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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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27 juillet 2007

Universités : La (ré)forme sans le fond

universite_mediterraneeuniversite_provenceuniversite_paul_cezanne

Dans cet article, je propose de faire le point sur le projet de création d'une université unique Aix-Marseille et sur les grandes lignes de la réforme débattue au parlement.

En tant qu'élu PRG, j'exprime aussi mon point de vue sur les insuffisances de fond qui risquent d'affecter notre vie universitaire française et régionale, faute d'un traitement global de la crise aiguë de l'enseignement supérieur.

Qu'en est-il de la création d'une université unique ?

                        

Les principaux arguments entendus en faveur de la création d'une université unique (trois en une) pour l'aire métropolitaine Aix-Marseille à l'horizon 2009 mettent en avant une meilleure visibilité nationale et internationale, un attrait bénéfique pour notre région, une organisation administrative mutualisée plus performante évitant les anciennes rivalités, un décloisonnement des disciplines et une mise en cohérence des pôles "sciences humaines et sociales" et des "sciences dures" mieux répartis entre Aix et Marseille et des conditions d'études et de recherche mieux adaptées pour les étudiants et les chercheurs.

Ce n'est évidemment qu'un résumé des grandes tendances.

                              

Comment la démarche a-t-elle été engagée ?

                              

L'idée a germé il y a près de dix ans mais le débat a été lancé il y a peu de temps, depuis l'élection présidentielle qui l'a mis à l'ordre du jour via le projet de réforme des universités.

Les présidents des trois universités d'Aix-Marseille ont annoncé leur décision de fusion, ex-abrupto, avant même toute consultation générale, une façon de couper l'herbe sous le pied à des conversations sans fin.

Toutefois, la logique semble être inéluctable et avoir du sens. Mais, faute de discussions élargies et suffisantes, des critiques ont vite pointé contre cette fusion.

D'abord, au sein des universités elles-mêmes, de la part des représentants des personnels et des étudiants qui s'inquiètent de la précipitation de la décision locale et des objectifs de la réforme proposée par le gouvernement visant à rendre les universités autonomes.

Ensuite et plus surprenant, par le biais de la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix qui a adopté, en bureau et non en séance publique, une motion s'opposant à une université unique. Le motif invoqué est la disparition du siège administratif aixois au profit de Marseille, la CPA agitant le spectre de la remise en cause de sa contribution de 16M€ sur un total de 71M€ consacrés au renouveau des universités.

                        

Quels sont les véritables enjeux ?

                              

Les politiques de tous bords sont favorables à la constitution d'une université unique pouvant devenir la première de France avec ses 70.000 étudiants (dont 10.000 étrangers), ses 3.700 chercheurs et ses 2.900 ingénieurs, administratifs et techniciens.

A s'en tenir aux diverses réactions qui se sont manifestées, il apparaît que toutes font principalement référence à des problèmes de forme plutôt que de fond. Or, si le projet ne consistait qu'en une fusion à partir des situations actuelles, cela ne changerait que les apparences.

Pour que cette fusion prenne un vrai sens, il faudrait, et il faudra, mettre sur la table tous les élements du débat.

Dans les cinq ans à venir, la réforme de l'enseignement supérieur va changer radicalement le mode de vie de chaque université : pouvoirs accrus du président, responsabilités et compétences élargies pour la gestion du patrimoine immobilier, des ressources humaines et du budget, avec introduction du mécénat d'entreprises qui exigeront évidemment un retour sur investissement.

La réforme évacue l'essentiel

                                 

Le problème, c'est le silence volontairement entretenu sur les moyens nouveaux indispensables pour développer l'enseignement, pour construire des locaux dignes de notre époque et pour réhabiliter l'existant dégradé jusqu'à la honte.

La loi ne s'est aucunement penchée sur les conditions et la qualité de l'enseignement, sur une véritable politique d'accueil, de logement et de déplacements des étudiants. Autrement dit, la loi crée des bastions dont elle modifie l'emballage sans se préoccuper du contenu.

La réforme présentée au parlement risque fort d'être à côté de la plaque. En cela, sans le traitement volontariste de tous les aspects de la vie universitaire à titre public, l'entité unique Aix-Marseille souffrira d'un double travers : une autonomie sans moyens nouveaux et ambitieux et un rapprochement qui devra se contenter de faire avec la paupérisation actuelle de nos facultés.

Quelques témoignages éclairants sur les risques de la réforme :

www.lautrecampagne.org

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25 juillet 2007

Par ici, la monnaie ou les (des)sous de la République

Oui aux amendes contre le foutage de gueule

Dans mon article d'hier, parlant d'une amende à infliger aux parlementaires absents aux séances lors de scrutins publics, je ne croyais pas si bien dire. En écoutant l'éminent professeur de droit public, Guy Carcassonne, membre du comité de réflexion sur la réforme des institutions, j'ai eu le sentiment que le problème n'allait pas passer sous la table.

Il a suggéré d'imposer aux députés qui ne seraient pas présents en session parlementaire au moins deux jours par semaine des retenues de salaire significatives. Cette mesure existe déjà, pour les travaux en commissions, dans le règlement intérieur de l'Assemblée nationale en vigueur depuis 48 ans mais elle n'est pas appliquée.

Je ne vois pas pourquoi les présidents successifs de l'Assemblée ne l'ont jamais mise en œuvre, ou plutôt, je le comprends trop bien : "on ne va pas se punir entre nous, quand même !"

Quand je pense que, pour une absence à l'école ou au boulot, il faut justifier le motif, parfois avec un certificat médical ou la preuve incontestable, et que, dans le contraire, des sanctions sont appliquées, il n'est pas équitable que certains passent à travers.

Dans le monde du travail, tout service non fait sans raison entraîne une retenue de salaire équivalente. On voit même des gens être licenciés pour moins que ça. Eh bien, je trouve que la règle ne peut pas souffrir d'exception pour les parlementaires. Mais, à vrai dire, cela ne serait pas suffisant.

La réforme essentielle à faire est celle du mandat unique. Elle aurait un double avantage : permettre à chaque élu de se consacrer pleinement à sa tâche en libérant des places et ouvrir des possibilités à d'autres personnes pour s'impliquer tout aussi entièrement dans des responsabilités publiques.

La démocratie y gagnerait en efficacité. Viens-je de faire un rêve ?

L'argent des partis

FN

(Clic sur l'image pour agrandir)

On le sait, les partis ont deux sources principales de revenus : d'une part, les cotisations des élus locaux (variables selon la taille des collectivités), des parlementaires (entre 380 et 500€ par mois) et des adhérents (souvent autour de 40€ par an) et, d'autre part, les subventions publiques versées aux partis.

Pour ce second point, ce sont les résultats des élections législatives qui servent de base au calcul fait par l'Etat (1,63€ par voix). Pour 2007, l'UMP touchera plus de 33 M€ par an et le PS plus 22. Les états-majors des partis ont sorti leurs calculettes pour évaluer la cagnotte dont ils disposeront pour les cinq années qui viennent. L'argent servira notamment à préparer les prochaines élections. Il y a donc ceux qui rient et ceux qui pleurent.

L'UMP, avec moins de députés, va encaisser 1,4 M€ de plus qu'en 2002. Ce n'est pas une anomalie. Le parti a mieux respecté la parité et ses sanctions financières sont moins lourdes.

Au PS, on estime avoir sauvé les meubles avec un peu plus de députés, une parité renforcée et moins de dettes.

Au FN, c'est une période de disette. Ses électeurs s'étant réfugiés chez Sarkozy, les rentrées sonnantes et trébuchantes ont chuté et le parti en est réduit à tendre la sébile (là, je ne verse point de larmes).

Le PCF est sans doute le plus mal en point car il va falloir qu'il vende certains de ses biens.

Pour prétendre à l'aide publique, les partis doivent afficher 50 candidats ayant obtenu plus de 1% des voix au premier tour des législatives. Cette règle a pour ambition de décourager des candidatures farfelues et d'éliminer les "chasseurs d'aides publiques". Ce n'est pas une vraie réussite car, depuis plus de 20 ans, de nombreux petits partis sans vie ou créés de toutes pièces se présentent aux suffrages dans le seul but d'obtenir une manne de flottaison.

Quant au Nouveau Centre, la formation des ex-UDF ralliés à la majorité présidentielle, il va devoir résoudre un problème un peu cocasse. S'il a bien présenté 80 candidats, seulement 43 d'entre eux ont effectivement passé la barre de 1%. Ce parti sans adhérents risque bien de ne recevoir aucun centime au printemps prochain, date à laquelle les chèques de l'Etat arriveront dans les caisses des partis.

16 juillet 2007

Champollion, où es-tu ?

Noircir, c'est broyer

all_black

(Clic sur l'image pour agrandir)

D'horribles ferrailles censées être des sculptures ont été offertes à notre vue en divers lieux de la ville, dont deux place de la Rotonde. Il y a peut-être des amateurs de la chose, je vais essayer de ne point les en dégoûter.

Si l'on observe les plaques qui signent l'événement, on peut s'interroger sur la pertinence rédactionnelle du slogan d'accueil. Il me semblait que l'équipe néo-zélandaise était surnommée les "All Black" à cause de la couleur de la tenue des joueurs. Or, voici que le message risque d'être interprété autrement. Je n'invente rien.

Un monsieur âgé qui passait par là m'a dit qu'il lisait cela comme un appel à l'immigration, rien que ça. J'ai vite compris que sa pensée était à l'opposé de la mienne car il n'a pas manqué d'enchaîner et de se déchaîner : "Ces SDF qui salissent tout" et "Une place Anouar El Sadate à Aix !" (avec imitation approximative d'un accent).

Le nom du rugbyman-sculpteur ne laisse pourtant sémantiquement aucun doute sur l'intention pure du message apposé sur la stèle. Mais, sachant que tout un chacun construit souvent sa compréhension de manière subjective, je conçois – sans l'admettre – que le raccourci du slogan est plus que maladroit.

Graver, c'est grave

Il a été rapporté – et je l'ai constaté moi-même – que des noms d'élus et de fonctionnaires ont été ostensiblement et prétentieusement gravés sur des pierres du Grand Théâtre de Provence. Une manière de dire que la vanité sera désormais ce qu'elle n'avait jamais été.

Même pas terrible car, à l'évidence, il n'a été fait appel à aucun correcteur pour éviter quelques fautes d'orthographe dénaturant l'identité exacte de certaines de nos "gloires" locales et éphémères. Un Champollion a-t-il été prévu ou recruté pour décrypter ce galimatias ? En tout cas, il serait le bienvenu pour faire enfler encore un peu plus les chevilles des valeureux nommés.

16 juin 2007

Les supercheries, ça suffit !

tropCe week-end, les urnes ne font pas relâche. C'est même la dernière chance pour prendre conscience que chaque voix compte. Depuis le 22 avril, chaque jour apporte la preuve arrogante et criante des supercheries de la sarkozie…

"Examine si ce que tu promets est juste et possible, car la promesse est une dette".                                  Proverbe chinois

13 juin 2007

Les bistrotiers veulent terrasser la mairie d'Aix

terrasses

Quoi qu'ils en pensent, la loi passera !

"Guerre des terrasses" : mots étranges pour ce qui ne doit relever que de la loi mais qui fait penser à de drôles de méthodes !

Certains commerçants seraient-ils au-dessus de la réglementation ?

Depuis la rénovation du cours Mirabeau, il y a plus de six ans, ils savaient qu'ils allaient devoir se conformer à des conditions strictes d'usage de l'espace public dans le centre ville.

Le conseil municipal a délibéré à plusieurs reprises sur les limites à respecter par tous et sur les taxes applicables aux terrasses.

La mairie a peut-être commis des maladresses dans le dialogue et des erreurs dans les démarches pour la gestion de l'espace public concédé aux terrasses et aussi aux forains des marchés. Elle a peut-être aussi mis du temps à agir – le laxisme crée toujours des situations où des gens se croient tout permis – mais on ne peut pas lui reprocher de recourir au tribunal pour que la loi passe.

Et voilà que 23 propriétaires d'établissements sont renvoyés devant la justice pour infraction à la loi.

Ce qui est encore plus scandaleux, ce sont les menaces proférées tous azimuts par le représentant de cafetiers et restaurateurs.

Pierre Alfonsi n'en est pas à sa première incartade.

Ses propos démagogiques, et même extrémistes, sont inadmissibles.

Est-il le seul à "travailler de douze à quatorze heures par jour" ?

Est-il le seul à "créer de la richesse et des emplois" ?

Quelle conscience a-t-il pour crier au complot dont il serait toujours la victime ?

Se prend-il pour un super citoyen, qu'il est loin d'être, en mettant en cause la légitimité des élus et de leurs pouvoirs républicains ?

Qui se croit-il pour juger les capacités professionnelles des élus ?

Quel démocrate est-il pour s'arroger le droit de menacer de perturber le conseil municipal ?

Quel mégalomane est-il pour penser qu'il serait faiseur ou casseur de maire ?

Quel idée se fait-il de la prétention et du rôle de son syndicat à obtenir gain de cause sur des bases d'illégalité ? N'a-t-il pas lui-même porté plainte, comme Joissains d'ailleurs – coïncidence ou connivence (?) – contre certains syndicats au moment de la crise des intermittents du spectacle sous le prétexte d'une perte du chiffre d'affaires (jamais justifié) pendant que les manifestants jouaient leur survie ?

Enfin, quelle mentalité haineuse a-t-il pour stigmatiser les SDF qui, selon lui, auraient carte blanche de la mairie (alors qu'ils subissent procès sur procès) pour occuper l'espace public ?

Je m'élève contre les comportements et les propos de ce provocateur qui ne mérite pas le nom de "monsieur".

Ne lui en déplaise, la loi passera !

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6 juin 2007

Tu vas à quelle école, toi ? (4 et fin)

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Aix, carte scolaire ou école à la carte ?

A Aix comme au plan national, la sectorisation relève des compétences de la mairie. Sous le précédent mandat, cela se faisait en concertation avec les directeurs d'écoles. Depuis 2002, la municipalité a voulu gérer les inscriptions plus directement. C'est donc l'élue à l'éducation qui traite les dérogations pour les maternelles et les primaires, entre 400 et 500 demandes par an.

Le problème est que les moyens fournis par la carte scolaire (nombre de professeurs et dotations horaires) ne sont pas adaptés en fonction des secteurs géographiques et ne répondent donc pas aux besoins spécifiques de chaque quartier.

C'est là que se situent les vraies questions : celles de la prise en compte de la mixité sociale, des inégalités sociales et de la fracture culturelle. Actuellement, à Aix comme souvent ailleurs, la carte scolaire n'a qu'un effet de gestion des effectifs et non pas de réussite scolaire pour chacun.

Darcos fait des annonces

Quand faut-il déposer son dossier de dérogation ? Qui est prioritaire ? Comme l’avait annoncé Xavier Darcos, le site du ministère de l'Education nationale consacre depuis lundi une page d'informations pratiques sur l'assouplissement de la carte scolaire pour la rentrée 2007-2008.

Celles délivrées aux parents d’élèves sont toutefois assez sommaires. Il est indiqué qu’ils doivent déposer un dossier avant le 30 juin 2007 auprès de l'Inspection académique de leur département et qu’une réponse leur sera donnée au plus tard le 20 juillet 2007.

Concernant les profils des élèves concernés par ces dérogations, la liste est un peu plus précise. Seront prioritaires les élèves souffrant d'un handicap, les élèves boursiers au mérite, les élèves boursiers sur critères sociaux, les élèves nécessitant une prise en charge médicale importante à proximité de l'établissement demandé, les élèves qui doivent suivre un parcours scolaire particulier, les élèves dont un frère ou une sœur est déjà scolarisé(e) dans l'établissement souhaité, et les élèves dont le domicile est situé en limite de secteur et proche de l'établissement souhaité.

En fait, il y a peu de nouveautés, sans doute pour ne pas affoler avant les élections. Le véritable objectif est prévu pour après : la disparition totale de la carte scolaire et son lot d'injustices !

Pour plus d'informations sur les annonces du ministre :

http://www.education.gouv.fr/cid5170/xavier-darcos-assouplit-la-carte-scolaire.html

9 juillet 2007

Antennes relais : La farce continue

antennes_danger

Avec du retard sur la date annoncée, la commission sur les antennes relais s'est réunie vendredi en mairie. Le maire n'était pas là. C'est l'élu à la sécurité qui l'a présidée.

Les participants comptaient beaucoup sur cette réunion pour faire avancer le dossier. Une nouvelle fois, ils n'ont pu que constater l'improvisation dans laquelle la municipalité semble se complaire.

Une des deux associations spécialisées pressenties – des experts du sujet – n'a pas été invitée. Aucun procès-verbal de la précédente réunion n'a été dressé. Il n'y avait aucun ordre du jour sur les thèmes de travail.

L'élu chargé de diriger les débats s'est contenté de proposer une autre réunion à la rentrée pour examiner un projet de charte qui serait établi par les services municipaux, en dehors des participants de la commission ! Ces derniers n'auraient pour rôle que de donner leur avis sur ce projet.

La discussion n'a pas été rendue facile par l'élu, ce qui a provoqué des protestations d'autres élus (majorité et opposition) et une certaine colère de la part de la représentante de la seconde association spécialisée présente, venue tout exprès de Lyon.

La réunion a tourné court. N'a donc pas été évoqué le moratoire attendu par les participants. Rien non plus sur les engagements pris et non tenus par le maire pour désactiver les antennes à l'origine des inquiétudes des riverains concernés.

Tout cela n'est pas sérieux. Pourtant, dans d'autres communes, des mesures ont été prises et des chartes ont été mises en place. Est-il si difficile de suivre au moins l'exemple ?

4 juin 2007

Le tableau noir du "travailler plus"

tableau_noir

Il n'est pas difficile de comprendre que la réforme annoncée sur les heures supplémentaires n'est que de la poudre aux yeux. Un simple calcul montre à quoi cela peut mener.

     Un patron a 10 employés qu’il paie 10 euros brut de l’heure pour 35 h.

Ÿ Question 1 :

    Sachant que le taux de charge patronal est de 50% du brut, combien lui coûtent 350 h de travail par semaine ?

10 employés X 35 h = 350 h travaillées

350 h X 10 € = 3500€

3500€ + 50% (charges) = 5250€

Ÿ Question 2 :

   Si les heures supplémentaires sont exemptées de charges sociales, sachant qu'elles seraient payées 10% de plus (contre 25% avant que la droite ne revienne au pouvoir), le patron licencie un employé et fait faire des heures supplémentaires aux 9 autres. Combien coûtera cette même semaine de travail au patron ?

9 employés X 35 h = 315 h travaillées

315 h X 10 € = 3150€

3150€ + 50% (charges) = 4725€

+ 35 h supplémentaires (35 h X 10€ + 10% = 385€) = 5110€

Ÿ Question 3 :

    Combien d’emplois créés ? Zéro

Ÿ Question 4 :

    Combien de chômeurs en plus ? Un

Ÿ Question 5 :

   Et l’équilibre de la Sécurité sociale et Assedic ? Le déficit est accru de 175€ par semaine en recette + un chômeur à payer en plus.

Ÿ Question d’approfondissement :

   Imaginons quel serait le résultat dans la grande distribution ou toute autre industrie de main d'œuvre (à multiplier par 52 semaines par an).

Voilà pourquoi on parle globalement d'un coût de 4 à 5 milliards d'euros à charge de l'Etat pour l'exonération ou la défiscalisation des heures supplémentaires ! Tant qu'on y est, pas la peine de se gêner pour aggraver le déficit des comptes de la nation... au profit des employeurs.

8 juillet 2007

Fin de vie pour nos hôpitaux ?

reforme_hopital

J'évoquais ici même, le 13 avril dernier, les grosses craintes que suscitait la politique gouvernementale au regard du devenir de la vie hospitalière en Pays d'Aix. Les annonces récentes concernant les déficits de la sécurité sociale et les mesures préconisées de franchises à payer par les assurés ne risquent pas d'apaiser la situation.

Par ailleurs, les redéploiements envisagés et, pour certains, déjà mis en œuvre montrent qu'en matière de santé, l'on se dirige peu à peu vers moins de service public de proximité.

Coup sur coup, après la situation aixoise déjà exposée dans mon précédent article, on a appris que l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) a décidé de fermer le service de réanimation de l'hôpital public de La Ciotat, un service qu'elle juge trop petit avec six lits. En cause, les nouvelles normes sanitaires à appliquer sous prétexte de rationnaliser les moyens. A la rentrée, les patients en réanimation seront dirigés vers d'autres structures hospitalières à Aubagne, Marseille et Toulon.

Si La Ciotat garde toutefois un service de surveillance continue qui lui permet d'assurer la réanimation postopératoire, les services de réanimation proprement dits sont réservés aux cas les plus lourds de patients placés sous respirateur pour de longues durées.

A Pertuis, la semaine dernière, se jouait la survie du service de chirurgie. La fermeture du service devait être effective ce 8 juillet. Le 4, et après plusieurs semaines de mobilisation, une grande manifestation devant l'hôpital a tenté de s'opposer à cette décision. En signe de solidarité, les commerces ont baissé leur rideau et nombre d'habitants ont été appelés à fermer leurs volets.

Alors, répétons-le, avec la politique de casse que le gouvernement met en place, sera-t-il bientôt interdit de faire un infarctus ?

Pour relire mon article du 13 avril dernier :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/04/13/index.html

26 juillet 2007

Camp des Milles : Le prix de la liberté

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Que d'atermoiements ! Que d'incertitudes ! Que de patience aussi ! Pourtant, c'est grâce à la ténacité de l'association Mémoire du Camp des Milles qu'un budget de 13,8M€ pour réhabiliter le site a finalement été bouclé en janvier dernier.

Le problème encore à résoudre est celui des fonds nécessaires pour assurer le fonctionnement, environ 1,5M€ par an. L'Etat a fait un pas en annonçant une participation de 500.000€. Les collectivités vont devoir se positionner de nouveau pour le complément. L'effort à faire n'est plus aussi contraignant que celui de l'investissement.

La mémoire à un prix, celui de la liberté, et il serait irresponsable de lui opposer son coût.

1 juin 2007

La démocratie française malade de ses dérives

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(Clic sur l'image pour agrandir)

C'est pas juste !

Cela fait deux fois en moins de dix ans que mon nom est tiré au sort pour faire partie de la liste des jurés de la cour d'assises d'Aix. Je vois dans ce processus l'un des éléments républicains fondamentaux de l'exercice de la justice "au nom du peuple français". Il n'en reste pas moins que je suis troublé par ce qui se passe au sommet de l'Etat.

Sarkozy a décidé, à juste titre, d'abandonner la tradition de l'amnistie présidentielle qui profitait à ceux qui avaient enfreint la loi.

Personnellement, par exemple, j'ai toujours été contre le coup d'éponge sur les infractions au code de la route. Mais ce qui est surprenant, c'est que le même Sarkozy ne s'est jamais gêné de griller les feux tricolores, ni comme ministre ni comme président, sa promenade en voiture lors de la soirée de son élection en a fourni une belle preuve.

Autre cas, je me demande comment la justice peut aller au bout de toutes ses prérogatives quand les connivences et les pressions politiques l'en empêchent. Combien de gros poissons ont payé le juste prix pour leurs énormes délits ? Cette semaine, Arnaud Lagardère – tout le monde sait qui il est, ce qu'il fait et quels sont ses amis – a été interrogé pendant neuf heures par les enquêteurs de l'Autorité des marchés financiers qui cherchent à savoir si un délit d'initiés a été commis par les dirigeants et actionnaires d'EADS.

En reparlera-t-on dans quelques jours, quelques semaines ou quelques mois ? Y aura-t-il des sanctions et à quelle hauteur ? La population a toujours l'impression que la justice n'est pas la même pour tous.

Enfin, après une saga de plusieurs décennies, Chirac sera-t-il entendu, voire poursuivi, à partir du 16 juin, date à laquelle, il sera redevenu définitivement un citoyen ordinaire et justiciable comme n'importe quel imbécile qui se fait prendre ?

Avouons qu'il y a de quoi se demander comment ne pas avoir tout cela en tête si l'on est retenu pour faire partie d'un jury populaire.

C'est pas moral !

cope

(Clic sur l'image pour agrandir)

Sarkozy va concentrer tous les pouvoirs et tous les rôles sans même qu'on puisse lui reprocher de violer la Constitution ! Pour faire gober ça aux Français et à son gouvernement, il rompt une pratique installée depuis plusieurs années par des gouvernements de droite et de gauche qui interdisaient le cumul des fonctions par les ministres. Certains pourront donc conserver leurs postes de maires, leurs présidences de collectivités territoriales ou autres mandats.

Je n'y perçois là encore ni un bon fonctionnement de la démocratie, ni une juste répartition des responsabilités, ni la possibilité d'exercer à part entière chacune de ces fonctions. Pour n'oublier personne, ce phénomène peut aussi se constater dans les entreprises à mille filiales, dans les groupes industriels multi domaines, dans les médias hyper concentrés. Et, pire que tout, ce sont souvent les mêmes qui tiennent tout dans leurs mains.

La France est malade de ces dérives et personne ne s'avise d'aller prendre la fièvre.

24 juillet 2007

Lutte contre les incivilités : Comme un trou dans l'eau

La municipalité vient de voter une série d'amendes pour sanctionner les actes d'incivilité commis au quotidien. Pour le maire, il s'agit d'une nouvelle étape dans la lutte contre les mauvais comportements de certains habitants qui dégradent la ville et pourrissent la vie des gens.

Rien à redire sur l'analyse. En centre ville, des efforts ont été faits pour supprimer les tags, le nombre de poubelles et de conteneurs a augmenté et des campagnes d'information ont été menées en direction du public.

Bon, le tout est de savoir à présent si cela va porter ses fruits. Je ne le crois pas vraiment. Au conseil municipal de juillet, j'ai fait quelques observations qui me semblent de bon sens.

Le problème des tags n'a été traité que dans l'hyper centre, une goutte d'eau, sans prendre en compte le reste de la ville et des villages. Pire, les dégâts y atteignent une dimension jamais vue. Des maisons individuelles et des immeubles, épargnés jusque là, découvrent à leur tour des inscriptions de toute sortes. Même les panneaux de signalisation routière sont maintenant largement souillés. En fait, on n'a fait que déplacer, exacerber et amplifier le phénomène.

Pour les amendes, si la mesure est juste, en revanche, le personnel pour dresser les contraventions est réduit à six agents, dévolus au centre ville seulement. La mission est donc très limitée sinon carrément impossible.

Chaque fois que la mairie a décidé de s'attaquer à un problème, elle ne l'a fait qu'en ciblant le cœur de la ville, négligeant d'établir un plan général pour l'ensemble du territoire urbanisé.

La prochaine mise en place de la vidéosurveillance procède de la même mauvaise méthode. Les 36 caméras seront principalement concentrées dans l'hyper centre, à l'intérieur du strict périmètre des boulevards de ceinture. Bonjour, l'efficacité !

En résumé, c'est un peu comme si l'on s'avisait de colmater une grosse fuite de tuyauterie tout en s'ingéniant à percer des dizaines d'autres trous sur tout le réseau.

Foutage de gueule ?

place_n__295_Joissains

Où était la fraîchement réélue députée UMP Maryse Joissains (place n° 295 dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, en rouge sur le plan) le mercredi 18 juillet ? Mystère !

Le compte-rendu de la séance ne mentionne pas sa présence. Bon, me dira-t-on, tous les députés ne participent pas ou n'assistent pas toujours à toutes les séances. Mais là, c'est quand même un comble.

Ce jour-là, le sujet était important. Il y avait même ce que l'on appelle un "scrutin public", c'est-à-dire un vote qui nécessite la présence effective des députés, comme pour la déclaration de politique générale du gouvernement qui engage sa responsabilité.

La ministre de la justice mettait donc aux voix son projet de loi "renforçant la lutte contre la récidive des majeurs et des mineurs". Sur 577 députés, 237 étaient là, 144 ont voté pour l'adoption du projet, 93 contre.

J'avais cru comprendre que Maryse Joissains considérait tous les problèmes de délinquance et d'incivilités comme fondamentaux et même qu'ils lui tenaient particulièrement à cœur.

N'a-t-elle pas d'ailleurs déclaré au cours d'un conseil municipal qu'elle a "toujours fait du sécuritaire" ? Alors, il faudrait savoir : sont-ce seulement des déclarations ici et des prétextes de rigolade là-bas ?

M'est avis qu'on devrait aussi instaurer une amende pour... foutage de gueule.

20 juillet 2007

Plan de Campagne : L'esbroufe de Joissains

plan_de_campagne

Que faut-il comprendre quand Maryse Joissains écrit à Jean-Claude Gaudin pour lui passer un savon, et faire de la mousse à bon compte, à propos du rôle de la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix dans la rénovation de la zone de Plan de Campagne ?

D'abord, il faut relever qu'elle estime qu'"il s'agit de rattraper aujourd'hui un retard considérable dû à l'incurie dont la zone a été victime depuis 42 ans." Il ne s'agit pas d'un "retard" mais d'un scandaleux laisser-faire généralisé dont les victimes ont toujours été les salariés.

La question mérite cependant d'être posée et elle ne l'est que depuis que les lois confient aux intercommunalités le prélèvement de la miraculeuse taxe professionnelle. Revêtir l'habit de Zorro maintenant, c'est vouloir jouer les gros bras par intérêt.

Il est vrai que Gaudin se plaint quasiment à chaque séance de son conseil municipal de l'appartenance des Pennes Mirabeau et de Cabriès à la CPA et non à la Communauté urbaine de Marseille qui est... très endettée. Il trouve là un moyen politique de défense contre ceux qui lui reprochent sa gestion vacillante.

Son attitude est la même que celle de Joissains qui a aussi besoin d'argent car le budget de la CPA est de plus en plus problématique. Alors, Joissains "balance" des chiffres à la figure de Gaudin. En gros, la CPA a engagé un schéma d'aménagement et les emplois de la zone profitent aux Marseillais.

Elle n'insiste sur la taxe que pour dire qu'elle joue à perte en la réinvestissant. La vérité est différente. Chaque année, 2M€ sont consacrés aux travaux alors que la taxe rapporte 3,5M€. La requalification de la zone nécessiterait un effort bien plus grand vu le capharnaüm qui règne à Plan de Campagne.

La seconde idée à retenir est que, derrière cette bataille de gros sous, il y a la question de l'ouverture de la zone le dimanche. Gaudin (UMP) est contre parce qu'il dit soutenir les commerces marseillais, Joissains (UMP) est pour parce qu'elle prétend soutenir l'emploi (même si l'ouverture dominicale est illégale).

Si Plan de Campagne avait été dans le giron de Marseille, nul doute que les positions des deux maires auraient été inversées. On voit là le jeu hypocrite de l'un et de l'autre.

On peut enfin se demander pourquoi Joissains réagit si tardivement et, précisément, le lendemain même de la dernière décision de justice intimant la fermeture de quatre grandes enseignes et alors que la date butoir du 27 juillet scellera la fin du protocole d'ouverture de la zone le dimanche.

A l'approche des élections municipales, Joissains, lançant la balle dans le camp de Gaudin, n'essaie-t-elle pas de dire aux Aixois qu'elle n'y est vraiment pour rien ? J'incline à penser que oui, tout en m'étonnant qu'une députée – censée écrire la loi et la faire respecter – soutienne une ouverture contraire au droit du travail.

Manif ou manip ?

L'agitation gagne Plan de Campagne. Hier, une centaine de personnes, se déclarant pour l'ouverture le dimanche et même "contents de travailler le dimanche", ont manifesté à bord de véhicules sur l'autoroute. C'était suffisant pour ralentir la circulation pendant près de deux heures.

Mais le défilé était-il représentatif de l'ensemble des salariés de la zone ? On peut fortement en douter quand on sait que leur nombre tourne autour de 6.000.

Comportement masochiste ? Baroud d'honneur ? Chant du cygne ? Ou manipulation orchestrée par les directions d'enseignes ? Dans un tel contexte de gros profits, tout devient possible…

19 juillet 2007

Plan de Campagne : Alors, on l'applique la loi ?

Plan_de_Campagne

Et une décision de justice de plus contre l'ouverture dominicale !

N'est-ce pas suffisant ? Va-t-on continuer encore longtemps comme ça ?

Le 27 juillet prochain, date limite des dérogations de complaisance, les 152 commerces de la zone commerciale hors-la-loi devront clore boutique.

Oui, la loi, c'est la loi et il faudra bien que ces grandes enseignes s'y plient.

La décision de mardi du Tribunal de grande instance d'Aix interdit à quatre grands magasins de faire travailler leurs employés – contraints et forcés à cause de salaires de misère ! – le dimanche, sous peine d'une astreinte de 5.000 € par salarié, durant trois mois.

D'illégalités couvertes par le préfet en autorisations municipales calculées, de tergiversations diverses en ruses de mauvaise foi, de contournements du droit du travail en chantages sur les pertes d'emplois, de pressions sur les personnels en bénéfices faits sur leur dos, la situation dure depuis plusieurs décennies.

Le nouveau préfet de région va-t-il emboîter le pas de son prédécesseur qui n'a cessé de donner de bien mauvais exemples en s'asseyant sur le code du travail ?

Que veut dire son souhait de négociations entre tous les acteurs afin d'étudier "une éventuelle dérogation supplémentaire jusqu'au texte de loi qui figera les choses dans un sens ou un autre" ?

Où a-t-on vu qu'on puisse violer une loi en attendant qu'une autre la remplace ?

L'Etat est le premier à ne pas se conformer au droit. Il porte une lourde responsabilité et, pire, il encourage la fraude et la délinquance des grosses enseignes.

Pendant ce temps, le gouvernement joue le donneur de leçons de morale en faisant voter une loi sur la récidive ! Belle contradiction, non ?

30 juin 2007

Sentence claquante

clemenceauPar ce temps nouveau de fortes turbulences politiques et mentales, comment ne pas penser à l'art incisif de Georges Clemenceau qui n'avait pas son pareil pour condenser en quelques mots bien sentis les sentences les plus claquantes.

"Ce que nous dénommons vérité n'est qu'une élimination patiente d'erreurs."

15 juillet 2007

La marine débarque à Aix

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Des marins sur l'avenue des Belges, ce n'est pas une galéjade. Le défilé du 14-Juillet, qui faisait son retour à Aix après plusieurs années d'absence, a réuni, vers 17 heures et pendant 30 minutes, des détachements de la marine de Toulon, de terre de Carpiagne et de l'air de Salon. On a aussi vu la gendarmerie, les pompiers et la police municipale.

Mais l'on avait l'impression que c'était un petit retour.

Maryse Joissains a expliqué que la disparition de la cérémonie était due à la fermeture de la base aérienne d'Aix. L'argument ne tient pas car le moindre petit village est capable d'organiser des manifestations avec moins de moyens.

Par ailleurs, je m'étonne furieusement que le maire n'ait fait aucune sorte de communication au conseil municipal du 9 juillet pour inciter les élus et le public à venir en nombre. Sur 55 élus, il n'y avait que 18 présents ! Désolé de faire le mouchard mais cela me scandalise.

Quant à la population, regroupée du côté ombragé de l'avenue, elle n'est pas venue en masse, c'est un euphémisme. L'information a été mal faite là aussi, pas de doute.

Alors que Paris et Marseille se sont surpassées, je trouve anormal, toutes proportions gardées, que notre ville ait réduit ce moment républicain à peau de chagrin. Ce n'est pas comme ça qu'on transmet ce qui fonde notre nation.

Pour compléter le tableau, à la réception donnée au pavillon Vendôme, le maire a tenu un discours décousu, à l'image même de ce qu'a été le défilé. Je n'ose même pas rapporter le niveau indigent des propos. Repos !

13 juillet 2007

Par là… les gros sous

paquet_fiscal

(Clic sur l'image pour agrandir)

280 milliards d'euros, soit 15% du Produit intérieur brut, c'est-à-dire ce que produit la France en un an.

Selon l'hebdomadaire "Challenges", les 500 plus grandes fortunes professionnelles de France pèsent beaucoup plus lourd qu'en 1997. Elles ne détenaient à l'époque "que" 6% (soit 200 milliards) du PIB hexagonal. Ce patrimoine a triplé et crû trois fois plus vite que la richesse nationale, relève le magazine.

Et pour la troisième année consécutive, le grand gagnant est : Bernard Arnault, patron de LVMH. Il tient le haut du podium avec une fortune professionnelle de 23 milliards d'euros (juste de quoi s'acheter quelques caramels).

Gérard Mulliez, patron d'Auchan, conserve sa deuxième place avec 17 milliards (ouf, on avait peur pour lui), juste devant Liliane Bettencourt, du groupe L'Oréal, avec 15 milliards (ça le vaut bien).

François Pinault, patron du groupe de luxe PPR, arrive quatrième, avec 10 milliards (ben oui, à lui la médaille en chocolat).

Selon "Challenges", l'augmentation vertigineuse de ces fortunes colossales s'explique par "la flambée des cours de bourse, la multiplication des opérations juteuses de rachats d'entreprises, et par le retour en grâce des valeurs Internet. En 1997, il suffisait d'une quinzaine de millions d'euros pour faire partie du classement."

Des gens aussi fortiches méritent une adoration sans fin. Moi, je vénère tellement ces picsous que je vais apprendre les noms des 15 premiers par cœur. J'en trouverai bien un qui voudra bien me lancer une pièce…

Pour consulter la liste complète des 500 misérables qui profitent de notre transpiration et piquent dans nos poches :

http://www.challenges.fr/classements/pdfs/CHALL_088_tablo/docs/all.pdf

12 juillet 2007

Le style sportif de Sarko laisse à désirer

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Courrier international du 28 juin 2007 a publié un intéressant article signé par Geneviève Grimm-Gobat, journaliste et professeur de sport, sur le style sportif du président. Un portrait bien brossé…

Nicolas Sarkozy n’a rien inventé. Bien avant son arrivée à l’Elysée, le style présidentiel sportif s’était incrusté à la Maison-Blanche. Dans les années 1930 déjà, Roosevelt y installait un court de tennis, puis Eisenhower, un green. Les foulées des présidents Carter, Clinton et Bush ont été longuement filmées.

Une image de dynamisme et d’efficacité que le nouveau président français a reprise à son compte. Il court dans le bois de Boulogne, à Malte, au fort de Brégançon, lieu officiel de villégiature du président de la République française.

Son jogging a fait la une des quotidiens et magazines et l’ouverture des journaux télévisés, au point de marquer symboliquement les premières images de sa présidence. Mais, il faut le reconnaître, Nicolas Sarkozy court très mal. Sa foulée est d’une inefficacité ahurissante pour un homme qui se veut synonyme d’efficience.

Lorsqu’ils courent avec lui, François Fillon et ses gardes du corps doivent tirer sérieusement le frein pour ne pas le dépasser. Son déplacement est laborieux. Ses rictus de souffrance accompagnent des efforts bien mal récompensés, parce que mal investis. Puisse sa politique ne pas subir le même sort !

Comment expliquer un pareil écartement des jambes ? Ses pieds orientés à 11 heures 5, voire 10 heures 10 évoquent Chaplin, mais ne favorisent pas sa course. Idem pour le moulinet du bras droit. Quant à sa foulée rasante, due à un cycle arrière quasi inexistant, elle ne lui permet pas de rebondir, mais le scotche carrément au sol.

Une analyse biomécanique révèle que l’amplitude et la fréquence, deux paramètres essentiels pour une progression rapide, font défaut. Les balancements latéraux des bras, totalement inefficaces, coûtent de l’énergie à chaque foulée. La pose du pied, l’inclinaison du buste, la musculature insuffisante ainsi qu’une surcharge pondérale constituent autant de problèmes à corriger, selon Renaud Longuèvre, expert consulté par L’Equipe (édition du 26 mai 2007).

Bien courir n’est pas une faculté innée, n’en déplaise à Nicolas Sarkozy. Comme le saut à la perche ou le lancer du poids, la course à pied requiert une technique. Sans s’abaisser à rejoindre un club de la Fédération française d’athlétisme pour se faire conseiller par un entraîneur compétent, le nouveau président pourrait tirer profit de la technique Pose. veloppée par Nicholas Romanov, un Sibérien spécialiste de la biomécanique du sport, la technique Pose peut se résumer pas ce conseil : “Cours comme si tu te déplaçais sur des charbons ardents.”

3 juillet 2007

Daniel Schneidermann viré !

daniel_schneidermann

Ils ont osé ! Daniel Schneidermann vient donc d'être viré de France 5 par les petits kapos aux ordres de la Kommandantur.

"Arrêt sur images" était le prétexte pour se débarrasser d'un gêneur de la chose établie. Plus ignoble encore, le motif avancé, "pour faute grave", est un a posteriori.

Interrogée lundi, la chaîne a indiqué "ne pas avoir de commentaire" à faire. Quel courage !

Selon le journaliste, la lettre de licenciement qu'il a reçue samedi stipule qu'il a "tenu des propos inadmissibles alors que la chaîne ne s'était pas encore prononcée" sur le devenir de l'émission. Et hypocrite avec ça, alors que l'animateur avait déclaré que c'était la première fois qu'en fin de saison on ne lui avait pas confirmé la prochaine !

Suite aux remous provoqués par la révélation de Daniel Schneidermann, la direction avait annoncé le 18 juin qu'"Arrêt sur images" ne serait pas reconduite à la rentrée. Selon la direction, l'émission lancée il y a douze ans aurait dû "évoluer" tandis que son audience se tassait.

"J'ai laissé entendre que l'arrêt de l'émission était lié à des pressions politiques", a précisé le journaliste.

Sa pétition mise en ligne a reçu 156.520 signatures ce 2 juillet au soir.

Le caramel mou Drucker peut dormir tranquille, personne ne l'empêchera de re-re-re-recevoir Sarkozy dans l'une de ses émissions de promotion.

                           

Pour consulter le blog de Daniel Schneidermann :

http://www.bigbangblog.net

15 juin 2007

BILAN 13 : Savez-vous compter vos sous ?

sousLors du dernier conseil municipal, en l'absence du maire, l'adjoint aux finances a présenté le compte administratif de l'année 2006.

Evidemment, il s'est auto-félicité des résultats mais en a attribué les grands mérites à Joissains.

On l'aurait cru sur parole.

A l'entendre, l'équipe municipale est formidable, tout va bien et la Ville avance.

Ça, c'est la vitrine… En revanche, pour ce qui est du fond de commerce… c'est un peu vide !

Reprenons donc quelques éléments qui en diront plus sur la réalité de la situation. En 2006, le budget s'est élevé à 250M€, une somme en stagnation depuis au moins trois ans.

Le fonctionnement représente 66% et l'investissement 34%. Ces chiffres expriment un manque manifeste de dynamisme de la Ville.

Pour ce qui est du fonctionnement, la part de la masse salariale est de 54%. C'est évidemment beaucoup trop. Le reste sert aux services rendus aux Aixois, si l'on peut dire.

A l'intérieur de cette enveloppe, on trouve des informations stupéfiantes. La Caisse nationale d'allocations familiales se désengage et la Ville perd 500.000€. Ce seront donc moins de moyens consacrés à la petite enfance.

En revanche, le maire a continué a assurer sa propagande en consacrant 2,4M€ à la communication.

Elle a aussi dépensé 274.310€ pour frais de justice et notamment pour un certain nombre de procès fantaisistes que le maire perd et que les Aixois doivent donc payer de leur poche. C'est devenu une très fâcheuse habitude.

Concernant l'investissement, ce n'est pas très reluisant non plus. Ce qui était prévu au budget primitif n'a été réalisé qu'à 80%. Alors, on se demande si la Ville a une politique de développement en propre.

La part des investissements transférés à la Communauté d'agglomération du pays d'Aix est supportée par les autres communes qui commencent d'ailleurs à s'en plaindre ouvertement.

Après avoir totalisé l'exercice de l'année, que reste-t-il à reporter sur l'année 2007 ? Pas grand-chose, 6M€. On comprend mieux pourquoi certaines opérations n'ont pas été menées à terme malgré le recours à l'emprunt pour 15,5M€.

Le budget supplémentaire que la Ville présentera d'ici peu (bizarrement, pour la première fois, il ne l'a pas été en même temps que le compte administratif… sans doute pour éviter des débats trop criants de vérité pendant les élections) n'offrira pas de nouvelles marges de manœuvre pour agir.

Faut-il encore épiloguer ?

Les problèmes demeurent, l'exemple le plus significatif étant l'absence de construction de logements sociaux.

Finalement, pour Joissains, être maire, cela consiste à demander à son adjoint aux finances de gérer la Ville comme un épicier plutôt que comme un entrepreneur.

C'est bien beau de décorer la devanture du négoce et de l'illuminer avec de gros néons, il est plus difficile de maquiller la pénurie des étagères.

30 juin 2007

Mairie : Des primes à la tête du client

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Ce 28 juin, le Tribunal administratif de Marseille a examiné mes requêtes visant à faire annuler les délibérations sur le régime indemnitaire des personnels municipaux, instauré par le Maire. Il a fallu trois ans pour que l'audience soit inscrite à l'ordre du jour.

La Ville a pris son temps en ne répondant jamais dans les délais imposés par le greffe. Ainsi, elle a envoyé sa première réponse quinze mois après ma plainte alors qu'elle n'avait droit qu'à trente jours. Pour mon dernier mémoire datant de mars 2006, la Ville n'a pas du tout répondu et l'audience, décidée d'office par la Tribunal, s'est tenue avec un retard supplémentaire de quinze mois !

Séance étrange, la commissaire du gouvernement a limité ses conclusions aux modifications déjà apportées en cours de route et n'a pas mentionné la décision du président de recourir à un moyen relevé d'office, "la rétroactivité illégale" d'une des délibérations.

Pour l'instant, cela équivaut à rejeter mes requêtes. La décision finale interviendra d'ici peu. Le président fera-t-il entendre sa voix pour être conforme à ce qu'il m'a écrit ?

De quoi s'agit-il ?

Le 19 juillet 2004, le Maire a présenté une refonte du régime indemnitaire des agents de la Ville. J'avais essayé d'attirer son attention sur nombre de dispositions contestables du point de vue statutaire sur les confusions et les contradictions qu'il entretient à plusieurs égards.

J'avais donc saisi le Préfet et le Tribunal administratif pour faire toute la clarté.

En première réponse, le 6 août 2004, le Préfet précisait qu'il faisait "procéder à l'examen attentif de la légalité de cet acte." Le 17 septembre, un autre courrier préfectoral me confirmait qu'il avait adressé "une lettre d'observations au Maire". A la même date, je déposais une requête en annulation de la délibération auprès du Tribunal administratif.

Je tiens à préciser que je demeure favorable à une mise à plat du régime et donc aux primes qui reconnaissent le travail quotidien des agents. Evidemment, je n'ai pas changé d’avis. Ce qui faisait problème, c'était le non respect du statut de la fonction publique et le traitement arbitraire et inéquitable des personnels.

Que dit la loi ?

Le régime indemnitaire des fonctionnaires territoriaux est fondé sur une loi de 1984. Un décret d'application de 1991 prévoit que sa mise en place doit faire l'objet d'une délibération qui détermine plusieurs éléments : les bénéficiaires du régime, la liste des primes instituées dans la collectivité, le taux ou le taux moyen retenu pour chaque prime dans la limite des maxima prévus (les primes de l'Etat servant de référence), les conditions d'attribution des primes, à savoir la périodicité des versements et les critères de variation des attributions individuelles.

Ecran de fumée

Le 31 janvier 2005, tout le dossier sur le régime indemnitaire des agents municipaux est revenu devant le Conseil municipal. Et pour cause. Le Maire avait refusé d'entendre mes mises en garde sur certaines mesures illégales, m'assurant que tout était clair et transparent. Mais, le Préfet lui avait fait obligation de se conformer à la loi.

Une tout autre délibération a donc été présentée. Elle prenait en compte, pour l’essentiel, les nombreux et importants motifs qui m'avaient conduit à refuser de voter les précédentes délibérations. Les employés municipaux auront donc un statut mieux protégé et cette fois-ci en phase avec la loi.

Cependant, le nouveau projet n'a pas complètement annulé le précédent qui continue de produire ses effets dans certains de ses aspects illégaux et de créer une instabilité juridique sur la rémunération des agents municipaux et leur situation indemnitaire.

Pas d'état des lieux, pas de calculs des nouveaux droits reconnus aux personnels, pas de mention de l’avis du Comité Technique Paritaire, qui est une formalité nécessaire. Drôle de conception du dialogue social !

De nouvelles illégalités

A mon sens, le nouveau dispositif instaure un "système concocté maison", à la tête du client, qui contourne encore la loi.

Des exemples ?

On invente l'expression "métier de référence", qui ne se réfère ni à des définitions statutaires, ni au simple bon sens. Dans quel but ?

On prévoit aussi une étrange "Commission consultative" au niveau de la Direction Générale. Que devient le Comité Technique Paritaire, ni mentionné ni associé en tant qu’instance de concertation ?

Pour les primes, qui doivent répondre à des modes de calcul précis, la présentation est confuse, sans distinction entre toutes les formes de primes.

Enfin, le Maire s'octroie le pouvoir le pouvoir de fixer le montant individuel des primes à la place du conseil municipal !

Cette nouvelle tromperie avait renforcé ma détermination pour saisir de nouveau le Préfet et le Tribunal administratif.

29 juin 2007

Grandeurs et misères de nos voisins

Saint-Estève met le frein à main

stesteve_blason

Résister, tout un métier ! Il y avait Astérix et son village gaulois, on en a fait des albums et des films. Il y a maintenant Jean-Pierre Dufour, son village provençal et ses arrêtés assassins. Mon ami le maire de Saint-Estève-Janson, dont l'emblème est un lévrier, a le courage des ses opinions et il l'envoie dire.

Ecolo sans s'en vanter, soucieux de la sécurité, du bien-être et de la santé de ses quelque 300 concitoyens, il met en pratique ce qu'il pense. Il faudrait lui passer sur sa mairie pour lui faire admettre que des véhicules polluants utilisés à des fins sportives puissent transiter par le moindre centimètre de route de sa commune.

De quoi ranger les Hulot, Juppé, Borloo ou comparses en division amateurs.

Ventabren veut la peau de son maire

Nouvel éclatement politique près de chez nous. Après Venelles, Meyrargues et Cabriès, où les majorités volent en éclat, les dissensions se propagent à grande vitesse. Ventabren, que des observateurs extérieurs croyaient tranquille, vient de connaître sa crise. Elle a une double cause : le pouvoir non partagé du maire et l'approche des élections municipales. Huit adjoints ont démissionné et fait tomber le masque de Claude Filippi.

Rappelons aussi que le maire avait retourné sa veste entre les deux tours de la présidentielle. Elu UDF, il est subitement devenu UMP, avec évidemment le renouvellement de son mandat en tête. Sauf que, les démissionnaires, eux, n'ont pas le reniement aussi leste.

Pour tout dire, il y a comme des ressemblances avec les dissensions dans la droite aixoise. La différence, c'est que Genzana veut larguer les amarres mais ne formalise pas sa décision devant tout le monde. Alors, il reste accroché comme un mollusque à la coquille presque vide du bateau Joissains.

Trets a son PLU

Plusieurs petites communes de la Communauté du Pays d'Aix ont adopté leur Plan local d'urbanisme, outil essentiel pour maîtriser le développement harmonieux des territoires. La dernière en date est Trets, qui a entériné ses choix pour ne plus perdre de temps.

Rappelons-le, ces communes font partie de la même communauté de vie que la ville d'Aix, qui, elle, paradoxalement, n'a rien proposé, sous divers prétextes mais essentiellement pour cause d'élections municipales en vue.

Le risque de faire du bricolage est patent. D'ailleurs, notre ville connaît des projets hétéroclites que l'on parachute ici ou là sans se demander quelle est leur cohérence. On ne se pose pas de questions sur l'environnement, sur les déplacements ou le logement.

Le maire d'Aix est aussi présidente de la CPA et l'on voit bien que les plans adoptés ces dernières années (Plan de déplacements urbains, Plan local de l'habitat…) sont ineptes, insuffisants et inefficaces car ils n'ont pas été liés à la réflexion de l'aménagement des territoires.

27 juin 2007

Municipales : Pour bien comprendre…

municipales

Les journaux titrent sur les municipales. Ambitions et manœuvres, guerre et paix, dissidences et alliances, spéculations et réalités, rumeurs et vérités, info et intox, tout est bon pour la bataille qui s'annonce.

Alors, pour bien comprendre ce qui va se jouer, autant savoir ce qui s'est passé et quelles sont les données de la situation aixoise.

J'incite donc a lire ou relire la série de cinq articles "Qui sera maire d'Aix en 2008 ?" que j'ai consacrés il y a quelques jours (du mardi 19 au samedi 24 juin, ci-dessous) aux enjeux pour la conquête de la mairie.

Chacun pourra se faire une idée de l'histoire de ces 40 dernières années et des forces politiques actuellement en présence.

14 avril 2007

Les Guignols ont trouvé le (la) candidat(e) idéal(e)

guignols

Un jeu facile, facile, même pour ceux qui iront voter pour la toute première fois. Les indécis pourront y trouver enfin des éléments sérieux pour les convaincre de choisir, à coup sûr, le (la) bon(ne) candidat(e). Plusieurs essais sont possibles. Attention, on a bien dit candidat(e), pas président(e) !

http://votezplus.canalplus.fr

18 juin 2007

Législatives 2007 : Les résultats du 2e tour

Legislatives_2007_1er_tour

14e circonscription

Rappel 1er tour 2002

Abstention   33,46%

Maryse JOISSAINS UMP   35,09%

Danielle RUMANI-ELBEZ PRG PS   24,44%

Rappel 1er tour 10 juin 2007

Abstention   40,09%

Maryse JOISSAINS UMP   44,63%

Alexandre MEDVEDOWSKY PS RGG MRC   26,84%

Rappel 2e tour 2002

Abstention   38,99%

Maryse JOISSAINS UMP   58,10%

Danielle RUMANI-ELBEZ PRG PS   41,90%

Résultats 2e tour 17 juin 2007

Abstention   41,58%

Maryse JOISSAINS UMP  54,84%

                   

Alexandre MEDVEDOWSKY PS PRG MRC  45,16%

                                                   

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11e circonscription

Rappel 1er tour 2002

Abstention   34,70%

Christian KERT UMP UDF   35,56%

Serge ANDREONI DVG PS PRG  25,64%

Rappel 1er tour 10 juin 2007

Abstention   41,31%

Christian KERT UMP   49,97%

Gaëlle LENFANT PS PRG MRC   21,48%

Rappel 2e tour 2002

Abstention   40,40%

Christian KERT UMP UDF   59,32%

Serge ANDREONI DVG PS PRG   40,68%

Résultats 2e tour 17 juin 2007

Abstention   43,30%

Christian KERT UMP  61,41%

            

Gaëlle LENFANT PS PRG MRC  38,59%

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