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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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29 mars 2011

En Pays d'Aix, la droite se prend aussi une gauche

cantonales_sarko_prend_une_gauche
(Clic sur l'image pour agrandir)

Voté pas voté, gagné pas gagné, perdu pas perdu, poussée pas poussée, nombre d'élus, pourcentages, oui, bon, d'accord. Mais tout cela donne l'impression que les élections sont un phénomène en soi, un système en vase clos, entre prétendants aux sièges, un spectacle donné à voir aux électeurs.
Cela ressemble furieusement à un programme de télé dont on mesure l'audience record, ou plancher, sans se préoccuper si le public a véritablement accroché ou pas. Vu l'abstention massive répétée un dimanche sur l'autre, il faut bien parler de rejet par indifférence ou par protestation.
A Aix par exemple, le taux de participation n'a été que de 35,85% avec 32,99% d'exprimés, alors qu'en Pays d'Aix il s'est situé partout entre 42,55 et 49,97%. Autant dire que ces cantonales n'ont pas satisfait les attentes des électeurs qui ont bien d'autres préoccupations liées à leurs conditions de vie.
Je ne ferai pas d'autres analyses de ce scrutin. C'est bien suffisant comme ça. En revanche, il y a de quoi revenir sur quelques déclarations.
La réaction de Maryse Joissains est une fois de plus surréaliste à souhait. "Il s'agit d'un vote délirant et complètement irresponsable." […] "Les gens ont mal, d'accord, mais ils ont mal où ?" […] "Il n'y a selon moi aucun enseignement à en tirer." Voilà une députée, qui soutient un président qui gave les riches et pourfend les faibles, qui vote les lois d'un gouvernement qui désespère trois quarts de la population, et qui ne comprend pas où les gens ont mal. Mais restons polis. 
Dans la même eau, Sophie Joissains n'est pas en reste et se pose des questions. "Y a-t-il un sens politique à ce scrutin, certainement. Mais il est difficile d'en tirer un quelconque enseignement." Au hasard, n'y aurait-il pas des responsabilités à chercher du côté de l'échec complet de la politique gouvernementale ? Il suffirait pourtant de jeter un regard autour de soi pour s'en rendre compte.
Bruno Genzana, lui, mage et vizir, ne craint pas de noter "une démobilisation évidente de notre électorat" mais "se félicite de la réélection des candidats de droite" et surtout de "la stratégie d'union de l'UMP et du NC par un accord fondé sur de bonnes bases". Il a oublié les dissidents de son parti qui ont au moins parasité la campagne du candidat UMP aux Pennes-Mirabeau.
Et puis, j'avais d'ailleurs ironisé là-dessus après le premier tour, sa prédiction scientifique "J'ai l'intime conviction qu'à Aix et Trets, nos candidats sont en mesure de l'emporter" s'est bien vérifiée mais dans l'autre sens puisque ce sont deux socialistes qui ont été réélus. Alors, quand il déclare maintenant que "il nous reste désormais 14 mois avant la présidentielle et les législatives (pour lesquelles il est candidat) pour nous ressaisir au niveau national comme en Pays d'Aix", on ne peut que lui faire confiance pour ruiner tout espoir de son camp, vu que s'il faut se ressaisir c'est que la droite a probablement tout foiré. Mais bon, si là aussi "il a l'intime conviction que…", après tout, c'est comme si c'était fait, n'est-ce pas ?

(Clic sur les images pour agrandir)
joissains_genzana_cantonales_2011cantonales_pave_dans_la_mare

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12 mai 2011

Guérini et Jibrayel sont grognons et tirent des gnons

 guerini_roi

Trois dates : 20 juin, conclusions de la commission d'enquête ; 28 juin, ouverture du dépôt de candidatures pour les primaires ; 4 juillet, Arnaud Montebourg devant le tribunal de police de Paris pour répondre de son rapport jugé diffamatoire par Jean-Noël Guérini. Drôles de télescopages. Et, depuis quelques jours, échanges d'amabilités à la sauce aigre au sein des instances du parti socialiste.
On se souvient que, suite au rapport rédigé par Arnaud Montebourg, Jean-Noël Guérini avait attaqué son auteur pour "diffamation non publique". Montebourg avait stigmatisé les pratiques clientélistes et un "système de pression féodal reposant sur l'intimidation et la peur". Il avait réclamé la destitution de Guérini en délicatesse depuis l'incarcération de son frère Alexandre. Pour Guérini, Montebourg ne cherche qu'à faire du "tapage" pour assurer sa propre "notoriété".
Une seconde action en justice, cette fois devant le tribunal correctionnel de Paris, a aussi été engagée pour "diffamation publique".
La semaine dernière, Le Nouvel Observateur a publié un article qui révélait que la principale source de Montebourg était le député Henri Jibrayel. Depuis, c'est la bagarre. Au conseil fédéral du 4 mai, de fulminants propos ont été proférés par Guérini et Jibrayel contre plusieurs personnes.
Le Canard enchaîné d'hier rapporte les menaces de Guérini à l'encontre de la députée Sylvie Andrieux.
Hier aussi, Le Nouvelobs mettait en ligne un enregistrement sonore de cinq minutes (pris sur le vif et ébruité) où l'on entend Jibrayel se lancer dans une diatribe verte et musclée, histoire de laver une fois pour toutes tout le linge en famille.

(Clic sur l'image pour agrandir)
jibrayel

L'enregistrement est ici :
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/off-de-l-obs/20110511.OBS2903/jibrayel-denonce-les-minables-socialistes-des-bouches-du-rhone.html

L'article du Nouvel Observateur de la semaine dernière est ici :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/05/02/21033255.html

 guerini_canard_11

La commission d'enquête présidée par Alain Richard n'a pas achevé son travail. Des personnalités et des militants vont encore être entendus à Paris. Montebourg, lui, a poursuivi son tour des médias. De nouveau interrogé sur BFMTV par Jean-Jacques Bourdin, il a réitéré ses accusations et sa vision des choses.

Voir Montebourg sur BFMTV :
(placer le curseur à partir de 3'40)
http://www.bfmtv.com/video-infos-actualite/detail/bourdin-2012-arnaud-montebourg-1222580/

Quant à la fin de la visite de la commission d'enquête à Marseille, on pourra aussi lire l'article de Marsactu et celui de Renouveau PS 13 qui a publié un communiqué de presse.

Marsactu :
http://www.marsactu.fr/2011/05/07/48-heures-a-lholiday-inn-episode-3-le-speed-dating/

Renouveau PS 13 :
(aller à la date du 4 mai)
http://renouveaups13.blogspot.com/

Dans un entrefilet, La Provence d'hier laisse entendre qu'aucun Aixois n'aurait participé à la commission d'enquête à Marseille. Sur certaines images de télé, il semble bien qu'au moins une élue aixoise était sur place. Quant aux autres encartés, comme je l'avais indiqué ici même, un certain nombre ont envoyé des contributions écrites.

 guerini_provence_11

Après les larmes, un sourire. L'équipe loufoque qui décerne les Gérard en forme de parpaings dorés a inauguré mardi sa première remise de récompenses politiques. Soudain, dans une catégorie est apparue une liste de lauréables susceptibles d'être honorés par un trophée. L'intitulé de la liste est étonnant et les gagnants figuraient en tête. Bravo à eux.

 guerini_gerard_politique

11 avril 2011

Guérini fortement mis à mal par Caselli et Mennucci

guerini_3Peu à peu les choses se confirment. Ceux qui niaient les déflagrations internes au parti socialiste en seront pour leurs frais.
Si quelques voix se font entendre depuis des mois sur les dysfonctionnements, si des élus ont osé en dire un peu plus entre les deux tours des cantonales, désormais la grande quantité de poussière longtemps enfouie dépasse du tapis.
Samedi, ce sont rien moins qu'Eugène Caselli et Patrick Mennucci qui ont décidé de libérer leur parole. Enfin !
Et ce n'est pas la "victoire" de Jean-Noël Guérini qui pourra entretenir l'illusion que tout va.
La démission d'Eugène Caselli de son poste de premier secrétaire du PS n'était pas due qu'à une surcharge de travail. En fait, sans équivoque cette fois-ci, il fait bien état d'une mésentente, d'une vraie rupture politique entre lui et Jean-Noël. On l'avait déjà compris lorsque, mis en garde à vue, il avait chargé l'entourage de son ancien ami.
On l'a encore compris avec les discussions de couloir qui se sont déroulées avant l'élection du président du conseil général et qui auraient pu changer la donne si un nombre plus important d'élus avait eu le courage de s'affranchir de leur servilité au maître.
Dernier épisode en date attestant d'un soulèvement après le retrait de Jean-Noël de la direction fédérale, il s'est trouvé quatorze personnalités pour s'abstenir (ce qui revient à un déni de confiance) sur ses propositions pour une nouvelle équipe qui n'est autre que la sortante, toujours sous influence.
On se souvient que Jean-Noël Guérini avait également tenté de minimiser la fronde de Renouveau PS 13 qui avait pourtant lancé de fortes alertes. Vu la tournure des événements, il n'est pas exclu que d'autres élèvent la voix et se joignent au chorus.

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Samedi 9 avril 2011 France 3 Extraits
Caselli : "On a eu droit à un enfermement"

Eugène Caselli : "Nos relations politiques entre Jean-Noël Guérini et moi s'étaient détérioriées depuis environ deux ans parce que nous n'avions plus la même vision d'orientations politiques, ni la même vision stratégique des choses, ni la gestion des élus ou d'une fédération.
Pour moi et pour d'autres, le retrait de Jean-Noël Guérini du poste de premier secrétaire devait signifier une plus grande ouverture de la fédération, une direction beaucoup plus partagée, la mise en place d'une direction collégiale et la nomination à la trésorerie et à la commission des adhésions de personnes qui avaient une complète autonomie par rapport à lui voire au conseil général.
On s'attendait à une ouverture et nous l'avons proposée. Et bien, on a eu droit à un repli sur soi avec la reconduction quasi immédiate de l'équipe précédente moins Jean-Noël Guérini.
Nous voulions une direction collégiale qui aille jusqu'aux primaires, au-delà de l'enquête menée par la direction nationale, pour assurer une totale transparence du processus. On attendait un bol d'air, un souffle nouveau, on a eu droit à un enfermement. On nous a expliqué que, pour le moment, surtout, il ne fallait rien changer pour que demain on puisse tout changer.
Nous avons refusé avec Patrick Mennucci, Sylvie Andireux, Garo Hovsepian, Marie-Arlette Carlotti, soit 14 personnes et pas des moindres.
Je crois que c'est un événement politique qui n'était pas advenu depuis pas loin de dix ans. En tout cas, au titre de l'évolution et de l'ouverture de cette fédération, nous avons refusé de nous associer à un processus qui est pour nous un processus de régression et qui correspond à une bunkérisation de la fédération. Nous ne sommes pas dans la contestation d'une majorité mais dans la contestation d'une organisation."

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Samedi 9 avril 2011 La Provence
Mennucci : "Rien ne change, le système continue"

Pourquoi vous être abstenu sur les votes à la fédération PS ? 
Patrick Mennucci :
 Le bureau fédéral de jeudi était une chance d'adresser un message d'espoir à notre électorat après la terrible campagne des cantonales qui s'est déroulée dans un climat pesant d'affaires judiciaires et qui s'est soldé par la perte de deux cantons stratégiques à Marseille. Or, le message délivré par notre fédération est limpide: rien ne change. Jean-Noël Guérini s'en va et est remplacé par Jean-David Ciot qui n'a aucune espèce d'autonomie par rapport au président du Conseil général.
L'abstention était-elle la seule solution pour marquer votre désaccord ? 
P.M. :
 Il y a eu pour la première fois depuis très longtemps un long débat. Nous avons recherché un consensus respectueux à la fois de la majorité qu'incarne Jean- Noël Guérini et d'un changement indispensable. J'ai proposé par exemple que le bureau fédéral des adhésions et la trésorerie soient confiés à des personnalités indépendantes de Jean Noël-Guérini. Il a refusé catégoriquement. Comment parler de rénovation quand on explique que rien ne change et que le système continue ?
Que comptez-vous faire ? 
P.M. : 
Je me suis tu pendant les cantonales pour ne pas gêner les candidats socialistes, en vain d'ailleurs pour deux d'entre eux. J'ai toujours été d'une loyauté sans faille à mon parti en 41 ans d'adhésion. J'exerce des responsabilités nationales et j'ai l'expérience de l'élection présidentielle. Je peux donc dire que ça ne peut pas continuer ainsi.
Concrètement ? 
P.M. :
 Toute la question de la fédération relève du fait que quatre ou cinq sections font la fédé au détriment des 90 autres. On attend que la commission d'enquête fasse le travail qu'on n'arrive pas à faire. Elle ne pourra pas changer l'esprit des gens. La libération ne se fera pas comme ça. Mais il faut que les électeurs socialistes sachent qu'il y a d'autres choix. Qu'on peut changer le système sur les modes d'adhésion, le paiement proportionnel du prix des cartes, la régulation de l'écart entre les sections mammouth et les autres qui fonctionnent normalement. C'est ce système clientéliste qu'il faut changer. Il est devenu un outil de domination politique.
Claquez-vous la porte de la fédération ? 
P.M. :
 Je ne claque pas la porte. Je dis que je ne peux plus être dans un bateau où il n'y a pas de premier secrétaire. La fédération n'est pas à eux, mais à nous tous.
En voulez-vous personnellement à Jean-Noël Guérini ? 
P.M. :
 Pas du tout. Mais le parti ne peut pas être au service d'un seul homme. Or, on est au paroxysme du pouvoir personnel. Je n'ai rien contre Jean-Noël Guérini, mais il faut travailler collectif.
Sortez-vous du bois en sachant que la justice peut ratrapper Jean-Noël Guérini ? 
P.M. :
 Je ne sors pas du bois, d'autant que je me suis toujours refusé à utiliser les affaires judiciaires. Mais je suis conscient que ça se passe dans un climat où le président du Conseil général pouvait donner des signes. Il ne l'a pas fait. Ni au CG, ni à la fédération. C'est la fermeture absolue.
Cette rupture pourrait remettre en cause votre désignation aux législatives dans le centre ville…
P.M. :
 Oui. Mais au-delà de l'ambition personnelle que j'ai de devenir député, il y a ma loyauté envers mes idées, envers mes valeurs de démocratie et d'éthique et envers les électeurs. Cependant, je ne crois pas que Martine Aubry juge incompatible ma prise de position avec le fait que je porte les idées socialistes aux prochaines législatives. Je crois encore en mon parti et au discernement de notre première secrétaire.

Le blog de Patrick Mennucci :
http://www.patrickmennucci.net/?p=790
Le blog de Renouveau PS 13 :
https://docs.google.com/viewer?a=v&pid=explorer&chrome=true&srcid=0ByEiYrMzRwvdYzAyMGJkNmYtZDZiMy00ODc1LWE2YzgtN2FmMDkyZjQ0Mzlh&hl=fr

30 septembre 2010

Polyclinique du Montaiguet : Reportage sur LCM

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(Clic sur les images pour agrandir)
Captures d'écran montrant une incrustation virtuelle du projet sur le site.
Veut-on vraiment voir ça en plein Montaiguet ?

logo_LCMHier, La Chaîne Marseille a diffusé un reportage sur le projet de parachutage de la polyclinique Rambot à Pont de l'Arc au lieudit Les Bornes. On y voit le site et son environnement naturel, les plans et le bétonnage envisagé.
La chaîne a sollicité séparément l'avis de trois protagonistes du dossier. Avec dans l'ordre d'apparition à l'image, Martine Coste, représentante de l'association des Amis du Montaiguet et du Pont de l'Arc, Jean Lacoste, patron de la clinique Rambot, et Alexandre Gallèse, adjoint à l'urbanisme. Pas de vraie surprise dans les propos de ces deux derniers, bien accordés, qui nous refont le même coup du "tout est propre, il n'y a aucun problème, ça ne dérange pratiquement personne".
Et bien, on en reparlera dès novembre avec les premières décisions du tribunal administratif saisi par de nombreuses personnes, des associations et des médecins.
La vidéo du reportage est visible sur le site de LCM. A chacun de s'en faire une idée.

Le journal de LCM du 29 septembre :
Le reportage se situe à 2'40 du début, faire glisser le curseur (durée : 2'10)
http://www.lcm.fr/fr/videos/id-194032-le-journal-de-18h45 

Faisons quelques comparaisons

Pour se faire une idée proche de la réalité de la taille du "monstre" lui-même, voici quelques comparaisons.
On nous annonce une hauteur de 21,7m, mais visuellement c'est nettement plus car le bâtiment arrière est sur un socle naturel surélevé de 6m par rapport au premier plan du site. On dépasse donc les 30m. C'est quasiment trois fois la hauteur de la fontaine de la Rotonde (12m) et plus de sept fois la statue de David à Marseille (4,34m).
Quant à la longueur du bâtiment de 330m, elle est supérieure à la hauteur de la Tour Eiffel (324m). Autres éléments de comparaison : la largeur du Vieux-Port est de 283m et le cours Mirabeau fait 440m.

(Clic sur les images pour agrandir)
david_marseille___Copie___Copie__2_montaiguet_projet_architectes
Le site des Amis du Montaiguet et du Pont de l'Arc :
http://www.montaiguet-pontdelarc.com/

8 mai 2010

A nous les grandes Anglaises, la suite…

gif_drapeau_britanniqueLes palabres plus ou moins secrètes pour tenter de former un gouvernement ressemblent à ces furieuses pièces de boulevard où le couple est un trio. On saura sous peu qui aura fait les frais du compromis de concubinage des deux autres.

parlement_britanniqueRESULTATS ACTUALISES

Les résultats quasi définitifs
publiés hier
ne modifient guère
les estimations
des instituts de sondage.
 
Conservateurs 306 (+1)
Travaillistes 258 (+3)
Libéraux-Démocrates 57 (-4)
Petites formations 28 (-1)

A noter
l'élection du premier député,
en l'occurrence une députée,
du Green Party (Verts).

  
Le second "camembert"
rappelle la composition
du parlement sortant.

 

elections_grande_bretagne

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11 mai 2010

Braquages à main armée : Un témoignage...

braquage réussi
gif_braquage

On aura beau présenter et commenter les chiffres officiels comme on veut, la réalité n'en a que faire. Les douze derniers mois ont vu la délinquance armée se développer fortement. Stations-services, bijouteries, supermarchés et autres commerces ont subi des braquages à répétition, qui sont devenus des angoisses permanentes.
Ce qui est grave, c'est que ces attaques sont le plus souvent le fait de délinquants de petite pointure. Si le sujet n'était pas sérieux, on pourrait dire que la criminalité s'est "démocratisée". Et c'est ce qui est effrayant.
Quand on arrête les malfaiteurs, la plupart du temps, on constate que l'on a à faire soit à des adolescents soit à de jeunes adultes. Ils ont quasiment tous la même panoplie : cagoules et armes de poing. Une fois la porte d'entrée franchie, ils se dirigent à la vitesse de l'éclair vers la caisse en prononçant deux ou trois mots d'intimidation paralysante. Et le tour est joué.
Dans les petits commerces, selon l'horaire du forfait, le butin est rarement conséquent. Mais il suffit pour un temps aux besogneux malfrats. Le jour même ou dans ceux qui suivent, on les retrouve à la manœuvre comme s'ils allaient au travail. Et c'est ce qui exaspère les victimes.
La police en patrouille ou prévenue dans la minute parvient quelquefois à les interpeller et à les neutraliser. Plus généralement, hélas, elle fait chou blanc et est contrainte à mener des investigations qui donnent peu de résultats. Le taux d'élucidation des actes délictueux est en effet très faible.

Un braquage raté
gif_voleur_stupide

Depuis un peu plus d'un an, la police nationale a vu certains de ses services regroupés et installés à Marseille. Lorsqu'on téléphone pour obtenir du secours, c'est le standard marseillais qui décroche et relaie le message à la patrouille la plus proche du lieu du délit. Cela, c'est la théorie. En pratique, ladite patrouille n'est pas toujours disponible car elle intervient déjà ailleurs.
Avec ce système de poste centralisé à Marseille présenté comme un gage d'efficacité mais qui cache la diminution des effectifs d'agents, la tâche des forces de police devient moins performante. A Aix, si l'on veut obtenir satisfaction plus rapidement, il est préférable de faire appel à la police municipale.
L'Etat a supprimé la police nationale de proximité et c'est la police municipale qui essaie de la suppléer mais avec des moyens moindres. C'est la raison pour laquelle on voit de plus en plus de policiers manifester pour réclamer des moyens adaptés afin qu'ils puissent accomplir leur mission de façon plus cohérente.
La question de la sécurité des biens et des personnes ne se résume pas aux quelques lignes de cet article. Il n'empêche, le citoyen veut se savoir protégé et aidé lorsqu'il est victime d'une simple agression ou d'une attaque armée.
Comme l'a rapporté La Provence dimanche, trois vols à main armée ont eu lieu pour la seule journée de samedi dans un tabac-presse au Nord de la ville et un hôtel et un autre tabac-presse au Sud. Etant l'un des deux tabacs concernés, mon diffuseur de journaux préféré m'a donné copie de la lettre qu'il a envoyée au maire et au préfet. Et c'est avec son autorisation que je la publie.

Un témoignage qui en dit long…

                                                                                      Aix, le 10 mai 2010
        Madame, Monsieur,
Trop, c'est trop. Débitant depuis 21 ans, nous venons de vivre notre 3ème braquage à main armée en 6 mois de temps. Mes collègues de la ville vivent le même enfer : plus d'une vingtaine de braquages chez les débitants d'Aix en 1 an.
Nous sommes abandonnés à notre sort, pas de police municipale présente, pas de police nationale.
Rien n'est fait pour assurer notre tranquillité. Aix-en-Provence se transforme en paradis pour la déliquance ordinaire. Faut-il attendre une catastrophe pour que vous preniez le problème en considération ? Il est certain qu'il est plus facile de marcher derrière un cercueil d'une personne que vous n'avez pas connue.
Et pourtant quel est notre tort ? Travaillant 12 heures par jour au service de nos clients, nous avons le droit à la sécurité comme tout citoyen. Nous voulons travailler sans avoir la peur au ventre. Nous voulons dormir sans penser à demain.
Nous vous demandons un rendez-vous pour trouver les moyens de sécuriser nos activités.
Recevez, Madame, Monsieur, nos sentiments distingués.

De l'eau au moulin…
(Clic sur l'image pour agrandir)
edito_france_bleu_provence

15 juillet 2010

Mediapart : Appel pour une justice indépendante

logo_mediapartDans le cadre des affaires Bettencourt, le site Mediapart a lancé hier 14 juillet une pétition pour réclamer la mise en œuvre d'une instruction indépendante et impartiale.
Etant complètement d'accord avec cette pétition, j'ai donc signé sans hésitation (mon nom est classé n°2826). J'encourage chacun à prendre connaissance de l'appel, à soutenir cette démarche pour défendre les libertés démocratiques et à faire circuler l'information.

appel_14_juillet_2010_mediapart
On signe ici :
http://www.mediapart.fr/club/blog/la-redaction-de-mediapart/140710/lappel-pour-une-justice-independante-et-impartiale

6 mars 2010

V'Hello d'Aix : Le fumeux coût de la panne (4)

On les a rangés sur la ligne de départ en dépit du bons sens. Pas étonnant que les vélos d'Aix finissent leur course dans un ravin. Même un bon remontant aura du mal à les sortir de là. Voici ce qu'en dit aussi "Le Ravi" de ce mois de mars. Allez, bonne lecture et attention à la descente.

(Clic sur l'image pour agrandir)

ravi_velos_aix

16 mars 2010

Régionales 2010 : Sarkozy ou le clown et ses clones

 regionales_fillon_001

C'est fait, l'UMP vient de remporter sa cinquième victoire électorale depuis 2007 : présidentielle, législatives, municipales, européennes et maintenant régionales. Et tout cela grâce à Nicolas Sarkozy que les électeurs plébiscitent à chaque coup. Le triomphe de dimanche est la preuve de la justesse de la politique menée en France depuis trois ans.
Et ce n'est pas tout. Dimanche, toutes les régions basculeront à droite grâce aux réserves de voix abstentionnistes. Ce sera un scrutin historique de portée nationale cette fois-ci. Voilà ce que le clown de l'Elysée (pardon, les clowns !) a refilé comme arguments à tous ses clones ministres et autres aboyeurs qui, depuis le soir du premier tour, déversent comme un seul toute leur mauvaise foi dans les médias.
A la télévision, ils faisaient plus honte que peine à voir avec leurs caricatures, leur langue de bois et leurs propos mensongers répétés à l'unisson de leurs pitreries de campagne électorale. Crapuleries, abstention massive, scores de l'extrême droite, rejet quasi général de la politique gouvernementale, rien de tout cela ne leur pose question.
Ils nient, yeux et oreilles bouchés. Ils persistent, esprit et analyse au niveau zéro. Ils se trouvent toutes les excuses. Car, n'est-ce pas, tout cela, c'est la faute de l'opposition qui a le tort d'être l'opposition. Et la faute de ces imbéciles de Français qui n'ont pas bien compris ce que le gouvernement s'esquinte à faire pour eux.
De quoi dégoûter encore plus les abstentionnistes, ceux qui avaient pour Sarkozy et n'ont pas revoté pour lui, et hélas ceux qui sont retournés faire front. Comment peut-on être aussi fermé au désarroi de tous ceux qui rament pour survivre ?
La claque de dimanche, probablement paire dans cinq jours, fait pressentir ce qui est en train de couver. D'un côté, les résultats les plus minables de la droite depuis des décennies et les points récupérés par l'extrême droite qui sont la traduction visible du mécontentement des citoyens. De l'autre, l'abstention qui est l'expression pour l'instant encore silencieuse et pacifique de ce qui pourrait bien virer à la déflagration à la moindre étincelle.
Encore un peu de casse, de mépris et de cynisme et c'en sera fait. 

8 mars 2010

Les comptes CPA vus par la Chambre régionale (5)


chambre_des_comptes_CPA

Le rapport d'observations définitives sur la gestion de la Communauté du Pays d'Aix publié par la Chambre régionale et territoriale des comptes fait écho aux mêmes thèmes que ceux analysés pour la Ville d'Aix. La différence concerne un important volet sur la politique de l'habitat.
       (en bleu foncé, le texte du résumé de la CRTC ; en brun, des extraits du rapport)

La définition des compétences d'intérêt communautaire (2 pages)
La détermination de l'intérêt communautaire a été précisée par une série de délibérations prises au fur et à mesure des besoins. Ce choix rend difficile la lisibilité du projet d'agglomération. L'importance des compétences facultatives comme celle des versements de fonds de concours pourraient être susceptibles de compliquer la compréhension du projet d'agglomération.
Rappel :
 
Compétences obligatoires :

Développement économique, dispositifs d'insertion économique et sociale, aménagement de l'espace communautaire, organisation des transports, équilibre social de l'habitat sur l'espace communautaire, politique de la ville dans la communauté
Compétences optionnelles :
Voirie et parcs de stationnement, protection et mise en valeur de l'environnement et du cadre de vie, équipements culturels et sportifs d'intérêt communautaire, élimination et valorisation des déchets ménagers.
      
La situation financière (7 pages)

La CRTC juge la situation financière globalement satisfaisante.
Toutefois, les dépenses de fonctionnement ont connu une progression très importante liée à l'exercice par la CPA de ses nouvelles compétences facultatives
.
Cette augmentation des charges de fonctionnement, alors que les recettes de même nature connaissent une évolution moindre, pourrait à l'avenir fragiliser la situation.

L'encours de la dette augmente mais il reste toutefois très modéré. Si la CPA mobilisait toutes ses capacités d'épargne, elle pourrait rembourser sa dette en moins de deux ans.

Fonctionnement
Dépenses de personnel

Elles augmentent de 175,8% entre 2003 et 2008 alors que la hausse des effectifs réels n'a été que de 124,3% et, à périmètre constant, de 25,6% de 2005 à 2008. Entre 2003 et 2008, les effectifs réels connaissent une hausse de 110%. Elles correspondent à près de 27,7% des charges de gestion.
Autres dépenses
Il convient de souligner l'augmentation de 128% en trois ans des dépenses relevant de la compétenc e culturelle qui est pourtant une compétence facultative de la CPA.
Il faut encore signaler l'augmentation de près de 50% des dépenses liées à la fonction juridique qui sont passées de 1,7M€ en 2005 à 2,5M€ en 2008.

Recettes

Entre 2003 et 2008, les recettes de fonctionnement progressent moins rapidement que les dépenses de même nature. La CPA devra veiller à maintenir une structure de financement équilibré de ses dépenses si elle souhaite préserver ses marges de manœuvre.

Investissement 

La CPA annonce toujours plus d'autorisations de programmes qu'elle n'en réalise effectivement. En conséquence, elle devrait les réexaminer afin de les expurger des opérations devenues sans objet et rendre compatible la programmation des investissements avec ses objectifs d'équilibre.

La gestion des ressources humaines (11 pages)
Les effectifs ont plus que doublé entre 2003 et 2005, avec la variation du périmètre des compétences de la CPA. La structure du personnel est marquée par les transferts d'agents communaux vers la CPA. Ces derniers ont cependant été insuffisants puisque la CPA a procédé à des recrutements directs importants (65% des agents).
Le coût de rémunération connaît une hausse proportionnellement supérieure à l'augmentation des effectifs. Cette progression s'explique notamment par l'attribution d'un régime indemnitaire et social avantageux ainsi que le versement quasi systématique de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) et d'heures supplémentaires généreuses.

Régime indemnitaire et heures supplémentaires
Mêmes remarques que pour la Ville d'Aix.

L'exercice de la compétence habitat (19 pages)
maisonL'exercice par la CPA de sa compétence habitat, pourtant obligatoire, a été précisé progressivement en fonction de l'acceptation des communes membres du partage de cette compétence selon le principe de subsidiarité. La maîtrise foncière relève de chaque commune qui a conservé sa compétence urbanisme.
La CPA consacre à l'exercice de cette compétence des moyens de plus en plus importants qui restent, toutefois, relativement marginaux par rapport aux dépenses totales de la Communauté.

Avec une somme qui est passée de 2,8M€ en 2006 à 7,7M€ en 2008, elles ne représentent que 1,76% des dépenses totales de la CPA.
Depuis 2002, la CPA intervient dans divers domaines et notamment celui du foncier.
Le lancement du Programme local de l'habitat (PLH) a permis de se réunir autour d'objectifs communs. Les objectifs du PLH liés à la production de logements sont relativement modestes puisqu'à peine supérieurs à la production de logements entre 1999 et 2003. Ils ne sont pas en cohérence avec ceux plus ambitieux du plan de cohésion sociale.
L'articulation du PLH avec les documents de planification et d'aménagement est explicitement affirmée mais le Schéma de cohérence territoriale (SCOT) est en cours d'élaboration, le Plan de déplacements urbains (PLU) a été annulé par la juridiction administrative et, pour finir, les Plans locaux d'urbanisme (PLU) sont de la compétence exclusive des communes membres.
Concernant les objectifs quantitatifs, le nombre de logements autorisés chaque année dépasse l'objectif annuel de production de 2.100 logements. Parmi ceux-ci, le nombre de constructions de maisons individuelles autorisées sur trois ans est équivalent à celui des logements collectifs. Les objectifs relatifs aux logements sociaux ne sont pas atteints.
En outre, les difficultés rencontrées au sein de l'Office public de l'habitat "Pays d'Aix Habitat" risquent de générer des décalages importants dans la réalisation des logements sociaux autorisés.
Les versements opérés par l'Etat pour le logement locatif social n'ont pas été adaptés aux besoins réels. D'un montant de 8,9M€, l'enveloppe déléguée pour trois ans n'a été consommée qu'à hauteur de 61,97%. Au 31 décembre 2008, il en résulte un différentiel de 3,4M€.
Les 34 communes et le logement locatif social

10 sont soumises à la règle des 20% de logements sociaux (Loi SRU) : Aix-en-Provence, Bouc-Bel-Air, Cabriès, Eguilles, Fuveau, Meyreuil, Mimet, Les Pennes-Mirabeau, Simiane-Collongue et Venelles.

Depuis 2007, il faut ajouter : La Roque d'Anthéron, Lambesc, Le Puy-Sainte-Réparade, Rognes, Rousset, Saint-Cannat, Trets et Ventabren.
Les communes qui n'ont pas de parc locatif social au 1er janvier 2005 sont : Beaurecueil, Saint-Antonin-sur-Bayon, Saint-Marc-Jaumegarde, Vauvenargues, Saint-Estève-Janson, Ventabren et Peyrolles.

Evolution des logements sociaux par commune
(Clic sur l'image pour agrandir)

PLH_evolution_CRTC

Synthèse des mises en service de logements locatifs sociaux 
(Clic sur l'image pour agrandir)

PLH_synthese_CRTC

La réalité de la plus-value de la délégation en termes de mises en service de logements locatifs sociaux n'est pas flagrante. Si elle permet a priori une production plus régulière de logements, il faut constater que les objectifs de production de logements en PLAI (prêt locatif aidé à financement très social) ne sont pas atteints et que la production de logements en PLUS (prêt locatif à usage social) est favorisée.
Les freins à la production de logements sociaux sur le territoire de la CPA sont à la fois économiques, juridiques, sociologiques et politiques. Principalement, la hausse des prix fonciers et immobiliers gêne considérablement la production de logements sociaux.
En outre, le zonage sur le territoire de la CPA n'apparaît pas complètement cohérent avec la réalité du marché et complique le montage financier des opérations.

                                                                                                   A suivre...
             Lire les quatre premiers articles aux dates des 1, 2, 4 et 6 mars.

8 janvier 2010

"Le Ravi" refuse de solder l'info…

une_ravi_70"Le Ravi" n'a jamais froid au cerveau. Il aime bien lancer de copieuses boules de neige sur ce qui ne va pas. C'est cet esprit critique qui le rend sympathique.

Au sommaire du n° 70 de janvier du nouveau millésime, on peut lire un excellent dossier sur les curieux dessous des magouilles en tous genres qui gangrènent la vie publique. L'article sur Trets publié ici il y a trois jours a pu vous en donner un avant-goût.

Mais il n'y a pas que cela. Voyez plutôt la grosse enquête "Politiques, juges et journalistes sur la sellette". Et puis, pas mal d'articles sur les mauvais traitements infligés à la nature, sur les indignités faites aux miséreux et sur les turbulences de certains dossiers annoncés comme devant faire notre bonheur mais dont le moteur est d'abord le fric. Pour faire passer le tout, la rédaction complète sa livraison de nombreuses brèves et l'illustre de bons dessins bien piquants comme on les aime.

Le mensuel régional est en vente depuis quelques jours (2,80€ pour 28 pages). Et franchement, des informations à ce prix là, on n'en trouve même pas en période de soldes.

Le sommaire du n° 70 de janvier :

http://www.leravi.org/spip.php?article838 

Le site du Ravi :

http://www.leravi.org/

11 janvier 2010

Clinique du Montaiguet : Vers le recours en justice

Comme c'est de tradition, la mairie va, un peu à la manière de notre champion de président, faire sa tournée des quartiers pour prodiguer ses bons vœux auprès de la population et s'employer à vanter l'efficacité de son action. Autrement dit, tout va bien grâce à une politique qui répond aux attentes des Aixois. Tant pis, pas vrai, si les faits disent le contraire.

Si la léthargie du passage d'une année à l'autre et la couche de neige ont quelque peu occulté les sujets qui fâchent, ce début janvier les voit émerger plus tenaces que jamais. Nous en parlerons dans la semaine qui s'ouvre.

Reprenons donc avec les suites de la décision votée à la seule majorité au conseil municipal de novembre dernier d'implanter le projet de polyclinique à Pont de l'Arc. En pointe dans le refus de cette aberration, l'association des Amis du Montaiguet a entamé une procédure officielle.

Première étape, une lettre envoyée via avocat à Maryse Joissains lui demandant de retirer la délibération. En cas de non prise en compte de ce courrier par le maire, une action sera engagée au tribunal administratif.

Et les motifs sérieux sont nombreux, dont un nouvel élément découvert en séance publique, la participation au vote d'un adjoint qui, directement ou indirectement, est concerné par le projet de polyclinique. Certes, Victor Tonin n'est pas actionnaire de la polyclinique mais il détient 10% du laboratoire d'analyses médicales Sel Mazarin qui a un contrat d'exclusivité avec l'établissement. Il a ainsi déclaré au journal La Provence : "Je ne vois pas pourquoi je n'aurais pas voté".

Or, précisément la loi est stricte à ce sujet. L'article L2131-11 du Code général des collectivités territoriales stipule : "Sont illégales les délibérations auxquelles ont pris part un ou plusieurs membres du conseil intéressés à l'affaire qui en fait l'objet, soit en leur nom personnel, soit comme mandataires."

De son côté, l'article 432-12 du Code pénal dispose clairement que : "Le fait par une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargée d'une mission de service public ou par une personne investie d'un mandat électif public de prendre, recevoir ou conserver, directement ou indirectement, un intérêt quelconque dans une entreprise ou dans une opération dont elle a, au moment de l'acte, en tout ou partie, la charge d'assurer la surveillance, l'administration, la liquidation ou le paiement, est puni de cinq ans d'emprisonnement et de 75.000 euros d'amende."

En la matière, quelques précautions de base sont à prendre pour éviter l’illégalité des délibérations auxquelles un conseiller est intéressé : sortir de la salle du conseil au moment du vote de la délibération afin de ne pas influencer les autres conseillers, ne pas prendre une part active aux réunions préparatoires à la délibération, ne pas être rapporteur du projet qui va donner lieu à la délibération. Le plus sage est certainement de s’abstenir systématiquement de prendre part aux délibérations ayant une incidence sur l’affaire intéressant l’élu.

      

montaiguet_carte

(Clic sur l'image pour agrandir)

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Voici la lettre envoyée à Maryse Joissains le 30 décembre 2009.

Objet :

Recours gracieux en vue du retrait de la délibération n°2009-1125 du conseil municipal d’Aix-en-Provence, du 03 novembre 2009, portant révision simplifiée du POS – Secteur des Bornes – Le Pont de l’Arc - Pôle de Santé privé – Approbation de la procédure.

         

Madame le maire,

Jai l’honneur de vous saisir d’un recours gracieux au nom de l’association Les Amis du Montaiguet et du Pont de L’Arc […], dont je représente les intérêts dans cette affaire.

La délibération précitée du 03 novembre 2009, transmise, sauf erreur, au contrôle de légalité le 6 novembre, contient incontestablement des illégalités probantes et non régularisables. 

En effet, il s’agit d’un changement de zonage majeur portant sur une vaste zone naturelle et boisée de plus de 4ha de terrains et de forêts situés au Montaiguet, dans le secteur des Bornes et du Pont de l’Arc, que votre conseil municipal a déclassé en vue de l’urbaniser, en faveur d’un projet d’intérêt privé.

D’évidence, la délibération en cause est entachée d’illégalités tant externes qu’internes, de nature à provoquer son annulation par le juge administratif compétent. 

Ainsi notamment :

à De nombreux vices de procédure entachent la révision en cause, en particulier :

Ÿ Aucune évaluation environnementale prévue par l’article L. 121-10 du Code de l’urbanisme (CU), n’a été réalisée, en violation de l’article L. 123-19 du CU ;

Ÿ Il a également été omis la saisine préalable de la Commission départementale des sites et paysages, qui aurait dû émettre un avis, en application de l’article L. 146-6 du CU et du décret n° 98-865 du 23 septembre 1998 ;

Ÿ L’avis rendu par l’ARH Paca le 12 juin 2008, sur lequel s’appuie la délibération, n’autorise nullement l’implantation de la Polyclinique sur le site choisi, elle se contente d’autoriser le transfert sollicité. De même, le SROS III ne mentionne nullement l’implantation choisie ;

Ÿ L’implantation du projet objet de la révision simplifiée et ses voies d’accès et de desserte sont prévues dans un périmètre de protection de la bastide "la Félicité" authentique datant du XVIIIème siècle et inscrite au titre des monuments historiques avec ses jardins attenants depuis 1969. Pourtant l’avis de l’architecte des bâtiments de France (ABF) n‘a pas été requis et manque au dossier ;

Ÿ S’agissant de la concertation prévue par article L. 300-1 du CU, l’une au moins des réunions publiques était réservée aux CIQ et leurs représentants, non au public en accès libre (cf. réunion publique du 03-12-2008) ;

Ÿ Il manque aussi dans le dossier d’enquête publique le procès-verbal de la réunion d’examen conjoint des personnes publiques associées (mentionnées dans l’article L. 123-9 du CU), qui n’a pas été joint en violation de l’article L. 123-13 du CU ;

Ÿ On relève encore que le projet présenté à l’enquête publique est incomplet et diffère des projets exposés précédemment et postérieurement ;

Ÿ De même, on note des écarts substantiels entre le projet soumis à l’enquête publique et celui que le conseil municipal a approuvé le 03 novembre 2009, au-delà même d’une simple prise en compte des réserves émises par le commissaire enquêteur dans son rapport (cf. en particulier la nouvelle zone UPM 7 "improvisée" avant approbation) ;

Ÿ Le rapport d’enquête publique est incomplet, le commissaire enquêteur a tout au long de l’enquête publique et dans son rapport même exposé son parti pris en faveur du projet, dénaturant les contributions du public. Les résultats sont au demeurant substantiellement erronés en raison des avis "pré-dictés" rendus en nombre par le personnel de la polyclinique en service commandé ;

Ÿ Les mesures de publicité et d’affichage ne sont pas suffisantes.

à S’agissant des conditions de vote de la délibération contestée, elle ne disposait d’aucune annexe, ni la notice de présentation ni le document graphique des modifications approuvées ni le règlement de zone UPM 7 ni la liste des emplacements réservés.

De même, le dossier complet de la révision simplifiée n’était ni joint à la délibération ni proposé à la libre consultation des conseillers municipaux pour leur complète information avant de procéder au vote, en violation des articles L. 2121-13 et L. 2121-13-1 du Code général des collectivités territoriales (CGCT), ce qui les empêchait de voter en connaissance de cause.

De surcroit, au moins un élu au conseil municipal détient un intérêt privé dans le projet de la Polyclinique objet de la révision simplifiée, en violation de l’article L. 2131-11 du CGCT. En effet, M. Victor TONIN, 5ème adjoint au maire, est médecin biologiste et actionnaire au sein de la Polyclinique du Parc Rambot (objet du transfert) en son nom personnel et représentant la SARL SEL MAZARIN, partenaire du projet. A ce titre il a un intérêt direct d’ordre privé dans le projet et, malgré ce, il a participé au vote de la délibération, ce qui entache gravement sa légalité. 

à La délibération approuve une procédure de révision simplifiée du POS, alors même que le projet qui en est l’objet exige une révision globale du POS, conformément aux dispositions du CU, à laquelle on note au demeurant que votre conseil municipal a décidé de renoncer le 25 avril 2005.

En effet, un tel changement de POS sur le site naturel concerné porte gravement atteinte à l’économie générale du document d’urbanisme, ainsi qu’à l’environnement de la ville.

Ainsi, seule la révision globale du POS aurait permis de mener à bien cette opération par une plus large concertation et surtout des études complètes, réfléchies et abouties.

Il s’agit de toute évidence d’éléments caractéristiques d’un détournement de procédure, que le tribunal saisi ne manquera pas de censurer.

à De même, s’agissant d’une révision simplifiée, l’article L. 123-13 du CU ne l’autorise qu’à des conditions strictes de légalité, car il s’agit bien d’une procédure dérogatoire qui n’est nullement destinée à remplacer une procédure de révision générale, en particulier s’agissant d’un POS datant de 1984, dont la loi SRU commande sa mutation en PLU.

à En particulier, l’intérêt général exigé par la loi n’apparaît nullement au regard du projet concerné. Celui-ci satisfait à des intérêts d’ordre privé, tenant essentiellement à des motifs d’attraction commerciale, alors même que le site actuel a récemment été réaménagé au moyen de financements publics de la Ville, et qu’il correspond par conséquent aux besoins définis par la direction de la polyclinique du parc Rambot et de la Provençale, validés par l’ARH.

De surcroit, le projet ne génèrera aucune création significative d’emplois, le transfert étant à activités constantes, comme le précise la délibération en cause.

Au surplus, la création d’une crèche collective qualifiée à tort d’équipement public n’est en réalité qu’un équipement privé destiné à accueillir en majeure partie les enfants du personnel de la polyclinique. 

à D’évidence, le projet va engendrer bien plus d’inconvénients que d’avantages, en particulier s’agissant des voies de desserte et d’accès dans le secteur concerné, déjà saturées et dont les principales caractéristiques ne sont pas définies ni dans le dossier de révision ni dans  la délibération d’approbation.

à Le nouveau zonage dit UPM 7 improvisé après l’enquête publique constitue une erreur manifeste d’appréciation. En effet, le site ne peut supporter des constructions majeures comme celles qui sont prévues, dans le site naturel concerné. 

à D’une façon générale les constructions et les aménagements envisagés sont incohérents et incompatibles avec les orientations définies dans le PADD en vigueur, soumis au débat du conseil municipal de la ville le 09 décembre dernier.

Aussi, je vous demande de saisir votre conseil municipal aux fins de retrait de la délibération précitée du 03 novembre 2009.

Dans l’attente, recevez Madame le Maire l’expression de mes respectueuses salutations.

1 mars 2010

Les comptes de la Chambre régionale en 110 p. (1)

 chambre_des_comptes_Aix

Coup sur coup, la Chambre régionale et territoriale des comptes vient de rendre publics ses rapports d'observations définitives sur la gestion de la Ville d'Aix et de la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix. Ces documents ont été présentés aux séances du conseil municipal et de la CPA. C'est une obligation fixée par la loi. 
On y trouve d'intéressantes analyses même si tous les dossiers qui relèvent de la gestion politique ne sont pas traités. Car après avoir fait un tri, la CRTC retient principalement des sujets liés à l'usage de l'argent public. 
Les deux documents publiés comportent respectivement 41 pages pour Aix et 69 pour la CPA. Sur le site de la CRTC, on peut aussi consulter les deux réponses de 21 et 26 pages faites par Maryse Joissains au titre de ses fonctions de maire et de présidente. 
Comment la CRTC travaille-t-elle ? Son président inscrit au programme l'examen des gestions et mène ensuite ses enquêtes. Pour ces deux rapports, elle a choisi de le faire à partir de 1998 pour Aix et de 2003 pour la CPA. Le premier couvre donc la totalité du premier mandat de Maryse Joissains, le second une période moins longue. 
Dans mes prochains articles, je reprendrai le détail de leurs contenus. Auparavant, je voudrais indiquer que tout au long du mandat où j'ai siégé comme conseiller municipal d'opposition, j'ai constamment attir é l'attention de la Chambre en lui fournissant de nombreux dossiers qui, à mes yeux, recelaient des choix et des points pour le moins discutables. J'ai sans doute été le seu l élu à en produire autant systématiquement. 
C'est probablement pour cette raison que, le 5 novembre 2007, la magistrate qui instruisait l'enquête m'a sollicité pour un entretien. Il a duré près de trois heures au cours desquelles nous avons étudié ensemble le fond de ces dossiers. J'ai lu les deux rapports et j'ai eu le plaisir de constater que cela n'avait pas été inutile. Tous ceux que j'avais signalés y figurent et occupent même la quasi-totalité du rapport sur Aix. 
Outre le fait que le rapport aixois cite mon action et mes démarches, notamment auprès du tribunal administratif pour contester la réforme du régime indemnitaire des employés municipaux, Maryse Joissains reconnaît elle-même dans sa réponse ma "vigilance sévère" sur maints dossiers durant l'exercice de mon mandat. Venant de sa part, cela me réjouit. Dommage qu'elle n'ait pas écouté plus souvent ni moi ni mes collègues lorsque nous l'interpellions au conseil municipal sur les mêmes sujets. 
Faut-il rappeler aussi certaines autres bévues de la gestion municipale qui auraient pu être corrigées sans perte de temps ? Quelques exemples. 
Maryse Joissains s'était sans cesse obstinée à ne rien vouloir entendre ni changer à son projet de gare routière que nous jugions pharaonique. Il aura donc fallu une nouvelle élection pour apprendre qu'elle souhaitait maintenant en réduire enfin l'envergure, avec la perte d'argent qui va avec. 
Le Plan de déplacements urbains n'était pas conforme à la loi et ne répondait pas à tous les enjeux d'une politique efficace. Un conseiller municipal l'a fait annuler par le tribunal administratif. Il n'y a donc plus de PDU à l'heure actuelle. 
Le Plan local d'urbanisme, lui, n'a pas encore vu le jour malgré l'obligation légale. Le rapport de la CRTC signale les effets dommageables de l'absence de PLU. 
Il a aussi fallu une forte mobilisation d'associations et de citoyens pour obliger le maire à conserver le Logis du Bras d'Or, maison de Darius Milhaud, qu'elle voulait démolir. 
On le verra dans les articles suivants, d'autres sujets ont été pointés par la CRTC : le fiasco des V'hello, la gestion des personnels, les problèmes de la gestion de l'eau et de l'assainissement, l'opacité du financement de certaines associations ou encore l'insuffisance de la politique du logement. Joli bilan ! 
                                                                                                A suivre…

8 octobre 2009

Cumul de mandats : Faut arrêter !

stop_cumulLe cumul des mandats électifs et autres, un mal assez français. Un nouveau classement de nos élus les plus surchargés vient d'en fournir l'illustration. Et là, le constat est édifiant : droite et gauche excellent dans les mêmes pratiques. On pourra ergoter tant qu'on voudra sur la méthodologie utilisée par le journal Le Monde pour établir ce bilan, on ne pourra nier que certains élus ont plusieurs lourdes écharpes à leur cou.

J'ai toujours voulu comprendre comment il était possible d'accomplir sérieusement plusieurs fonctions électives à la fois. J'en ai toujours douté, convaincu que les exemples sont foison qui montrent qu'un parlementaire non cumulard est plus présent et plus actif aux assemblées ou qu'un maire sans autre mandat est plus disponible auprès de ses concitoyens et plus au fait des actions à mener.

Car on a beau avoir les meilleurs collaborateurs du monde, on n'en est pas moins obligé de survoler certains dossiers. Les élus qui courent après les titres n'ont plus que le choix d'en honorer un seul au détriment du ou des autres. Lorsqu'ils font semblant de vouloir faire face à toutes leurs responsabilités, ils ont beaucoup de mal à approfondir leur travail.

Notre département des Bouches-du-Rhône en fournit la preuve éclatante avec ces quatre parlementaires peu visibles à Paris : député et président de conseil régional (Michel Vauzelle), sénateur et président de conseil général (Jean-Noël Guerini), sénateur et maire (Jean-Claude Gaudin), député et maire d'une grande ville et/ou d'une communauté d'agglomération (Maryse Joissains).

Ce sont là des situations qui ne peuvent se mener de front avec efficacité. C'est même tromper les électeurs que faire croire qu'on accomplira tous ces mandats de manière assidue et sans faille.

cumul_mandats_democratieCette question du cumul des mandats est un sujet qui revient sans cesse sur le tapis médiatique. Certes, quelques dispositions législatives ont été prises ces deux dernières décennies pour limiter la frénésie de cumul de mandats d'exécutifs à haute responsabilité. Mais on est encore loin du compte.

Cette concentration verticale de "pouvoirs" (87% des députés cumulent !) par un nombre restreint d'élus est fondamentalement malsaine pour l'épanouissement d'une démocratie horizontale. La solution passe assurément par l'instauration du mandat unique, précédée d'une étape très restrictive sur les types de mandats cumulables. En corollaire, pour l'exercice des mandats locaux, on ne pourra se dispenser longtemps encore de l'élaboration d'un véritable statut de l'élu territorial. Qui devra inclure l'inégibilité définitive de tout élu ayant été condamné dans le cadre de ses fonctions, notamment pour corruption, abus de biens sociaux ou enrichissement personnel.

Dans l'attente…

Le tableau du classement :

(utiliser le curseur à droite du tableau pour faire défiler les noms)

http://www.lepost.fr/flash/2009/10/06/1728813_cumul-des-mandats-notre-classement-des-deputes.html 

Explications :

http://www.lemonde.fr/politique/article_interactif/2009/10/07/cumul-des-mandats-notre-classement-des- deputes_1250194_823448_1.html

Méthodologie :

http://www.lemonde.fr/politique/article_interactif/2009/10/07/cumul-des-mandats-notre-classement-des-deputes_1250194_823448_2.html

Les députés qui cumulent :

http://www.lemonde.fr/politique/article_interactif/2009/10/07/cumul-des-mandats-notre-classement-des-deputes_1250194_823448.html

Les députés cumulards de la région PACA (hors les sénateurs) : http://www.laprovence.com/articles/2009/10/07/931786-Politique-Cumul-des-mandats-Joissain-sur-un-podium-tres-contestable.php

Cumul de tous les parlementaires (situation en 2007) :

http://www.lemonde.fr/societe/infographie/2007/02/21/le-cumul-des-mandats-en-france_870233_3224.html

28 septembre 2009

Elections d'Aix : On en parle encore

rouletteQuel sort sera-t-il fait à la procédure de recours concernant l'élection municipale de juillet ? Bien malin qui pourrait le dire avec certitude. Il y a, pour le moins, un ensemble de faits qui méritent d'être examinés sérieusement. Mais les juges les trouveront-ils assez fondés pour trancher vers une annulation du scrutin ou envisager une autre solution ?

Alors, il n'est jamais trop tard pour jeter un autre regard sur l'élection de l'été. Un correspondant dont j'avais déjà publié l'excellente analyse des résultats m'adresse un mot de conclusion provisoire du plus grand intérêt. C'est bien volontiers que je mets en ligne sa libre parole.

En guise de conclusion provisoire sur les élections aixoises

Un mot encore d’analyse sur ce scrutin, afin d’enfoncer le clou :

18 bureaux de vote méritent un zoom intéressant car ce sont eux, principalement, qui ont fait perdre Medvedowsky au 2e tour, pour des raisons sans doute différentes :

Ÿ 10 bureaux lui ont donné un % inférieur d’au moins 6% à celui obtenu par la liste Picheral en 2001 ; essentiellement des bureaux du Nord de la commune (Puyricard, Couteron, Granettes, Platanes) et de Luynes au Sud. Soit un manque de 500 voix environ.

Ÿ 9 bureaux où le taux de progression de Joissains au 2e tour a été très élevé (plus de 6% de plus que la moyenne de progression de Joissains sur les électeurs de Salord et de Guerrera), soit un plus de 450 voix pour Joissains.

Ÿ 1 seul bureau, le n°50 de Puyricard se trouve dans les 2 situations.

Au total, ce sont environ 900 voix qui ont manqué à Medvedowsky dans ces 18 bureaux alors qu’un bon candidat de gauche rassembleur et crédible les aurait à coup sûr recueillies. Chacun de ceux qui connaissent bien Aix en tireront leur analyse et leurs conclusions.

Cependant, il ne faut pas brûler les étapes dans la reconquête d’Aix : oublions les Medvedowsky, Guinde ou Pezet. Travaillons efficacement là où chacun est engagé, dans nos partis du PS, des Ecologistes, du MoDem, dans nos associations et nos syndicats, sur nos blogs et nos relais de com’. Lorsque les futures échéances électorales aixoises se préciseront, vraisemblablement en 2014, il sera temps et plus facile de faire émerger un leader charismatique consensuel de la gauche aixoise… comme Maryse Joissains l’a été pour la Droite !

(Auteur : Pierre DARLES, 5 septembre 2009

Lire la première partie de l'analyse :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/08/03/14627490.html

23 octobre 2009

Expo Picasso : La combine qui a mis la puce à l'oseille

Que les détails qui suivent risquent de choquer ou d'en énerver quelques-uns n'est pas la chose la moins sûre qui soit. De quoi s'agit-il ? Faisons un petit retour sur l'exposition Picasso Cézanne de l'été. Loin de moi l'idée qu'elle n'aura pas réjoui des dizaines de milliers de visiteurs. Non, il n'est pas question de cela.

Pourtant, ce qui est donné à voir, comme on dit, c'est un peu comme pour de bons plats. On ignore assez souvent ce qui s'est passé dans les cuisines. La dernière révélation sur la recette a été servie mercredi par Le Canard enchaîné. Mais déjà en mai dernier, Le Monde et Libération faisaient une présentation nuancée de la mise sur pied de l'expo.

Dans Le Monde…

Le journal écrivait ceci : "Dans l'exposition "Picasso et les maîtres", qui a triomphé cet hiver au Grand Palais, à Paris, Paul Cézanne était presque absent. Etrange, si l'on songe à l'importance que Cézanne a pour Picasso entre 1906 et 1909, et aux allusions au solitaire d'Aix-en-Provence qui apparaissent de temps en temps dans l'oeuvre du génie espagnol. Ce n'était pas un oubli, mais l'effet d'une répartition géographique : il était entendu que les rapports entre les deux artistes seraient traités, non pas à Paris, mais dans une exposition qui a lieu tout l'été à Aix-en-Provence, ville natale de Cézanne." 

L'article note que la confrontation entre Picasso et Cézanne, en manque de grands tableaux notamment cézanniens, ne permet que "des parallèles parfois forcés" entre les œuvres des deux maîtres.

Et de conclure : "Il est vrai que la grande raison d'être de l'exposition en aurait été affaiblie : la raison touristique et économique. En 2006, le Musée Granet et la ville d'Aix-en-Provence avaient réussi une belle opération de récupération avec Cézanne, en lui consacrant une exposition qui avait attiré les foules. De son vivant, il avait été moqué et insulté par ses concitoyens. Désormais, il est devenu pour leurs descendants un argument commercial : 60 millions d'euros de recettes pour la ville et sa région grâce à lui en 2006, a rappelé la maire d'Aix-en-Provence, Maryse Joissains Masini, lors de son discours d'inauguration. Son espoir avoué ? Que Picasso rapporte autant cette année. De ce point de vue, l'imprécision de l'exposition et la genèse du cubisme sont questions négligeables." 

Dans Libération… 

Tonalité un peu plus grinçante pour Libé : "Les deux Méridionaux se ressemblaient aussi par la volonté de briser les cadres classiques, le tempérament rebelle, la virilité conquérante. Malheureusement, le musée d’Aix ne trouve pas la rencontre. Les collections ne se séparent pas facilement de ces chefs-d’œuvre. Il y a de très beaux tableaux, mais le croisement ne se fait que par bribes dans un accrochage dont l’inesthétique le dispute à l’incohérence. En cours de route, Cézanne est purement et simplement abandonné. Terminer l’exposition sur la corrida, sous prétexte qu’Aix est une étape vers les arènes, c’est une blague. Son coût, en coproduction avec la Réunion des musées nationaux, est de 9 millions d’euros, hors assurance. La collectivité en a investi dix millions pour impulser alentours une soixantaine de projets satellites. Aix est devenu Cézanneland." 

Le Canard enchaîné en dit plus…

Et puis arrive Le Canard de ce mercredi qui y va aussi de sa révélation tonitruante sur l'accord conclu entre le groupe Hersant Médias et la municipalité aixoise. Après avoir exposé les difficultés financières des quotidiens locaux du Sud-Est, Le Canard raconte que le groupe a pris des contacts avec des municipalités UMP : Nice, Toulon et Marseille.

Le journal ironise sur un accord de partenariat, une alliance, entre le site Internet de la Ville de Marseille et celui du journal La Provence. "Il prévoit rien moins qu'une signalétique commune et le partage de certaines informations" renvoyant les lecteurs et les internautes d'un site à l'autre, une stratégie censée "doper la fréquentation du site du journal et, du même coup, ses rentrées publicitaires". 

L'été dernier, le groupe s'enhardit et démarche plusieurs mairies UMP des Bouches-du-Rhône. C'est d'ailleurs ce que résume le titre de l'article "Le groupe Hersant lance la presse de proximité politique". Et Aix, alors ? Nous y sommes. Le système ne consiste pas à proposer à la municipalité d'acheter des milliers de journaux pour les distribuer gratuitement mais à établir une "proposition de partenariat" avec "ses axes mutualistes de communication". Et précisément, l'expo Picasso Cézanne tombait à pic pour inaugurer cette judicieuse "combine". Coût pour la Ville : 80.000€. Les éléments de l'affaire sont à découvrir dans cet extrait de l'article.

(Clic sur l'image pour agrandir)

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L'article du Monde (25 mai 2009) :

http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/05/25/picasso-et-cezanne-une-confrontation-en-manque-d-oeuvres-majeures_1197699_3246.html 

L'article de Libération (30 mai 2009) :

http://www.liberation.fr/culture/0101570365-aix-s-emmele-les-pinceaux 

28 juillet 2009

CPA : La convocation du 29 juillet est-elle légale ?

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Le site internet de la mairie d'Aix annonce que la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix est convoquée mercredi 29 juillet pour élire son président, ses vice-présidents et son bureau, ainsi que les membres de diverses commissions. On peut comprendre la hâte à remettre les institutions en ordre de marche. Seulement voilà, il me semble qu'un gros problème juridique risque de se poser.

Explications. Les élus aixois ont été désignés dimanche, et on sait par quel coup de force. Or, au moins deux conditions sont nécessaires pour que la séance de la CPA soit légalement valable. La première est que le contrôle de légalité ait pu être effectué par la sous-préfecture, ce qui demande en général quelques jours. La seconde est que le nom d'un élu aixois, en l'occurrence celui de François-Xavier De Peretti, a été rejeté et qu'un autre lui a été substitué.

Même en admettant ce tour de passe-passe, la CPA est soumise aux mêmes règles de convocation que le conseil municipal. Dans des conditions normales, hors le déclenchement d'une procédure d'urgence qu'on ne peut imaginer s'agissant de l'installation des organes de décision, et qui est donc à exclure, tous les élus communautaires et donc les Aixois doivent recevoir leur convocation dans un délai de cinq jours francs (entiers) non compris celui de l'envoi et celui de la séance (Article L.2121-12 du Code général des collectivités territoriales).

Alors, calculons. Pour une réunion mercredi 29 juillet, la convocation et l'ordre du jour doivent avoir été reçus par chaque élu jeudi 24 juillet. Or, à cette date, aucune décision du conseil municipal n'avait encore eu lieu pour désigner les délégués communautaires aixois. De plus, ce dimanche, un nom a même été changé.

Difficile par conséquent d'imaginer que la CPA puisse être en capacité de délibérer valablement en ayant envoyé une convocation hier lundi (une fois les noms connus) ou pire mardi, veille de la séance plénière, brûlant ainsi des étapes expressément prévues dans le Code général des collectivités territoriales (CGCT).

N'y a-t-il pas là un imbroglio juridique à éclaircir ? La question est posée… Mais, peut-être m'abusé-je moi-même.

Précisions

à La loi prévoit que, lors du renouvellement général des conseils municipaux (par exemple en mars 2008) ou lorsqu'un conseil municipal démissionne, est dissous ou invalidé, la première réunion du nouveau conseil municipal se tient de plein droit au plus tôt le vendredi et au plus tard le dimanche qui suit le tour de scrutin à l'issue duquel le conseil municipal a été élu au complet (cela a été le cas ce dimanche).

Partant de là, tous les nouveaux conseils municipaux sont convoqués dans un délai de cinq jours francs. Il en est de même pour les communautés intercommunales. Dans le cas de la CPA, 33 communes ont vu leurs représentants rester en place à l'exception des élus aixois invalidés. Depuis dimanche, seuls les Aixois ont été renouvelés.

Dans le cas présent, il ne s'agit donc aucunement d'une élection générale de la CPA qui a d'ailleurs continué à fonctionner a minima après l'annulation de l'élection aixoise. Le retour d'élus aixois est assimilé à un renouvellement partiel (1/3 des élus commmunautaires) et ne saurait se dérouler dans les conditions particulières appliquées dimanche au conseil municipal, ce qui reviendrait à élargir abusivement le cas d'Aix à toute la CPA. D'où la nécessité du délai de cinq jours francs.

à Pour mémoire, la ville de Fuveau, qui n'est certes pas la ville centre, a attendu le 16 mai pour réintégrer la CPA alors que l'élection a eu lieu les 29 mars et 5 avril suite à l'invalidation prononcée par le Conseil d'Etat le 13 février.

2 février 2009

L'autre fa(r)ce des vœux aux hormones de Joissains

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J'éprouve peu de considération pour ce que l'on appelle la communication politique. A l'inverse de l'information, qui par essence doit être objective, la communication s'apparente le plus souvent à une pratique de propagande dont l'objectif est de valoriser son émetteur.

Parfois, ça marche, et c'est pour cette raison que les politiques en usent et en abusent. Parfois, la réalité est mise à nu par l'épreuve des faits qui vient contredire le message téléguidé.

Ces derniers jours, on a beaucoup entendu Maryse Joissains dans tous les médias. Le summum a sans doute été atteint à la cérémonie maintenue à la Cité du livre. Elle y a prononcé un discours clinquant de vœux gonflés aux hormones. Aix serait ainsi sur la bonne voie pour devenir le pays des merveilles. La planète n'a qu'à bien se tenir : toute survie de l'espèce ne peut venir que d'une volonté aixoise, comprenez celle propagée par notre maire évangéliste.

Ça, c'est pour la galerie composée des visiteurs "protocolés" qui auront bien profité de nourritures réglées par les fonds publics. Mais, dès que l'on remet les pieds sur terre et que l'on fait le tour de ce qui se passe dans la vraie vie, on constate qu'il est, somme toute, plus difficile "de forcer le destin".

On rétorquera que tout ne peut pas relever de l'immédiat et de l'idyllique. Certes, il y a des combats à mener, celui du tracé de la LGV en est un. Mais, il y a aussi des décisions qui déraillent complètement.

Ainsi, par exemple, Joissains ne trouve rien à redire à la nomination de l'épouse de son directeur général des services au poste de directrice de la Fondation Vasarely. Pourtant, même si c'est par intérim, la démarche ne peut que soulever des interrogations sur la nature des rapports entre la mairie et la fondation.

Autre cas, la situation des forains du marché de centre ville qui s'éternise, faute de concertation suffisante, et digne de ce nom, avec le maire et son adjointe, commerçante de renom riveraine du marché. 

Par ailleurs, c'est la presse qui nous l'apprend, si la délinquance ordinaire a baissé, en revanche, elle a progressé notamment pour les atteintes contre les personnes. Hélas, comme prévu, la vidéosurveillance installée en centre ville n'a fait qu'exporter les actes délictueux vers la périphérie. En effet, pas une semaine sans qu'un commerce de quartier ne soit la cible d'attaques violentes (+ 15%) ou que des habitants ne soient victimes d'agressions.

Et ne parlons pas des cambriolages qui n'ont jamais cessé. Dans cette catégorie, il y a les vrais et les bizarres. Il y a une semaine, pour la seconde fois en un peu plus d'un an, l'Office public de l'habitat a été visité. On y a dérobé quoi, au fait ? Un ordinateur, deux clés USB et un appareil photo. Etrange quand même cette malédiction qui cible toujours des outils contenant des informations confidentielles sur les attributions de logements.

Enfin, le maire répète à l'envi, samedi encore à la télé, qu'elle n'a pas augmenté la fiscalité depuis huit ans et qu'elle compte s'en tenir à cette ligne. C'est évidemment une blague… sournoise. Le dernier conseil municipal a voté une nouvelle hausse de 5% des taxes et tarifs divers qui affectent les Aixois dans leur vie quotidienne.

Cette simple liste de faits aberrants n'est évidemment pas exhaustive. Et voici donc la dernière en date. L'adjoint des Milles veut la mort du comité des fêtes, une association de bénévoles qui animent activement le village depuis huit ans. A la place, l'élu veut créer un comité à sa main. Le doute n'est plus permis, Nicolas Sarkozy fait bien des émules bâtés jusqu'à nos portes.

Quant à Maryse Joissains, au lieu de lever les yeux aux astres, elle ferait bien de se pencher sur ses désastres.

Echange de bons procédés :

Lire la succulente recette de Cixi pour casser les vœux :

http://cixi-helene.over-blog.com/article-27307724.html

Son blog :

http://cixi-helene.over-blog.com/

9 février 2009

Chouette ! "Le Ravi" ravive sa maquette…

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"Le Ravi" nouveau vient de sortir. Maquette ravivée, présentation aérée, 28 pages au lieu de 24 et un prix inchangé : 2,80€. Le n° 60 de février fait fort. La rédaction présente un dossier complet sur l'état des lieux des médias locaux. Formidable enquête qui en dit plus que n'importe où ailleurs. Mais il n'y a pas que cela.

De très nombreux articles nous informent sur tout ce qui se passe dans la région et notamment à propos du projet de polyclinique du Montaiguet et de celui du parking sous le palais Longchamp.

Les dessins sont toujours aussi beaux et drôles, désormais mieux mis en valeur. Et bien sûr, le tout agrémenté du ton caustique qui en a fait sa marque de fabrique. Ce serait bête de s'en priver.

Enfin, petit clin d'œil, ce numéro répertorie mon blog dans la rubrique "Les médias pas pareils de Paca". Je ne vais pas m'en plaindre quand même !

Le sommaire du n° 60 :

http://www.leravi.org/article.php3?id_article=707 

Le site du "Ravi" :

http://www.leravi.org/

23 janvier 2009

Maladies nosocomiales : Comment vont nos hôpitaux

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Dessin de Tartrais

Tomber malade à l'hôpital ? Un comble ! Le ministère de la santé vient de publier le tableau de bord annuel (ici, pour l'année 2007) des maladies nosocomiales classant les hôpitaux et cliniques des secteurs public et privé (2.428 en tout) en fonction des moyens mis en œuvre pour faire face à ces infections.

Les notes sur 100 sont pondérées et suivies d'une lettre allant de A à E. Ce typage est censé constituer 5 niveaux de "performances". On passera sur les 5 indicateurs qui permettent de déterminer tel ou tel rang pour chaque établissement analysé.

En France, chaque année, 750.000 personnes sont touchées par l'une des infections nosocomiales contractées en milieu hospitalier, 4.000 en meurent.

Les résultats pour Aix-en-Provence :

Centre hospitalier du pays d'Aix (803 lits et places)  79,11  B

Centre hospitalier spécialisé Montperrin (582 lits et places)  76,1  B

Polyclinique du Parc Rambot (340 lits et places)  69,84  C

Clinique Axium (170 lits et places)  65,45  C

Clinique de réadaptation fonctionnelle Les Feuillades  74,8  B

Clinique La Jauberte  45,6  C

Centre de gérontologie St-Thomas de Villeneuve  50,33  C

Les résultats pour Marseille (liste non exhaustive) :

Hôpital militaire de Laveran  97,96  A

(2e place nationale sur 223 de plus de 300 lits)

Hôpital Nord  97,8  A

(10e place nationale sur 71 CHR-CHU)

Hôpital de la Timone  94,3  A

(26e place nationale sur 71 CHR-CHU)

Institut Paoli-Calmettes  99  A

(1er sur 20 centres nationaux de lutte contre le cancer)

Hôpital Ste-Marguerite  93,86  A

(28e place nationale sur 71 CHR-CHU)

Hôpital de la Conception  90,13  B

Hôpital St-Joseph  80,01  B

Hôpital Prive Clairval  80,90  B

Hôpital Ambroise Paré  84,76  A

Hôpital Paul Desbief  78,59  B

Clinique Chantecler  95,2  A

(10e place nationale sur 324 cliniques de plus de 100 lits)

Clinique de réadaptation fonctionnelle Edouard Toulouse  62,43  C

Clinique Mutualiste de Bonneveine  82,29  B

Clinique Mon Repos  49,86  C

Centre cardio-vasculaire Valmante  71,04  C

Clinique de réadaptation fonctionnelle Valmante  76,31  B

Les tableaux de bord du ministère de la santé :

Les 10 premiers par catégorie (aller à la page 25) :

http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/IMG//pdf/Dossier_de_presse_infections_nosocomiales_2009.pdf

Tous les établissements classés par département :

http://www.sante-jeunesse-sports.gouv.fr/IMG//xls/Resultats_2007_definitifs_partiels.xls 

6 février 2009

Sarkozy à la télé : C'est presque comme au foot…

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Dessin de HuB

Ses premiers mots : "Les Français sont inquiets, c'est normal". Une belle entrée en matière, à méditer profondément. La situation n'est pas anormale ? C'est à cause de la crise ? C'est à cause de ma politique ? Je n'y peux rien ou si peu ? Et juste après ce constat, on a eu droit à un long tunnel de spots de pub sarkozienne de la durée d'un match de foot mais sans aucun but.

Il y avait les drapeaux, strictement dans le même décor que lors de la précédente rencontre mais, c'est vrai, pas La Marseillaise. Il y avait les projecteurs. Il y avait les supporters, une poignée d'employés du palais.

Il y avait les journalistes, sans doute sélectionnés sur avis de Domenech : Pujadas en récidive, Ferrari et Lagache en bizutage et Duhamel en revenant. PPDA n'était même plus ni sur le banc des remplaçants ni dans les vestiaires.

Il y avait un arbitre mais c'était à la fois le "cotch" (comme disent les Marseillais) et le seul joueur de son équipe. Il était assis sur une chaise haute. Ça grandit le corps mieux que des talonnettes. Ça fait moins "petit garçon". Et ça permet de mieux admirer les mouvements incessants de ses propres mains en disant "Je" tout le temps.

Il a dit "managers, traders, hedge funds"… Chic, ça fait international. Il ne connaît pas "pauvres, misérables, aumône". Il n'y pense pas, ça fait trop Victor Hugo.

Et puis, il n'a même pas eu besoin de connaître les féroces questions à l'avance. Forcément, on trouve la même soupe dans toutes les supertélés. Les interviewers avaient pris soin d'enlever leurs chaussures (une réaction impulsive peut vite faire le tour du monde) et d'avaler leurs sifflets pour ne pas agacer l'arbitre qui n'aime pas les hors-jeux. Sinon, ils le savent, la sanction, c'est carton rouge, en tôle et illico. Ils ont donc préféré finir la partie en short et pieds nus comme en entrant sur le terrain bien tondu... de l'Elysée.

Alors, pourquoi le match a-t-il été mauvais ? Ben, c'est simple, il n'y avait ni cage de but, ni ballon ! Mais, la coupe trônait là, bien pleine, de l'autre côté des écrans. Les Français vont pouvoir se la passer de main en main pour refaire le match… dans la rue. L'arbitre n'a pas bien vu le 29 janvier.

6 décembre 2008

"Le Ravi" de décembre, un numéro qui dépote grave

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Dans le n° 58 de décembre, Le Ravi fait dans la politique à plein tube, avec humour et dessins. De quoi se rassasier ! On y parle de la vie de nos contrées provençales, des frasques du PS, du MoDem, du PCF, de Gaudin, des Joissains, de leur fille. Et, aussi d'un méchant Aixois (voir sa photo déjà fichée par la police en haut à gauche de ce blog) qui a fait annuler un contrat de directeur de cabinet. Franchement, vous n'allez pas rater ça ? En vente (2,80€) dans les kiosques depuis hier.

Le site avec le sommaire :

http://www.leravi.org/article.php3?id_article=697 

Le site :

http://www.leravi.org/

15 octobre 2008

"Le Ravi", le journal qui ne fait pas semblant

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C'est sûr, ce mensuel satirique n'a pas son pareil dans la région. Le Ravi fait partie de mes lectures indispensables et... gourmandes. Le 56 d'octobre (2,80€) est dans les kiosques depuis quelques jours. Une fois encore, le journal y va franco et taille l'actualité en pièces. Pas de chats écrasés, pas de faits divers sanguinolents, pas d'interviews de sportifs dopés, pas d'horoscope de malheur. Non, rien que de l'info, beaucoup de beaux dessins, une bonne rasade d'humour. Et pas de publicités qui dévorent la moitié des pages. Le canard est chez votre marchand de journaux et le menu ici : http://www.leravi.org/article.php3?id_article=689

10 septembre 2008

Fichier EDVIGE : Le point de vue de Michel Pezet

EDVIGEAux dernières nouvelles, malgré les propos clownesques de Michèle Alliot-Marie et de François Fillon réunis, suite aux nombreuses protestations, dont celle de l'inimitable Hervé Morin qui n'a vu ni le décret ni la catastrophique embuscade afghane venir, les choses bougent. Nicolas Sarkozy semble vouloir apporter quelques retouches au décret pour tenter de couper court à toute manifestation explosive susceptible de provoquer dans la foulée un coup de chaleur généralisé à embrasement politique immédiat à la rentrée. Pour mieux comprendre, la portée du décret, voici ce qu'écrivait Michel Pezet il y a quelques jours.

"On vous fiche, ne vous en fichez pas"

(Clic sur l'image pour agrandir)

EDVIGE ou l'embastillement électronique

Par Michel Pezet, avocat, ancien commissaire de la CNIL

Article paru dans Le Monde le 5 septembre 2008

Les commentaires critiques qui ont fait suite à la publication du décret instituant le fichier Edvige le 1er juillet 2008 ont essentiellement porté sur des dispositions spécifiques du texte, comme le fichage des mineurs dès 13 ans.

Pour regrettables qu'ils soient, ces aspects ne représentent pourtant qu'une faible partie du problème posé par un texte qui offre maintenant à l'Etat la possibilité de placer sous fiches la quasi-totalité de nos concitoyens, avec luxe de détails sur leur vie privée.

L'incroyable atonie de la classe politique face à ce décret n'est pas le moindre problème dans cette affaire. Au-delà de communiqués courroucés et de déclarations de principes, il revient aux responsables politiques et aux citoyens soucieux du respect des libertés individuelles de s'engager pour que cesse la construction d'un tel fichier.

Toute l'économie du décret qui institue le fichier Edvige repose sur l'autorisation de mettre sous fiches des individus ou des organisations "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public". Or, si le droit administratif dit que l'ordre public est notamment composé du bon ordre, de la sécurité et de la tranquillité publique, cette définition floue et imprécise a depuis longtemps ouvert la voie à une jurisprudence qui admet, par exemple, qu'une personne qui chante dans la rue après 22 heures porte atteinte à l'ordre public.

Ajoutons à cela que l'atteinte à l'ordre public n'a même pas besoin d'être constituée au terme du décret, puisqu'il autorise également la mise sous fiches de personnes qui sont susceptibles de le faire, et l'on comprend que l'Etat dispose maintenant d'une immense marge de manœuvre pour enquêter sur la vie privée des individus et en intégrer les résultats dans un système de fichier automatisé. Mme Alliot-Marie a voulu récemment apaiser les esprits en déclarant que ce texte ne sera utilisé "que dans des cas extrêmement limités et (qu'il sera) très encadré". De bien jolis superlatifs qui oublient l'essentiel : rien dans la loi ou dans le décret ne précise ces limites ou cet encadrement. En user, avec modération, ou pas, ne relève donc que du fait du prince.

L'embastillement électronique est en marche.

L'environnement de la personne

Les informations autorisées à figurer dans le fichier Edvige constituent le second problème de ce texte. Elles sont pléthoriques : signes physiques, objectifs, comportement, informations fiscales et patrimoniales, déplacements, antécédents judiciaires…

La CNIL analyse pour sa part dans un récent avis que le décret permet également d'intégrer au fichier des données à caractère personnel "qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques, les origines philosophiques ou religieuses ou l'appartenance syndicale ou qui sont relatives à la santé ou à la vie sexuelle".

Enfin, cerise sur le gâteau, le texte permet aussi d'inscrire les "données relatives à l'environnement de la personne, notamment à celles entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle".

Cette dernière disposition étend le recueil d'information à bon nombre de personnes ; relations, famille, enfants, sans qu'il ne soit même précisé la nature des renseignements qui pourront être ainsi collectés.

La portée de ce décret est donc très inquiétante. On ne saurait s'étonner qu'il émane d'un gouvernement et d'une majorité parlementaire qui ont fait de la réponse au sentiment d'insécurité manifesté par nos concitoyens la pierre angulaire de leurs succès électoraux et de leur politique au pouvoir. Mais comment comprendre les rares et faibles réactions que ce texte suscite à gauche ?

En à peine deux décennies, l'anxiété grandissante de notre société face à la violence, depuis la petite délinquance jusqu'aux actes terroristes, a progressivement émoussé notre vigilance collective face aux atteintes aux libertés individuelles. La gauche, toute à son désir de rejoindre l'opinion publique sur la question de la sécurité, a fini par embrasser largement les idées les plus liberticides avec pour seule nuance l'importance qu'elle continue d'attacher aux dispositifs de prévention pour lutter contre la délinquance.

Récemment traversée d'un débat salutaire sur les fondements du libéralisme politique et de leur nécessaire réappropriation pour défendre nos libertés, la gauche tient avec le fichier Edvige l'occasion de s'extraire enfin du consensus politique aberrant qui consiste, au nom de la sécurité, à sacrifier chaque jour un peu plus de la liberté de chaque individu.

Le système de fichier Edvige n'a pas sa place dans une démocratie. Et il nous faut maintenant convaincre nos concitoyens qu'en matière de sécurité la fin ne peut justifier de tels moyens.

Pour signer directement la pétition :

http://nonaedvige.ras.eu.org/petitions/?signe=oui 

21 mai 2008

Qui croire ? Le gouvernement ou ma banque ?

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Dessin de Jul

Croissance, compétitivité, chômage… Nous sommes quotidiennement abreuvés de chiffres plus ou moins contradictoires. Chacun donne sa version : gouvernement, opposition, chefs d'entreprises, syndicats, experts, médias… Qui dit la vérité ? Bref, difficile de s'y retrouver.

En revanche, pas besoin d'être grand clerc pour voir la réalité qui nous éclate à la figure. Tous les jours, des entreprises ferment, des salariés sont licenciés, les emplois créés sont majoritairement précaires, les mouvements sociaux de plus en plus nombreux se durcissent, les prix s'envolent, le pouvoir d'achat baisse, la dette publique atteint des records historiques…

L'Etat social est en bas de l'échelle. La manifestation nationale de jeudi en sera une nouvelle illustration.

Alors, pourquoi le gouvernement balance-t-il sa propagande incantatoire ? Quels intérêts sert-il ? Il a beau tordre et retordre les chiffres, on ne le croit plus. Lisez les analyses de ma banque chérie. Pour le coup, j'ai plutôt tendance à penser que c'est elle qui est la plus objective.

             

C'est écrit dans le rapport annuel de ma banque

         

Ma banque, donc, me convoque à l'assemblée générale annuelle. Et sur six pages, elle m'expose, comme la loi l'y oblige, tous les éléments de son bilan économique et financier. Je vous épargne les détails les plus arides. En revanche, quelques infos générales ont attiré mon attention et je vous les livre. Vous allez voir, c'est facile à comprendre.

"L'économie mondiale a été gravement marquée en 2007 par l'approfondissement de la crise immobilière américaine. Elle fut le déclencheur de ce qu'on a appelé la crise des "subprimes". […] La crise de confiance (notez le côté irréfutablement scientifique de l'économie !) qui en est découlée s'est traduite par une très forte chute des marchés financiers et des niveaux de taux interbancaires exceptionnellement élevés. Une des autres conséquences de la crise immobilière aura été la dégringolade continue du dollar. […]"

Suit une belle analyse de la situation des pays émergents, de la hausse des prix des matières premières et du pétrole qui ont touché et touchent encore l'Europe.

"L'autre fait marquant en Europe a été la bonne tenue de la croissance, supérieure à 2,5% pour la 2e année consécutive, dans le sillage de l'économie allemande, qui a vu +9% d'exportations, +8% d'investissement productif, -1,5 million de chômeurs en deux ans et une croissance de 2,7% après 3,1% en 2006.

Du côté français, le bilan aura été, pour la 2e année consécutive, décevant au regard des performances de nos voisins européens. La croissance aura manqué d'un véritable moteur - l'investissement des entreprises a certes progressé mais beaucoup moins qu'en Allemagne - pour dépasser la barre des 2% prévus (en fait, 1,8%). En outre, dans un contexte marqué par une forte volatilité de la confiance des ménages - une progression marquée jusqu'à l'élection présidentielle, un recul spectaculaire depuis lors -, ces derniers auront eu tendance à stabiliser leur niveau de consommation et à augmenter significativement leur taux d'épargne.

La baisse du chômage (moins 1 point en 2007, environ 8%), perturbée par le débat sur la réalité des chiffres annoncés par l'Insee et les différentes mesures mises en place par le nouveau gouvernement n'auront pas suffi à redonner confiance aux consommateurs. 2007 laissera l'image d'une année décevante. […] Ce contexte n'est bien sûr pas favorable à une reprise de l'investissement et de la croissance en 2008."

Voilà, tout est dit... Eh bien, pleurons maintenant !

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