le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

lundi 6 février 2023

Chantiers et projets aixois : La Fédération des CIQ fait le poing

IMPARABLE. La Fédération des CIQ dresse chaque année un bilan sur les chantiers et projets structurants de la ville. Leurs analyses sont concrètes, denses et rigoureuses mais elles ne sont hélas pas toujours prises en compte par les autorités. Revue à consulter pour être bien informé...

Fédé CIQ image

La Fédération des CIQ en réunit de 25 à 30. Très représentative, elle dresse chaque année un bilan sur les chantiers et projets structurants de la ville. Ses membres sont très impliqués et étudient sérieusement les dossiers. Il est donc intéressant de connaître leurs avis qui s'adressent tant aux collectivités qu'aux Aixois. Même sans connaître dans le détail ce qui se fait ou se prépare, chacun voit ce qui bouge ou ne bouge pas dans son quotidien.
Les changements annoncés, prévus ou déjà entamés prennent forcément du temps et nécessitent souvent de gros investissements. Il faut donc être patient. Il arrive parfois que des projets n'aboutissent pas ou sont modifiés au gré des analyses en s'interrogeant sur la pertinence des réalisations, les coûts et l'articulation avec l'existant.
La Provence a relayé sur deux pages les observations de la Fédération sur les dossiers les plus importants censés apporter des améliorations dans divers domaines tels que les déplacements et l'urbanisme. Les critiques de la Fédération sont pointues. En voici des extraits qu'il est nécessaire de lire pour savoir de quoi sera fait notre avenir. Ce sont d'ailleurs des sujets que j'ai souvent traités ici.
MOBILITÉ
"La circulation empire à Aix, résume Daniel Mennier, et force est de constater que le projet de PLUi ne cite aucun des grands chantiers mobilité dont il est question depuis ces dernières années. Contournement de Saint-Pons ? Stoppé par les collectivités. Contournement du village des Milles ? Rien ne s’est passé depuis que le maire a évoqué consulter les habitants cet automne. Contournement de Célony ? Suspendu au renoncement des riverains. La liaison entre la RD9 et l’A51 vers Marseille, qui occasionne des bouchons jusqu’à La Chevalière ? Même pas inscrite dans le plan de déplacement métropolitain. Le projet de voie expresse sur la RN296 ? À l’arrêt. Comme le réaménagement de l’échangeur entre Puyricard et Entremont.
"Il n’y a aucune vision d’ensemble, le transit local comme le très grand transit passe par le Jas de Bouffan et Les Platanes devenus voies de contournement. Aix n’a pas de boulevard extérieur puisque ce sont les autoroutes de ceinture qui en font office." Il alerte aussi les pouvoirs publics sur les quartiers sud et le projet d’échangeur du Pont de l’Arc. Les deux ponts sur l’Arc et celui sur l’autoroute sont concernés. Mais aussi le rond-point de la 4ème Région aérienne où la Ville va récupérer 1100m² dans le cadre de l’opération de la villa Bourguet. "Cela concerne tout le secteur en entonnoir, du Pont de l’Arc jusqu’à Brossolette et aux facultés. Ce serait opportun d’avoir un projet d’ensemble intégrant les modes doux. Et on pourrait enfin faire une entrée de ville qui ait de la gueule !" lance Michèle Barral.
QUE DEVIENT LA BRETELLE D’AUTOROUTE VERS LES ALPES ?
Si elle estimait totalement opportune la création de la bretelle autoroutière entre l’A8 et l’A51, en direction de Lyon, pour éviter la traversée du Jas de Bouffan, la fédération est farouchement opposée à la construction d’une autre bretelle dans le sens inverse, celui de la remontée vers les Alpes : or, nul n’entend plus parler du projet de Vinci, qui se matérialisait notamment par un viaduc de 300m, haut de dix mètres, quatre ponts, et une facture de 64M€ - "à valeur de 2016, précise Michèle Barral. Rappelons que la première bretelle, qu’Aix a cofinancée, chiffrée 12M€ HT, avait finalement coûté 20M€. Le flux des Milles comme celui du Pont de l’Arc ne sera pas réglé et on est prêt à mettre 100M€ pour cette réalisation qui va intéresser 2000 véhicules sur 20 000, quand on n’arrive pas à financer Célony?" La fédération a rencontré à ce sujet le sous-préfet d’Aix en présence de Vinci et demandé de nouveau des données chiffrées sur l’origine et la destination du trafic. C’était cet été.
BHNS, VOIE FERRÉE, ET MALACRIDA
Reste la polémique du moment : le BHNS prôné par la ville sur l’emprise foncière longeant la voie Aix-Rognac ; ou/et la réouverture du trafic ferré sur cette même voie, le projet de tram-train porté par de nombreux collectifs et des élus… Pendant que le prolongement sur 2 kilomètres du BHNS à Malacrida figurant dans le plan de transports métropolitain n’intéresse plus guère les Aixois. "Nous, on ne prend parti pour personne, résume prudemment la fédération. Mais on voudrait que les solutions soient examinées, comparées, étudiées, afin que les décisions soient prises en toute connaissance de cause. La desserte du Pôle d’activités est une vraie problématique".
Le PLUi, Plan local intercommunal, cet inconnu
"La loi Climat et résilience sur l’arrêt de la consommation de l’espace et donc de l’artificialisation des sols est respectée à la lettre, poursuit l’ancien conseiller à la Cour des Comptes Michel Braunstein : le PLUi affiche la volonté de consommer 85 ha jusqu’en 2031, 43 jusqu’en 2035, soit moitié moins que ce qui a été réalisé ces dix dernières années. Mais en même temps, le nombre de logements annuels à produire est passé de 2 300 à 2500 sur le pays d’Aix". Aucun bilan véritable n’a été réalisé. On voit des opérations qui sortent de terre un peu partout, pléthore à l’ouest d’Aix (Saint-Mitre, Bouenhoure…), au sud autour du plan Campus, du côté de Célony…
"Les divisions de parcelles ont libéré de la constructibilité, précise le bureau de la fédération. Mais construire autant pour un étalement moindre, cela veut dire construire la ville sur la ville." Et en la matière, les rendus sont plus ou moins heureux : traverse du RICM, cours Gambetta, les riverains ont vu pousser des petits immeubles en lieu et place de maisons de ville. "Au final, mis à part quelques promoteurs, la concertation avec les CIQ, les riverains, reste absente. Dans le même temps se pose la problématique des logements PLAI réservés du fait de leurs loyers très modérés aux familles les plus modestes. Or, si le pays d’Aix a largement livré des logements sociaux du haut de la fourchette ces dernières décennies, très peu sont des PLAI". […] Est-il opportun de saucissonner urbanisme et circulation ? Ne faut-il pas stopper tout programme tant qu’un secteur n’a pas les aménagements nécessaires ? Doit-on encore à construire à Barrida, aux Milles, à La Duranne, tant que la RD9 reste bloquée ?"
ZAC DE LA CONSTANCE : QUELLE DESSERTE ?
Les premiers permis de construire (3600 logements à terme pour 10000 nouveaux habitants) pourraient tomber en fin d’année. La fédération reprend un argumentaire qui a valu au dossier d’être repris de volée par les services de l’État : l’insuffisance de desserte de transports en commun du site, enclavé au nord, à l’est et au sud par les autoroutes. Actuellement, il n’y a qu’un arrêt du BHNS de l’autre côté de l’autoroute (boulevard du Coq d’Argent), pas loin de la Fondation Vasarely, et les autres arrêts en prévision au sud sont aussi à l’extérieur du périmètre constructible. "Il faut 12 minutes de marche entre le Coq d’Argent et le 6Mic, dénonceMichel Braunstein. C’est inimaginable de construire ce futur soi-disant écoquartier sans avoir résolu une desserte de la Zac en transports en commun. À moins d’organiser une navette à rotations permanentes !"

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vendredi 27 janvier 2023

Mairie d'Aix : Encore et toujours des errements révélateurs…

DÉRIVES. Quoi de neuf à la mairie d'Aix ? Pas grand chose sauf les mêmes discours et les mêmes arguties de la part de la majorité. Et puis quelques comportements peu reluisants sur la conduite de la ville par Sophie Joissains. Quelques cas concrets...
 Hotel de Ville A

Y a-t-il quelque lassitude à s'intéresser à ce qui se passe au consseil municipal ? Le public présent aux séances est clairsemé. Les vidéos en direct ou en différé enregistrent une fréquentation en diminution. On passe de 600 vues à 1000, puis un sursaut à 2000, ensuite à 700. Il y a deux ans on atteignait jusqu'à 2500. Mais bon, c'est toujours mieux que rien et en tout cas mieux que d'aller occuper les bancs sur place. Chez soi, on peut faire des pauses et sauter des passages ennuyeux.
Lassitude aussi à entendre répéter les mêmes discours et les mêmes arguties de la part de la majorité. J'ai parfois l'impression qu'on passe la même bande son que celles qu'il me fallait ingurgiter tout au long de mes années d'élu. Sophie Joissains se sert de la politique de sa maire, avec moins de verve, et innove très peu puisqu'elle est dans la continuité. Pour ma part, comme chacun le sait, la vie aixoise ne m'indiffère pas et je m'astreins à en connaître chaque détail.
Voici quelques brèves que j'ai relevées ces derniers temps.
Vœux de Sophie Joissains et métropole
Les grandes phrases généralistes convenues et toujours la même posture contre la métropole. Ce qui vaut à Aix d'être ignorée par la présidente Martine Vassal. Les protestations de Sophie Joissains n'apportent rien sinon de fâcheuses conséquences qui isolent notre ville qui n'est plus écoutée par personne. Interviewée en septembre dernier par La Provence, la maire d'Aix avait ressassé la sempiternelle doxa de la famille Joissains. Rien de nouveau donc. Le conseil municipal de vendredi dernier n'a pas fait exception.
Un ex-employé à la une
Toujours par les médias, on a appris que l'ancien chauffeur de Maryse Joissains, désormais à la retraite, continue d'être sollicité par la mairie. On ne sait pas trop pour quoi faire mais il semble apprécié pour les petits services qu'il peut rendre. Rappelons que lorsqu'il était encore fonctionnaire, l'ancienne maire l'avait gratifié d'une promotion illégale que le tribunal avait annulé. Cette dérive a fait partie des causes de la condamnation de l'inéligibilité de Maryse Joissains.
Une élue invisible mais toujours rémunérée
Françoise Terme, ex-adjointe au Jas de Bouffan, a été démise de ses fonctions pour avoir relayé des propos à portée raciste. Elle ne siège plus au conseil municipal mais elle n'en continue pas moins à percevoir les indemnités afférentes. On appelle cela un emploi fictif, non ?
Mon nom prononcé au conseil municipal !
Les visiteurs de mon blog ont certainement lu mon article qui pointait du doigt la teneur des vœux de Sophie Joissains sur de nombreux panneaux de la vie. La Provence en a fait un écho qui m'a réjoui. Les gens que je rencontre partagent mes observations sur l'emploi hasardeux et fautif de la langue française malmenée dans un si court message.
Dans le dernier quart d'heure de la séance de vendredi, un rebondissement inattendu s'est produit par l'entremise de Marc Pena, élu de l'opposition, qui qualifiait l'affichage des vœux de campagne électorale. Il a terminé non sans humour en citant mon nom à propos de ce que j'avais justement écrit. On a alors entendu la salle réagir en lançant des "ah !" et Sophie Joissains, qui avait connaissance de mes critiques, a dit en souriant "J'ai vu et je sais combien Lucien-Alexandre Castronovo est pointu".

Ecoutez ces quelques savoureuses minutes

Voeux 2023 mairie prov 13

Voeux 2023 mairie prov 23

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mercredi 18 janvier 2023

Hommage à l'ami Jean NEHR, un homme bien

TRISTESSE. C'est l'histoire d'un merveilleux ami, engagé et tout en élégance. Il n'est plus et nous l'avons accompagné ce lundi 16 janvier pour lui manifester encore notre pleine affection. Respect cher Jean. Tu nous a beaucoup appris...

Jean NEHR portrait

Les Aixois qui l'ont connu savent quelle belle personnalité il fut. Homme aux multiples talents, il excellait par son humanité, son sens de la bienveillance et son regard chaleureux. Des générations l'ont peut-être vu dans des films au cinéma ou à la télévision sans savoir qu'il vivait dans notre ville.
Il y a œuvré dans de nombreuses activités. Il fut directeur de la Maison des jeunes et de la culture Jacques Prévert de 1962 à 1070, puis à la tête de la Fédération française des MJC du sud de la France pendant 18 ans.
Il était aussi acteur, comédien et chanteur. Militant infatiguable de l'éducation populaire, toute sa vie, il n'a cessé de s'enthousiasmer pour faire partager sa vision artistique au plus grand nombre.
Il a joué des rôles dans plus de cinquante séries télévisées et téléfilms et dans quatre œuvres cinématographiques jusqu'en 2020. Pour ne citer que quelques exemples célèbres, Plus belle la vie (sous le nom d'André César), Les Chevaliers du ciel (grand succès en 1969), Les Enquêtes du commissaire Maigret, La Controverse de Valladolid et L'Affaire Christian Ranucci : Le combat d'une mère (extrait vidéo ci-dessous).
Excellent chanteur, il n'a pas hésité à interpréter les grands poètes, Louis Aragon, Guillaume Apollinaire, Federico Garcia Lorca et des chansons telles que Le Temps des cerises ou Les Canuts.
Lors d'un récital qu'il avait donné à la MJC Prévert à la fin des années 80 et alors que je produisais des comptes-rendus pour Le Provençal, j'avais intitulé un article "Sur un Nehr de chansons". Il m'avait dit, avec son sourire et sa bonté légendaires, qu'il ne méritait sans doute pas un tel hommage. Pourtant, beaucoup de monde avait assisté à cet événement.
La modestie avec laquelle il entreprenait tout ce qu'il faisait lui semblait ne pas relever d'un être exceptionnel. Lundi, ses proches et ses amis qui n'ont rien oublié l'ont salué en l'applaudissant à la fin de la cérémonie. Jean Nehr était un homme bien, comme on dit. Il était de cette catégorie d'humains qui enrichissent notre vie.

L'Affaire Ranucci : Le Combat d'une mère

Quelques rôles joués par Jean Nehr

Jean NEHR rôles

Jean NEHR obsèques 16

Jean Nehr prov 11 janvier 2023 AJean Nehr prov 11 janvier 2023 B

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lundi 9 janvier 2023

Vœux 2023 de Sophie Joissains : Un message vaseux en mauvais françé !

MAUVAISE LITTÉRATURE. La langue française progresse en mairie d'Aix, semble-t-il. Rien à dire ? Mais à redire sûrement. Le message de vœux de Sophie Joissains affiché dans toute la ville laisse pantois. Treize mots et des irrégularités linguistiques qui font tache au grand jour. Ça pique d'abord les yeux puis le cerveau…

Voeux 2023 mairie A - Copie
(Clic sur l'image pour agrandir)
Sur l'un des 50 panneaux version grands axes, soit 8m²

Tout le monde peut en être témoin en ce début d'année. Des panneaux affichent le message de Sophie Joissains avec sa signature dans toute la ville. Grands formats, moyens formats et site internet. Y a-t-il quelqu'un qui a relu avant publication le contenu qui apparaît clairement sur l'image qui illustre cette communication ?
Il y a pas moins de trois irrégularités linguistiques en treize mots. "Avec le conseil municipal nous vous souhaitons…" au lieu de, par exemple, "le conseil municipal se joint à moi pour vous souhaiter…" ou "le conseil municipal et moi-même vous souhaitons…" ou encore "au nom du conseil municipal je vous souhaite...". Il est incorrect d'utiliser "avec" au sens de "et" en le faisant suivre d'un pluriel signifiant déjà "nous".
Etonnant aussi de lire "nous vous souhaitons nos meilleurs vœux…". On ne souhaite pas des vœux, on les présente. Plus élégamment, on s'attendrait à juste présenter les vœux de la mairie pour les habitants et leur souhaiter que les leurs s'accomplissent. Enfin, ce qui s'entend est que la mairie propose ses vœux en les qualifiant de souhaits. Eh oui, on est dans le pléonasme, des vœux sont des souhaits, des désirs. Autrement dit, on brasse du vide !

Voeux 2023 mairie prov 13

 Voeux 2023 mairie B - Copie

(Clic sur l'image pour agrandir)
Sur l'un des 200 panneaux au sol, soit 2m²

Comme l'a relevé La Provence, ces affiches ont couvert toutes les rues à intervalles très rapprochés. Quand on sait qu'il y a quelque 250 panneaux, et même si seulement la moitié comporte le message, cela reste incongru. Bon, je suis certainement pointilleux mais pondre un message vaseux pique mes yeux de linguiste. 

Voeux 2023 mairie prov 23

Ce n'est pas la première fois que je produis des observations sur l'usage du français de la mairie d'Aix. Je me souviens d'être intervenu plusieurs fois en conseil municipal pour faire rectifier des fautes dans les délibérations présentées aux élus. Ce n'est quand même pas la maire à boire que de relire et corriger les aberrations qui sèment parfois le trouble dans la clarté et la compréhension des textes.
J'ai remarqué que même les délibérations sur le culture souffraient de ces étrangetés. On peut bien sûr dire que ce sont des maladresses mais les rapports une fois votés ont force de loi et sont consultables par tout un chacun. Voyez le carton d'invitation ci-dessous. C'est plus qu'une bourde au regard de la nature de l'annonce !

75e anniversaire

Une prochaine fois, je vous narrerai d'autres mauvais usages de la la langue française que ce soit dans la vie courante ou dans les médias. Quelques exemples ? "J'habite sur Aix", cela veut-il dire que la personne est dans un hélicoptère ? "Je suis venu en vélo", donc à l'intérieur du vélo ? Dit-on "Je suis venu en cheval" ? "Je ne suis pas prêt d'oublier cet événement", prêt étant suivi de "à"… et non de "de", au lieu de près, c'est-à-dire ne pas être dispo à… Et invraisemblance surpême, "je suis comme ça depuis que je suis petit", au lieu de "depuis que j'étais petit", sinon cette personne est toujours petite !

Voeux 2023 mairie

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dimanche 1 janvier 2023

2023 : Le millésime sera-t-il meilleur ou pas ?

Vu l'état du monde, voici mon message d'espoir pour la nouvelle année. 

Voeux 2023 blog

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mercredi 21 décembre 2022

Parkings aixois : Sophie Joissains désavouée par Martine Vassal

BIDEAdepte du village gaulois, comme Maryse Joissains avant elle, Sophie Joissains veut partir en guerre contre la métropole au sujet des huit parkings aixois du centre-ville gérés par la Semepa. Elle réclame qu'ils restent une compétence aixoise. Martine Vassal a refusé tout net. Explications...

Métropole marseillaise et provence
(Crédit : La Marseillaise)
Comme Maryse Joissains en 2016, Sophie Joissains a fait placarder une banderole sur le fronton de l'Hôtel de Ville

Au dernier conseil métropolitain, Sophie Joissains a essayé de faire passer un amendement en ce sens pour contester que lesdits parkings avaient un intérêt métropolitain.
Pourtant la loi, et plus récemment sa révision dite loi 3DS, a confirmé leur transfert dans le cadre de la compétence mobilité qui forme un tout pertinent comprenant l'ensemble des moyens de déplacement sur le territoire, hors les parcs relais. La maire d'Aix développe l'idée que le centre-ville aixois a sa spécifité communale en cela que le stationnement sert d'outil de proximité notamment aux commerces et à la population résidente. Martine Vassal a refusé.
La loi de février 2022 pour un modèle revu de la gouvernance, les six conseils de territoire ayant disparu car devenus superflus, apporte des modifications telles que réclamées par de nombreux maires, les communes ont retrouvé des pouvoirs pour gérer ce qui relève bien de leurs prérogatives. Ainsi, par exemple, la présidente a trouvé un accord avec Benoît Payan, maire de Marseille, pour rééquilibrer le montant des dotations qui jusque là lui étaient très défavorables et particulièrement injustes.
Désormais, Marseille, qui ne percevait que 100.000 euros, verra le montant de solidarité communautaire doubler en 2023 et atteindre 45 millions en 2024. La logique de la démographie ainsi que celle de ville-centre seront validées, ce qu'elles auraient dû être depuis la création de la métropole. C'est quand même intéressant de constater que l'écoute et le bon sens ont prévalu sur une aberration sans nom.
Pour Aix, le problème est que la posture de Sophie Joissains, et avant elle celle de Maryse Joissains qui avait perdu sa fronde contre la métropole, fait qu'elle n'est plus audible et qu'elle en paie les frais, si l'on peut dire. Sa démission de son poste de vice-présidente il y a un an pour contrer la présidente qui, selon elle, aurait "un double discours", a ouvert un conflit qui lui a fait perdre toute crédibilité. Je ne comprends pas d'ailleurs pourquoi les deux oppositions ont décidé de voter l'amendement de la maire d'Aix alors qu'elles sont d'habitude des convaincues de la nécessité d'une vision de la métropole regroupant des objectifs efficaces communs.

Pour rappel, Maryse Joissains avait mené la fronde, avec l'argent des Aixois, pour contester la métropole. Pour mémoire aussi, en 2016, elle avait essayé de vendre les parkings à la Semepa, qui en est le gestionnaire, histoire déjà de les soustraire à la métropole. Toutes ces menées lui ont valu d'être retoquée plusieurs fois par le préfet.

métropole image

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mercredi 14 décembre 2022

Vive l'urbanisme irréfléchi de la mairie d'Aix !

CACTUS. Cela ne m'étonne pas. J'ai constaté cela pendant près de vingt ans sous les mandats de Maryse Joissains. S'inscrivant à sa suite, Sophie Joissains persiste elle aussi à ne pas voir l'urbanisme dans sa globalité, ce qui est une hérésie. Quelques exemples...

Urbanisme mosaïque
(Clic sur l'image pour agrandir)

J'en ai donné une illustration avec mon article sur le calamiteux projet immobilier de Pont de l'Arc qui dénature l'environnement et va asphyxier tout le secteur par un affleux circulatoire déjà bien encombré.
La presse est revenue dernièrement sur deux autres dossiers non moins problématiques qui sont mal gérés. D'abord, les insuffisances du stationnement à l'Arena, même si des progrès ont été accomplis. J'en avais parlé au moment où la salle avait été ouverte, une salle qui a été parachutée en oubliant de se pencher sur les voies d'accès et le nombre de places de stationnement qu'il fallait pour accueillir des milliers de personnes. J'avais comparé la situation avec ce qui se passe autour de la gare TGV, le nombre incalculable de véhicules qui saturent l'anneau hors les places des parkings.
L'autre sujet concerne la Duranne. On y a beaucoup construit de logements. Là encore, j'ai envie d'utiliser l'expression "mettre la charrue devant les bœufs', qui dit bien qu'on fait les choses à l'envers. D'où la galère que connaissent les habitants pour circuler en voiture ou pour prendre les transports en commun. La route qui y mène est la D9, elle même très empruntée et embouteillée du matin au soir, qui doit absorber le trafic de la Duranne qui grandit de jour en jour. Si des aménagements ont été réalisés, on est loin d'avoir pensé assez en amont à la desserte utile et nécessaire pour fluidifier la circulation.
Dernier problème, la construction de la salle de musiques 6MIC à la Constance n'a pas su anticiper la fréquentation pourtant prévisible par les spectateurs qui sont obligés de venir en voiture car le site est enclavé à l'ouest du carrefour des autoroutes et n'a pas de ligne de bus dédiée à la venue du public. J'ai aussi évoqué cette ineptie (voir les liens ci-dessous).
Peut-on rêver enfin d'un changement de politique urbanistique qui réfléchit à une vision plus adaptée, celle que ne cessent de préconiser les experts urbanistes qui ne manquent pas à Aix et qui lancent régulièrement des alertes ? Personnellement, je ne rêverai que lorsque une autre équipe municipale ayant du discernement et du bon sens prendra le relais. 

"Pont de l'Arc : Reprise du chantier du calamiteux projet immobilier" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2022/12/05/39734066.html

"Arena : Des travaux pour 
sécuriser l'accès mais pas pour le stationnement" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2019/06/10/37239582.html

Arena : Mon intervention au conseil de territoire en juin 2019

6MIC
"De graves infractions de terrassement opérées avec Constance"
 :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2022/08/02/39576891.html 

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lundi 5 décembre 2022

Pont de l'Arc : Reprise du chantier du calamiteux projet immobilier

MASQUE À GAZ. Deux mois après l'arrêt des travaux pour non respect du permis de construire, le chantier reprénd avec des retouches apportées par le promoteur. Il va falloir surveiller cela de très près d'autant plus que, selon moi mais pas seulement, on risque d'assister à une défiguration du quartier...

Pont Arc Icade vue aérienne DR
(Clic sur l'image pour agrandir) Vue aérienne (droits réservés) 

Le projet immobilier universitaire privé pharaonique de Pont de l'Arc a été contesté pour plusieurs raisons : en particulier son emplacement à proximité du rond-point dans un secteur d'un hectare vert, l'abattage scandaleux d'arbres et les problèmes de circulation qui y sont nombreux et provoquent la trombose aux heures de pointe. Les alertes n'ont pas manqué, notamment celles du comité d'intérêt de quartier des facultés, pour démontrer avec des arguments précis l'ineptie du projet et le non respect du cahier des charges du permis de construire.
La maire d'Aix s'était rendue sur place. Elle a fini par suspendre le permis pour imposer au promoteur (Icade) de revoir ses pratiques et de modifier tout ce qui n'allait pas. Après deux mois d'arrêt du chantier, un nouveau permis rectificatif a autorisé la reprise des travaux. Mais le mal est hélas fait avec ce projet qui a été parachuté de la manière la plus incongrue dans un périmètre qui souffre de bien des aléas urbanistiques et environnementaux parce qu'il est situé en bordure immédiate de l'autoroute A8 et que la densité circulatoire et polluante est déjà à son maximum.
Il faut savoir que la Ville d'Aix a apporté son soutien à cette calamité (c'est écrit sur la palissade), contente sans doute de la cession d'une bande de terrain destinée à élargir les voies de circulation dans le cadre du projet de fermeture des sorties 30a et 30b de l'autoroute A8 qui créeront encore plus d'embouteillages. Il ne reste plus qu'à se munir de bouchons d'oreille et de masques à gaz !

Pont Arc Icade 3
(Clic sur les images pour agrandir)
Trois permis de construire avec des appellations de sociétés variables, de droite à gauche, SAS ICADE (27 avril 2021), SAS ICADE PROMOTION (25 janvier 2022), SCCV CARAIX (4 mars 2022)

Pont Arc Icade 3
Une grue géante a été installée, cela donne une idée de la hauteur du futur bâti qui cachera le massif du Montaiguet

Pont Arc Icade 3
Rigolo de lire que Icade construit "des lieux où il fait bon vivre" et que la Ville d'Aix soutient un tel projet. On parle d'une extension du quartier des facultés...

Pont Arc Icade 3
... alors qu'il s'agit d'une défiguration plutôt moche

Mes précédents articles avec les détails de l'opération
et la modification des sorties de l'autoroute A8

"Pont de l'Arc : Un énorme projet immobilier qui va rendre la vie infernale" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2021/10/18/39181584.html
"Pont de l'Arc : Le projet immobilier massacre la nature, vous dis-je !
:
http://castronovo.canalblog.com/archives/2022/09/19/39634171.html
 
"Pont de l'Arc : Le projet immobilier enfin interrompu par la mairie !"
:
http://castronovo.canalblog.com/archives/2022/09/26/39641648.html 
"Pont de l'Arc : Une révision cauchemardesque des sorties de l'autoroute A8"
: http://castronovo.canalblog.com/archives/2022/05/02/39456537.html 
"Pont de l'Arc : Ça bouge beaucoup mais pas forcément en bien !
:
http://castronovo.canalblog.com/archives/2022/08/08/39583305.html

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lundi 28 novembre 2022

Aérodrome : Un consensus trouvé mais les associations restent vigilantes

BOULES QUIÈS. Après des années de batailles menées y compris devant les tribunaux par les associations, le consensus annoncé apaisera-t-il l'ambiance pour les habitants ? Une chose est sûre, il leur faudra rester vigilants et surveiller sur place si les engagements du gestionnaire sont bien respectés...

aérodrome la provence
(Photo La Provence) 

Voilà un projet objet de polémiques mais qui évolue grâce aux associations et aux riverains. C'est celui de l'aérodrome des Milles qui est contesté pour ses nuisances sonores et les risques d'une extension qui aggraveraient encore leur gêne.
Majoritairement, les habitants n'en veulent pas. Ils se battent depuis de longues années pour être enfin écoutés et entendus par les parties prenantes officielles qui ont un pouvoir de décision. Beaucoup de courriers leur ont été envoyés. Des actions ont été entreprises devant les tribunaux pour contester les conditions de gestion de l'aérodrome.
On apprend par la presse que l'ambiance semble se calmer un peu et que finalement un consensus aurait été trouvé même si les associations restent sur leurs gardes et contiueneront à surveiller ce qui se passe concrètement. Une façon que j'avais parodiée en "plus décibel la vie" car il faudra sans doute se munir de bouchons d'oreille !

aérodrome prov 3

aérodrome prov 11

Lire ou relire mes précédents articles
"Aérodrome : Forte mobilisation face aux dangers du changement de statut !
http://castronovo.canalblog.com/archives/2015/10/22/32813032.html
"Aérodrome : Une pétition contre les nuisances en vol et au sol"
:

http://castronovo.canalblog.com/archives/2015/07/03/32306076.html

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jeudi 17 novembre 2022

Condamnée définitivement, Maryse Joissains privée de sa Légion d'honneur

DÉSHONNEUR. Maryse Joissains condamnée définitivement en 2021 pour "prise illégale d’intérêt et détournement de fonds publics" a été démise de ses mandats et vient aussi de perdre sa décoration de la Légion d'honneur obtenue en 2001. La règle est impitoyable car elle est systématique dans ce cas de figure. Le décret a été publié par le Journal officiel le 21 octobre. Voilà une autre bonne chose de faite...

Joissains lettre en-tête

Les médias ont peu diffusé l'information. Elle n'est pourtant pas banale. Se voir retirer la Légion d'honneur est un fait plutôt rare. Assez rare aussi le nombre de décorés dévoyés et malfaisants qui l'ont encore. On peut aussi s'interroger sur l'octroi de la breloque à des personnes dont les états de service n'ont plus rien à voir avec les critères originaux.
Selon le code, "la Légion d’honneur est la récompense des mérites éminents acquis au service de la nation soit à titre civil, soit sous les armes ". Bon, la jurisprudence a fait évoluer les choses mais on est toujours estomaqué de découvrir avec chaque nouvelle promotion certains noms distingués en se demandant quelle logique a présidé à leur choix.
Maryse Joissains avait été auréolée chevalier de la Légion d'honneur en décembre 2001 pour ses activités professionnelles et ses fonctions électives. On a appris que le 21 octobre un décret paru au Journal officiel l'en a privée suite à sa condamnation définitive le 4 novembre 2021 pour "prise illégale d’intérêt et détournement de fonds publics", les magistrats lui appliquant huit mois de prison avec sursis et trois ans d'inéligibilité. Sa carrière élective s'est achevée par sa démission de la mairie et de tous ses mandats connexes, juste avant sa destitution. Voilà qui est peu glorieux.
Certains expliquent que la suspension de la décoration n'a aucun lien avec les raisons qui lui avaient valu d'être décorée. Argument fallacieux. La peine infligée à Maryse Joissains correspond à actes relevant bien de ses fonctions électives ayant été jugés comme contraires à la loi.
Mon ami Edouard Baldo, avocat et conseiller municipal, avait par deux fois écrit au président de la République et au premier ministre pour leur demander de déchoir la maire d'Aix de sa qualité de détentrice de la Légion d'honneur. Pas de réponse de leur part. Consolons-nous de la décision intervenue en octobre qui va dans ce sens.
Pour ma part, j'avais déclaré qu'il n'était pas indécent de se réjouir de la condamnation en première instance par le tribunal correctionnel de Montpellier en 2018. J'ai réitéré ce point de vue après la condamnation définitive en 2021. Et encore aujourd'hui pour le retrait de la Légion d'honneur qui en est la conséquence.
Pour d'autres faits caractérisés parfois bien plus graves et d'autres sans commune mesure, Maryse Joissains rejoint Isabelle Balkany, Claude Guéant, Loik Le Floch-Prigent, Philipe Pétain, Maurice Papon.
A savoir : Au chapitre des "devoirs du décoré", la Grande chancellerie de la Légion d'honneur précise que "tout acte contraire à l'honneur est susceptible d'entraîner des peines disciplinaires : le blâme ; la suspension dont la durée varie selon la gravité de la faute ; et l'exclusion définitive (automatique en cas de condamnation pour peine supérieure à un an de prison ferme). Les deux dernières sanctions sont prononcées par le président de la République".

(Clic sur l'image pour agrandir)Joissains JO légion d'honneur

Joissains correctionnelle condamnée prov 19

Mon article du 18 juillet 2022

"Il faut retirer à Poutine sa Grand Croix de la Légion d'honneur !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2022/07/18/39562343.html

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dimanche 6 novembre 2022

Mon blog a 16 ans aujourd'hui !

BOUGIES. J'ai ouvert mon blog il y a 16 ans, sans imaginer qu'il durerait aussi longtemps. Le plaisir d'écrire m'a convaincu que je pouvais servir à quelque chose. Les lecteurs jugeront...

blog 16 ans - Copie

C'est sur un coup de tête que le 6 novembre 2006 j'ai ouvert mon blog sans savoir où cela m'amènerait. J'avais des choses à dire et à redire sur la vie politique aixoise mais pas que. Je n'imaginais pas que cela allait durer. Je me suis interrogé plusieurs fois sur l'idée de continuer ou pas. Et chaque fois, graphomane de naissance, je n'ai pu résister à la tentation de poursuivre encore un peu.
J'ai toujours eu accès à des informations dans mes différentes fonctions ou activités. Alors, pourquoi ne pas en faire profiter d'autres ? Les années ont passé et, pour l'instant, l'envie ne m'a pas déserté. Pour combien de temps, je l'ignore. Certes, c'est du travail. Et je vois bien cependant que des blogs créés occasionnellement ont cessé leur vie pour cause de lassitude.
Mon but n'est pas de battre des records même si j'ai produit près de 2500 articles ou sujets pouvant intéresser les lecteurs. Je ne leur demande pas d'être de mon avis puisque je donne le mien, souvent subjectif et en toute liberté.
C'est toujours avec plaisir que je m'attache à être précis sur la base de sources vérifiées et documentées et à m'exprimer dans une langue à la portée de tous. Ma satisfaction va au-delà de mes intentions initiales visant le public local. A ma grande surprise, j'ai souvent été contacté par de grands médias nationaux et même internationaux. Je pense en particulier à des journaux allemands qui voulaient recueillir mon avis sur des échéances électorales européennes.
Voilà donc un bilan que je me permets de rappeler à l'occasion de cette journée d'anniversaire.
Chers lecteurs et visiteurs, venez ou revenez quand vous le voulez, mon blog reste gratuit !

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lundi 31 octobre 2022

Rapports sévères de la Chambre régionale des comptes et procès de mafieux

BOULETS. Année prolifique en rapports de la Chambre régionale des comptes sue la gestion du Département, de la Métropole et de la Régie des transports. Beaucoup d'errances qui font tache dans ces collectivités. Par ailleurs, un gros procès vient d'avoir lieu sur des actes de corruption de type mafieux dans les marchés publics départementaux. De lourdes réquisitions ont été requises...

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Je ne choquerai sans doute personne en disant que je me réjouis que le droit veille à la bonne conduite des collectivités. Cette année 2022 a été prolifique sur les contrôles exercés par la Chambre régionale des comptes. Le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, la Métropole et la Régie des transports ont fait l'objet d'analyses fouillées de la part des magistrats.
Martine Vassal doit endosser la responsabilité des errances relevées dues à sa gestion. Elle a été élue au CD13 en 2015 et à la Métropole en 2018. Les rapports couvrent donc en grande partie ses mandats.
La Provence mais aussi Marsactu ont chaque fois relaté les principaux reproches qui ont été faits. Mais il est loisible de lire la totalité des observations publiées sur le site de la CRC (voir liens ci-dessous). Je relaie ici des passages significatifs et éclairants de la presse.
Derniers événements, encore plus graves, ceux liés à des actes de corruption de nature mafieuse au sein du département sur un trafic d'ententes des marchés publics. De lourdes réquisitions ont été prononcées (source : La Provence). Vive la justice qui ne s'en laisse plus conter !

Corruption dans l'attribution des marchés publics du Département
des Bouches-du-Rhône : jusqu'à 7 ans de prison ferme requis

"Nous avons affaire à des mafieux, pas des fonctionnaires ou des chefs d'entreprise" : jusqu'à sept ans de prison ont été requis ce vendredi 28 octobre 2022 à Marseille contre "un système de corruption bien huilé" dirigé par un haut fonctionnaire du Conseil départemental, autour des marchés publics.
Contre Renaud Chervet, ex-directeur de la gestion, de l'administration et de la comptabilité du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône, le procureur Mathieu Vernaudon a requis la peine la plus sévère : sept ans de prison ferme, une amende de 200 000 euros, une interdiction définitive d'exercer toute fonction publique, et la confiscation de sommes d'argent, véhicules et biens immobiliers saisis durant l'instruction.
Au total, 11 prévenus, dont neuf chefs d'entreprises, comparaissaient depuis lundi devant le tribunal correctionnel de Marseille pour leur participation, de 2012 à 2016, à un trafic des marchés publics départementaux révélé par le plus grand des hasards, après la découverte d'une banale clef USB lors d'une perquisition dans le cadre d'une enquête sur un trafic de stupéfiants sur la Côte d’Azur mêlant la mafia calabraise N'Dranghetta.
Sur cette clef, plusieurs videos, diffusées dès l'ouverture du procès, dont une montrant la remise d'un pot-de-vin de 10 000 euros en liquide à Renaud Chervet, en échange d'un marché.
Dans un réquisitoire d'une rare sévérité vendredi, le procureur a accusé le prévenu d'avoir "piétiné des principes fondamentaux", et ce uniquement "pour avoir plus d'argent", les revenus du couple s'établissant déjà à 8.000 euros mensuels.
Cinq ans de prison ferme et une amende de 100 000 euros ont été réclamés contre Jérôme Disdier, intermédiaire entre Renaud Chervet et les entreprises, accusé par le procureur d'avoir mis "ses qualités professionnelles exceptionnelles au service d'une politique dégoûtante".
Un système "à la marseillaise"
Responsable d'un bureau d'études choisi par le département pour le contrôle technique des marchés publics, celui-ci avait reconnu un rôle de "fusible-entremetteur". Trois cent quarante mille euros avaient transité par son "compte taxi", lorsque les entreprises ne pouvaient pas dégager d'espèces.
"La corruption, c'est une pourriture", a insisté le procureur, appelant à la plus grande sévérité : "On a parlé d'un système +à la marseillaise+. C'est terrible de se dire qu'à Marseille c'est normal, ça se passe comme ça, on paie pour avoir des marchés. Cette histoire de mentalité marseillaise appelle une décision ferme, pour dire qu'à Marseille plus qu'ailleurs, la corruption n'a pas sa place", a martelé le magistrat.
Des peines de quatre ans de prison dont deux ans ferme à purger à domicile sous surveillance électronique, avec une amende de 50 000 ou 100 000 euros, ont été réclamées contre quatre chefs d'entreprise.
En échange d'informations privilégiées leur permettant de remporter des marchés, ces sociétés avaient offert à Renaud Chervet de coûteux voyages, un scooter, des travaux gratuits et beaucoup d'argent liquide.
L'enquête a estimé à 489 326 euros le profit tiré par le fonctionnaire, et ce ne serait "que la face émergée de l'iceberg", selon Mathieu Vernaudon.
Trois ans de prison ferme et une amende de 50 000 euros ont été réclamés contre deux autres entrepreneurs: Jean-Pascal Battista, ex-repris de justice, chez qui la clef USB avait été découverte et Saïd Meliouh, celui par qui le scandale est arrivé. Ce sont ses enregistrements, en caméra espion, qui ont fait de cette affaire de corruption "un dossier hors normes", "un modèle du genre", selon l'accusation.
Contre les trois derniers prévenus, les peines requises s'échelonnent d'un an de prison avec sursis avec une amende de 50 000 euros à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis et 100 000 euros d'amende.
Les plaidoiries de la défense devraient se poursuivre jusqu'à mercredi. Le jugement sera rendu le 2 décembre, a d'ores et déjà annoncé la présidente Céline Ballerini. 

Mon précédent article de lundi 14 octobre
"Provence : Nos collectivités fonctionnent bien… mal !"
:
http://castronovo.canalblog.com/archives/2022/10/24/39679339.html

CD13 et métropole CRC prov 25

Métropole CRC prov 1

Métropole CRC prov 22

RDT 13 CRC prov 30

RDT 13 CRC prov 30

Les rapports de la Chambre régionale des comptes

CD13 Partie 1 (108 pages)
https://www.ccomptes.fr/system/files/2022-10/PAR2022-0792-1.pdf
Partie 2 (82 pages)
https://www.ccomptes.fr/system/files/2022-10/PAR2022-0792-2.pdf
Métropole (110 pages)
https://www.ccomptes.fr/fr/publications/metropole-aix-marseille-provence-et-ses-communes-membres
RDT 13 (99 pages)
https://www.ccomptes.fr/system/files/2022-10/PAR2022-1235.pdf

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lundi 24 octobre 2022

Provence : Nos collectivités fonctionnent bien… mal !

ÇA PIQUE ! Gouverner n'est certes pas un exercice facile. Mais se fourvoyer dans des choix politiques créant des inégalités et ne respectant pas un minimum de justice est inadmissible, notamment dans l'usage raisonné de l'argent public. Nos collectivités locales ne sont pas exemptes de dérives que l'on découvre dans les médias. La Chambre régionale des comptes pointe régulièrement les dysfonctionnements qui ont cours au sein des assemblées. Petit tour d'horizon…

Métropole logos X 3 - Copie (2)

A part la ville de Marseille, à gauche, qui s'efforce de relancer des politiques sociales courageuses, la région, le département et la métropole, à droite, ça va plutôt mal. A chaque séance, et en particulier lors de la pésentation annuelle des budgets, on en apprend de belles. Je ne dis pas que tout est à revoir. Mais, certains choix politiques sont bien discutables en termes d'inégalité de traitement des collectivités.
L'exemple métropolitain de la répartition des dotations de solidarité (aides en contrepartie des contributions de chaque commune au budget global) versées aux communes est parlant. Quels critères applique-t-on pour en arriver à ce que Marseille soit ostracisée quand de petites communes sont mieux servies. Le maire Benoît Payan estime qu'il est pénalisé de 30 millions d'euros, 170 euros par habitant contre 869 pour Lançon-Provence.
Dans son rapport, la Chambre régionale des comptes a relevé ce manque de neutralité et d'équité. Martine Vassal qui préside département et métropole réfute ces arguments et parle de justice. Ah bon, les faits ne sont pas assez clairs ?
Le département a largement puisé dans ses réserves accumulées sous l'autorité passée de la gauche. La Chambre souligne aussi que la dette a été multipliée par quatre en sept ans ! A quand un budget en panne ?
A la métropole, la gestion hasardeuse de sa présidente n'a toujours pas réussi à faire décoller l'institution par un investissement susceptible de lui apporter de l'air pour développer le territoire de manière efficace. On dirait que Jean-Claude Gaudin est encore aux commandes, lui qui ne voyait qu'à travers le prisme de son appartenance à la droite. S'il est de bonne guerre politicienne d'accuser l'Etat qui en demande toujours plus aux collectivités locales en réduisant son apport et en leur confiant des missions nouvelles, tout cela n'est pas très joyeux.
A la région, présidée par Renaud Muselier, à l'image du département et de la métropole, l'endettement va lui aussi encore augmenter cette année. Il faudrait également revenir sur les problèmes récurrents de tous ordres dus à des pratiques que l'on peut qualifier d'inadmissibles loin de l'éthique que devraient respecter toute personne détentrice d'un mandat public. Pendant ce temps, et malgré le contexte économique chancelant, d'autres collectivités françaises créent l'écart par des démarches réfléchies et des politiques à plus long terme. 

Métropole CRC prov 22

Métropole budgets 2022

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lundi 17 octobre 2022

Hourra ! Le couvent des Prêcheurs acheté par le ministère de la justice

JUDICIEUX. Il aura fallu une quarantaine d'années pour qu'une décision de bon sens voie enfin le jour. L'Etat vient de faire savoir qu'il est intéressé par le couvent des Prêcheurs. Cela permettra de regrouper les services de justice actuellement dispersés en divers lieux de la ville et d'améliorer leur fonctionnement. On s'achemine vers une Cité judiciaire cohérente que Maryse et Sophie Joissains ne mettaient pas en avant...

Collège Prêcheurs 16
(Clic sur l'image pour agrandir)

Oui, il en aura fallu du temps pour qu'une décision sensée puisse enfin se concrétiser. L'Etat vient de faire savoir qu'il est intéressé par le couvent des Prêcheurs. Il veut l'acheter pour y installer des services de la justice. Cela faisant, il veut contribuer à mieux organiser le fonctionnement. On s'achemine donc vers un regroupement plus cohérent des activités judiciaires actuellement encore dispersées dans divers lieux de la ville.
On le sait, le palais de justice avec sa cour d'appel, dit palais Verdun, date de 1831. Quant à elle, l'ancienne prison démantelée en 1990 a connu un changement d'affectation et est devenu le palais Monclar en 1998 servant ainsi à agrandir le pole judiciaire. Plus récemment, le tribunal d'instance, désormais tribunal judiciaire dont les services sont répartis sur trois sites, Carnot A et B en centre-ville et au Jas de Bouffan, rendant le travail des personnels peu commode, a été totalement reconstruit et utilisable depuis tout juste un an. Le rapprochement annoncé de tous ces services est par conséquent un bonne nouvelle.
Le couvent des Prêcheurs qui a abrité le collège jusqu'en 2015 a été mis en vente. Maryse Joissains a fait tout un cirque pour lui trouver un acheteur. La tentative d'y installer un musée Picasso a lamentablement capoté car les conditions d'acquisition n'étaient pas claires. Pour mémoire, mon ami Edouard Baldo, avocat, l'avait mise en garde lors de plusieurs conseils municipaux sur l'infaisabilité juridique et économique de la transaction. Elle ne voulait rien entendre.
Puis, face à la réalité, et pressée par les oppositions, elle a fini par lancer un appel à projet. Une vingtaine de candidats ont déposé un dossier. Une discussion a eu lieu avec celui qui semblait mieux tenir la route. Sophie Joissains a poursuivi cette démarche alors que le ministère de la justice travaillait à l'achat des locaux. Jusqu'en septembre, la maire disait ne pas en savoir plus sauf sur le fait que l'Etat était preneur. Elle avait cependant reçu en mars une lettre d'intention de la chancellerie.
Mais l'information sur l'achat n'a été dévoilée que depuis peu. La nouvelle maire se dit réjouie tentant de faire oublier les errements de sa mère et les siennes propres. Les choses sont plus sérieuses désormais avec l'intervention de l'Etat. Le montant du chèque s'élève à 13,2 millions d'euros, 10% de plus que l'estimation des Domaines. Maryse Joissains avait proposé 11,5 millions d'euros lors de l'appel d'offre, donc inférieur de 9% à ce même prix des Domaines, voyant par là même une rentrée d'argent dans les caisses de la Ville ! Pour un joyau tel que les Prêcheurs, ce n'était pas judicieux.
Un peu d'histoire
Déjà dans les années 80, Edouard Baldo et moi-même siégeant au conseil municipal avions proposé le concept de Cité judiciaire. Tout comme ma liste présidée par le bâtonnier Yves Kleniec qui en avait fait un des principaux projets durant la campagne électorale. Il faut dire qu'il avait été question que la cour d'appel soit scindée en deux, une partie du ressort faisant l'objet de revendications de la part de Nice. La mobilisation avait permis de faire échouer la tentative. Plus tard et à plusieurs reprises, la rumeur des convoitises était revenue mais sans plus de succès.

Prêcheurs intérieur

Prêcheurs La Provence 13 octobre 2022 - Copie

Prêcheurs La Provence 13 octobre 2022 - Copie - Copie

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lundi 10 octobre 2022

V'hello : Aix condamnée à payer 2 millions d'euros à JCDecaux pour le fiasco

PLANTAGE. Le dispositif V'Hello inauguré en 2006 vient de connaître un épilogue coûteux pour la Ville : près de 2 millions d'euros ! La rupture unilatérale du contrat par Maryse Joissains a été condamnée par la Cour d'appel, donnant ainsi raison à JCDecaux. Tout était mal ficelé à commencer par la nature de l'appel d'offre qui couplait le marché du mobilier urbain avec la gestion des vélos et l'inadaption au profil de la ville. Une bonne blague que la Chambre régionale des comptes, que j'avais saisie, n'avait pas manqué de relever. Aixois, c'est vous qui payez...

joissains v'hello ravi 85 - Copie - Copie

C'est un dossier que j'ai suivi dès le départ, en 2006, lorsqu'il avait été présenté à la commission d'appel d'offre dans laquelle je siégeais. J'avais émis des réserves sur la procédure. J'étais ensuite intervenu au conseil municipal pour pointer le fait que le couplage du marché des panneaux publicitaires JCDecaux avec la mise en place de vélos (nommés V'Hello) n'était, à mon avis, pas compatible. Les panneaux répondaient à un marché public et les vélos à une délégation de service public.
Quelle est la différence ? Ces deux offres ont été associées pour favoriser JCDecaux, pour un contrat de 13 ans, qui était le seul candidat en lice pouvant correspondre à l'annonce. La mise en concurrence avait donc sciemment été écartée. Dans le premier cas, la Ville faisait une offre ordinaire de gestion en proposant un cahier des charges de fournitures de mobilier urbain assorti d'un prix. Dans le second, il était question d'une redevance calculée en fonction des bénéfices.
Cette bonne mauvaise affaire n'avait pas échappé à la Chambre régionale des comptes que j'avais alertée et dont la magistrate qui étudiait le dossier, ainsi que d'autres que je lui avais envoyés, m'avait contacté pour un long entretien explicatif. "Les possibilités de mise en concurrence du dispositif V'Hello ont été restreintes en raison de son intégration au marché relevant du mobilier urbain", note la CRC.
De quoi s'agissait-il ? De l'installation de 220 vélos dans le centre-ville et que la mairie payait 3000 euros par vélo. On a vite constaté une sous-utilisation liée à une publicité insuffisante, à une mauvaise implantation de certaines stations de vélos et aux difficultés de déplacement dans le centre historique. En 2011, se rendant compte qu'elle s'était fourvoyée en poussant la roue un peu trop loin, que le fiasco était patent et que l'embardée était inévitable, Maryse Joissains rétropédale et fait voter une rupture unilatérale du contrat. A défaut de faire rouler des vélos, elle s'était fait rouler par JCDecaux.
Il était prévisible que l'annulation pure et simple du contrat allait provoquer de gros frais de procédures. JCDecaux évaluait la préjudice subi à 1,9 millions. La Ville d'Aix était allée au tribunal administratif pour contester cette somme mais avait perdu la bataille. Elle avait alors saisi la cour administrative d'appel. Le jugement a été rendu le 26 septembre confirmant la précédente décision condamnant la mairie à ce montant. Maryse Joissains avait expliqué que cela ne coûterait rien aux Aixois grâce à des compensations par les économies qui seraient faites sur les dépenses annuelles du dispositif. La bonne blague !
Pour rappel, parmi d'autres faits, il faut rappeler les pénalités annuelles pour insuffisance construction de logements sociaux qui étaient montées jusqu'à 1,1 million d'euros. Ça, c'est de la bonne gestion ! 

V'Hello prov 7

J'avais en effet écrit cette phrase par ironie car, admettant difficilement les défaites, Maryse Joissains s'acharnait à contester tous les jugements défavorables en prolongeant les recours.

v'hello Decaux aix ysope - Copie (2)

joissains v'hello ravi 85 - Copie (2)

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