le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO

jeudi 21 mars 2019

Les vérités offensives de Démocratie pour Aix sur le bilan de la mairie

Fin janvier, notre groupe Démocratie pour Aix a fourni un premier bilan de mandat à un an de l'élection municipale. Nous avons évoqué la gestion de Maryse Joissains, notre travail dans l'opposition et nos propositions. Actuellement, nous distribuons deux documents à plusieurs milliers d'exemplaires dans toute la ville. Passage en revue… 

DPA voeux 2019 Q - Copie

Lors de la cérémonie de vœux, nous avons voulu évoquer certains grands sujets en forme de premier bilan de la gestion de Maryse Joissains. A tour de rôle, chacun des élus est revenu sur les domaines dont elle ou il s'occupe au quotidien. Au-delà des critiques, nous avons exposé la politique municipale telle qu'elle est pratiquée et avons formulé nos propres propositions. Il va de soi qu'il n'était pas possible de tout aborder lors de cette cérémonie et que nous en reparlerons dans les mois qui viennent.

Vidéo réalisée par Anonymal

Voici certains des sujets que nous avons traités.
* La vie associative dont les subventions baissent régulièrement, les taux de pauvreté et du chômage notamment dans les quartiers excentrés, le manque de logements sociaux et le mauvais entretien de l'existant.
* Les divers problèmes rencontrés par les riverains et les commerces au cours de la requalification des trois places, l'éclatement des marchés alimentaires et d'artisanat, l'erreur de ne pas avoir inclus les qiuartiers ouest et le parc Rambot dans le projet de Parc naturel urbain, la bataille que nous avons menée pour la Charte de l'arbre, la demande d'audit pour sauver Pays d'aix associations. 
* Le développement du rail comme moyen de mobilité en déplorant que n'ait pas été reprise l'idée de création de haltes ferroviaires à Luynes, Puyricard et la Pauliane, l'étalement urbain à la Constance et à la Duranne, les graves "errements" relevés pas la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la municipalité, l'inadéquation du réseau Aix en bus aux besoins réels alors que se met en place le BHNS, les carences constatées dans la propreté de la ville et le manque d'entretien de la voirie.
Le nombre important de logements vides au centre-ville (environ 2000), la perte d'habitants à cause des orientations du Plan local d'urbanisme, la présence massive de punaises de lit, de cafards et de rats dans les quartiers, le nombre démesuré de procédures juridiques entamées par et contre la mairie, l'affaire du contrat illégal et annulé de l'ex-directeur de cabinet et, bien sûr, la comparution de Maryse Joissains devant le tribunal correctionnel.
Edouard Baldo a conclu ainsi : "Les élus doivent être au service des habitants. L'argent public n'est pas destiné à engraisser les courtisans ou à payer les petits camarades parce que la République c'est d'abord l'argent public et l'argent public est destiné au public, à la chose publique." 

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré de flèches en bas à droite du document)

DPA voeux 2019 prov 27

"Chroniques judiciaires du système Joissains 1978-2018" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2019/03/08/37147996.html

DPA chroniques prov 16

C'est gonflé !

joissains correctionnelle prov 21

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jeudi 14 mars 2019

Maryse Joissains prend 1 an de prison avec sursis et 10 ans d'inéligibilité

Hier, à Montpellier, les lourdes réquisitions en appel à l'encontre de Maryse Joissains étaient identiques aux condamnations prononcées l'an dernier : 1 an de prison avec sursis et 10 ans d'inéligibilité. C'est donc peine perdue pour elle qui pariait sur sa relaxe. Récit comme si on y était...

cour d'appel Montpellier

Condamnée le 18 juillet 2018 en première instance à un an de prison avec sursis et dix ans d'inéligibilité pour "détournement de fonds publics” et “prise illégale d’intérêts", Maryse Joissains avait fait appel. En arrivant hier au tribunal correctionnel de Montpellier, elle a déclaré "je suis sereine" avec l'idée d'obtenir la relaxe. Défense de rire. La cour d'appel a confirmé intégralement les mêmes peines.
L'avocat général a dénoncé d'entrée les propos de la maire d'Aix lorsqu'elle avait évoqué un règlement de comptes politiques. Non madame, lui a-t-il rétorqué, "la justice ne règle pas des comptes, elle demande des comptes". Dur à encaisser !
Puis, pendant près de trois heures, Maryse Joissains a été confrontée aux questions précises du président de la cour. Accrochée au micro, elle l'a souvent fait imprécisément, ce qui a obligé le magistrat à reposer ses questions pour obtenir des réponses complètes. Comment une ex-avocate peut-elle ignorer à ce point que la justice se garde des explications digressives ou floues même défendues avec vigueur ?
L'avocat général à lancé dans son réquisitoire : "Cette affaire est une illustration du comportement de nombreux élus qui sont de plus en plus dénoncés, à l’image de MM. Fillon ou Cahuzac", et réclame la confirmation de la peine prononcée il y a huit mois. Piquée au vif, Maryse Joissains l’a immédiatement interrompu. "Je ne peux pas laisser associer mon nom à ceux de voyous de la République. (...) Me comparer à Cahuzac, mais enfin vous avez perdu la tête ?" "Vous avez parlé de vertu, mais vous n’êtes pas vertueux", a-t-elle encore protesté, en direction de l’avocat général, et après les plaidoiries de ses avocats : "Vous n’avez pas le droit de rire, de vous gondoler durant vos réquisitions !" Ben, il n'allait pas quand même pleurer l'avocat général !
Les faits reprochés
Pour mémoire, les faits reprochés ne sont pas légers : la promotion jugée indue de son chauffeur et l’embauche à la Communauté du Pays d'Aix d’une collaboratrice chargée de la protection animale alors que ce domaine ne relevait pas du tout des compétences de cette collectivité.
Pour l’avocat général, le chauffeur est au cœur du "clientélisme, cette politique de petits services" de Maryse Joissains. Sa promotion était "irrégulière", a-t-il précisé car il a été distingué alors qu’il figurait à la 43e place sur une liste dressée par l’ordre de mérite. Cette promotion avait été définitivement annulée par le Conseil d’Etat qui avait estimé que l’élue avait "commis une erreur manifeste d’appréciation de la valeur et de l’expérience professionnelle" de l’intéressé.
Quant à l’emploi de la collaboratrice, il était "injustifié", a poursuivi l’avocat général : "Il faisait double emploi avec les compétences municipales. Cet emploi est donc en partie fictif et n’a pas de consistance".
"J'ai très bien géré ma ville". Euh...
Tout au long de l’audience, Maryse Joissains, au cours d’échanges parfois vifs avec le président de la cour, avait pourtant vanté sa gestion : "Je suis la vingtième ville de France, j’ai très très bien géré ma ville", a-t-elle assuré."Et je suis persuadée d’être dans le cadre de la loi pour les deux cas qui me sont reprochés." "Ma gestion est louée dans la France entière !" Sauf que sa gestion est plutôt connue dans tout le pays pour les chroniques judiciaires du système Joissains depuis quarante ans.
Comme elle l'avait fait en première instance, Maryse Joissains a défendu bec et ongles son "pouvoir souverain" de nommer des collaborateurs de cabinet, l’avocat général y voyant, lui, une "conception autocratique" du pouvoir. "On est dans un dossier de rumeurs, de règlement de comptes locaux. C’est un opposant politique qui est à l’origine du dossier, il faut le rappeler", a plaidé l'un de ses avocats : "Je vous demande de regarder froidement ce dossier. Je vous demande de ne pas entendre les élucubrations de l’avocat général sur un clientélisme. Je vous demande de regarder chacun des deux délits, deux petits points, et non le tombereau de dénonciations anonymes".
Alerté en 2012 par une lettre anonyme, le parquet d’Aix-en-Provence avait ouvert une enquête et, "pour la bonne administration de la justice", le procès avait été dépaysé à Montpellier.
L’arrêt a été mis en délibéré au 28 mai. 
Rappelons aussi quelques faits. Maryse Joissains a succédé en 2001 à la mairie à Alain Joissains, maire de 1978 à 1983 et condamné en 1986 en appel pour recel d’abus de biens sociaux. 
Qu'en dit Sophie Joissains ?
Interrogée hier matin par France Bleu Provence, elle a estimé que la maire d'Aix jugée dans l'après-midi pour favoritisme et prise illégale d'intérêt devant la cour d'appel de Montpellier n'avait "commis aucun délit". "Il n'y a aucun enrichissement personnel ni emploi fictif reprochés", a insisté l'élue à propos de sa mère condamnée en première instance à un an de prison avec sursis et dix ans d'inéligibilité.
Selon elle, "l'instruction a été menée dans un contexte politique, à charge, bâclée et avec un procès inéquitable". Alors qu'en première instance, le procureur avait estimé "parfaitement constitués" les délits de détournement de fonds publics et de prise illégale d'intérêts, "d'une gravité extrême car ils sont le contraire de la probité attendue d'un élu", Sophie Joissains a répondu qu'il s'agissait de "littérature". "Son chauffeur n'était pas simplement son chauffeur", a-t-elle dit en dénonçant "beaucoup d'amalgames". "C'était un collaborateur de cabinet qui était quand même catégorie B depuis plus de cinq ans et qui correspondait aux conditions légales".
En cas de confirmation de la peine, Sophie Joissains, qui espère la relaxe de sa mère, a évoqué la possibilité d'un recours "mais on n'espère ne pas en arriver là".
Mon commentaire 
Sophie Joissains avait usé d'arguments tout aussi fallacieux pour défendre son père Alain Joissains alors même que, par l'arrêt du Conseil d'Etat du 2 février 2015 et après dix années de procédures (à mes frais), j'allais obtenir l'annulation de son contrat illégal de collaborateur de cabinet de Maryse Joissains.
(Sources consultées pour la rédaction de mon article : agences et sites médias)

Le verdict du 28 mai prochain devrait ressembler au premier jugement du 18 juillet 2018 
(Ci-dessous le document intégral)

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré de flèches en bas à droite du document)

 

"Chroniques judiciaires du système Joissains de 1978 à 2018" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2019/03/08/37147996.html

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mercredi 13 mars 2019

Rénovation du parc Jourdan : Les désastreux travaux sont enfin suspendus !

Le spectacle offert à la vue est proprement ahurissant. J'en ai parlé début mars. On a surélevé les piliers en pierre de Rognes avec du béton en faisant fi des règles basiques qui s'appliquent à la protection d'un tel site ! Face aux multiples alertes, la mairie vient enfin de suspendre les travaux de rénovation du parc Jourdan. Ouf !

Parc Jourdan 9
(Clic sur l'image pour agrandir)
Cliché pris le 9 mars 2019 où l'on voit les 12 piliers surélevés de béton

Les premiers travaux dits de rénovation du parc Jourdan en ont fait sursauter plus d'un. Pour une raison simple : ils ont commencé par un saccage des piliers visibles de l'intérieur et de l'extérieur du parc. Pour rehausser les grilles de clôture, on n'a rien trouvé de mieux que de surélever aussi les piliers en pierre de Rognes avec du béton ! Aix, ville d'art, il faut vite le dire !
Il est évident que les règles les plus basiques n'ont pas été respectées. Le comité d'intérêt de quartier a mené l'enquête et a apporté les preuves qu'on était en train de dégrader l'apparence du site au mépris des mesures à prendre pour en conserver l'identité patrimoniale.
Face aux protestations, la mairie a suspendu les travaux jusqu'à nouvel ordre. Afin de se conformer aux procédures encadrées qui existent en termes de protection de ce genre de site naturel, notamment la demande d'avis de l'architecte des bâtiments de France, la mairie va devoir remettre en l'état initial tout ce qui a été modifié. Puis, elle devra établir un cahier des charges avant de lancer un appel d'offres et de pouvoir entamer les travaux.
Au départ, la rénovation du parc partait évidemment d'une bonne intention. Elle avait pour objectif de réaménager les espaces et d'assurer une meilleure sécurité des lieux. Mais pourquoi la mairie a-t-elle agi dans la précipitation ? Mystère. 

"Rénovation du parc Jourdan : Un début de travaux scandaleux" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2019/03/01/37137063.html

Parc Jourdan prove 9

parc Jourdan prov 10

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vendredi 8 mars 2019

Chroniques judiciaires du système Joissains 1978-2018

Les affaires judiciaires touchant les municipalités Joissains n'ont jamais cessé. Depuis 40 ans, les procès et les condamnations ont sali l'image de notre ville. Les placards à archives sont faits pour servir un jour. C'est maintenant. Il est donc nécessaire d'informer complètement les Aixois, anciens et nouveaux, sur les pratiques délictueuses et les dérives inadmissibles auxquelles se livre l'équipe en place. Nous en appelons au réveil général des consciences pour mettre fin à ce système. Bonne lecture…

DPA bilan général justice capture image de tête blog

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DOCUMENT INTÉGRAL

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TRACT pour BLOG ATRACT pour BLOG BTRACT pour BLOG CTRACT pour BLOG DTRACT pour BLOG E

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lundi 4 mars 2019

L'adjoint à l'urbanisme Alexandre Gallèse soupçonné de trafic d'influence

Après la condamnation de Maryse Joissains en première instance du tribunal correctionnel, une autre affaire touche la mairie en la personne d'Alexandre Gallèse, adjoint à l'urbanisme. Des soupçons de "prise illégale d'intérêts" et de "trafic d'influence" pèsent sur lui au sujet de marchés publics en échange de dons pour son association politique... 

joissains correctionnelle urbanisme

Ce qui devait arriver est arrivé, dira-t-on ? Mais voilà, une nouvelle affaire touche la mairie d'Aix alors que Maryse Joissains sera rejugée en appel au tribunal correctionnel de Montpellier le 13 mars. Alors, de quoi s'agit-il cette fois-ci ? Une information judiciaire a été ouverte à la suite d'un signalement par l'association Anticor sur des soupçons de "prise illégale d'intétrêts" et de "trafic d'influence" au sein du service d'urbanisme dont l'adjoint est Alexandre Gallèse.
L'excellent site Marsactu a été le premier à révéler l'information au grand public même si, ici et là, des rumeurs circulaient dans la ville depuis longtemps. Les autres médias ont embrayé et voilà l'affaire éventée. Enfin, suis-je tenté de dire, car j'avais publié un article dès octobre 2013 (voir lien plus bas) pour alerter sur des signes concernant deux fonctionnaires laissant penser qu'ils ne cautionnaient pas la gestion du service. On me pardonnera de rester prudent car ces personnes ne sont pas mises en cause. C'est l'élu qui est visé du fait de sa responsabilité politique.
Le cœur du problème est l'attribution présumée de nombreux marchés publics d'urbanisme en échange de dons pour le micro-parti local "Réflaixion" créé et présidé par Alexandre Gallèse qui aurait pu faire du chantage aux entreprises du bâtiment en échange de dons pour alimenter l'association. On dit même que certaines personnes se seraient vu refuser des marchés pour n'avoir pas versé de l'argent à l'association. Si cela est avéré - c'est l'enquête qui le dira - ce serait très grave.
L'information judiciaire ouverte en mai 2018 a donné lieu en décembre à des perquisitions par la brigade financière tant au sein du service de l'urbanisme lui-même que dans les locaux de la SEMEPA et de la SPLA, présidées par Gérard Bramoullé, premier adjoint au maire, sociétés qui sont le bras armé de la Ville pour les grands projets d'aménagement et de construction tels ceux de la Beauvalle et de la Duranne et qui font l'objet des investigations.
Sans doute n'est-ce qu'une partie certes importante et perceptible de ce qui motive les soupçons. Mais dans des discussions plus ou moins chuchotées, des gens confient leurs déboires au moment de solliciter un permis de construire. Ils s'étonnent des délais appliqués qui semblent varier, selon eux, pour des raisons peu orthodoxes. On voudrait bien comprendre s'il faut faire un geste particulier pour accélérer une procédure et obtenir satisfaction…

Déjà en 2013 sur mon blog ! 
"Mais que se passe-t-il au service de la police de l'urbanisme ?"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/10/09/28181702.html

gallèse urbanisme prov 26

gallèse urbanisme prov 26

gallèse urbanisme prov 26

L'article de Marsactu est ==> ICI

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Conseil de territoire : Des interrogations sur l'inadaptation d'Aix en bus

Au conseil de territoire de mercredi, les élus n'étant pas tenus au courant sur les avancées de l'articulation du Bus à haut niveau de service avec le réseau Aix en bus, j'ai donc posé la question. Surtout parce que je constate que le réseau est toujours inadapté et que rien ne bouge pour mieux servir les usagers...

CT 20 27

Depuis 2016, le conseil de territoire du pays d'Aix remplace l'ex-communauté d'agglomération. Il est l'une des six intercommunalités qui composent Aix-Marseille Métropole. La loi a transféré à cette dernière certaines compétences pour une gestion plus globale. L'exemple le plus parlant est celui des transports. Il y a aussi l'environnement, l'habitat, les plans d'urbanisme, l'eau et l'assainissement pour ne retenir que les plus siginificatifs.
Or donc, le projet de Bus à haut niveau de service lancé à Aix par l'ancienne CPA ainsi que le réseaau Aix en bus ont été pris en charge par la métropole. Cela relève autant de la logique institutionnelle que du diagnostic qui prévoit que l'on pense les transports à une échelle plus pertinente, à savoir les liaisons intermodales propres à faciliter les déplacements.
Ce n'est pas la première fois que le dossier du BHNS passe en délibération devant les élus. Mercredi, un rapport portait sur l'avenant n°12 de la délégation de sevice public d'Aix en bus. Je suis intervenu pour dire que je comprends bien qu'il faille prendre en compte les évolutions du réseau.
J'en ai profité cependant pour répéter que le réseau n'est toujours pas adapté aux besoins des usagers. Parce que je ne suis pas le seul en tant qu'utilisateur des bus à le remarquer, beaucoup en font aussi l'amère expérience.
Comme les élus ne sont pas tenus au courant des études sur la nécessaire articulation du BHNS et d'Aix en bus, j'ai de nouveau demandé si l'on pouvait en avoir connaissance par exemple sous forme de carte ou de graphique, ce qui nous permettrait de savoir sur quel projet on vote.
Maryse Joissains semblant en manque d'informations a donné la parole au fonctionnaire métropolitain qui suit le dossier. On a essayé de me rassurer mais je reste étonné qu'on mette autant de temps à présenter les points d'étape qui serviront à finaliser le projet. Je ne suis pas moins étonné que pour de trop nombreuses délibérations aucun élu ne sollicite des explications et se contente de simplement de voter, quasi automatiquement (voir les comptes-rendus de la presse ci-dessous).
J'ioserai même aller plus loin en m'interrogeant s'ils ont vraiment lu les documents. C'était ma minute de persiflage.
L'ordre du jour de la séance de mercredi comportait 74 rapports, 883 pages, 36 rapports pour avis, 36 pour décision et 2 pour information. Il y avait donc de la matière.

CT 20 27

CT 20 27

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dimanche 3 mars 2019

Grand débat ou grand blablabla ?

Par curiosité, j'ai participé au grand débat qui a eu lieu jeudi dans deux salles de la mairie. J'ai choisi d'aller à celui sur la démocratie et la citoyenneté et les services publics. En sortira-t-il quelque chose de concret ? Je reste pessimiste. Et vous ? 

CM 44 1
(Clic sur l'image pour agrandir)

C'est d'abord par curiosité mais sans réelle illusion de ce qui pourrait en sortir que j'ai décidé de participer au grand débat mis en place par la mairie que nous avions incitée à le faire.
Dans la salle des Etats de Provence, les thèmes portaient sur la transition écologique et la fiscalité et les dépenses publiques. Dans la salle des mariages, c'était démocratie et citoyenneté et l'organisation de l'Etat et des services publics. J'ai choisi ces thèmes-là.
L'organisation était correcte avec des personnes chargées d'animer les séances. Durant trois heures, l'ambiance était à la réflexion et le débat s'est déroulé le plus calmement possible. A mon avis, les thèmes proposés forment un tout mais je comprends bien que pour cibler les sujets il fallait les séparer. D'ailleurs, la parole étant libre, les participants n'ont pas manqué d'aller au-delà du cadre strict proposé.
Des questionnaires papier étaient disponibles comportant entre 11 à 34 items. J'ai tout rempli mais j'ai fait remarquer qu'ils ressemblaient trop souvent à des QCM, autant dire des questions fermées laissant peu de place à une expression plus diversifiée et plus large. Mes plus grandes critiques portent sur le fait que deux aspects n'ont pas été mis en débat dans cette consultation organisée par l'Etat : le choix des orientations économiques à opérer pour donner corps à un vrai changement de politique à l'issue du débat, donc grand doute sur son utilité, et l'occultation du rôle essentiel joué par le mouvement des gilets jaunes qui a permis de se révolter contre les injustices sociales et fiscales. Quid des grands services publics régaliens tels par exemple l'hôpital, l'école, la poste qui forment les bases de la cohésion républicaine, auxquels il faudrait ajouter la création d'un service public national des EHPAD ? Je suis intervenu sur plusieurs fois pour le faire observer.
Au passage, j'ai exprimé mes positions sur des points qui m'ont toujours tenu à cœur. Je suis pour le non-cumul des mandats et la réduction significative du nombre des élus. Je propose que, toutes institutions confondues, ils ne soient indemnisés qu'en fonction de leur présence effective à leurs tâches et non pas seulement sanctionnés en cas d'absence. Leur crédibilité en sortirait grandie.
Le manque de confiance à l'égard de la classe politique, voire le rejet total de ce qu'on nomme les corps intermédiaires, est le signe que les citoyens ne se sentent pas représentés, écoutés. Oui, ils se sentent abandonnés, humiliés dans leur dignité par les pouvoirs publics. Il faut donc leur donner les moyens de prendre la parole car ils savent mieux que quiconque quels sont leurs besoins.
J'ai proposé la création obligatoire de Maisons du citoyen et d'annexes par quartiers pour la proximité, c'est-à-dire de véritables outils dédiés aux services publics en forme de guichet unique, dans toutes les communes de plus de 3500 habitants.
Pour finir, j'ai résumé mon opinion sur cette vaste opération lancée par le président de la République. La seule vraie question à se poser est la suivante : que fait-on quand on se lève chaque matin, qu'on n'a pas ou pas assez d'argent et qu'on ne sait pas comment on va pouvoir manger ? Tout part de là. J'ai hélas le sentiment que les réponses du gouvernement risquent de ne pas être à la hauteur des attentes des citoyens qui réclament un rééquilibrage des politiques publiques pour plus de solidarité. 

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(Clic sur l'image pour agrandir)

grand débat

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Dans le Ravi de mars : Arriverderci la democrazia ?

une ravi 171

Chaque mois, le Ravi nous surprend par le choix de ses thèmes. Le numéro de mars n'y déroge pas. Il établit un rapprochement, pertinent, entre l'Italie et notre région. Il les compare sur la base d'éléments factuels qui invitent à des réflexions sur les composantes politiques extrémistes qui jouent un rôle de plus en plus important au point que nos voisins italiens n'ont pas hésité à voter pour une coalition gouvernementale hétéroclite.
Cela peut-il advenir en France ? L'Italie est-elle le laboratoire d'une expérimentation susceptible d'alimenter des idées chez nous ? Les analyses du mensuel sont très intéressantes et méritent qu'on les lise de près.
Parmi les autres sujets, la minable inconduite du nouveau directeur des services de la région, pas piqué des hannetons et les étranges connivences pour des terrains entre le maire de la Roque d'Anthéron passé à LaRem et le premier adjoint de Marseille condamné pour fraude fiscale.
Et aussi l'avenir incertain du projet de conversion en pôle écologique innovant de l'usine à charbon de Gardanne, les sanctions discutables de gilets jaunes en Vaucluse, le compte-rendu amusé d'un grand débat à Forcalquier, commune alpine dont le maire est devenu ministre de l'intérieur.
Et pour l'humour caustique, un portrait bien taillé de l'ancien patron Gattaz qui ne renie pas ses méthodes envers ses employés au sein des 35 hectares de son château dans le Luberon.  

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vendredi 1 mars 2019

Rénovation du parc Jourdan : Un début de travaux scandaleux

La Ville a décidé de rénover le parc Jourdan. Soit. La première phase de travaux a commencé pour installer des grilles plus hautes. Mais une visite sur place laisse découvrir des bizarreries. Les colonnes en pierre de Rognes sont rehaussées de béton. Au secours !

Parc Jourdan 23
(Clic sur l'image pour agrandir)

Actualisation 2 mars (voir plus bas)
Un scandale ? Je ne suis pas loin de le croire. Au conseil municipal de décembre, le budget primitif 2019 a inscrit dans le cadre des travaux pluriannuels une somme initiale de 420.000 euros pour mener la première phase de rénovation du parc Jourdan. Celle consistant à rehausser les grilles de clôture.
Dans un second temps, pour un coût probablement du même ordre, il est envisagé de réaménager les espaces, une mission de réflexion et de propositions qui a été confiée à des étudiants en urbanisme. Il est prévu aussi de doter le parc de caméras de surveillance pour assurer la sécurité.
Tout ça, pourquoi pas ? Mais c'est plutôt mal parti avec les travaux préparatoires à la pose des grilles. Les colonnes en pierre de Rognes doivent être surélevés pour être adaptées à la taille des nouvelles grilles.
Une simple visite du chantier est un véritable coup au cœur. D'abord, on note qu'un arbre va être abattu car il est situé trop près du projet de la nouvelle clôture. Et ce ne sera sans doute pas le seul.
Ensuite, la partie surélevée n'est que du béton sur lequel sera remis en place le plateau portant la boule ornementale d'origine ! On suppose que chaque colonne sera ensuite revêtue de haut en bas d'un crépis imitant la pierre de Rognes et censé camoufler le massacre.
Les passants que j'ai rencontrés lors de mon reportage photo m'ont dit être choqués par ce bricolage qui dénature l'image rustique de ce coin de verdure. Au secours !

(Clic sur les images pour agrandir) Parc Jourdan 23
(Photos prises le 23 février 2019)Parc Jourdan 23

 Actualisation
La directrice des espaces verts nie que l'arbre sera abattu.
J'attends avec curiosité comment "la clôture sera adaptée à cet arbre de Judée'.
En créant une courbe vers l'extérieur dans la ligne droite de la grille
ou en découpant un espace dans la grille pour laisser passer le tronc qui surplomberait alors une partie du trottoir ?  

parc jourdan prov 2

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mercredi 27 février 2019

En plus ou moins bref : Des sujets qui doivent intéresser les Aixois...

Mon article d'aujourd'hui est en quelque sorte un droit de suite de sujets que j'ai traités il y a peu. Illustration par une revue de presse...

platanes brossolette 23

Des micocouliers remplacent les platanes 
Les treize platanes coupés le long de l'avenue Pierre-Brossolette ont finalement été rapidement remplacés par des micocouliers.
Librairie de Provence
C'est la fin, irrémédiable. A l'évidence, le propriétaire n'a rien voulu savoir et les solutions alternatives n'ont pas été trouvées. Les employés ont bien essayé de faire grève avec le soutien des clients. Mais hélas, ils vont être licenciés. Aix aura perdu un de ses fleurons culturels du cours Mirabeau.

librairie de provence prov 20

Chantier des trois places
Un léger retard. Mais bon.

travaux 3 places prov 17

Immeubles en péril
Des travaux ont été entrepris et les délais ont été rallongés par précaution. Les personnes évacuées devront encore patienter en se faisant héberger chez leurs proches, leurs amis ou à l'hôtel.

CM 44 1CM 44 1

Le grand débat
Sous la pression, Maryse Joissains a fini par accepter d'organiser le débat. Le hic, c'est qu'il se déroulera dans deux salles de la mairie et qu'il faut s'inscrire parce que les places sont limitées à 160 personnes. Notre groupe Démocratie pour Aix a vivement protesté contre les conditions fixées qui ne permettent pas d'encourager à participer en nombre. 

CM 44 1

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vendredi 22 février 2019

Maryse Joissains en campagne anti-métropole pour masquer son procès ?

Maryse Joissains sera rejugée en appel le mercredi 13 mars. Si sa première condamnation est confirmée, cela risque de lui coûter cher. Alors, pour faire diversion, elle entre en campagne en agitant de nouveau son fantasme anti-métropole. Reçue cette semaine à Paris pour la seconde fois au ministère des collectivités territoriales, ce n'est pas la ministre qui l'a accueillie. Signe qu'elle n'est pas crédible là-bas non plus ?  

joissains métropole village gaulois - Copie (3)

Maryse Joissains s'agite encore et encore pour défendre l'indéfendable : créer son village gaulois, sa propre petite métropole. Alors qu'il est question de fusionner le département des Bouches-du-Rhône et la métropole Aix-Marseille, elle relance son idée farfelue de sécession qui n'a aucune chance d'aboutir. C'est sa méthode pour essayer d'entretenir le mythe de son sens du combat.
Y croit-elle seulement un instant ? Pourquoi remue-t-elle ce fantasme qui a été retoqué à plusieurs reprises à chacune de ses tentatives ?
J'ai une explication. Elle vaut ce qu'elle vaut. La maire d'Aix, condamnée en juillet dernier par le tribunal correctionnel à de lourdes peines, s'imagine être relaxée le 13 mars par la cour d'appel et être ainsi en mesure de rempiler pour une quatrième mandat.
J'y vois là une forme de pure diversion pour minimiser ou faire oublier ses malheurs. Sa propagande dans le magazine municipal, aux frais des Aixois, a le même objectif. Si personne ne conteste qu'elle a à son actif un certain nombre de réalisations, elle ne peut prétendre avoir géré dans la plus grande transparence. Les faits établis sont têtus et ses condamnations sont là pour le prouver.

Joissains correctionnelle condamnation

Une paille, n'est-ce pas ?
Pour tenter de donner du crédit à ses initiatives, elle a écrit une énième lettre, cette fois à la ministre des collectivités territoriales. Cette denière l'avait reçue à Paris. Mais il y a quelques jours elle a chargé une des conseillères de son cabinet de l'accueillir. C'est dire si la ministre, qui connaît la chanson de Maryse Joissains, n'avait pas envie de perdre son temps.
La maire, "grande amie", déclare-t-elle, de Martine Vassal, joue au yoyo avec elle. Une fois, elle la couvre d'éloges, une autre, elle laisse entendre qu'elles ne sont pas sur la même ligne. Ainsi sont les personnes, chacune se préoccupe de son propre sort et n'a en tête que son seul avenir politique.
Maryse Joissains ne veut pas perdre son pouvoir et les prébendes qui vont avec, Martine Vassal s'attache à cumuler toutes les fonctions possibles pour dominer le petit monde politique local qui lui tresse des lauriers et s'agenouille devant elle pour ne rien rater des retours que sa majesté voudra bien octroyer aux plus fervents de l'à-plat-ventrisme.

Petite revue de presse...

métropole baldo prov 17

métropole joissains à paris prov 20

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vendredi 15 février 2019

Auprès de mes arbres, je vivais heureux…

Aix perd ses platanes un à un à cause de cette saleté de chancre coloré. Après ceux du cours Mirabeau et alentours, ce sont 13 autres arbres qui ont été abattus cette semaine sur l'avenue Pierre-Brossolette. J'ai assisté à ce funeste moment. Récit...

platanes brossolette 13
(Clic sur l'image pour agrandir)
L'abattage en action

On le sait, à Aix, de nombreux platanes sont malades, même si parfois ils n'en ont pas l'air, atteints par cette saleté de chancre coloré qui contamine sans pitié les arbres un à un. Mieux vaut éviter le comptage morbide de ceux qui ont déjà été abattus tour à tour sur le cours Mirabeau et maintenant en bas du cours déplumé lui aussi de ses frondaisons, sur les trois places, place Jeanne d'Arc, boulevard Victor-Hugo, à Puyricard et avenue Pasteur.
Par le passé, d'autres arbres ont aussi disparu le long de l'avenue Pierre-Brossolette, remplacés par de jeunes pousses. Cette semaine, c'est le bas de cette voie qui en a encore fait les frais. En trois jours, treize platanes malades d'environ cinquante mètres de hauteur ont été livrés aux tronçonneuses dévoilant un large ciel sans écran. Pas de doute cependant sur leur mauvais état sanitaire. Les troncs étaient creux, noirs comme les ténèbres.
Sous quinzaine, m'a-t-on dit, on y plantera des micocouliers qui mettront évidemment plusieurs années avant d'atteindre une taille adulte et une majesté protectrice.
J'ai voulu assister à ces scènes funestes, bien maîtrisées certes mais qui serraient le cœur.
On se rappelle sans doute que de fortes mobilisations ont eu lieu au moment de l'abattage des arbres des trois places. Certains ont ainsi pu être sauvegardés et ont permis à la Ville de se doter d'une Charte de l'arbre qui fixe des conditions draconiennes notamment pour la surveillance, l'entretien et les procédures devant être respectées avant toute décision d'abattage.
La morale demeure quand même éternellement celle-ci : comme l'homme, l'arbre est bel et bien mortel. 

(Clic sur les images pour agrandir)platanes brossolette 13
Les avis d'abattage des platanes

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Les troncs sont creux

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Les trous rebouchés en attendant la plantation des micocouliers 

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mercredi 13 février 2019

Grand débat national : Quelle décision à la mairie d'Aix ?

Autre sujet absent de l'ordre du jour du conseil municipal, celui du grand débat national, lancé suite aux manifestations des gilets jaunes. La mairie d'Aix doit-elle ou veut-elle l'organiser ? Pas mal de communes ont accepté de jouer le jeu. Voici ce qu'il en est... 

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A Aix, Maryse Joissains a proposé de mettre à la disposition du public des cahiers de doléances dans les mairies-annexes. Notre groupe Démocratie pour Aix pense qu'il faut donner la parole aux citoyens pour une fois qu'on la leur donne. Mon collègue Hervé Guerrera est intervenu pour aller dans ce sens.
J'ai ajouté que la participation écrite ne me paraît pas suffisante. Sinon, il s'agit seulement de faire part de critiques et de propositions sans avoir de réponse immédiate. Je me suis permis de prendre l'exemple des réunions de quartier de la municipalité qui sont souvent à sens unique où la Ville vient informer la population de ses projets déjà ficelés. Pour moi, cela s'appelle une consultation, pas un débat. Or, je suis persuadé qu'il faut des échanges réels et vivants entre les personnes qui veulent s'exprimer.
J'ai dit que rien ne remplace l'oralité où la parole va et vient, où l'on s'écoute et qui permet aux plus modestes de formuler sans cérémonium ce que chacun a sur le cœur.
Alors que Maryse Joissains semblait s'en tenir à ses premières propositions, suite à mon intervention, elle a fini par convenir qu'il fallait en effet aller au-delà. C'est-à-dire, comme je l'ai souligné, en mettant en place de vraies réunions à travers lesquelles le dialogue peut faire émerger du fond et du concret.
Aixois, vous alllez donc avoir la parole…

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GRAND DÉBAT
La Question orale de Démocratie pour Aix

Nous lûmes, avec intérêt, le communiqué de presse de la Ville relatif au grand débat. Si un site internet et des moyens sont mis à disposition de nos concitoyens désireux de s’exprimer en mairie et dans les quartiers, nous sommes particulièrement plus que surpris, quelque part sidérés, qu’aucune rencontre physique ne soit prévue.
Comment la Ville d’Aix-en-Provence, sachant que l’échange, la "tchatche", l’éloquence sont au cœur même de la convivialité provençale pourrait-elle s’exonérer d’une nécessaire prise de parole publique ?
Si nous avons toutes et tous des réticences, voire des désaccords sur certaines revendications qui se sont exprimées depuis le début de la crise, si nous condamnons unanimement les violences qui ne sont pas, loin s’en faut, le seul fait des manifestants, nous devons aussi nous réjouir, en tant qu’élus et citoyennes et citoyens de ce formidable besoin de dialoguer sur la gestion des affaires publiques qui sont effectivement notre bien commun.
Et les appels à plus de justice sociale et fiscale, comme le besoin de proximité, de rapprocher les décisions des personnes qu’elles concernent ne peuvent laisser ni la ville, ni les élus qui siègent dans cette auguste assemblée, indifférents.
Et nous avons besoin, nous aussi, de cette parole collective qui sur certains sujets, et il faut s’en réjouir, peut et doit être la parole unanime de toute une ville. Qu’il me soit permis rapidement de donner deux exemples, l’un matériel, l’autre immatériel mais qui tous deux concernent notre patrimoine, notre Histoire comme notre avenir.
Le premier concerne les services publics et l’eau d’Aquae Sextiae. Pourquoi, alors que nous sommes ici tous d’accord, nous priverions nous de la parole unanime d’une ville qui réaffirme que l’eau est notre bien commun et doit continuer à être gérée en régie. Métropole ou pas métropole, les Vinci, Véolia et autres grands trusts doivent être tenus à l’écart de la gestion de ce qui appartient au patrimoine des Aixois et doit le rester. La liste serait trop longue mais je citerai néanmoins la cuisine centrale, exemplaire sur le bio, le local et l’éveil au goût et les parkings durement payés avec nos deniers publics.
Le second et dernier exemple touche à notre identité même. Là encore nous sommes, toutes et tous, pour que le nom de Provence soit enfin rendu à notre région. L’insituable SUD ou l’affreux acronyme PACA qui nient notre Histoire et altère notre attractivité ne saurait être admis au regard de notre économie, comme des générations futures qui ont besoin de s’identifier à notre région. Bien sûr dans le grand débat nous ne serons pas tous unanimes sur la question. Mais pourquoi ne pas proposer, quand le référendum est un vrai combat citoyen, de choisir par cette voie le nom, voire le périmètre c’est un clin d’œil à nos amis alsaciens ou auvergnats, des Régions ? Le consensus serait, nous en sommes convaincus, très large.
Dès lors s’exonérer de ces prises de parole, de ces appels à la citoyenneté, de ces respirations démocratiques nous apparaît comme une erreur, voire une faute politique au plus noble sens du mot.
Voilà pourquoi nous vous demandons, comme l’immense majorité de nos concitoyens, de mettre en place, dans les quartiers et dans la ville toute entière, comme sur le territoire dont vous assurez la vice-présidence, un vrai débat citoyen. Débat auquel aspire légitimement l’ensemble de la population.

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lundi 11 février 2019

Des immeubles en péril : Les résidents évacués et le cours Sextius fermé

Voici encore un sujet, les immeubles en péril du cours Sextius, qui ne figurait pas à l'ordre du jour officiel du conseil municipal. Pourtant, il est en plein dans l'actualité. C'est notre groupe Démocratie pour Aix qui a provoqué la discussion…

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(Clic sur l'image Google earth / Street view pour agrandir)

Ce sujet n'est pas des moindres puisqu'il concerne la situation créée au cours Sextius par les immeubles qui ont fait l'objet d'un arrêté de péril. Bon, et c'est fort heureux, pour l'instant, ils ne sont pas en état de s'effrondrer mais les signes apparents sur les façades inquiètent et mieux a valu prendre des précautions.
Nous avons pointé que cela était connu par la mairie depuis septembre 2013 mais que rien n'avait été entrepris pour prendre les devants. La discussion a porté sur les propositions visant à consolider ces bâtiments et à définir les responsabilités. Avouns-le, ce n'est pas chose aisée.
Toujours est-il que le cours est fermé à la circulation par précaution, les véhicules sont déviés vers la rue de la Molle, et que toutes les personnes qui ont été évacuées de leurs logements vont avoir à supporter quelques mois d'errance, qui chez des proches, qui chez des amis, qui encore à l'hôtel. 

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Pour finir en forme de clin d'œil, je relaie un petit article de La Provence à propos d'une dénomination de voie. J'ai cru bon de proposer le nom du professeur Christian Cabrol mai son m'a indiqué qu'il y avait déjà une rue qui lui rendait hommage. Alors, pour mettre une note d'humour, j'ai suggéré une rue professeur Castronovo. Rires dans la salle…

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vendredi 8 février 2019

Les bars et restaurants du centre-ville veulent ouvrir jusqu'à 2h du matin

Le problème dû aux nuisances de toutes sortes causées par les bars et restaurants du centre-ville est de nouveau d'actualité. Les commerçants veulent une ouverture jusqu'à 2 heures du matin au lieu de 1 heure. Ils sont venus le dire au conseil municipal. Après discussion avec Maryse Joissains, ils ont déclaré être prêts à respecter les conditions d'une bonne tenue pour ne pas perdre des emplois... 

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Les bars et restaurants du centre-ville bénéficient depuis longtemps d'une tolérance d'ouverture jusqu'à 2 heures du matin. Mais les débordements permanents de toutes sortes et les plaintes des riverains font que l'horaire a été ramené à minuit et demi qui est la limite habituelle. Les patrons de ces établissements conviennent des problèmes occasionnés mais sont prêts à s'engager pour que la tranquillité publique soit assurée afin d'avoir de nouveau l'autorisation de rester ouverts jusqu'à 2 heures.
Ils sont venus manifester alignés pacifiquement en formant une chaîne sur la place de la mairie. Dans la salle du conseil municipal, Maryse Joissains a accepté de leur donner la parole. Un échange a eu lieu pour trouver une solution qui ne pénaliserait pas leurs commerces outre mesure. Ils ont mis en avant le risque de pertes d'emplois et peut-être même de fermeture de certains de leurs négoces.
La mairie demande que toutes les conditions de bonne tenue soient respectées et que les établissements ne fassent plus aucun écart sous peine de se voir refuser définitivement la permission qu'ils réclament. Difficile quadrature car, quand on se promène le soir dans les rues concernées, force est de constater que le bruit et autres nuisances sont insupportables pour tout le monde.

Le tract
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mercredi 6 février 2019

La librairie de Provence risque de tourner définitivement la page en mars

La Librairie de Provence du cours Mirabeau est sur le point de fermer à cause de loyers trop élevés. Notre groupe Démocratie pour Aix a interpellé Maryse Joissains pour tenter de sauver cet établissement partie intégrante de notre patrimoine. Il y a maintenant urgence...

librairie de provence bis

Le sujet n'était pas à l'ordre du jour de la séance du conseil municipal de vendredi dernier. Mais, par la voix de notre collègue Hervé Guerrera, nous avons saisi l'occasion d'évoquer la situation de la Librairie de Provence dont la fermeture devrait avoir lieu en mars. Situation dramatique pour Aix après la disparition de plusieurs établissements, Harmonia Mundi, Vents du Sud et plus anciennement Dragon.
Il y a urgence.
Maryse Joissains s'est montrée sensible à notre appel de tout faire pour sauver cette librairie qui fait partie du patrimoine culturel de la ville. Le problème est que les loyers augmentent terriblement et que cela met en péril la survie de ce magasin comme déjà beaucoup d'autres en centre-ville. Il n'y a qu'à voir le nombre de commerces qui tirent définitivement leur rideau.
Certes, de nouveaux s'installent mais hélas ferment assez rapidement car ils ont du mal à prospérer. D'où le risque de suppressions d'emplois en nombre. Et ce ne sont pas les enseignes genre restauration rapide sans caractéristique locale, à la recherche de bons coups, qui relèvent le niveau. Il faut donc se battre pour le maintien de la diversité commerciale de qualité qui seule peut donner du cachet à nos rues.

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mardi 5 février 2019

Ravi de février : Les laissés-pour-compte du droit de vivre dignement

une ravi 170

C'est selon. Soit on se bouche les narines, soit on ferme les yeux. Ou les deux en même temps. Et on reste indifférent à notre cadre de vie. Alors, le Ravi de février attire notre attention sur des faits concrets, là, devant nous.
Sa grosse enquête porte sur le drame de l'Etang de Berre dont les effets ne peuvent désintéresser toute notre région.
Un autre grand sujet fait aussi beaucoup parler, l'habitat dégradé. A Marseille, des immeubles se sont effondrés et ont tué. Aix-en-Provence vient de découvrir son lot d'immeubles en péril situés au cours Sextius. Dans les deux cas, par milliers ou par dizaines, des personnes sont évacuées et n'ont plus de logement fixe. Et cela au moment où les plus modestes, qui se sentent abandonnés par les pouvoirs, réclament en gilets jaunes un juste minimum pour vivre dignement. N'est-ce pas justifié ? Est-ce vraiment trop demander ?
Le mensuel fait le point aussi sur la question des migrants et les actions se déroulant à Marseille et à Briançon. En Italie, de courageux maires se mobilisent pour contrer la loi anti-migrants des extrémistes du gouvernement.
La liberté de parole du Ravi est méritoire quand on voit les procès qu'on lui fait pour le bâillonner. Des procès gagnés mais chers en frais d'avocat. Voilà pourquoi il faut acheter et soutenir le Ravi. Leur droit d'expression est le nôtre.

Pour soutenir ou faire un don :
www.okpal.com/leravi
Pour s'abonner :
http://www.leravi.org/spip.php?article1188

Le sommaire de février :
http://www.leravi.org/spip.php?article3134
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
Le site du Ravi :

http://www.leravi.org/ 

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