Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
Publicité
le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Derniers commentaires
Archives
10 octobre 2012

Gare routière : Des déviations et plus de bouchons

aix 7(Clic sur l'image pour agrandir)
Le panneau de déviation au rond-point Brossolette/Giono
(Cliché pris dans le calme de dimanche matin)

Aix a perdu depuis longtemps les embouteillages de son eau mais s'est largement rattrapée avec ceux de ses rues. Pas de quoi brandir du champagne et faire péter les bouchons.
Les panneaux qui tuent ont fait leur apparition aux entrées des artères stratégiques qui cernent un large périmètre autour de la gare routière. Principale information : l'avenue de l'Europe est fermée à la circulation, hors transports en commun et véhicules autorisés. Nulle part il n'est précisé que c'est pour toujours. Les naïfs penseront donc que c'est seulement pour la durée des travaux d'aménagement de la gare.
Les automobilistes qui empruntaient l'avenue des Belges en venant de la Rotonde pour tourner à droite vers Encagnane et le Jas de Bouffan devront se débrouiller de passer par le boulevard de la République.
Idem pour ceux qui montaient par l'avenue Pierre-Brossolette pour tourner à gauche et qui devront anticiper leur itinéraire et leur détour à partir du rond-point de la Fourane et filer par l'avenue Jean-Giono pour remonter par l'avenue Henri-Mouret.
Et ceux qui venaient de l'Ouest pour atteindre le centre ville (ou le périphérique) devront slalomer à partir du commissariat de l'avenue de l'Europe. Mêmes tracas pour les automobilistes qui veulent accéder au parking Méjanes où il leur faut désormais passer par la petite rue des Allumettes.
La seule liaison proposée avec l'avenue des Belges sera dorénavant la rue Lapierre proche de la poste centrale et donc du cours Mirabeau. On notera que toutes les voies nommées sont celles qui connaissent déjà les plus gros engorgements aux heures de pointe.
Un document de la Communauté du Pays d'Aix avance que "la circulation automobile sur le périmètre immédiat de la gare sera détournée, ce qui aboutira à 500 véhicules/heure en moins subis par les riverains". Mais une estimation ponctuelle de ce type qui vise essentiellement à rassurer le seul voisinage n'est pas suffisante. En effet, a-t-on pensé à mesurer les flux prévisionnels pour savoir comment cette gare s'intégrera au schéma global et en tout cas limitrophe de circulation de la ville ? Non. Ce qui laisse penser que l'aménagement de la gare est en très grande partie opéré hors contexte général, en l'absence criante d'un document officiel de Plan de déplacements urbains.
Autrement dit, la CPA et la Ville traitent les dossiers de manière cavalière comme s'ils étaient indépendants les uns des autres et comme s'ils n'étaient pas les pièces articulées d'un tout.
A croire que nos institutions sont assez portées sur les usines à embouteillages.

gare routière projet(Clic sur l'image pour agrandir) 
L'emprise de la future gare routière

Le projet de gare routière :
http://transports.agglo-paysdaix.fr/actualite/gare-routiere-debut-travaux.html

La lettre d'info de la CPA :
Rien sur les déviations automobiles ! 
http://transports.agglo-paysdaix.fr/actualite/lettre-info-gare-routiereAix-1.pdf

"Aix : La gare routière bloquée à quai ?"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/10/03/25238622.html

Publicité
29 octobre 2012

PS : Un congrès convenu mais utile

ps congrès rose

Une fois l'élection présidentielle passée, quelles peuvent être les audiences des congrès, conventions, batailles internes ou autres vrais ou faux débats des partis politiques ? Que peut bien retenir un électeur, même intéressé, des grands discours des uns et des autres. A en juger par les chiffres minables du passage sur France 2 des deux candidats de l'UMP à la conquête du poste de calife, l'engouement semble avoir déserté les téléspectateurs.
De même, quel impact peut avoir eu le congrès du PS de ce dernier weekend sur ceux qui ont regardé les quelques secondes diffusées dans les journaux télévisés ou qui ont suivi en partie ou intégralement (comme je l'ai fait) la retransmission sur la Chaîne parlementaire ?
Le désintérêt, le détachement ou l'indifférence trouvent sans doute leur origine dans l'idée que les jeux essentiels en termes électoraux ayant été faits en mai et juin, il n'était plus aussi crucial de consacrer trop de son temps à des débats sans possibilités de choix ou de sanctions pouvant influer ou décider de l'avenir jusqu'à une prochaine échéance capitale. Or, c'est là l'erreur. Qu'on ait opté pour un camp ou pour l'autre, voter le jour dit ne suffit pas. C'est précisément durant toute la période entre deux élections que tout se joue. C'est ce qui m'a toujours passionné, souvent jusqu'à la soif de n'en perdre aucune goutte.
Maintenant, revenons au congrès de Toulouse. Des surprises de fond, il n'y en a pas eu ou si peu. On avait certes bien compris que tout avait été réglé bien avant : la désignation du nouveau secrétaire national du parti et la teneur des discours de soutien indéfectible adressés au président de la République, au premier ministre et à l'ensemble du gouvernement.
Certains orateurs, par trop zélés, n'ont pas hésité à en faire au-delà du nécessaire et du suffisant en s'exposant dans des allégeances qui laissaient entrevoir les ficelles. L'unanimité affichée semblait un peu factice, surtout quand on sait tout ce que la bataille de la primaire avait dégorgé d'inimitiés, de critiques mutuelles et de mots assassins entre les divers courants.
C'est la règle, m'objectera-t-on. Je ne conteste pas le besoin de se montrer unis après les affrontements, surtout après avoir regagné le pouvoir. Ce que j'ai un peu de mal à admettre, ce sont les excès d'éloges et de lèche qu'on a entendus de la part de certains ministres ou responsables du parti, de ceux qui cherchent à bien se faire voir, de ceux qui sont encore en attente d'une place ou de ceux qui espèrent se faire connaître pour assouvir une ambition.
A mon avis, de tous les discours prononcés ces trois jours, peu ont emprunté des chemin nouveaux ou iconoclastes.
Selon moi, la prise de parole la plus originale et la plus démarquée a été celle d'Emmanuel Maurel, dont la motion avait atteint 13%, qui a osé rappeler avec un allant grinçant quelques vérités parfois escamotées. Sa parole était directe, vive et rafraîchissante.
L'intervention de Martine Aubry était, quant à elle, très offensive et sans fioritures, créant ainsi une forme de surprise alors qu'elle quittait sa fonction. Peut-être a-t-elle voulu faire comprendre qu'il fallait encore compter avec elle pour un éventuel rôle au poste de premier ministre lorsque le temps s'y prêtera.
Enfin, la troisième personne qui a détonné, c'est Harlem Désir, qu'on disait sans charisme et quelque peu moutonnier. On l'a vu s'emporter jusqu'à trop hurler et puis, s'en rendant compte, redescendre d'un ton, tout en continuant à lancer des attaques en formules bien calibrées contre la droite. Son discours a été pugnace et argumenté pour défendre les projets et l'action du gouvernement.
Alors, disons-le, même si ce congrès post-électoral n'a pas semblé vibrer comme les meetings de la campagne électorale, il aura au moins eu son utilité pour riposter aux invectives sinon à la démagogie de l'opposition.
                                                                                                      A suivre…

Deux articles intelligents (et drôles) sur le congrès

logo bakchich

http://www.bakchich.info/france/2012/10/26/nuances-de-rose-61873

logo rue89 bis

http://www.rue89.com/rue89-politique/2012/10/27/toulouse-le-retour-de-royal-et-le-croque-monsieur-socialiste-236574

26 octobre 2012

Les frères Guérini et le vaisseau bleu mal embarqués

guerini maisons retraite

Le changement d'heure, c'est ce weekend. C'est aussi l'heure du congrès national qui se tient à Toulouse, ville totem s'il en est pour le parti socialiste. Les surprises seront rares. Tout semblé plié, comme on dit. Pourtant, dans les coulisses, hors micro, les congressistes en mal de conflits pourraient s'adonner à de passionnants échanges sur les affaires et autres joyeusetés qui touchent certaines fédérations. Au premier rang desquelles évidemment celle de nos Bouches-du-Rhône, toujours aussi féconde en discordes.
En arrière-plan du congrès, c'est une autre actualité qui se charge de remettre les projecteurs sur des rebondissements en tous genres. Et, en particulier, sur ceux qui mêlent les combines et le rôle indirect ou occulte que l'on prête à Alexandre Guérini dans certaines affaires et les imputations d'influence ou de complaisance que l'on attribue à Jean-Noël Guérini agissant au conseil général et à la fédération socialiste du 13.
Après le dossier des maisons de retraite, et rien que ces dix derniers jours, les épisodes tant affairistes que politiques n'ont pas manqué d'être rapportés par la presse. On a reparlé de marchés publics concernant plusieurs collèges avec la garde à vue de deux cadres du CG13. Ces marchés auraient bénéficié de coups de main d'Alexandre Guérini, ce que laissent supposer des écoutes téléphoniques.
Dans la même veine, six autres gardes à vue de cadres du CG13 et de 13 Habitat ont été menées par les gendarmes au sujet de marchés de gardiennage et de sécurité attribués sous la surveillance du même Guérini. Réaction de Jean-Noël Guérini, s'abritant derrière son administration : "Je tranche mais je ne gère jamais les dossiers en direct".
Et, comme si cela ne suffisait pas au tangage du "vaisseau bleu" du département, une autre enquête prometteuse risque de charger la barque déjà bien lourde des déconvenues. On a en effet appris que, suite à une perquisition au CG13, la justice avait ouvert une enquête préliminaire sur la gestion d'espaces nautiques gérés par le conseil général. En cause, des soupçons de favoritisme et de trafic d'influence concernant des délégations de service public.
Côté saga politique, Jean-Noël Guérini déclare à qui veut encore l'entendre qu'il est redevenu un simple "militant de base". On l'a d'ailleurs vu voter en tant que tel dans sa section à l'occasion du vote sur les motions pour la désignation du premier secrétaire national du PS. En revanche, il ne s'est pas montré au congrès fédéral de samedi dernier aux Pennes-Mirabeau.
"Je ne veux plus de responsabilité, je ne serai même pas au conseil fédéral ni au bureau, je reviens à la base." Or, certains persistent à dénoncer le faux retrait de Jean-Noël Guérini qui continuerait à tirer les ficelles, en particulier auprès d'élus encore dans son giron et de certains militants redevables de services désintéressés tels que subventions, emplois ou logements.
A ce rythme, la fin du système Guérini ne semble pas encore devoir toucher à sa fin.
Une prochaine fois, je vous parlerai du gros numéro de cirque de "Coco et Fifi" de l'
UMP, dignes descendants du maître Sarko. On rigolera peut-être plus. Et puis non finalement, ils ne méritent pas d'être à l'honneur sur ce blog.

Une sélection de très bons articles

guerini ports canard 24

logo libe marseille

Jean-Noël Guérini : "Je serai sans états d'âme"
http://www.libemarseille.fr/henry/2012/10/jean-no%C3%ABl-gu%C3%A9rini-je-serai-sans-%C3%A9tats-d%C3%A2me.html

L’affaire Guérini met le cap sur les ports
http://www.libemarseille.fr/henry/2012/10/laffaire-gu%C3%A9rini-met-le-cap-sur-les-ports.html

logo bakchich

Guérini la sardine qui bouche le port
http://www.bakchich.info/france/2012/10/24/guerini-la-sardine-qui-bouche-les-ports-61867

logo marsactu new

Mignard : "C'est l'heure de vérité pour Jean-David Ciot"
http://www.marsactu.fr/politique/jp-mignard-cest-lheure-de-verite-pour-jean-david-ciot-29173.html

18 octobre 2012

Comme attendu, Barack Obama aplatit Mitt Romney

obama training(Clic sur l'image pour agrandir)

Mardi soir, Barack Obama et Mitt Romney se sont revus. Pendant 97 minutes.
Quelques jours avant, ce sont les candidats à la vice-présidence, Joe Biden et Paul Ryan, qui avaient croisé le fer. Ce fut là un face-à-face du genre féroce, le vice-président en titre ayant beaucoup houspillé et moqué son concurrent avec force sourires, franches rigolades et estocades à la hache.
Pour leur deuxième débat (combat ?), comme chacun pouvait s'y attendre, les prétendants au poste suprême ont révisé la batterie de leurs arguments et ajusté leurs comportements en fonction des observations qui avaient été adressées à l'un et à l'autre lors du premier débat.
Cette fois, dès la première minute, Barack Obama a pris les choses en main, y allant franco pour essayer de réduire dès le départ et avec beaucoup plus de pugnacité toute prétention de son adversaire. Les médias à l'affut attendaient cette montée en puissance pour lui accorder un avantage.
Face à la pression et aux propos précis de Barack Obama, Mitt Romney n'a pas vraiment pu fignoler l'image assez lisse qu'il avait voulu livrer de lui-même lors de la première confrontation. Le président sortant lui a renvoyé à la figure bon nombre de ses mensonges sur l'emploi, la fiscalité et la politique étrangère (traitée en seulement 20 mn en bout de la prestation) faisant ainsi nettement apparaître la superficialité et l'inconsistance des propositions de son interlocuteur.
Le troisième débat de lundi prochain en Floride risque fort d'être cruel pour celui qui se voit déjà à la Maison blanche.
Mais revenons à cette soirée de mardi. La retransmission était télévisée depuis l'université d'Hofstra, à Hempstead, près de New York, toujours selon une mise en scène soignée même si le décor a changé. Les deux candidats ne sont plus côte à côte derrière un pupitre mais peuvent évoluer sur l'estrade en s'interpellant, quasiment dans un corps à corps sportif, comme s'ils allaient échanger des coups à la manière de boxeurs disposant de leurs tabourets respectifs sur un ring placé face à l'œil arbitral et impartial de la présentatrice.
Vestimentairement, le seul détail qui a vraiment varié pour faire la distinction d'un débat à l'autre, c'est la stratégie affichée pour la couleur des cravates, rouge pour Barack Obama, bleue pour Mitt Romney, un choix inverse de celui de début octobre. C'est sûr, leurs équipes de conseillers s'espionnent !
Quant au public, qui n'avait pas le droit de réagir ou d'applaudir, il était installé sur des gradins encerclant de près les deux candidats. Les personnes, une dizaine en tout, qui ont posé des questions ciblées en lisant leurs notes, avaient forcément été sélectionnées avec l'accord des deux candidats.

obama sondage CNN 16 octobre(Clic sur l'image pour agrandir)

A l'issue du débat, les grandes chaînes de télévision ont rendu leur habituel verdict sondagier sur l'affrontement.
Hors les indécis, pour CNN, Obama obtient 46% et Romney 39%. Pour CBS, c'est 37% pour le premier et 30% pour le second. Mais, selon les lecteurs du Washington Post, Obama a gagné par un score de 71%. A signaler enfin que ce débat a suscité 7,2 millions de tweets contre 10,3 millions le 3 octobre. Le débat Biden / Ryan n'en avait généré que 4 petits millions.
La suite le 22 octobre avec en ligne de mire l'heure de vérité que sera l'élection du 6 novembre.

L'intégralité du débat

La transcription de larges extraits du débat en français
http://www.lemonde.fr/elections-americaines/article/2012/10/17/verbatim-la-transcription-du-deuxieme-debat-obama-romney_1776506_829254.html

"Alors, comme ça, Obama aurait déjà perdu ?"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/10/05/25254475.html

16 octobre 2012

Mieux s'informer grâce aux médias indépendants...

medias independants 13(Clic sur l'image pour agrandir)
Louise Fessard (Mediapart), Sabrina Torres (dijOnscOpe),
Sébastien Boistel (le Ravi) et Thierry Borde (Mediascitoyens)

Vouloir s'informer, garder son libre arbitre, pouvoir exercer son sens critique, faire confiance sans se sentir manipulé, qui n'est pas d'accord ?
Mais quels médias avons-nous ? Et quels médias voulons-nous ? Sont-ils totalement libres pour informer ? Comment faire vivre des médias indépendants ?
Ces questions et beaucoup d'autres ont été débattues pendant plus cinq heures samedi dans l'amphithéâtre du Creps à Aix-en-Provence. Cette première rencontre des médias régionaux et locaux, rassemblés sous le sigle un rien provocateur de FMI, a réuni une bonne dizaine de supports, télés, radios et journaux. Si les prises de parole et les échanges avec la centaine de personnes présentes ont été sérieux, la dimension festive n'a pas été oubliée. En fin d'après-midi, la chorale aixoise Les Polyphonies bourlingueuses (une vraie découverte !) a régalé le public avec une douzaine de chants traditionnels de tous les pays et l'ATMF d'Aix a préparé un buffet varié de cuisine "maison".
Les thèmes proposés étant tous passionnants, j'ai personnellement assisté de bout en bout aux tables rondes. Après la présentation détaillée de chacun des médias présents par leurs porte-paroles, les divers participants ont livré leurs témoignages sur les expériences multiples qu'ils mènent parfois non sans mal. Au cœur de toutes les interrogations, la notion d'indépendance dans toutes ses déclinaisons, donc de liberté sans entraves politiques, financières ou publicitaires, a dominé la journée.
Des analyses fines et complètes, loin de tout amateurisme, ont été fournies et illustrées par André Koulberg du site aixois Cent paroles, Sébastien Boistel, grand reporter au Ravi, Louise Fessard, journaliste à Mediapart, Alex Robin, Wladimir Cerda et Fabrice Eboli de Radio Zinzine, Marielle Gros d'Airelles vidéo, Antoine Dufour de O2zone, Thierry Borde de Mediascitoyens, Rémy Gilles du journal national CQFD et par une invitée venue de Bourgogne, Sabine Torres, créatrice du site dijOnscOpe.

(Clic sur l'image pour agrandir)

medias cent paroles

Tous ces médias, portés à bout de bras avec un volontarisme et un courage sans limites, fonctionnent essentiellement avec une poignée de journalistes rémunérés aux tarifs de base et des centaines de bénévoles qui s'investissent pour faire vivre une information locale libre et de qualité.
Beaucoup de ces supports doivent leurs recettes aux abonnés et aux acheteurs en kiosque ou dans les réseaux associatifs. Sans l'assurance de pouvoir compter sur des rentrées stables et régulières, ces combattants sont dans l'obligation d'être constamment sur la brêche pour fidéliser leurs lecteurs et aller en chercher de nouveaux qui consentent à leur tour à alimenter les budgets avec quelques euros.
Pour ce qui me concerne, comme on le sait ici, je suis un adepte obstiné et assidu de ces médias alternatifs au moins pour deux raisons : la liberté de ton que leur confère leur indépendance et l'absence de publicités commerciales racoleuses et abrutissantes qui nous cassent les neurones et je sais être distingué.
Du Canard enchaîné à Charlie Hebdo en passant par le Ravi, même si j'achète aussi La Provence et quelques autres publications, je ne regrette pas de savoir que mes dépenses vont à des gens qui luttent pour une information libre, qui est un droit de l'homme aussi important que le droit d'expression.
PS : A noter que le traitement et la diffusion de l'information par le biais de blogs personnels n'ont pas été évoqués, ce sujet n'entrant évidemment pas dans le cadre des débats retenus pour cette journée.

(Clic sur les images pour agrandir)

medias independants 13

medias independants affiche

Adresses de médias indépendants

==> Télévisions locales sur internet

logo anonymal tv Ahttp://www.anonymal.org/

logo O2zonehttp://www.o2zone.tv/

logo VDPQ proximitéhttp://vdpq.org/

==> Sites médias sur internet

logo cent paroles aixhttp://blogs.mediapart.fr/edition/cent-paroles-d-aix-journal-local-alternatif-1

logo mediascitoyenshttp://www.mediascitoyens.org/

logo acrimedhttp://www.acrimed.org/

logo dijonscopehttp://www.dijonscope.com/

Radio associative

logo radio zinzinehttp://radiozinzineaix.org/

==> Journaux papier et leurs sites

logo ravi bonhttp://www.leravi.org/

logo CQFDhttp://www.cqfd-journal.org/

Publicité
17 septembre 2012

Les bus de Joissains et... les obus des usagers

aix en bus colère

Vous la sentez venir la fin de règne ?
A-t-on jamais vu construire un rez-de-chaussée et empiler des étages sans avoir creusé les fondations ? C'est pourtant bien ce qui s'est passé avec la réorganisation ratée du réseau d'Aix en bus. Après une pagaille sans nom et la colère quasi générale des usagers, Maryse Joissains fait marche arrière toute.
L'arrivée du nouveau délégataire Kéolis en remplacement des Autobus aixois devait révolutionner les transports en commun en Pays d'Aix. Sur le papier, le dossier était assez séduisant : augmentation du kilométrage annuel, accroissement du nombre de lignes, adéquation et prolongements d'itinéraires et d'horaires, nouveaux véhicules moins polluants et adaptés aux personnes à mobilité réduite, tarifs inchangés, caméras à bord, embauche de conducteurs supplémentaires, économie sur le coût global du contrat, bref, des pépites à convaincre les plus irréductibles aux transports en commun.
Révolution il y a eu en effet. Mais pas celle qui était annoncée. Dès la mise en place du nouveau réseau en juillet, cela a commencé à tiquer malgré l'optimisme affiché à ce moment-là par Jean Chorro, "quelques dysfonctionnements semblent gommés", et l'affirmation du directeur de Kéolis qu'"une large concertation" avait été menée en amont, comme on le lit encore sur le site de la Communauté du Pays d'Aix.
Maryse Joissains pensait alors que quelques retouches suffiraient pour amortir le choc. Or, dans le magazine municipal Aix en dialogue de juillet-août, aucune information sur les changements n'a été donnée. Il faut remonter au numéro de janvier pour dénicher l'annonce succinte du changement de délégataire et quelques détails lapidaires sur les nouveautés et les modifications pratiques.
Curieusement, c'est après coup, début septembre, après les perturbations constatées par les usagers et des protestations par centaines, que cinq réunions publiques dites de "concertation" (tiens donc !) dans les quartiers ont été programmées du 12 septembre au 24 octobre.
Las, dès la première qui s'est tenue à l'Hôtel de Ville le 12, la colère s'est exprimée comme jamais face à Maryse Joissains, à Jean Chorro, au directeur de Kéolis et aux techniciens de la CPA. Alors, ni une ni deux, le maire annonce en préambule, et apparemment par surprise sinon par nouvelle improvisation, qu'elle annule tous les changements et qu'on revient au point de départ, c'est-à-dire à l'ancienne carte du réseau à partir du 20 octobre.
"C'est le b… dans la ville", "on a m…"
Dans une interview donnée à La Provence vendredi, Maryse Joissains parle, avec son sens inné de la formule poétique étrangère à l'Académie française, du "bordel dans la ville". En réunion, elle a même osé : "la connerie, ça a été de tout changer d'un coup", "on a merdé, on a merdé, je bats ma coulpe". Et fait porter le chapeau à son premier adjoint et au directeur général des transports de la CPA qui étaient en vacances en juillet. Belle défausse, en vérité. Elle aurait dû connaître elle-même un peu mieux le dossier en tant que maire et présidente.
Elle argue aussi de son souci de ne pas avoir cherché à communiquer en période électorale pour ne pas prêter le flanc à d'éventuels reproches de propagande à son profit.
Dans son éditorial du numéro de septembre de Aix en dialogue, paru avant l'annonce de l'abandon de la réorganisation, Maryse Joissains "évoque la grande colère des usagers" et indique qu'elle avait "exigé du gestionnaire privé que les suggestions des Aixois soient prises en compte". Puis, en page 6, il est fait état des perturbations relevées en juillet et des dates des rencontres publiques.
Mais là encore, sous une phrase d'apparence sybilline, le maire nous sert les mêmes excuses : "Devant ces désordres, Maryse Joissains, qui ne faisait pas partie de la commission qui a choisi le délégataire, a décidé de reprendre la main". Elle ne faisait pas partie de la commission mais c'est bien elle qui a fait voter la décision. Et avait cependant fait confiance à Jean Chorro, celui-là même qui avait si bien négocié le système V'Hello qu'il a fini en fiasco total.
Autrement dit, au rayon des affaires qui foirent, avec Maryse Joissains, c'est toujours la même limonade, comme on dit familièrement. Voilà ce que c'est que de vendre du vent en boîte alors que cette ville est toujours dépourvue de deux documents essentiels et vitaux : un Plan des déplacements urbains et un Plan local d'urbanisme.

bus mobilité

Coup de gueule... et coups de main

Du 16 au 22 septembre, c'est la Semaine européenne de la mobilité tendant à encourager les usagers à "la mobilité douce".
A ma connaissance, contrairement à d'autres années, la Communauté du Pays d'Aix n'a pas prévu de manifestation officielle à cette occasion. Il est vrai que la coïncidence du bouleversement du réseau de bus ferait quand même un peu tache.
Seules des associations en faveur de modes alternatifs de déplacements lancent des initiatives à Aix et dans le Pays d'Aix. Et c'est bien volontiers que je relaie les actions de l'ADAVA-ADTC Pays d'Aix et de Vélorution.

Sites internet :
http://adava.adtc.aix.free.fr/
http://velorutionaix.wordpress.com/
Et une pétition :
http://www.petitionduweb.com/Petition_pour_une_prime_velo_en_aix_en_provence-21975.html

27 juin 2012

Assemblée nationale : Un président et... des surprises

ciot vote(Clic sur l'image pour agrandir) 
Comme tous les députés de gauche, Jean-David Ciot a voté... 
en évitant le regard de l'élue qui tenait l'urne, 
contrairement à des députés de droite qui lui ont même serré la main...

L'Assemblée nationale nouvellement élue s'est officiellement réunie hier après-midi pour procéder à l'élection de son président pour cinq ans, Claude Bartolone.
Le moment fut solennel et fort.
Pour l'occasion, et on a pu s'en rendre compte grâce à la chaîne parlementaire qui a retransmis et commenté l'événement en direct, l'hémicycle était plein à craquer, ce qui est une occurrence devenue plutôt rare, à part pour les séances télévisées des questions orales hebdomadaires au gouvernement.
Si beaucoup de visages sont encore inconnus au niveau national, il fait peu de doute que les électeurs de chaque département auront voulu scruter les images pour identifier leurs représentants dont les portraits ont figuré sur les affiches de campagne.
L'assemblée compte 577 députés. Mais, pour le vote essentiel d'hier, ils n'étaient que 540, les ministres élus députés n'étant pas autorisés à siéger, pas plus que leurs suppléants qui devront attendre un mois.
Il n'a fallu qu'un tour pour choisir le président. On peut cependant noter qu'avec les interdits de vote et le nombre élevé de blancs ou nuls (55), la majorité absolue est tombée à 243 sur 485 exprimés.

assemblée nationale élection du président

logo assemblee nationale

Comme c'est le cas aussi au Sénat, l'Assemblée nationale fonctionne sur le principe de groupes politiques constitués et déclarés.
Pour cette XIVe législature 2012-2017 de la 5e République, il y en a 6 : 4 à gauche et 2 à droite. Les députés sans appartenance siègent comme non-inscrits.
GAUCHE :
=> Groupe socialiste, républicain et citoyen (SRC) :
      279 membres + 16 apparentés
        -----> Président : Bruno Le Roux
=> Groupe écologiste :
      18 membres
        -----> Président : François de Rugy
=> Groupe de la gauche démocrate et républicaine (GDR) :
      15 membres
        -----> Président : André Chassaigne
=> Groupe radical, républicain, démocrate et progressiste (RRDP) :
      15 membres
        -----> Président : Roger-Gérard Schwartzenberg
DROITE :
=> Groupe de l'Union pour un mouvement populaire (UMP) :
      185 membres + 11 apparentés
        -----> Président : Christian Jacob
=> Groupe de l'Union des démocrates et indépendants (UDI) :
      29 membres 
        -----> Président : Jean-Louis Borloo
NON INSCRITS :
      9 (pas de président)
Au début de la séance, on a appris que 23 requêtes en contestation d'opérations électorales ont été communiquées au Conseil constitutionnel.
Parmi le lot des élections contestées, figurent celles de la députée Sylvie Andrieux (Bouches-du-Rhône), du député Bruno Le Roux (Seine-Saint-Denis), du nouveau député François Fillon (Paris), du député Patrick Devedjian (Hauts-de-Seine) et de 4 députés, dont Thierry Mariani, élus au titre des Français établis hors de France.
Par ailleurs, la députée Sylvie Andrieux, dont l'immunité parlementaire avait été levée sous le précédent mandat et dont l'investiture avait été retirée par le parti socialiste à quelques jours du premier tour, n'a pas été admise comme membre du groupe socialiste mais elle siègera en tant qu'apparentée.
Enfin, à signaler que le député Olivier Falorni qui a battu Ségolène Royal n'a pas été le bienvenu au sein du groupe socialiste mais a été accueilli par le groupe du parti radical de gauche. 

19 septembre 2012

Oups... Joissains rêve encore de gagner en 2014 !

joissains casse bilan

"Je peux être battue, tout le monde peut être battu. Je ne pars pas gagnante, mais confiante. Parce que mon bilan est extraordinaire." On a d'abord envie de rire. Puis, on se demande comment il est possible d'asséner encore une telle dernière phrase. Est-ce de la vantardise, de l'inconscience, de l'aveuglement, de l'incantation, une forme d'exorcisme, ou tout à la fois ?
Ces considérations de Maryse Joissains livrées dans une récente interview à La Provence m'ont soudain rappelé quelque chose. Oui, je me suis souvenu qu'en novembre dernier, à six mois de l'élection législative qui l'a éjectée de l'Assemblée nationale, elle avait déjà déclaré quasiment mot pour mot "Tout le monde peut me battre et je peux battre tout le monde. Je peux être battue. Mais je m'en fous, je vais partir à la bagarre comme si j'allais gagner."
Certes, on imagine bien qu'elle se battra. Mais l'expérience d'une élection ratée devrait au moins lui ouvrir les yeux et lui servir de leçon. Or, à l'évidence, il n'est rien.
Elle avait aussi dit à propos de son travail au parlement "j'ai un très bon bilan". Oups. Ce n'est pourtant pas ce que montraient, année après année, les tableaux de son (in)activité à Paris qui la classaient parmi les députés les moins assidus. Pour s'en défendre, elle a cru bon d'affirmer vendredi "On a dit que j'étais une mauvaise députée. Mais j'ai assuré mon travail à la commission des lois". Oups. En vérité, elle a un peu plus participé les deux dernières années à cause de l'application plus stricte de sanctions financières en cas d'absences non justifiées.
Jetons un œil sur la décennie où Maryse Joissains a cumulé les fonctions de maire d'Aix, de présidente de la Communauté du Pays d'Aix et de députée. Il n'est pas difficile de déduire qu'elle n'a pu être présente (voire efficace) à 100% pour chacune de ses tâches électives.
Or donc, si son bilan n'a pas été bon à l'Assemblée, ainsi les électeurs de juin l'ont-ils perçu et sanctionné, il serait étonnant que les électeurs de mars 2014 ne confirment pas leurs votes et ne réitèrent pas leur jugement négatif sur sa gestion de la Ville et de la CPA.
Ce blog démontre depuis près de six ans, exemples et explications à l'appui (voir une liste des sujets, colonnes de droite de l'écran), qu'en dehors de quelques bonnes choses, le bilan général de Maryse Joissains, mené en zig-zag et sans vision d'ensemble depuis onze ans, est une catastrophe.
Toujours dans l'interview de vendredi, à un moment, on a l'impression de percevoir un brin de lucidité "On peut avoir à la fois un mandat local et national. Mais pour mener les deux, peut-être ne faut-il pas être maire d'une ville de plus de 10.000 habitants ou être conseiller général. D'autant que j'ai aussi la présidence de la CPA". Le message indirect viserait-il à faire croire que, depuis juin, et donc en promesse pour 2014, elle se consacrerait désormais pleinement à ses mandats locaux comme elle l'a déclaré après sa déconfiture "Cette défaite est quelque part un bonus pour la ville d’Aix et pour ma santé..." ? On a envie de dire, on a vu ce qu'on a vu, et c'est peut-être déjà un peu trop tard, non ?
Pour finir, et parce que certains propos de Maryse Joissains ne manquent jamais de prendre un tour cocasse, deux détails valent aussi leur pesant de vélos et de bus aixois.
Un, sans rire, elle annonce qu'en cas de primaire à gauche, elle serait elle aussi candidate "Cela me permettra de m'exprimer. Je ne veux pas faire comme Sarkozy qui a laissé parler pendant des mois. Je ne vais pas laisser les gens débattre et monopoliser les discussions pour ces primaires avec les médias". Oups. Il n'y a aucune chance pour que sa candidature de droite (voire plus avec ses FN...ités) soit jamais validée pour une primaire à gauche !
Deux, comme à la municipale de 2008, Maryse Joissains s'avise déjà de désigner son adversaire à gauche, Alexandre Medvedowsky. Oups. C'est à voir. Car c'est le résultat de la primaire qui dira précisément qui peut enfin réellement faire gagner la gauche à Aix. 

20 juin 2012

Affaire Guérini : Medvedowsky en garde à vue !

medve garde à vue

Bon, allons-y direct. C'est fort regrettable et triste à constater mais, à gauche aussi, il y a un grand besoin de nettoyage pour assainir les pratiques politiques. Il est largement temps.
Dans notre département des Bouches-du-Rhône, trop d'élus ont beaucoup dérivé vers des comportements répréhensibles.
Cela fait maintenant près de deux ans que des affaires dont on parlait seulement en coulisses ont fini par éclater, notamment grâce au travail remarquable et obstiné de plusieurs juges marseillais dont le plus renommé est Charles Duchaine.
Depuis, les convocations, les confrontations et les mises en examen pleuvent de tous côtés. 
Actualisation : voir en fin de texte
Evidemment, ce sont surtout les diverses affaires liées aux frères Alexandre et Jean-Noël Guérini qui ont fait l'objet du traitement judiciaire et médiatique le plus retentissant eu égard aux multiples responsabilités du président du conseil général.
Conséquence logique, les deux frères sont mis en examen, le premier ayant même été un temps incarcéré et le second ayant vu son immunité parlementaire levée.
Le "système Guérini" ainsi dénommé et souvent évoqué est peu à peu détricoté par la justice et ce n'est pas fini. Il reste sans doute encore pas mal de fils à dénouer avant de boucler tant de minutieuses enquêtes. Le juge Duchaine a procédé avec beaucoup de méthode, ne négligeant aucune piste et convoquant plusieurs dizaines de protagonistes réels ou présumés.
Réseaux, ententes, corruption, favoritisme, pressions, menaces, rien ne manque à ce qui apparaît au grand jour comme une organisation liée à la soif de pouvoir, d'influence et d'enrichissement. Une telle absence d'éthique mérite des sanctions exemplaires.
Nouveau rebondissement hier matin dans le bureau du juge. Le dossier ouvert il y a quelques mois à propos du rôle qu'aurait joué Alexandre Guérini au sein du technopôle de l'Arbois a connu une suite à laquelle il fallait s'attendre.
Plusieurs responsables du site ont été entendus par les enquêteurs chargés de l'affaire Guérini. Déjà convoqués et auditionnés comme simples témoins en mars dernier, Alexandre Medvedowsky, président de l'établissement public dépendant du CG13, et Olivier Sana, son actuel directeur, ont été placés en garde à vue et interrogés toute la journée dans les bureaux des magistrats. Hier soir, on apprenait que les douaniers ont réclamé que la garde à vue de Medvedowsky soit prolongée.
On se rappelle que l'ancien directeur, Jean-Louis Jaubert, avait été mis en examen en raison d'irrégularités constatées sur un marché public de travaux emporté par une société liée au grand banditisme. Cet épisode avait poussé Medvedowsky à une certaine forme de prudence et à prendre en quelque sorte les devants en se portant partie civile au nom du technopôle.
Pour mémoire, Jean-Noël Guérini avait usé de la même méthode pour assurer sa défense. Cela ne l'avait cependant pas empêché d'être mis en examen. Mais, à l'heure actuelle, il serait hasardeux de dire qu'il pourrait en être de même pour Medvedowsky.
Pour en revenir aux propos d'introduction, on se demande comment deux députés sortants et ré-élus dimanche ont pu obtenir l'investiture socialiste alors que des procédures étaient engagées contre eux.
Sylvie Andrieux d'abord, qui avait été mise en examen et avait perdu son immunité parlementaire et l'autorisation de se présenter avec le sigle de son parti juste avant le premier tour, devra comparaître en correctionnelle en novembre.
Henri Jibrayel ensuite, qui avait malmené la sénatrice Samia Ghali en tenant des propos qui avaient entraîné des plaintes réciproques, et qui, selon le Canard enchaîné, ferait l'objet d'une enquête préliminaire pour détournement de fonds publics et escroquerie ayant favorisé l'octroi de subventions à des associations de son secteur d'élection. Jibrayel s'en offusque en affirmant qu'à ce jour il n'a pas été invité par le juge pas plus qu'il n'a été convoqué par la police. Il n'empêche. Que lui aussi puisse être soupçonné des mêmes pratiques qui ont amené Andrieux devant le tribunal n'est pas ce que l'on peut attendre de mieux d'un député.
Je persiste. L'assainissement total, c'est maintenant ! 
NB : Pendant la longue période électorale, la justice n'a pas fait relâche pour les deux frères Guérini. Début mai, à l'issue d'un contrôle serré des comptes d'une de ses sociétés exploitant la décharge de La Ciotat, Alexandre a reçu un courrier du fisc lui réclamant pas moins d'un demi-million d'euros.
De son côté, multipliant les démarches en défense, Jean-Noël a de nouveau porté plainte contre son pourfendeur Arnaud Montebourg. Puis, contestant la forme de sa mise en examen, il a aussi déposé une seconde fois une requête en nullité de la procédure. La cour d'appel devrait se prononcer aujourd'hui, vraisemblablement par une décision de rejet et de demande de poursuite de l'information par les juges marseillais.
                                  Actualisation : Fin des gardes à vue 
Les gardes à vue d'Alexandre Medvedowsky et d'Olivier Sana ont duré deux jours. Le directeur du technopôle de l'Arbois a été laissé libre dans la journée sans avoir été présenté au juge. C'est probablement parce que les affaires qui ont suscité les recherches d'informations des gendarmes sont antérieures à son recrutement en 2010. Le président de la structure a lui aussi quitté le tribunal en fin d'après-midi mais après avoir été auditionné par le juge Duchaine. Il est sorti sous le statut de témoin assisté, un statut judiciaire qui n'est ni celui de simple témoin ni celui d'une mise en examen. Les suites de l'enquête diront si le juge compte en rester là.

blog titre entierMes précédents articles (par ordre chronologique)

"Les Guérini, Medvedowsky et les dessous de l'Arbois" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/12/14/22961146.html

"Alex Guérini et Alex Medvedowsky en connivence ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/03/21/23816450.html

"Medvedowsky récuse toute connivence avec Guérini" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/03/23/23832848.html

"L'ex-directeur de Medvedowsky mis en examen" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/05/25/24339362.html

logo bakchichDeux articles dans Bakchich

http://www.bakchich.info/societe/2012/06/19/les-geants-des-dechets-degustent-a-marseille-61452

http://www.bakchich.info/societe/2012/05/28/affaire-gueriniguernica-la-petite-musique-de-jean-louis-jaubert-61397

(Clic sur les images pour agrandir)
A propos de Sylvie Andrieux

andrieux canard 6

andrieux canard 6
Et un rappel...

andrieux laprovence 18

A propros d'Henri Jibrayel

jibrayel pastis canard 6
Et un rappel... 

jibrayel canard 25

4 juillet 2012

Sénat : Sophie Joissains se lâche comme sa maire

sophie joissains tancée par bel

Hier avait lieu, en même temps à l'Assemblée nationale et au Sénat, la séance de la première déclaration de politique générale du gouvernement. Jean-Marc Ayrault était devant les députés tandis que Laurent Fabius lisait le même texte devant les sénateurs.
Comme il fallait s'y attendre, les parlementaires de droite des deux hémicycles, encore enragés depuis leurs défaites électorales, ont bruyamment essayé de parasiter le discours des deux orateurs gouvernementaux.
Grands gestes, cris, apostrophes, chahut, c'était finalement pour eux le seul moyen pathétique qu'il leur restait pour faire savoir qu'ils existaient encore un peu. A les observer ainsi, on avait un peu l'impression, c'est la mienne en tout cas, que ces survivants des urnes n'avaient décidément rien appris des raisons pour lesquelles les électeurs les ont réduits à de la figuration.
Rappelant par instants l'image vulgaire et agitée de Nicolas Sarkozy et de certains anciens ministres, hier, pas mal de députés et sénateurs de la droite restante et rabougrie se sont comportés exactement comme quand ils étaient au pouvoir, avec le même manque de tenue et de dignité. Misérable et honteux.
Et devinez qui a cherché à se distinguer en endossant au Sénat le rôle de jacasse de service ? Sophie Joissains. Au cours des 90 minutes qu'a duré le discours de Laurent Fabius, elle a proféré à la cantonade pas moins de 17 bravades sonores censées déstabiliser l'orateur.
Elle s'est évidemment attirée deux observations de Laurent Fabius dès le début de sa prise de parole "Un instant, madame !", et plus loin "Madame, nous avons bien noté que vous étiez présente !" (Rires et applaudissements à gauche). Puis, celle d'un sénateur qui lui a lancé un "Taisez-vous donc !" et un autre "Taisez-vous donc, sortez plutôt !".
Enfin, c'est Jean-Pierre Bel, le président du Sénat en personne, qui est intervenu pour remettre la perturbatrice du jour à sa place : "Madame, permettez-moi de vous dire, le Sénat est cité souvent pour sa courtoisie et les respect des autres, je vous demande d'avoir la gentillesse de vous en souvenir cet après-midi." (Applaudissements nourris à gauche ; Mlle Sophie Joissains se lève et demande la parole ; huées à gauche)".
C'est à se demander si Sophie Joissains ne vient pas de subir la contagion des outrances de sa maire.

Petits extraits avec les 17 bravades de Sophie Joissains :

M. Laurent Fabius, ministre : Cette dette atteint aujourd'hui près de 1.800 milliards d'euros, soit 90% de la richesse produite par la France chaque année.
Mlle Sophie Joissains : Quelles sont vos solutions ?
M. Laurent Fabius : Un instant de patience, madame ! Le poids de la dette est devenu écrasant. L'État verse ainsi près de 50 milliards d'euros par an à ses créanciers. [...] La dette, c'est enfin un enjeu de souveraineté : une France endettée est une France dépendante. Dépendante vis-à-vis des agences de notation, dépendante vis-à-vis des marchés financiers.  
Mlle Sophie Joissains : Sortons de l'Europe, alors !
[...]

M. Laurent Fabius : Que cette situation soit le produit d'erreurs passées signifie aussi que nos difficultés peuvent être surmontées. Cette situation est simplement notre point de départ, que le président de la République avait largement anticipé au cours de sa campagne. Nous pourrions utiliser la situation que nous avons trouvée pour justifier des renoncements. Et bien non, nous ne renonçons à rien. Cette majorité n'a pas été élue pour trouver des excuses, mais des solutions. » ("Bravo!" et vifs applaudissements à gauche)
Mlle Sophie Joissains : On verra ! 
[...]
M. Laurent Fabius : Nous voulons donner toutes ses chances à la démocratie - et d'abord à la démocratie sociale. [...] Cet état d'esprit nouveau s'est déjà exprimé à travers l'organisation d'une grande conférence sociale, qui s'ouvra dans quelques jours.
Mlle Sophie Joissains : Les syndicats n'en veulent pas !
[...]  

M. Laurent Fabius : Les effectifs de l'État connaîtront une stabilité globale alors que le précédent gouvernement les détruisait massivement. (Applaudissements à gauche)
Mlle Sophie Joissains : Des chiffres ! 
[...]
M. Laurent Fabius : Le collectif budgétaire qui vous sera soumis n'épuisera pas le sujet de la réforme fiscale mais il en constituera une première étape. Il reviendra sur l'allégement incompréhensible de l'ISF et des droits sur les grosses successions, le bouclier fiscal, l'exonération des heures supplémentaires dans les entreprises de plus de vingt salariés, qui décourage la création de nouveaux emplois, et mettra à contribution les grandes entreprises, notamment bancaires et pétrolières. (Applaudissements à gauche)
Mlle Sophie Joissains : Et les antiquaires ? Et les oeuvres d'art ? 
[...]
M. Laurent Fabius : En revanche, les classes populaires et les classes moyennes seront épargnées puisque sera abrogée la hausse de la TVA programmée pour octobre par le précédent gouvernement (Applaudissements à gauche), tandis que la TVA sur le livre et le spectacle vivant repassera à 5,5%.
Mlle Sophie Joissains : Qui sont les classes moyennes ? 
[...]
M. Laurent Fabius : Les activités génératrices de croissance bénéficieront du soutien de la Banque publique d'investissement, qui sera mise en place avant la fin de l'année et qui travaillera en liaison avec les territoires. 
Mlle Sophie Joissains : Des chiffres !
M. Christian Bourquin : Taisez-vous donc !
M. Laurent Fabius : Madame, nous avons bien noté que vous étiez présente! (Rires et applaudissements à gauche) Pour les travailleurs les moins qualifiés, la maîtrise du coût du travail reste un enjeu essentiel. Mais mon gouvernement ne sacrifiera pas le pouvoir d'achat des Français, notamment des plus modestes... 
Mlle Sophie Joissains : Nous l'espérons...
M. Laurent Fabius : ...qui subissent de plein fouet la hausse du coût du logement, de l'énergie, des transports. La conférence sociale se penchera sur la question des bas salaires, de la progressivité des grilles salariales et de la progression des carrières. Elle traitera aussi des modalités de financement de la protection sociale. 
Mlle Sophie Joissains : Les syndicats sont contre ! 
[...]
M. Laurent Fabius : Depuis le 6 mai, les choses ont changé. Ce Conseil européen des 28 et 29 juin, après dix-huit autres sommets de crise, a constitué un tournant très positif. 
Mlle Sophie Joissains : Petit tournant... 
[...]
M. Laurent Fabius : On le voit à travers cet exemple, la transition écologique et énergétique que mon gouvernement veut initier sera créatrice d'emplois nouveaux.
Mlle Sophie Joissains : CDD ou CDI ?
M. Laurent Fabius : Nous allons développer une « économie verte », fondée sur l'innovation technologique, qui sera l'une des composantes de notre redressement productif. Pour préserver notre planète, maîtriser nos consommations de ressources naturelles et diminuer notre empreinte écologique, nous construirons une société sobre et efficace. Il y va de la protection de l'environnement, de la préservation de la biodiversité et de l'indépendance énergétique de la France. Le code minier, qui régit l'exploitation de notre sous-sol, sera réformé. Il imposera les meilleures garanties de protection de l'environnement et une parfaite transparence dans l'instruction et la délivrance des permis d'exploitation. (Applaudissements sur plusieurs bancs à gauche) Nous engagerons un programme massif d'économies d'énergie et un plan ambitieux de développement des énergies renouvelables. La part du nucléaire dans la production d'électricité passera de 75% à 50% à l'horizon 2025. (Applaudissements sur les bancs du groupe écologiste)
M. Jean-Vincent Placé : Très bien !
Mlle Sophie Joissains : Les Verts sont-ils dans le fruit ? 
[...]
M. Laurent Fabius : Chaque infraction à la loi appelle une sanction, y compris pour les mineurs, mais, pour être efficace, la peine doit être juste, adaptée et proportionnée. (M. Jean-Pierre Sueur applaudit)
Mlle Sophie Joissains : Ne les libérez pas ! 
[...]
M. Laurent Fabius : Au coeur du pacte républicain, la solidarité est une valeur forte, qui contribue à la cohésion sociale. L'État en est le garant. C'est également au nom de la justice sociale et de la solidarité à l'égard des familles modestes que le Gouvernement a décidé d'augmenter de 25% l'allocation de rentrée scolaire.  
Mlle Sophie Joissains : Pour acheter un écran plat ? 
[...]
M. Laurent Fabius : Nous aurons une attention particulière pour nos concitoyens les plus fragiles, qui doivent avoir toute leur place dans la société.
Mlle Sophie Joissains : Parlez des 35 heures !
M. Martial Bourquin : Taisez-vous donc ! Sortez plutôt ! (On renchérit à gauche)
[...]
M. Jean-Pierre Bel, président Madame, permettez-moi de vous dire, le Sénat est cité souvent pour sa courtoisie et le respect des autres, je vous demande d'avoir la gentillesse de vous en souvenir cet après-midi. (Applaudissements nourris à gauche ; Mlle Sophie Joissains se lève et demande la parole ; huées à gauche)
[...]
M. Laurent Fabius : Une mission sur l'acte II de l'exception culturelle française, qui conciliera la défense des droits des créateurs et un accès aux oeuvres par internet facilité et sécurisé, a été lancée. Elle débouchera sur un nouveau cadre juridique au cours du premier semestre 2013. Face aux grands enjeux internationaux, la France jouera pleinement son rôle et tiendra le langage que le monde a appris à aimer d'elle.  
Mlle Sophie Joissains : Espérons-le...

La séance du 3 juillet 2012 au Sénat :
compte-rendu analytique intégral 
http://www.senat.fr/cra/s20120703/s20120703_1.html#par_16

25 mai 2012

Guérini - Squarcini, affaire classée ?

guerini squarcini bakchich 

Hier, le site Bakchich a mis en ligne une information exclusive et... étonnante.
L'enquête préliminaire qui visait les relations entre Bernard Squarcini et Jean-Noël Guérini pour recel et trafic d'influence a été classée. Ce dossier tentait de faire la lumière sur un échange de bons services entre les deux hommes. Squarcini était soupçonné d'avoir renseigné Guérini sur une enquête le concernant, en échange de l'aide au recrutement de son fils au conseil général par Guérini.
Ce qui est frappant dans ce classement sans suite, c'est que si Guérini avait bien été entendu par le juge, Squarcini et son fils, eux, n'avaient fait l'objet d'aucune convocation. Etrange. On en saura sans doute davantage plus rapidement.
Par ailleurs, le nouveau gouvernement envisage de remplacer Bernard Squarcini et Frédéric Péchenard, les deux chefs de la police et du renseignement nommés par Nicolas Sarkozy. La décision était attendue au conseil des ministres de mercredi mais elle ne figurait pas encore à l'ordre du jour.
On ignore ce que fera le premier. En revanche, le second pourrait se voir confier la délégation interministérielle à la sécurité routière. C'est peut-être pour cela qu'a été inventée l'expression "circulez, y a rien à voir".
(Lire aussi mon autre article de ce jour sur la mise en examen de l'ex-directeur d'Alexandre Medvedowsky)

logo bakchich
Guérini / Squarcini, affaire classée ?
http://www.bakchich.info/france/2012/05/24/guerinisquarcini-affaire-classee-61385
  
L'audition de Guérini début mai sur le fils Squarcini

  

Le fisc a réclamé 520.000 euros à Alexandre

Pour mémoire aussi, début mai, le fisc réclamait pas moins de 521.000 euros (dont 80% de pénalités en raison de la découverte d'une "activité occulte") à Alexandre Guérini car le contrôle d'une de ses sociétés à La Ciotat a confirmé un "montage artificiel".

25 avril 2012

Barouf entre Rémy Bargès et Jean-Noël Guérini

guerini barges conflit 

Barouf au dernier étage du Bateau bleu du Conseil général des Bouches-du-Rhône. C'est là que se trouve le bureau de Jean-Noël Guérini. Son directeur de cabinet, Rémy Bargès, lui a présenté sa démission mais elle a été refusée.
L'encore président du département a en effet eu connaissance de propos échangés lors d'une conversation téléphonique enregistrée entre son directeur de cabinet et Olivier Ferrand, le candidat parachuté par le PS dans la circonscription législative de Salon. 
Rémy Bargès s'épanche non sans douleur sur le climat exécrable qui règne au sein même du cabinet. "Il faut bien comprendre que Jean-Noël a une immense majorité d'élus, qui aujourd'hui veulent s'en débarrasser, le détestent. C'est un rejet global, tout le monde espère et attend y compris au cabinet et dans les services qu'on tourne la page définitivement de Guérini par sa démission." 
Et il balance même qu'une "quinzaine d'élus seraient prêts à bouger, à voter une motion de défiance, à signer une tribune dans le Monde. [...] Le système tient encore sur la peur, les gens ne sont pas courageux chez nous. [...] Tout le monde espère qu'il va prendre une avoinée. J'ai des éléments qui me laissent penser qu'il est loin d'être tiré d'affaire."
Bargès assure que des élus le supplient de rester : "Ils me disent que, si je pars, c'est la catastrophe. Il n'y a rien qui tient au niveau de l'institution."
Comment expliquer la fuite des propos sous écoute de Rémy Bargès, mis en examen dans l'affaire de la disparition d'ordinateurs du cabinet ? Dans un premier temps, il avait laissé entendre que Jean-Noël Guérini était au courant. Puis, devant le juge Charles Duchaine, il avait déclaré en être le seul responsable, ce dont s'était gargarisé Jean-Noël Guérini au sortir de leur confrontation.
Le juge semble douter de cette seconde version. La mise sur la place publique des propos de Rémy Bargès aurait donc pour but de faire pression sur lui pour qu'il dise enfin la vérité. S'il devait y avoir un tel aveu, le sort de Jean-Noël Guérini serait probablement aggravé. Ce qui motive sans doute sa stratégie de refus de la démission de son directeur.  

guerini barges conflit 1
guerini barges conflit 2

logo libe marseille
C'est le journal Libération qui en parlé en premier :
http://www.libemarseille.fr/henry/2012/04/jean-no%C3%ABl-gu%C3%A9rini-l%C3%A2ch%C3%A9-par-son-directeur-de-cabinet-1.html

"Mise en examen de Rémy Bargès" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/06/01/21278037.html
"Guérini face à Bargès chez le juge" : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/03/02/23656554.html

logo renouveau PS 13
Communiqué accusateur de Renouveau PS 13 :
http://renouveaups13.blogspot.fr/2012/04/elections-un-desaveu-de-la-gestion.html

Vidéo LCM

13 avril 2012

Présidentielle 2012 : 10 candidats en pleine lucarne

 sarko vague

Deux pleines soirées volontairement sacrifiées pour mieux les connaître. Je les ai donc tous vus et écoutés. Ce fut fastidieux. Mais, j'en conviens, c'est le cher prix à payer pour adjuger mon bulletin ce vote. Mais, qu'on se rassure tout de suite, je ne vais pas refaire ici le compte-rendu des déclarations. Vous avez sans doute vous aussi concédé la même abnégation que moi. Ou bien vous allez lire aujourd'hui les bribes que vont relayer les médias. Je souhaite seulement, et subjectivement, livrer quelques réflexions de forme sur les deux émissions.
Certes, c'est ce que l'on appelle encore le service public qui a fait tout le boulot. Oui, "encore" parce que toujours aussi souillé par le matraquage des publicités qui encadrent n'importe quel bout de programme. Mais je ne vais pas trop me plaindre de France 2 qui a essayé de s'y coller. Je relativise car sur la chaîne du béton, au rayon politique, c'était le service minimum, et au rayon séries, le sévice maximum. Et dire que, deux dimanches consécutifs, cette hideuse tour à purin publicitaire va oser faire un hold-up sur les résultats de l'élection sans même avoir assuré un vrai rôle ! J'en ai déjà la nausée.
Mais revenons aux deux soirées de France 2. Le débat ayant été impossible entre les candidats à cause de leur nombre et de leurs caprices, on a finalement eu droit à notre dizaine d'invités interrogés uniquement par des journalistes. La règle fixée était l'égalité de temps de parole et de traitement. Je m'attendais à au moins quelques questions identiques posées à chacun sur des sujets essentiels et à quelques autres plus spécifiques à chaque candidat. Mais non.
Aux uns, on a fait gaspiller de précieuses minutes pour parler de la couleur des lunettes ou pour ressasser des attaches avec un gourou américain. A d'autres, on a ressorti de vieilles vidéos qui n'ont rien à voir avec la choucroute du jour ou des citations lapidaires censées présenter un intérêt majeur pour l'élection. A d'autres encore, on n'a posé aucune question approfondie sur le chômage, le logement ou le pouvoir d'achat.
Bref, les passeurs de plats ont fait dans l'archétype du bêtisier et la répétition sans fin de thèmes soi-disant propres à chacun.
Par exemple, on n'a pas cru bon d'interroger Cheminade sur l'immigration, Arthaud sur la politique étrangère, Poutou sur la fin de vie, Dupont-Aignan sur le mariage entre homosexuels, Joly sur la santé, Le Pen sur l'école, Bayrou sur les banlieues, Mélenchon sur les étudiants, Sarkozy sur son désastreux bilan, et Hollande sur la misère.
En revanche, par exemple aussi, on a gratouillé Poutou, Artaud et Mélenchon sur leurs prétendues recettes du passé. On s'est moqué de Dupont-Aignan et de Cheminade pour essayer de les faire passer pour des fantaistes. On a traité Joly comme si elle était une extra-terrestre. On a tenté longuement de coincer Bayrou sur ses déclarations sur Toulouse et sur sa position au soir du premier tour. Enfin, sous prétexte qu'ils seraient au second tour, on n'a pas hésité, on ne sait jamais n'est-ce pas, à plutôt manger dans les mains de Sarkozy et de Hollande.
Dernières observations pour ces deux soirées, pourquoi, pour ce genre d'émission, le service public de France 2 n'invite-t-il jamais des journalistes de l'Humanité, de Politis et tiens, osons, de Minute, pour mettre un peu de sel et de vinaigre pour suciter de véritables échanges non conformistes ?
Personnellement, j'en ai un peu assez des journalistes qui ont non seulement leur rond de serviette permanent sur tous les plateaux mais aussi leur lit de camp dans les coulisses de la télévision, les Barbier, les Duhamel, les Thréard, pour ne citer que quelques spécimens de télé-évangélistes multicartes et multi-chaînes qui veulent nous gonfler le bulbe avec leurs théories toutes faites... par leurs maîtres.
Bon, allez, il est minuit, il est temps que j'aille me fabriquer des rêves de vraie information.

Petite annonce gratuite rigolote
  
compteur 23 jours

Je sais, ma bonté finira bien par me perdre un jour. C'est pourtant bien volontiers que je relaie cette petite annonce urgentissime tout droit sortie de mon clavier.
Urgt. cause expulsion sans préavis. Cple célèbre avec enf. en inst. de div. et au chômdu ch. loc. sur rafiot, si poss. d'occ., pour long séjour sur océan sans vagues à/c du 7 mai. Loyer garanti payé cash par Mamie L. Offre collec. Rolex si bon prix. Pov'cons et électeurs de gche s'abst.

(Clic sur chacune des deux parties de l'image pour agrandir)
sondages cathy karsenty part 1
sondages cathy karsenty part 2

11 mai 2012

Appelez-moi Marine... Joissains

MJM une 1MJM une 2

A choisir, on aurait préféré entendre parler d'Aix en bien. Hélas, depuis trois jours, une déferlante de commentaires réprobrateurs et sarcastiques s'est abattue sur notre ville, sans que les Aixois eux-mêmes n'y soient pour quelque chose. Il a suffi que les propos démagogiques et tonitruants de la députée et maire d'Aix soient repris par les médias et sur les ondes.
Au soir des résultats du second tour de l'élection présidentielle qui a vu la chute de Nicolas Sarkozy, Maryse Joissains s'était livrée à une de ces déclarations outrancières au tréfonds inépuisable. Depuis, sa verve haineuse et extravagante n'a cessé de se déverser à pleins seaux.
Hier encore, elle répondait aux interviews de France Bleu Provence, de RMC et de La Provence dans lesquelles elle s'obstinait à répéter que l'élection de François Hollande à la présidence de la République n'était pas "légitime" (Voir mon article de jeudi). "Je considère que ce type d’élection se passe dans les républiques bananières". Du lourd, on vous dit !
Pour tenter de donner crédit à ses misérables arguments aussi loufoques que grotesques, elle annonçait qu'elle avait déposé une requête en annulation de l'élection, au moins celle du second tour. Dans la journée, un double camouflet lui est arrivé en pleine figure. Le Conseil constitutionnel a officialisé l'élection de François Hollande et a fait savoir que le recours de Maryse Joissains était rejeté. On s'en doutait.
Il n'en reste pas moins que, notamment sur les sites internet, la France entière raille et brocarde sans fin la maire et la députée, et plaint ces drôles d'Aixois qui l'ont élue, sous une avalanche de critiques comme on en a rarement vus.
Hier soir, Radio Zinzine m'a convié à commenter en direct la dégringolade dans le fossé de Maryse Joissains. J'ai essayé de montrer ce qui se cachait réellement derrière l'esclandre.
Finaude, elle ne dit pas que l'élection est "illégale" car elle sait qu'elle ne peut pas contester le résultat. Pour entretenir la confusion, elle choisit le vocable "illégitime" qui suggère plutôt une condamnation de nature morale, pensant que le grand public n'y verrait que du feu et en déduirait qu'il y aurait eu fraude ou méthodes délictueuses. Et voilà Maryse Joissains cherchant à installer l'image de celle qui lave plus blanc que blanc. C'est raté. Mais alors, pourquoi tout ce tintamarre ?
Plus prosaïquement, sa stratégie vise surtout à préparer l'élection législative de juin. Il y a au moins trois raisons pour le penser.
D'abord, comme on le sait, sa circonscription a été amputée de quelques bureaux habituellement réputés comme votant à droite.
Ensuite, le résultat de la présidentielle va certainement fournir une prime à la gauche et réduire d'autant celui de la droite un peu partout en France. Mais, s'il est vrai que Nicolas Sarkozy a été majoritaire à Aix, son score est cependant en recul par rapport à 2007. Maryse Joissains redoute donc le risque de se retrouver elle aussi avec un vivier de voix inférieur.
Enfin, le code électoral qui s'applique aux législatives se distingue sur un point essentiel de celui de la présidentielle. Si pour cette dernière, il ne reste que deux candidats qualfiés pour le second tour, pour les premières, il existe l'hypothèse de triangulaires, voire de quadrangulaires. Et c'est ce qui fait toute la différence.
Maryse Joissains n'ignore pas le détail de la carte électorale d'Aix et du Pays d'Aix. Dès le 22 avril, elle a mesuré le niveau élevé du vote d'extrême-droite même s'il n'a été que 15% à Aix. Cela veut dire qu'il serait possible pour la candidature FN de se maintenir au second tour - histoire par exemple de se venger férocement de l'UMP - et d'empêcher la ré-élection de la députée sortante.
A partir de ce constat, on comprend mieux pourquoi Maryse Joissains fait partie depuis longtemps du collectif dit "droite populaire". Et pourquoi, pour préserver ses propres intérêts, elle ne se prive jamais d'enfourcher allègrement des thèmes extrémisants, son ramdam démagogique de cette semaine étant censé montrer une posture d'incarnation naturelle du fonds de commerce du FN. Cela n'est évidemment qu'un autre leurre visant à mettre en avant l'idée d'un vote utile en captant dès le premier tour des voix qui pourraient lui en jouer un second fatal. Les électeurs qui tomberaient dans ce piège n'auraient, si l'on peut dire, qu'une triste consolation, celle de l'illusion d'avoir voté pour Marine... Joissains.

PS : Hier soir, sur LCM, elle s'est encore distinguée en parlant de "saloperies" et de "trouducs". Pour ma part, je souhaite conserver ma politesse et mon éducation.

Maryse Joissains, une grande juriste ? Quelle rigolade !
Ce recours démontre que la maire d'Aix ne connaît pas le droit !
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/549344-annuler-l-election-d-hollande-le-recours-de-maryse-joissains-ne-tient-pas-juridiquement.html
  
Du lourd !
L'interview dans La Provence :
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/maryse-joissains-ce-type-delection-se-passe-dans-les-republiques-bananieres

Du balourd !
A propos de la requête en annulation :

http://www.laprovence.com/article/a-la-une/maryse-joissains-depose-une-requete-en-annulation-de-lelection-presidentielle

Au secours !

Gag ! Maryse parle en français !

23 mars 2012

Medvedowsky récuse toute connivence avec Guérini

medvedowsky ravi 90

La presse informe selon ses sources. Les personnes nommées dans les articles réagissent. Ce mercredi, La Provence a publié une pleine page au sujet de l'audition d'Alexandre Medvedowsky par la justice. Le journal a fait état des interrogations qui planent sur le rôle qu'aurait joué dans l'ombre Alexandre Guérini lors de l'élection municipale de 2009 qui a investi Medvedowsky comme tête de liste. Le juge Charles Duchaine cherche à savoir s'il y a eu ou non une quelconque entente entre les deux hommes.
Ping pong. Le journal a demandé à Medvedowsky de donner son point de vue. André Guinde, lui aussi auditionné, a également été sollicité pour donner sa version.
Le même jour, le site Marsactu a publié sur son site un article détaillé sur le même sujet. Dans la journée, Medvedowsky a laissé un commentaire qui a des airs de droit de réponse sans en avoir vraiment la forme. Là aussi, il y réfute toute idée de négociation entre lui et Alexandre Guérini. Se défendant, il ajoute que La Provence "poursuit ses amalgames diffamatoires à (son) encontre". Et critique itou Marsactu ainsi : "Ces informations ont été reprises sans aucun élément de preuve par votre site internet".
Medvedowsky a évidemment le droit de s'en offusquer et de s'en plaindre, c'est le sens de son commentaire. Il annonce donc dans la foulée qu'il a décidé de saisir le procureur de la République. Venant en quelque sorte l'épauler, Olivier Sana, son ami de toujours, directeur du technopôle de l'Arbois, a aussi réagi à des propos d'un internaute. C'est aussi son droit. In fine, ce sera à la justice de dire si elle retiendra les soupçons dont il est fait état.
Voir les surprises du jour sur le vote du budget du CG en fin d'article. 

(Clic sur chaque image pour agrandir)
medve provence 20medve provence 20

logo marsactu new
http://www.marsactu.fr/affaires/alexandre-medvedowsky-aux-abois-a-larbois-27480.html

medve marsactu 21
  
Sur le même thème, mon article de mercredi :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/03/21/23816450.html

Dans un autre domaine et pour d'autres raisons, quoique, Jean-Noël Guérini estime lui aussi que La Provence lui fait beaucoup de mal. Il a donc décidé de porter plainte contre le quotidien qu'il accuse de mener une campagne contre lui à propos d'un dossier de maisons de retraite. Et n'y allant pas de main morte, il réclame, ce n'est pas une blague, un million d'euros de dédommagement ! Il est peu probable, même s'il devait avoir gain de cause, qu'un tribunal lui accorde le bénéfice d'une telle somme.
Enfin, c'est ce vendredi matin à 9h30 que les élus seront appelés à voter le budget du conseil général. Etonnamment, il n'y aura sans doute aucune dissidence... 
16h00 : Ce matin, le vote s'est passé à bulletins secrets, à la demande de l'opposition. Surprise : alors que la majorité de gauche compte 37 élus et que Guérini avait été élu avec 40 voix dont 3 de la droite, le budget n'a recueilli que 32 voix, 18 contre, 6 blancs et 1 nul. Michel Pezet et Marie-Arlette Carlotti ont voté blanc. Par ailleurs, Guérini dit avoir reçu un mail de menace de mort ! 

 guerini canard 21

guerini canard 21 

19 mars 2012

Marseille : Forum mondial ou coup d'épée dans l'eau ?

forum eau marseille 14
(Clic sur l'image pour agrandir)
Une installation grand public à la gare Saint-Charles :
une surprenante cascade d'eau animée jour et nuit
pour accompagner le forum

On tourne le robinet et l'eau coule à flots. Mais, sauf en cas de panne, qui s'étonne de ce geste si banal, si machinal ? L'eau, c'est comme pour l'air qu'on respire, on y pense rarement. Ce qui nous paraît normal ne l'est pas pour de grosses centaines de millions d'individus. Cette eau, nous l'avons et nous la payons. Eux, n'ont ni l'eau ni l'argent pour en bénéficier. Pourtant, l'eau est un droit humain.
Le Forum mondial de l'eau s'est tenu jusqu'à hier à Marseille. En a-t-on fait un aussi grand battage que le moindre fait divers qui tient lieu d'information à la une ? Une telle manifestation n'est-elle que celle de spécialistes ou d'experts ? Ne devrait-elle pas faire l'objet d'un traitement permanent afin de soulever les consciences ?
L'eau est un bien commun, précieux et vital. Elle n'a pas à être une marchandise à profits pour multinationales. Les chiffres sont effrayants. Plus de huit millions d'êtres humains meurent aujourd'hui des suites de maladies liées à l'eau. Près d'un milliard de personnes n'ont pas accès à l'eau potable et plus de 2.4 milliards ne disposent pas d'une eau saine. 

 forum eau marseille

Et là, à Marseille, de nombreux chefs de gouvernement, de ministres et plusieurs milliers de congressistes en provenance de 140 pays ont participé au forum. L'objectif des participants était d'inscrire dans la déclaration finale "un droit à l'eau et à l'assainissement". On nous dit que les débats ont été sérieux et responsables. Mais il n'en serait sorti une fois de plus que de nouvelles bonnes intentions... qui risquent d'attendre plusieurs décennies pour être suivies d'un quelconque progrès effectif.
C'est la raison pour laquelle, à l'initiative d'associations et d'ONG vigilantes, un contre-forum s'est tenu en même temps pour combattre la foire expo commerciale autour de l'eau. Pourquoi la gestion de l'eau ne serait-elle pas nationalisée comme un service public et ainsi soustraite des mains des transnationales privées qui l'ont accaparée ?
Il est quand même paradoxal que les prix du gaz et de l'électricité soient identiques sur le territoire et que celui de l'eau varie selon le mode de gestion public ou privé de chaque commune.
Voilà quelques réflexions de simple bon sens que m'inspire l'événement planétaire de Marseille.

forum eau marseille 14
(Clic sur chaque image pour agrandir)
forum eau marseille 14

logo ravi bon
Eau rage, eau désespoir !

http://www.leravi.org/spip.php?article1261
Un prix de l'eau très opaque
http://www.leravi.org/spip.php?article1271

Le forum alternatif


Ouverture du forum alternatif de l'eau (Marseille) par LCM

16 mars 2012

Guérini "très satisfait" de la levée de son immunité !

guerini immunite france 3 15

Il s'est dit serein mais il s'est assez vite énervé.
L'annonce hier de la levée de son immunité parlementaire semble avoir mis Jean-Noël Guérini sur des ressorts.
Invité en direct sur le plateau du journal de 19h00 de France3 Provence Alpes pour une séquence qui aura duré plus de six minutes, il a commencé par cette phrase étonnante au ton faussement réjoui : "Je suis très satisfait de cette décision car je suis un citoyen comme un autre". Puis, ne manquant pas moins d'estomac, il s'est dit d'accord "avec la proposition de François Hollande qu'aucun élu ne doit être protégé".
Après avoir répété ses habituels arguments de défense, Guérini a insisté pour lire trois phrases du communiqué du bureau du Sénat "parce que les médias risquent d'estrapoler (sic) sur la levée de l'immunité". Trois phrases qui usent effectivement du conditionnel et qui seraient selon lui en sa faveur, martelant encore "Je suis innocent, je ne suis pas accusé de corruption ni d'enrichissement personnel. Il y a un véritable complot politique contre ma personne".
En conclusion, Jean-Noël Guérini a joué un dernier coup de violon : "Si aujourd'hui je souhaite être immunisé contre quelque chose, c'est bien la rumeur, la bêtise et la désinformation qui permettent à certains d'instruire sur la place publique des procès à charge, au mépris du fonctionnement serein de la justice". On est bien sûr prié de croire tout ce qu'il dit.
Les réactions ont été multiples, à gauche et à droite. C'est Martine Aubry qui a tiré le plus vite. "Le Sénat a pris la bonne décision en levant l'immunité parlementaire de Robert Navarro et de Jean-Noël Guérini, qui va permettre à la justice de travailler en toute transparence."
La prise de postion la plus sévère est sans conteste celle du collectif de militants de Renouveau PS13 qui a publié un communiqué et une lettre adressée à Jean-Noël Guérini lui demandant sa démission.
A droite, sur la chaîne LCM, Yves Moraine, le président du groupe UMP au conseil municipal de Marseille, est venu faire la morale avec beaucoup de mauvaise foi. Or, avant de donner des leçons de bonne conduite, son camp ferait mieux de regarder dans ses écuries bien garnies d'affaires et de condamnations de ses élus et de personnalités nationales.
Un internaute méticuleux a dressé un annuaire impressionnant d'une centaine de procédures ayant touché et touchant encore toute la droite, sans compter les innombrables “non lieu” ou “affaires classées sans suite” par la bienveillance de certains magistrats. (Lire par ce lien les deux commentaires rédigés sous le pseudo "Saab".)

http://www.bfmtv.com/le-senat-leve-l-immunite-parlementaire-de-actu24810.html

Le communiqué officiel du Sénat

"Le Bureau du Sénat a examiné aujourd’hui les demandes de levée d’immunité parlementaire des sénateurs Robert Navarro et Jean-Noël Guérini. Il a tenu à rappeler qu’il n’est compétent pour examiner ni le fond des dossiers, ni l’exactitude des faits, ni la procédure suivie par le juge.
Il doit se prononcer au vu des éléments contenus dans la requête, et d’eux seuls, à condition que la demande indique précisément les mesures envisagées ainsi que les motifs évoqués. Le Bureau a tenu à rappeler que la présomption d’innocence bénéficie aux parlementaires comme à n’importe quel citoyen.
S’agissant de M. Guérini, le Bureau a décidé d’accéder à la demande du juge d’instruction dès lors qu’elle apparaîtrait nécessaire pour le contraindre à assister aux actes programmés.
S’agissant de M. Navarro, le Bureau a décidé d’autoriser, s’il était mis en examen, la mesure du cautionnement prévue au 11° de l’article 138 du code de procédure pénale. Les délibérations du Bureau comme la requête des juges sont couvertes par le secret de l’instruction".

logo renouveau PS 13
Le communiqué de Renouveau PS13 :

http://renouveaups13.blogspot.com/2012/03/suite-la-levee-dimmunite-parlementaire.html

La lettre de demande de démission :
https://docs.google.com/file/d/0ByEiYrMzRwvdNC1lc0taZDRTSU9JazNicmVjZkswdw/edit


le Sénat lève l'immunité de Guérini et de Navarro par ITELE

29 février 2012

Renaud Muselier ciblé comme Jean-Noël Guérini ?

muselier par oliv dans bakchichRenaud Muselier aurait sans doute mieux fait d'être plus prudent avant de publier un livre sur "le système Guérini". Mais non.
Dans les cercles de son entourage, on commence sérieusement à s'affoler des remous suscités par une affaire qui pourrait bien le toucher de près à son tour. 
L'information court depuis déjà près de trois semaines. On évoque des soupçons sur les marchés publics réalisés à Habitat Marseille Provence qui ont donné lieu en janvier à l'audition de l'épouse de Muselier, l'avocate Stéphanie Clément, chargée des contentieux à l'office.
Les médias ont déployé leurs projecteurs. 
Le 17 février, Le Parisien écrivait : "Des avocats marseillais proches de la majorité municipale UMP, visés par une enquête sur les marchés publics de l'office HLM de la ville, sont convoqués en vue d'une mise en examen pour favoritisme. L'information judiciaire, ouverte fin 2011 pour atteinte à la liberté des marchés et détournement de fonds publics, concerne notamment l'épouse du député UMP Renaud Muselier, un adjoint au maire UMP de La Ciotat et le fils d'un ancien sénateur UMP des Bouches-du-Rhône. Ces trois avocats ont déjà été entendus comme témoins à la division économique et financière de la PJ de Marseille. Deux d'entre eux sont convoqués par le juge et un troisième le sera prochainement. La justice soupçonne aussi un trafic d'influence et une prise illégale d'intérêt, selon ces mêmes sources, qui évoquent d'autres convocations à venir.
"C'est un dossier qui va connaître d'importants développements", a assuré l'une d'elles."
Une conversation téléphonique de crise entre quatre proches de Muselier a été interceptée par les enquêteurs. La discussion est ponctuée de noms d'oiseaux, du "grand mou tout con" à "l'âne bâté", à l'adresse de plusieurs magistrats marseillais. Me Xavier Cachard, avocat de Muselier, leur reproche de ne pas l'avoir prévenu de l'ouverture de l'information sur HMP fin 2011. Le signe, selon lui, d'une volonté d'équilibrer les "affaires" phocéennes à l'approche des élections.
Au fil des échanges, apparaît aussi un gendarme chargé de l'affaire Guérini. Me Cachard évoque "une demande très importante" concernant un neveu du militaire, qu'il s'agirait de faire passer au ministre de l'Education par l'intermédiaire de M. Muselier. "Pensez à dire à Renaud s'il peut appeler Chatel, parce que si on pouvait régler ça au moins de ce côté-là... Bon par contre maintenant il faut penser PJ de tous les côtés, je développe bien sûr une stratégie de ce côté-là", dit-il.
Le site Mediapart s'était aussi fait l'écho de la récente audition d'un général de gendarmerie racontant comment Jean-Noël Guérini lui aurait demandé, en 2010, d'écarter de l'enquête le militaire en question en dénonçant de nombreux contacts qu'il aurait eus avec Me Cachard.
Le journal de France 3 Provence Alpes d'hier est revenu sur d'autres détails en dévoilant des extraits de la conversation téléphonique. Les propos, dont on notera l'élégance du vocabulaire qui n'a rien à envier aux paroles fleuries d'un Alexandre Guérini, ne laissent pas de doute sur les craintes de voir un incendie embraser à son tour la droite marseillaise. Et au plus mauvais moment pour elle.
Cette affaire est partie d'un rapport de la Mission interministérielle d'inspection du logement social, rendu public en janvier 2011 sur Habitat Marseille Provence, le bailleur social de la ville. Ce document avait relevé des "irrégularités" en matière de commande publique "réalisée sans mise en concurrence", notamment pour les prestations d'assistance juridique comme la gestion des contentieux avec les locataires.
Pour se mettre en conformité avec la loi, HMP avait lancé des appels d'offres en 2009, durant la période d'enquête de la Miilos, et des marchés avaient été attribués en janvier 2010 à une douzaine d'avocats, dont ceux visés par l'enquête, selon un avis officiel paru alors.
Une source proche de l'enquête rapporte que celle-ci "révèle que ce marché a été pipé", Mme Muselier ayant récupéré au final 60% du contentieux locatif, assurant ainsi la "majeure partie" du chiffre d'affaires de son cabinet. "On est dans le clientélisme et le copinage", a-t-on souligné.
En défense, Renaud Muselier a tenu à rappeler que sa "femme travaillait avant qu'(il) ne l'épouse". "Je ne suis pas inquiet, mais ça ne fait jamais plaisir. J'ai des problèmes dans ma vie professionnelle, dans ma vie familiale, dans la vie professionnelle de ma femme depuis que j'ai parlé du système Guérini", a-t-il estimé.
Alors que Muselier s'était employé jusqu'ici à dégommer Guérini dans tous les médias, dans les meetings, à l'Assemblée nationale, et surtout dans son livre, il va devoir faire face à un retour de flamme dont il n'avait peut-être pas évalué la portée.
Certains journalistes locaux avaient d'ailleurs noté que, lors du meeting de Nicolas Sarkozy à Marseille, seul Jean-Claude Gaudin, avait été autorisé à prendre la parole en tant que régional de l'étape. De fait, Renaud Muselier devait lui aussi s'exprimer mais le soufre commençant à dégager des odeurs, il s'est vu refuser cette faveur d'accéder à l'estrade.
Est-ce le vrai début de ses déboires ? En attendant, il pourra peut-être se consoler de savoir que le président du Sénat a officiellement reçu lundi la demande de levée de l'immunité parlementaire de son meilleur ennemi Jean-Noël Guérini, en même temps que celle du sénateur de l'Hérault Robert Navarro, autre spécialiste en magouilles. Le bureau du Sénat devrait statuer sur ces deux demandes le 15 mars.
Le concours de la plus belle présomption d'innocence continue...

Captures d'images du reportage
de France 3 Provence Alpes du 28 février 2012
muselier F3 paca 1amuselier F3 paca 1bmuselier F3 paca 1cmuselier F3 paca 1d
Xavier Cachard, ami de toujours et avocat de Muselier 
Laurent Simon, élu UMP à Plan-de-Cuques, conseiller en communication 
Yannick Lloret, collaborateur et conseiller technique de Muselier 
Jean-Luc Ivaldi, ancien directeur de cabinet de Muselier et actuel directeur de HMP 
   
L'article tiré du site de France 3 Provence Alpes du 28 février 2012  

Une enquête sur l'office HLM de Marseille inquiète des proches de Muselier

Des proches de Renaud Muselier s'inquiètent des conséquences pour le député UMP d'une affaire de favoritisme dans les marchés publics de l'office HLM de Marseille touchant la femme de l'élu, dans une écoute téléphonique dont l'AFP a consulté une retranscription mardi.
Enregistrée le 16 janvier, cette "réunion de crise", comme l'appellent les policiers en charge de l'enquête, rassemble au téléphone le directeur de l'office Habitat Marseille Provence (HMP), Jean-Luc Ivaldi, placé sur écoute, Me Xavier Cachard, avocat de M. Muselier, et deux proches collaborateurs du député UMP.
Durant une demi-heure, Me Cachard évoque l'ouverture de l'information judiciaire pour favoritisme dans les marchés publics de HMP, notamment pour les prestations juridiques de l'office, qui pourrait donner lieu prochainement à des mises en examen. Il s'inquiète, surtout, de ses implications pour M. Muselier dont l'épouse, avocate, est concernée pour avoir obtenu la majorité du contentieux locatif de l'office HLM.
"C'est plus du tout rigolo là (...) Le juge peut se la faire (...) La femme de Muselier mise en examen pour violation de marchés publics (...) Ah on n'est pas dans la merde", lâche Me Cachard. "Je t'explique pas ce qu'on va se prendre dans la tronche (...) Les autres vont nous vomir dessus en nous expliquant : 'super, le chevalier blanc', ajoute l'avocat, précisant que le député UMP est au courant "de tout" s'agissant de la procédure en cours.
M. Muselier dénonce sans relâche depuis deux ans ce qu'il appelle le "système mafieux et clientéliste" des frères Guérini, Alexandre le patron de décharges et Jean-Noël le président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône, tous deux mis en examen dans une affaire de marchés publics.
Interrogé par l'AFP le 17 février au sujet d'une prochaine convocation par le juge d'avocats, dont sa femme, le député avait répondu : "On n'est au courant de rien, cette information m'étonne et me surprend."

muselier F3 paca 2bmuselier F3 paca 2cmuselier F3 paca 2dmuselier F3 paca 2a

logo bakchich
Bakchich
en a parlé dès le 9 février...
http://www.bakchich.info/france/2012/02/09/marseille-la-justice-enquete-sur-les-hlm-de-la-droite-61139

 Le premier reportage de France 3 Provence Alpes du 17 février 2012

7 février 2012

Sarkozy et Merkel tiennent la corde, tels des pendus

sarko merkel 1 

Complément de programme de figures imposées hier soir sur France 2.
Tels deux tourtereaux, pas franchement perdreaux de l'année, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel sont venus faire la paire, sur une piste qui s'annonce glissante, pour dire combien leurs cœurs battent à l'unisson.
Dommage pour le duo, le fil blanc de leurs pirouettes n'a pas réussi à camoufler la grosse corde d'une opération de communication. Une corde qui pourrait bien pendre le tandem, Sarkozy en mai et Merkel à peine un an plus tard.
Au jeu du "nous nous soutenons mutuellement" parce que "nous faisons partie de la même famille politique", Merkel n'a sans doute pas bien compris que son ami risque de dérouiller grave, comme on dit familèrement.
Le culot des deux n'ayant pas de frontières, on les a vus s'afficher comme les représentants de leurs partis respectifs mais surtout avec les habits de président et de chancelière dans un décor tout ce qu'il y a d'officiel. Belle confusion volontaire des genres !
Le plus cocasse dans cette bouffonerie télévisée mimant les étreintes, c'est que Merkel est venue apporter une aide à quelqu'un qui ne s'est pas encore déclaré candidat. "C'est nouveau, ça vient de sortir", moquait Coluche à propos de la nouvelle formule d'une marque de lessive censée laver plus blanc. Comme a ironisé François Hollande, "que Nicolas Sarkozy ait besoin d'Angela Merkel en dit long sur sa situation".

 sarko merkel 2

 sarko froid

12 avril 2012

En avril, le Ravi fait le printemps

une ravi 95Chaque début de mois, j'achète le Ravi, un organe de presse au ton libre et sans publicité commerciale. Et cela me fait plaisir d'en annoncer régulièrement ici chaque sortie.
Le numéro d'avril nous livre une enquête sur les diverses facettes visibles ou cachées de l'extrême droite. En cette période électorale, la lecture n'est pas inutile. Il consacre aussi plusieurs articles aux enjeux des élections législatives dans les Bouches-du-Rhône et offre un reportage détaillé de la séance sur le vote du budget au conseil général au cours duquel Jean-Noël Guérini a été contraint de compter les siens. On se régale pareillement d'un reportage dessiné croquant finement le meeting de François Hollande à Marseille. Ça vaut vraiment le détour.
De même, au fil des pages, on découvre avec surprise les petites combines entre politiciens et quelques secrets introuvables ailleurs. Par exemple, une information encore inédite sur une personnalité politique locale qui semble curieusement avoir quelques intérêts dans la nouvelle formule de la chaîne LCM.
Dans cette parution d'avril, le journal propose également un article qui fait le point sur les contestations de certains acteurs culturels au sein de Marseille Provence 2013. A ne pas manquer non plus, la multitude de brèves et de belles illustrations qui parsèment les pages.
Enfin, et cela plaira sans doute aux Aixois, le Ravi de plâtre du mois a été décerné à... Alexandre Medvedowsky.

Le sommaire du n° 95 :
http://www.leravi.org/spip.php?article1279
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

28 mars 2012

L'affaire du contrat d'A. Joissains dans La Provence

logo conseil détatCi-après, petite séance de rattrapage pour toutes celles et tous ceux qui auraient manqué cette parution sur le point d'étape de ma procédure devant le Conseil d'Etat.
Le journal La Provence a récemment publié ce grand article qui permet d'en comprendre toute la démarche. La journaliste a également interrogé la mairie d'Aix qui a réagi comme on peut le lire ci-dessous.

=> REPRISE DU BLOG JEUDI 5 AVRIL

(Clic sur les images pour agrandir)
joissains LAC Prov 23

joissains LAC Prov 23

27 février 2012

Guérini et Squarcini concurrencent-ils "Le Parrain" ?

guerini padrino
(Montage LAC)

A observer le scénario des affaires Guérini, est-il exagéré de songer à la saga du Parrain ?
Car, hormis les pétarades, les mitraillages et les trafics de stupéfiants, nombreux sont les ingrédients qui pourraient le laisser croire : écoutes secrètes, espionnage, surveillance, traquenards, mensonges, trahisons, petits et grands arrangements entre amis, contrôle des marchés, bakchich, et on en passe.
Parions qu'un de ces jours un cinéaste s'avisera d'en tirer un juteux film à Oscar.
Avec l'excellent résumé de l'épisode en cours fait par la journaliste Louise Fessard pour Mediapart sur les suspicions d'intérêts croisés entre Jean-Noël Guérini et Bernard Squarcini (lire ci-après), on peut se faire une bonne idée du temps passé par les protagonistes à manœuvrer et à s'occuper de leurs affaires, et du temps nécessaire à la gendarmerie et à la justice pour démêler le vrai du faux.
Si ça continue comme ça, il n'est pas vraiment surprenant que la réalisation d'un premier long métrage rencontrerait un réel succès et serait suivi au minimum par deux autres épisodes comme le Parrain II et le Parrain III.

guerini mediapart une 

Mis en examen dans une affaire de marchés publics truqués dans les Bouches-du-Rhône, le sénateur PS Jean-Noël Guérini a refusé le 15 février de répondre aux questions du juge Duchaine. Comme l'a révélé Libération, le juge a aussitôt enclenché la procédure pour demander la levée de son immunité parlementaire. Protégé par celle-ci, Jean-Noël Guérini avait en effet quitté le tribunal en arguant des nombreuses fuites dans la presse qui constituent selon lui, "une violation réitérée du secret de l’instruction".
En fait de fuites, il apparaît que Jean-Noël Guérini est particulièrement bien renseigné. En novembre 2010, le président du conseil général aurait demandé à Marc Mondoulet, commandant de la région de gendarmerie de Provence-Alpes-Côte d'Azur, d'écarter un de ses enquêteurs, qu'il jugeait... trop bavard.
Entendu par le juge Duchaine le 17 novembre 2011, le général de division explique avoir rencontré Jean-Noël Guérini le 20 novembre 2010, au sortir de l'inauguration de la nouvelle gendarmerie du Rousset, financée par le département. Un entretien qui "s'est déroulé dans une intimité "lourde", (…) quasiment front contre front", décrit Marc Mondoulet face au juge.
Jean-Noël Guérini est méfiant. "La première question que m'a posée le président en s'asseyant a été de me demander si le bureau ne comprenait aucun micro", explique Marc Mondoulet. Rassuré sur ce point, le président du conseil général aurait affirmé au général qu'un de ses enquêteurs (nommé) "n'agit manifestement pas en toute indépendance".
Devant l'étonnement et les dénégations du général, Jean-Noël Guérini se fait plus précis. "Il me confirme d'un ton très affirmatif : "Je sais que cet officier a eu de nombreux contacts téléphoniques avec l'avocat de M. Muselier", relate Marc Mondoulet face au juge. Il m'affirme de façon très péremptoire que le lieutenant X a eu 47 contacts téléphoniques avec cet avocat et qu'il en a la preuve."
Avant de repartir, le président du conseil général lui aurait donc demandé d'écarter ce lieutenant, ne manquant pas au passage de rappeler au gendarme "l'effort financier que consentait déjà depuis plusieurs années le conseil général dans la construction de nouvelles casernes de gendarmerie".
Entendue en garde à vue le 29 novembre 2010, Jeannie Peretti, la compagne d'Alexandre Guérini, avait déjà affirmé détenir "les preuves qu'un gendarme a communiqué toute l'enquête à Me Cachard, avocat de M. Muselier, et ce par l'intermédiaire de M. Garosi, expert". Elle aussi s'était montrée très précise : "Il y a eu quand même 47 appels téléphoniques entre Monsieur Garosi et Me Cachard et ce, sur leurs portables."
Interloqué, un gendarme lui demande : "Savez-vous que l'obtention de telles informations concernant les appels téléphoniques est encadrée par des textes de loi ?" "Ben oui. A moins que ce soit des écoutes sauvages", répond benoîtement Jeannie Peretti, qui refuse de "dévoiler ses sources".
Ce qui pouvait, à l'époque, passer pour un coup de bluff devient plus troublant avec le récent témoignage du général Marc Mondoulet qui incrimine directement Jean-Noël Guérini. "Jean-Noël Guérini n'a pas eu d'information précise, il conteste les propos de ce gendarme avec qui il sera confronté", réagit Patrick Maisonneuve, l'un des avocats de l'homme fort du PS à Marseille.
Se demandant sans doute où les frères Guérini avait été pêcher des informations aussi détaillées (et illégales), les gendarmes de la section de recherche de Marseille ont prié courant novembre 2011 les trois principaux opérateurs téléphoniques de leur "faire parvenir la liste des services enquêteurs, y compris DCRI, ayant demandé la production des factures détaillées" de sept lignes téléphoniques "depuis avril 2009".
Parmi lesquelles, on retrouve le numéro de portable de Me Xavier Cachard, de l'expert financier Pierre Garosi, de deux gendarmes de la section de recherche de Marseille chargée de l'enquête sur les marchés truqués, et… du juge Duchaine lui-même.
En clair, les gendarmes suspectent la DCRI d'avoir fait leurs fadettes, ainsi que celles du juge d'instruction et de Me Xavier Cachard, un proche de Renaud Muselier, par ailleurs élu UMP à la communauté urbaine de Marseille. 
Les réponses d'Orange, Bouygues et SFR sont toutes négatives : aucune trace concernant une demande de production de fadettes pour les numéros listés…
Qui a informé Jean-Noël Guérini ?
Contacté, Pierre Garosi, expert judiciaire mandaté fin 2009 par le juge Duchaine pour retracer les montages financiers entre les différentes sociétés d'Alexandre Guérini, dément avoir jamais contacté Me Xavier Cachard, qu'il dit ne pas connaître. Mais il n'exclut pas d'avoir été écouté. "Ça se peut très bien, mais dans ce cas ils se sont trompés d'adresse car je pense qu'ils visaient plutôt le lieutenant en question", estime-t-il.
Autre fait troublant, en novembre 2010, son domicile avait été cambriolé. Son ordinateur personnel ainsi que des bijoux avaient été dérobés. "Il y avait une mise en scène impressionnante, ils avaient tout saccagé, explique Pierre Garosi. Je ne peux évidemment faire aucun lien avec le fait qu'on m'avait confié ce rapport, mais on ne fait habituellement pas ça pour un simple petit cambriolage."
Egalement contacté, Me Xavier Cachard a décliné tout commentaire.
Bien qu'il l'ait toujours démenti, le patron de la DCRI, Bernard Squarcini, est soupçonné d'avoir informé les frères Guérini sur l'enquête en cours. Comme le rappelle le livre L'Espion du président, publié en janvier 2012, l'ancien préfet délégué pour la sécurité et la défense à Marseille est un proche de Jean-Noël Guérini.
Selon les auteurs, journalistes au Point et au Canard enchaîné, les deux hommes s'apprécient, ont partagé des parties de chasse et des séances de training cardiaque à l'hôpital.
D'après le Canard enchaîné à paraître demain (23 février), le juge Duchaine a d'ailleurs demandé au parquet d'étendre son enquête à des faits présumés de trafic d'influence visant Bernard Squarcini.
Le juge d'instruction avait en effet découvert l'embauche des deux enfants de Bernard Squarcini au département, l'une au service de communication du Conseil général, l'autre, entre 2005 et mars 2011, comme chargé de mission auprès de la société d'économie mixte Treize Développement (13D), le bras armé du département pour ses grands chantiers immobiliers.
Entendu le 8 novembre 2011 par les gendarmes, l'ancien directeur de 13D, Jean-Marc Nabitz, avait affirmé que Jean-Noël Guérini lui avait même "donné l'ordre d'augmenter le salaire de Jean-Baptiste Squarcini, fils de Bernard Squarcini".
Vérification faite par les gendarmes marseillais auprès de 13D, le salaire de l'intéressé a en effet été augmenté de près de 1000 euros en octobre 2007 sans "aucun document justifiant cette augmentation", constatent-ils.
"J'apporterai les preuves, les téléphones, les SMS"
Lorsque fin avril 2009 dans une conversation avec son frère Alexandre, Jean-Noël Guérini l'informe qu'un mystérieux "ami" "à Madrid" l'a averti de l'ouverture d'une enquête préliminaire le concernant, les regards s'étaient aussitôt tournés vers le patron de la DCRI, justement présent à Madrid lors d'une visite d'Etat de Nicolas Sarkozy, le 26 avril.
Plus fâcheux, le surnom de Bernard Squarcini apparaît ensuite dans une série de textos échangés le 8 octobre 2009 entre Alexandre Guérini et son avocat de l'époque, Me Olivier Grimaldi. "Message à effacer : Le Squale (surnom de Bernard Squarcini - ndlr) a dit que tout était écrasé et que des coups de fil avaient été passés. A effacer", écrit Alexandre Guérini.
"A qui il a dit ça ?" demande l'avocat. "A JCHP (Jean-Claude Hoang-Phu, un responsable marseillais du syndicat Unité SGP Police FO)", répond l'homme d'affaires.
Bernard Squarcini a toujours démenti avoir informé les frères Guérini. "Je connais l'existence d'une enquête sur Guérini depuis novembre 2008. Vous croyez que j'aurais attendu aussi longtemps si j'avais voulu prendre le risque fou de prévenir Jean-Noël ?", réplique-t-il dans L'Espion du président
Même stratégie des frères Guérini, qui jouent les ébahis face au juge Duchaine.
Interrogé le 14 mars 2011, sur ces fameux textos, Alexandre Guérini a prétendu ignorer que le Squale était le surnom de Bernard Squarcini ("Je ne savais pas qu'il avait un prénom de requin", s'étonne-t-il face au juge).
Tandis que Jean-Noël, auditionné le 8 septembre 2011, affirmait, lui, ne plus se souvenir qui lui avait communiqué les informations sur l'enquête, mais démentait que ce soit Bernard Squarcini.
Reste donc cette question : pourquoi le sénateur PS a-t-il prétendu avoir la preuve du nombre de coups de fils supposément échangés entre un gendarme et un élu ?
Lors d'une réunion socialiste marseillaise, en mars 2010, Jean-Noël Guérini avait déjà laissé entendre qu'il avait des "preuves"  sur ses camarades socialistes qui informaient la presse.
Ce qui disait Guérini sur un enregistrement fait à son insu :
"Moi, j'apporterai les preuves de A à Z, les téléphones, les SMS, tout, tout, tout, avait-il affirmé. Les échanges, les rencontres avec les uns, avec les autres. Que de surprises. Les rencontres avec les journalistes, les articles, comment ils ont été contactés, sur Internet, sur les sites que je vous ai indiqués. Là vous aurez de grandes surprises. (...) Et là, il va y avoir des grosses gouttes, que le Vieux-Port risque de déborder."

23 février 2012

Le Canard enchaîné cogne sur Guérini et Squarcini

guerini squarcini canard 22

Vendredi 15h00 : C'est à présent confirmé. La demande du juge Charles Duchaine a été suivie d'effet. Le procureur de la République de Marseille vient d'ouvrir une enquête préliminaire pour "trafic d'influence et recel" liée aux soupçons de liens entre Jean-Noël Guérini et Bernard Squarcini.
Jeudi 12h00 : C'était largement prévisible. La demande de dépaysement de l'enquête formulée par Jean-Noël Guérini a été de nouveau rejetée par le procureur de la cour d'appel d'Aix.
  
Jean-Noël Guérini a-t-il pistonné le fils de Bernard Squarcini ?
Les coïncidences, voire la convergence, d'un certain nombre d'éléments relevés au cours des multiples enquêtes directes ou connexes aux affaires des frères Guérini peuvent le laisser penser. C'est la lourde question que soulève le Canard enchaîné de ce mercredi.
Interrogé hier dans la journée par France 3 régional pour savoir s'il était intervenu pour faire augmenter le salaire du fils de Squarcini, employé de 2005 à 2010 par Treize Développement qui dépend du conseil général, Guérini a répondu : "1.000 euros d'augmentation en 5 ans, qu'est-ce que c'est quand un jeune a un bac+6, allons, soyons sérieux. Je ne suis en aucun cas intervenu sur l'augmentation du salaire, ce n'est pas de ma compétence".
Joint par la rédaction de la Chaîne Marseille LCM, Squarcini a, quant à lui, indiqué que "tout était clair et très transparent".
Ce n'est pas la conviction du juge Charles Duchaine qui tente de percer le mystère, sachant que Guérini et Squarcini se connaissent bien et entretiennent des relations d'amitié.
Et voilà une autre voie qui vient s'ajouter aux diverses pistes et découvertes qui émaillent le long feuilleton qui a déjà abouti à des dizaines de mises en examen dont bien entendu celles des deux frères Guérini.
Sur l'épisode de la demande de levée de l'immunité parlementaire du sénateur Guérini (voir mon article de mardi), Martine Aubry a fait connaître sa position hier soir au cours de l'émission "Questions d'info" sur la chaîne parlementaire LCP AN. Elle a nettement pris ses distances avec Guérini et a estimé que les sénateurs socialistes devaient "dire qu'il faut une levée d'immunité".
On avance enfin, au moins sur ce plan-là.
Pour le reste, alors que les deux échéances électorales se rapprochent, tous les problèmes de la fédération du parti socialiste ne sont pas encore épurés.
Quant au CG13, avec la tension qui monte au fil des enquêtes et qui fragilisent la situation de plus en plus chancelante du président, certains élus se posent bien des questions, qu'ils fassent partie des inconditionnels ou des contestataires. Tous ou presque se demandent quand un énième élément nouveau viendra tout bousculer et fera basculer ce qui pour l'heure ne tient qu'à un fil.
Suite à la prise de position de Martine Aubry, le collectif Renouveau PS13 a réagi ainsi : "Pour nous, qui vivons ici dans les Bouches du Rhône, le système mis en place ne s'arrête pas à la personne de Jean-Noël Guérini. Son démantèlement nécessite de revoir de fond en comble le fonctionnement de la fédération, car si peu a été fait. Et si nous n'y prenons pas garde, les hommes-lige seront là pour prendre le relais et perpétuer le système en expliquant qu'ils ont toujours tenté de se protéger et nous protéger de Jean-Noël Guérini."

Info : Achetez La Provence Aix d'aujourd'hui : grand article sur l'affaire des salaires d'Alain Joissains. 

logo renouveau PS 13
http://renouveaups13.blogspot.com/

logo radio zinzine
Ce jeudi, en direct, à 19 heures,
je serai l'invité du journal de Radio Zinzine

pour commenter l'actualité politique. 


(Clic sur les images pour agrandir)
guerini squarcini canard 22guerini squarcini canard 22

guerini squarcini canard 22

La réponse de Bernard Squarcini à LCM
guerini squarcini lcm

Martine Aubry pour la levée de l'immunité de Guérini :
(placer le curseur à partir de 31'50")

16 janvier 2012

Le Ravi de janvier conserve son triple A !

une ravi 92Si vous n'avez jamais acheté le Ravi, janvier est une bonne occasion pour l'étrenner. Vous ne serez pas déçu(e). 
Après sa première tentative de l'an dernier, le journal publie son palmarès 2012 des villes à fuir, un classement de 29 communes établi sur de nouveaux indicateurs : Liberté, Egalité, Fraternité, Choucroute ! Surprises, surprises. 
Puis, pour inaugurer l'année politique qui va bien secouer, la rédaction se penche en détail sur la donne législative dans notre région. 
Il y a aussi une riche analyse sur la presse et un reportage sur le dossier LGV qui suscite toujours bien des remous comme récemment encore avec les propos mitigés du préfet et les réactions des opposants au projet. 
Le Ravi, c'est un vrai bouquet composé de dizaines d'articles, de brèves, de dessins avec des épines, de rubriques sur la cuisine, la télé et les associations, dans un style caustique et avec une liberté de ton comme on aime.

Le sommaire du n° 92 de janvier :
http://www.leravi.org/article/au-sommaire-du-ravi-no92-janvier
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/
Le Ravi est aussi sur Facebook :
http://fr-fr.facebook.com/pages/le-Ravi/129098087994

13 décembre 2011

Jean-Noël Guérini mercredi sur les écrans de TMC

 guerini ravi sur TMC

Ceux qui conserveraient encore ne serait-ce qu'un brin d'inclinaison pour Jean-Noël Guérini pourront, si le cœur leur en dit, le voir en direct mercredi à 23h20 sur TMC (groupe TF1).
On devrait s'amuser un peu vu qu'il est l'invité du saltimbanque aux manières si raffinées qu'est Christophe Dechavanne, qui crache par terre dès la première seconde de l'émission (véridique).
Et, pour couronner le tout - c'est le cas de le dire - l'autre hôte de marque n'est rien moins que la sérénissime Geneviève de Fontenay Miss France Stéphanie de Monaco !
A part ça, la justice poursuit son travail, plus discrètement. Cette semaine, ce sont les services du SDIS (Service départemental d'incendie et de secours) qui ont été perquisitionnés. La Chambre régionale des comptes avait rendu un rapport mettant en lumière des dysfonctionnements qui n'ont rien à envier à certaines facéties des affaires Guérini, marchés, recrutements, etc.
Et puis, ici et là, on découvre encore des pépites d'informations qui viennent s'ajouter aux nombreux tomes déjà compilés sur les relations entretenues par les divers protagonistes liés directement ou indirectement aux deux frères.
Dernièrement, Eugène Caselli a décidé de se constituer partie civile au nom de Marseille Provence Métrople dans le cadre du dossier de l'incinérateur de Fos pour cause de surcoûts afférents à sa construction. On y cite le nom d'Alexandre Guérini qui serait intervenu en sous-main ainsi que celui de Jean-Marc Nabitz qui est suspecté d'avoir voulu jouer sur deux tableaux avec deux casquettes différentes, un vrai conte vespasien.
Comme à son habitude, le Canard enchaîné nous régale de ses coups de bec, sans oublier la droite. En voici deux qui ont dû faire plaisir aux illustres personnages qui y sont épinglés.

guerini canard 7
(Clic sur les images pour agrandir)
guerini canard 16

Publicité
Publicité
Suivre sur Twitter
Publicité