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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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28 janvier 2013

PLU : Joissains verse une larme de vert pour noyer ses revers !

PLU prévisions prov 17
(Clic sur l'image pour agrandir)

L'urbanisme et tous les enjeux qui lui sont liés seront l'un des sujets majeurs de la future élection municipale. Après une très longue période d'immobilisme, Maryse Joissains promet maintenant de faire voter le Plan local d'urbanisme juste avec le scrutin. J'en ai parlé il y a quelques jours.
Mais voyons un peu les intentions proposées à travers le thème de l'environnement.
Histoire sans doute de faire avaler le somnifère de son incurie, Maryse Joissains joue sur le fait que le retard dans l'élaboration de son PLU lui permettrait d'être désormais compatible avec les objectifs du Grenelle de l'environnement.
Outre que le dispositif a été lancé en 2007 et que la loi passée en 2009 a été bien écornée par des reniements du même gouvernement qui l'avait imaginé, les annonces faites en ce moment par Maryse Joissains ne sont-elles pas elles-mêmes un désaveu de la politique qu'elle a mise en œuvre depuis plus de douze ans ? Mais, voilà, l'élection est en ligne de mire, tout presse et il lui faut par conséquent coûte que coûte s'ingénier à ripoliner une image désastreuse.
Prenons quelques exemples qui parlent aux Aixois.
Contrairement à beaucoup d'autres communes, rien n'a a été fait à Aix pour limiter les nuisances dues aux antennes-relais. Rien de particulièrement marquant non plus n'a été entrepris pour lutter contre la pollution, notre ville étant classée 9e ville la plus polluée de France alors qu'elle est la 23e démographiquement et la 16e en superficie.
Et que dire de certains espaces naturels livrés à une urbanisation à vocation monofonctionnelle, décousue et intempestive. Quels liens avec les lieux de vie, les déplacements, le logement, le commerce et autres activités culturelles ou de loisir ? Aucun plan sérieux d'aménagement du territoire n'a été pensé jusqu'ici pour relever les défis du futur. En est aussi la preuve le cas du projet d'implantation de la polyclinique Rambot au pied du massif du Montaiguet qui réunit à lui seul toutes les tares d'une politique brouillonne et irresponsable.
Or, que dit le document du PLU ? "Il s'agit de trouver un juste équilibre en optimisant les espaces bâtis déjà équipés et desservis par rapport à la consommation d'espaces qui ont encore conservé leur caractère naturel." Plus hypocrite on ne fait pas. Se déclarer vertueux et plus vert que vert après avoir agi si lontemps dans le sens contraire ne dupera plus personne.

PLU espaces naturels et agricolesIl s'agit de la période couvrant en grande part les deux mandats de Maryse Joissains.

PLU espace naturel boisé(Clic sur l'image pour agrandir)
PLU cartes étalement urbain

"PLU : Joissains veut le faire voter à deux mois de l'élection !" : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/01/25/26242208.html

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14 février 2013

Libérons la presse : Le beau discours d'Edwy Plenel à Marseille

Une vidéo suffit parfois pour tout comprendre. Voici celle qu'il faut voir aujourd'hui. Edwy Plenel prend la parole pour défendre le droit à une information indépendante et libre, un droit fondamental pour que vive la démocratie. On ne saurait mieux dire...  

une ravi 104 presse - Copie - Copie

La séquence a été enregistrée lundi à la Criée à Marseille lors de la grande soirée intitulée "Libérons la presse", organisée conjointement par le Ravi, Marsactu et Mediapart.
Comme on pourra le constater dans l'autre vidéo, la salle du théâtre était pleine à craquer, au point que beaucoup de personnes n'ont pu y accéder. Alors, voici une petite séance de rattrapage. Et quelle séance ! En à peine six minutes, et d'un seul trait, Edwy Plenel livre au public un concentré de sa pensée sur le thème de la démocratie et de la presse.
C'est intelligent, c'est cohérent, c'est intelligible et très percutant. Je vous laisse en juger par vous-même. Pour ma part, j'ai aimé.

Le discours d'Edwy Plenel 


 Compte-rendu de la soirée sur France 3 Provence Alpes

"La bataille de l'information libre" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/11/26383956.html

11 janvier 2013

Samedi, conférence-débat à Aix : Où va la Tunisie ?

tunisie

Le sujet n'est pas l'un de ceux qui sont habituellement traités ici. Mais comme cette rencontre importante se tient à Aix, c'est bien volontiers que le blog veut s'en faire l'écho. 
L'Histoire et les rapports tissés depuis longtemps entre la Tunisie et la France ne sauraient en effet nous laisser indifférents à tout ce qui se passe en Méditerrannée quelle qu'en soit la rive.
Les bouleversements de ce que l'on appelle désormais "la révolution de jasmin" ont bousculé et modifié le paysage politique voulu ou imposé aux Tunisiens. Or, à cette heure, la transition étant toujours en discussion, rien n'est encore acquis. Il est donc essentiel de s'informer sur les espoirs ou les difficultés et les évolutions positives ou négatives qui peuvent encore marquer l'avenir de ce pays. 
C'est tout le sens de la conférence-débat qui essaiera de dresser un constat et une analyse sur la transition démocratique engagée depuis deux ans. Dans un premier temps, trois intervenants connaissant bien la situation prendront la parole. Puis, le public pourra faire part de ses réactions et échanger les points de vue avec eux. Je serai évidemment présent à cette manifestation dont l'entrée est libre et ouverte à tous.  

(Clic sur l'image pour agrandir)

kamel invit conf débat 12

19 décembre 2012

Quand la polyclinique Rambot dépasse… Les Bornes (3)

montaiguet 9
(Clic sur l'image pour agrandir)
En haut, les deux permis de construire initiaux datés de 2010,
en bas, les trois permis modificatifs datés de 2011 (Lire explications en fin d'article)

Suite des articles des 14 et 17 décembre… 
Avec, aujourd'hui, un article bien fourni pour le meilleur du meilleur du dossier !
Le docteur Jean Lacoste répète qu'il s'estime
"victime d'un acharnement". "J'ai l'impression que des gens veulent torpiller le projet." "Nous avons affaire à des gens malhonnêtes et égoïstes. C’est de la méchanceté gratuite." "Nous avons perdu beaucoup de temps. On va maintenant lancer la construction. Nous allons reconsulter les entreprises et envisager la pose de la première pierre au début du 2e trimestre 2013."
Une fois de plus, le docteur Lacoste semble bien imprudent de s'avancer autant. Car, quoi qu'il affirme ou veuille en faire croire, le projet de transfert de la polyclinique Rambot au lieudit Les Bornes au Pont de l'Arc n'est pas pour demain. Son offensive médiatique récente qui cherchait à rassurer ses banquiers et à intimider les opposants ne changera rien tant que les décisions définitives sur les recours contre l'implantation de l'établissement médical au Montaiguet n'auront pas été prononcées par les juridictions administratives. Certaines procédures sont toujours en appel. Et il n'est pas exclu, comme la loi le permet, que des pourvois en cassation puissent avoir lieu.
Par ailleurs, une plainte a également été déposée par l'association des
Amis du Montaiguet au sujet de la participation au vote en conseil municipal de l'adjoint Victor Tonin, médecin ayant partie liée au projet. Enfin, ces derniers jours, une vingtaine de personnes parmi les opposants se sont vu signifier des assignations lancées par voie d'huissier par le docteur Lacoste.

montaiguet courrier daix 15(Clic sur l'image pour agrandir)
Extrait d'article du Courrier d'Aix
La photo a été fournie au Courrier d'Aix par le Dr Lacoste. On pourrait croire que la construction virtuellement ajoutée s'intègre parfaitement dans le site. Or, c'est un effet d'optique car le cliché inclut des arbres au premier plan qui sont situés de l'autre côté de la RDn8 à peine perceptible entre les deux massifs.

Reprenons dans l'ordre. 
Les appels.
Il faut savoir qu'il a déjà fallu un peu plus de deux ans pour que le tribunal administratif de Marseille rende ses premières décisions en avril et novembre 2012. Il faut compter sensiblement sur un même délai pour que la cour administrative d'appel juge à son tour les recours. Au cas où la procédure devait aussi être portée en cassation, il faudrait envisager de nouveau un délai de deux ans. C'est ce que l'on appelle une moyenne raisonnable courante pour ce genre de dossier.
L'autre plainte des Amis du Montaiguet.
Parellèlement aux recours administratifs, l'association a porté plainte auprès du procureur pour "prise illégale d'intérêt" du docteur Victor Tonin, adjoint de Maryse Joissains, lors du vote au conseil municipal de novembre 2009 de la révision simplifiée du Plan d'occupation des sols pour rendre constructible un terrain qui ne l'était pas et autoriser ainsi l'implantation de la polyclinique aux Bornes. Le docteur Tonin est en effet actionnaire d'un laboratoire d'analyses de biologie médicale qui a un contrat d'exclusivité avec la polyclinique.

(Clic sur l'image pour agrandir)

montaiguet lacoste assigne 15

Les assignations lancées par le docteur Lacoste.
On se demande s'il a encore beaucoup d'argent à perdre. Agacé, paniqué, pris à la gorge, on choisira la qualification que l'on veut, le docteur Lacoste a lancé il y a exactement une semaine des procédures d'assignation à l'encontre de certains opposants au projet qu'il considère comme agissant pour des intérêts particuliers alors que, lui, agirait pour l'intérêt général qui est surtout son propre intérêt privé.
Récapitulant en une dizaine pages la raison de sa demande et de ses griefs, le docteur vise à intimider la plupart de ceux qui, selon lui, l'empêcheraient de mener à bien son projet. Voilà de drôles de manières de se défendre alors que toutes les procédures passent par les tribunaux administratifs.
Le document est intéressant surtout pour d'autres raisons. On peut y découvrir des informations jusque-là confidentielles ou tenues secrètes. Et d'abord le détail financier de l'opération. Ainsi apprend-on que la polyclinique est une société anonyme au capital de 525.000€ et la SCI Les Bornes une société civile immobilière au capital de 5.000€.
Le docteur a vendu ses bâtiments de centre ville en 2008. Or, on ne peut que s'étonner que cette vente des murs se soit effectuée sans le minimum de précautions élémentaires garantissant, en cas de retard de déménagement, des conditions suspensives (exemple, "permis de construire purgé de tout recours"). Non, comme on peut le déduire en lisant le document, rien n'a été prévu ni négocié auprès de son acquéreur.
Le dispositif de cession était ainsi établi : pas de loyer jusqu'en 2011, loyer de 1M€ annuel pour 2012 et loyer annuel de 1M€ plus des pénalités à hauteur de 1M€ à partir de 2013. Et ça, c''est dans quelques jours !
Ses dépenses pour construire aux Bornes se décomposent de la sorte : 4,4M€ pour l'achat du terrain, 3,4M€ en frais architectes, notaires et prestataires divers, 0,5M€ en frais financiers et divers, soit 8,3M€. En 2008, le budget prévisionnel des travaux était estimé à 69,3M€. Il ajoute que ce coût augmente de fait en moyenne de 2% par an.
Maintenant face à ses propres déboires, le docteur veut donc s'en prendre aux opposants en leur imputant la cause de divers frais de retard qu'il évalue à environ 2M€ par an. Car, prétend-il,
"L'exercice d'une action en justice est de nature à dégénérer en abus lorsque son auteur sait que son action est de mauvaise foi ou manifestement irrecevable et qu'il décide de la poursuivre". Ce n'est pas en tout cas l'avis du tribunal administratif et de la cour administrative d'appel qui ont validé la recevabilité de tous les recours et appels.
Dans son assignation, perdant tout sens de discernement et de mesure, il demande leur condamnation et leur réclame des indemnités de 2M€ et de 1M€ à verser respectivement à la SCI Les Bornes et à la polyclinique Rambot.
"Un tel comportement caractérise un abus de droit d'ester en justice". Ah, la belle affaire ! Les responsables seraient les requérants et ils devraient payer ses propres incuries et déconvenues. Qu'on se rassure, le docteur n'a pas jugé bon de préciser depuis quand la loi ne permet donc pas d'aller en appel. Il est alors permis de penser que cet oukase ne saurait être pris au sérieux car il n'a aucune chance d'aboutir. Et pour cause ! Il n'existe aucune jurisprudence dans pareil cas d'assignation.
Le permis de construire initial était illégal.
Il a fallu attendre la deuxième modification pour que l'architecte des bâiments de France cesse enfin d'ignorer l'existence de deux bastides provençales classées (la Félicité et les Brègues d'Or) dont le projet impacte les périmètres de protection, ce qui démontre bien que le permis et la première modification étaient illégaux. Les Amis du Montaiguet étaient donc plus que fondés à attaquer le permis.
Par ailleurs, il est spécifié dans la propre demande de permis modificatif que le permis de construire initial est illégal. En effet, on peut lire : 
"un permis de construire a été délivré le 1er juillet 2010 pour la réalisation de la polyclinique et de la maison médicale". Cette autorisation prévoit la cession gratuite des terrains, assiette des équipements publics. Or, le Conseil constitutionnel a rendu récemment, le 22 septembre 2010, une décision aux termes de laquelle les cessions gratuites contenues dans les permis de construire sont illégales. Pour prendre en compte ce nouvel élément, et pour contourner deux illégalités initiales, il a été organisé la mise en place d'une participation du propriétaire au financement des équipements publics, par convention de PUP (Projet urbain partenarial), à réaliser par la Ville pour répondre aux besoins des futurs usagers du programme : la cession de terrains à la mairie et l'aménagement d'un rond-point sur la route au droit du site. Là encore, l'association était plus que fondée à attaquer ce permis.
Une dernière remarque sur un mystère. La SCI a vendu à la mairie au prix de 100.000€ des terrains achetés 1,5M€ par le docteur Lacoste. On aimerait bien savoir dans quel but ce dernier a carrément bradé cette parcelle au détriment de la gestion de l'établissement qu'il dirige…

montaiguet assignation extraits

Incroyable ! Ça s'est passé à la polyclinique…
Episode 1 :
http://abc-des-liaisons-dangereuses.over-blog.com/article-la-polyclinique-du-parc-rambot-a-aix-91050420.html

Episode 2 :
http://abc-des-liaisons-dangereuses.over-blog.com/article-la-polyclinique-du-parc-rambot-a-aix-en-provence-103647681.html

Mon premier article du 14 décembre :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/12/14/25913666.html 
Mon deuxième article du 17 décembre :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/12/17/25934334.html

Tous les articles sur le sujet :
Voir rubrique "Pont de l'Arc", colonne à droite du blog 

17 janvier 2013

Maryse Joissains : Le virus de virer et la politique du lampiste

joissains biblio Mejanes

Faut jamais désespérer. Tout finit par arriver. A point. Le temps de dresser le bilan global des deux mandats de Maryse Joissains n'est plus très loin. Il sera fait dès cette année et jusqu'au jour de l'élection municipale de mars 2014. 
Alors, commençons aujourd'hui avec quelques simples faits qui illustrent la manière hasardeuse, cavalière et méprisante dont la présidente de la communauté du Pays d'Aix et maire d'Aix s'est fait la spécialiste pour virer, écarter ou mettre au ban certains responsables de l'administration communale et intercommunale.
Depuis bientôt douze ans, nous avons assisté de façon répétitive à un même scénario appliqué quasiment à l'identique chaque fois qu'un problème s'est fait jour.
C'est ce que le langage courant nomme la politique du lampiste, une tactique lâche qui consiste à faire payer à d'autres le prix de ses propres fautes ou errements.
Dans les exemples cités ici, chaque personne licenciée, en place avant 2001 ou le plus souvent recrutée et validée par Maryse Joissains en sa qualité de chef du personnel depuis son élection, avait été auparavant, faut-il le rappeler, portée aux nues en termes particulièrement élogieux, en privé comme comme en public. 
Alors, pourquoi tant de dégâts ? Vu le nombre de bévues, de ratés ou de fiascos provoqués au fil des années par certains choix dans des dossiers qu'elle survole ou qu'elle a du mal à maîtriser, Maryse Joissains n'a trouvé qu'une seule solution pour se défausser : se séparer des directeurs en charge de ces dossiers en les accusant de ne pas avoir été à la hauteur. Certains renvois ou déplacements ont été scandaleux, d'autres brutaux ou sournois.
Cela avait commencé avec le licenciement inopiné, aussi injuste qu'injustifié de la directrice de l'association des crèches reconnue jusque-là et à l'unanimité pour son professionnalisme. Cette dernière a depuis obtenu une importante réparation financière pour le préjudice subi.
Vint ensuite le cas du directeur en titre de l'Agence d'urbanisme du Pays d'Aix qui avait eu l'heur de déplaire au maire en allant participer à titre personnel à une conférence sur l'urbanisme.
Le virus de virer…
Puis, au cours du premier mandat, ce fut le tour du directeur des ressources humaines, pourtant recruté par Maryse Joissains, mais qui, selon elle, n'était plus digne de la confiance qu'elle lui avait accordée lors de l'embauche. Pipeau. La véritable raison est que cette personne refusait de se soumettre à des injonctions politiques peu conformes au regard des règles à respecter dans le cadre de 
son travail. Là encore, après de longues années de bataille devant les tribunaux, cette personne réussit à faire valoir son bon droit et la mairie fut contrainte de l'indemniser sur la base d'une reconstitution de sa carrière.
Il y a un peu plus de deux ans, la charrette des "pestiférés" s'est élourdie avec le licenciement du directeur général des services de la CPA qui avait lui aussi été recruté en toute confiance mais qui fut viré sans ménagement.
Autre cas, celui plus récent du directeur de la police municipale, en place depuis huit ans à la demande expresse de Maryse Joissains qui le couvrait de lauriers à chaque réunion publique, qui a été tenu pour responsable de la désorganisation des services de la police alors même que la Chambre régionale des comptes et un audit indiquaient clairement que c'est la Ville elle-même qui n'avait jamais eu aucune politique cohérente et sérieuse sur la sécurité.
Plus proche de nous, et tous les Aixois ont eu l'occasion de s'en apercevoir, le nouveau réseau de bus a complètement disjoncté, et c'est peu dire. Là encore, Maryse Joissains a fait porter le chapeau au directeur opérationnel des transports de la CPA, une personne d'une rare expérience que la présidente de la CPA s'enorgueillissait d'avoir à ses côtés et qu'elle ne manquait jamais de féliciter pour l'excellence de son travail, raison pour laquelle elle ne cessait de le solliciter pour répondre aux questions des usagers. Dehors lui aussi ! 
Ces quelques exemples sont peut-être moins connus que celui de l'office HLM qui semble bien surpasser tous les autres. En douze ans, l'office a eu à souffrir du changement de pas moins de six directeurs. Le dernier épisode est en cours. La directrice générale de Pays d'Aix Habitat installée par Maryse Joissains comme "une fonctionnaire de haut niveau" et présentée jusqu'ici comme la personne qui aurait remis l'office en ordre de marche (cela reste à prouver), vient de faire l'objet d'une suspension et d'une démarche de révocation pour des griefs qui voudraient la faire passer pour voleuse et tyrannique, rien que ça. 
La seule vraie question qu'il convient de se poser face à ce manque de flair et responsabilité de Maryse Joissains est la suivante : est-elle elle-même à la hauteur ?
Je traiterai certains de ces cas plus en détails d'ici peu. 

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11 janvier 2013

La pagnolade du fils de Tapie racontée par le Canard

tapie ravi 102 ysope

Du Bernard Tapie, on va encore s'en régaler toutes les semaines. Mais, cette fois-ci, admettons-le, il ne s'agit pas de lui mais du fils. Et, pour ce qui est du style et du vocabulaire fleuri, on dirait qu'il a de qui tenir. Voyez plutôt ce que Le Canard enchaîné a rapporté mercredi sur la pagnolade dont il a été l'acteur en tant que commentateur sur France Bleu Provence un soir de match. Moi, ça me rappelle cette sage pensée de Thomas Mann : "L'exemple, c'est tout ce qu'un père peut faire pour ses enfants." Allez, Bonne lecture !

(Clic sur l'image pour agrandir)

tapie canard 9

25 janvier 2013

PLU : Joissains veut le faire voter à deux mois de l'élection !

PLU expo hôtel de ville

Dans son show de lundi lors de ses (a)vœux en public sur la scène du Grand Théâtre de Provence, Maryse Joissains a redit, moitié-modeste moitié-bravache : "Le PLU, c'est le document qui va arbitrer l'évolution d'Aix. Il a pris beaucoup de retard mais Aix va sortir un PLU qui sera conforme au Grenelle de l'environnement." 
Les lecteurs de ce blog ne l'ignorent pas, la Ville d'Aix-en-Provence n'a toujours pas de Plan local d'urbanisme, et cela près de 13 ans après la loi en faisant obligation ! 
Or, c'est à peine et seulement maintenant, à un an pile de l'élection municipale dont tout le monde s'accorde à dire que les enjeux seront déterminants tant pour l'avenir d'Aix que pour celui plus large du Pays d'Aix, que Maryse Joissains, déjà visiblement lancée à fond dans sa campagne avec l'espoir d'être reconduite pour un troisième et inéluctable ultime mandat, cherche par tous les moyens à masquer toutes ses incuries en tentant de duper encore une fois les Aixois par le biais d'une opération de communication censée annoncer l'aboutissement d'une procédure.
A ce titre, l'exposition organisée à la salle Pavillon de l'Hôtel de Ville jusqu'à mi-février de ce qui devrait être le PLU (son PLU), présente des documents généraux dits d'orientation.
Or, si l'on en croit, enfin disons plutôt pour ceux qui y croient, le calendrier claironné prévoit une série de phases obligatoires s'étalant sur toute l'année 2013 et un vote final en conseil municipal début 2014. Soit juste à moins de deux mois de l'élection de mars dont il n'est pas sûr que ce soit la même équipe qui se verrait confier la responsabilité d'appliquer ce projet.
Quand on se rappelle comment a été menée la politique de l'urbanisme depuis 2001, à coups de révisions partielles et opportunistes du Plan d'occupation des sols avec parachutage d'opérations déconnectées des besoins réels en logement social accessible aux familles les plus modestes ou des nécessités d'un plan cohérent de déplacements, sans oublier le massacre environnemental en cours ou projeté - le projet de méga-polyclinique au Montaiguet et celui de la Constance dans le secteur Valcros au Jas de Bouffan en sont les pires - il est permis de douter que les intentions développées dans le document présenté puissent sérieusement tenir la route.
Une des meilleures preuves est le constat dressé par la Communauté du Pays d'Aix dans le bilan du Plan local de l'habitat (PLH). Pour la période 2008-2010, sur l'ensemble des constructions réalisées ou programmées, les logements PLAI (Prêt locatif aidé d'intégration) n'ont représenté que 4,5% du total. Ce qui peut expliquer le ralentissement (c'est donc une décision politique) de l'augmentation de la population à Aix. Les chiffres publiés par l'Insee, arrêtés à janvier 2010, montrent clairement une hausse de 5,39% entre 2000 et 2010 (mandats Maryse Joissains) alors que la progression était de 7,45% entre 1990 et 1999 (mandats Jean-François Picheral). Inutile de chercher plus loin à qui profite le crime. J'y reviendrai plus en détails dans un prochain article.

PLU aix dial janvier 2013 n° 58

PLU devenir prov 17

7 janvier 2013

Clientélisme : Le député Henri Jibrayel sort les rames...

jibrayel canard 25

"On me cherche des poux parce qu'on n'est pas parvenu à me faire tomber dans les urnes..." Dès qu'un élu est soupçonné de clientélisme, la réponse est invariable : c'est une cabale. Pour le député Henri Jibrayel réélu en juin, l'affaire dont il pourrait être l'objet et en faire les frais a été révélée par un courrier anonyme adressé au juge Charles Duchaine en avril 2011 et confié au juge Julien Retailleau. 
La lettre était très directe. Il y était notamment question "de pratiques clientélistes et mafieuses" et "de pratiques qui perdurent depuis 2001 en matière de financement des associations" dans les quartiers nord de Marseille, le secteur même où est élu Jibrayel. L'auteur masqué évoque "des versements de subventions par le conseil général à des associations coquilles vides" et "de militants qui, en remerciements, rétrocédaient l'argent en liquide afin de permettre de faire face à des dépenses de campagne. Au cours de ces investigations, je vous assure que vous allez découvrir de belles surprises".
L'enquête avait démarré aussi sec en mai puis semblait être tombée en sommeil. Et puis, en août de la même année, des responsables de deux associations, proches du parlementaire, avaient été entendus notamment au sujet du paiement de mini-croisières autour de Porquerolles offertes à des personnes âgées de ces quartiers.
La facture de ces "virées" maritimes (avec buffet et orchestre) organisées par une association de séniors aurait en fait été réglée par une association de femmes, structure présidée par l'attachée parlementaire du député. Cette dernière avait d'ailleurs été mise en garde à vue et avait quitté ses fonctions. Elle a été mise en examen le 20 décembre dernier. 
Auparavant, en septembre 2012, la division économique et financière de la police judiciaire était allée perquisitionner la permanence du député.
Cherchant à prévenir et à se défendre de toute accusation qui le toucherait, Jibrayel assure que
"ces associations font des actions, je ne vois pas où il y a eu détournement de fonds. A ma connaissance, elles étaient bien gérées, avec des factures et tout". Interrogé par La Provence, France3 Provence et LCM, Jibrayel proteste "je n'ai pas été convoqué, je ne me sens pas concerné". Et se déclare évidemment "totalement étranger à cette affaire, point à la ligne".
Comme c'est bizarre. Ils disent tous ça. Et puis…

Chronologie de l'affaire

(Clic sur l'image pour agrandir)

jibrayel canard 25

"Guérini et Jibrayel sont grognons et tirent des gnons" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/05/12/21114526.html

Vidéo de mai 2012

(Clic sur l'image pour agrandir)

jibrayel canard 2

Vidéo du 4 janvier 2013

22 novembre 2012

UMP : Déchirantes nouvelles scènes de violences conjugales

fillon copé main

"C'est une victoire pour l'UMP, un grand moment de démocratie." Qui a osé ça ?
Indices : elle a gardé les sots et s'est pris quelques rateaux à la justice. Pour faire les pieds à son ancien employeur premier ministre, elle a soutenu son adversaire. Vu ce qui se passe depuis dimanche, une telle déclaration montre que, question discernement, ça ne le fait toujours pas dans sa tête.
Lundi soir, François Fillon semblait avoir admis, un brin râleur tout de même, sa "défaite" face à Jean-François Copé. On pensait que cela allait s'arrêter là. Cocu il était, cocu il s'en irait. Et bien non.
Hier, ses comparses ont découvert que le président proclamé de l'UMP avait gagné de 98 voix en bénéficiant de "l'oubli" de comptage de trois fédérations d'outre-mer. Bien sûr, l'outre-mer, c'est loin, trop loin. Pourtant, l'ajout de leurs votes changeait totalement la donne en garantissant maintenant un avantage de 26 voix à Fillon.
Et dire que, pour une fois, le croque-mort François Lenglet n'y est pour rien puisque personne n'avait eu la lumineuse idée de le consulter pour qu'il leur fournisse ses graphiques habituellement si hilarants annonçant toujours les pires catastrophes.
L'info du jour fut de choc, aussitôt éventée, aussitôt répandue sur toutes les ondes. De quoi se marrer de plus belle. Déclarations par-ci, prises de position par-là, attaques par-ci, défenses par-là, bref, de vraies scènes de violences conjugales d'après divorce. Et le gros remue-ménage s'est emballé jusqu'au soir sur tous les plateaux de télé.
Fillon : "Je renonce à la présidence." Drôle façon de dire les choses : il n'est pas président ! "J'irai jusqu'au bout !" C'est la menace d'aller en justice.
Copé : "Je regrette, je ne pense pas qu'il faille aller à une telle extrêmité. Pourquoi est-ce que tout cela a été validé par tout le monde ? Il y a des règles, il faut les respecter." 
On n'ose imaginer le pugilat s'ils avaient été sur la même chaîne en même temps.
A mon avis, mais je comprendrais tout à fait qu'ils n'en tiennent pas plus compte que des résultats d'outre-mer ou des truandages dans les bureaux de votes, il ne reste guère qu'une seule solution pour départager les deux vrais-faux présidents : le tirage au sort par une main innocente, par exemple celle de Gredine Medrano ou de Acida Denti.
Tiens, je sens qu'on va encore se marrer pendant quelques années…

fillon copé psychodrame ump

fillon copé fin du monde

"L'UMP, famille décomposée avec deux papas" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/11/19/25615088.html
"Divorce des deux papas… sans garde alternée de l'UMP" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/11/20/25623516.html

fillon copé bigbang

24 décembre 2012

Le blog marque une pause…

blog en pause 2012

Promis ! La pause sera de courte durée puisque le blog reprendra dès le début de janvier. En attendant ce retour, et si le loisir vous en laisse le temps, il est toujours possible de patienter en allant picorer parmi les 1.734 articles disponibles.
Trois moyens simples pour le faire. 1. En cliquant sur l'un des sept onglets figurant sous le titre du blog pour accéder aux principales catégories. 2. En cliquant dans la colonne de gauche pour choisir parmi toutes les catégories. 3. En parcourant tous les liens de la colonne de droite pour lire une sélection d'articles classés par thèmes. A très vite !

14 décembre 2012

Quand la polyclinique Rambot dépasse... Les Bornes (1)

montaiguet état des lieux Bornes(7)
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Le site que les Aixois veulent sauvegarder

Pourquoi donc le docteur Jean Lacoste, patron de la polyclinique Rambot, s'agite-t-il ainsi depuis quelques temps ? Essayons de comprendre. 
Alerte vendredi dernier. On apprenait qu'il organisait un petit déjeuner de presse pour parler de "l'avancement du projet de la nouvelle polyclinique". Ah bon ? Y avait-il vraiment du nouveau avec des informations inédites à diffuser ? Ou était-ce la manifestation d'un urgent besoin de se répéter ?
Le rendez-vous semblait si important que des témoignages nous rapportent que son agence de communication n'avait pas hésité à exercer une pression insistante sur divers relais médiatiques.
La Provence a finalement été le principal journal à faire un compte-rendu.
Et, mercredi, le quotidien titrait en une : 
"La polyclinique se pose en victime". A l'intérieur, le sujet occupait une page. On se dit alors : mais que s'est-il passé ? 
Et bien voilà le mystère levé. 
Le docteur livre en long et en large sa version de la situation. On lui en veut, c'est sûr, il y a complot contre son projet. Et de raconter de prétendues misères qu'on lui ferait subir : "Nous sommes victimes d'une forme d'acharnement". Il veut donc, dit-il, passer à l'attaque pour se défendre.
Pour respecter l'équilibre de l'information, le journal a évidemment aussi interrogé Martine Coste, la présidente de l'association des
Amis du Montaiguet, qui mène en toute légalité des actions juridiques pour démontrer que le projet d'implantation de l'établissement médical au lieudit Les Bornes à flanc du massif du Pont de l'Arc porterait une atteinte mortelle à l'environnement et au patrimoine du site. Mais cette association n'est pas la seule à contester le bien-fondé du projet. CIQ, riverains et particuliers ont également saisi les tribunaux pour empêcher le saccage du site.
Conséquence logique en pareil cas : le projet accuse donc un retard de deux ans et demi. De fait, selon le calendrier initial, la pose de la première pierre de la polyclinique avait été annoncée pour 2010 et l'ouverture programmée à l'horizon 2012. A ce jour, rien de tout cela ne s'est concrétisé. Jean Lacoste incrimine ces retards qui, selon lui, sont imputables aux actions "abusives" en justice de tous ceux qui se mobilisent pour faire respecter et sauvegarder le secteur naturel des quartiers sud.
Lors de son petit déjeuner de presse, il a développé un argumentaire présentant les décisions du tribunal administratif, qui lui sont actuellement favorables, comme un signe que la polyclinique va enfin se faire. Selon lui, les voies de recours des opposants seraient épuisées et les procédures en appel seraient balayées elles aussi à son avantage d'un revers de stéthoscope.
Mais y croit-il vraiment un seul instant ? Il est permis d'en douter sérieusement. Car, si tout lui semble désormais réglé, pourquoi ne pas poser la première pierre tout de suite au lieu de ne l'envisager seulement qu'au second trimestre ? Est-ce un nouveau coup de bluff ? Et pourquoi ?
En fait, tout cela n'est qu'une posture derrière laquelle se cachent d'autres enjeux qui pourraient contrarier la survie du projet. Jean Lacoste est si agacé qu'il a déclaré qu'il allait lancer des recours contre ceux qui font prendre du retard à son projet. Si ce n'est pas de l'intimidation, ça y ressemble fort.
Nous en reparlons en détail avec des éléments étonnants lors d'un prochain article. Patience, le meilleur est à venir.
                                                                                    A suivre…

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montaiguet prov 12

montaiguet prov 12

Les deux articles suivants sont ici :
du 17 décembre : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/12/17/25934334.html
du 19 décembre :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/12/19/25949568.html

"Clinique Rambot : La lutte des Amis du Montaiguet continue…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/12/05/25746790.html

8 janvier 2013

Tapie : Voir ma tête dans La Provence non, être à sa tête oui !

tapie gaudin la provence

Les journaux nationaux ont augmenté leur prix à l'unisson, toujours avec la litanie des mêmes raisons : prix du papier, hausse du coût de transport et du carburant, etc.
Pour l'instant, La Provence n'a appliqué dix centimes de plus qu'à son édition du samedi. Il faut donc s'attendre à la même peine pour le reste de la semaine d'ici peu. Et ce sera bien la seule chose qu'on ne pourra pas reprocher à Bernard Tapie.
Par ici pourtant, on le connaît bien, très bien, et même un peu trop bien sans doute. Car, pendant des années, on a vu le bonhomme tour à tour s'occuper du stade vélodrome, tourner autour de la mairie de Marseille, conquérir la circonscription de Gardanne, balader son yacht dans les eaux phocéennes, se faire incarcérer aux Baumettes et à la prison de Luynes et monter aussi sur les scènes de théâtres du coin.
Or, nul ne peut jamais ignorer ses coups d'éclat. Son dernier a été de s'offrir le groupe de presse du sud-est avec son titre phare La Provence. On espère pour lui qu'il n'a pas confondu avec un match acheté, le crédit d'une banque au nom lyonnais, le rachat d'une marque de chaussure ou de pile électrique qui faisait jadis "merveille". Non, non, même s'il n'y connaît rien en matière de presse, il sait très bien qu'il s'agit d'un journal qui rencontre certes des difficultés comme tous les journaux mais dont les journalistes sont circonspects quand débarque un tel patron.
Depuis cette annonce, les réactions politiques se sont multipliées. Et pour cause, l'événement tombe pile au moment où les candidats bataillent déjà pour l'élection municipale.
Pour le coup, alliés purement objectifs, ou pas, Jean-Claude Gaudin et Jean-Noël Guérini ont salué la reprise de La Provence par Tapie. "Pour la liberté de la presse, je pense que c'est une bonne chose", a déclaré le premier. "Je préfère que ce soit un Français qui rentre largement dans le capital Hersant plutôt qu'un émir du Qatar ou même un Belge", a renchéri le second.
D'un autre côté, Eugène Caselli, jouant le commandeur, y est allé d'un "Je serai très vigilant sur l’emploi et l’indépendance de La Provence". A vrai dire, le plus opposé et aussi le plus offensif a été Patrick Mennucci qui a immédiatement réclamé une enquête et l'ouverture d'une commission parlementaire sur les conditions de la reprise du journal.
Que Bernard Tapie fasse peur ou pas, en tout cas, ce que les lecteurs ont compris dans tout ça, c'est que s'il ne veut plus voir sa tête dans les journaux il vaut mieux être à leur tête.

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tapie canard 2

La lettre de Patrick Mennucci
(Clic sur le rectangle en bas à droite pour une lecture plein écran)

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tapie mennucci carnard 2

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Bande dessinée signée Yacine parue dans le Ravi de janvier

tapie ravi 103 janvier 2013 - Copie

logo bakchich

"Tapie au Milieu de Marseille" :
http://www.bakchich.info/france/2012/12/21/tapie-au-milieu-de-marseille-62056

30 novembre 2012

La lettre du juge Duchaine, la rage de Guérini contre la presse

guerini canard 29

Evidemment, nul ne peut reprocher à Jean-Noël Guérini de vouloir se défendre face aux nombreuses critiques dont il fait l'objet dans le cadre des affaires Guérini. Mais voilà, il a déjà été mis en examen une fois sur des motifs graves. 
Le juge Charles Duchaine veut maintenant enclencher une autre étape de la procédure et sollicite donc la levée totale de l'immunité parlementaire du sénateur alors qu'en mars elle ne fut que partielle. 
La longue lettre explicative qu'il a fait parvenir par la voie hiérarchique habituelle le 31 octobre a été réceptionnée par Christiane Taubira. La ministre de la justice l'a aussitôt transmise au bureau du Sénat qu'il a lui-même remise pour instruction au président de la délégation en charge des conditions d'exercice du mandat des sénateurs. 
L'examen de ce dossier est prévu le 12 décembre, le rôle du bureau du Sénat étant "d'apprécier si la demande est sérieuse, loyale et sincère". On saura alors, mais c'est plus que probable, si le Sénat lève l'immunité. 
Libération a publié hier la lettre circonstanciée de 9 pages du juge. Il vaut mieux la lire assis pour ne pas tomber à la renverse. Dans son article, le journal révèle que Jean-Noël Guérini est fort mécontent du journal La Provence qui a pourtant fait son travail d'information depuis l'instant où les affaires des deux frères sont apparues au grand jour et ont été décortiquées avec force détails par les médias.
Est-ce cette nouvelle étape engagée avec obstination par le juge depuis de longs mois qui sera décisive pour le sort qui pourrait être réservé à Jean-Noël Guérini ? En tout cas, cette charge paraît tout sauf légère.

Le début et la fin des 9 pages de la lettre
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guerini lettre duchaine immunité

L'article de Libération qui contient la lettre du juge :
http://www.libemarseille.fr/henry/2012/11/-papier-%C3%A0-relire-merci-laurence-.html

Sur le blog de Jean-Noël Guérini :
http://www.jn-guerini.fr/2012/11/15/jean-noel-guerini-les-titres-sous-titres-de-la-une-de-la-provence-ainsi-que-les-articles-publies-en-page-interieure-sont-mensongers-et-diffamatoires/

29 novembre 2012

Un débat constructif sur l'urbanisme et l'avenir d'Aix

aix 1912 à nos jours extension
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L'extension d'Aix de 1912 à nos jours

Citation : "On veut voter le Plan local d'urbanisme avant la fin du mandat car on a de grandes inquiétudes au sujet de la métropole. Devant ce danger, on a décidé d'aller plus vite." C'est une déclaration de Maryse Joissains lundi soir à Puyricard. Drôle de nouvel argument.
La loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain) instituant la création de PLU en remplacement des POS date du 13 décembre 2000 ! Et Maryse Joissains est maire depuis mars 2001 ! Depuis, elle a toujours mis en avant des motifs assez fallacieux pour justifier son inaction. Une fois, elle dit qu'elle n'a pas assez de techniciens pour travailler sur le projet. Une autre, que les documents qui lui sont liés sont en cours d'élaboration, ou encore que c'est à cause des lois qui évoluent sans cesse et qui freinent la progression du projet.
Comment expliquer alors que d'autres communes de la Communauté du Pays d'Aix se sont déjà dotées d'un PLU ?
Maryse Joissains, elle, a toujours de "bonnes" excuses pour temporiser. Mais qu'on ne s'y trompe pas. Les vraies raisons de ce laisser-faire coupable qui aggrave les problèmes sont ailleurs.
Un, cette municipalité manque singulièrement de volonté politique pour agir.
Deux, elle ne s'est jamais préoccupée de son refus de s'appuyer sur une vision globale du développement et de l'aménagement urbain d'Aix.
Trois, cela a entraîné le choix d'opérations ponctuelles sans liens entre les unes et les autres aux quatre coins de la commune.
L'exemple de la Duranne est assez significatif de la méthode. On construit d'abord et on ne s'inquiète des infrastructures générales et du cadre de vie que bien après en nommant un architecte censé remettre un peu d'ordre.
Dans le même genre, on peut encore citer les constructions en cours ou projetées dans le secteur du Pont de l'Arc à flanc du massif du Montaiguet alors même que la commune n'a toujours pas non plus de Plan de déplacement urbain (PDU).
Ce sont quelques-uns de ces sujets sensibles qui ont été débattus avec gravité il y a quelques jours à la réunion publique à laquelle ont participé Michel Chiappero et Jacques Fradin, experts de l'urbanisme au sein du collectif Devenir qui regroupe quelque 75 architectes et urbanistes qui réfléchissent et font des propositions à l'horizon 2040.
Les décisions à prendre pour élaborer un projet urbain cohérent et responsable sont déterminantes car elles engageront la maîtrise et le développement urbain pour plusieurs décennies.
La carte ci-dessus montre bien d'ailleurs comment en cent ans l'extension de la ville s'est opérée à partir du centre historique en irradiant un peu partout et dans tous les sens avec plus ou moins de logique. Or, il y a désormais urgence absolue notamment à préserver les territoires naturels et agricoles et donc à prévoir une urbanisation moins consommatrice d'espaces.
C'est ce que j'ai voulu rappeler dans mon intervention lors de cette passionnante rencontre qui a réuni une bonne centaine de personnes, preuve, s'il en est, que les Aixois s'intéressent et veulent être associés de près à l'avenir de leur commune. 

(Clic sur l'image pour agrandir )
devenir 23

"L'urbanisme désastreux de Maryse Joissains" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/09/28/25202383.html
"Aix : La sous-préfecture vaut bien un mess…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/10/12/25313560.html

Le site du collectif Devenir :
http://grandaix.over-blog.com/
L'atelier urbain 2040 :
http://grandaix.over-blog.com/pages/LAtelier_urbain_Aix_2040-4522886.html
La presse parle de Devenir :
http://grandaix.over-blog.com/pages/la-presse-parle-de-devenir-5026345.html

26 novembre 2012

Amis du Montaiguet : Grand succès pour la visite des bastides

montaiguet bastides visite photo
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Plus de 130 visiteurs ont répondu à l'invitation des Amis du Montaiguet

Un grand succès. Et l'association des Amis du Montaiguet et du Pont de l'Arc peut s'en réjouir à juste titre. Son initiative de promenade et de visite guidée de trois bastides dans les quartiers sud a attiré dimanche dernier quelque 130 personnes. Ces bastides ne sont pas anodines. Elles sont partie intégrante du charme d'Aix. Or, un danger plane sur leur destin. En effet, elles sont situées dans le périmètre encore verdoyant visé par le projet d'implantation de la méga-polyclinique Rambot au lieudit les Bornes.
L'association a donc entrepris de les faire découvrir en détails aux Aixois afin qu'ils soient pleinement conscients des risques que fait courir l'éventuel parachutage de l'établissement médical au sein d'un site patrimonial hors du commun, site naturel et culturel à nul autre pareil.
A ce jour, les multiples et longues démarches engagées par l'association des Amis du Montaiguet devant les tribunaux ont permis de préserver l'avenir. Le projet n'a donc toujours pas pu démarrer grâce à cette veille et à cette mobilisation de tous les instants. Pourtant, la direction de la polyclinique semble vouloir faire pression pour voir son projet aboutir au plus vite.
En novembre, à la faveur d'un article paru en octobre dans le Courrier d'Aix au sujet des problèmes d'urbanisation de la ville, mentionnant le Montaiguet mais également le devenir de la bastide Lou Deven au Jas, le président directeur général de la polyclinique, le docteur Jean Lacoste, a souhaité réagir en adressant à l'hebdomadaire une longue missive pour vanter son projet et pour essayer de se montrer rassurant sur les conséquences de l'implantation. Il a ainsi développé et répété une nouvelle fois les mêmes arguments qui selon lui ne présenteraient que des avantages.
Une majorité de riverains et de nombreux défenseurs du patrimoine aixois ne l'entendent évidemment pas du tout de cette oreille, pointant notamment du doigt une urbanisation non maîtrisée, une circulation accrue s'ajoutant à la thrombose actuelle, une dégradation de l'environnement et l'aggravation de la pollution sur le secteur.
Les Amis du Montaiguet sont plus que jamais déterminés à ne pas laisser défaire et ruiner irrémédiablement un cadre de vie qui est la richesse du quartier et bien au-delà, au même titre que Sainte-Victoire ou les espaces naturels qui composent le paysage de notre ville.

(Clic sur l'image pour agrandir)
montaiguet bastides visite 24

"Découvrir trois bastides avec les Amis du Montaiguet" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/11/15/25584038.html

11 décembre 2012

Aix en bus encore acculé au surplace ce mardi

aix en bus grève bus 1
Bus à l'arrêt au dépôt hier

16h00 : Actualisation (voir plus bas)
Comme par ironie mutine, et parce que cela faisait partie depuis plusieurs jours d'un plan de communication, on a pu découvrir hier dans la presse locale une autre grande page de publicité montrant la carte du nouveau réseau de transports et la liste des fréquences des lignes censées entrer en action et en pratique le jour même. 
Malgré tout, informée dès vendredi du préavis de grève pour lundi, la direction de Keolis avait normalement réagi en signifiant qu'elle espérait assurer un service minimum de dessertes. Raté. Les personnels ayant bloqué tôt le matin les deux dépôts situés dans la zone d'activités des Milles, les bus ont peu roulé. Au final, 70% des 300 chauffeurs ont suivi le mouvement alors que la direction n'avait tablé que sur la moitié. Et aujourd'hui ça recommence.
Une rencontre a eu lieu dans l'après-midi entre la direction du délégataire et les représentants de l'intersyndicale. Las, les discussions n'ont pas abouti. La grève est reconduite. 
La presse a parlé de cet arrêt de travail. France 3 Provence Alpes a diffusé un court reportage qui a permis d'entendre les revendications des employés. En revanche, c'est le silence total sur les sites de la mairie et de la Communauté du Pays d'Aix. Et sur celui d'Aix en bus, Keolis s'est contentée d'un message laconique. 
Le ton n'est pas au réchauffement, si l'on peut dire. L'ambiance risque donc de s'alourdir, même si une autre réunion est prévue aujourd'hui.
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Actualisation : Service minimum en vigueur
En signe de bonne volonté, les chauffeurs en grève ont accepté de ne plus bloquer les deux dépôts. De la sorte, cela a permis d'assurer la circulation sur certaines lignes dans le cadre du service minimum.
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aix en bus keolis communique

aix en bus grève bus 2Les personnels devant l'entrée du dépôt

Le reportage de France 3 Provence Alpes aux infos de 19h00 :
(Clic sur le lien et placer le curseur à 4'38)
http://www.pluzz.fr/jt-19-20-provence-alpes-2012-12-10-18h59.html

Mes précédents articles  sur le même sujet :

"Le nouveau réseau de transports, un vrai marché aux bus !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/12/07/25763152.html

"Une grève pour centrer… droit aux bus" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/12/10/25784916.html

7 décembre 2012

Le nouveau réseau de transports, un vrai marché aux bus !

aix en bus change 1
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La dernière publicité parue

14h00 : Actualisation (Voir plus bas)
Il est très loin le temps des carrosses et des diligences sur le cours Mirabeau et même celui du tramway ou du trolleybus Aix-Marseille. Alors, comme beaucoup d'Aixois, j'utilise les bus. Et j'ai envie de dire bonne chance à tous ceux qui vont découvrir le réseau à partir du 10 décembre.
C'est en effet dès ce lundi qu'Aix en bus applique son énième changement de lignes, d'horaires et d'arrêts. D'ici là, il vaut mieux prendre ses précautions pour tout vérifier et notamment les fréquences. Il est préférable aussi de s'équiper d'une bonne paire de chaussures. On nous dit que quelques ajustements pourront encore être opérés au cas par cas en fonction des problèmes rencontrés par les usagers.
Ces derniers jours, la Communauté du Pays d'Aix et la société délégataire Keolis ont fait paraître diverses grandes pages d'information dans la presse et ont annoncé la date du big bang y compris sur les vitres latérales des bus. Il est vrai que la mise en service d'un réseau totalement chamboulé avait entraîné de très nombreuses protestations pour ne pas dire un mécontentement quasi général.
Débordée par l'ampleur de cette grogne, Maryse Joissains avait d'abord réagi en demandant un retour complet à l'ancien dispositif. Au cours de plusieurs réunions publiques, très houleuses, elle avait alors annoncé que tout devait être réglé le 20 octobre. Le tollé se poursuivant, il lui a pourtant fallu se rendre à l'évidence que l'ultimatum ne tiendrait pas.
Un travail a été entrepris pour élaborer une combinaison entre le nouveau réseau et l'ancien : des lignes d'avant restaurées en partie, des lignes d'après créées, mais toutes avec le maintien des numéros du réseau contesté. Et nous voilà arrivés au moment de vérité. Il faut encore rappeler que le guichet d'Aix en bus qui avait été transféré on ne sait pourquoi rue Cordeliers a retrouvé sa place à l'office de tourisme, ce qui n'est que du bon sens. Je l'ai testé il y a deux jours pour me procurer un ticket de 10 voyages.

J'ai le ticket, comme on dit…

aix en bus tickets

Bizarrement, mon ancien pass a été rejeté par la borne à valider dans le bus et il m'a fallu payer un ticket à l'unité. J'ai signalé cet épisode au guichet qui a eu la gentillesse de me délivrer en remplacement 4 tickets de courtoisie. Le geste mérite d'être salué, même s'il fait partie d'une volonté d'apaisement après les contestations parfois virulentes et inutilement aggressives de nombreux usagers.
Attendons maintenant de voir si tout est (presque) rentré dans l'ordre.
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Actualisation : Une grève prévue lundi !
Surprise du jour, le réseau aura sans doute du mal à démarrer lundi. En effet, un mouvement de grève illimitée du personnel vient d'être annoncé par un communiqué publié à la demande même de Keolis sur le site de la mairie. 
La société de transports y livre sa version sur plusieurs motifs avancés par les syndicats et les réponses qu'aurait déjà apportées la direction. Mais est-ce vraiment tout ? On peut se poser des questions. Car il doit bien y avoir d'autres raisons de fond pour que les employés maintiennent ainsi leur mot d'ordre. A suivre donc… 

Le communiqué de Keolis :
http://www.mairie-aixenprovence.fr/IMG/pdf/CP_Greve_10-12-12.pdf
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Il était une fois le tramway… 
(Clic sur les images pour agrandir)

La ligne de tramway Aix-Marseille fut inaugurée le 28 juin 1903. Elle fut remplacée par celle du trolleybus en 1948, véhicule qui céda lui-même la place aux bus sans perches en 1965.

tram aix terminus forbinLe terminus du tramway place Forbin

Après un voyage comprenant 27 arrêts possibles en 1h35 entre Marseille (préfecture) et Aix (place Forbin), l'inauguration du tramway se déroula au Pont de l'Arc (comme on peut le deviner sur l'image) où avait été dressé un arc de Triomphe.

tram aix inauguration 1903L'arc de Triomphe

Un grand banquet fut donné dans le hall dépôt des machines qui est aujourd'hui encore celui des bus de la régie départementale.

tram aix depôtLe dépôt des machines

La fête eut lieu en présence d'environ 140 convives et d'une nuée d'officiels parmi lesquels le ministre de la Marine, Camille Pelletan, le sénateur d'Aix, Victor Leydet, le maire d'Aix, Joseph Cabassol, et celui de Marseille, Amable Chanot.

tram aix 1903 haut du coursLe tramway en haut du cours Mirabeau

tram aix 1903 bas du coursLe tramway en bas du cours Mirabeau

tram aix trajetPlan de l'itinéraire en zone aixoise

tram aix gabyAu Pont de l'Arc, le tramway passait devant ce café-restaurant
qui est toujours là sous le nom de "Chez Gaby".

De belles images du tramway aixois :
http://durante.chez-alice.fr/Aix-Marseille/aix_historique.htm
Et du trolleybus :
http://durante.chez-alice.fr/Aix-Marseille/aix_trolley_270948.htm

L'histoire des tramways :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Tramway

17 décembre 2012

Quand la polyclinique Rambot dépasse… Les Bornes (2)

montaiguet 9
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Les permis de construire affichés en bordure de la RDn8,
là où est projetée l'implantation de la polyclinique à flanc du massif.
Sur la gauche, on peut également apercevoir des habitations.

Suite de l'article du 14 décembre…
On dirait que ça commence à paniquer sérieusement à la direction de la polyclinique Rambot. Et donc ça prétend informer en essayant d'anesthésier et de tromper la population.
Pour éclairer le débat, l'association des Amis du Montaiguet opposée à la construction du méga-projet médical au Pont de l'Arc souhaite répliquer point par point au document de communication interne à la clinique diffusé lors du petit déjeuner de presse du 7 décembre.
Pour mémoire, il n'est pas inutile de préciser, si besoin en était, que toutes les actions engagées et menées en justice concernent la société financière SCI Les Bornes et la mairie d'Aix en raison de leurs décisions administratives. Le Dr Jean Lacoste semble s'en irriter au point de lancer des assignations tous azimuts par voie d'huissier contre tous les contestataires.
J'y reviendrai en détail dans un prochain article. Aujourd'hui, afin que chacun se fasse sa propre opinion de manière circonstanciée, on pourra lire ci-après le texte intégral de son argumentaire (en bleu) et les annotations fournies par les opposants (en rouge)

1. Rappel sur le projet
• Projet d'intérêt général d'un établissement de soins participant au service public hospitalier. Vous dites "intérêt général" ? L’intérêt privé est pourtant constamment présent dans cette affaire, pour ne donner qu’un exemple : celui reconnu par le Tribunal à propos des 2 millions d’euros versés par un Conseiller municipal à la clinique pour se réserver l’exploitation du futur laboratoire d’analyse dans le futur établissement… En revanche, l’intérêt des Aixois à préserver le poumon vert du Montaiguet, alors qu’ils vivent dans une ville classée dans le top 10 des villes les plus polluées de France, et de léguer à la postérité une campagne aixoise encore regardable est tout ce qu’il y a de général ! Les opposants au saccage du Montaiguet, tous citoyens bénévoles, n’attendent, eux, aucun profit financier de leur victoire.
• Projet de santé publique voulu par l'Agence Régionale de Santé, inscrit dans les SROS III et IV (autorisation de regroupement renouvelée). Non, l’ARS n’a pas "voulu" ce projet, elle a seulement autorisé le regroupement de deux cliniques, Rambot et La Provençale, mais elle ne s’est pas prononcée sur le choix du site car ce n’est pas dans ses attributions.
• Projet majeur de recomposition sanitaire sur le territoire en contrepoids du développement du pôle hospitalier de l'hôpital Nord et du nouvel hôpital (hôpital Européen) en construction à la Joliette. Et l’hôpital d’Aix et la clinique Axium ?
• Projet majeur pour les patients et la ville d'Aix en complément du Centre Hospitalier (30% des patients du territoire d'Aix sont soignés à Marseille sans raison médicale). Cela reste à prouver.
• Projet majeur pour une entreprise qui emploie 500 salariés et dans laquelle interviennent 180 médecins spécialistes. La délocalisation au Montaiguet ne créerait aucun emploi supplémentaire et ne changerait, pour les salariés, que le parcours routier pour aller travailler.
• Les étapes de la constructibilité :
Décision de révision simplifiée du POS octobre 2007 : Le projet a été mené sur la base d'une révision simplifiée bâclée, approuvée à marche forcée, et à laquelle plusieurs opposants, dont notre association ont marqué, dès le départ, leur opposition résolue.
Révision approuvée novembre 2009 : En appel : révision de POS entachée notamment du vote d’un élu ayant un intérêt personnel à l’affaire.
Permis de construire initial juillet 2010 : En appel : déjà suffisamment irrégulier pour avoir été suivi de 2 permis modificatifs. Contrairement à ce qui est prétendu, et en dépit du rejet du recours formé contre le permis de construire - pour un vice de procédure parfaitement anodin et véniel (nous n'avions pas pu retrouver l'accusé de réception de l'envoi du recours à la clinique et à la ville) - le projet n'est pas validé.
Permis de construire modificatif août 2011 : L'appel est en cours car beaucoup d’éléments ont été éludés.
2. Les recours : un acharnement judiciaire
8 requêtes en annulation de procédure ont été déposées par les opposants : toutes ont été rejetées par le tribunal administratif de Marseille… En première instance, mais les opposants attendent la suite avec confiance. Le combat continue car le recours contre la révision simplifiée du plan d'occupation des sols, qui comporte par exemple plusieurs moyens de poids est toujours pendant. S’il y a eu autant de procédures, c’est que, pour enlever les moyens que nous avions soulevés dans les procédures précédentes, la SCI Les Bornes a déposé des modificatifs.
En l'état actuel :
• Le PC initial est validé : les requêtes ont été rejetées pour défaut de procédure. L'appel est de ce fait irrecevable. Faux ! L’appel est parfaitement recevable.
• Les recours sur le PC modificatif ont été rejetés sur le fond, les arguments balayés (notamment ceux portant sur la circulation et l'aspect environnemental). Faux ! Le jugement a éludé des irrégularités de fond et n’a rien "balayé" du tout.
• La procédure en appel sur la révision du POS est en cours, mais ne pourra en rien modifier la validité du permis de construire. Faux ! Si la révision de POS est annulée, le permis de construire devra être annulé,
car la zone redeviendra inconstructible !
En apparence, c'est le choix du site qui est contesté par les opposants.
En réalité :
• Le plus proche voisin est à 150 m du futur établissement et les autres riverains sont bien plus éloignés (de 250 m à plus de 1 km). Faux ! Le plus proche voisin est exactement mitoyen.
• Le site concerne une ancienne friche en partie agricole dégradée sur ses abords par un incendie. Faux ! Les terres agricoles ont été cultivées jusqu’au vote de la révision de POS, elles sont en friche depuis, à cause du projet.
Quant à l’incendie, il a ravagé, non les terres cultivées, mais la partie boisée, dont l'Espace Boisé Classé qui formait verrou entre le route RDn8 et le site choisi, à l’endroit où se situerait l’entrée du nouvel établissement. Il a causé de profonds dommages jusqu’à Meyreuil.
• Le nouveau projet étend l'espace boisé de la colline des Bornes (espace boisé classé) et a réhabilité les espaces dévastés par l'incendie (5.000 feuillus plantés en 2011). N’importe quoi ! ...des glands et des arbrisseaux ont été plantés dans une opération de "greenwashing" que nous avons dénoncée en son temps. Ce n’est pas avec ça que les promoteurs du projet rachèteraient le saccage infligé à la campagne aixoise par le bâtiment de 330 m de long et ses abords comportant 800 places de parking… avec tous les bétonnages ultérieurs imaginables. 
• Le choix du secteur géographique d'implantation est contraint (urgences, proximité ville, grands axes de circulation, secteur sud de l'agglomération). Faux ! En quoi le choix de ce secteur est-il "contraint" ? Rien n’oblige la clinique à s’installer au Montaiguet, sur un axe déjà saturé. N’y avait-il pas un autre endroit où l’implantation apporterait moins de nuisances à l’environnement et qui serait plus facile d’accès ? Le Dr Lacoste n’a pas manqué de répéter à l’envi que "40 autres sites" avaient été prospectés ("40", chiffre mythique s’il en est). Or, pas une seule fois il n’a été en mesure de montrer la moindre trace d’étude sur aucun de ces autres sites prétendument "étudiés".
3. Les préjudices
• Les procédures judiciaires multipliées à dessein dans un but dilatoire ont abouti à un retard d'au moins 2 ans et demi.
• Les opposants (riverains ou autres) cherchent par tous les moyens à étrangler un projet de soins d'intérêt général et à nuire gravement à une entreprise qui directement ou indirectement fait vivre plus de 1.000 personnes. C’est la Mairie et la SCI que nous attaquons devant les tribunaux, une SCI au dépôt garanti de 5.000 euros.
Les préjudices à tous les niveaux sont considérables : Préjudices irrémédiables du futur projet s’il voyait le jour :
-
 envers la nature et l’environnement aixois, dans le non-respect du Grenelle de l’environnement, en construisant sur une trame verte nécessaire au maintien de la biodiversité, sur des terres agricoles de proximité, et, de plus, en AOC Palette.
- sur les problèmes de circulation supplémentaires quotidiens à ce jour à l’entrée d’Aix par le Pont de l’Arc, depuis 2007… S’il y avait une réelle volonté politique de la Ville d’Aix pour ce projet, les problèmes d’accès ne seraient-ils pas déjà résolus ?

- sur le patrimoine culturel et architectural de tous les Aixois car le projet impacterait 2 bastides provençales classées IMSH (Inscription Supplémentaire aux Monuments Historiques).

• Le préjudice financier subi par l'établissement se chiffre d'ores et déjà à 3 M€ par an. Le Dr Lacoste savait très en avance (2008) que nous entamerions tous les recours nécessaires, nous l’en avions prévenu en amont, il a continué d’avancer, avec la SCI Les Bornes, en prenant lui-même un risque financier et en le faisant prendre à son établissement, la polyclinique.
• Le préjudice subi par la collectivité territoriale et ses entreprises est considérable en terme économique.
• Le préjudice moral pour les patients, les salariés et les praticiens est inchiffrable (rappelons l'extrême exigüité des locaux actuels, la difficulté d'accès, le manque de confort, les dispositions anciennes, pénalisant au moins moralement des patients porteurs de pathologies lourdes ou aiguës comme la chimiothérapie, l'oncologie, les urgences...).
4. Notre détermination à agir
Quant à la prétention exprimée ci-dessous, avec un manque de sang-froid égal à la méconnaissance du droit, d'introduire des recours pour procédure abusive, il s'agit d'un coup de bluff caractérisé : c'était notre droit de saisir la justice, pour défendre plusieurs intérêts généraux, et le juge judiciaire n'a jamais sanctionné personne pour avoir exercé son droit au recours, droit fondamental ; et ne le fera sans aucun doute pas dans notre cas, compte tenu de l'ampleur du projet - et de ses implications irréversibles - d'une part ; de sa probable illégalité, de l'autre (le permis est fondé sur une révision simplifiée du plan d'occupation des sols illégale).
• Nous sommes respectueux du droit des citoyens à contester une décision publique.
• Nous constatons que la justice a rendu son verdict de façon explicite, détaillée et répétée.
• Une étape décisive a été franchie au plan judiciaire.
• Nous sommes déterminés à user de toutes les voies de droit pour réduire toutes les pratiques abusives qui mettraient en danger l'avenir de l'établissement et de son projet.
• En l'état, le financement est bouclé avec le renouvellement des accords de notre pool bancaire. Qui ? Pour quel montant ? 
Ça intéresse le public, cela ! Le dossier de consultation des entreprises, qui avait été stoppé par les procédures, est en voie de réactivation, les travaux peuvent techniquement commencer au 2ème trimestre 2013. 
Amusant : il y a 15 jours, c’était "au premier trimestre 2013" (!). En fait, l’annonce par le Dr Lacoste de la date de la pose de la première pierre n’a cessé de varier depuis 4 ans : 27 janvier 2012 : "La polyclinique Rambot est 'dans les starting-blocks'" ; samedi 17 juillet 2010 : "Lors d'une conférence de presse organisée hier, le Dr Jean Lacoste, PDG de la polyclinique d'Aix, a assuré fermement : 'La clinique se fera.' A priori d'ici 2013." ; 15 février 2010 : "La première pierre devrait être posée à la fin de l'année ; l'ouverture reste prévue au dernier trimestre 2012.","Le pool bancaire est bouclé. Le budget reste évalué à 80 M€. » ; 4 novembre 2009 : “La modification du Plan d'occupation des sols (POS) du quartier des Bornes a été adopté. Elle va permettre à la polyclinique du Parc Rambot de construire sur 28.000m² un nouvel établissement.” ; 14 octobre 2009 : "Toutes les inquiétudes sont levées aujourd'hui" ; 11 décembre 2008 : "Le projet de construction d'une nouvelle polyclinique divise déjà"… 
                                                                                                                        A suivre…

Les articles 1 et 3 sont ici :
du 14 décembre :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/12/14/25913666.html 
du 19 décembre :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/12/19/25949568.html

5 novembre 2012

Le Ravi de novembre, un grand souffle d'esprit sain

une ravi 101(Clic sur l'image pour agrandir)

En France, la loi de 1905 portant séparation des Eglises et de l'Etat a fait ses preuves depuis plus d'un siècle. La laïcité est un principe qui s'impose à tous dans la sphère publique. Les croyances ou les non croyances ne peuvent donc relever que de choix personnels cantonnés au sein de la vie privée de chacun.
Pourtant, les débats sont récurrents lors de périodes d'exacerbations religieuses intégristes comme nous en connaissons par exemple depuis quelques années à propos de l'islamisme. L'affaire des caricatures publiées par Charlie Hebdo en a été une parfaite et vive illustration.
Depuis quelques mois, et surtout à l'approche de la présentation de la loi sur le "mariage pour tous", les prises de position de l'Eglise catholique en particulier suscitent elles aussi de vifs échanges entre ceux qui rappellent qu'il s'agit du mariage civil codifié par la République et les religieux qui estiment pouvoir donner leur avis, voire intervenir directement, pour empêcher la reconnaissance d'une égalité de droit et de traitement de tous les couples qui souhaitent contracter le mariage.
Dans ce contexte, le Ravi de novembre a voulu savoir quel est le poids réel des intégristes et des traditionalistes de quelque obédience qu'ils soient. Il a donc consacré sa grosse enquête mensuelle à un tour d'horizon régional des différentes religions.
Au-delà de cet excellent dossier à découvrir, le sommaire comporte aussi d'autres articles intéressants sur les Roms, le gaz de schiste, la légalisation du cannabis, les difficultés des librairies indépendantes, la visite à Martigues la rouge du paradoxal musée Maurras, et les mécomptes de la gestion Gaudin qui se voit aussi décerner "le Ravi de plâtre" du mois.
Les autres belles surprises sont à dénicher dans les nombreux dessins et brèves qui parsèment les pages de ce n°101 tout en couleur. Moi, j'ai déjà tout lu.

Le sommaire du n°101 d'octobre :
http://www.leravi.org/spip.php?article1371

Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

logo acrimedLe site Acrimed (observatoire des médias) met à l'honneur un bel article du Ravi sur les médias indépendants :
http://www.acrimed.org/article3927.html

20 novembre 2012

Divorce des deux papas... sans garde alternée de l'UMP

fillon copé made in fraude

Après des années de colocation haineuse et tendue qui ont vu les deux papas faire de plus en plus chambre à part, hier soir, lorsqu'une fumée brunâtre s'est élevée au dessus de la grosse commission des juges, le constat de leur divorce a été finalement dressé en présence de nombreux témoins.
La garde alternée de la maisonnée umpesque leur ayant été refusée, Jean-François Copé s'est immédiatement arrogé toute la bicoque et une moitié des adhérents, distribuant des pains au chocolat à pleines poignées.
Quelques minutes plus tard, François Fillon, victime d'une nouvelle fracture et privé de la moindre soupente, a voulu faire bonne mine en s'érigeant en garant de la morale familiale de l'autre moitié, promettant de prêter ses béquilles aux quelques autres éclopés qui se tenaient à ses côtés. Signe qui ne trompe pas, on l'a bien vue, Valérie Pécresse avait perdu son rictus extatique de la veille.
Copé, lui président, a maintenant les mains si libres qu'il a même proposé de les ouvrir en tendant les bras. Fort de son avantage, il va sans doute prendre quelques jours de repos, peut-être en allant d'abord faire trempette dans la piscine de son ami Takieddine, puis en poursuivant sa drague risquée du côté de l'extrême-droite.
Fillon, lui pas président, va désormais disposer de longues journées pour s'adonner à ses passions roulantes en faisant des tours et des tours sur tous les circuits de formule 1 du monde et apprendre aussi enfin à conduire un scooter sans se casser la gueule.
Cela dit, il y a peu de chances que les deux joyeux concurrents se retrouvent nez à nez avant longtemps. L'occasion la plus probable de se rebouffer le foie ne se représentera que lorsqu'arrivera le temps meurtrier de la primaire présidentielle. D'ici là, ils auront eu tout loisir de cogiter sur leur chance de ne pas être à la place de leur vénéré Nicolas Sarkozy qui s'est vu imposer un petit voyage à Bordeaux où un juge l'attend ce jeudi.
Triste et pathétique fin pour l'UMP, alias l'Union Mal Partie. Mais qu'est-ce qu'on se marre encore à gauche ! Et ça, c'est cadeau.

Au fait, quelle légitimité ?

Selon la commission de contrôle électoral, l'écart de voix entre Jean-François Copé et François Fillon s'établirait donc à 98 voix. Cela me rappelle celui de l'élection municipale partielle d'Aix de 2009 qui avait été réduit après passage par le Conseil d'Etat à 142 voix en faveur de Maryse Joissains.
Au-delà de cette comparaison, on se souvient que Copé n'avait pas eu de mots assez durs pour ironiser sur la participation à la primaire citoyenne de gauche.
Il avait alors tenté de minorer ainsi le score de François Hollande : "Si deux millions de votants est 'un score intéressant', seuls '4 Français sur 100' ont voté à ce scrutin." [...] "Ça fait 96% des Français qui pensent que l'élection, c'est l'année prochaine, voilà. Donc, je crois qu'il faut peut-être relativiser un peu tout ça", avant d'ajouter : "Il y avait trois millions de Français à la Braderie de Lille !" 
Or, pour le vote de dimanche, Copé n'a été élu qu'à 50,03% avec seulement 58% de participation, soit à peine plus du quart des adhérents de l'UMP. Que pense-t-il de sa propre légitimité ?
Et qu'en pense aussi Joissains élue ric-rac qui l'a soutenu, elle qui avait proféré ces propos scandaleux : "Même si M. Hollande est proclamé président de la République, je ne pense pas qu'il soit légitime. (...) Par voie de conséquence, je ne me sens pas liée par ce président de la République que j'estime illégitime."
On aimerait bien les entendre aussi fort lorsqu'ils sont eux-mêmes concernés par des scores étriqués.

"L'UMP, famille décomposée avec deux papas" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/11/19/25615088.html

fillon copé crac

fillon copé résultat définitif

31 octobre 2012

PS : Congrès, fédé du 13 et… Guérini

PS fédé 13 ravi 100(Clic sur l'image pour agrandir)

Avant même la tenue du congrès du PS, la fédération des Bouches-du-Rhône avait été appelée à voter pour renouveler sa direction. Jean-David Ciot, signataire de la motion qui a porté Harlem Désir au secrétariat national, a été réélu lors du congrès fédéral aux Pennes-Mirabeau.
Pour autant, la situation de la fédé fait toujours débat car, selon les minoritaires, elle n'aurait pas encore trouvé sa sérénité. C'est le moins que l'on puisse dire, d'autant que Jean-Noël Guérini, redevenu "militant de base" comme il se plaît à le dire, se voit toujours suspecté d'influencer son fonctionnement en coulisses.
De fait, l'encore président du conseil général continue à tenir tête un peu à tout le monde. Y compris en attaquant la presse qui, selon lui, le maltraite plus qu'il ne faut, et en poursuivant aussi Renaud Muselier pour ses déclarations le mettant en cause dans les médias. Il a donc fait voter une délibération visant à faire prendre en charge par l'assemblée départementale les frais occasionnés par ses plaintes en diffamation.
Mais refaisons un tour à la fédé. Voici ce qu'en disait le Ravi dans sa livraison de début octobre.                                                                                A suivre...

Vaudeville rose à la fédé du PS13

Rénovation contestée, clientélisme dénoncé…
Plongée dans une fédération épuisée par ses tensions mais sommée de désigner son nouveau secrétaire fédéral.
Un an après la visite d'Alain Richard, dépêché après le rapport accusateur de Montebourg sur les pratiques de la fédération des Bouches-du-Rhône, l'ombre de Jean-Noël Guérini, président du Conseil général et ancien homme fort du PS, plane toujours. A quelques semaines du congrès départemental, le 20 octobre, qui verra l'élection du nouveau secrétaire fédéral, les esprits s'échauffent. Les chemins de la rénovation auraient été saupoudrés "de poudre aux yeux" selon Marie-Arlette Carlotti, ministre des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion.
Dans un courrier adressé à Martine Aubry et signé par la majorité du conseil fédéral collégial mis en place après le rapport Richard, des militants socialistes de l'association Renouveau PS13 qualifient d'"arnaque" la rénovation de la fédération des Bouches-du-Rhône engagée depuis juin 2011. Ils constatent l'absence de mise en œuvre des recommandations du rapport Richard. "Les clefs de notre fédération restent entre les mains du Conseil général", déplorent-ils. Ils ont obtenu de la première secrétaire sur le départ qu'Alain Fontanel, déjà chargé de la rénovation des fédérations de l'Hérault et du Pas-de-Calais, vienne faire une nouvelle inspection à Marseille dans les prochaines semaines.
Les dés sont pipés ?
"Le recours à Solférino est devenu systématique pour ne pas dire pathologique", déplore Jean-David Ciot, le premier fédéral sortant. Candidat à sa propre succession, le maire du Puy-Sainte-Réparade et tout nouveau député, qui revendique sa matrice "guérinienne", se pose en garant de la rénovation. "80% des recommandations du rapport ont été réalisées ou sont en voie de l'être".
"Sur les dix préconisations du rapport Richard, une seule a été mise en place, la collégialité !"
, rétorque, ironique, Joël Canicave, lui aussi candidat au poste de premier secrétaire. "Je ne comprends pas pourquoi au sein de la collégialité, ce sont ceux qui ont voulu la rénovation qui cherchent à empêcher son application, s'agace le conseiller général Alexandre Medvedowsky. Comprenne qui pourra !" "Paris validera ou pas le processus, je reste serein et garant de la pluralité", conclut Jean-David Ciot.
"Les dés sont pipés, affirme Pierre Orsatelli, membre de Renouveau PS13. La principale collaboratrice du président du CG13, Magali Lefrançois, exerce à la fois la fonction de secrétaire générale de la fédération et celle d'attachée parlementaire de Jean-Noël Guérini !"
"Il y a plus grave encore,
ajoute Annick Boët, également candidate déclarée pour diriger la fédé. Magali Lefrançois a accès au fichier Rosam et donc à la liste de tous les militants du 13." "Faux !, s'insurge Ciot. Je suis le seul, avec la secrétaire, à avoir les codes du fichier."
Des ambitions hétéroclites
Difficile de comprendre l'importance de la bataille pour la conquête de la fédération sans avoir à l'esprit 2014 et les municipales. En cas de primaires, le rôle du premier secrétaire est moindre. "Tous n'en veulent pas à Marseille, analyse Jean-David Ciot. Patrick Mennucci (NDLR : député-maire d'arrondissement) les réclame, Marie-Arlette Carlotti est réticente et Eugène Caselli (NDLR : Président de la communauté urbaine marseillaise) les craint car il a un problème de légitimité." Tous les trois, opposants à Jean-Noël Guérini, défendent la candidature de Joël Canicave. Mais ils peinent à réunir les conditions d'une alternative.
La collégialité n'a donné lieu qu'à la mise en perspective d'une "union" forcée et démentie par la réalité du quotidien, résumée par cette étonnante confession d'une opposante à Guérini :
"Le succès de Guérini est d'abord celui d'un type qui fait de la politique au milieu du consensus mou d'opposants aux ambitions hétéroclites." De quoi ajouter de la confusion à une situation déjà cryptée ! Jacques Pilhan, conseiller en communication, disait qu'en politique "être une cible, c'est con, mais être une cible immobile, c'est encore plus con". Alors Guérini bouge, visite et rassure. Et si l'opposition se cherche, Guérini sait encore causer dans le creux de l'oreille des élus.
Résultat : le retournement du maire de Rousset, qui avait signé la motion de Carlotti, puis s'est rallié à celle de Ciot après un chèque de 3,8 millions d'euros d'aide du Conseil général pour sa commune.
"On observe un certain... reflux", trompettent même les proches de Guérini. Certains militants qui espéraient un "retour sur investissement" pour leur opposition, ont du vague à l'âme. "Guérini, c'était quand même une garantie contre les coups durs, rage un militant, dont le fils est au chômage depuis peu. Les autres, on n'existe pas pour eux. Moi j'ai collé pour les élections, Carlotti, elle est devenue ministre, moi ma vie, elle n'a pas changé." Plus que jamais, les clés de la rénovation sont entre les mains du juge Duchaine.                                                                                   Rafi Hamal

Mon précédent article :
"PS : Un congrès convenu mais utile" : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/10/29/25448580.html

5 décembre 2012

Clinique Rambot : La lutte des Amis du Montaiguet continue

montaiguet pont de l'arc les bornes
(Clic sur l'image pour agrandir)
La polyclinique Rambot cherche à s'implanter au lieudit Les Bornes

Malgré une décision du tribunal administratif de Marseille diffusée hier contrariant un peu les attentes des Amis du Montaiguet, on est encore loin de voir le projet de la méga-polyclinique Rambot se dresser sur le massif.
Pour mémoire, le jugement rendu ne porte pas sur le projet lui-même mais sur le dossier spécifique de l'aménagement d'un accès à l'établissement. Etonnamment, pour fonder le rejet de la requête associative, l'un des motifs retenus prétend que la clinique "n'aggravera pas de manière décisive les conditions de circulation dans ce secteur" (Pont de l'Arc et quartiers sud). Ah bon ? Les embouteillages récurrents qui paralysent quotidiennement toutes les voies ne seraient tout au plus qu'une vue de l'esprit ? Sans blague !
Quoi qu'il en soit, ce recours ne constitue que l'une des diverses actions engagées par l'association, les CIQ et des particuliers. Et certaines de leurs procédures cette fois directement liées à la contestation de l'implantation de la clinique sont encore en appel. Preuve que les nombreux Amis du Montaiguet sont déterminés à mener la bataille jusqu'au bout sans se laisser intimider le moins du monde par quelques aléas de procédures ou de décisions.
Plus que jamais la vigilance de tous est de mise pour empêcher le massacre d'un site naturel unique et sauvegarder ainsi un cadre environnemental et patrimonial remarquable, celui que nous nommons "la colline des Aixois".
On peut consulter tous les articles sur cette affaire au long cours à la rubrique "Pont de l'Arc" colonne de droite du blog.

(Clic sur l'image pour agrandir)
montaiguet échec prov 4

15 novembre 2012

Vote des militants socialistes dans le 13 et à Aix

PS 13 soutiens des deux candidatsLes candidats et leurs soutiens

Ce jeudi, 23h00 : Actualisation
Jean-David Ciot a été réélu premier secrétaire fédéral avec 71,20% des voix, le taux de participation est de 48,91%. 
Ce jeudi après-midi, dans le cadre du renouvellement des instances de toutes les fédérations, les adhérents socialistes des Bouches-du-Rhône sont appelés à élire leur secrétaire fédéral et tous leurs secrétaires de sections. C'est la suite logique du congrès national du parti socialiste qui s'est tenu à Toulouse fin octobre. 
Mais quelques jours avant ce congrès, le PS 13 avait déjà élu provisoirement ses instances de sections pour se conformer aux préconisations du rapport Richard. 
Au congrès fédéral des Pennes-Mirabeau, les militants avaient désigné les délégués des motions pour le congrès national. En grande majorité, c'est la motion Harlem Désir soutenue par Jean-David Ciot qui l'a emporté. 
Cette fois-ci, pour l'élection au niveau fédéral du 13, il y a quatre candidatures au poste de premier secrétaire. Celle de Jean-David Ciot bien sûr et celles de Nathalie Pigamo, d'Annick Boët et de Joël Canicave. Il n'y en a plus que deux puisque les deux derniers nommés ont rejoint la candidature de Nathalie Pigamo. 
En toile de fond, nombre de militants ne semblent toujours pas délivrés de l'ombre que ferait peser Jean-Noël Guérini, alors même que celui-ci suscite de nouveau l'attention de la justice. 
D'un côté, il y a tous ceux qui persistent à mettre en cause le fonctionnement de la fédération qui n'aurait pas, selon eux, mis en pratique la rénovation. C'est le cas de Nathalie Pigamo, qui est soutenue par Marie-Arlette Carlotti et Patrick Mennucci. De l'autre, il y a Jean-David Ciot qui, face aux attaques de sa concurrente, affirme que désormais "la fédération n'est plus sous la coupe d'un élu" (sous-entendu Guérini) et qui aligne des soutiens et d'autres ralliements de poids tels que ceux de Michel Vauzelle et Eugène Caselli. 
Et puis, il y a le collectif Renouveau PS13 qui bataille depuis longtemps pour une remise à plat complète de la fédération et réclame même sa mise sous tutelle. Le collectif a publié hier un édito pour demander aux militants de voter blanc. 
A Aix, la section unique a été coupée en deux et ont été élus secrétaires de section Noëlle Ciccolini-Jouffret pour Aix-Est (dès le premier tour) et Jacky Lecuivre pour Aix-Ouest (après un second tour) dans une ambiance quelque peu agitée. Pour le nouveau vote, il y aura également deux duels, l'un entre Noëlle Ciccolini-Jouffret et Guillaume Guerre, l'autre entre Jacky Lecuivre et Patrice Poli. 
Et il est vraisemblable que les deux secrétaires en place seront reconduits, même si en interne beaucoup affichent aussi une forte défiance vis-à-vis de Guérini et sont donc partisans d'une ligne claire au sein de la fédération. 
Compte tenu des mauvais scores de participation lors des précédents scrutins, il sera intéressant d'observer s'il y a du mieux aujourd'hui, sachant que se jouent dès à présent les positionnements en vue des élections municipales.

PS aix votes 11 et 18 octobre 2012

Les deux candidats au poste de secrétaire fédéral
(Clic sur le rectangle en bas à droite pour une lecture plein écran)
Jean-David Ciot

Nathalie Pigamo

Renouveau PS13 appelle à voter blanc
(Clic sur la flèche en haut à droite pour une lecture plein écran)

"Tant que le PS n'est ni délivré ni guéri de Guérini" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/10/22/25392535.html

19 novembre 2012

L'UMP, famille décomposée avec deux papas

fillon copé résultats

gif mort de rire

Je n'avais pas l'intention de faire une place à cet événement. Mais, hier soir, voyant l'explosion se profiler puis survenir en direct sur la TNT la bien nommée, je me suis dit que cela valait peut-être la peine d'y consentir quelques lignes, comme une façon de rendre un peu la monnaie en petites pièces.
L'UMP a perdu la seule élection qu'elle était pourtant sûre de gagner depuis des années. Et, au moment des résultats, les candidats et leurs soutiens ont fini par balancer tout leur fiel. Pour la gauche, c'est un régal. Du miel plein pot.
On avait connu l'épisode des deux présidents ivoriens. L'UMP vient d'en incarner sa version avec l'annonce de deux califes auto-qualifiés. Dur retour de bâton. C'est cette même droite qui s'était foutue du congrès socialiste de Reims. C'est cette même droite qui avait dit pis que pendre sur la primaire citoyenne allant jusqu'à l'accabler de soupçons de fichage des votants. C'est cette même droite qui ne cesse de rodomonter avec arrogance sur les couacs des ministres et de vociférer à l'Assemblée et au Sénat, menaçant d'en appeler à la rue alors qu'au pouvoir elle affirmait que ce n'est pas la rue qui décide.
Et les voilà tous embarqués dans la plus comique des situations, le barboteur de la piscine de Takieddine Jean-François Copé d'abord et le scooteuriste imprudent François Fillon ensuite se déclarant tous deux victorieux du combat de coqs qu'ils viennent de mener. C'est moi que j'ai gagné, j'ai plus de voix que lui, et c'est moi que je serai président dans cinq ans. Non, c'est moi que j'ai gagné, j'ai tout recompté, et c'est moi que j'irai à l'Elysée. Il fallait voir Valérie Pécresse gloussant d'une béatitude idiote. On se marre. Et on n'a pas fini.
L'UMP avait déjà bouffé son grand chapeau en mai et en juin. Hier soir, l'UMP a aussi éclaté en morceaux. Dénonciation de fraudes, d'irrégularités, de bourrage d'urnes, de salade niçoise, menaces de recours. Pas de résultat, pas de chocolat. La droite décomplexée est devenue la droite décomposée.
Conséquences. La gauche de gouvernement va pouvoir se gausser devant les divisions et la débâcle de cette opposition qui ne cesse d'incanter l'union, la transparence, la responsabilité. On se marre.
Par l'effet communicant de la vase, on va vite observer qu'il y aura trois droites encore plus concurrentes qu'avant, avec les pseudo-centristes de droite qui récupéreront de nouveaux réfugiés, la droite "umpesque" qui sera coincée au milieu et l'extrême-droite qui annexera les sinistrés du massacre. On se marre.
Allez, un dernier petit sarcasme pour la (dé)route : ce sont bien ces gens qui ont gouverné la France pendant dix ans !

fillon copé globe

4 décembre 2012

Pépite : Les débuts singuliers de la bibliothèque Méjanes

biblio Mejanes

Certains de mes proches me taquinent parfois, mais fort amicalement bien sûr, en prétendant que plusieurs témoins m'auraient aperçu à l'inauguration initiale de la bibliothèque Méjanes par le maire Jean de Fortis le 16 novembre 1810 au premier étage de l'Hôtel de Ville. Il y a plus de deux cents ans, donc !
Ah, les gredins que voilà! Tout ça parce qu'il m'arrive à l'occasion de raconter que j'étais bien là le 25 février 1989 lors de l'inauguration par le maire Jean-Pierre de Peretti della Rocca de la bibliothèque transférée sur le site désaffecté de l'ancienne manufacture d'allumettes. L'événement fut marquant par sa portée et c'est le ministre de la culture de l'époque qui coupa le ruban aux couleurs de la Provence.
Au temps de mes études, tel un insatiable, je me rendais déjà souvent à l'antique bibliothèque. Maintenant encore, je n'hésite pas à aller dans ce joyau qu'est notre Cité du livre pour des lectures, des expositions et des conférences.
J'ai évidemment eu aussi la curiosité d'en savoir plus sur l'historique même du fonds exceptionnel constitué au départ par le legs du marquis de Méjanes en 1784.
Pourquoi évoquer ce lieu aujourd'hui sur le blog ? Tout simplement parce qu'il y a une semaine, le Courrier d'Aix a publié un superbe article rédigé par Noël Coulet, professeur émérite de l'Université Aix-Marseille. On y apprend beaucoup sur les aléas mystérieux et les débuts difficiles qui ont singularisé l'ouverture officielle de la bibliothèque il y a deux siècles.
Que l'on sache, chercher à s'intéresser de plus près à l'histoire du patrimoine n'a jamais constitué un danger fatal d'aucune sorte pour la santé des neurones. Alors, en attendant de revenir sans tarder à mes habituelles chroniques, il m'a paru que je pouvais vous suggérer de profiter aussi de ces quelques pépites.

L'article du Courrier d'Aix
(Clic sur chaque image pour agrandir)

biblio méjanes courrier 24biblio méjanes courrier 24

La bibliothèque Méjanes sur Wikipedia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Biblioth%C3%A8que_M%C3%A9janes
Le site de la Cité du livre :
http://www.citedulivre-aix.com/citedulivre/

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