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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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1 octobre 2012

Bus : Joissains nous prend pour des buses ou quoi ?

aix en bus trottoir

Vu le fiasco du nouveau réseau de transports en commun, comme par hasard, voilà encore une pleine page de communication de rattrapage dans la presse locale de samedi ! C'est donc bien de panique à bord qu'il convient de parler.
Alors, refaisons un tour en bus.
Malgré les réunions publiques organisées en catastrophe par Maryse Joissains - il en reste encore trois à tenir en octobre - et les annonces de la reprise de zéro de l'ensemble du réseau, les usagers, toujours autant décontenancés, continuent de protester. Ils se demandent bien comment et quand les numéros et les itinéraires initiaux des lignes vont pouvoir retrouver leur place. Nouvelle homérique pagaille en perspective.
De quels moyens miraculeux la société Keolis et la Communauté du Pays d'Aix vont-ils encore pouvoir jouer pour ramener un semblant de sérénité alors même que le maire a annoncé elle-même la date butoir du "20 octobre pour un retour à la normale" avec l'ancienne formule (Maryse Joissains dixit : "j'espère que ce sera réglé pour le 24") ?
Même les quinze jours de vacances scolaires de la fin du mois n'y suffiront pas. Et comme les scolaires ne sont pas les seuls concernés, il est à parier qu'une grande majorité d'usagers va se sentir désorientée pour un bon bout de temps. Il y aura forcément encore des tâtonnements et des ajustements au coup par coup. Ce qui finalement ressemble fort à la façon dont le dossier entier a été traité par la CPA et la mairie d'Aix.
En consultant le site de Keolis, je suis tombé sur cette phrase cocasse publiée le 14 septembre 2011, par laquelle l'entreprise expliquait sa démarche liée au cahier des charges : "Dans l’objectif de proposer un réseau plus simple et plus lisible, Keolis va entièrement restructurer l’offre de transport." Mauvaise pioche, non ? Vu le bazar, ce n'est pas gagné.
Dans le même texte, une prévision chiffrée m'a aussi bien intrigué. "Cette nouvelle offre permet à Keolis de s’engager sur une progression de la fréquentation, qui devrait atteindre 22,5 millions de voyages en 2019, soit +19,2% sur la durée du contrat." Mais, qui croire finalement dans cette embrouille ? Maryse Joissains ne cesse de répéter que la fréquentation serait passée de 13 à 20 millions en dix ans. Mais on peut légitimement en douter. 
En effet, si le taux de progression fixé par Keolis dans le cahier des charges est estimé à 19,2%, et si la base de calcul est celle annoncée par le maire, la fréquentation devrait se situer autour de 24 millions dans huit ans. 
Mais il y a pire dans la voltige des chiffres. En juillet, Jean Chorro, responsable des transports ville et CPA, claironnait, lui, que le nouveau délégataire s'était engagé à atteindre "27 millions de voyageurs par an contre 23 aujourd'hui". Parle à ma calculette, j'ai mal à la tête ! Prendrait-on les citoyens pour des buses ? 

gare routière keolis communiqué sept 2012

Et puis, comme à Aix on aime bien se compliquer les méninges, d'autres grosses migraines sont à redouter incessamment. Ce sera du côté de la gare routière. On apprend en effet par le site d'Aix en bus que des travaux démarrent cette semaine et que les arrêts à cet endroit ne pourront pas être desservis pendant la durée du chantier.
Un lecteur me signale d'ailleurs que le permis de construire a été signé fin juin mais qu'il n'a été affiché qu'en plein mois d'août, ce qui n'est pas très légal en termes d'information et de voies éventuelles de recours. Sans compter qu'on n'a pas non plus entendu parler d'enquête publique, pourtant obligatoire pour ce gros dossier, pas plus que d'une autorisation de travaux de voirie à la rue Lapierre. Un nouveau scandale en perspective ?

gare routière 2011

Mon précédent article sur le fiasco des bus :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/09/17/25120763.html

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26 septembre 2012

Office HLM du 13 : Le système Guérini bouge encore

guerini lafont ravi 98  
Hier devait avoir lieu au tribunal correctionnel de Paris la première confrontation sur l'une des plaintes en diffamation publique déposées par Jean-Noël Guérini contre Arnaud Montebourg. Le litige porte sur la fameuse lettre que le second avait adressée en mars 2011 à Martine Aubry pour y dénoncer les dysfonctionnements de la fédération PS des Bouches-du-Rhône. Cette lettre contenait des pièces issues du dossier d'instruction dans lequel Jean-Noël Guérini avait été mis en examen pour prise illégale d'intérêts, trafic d'influence et association de malfaiteurs dans une affaire de marchés publics.
L'avocat de Jean-Noël Guérini a demandé d'attendre un peu afin de voir si son client est mis hors de cause ou condamné et d'examiner ensuite cette affaire de diffamation. Le procès a été reporté et le tribunal dira le 30 octobre ce qu'il entend faire. En cas de rejet de la demande de Jean-Noël Guérini, le procès aura lieu assez vite. Dans le cas contraire, il faudra sans doute patienter aussi longtemps que le cas Guérini n'aura pas été réglé.
Mais, l'objet de mon article du jour n'est pas précisément ce nouvel élément servi tout chaud par l'actualité. Non, il s'agit de revenir sur une autre part d'ombre concernant l'office HLM du département. Depuis juillet, ce dernier a recruté un nouveau directeur, qui n'est pas un inconnu quelconque.
Le
Ravi de l'été a publié en collaboration avec Mediapart un bel article bien fouillé sur les dessous de cette embauche et la personnalité du directeur.
A cette occasion, le
Ravi m'a sollicité à plusieurs reprises au sujet d'une drôle d'affaire qui s'est passée à Aix. Je vous invite donc à lire l'article… jusqu'au bout. Edifiant.

Le système Guérini bouge encore 

Gérard Lafont, architecte qui a fait toute sa carrière dans le sillage de Jean-Noël Guérini, a pris le 2 juillet la direction de 13 Habitat, l'office HLM des Bouches-du-Rhône au cœur du système clientéliste de la fratrie Guérini. Et l'office a désormais deux directeurs ! 
"Après les législatives retour aux activités plus traditionnelles et retour aux affaires pour moi à 13 Habitat." Ce tweet du 21 juin prouve que Christophe Masse, qui préside l’office HLM des Bouches-du-Rhône, a gardé, malgré sa courte défaite aux législatives face à l’UMP Valérie Boyer, son sens de l'humour. Voire du lapsus...
Après avoir été démentie, l'arrivée le 2 juillet de Gérard Lafont à la direction générale de 13 Habitat va en effet rapidement replonger Christophe Masse, élu municipal PS et vice-président du département, dans les "affaires". Au même titre que sa propre nomination en juin 2011 à la présidence, celle de Gérard Lafont à la direction générale alimente la suspicion d'une volonté des Guérini de garder la mainmise sur l'office. Héritier d'une vieille famille socialiste marseillaise, Christophe Masse est un des rares conseillers généraux à afficher ouvertement son soutien à Jean-Noël Guérini. Interrogé, il répond avec candeur que "le poste de directeur est éminemment politique, avec un grand P..., ne me comprenez pas mal."
Ancien de la maison – du temps où elle s’appelait Opac Sud –, Gérard Lafont a fait carrière dans le sillage de Jean-Noël et Alexandre Guérini, tous deux mis en examen pour "association de malfaiteurs" dans l'affaire qui porte leur nom. Cet architecte n'a toutefois jamais été mis en cause, ni même entendu, dans cette enquête sur des marchés publics truqués. "Ce qui m'intéresse, c'est le travail, et j'ai la conscience tranquille, cette affaire ne me concerne absolument pas", balaie-t-il. Entré en 1975 à l’Opac Sud pour y créer un bureau d'études interne, il y reste vingt-six ans avant de suivre Jean-Noël Guérini, qui préside alors l'office depuis 1987, au conseil général. Directeur des travaux à l’ex-Opac Sud, Gérard Lafont part en 2001 prendre la tête de la construction au CG13, deux services stratégiques. 
"Il fait partie de l’équipe de confiance de la famille Guérini d’un point de vue professionnel", résume Pierre Garnier, lui aussi architecte et prédécesseur de Gérard Lafont au CG13. "C'est le propre des “voyous” de s'entourer de gens honnêtes pour faire barrage", lance, en plaisantant, Gérard Lafont.
"Pourquoi le changer de poste en pleine enquête judiciaire ?" s'interroge de son côté un protagoniste du "Guérinigate". L'office HLM du département est en effet au cœur du système clientéliste de la fratrie mis au jour par le juge Duchaine. Il fait aussi partie de l’histoire familiale. Le père Guérini y a achevé sa vie professionnelle, Jean-Noël en a fait le tremplin de sa carrière politique et son frère Alexandre y décrochera ses premiers contrats d’entrepreneur ès poubelles. "Pour les Guérini, (avec 13 Habitat) on peut parler d’accumulation primitive du capital", rigole un architecte. Pour nombre d’acteurs du BTP et de politiques marseillais interrogés, tous surpris par cette nomination, Gérard Lafont serait de retour à l'office HLM afin de préserver le système.
"J'ai été sollicité par Christophe Masse, un mois après son arrivée, je ne suis pas mandaté par Guérini ! se défend le nouveau DG de 13 Habitat. Retourner là-bas avec la même influence de certaines personnes... Je n’y serais pas allé." Il explique son choix par l'intérêt du poste – "c'est un office avec des potentialités énormes et sous-exploitées" – et par sa volonté de poursuivre, à 65 ans, son activité professionnelle. "On ne m'impose rien, (c’est) à cette condition que j'ai pris la présidence, s’énerve de son côté Christophe Masse. (Lafont) a d'énormes qualités. Je n'avais pas besoin d'un gestionnaire, mais d'une vision pour demain. Je suis arrivé nouveau président avec de nouvelles méthodes, de nouveaux projets."
A part rafraîchir son bureau et quelques effets d'annonce, Christophe Masse n'a pourtant pas révolutionné la politique de l'office. Le redémarrage de la construction et la livraison de "3000 logements d'ici 2015" décidés par son prédécesseur sont toujours les objectifs affichés. "Christophe Masse ne m'a jamais demandé de réactualiser le Plan stratégique du patrimoine (PSP), qui fixe les investissements de l'office en réhabilitation et construction pour les six ans à venir", fait remarquer Bernard Escalle, directeur général de 13 Habitat de 2007 à son éviction en mars 2012, après vingt ans de services à l'office HLM.
Saisi en référé par ce dernier, le tribunal administratif de Marseille, a, le 2 juillet, suspendu son licenciement et exigé sa réintégration sous quinze jours. L'affaire devrait être jugée au fond dans quelques mois. Dans un communiqué mardi soir, 13 Habitat a réaffirmé sa "volonté de (se) séparer de M. Escalle pour incompatibilité et incapacité à appliquer la ligne politique tracée par le conseil d'administration". Entre-temps, voilà l'office HLM doté de deux directeurs !
La petite maison dans la garrigue
Gérard Lafont, qui avoue ne pas encore connaître ce plan stratégique de patrimoine, jure toutefois pouvoir faire mieux... Si le nouveau DG de 13 Habitat a plutôt la réputation d'un "bon professionnel" auprès de ses collègues – "il fait sortir les dossiers, il a une énergie professionnelle, il trouve les terrains, etc.", explique un architecte marseillais –, le bilan de son action dressé par les autorités de contrôle est beaucoup plus mitigé.
Un rapport de juin 2002 de la Miilos (mission interministérielle d'inspection du logement social) juge l'activité de construction de logements neufs de l'Opac Sud "faible", avec seulement 34 logements livrés en 1999 et 74 en 2000, époque où Gérard Lafont était directeur des travaux.
L'office a longtemps traîné une réputation de "dodu-dormant", se reposant, malgré d’énormes besoins dans le département, sur un parc locatif datant pour plus de 80% d'avant 1980. "Depuis 1981, le volume annuel des mises en chantier s’est progressivement amenuisé", résumait en 2009 un rapport de la chambre régionale des comptes. Tableau à l'appui, Gérard Lafont dispose, lui, de chiffres très différents de ceux de la Miilos (95 logements neufs en 1999 et 355 en 2000 !).
De même, le passage de Gérard Lafont à la direction générale adjointe "construction, éducation et patrimoine" du conseil général n'a pas vraiment impressionné la chambre régionale des comptes. Selon un rapport de 2008, le département n’a réceptionné que 21 collèges en dix ans. "En 2001, 2002 et 2005, aucune réception n’est intervenue", précise l’instance de contrôle. Là encore, documents à l'appui, Gérard Lafont affiche lui 38 constructions et reconstructions au compteur entre 2001 et... 2012.
Par contre, l'architecte est plus efficace lorsque ses intérêts personnels sont en jeu. En 1990, il a été condamné par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence à une amende de 500.000 francs pour avoir construit sa maison sur une zone doublement non-constructible, passant outre un refus de permis de la ville d'Aix-en-Provence*. Située sur le plateau de Bibémus, une magnifique garrigue boisée de pins et de chênes aux abords de la Sainte-Victoire, la villa avec piscine se trouve donc au beau milieu d'un espace boisé, de surplus classé ND1 ("protection totale") par le POS (plan d’occupation des sols) de 1984. Apparemment, il n'était pas le seul sur cette zone convoitée. "Il est arrivé que certains propriétaires, anciens ou plus récents, aient une interprétation extensive de la notion de rénovation et extension autorisée des bâtiments existants", se souvient pudiquement Pierre Dussol, l'ancien adjoint à l'urbanisme de Jean-Pierre de Peretti, maire (UDF) d'Aix-en-Provence de 1983 à 1989.
"Je suis allé au pénal, car j’ai construit sur une ruine un peu plus grand que ce qui était autorisé et ajouté des garages, minimise Gérard Lafont. J’aurais été un particulier, ça aurait été 5000 francs d'amende, comme j’étais architecte, ça a été 500.000 francs, que j’ai payés sur cinq ans." Aux yeux de plusieurs professionnels, l'architecte s'en est pourtant très bien tiré. "C'est vraiment étonnant que la remise en l'état n'ait pas été demandée par le tribunal (lire le prolonger), remarque un maître de conférences, spécialiste du droit de l'urbanisme. Si la personne est seulement condamnée à une amende, cela signifie que le droit de l’urbanisme ne sert plus à rien : il suffit d'être riche pour pouvoir bétonner les zones naturelles !" A la même époque, d'autres propriétaires ont d’ailleurs eu moins de chance que Gérard Lafont. Alexandre Castronovo, ancien élu PRG aixois, se souvient ainsi de plusieurs destructions pour les mêmes raisons dans les années 1990, "notamment dans le quartier de Montaiguet pour un programme de sept maisons, dont trois quasiment finies".
"J’avais l’assurance du maire de l’époque, Jean-Francois Picheral, qu’il allait modifier le POS pour régulariser plusieurs situations, ça ne s’est pas fait", explique Gérard Lafont. Picheral, le maire PS d'Aix-en-Provence de 1989 à 2001, nous a répondu ne pas se souvenir de l'affaire… avant de renvoyer au mandat de son prédécesseur, aujourd'hui décédé.
Depuis lors, le fils de Gérard Lafont a pu, sur une parcelle proche elle aussi située en zone protégée, réhabiliter une autre ruine et y faire construire en 2010 un étage supplémentaire. En toute légalité cette fois, mais avec encore la bienveillance de la mairie UMP d'Aix. Curieusement, ses services n'avaient pas examiné sa demande de permis de construire dans le délai réglementaire (deux mois). "Il ne faut pas voir plus loin qu'un loupé", assure Hervé Gagneur, directeur de l'urbanisme de l'UMP Maryse Joissains. "Gérard Lafont n'est pas un politique, il a des amis à droite comme à gauche", note Pierre Garnier. Avec une préférence pour les Guérini ?
Une enquête de Jean-François Poupelin (le Ravi) et Louise Fessard (Mediapart)
Pour les amendes, la réhabilitation légale est acquise de plein droit, trois ans après leur paiement, donc depuis 1998 concernant M. Lafont.

15 juin 2012

Joissains et Kert, le dénouement, c'est maintenant

legislatives vague rose vague bleue

Dimanche, les deux duels aixois vont être très chauds. Rien n'est vraiment encore acquis pour aucun des candidats. En revanche, comme la majorité présidentielle est passée à gauche, il faut s'attendre à la disparition de pas mal de députés de droite. Le coup de balancier peut donc aussi jouer pour les deux circonscriptions aixoises (j'en rêve !).
13h00 : Canular téléphonique : 
Nadine Morano piégée par l'imitateur Gérald Dahan ! (A écouter ci-dessous)

Les premiers signes ont été donnés par les électeurs de dimanche dernier. Les candidats sortants, Marine Joissains et Christian Kert, sont en fort recul. Et, c'est inédit, ils n'arrivent qu'à la seconde place. Reste à voir quels glissements, même minimes, feront le résultat du second tour. Y aura-t-il une accentuation en faveur des candidats de gauche, Jean-David Ciot et Gaëlle Lenfant, ou un sursaut, pour l'instant indiscernable, pour ceux de droite ? Suspense...

(Clic sur l'image pour agrandir)

legislatives ciot

Les radios et les télés locales, les journaux et les sites internet ont plutôt bien, sinon bien, rapporté l'essentiel des faits de campagne, donnant la parole à chacun des postulants, soit séparément, soit par le biais de débats équitables. On a pu y distinguer ce qui sépare nettement les deux camps.
A droite, la défaite au niveau national est déjà intégrée dans les esprits. Et les deux candidats Joissains et Kert à la recherche désespérée d'un ultime mandat ne se projettent plus que comme d'éventuels élus d'opposition à l'Assemblée nationale.
A gauche, l'avènement assuré d'une majorité à l'Assemblée nationale encourage les deux candidats Ciot et Lenfant pour représenter en quelque sorte à la fois la relève politique et le renouvellement générationnel attendus depuis si longtemps en pays d'Aix. Ils s'inscrivent totalement dans la volonté de soutenir l'action de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault et de participer activement au travail législatif qui mettra en œuvre le projet présidentiel.

legislatives ump fn

Sarkozy, Joissains, Kert et l'UMP : "premiers de la casse"
J'ai souvent décrit ici ce qu'ont été les bilans de Joissains et de Kert qui ont voté toutes les lois de casse de Nicolas Sarkozy. Dans leurs tracts, chacun des deux candidats se vante pourtant d'avoir accompli un parcours exemplaire.
Ainsi, par exemple, Joissains n'hésite pas à mentir une nouvelle fois en écrivant "Je suis un député travailleur" alors que tous les classements démontrent son inactivité pour ne pas dire son inutilité (gros rires).
Elle se targue également d'avoir toujours travaillé en bonne intelligence avec tous les maires de la Communauté du pays d'Aix (ce qui n'a rien à voir avec les législatives) et, ajoute-t-elle, "avec le soutien des 33 maires de droite et de gauche". Ah bon ? Et c'était quoi alors cette grosse fronde qui a poussé lesdits maires à lui écrire un courrier lui reprochant vertement ses méthodes ?
Elle n'a pas encore osé se vanter de marcher sur l'eau mais, à l'entendre, elle aurait transformé notre territoire en pays des merveilles et de la poésie.
Et n'oublions non plus les deux scandales de ces dernières semaines, l'annulation de l'exposition Albert Camus et l'interdiction des rencontres culturelles sur l'Algérie, soi-disant pour "menace sur l'ordre public". Vous la voyez la manœuvre vers un certain électorat ?
Or, tel un juste retour des choses, c'est cette détestable façon d'être toujours en train de la ramener qui pourrait lui coûter son poste de députée, à quoi s'ajoutent ses extravagances permanentes qui ont trouvé leur point culminant dans ses plus récents et si inqualifiables propos à l'endroit de l'élection du nouveau président de la République.
         Nouveau : Nadine Morano piégée par l'imitateur Gérald Dahan !
                                    (Source originale Sud Radio)


Il ne faut donc plus s'étonner de voir maintenant Marine Joissains aller quémander, comme sa collègue Nadine Morano, autre probable recalée, du secours auprès de l'extrême-droite en revendiquant d'en "partager certaines valeurs", bien entendu, sans réprobation ni sanction de la part de l'UMP à son égard. A l'évidence, cela ne plaît pas aux Aixois qui le lui ont déjà signifié dimanche en ne lui accordant plus que 28% des voix.
Kert ne fait d'ailleurs pas autre chose même s'il se camoufle derrière des manières plus policées : "Je vais essayer de désamorcer ce vote Front National qui est un vote de désespoir. [...] Ce qui, en ce qui me concerne, me conduit à en appeler au vote de cet électorat". [...] "L'électorat frontiste n'a plus qu'une candidature sur laquelle se reporter." Mais qui est donc responsable d'avoir joué avec cette flamme en empruntant les discours les plus crasses de l'idéologie de la haine ? 
Ma conclusion est simple. Dimanche, Joissains et Kert, c'est fini, si nous le voulons ! Le dénouement et le déménagement, c'est maintenant !

Dimanche soir, je publierai les résultats dès qu'ils seront disponibles.

sarko legislatives

logo laprovence
La lettre de la fronde des maires :
http://www.laprovence.com/article/aix-en-provence/madame-la-presidente-nous-vous-faisons-une-lettre

logo marsactu newL'expo Camus annulée :
http://www.marsactu.fr/vu-sur-le-web/lexpo-camus-de-marseille-provence-2013-annulee-27862.html

Les rencontres sur l'Algérie censurées :
http://www.marsactu.fr/culture-2013/lalgerie-bannie-des-terres-aixoises-27927.html

Comique :
Quand Sarkozy évoque... Stéphane Camus !
http://kacouy.blog.lemonde.fr/2012/04/30/sarkozycamusjoissains-et-onfray/

20 juillet 2012

Le blog se repose pour une pause estivale

coucher de soleil

En période estivale, est-il honteux de bloguer moins pour se reposer plus ? Le blog fait donc sa pause pour respirer un peu jusqu'au 10 septembre.
Car, chers amis, quelle année nous avons vécue ! On a dégagé Nicolas Sarkozy de l'Elysée. Et on a sorti Maryse Joissains de l'Assemblée nationale. Ce n'est pas rien pour notre repos républicain. François Hollande redonne enfin une image plus digne et plus apaisée de la fonction présidentielle et la nouvelle majorité de gauche semble plus respectueuse des Français.
Certes, la rentrée ne sera pas moins difficile que les précédentes car les miracles ne sont pas encore pour demain. Mais on sent une volonté d'instaurer plus de justice, d'éthique et d'humanisme dans les décisions politiques.
Pour moi, cela est un début de satisfaction que je savoure sans pour autant tomber dans une quelconque conviction naïve que la gauche résoudra tous les problèmes.
Les temps sont durs, notamment pour les millions de personnes qui n'ont pas de travail ou de logement décent. Il faudra prioritairement œuvrer pour que ces gens trouvent ou retrouvent des conditions de vie plus acceptables.
D'autres combats seront nécessaires. A Aix aussi, il faudra songer dès la rentrée à préparer l'élection municipale de 2014 et faire en sorte que la gauche ne rate pas une fois de plus sa chance de revenir à la mairie.
Je le dis ici aujourd'hui, j'y contribuerai sans économiser mes forces pour qu'une équipe totalement engagée, pleinement déterminée et vraiment honnête mette en place le projet réaliste et cohérent dont la ville a besoin après tant d'années de pilotage à vue. Nous en reparlerons d'ici quelques semaines.
En attendant, permettez-moi, tout en vous remerciant pour votre touchante fidélité quotidienne, de souhaiter à chacune et à chacun d'entre vous de profiter au mieux des plaisirs qu'offre la vacance estivale.

hollande et ump

8 octobre 2012

Le Ravi d'octobre fait sa mue... sans faire la moue

une ravi 100

Maquette rénovée, couleur partout, foison de dossiers et supplément spécial de huit pages dans ce n°100 du Ravi d'octobre qui fait sa mue sans faire la moue au bout de neuf ans d'existence et de survie. Ça, pour un journal indépendant, c'est un exploit. La rédaction a d'ailleurs sauté sur ce thème pour consacrer sa grosse enquête aux médias. 
On le sait, j'ai plus qu'une préférence pour les médias libres, citoyens, sans publicités, qui rédigent leurs propres articles sans copier les agences du prêt-à-décerveler. Ce numéro en est une forte confirmation. 
Et le meilleur moyen de lui permettre de poursuivre son œuvre salutaire, c'est de le soutenir en l'achetant chaque mois. Il vaut largement pas mal de quotidiens qui, eux, exploitent les faits divers, nous gavent avec la starisation outrancière de faux héros et renoncent à hiérarchiser les informations. 
Alors, qu'y a-t-il dans ce n°100 ? On y trouve de la politique, avec les dessous de la fédération du PS13. Et des soupçons de favoritisme au CG13. Une série de sujets sur le monde du travail, à travers la vision patronale, et le harcèlement dans l'entreprise. En dernière page, ça secoue avec un portrait satirique du pittoresque casinotier Bernard Laporte. Et puis, beaucoup de chroniques et de brèves que l'humour réussit à rendre piquantes. 
Autre mention spéciale en plein dans l'actualité, le Ravi raconte le festival de la caricature auquel il a participé fin septembre à l'Estaque. Le mensuel organise d'ailleurs une exposition de dessins à l'Alcazar de Marseille jusqu'au 13 octobre. Ce qui a permis à Charb, le directeur du Charlie Hebdo de prendre part ce samedi à une table ronde, le Ravi ayant su développer des partenariats avec le journal satirique mais aussi avec Mediapart
Enfin, à signaler qu'une ribambelle de médias indépendants fera la fête samedi 13 octobre de 14 à 22 heures au Creps d'Aix. On y sera.

Le sommaire du n°100 :
http://www.leravi.org/spip.php?article1353
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

(Clic sur l'image pour agrandir)

ravi médias n°100

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12 juillet 2012

Confidences de Maryse Joissains sur sa déconfiture

joissains défaite

A chaque parution du magazine municipal Aix en dialogue, n'étaient les deux pages produites par les élus d'opposition pour leurs tribunes qui ne peuvent rendre compte de leur rôle que de façon très partielle, les trente-huit autres sont un hymne ébouriffant à l'action forcément exemplaire du maire. Quant à la double page de tribune de l'encore "majorité municipale", c'est toujours Maryse Joissains qui s'exprime, jamais aucun autre élu de son équipe, mais passons.
Le numéro sorti ces jours-ci pour couvrir la période estivale n'échappe pas à la veine des louanges que s'auto-décerne systématiquement Maryse Joissains depuis quelques années. Pourtant, il y a un mois, les électeurs aixois et limitrophes ont sévèrement déjugé son bilan parlementaire et, par voie de conséquence, son bilan municipal et communautaire en lui ôtant son siège de députée.
Cette fois-ci, elle livre ses réactions et réflexions sous forme d'interview, que le magazine sur-titre "éclairage politique", pour commenter les suites de la perte de son mandat national.
Première question : "Vous allez avoir deux jours par semaine de plus sur Aix, comment allez-vous les organiser ?" Cela laisse déjà entendre que l'élue ne passait pas tout son temps à Aix et encore moins à l'Assemblée nationale.
Réponse : "Je vais prendre ce temps supplémentaire pour mieux expliquer les projets aux Aixois. Je vais renforcer la concertation et les rencontres avec la population autour des enjeux des grands dossiers. En 10 ans, la ville et le Pays d’Aix se sont métamorphosés. Nous avons fait un travail considérable et j’ai pensé que cela plaidait pour moi. C’est vrai que l’on est jamais élu sur un bilan."
C'est donc bien confirmé, un cumul de mandats aussi lourds ne permet pas de mener une action efficace. L'aveu est assez clair puisque Joissains déclare vouloir maintenant s'impliquer davantage, même si elle admet s'être en quelque sorte fourvoyée dans sa conviction que les Aixois lui seraient reconnaissants.
Question suivante : "Ce mandat va-t-il manquer à votre gestion de la ville ?"
Réponse : "En réalité, non. Cela m'a bien servi pendant dix ans." On est heureux de l'apprendre. "Personnellement, j’ai réussi à tout mener de front car je consacre la totalité de mon temps à mon travail." Sauf que, prétendre être à la fois au four et au moulin ne donne pas toujours du bon pain.
Autre question téléphonée : "Avez-vous une explication à votre défaite ?" Et là, c'est bien simple, selon elle, elle serait la victime de "la conjonction d'un certain nombre de faits". Autrement dit, ne cherchez pas, rien ne lui est imputable.
Car, tenez-vous bien, c'est bien sûr la faute à "la vague rose", au "redécoupage de sa circonscription", à "la division de la droite", et, le meilleur du meilleur pour la fin, aux "assertions mensongères permanentes sur mes choix mais également la violence des critiques sur ma personnalité m’ont déstabilisée. Des comportements que j’ai traités à la légère pensant que les Aixois rétabliraient d’eux-mêmes. Sauf que la répétition a certainement permis à mes adversaires d’obtenir ce qu’ils souhaitaient."
Et là, soit on pleure, soit on rit. D'autant que, à la question suivante portant sur ses critiques insensées lors de l'élection de François Hollande, Joissains déclare "Je ne retire rien de ce que j’ai dit mais j’aurais dû prendre plus de recul pour mieux communiquer avec la population. Pour lui faire comprendre que la médiatisation de la campagne au détriment de Nicolas Sarkozy n’avait pas été démocratique. Après une campagne harassante, j’avais envie de crier mon indignation. Je ne crois pas que les Aixois de la droite républicaine aient pu me reprocher un moment de ferveur."
C'est grave d'avoir les neurones qui jouent au ping-pong, docteur ? 
Ultime question, empathique cette fois : "Comment, sur un plan plus personnel, vivez-vous cette situation ?" Attention, c'est là qu'on craque ! "C’est une épreuve très douloureuse. Les jours qui ont suivi la défaite ont été terribles. Personne ne s’y attendait, pas même mon adversaire. Ce n’est pas une question de pouvoir, car je m’en tiens éloignée, ni d’argent puisqu’avec l’écrêtement de mes indemnités cela ne va pas vraiment changer... Ce qui est dur, c’est qu’une population que j’ai cru bien servir m’a manifesté un désamour qui m’a touchée." Que le peuple peut être ingrat quand même !
Voulez-vous que je vous dise, chers amis lecteurs ? Je vais sans doute écourter mes congés pour me morfondre et verser une grosse larme. Non, je blague...

9 juillet 2012

Alerte : Le Ravi de l'été fait monter le thermomètre

une ravi 98

Qu'on se le dise, le Ravi de l'été a décidé de faire tomber tous les tabous. Et sa réjouissante couverture n'en dissimule rien ou presque. Et, après tout, pourquoi faudrait-il se voiler la face tant il est devenu banal de tout montrer. 
Mais, qu'on se rassure, même si cette enquête fourmille d'informations livrées ici sans détour, le contenu ne se veut aucunement scabreux. Les lecteurs jugeront par eux-mêmes. 
Au-delà de ce clin d'œil, le mensuel fait aussi la part belle à bien d'autres sujets. Il détaille les diverses réunions des économistes et de leurs concurrents "déconnomistes" qui ont occupé le pavé aixois ce weekend. 
Il revient aussi sur les législatives de notre région, interroge le seul député écologiste du département et décerne le Ravi de plâtre à Renaud Muselier qui n'en finit plus de se faire dépouiller de tous ses mandats et qui annonce son quasi retrait de la vie politique. 
La dernière page du journal est consacrée à l'interminable saga Guérini intitulée "le système bouge encore". Les perspicaces et les curieux pourront y relever que votre ci-devant serviteur a un peu alimenté les auteurs en leur donnant également quelques tuyaux pour leurs recherches. 
Enfin, et comme il nous y a habitués, le Ravi nous retient encore grâce à ses brèves, ses dessins et son humour. A ce propos, il est vivement conseillé de ne pas rater non plus la vraie-fausse carte postale d'une page adressée par l'ex-élyséen en grandes vacances désormais forcées à sa chère marine nationale qui l'a fait chavirer vers la mortelle ligne du front. (Clic sur l'image pour agrandir)

Le sommaire du n° 98 :
http://www.leravi.org/spip.php?article1322
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

6 juillet 2012

Sénat : Autres bravades de Sophie Joissains

logo senat

Pour compléter mon article de mercredi, voici une brève suite qui n'est à vraiment dire guère plus flatteuse pour Sophie Joissains. Le parasitage de la sénatrice UMP a commencé dès l'annonce par Jean-Pierre Bel, président du Sénat, de la prise de parole de Laurent Fabius.
Sa première exclamation a été "Hou !", répétée trois autres fois de la même façon après chaque phrase du ministre. Elle a ensuite varié un peu son lexique de l'incorrection en proférant deux fois le mot "Leurre !"
Maintenant, il est peut-être intéressant d'essayer de comprendre les motivations sous-jacentes qui ont poussé la sénatrice à sortir de la bienséance. Outre le fait qu'elle est désormais dans l'opposition, elle a sans doute voulu marquer là sa désapprobation à l'égard de la personne même de Fabius.
Il faut se rappeler que sa maire d'Aix, désormais ex-députée, ne cesse de se prévaloir d'avoir mené une croisade, parmi d'autres, lors de l'affaire du sang contaminé lorsque Fabius était premier ministre dans les années 80. Or, la Cour de justice de la République avait complètement innocenté Fabius. Nonobstant, Maryse Joissains maintient aujourd'hui encore envers l'homme une haine tenace qui n'est absolument pas justifiée.
Et c'est ce virus totalement démagogique qu'elle a transmis à sa fille.

                                         Autres petits extraits
La parole est à M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères. 
(Applaudissements sur les travées du groupe socialiste et du groupe écologiste, ainsi que sur certaines travées du RDSE.)
Mlle Sophie Joissains Hou !
M. Laurent Fabius, ministre : [...] Cet engagement a fait l’objet d’un long débat démocratique et, après avoir élu, le 6 mai, François Hollande à la tête de l’État, les Françaises et les Français ont choisi la cohérence en donnant à la gauche une large majorité parlementaire.
Mlle Sophie Joissains Hou !
Un sénateur du groupe UMP : Pas ici !

sophie joissains huff post

L'article du Huffington Post :
http://www.huffingtonpost.fr/2012/07/04/comment-une-senatrice-ump_n_1649292.html?show_comment_id=166246203#comment_166246203

"Sénat : Sophie Joissains se lâche comme sa maire" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/07/04/24634494.html

28 septembre 2012

L'urbanisme désastreux de Maryse Joissains

pont arc travaux aix sud(Clic sur l'image pour agrandir)
Une vue générale des incongruités développées ci-dessous

Il suffit de porter un simple regard sur la gestion générale du territoire de la commune pour s'apercevoir qu'il se passe toujours quelque chose qui renvoie à la politique néfaste de Maryse Joissains. Et qui ne laisse pas d'inquiéter.
Tenez, hier par exemple, la presse locale s'est fait l'écho de cette décision de démolition d'une ancienne bastide, certes très délabrée, dans le secteur de Valcros, à l'Ouest du Jas de Bouffan.
Présents sur les lieux, les conseillers municipaux Hervé Guerrera et François-Xavier de Peretti ont, à juste titre, dénoncé à la fois le double langage du maire, qui s'était pourtant engagée à épargner la bastide, et l'incurie chronique constatée en termes de vision urbanistique pour Aix. Ils y voient même, idée que je partage, un calcul délibéré pour lancer une opération de ZAC dite de la Constance, nom de la parcelle de 100 ha globalement verte dans le secteur de l'Ensoleillée, en l'inexistence scandaleuse du seul et véritable document, le Plan local d'urbanisme, qui permet un développement maîtrisé du territoire.
Ce n'est là qu'un autre cas parmi tant d'autres.
Il y a peu encore, j'ai eu la curiosité d'aller faire un tour du côté du Montaiguet par le chemin du Creps. Là, en plein massif boisé, la Ville a autorisé la construction de quelque 130 logements dans le privé en dehors de toutes infrastructures le long du chemin de la Guiramande pour aboutir sur le chemin de la plaine des Dés.
A quelques enjambées de là, la Ville n'a pas plus trouvé à redire pour laisser carte blanche à l'installation du méga-projet de la polyclinique Rambot au lieudit Les Bornes (le projet est toujours contesté devant les tribunaux).
La Ville s'en défend en prétendant ne toucher que le bas des pentes à proximité de l'existant, ce qui est évidemment faux puisque dans les deux cas l'entame mène désormais vers les parties les plus hautes au cœur du massif.
Faute de PLU, un tel type d'urbanisation sauvage et dispersée se substituant à des espaces verts ou boisés n'a donc plus de limites et représente une véritable catastrophe pour l'environnement.
A noter, ce qui ne fait qu'aggraver la légèreté coupable de ces décisions, que c'est dans ce vaste secteur, au Sud de l'autoroute A8, que sont également programmées les constructions d'une nouvelle faculté d'économie et de logements étudiants dans le cadre du plan Campus. Et tout cela, en l'absence d'un autre document essentiel, celui du Plan de déplacements urbains, d'où d'ailleurs les cafouillages du réseau Aix en bus.
Or, lors de diverses réunions publiques, Maryse Joissains se targue en permanence de vouloir désengorger ce secteur Sud en annonçant des mesures - ouvrage de franchissement de l'autoroute réservé aux bus, vélos, piétons reliant l'avenue Gaston-Berger au parc-relais Krypton triplé à 900 places, passerelle sur l'Arc au niveau de la Guiramande, passage à double sens de l'avenue de l'Arc de Meyran qui longe l'autoroute - qui, au mieux, ne viendraient que bien après le désastre, et qui, par manque d'anticipation des conséquences, seraient de toute façon obsolètes dès qu'elles auraient été réalisées. Allons-nous supporter encore longtemps cette triste farce ?

Comme c'est étrange…
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joissains urbanisme canard 22

25 juin 2012

Joissains et les dérapeurs absents de l'Assemblée

joissains amère

Chouette, la nouvelle Assemblée nationale se réunit mardi à 15h. Et ce sera une joie de suivre ce premier moment qui ne sera pas encore une séance de travail légistatif mais une mise en place des instances qui auront la responsabilité du fonctionnement pendant cinq ans.
En amont, majorité de gauche et minorité de droite ont déjà pu préparer le terrain en organisant leurs divers groupes respectifs puisque les députés sont officiellement entrés en fonction le 20.
Leur premier vote important désignera le nouveau président de l'Assemblée. On en connaît déjà le titulaire, Claude Bartolone du parti socialiste. La suite des opérations d'installation des rouages (commissions, groupes, etc.) aura lieu mercredi et jeudi.
L'assemblée qui vient de sortir des urnes offre enfin une image renouvelée de la représentation nationale. 217 députés (soit 38%) sont élus pour la première fois et les femmes constituent désormais 27% de l'ensemble des 577 députés, une avancée notable à mettre en très grande partie à l'actif de la gauche.
L'hémicycle va devoir se familiariser avec un nombre conséquent de nouveaux visages. L'hécatombe a entraîné la disparition de bataillons entiers de député(e)s de droite, voire de positionnement plus extrême, qui ont perdu leurs sièges pour inconduite caractérisée ou tout simplement par alternance voulue par les électeurs.
Ici, dans les Bouches-du-Rhône, deux députés manqueront particulièrement à l'appel. Après son autre déconfiture à la présidence de la Communauté urbaine de Marseille qui avait vu Eugène Caselli lui subtiliser la place par un tour de magie politique, Renaud Muselier s'est fait tailler une veste par la ministre Marie-Arlette Carlotti. Son avenir s'est un peu plus assombri alors qu'il a toujours en tête, paraît-il, l'ambition d'être le successeur de Jean-Claude Gaudin à la mairie de Marseille. C'est loin d'être fait.
Et puis, il y a Maryse Joissains, qui se croyait invincible mais qui a enregistré l'un des scores les plus minables de la droite dans sa circonscription, défaite par Jean-David Ciot dès sa première candidature. Maryse Joissains n'a à s'en prendre qu'à elle-même. Elle a morflé comme sa collègue Nadine Morano qui a, elle aussi, franchi sans vergogne le pas de la honte en direction du lepénisme.
Depuis des années, Joissains a tout osé dans ce sens et son rejet par les électeurs est une juste sanction qu'il va lui falloir analyser. Est-ce un signe, face à l'évidence de son score plancher à cette législative, cette fois, elle n'est pas allée jusqu'à réitérer le fumeux argument de l'illégitimité du candidat gagnant et son non moins gaguesque coup d'esbroufe du recours.
Joissains est désomais affaiblie et, pour les mêmes raisons, il n'est pas hors de portée de lui régler définitivement son sort lors de la municipale de 2014. Nous en reparlerons, chaque chose en son temps.
Pour elle, comme pour Morano, on pourra alors leur suggérer une reconversion dans une de ces émissions filmées 24h/24 sur la chaîne qui bétonne les cerveaux. Ou leur confier à tour de rôle de participer à ce programme de radio qui offre une seconde carrière aux grasses têtes. L'animateur ne le sait peut-être pas encore mais, avec le nombre de député(e)s battu(e)s en juin, il dispose là d'un vivier pour assurer ses audiences pendant plusieurs années.
 

joissains morano 2

Pour ma part, je me réjouis aussi de la disparition hautement méritée de certaines autres caricatures de la caste sarkozienne : Frédéric Lefèbvre qui confondait œuvre littéraire et marque commerciale, Georges Tron qui mettait les pieds où il ne fallait pas, Michèle Alliot-Marie qui excellait, pleine de morgue (maintenant, elle y est !) plus en Tunisie qu'au gouvernement, Chantal Brunel qui proposait ses compétences en expulsion maritime des immigrés, Claude Guéant qui concurrençait son patron en crapuleries policières, ou encore Valérie Rosso-Debord qui se prenait pour un porte-flingue sans se rendre compte que le ridicule ne tue plus.
On en a peu parlé mais une dynastie familiale au pouvoir depuis 1946 dans le Puy-de-Dôme a perdu son dernier descendant, Louis Giscard d'Estaing, qui a lui aussi été contraint à devoir prononcer à son tour la célèbre formule paternelle "au revoir".
Ultime bonheur, l'Assemblée a échappé à l'arrivée du pathétique Benjamin Lancar, clone en devenir de Lefèbvre. Au soir de la décrépitude de la droite, quelques regrets cependant. Dommage que ne fassent pas partie de l'ambulance des évacués les Patrick Balkany, Henri Guaino, Valérie Pécresse et David Douillet.
Ce qui est extraordinaire, mais à vrai dire sans surprise, c'est que, maintenant que Nicolas Sarkozy est réduit au silence, on entend ses suppôts, et pas les moindres, dire à la télé que la stratégie ultra-droitière du président sortant initiée par son conseiller d'extrême-droite Patrick Buisson était allée trop loin. Or, jusqu'au dernier jour de l'élection présidentielle, aucun de ces godillots n'avait osé se rebeller. Non, ils ont toujours menti et tout validé avec servilité et hypocrisie.
Plutôt que de venir épancher leurs états d'âme, qu'ils fassent d'abord leur examen de conscience et d'honnêteté. Etaient-ils les seuls à ne pas voir ce que tout le monde voyait énorme comme un clan de nababs au Fouquet's, un yacht d'ami richissime ou des montres de luxe au poignet, ces symptômes d'une sorte de maladie mentale qu'on nomme le syndrôme d'ubris ? A savoir, la perte totale du sens des réalités, l'intolérance à la contradiction, les actions à l'emporte-pièce, l'obsession de sa propre image et les abus de pouvoir. Etait-ce donc vraiment si difficile d'avoir le courage de sortir du rang pour dénoncer les dérives, mettre en garde Sarkozy et l'alerter sur sa faillite annoncée ?
Allez, hop, tournons la page. Et écrivons-en une autre, plus belle, plus juste et plus humaine. Le changement, c'est maintenant. Assurément !

Coup de chapeau à Jean-David Ciot !
http://www.assemblee-nationale.fr/14/tribun/fiches_id/605557.asp

Calendrier d'ouverture de la XIVe législature :
http://www.assemblee-nationale.fr/agendas/calendrier_ouverture_14.asp

Un article intéressant et sans pitié
(Merci à son auteur d'avoir cité mon blog et d'avoir mis un lien)
http://www.marianne2.fr/Comment-la-droitisation-de-l-UMP-a-conduit-a-sa-chute_a219909.html

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9 mai 2012

Quand Maryse Joissains crache sa bile brune...

joissains aix en brun
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Squelettes fragiles, âmes tendres, cœurs sensibles, yeux chastes, oreilles propres, ne lisez pas ce qui suit.
Ça n'a pas raté. Maryse Joissains vient encore une fois de cracher sa bile brunâtre et amère. Elle, ci-devant députée et maire, vomit ses logorrhées haineuses tous azimuts. Le nouveau président ne lui plaît pas. Paraît-il. Et hop, il n'y a qu'à lui en dénier crétinement la légitimité de son élection.
La façade faussement humaniste et républicaine craque une nouvelle fois. On le savait déjà lorsqu'elle avait formalisé son appartenance au collectif de la droite populaire qui s'est distinguée par ses déclarations extrémisantes.
Le dernier fait en date et en preuve concrète, un an avant le début des campagnes électorales de ce printemps, est celui où la maire d'Aix avait vomi son fiel sur les Roms en les assimilant carrément tous à des délinquants. Elle avait fait voter par sa seule majorité une motion en forme de lettre ouverte adressée au président lui demandant de rétablir des "frontières intérieures à l'Europe". C'est évidemment impossible mais la propagande en clin d'œil borgne était bien destinée aux électeurs d'extrême-droite. (Voir liens 1 à 4)
Appel aux électeurs FN
Puis, tout au long de la période électorale, dans ses meetings de soutien hystérisé à la candidature du président sortant, elle a multiplié ses attaques contre la gauche en usant de la plus pure vulgarité. Elle a publié et diffusé un tract hallucinant d'outrances et de démagogie qui n'a rien à envier à du mauvais papier hygiénique. Elle s'y adresse entre autres aux électeurs FN.
"Je partage une partie de vos inquiétudes et de vos engagements : l’élue que je suis l’a prouvé". "Electeurs du Front national, êtes-vous prêts à subir le vote des immigrés, l’immigration massive, la régularisation des sans-papiers, la perte de notre modèle social et surtout le piétinement de nos valeurs républicaines. Pour vous et pour nous, […] la démocratie, l’identité française […] ont un sens. Alors, si au nom de nos différences réciproques, nous ne pouvons faire alliance, défendons ensemble l’Etat français contre le pire."
Il est d'ailleurs intéressant de constater que la sénatrice Sophie Joissains dit la même chose (Voir liens 5 à 7)
Hollande "illégitime"
Dernier épisode de pétage de plombs, signe que les ténèbres ont profondément envahi son cerveau, au soir de la probable défaite de son président qui a été majoritaire à Aix, Maryse Joissains a perdu tout contrôle de ses viscères en attaquant le futur président élu. (Voir vidéo et lien 8)
"Je ne pense pas que François Hollande soit légitime parce qu'il y arrive après un combat anti-démocratique comme on ne l'a jamais vu dans ce pays et que, par voie de conséquence, je ne me sens pas liée par ce Président de la République que j'estime illégitime.
Je suis toujours mon champion. Vous avez vu que ce soir, il n'a pas dit qu'il se retirait, il a simplement dit qu'il fallait respecter la France, qu'il fallait ne pas se comporter comme les zoulous qu'on avait en face, donc il a fait un discours d'homme responsable et d'homme qui méritait de continuer à conduire la France.
Alors j'espère que la jeunesse de ce pays ne va pas pâtir dans les années à venir de la bande de rigolos qui va s'emparer des commandes. Pour autant, je ne souhaite pas que mon pays se casse la figure et Nicolas Sarkozy pourrait servir de recours et peut être dans pas si longtemps que ça !"
 
Puis, elle a lancé ce cri : "C'est un danger pour la République !". Voyez-vous ça !
Selon la distinguée Maryse Joissains, les électeurs qui ne votent pas Sarkozy seraient des "zoulous", et les futurs dirigeants seraient "une bande de rigolos". Quelle finesse et quelle élégance !
Et il y a pire. C'est ce mot "illégitime" qualifiant l'accession aux responsabilités du nouveau président. Si l'on raisonne par l'absurde, une ré-élection de Sarkozy avec de mêmes résultats n'aurait alors pas plus été légitime. Et que fait-elle de ces paroles de son chef ? "La France a un nouveau Président de la République, c’est un choix démocratique et républicain. François Hollande est Président de la France et doit être respecté." Le démenti des âneries de Maryse Joissains lui a encore été administré hier matin lors de la cérémonie du 8-Mai.
Et puis, comme si une telle dénégation ne suffisait pas, Maryse Joissains invente un nouveau critère pour juger de la légitimité à occuper une fonction, celui de la personne. François Hollande ne serait pas à son goût, "physiquement", un homme "extrêmement ridicule", "qui agite ses petits bras" et qui "manque de prestance" pour représenter la France. Heureux Hollande qui aurait pu aussi avoir cinq pattes ! Elle doit sans doute confondre l'élection présidentielle avec un concours de beauté.
Tous ces propos bas du front, émanant quand même d'une (ir)responsable ayant elle-même plusieurs fois sollicité et obtenu les suffrages d'un électorat, sont orduriers, nauséabonds, honteux, indignes et méprisables.
Rien que pour cela, lors de la législative où elle se représente, Maryse Joissains mérite la même sanction que celle subie par son cher président.
Un dernier mot en forme d'interrogation. Maryse Joissains se contredira-t-elle ou manquera-t-elle au sens éthique, lorsque, le moment venu, il s'agira de remplacer le portrait officiel de Nicolas Sarkozy par celui de François Hollande dans la salle des Etats de Provence où se tiennent les séances publiques du conseil municipal ? Nous irons vérifier.

1. Motion assimilant déliquance et Roms au conseil municipal de juin 2011
=> ICI

2. Extrait d'un article de la LDH Aix (mars 2012)
logo LDH aix
(Clic sur l'image pour agrandir)
LDH Aix Roms

3. Ambiance à Luynes à propos des Roms
http://ldh-aix.org/spip.php?article104

4. L'avis d'une association spécialisée de terrain
http://www.rencontrestsiganes.asso.fr/spip.php?article923

5. Extrait du tract de soutien de Joissains à Sarkozy
(Clic sur l'image pour agrandir)
MJM république en danger

6. Quand Sophie Joissains copie sa maire
http://www.facebook.com/notes/sophie-joissains/message-%C3%A0-tous-les-citoyens-fran%C3%A7ais/101507148399326896.
 
7. La République en danger selon Maryse Joissains
logo rue89 bis
http://www.rue89.com/sites/news/files/assets/document/2012/05/lettre-une-republique-en-danger.pdf?tw_p=twt

Vidéo diffusée par MLactu.fr


 http://www.mlactu.fr/article/maryse-joissainsd%C3%A9put%C3%A9-maire-ump-daix-en-provence-je-ne-crois-pas-que-m-hollande-soit-l%C3%A9giti

8. A propos d'illégitimité
http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/05/08/hollande-president-illegitime-pour-la-maire-daix-en-provence-231980

10 septembre 2012

Assogora : La rentrée des associations et la mienne

assogora 9

(Clic sur l’image pour agrandir)
Une vue partielle du salon-exposition de la vie associative

Pourrait-on imaginer un instant un arrêt total des activités de la vie associative pendant un mois ? Que se passerait-il ? Ce serait un peu comme si tous les ouvriers de France s’arrêtaient instantanément de construire nos routes et nos maisons. Ou comme si tous les médecins de France cessaient sans crier gare de soigner les malades.
Or, tout nous paraît aller de soi tant l'utilité de toutes ces activités fait partie intégrante de notre vie sociale. Il y a cependant une grande différence. Et cela change tout. Les associations sont très majoritairement constituées de bénévoles. Et les services offerts à la population sont opérés sans contrepartie marchande.
Saura-t-on jamais remercier et apprécier assez le rôle éminent et essentiel de ces millions de personnes, leur sens du dévouement désintéressé et le don de leur temps personnel qu’ils mettent à la disposition des autres dans de très nombreux domaines de la vie quotidienne et de la solidarité citoyenne.
Le nombre d'associations aixoises est sans doute l'un des plus importants de France, sinon même le plus important. Et, une nouvelle fois, hier, le public ne s’y est pas trompé. Comme à chaque mois de septembre, en masse et en grosses vagues, il était au rendez-vous du salon de la vie associative Assogora au Parc Jourdan pour rendre en quelque sorte un hommage au foisonnement des initiatives les plus diverses, sérieuses ou joyeuses, et les plus adaptées aux désirs ou aux attentes de nos concitoyens d’Aix et du Pays d’Aix.
Comme chaque année aussi, j’ai parcouru avec le même plaisir les centaines de stands répartis en espaces thématiques où les bénévoles avaient dressé leurs étals et leurs calicots pour renseigner et expliquer le contenu de leurs activités et de leurs projets aux visiteurs.
Dans la demi-douzaine d’heures passées à déambuler dans les allées, j’ai pu visiter les deux-tiers des associations. Parfois pour un simple salut, d’autres pour engager une conversation. J’y ai rencontré des visages amis de l’époque où j’étais moi-même impliqué dans des structures associatives et qui ont contribué à parfaire mes apprentissages avant d’être un élu de la ville. J’y ai découvert aussi des visages nouveaux, jeunes et plein d’ardeur. Dans une ambiance chaleureuse, j’y ai surtout croisé plein de visages souriants et accueillants, des personnes prêtes à fournir, sans se lasser, détails et informations sur leur démarche et leurs activités en prenant soin de noter les coordonnées de potentiels volontaires.
Hier, c’était la rentrée des associations. C’était en quelque sorte aussi la mienne !

La reprise du blog

Le blog redémarre donc pleinement ce jour, à la date exacte annoncée lors de la prometteuse et si bienfaisante pause estivale. D’ailleurs, hier, certains lecteurs n’ont pas manqué de me rappeler, avec un brin de malice et un grand sourire aux lèvres, qu’ils ne me pardonneraient pas le moindre retard dans la reprise du blog. Ils ont la réponse aujourd’hui avec cette entrée en matière toute en douceur.
Nous reprendrons le dur de l’actualité dans les jours qui viennent. Nous parlerons évidemment beaucoup de politique. Et notamment des sujets majeurs liés aux échéances électorales à venir qui alimenteront les conversations.
Le blog connaît une fréquentation qui m’a toujours à la fois stupéfait et ravi. Pour l’anecdote, à mon retour de congés, j’ai consulté les statistiques des connexions qui ont bien sûr faibli pendant les semaines de pause, mais pas tant que je le croyais, en particulier en plein mois d’août ! Et cela est toujours pour moi un véritable objet d’étonnement.
Enfin, si je puis encore me permettre, sans pour autant obliger aucune main, c’est le moment pour moi de demander, avec l'amabilité qui convient, aux lecteurs et aux visiteurs habituels de penser à diffuser l’adresse du blog auprès de leurs amis, connaissances et listes de contacts. Vous ne l’ignorez pas, ma gourmandise en ce domaine est sans limites !

Pour en savoir plus sur Assogora et Pays d’Aix Associations

http://www.assogora.org/

http://www.paysdaixassociations.org/

(Clic sur l’image pour agrandir)

assogora 2012

13 juin 2012

Marine Joissains et Christian Kert, bientôt éjectés ?

joissains et kert bouée 

La règle vaut pour beaucoup. Quand on est sortant, on est renvoyé à son passé et on est jugé sur son bilan. Quand on est candidat pour la première fois, on doit d'abord convaincre et montrer sa capacité à briguer une fonction.
Au premier tour des législatives de dimanche dernier, les électeurs ont en quelque sorte déjà tranché en plaçant Marine Joissains derrière Jean-David Ciot pour la 14e circonscription et Christian Kert derrière Gaëlle Lenfant pour la 11e.
C'est assez logique puisque les deux sortants ont fait partie des mêmes majorités de droite. L'une pendant deux mandats, l'autre pendant cinq mandats.
Dimanche, les résultats du second tour diront si ces deux-là pourront continuer à siéger à l'Assemblée nationale.
Les deux sortants se ressemblent dans leur soutien total et quasi aveugle à toutes les politiques décidées par Nicolas Sarkozy. Leur différence réside peut-être dans le seul fait que l'une a cumulé plusieurs mandats et fonctions trop lourds à assumer pleinement en même temps et que l'autre n'a été que député.
A ce moment donné de leurs parcours finissants où ils sont de nouveau tous deux candidats, mais en très net recul dans leurs scores habituels respectifs, les deux subissent certes le reflux de la droite consécutif à la chute de leur champion à l'élection présidentielle. Mais, ce qui les rapproche est leur maigre bilan en termes d'action locale.
L'une subit aussi le revers qu'elle s'est infligé par ses comportements outranciers, ses décisions incohérentes et ses absences de réponses concrètes aux véritables attentes économiques et sociales (dont le logement) des citoyens.
L'autre a forcément peu de comptes à rendre du point de vue communautaire et municipal mais il n'a cessé de faire figure d'élu sans réelle influence pour apporter des solutions aux situations dramatiques auxquelles sont confrontées de très nombreuses familles du pays d'Aix.
Et maintenant ? Force est de constater qu'ils se rejoignent de nouveau, à quelques infimes nuances près. Cela est tellement vrai que Kert était bien aux côtés de Joissains lors de son meeting d'hier soir à Aix, un peu comme les pendus vont au secours des pendus.
Mais il y a plus grave. Les deux revendiquent un rapprochement avec le FN.
Joissains, plus en perdition que son collègue, y va franco. Elle l'a dit au soir du premier tour, l'a répété sur un site internet et l'a confirmé à La Provence et encore hier soir sur France 3 dans le débat l'opposant à Jean-David Ciot. Et Kert louvoie pour tenter de faire croire qu'au grand jamais il ne s'abaisserait aux extravagances de sa collègue tout en évoquant, l'air de rien, que les électeurs d'extrême-droite l'intéressent aussi comme une réserve de voix. Il les juge donc compatibles avec sa propre ligne, en particulier sur les thèmes discutables liés en grande partie aux élucubrations identitaires.
Dans ces domaines, il faut reconnaître à Joissains et à Kert réunis un certain culot pour oser avancer l'argument que leurs ré-élections seraient la solution miracle aux problèmes que le gouvernement désavoué et sorti par les urnes a largement contribué à envenimer. Face à leurs piètres résultats du premier tour, les deux députés en sursis en sont donc réduits à la quête de la bouée de sauvetage.
Pour essayer à la fois de rétablir sa légitimité perdue et de redorer du coup sa prétention écornée de rassemblement censée impressionner les électeurs qui, de toute façon, lui tourneront le dos et préfèreront Jean-David Ciot au second tour, Joissains se proclame désormais "seule représentante de la droite et du centre" tentant de faire oublier ceux qui l'ont déjà désavouée en votant pour d'autres candidats de droite et d'extrême-droite, tandis que, prétendant être encore capable de concurrencer Gaëlle Lenfant, Kert s'octroie le titre de "seul des deux candidats à être un candidat humaniste avec une certaine rigueur". Mais qui peut bien encore les croire ?
Alors, ma conclusion est simple. Le chambardement, c'est maintenant !

8 juin 2012

C'est le moment de couler la Marine... Joissains

circo 14e aix
Dimanche, c'est le premier tour des législatives. Et il faut bien le répéter clairement tout autour de soi, pour que nul ne s'y méprenne ou ne s'y dérobe, la portée de ces élections n'est ni secondaire ni négligeable. Loin de là. Elles sont en fait aussi déterminantes que l'élection présidentielle dont elles sont le prolongement naturel.
Les deux scrutins étant désormais liés par la règle électorale inaugurée en 2007, la cohérence voudrait que les électeurs soient aussi nombreux pour confirmer leurs choix de mai. Les derniers sondages ont donné les tendances. Mais cela ne suffit pas. Il faut maintenant les concrétiser. 
Ces législatives ont un double intérêt, donner une majorité nationale à la gauche et élire les députés qui représenteront nos territoires au quotidien. 
Jeudi, j'ai livré ce que j'en pensais pour la 11e circonscription. Voyons aujourd'hui la 14e. Les enjeux y sont encore plus cruciaux pour l'avenir d'Aix et du pays d'Aix. La candidate UMP sortante est Marine Joissains qui sollicite un 3e mandat.
Vu ses bilans parlementaire et municipal, il n'est que temps de la dégager une fois pour toutes. Personnellement, je n'accepte pas d'être réprésenté par une élue qui, depuis dix ans, a pris sa fonction de députée à la légère jusqu'à friser l'imposture. Je ne veux plus que notre ville d'Aix soit la risée et la cible des commentaires de toute la France, notamment depuis la goutte puante qui a fait déborder "la" vase, celle de sa collusion revendiquée avec l'extrême-droite. 
Joissains a senti les vents contraires se lever de face. Même des personnes qui lui accordent habituellement leurs suffrages sont outrées par son comportement. Et elle se sait en grand péril. C'est sans doute ce qui a poussé Sophie Joissains à se fendre d'un billet sur son blog pour parer les brèches. Las, la fille nous rejoue la même vaine pièce que sa maire avec la même ligne de défense tordue. 
Dimanche, Joissains va devoir d'ailleurs affronter plusieurs candidats issus de son propre camp qui lui contestent sa légitimité. Déterminés à la faire battre, ils ont ouvertement et violemment déclaré leurs hostilités à son encontre.
L'un est Michel Boulan, maire UMP de Châteauneuf-le-Rouge, qui a récupéré sans coup férir l'investiture du
Nouveau centre justement retirée à la sortante après ses propos scandaleux. L'autre, moins connu certes, est Philippe Neveu, ex-directeur général des services de la Communauté du pays d'Aix, que Joissains a viré et qui n'a donc pas qu'une dent mais un dentier complet contre elle. 
Elle aura aussi contre elle l'érosion des résultats de l'UMP suite à la défaite de son vénéré président. Il y a également le découpage électoral opéré par un ministre de Sarkozy qui lui a ôté huit bureaux qui lui étaient précédemment favorables. Enfin, la candidate FN tentera de lui ravir des voix sans pourtant être sûre de pouvoir se maintenir au second tour. Et si elle n'y parvenait pas, il n'est pas certain que ses électeurs reportent leurs suffrages sur Joissains. 
Pour compléter ce bref tour d'horizon, le candidat de la majorité présidentielle est cette fois considéré par beaucoup comme sérieux et peut donc l'emporter. Après tout, la chose est faisable car cette circonscription a déjà été à gauche en continu de 1962 à 1986 grâce à la personnalité hors normes de Louis Philibert.
C'est précisément son successeur à la mairie du Puy Sainte-Réparade, Jean-David Ciot, qui, avec sa suppléante aixoise Noëlle Ciccolini, fille du très respecté ancien maire socialiste d'Aix Félix Ciccolini, entend bien reprendre le flambeau pour siéger à l'Assemblée nationale. 
Pour ceux qui se sentiraient encore le courage et aptes à résister à une dernière dosette de nausée, je conseille d'aller lire ou relire ce qui a paru dans la presse au sujet de Joissains.
Pour comprendre le niveau des dégâts provoqués par ses récentes outrances, il n'est qu'à observer que l'article de
Rue89 a reçu à ce jour 107.714 visites et fait l'objet de 270 commentaires. Quant à l'article du NouvelObs, il pointe la curiosité ostensible plaquée... sur la poitrine de Joissains. 
Dimanche, il faut couler la Marine, que le patronyme soit originel ou emprunté. 
Ma conclusion est simple. La gauche au parlement, c'est maintenant ! 
NB : Le candidat de la nouvelle majorité présidentielle est Jean-David Ciot qui se présente pour la première fois.

Dimanche soir, je publierai les résultats du premier tour dès qu'ils seront disponibles.

Mon article de jeudi sur la 11e circonscription :
"Christian Kert et Marine Joissains, pas si différents" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/06/07/24438962.html

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http://www.rue89.com/2012/05/10/aix-en-provence-vous-nous-avez-dresse-le-portrait-de-votre-maire-232062

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http://leplus.nouvelobs.com/contribution/562835-maryse-joissains-deputee-ump-porte-une-croix-et-la-laicite-dans-tout-ca.html

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Joissains et ses frasques vues par la LDH :
joissains et marine
http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article5004

4 juin 2012

Aide-mémoire pour dégager Marine Joissains

joissains memoires aix

La députée Marine Joissains ne mérite pas d'être réélue. Pas seulement à cause de ses plus récents propos qui ont tant scandalisé. Mais aussi parce que, malgré deux mandats consécutifs, son bilan parlementaire est nul, archi-nul. Quant à son bilan municipal, dont j'ai largement parlé ici depuis plusieurs années, il n'est pas plus positif dans l'ensemble. Et on ne comprendrait pas que les électeurs ne lui en fassent pas payer les premières conséquences d'ici quelques jours.  
Ce sont là déjà au moins deux raisons suffisamment déterminantes que chaque électeur de la 14e circonscription se doit d'avoir à l'esprit et de prendre en compte politiquement et moralement au moment décisif de mettre son bulletin dans l'urne. Il serait en effet inconcevable de se laisser envahir par une sorte d'amnésie qui viendrait tout à coup amnistier les incuries et les dommages qui ont émaillé ces onze années de mandat d'action politique irresponsable et inadaptée aux véritables besoins de la population aixoise.
Oui, je l'affirme, impossible d'oublier les entêtements et les contre-décisions, les coups de force et les échecs dans de nombreux domaines. Les bilans de Joissains ne valent guère mieux que ceux de Sarkozy.
Les outrances des dernières déclarations tombent finalement à point pour rappeler que le danger n'est pas loin de voir de funestes connivences se développer et se nouer ouvertement avec les tenants de l'extrême-droite pour tenter de conserver encore quelques bribes de pouvoir. Il faut donc empêcher d'entériner un tel pacte qui aurait de désastreux résultats pour la démocratie locale.
J'aime cette phrase de bon sens : "Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre". Il n'est jamais bon d'avoir la mémoire courte.
A propos de mémoires, lisons cet article du Ravi paru en mai à propos de certains agissements de Marine Joissains.

logo ravi bon
Mémoires d'Aix

Même si on est loin de la "grande époque", recours et procédures se multiplient dans le paysage aixois. Revue de détail
Maryse Joissains, poursuit, imperturbable, sa campagne. Droite dans ses bottes, la 
députée-maire UMP d'Aix-en-Provence affiche son soutien aux nostalgériques venus manifester à l'ombre de la Rotonde (à croire que le rond-point Bigeard est trop petit) et accorde, magnanime, la gratuité dans les transports en commun pour les plus... de 70 ans.
Et quand La Provence l'interroge sur le recours de l'ancien conseiller municipal d'opposition (PRG) Lucien-Alexandre Castronovo contre les largesses dont avait bénéficié son mari en tant que directeur de cabinet, elle parle de "péripétie".
Pourtant, l'affaire est à l'instruction au Conseil d'Etat et la décision de la plus haute juridiction administrative viendra clore un dossier qui, depuis sept ans, n'en finit pas de rebondir. Fin 2008, le tribunal administratif condamne la ville d'Aix. Le salaire d'Alain 
Joissains n'aurait pas dû dépasser, en tant que contractuel, 90% de l'indice le plus élevé dans la hiérarchie des effectifs municipaux. Or, de 2001 à 2008, au lieu de toucher, au maximum, 307.972 euros, il en aura reçu 475.778 ! Fin 2011, la cour administrative d'appel vient casser la condamnation. "Elle a estimé qu'en tant qu'ancien conseiller municipal, et accessoirement citoyen et contribuable aixois, je n'avais pas intérêt à agir en justice, déplore Alexandre Castronovo. Ce qui est aberrant !"
Emblématique : si la mairie s'appuie sur le témoignage de deux adversaires de l'ancien conseiller municipal (une transfuge de gauche passée dans l'équipe Joissains et le socialiste Jacques Agopian ayant gardé une dent contre Castronovo depuis les cantonales de 2008), l'ancien prof d'anglais a vu une solidarité financière s'organiser spontanément, couvrant 20% des dépenses qu'il a dû engager pour se faire représenter par un avocat. Il se souvient d'ailleurs qu'en 2008, "l'opposition avait voté contre la décision de la mairie de faire appel de la condamnation". Ainsi, l'écolo et occitan aixois Hervé Guerrera soutient
"évidemment la démarche" de Castronovo.
D'autant qu'en ce moment, même si on est loin de la "grande époque", les nuages s'amoncellent pour Maryse Joissains. Ainsi, l'opposition a engagé un recours contre la vente de l'ancien office de tourisme. En cause ? Alors que les acheteurs potentiels devaient s'engager à préserver le bâtiment, la mairie a finalement décidé que, pour en faire un "Apple Store", l'heureux gagnant allait avoir le droit de le détruire, se voyant octroyer en prime une partie de la voie publique autour ! Autre dossier en souffrance : la future (-ex ?) polyclinique Rambot. Commentaire de Guerrera :
"On assiste là aux errements habituels de la municipalité : la vente des "bijoux de famille" quitte à sacrifier le patrimoine aixois et une gestion urbaine ne misant que sur l'étalement alors qu'on en connaît déjà toutes les limites"...
En attendant, voulant faire disparaître autant les bidonvilles que ses occupants, Joissains ne veut
"plus un seul Rom dans [sa] commune", a-t-elle tonné dernièrement dans La Provence, toujours prête à caresser dans le sens des urnes son électorat le plus réac. Généreuse avec la famille et les vieux, sévère avec les gueux, et, attentive, toujours, aux questions immobilières, comment qualifier autrement cette gestion sinon de sarkozyste ?                       Sébastien Boistel
  
NB
:
 J'ai le plaisir de rappeler aux lecteurs du blog et à tous ceux qui me font l'amitié de soutenir ma démarche que mon recours en Conseil d'Etat a été officiellement déclaré parfaitement recevable. Et qu'il est donc bien actuellement à l'instruction par les hauts magistrats. 

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Marine Joissains vue par des lecteurs de Rue89 : du gratiné...
http://www.rue89.com/2012/05/10/aix-en-provence-vous-nous-avez-dresse-le-portrait-de-votre-maire-232062

2 juillet 2012

La méthode Joissains ou... la médiocrité tranquille

joissains bilan cata

Enfin battue à l'élection législative du 17 juin dernier, avec un bonheur nettement plus grand qu'on ne l'espérait, Maryse Joissains s'en est trouvée affligée et s'est déclarée "amère et déçue". Car, a-t-elle dit, "je ne comprends pas... je pensais que les gens auraient reconnu mon bon bilan". Navrant d'avoir des peaux de banane sur les yeux et de vivre à ce point dans l'illusion de mérites immérités.
Au soir de sa déroute, l'ex-députée d'Aix a cru bon de rajouter que
"cette défaite est quelque part un bonus pour la Ville d'Aix et pour ma santé..." et qu'elle allait s'investir à 100% pour la ville. Terrible aveu inconscient d'une mobilisation jusqu'ici à temps partiel pour impossibilité et/ou incapacité à assumer pleinement un cumul de mandats trop lourds.
Son triste bilan parlementaire n'est d'ailleurs pas le seul en cause. Il en est malheureusement de même pour sa politique municipale et communautaire menée en zig-zag depuis onze ans.
Les exemples abondent et ce blog en tient la comptabilité quasi complète depuis belle lurette.
Quelques récentes illustrations fournissent encore la démonstration que la ville est gouvernée sans vision d'avenir quel que soit le domaine concerné. Un coup, on vante un projet, un autre, on recule. Un coup, on décide, un autre, on défait. Un coup, on annonce, un autre, on se déjuge.
Le marché textile du cours Mirabeau.
Après plus de deux ans d'entêtement imbécile et de refus obstiné de prendre en compte les demandes raisonnables des forains du marché textile, Maryse Joissains a fini par concéder la restauration du jour supprimé sur le cours qui avait mis en péril la survie de ces commerçants qui n'exigeaient que de pouvoir travailler le plus normalement possible.
Quel sens lumineux de la concertation !

L'Ecole supérieure d'art.

La municipalité avait fait voter la construction d'un nouvel établissement à côté de la Fondation Vasarely dont les dépenses devaient être amorties par la vente de l'ancienne, sans qu'aucun projet sérieux n'ait été envisagé à sa place. Bingo, la délocalisation a été annulée car le coût des nouveaux bâtiments a été largement sous évalué. Résultat : il est dit maintenant que l'école sera réhabilitée
in situ.
Quel sens expert de la gestion !
L'ancien Office de tourisme.
Le conseil municipal avait décidé de le vendre au privé après mise en concurrence afin de récupérer l'équivalent du coût de construction du nouvel office. Parmi les critères imposés, une condition sans appel : conserver le bâti d'origine. Quelques mois plus tard, une seconde délibération municipale venait modifier la précédente en y introduisant deux surprenants cadeaux : la destruction totale du bâtiment et la vente de l'espace public attenant, au mépris des termes mêmes du cahier des charges du premier appel d'offres qui s'y opposait. Ce qui revenait à favoriser l'acheteur de manière illégale, c'est-à-dire sans nouvelle mise en concurrence à partir d'un cahier des charges remplaçant l'ancien devenu caduc. L'affaire est devant le tribunal administratif.
Quel sens aigu du juridique !
L'exposition Camus et les Rencontres culturelles sur l'Algérie.
Les deux manifestations, l'une prévue dans le cadre de l'année Marseille 2013, l'autre en résonance avec le cinquantième anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, ont été annulées. La première à cause d'un énorme et incompréhensible cafouillage entre les divers partenaires de l'organisation, dont la Ville d'Aix et la Communauté du pays d'Aix, la seconde sur décision de l'adjointe à la culture validée par Maryse Joissains. Et pourquoi ?
"Cette manifestation aurait pu porter atteinte à l'ordre public... Raisonnement étrange alors qu'on n'a jamais entendu le maire mettre en avant pareille prévention pour les nombreuses manifestations culturelles et associatives organisées sur le thème de l'Algérie.
Quel sens pénétrant du discernement !
Dernier point abordé aujourd'hui, un sujet qui m'a été transmis samedi via un commentaire sous un texte faisant partie d'une série d'articles du blog portant sur les projets aixois que j'avais traités et critiqués en janvier dernier. Il s'agit d'une pétition d'opposants à l'ouverture du restaurant "Jardin Mazarin" en plein secteur sauvegardé. C'est bien volontiers que je la relaie ici en bonne place, avec l'accord et sous la responsabilité de son auteur, car elle est complémentaire de tout ce qui précède.
Ecoutons donc notre si cher Paul Cézanne : 
"Celui qui n'a pas le goût de l'absolu se contente d'une médiocrité tranquille." 

Pétition à l'attention de Madame Joissains-Masini

Objet : Protection du Quartier Mazarin 
Madame Le Maire, 
Depuis quelques années, et particulièrement depuis quelques mois, plusieurs établissements à forte nuisance ouvrent leurs portes dans le Quartier Mazarin. 
Le projet de piétonisation du quartier risque d’accentuer ce phénomène. 
Le quartier Mazarin, outre le caractère prestigieux et exceptionnel de quelques hôtels particuliers, est d’abord un ensemble d’urbanisme du 17ème siècle remarquable, connu et admiré dans le monde entier parce qu’il compose un ensemble unique à vocation résidentielle exceptionnel. 
Si la plupart des hôtels particuliers ont été divisés en appartements, ils sont habités par des familles, de toutes catégories sociales, heureuses de vivre dans un site prestigieux ; ainsi, ces hôtels sont entretenus et préservés dans leur identité d’origine et ceci pour le plus grand plaisir des touristes. 
Déjà, certains établissements de la rue Frédéric Mistral ou de la rue d’Italie génèrent des nuisances considérables pour les habitants. 
Vous avez cependant accordé un permis de construire pour la création d’un restaurant, "Le Jardin Mazarin", dans un hôtel particulier à l’angle de la place des Quatre Dauphins. Or, l’installation de sa terrasse en plein dans un jardin privatif en cœur d’îlot bouleverse la quiétude ancestrale de ses habitants. 
Pourtant, vous êtes bien la première à prôner le respect mutuel et l’art du vivre ensemble ! 
Vous avez bien adopté à l’unanimité de votre conseil municipal un projet de règlement de Secteur Sauvegardé qui préconise justement de maintenir et renforcer l’habitat car il est indissociable de l’esprit des lieux d’origine. 
De même, le projet du plan de Secteur Sauvegardé protège les jardins comme éléments indissociables des hôtels particuliers qui les bordent. 
Ainsi, le Tribunal Administratif vient d’annuler partiellement le permis de construire accordé au "Jardin Mazarin" aux motifs de l’illégalité de sa terrasse installée dans ce jardin intérieur, du non respect des règlements d’accessibilité aux handicapés et aux règles de sécurité incendie. 
Depuis l’ouverture du restaurant, des riverains ont déjà déménagé, les handicapés ne peuvent pas y accéder, des risques d’incendie peuvent survenir à tout moment, des riverains souffrent de troubles de sommeil avec des graves retentissements sur leur santé ; ils subissent aussi les nuisances des odeurs dans les appartements, des poubelles dans la rue, des livraisons anarchiques. 
Nous vous demandons, Madame Le Maire de faire respecter la Loi et d’interdire l’exploitation du restaurant illégal "le Jardin Mazarin".
Nous vous prions d’user de vos pouvoirs de police pour que les tapages et nuisances des établissements existants soient punis ; de contraindre les exploitants à respecter la Loi tant au regard des nuisances qu’ils créent que des occupations sauvages du domaine public ou privé qu’ils s’octroient impunément. 
Nous vous suggérons, par ailleurs, qu’une réflexion approfondie soit menée, en liaison avec les habitants, les services du Patrimoine du Ministère de la Culture, les associations pour définir les mesures à prendre pour éviter que le Quartier Mazarin ne se transforme en centre de restaurants et de boîtes de nuit. 
Ce quartier vit depuis quatre siècles grâce à la persévérance et à l’amour de ses habitants, il ne faudrait pas, Madame, que vous portiez la triste responsabilité de l’avoir dénaturé. 
Les restaurations prestigieuses des quelques édifices auxquelles vous avez efficacement contribué ne suffisent pas, à elles seules, à protéger ce quartier. 

"Projets aixois : Joissains, maire sans boussole" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/01/11/23216925.html

29 juin 2012

Quand la presse exécute un portrait de Joissains...

joissains portrait couleur - Copie

La politique et le personnel politique de chez nous vus de Paris. Mercredi, Le Nouvel économiste a publié un article brossé à la façon d'un tableau qui ne révèlerait quelques-uns de ses mystères qu'après avoir gratté la crasse accumulée au fil des siècles sur le vernis de la peinture. Apparaît alors une sorte de mosaïque aux mille facettes composant au final le paysage caché. 
Le style de l'article est enlevé et on ne peine pas à le parcourir avec curiosité d'un bout à l'autre. A chaque paragraphe, son coup d'estoc. Et il y en a beaucoup. Et pour tout le monde : les Joissains, Medvedowsky, Guérini, Aix, Marseille, la lumière et l'ombre, le brillant et le glauque. 
Des Aixois trouveront peut-être que ce récit ne reflète pas forcément l'image qu'ils se font de leur ville. On peut toujours chipoter sur telle ou telle manière de présenter les choses. Mais, difficile de contester les faits car tout ce qui y est décrit colle finalement à la réalité. Allez, bonne découverte... 

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Cours, Mirabeau ! Le Vieux-Port est derrière toi
Publié le 27 juin 2012 Par Pierre-Louis Rozynès
(Les inter-titres sont de moi)

Aix-en-Provence, ses rues étroites, ses boutiques de luxe, ses platanes, ses étudiantes, ses calissons d’Aix… Ne vous y fiez pas
Parfois, une ville finit pas ressembler à son maire. Marseille ment avec l’accent, on donnerait à Lille le Bon Dieu sans confession, Paris semble avoir fait la fête hier soir et Aix-en-Provence est maquillée comme une voiture volée.
Les vies sont des romans d’inégale valeur. Celles du personnel politique aussi. Les vies d’énarques sont ennuyeuses comme la pluie. A Aix-en-Provence où il pleut peu, il y en aurait bien un qui aurait un peu d’intérêt. C’est le leader socialiste local. A l’heure où je vous parle, il sort de chez le juge Duchaine, signe qu’il appartient, ou devrait-on écrire, appartenait, à l’élite départementale. Il jure qu’on n’a rien à lui reprocher. Si d’aventure la politique l’abandonnait, il pourrait toujours compter sur le business pour tenir son train de vie.
A Aix, tout commence cours Mirabeau. En cinq cents mètres tout est dit. C’est les Champs-Elysées et Saint-Germain à la fois. Tout est à quelques jets de pierre de là. A Aix-en-Provence, il y a un institut d’études politiques où l’on n’évoque pas certains sujets. Pas de cours sur les dynasties politiques. Pourtant, cette réalité si méditérranéenne mériterait un enseignement à part entière.
A cent mètres de là, à la mairie, on croiserait la maire actuelle, Maryse Joissains, et son mari, ancien maire condamné pour avoir fait faire des travaux dans la maison de son beau-père avec des fonds destinés à la construction d'un établissement scolaire, et aussi leur fille, qu’ils ont mise adjointe à la culture et sénatrice. On pourrait creuser plus profond mais la maire est procédurière. La meilleure biographie des Joissains est un article, et encore s’arrête-t-il en 2006. Or, le meilleur semble encore à venir.
Cet article a valu à Maryse Joissains, qui déteste les rouges, de devoir faire un chèque à Claude Perdriel, en qualité de directeur de la publication du Nouvel Obs, un journal qu’elle ferait bien interdire si elle en avait le pouvoir. Faire un chèque d’excuse à un milliardaire rose, quelle punition !
L’article racontait la saga des Joissains et fourmillait d’anecdotes de favoritisme, d’anticommunisme, de populisme, de psychisme et son titre s’interrogeait : “Est-elle à la hauteur ?” A la hauteur de quoi, d’abord ? Vue de Paris, évidemment, elle détonnait déjà avec ses airs de poissonnière. Elue par accident en 2001, elle achevait son premier mandat sous les quolibets.
Le maire précédent était un filleul de Gaston Defferre. Il était fade mais n’avait pas démérité, il avait lancé de grands travaux et abordait son nouveau mandat avec la nonchalance du favori. Patatras. Trois listes à droite, dont celle de Maryse. Elle fit l’union avec un UDF BCBG et le FN, leur promit des postes, des délégations. Ils la crurent, elle leur reprit ce qu’elle leur avait accordé au gré de ses colères et les Joissains reprirent en main la ville qu’Alain, son mari, avait dû céder après sa condamnation et leur descente aux enfers.
Les Joissains à la manœuvre
Alain et Maryse étaient des jeunes loups du Parti radical. Parti de rien, il s’était mis dans la roue de JJSS et avait remporté, auréolé de cette modernité, les municipales de 78. Patatras, il avait été un des premiers élus à se faire prendre la main dans le pot de confiture. Sa déchéance n’en fut que plus douloureuse. Son beau-père, auquel il avait offert quelques travaux d’agrandissement de sa villa, s’en suicida d’un coup de fusil et les Joissains ruminèrent quinze ans une vengeance que personne ne vit venir.
Cette petite sous-préfecture, dont la population a triplé en cinquante ans, avait impérativement besoin de s’étendre. Elle ne respirait plus. Un cours qui encerclait la vieille ville faisait office de périphérique au-delà duquel s’étaient posées les facultés et des résidences pour les cadres et profs qui affluaient. Vivre à Aix était du dernier chic. Marseille commençait à sentir la racaille et le renfermé depuis la fin des colonies, et puis ce n’était pas une ville pour intellectuels, surtout ceux de la fonction publique aux congés à rallonge, qui prirent goût à cette Provence ombragée teintée de culture pour touristes et qui grillonne l’été.
Oui, Aix-en-Provence est une ville cultivée. Mais une culture de profs et d’avocats, de fonctionnaires et de professions libérales, d’étudiants en sciences humaines happés par la fainéantise provençale. Si le campus d’Aix fait battre 50.000 petits coeurs d’étudiants (un tiers de la population aixoise), on n’y fomenta jamais la moindre révolution. Aucun repaire gauchiste à Aix-en-Provence, pas plus hier qu’aujourd’hui. Tout juste peut-on noter qu’elle détient le record de la plus longue grève (trois mois) lors de la réforme du statut des universités.
Traditionnellement, les amphis sont plus durs à remplir que les bars ou les salles du centre-ville qui passent les films en VO. On a compté jusqu’à cinq grandes librairies de haute tenue dans cette ville où la Fnac ne s’est posée qu’il y a sept ou huit ans. Quelques hôtels particuliers transformés en musées, des vieilles pierres à en revendre, un festival d’opéra l’été, un cours Mirabeau pour se pavaner et assez de boutiques de mode et de luxe pour vivre en autarcie. D’ailleurs, les Marseillais s’habillent à Aix. C’est leur centre commercial de luxe à ciel ouvert, le centre-ville qu’ils n’ont pas.
Mais qu’on ne s’y trompe pas, si Marseille a besoin d’Aix, Aix se passerait volontiers de la tutelle administrative de Marseille. Tout les a toujours éloignées. D’abord historiquement. Si elles sont à dix minutes d’autoroute (à 200 à l’heure en pleine nuit, une heure en pleine journée) l’une de l’autre, elles n’ont pas le même ADN. Marseille a été fondée par des marchands grecs et l’est toujours restée, elle n’est jamais allée au-delà des collines qui l’encerclent et, croit-elle encore, la protègent. Aix a été fondée par des Romains mais 2.500 ans plus tard, c’est une ville d’eau paisible qui n’aspire avec un égoïsme assumé qu’à la qualité de sa vie.
Tout y est argent. Le commerce prospère, les bars prospèrent, les boîtes de nuit prospèrent, les restaurants pullulent, les touristes se pressent.
Maryse Joissains hystérisée
Picheral (“Piche”), socialiste moustachu et bon bourgeois, a entamé les travaux nécessaires à son expansion. Ces vingt dernières années, de nouveaux quartiers sont nés, tous du même ocre lassant jusqu’au nouveau quartier d’habitation et de commerce du centre-ville, une sorte de “Domaine des Dieux” dans le prolongement du cours Mirabeau, avec H&M et Darty au rez de chaussée. Une belle opération immobilière.
D’ailleurs, à Aix, tout n’est qu’immobilier et si “Maryse” tient depuis qu’elle a battu “Piche” et “niqué” ses propres alliés UDF, c’est qu’elle répond aux intérêts de plusieurs électorats : elle protège les commerçants, rassure les petits bourgeois et les vieux, et tamponne les papiers de la haute, celle qui fait des affaires. Que demander de plus ?
Sauf qu’aux prochaines municipales, si Aix vote toujours par intérêt, celui-ci pourrait être d’avoir un maire de la même couleur que les tenanciers des conseils régional et général, de la communauté urbaine de Marseille et, accessoirement, du gouvernement. A Aix, on n’a jamais eu la même passion qu’à Marseille pour la politique, à part chez les Joissains.
Hystérisée par la victoire socialiste à la présidentielle, elle avait demandé l’invalidation de l’élection de Hollande et s’était fait publiquement remettre à sa place. La semaine suivante, elle éructait vingt minutes durant dans une interview vidéo à un site local qui a fait les délices d’Internet. Avec elle, le public parisien découvrait une Morano puissance mille mais sa chance, c’est que le théâtre politique méridional ne soulève même plus un sourcil.
C’est une vue parisienne de croire que les dérapages répétés de “Maryse” entraînent les Joissains dans un mur électoral. Une dynastie qui réussit est celle où l’on sait passer la main. Dans son genre, Maryse est une star qui prend de l’ampleur avec le temps. Elle claque la bise et tutoie, inaugure à tour de bras et traîne cette vulgarité de ceux qui ne savent pas et osent donc tout sans le savoir.
A Aix, tout le monde l’appelle “Maryse”, d’abord pour oublier qu’elle s’appelle Joissains, nom maudit même si la moitié de la population est arrivée après “l’affaire”, et aussi parce qu’elle est maire et maman.
Elle est comme ça, excessive en tout. Même dans sa vie familiale. Alain, le maire maudit, vit sa vie mais fait le dircab (ce qui lui a valu une condamnation pour rémunération dont le montant a été jugé administrativement exagéré) ; tout le monde vit ensemble, fait la roue quand tout va bien ou forme la tortue quand tout va mal. On ne peut être dynastique si l’on n’est pas tribal. Et en ce moment, tout va-t-il si mal pour les Joissains, ces Borgias (ambition et transgression) de la politique méditerranéenne ?
Maryse est fatiguée. La grande croix qu’elle porte ostensiblement ne soulage pas son esprit et son échec aux législatives l’a mise dans tous ses états. 
"Les prochaines municipales seront sanglantes"
Elle veut faire élire sa fille, Sophie, son double paraît-il, une gravure de mode à la moscovite, blonde platine, cheveux ras. Elle est déjà sénatrice depuis 2008. Un cadeau que Maryse a arraché à Gaudin qui la prend pour une femme vulgaire mais fortiche, avec laquelle il faut mieux composer parce qu’elle est capable de tout.
A Marseille, en 2008, de son côté, Guérini, au faîte de sa toute-puissance, avait fait une sénatrice lui aussi, Samia Ghali. Même génération de quadras dont on entendra reparler et qui fréquentent peu le Sénat mais connaissent la tambouille politique.
Le lien principal entre Aix et Marseille est judiciaire. La cour d’appel est à Aix. Tout ce qui est jugé à Marseille y est rejugé. Le palais de justice est juste derrière le cours Mirabeau, c’est l’ancienne prison qui a été transformée.
Même pour ses repris de justice, Aix n’a pas besoin des Baumettes, elle a la prison de Luynes, toute moderne et toute proche des autoroutes, à mi-chemin d’Aix, de Marseille, de l’aéroport et de la gare TGV. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si les truands d’envergure se sont souvent installés dans ce coin discret, nulle part mais tout près de tout. Francis le Belge y avait sa villa, avec stand de tir au sous-sol que font parfois visiter ses propriétaires luxembourgeois. Plus récemment, les Barresi y avaient même le siège de leurs petites entreprises qui faisaient tant d’affaires avec les politiciens corses de Corse ou de Marseille.
Jusqu’ici, l’affaire Guérini et les tueries marseillaises entre Corses n’avaient pas écorné l’image d’Aix. Pourtant, les connaisseurs savaient que les brasseries appartiennent à des calibres du grand banditisme. Ils savent que si un juge s’intéresse de trop près un jour au plateau de l’Arbois, c’est tout le personnel politique du nord des Bouches-du- Rhône qui risque de finir entre deux gendarmes.
Trente kilomètres de sièges sociaux, de villes champignons, de taxes et de détaxes, de foncier, de POS, de PLU qui ont valu à Alexandre Medvedowsky, l’énarque socialiste de tout à l’heure, quelques soucis.
Toujours côté gauche, Olivier Ferrand, le cerveau du think tank Terra Nova, élu député contre toute attente du côté de Salon-de-Provence, raconte qu’il sera ministre mais pas avant 2014. Ce sera alors son suppléant qui deviendra député, s’il n’a pas été inquièté d’ici là. Etc., etc. Jusqu’au probable candidat PS aux municipales à Aix. C’est l’homme qui vient de voler à sa mère son siège de député. Parti en campagne pour perdre avec les honneurs, il se retrouve avec la vague rose en position de force pour ravir la mairie. C’est un pur apparatchik mais avec une bonne tête de cadre sup, pas d’accent, ce qui est parfois reposant. Il est maire d’un petit bled au nord d’Aix un peu étroit pour lui et patron de la fédération socialiste du département et à ce titre, c’était l’un des guérinistes les plus zèlés jusqu’à il y a peu.
Que Sophie la Moscovite ou Ciot l’apparatchik soit élu, on regrettera Maryse pour le spectacle. Elle seule est capable d’accueillir VS Naipaul, tout juste prix Nobel de littérature, d’un claquement de baiser et d’un
“bonjour bonjour, ne vous dérangez pas pour moi, je viens juste vous dire que je suis très heureuse de vous accueillir dans notre bonne ville qui aime tant la culture et que si je ne vous ai pas lu, mes assistants m’ont dit que ce que vous écriviez était très bien alors bonne continuation, je file remettre le prix du livre provençal”.
Le problème avec “Maryse”, c’est qu’elle a de la Provence la sensibilité d’un santon qui empesterait la lavande et serait empaqueté dans du tissu Souleiado. Une ville ressemble toujours à son maire.

25 mai 2012

L'ex-directeur de Medvedowsky mis en examen

medve ravi de platre avril 2012 ravi 95 - CopieNouveau joli bond en avant dans l'enquête du juge Charles Duchaine sur divers dossiers de l'Arbois, établissement public dont le principal financeur est le conseil général des Bouches-du-Rhöne.
On s'en souvient, après une série de perquisitions menées sur le site de l'europôle aixois, une dizaine de personnes avaient été entendues les unes après les autres, mi-mars.
Parmi elles, Alexandre Medvedowsky, président de l'europôle, Olivier Sana, actuel directeur, et Jean-Louis Jaubert, son prédécesseur.
C'est précisément ce dernier qui, après une garde à vue de 48 heures, a donc été mis en examen ce jeudi pour "atteinte à la liberté d'accès et à l'égalité des candidats dans les marchés publics"
Comme le rappelle aujourd'hui La Provence, cette nouvelle mise en examen porte sur l'attribution et l'exécution d'un marché confié à une entreprise de BTP contrôlée par le grand banditisme.
(Lire aussi mon autre article de ce jour sur un autre protagoniste lié aux frères Guérini)

logo leravi
Le Ravi de plâtre d'avril pour... Alexandre Medvedowsky

Chaque mois, le mensuel régional décerne son ravi de plâtre. En avril, c'est Alexandre Medvedowsky qui l'a décroché.
La saga judiciaire "Guernica" qui colle aux basques de Jean-Noël Guérini et d'une partie du PS des Bouches-du-Rhône vient d'accoucher d'un nouveau personnage. Cette fois, le casting est aixois, en la personne d'Alexandre Medvedowsky.
Ce haut fonctionnaire, associé d'un influent cabinet d'intelligence ESLNetwork, candidat malheureux par deux fois à la mairie d'Aix-en-Provence - en 2008 et 2009 lors d'élections partielles - est également président du technopôle de l'Arbois.
Entendu courant mars par les douaniers marseillais, les enquêteurs et le juge Duchaine semblent s'intéresser à la gestion de cet établissement public financé par le Conseil général et la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix.
En novembre dernier, le Ravi pointait déjà les relations ambiguës de l'énarque avec Alexandre Guérini et les soupçons sur le rôle de ce dernier dans les deux investitures municipales successives de "Medve". Des soupçons aujourd'hui étayés par plusieurs articles de La Provence ainsi que par la publication d'écoutes téléphoniques sur marsactu.fr.
En renonçant à la promotion d'un de ses collaborateurs à la tête du technopôle, les Guérini's Brothers auraient facilité son investiture de 2009. Des accusations qui n'ont pas du tout plu à l'intéressé qui, dans un commentaire publié sur le site d'information marseillais, annonce la saisie du procureur "de ces faits constitutifs d'un délit contre ceux qui veulent porter atteinte à mon honneur". "Medve" juge le scénario "absurde", estimant "naturel et "logique" d'avoir été investi après avoir mené campagne un an plus tôt. Même après l'avoir perdue... C.C.

"Les Guérini, Medvedowsky, Mennucci et Muselier..." :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/03/14/23754663.html

"Alex Guérini et Alex Medvedowsky en connivence ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/03/21/23816450.html

"Medvedowsky récuse toute connivence avec Guérini" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/03/23/23832848.html

18 mai 2012

Hollande : Mon gouvernement, c'est maintenant !

hollande gouvernement
(Clic sur l'image pour agrandir)

Obsédé compulsionnel et permanent de la culture du chiffre, Nicolas Sarkozy s'était enquis aussi, martelait-il, de vouloir noter ses ministres tous les trois mois. Face à l'ineptie de la mesure, il avait vite abandonné sa trouvaille et ne s'en était plus gargarisé. Et on a vu le résultat : frasques diverses, suspicions, mises en examen, démissions. Pour la gaudriole, on pourrait même s'étonner de comment il se fait que certains soient encore en liberté. François Hollande en a judicieusement tiré toutes les leçons. Dès hier donc, pour son premier conseil des ministres, il a fait signer à chaque membre une charte de déontologie.
Son contenu vient en expliciter en quelque sorte le vade mecum que chacun doit avoir en tête en permanence tel un aide-mémoire, un règlement intérieur ou un rappel à loi. Ce n'est pas inutile sachant que, si les sanctions encourues en cas de manquement ne sont pas énoncées dans ce document, l'arsenal juridique est plutôt bien fourni pour les faire appliquer.
D'aucuns y verraient déjà comme une marque déplacée d'infantilisation. Au regard de toutes les magouilles et de toutes les inconduites révélées au cours des années passées, on ne peut, bien au contraire, que se féliciter que l'obligation d'éthique soit affirmée au vu et au su de tous dès le premier jour du quinquennat.
Même si personne n'est jamais vraiment sûr d'être à l'abri de commettre un jour un impair, parce que la nature humaine est ainsi faite, cela pourra sans doute éviter d'avoir à réparer les dommageables et détestables conséquences en tous genres qui grangrènent la vie politique et publique.
J'ai observé la composition du premier gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Au-delà même des personnalités qui le composent, je trouve que François Hollande a bien respecté ses engagements de campagne en termes de la vision qu'il se fait de l'Etat et des objectifs politiques qu'il se propose de mettre en œuvre.

taubira ministre 

En dehors du devoir d'exemplarité, deux priorités ont particulièrement retenu mon attention : l'éducation et la justice. La première parce qu'elle a été au cœur de ma vie professionnelle et que je sais donc que l'école est à la base de tout. La seconde parce qu'elle est la condition essentielle inhérente à la République, celle qui permet de traiter les citoyens en êtres égaux devant la loi, en droits et en devoirs.
C'est pourquoi j'éprouve un sentiment de satisfaction de voir que le ministère de la justice a été attribué à Christiane Taubira, une femme qui saura se faire respecter et qui est une garantie de premier ordre pour donner à la justice un visage humain.
J'ai eu l'occasion de le relater ici à plusieurs reprises, mon engagement politique et ma vie d'élu local m'ont amené à rencontrer Christiane Taubira. D'abord, en 2002, lorsqu'elle était la candidate du Parti radical de gauche à l'élection présidentielle. Puis, en 2004, lors d'une conférence qu'elle était venue donner à la salle des Etats de Provence en mairie d'Aix-en-Provence sur le thème "les femmes et la laîcité" devant un public nombreux et conquis par sa finesse d'esprit, sa culture, son énergie et son art oratoire.
Son caractère bien trempé ne peut et ne pourra laisser personne indifférent. Avec la nomination méritée de Christiane Taubira à cet éminent poste de combat, je me délecte à l'avance des querelles idéologiques et habituellement virulentes que les Eric Zemmour et autres extrémistes de droite ne manqueront pas de lui faire dès qu'elle aura investi pleinement sa fonction. Connaissant son goût pour la riposte calibrée, je suis convaincu que ses réponses sauront alors les remettre à leur place. Bonus, du coup, l'exercice aura pour conséquence de faire apparaître la pertinence républicaine de son action.
PS : Bonheur. Comme il est reposant de ne plus voir la tête de Nicolas Sarkozy tous les jours sur tous les écrans !

Le départ du couple Sarkozy vu par les Guignols
(Clic sur les images pour agrandir)
sarko depart 1sarko depart 2

Christiane Taubira : Le respect de la République :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/01/31/3856638.html

Christiane Taubira à Aix en 2004 : "Les femmes et la laîcité" : 
http://www.observatoirelaicite13aix.org/pdf/taubira_femlaicite.pdf

Le parcours de Christiane Taubira :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Christiane_Taubira

Le blog de Christiane Taubira sur Mediapart :
http://blogs.mediapart.fr/blog/christiane-taubira

La charte de déontologie des membres du gouvernement
(à lire plein écran, bouton rectangle en bas à droite)

Portrait de Christiane Taubira, ministre de la justice


En 2007 déjà, les réactions déchaînées d'Eric Zemmour...


8 mars 2012

Sarkozy dans la tempête, Hollande dans la conquête

sarko pinocchio

L'artillerie lourde est de sortie. La campagne électorale est lancée, rythmée par le matraquage de sondages quotidiens. Dans 59 jours, la France aura son nouveau président de la République.
Les candidats sont partout, dans les médias, dans les meetings et sur le terrain. Mais il n'est pas toujours aisé de trier le vrai du faux dans leurs déclarations. Les coups d'esbroufe ne sont jamais loin. La vigilance est donc de mise pour qui veut se faire l'idée la plus juste sur les propositions et les actes.
Pour le sortant Nicolas Sarkozy, c'est l'heure tragique du bilan. Pour le postulant François Hollande, c'est le temps attendu de la conquête. Pour les autres candidats, c'est le moment espéré d'un score honorable ou redouté d'un score minable.
En l'état des tendances actuelles, il semble bien se profiler un duel final classique droite gauche. Mais à ce stade, rien n'est encore joué, une élection présidentielle réservant souvent son lot de surprises imprévisibles.
Sans mystère, ce blog se veut résolument de gauche et n'a jamais revendiqué une fausse neutralité. Aujourd'hui encore, l'auteur propose d'aller jeter un œil sur des éléments concernant le quinquennat finissant, des éléments qui peuvent avoir leur importance pour cerner les enjeux de l'élection. Ensuite, à chacun le soin de se forger son propre jugement sur ce qu'il conviendrait d'en déduire.

(Clic sur les images pour agrandir)
PS bilan sarko dettes part 1PS bilan sarko dettes part 2

D'autres infographies tout aussi intéressantes
et notamment celle sur "5 ans de scandales" :
http://www.parti-socialiste.fr/riposte/infographies

Le bilan de Nicolas Sarkozy vu par L'Express :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/dossier-nicolas-sarkozy-le-vrai-bilan-2007-2012_1075283.html

sarko pole emploi
 

7 juin 2012

Christian Kert et Marine Joissains, pas si différents

circo 11e aixAix compte deux députés. Cependant, si l'un ne ressemble pas tout à fait à l'autre dans la manière de faire, leurs choix politiques ne diffèrent pas.
Christian Kert est du genre courtois et a plus travaillé que Marine Joissains qui a battu des records réguliers de vulgarité, d'absentéisme et d'inactivité.
Leur fardeau, c'est qu'il sont tous les deux de droite et qu'ils ont défendu et voté toutes les lois, même les pires, de Nicolas Sarkozy et François Fillon réunis.
Il est donc logique de les voir se démener et mener campagne pour leur réélection sous le même sigle de l'UMP. En ce moment, on les voit d'ailleurs souvent ensemble dans les manifestations et sur les estrades. Et on les entend se congratuler et se soutenir l'un l'autre. Et, bien sûr, déclarer la main sur le cœur s'apprécier pour leur grand courage mutuel. La bonne blague !
Les connaissant parfaitement tous deux, je puis révéler qu'en privé Kert a parfois été gêné aux entournures par les loufoqueries et les outrances de Joissains. En retour, cette dernière a un intérêt particulier à afficher un semblant d'unité avec son collègue, histoire de se refaire une moralité. Le malheur pour elle, c'est que les renommées ne sont pas transférables.
Et puis de quelles renommées s'agit-il, s'il vous plaît ? Après les déclarations tordues de sa collègue sur François Hollande, le député n'a pas été en reste pour approuver la dérive. "Le chef doit assumer toutes les responsabilités, même celle de rompre la monotonie du quotidien. Et ça, Maryse sait très bien le faire."
Mais, aujourd'hui, revenons plus précisément à Christian Kert lui-même. Le député se présente souvent comme centriste et humaniste, au motif qu'il a débuté à l'UDF. Mais, c'était il y a longtemps, c'est prescrit, dirais-je. Sous ses airs d'urbanité, le député aux cinq mandats ne manque pas de voter des textes discutables. Trois exemples.
Un, après avoir déclaré qu'il ne voterait pas la loi de Sarkozy dite réforme des collectivités territoriales, il a fini par apporter sa voix sans barguigner.
Deux, il a fait la paire avec son collègue député Richard Mallié pour pousser au travail dominical.
Trois, il est surtout l'auteur de l'amendement controversé voté en 2004 sur "le rôle positif de la présence française outre-mer, notamment en Afrique du nord, et accordant à l'histoire et aux sacrifices des combattants de l'armée française issus de ces territoires la place éminente à laquelle ils ont droit".
Vous le voyez le message subliminal électoraliste ? Il va dans le même sens que cette présence de Kert ces jours-ci aux côtés du candidat UMP d'Arles, Roland Chassain, une présence destinée à lui apporter son soutien lors d'une réunion publique. Or, le lendemain, ce candidat tractant en compagnie d'un transfuge du FN, Stéphane Durbec, a clairement déclaré dans le journal Minute (!) qu'il était pour un dialogue avec l'extrême-droite et qu'il se désisterait pour le candidat FN si lui-même n'était pas au second tour. "Je suis plus proche de Marine Le Pen que du PS. Si Mme Laupies est en mesure de gagner, il n'y aura pas de front républicain. Pour moi, c'est tout sauf Vauzelle !", a-t-il éructé.
Sur la profession de foi que les électeurs de la 11e circonscription ont reçue hier et sur son matériel de propagande, le député sortant Kert décline tous les clichés que l'UMP a déversés pendant la campagne présidentielle et qu'il n'est nul besoin de reproduire ici.
Ma conclusion est simple. La gauche au parlement, c'est maintenant !
NB : La candidate de la nouvelle majorité présidentielle est Gaëlle Lenfant déjà en course en 2007.

Les cabrioles de Bruno Genzana

Depuis le découpage de la 11e circonscription, il voulait être le candidat du Nouveau centre se faisant fort d'éjecter Christian Kert. Marine Joissains avait passé un accord pour l'aider. Bruno Genzana y a cru. Il a perdu. Et que fait-il depuis cette nouvelle baffe ? Il a repris ses critiques contre elle. Il s'est ostensiblement montré aux côtés de Michel Boulan, membre de l'UMP, qui se présente en quasi dissident sous l'étiquette du NC dans la 14e.
Son autre prétexte est qu'il condamne les propos scandaleux et trop droitiers de Joissains : "Elle fait courir un grand risque à la droite aixoise. Je soutiens Boulan qui offre une alternative crédible et courageuse à ceux qui partagent nos valeurs". Ah bon ? Quelles valeurs ?
C'est le moment de ressortir des archives. N'est-ce pas lui qui, jusqu'en 2008, avait constitué au conseil général un groupuscule d'élus intitulé "Agir pour le 13" qui a recyclé l'ancien maire FN de Marignane Daniel Simonpieri ? Et le voilà maintenant déguisé en roquefort qui dit au camembert "tu pues". Nauséabond !

Les faits sur Genzana :
http://felina.pagesperso-orange.fr/doc/extr_dr/simonpieri_recyclage.htm

"Kert canarde Genzana qui veut lui piquer sa place" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/11/24/19688228.html

"La Provence renvoie Kert à ses aigreurs" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/11/26/19706294.html

Sondage TNS/Sofres/NouvelObs du 2 juin 2012
sondage legislatives

5 juin 2012

L'ami Jacques-Maurice Lengrand s'en est allé

Lengrand Jacques 

Jacques-Maurice Lengrand était un homme respecté par tous et l'ami de beaucoup. Il vient de s'en aller avec la discrétion qui avait toujours été la sienne.
En regardant maintenant en arrière, une pensée évidente s'impose à moi. Je me dis que cela aura été une vraie chance et un immense bonheur de le connaître, de travailler avec lui et d'apprécier sa personnalité, sa grande culture, ses multiples talents et ses engagements.  
Jacques était natif de Blida en Algérie où il avait travaillé dans l'entreprise familiale spécialisée dans les transports. Il avait assuré la charge de l'héritage mais en avait été dépossédé lors de la décolonisation.
Plus jeune, il avait auparavant servi là-bas comme lieutenant commandant des troupes aéroportées, ce qui lui valut d'être blessé. Il rejoignit ensuite la France et s'installa à Aix comme beaucoup d'autres pieds-noirs. Il évoquait souvent sa vie de l'autre côté de la Méditerranée mais, il devenait pudique, sans doute pour retenir des colères, lorsqu'il s'agissait de narrer certains épisodes militaires.
Après avoir embrassé la carrière d'enseignant, à l'ouverture de l'IUT d'Aix-en-Provence en 1974, il en devint le premier directeur, un directeur hautement estimé par tous qui contribua avec efficacité à son développement. Il en sortit avec le titre de Professeur honoraire de l'Université de la Méditerranée.
Jusqu'en 2011, inlassable, il faisait d'ailleurs encore partie du comité de soutien pour la création de l'entité unique d'Aix-Marseille Université.
En parallèle, et jusqu'à ces dernières années, il avait eu à cœur de s'investir dans l'Institut méditerranéen des transports maritimes. L'expert en logistique qu'il était ne cessait d'être sollicité en de multiples lieux. Il ne se dérobait jamais. Ses activités liées à sa connaissance du monde des transports l'ont amené à effectuer de nombreux déplacements internationaux pour des colloques ou des conférences au plus haut niveau.
Fort de sa longue et riche expérience, Jacques a même été co-auteur de plusieurs ouvrages pointus sur les transports et les stratégies logistiques pour la maîtrise des flux physiques de marchandises. Sa réputation l'a également amené à alimenter des travaux ministériels.
Je le questionnais souvent sur ses thèmes de prédilection et il répondait toujours avec grâce à mes curiosités.
Jacques fut un ami de confiance, fidèle et loyal, du maire Jean-François Picheral qui en fit son adjoint aux transports et à la circulation et son président de l'Agence d'urbanisme du Pays d'Aix pendant douze ans, de 1989 à 2001.
Je l'ai personnellement vraiment côtoyé de plus près à partir de l'année 1995 et de manière plus régulière encore entre 2001 et 2008 dans l'opposition municipale au titre de laquelle nous étions tous deux membres des commissions d'appel d'offres et de délégation de service public, moi comme titulaire, lui comme suppléant de la première, et inversement pour la seconde. Nous avions aussi pris l'habitude de nous concerter pour la préparation des séances du conseil municipal où devait se discuter le budget annuel.
Ces quelques évocations ici succintement réunies montrent, si besoin en était, que Jacques aura vécu plusieurs vies, toutes avec passion et professionnalisme. Il avait cependant la malice du sage qui sait prendre du recul sur les événements. Son langage était celui de la courtoisie, de l'élégance et de l'humour. Mais il ne fallait pas trop le chercher au risque de se voir décocher quelques piques grinçantes dont il avait le secret.
Le 14 juillet 2001, nous l'avions unanimement félicité lorsqu'il fut promu au grade de chevalier de la Légion d'honneur au titre du ministère des transports en tant que "directeur de recherches honoraire, avec 41 ans d'activités professionnelles, de services civils et militaires".
Nous l'accompagnerons demain mercredi pour saluer sa mémoire en toute amitié. 

2 mai 2012

Ce soir, Hollande et Sarkozy enfin face-à-face

sarko hollande combat 

Le débat de ce soir est attendu et sera largement suivi. Mais il est convenu de dire que les duels télévisés avant le second tour ne changent pas grand-chose aux intentions de vote, pas plus que les meetings d'ailleurs, Jean-Luc Mélenchon en sait quelque chose.
Pour qui se souvient encore des précédents débats présidentiels, il s'agit plus d'un spectacle d'arène dont chaque camp pensera que son champion a forcément été le meilleur.
Mais, ce qui est toujours très intéressant à observer, c'est que, même préparée dans ses moindres détails, la confrontation se déroule en direct et, dès lors, aucun des deux candidats n'est à l'abri d'un lapsus, d'une faille, d'une perte de sang-froid, d'un écart de conduite, d'un croche-pied ou même d'une énormité sans nom proférée par l'adversaire. Alors, à nos écrans !

sarko hollande duel

4 juin 2012

Le Ravi de juin déshabille les candidats...

une ravi 97A la veille de ce premier tour des législatives, le numéro de juin du Ravi est celui qu'il faut se procurer, tout de suite. Comme le résume l'accroche de sa grande enquête (neuf pages), "le Ravi déshabille - âge, sexe, profession, bilan... - les députés sortants et les candidats à leur succession". Le mensuel appuie là où ça fait mal : les champions du cumul, les pros de la politique, les héritiers, les parachutés, les arapèdes, les cancres, la palme du parti anti-parité, les ratages de la diversité... Un régal d'analyses fouillées et décalées et un festival de coups de griffe qui laisseront des traces. On l'aura compris, cette parution fait la part belle à la politique et enjambe le second tour. Pour le reste, ce Ravi ne délaisse pas pour autant ses autres rubriques : brèves, échos de communes de la région, portraits, interviews, annonces et dessins. A ne pas rater non plus le tour d'horizon des casinos dont celui d'Aix.
Alors, faites vos jeux. (Clic sur l'image)

Le sommaire du n° 97 de juin :
http://www.leravi.org/spip.php?article1310
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

31 mai 2012

Marine Joissains roule droit vers l'extrême-droite

joissainsNicolas Sarkozy battu. On ne l'entend plus, on ne le voit plus. Et on s'en aperçoit ! Quel repos pour les yeux et les oreilles ! 
Dans 10 jours, plus exactement dans 17 jours, le bonus serait de réserver le même sort à l'encore députée Marine Joissains.
Car, après tout, en voilà au moins deux qui se ressemblent pas mal par les comportements démagogiques, les bouffonneries permanentes et les discours extêmes. (Voir gag plus bas)
Mardi, au début du conseil municipal, Joissains a franchi un autre pas vers le gouffre.
L'opposition avait en effet décidé de poser une question orale liée aux propos outranciers et indignes du maire au soir même de l'élection de François Hollande. A la demande d'excuses de la gauche, Joissains a refusé de répondre, validant de fait ses propos délirants ternissant l'image et la renommée d'Aix, des propos qui ont suscité de très nombreux commentaires négatifs sur notre ville dans toute la France. 
En signe de condamnation, l'opposition a logiquement décidé de quitter la salle du conseil. L'équipe de Joissains s'en est réjouie en applaudissant et en ricanant de manière aussi imbécile que peu respectueuse. Quelques-uns de ses supporters garnissant les bancs du public ont lancé des apostrophes au moment du départ des élus sans que Joissains n'empêche un instant la claque de manifester alors que le maire seul détient le pouvoir de faire respecter l'ordre aux séances du conseil.
Joissains n'en est pas à son premier essai. Dès lors, la question qu'il convient de se poser est la suivante. Comment admettre que ce type de dérives farcesques puisse durer encore longtemps ? Et bien voilà, les législatives vont permettre d'y mettre un premier coup d'arrêt. En tout cas, espérons-le.
Après ce temps, arrivera enfin celui de l'élection municipale qui pourra parachever le boulot en chassant aussi Joissains de la mairie. La chose est réalisable, comme elle l'a été pour l'ex-président que ses partisans disaient imbattable.
D'ailleurs, ceux qui ont regardé l'émission La voix est libre de samedi dernier sur France 3 ont pu observer que, confrontée à Jean-David Ciot (PS) et à deux autres candidates dans la 14e circonscription, Marine Joissains semblait filer un ton plus bas, craignant sans doute le risque de dilapider un peu plus son crédit électoral.
On l'a bien vue, par exemple, tenter de justifier certains de ses choix en termes de politique du logement, mais les répliques de ses concurrents de gauche l'ont cernée qui faisaient valoir que la gestion d'une ville nécessite une vision globale, objectif qu'elle n'a jamais eu.
A l'issue de ce débat télévisé, on pouvait même se demander quelles pouvaient bien être finalement les différences entre elle et la candidate du FN tant elles ont semblé partager les mêmes positions et les mêmes solutions.
A vrai dire, rien d'étonnant dans tout cela. L'attitude de Joissains décrite plus haut et la collusion plus ou moins tacite entre l'UMP et le FN ne datent pas d'hier. C'est d'ailleurs ce que j'ai exposé à la journaliste de La Provence, Alexandra Ducamp, qui m'a interrogé sur les épisodes politiques qui ont marqué la vie aixoise depuis plusieurs décennies (voir extrait de l'article ci-dessous).
Si Aix ne veut pas continuer à s'illustrer comme le laboratoire où s'expérimente le pire, la première étape pour dégager Joissains au plus vite passe par les urnes législatives. L'assainissement, c'est dès maintenant !

INFO 17h00 : Gros cafouillage 
Le logo du FN sur la page d'accueil du site de la mairie d'Aix !
joissains logo FN
Lire l'article de La Provence :
http://www.laprovence.com/actu/politique-en-direct/le-logo-du-fn-sur-la-page-daccueil-du-site-de-la-mairie-par-erreur
  
Les collusions entre la droite et l'extrême-droite à Aix :
Extrait de l'article de La Provence 
(Clic sur l'image pour agrandir)
joissains lac provence 28

L'article intégral :
 
http://www.laprovence.com/article/legislatives-2012/collusion-entre-droite-et-extreme-droite-aixoises-aux-legislatives-mythe-o

Clash au conseil municipal d'Aix :
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/clash-au-conseil-municipal-daix-lopposition-sen-va-la-majorite-applaudit

Le début du conseil municipal du 29 mai
logo aix city local news
Vidéo diffusée par le site Aix City Local News :

http://www.citylocalnews.com/aix/2012/05/29/coup-de-theatre-l-opposition-quitte-le-conseil-municipal-suite-a-une-altercation-avec-maryse-joissains

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