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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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26 juin 2008

Allo Sarko hosto bobo…

hopital

Chaque jour apporte sa touche néfaste à la politique de la santé. Nul ne peut être dupe plus longtemps. On voit bien que cela finit par former un tout. Les hôpitaux publics sont les premiers à en faire les frais. Le financement des hôpitaux à l'activité et l'insuffisance des effectifs sanitaires sont les principales causes du malaise.

Le gouvernement décrète qu'il faut faire des économies. Il ne croit qu'à une vision comptable pour résoudre la crise. Le hic, c'est que la balance risque de pencher fortement dans le sens du privé. Il applique d'ailleurs le même modèle pour le déremboursement de certains médicaments et actes médicaux.

Dans notre région, plusieurs établissements hospitaliers sont en pointe pour tenter de médiatiser leurs problèmes. L'hôpital d'Aix a été l'un des premiers à dénoncer les déséquilibres qui lui portent préjudice. Il vient de choisir de couvrir le déficit de son budget, une mesure artificielle au petit cours qui ne manquera de se révéler vaine d'ici peu.

A Aubagne, à Marseille, à Digne, à Manosque, et aussi dans de nombreuses autres villes, les inquiétudes sont similaires. Les personnels aixois ont manifesté lundi dernier. Idem à Marseille. Au lieu de traiter globalement la carte sanitaire, l'Agence régionale hospitalière agit au coup par coup ou, pire, laisse faire.

En Bretagne, la colère s'est exprimée avec une certaine violence. L'ARH locale avait décidé de fermer les services de chirurgie et de maternité de l'hôpital de Carhaix. La population et les élus ont rejoint les professionnels hospitaliers pour s'opposer à la casse. Hier, le tribunal administratif de Rennes leur a donné raison en annulant les décisions de l'ARH.

Peut-on rester indifférent face à un procédé programmé de réduction de l'offre des soins de proximité ?

Hier, en fin d'après-midi, une amie m'a dit qu'elle a appelé l'hôpital d'Aix pour y conduire son père très âgé victime d'une chute à domicile. On lui a signalé une longue attente aux urgences. Elle a ensuite téléphoné à deux cliniques privées. Chaque fois, on lui a répondu qu'il y fallait patienter entre trois et quatre heures. Le cas étant sérieux, elle a finalement été contrainte d'alerter le 15 pour recourir aux pompiers, qui interviennent prioritairement. 

Une pétition pour sauver hôpital public

Des médecins et des professionnels hospitaliers ont lancé une pétition pour sauver l'hôpital public d'une "privatisation progressive" qui entraînerait la "suppression d'activités médicales jugées peu ou pas rentables". Chacun peut signer cette pétition nationale à l'initiative de personnels de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris.

www.appel-sauver-hopital.fr 

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15 mai 2008

Sarkozy va-t-il dissoudre l'Assemblée nationale ?

OGM_3

(Clic sur l'image pour agrandir)

Certains députés UMP auraient-ils bouffé des OGM ? Depuis quelques temps, on ne les reconnaît plus. On nous les a modifiés sans nous le dire. Mardi, beaucoup d'entre eux n'étaient pas là pour voter le projet de loi. Hier, une autre bande de parlementaires a semé la panique sur un autre dossier.

Nicolas Sarkozy ferait-il école ? Lui qui s'est tant engagé avant les élections et qui marche maintenant avec des talonnettes de plomb. Ses députés se lâchent, n'assurent même plus le service mimimum et vont jusqu'à être aussi grossiers que lui (voir fin de cet article).

Et voilà donc qu'une nouvelle crise pointe du nez entre notre bienfaiteur président et sa majorité. Au lendemain de l'adoption d'une motion de procédure contre le projet de loi sur les OGM, la commission des affaires étrangères de l'Assemblée a rejeté mercredi la réforme des institutions.

En somme, plus un jour sans couac !

"Pas ensemble, tout devient possible"

Evénement rarissime, la commission, saisie pour avis, a purement et simplement dit non au texte. Les UMP Hervé de Charette, Jacques Myard et Roland Blum ont joint leurs voix à celle de l'unique député de l'opposition présent, un communiste. Ils entendaient protester notamment contre la suppression de l'obligation d'un référendum sur tout nouvel élargissement de l'Union européenne, instituée par Jacques Chirac en 2005. Beau camouflet !

Autre provocation, deux amendements socialistes au même texte ont été adoptés en commission des lois avec le concours de députés UMP qui ont de nouveau montré leurs états d'âme. Le premier enlève de la réforme le principe d'un nombre maximum de ministres, cher à Nicolas Sarkozy. Le deuxième interdit aux membres du gouvernement d'être en même temps maires d'une commune de plus de 20.000 habitants et président de conseil général ou régional.

Le gouvernement a minimisé ces nouveaux incidents, comme celui de la veille sur les OGM, en niant tout désordre dans la majorité. La commission des affaires étrangères n'a fait que rendre un avis et n'a étudié que les articles la concernant, a fait valoir Roger Karoutchi. Le secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement a rappelé la disponibilité du gouvernement à accepter des amendements de la majorité sur la question du référendum.

Toute la journée, les responsables de la majorité se sont employés à éteindre l'incendie allumé par le vote-surprise de mardi, qualifié "d'accident de parcours", et attribué à des problèmes d'organisation interne. On va croire ça, tiens !

Sarkozy pense-t-il à la cohabitation ?

Nicolas Sarkozy a rappelé en conseil des ministres l'importance de l'adoption du texte, et apporté son soutien au ministre de l'écologie Jean-Louis Borloo. Preuve de cette détermination, le projet de loi sur les OGM était examiné en fin d'après-midi en commission mixte paritaire. Un "passage en force" unanimement dénoncé par la gauche.

"L'accident regrettable d'hier ne détournera pas le gouvernement et sa majorité de leurs responsabilités", a affirmé François Fillon lors d'une séance houleuse des questions au gouvernement. Assuré par le président du groupe UMP Jean-François Copé du "soutien sans faille" de la majorité, le Premier ministre a dénoncé le "coup politique" de la gauche sur les OGM.

Premier responsable de l'incident pour ne pas avoir mobilisé suffisamment les députés UMP, Copé - qui s'est entretenu (il a fermé sa gueule, oui !) mardi soir au téléphone avec Nicolas Sarkozy - a reçu le soutien de ses troupes qui l'ont applaudi debout. Fallait voir les mines hypocrites qui surjouaient le soutien au pendu ! Le même soutien unanime a été mesuré dans la matinée lors d'une réunion exceptionnelle des députés, où il a été décidé de créer un groupe de travail pour assurer une présence suffisante d'UMP dans l'hémicycle.

Reste que ces incidents accentuent le malaise entre le gouvernement et la majorité, perceptible depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. Les députés se plaignent de ne pas être associés aux projets gouvernementaux. Le débat sur les OGM a cristallisé tous les mécontentements.

François Grosdidier a dit qu'il n'est pas question qu'il vote le projet. "Le projet initial du gouvernement était bon mais la loi a été transformée dans les débats parlementaires, y compris à l'Assemblée, et s'éloigne de ses objectifs. Globalement c'est un recul et un déséquilibre". Il a regretté notamment de "ne pas avoir obtenu la transparence totale pour tout ce qui concerne les effets des OGM sur l'homme ou sur l'environnement".

Et en réunion de groupe, suprême élégance, le distingué Claude Goasguen a fustigé les "connards" (sic) qui "parlent trop de l'autre côté de la Seine". En clair, les conseillers de Nicolas Sarkozy.

Alors, je hasarde une hypothèse : face à cette situation, Sarkozy va-t-il décider de dissoudre l'Assemblée nationale ? Après tout, qui sait s'il n'envisage pas finalement une cohabitation avec la gauche ?

Lire l'excellent article sur les pratiques scandaleuses des groupes de pression OGM,

sur le blog de Claude-Marie Vadrot

http://horreurecologique.blogspot.com/2008/05/ogm-aprs-la-rigolade-les-choses.html

12 décembre 2008

La clinique privée qui tue l'hôpital et… le Montaiguet

pont_de_l_arc_les_bornes

(Clic sur l'image pour agrandir)

Plan de situation du Lieudit Les Bornes à Pont de l'Arc

Il y a quelques jours encore, les agents du Centre hospitalier du Pays d'Aix criaient leur colère contre l'insuffisance des moyens pour l'accueil des urgences. Mais, ce n'est qu'une partie du problème. L'hôpital public est malmené et risque de l'être plus avec la loi que Roselyne Bachelot va présenter au parlement. La question cruciale est celle du devenir de la carte hospitalière, y compris pour tout le Pays d'Aix.

Déjà, l'hôpital d'Aix a vu ses moyens financiers faiblir au profit des cliniques privées. Voilà maintenant que les choses se précisent avec le regroupement de la clinique Rambot et de la clinique La Provençale. Les affaires sont les affaires (projet estimé à 43,7M€ en 2007).

S'estimant à l'étroit dans sa localisation actuelle, la clinique Rambot a carrément fait un nouveau projet. Elle a prévu de s'installer à Pont de l'Arc, dans le site protégé du Montaiguet ! Rien que ça ! Qui ne se souvient que ce secteur a connu un terrible incendie en 2005 ? Je ne dis pas qu'il y un lien de cause à effet mais ne peut-on pas se poser la question ?

Les riverains sont inquiets et même très mécontents. Ils ont créé une association et lancé une pétition pour s'opposer à ce qu'ils pressentent comme une véritable catastrophe.

On me permettra de rappeler que, lorsque j'étais maire-adjoint de ce quartier (1995-2001) sous la municipalité de Jean-François Picheral, nous avions obtenu la fermeture définitive de la grande carrière à ciel ouvert du Montaiguet et réussi à revégétaliser la totalité du site. Nous avions travaillé au projet de refonte du POS avec le même souci de "sanctuariser" ce poumon vert des quartiers Sud.

Or, faute d'avoir élaboré le Plan local d'urbanisme (PLU), la municipalité de Maryse Joissains parachute des projets au coup par coup dans certains secteurs et notamment donc à Pont de l'Arc, sans tenir compte de toutes les contraintes liées à des constructions du type de la "superpolyclinique" Rambot.

Cela est scandaleux !

Les riverains qui ont participé à la réunion publique de présentation du projet en mairie annexe mardi soir ont dit qu'ils n'étaient pas d'accord avec cette façon de faire.

Lire ci-après le texte de la pétition de l'Association des Amis du Montaiguet.

Incendiés en 2005, bétonnés demain ?

"A la sortie du Pont de l'Arc, un grand panneau vous annonce : "Vous entrez dans le Montaiguet". Ce secteur a été jusque-là préservé comme "poumon vert" au Sud d'Aix. Mais voilà que, sur une zone incendiée en 2005, les promoteurs de "la plus grande clinique d'Europe" (entreprise privée réunissant les cliniques Rambot et La Provençale) a acheté 17 ha au lieudit Les Bornes, entre Pont de l'Arc et Luynes sur la RD8n, un secteur à l'afflux considérable de véhicules sur des axes déjà saturés (avenue Fortuné Ferrini [11.000 véhicules par jour, avec des pointes à 900 par heure] et entrées et sorties d'autoroute) ou en voie de l'être (chemin de la Plaine des Dés).

Le "poumon vert" est en danger d'être largement entamé : déclassement de zone boisée, modification du POS, bâtiment pour 360 lits, parking, bassin de rétention, extension progressive du bâti, nouvelles voies de circulation.

Une fois le processus enclenché, la dégradation sera irréversible, et les nuisances certaines :

Ÿ chantier de longue durée avec d'énormes engins nuit et jour,

Ÿ nuisances sonores (sirènes, hélicoptères),

Ÿ menace de pollution de l'air (incinérateurs), de la terre et de l'eau (rejets et fuites diverses),

Ÿ bouleversement des caractéristiques géologiques et hygrométriques du site,

Ÿ déforestation progressive du massif,

Ÿ exemple désastreux du mépris des lois les paysages, notamment les sites boisés incendiés,

Ÿ engorgement de la circulation dans une zone déjà saturée,

Ÿ stationnement anarchique débordant le parking prévu.

On peut aussi redouter une montée en flèche des impôts locaux après modification du POS, contraignant les habitants les moins fortunés, aujourd'hui taxés comme agricoles, à céder une partie de leur espace, faute de pouvoir faire face à cette augmentation comme cela s'est vu dans toutes les zones convoitées par la spéculation.

Mais surtout, cette atteinte en préparerait d'autres, réduisant le "poumon vert" à une peau de chagrin (le chemin de la Plaine des Dés, par exemple, pourrait devenir, en cas de jonction avec l'avenue Fortuné Ferrini, un axe routier surchargé, un nouveau rond-point avant le Pont de l'Arc ne fera que drainer davantage de perturbations).

Plus inquiétant encore : peu de communication (sinon très partiale) en direction des Aixois, des habitants du Pont de l'Arc, et même des plus proches riverains.

De plus, d'autres solutions pourraient être envisagées pour répondre aux besoins sanitaires actuels : pourquoi pas un vrai, grand projet public (l'hôpital d'Aix le réclame) sur un site proche de la gare TGV de l'Arbois et facilement accessible par autoroute ? Avec un CHU, des lieux de formation pour le personnel (toutes choses impossibles à réaliser dans le cadre du projet qui nous menace au Montaiguet).

Manifestons notre attachement à la qualité du cadre de vie aixois, faisons entendre notre voix !"

Le site de l'Association des Amis du Montaiguet :

http://www.montaiguet-pontdelarc.com/

Les photos du projet :

(clic sur chaque image pour agrandir chaque photo)

http://www.montaiguet-pontdelarc.com/visionner.php

Visualiser sur le projet sur le site du cabinet d'architectes :

http://www.a-i-a.fr/archi/projet/idProjet/19?symfony=65c2da6adae9160700c17d0720f938cc 

La pétition en ligne :

http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=49

Quelques articles sur la situation hospitalière aixoise :

"Le budget condamné à faire du yoyo" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/06/09/9500618.html 

"Allo Sarko hosto bobo…" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/06/26/9712423.html 

"Le linceuil de l'hôpital d'Aix est prêt" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/10/21/11033579.html

25 octobre 2008

Le Canard Enchaîné : "Sarko, nouveau pdg de la télé"

Comme une autre illustration à mon article de jeudi, il faut lire cette explication sur les grands arrangements entre "amis" parue dans Le Canard Enchaîné du 22 octobre 2008. Pour en savoir encore plus sur les boulets des chaînes, ne pas rater l'indispensable dossier du Canard, "La télé, c'est moi !". Sarkozy, nouveau pdg de la télé, c'est fait !

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(Clic sur les images pour agrandir)

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3 décembre 2008

Aix : Quoi de neuf depuis mars ? Un coup de barre !

gif_pas_contentSans exagérer, juste en regardant le vrac de l'actualité, il y a de quoi choper le cafard. Car, que s'est-il passé de neuf depuis mars dernier ? Ben, en reprenant les mêmes à la mairie, on a forcément droit au même scénario.

La situation du marché est bloquée. Les chalets nous rejouent le mirage des fêtes, hors les illuminations qui ont perdu un peu de leur arrogance. Les pauvres vont de plus en plus aux Restos du cœur, avant-dernier guichet du désespoir. Le service minimum scolaire est carrément inapplicable.

Le musée du Vieil Aix est liquidé. Le quartier de Malouesse se bat à son tour contre les antennes relais. L'Office public d'habitat n'est plus dirigé du tout, ni lieu ni maire. Le Plan local d'urbanisme n'a encore aucun fondement. Les CIQ n'aiment pas qu'on les prenne pour des imbéciles.

Les V'hellos font du surplace. Le projet de future gare routière ne contrôle plus les virages. La LGV Sud-Est file mauvais train et va dérailler.

Les enseignes prédatrices de Plan de Campagne continuent à ouvrir illégalement le dimanche. La mairie multiplie les procédures judiciaires contre qui elle n'aime pas. L'Etat en capilotade se désengage fortement vis-à-vis des collectivités locales qu'il va bientôt mettre en faillite.

Et, grosse crise sur le gâteau, les disputes politiques crépitent à gauche et à droite, ballotage au centre.

"Vé, avec tout ça, il ne manque plus qu'un bon tremblement de terre", prédisait ma grand-mère qui ne se trompait jamais puisque c'était la mienne. Je ne vois qu'une solution, mémé : pour Aix, il nous faudrait quelqu'un genre Obamaire !

Sans vouloir vous ternir un peu plus la vie, amis lecteurs, et si votre cœur n'est pas repu, une prochaine fois, nous pourrions aussi parler de la rue du Faubourg Saint-Honoré. Mais, nous avons le temps, il reste bien encore neuf ans, non ?

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1 décembre 2008

Places "gratuites" de l'OM, aussi sur Libé Marseille

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Aujourd'hui 18h00

A son tour, sous la signature de Michel Henry, et faisant écho à ma publication du jeudi 27 novembre, le site de "Libé Marseille" vient de mettre en ligne un article sur les places "gratuites" de l'OM. Le rédacteur y reprend nombre d'informations et de faits relevés par la Chambre régionale des comptes dans trois rapports rendus publics en octobre. A lire, donc, ici :

http://www.libemarseille.fr/henry/2008/12/post.html

9 mai 2008

"Le Ravi" de mai à l'assaut des barricades

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Il est tout beau et sent bon le sable chaud. Avant la plage et le festival de Cannes, "Le Ravi" n° 52 de mai (2,80€) lance des pavés et des vannes comme on les aime. On y trouve le "plan de reclassement des battus" (dont le mien) aux élections, des nouvelles d'Aix, un dossier sur Sextius-Mirabeau ainsi que les dessous de la bataille à la Communauté urbaine de Marseille. Et aussi, d'excellents dessins qui tuent. Vite, à vos kiosques ! S'il l'on ne fait pas vivre cette presse-là, alors, il y a de quoi désespérer du printemps.

22 octobre 2008

Taser : Les élus PRG pour une commission d'enquête

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Cicatrices causées par le taser lors de l'occupation

des locaux du ministère de l'immigration à Ottawa le 23 mai 2003

Définition du taser (du nom de la société exploitante) : Arme d'autodéfense dotée d'électrodes provoquant une décharge à haute tension (mais faible intensité) paralysant l'agresseur en interférant avec les ondes cérébrales. Existe également sous la forme de pistolet lance-dards.

Le taser n'est pas un appareil à prodiguer des caresses. Ce n'est pas un gadget de cinéma. C'est une vraie arme. Il foudroie, paralyse, électrocute, neutralise…

Deux sénateurs du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet et Yvon Collin, ont déposé une proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête sur la dangerosité des pistolets à impulsions électriques. Voici le texte déposé sur le bureau du Sénat le 15 octobre 2008.

Exposé des motifs

Depuis quelques années, en France, les forces de l'ordre s'équipent de pistolets à impulsions électriques fabriqués par la société Taser. La police nationale et la gendarmerie disposent déjà de plusieurs milliers d'exemplaires de cette arme. Certaines communes autorisent leur police municipale à l'employer.

Considérant ces armes comme non létales, la société Taser les présente comme une alternative aux armes à feu. Elle vante les mérites de son produit sur Internet par le biais d'une liste des "forcenés", des " hommes dangereux", ou encore des individus "dangereux" neutralisés grâce à l'utilisation du pistolet. Néanmoins, leur emploi soulève de nombreuses inquiétudes.

Supposé ne causer aucun risque mortel selon le fabricant, le taser pourrait se banaliser et être employé dans des situations qui ne le justifieraient pas. De plus, on peut craindre que cette arme qui inflige des souffrances importantes soit utilisée comme un moyen de neutralisation, de rétorsion ou d'intimidation sur des personnes ne présentant pas de danger immédiat.

Sur ce point, dans un rapport récent, Amnesty International "note avec inquiétude que de nombreuses forces de police aux États-Unis utilisent régulièrement les pistolets électriques comme moyen de contrainte pour maîtriser des personnes récalcitrantes ou perturbées qui n'occasionnent pas de risque sérieux."

Ensuite, la société qui commercialise ces armes a pris l'habitude de poursuivre systématiquement toutes les personnes qui évoquent les morts qu'aurait provoquées le taser aux États-Unis ou au Canada, empêchant ainsi tout débat serein sur la question. Les pressions judiciaires que le fabricant exerce, notamment, sur les personnalités politiques s'interrogeant sur la dangerosité de ces matériels, sont parfaitement inadmissibles dans une démocratie comme la nôtre.

Enfin, dans son rapport du 23 novembre 2007 sur le Portugal, le Comité contre la Torture de l'ONU a condamné l'usage et l'équipement des forces de police en tasers. Le Comité s'inquiète de la douleur aiguë, constituant une forme de torture, ainsi que du risque mortel causé par le pistolet électrique.

Compte tenu des questions soulevées par le développement de ces armes nouvelles et des cas de décès répertoriés par des études fiables, nos concitoyens ne comprendraient pas que l'on généralise leur emploi sans que le Parlement ne s'informe d'avantage sur leur dangerosité.

C'est donc dans un esprit de responsabilité et de respect de la personne humaine, que nous demandons au Sénat d'adopter la présente proposition de résolution tendant à la création d'une commission d'enquête sur la dangerosité des pistolets à impulsions électriques taser.

Proposition de résolution

Article unique

En application de l'article 6 de l'ordonnance n° 58-1100 du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires et de l'article 11 du Règlement du Sénat, il est créé une commission d'enquête de vingt-et-un membres sur la dangerosité des pistolets à impulsions électriques taser.

Le texte sur le site du Sénat :

http://www.senat.fr/leg/ppr08-026.html

Deux sites pour en savoir plus sur le taser et ses conséquences :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pistolet_%C3%A0_impulsion_%C3%A9lectronique 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Taser_(entreprise)

21 septembre 2008

Sénatoriales 2008 : Chez nous…

logo_senat

Voici les résultats des élections sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône. Il y avait 4 sièges sortants à gauche et 3 à droite. Le nombre de sièges à pourvoir est passé à 8, avec la création d'un nouveau siège pour ce renouvellement. Pour 8 postes, il y avait 5 listes dont 2 ont dominé : 5 postes de sénateurs sont allés à gauche et 3 à droite.

                               Inscrits :             3061

                               Votants :             3051  (99,67%)

                               Blancs ou nuls :  52        (1,70%)

                               Exprimés :          2999  (97,97%)

"Faire gagner les BdR" (PS / PC) :

1686   (56,22%)   écart + 504 voix :   5 ELUS 

Jean-Noël GUERINI

Isabelle PASQUET

Roland POVINELLI

Samia GHALI

Serge ANDREONI

"Réussir nos villes et nos villages dans le BdR" (UMP) :

1182   (39,41%) :   3 ELUS

Jean-Claude GAUDIN

Sophie JOISSAINS

Bruno GILLES

  "L'écologie Les Verts" :                    77 (2,57%)

  "Faire Front pour le Sénat" (FN) :    39 (1,30%)

  "Parlement du handicap" :               14 (0,47%)

Et maintenant, un peu humour grinçant au risque d'énerver certains de mes amis de gauche Si, pour son nouveau mandat, Jean-Noël Guérini adopte le même comportement de cancre que lors du précédent, on ne pourra compter que sur 4 sénateurs de gauche actifs. En dix ans de mandat de sénateur, Guérini s'est plutôt fait remarquer par son... inactivité parlementaire : membre d'aucune structure de travail interne de la haute assemblée, une seule proposition de loi, 5 interventions en séance publique et 119 questions au gouvernement, ce qui permet d'esquiver la présence à Paris...

D'ailleurs, les 2 sénateurs les plus assidus ont été Jean-François Picheral (PS) et Robert Bret (PC) qui ne se représentaient pas. Coup de chapeau à eux deux !

Guérini a reçu le soutien de François Bernardini, maire d'Istres. Tactique ? On le saura dans les mois qui viennent à travers les manœuvres du congrès du PS. Il pourrait bien y avoir de gros orages. Quant aux Verts, qui n'en finissent pas de se créer des embrouilles et qui ont fait du yoyo jusqu'à la veille du scrutin, il n'y a pas à dire : ils en voient de toutes les couleurs.

      

Au niveau national, le Parti Radical de Gauche obtient 4 nouveaux sièges de sénateurs (2 hommes, 2 femmes) et perd 1 siège.

10 novembre 2008

Maryse Joissains : "Fais ce que je dis…"

Le magazine municipal "Aix en dialogue" (n° 38) de novembre consacre une édition spéciale à la lutte contre les incivilités. Maryse Joissains y signe un édito sous le titre "Un hymne au respect !". Elle explique le sens de son initiative qui, au demeurant, est une bonne idée que chacun devrait faire sienne.

Je cite : "Nul ne pourra dire qu'il n'a été sensibilisé contre un laisser-aller coupable. Lancée en octobre et appelée à se prolonger, la campagne est comme un cri du coeur, mais aussi - pardonnez-moi l'expression - un "coup de gueule" que j’ai voulu pousser. Les Aixois, dans leur grande majorité, sont excédés par le comportement d'un petit nombre qui ne respecte rien ni personne. Les services de la propreté et du nettoiement, mais également ceux qui contribuent à l'entretien des équipements constatent avec tristesse, dépit, écœurement des excès qui ne sont plus acceptables. Moi-même, je parcours le centre-ville et les quartiers chaque jour. Je suis terrifiée par un tel spectacle. C’est indigne. Indigne pour l'image de notre cité, indigne pour les citadins, indigne pour les touristes."

Et de nous signaler que "nos incivilités" coûtent 4M€ par an au minimum. "Je le dis simplement, on a mieux à faire avec nos impôts. Dans une période où l'argent se fait rare, comment ne pas réagir devant le caractère intolérable de ces dépenses contraintes ?" Le problème, c'est que certains passages résonnent bizarrement tout autant que certains slogans dans les pages intérieures : "On a mieux à faire avec nos impôts", "Respectons ceux qui rendent la ville propre", "Dites non aux incivilités".

Moi, je veux bien, Mme le maire, mais faudrait d'abord que chacun balaie devant sa porte…

Pourquoi, en tant que présidente de l'Office public d'habitat (OPH), ne vous préoccupez-vous pas de l'entretien du cadre de vie des grands ensembles ?

Si la lutte contre les incivilités coûte beaucoup d'argent, pourquoi gaspillez-vous plus de 200.000€ de fonds publics par an en vaines prodécures de justice ?

Pourquoi vous obstinez-vous à ne pas traiter les employés municipaux avec équité ? (voir ci-dessous)

Pourquoi avez-vous signé un contrat avec rémunération excessive pour votre ancien directeur de cabinet ?

Croyez-vous que les Aixois trouvent cela "digne" ?

Faites-vous partie du "petit nombre qui ne respecte rien ni personne" ?

Ne vous vient-il pas à l'idée que nos concitoyens puissent trouver que vos "excès ne soient plus acceptables" et qu'ils puissent ressentir eux aussi "tristesse, dépit et écœurement " ?

Est-il nécessaire de compléter le titre de mon article pour résumer vos nombreuses contradictions ?

Jas_de_Bouffan

(Clic sur l'image pour agrandir)

Photo prise le 4 novembre 2008 au Jas de Bouffan (Merci à TD)

Nouveaux liens sur le jugement d'annulation

du contrat d'Alain Joissains par le Tribunal administratif : 

La revue de presse de "Charlie Enchaîné" :

http://charlieenchaine.free.fr/?Censure-numerique-a-Aix-en,261

Le site de "La Gazette des communes" :

http://www.lagazettedescommunes.com/actualite/31230/fonction_publique/paca_aix_provence_va_faire_appel_decision_marseille_annuler_contrat_directeur_cabinet_maire.htm

Une prime de représentation met en colère les agents municipaux

Environ 150 manifestants se sont réunis le 24 octobre 2008 devant la mairie d'Aix-en-Provence pour protester contre le vote du conseil municipal d'une prime mensuelle de 400€ à cinq directeurs généraux de la mairie. Cette prime censée couvrir des frais de représentation a mis en colère les syndicats. A la CGT, on déplore les économies de bouts de ficelle qui sont réalisées sur les indemnités des personels, notamment ceux de l'éducation qui ont dû attendre plusieurs mois avant d'obtenir leur augmentation. Et de constater que pour certains les négociations avancent plus rapidement que pour d'autres. Selon le syndicat, une prime de 510€ avait d'abord été proposée.

Du côté des élus, le maire, Maryse Joissains (UMP), rappelle que cette prime tout à fait légale sanctionne l'investissement du personnel municipal. Pour expliquer ce "geste généreux", elle rappelle que de nombreux efforts ont été engagés pour les autres catégories de personnel et annonce l'ouverture de négociations sur le régime indemnitaire après la désignation des élus du personnel, le 6 novembre. (Article paru dans la Gazette des communes)

Pour mémoire, le long combat sur le régime indemnitaire :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/07/31/5767165.html

19 septembre 2008

A Aix, on collecte les taxes au fond de nos poubelles

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(Clic sur les images pour agrandir) 2006 et 2008, les plus fortes augmentations

On m'a souvent fait la réputation d'être un chercheur de virgules. Je crois que je la mérite. Y ayant grandement contribué, je revendique donc cet honneur. Pour enfoncer le clou, en voici une nouvelle illustration. Le mois de septembre est aussi celui où l'on paie pour ses ordures ménagères. J'ai fait un petit récapitulatif des taxes prélevées par la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix depuis six ans. Et ben, on est fait comme des rats, si l'on peut dire.

                    Taux 2003 : 3,09%

                    Taux 2004 : 3,02%

                    Taux 2005 : 3,68%   (+ 25%)

                    Taux 2006 : 6,04%   (+ 66,67%)

                    Taux 2007 : 6,04%   (+ 2%, inflation et année électorale)

                    Taux 2008 : 7,23%   (+ 21,57%, année non électorale)

Faut-il commenter ?

15 septembre 2008

Assogora, c'est aussi le mur…mure du son

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Assogora pavoise

Ÿ Il y avait moins d'élus hier que... l'année passée. Certains l'ont fait remarquer. Bon, Maryse Joissains  a jugé plus opportun de se rendre près d'une grotte dans les Pyrénées. Mais, on n'a pas vu beaucoup d'élus de son équipe assurer une présence minimale. L'opposition ne s'est pas plus mobilisée, ils n'étaient que quatre ou cinq à battre le pavé.

Ÿ Les jours de fête populaire, les rumeurs, qui sont parfois de vraies infos, circulent à la vitesse grand V. C'est à qui viendra vous raconter la dernière sur untel ou unetelle. Beaucoup m'ont demandé si je savais quelque chose au sujet du recours en annulation de l'élection municipale sur lequel le tribunal administratif devrait se prononcer cette semaine. Ben, il faut attendre, ai-je répliqué. Ce qui ne les a pas empêchés d'échaufauder d'audacieux scénarios en cas de nouvelle campagne électorale.

Certains ont cru aussi pouvoir me consulter comme un oracle sur l'issue des élections sénatoriales de dimanche prochain. Ils m'ont même interrogé sur la fiabilité des votes de chaque camp. Extrapolant sur le cas de la surprise de l'élection d'un socialiste à la tête de la Communauté urbaine de Marseille, classée à droite, ils ont n'ont pas hésité à me dire que les résultats du vote du 21 septembre pourraient réserver de nouvelles trahisons fomentées dans le secret des isoloirs. Dans quel sens ? Mystère.

Ÿ Un monsieur, plutôt agressif, a cru bon d'engueuler une association faisant la promotion du vélo en lui imputant la responsabilité de l'inconduite de certains cyclistes en centre ville. L'apostrophe a baissé d'un ton lorsque les bénévoles ont expliqué à cette personne qu'ils ne représentent pas la mairie et que c'est d'abord un problème de code de la route et donc l'affaire de la police.

Ÿ Un visiteur du stand des comités de quartier voyant sur une carte le périmètre de Sextius-Mirabeau tracé au feutre noir a lancé : "ça ressemble à un cachot !" Il venait sans doute de débarquer, estomaqué, du château d'If… Et ce n'est qu'en accostant sur le cours Mirabeau qu'il a enfin pu retrouver un souffle libérateur.

15 septembre 2008

Hier, Assogora a envahi le cours Mirabeau

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Vue partielle du cours Mirabeau

Le doute n'est pas permis. La vie associative a une botte secrète, celle de réussir à dompter le ciel chaque deuxième dimanche de septembre. Ce fut encore le cas hier. Point de pluie, point de mistral, rien que du bleu. Des milliers de visiteurs ont déambulé sur le cours Mirabeau, ont discuté avec les bénévoles et emporté des prospectus et de précieux renseignements sur les activités associatives du pays d'Aix. Ça fait trente ans que ça dure. Cette année encore, quelque 450 stands ont ouvert leurs bras aux passants.

Comme à chaque rentrée, depuis sa création, j'ai aussi parcouru le cours de haut en bas durant un périple qui aura duré cinq heures. J'y ai revu tous ces visages familiers impliqués depuis longtemps dans la vie de la cité. J'ai rendu visite aux stands d'associations auxquelles j'ai participé pendant tant d'années.

J'ai quelque fierté d'avoir été l'un des vingt-trois fondateurs d'Aix-Associations en 1989, devenu Pays d'Aix-Associations, et d'en avoir assuré la vice-présidence pendant six ans. Cela a permis la mutation de ce qui n'était qu'une "foire" en un vrai salon-exposition. Je ne suis pas moins fier d'avoir proposé en 1990 le nouveau nom "Assogora" qui a désormais été adopté par tout le monde.

Hier, la fête était belle, avec des animations, de la musique et de la danse sur le pavé du cours qui a accueilli ce qui ce se fait de mieux en termes d'échanges et de construction de vie en commun.

30 octobre 2008

Le cambriolage du Livret Aïe déjà programmé ?

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C'est le tournis des chiffres. Alors que nous essayons piteusement de compter nos derniers petits euros dans nos porte-monnaie (le mot "bourses" est inapproprié), les milliards déroulent leur farandole narquoise sous nos yeux ébahis devant la télé.

Tiens, on nous parle même de notre Livret Aïe et du sale tour de cochon qui risque de nous piquer du taux d'intérêt. On nous évoque aussi ces belles niches fiscales qui ne sont quand même pas faites pour les chiens et qui plombent les recettes des budgets nationaux. On nous annonce itou que quelques milliers de fortunés bien conseillés par des margoulins ne paient aucun impôt sur le revenu, soit un gros manque à gagner pour les finances publiques.

Sous de faux airs d'information transparente, il est pourtant de plus en plus difficile d'évaluer tout ça à l'étalon de la misère généralisée. Il nous faut passer par des comparaisons pour piger un peu ce que ça représente. Prenons juste un exemple.

Le budget de l'Education nationale, c'est 58 milliards d'euros. Le bouclier fiscal, c'est 15 milliards et le budget voté par l'Assemblée nationale pour recapitaliser les banques françaises, c'est 42 milliards, sans compter les 320 milliards prêts à servir de caution.

Ce pauvre RSA peut aller se cacher avec son pituiteux 1,5 milliard qui a été bricolé avec les fonds de tiroirs troués. Avec ça, les SDF vont sans doute enfin pouvoir devenir propriétaires de leurs cartons…

Voir aussi mon article du 21 mai :

"Qui croire ? Le gouvernement ou ma banque ?"

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/05/21/9259232.html

29 octobre 2008

A Aix, il n'y a pas que la météo qui se gâte…

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Véhicule brûlé à Saint-Eutrope fin 2007

Il n'y pas que la météo qui se gâte. Ces derniers jours, ce sont aussi les mauvaises nouvelles qui se mettent à pleuvoir dru sur Aix.

Au centre ville, les forains protestent contre le sort qu'il est fait par la municipalité. Le problème de l'emplacement du marché est posé depuis quelques années déjà sans qu'une solution définitive n'intervienne. Les forains du palais de justice ont été obligés de déplacer plusieurs fois leurs installations vers le cours Mirabeau, puis de retourner autour du palais et de nouveau sur le cours. Voilà maintenant, comme chaque année à cette époque, que la mairie leur demande de dégager pour laisser la place aux fameux mais controversés chalets. Où est la cohérence ? Il semble que les courges ne se trouvent pas que sur les étals.

Les médias nous apprennent qu'une partie du sol de la cour du collège Mignet s'est effrondrée, là même où l'on agrandit le parking. Pas de victimes, certes, mais un vrai danger.

A l'autre bout de la ville, les Luynois découvrent que le collège promis il y a cinq ans ne sera finalement pas construit. Les "explications" du Conseil général – il y aurait une baisse démographique – ont du mal à passer auprès de la population qui devra se résoudre à faire endurer des trajets aux enfants.

Plus grave, à Saint-Eutrope, un incendie de scooter près d'une canalisation de gaz a causé d'importants dégâts qui ont nécessité l'évacuation d'une cinquantaine d'habitants de l'immeuble le plus proche.

Dans d'autres quartiers, Encagnane et le Jas de Bouffan, des voitures brûlent sans que les médias n'en parlent vraiment. Ainsi, des riverains nous alertent que ces faits se déroulent régulièrement, au pied même des immeubles. Certains évaluent les incendies à une dizaine par semaine. Il semble que ce soit le fait de bandes rivales qui agissent à l'aveugle et s'attaquent aux biens d'habitants qui n'ont rien à voir avec tout ça. D'autres véhicules sont systématiquement tagués. Il y a une quinzaine de jours, un vigile de magasin qui tentait d'empêcher un vol a reçu des coups de ciseaux. La peur s'installe et certains habitants se mettent à craindre le pire.

Faudra-t-il être confronté à des tempêtes pour s'intéresser à ces questions ?

17 juin 2008

C'est grève, docteur ?

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Voilà des mois que la contestation occupe la rue et les esprits. Il doit quand même bien y avoir quelques sérieux motifs. Car, on ne peut imaginer un instant que les manifestants, les grévistes ou les défilés ne seraient qu'un complot savamment organisé pour perdre des journées de salaire, prendre des congés à l'œil ou simplement protester pour protester.

La diversité même de ceux qui composent les cohortes montre qu'il y a problème. Si les revendications ne sont pas toutes du même ordre, elles tendent quasiment toutes à mettre en avant un malaise croissant, celui du niveau du pouvoir d'achat.

Salaires qui baissent ou stagnent, minimas sociaux qui toisent le seuil de pauvreté, emplois que l'on supprime, embauches précaires, augmentation du coût de la vie – le prix des carburants en étant l'étendard –, et avenir des retraités forment le tronc commun d'une profonde inquiétude qui touche aussi bien la fonction publique que le secteur privé. Sans parler des vives réactions face aux réformes de la justice, de la politique de la santé ou du commerce.

La situation dramatique des finances de la France avec déficit historique du budget et commerce extérieur en capilotade tissent la grande toile de fond de la perte de confiance et du moral en berne des Français.

Notre département en creuset représentatif

Pour couronner le tout, les profits exorbitants enregistrés par les entreprises du CAC 40 et l'explosion à la hausse des salaires de gros patrons ne sont pas pour refreiner le sentiment de scandale qui envahit les classes sociales moyennes ou les plus fragiles.

Le mot qui vient à la bouche est celui de crise, une crise qui touche des millions de personnes et qui est ressentie comme un spectre pour des millions d'autres. Et il est de plus en plus difficile de faire croire qu'il n'y aurait que des privilégiés qui se paieraient le luxe de ronchonner pour défendre leurs acquis ou pour contrarier le gouvernement par idéologie.

Les mouvements de révolte entamés depuis près d'un an ont grossi par additions successives de mécontentements. Si leurs origines sont hétéroclites, le désespoir qu'ils expriment est homogène.

A lui seul, notre département semble être le creuset représentatif concentrant tous les ingrédients de la fronde. Du port de Marseille (avez-vous vu cette pub obscène et coûteuse d'une pleine page des organisations patronales dans la presse?) aux installations industrielles de l'Etang de Berre, de l'hôpital d'Aix à ceux de Marseille ou d'Aubagne, des services publics comme celui du système scolaire aux statuts privés comme ceux des transporteurs ou des pêcheurs (liste non exhaustive), la colère et la frustration n'ont pas de limites.

Que la vague s'arrête par usure ou enfle un peu plus, qu'elle dégénère ou soit matée, le gouvernement ne semble pas disposé à répondre à tous ces cris. La partie ne sera que remise à plus tard. Et c'est là le pire de tous les dangers.

23 octobre 2008

Quand les journalistes font le trottoir

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Hier soir, j'ai regardé l'émission "Droit d'inventaire" sur France 3. Belle hypocrisie ! La présentatrice Marie Drucker, compagne d'un ancien ministre, fille de l'ancien parton de M6, nièce de celui qui aime tous les politiques et fait de longues émissions sirupeuses qui suivent toujours le sens du vent, recevait, entre autres, Catherine Nay, dont le compagnon est aussi un ancien ministre.

Et, pour notre malheur, le Patrick Poivre qui, depuis qu'il s'est fait lourder de la chaîne aux programmes béton, arpente tous les trottoirs, tous les couloirs, va pleurer sur tous les plateaux et s'érige en journaliste indépendant et irréprochable, lui qui a bouffé toutes les soupes et qui essaie de faire oublier sa fausse interview de Fidel Castro, ses "blancs" sur des informations dérangeantes concernant son ancien patron et les voyages en avion offerts par des politiques. L'homme qui, selon ses dires, affectionnait la pudeur n'arrive plus à la réprimer et s'étale ad nauseam sur tous les écrans.

Voilà par qui les Français sont "informés", des gens qui s'invitent entre eux, aux ordres des pouvoirs, au centre d'intrigues et sous les draps d'une confrérie connivente de la presse et de la politique. L'émission n'est qu'un alibi, une mascarade, un paravent, j'allais dire un cache-sexe.

On fait semblant d'analyser, on fait des retours dans l'histoire de la télé et on fait croire aux téléspectateurs que l'on parle librement. On évoque les débarquements de journalistes ou de présentateurs au gré des changements politiques. Y passent Christine Ockrent, épouse du ministre Bernard Kouchner, on occulte Béatrice Schönberg, femme du ministre Jean-Louis Borloo, on ne fait aucune mention des noms de fils, fille ou parent de… (par exemple, Jean-Pierre Elkabach qui en a placé quelques-uns) pourtant lisibles dans les génériques de certains programmes.

Pour la honte que je ressens pour eux, je ne veux même pas faire allusion à ces journalistes dont tout le monde sait qu'elles ont fréquenté les palais et même plus pour autres affinités et qui viennent nous cligner des yeux soit aux actualités, soit comme chroniqueuses.

Et puis, hier soir, comme depuis quelques temps, en trois minutes, Anne Sinclair qui, depuis les Etats-Unis où travaille son mari (quand il ne fait pas de petites pauses...), vient faire ses misérables "ménages" pour Canal + sur les élections américaines.

Il y a des jours où il est bon de se dire que, pour s'informer, il ne faut faire aucune confiance à ces castes consanguines qui s'acoquinent sans vergogne, qui acceptent les pressions, les compromissions et les soumissions, qui se gavent sur la crédulité des gens, qui ont perdu tout sens de l'honneur et qui marchent penchés, perclus par leurs courbettes.

Que ceux qui n'ont pas vécu les grandes œuvres hypnotiques de l'ORTF n'aient aucun regret. L'époque a peu changé. Et ce n'est pas avec un Nicolas Sarkozy qui veut maintenant nommer le PDG de la télévision publique que l'information sortira du temps des cavernes. Ses copains sont aux manettes des chaînes privées et ses amis marchands d'armes contrôlent les grands groupes de presse.

N'est-il pas symptomatique d'entendre chaque semaine les aboyeurs de l'actualité se muer en perroquets avec la même phrase "Comme l'a révélé notre confrère le Canard Enchaîné"…", non, le Canard ne "révèle" rien, il fait son travail, il fait de l'investigation, il fait du journalisme, lui. Le Canard est juste leur anti-confrère. Allez, un peu d'air !

14 juin 2008

Match de repêchage : Irlande 1 - Europe 0

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Tiens, prenons deux nouvelles bien fraîches au hasard : l'Irlande et le football.

L'Irlande vient de voter non au Traité de Lisbonne. Même si, au bout du processus, – avec ses 3 millions habitants contre 500 millions d'Européens – elle reste le seul pays à l'avoir fait, peut-on considérer légitimement sa décision comme étant moins démocratique que celle des pays qui l'ont ratifié ou s'apprêtent à le faire par la voie parlementaire ? La condition pour valider le traité était un vote à l'unanimité des 27 pays. C'en est donc fait du document.

Absents de l'Euro 2008, les Irlandais, pure coïncidence de l'actualité, auront sans doute voulu marquer un but historique et se faire remarquer par le résultat de cette consultation qui, admettons-le, passionne beaucoup moins les foules que celui de la compétition qui se déroule en ce moment. Le ballon est plus vendeur que le bulletin. Il n'y a qu'à voir la place respective faite à chacune des deux informations en une de la presse pour s'en convaincre.

Alors que les enjeux politiques européens concernent l'avenir à long terme, les rencontres footballistiques relèvent de l'éphèmère où les victoires et les défaites éprouvées par le public ne le sont que par procuration. L'engouement pour le défi sportif européen, monté en épingle grâce au matraquage orchestré par tous ceux qui y ont des intérêts échappant totalement aux supporters qui les financent à longueur d'année et au prix fort dans les stades ou devant les écrans de télévision, trouve sa raison d'être dans la simplicité même de la règle du jeu. Est déclarée championne l'équipe qui aura réussi à évincer toutes les autres.

C'est un peu comme dans ces programmes à épisodes interminables où le gogo de téléspectateur paie de sa personne, en même temps qu'il verse sa redevance, engraisse la publicité et alourdit sa facture de téléphone. Tout ça parce qu'il a le sentiment de détenir enfin au moins une parcelle de pouvoir, celui d'éliminer tous les concurrents prétendant au titre artificiel de "star". Le temps dévolu à ce type d'événement, que l'on nomme divertissement (divertir, c'est faire diversion), est inversement proportionnel à son influence directe sur le destin des peuples.

L'Europe, c'est l'exact contraire. Tous les pays sont censés jouer ensemble sur le même terrain pour prendre part à une même communauté et chacun peut y obtenir sa part de récompense à proportion de ses besoins. Le temps octroyé au débat sur la construction nécessaire et pacifique de l'Europe est minuté au sablier des "experts" et décourage ainsi la curiosité et l'adhésion populaires.

Pour faire dans les formules, disons que le football pratique l'antagonisme, l'Europe tente d'organiser la solidarité. Le football exarcerbe le nationalisme, l'Europe prône l'universalisme. Le football sert les intérêts de quelques-uns, l'Europe a vocation à partager le bien commun. La liste serait longue à dresser de tout ce qui différencie les deux concepts.

Cela ne veut en aucun cas dire "supprimons le football et l'Europe se fera". Non, ce qui manque aux autorités politiques, c'est de proposer une règle du jeu intelligible et comprise par tous. Or, ce qui s'est passé en France et aux Pays-Bas en 2005, et qui vient de se reproduire en Irlande, c'est l'absence d'un discours simple, audible, accessible à tous et permettant la participation éclairée de chacun. En un mot, démocratique.

En football, la partie se joue entièrement devant le supporter. En Europe, le citoyen est pris pour un ballon, qui ignore le nom des donneurs de coups de pied et des arbitres !

16 octobre 2008

La Marseillaise, c'est pas fait pour les stades !

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Attention, article mal élevé !

Mais que viennent faire les hymnes nationaux dans les stades ?

Amer constat. Les gros clubs sportifs sont devenus de bien cyniques machineries à fric destinées à dépouiller de braves gens pour engraisser les sponsors, les joueurs et les médias. Tous les moyens sont bons, y compris jusqu'à usurper des valeurs républicaines censées conférer aux matches un décorum martial signifiant que la survie de l'espèce est en jeu.

Qui ne voit à quel point on conditionne les esprits pour échauffer les sens ? Dès lors, que peut-on attendre de pire que l'irrespect ?

Il y en a marre de ces "unes" quotidiennes, racoleuses et tyranniques des médias. Marre de l'exploitation des foules. Marre de l'abêtissement provoqué des supporters. Marre des interviews crétines à ras de pelouse des dirigeants, des joueurs et des fanas. Marre des commentaires psychotiques sur la tendinite de machin ou les crampons de truc-chose quand on laisse tant de gens crever de faim et de froid sur les trottoirs.

Marre de ces compétitions encadrées par des centaines ou des milliers de policiers. Marre du dopage sous toutes ses formes. Marre des joueurs achetés et vendus comme des marchandises. Marre de ceux qui prétendent représenter leur pays ou leur ville mais s'en vont jouer de longues saisons dans des équipes extérieures (le marseillais Zidane n'a jamais fait partie de l'OM).

Marre de leurs extases à deux balles. Marre de les voir cracher par terre. Marre de leurs trois mots de vocabulaire plein d'insultes. Marre de les entendre parler de "mental" quand ils sont rémunérés jusqu'à point honte. Marre du clinquant de leurs bagnoles et de leur bling-bling. Marre de les voir vampiriser les écrans de pub avec leur air benêt.

Marre de la traite organisée des gamins et des mirages qu'on leur fout dans la tête. Marre qu'on confonde tout avec tout et qu'on fasse lire la lettre de Guy Môquet à ces ombres de combattants. Marre de la Légion d'honneur sacralisant le type qui donne le moindre coup de pied dans un ballon. Marre qu'on glorifie ces héros de pacotille à pied d'égalité avec ceux qui sont morts sur d'autres terrains, pour notre liberté, sans Marseillaise, sans décoration, ni sépulture.

Stop les hymnes dans les stades ! Qu'on leur fasse chanter la danse des canards (et je reste poli, en tout cas, plus que le président de la République) !

Ouf, ça soulage !

Sur le même thème, voir l'article "La peste sportive" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/10/07/10856164.html

15 octobre 2008

Une langue de vipère ne peut gober des couleuvres

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Ces jours-ci, j'ai collecté quelques faits qui peuvent en dire long sur la société dans laquelle nous vivons. Apparemment disparates, ces faits ont un point commun : ils surprennent. En tout cas, ils me surprennent. Et j'ai du mal à les digérer...

A Venelles, le maire a plongé tête en avant pour cowboyiser (oui, j'invente un mot) ses policiers avec des tasers. Sans doute, un effet colatéral du syndrome Sarah Palin. On ne savait pas que cette charmante commune était à ce point sous la menace de hordes criminelles.

A Ventabren, le maire a bien produit un Plan local d'urbanisme. Mais, il semble que le document ne se préoccupe que trop d'intérêts particuliers. C'est ce qu'en pense le représentant de l'Etat qui l'a retoqué.

On pourrait peut-être demander au maire de Venelles d'aller neutraliser son collègue de Ventabren.

En revanche, le maire d'Aix ne risque pas de voir débarquer le maire de Venelles chez elle. Elle se contente de déclarations générales et n'a toujours pas mis en route son PLU.

Idem pour l'OPAC. Ses affirmations de remise en ordre de l'office sont démenties jour après jour par les nombreux et graves problèmes que subissent les locataires. Les derniers événements mis sur la place publique ont trait aux infiltrations systématiques d'eau de pluie dans les appartements. Le soleil ne brille pas pour tout le monde, donc.

A contrario, l'office bénéficie d'un nouveau siège et un appel d'offres publié hier dans la presse annonce même que Pays d'Aix Habitat veut renouveler son matériel informatique, notamment des ordinateurs. Mais oui, c'est vrai quoi, les premiers avaient été dérobés il y a un an. Bizarre, ils contenaient les fichiers des attributions de logements. Y avait-il quelque chose à cacher ? Au fait, où en est l'enquête ?

En centre ville, nos concitoyens ont à subir d'autres méfaits. J'ai pu le constater moi-même à deux reprises la semaine dernière à la faveur de sorties en soirée. A mon retour, vers une heure du matin, j'ai eu l'occasion de passer une fois par la rue Frédéric Mistral et l'autre par le cours Sextius. Une foule de clients bruyants des boîtes de nuit et des bars se retrouve sur le trottoir en application de loi anti-tabac. Ces établissements sont situés au pied d'habitations. Je ne vous dis pas. J'ai cru un moment entendre résonner des clameurs de stade.

Comme je suis mauvaise langue, je ne peux m'empêcher de repenser aux procès intentés aux Sdf par Maryse Joissains pour perturbation à l'ordre public.

Bon, je brise là pour aujourd'hui, le temps d'aller régénérer mes glandes à venin pour une prochaine livrée, bien sûr. Finalement, mieux vaut être langue de vipère qu'avaler des couleuvres…

14 octobre 2008

A propos de monnaie de singe…

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"Le trader de singes"

                      

Une fois, dans un village, un homme apparut et annonça aux villageois qu’il achèterait des singes pour 10$ chacun.

Les villageois, sachant qu’il y avait des singes dans la région, partirent dans la forêt et commencèrent à attraper les singes.

L’homme en acheta des centaines à 10$ pièce et comme la population de singes diminuait, les villageois arrêtèrent leurs efforts. Alors, l’homme annonça qu’il achetait désormais les singes à 15$.

Les villageois recommencèrent à chasser les singes. Mais bientôt le stock s’épuisa et les habitants du village retournèrent à leurs occupations.

L’offre monta à 20$ et la population de singes devint si petite qu’il devint rare de voir un singe, encore moins d'en attraper un. L’homme annonça alors qu’il achèterait les singes 50$ chacun. Cependant, comme il devait aller en ville pour affaires, son assistant s’occuperait des achats.

L’homme étant parti, son assistant rassembla les villageois et leur dit : "Regardez ces cages avec tous ces singes que l’homme vous a achetés. Je vous les vends 35$ pièce et lorsqu’il reviendra, vous pourrez les lui vendre à 50$." Les villageois réunirent tout l’argent qu’ils avaient, certains vendirent tout ce qu’ils possédaient, et achetèrent tous les singes.

La nuit venue, l’assistant disparut. On ne le revit jamais, ni lui, ni son patron ; que des singes qui couraient dans tous les sens.

Bienvenue dans le monde de la bourse !                                            (Merci à jpduf)

6 février 2008

Affichage sauvage : Le communiqué, ça colle pas…

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L'affichage sauvage en période électorale, c'est toujours la même rengaine. Tout le monde est contre mais presque tout le monde le pratique. D'accord, ce n'est pas bien. La loi a fixé des règles. L'affichage ne doit commencer qu'avec l'ouverture officielle de la campagne. Les mairies doivent alors avoir installé des panneaux en nombre suffisant pour tous les candidats.

Mais, bien sûr, comme tous les postulants piaffent d'impatience, la bataille du papier commence avant même le premier coup de sifflet. Cela fait donc déjà plusieurs semaines que les panneaux d'affichage libre sont recouverts de binettes et de slogans. Nombre de concurrents passent même jour et nuit pour rafraîchir les surfaces et être les derniers à avoir collé. Pris d'une frénésie addictive, certains font dans l'escalade et débordent allègrement les espaces autorisés ou tolérés. Là encore, ce n'est pas bien.

Alors, voulant se donner le beau rôle, des candidats poussent soudain des "halte-là !" à vous arracher vos dernières larmes. Ainsi, vient-on de voir Maryse Joissains et Alexandre Medvedowsky, parés d'une vertu que chaque passant peut contredire sans être contredit à son tour, signer un communiqué de presse commun pour condamner le massacre avec de belles envolées.

Moi, cela me donne envie de faire la méchante langue. Joissains, qui détient le pouvoir d'installer les panneaux officiels, a elle-même commencé au moment des vœux dans les quartiers par montrer son portrait sur papier aux abords des lieux qu'elle visitait. Elle a aussi envahi les espaces libres où se livre la guéguerre des affiches. Medvedowsky n'a pas été en reste pour se signaler à tous les coins de rue en recouvrant parfois d'autres copains.

Maintenant, je vais vous raconter d'où est venue l'idée du communiqué. Il y a trois semaines, Alain Joissains, ci-devant directeur de cabinet du maire, a demandé à certains d'entre nous si nous étions d'accord pour apposer ensemble nos signatures au bas d'un pacte. Initiative surprenante alors que je venais de lui faire remarquer les outrances auxquelles se livrait son équipe au point que le maire m'a donné raison... tout en laissant faire.

Je l'ai menacé de faire constater ces débordements par huissier. Je n'allais pas valider à ses côtés une démarche contraire à sa propre (mot impropre, d'ailleurs !) pratique ! Cherchant sans doute à m'attendrir une dernière fois, il m'a confié que Medvedowsky était déjà d'accord pour parapher le contrat. On voit ce que cela a donné. Ceux qui hurlent au loup sont parfois eux-mêmes les loups…

13 octobre 2008

Crise : La cuisine des chefs Sarkozy et Parisot

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Dessin de Charb dans Charlie Hebdo

C'est la criiiiise ! Au menu : confiture sur tartines beurrées pour les uns, soupe bien coagulée pour les autres. Ce week-end, on en a entendu de toutes les sortes. Le sauve-qui-peut venu des Etats-Unis a atteint l'Europe. Les réunions se succèdent à un rythme effréné. L'objectif principal est autant de rassurer le populo que de lui fiche la trouille.

Rien de contradictoire là-dedans. Il s'agit de montrer que nous sommes gouvernés, que le pouvoir garde son sang-froid tout en nous insinuant l'ordre de nous tenir tranquilles. Sinon, au premier mouvement d'humeur, nous risquons de perdre boulot, salaire, épargne… Vu le chômage en hausse, les déficits abyssaux, la récession et, donc, vu la misère ambiante, nous avons intérêt à fermer notre gueule.

Car, qu'on se le dise, il faut que l'escroquerie soit endiguée par le recours à l'argent public, coûte que coûte. Il faut sauver les malfrats auteurs du hold-up géant, ces financiers dorés sans scrupules qui restent les bienfaiteurs de l'humanité. L'opération enfumage peut très bien réussir. Le gouvernement et le Medef usent de tous les moyens qu'ils contrôlent pour nous faire gober la soupe en magma. Les chaînes de télé, sources d'information les plus matraquantes auprès du grand public, se relaient pour souffler le froid et le chaud de la communication "officielle".

Comme par hasard, ce week-end a paru un sondage du Journal du dimanche sur le travail dominical en même temps qu'une interview du secrétaire d'Etat à l'industrie et à la consommation, Luc Chatel. Le JDD appartient au groupe Arnaud Lagardère, grand copain de Nicolas Sarkozy. Le sondage est produit par le groupe Ifop dont la PDG est Laurence Parisot, grande copine des deux autres. Illico, tous les médias buvant à la même fontaine d'eau brute reprennent l'info.

Et que prétend donc ce sondage ? Que "67% des Français accepteraient de travailler le dimanche si c'était davantage payé qu'en semaine". Oh ! La bonne nouvelle que voilà ! Quelle surprise ! Pourtant, dans le détail, on apprend que sur les 1.003 personnes interrogées, seulement 17% répondent "oui, toujours" et 50% "de temps en temps". Premier étonnement : n'y a-t-il que des Français qui travaillent en France ? Deuxième étonnement : que veut dire l'expression "de temps en temps" ? Est-ce trois ou quatre fois par an ? Est-ce deux fois par mois ? Est-ce seulement lorsque l'occasion se présente ou que c'est très bien payé ? On n'en saura pas plus. Le lavage des cerveaux aura opéré à merveille.

La seconde question du sondage portant cette fois sur l'ouverture des magasins le dimanche a peu été reprise par les médias. Pourtant ! On y entend un autre son de cloche. 52% sont favorables et 48% sont contre. Sur le site du gratuit 20minutes, sur le même thème, un autre sondage de ce dimanche comptabilisant en fin de soirée 5.578 votants spontanés montre qu'il n'y a que 26,78% des répondants pour qui le travail du dimanche "c'est bien, cela permet d'arrondir ses fins de mois". Pour 37,38%, "c'est de l'exploitation pure et simple" et pour 12,82%, "pas question de travailler le jour du Seigneur" (sic). Total : 50,20% défavorables. Et 23,02% déclarent que "c'est pratique, on peut faire ses courses toute la semaine".

Ces chiffres ne feront bien sûr pas la une… Seule la manipulation écrasante de l'Ifop servira de caution. Pour mémoire, il y a un an, Laurence Parisot disait vouloir clarifier les magouilles de la caisse noire de l'IUMM et mettre de l'éthique (on ne rit pas, s'il vous plaît !) au sein du Medef. On attend toujours… De même, Nicolas Sarkozy voulait dépénaliser le droit des affaires. Puis, il s'était fendu d'un discours stigmatisant les parachutes dorés, s'engageant à légiférer sévèrement. On attend toujours, aussi…

Samedi soir, en direct sur France 2, la présidente patronale répétait qu'elle ne veut pas de loi, des recommandations suffiraient, pour encadrer les débordements faramineux des chefs d'entreprise, estimant qu'elle fait confiance au bon sens et à la morale de ses collègues (on ne ricane pas, s'il vous plaît)… Vu le culot des gros bras de la finance mondiale en général et française en particulier, il y a peu de chances qu'une autorégulation se mette en place et soit respectée.

Pour conclure, et ce sera là enfin l'occasion de rire, on peut lire ceci sur le site de l'Ifop : "L'Ifop s'appuie sur l'expérience, cultive l'imagination, encourage l'innovation. Les femmes et les hommes de l'Ifop agissent à chaque instant avec honnêteté et transparence. Le respect du client est au cœur de leur éthique, sa satisafction au cœur de leur mission". […] "Nous aimons inventer, découvrir, déchiffrer." […] "Notre regard sur ce qui nous entoure n'est à nul autre pareil". […] "70 ans d'esprit pionnier et de décryptage de l'opinion publique, ça se partage."

On ne peut pas mieux tromper…

8 octobre 2008

On ne nous dit pas tout… sur nos élus (3)

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On ne nous dit peut-être pas tout tout tout, mais, on peut en savoir un peu plus en cherchant plus. Cela ne surprendra personne, je suis encore aller fouiller un peu partout pour vous offrir un gros plateau d'infos. Nous votons et puis, à moins de s'y intéresser de près, il n'est pas facile de comprendre comment fonctionnent les institutions. J'ai donc choisi quelques exemples sur la vie politique locale et sur la place de nos élus parlementaires.

Communauté d'agglomération du Pays d'Aix (CPA)

34 communes, 143 conseillers communautaires, un bureau de 52 membres dont 41 vice-présidents (dont les 33 maires)

à Le nombre de vice-présidents est passé de 32 en 2001 à 41 en 2008.

Communauté urbaine de Marseille Provence Métropole (MPM)

18 communes, 157 conseillers communautaires, un bureau de 33 membres, c'est-à-dire 33 vice-présidents (dont les 17 maires)

à La population de MPM (» 1.000.000) est presque trois fois plus importante que celle de la CPA (» 350.000). Le nombre de conseillers communautaires est pourtant quasi identique ! Quant au bureau de la CPA, c'est l'usine à gaz !

Assemblée nationale

577 députés, un bureau de 22 membres, 6 vice-présidents, 12 secrétaires et 3 questeurs

Sénat

343 sénateurs, un bureau de 21 membres, 6 vice-présidents, 12 secrétaires et 3 questeurs

à Le nombre de députés n'atteint pas le double de celui des sénateurs mais les bureaux sont identiques. Difficile d'en trouver la cohérence.

Que deviennent…

…nos sénateurs ?

Le Sénat vient de constituer ses instances.

Ÿ Jean-Noël Guérini (PS), élu secrétaire du bureau, élu membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées

Ÿ Isabelle Pasquet (PC), élue membre de la commission des affaires sociales

Ÿ Roland Povinelli (PS), élu membre de la commission des lois

Ÿ Samia Ghali (PS), élue membre de la commission des affaires sociales

Ÿ Serge Andréoni (PS), élu membre de la commission des affaires économiques

Ÿ Jean-Claude Gaudin (UMP), élu vice-président avec 254 voix (4e score, le meilleur score était 278), élu membre de la commission des lois constitutionnelles (J'ai appris ce mercredi que le score humiliant de Gaudin était dû à une manoeuvre vengeresse de Raffarin qui n'a pas supporté d'être laché (Larcher ?) par pire que lui. Idem pour le score de Tasca, Raffarin a fait reporter des voix sur la socialiste pour la faire désigner 1ère vice-présidente à la place de Gaudin qui recule à la 4e ! Le Raffarin a récidivé aujourd'hui lors de l'élection du président de la commission des affaires étrangères. A 2 voix près, il a failli faire élire un socialiste ! Qu'est-ce qu'on rigole bien au Sénat !)    

Ÿ Sophie Joissains (UMP), élue membre de la commission des affaires culturelles

Ÿ Bruno Gilles (UMP), élu membre de la commission des affaires sociales

…et nos députés ?

Ÿ Christian Kert (UMP), réélu en 2007, non cumulard, député à part entière, vice-président de la commission des affaires culturelles, familiales et sociales

Ÿ Maryse Joissains (UMP), réélue en 2007, membre de la commission des lois comme lors du précédent mandat (mais elle a déclaré ne plus y mettre les pieds !), elle n'a pas été renouvelée comme juge supppléante de la Haute Cour de Justice.

à On sait maintenant à quoi ils se sont engagés. On va donc pouvoir les avoir à l'œil : assiduité, activité parlementaire dans l'hémicycle, présence dans les commissions, votes, propositions de lois… A moins que le cumul des mandats, très nombreux pour certains, n'accable nos formidables forçats…

7 octobre 2008

La peste sportive

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Bon, aujourd'hui, je me jette à l'eau. Je sens que je prends le risque de perdre des lecteurs mais, tant pis, je n'ai pas envie de me gêner.

Une nageuse vient mêler ses larmes dans les eaux de Marseille et voilà qu'on nous bassine de flots de commentaires dégoulinants d'admiration béate. Elle vient, dit-elle, d'avoir un "coup de foudre" pour les ondes méditerranéennes – aïe, gare, s'il se termine comme tous ceux qu'elle a eus avant – mais celui-ci est assorti d'une bouée avec rémunération anticipée. Bien sûr, devant tant d'amour déclaré, on a envie de boire ses paroles.

Pourtant, là, on sent que beaucoup ont à y gagner et que le sport dans tout ça, c'est secondaire. Les prédateurs ont monté l'affaire. Ils ont guetté la proie, une qui génère beaucoup de remous sur sa personne, et l'ont prise dans leur cercle. Il y a donc du fric à se faire et du papier à vendre. Pas un seul mal de genou (le claquage de cerveau, c'est plus difficile) qui ne sera exploité, comme pour les footballeurs. Pas un seul moment de déprime qui ne sera filmé, comme pour certains artistes qui viennent pleurnicher sur leur passé d'alcoolo ou de camé.

En une semaine, avec l'arrivée de la naïade olympique, oui, oui, à Marseille tout doit être olympique, on sait déjà ce qui nous attend chaque jour : une bonne rasade d'infos futiles et d'interviews ras-le-bonnet, et puis la tasse jusqu'à la nausée. Une vraie tyrannie, quoi.

Mauvaise coïncidence, ce même jour, on apprend que deux nouveaux cas de dopage ont été détectés au Tour de France. Pendant ce temps, les petits sportifs amateurs rêveront sur le banc de touche et oublieront qu'on leur mégote les moyens pour pratiquer sainement leur activité préférée. Le message politique est clair : il faut des machines à fantasmes, des élites qui écrasent tout. Les miséreux peuvent retourner dans leurs vestiaires, quand ils en ont, et noyer leur chagrin dans leurs larmes, s'il leur en reste.

Tiens, la mécanique est si bien rodée que même le ministre de l'éducation a songé à offrir des médailles aux écoliers qui surnagent, les autres peuvent couler…

J'ai trouvé plus virulent que moi. Voyez plutôt cet article paru dans Siné Hebdo du 17 septembre 2008, signé Jean-Marie Brohm. Ça défoule…

"La peste sportive "

Depuis la coupe du monde de football gagnée en 1998 par les "Bleus", l'hystérie sportive n'a cessé de gagner du terrain en France. Hommes politiques et jour­nalistes, artistes de variétés et stars du show-biz, écrivains et "grands penseurs de notre temps", tous ont entamé le couplet mystificateur de la "France qui gagne", de la France qui "chante la Marseillaise", tous - socialistes en tête - ont succombé à l'idolâtrie d'un Zidane au salaire pharaonique, tous se sont faits les chantres extasiés des mercenaires en crampons, experts en coups de boule et tacles assassins, tous ont "vibré" avec les olas des meutes de supporters enragés.

Et tant pis pour le tribalisme, le nationalisme, le chauvinisme, la haine xénophobe, le racisme, pourvu qu'on ait l'ivresse du ballon rond ! Après l'horreur footballistique, on a eu droit à la crétinisation du rugby organisée par la bande à Sarkozy (Laporte and Co) lors de la coupe du monde en octobre 2007 où l'équipe française des néandertaliens, aurochs, béliers et mammouths a pris une bonne raclée de "caramels", "cravates" et "plaquages à retar­dement" devant les joueurs de Sa Gracieuse Majesté, eux aussi mons­trueux crânes d'obus.

Pendant les jeux de la honte à Pékin, en août 2008, un incessant matraquage médiatique a intensifié jusqu'à la nausée la massification totalitaire de l'espace public par la propagande sportive.

Impulsée par toutes les agences idéologiques du libéralisme, la seule question qui ouvrait les JT était : la France, combien de médailles ? Pour une poignée de quelques breloques d'or, d'argent ou de bronze, soigneu­sement comptabilisées, on a donc eu droit à l'indécente exhibition de quel­ques spécimens de cogneurs à la mine déconfite par la défaite, de squales humains ruisselants de "lar­mes de bonheur", de spadassins ahuris, de nageurs gonflés comme des canots pneumatiques ou de handballeurs abrutis par les beuglan­tes de la victoire.

Entre-temps, il a encore fallu subir la farce grotesque des dupés-dopés du Tour de France, les ahanements obscènes des joueurs de tennis à Roland-Garros et Wimbledon et, bien sûr, les tourni­quets de la Formule 1 sur TF1.

"La monstrueuse mécanique du divertissement", pour reprendre l'ex­pression de Theodor W. Adorno, a ainsi trouvé dans le sport-spectacle multinationalisé une inépuisable source de chloroformisation des consciences et de dépolitisation. Le "tous ensemble" des luttes socia­les tend maintenant à être confondu avec l'union sacrée autour de "nos champions" qui, bien évidemment, puisqu'ils le jurent, ne sont ni dopés ni adeptes de l'exploit tarifé, mais d'honorables citoyens que l'on accueille comme des légionnaires romains de retour de campagne et que Sarkozy, lui-même petit jogueur au style de hamster hargneux, décore à l'Ëlysée comme des "Français exemplaires".

A part cela, la peste sportive n'a rien à voir avec la politique !

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