Les boucliers donquichottesques de Maryse Joissains contre la métropole !
La séance publique du conseil municipal d'hier a duré huit heures dont quatre consacrées à la métropole. Maryse Joissains a de nouveau dégainé ses boucliers percés et ses lances brisées pour contester encore à coups de procédures et d'artifices, qui ne peuvent rester que vains, l'intégration d'Aix malgré la loi votée...
Le conseil municipal d'hier, convoqué exceptionnellement à 15h30, a duré près de huit heures. L'ordre du jour était copieux avec une ribambelle de 93 dossiers. A lui seul, le sujet de la métropole a d'entrée vampirisé pas de mal de temps, près de quatre heures.
Comme à son habitude, Maryse Joissains a déroulé tous ses griefs contre le président François Hollande, le gouvernement et ses ministres, Jean-Claude Gaudin, reprochant aux uns et autres de ne pas tenir compte de ses propositions. Quand on sait le délire qu'elle a entretenu, et entretient encore, sur son refus d'entrer dans la métropole, on comprend bien finalement pourquoi personne ne l'écoute.
Jouant le rôle de la gauloise s'enfermant derrière ses barricades de carton, la maire a martelé en boucle ses propos anti-tout, parce qu'on allait lui voler le pouvoir, réduire la Pays d'Aix à la misère, faire augmenter la fiscalité, être envahi par la délinquance et les hordes de voyous, et j'en passe. Selon elle, on veut la bâillonner, l'empêcher de décider et lui ôter les moyens.
Mais elle est bien obligée d'admettre qu'une dynamique métropolitaine est nécessaire dans certains domaines tels que le développement économique, l'environnement, l'habitat, l'emploi, l'aménagement de territoire, les transports…Ben oui, c'est précisément l'objectif de la métropole qui a retenu ces priorités. Mais Maryse joissains veut faire croire que l'on ne sait rien sur les compétences dévolues à la métropole. Quoi qu'elle dise ou fasse, à présent que la loi est votée, il faut l'appliquer.
Donquichottesque !
Mais Maryse Joissains trouve encore dans son imagination des artifices pour soi-disant peser en présentant au conseil municipal trois délibérations censées entraver la marche en avant de la métropole : deux recours contre l'Etat et le préfet (rien que ça !) pour contester des dispositions des deux lois réformant l'organisation territoriale, et la proposition de création d'une métropole uniquement centrée sur Aix et le Pays d'Aix (grosso modo, le territoire actuel de la Communauté d'agglomération).
Elle a dit s'être inspirée de l'exemple de Nancy qui a procédé ainsi, avec une démographie plus faible que celle de la CPA. Je lui ai rappelé que c'était avant les nouvelles lois lorsque cela était encore possible. Mais les lois ont changé et les dés sont jetés. Cette proposition de sauve-qui-peut est donc vaine. Mais il faut bien donner l'impression qu'elle se battra jusqu'au bout. C'est donquichottesque.
Elle a cependant appliqué la loi en faisant désigner les élus métropolitains. Si elle ne l'avait pas fait, Aix n'aurait eu, selon la loi, que deux représentants, le maire et son premier adjoint au lieu de dix-sept élus. Maryse Joissains est dans l'incohérence totale en croyant pouvoir encore imposer son point de vue alors que la nouvelle règle métropolitaine se mettra en place d'ici trois mois.
Pour l'instant, je m'en tiendrai à ce petit compte-rendu du conseil. Je poursuivrai la narration sur ce sujet et sur tout ce qui a été débattu hier soir dans de prochains articles.

































































