en 2006 grâce à une perfusion de l'Agence régionale de l'hospitalisation. Puis, un "plan hôpital" en 2007, qui génère un nouveau déficit de 2M€ en 2008. Pour 2009, le trou est estimé à 4M€. Les personnels s'opposent à ce que l'équilibre budgétaire soit arbitré par le couperet de la suppression de 40 postes.

Qu'on ne cherche pas les responsabilités à l'intérieur de l'hôpital. Non, la cause est ailleurs, clairement identifiée : la casse programmée du service public de santé au profit d'activités lucratives transférées dans le secteur privé.

Aix en est l'illustration parfaite, si l'on peut dire.

Avec des dotations publiques calculées au rendement, une sorte de paupérisation structurelle se développe au sein de l'hôpital. Il en subit les conséquences directes par l'alourdissement de ses charges. Les retombées sont immédiates pour le privé. Les actes rentables trouvent refuge dans les cliniques.

On voit d'abord la clinique de l'Etoile récupérer des lits de maternité aux dépens du Centre hospitalier du pays d'Aix. Puis, la clinique Rambot qui, ayant absorbé la Provençale, annonce la mise en chantier d'un gros projet de polyclinique de 368 lits en se déplaçant vers le Pont de l'Arc... avec l'aval de l'ARH !

On en est là. L'hôpital va-t-il crever ? Il n'en dépend plus que de notre résistance à la casse pour ne pas périr aussi.

Voir mon article "Infarctus interdit à Aix" du 13 avril 2007 :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/04/13/index.html

20 mai 2008

Les "bus cyclistes", une initiative qui roule…

Photo_347

C'est bien volontiers, autant dire avec plaisir, que je reproduis ici l'annonce d'une initiative aussi utile qu'originale. Elle s'adresse à tous ceux qui ont un beau vélo, de bonnes gambettes et une disponibilité d'une heure devant eux.

Le vendredi 6 juin, l'Organisation des Bus Cyclistes ignaugure une liaison à vélo entre Aix-en-Provence et la zone d'activités des Milles (9km). Le rendez-vous de départ est fixé à partir de 7h30, station à vélos près de la gare routière.

Tous les détails se trouvent ici : http://buscyclistes.org

3 avril 2008

Vidéo : Comment Sarkozy file à l'anglaise

sarko_angleterre

(Clic sur l'image pour agrandir)

Dessin de Cabu dans Le Canard Enchaîné

Son  français laisse à désirer, et je n'évoque pas même pas l'impolitesse de certains de ses propos. En anglais, c'est pire. Il parle très très mal, si tant est que l'on puisse dire qu'il parle l'anglais : vocabulaire de CM2, grammaire déficiente, accent fortement français... Parole de linguiste ! Il prononce Brown comme... le nom d'une marque de rasoir ! Cela n'a pas empêché Nicolas Sarkozy de faire dans le visuel, pas seul évidemment, en effectuant une visite d'Etat au Royaume Uni de Grande Bretagne et d'Irlande du Nord les 26 et 27 mars 2008.

Une vidéo sympathique, et un peu coquine, en retrace les moments forts sur fond musical. Découvrez cette apothéose en 1mn21s par un simple clic.

http://link.brightcove.com/services/link/bcpid1137883380/bctid1476709422

14 mai 2008

Le gouvernement se fait faucher sur la loi OGM

OGM_2

(Clic sur l'image pour agrandir)

Hier donc, le gouvernement s'est pris une claque au bout d'une heure et demie de séance. Ne reprenons pas tout le débat. Ne rentrons pas dans les procédures parlementaires qui régissent le vote des lois.

Tout le monde a entendu parler des couacs entre les positions du gouvernement et ceux de Nathalie Kosciusko-Morizet, sans doute l'une des rares ministres à savoir de quoi elle parle (*). Et que, précisément, le gouvernement a voulu faire taire. Quant à certains députés UMP, au comportement ambigu, on peut se demander pourquoi ils n'étaient pas présents hier après-midi.

Or, voilà que le projet de loi sur les OGM arrive devant l'assemblée nationale pour y être voté définitivement. Croyait-on. Seul le premier article est en discussion, celui qui fait problème. Et c'est là que cela devient cocasse.

Jean-Louis Borloo, aussi vendeur de savonnettes que d'habitude, en fait des tonnes pour survendre son projet. "Le Gouvernement a renoncé à l’urgence, bien que le retard pris dans la transposition de la directive invitait à agir vite." […] " Mesdames et Messieurs les députés, vous avez désormais la possibilité de mettre fin à dix années de laisser-faire, dix années de déni démocratique sur l’un des plus grands sujets éthiques, économiques et scientifiques du XXIe siècle." […] "Ce projet de loi permettra aussi de combler notre retard dans la transposition des directives européennes, lequel nous exposait à de très lourdes pénalités financières (50M€)." […] "Ce projet n’est ni "pro" ni "anti" : il ne condamne pas, il n’est pas l’expression d’une opinion absolue."

Intervient ensuite Nathalie Kosciusko-Morizet, plus sobre. Un député lance "Elle a le droit de parler ?" Sourires. La ministre enchaîne, non sans malice : "Tous les arguments ont été entendus, chacun s’est forgé son opinion, nous avons bâti ensemble un compromis. Ce texte est devenu celui du Parlement, autant que celui du Gouvernement." […] "Puisque c’est un compromis, certains pourront avoir des regrets." Parlait-elle d'elle-même avec dérision ?

Puis, c'est le tour du rapporteur de la commission des affaires économiques et de l'environnement, qui, l'innocent, fait béatement son numéro de godillot : "Le débat reste vif au sein de la société civile, mais aussi à l’intérieur de notre assemblée. C’est le signe de la vitalité de notre démocratie, et je m’en réjouis."

            

La gauche perd la première manche...

               

Le député PS Germinal Peiro prend la parole pour exposer que la loi est loin d'être recevable, portant le fer là où il fait mal. "Il y a quelques semaines encore, je rappelais à quel point la question des OGM comptait. Les hésitations de la majorité l’ont bien montré depuis six ans : l’histoire législative des OGM n’est qu’une suite de faux semblants et de reculs destinés à mieux faire passer l’inacceptable.

Le symbole le plus frappant du malaise de la majorité et de l’incapacité du groupe UMP à faire régner l’ordre, date du 6 mai dernier, lorsque M. Copé a obtenu de la conférence des présidents qu’il n’y ait pas de vote solennel sur ce texte, alors que nous l’avions demandé." […] "Le vote aura lieu dans le brouillard de la nuit..." […] "M. Copé préconise une démocratie de caserne, où aucune tête ne doit dépasser." […] "Les citoyens ont le droit de savoir ce que chacun de leurs élus a voté." […]

"Le débat en première lecture a été marqué de graves accusations, venues des rangs mêmes de l’UMP, concernant l’indépendance de certains élus." […] "L'analyse du vote solennel du 8 avril dernier témoigne de cette faillite. 57 % des députés n'ont pas approuvé le projet de loi sur les OGM, soit en s'abstenant, soit en votant contre. Seuls 249 députés sur 577 ont voté pour, 328 manifestant leur opposition, à tout le moins leurs doutes. M. Copé peut vouloir jeter le voile sur cette réalité en organisant en deuxième lecture un vote en catimini, honteux sur un sujet d’une telle importance." […]

"Devant ce constat de faillite, le Premier ministre lui-même s’est égaré dans des sanctions disciplinaires au sein de son propre gouvernement, appliquant à l’UMP et à ses ministres la doctrine de la pédagogie de la sanction. Puisque l’on ne peut convaincre par l’exposé, forçons les consciences, obligeons au silence par la force."

Le groupe SRC (Socialiste, Radical et Citoyen) demande un vote public officiel. Après plusieurs prises de bec entre députés des deux bords, à la majorité de 114 voix contre 85 sur 200 votants et 199 suffrages exprimés, l’exception d’irrecevabilité n’est pas adoptée. La gauche perd la première manche.

            

Et gagne la seconde...

               

Le coup de théâtre intervient à partir de ce moment-là avec la demande de vote sur une "question préalable" (autrement dit, l'opportunité de débattre du texte) avec scrutin public par la voix du député communiste André Chassaigne, auteur de l'amendement à l'origine des couacs dans la majorité. "Le Sénat a introduit de nouvelles dispositions peu claires, qui nécessitent un examen supplémentaire. La discussion de ce texte doit donc être repoussée." […] "Quel est donc le sens véritable de l'amendement du Sénat ? Voilà ce qu’il nous faut éclaircir aujourd'hui. Le maintien de la formulation issue de notre Assemblée était-il une simple concession destinée à donner des gages à une opinion qui a montré son opposition aux OGM ? La compléter avait-il pour objectif de la neutraliser, de la siphonner en la vidant de sa substance ?"

Après quelques ultimes escarmouches, le vote a lieu : à la majorité de 136 voix contre 135 sur 273 votants et 271 suffrages exprimés, la question préalable est adoptée. Et le projet de loi sur les OGM est donc rejeté ! Tous les députés de gauche se lèvent et applaudissent longuement. La gauche a quasiment fait le plein de ses voix. La doite a bien tenté de mobiliser les siens mais en vain (voir la différence sur le nombre des présents entre les deux votes consécutifs).

Rappel des potentiels : Droite : 338, Gauche : 229, Non inscrits : 8

(*) Evoquant les membres de la majorité, Nathalie Kosciusko-Morizet avait déclaré en avoir "marre d'être confrontée à une bande de lâches". [...] "Il y a un concours de lâcheté et d'inélégance entre Jean-François Copé, qui essaie de détourner l'attention pour masquer ses propres difficultés au sein du groupe, et Jean-Louis Borloo, qui se contente d'assurer le minimum", avait rajouté la secrétaire d'Etat à l'Ecologie.

Lire le compte-rendu analytique officiel de la séance (un régal)

(le débat sur les OGM se trouve à la moitié du compte-rendu) :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/cra/2007-2008/155.asp

13 mai 2008

Les pavés de mai de Michel Pezet

"A Aix, l'opposition se retrouve dans la majorité"

Du style et de l'humour, ça ne se refuse pas. La Provence a publié hier une interview de Michel Pezet. Personnellement, j'approuve la totalité de ses propos. 

         

michel_pezet_aix_a_venirL'hiver dernier, Michel Pezet était, sinon le favori de l'élection municipale, du moins l'un des candidats susceptibles de faire pencher la balance. Arrivé au 1er tour en 4e position avec à peine plus de 10%, il avait appelé au second tour à voter pour le candidat PS Alexandre Medvedowsky. Deux mois après l'élection, il revient sur la campagne. Et envisage l'avenir.

                           

         

Ÿ Quel regard portez-vous sur les premières semaines de fonctionnement du nouveau conseil municipal ?

Michel Pezet : Je note que l'opposition pure et dure du mandat précédent et de la campagne, se retrouve maintenant dans la majorité de la CPA - avec un poste de vice-présidence - et associée aux décisions de la mairie. C'est d'autant plus curieux que cela émane des mêmes qui, pendant la campagne, se drapaient dans leur vertu pour refuser toute discussion avec de Peretti, au motif qu'il avait sur sa liste des gens de l'UMP. Et maintenant, ces mêmes personnes sont avec la mairie ! Il en résulte une confusion, un mélange de tout, qui fait que la politique est devenue un vrai salmigondis.

Ÿ Stéphane Salord a déposé un recours en annulation de l'élection. S'il aboutit, que ferez-vous ?

M. P. : Il faut considérer les situations au moment où l'on y est. Il est incontestable que la municipalité a été élue alors que plus de 55% des électeurs ne voulaient pas d'elle. Elle est minoritaire, mais élue. S'il y a invalidation de l'élection, j'espère que ceux qui critiquent la municipalité arriveront à s'unir pour la battre.

Ÿ Mais vous ne m'avez pas tout dit : repartirez-vous en campagne ?

M. P. : (sourire) Ça me titille…

Ÿ Votre candidature à Aix était-elle un coup isolé, ou est-elle appelée à avoir des prolongements ?

M. P. : Mon engagement à Aix se concrétise dans le temps par une présence plus importante, notamment professionnelle. Je compte aussi créer un cercle, un club de réflexion issu de la liste "Aix à venir". Je souhaite aussi faire émerger des personnes plus jeunes, s'inscrivant dans l'optique des prochaines municipales.

Ÿ Avec le recul, que pensez-vous de votre campagne ?

M. P. : Je suis satisfait de la façon dont elle a été réalisée, ainsi que de notre programme. L'erreur est d'avoir sous-estimé les logos politiques. Les gens ne raisonnaient plus selon l'intérêt de la ville, mais selon le clivage: pour ou contre Sarkozy.

Ÿ Pourtant, de Peretti a réussi à réunir sur sa liste des pros et des anti…

M. P. : Justement ! De Peretti était - avec Castronovo et di Meo - le seul opposant au maire. Il a travaillé pendant sept ans, tiré des sonnettes, réuni des commissions. Il part très fort dans les intentions de vote. Puis c'est la dégringolade.

Ÿ Pourquoi ?

M. P. : A cause de ses alliances politiciennes : l'UMP et les Verts, c'était l'alliance de l'eau et du feu, un mélange qui ne pouvait pas marcher. Il aurait dû rester sur une ligne de personnes nouvelles, continuer de jouer la compétence… Mais il est facile de commenter, après coup, les erreurs des uns, des autres, y compris les miennes, comme celle d'être parti en campagne un peu tard.

Ÿ Et Medvedowsky ?

M. P. : Que pensez-vous du fait que, sur les trois premières séances du conseil municipal, il ait manqué la deuxième et la troisième ? Ah, il était à la première ? Au conseil général, ça fait quelques années que nous n'avons plus l'heur de le voir…

7 mars 2008

"Aix à venir", la liste qui fait vraiment la différence

Dernier_meeting_Jas_de_Bouffan_07

(Clic sur l'image pour agrandir)

Ce vendredi soir, au Jas de Bouffan, la dernière réunion avant le 1er tour de l'élection municipale a été un moment exceptionnel et fort. Dans un discours de 80 minutes de haute tenue et sans notes, Michel Pezet a rappelé les engagements de la liste "Aix à venir" devant un public venu très nombreux pour voir, écouter et soutenir notre projet pour Aix.

Servi par son art oratoire à nul autre pareil, mêlant sérieux, mises au point, piques acerbes et sens aigu de l'humour, Michel Pezet a conquis la salle du Bois de l'Aune. Traçant le bilan de la campagne, il a montré la pertinence des propositions de notre liste.

Tour à tour, il insisté sur la nécessité de recoudre les blessures urbaines et sociales, sur l'amélioration du quotidien des Aixois, sur l'ambition de tourner Aix vers la Méditerranée et préparer notre ville pour les défis du nouveau siècle.

C'est ce que nous appelons faire la différence. Le public a accueilli cette force par une ovation debout au moment où tous les colistiers ont rejoint Michel Pezet sur l'estrade.

             

IMPORTANT

Aucun nouveau commentaire

ne sera publié sur le blog avant lundi.

8 mai 2008

Pourquoi le 8 mai ?

Jour férié et chômé

La France est le seul pays qui a fait du 8 mai, fin de la guerre en Europe, un jour férié et chômé. L'armistice de 1945 a été commémoré pour la 1ère fois en 1951 et est devenu férié en 1953. En 1959, le président Charles De Gaulle supprime le jour férié mais le célèbre officiellement le 2e dimanche de mai.

En 1965, Charles De Gaulle rétablit le jour férié cette seule année afin de célébrer exceptionnellement le 20e anniversaire de la victoire des alliés. 1968 redevient la date officielle de la célébration sans jour férié, ni chômé.

En 1975, le président Valéry Giscard d'Estaing décide de mettre un terme définitif à cette commémoration par souci de réconciliation avec les Allemands, mais au grand scandale des associations d'anciens combattants.

En 1981, le président François Mitterrand rétablit le jour férié et chômé (la mesure entre en vigueur à partir de l'année suivante).

À noter que ni les Anglais, ni les Américains ne chôment le 8 mai bien qu'ils aient les meilleures raisons du monde de commémorer cet anniversaire. Quant aux Russes, c'est le 9 mai qu'ils célèbrent la capitulation de l'Allemagne nazie, la cessation des combats ayant été enregistrée ce jour-là à Moscou en raison du décalage horaire...

7 mai : Signature de la capitulation à Reims

capitulationreims

Le général Alfred Jodl signe dans la nuit du 7 au 8 mai, à 2h41, la capitulation sans condition de l'Allemagne… Quelques mois plus tard, il sera déféré au Tribunal de Nuremberg et condamné à mort pour avoir contresigné des ordres contraires au droit international (exécution d'otages ou de prisonniers). Il sera pendu le 16 octobre 1946.

Côté vainqueurs, l'acte de capitulation est signé par le général Walter Bedell-Smith, chef d'état-major du général Eisenhower, commandant suprême des Alliés, et le général soviétique Ivan Sousloparov. Le général français François Sevez, chef d'état-major du général de Gaulle, est invité à le contresigner à la fin de la cérémonie en qualité de simple témoin. La cessation des combats est fixée au lendemain 8 mai, à 23h01 (mais certaines troupes allemandes résisteront au-delà de cette date, notamment dans la place forte de Saint-Nazaire).

8 mai : Ratification de la capitulation à Berlin

capitulationECPAD

Pour Staline, l'allié soviétique, il ne suffit pas que la capitulation ait été signée à Reims, dans la zone occupée par les Anglo-Saxons. Il faut aussi qu'elle soit ratifiée à Berlin, au coeur du IIIe Reich, et accessoirement dans la zone d'occupation. Cette formalité est accomplie le lendemain 8 mai 1945, à 15h00, au quartier général des forces soviétiques du maréchal Joukov, dans le quartier de Karlshorst.

Après cela, les chefs d'État et de gouvernement alliés, dont le général de Gaulle, peuvent annoncer simultanément sur les radios la cessation officielle des hostilités en Europe. Aux États-Unis, l'annonce de la victoire revient au président Harry Truman, son prédécesseur Franklin Roosevelt étant mort d'épuisement et de maladie le mois précédent, le 14 avril 1945.

La capitulation vue de Paris…

Le_Parisien_8_mai_45

         

Charles de Gaulle avait convaincu Winston Churchill d'accorder une place à son gouvernement, lors de la signature de la capitulation allemande, aux côtés de l'Angleterre, des États-Unis et de l'URSS, bien que la France se fut officiellement retirée de la guerre avec l'armistice du 22 juin 1940. Pour le chef de la France libre, le conflit qui s'achevait avait commencé non pas en 1939 mais en 1914. Au terme de cette guerre de trente ans, il estimait que son pays avait bien mérité de la Victoire.

Le gouvernement de De Gaulle est donc représenté à Berlin par le chef de la 1ère armée française, le général Jean de Lattre de Tassigny. Lorsque celui-ci exige qu'un drapeau français soit joint aux drapeaux anglais, américain et soviétique dans la salle de capitulation, il s'attire cette réflexion d'un officier britannique : "Et pourquoi pas le drapeau chinois ?" Le maréchal Keitel, commandant en chef de l'armée allemande, s'exclame pour sa part en voyant le drapeau français : "Ah, il y a aussi des Français ! Il ne manquait plus que cela !"

Négligeant de commémorer la capitulation du 7 mai, à Reims, à laquelle ils n'ont eu aucune part, les Français ont choisi par la suite de commémorer exclusivement le 8 mai 1945.

5 mai 2008

La presse en a fait… tout un article

Cela m'a un brin amusé. La presse a voulu établir ce que plusieurs élus non réélus devenaient. Un journaliste m'a donc contacté. A vrai dire, cela ne m'a pas étonné car, après avoir été élu pendant un quart de siècle, je dois sans doute, aux yeux de certains, faire un peu figure d'ancien – je n'ose encore écrire figure de sage.

J'ai lu que, lors des trois premières séances du nouveau conseil municipal, les journalistes se sont interrogés pour savoir si, à en juger par la forme des interventions d'un élu de gauche, puis d'un autre, on n'aurait pas, par bonheur, trouvé des remplaçants pour assurer ma relève, question prise de parole marathonienne s'entend.

J'ignore si cette comparaison, pour le moins audacieuse, se veut également flatteuse pour eux. Mais, je leur souhaite, malgré tout, de s'essayer à l'exercice et de ne point s'épuiser trop vite à l'ouvrage de la manœuvre.

S'il n'en advenait pas ainsi, c'est, contraint et forcé, que je me verrais dans l'obligation urgente, ardente et, je le précise, parfaitement désintéressée, de... hanter plus durablement et encore plus intensément la salle des Etats de Provence.

Quoi qu'il en soit, voici l'article annoncé à la une de La Provence et paru samedi 3 mai.

Demain, je vous rapporterai tout ce que j'ai eu aussi l'occasion de déclarer sur l'après-élection dans le contexte de cet entretien avec la presse.

LAC_provence

(Clic sur l'article pour agrandir)

29 décembre 2007

Ma vie d'élu municipal (3)

hotel_de_ville_facade

(Clic sur l'image pour agrandir)

Façade de l'Hôtel de Ville d'Aix

Avec ce nouveau volet, je poursuis le compte-rendu de mon mandat d'élu municipal. C'est l'occasion pour moi de retracer un peu d'histoire, de faire connaître les fonctionnements d'une mairie, de livrer des informations sur le temps passé pour l'exercice du mandat et d'en dire plus sur ce que le public ignore souvent.

Mon implication dans la vie publique et politique ne date pas d'hier. J'ai donc la chance d'avoir été confronté aux réalités. Puissent le lecteur et l'électeur se faire une idée plus précise de la vie d'un élu et mieux comprendre le sens d'un engagement au service du bien commun.

Et tout ça, pour 10€ par jour !

Et vous, que feriez-vous si l'on vous gratifiait de 310€ par mois ? Non, non, je ne plaisante pas. Au cas où vous ne le sauriez pas, c'est bel et bien le mirifique montant de l'indemnité que je reçois depuis 2001 pour l'exercice de ma fonction d'élu. Pourtant, ce n'est pas le boulot qui a manqué. Je vais donc continuer à vous égréner tout ce que j'ai fait pour mériter amplement cet inestimable gros lot.

Si les murs de la vénérable salle des Etats de Provence pouvaient parler, hors les maints échos et éclats des séances du conseil municipal qui vous parviennent ici et là, ils vous dévoileraient sans doute bien des choses. Et notamment le nombre de réunions internes que le public ne voit pas et auxquelles j'ai personnellement participé.

Là, au premier étage de l'Hôtel de Ville, un mercredi sur deux, l'après-midi en général et toute la journée par exception, siègent la Commission d'appel d'offres (CAO) et la Commission de délégation de service public (CDSP). Il faut avaler des dizaines de dossiers techniques qui, une fois validés, sont présentés à la plus proche séance du conseil municipal. Se prennent là de délicates décisions qui nécessitent une surveillance à 360°. Car il faut non seulement être au courant de tout et ne pas avoir oublié son cerveau à la maison mais aussi ouvrir l'oreille et avoir l'œil sur tout. En six ans, soit environ 300 réunions, j'ai pris part à ce travail au nom de l'opposition de gauche en alternance avec mon collègue Jacques Lengrand.

Pour ce qui est de la Commission d'urbanisme (CU), pourtant elle aussi mise en place par la loi, elle n'a pas été réunie régulièrement, c'est le moins que l'on puisse dire : moins de dix fois en six ans ! Quant au Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance (CLSPD), il n'a été convoqué qu'une seule fois, lors de sa création. Puis, plus rien ! Cela en dit long sur la transparence des choix de Maryse Joissains et de ses adjoints !

Pour le Comité de suivi du plan de formation des personnels municipaux, c'est à ma demande et par des rappels successifs en conseil municipal que le maire a été contrainte de le réunir. En tout et pour tout, il y a eu quatre séances entre 2005 et maintenant !

Quasiment une double vie !

Evidemment, il n'y a pas que cela. Mais j'épargnerai à mes stoïques lecteurs une fastidieuse liste de réunions aussi diverses qu'épisodiques sur des sujets spécifiques. Ce que je peux dire c'est que mon agenda a toujours été bien rempli. J'ai souvent été présent aux réunions publiques officielles, aux manifestations institutionnelles et aux débats thématiques (projets de la gare routière, de l'urbanisme, etc.). Je ne suis pas certain (humour) d'y avoir toujours vu tous mes collègues, de la majorité ou de l'opposition !

En tant qu'élu, j'ai reçu de très nombreuses invitations à des assemblées générales d'associations ou à des moments festifs. N'étant pourvu d'aucun don d'ubiquité, j'ai été amené à privilégier les réunions d'information, telles celles des Comités d'intérêts des quartiers (CIQ) et les rencontres avec la population. J'ai effectué plusieurs dizaines de visites de terrain, le plus souvent à la demande de riverains. Je n'ai pas comptabilisé les coups de téléphone ou les rendez-vous individuels et de groupes à ma permanence mais c'est loin d'être négligeable.

Et puis, les Aixois ont pu, au long de ces six ans, lire la double page de l'opposition dans le magazine "Aix en dialogue" (drôle de titre pour une mairie qui a si peu dialogué). A une dizaine d'exceptions près – à savoir, les contributions de certains de mes collègues – j'ai rédigé la quasi totalité des articles des 34 numéros parus.

On le voit, être élu, c'est distraire beaucoup de temps, c'est être mobilisé sept jours sur sept. En somme, c'est comme avoir une double vie, quoi !

C'est pourquoi, ayant également à assumer une activité professionnelle à plein temps pour une pitance quotidienne transpirée, je me suis souvent tenu fort éloigné des buffets que semblent convoiter, prioritairement, et pour certains goulûment, tant d'édiles…

                                                                                                                                      (A suivre…)

Lire les volets 1 et 2, rubrique "MA VIE D'ELU MUNICIPAL" en haut à droite de l'écran

13 février 2008

Bouvet, en liquidation ?

conseiller_a_vendre

(Clic sur l'image pour agrandir)

Pourquoi ce petit panneau rouge en bas à gauche ? Qu'arrive-t-il donc à Jean-Pierre Bouvet ? A-t-il décidé de mettre sa candidature aux enchères ? Ou a-t-il carrément décidé de tout liquider ? Voilà qui ferait la joie de Henry Lombard, candidat de gauche sur le canton Aix-Nord et plein d'énergie pour prendre efficacement la relève !

Pour voir son blog, sympa : http://henrylombard.canalblog.com

23 avril 2008

Le bêtisier de la campagne électorale… (2)

gif_zorro

A dessein, je reprends encore dans cette seconde partie quelques derniers éléments de la campagne électorale. Cela permettra de mieux éclairer les événements survenus le plus récemment, que je ne manquerai pas de commenter dans les prochains jours. La matière est abondante : coups de théâtre divers, scénarios en gestation, dossiers à traiter, perspectives politiques…

Les plaintes

Ÿ Suite à une lettre rendue publique, une charge en forme de mise au point, de Jean-François Picheral fustigeant Alexandre Medvedowsky, ce dernier a déclaré qu'il allait déposer plainte en diffamation pour contester les propos très durs de l'ancien maire d'Aix. On attend toujours le dépôt de plainte. A moins qu'elle n'aille rejoindre le sort du recours de 2001.

Ÿ Juste avant le premier tour, a circulé un tract anonyme et infâme, dans le plus pur style dénonciation à la Kommandantur. Il contenait des allégations graves sur la vie privée de certains colistiers de François-Xavier De Peretti. Ce dernier suspectait l'entourage de Mayse Joissains et portait plainte. Le maire d'Aix répliquait en portant plainte à son tour pour diffamation. Après le second tour, ce fait a constitué l'un des motifs du recours en annulation de l'élection municipale déposé à l'initiative de Stéphane Salord.

Les entrées

Ÿ Pour agrémenter la soupe de sa nouvelle liste, Maryse Joissains est allée compléter son marché sur les étals de la gauche. Après, Dabhia Draouzia et Robert Fouquet recrutés dès le premier mandat, c'est Catherine Silvestre issue de la liste Picheral qui a rejoint la liste UMP pour un poste d'ajointe qui l'a fait sortir de sa duplicité clandestine de sept ans.

Ÿ Deux jours après la présentation de la liste d'Alexandre Medvedowsky, on a appris qu'une copine UMP de Maryse Joissains, la ci-devant Nadia Kahoul en l'occurrence, figurait en quatrième position. Découvrant le joli tour de passe-passe grâce à la presse, d'éminents membres de la liste firent mine de s'étonner, déclarant tout, mais alors vraiment tout tout tout, ignorer du positionnement politique antérieur de leur bienvenue collègue. Et puis, chacun ravala sa salive et déglutit sans renvoi.

Ÿ Les Verts, qui en ont perdu leur couleur en cours de route, ont décidé de rejoindre François-Xavier De Peretti, qui ne leur avait pas encore annoncé ses derniers transferts. Bruno Genzana et Stéphane Salord, chassés avec violence par la douce Joissains et incapables de faire leur propre liste, sont allés trouver refuge chez De Peretti. On a certains amis qu'on peut.

Les sorties

Ÿ Autre surprise grand format sur la liste De Peretti : la présence de Pierre Alfonsi du cours Mirabeau. Des colistiers ayant menacé de quitter l'équipe, le candidat indésiré déclarait à qui voulait le croire se retirer de son plein gré. Pouf, pouf !

Ÿ A peine élu en deuxième position sur la liste Joissains, le bravissime Olivier Naslès quittait la barque. Mécontent du mauvais sort que lui réservait déjà, et depuis belle lurette, l'entourage du maire, il s'en retourné à son métier pour y goûter des vins moins amers, la lie en moins.

26 janvier 2008

Le n° 2 de notre journal "Aix à venir"

une_aix_a_venir_journal_n__2

             

La vie de notre ville vous intéresse un peu, beaucoup, passionnément ou à la folie ? Alors, vous aurez à cœur de découvrir le n° 2 de notre journal de campagne "Aix à venir". De nombreux sujets y sont traités, accompagnés de nos propositions. Information à diffuser.

Lire le n° 2 : Aix_à_venir_journal_n°_2

20 mars 2008

Ma vie d'élu municipal (5 et fin)

Voici le dernier volet du compte-rendu de mon mandat d'élu municipal.

CM_AIX_17_decembre_2007

(Clic sur l'image pour agrandir)

Le dernier conseil municipal 17 décembre 2007

25 ans et… sans regrets

Le nouveau conseil municipal issu du scrutin du 16 mars se mettra en place demain. Pour moi, ce sera le terme d'un parcours d'élu entamé il y a 25 ans. Je veux le dire ici, je n'éprouve ni regret, ni amertume. En politique, comme dans nombre de situations, ne pas prendre de la distance, c'est se laisser submerger par les événements.

J'ai toujours eu présent à l'esprit le strict respect de la règle démocratique. Le choix des électeurs est souverain. Ne pas gagner ou ne pas figurer sur une liste n'est pas un drame. En admettant même que l'on puisse éprouver un instant un sentiment d'ingratitude de leur part, ce ne serait que piètre et injuste querelle à leur faire. Les moments de bonheur vécus ou donnés dans l'exercice d'un mandat d'élu suffisent à rétablir les choses.

La vie politique est rude. Il faut un cuir bien tanné pour résister à toutes les intempéries. J'ai vite compris que, là comme ailleurs, ce qui compte, ce n'est pas la place qu'on occupe, c'est celle qu'on se fait : par la conduite et le travail. En cela, j'ai la conviction d'avoir rempli mes engagements du mieux possible, en consacrant le temps et la passion nécessaires à mes activités d'élu. Et même si tout n'a pas été parfait, ma conscience est tranquille.

Aujourd'hui, je me sens libéré. Je m'étais préparé à toutes les hypothèses. Je savais qu'être élu n'était qu'une des milles manières de se mettre au service du bien public, comme je l'avais fait antérieurement et longuement dans la vie associative.

Car, agir ici ou là ne dépend pas forcément de la fonction occupée. Ce qui importe, c'est d'agir honnêtement, sincèrement, en cohérence avec ses aspirations et en privilégiant l'intérêt général. J'ai l'habitude de dire qu'il m'est souvent arrivé des choses extraordinaires sans les avoir convoitées ni m'être compromis. Je crois pouvoir affirmer que je n'ai jamais dérogé à cette ligne de conduite et que j'en décèle des preuves dans la confiance que beaucoup m'ont manifestée et me manifestent encore.

Ceux qui me sont chers

Pour clore cet article, je souhaiterais remercier toutes les personnes que j'ai eu l'occasion de rencontrer. Je voudrais aussi rendre un hommage particulier aux personnalités qui m'ont offert la chance de les accompagner et de qui j'ai tant appris.

J'ai été élu pour la toute première fois en 1983 sur la liste du Bâtonnier Yves Kleniec, mon maître, mon ami, ma référence, pour qui j'ai une profonde reconnaissance. J'ai ensuite travaillé aux côtés de Jean-François Picheral pour qui mon affection demeure intacte et de Marc Egloff qui n'a jamais quitté mes pensées. Enfin, pour le combat le plus récent, il m'a été donné de faire un bout de chemin avec Michel Pezet dont j'apprécie la hauteur de vue, la finesse d'esprit et le sens de l'amitié.

Je ne puis citer toutes celles et tous ceux qui me sont chers, l'énumération serait trop longue. Je me réserve donc de le faire par l'écriture, dès que cela me sera devenu possible, dans le cadre d'une narration plus large.

En l'attente, et n'ignorant rien de vos impatiences, je poursuivrai d'autres écritures régulières sur cet écran.

Pour lire les quatre volets précédents,

voir la rubrique "MA VIE D'ELU MUNICIPAL", en haut à droite de l'écran ou clic ici :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/11/24/index.html

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/12/12/index.html

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/12/29/index.html

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/01/30/index.html

18 mars 2008

Municipale : Comment je vois ça…

Hotel_Ville_noir

                           

Les Aixois ont voté. Disons plutôt les électeurs aixois qui se sont déplacés. Car ils n'ont été qu'un peu moins de 2/3 à le faire. On peut tourner les chiffres comme on veut, Maryse Joissains a été réélue. Même si elle n'avait eu qu'une voix d'avance, c'est elle qui a gagné. Selon le système électoral municipal, elle a donc une majorité absolue de 40 sièges. Ceux de l'opposition sont répartis en deux groupes, l'un de 12 et l'autre de 3.

Ce mode d'élection permet à une liste d'assurer le pouvoir et aux autres d'être repésentés au sein du conseil municipal, même si le nombre de leurs élus n'est pas totalement proportionnel à celui des voix réellement obtenues au second tour. J'ai personnellement été tour à tour minoritaire, puis majoritaire et encore minoritaire et je n'ai jamais trouvé à redire à ce mode de désignation.

Cela dit, comment est composé ce nouveau conseil ?

Il n'y a aucun représentant directement estampillé d'extrême droite. Pour la première fois, un ancien de la LCR siège au conseil mais sous une autre étiquette. Il n'y a plus aucun Vert, vrai ou faux, dans l'équipe de gauche ou dans celle du centre. Le PCF est représenté par une élue mais ce n'est pas inédit, il y en avait pas mal avant les années 60 et deux en 1983.

Il y a des UMP – sur les trois listes élues – et c'est assez nouveau. Aucune liste n'est exempte de transfuges venus de gauche ou de droite ayant rejoint des camps adverses. C'est, à mes yeux, le signe même d'une certaine confusion politique que d'aucuns appellent "rassemblement". Mais, finalement, ils s'aligneront sur les positions des listes qui les ont intégrés. On peut donc imaginer que les débats porteront plus sur les progammes que sur les personnes.

Enfin, il est à noter qu'aucun conseiller général ne fait partie de la majorité, les trois conseillers actuels sont tous dans l'opposition.

En bref

Ÿ La réélection de Maryse Joissains n'est pas un plébiscite en sa faveur. Elle ne gagne qu'en triangulaire et avec un pourcentage inférieur à celui de 2001. Il y a donc bien un désaveu à l'égard de sa politique, déjà perceptible au premier tour.

Ÿ Alexandre Medvedowsky fait presque le même score que le maire sortant et rate l'élection de 747 voix. Cela fait penser aux 553 voix d'écart de 2001 entre Maryse Joissains et Jean-François Picheral mais c'était plus difficile car c'était un duel.

Ÿ Après les suspicions sur la tenue des listes électorales, y aura-t-il une vérification en bonne et due forme afin de lever tous les doutes ?

Ÿ La différence des scores étant infime, Alexandre Medvedowsky compte-t-il exercer un nouveau recours et, si oui, le maintiendrait-il cette fois-ci ?

Ÿ Que vont donner les plaintes réciproques entre Maryse Joissains et François-Xavier De Peretti suite aux péripéties liées au tract infâme qui a atteint ce dernier ?

Ÿ Vendredi, jour d'installation du conseil municipal, Medvedowsky et / ou François-Xavier De Peretti présenteront-ils chacun leur candidature pour l'élection au poste de maire – qui se déroule obligatoirement à bulletins secrets – afin de compter leurs voix ?

Ÿ Cocasserie extrême : à quelles contorsions va se livrer Bruno Genzana, membre de l'UMP et de la majorité présidentielle, actuel président du groupe UMP/UDF au conseil général, et membre de l'opposition municipale, face à Maryse Joissains, elle aussi membre de l'UMP et de la majorité présidentielle ?

Je regrette presque de ne pas pouvoir assister à la saison 2 de ce spectacle !

27 décembre 2007

Affaires immobilières de la Semepa, dans Le Canard...

canard_une

A son tour, Le Canard Enchaîné du 26 décembre en met aussi une couche. L'hebdomadaire satirique vient de balancer un gros coup de projecteur sur le scandale immobilier de la Semepa et de la mairie d'Aix réunies, donnant ainsi un écho national à l'affaire.

Les détails fourmillent et le ton est franchement caustique. Avec ironie, le journal révèle que la fameuse délibération n'a pas été présentée au conseil des adjoints qui précède normalement le conseil municipal. Plus drôle encore, le cabinet du maire affirme que Maryse Joissains "est tombée des nues en ouvrant la presse locale".

On a aussi la confirmation de la rumeur qui courait : Henri Doglione, adjoint à l'urbanisme et Pdg de la Semepa, est en vacances au Sénégal depuis un mois. Il déclare que s'il avait été là, "ça ne se serait pas passé comme ça". Peut-on croire pareille billevesée ? Est-il un Pdg fantoche qui ne suit pas les dossiers dont il est responsable ?

L'adjoint aux sports, Jean-Gilbert Zozor, lui, tente de s'en sortir par une pirouette, en minimisant la surface acquise par sa compagne, un chiffre démenti par le cabinet du maire qui a donc choisi la stratégie du "Maryse Joissains n'y est pour rien, les dossiers ont été montés dans son dos par ses élus". Autrement dit, la patate est chaude et le maire n'entend pas se faire réduire en purée. Ben, elle n'avait qu'à suivre les dossiers et, comme dit Sarkozy, elle a été élue pour ça, non ?

Quant à Marcel Desailly, Le Canard Enchaîné reprend ses propos, déjà lus dans La Provence : "Avec tout ce que j'ai fait ces dix dernières années pour Aix en termes d'image et d'actions caritatives… si on ne veut pas de moi, je partirai !"

Petite précision qui a son importance : la mairie actuelle a été installée il y a six ans et demi et c'est durant cette période que le nom du footballeur a commencé à être prononcé et utilisé au grand jour par Joissains et son équipe. Jamais auparavant, y compris au moment de la coupe du monde de 1998, il n'a été approché par notre municipalité. Autant être précis et ne rien laisser imaginer...

Par ailleurs, ce n'est pas très beau, surtout avec de gros crampons, de préméditer la charité en misant sur un renvoi de balle !

Enfin, Desailly avait sans doute reçu un ballon sur la tête lorsqu'il a déclaré à La Provence : "Une société est venue me proposer ce bien." Quel hasard ! Et quelle pudeur ! C'est quand même bizarre : plus on est grand, plus le monde est petit… Pourquoi ne pas avoir cité cette société ? Une seule pouvait faire cette offre, la Semepa, dont l'un des administrateurs est son copain Zozor.

canard_26_dec_2007_aix

(Clic sur l'article du Canard Enchaîné pour agrandir et lire)

(Voir ci-dessous mes deux précédents articles des 21 et 22 décembre)

29 février 2008

Réunion aux Platanes : "Une liste de gens honnêtes"

Reunion_Les_Platanes_28

(Clic sur l'image pour agrandir)

Michel Pezet à la tribune de la salle Roger-Baudun

Hier soir, la réunion publique aux Platanes a attiré beaucoup de monde.

Jean-François Picheral a mis en avant "la qualité du projet et le sérieux de l'équipe de "Aix à venir" et, a-t-il conclu, je le répète ici ce soir, notre liste est composée de gens honnêtes, j'insiste sur le terme honnêtes."

Michel Pezet lui a succédé à la tribune pour passer en revue les nombreux aspects du projet. Durant une heure, avec la fougue et le talent qu'on lui connaît, il a émaillé ses propos d'exemples concrets, mêlant ici et là des traits d'humour qui ont fait sourire la salle.

Les prochaines GRANDES REUNIONS PUBLIQUES auront lieu

le mercredi 5 mars à 19h00

au Centre des Congrès

et le vendredi 7 mars à 19h00

à la salle du Bois de l'Aune au Jas de Bouffan

Venez voir et écouter la différence !

Publicité
Publicité
Suivre sur Twitter
Publicité