lundi 18 juillet 2016

C'est vérifié, les mauvais comptes publics ne font pas les bons amis...

Ce lundi a lieu la dernière séance du conseil municipal avant la pause estivale. C'est la 24ème depuis l'élection de mars 2014. L'ordre du jour comporte 71 rapports, soit un peu plus de 500 pages. J'en rendrai compte. En attendant, voici quelques brèves piquantes relevées lors de la séance précédente... 

contentieux

Exit le jardin du Casino !
En 2015, le produit des jeux n'a pratiquement pas changé. La Ville voit donc la part annuelle qui lui est due en application de la loi rester stable. Elle s'est élevée à 6,3 millions d'euros. Pour mémoire, il y a une dizaine d'années, elle atteignait jusqu'à 11 millions. Puis, au fil des ans, elle n'a cessé de diminuer.
Le conseil municipal a renouvelé pour une durée de 12 ans la délégation de service public au bénéfice du groupe Partouche, seul candidat à avoir postulé. A l'occasion de la négociation, Maryse Joissains avait promis de reprendre l'idée de la création d'un jardin public attenant à l'établissement de jeux comme cela avait été prévu lors de son installation mais qui n'a jamais été réalisé. Or, on a appris qu'à la place il est maintenant envisagé soit de faire un parking paysager de 200 places, soit de construire un cinéma multiplex avec un parking de 500 places dont 200 réservées au casino.
Un jardin minéral est-il un espace vert ?
Et à propos de jardin public, après la suppression de l'espace vert à l'entrée des Allées provençales, le sol a été minéralisé. Maryse Joissains avait pourtant vanté ce jardin d'un hectare pour végétaliser la place. J'ai fait observer, non sans malice, qu'on ne pouvait pas continuer à appeler ce lieu Jardins de Cezanne. J'ai suggéré de le renommer esplanade, ce que la maire a admis comme étant plus approprié.

jardinet - Copiejardin sextius - Copie
(Clic sur les images pour agrandir)
Clichés pris lors de la création du jardin en 2007 qui a disparu en 2015 ! 

contentieux 2 - Copie

Hôtel de Caumont : la Ville attaquée par le nouveau propriétaire !
On le sait, parmi d'autres biens patrimoniaux publics importants, la municipalité a vendu ce joyau à la société Culturespaces pour 10 millions d'euros. En réalité, le nouveau propriétaire privé n'en a payé que 8,4. C'est la Ville qui a déboursé le reste, soit 1,6, avec 48% de cofinancements (ex-CPA, Région, Etat), pour restaurer les façades. On nous avait assuré que tout était transparent. Ben non ! L'explication est la suivante.
Culturespaces étant une structure sous statut privé, elle ne pouvait pas solliciter des subventions auprès des collectivités. Alors, par un petit tour de passe-passe, c'est la Ville qui avait fait la démarche à sa place. Et elle demande maintenant à l'acheteur de lui rembourser sa mise en propre de 857.000 euros. En remerciement pour ce cadeau de luxe, ce dernier refuse de s'acquitter de la somme et attaque la Ville devant les tribunaux. Quant aux autres 789.393 euros publics, ils sont toujours bien au chaud dans le coffre de Culturespaces, la mairie ne manifestant aucune intention d'en informer les cofinanceurs qu'elle a blousés. Question : l'arnaque est-elle légale ?

conservatoire hotel de caumont
(Clic sur l'image pour agrandir)
L'Hôtel de Caumont qui accueillait le conservatoire de musique
 

Rythmes scolaires : la CAF contribue à l'effort
Maryse Joissains a beaucoup traîné les pieds pour mettre en place la réforme. Certes, cette nouveauté a demandé un effort budgétaire. Mais est-ce une raison pour le refuser quand on sait que l'éducation d'un enfant n'a pas de prix même si elle a un coût ? A l'occasion de la discussion sur le compte administratif, je me suis fait le plaisir de rappeler que l'apport de la Caisse d'allocations familiales a permis de réduire la dépense d'un bon tiers. 
Stationnement : perte de recettes
L'année 2015 a enregistré une baisse notable de 12,48% des recettes du stationnement (horodateurs, parkings et vignettes résidents). Y aurait-il donc, comme on a voulu nous le signifier, un sursaut civique spontané des automobilistes entraînant moins de verbalisations pour stationnement gênant ou interdit et meilleur usage des transports en commun ? On a peine à l'admettre, l'augmentation de la fréquentation des parcs-relais ne pouvant pas tout expliquer. Il est difficile de faire ces corrélations, ne serait-ce que parce que le nombre global de places dans les parcs-relais est loin d'égaler celui des parkings (5.810) et des places payantes sur voirie (environ 3.000). 

parking carnot - Copie
(Clic sur l'image pour agrandir)

Voirie : des trous et des bosses…
On nous affirme que les dépenses engagées pour l'entretien de la voirie sont élevées. Mais la réfection est-elle vraiment une priorité pour la municipalité ? C'est à en douter car les Aixois constatent chaque jour l'état catastrophique de nombre de rues, chaussées et trottoirs, tant en centre-ville que dans les quartiers, avec trous, bosses, rapiècements et bricolages divers.
A ce sujet, j'ai une nouvelle fois demandé où en étaient les procédures de recours contre les malfaçons concernant l'avenue Jean-Giono qui est toujours dans un piteux état depuis la fin des grands travaux de terrassement qui avaient été menés il y a déjà trois ans pour installer les conduites du chauffage urbain. Il paraît que cela avance. On ne peut faire meilleur éloge de la lenteur...

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mercredi 6 juillet 2016

Bernard Cazeneuve inaugure la sous-préfecture... avec humour et ironie

Lundi, Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur, était à Aix pour inaugurer la nouvelle sous-préfecture. Maniant un humour subtil sous les dehors sérieux de sa personnalité, il a amusé le parterre d'invités en ironisant sur les péripéties contestataires qui ont marqué la création de la métropole. Jubilatoire...

sous-préfecture inauguration 4 juillet 2016
Capture d'image sur le site de Maritima

Défilé de ministres régaliens à Aix ces derniers jours : culture, économie, budget, défense et intérieur. Lundi, c'est Bernard Cazeneuve qui est venu inaugurer la nouvelle sous-préfecture située avenue Pierre-Brossolette, la première réalisation depuis 2008.
Pour assister à l'événement, il fallait avoir été invité et confirmé au préalable, l'accueil des visiteurs étant particulièrement filtré à cette occasion. Le ministre de l'intérieur était à l'heure et même un tout petit peu à l'avance, ce qui change des désagréables habitudes aixoises.
Etaient présents le préfet de région, Stéphane Bouillon, le sous-préfet d'Aix, Serge Gouteyron, hôte des lieux, des députés, Maryse Joissains, des maires, des élus municipaux, départementaux et régionaux ainsi que l'ensemble du personnel de l'établissement.
J'y étais aussi bien sûr mais, à mon grand regret, un petit malaise dû à la chaleur ne m'a pas permis de rester ni d'assister à l'inauguration officielle et aux discours. Mes amis se sont fait un plaisir de me raconter la suite.
Sous son air pourtant toujours sérieux, Bernard Cazeneuve y est allé d'un humour subtil et ironique à propos des élus contestataires de la métropole, ce qui n'a pas manqué de faire sourire l'assistance. On trouvera ci-après le compte-rendu qu'en a fait le site Maritima

"Le ministre de l'Intérieur inaugurait lundi après-midi les locaux de la sous-préfecture d'Aix-en-Provence. Une visite vécue par Maryse Joissains comme un "espoir contre la Métropole". Bernard Cazeneuve a d'ailleurs ironisé sur le sujet dans son discours... 
Voilà deux mois maintenant que les Aixois se rendent sur l'avenue Pierre-Brossolette pour effectuer leurs démarches administratives. Oubliés les locaux exigus de la rue Mignet, place aux 2100 m² du bâtiment de la Poudrière, implanté sur l'une des artères principales à l'entrée de la ville. L'État y a engagé plus de 4 millions d'euros, afin d'offrir à la population "un équipement moderne, performant et adapté à ses missions actuelles".
Mais pour Maryse Joissains, maire d'Aix-en-Provence, la visite de Bernard Cazeneuve aujourd'hui représente bien plus qu'une simple inspection des travaux finis... "Jusqu'à présent, soit les grands ministres venaient en catimini, soit ils ne venaient pas", confie-t-elle. "Je prends donc cette visite comme un hommage rendu à notre ville, et comme un espoir contre une Métropole qui est en train de tout rassembler à Marseille".
Le ministre de l'Intérieur évoquera le sujet au cours de son discours inaugural avec une pointe d'ironie, sans pour autant se "mouiller".
"Je ne m'attarderai pas sur le fait métropolitain, compte-tenu de l'immense accord dont il fait l'objet ici", a-t-il déclaré. "Je n'ai pas l'habitude de m'occuper de ce qui ne me regarde pas directement même si je regarde avec beaucoup d'attention ce qui directement ne me regarde pas. Il serait étonnant que le ministre de l'Intérieur ne se mette plus à s'occuper des sujets qui sont ceux des territoires, même s'ils ne sont pas ceux du ministère de l'Intérieur".
Une intervention ponctuée par des rires nourris dans l'assemblée, qui ont naturellement invité Bernard Cazeneuve à enfoncer le clou. "Si après ce que je viens de dire vous avez deviné ce que je pense, vous êtes très fort, mais chacun sait ici ce que je pense et je n'ai pas vocation à évoquer ici des sujets qui peuvent vous fâcher entre vous. Je vous vois tellement unis les uns aux autres grâce à ma venue que j'aurais peur par un propos de dégrader cette ambiance exceptionnelle", a poursuivi le ministre. On n'en saura pas plus de sa part sur le sujet...
"Mais l'important c'est qu'il l'ait évoqué", reprend Maryse Joissains. "Cela veut dire que c'est un vrai problème. Avec la Métropole, on est en train de s'enterrer, et je vois que cela a été entendu à Paris, car le discours prononcé aujourd'hui par le ministre de l'Intérieur n'est pas un discours anodin". À bon entendeur..." 

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vendredi 1 juillet 2016

Conseil de territoire : Des propos extrémistes contre les logements sociaux !

Des propos violents et discriminatoires du maire de Ventabren ont créé une ambiance agitée et consternante lors du débat sur le logement. Claude Filippi fait l'objet de pénalités pour non respect des lois de la République. Hélas, Maryse Joissains n'est pas loin de l'approuver. Vives réactions des élus de gauche ! Récit...   

LAC CT 3 23
Photo prise par surprise avec mon ami Edouard Baldo juste avant mon intervention
sur le logement dans l'ambiance électrique et consternante de la séance (merci à MC)

Comme promis, voici ce qui s'est passé jeudi dernier à la séance publique du conseil de territoire. Au demeurant, rien de bien folichon dans l'ordre du jour désormais étroitement lié à celui de la métropole. C'est sous la signature de Jean-Claude Gaudin, président d'Aix-Marseille-Provence, que la convocation est ensuite entérinée par Maryse Joissains, présidente du Territoire du Pays d'Aix.
D'ailleurs, un changement de taille frappe immédiatement l'œil. Sur les 103 rapports présentés, 9 sont des informations sans vote, 17 des décisions et surtout 77 de simples avis qui découlent de décisions déjà prises à Marseille.
On voit bien là que la mise en place de la métropole se fait peu à peu sur un mode transitoire puisqu'à terme, en 2020, les 6 anciennes intercommunalités devenues territoires disparaîtront juridiquement.
Alors, quel était le menu du jour ? Des thématiques sur le fonctionnement institutionnel, les finances, l'aménagement du territoire, l'habitat, le développement économique, l'environnement, le sport et la culture.
Habituellement, peu de dossiers font l'objet d'interventions des élus territoriaux. On passe ainsi d'un vote à l'autre sans trop tergiverser. En ce qui me concerne, j'ai conscience, dans ce type d'ambiance, là comme au conseil municipal, d'être un peu un trouble-fête chaque fois que je prends la parole sur les sujets qui m'intéressent particulièrement, à savoir les gros dossiers que sont les budgets et le logement.

CT 3 23

Et précisément, jeudi, je devais intervenir sur la situation du logement en Pays d'Aix qu'un document de synthèse retraçait. Au moment du débat sur cette délibération, sans crier gare, Claude Filippi, maire de Ventabren, qui accueillait les élus, s'est lancé dans une diatribe enflammée d'une violence inouïe. Contre tout, contre l'Etat, contre le gouvernement, contre le préfet, contre les lois, tous coupables à ses yeux de lui compliquer la vie dans sa commune. Il s'en prenait aux obligations qui lui sont faites d'intégrer la construction de logements sociaux dans ses programmes immobiliers. Ben forcément, sa commune est la plus mauvaise élève parmi celles qui sont carencées puisqu'il n'en a construit aucun !
Conséquence inévitable, comme les lois SRU et ALUR le stipulent, de lourdes pénalités financières lui sont appliquées. Le préfet, chargé de les faire exécuter, a durci le ton et obligé le maire de Ventabren à signer un accord l'engageant à produire des efforts pour respecter les textes sous peine de voir l'Etat se substituer au maire pour trouver les terrains. Voilà les éléments qui ont mis en rage Claude Filippi.
Mais, au lieu de tenir des propos mesurés, son tempérament excessif habituel l'a carrément fait partir en vrille en gueulant des paroles blessantes sur fond de tonalité extrémiste avec de graves sous-entendus discriminatoires. "Nous vivons sous une dictature, la dictature du gouvernement. […] Si j'ai signé, c'est juste parce que je veux limiter le montant des sanctions, mais j'irai le plus lentement possible. J'en ai rien à foutre !"
Et là, furieux et vociférant, il s'est permis de dire qu'il ne veut pas que les quartiers nord de Marseille "envahissent" sa commune et qu'il préfère vivre à Ventabren plutôt qu'à Vitrolles. Ce qui a déclenché la colère du maire Loïc Gachon et de son adjointe Pascale Morbelli, puis de Gaëlle Lenfant et de moi-même. Hélas ! Hélas ! Maryse Joissains, qui a vainement tenté de tempérer son collègue tout en lui trouvant des excuses, lui a quand même emboîté le pas pour critiquer les lois (voir article de presse ci-dessous).
Il y a des moments où certains élus font honte à la République !

CT 3 23CT 3 23

"Deux séances publiques, de longs débats et des échanges parfois musclés" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/06/23/34005338.html
"Comment Maryse Joissains fait les poches des Aixois"
:
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/06/28/34017588.html

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Ah, vous ne connaissez pas Claude Filippi ? 

"La politique locale a aussi… ses casseroles" : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/01/14/12082848.html 
"Des batailles à en perdre la raison"
 : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/07/26/5721470.html

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mardi 28 juin 2016

Taxes et tarifs en hausse : Comment Joissains fait les poches des Aixois...

Chaque année, le conseil municipal se penche sur le compte administratif de l'exercice civil précédent. Cela permet de vérifier au centime près l'usage qui est fait de l'argent public. Et, comme d'habitude, Maryse Joissains prétend qu'elle n'augmente pas la fiscalité directe. Ah la bonne blague ! Evidemment puisque sa méthode consiste à faire quand même les poches des Aixois par d'autres moyens ! Voici comment... 

impots

C'est une obligation et C'est un rituel. A cette période-ci, le conseil municipal se prononce sur le compte administratif qui couvre l'année civile précédente. Tout y est retracé ligne par ligne, dépenses et recettes en fonctionnement et en investissement, jusqu'au moindre petit centime car cela concerne l'utilisation faite par la collectivité de l'argent public.
En annexe, sont également consignées avec la même minutie de précieuses informations très détaillées sur les emprunts, les crédits, les dettes, les subventions reçues et les subventions accordées, tous les biens communaux, le personnel municipal et bien d'autres encore. Tout est classé en chapitres.
Il s'agit donc d'un bilan qui offre une vision complète de la gestion de la commune, avec une partie dite contrainte liée aux services obligatoires prévus par la loi et une partie qui révèle les choix politiques de la majorité. Une délibération accompagne tous ces documents pour en résumer les grandes lignes.
A première vue, l'étude de toutes ces données peut paraître fastidieuse. Mais, il est très instructif d'en prendre connaissance car les chiffres, dont la profusion peut en rebuter plus d'un, font ressortir l'orientation et le sens de la politique menée.
Comme je l'ai annoncé dans mon précédent article, l'adjoint aux finances a fait une présentation du bilan à la fois flatteuse pour l'équipe de Maryse Joissains mais plus nuancée s'agissant des perspectives pour l'année en cours.
Pour 2015, le solde net global de clôture du compte administratif s'élève à peine à 2,3 millions d'euros, un plancher jamais encore atteint. Cette somme sera utilisée pour constituer le budget supplémentaire 2016 qui viendra compléter le budget primitif présenté fin mars.
Je vous épargnerai les calculs ainsi que les motifs et décisions qui permettent d'obtenir ce résultat car ce n'est pas l'objet de cet article. Je souhaite simplement faire savoir que, comme d'habitude, Maryse Joissains en impute essentiellement la responsabilité à la baisse des dotations de l'Etat et à l'application de la réforme des rythmes scolaires, qui ont bon dos puisque la baisse des dotations n'a pas commencé avec l'élection de notre président de la République actuel mais dès 2008 avec le précédent qui avait plombé les comptes de la France en alourdissant la dette de 600 milliards.
Dans mon intervention, j'ai préféré me concentrer sur la fiscalité municipale pour démasquer le battage opéré depuis plusieurs années par la maire et son adjoint sur le prétendu maintien des taux fiscaux.
La vérité est toute autre. En effet, jamais les impôts indirects que représentent les recettes des tarifs et de taxes diverses n'ont connu systématiquement des hausses importantes. Pour le détail, je renvoie les lecteurs au second lien ci-dessous.
Autrement dit, contrairement à l'impôt direct progressif qui s'applique selon le niveau de revenus des ménages, on fait passer à la caisse tous les Aixois de manière indifférenciée, ce qui est injuste. C'est la méthode Joissains : je n'augmente pas les impôts mais je vous fais les poches par tous les moyens...

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"Deux séances publiques, de longs débats et des échanges parfois musclés" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/06/23/34005338.html

"Non, Maryse Joissains, les vessies ne sont pas de lanternes !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/04/19/33684956.html

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vendredi 24 juin 2016

Deux séances publiques, de longs débats et des échanges parfois musclés

Deux séances publiques, lundi au conseil municipal et jeudi au conseil de territoire. Avec, au total, quelque 3765 pages pour 199 rapports. Les débats ont parfois été très chauds, surtout hier à propos de la politique contestée menée pour le logement... 

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(Clic sur l'image pour agrandir)
Les documents aux 1917 pages de l'ordre du jour du conseil municipal

La séance publique du conseil municipal de lundi après-midi a-t-elle battu le record de durée ? Presque, avec six pleines heures occupées par de longs débats mais surtout avec les 96 rapports soumis au vote. Cela représente 1917 pages qu'il a fallu lire et étudier avant de préparer des interventions. Je m'y étais employé pendant le weekend pour être fin prêt.
Alors de quoi a-t-on parlé ? La diversité des sujets était particulièrement importante : entre autres, comptabilité communale annuelle avec les comptes administratif et de l'eau, personnel municipal, bilan et renouvellement de la délégation de service public du casino pour douze ans, série de marchés publics,
restauration du patrimoine, fouilles archéologiques, vente des parkings aixois (ce qui a provoqué leur fermeture provisoire lundi), contrat de ville en faveur des quartiers, activités périscolaires, vie culturelle et subventions, tourisme, protection de la forêt, contentieux juridiques dont la municipalité rafole.
Quand on siège dans l'opposition, il est nécessaire d'être généraliste car il faut s'intéresser à tous les thèmes. Passionnant, tout ça !
Personnellement, je suis intervenu plusieurs fois et, pour commencer, à propos du compte administratif. L'adjoint aux finances fait toujours une présentation flatteuse pour la majorité, même si cette fois il a été un peu plus nuancé que d'habitude du fait de résultats moins probants. Je n'ai pas repris les fastidieux détails comptables dont nous disposons dans les documents mais je me suis attaché à rétablir quelques vérités politiques sur les choix faits par Maryse Joissains et son équipe. J'y reviendrai dans un prochain article.
Je ne manquerai pas non plus de relater la séance publique du conseil de territoire qui a eu lieu hier à Ventabren trois heures durant. Je m'étais bien attelé à l'ordre du jour, encore quelque 103 rapports et 1848 pages à ingurgiter d'un trait, car on y débattait de la place des anciennes intercommunalités dans la métropole.
Malgré tous les recours qu'elle a perdus, Maryse Joissains continue de vilipender la loi au prétexte qu'on lui enlèverait "ses" pouvoirs. Cela devient pathétique de la voir s'agiter ainsi pour faire croire à qui veut l'entendre qu'elle n'a pas dit son dernier mot. Hier, sa dernière baudruche était de faire modifier un mot dans une délibération signée Jean-Claude Gaudin qui n'a fait qu'appliquer les textes. 
Autre point vif et très animé cette fois, quand est arrivée la discussion sur le logement et les communes carencées qui doivent se conformer à la loi Alur, il y a eu des échanges musclés entre les élus de gauche et des élus de droite. J'y ai pris ma part pour répliquer aux propos outranciers et quasi extrémistes du maire de Ventabren. Vous en saurez plus dans mes prochains articles.

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vendredi 17 juin 2016

Aix perd des habitants : La preuve par les chiffres !

Même si Maryse Joissains et son adjoint aux finances s'entêtent à nier le fait, les preuves du recul démographique d'Aix existent. D'ailleurs, ils sont bien obligés d'utiliser les statistiques de l'Insee qu'ils ne peuvent pas dissimuler. Passons-les en revue...

démographie aix perd

Reprenons aujourd'hui plus en détail des données officielles sur l'évolution de la démographie aixoise. En 1960, Aix compte 65.000 habitants contre à peine 28.000 en 1900. L’attrait du Sud, le développement industriel de l’étang de Berre et scientifique de Cadarache, l’arrivée des rapatriés, l’attractivité croissante de la ville alors en passe d’être desservie par l’autoroute, ont provoqué la mutation d’Aix et son passage de ville moyenne à grande ville. En 1970, le cap des 100.000 habitants est franchi.
En 2000, Aix compte 135.000 habitants. En 2006, 142.534 et en 2012, 141.148. Entre 2006 et 2012, la variation est de - 0,3%. En 2013, on compte, 141.545 habitants.
A ce stade, il faut préciser un élément important pour le calcul. Il ressort que la mairie d'Aix administre une population totale supérieure à la réalité. Pourquoi ? Parce qu'il faut soustraire toutes les résidences secondaires dont la population est comptabilisée dans les communes de résidence principale.
Dans le document annexe joint au compte administratif 2015 qui passera au conseil municipal de lundi, la mairie a bien été obligée de retenir les chiffres de l'Insee. Mieux, elle a fourni les variations à la baisse depuis 2011. 
De 2011 à 2014, Aix a perdu 2.416 habitants. La population cumulée est de 144.782 à laquelle il faut ôter 3.673 résidences secondaires. Résultat : le nombre d'habitants permanents est donc de 141.109. 

démographie dans compte admin 2015 - Copie

Une autre preuve que j'ai apportée dans mes échanges avec Maryse Joissains et son adjoint aux finances est la réduction régulière du nombre de classes. Et même si de nouvelles écoles ont été ouvertes dans les quartiers en cours d'urbanisation, le solde du nombre de classes est négatif à cause des nombreuses fermetures ailleurs.
Le nombre d'étudiants lui-même n'a cessé lui aussi de diminuer, beaucoup n'ayant d'autres solutions que d'aller vivre à Marseille. A l'heure actuelle, la tendance est cependant à une certaine stabilisation grâce à l'avènement du plan Campus.
Un autre élément de constat montre un vieillissement de la population aixoise. Certes, notre commune reste attractive pour l'arrivée de nouveaux habitants mais ces derniers sont souvent des personnes âgées disposant de revenus confortables qui préfèrent venir s'installer sous un climat plus favorable.
A l'inverse, il y a peu de jeunes ménages qui font ce choix. Là encore, pourquoi ? Tout simplement parce que l'achat ou la location d'une maison ou d'un appartement sont à des prix très élevés et les salariés et ces jeunes ménages avec ou sans enfants n'ont d'autre option que d'aller chercher un toit dans les petites communes environnantes.
Comme je le disais dans le premier volet de ma parution de lundi, l'étude des données démographiques a son importance pour comprendre le sens positif ou négatif de l'évolution de notre territoire, notamment en termes d'urbanisation, de typologie du logement et d'impact économique.

(Clic sur l'image pour agrandir)SCOT population

démographie PLU page 172 Adémographie PLU page 172 B

"Pour la première fois depuis 100 ans, Aix perd des habitants !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/06/13/33955839.html

"Quand les chiffres parlent vrai, il y a de quoi s'inquiéter…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2014/12/03/31073132.html

Pour en savoir plus :
http://www.prefectures-regions.gouv.fr/provence-alpes-cote-dazur/content/download/16171/111835/file/V_%20Etude%20INSEE%20M%C3%A9tropole%20Aix-Marseille%20%20un%20territoire%20h%C3%A9t%C3%A9rog%C3%A8ne%20%20une%20unit%C3%A9%20%C3%A0%20b%C3%A2tir%20.pdf

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lundi 13 juin 2016

Pour la première fois depuis 100 ans, Aix perd des habitants !

Exploit réussi par la municipalité de Maryse Joissains : ces dernières années, pour la première fois en 100 ans, la démographie aixoise a diminué de 1,29%. La maire et son adjoint aux finances contestent ce constat établi pourtant officiellement par l'Insee…

démographie foule - Copie

Combien y a-t-il d'habitants à Aix ? En général, on se contente de répondre qu'il y en a entre 140.000 et 145.000, sans plus de souci d'exactitude. Pourtant, il est intéressant de s'y pencher avec le plus de précision possible.
Pour illustrer cette nécessité, il faut savoir, par exemple, que c'est sur le nombre légal d'habitants qu'est calculé le niveau de dotations et de participations de l'Etat versées chaque année aux communes. En 2015, la population s'élèvait à 141.148 habitants.
A plusieurs reprises, au conseil municipal et à l'ex-communauté du Pays d'Aix, j'ai eu à ferrailler avec Maryse Joissains et Gérard Bramoullé sur la démographie réelle aixoise. Chaque fois, ils ont prétendu que les statistiques de l'Insee étaient manipulées dans l'intention de desservir notre ville. Ils sont allés jusqu'à affirmer, à l'esbroufe, que l'Etat truquait sciemment le nombre d'habitants d'Aix pour qu'il ne franchisse pas le seuil de 150.000, seuil à partir duquel, selon nos deux élus, notre ville aurait obtenu des augmentations des dotations.
J'ai contesté cette présentation mensongère car je savais que ce seuil n'existait pas. Le préfet a effectivement confirmé que le seuil à atteindre est 200.000 (voir son courrier plus bas). Nous sommes donc loin du compte et nous ne sommes en aucun cas pénalisés.
Il existe d'ailleurs des documents produits par nos services qui reprennent intégralement les données de l'Insee pour appuyer des dossiers officiels. Je ne citerai que les Plans local d'urbanisme, de l'habitat et de déplacements urbains qui font expressément référence aux derniers recensements connus pour projeter le développement de notre territoire.
En 2015, à l'ex-CPA, un débat a eu lieu pour demander à l'Etat de surclasser la population du Pays d'Aix afin de pouvoir bénéficier de dotations supplémentaires. Ce que l'on appelle la Politique de la ville en faveur des quartiers en difficulté permet en effet de doubler artificiellement la population de ces quartiers (à Aix et à Vitrolles) qui peut ainsi bénéficier de dispositifs financiers accrus. La loi prévoit cette démarche, il n'y a rien à dire.
En revanche, lorsque Maryse Joissains a cru bon de proposer de créer sa propre métropole Aix-Pays d'Aix, en lieu et place de l'ex-CPA, une pure fantaisie pour s'opposer à la vraie métropole, elle a joué sur ce surclassement pour gonfler le nombre d'habitants, arguant que cela permettait de dépasser le seuil de 400.000, condition nécessaire pour obtenir l'autorisation d'instaurer une métropole. Echec total de la démarche puisque le Pays d'Aix fait déjà partie d'Aix-Marseille Provence et qu'il est illégal d'appartenir à deux collectivités de même nature. Echec total aussi car c'est la population réelle et non artificielle qui est prise en compte.
                                                                                                                       A suivre… 

démographie CM 8 juin 2015 Adémographie CM 8 juin 2015 B

démographie CM 28 sept 2015 Adémographie CM 28 sept 2015 Bdémographie CM 28 sept 2015 C

Les précisions du préfet 

démographie aix lettre préfet 25 août 2016 Adémographie aix lettre préfet 25 août 2016 B

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mardi 31 mai 2016

Attention danger ! Donc NON aux nouveaux compteurs électriques Linky !

Au conseil municipal de début mai, j'ai interrogé Maryse Joissains sur les nouveaux compteurs électriques Linky, des appareils controversés, mouchards et dangereux qu'ErDF veut imposer dans tous les foyers. Or, il faut savoir qu'ils ne sont pas obligatoires et que la commune et les habitants peuvent décider d'en refuser l'installation. Explications...

linky 1

Avez-vous entendu parler du nouveau compteur électrique qu'ErDF veut installer très prochainement chez vous, à votre insu, y compris en pénétrant illégalement, comme dans tous les foyers de France, en remplacement des compteurs actuels ? Pour mieux faire passer la manipulation, on lui a accolé l'adjectif "intelligent". Mais, en fait, pas tant que ça puisqu'il présente certains dangers touchant à la santé, à la sécurité et à l'économie. 
Au conseil municipal de début mai, j'ai interpellé Maryse Joissains pour lui demander de refuser d'en équiper Aix, sachant que c'est le maire qui dispose de ce pouvoir d'interdiction par délibération pour la commune et que ce compteur qu'on veut nous imposer n'est pas obligatoire. Les habitants eux-mêmes peuvent aussi empêcher individuellement ou collectivement la pose dudit compteur. 
A la date d'aujourd'hui, 173 communes ont déjà voté la décision et le nombre ne cesse d'augmenter de jour en jour. 
Pour répondre à ma question, Maryse Joissains a invité deux responsables d'ErDF à venir exprimer leur avis sur le sujet. Sans surprise, ils ont évidemment présenté et même vanté le nouveau dispositif de mesure et de contrôle de la consommation.
Découvrant totalement le problème à la faveur de mon exposé, la maire s'est cependant engagée, avant de se positionner, à faire étudier sérieusement le dossier et à rendre compte de ses conclusions.
En attendant la suite, il faut agir le plus tôt possible car cette importante mutation ne fait pas encore l'objet d'un grand débat public qui permettrait d'informer correctement la population sur les contraintes et les risques de tous ordres qui en découlent. Or, l'objectif de ce camouflage à grande échelle étant de tenir les consommateurs dans la naïveté ou l'ignorance, mieux vaut donc s'y prendre à l'avance pour ne pas tomber dans le piège… 

Le texte de mon intervention
(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré fléché en bas à droite du document)

De très nombreuses actions anti-LINKY sont menées en France :
http://refus.linky.gazpar.free.fr/

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vendredi 27 mai 2016

Petit florilège de brèves aixoises (bien) pourries…

Pour beaucoup, le printemps est le moment attendu pour faire un peu de débarras et peut-être le grand ménage. Je vais moi aussi profiter de l'aubaine pour revenir sous forme de brèves sur des informations accumulées au fil des mois. Mais attention, certaines ne sont pas plaisantes. D'autres sont même repoussantes et il vaut mieux chausser des bottes...

Foire 2016
(Clic sur l'image pour agrandir)
A la foire aux manèges, lever les yeux au ciel épargne au moins de voir le triste état du sol !

Le jardin Cezanne
Lors de son élection en mars 2001, Maryse Joissains avait décidé de modifier l'espace devant les Allées provençales pour y créer un jardin public donnant sur la place de la Rotonde. Pourquoi pas, après tout. Ainsi fut fait et l'on vit un petit hectare verdoyant naître là en lieu et place d'une construction. La statue de Paul Cezanne fut installée grâce aux bonnes œuvres de notre actrice aixoise Andrea Ferréol. Et puis, surprise, on vit apparaître des palissades autour du jardin. Décision avait été prise de le supprimer pour le remplacer par un espace de déambulation... minéralisé. Un jour, on fait, un autre, on défait.
Les chalets de Noël
Je m'étais amusé à parcourir l'enfilade de chalets sur le cours Mirabeau en jouant au client qui cherchait des idées originales de cadeaux. Je dois préciser que je n'espérais pas un instant y trouver l'authenticité des traditions provençales mais je n'en avais pas la preuve. Je me suis arrêté à plusieurs reprises devant le fouillis de certains étals pour vérifier la provenance des marchandises disposéees à plat ou sur des étagères, voire suspendues aux frontons.
Je me suis avisé de faire semblant d'être intéressé par des peluches Disney. Elles ne sont évidemment pas provençales et elles ne viennent pas plus des Etats-unis. Sur les étiquettes, en petits caractères, on pouvait lire "Made in China". A quelques mètres de distance, d'autres vendeurs proposaient eux aussi les mêmes reproductions ! 
Autre exemple : pour attirer le gogo, un chalet affichait un bandeau en grosses lettres et en haut de sa fenêtre "100% Production artisanale". Chic, me suis-je dit, l'honneur est sauf. Hélas, seule l'horreur était sauve. Un petit coup d'œil sur l'étiquette des produits me renseignait sur l'origine "Made in Spain". Voilà comment une manifestation promue au rang des traditions provençales attire des milliers de personnes persuadées de ne trouver que du local mais qui se font avoir en achetant de l'importation, de mauvais goût qui plus est.
La foire aux manèges
Comme chaque année, en février, en période de vacances scolaires, des manèges géants s'installent sur le parking Carcassonne à côté de la piscine Yves-Blanc, en face du cimetière Saint-Pierre ! Bon, me dira-t-on, une foire, c'est une foire, pas la galerie des glaces du château de Versailles. Mais quand même ! Dès la mi-journée, le sol des allées de promenade ressemble déjà à un bazar, un vrai champ de foire à tous les sens du terme : chewing-gums, canettes, boîtes en carton destructurées, détritus et emballages divers. Là, je l'admets, les seuls coupables sont très majoritairement les visiteurs.
Les parcs de stationnement
Pour finir, permettez-moi d'ajouter quelques observations liées à l'insuffisance de propreté devant les caisses de certains parkings. L'exemple le plus flagrant est celui du parking Mignet. L'espace autour des caisses est dans un état lamentable en raison des tickets de paiement et autres immondices qui jonchent le sol. Il n'y a qu'une corbeille et elle déborde régulièrement. Et les jours de vent, tout remonte jusqu'à la sortie des véhicules là où se trouvent les agents de la Semepa !
L'image ainsi donnée aux usagers et aux touristes est bien peu engageante. Ne pourrait-on pas au moins placer une autre corbeille et demander que l'on fasse régulièrement le ménage ?
Les abribus
Le même problème de saleté se pose fréquemment autour de certains abribus et arrêts. Tickets, mégots, papiers gras, canettes et déchets de toutes sortes jonchent le sol et parfois encombrent et pourrissent même les bancs d'attente. Etant usager des bus, personnellement, j'ai dû renoncer à m'y asseoir. En désespoir de cause, j'envisage le plus sérieusement du monde de chausser de grandes bottes d'égoutier ou de porter un scaphandre !
PS : J'ai préféré ne pas infliger à mes lecteurs les tristes photos de tous ces constats.

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lundi 23 mai 2016

Maryse Joissains perd son dernier procès contre la Métropole

On ne compte plus le nombre de procédures perdues par Maryse Joissains pour contester la Métropole. Son dernier recours vient lui aussi d'être platement rejeté par le Conseil d'Etat. Les Aixois doivent certainement être très fiers de savoir que c'est avec leur argent...

métropole nom

"Que de temps perdu !" Maryse Joissains avait utilisé cette phrase en juillet 2009 lorsqu'elle fut réélue après l'annulation municipale contestée de mars 2008. Elle avait prétexté que la nouvelle élection avait retardé la mise en œuvre de ses projets. C'était pure allégation car les services municipaux avaient pu continuer leur travail et la délégation spéciale qui avait pris sa place n'y était restée que deux mois, le temps d'organiser le scrutin. 
On peut lui retourner la même exclamation après le rejet de son tout dernier recours contre la métropole qui, lui, comme toutes les autres procédures qu'elle a engagées, a vraiment bloqué le démarrage d'une institution qui n'existait pas auparavant.
Le 10 mai, le rapporteur public du Conseil d'Etat a introduit la lecture de ses conclusions par ces mots : "Voici les deux derniers recours des communes rebelles". Ces requêtes diligentées de conserve par les maires d'Aix et de Pertuis demandaient l'annulation du décret validé le 28 août dernier par le Premier ministre en vue de l'organisation et du regroupement des 92 communes devant donner naissance à la métropole. Elles s'insurgeaient également contre l'arrêté interpréfectoral du 1er septembre 2015 fixant le nombre et la répartition des sièges au sein d'Aix-Marseille-Provence.
Je relaie l'information car elle n'a pratiquement pas été reprise, contrairement à la décision du 19 février du Conseil constitutionnel qui avait rejeté les questions prioritaires de constitutionnalité portant sur les mêmes sujets. Et qui avait laissé au Conseil d'Etat le soin de trancher définitivement en faveur du rejet.
C'est maintenant chose faite. Est donc confirmé le nombre de 240 sièges de la métropole dont 108 pour Marseille et 17 pour Aix.
Alors que le point final n'avait pas encore été mis aux ultimes procédures juridictionnelles, le Conseil métropolitain a pu avancer à petits pas sans pouvoir cependant user de toutes ses prérogatives. Il n'a pu se réunir que trois fois, pour élire le président, les vice-présidents, les membres du bureau, ceux des différentes commissions et pour voter le budget primitif.
Quant aux six Conseils de territoire, qui se substituent aux anciennes intercommunalités jusqu'en 2020, ils se sont réunis deux fois sur convocation et ordre du jour établi par Jean-Claude Gaudin. Ils ont élu leurs présidents et vice-présidents et désigné leurs représentants respectifs dans diverses instances de la métropole.
Fin mars, toujours aux frais des Aixois, Maryse Joissains a voulu engager un recours auprès de la Cour de justice de l'union européenne cette fois, qu'elle a confondu avec la Commission européene ! Cela n'a aucune portée car le même sort lui sera réservé, le ridicule en plus. 
On l'aura encore remarqué lors de la cérémonie du Festival de Cannes d'hier, aucune récompense n'est jamais prévue pour les mauvais acteurs qui se trompent de scénario en pariant sur des numéros de farces et attrapes.

métropole fin rejet CE 24

métropole fin des recours prov 21

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