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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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6 février 2017

Ambiance thermonucléaire au conseil municipal !

Comme cela arrive de temps en temps sans crier gare, le conseil municipal de vendredi a été chaud brûlant. Avec plusieurs détonations qui ont rendu le climat explosif. Compte-rendu et revue de presse...

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On a cru vivre un réchauffement climatique en accéléré ! L'ambiance a atteint le point de fusion, avec, au fil des cinq heures de la séance, de longues éruptions répétées. L'ordre du jour comportait 87 rapports dont l'examen du budget et, une fois de plus, des affaires liées à des procès à tout-va comme Maryse Joissains s'obstine à en faire. Aux frais des Aixois, bien entendu.
Lors de mes interventions, j'ai souligné que cet entêtement était vain : la vente des parkings à la Semepa et celle de l'office HLM Pays d'Aix habitat à la Sacogiva ayant été retoquées par le préfet. Maryse Joissains n'admettant jamais, jusqu'au ridicule, de perdre, a proposé d'attaquer le représentant de l'Etat. Elle et son premier adjoint sont allés jusqu'à insinuer qu'il exercerait des pressions auprès des banques pour qu'elles empêchent la Ville d'emprunter et donc de mener à bien des opérations dont on sait qu'elles sont illégales !
Et la maire de pourfendre encore et encore la métropole qui serait à l'origine d'une apocalypse imaginaire dont notre cité serait la seule cible. Plus c'est gros… mais ça ne passe plus !
La plus forte explosion thermonucléaire est intervenue lors de la délibération faisant appel de l'annulation de la promotion expresse de son chauffeur, prononcée d'abord au tribunal administratif puis à la cour administrative d'appel. Depuis que l'affaire a éclaté, Maryse Joissains estime que cette personne doit être défendue et peut donc bénéficier d'une protection fonctionnelle dans le cadre de son emploi.
Mais c'est cause perdue d'avance ! D'où la suggestion ironique d'Edouard Baldo d'inviter la maire à payer de sa poche ! Et là, tollé général de la part des élus de droite. Et les prises de parole se sont multipliées lorsque notre collègue Charlotte de Busschère a lancé une nouvelle torpille. Réactions outrées de certains élus joissainistes invétérés qui sont allés au secours du chauffeur en vantant ses mérites.
Mais rien d'étonnant là-dedans. Nous sommes habitués à voir le clan toujours serrer les rangs lorsqu'il s'agit d'absence d'éthique, pour ne pas dire plus.
Et, pour clore cette narration en beauté, place à un fou-rire. Maryse Joissains a déclaré dans la presse que son chauffeur ne l'était plus depuis trois ans. Mais alors qui était cette personne qui la conduisait jeudi soir au sortir de la séance du conseil de territoire à Saint-Cannat ? J'ai bien regardé. Je suis sûr de ne pas avoir été victime d'une illusion d'optique... 

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Dans la presse...
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10 février 2017

Le Ravi de février met la justice en balance

une ravi 148

Le Ravi de février propose une belle enquête sur l'état de la justice. Comme dit l'autre, comment ça marche ? Parfois bien, parfois mal. Exemple, il m'a fallu dix ans de combat pour faire annuler un contrat illégal. Mais je ne me plains pas. Car je pense surtout à tous ceux qui perdent leur travail et qui sont déjà à la rue quand tombe la décision du tribunal. Misère. 
Alors, il faut bien s'informer. Que proposent les candidats à l'élection présidentielle ? Le mensuel fait le tour des impétrants qui pensent d'abord à leur place plutôt qu'à celle des citoyens. Les articles ne vous décevront pas. 
Autre sujet : avec ses V'hello, Aix s'est prise un coup de guidon dans les gencives et doit payer 1,9 million d'euros à JCDecaux pour rupture unilatérale du contrat. Eh bien, à Marseille, c'est quasiment la même débâcle et c'est la métropole qui va devoir débourser un demi million. 
Et puis, si vous n'avez pas eu l'indicible horreur ou le courage d'assister aux vœux loufoques de Maryse Joissains, ne ratez surtout pas la double page dessinée qui narre la cérémonie. Toujours élégante et mesurée dans ses propos, la maire d'Aix ! Non, je rigole. 
A lire aussi, en dernière page du Ravi, le portrait impitoyable du pitoyable animateur de télévision qui fouille poubelles et égouts pour alimenter ses émissions tout en faisant passer des entretiens bizarres pour recruter de la chair fraîche. Beurk.

Pour soutenir, faire un don et s'abonner :
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire de février :
http://www.leravi.org/spip.php?article2633
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
Le site du Ravi :

http://www.leravi.org/

20 janvier 2017

HLM : Une autre mauvaise bonne affaire de Maryse Joissains ! (2)

Au rayon des mauvaises bonnes affaires, poursuivons aujourd'hui avec une autre qui n'a heureusement rien coûté aux Aixois mais qui démontre encore fois la démagogie de Maryse Joissains. Contrevenant à la loi, le rachat de l'office HLM Pays d'Aix habitat par la Sacogiva n'aura pas lieu. Le préfet a signé un arrêté dans ce sens...

opac siege et logo - Copie

Pour tenter de contrer la métropole dans un énième combat stérile, mais plus exactement pour essayer de conserver son pouvoir, Maryse Joissains avait décidé en septembre de fusionner l'office HLM Pays d'Aix habitat avec la Sagogiva qui le rachèterait (voir ci-dessous lien vers mon article du 29 novembre).
Pourquoi en septembre ? Parce que le 1er janvier l'office devait devenir métropolitain.
Outre le fait que la Sacogiva gère deux fois moins de logements sociaux que l'office, on se demande bien comment elle aurait pu débourser 830 millions d'euros pour l'acquérir. Mais ce qui fait et a fait obstacle, c'est la base juridique du rattachement envisagé. La Sacogiva, société anonyme, n'a pas le même statut que l'office qui, lui, est régi par la loi Alur (loi pour l'accès au logement et à un urbanisme révové). Cette seule condition oblige au transfert de l'office dans les compétences de la métropole. C'est simple, clair, net et précis.
Ben non, Maryse Joissains, qui fut autrefois juriste mais qui accumule les procès perdus, a engagé un coup de force pensant qu'on y verrait que feu et qu'il pouvait réussir. Raté !
Comme je le disais dans mon précédent article sur le sujet, le préfet s'est occupé de l'affaire et l'a réglée en moins de deux par un arrêté du 20 décembre en envoyant la maire dans les cordes. Au prélable, la municipalité devait faire voter une délibération actant le transfert. La métropole l'a fait mais pas Aix. Ne me faites pas rire, j'ai les lèvres gercées.
                                                                                                                           A suivre...

L'arrêté original du préfet en date du 20 décembre 2016

OPAC arrêté préfet 20

OPAC métropole prov 31

Offices HLM canard enchainé 29

"Logement social : Encore une idée loufoque de Maryse Joissains" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/11/29/34623935.html

"Approchez ! Par ici les mauvaises bonnes affaires de Maryse Joissains !" (1) : http://castronovo.canalblog.com/archives/2017/01/16/34809860.html

5 janvier 2017

Dossier Linky : La bataille pour le refus des compteurs fait rage à Aix...

A Aix, comme dans beaucoup de communes, la bataille contre la pose des compteurs Linky fait rage. La mobilisation s'étend un peu partout dans la ville. Et un habitant sur deux gagne la partie. L'arnaque d'ErDF dissimule en fait une vaste opération commerciale dont l'usager est la victime au péril de sa santé, de sa sécurité et de son porte-monnaie... 

Linky CM 22 Linky - Copie

Pratiquement pas un jour sans que des habitants les refusent en surveillant l'arrivée des camionnettes des sous-traitants et en faisant bouclier face aux employés chargés de changer les compteurs.
Une société en particulier (LS Services) en devient agressive au point de chercher à passer outre aux refus y compris lorsque les résidents ont affiché une "sommation de ne pas faire" dûment établie par huissier. Cette société, mais les autres aussi, paie ses ouvriers, souvent des intérimaires recrutés pour l'occasion, au chiffre. Ils en profitent donc pour forcer la main et installer les compteurs jaunes surtout si les occupants sont absents. On voit donc bien la manœuvre pour tenir un haut rendement.
En cas de mobilisation des habitants, la société n'hésite pas à envoyer des renforts pour tenter de les intimider. Pour l'instant, le déploiement concerne les secteurs nord-est et sud-ouest de la ville. Bientôt, l'opération s'étendra aux autres quartiers.
Comme je l'ai raconté dans un précédent article, à ma demande en conseil municipal, Maryse Joissains avait accepté de faire voter une délibération de principe interdisant l'installation des compteurs. Hélas, elle se limite aux seuls bâtiments et équipements municipaux et occulte les habitations privées. Elle avait annoncé qu'en décembre elle ferait connaître sa nouvelle position après ses courriers à deux ministres. Or, le 15 décembre, l'Agence  nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail a rendu un avis suite à une étude lénifiante qui ne tranche pas vraiment sur la nocivité desdits compteurs.
Il faut savoir que l'ANSES est placée sous la tutelle des ministères chargés de la santé, de l'agriculture, de l'environnement, du travail et de la consommation. Autrement dit, on peut sérieusement s'interroger sur son indépendance réelle.
Par ailleurs, l'Etat est actionnaire d'ErDF (Enedis). Quant aux médias, s'ils relaient le plus souvent ces études, ils évitent de polémiquer. Et pour cause, ils vivent en partie grâce à la publicité et ErDF ne lésine pas sur les gros moyens en publiant de nombreuses pages entières. ErDF a un déficit de cinq milliards d'euros. On comprend qu'il faille à tout prix ouvrir des marchés juteux.
Nos compteurs actuels ont une durée de vie cinquante ans. Les nouveaux, dits "intelligents", seulement dix ans. Voilà la face cachée de cette vaste opération commerciale qui ressemble fort à une arnaque car, un jour ou l'autre, ce seront les clients qui devront passer à la caisse, soit en payant le remplacement des compteurs, soit en subissant une augmentation des tarifs.
Selon des relevés empiriques effectués à Aix, on note à l'heure actuelle qu'un habitant sur deux a obtenu gain de cause en refusant l'installation. Alors que dans sa propagande ErDF annonce partout que la pose est obligatoire, on constate qu'il est donc possible de s'opposer et même d'obtenir la réinstallation de l'ancien compteur.

Linky dates de déploiement Aix

Je publie de nouveau cette vidéo tournée à Aix par une dame qui a eu gain de cause
au moment de la tentative de pose du compteur par le sous-traitant.

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré fléché en bas à droite du document)

Dans la presse…

Linky canard 28

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"Attention danger ! Donc NON aux nouveaux compteurs électriques Linky !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/05/31/33889567.html 
"Compteurs Linky : Une première avancée" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/09/29/34377991.html 
"Compteurs Linky : Il faut refuser l'installation !"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/11/14/34562555.html

6 novembre 2016

Aujourd'hui, mon blog a 10 ans !

blog 10 ans

Lorsque j'ai créé mon blog, je n'imaginais pas que cette aventure durerait longtemps. Or, ce 6 novembre marque la dixième année de son existence. Si le regard en arrière que je porte aujourd'hui me surprend encore face à tout ce que j'ai eu le loisir de publier, jamais l'écriture au jour le jour ne m'a vraiment paru faire partie d'un tout aussi dense.
Ce sont les lecteurs les plus assidus qui m'en parlent lorsque j'ai le plaisir d'en rencontrer. Parmi eux, sans doute parce que le blog contient des sujets qui relatent des faits dépassant la simple anecdote, des journalistes de télévison, de radio et de la presse écrite m'ont souvent contacté pour en savoir plus sur certaines informations.
J'en ai chaque fois rendu compte ici lorsque des articles ont paru ou que des médias audiovisuels ont effectué des reportages. J'ai même parfois aussi répondu à leurs demandes d'éléments et de documents pouvant étayer leurs enquêtes pour les rendre incontestables. Je me réjouis évidemment de la diffusion plus large de mes publications ainsi relayées.
Tout cela représente une part importante de ce qui m'a encouragé à poursuivre la tenue du blog. Mais je n'oublie pas celle majeure que constitue surtout le nombre régulier de visiteurs au quotidien qui donnent un sens à mon activité. Je les remercie chaleureusement pour leur patience et leur bienveillance à mon égard. Quand finira la fête ? Je n'en sais strictement rien. La flamme ne dure que si elle est entretenue. De part et d'autre, cela va de soi…
Petites statistiques : A ce jour, le blog contient 2087 articles et 6828 illustrations et a enregistré 4544 commentaires. Toutes fréquences de publication confondues et hors les périodes de pauses notamment estivales et les weekends, sur dix ans, la moyenne de parution est de un article tous les deux jours. 

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25 octobre 2016

Fourrière automobile et réseau de bus : Voici pourquoi ça ne roule pas bien...

Recul des enlèvements de véhicules gênants par la fourrière et baisse de fréquentation du réseau de bus ont un impact négatif sur les finances de la Ville et sur le service à rendre aux automobilistes et aux usagers. La gestion n'est pas satisfaisante mais les tarifs, eux, sont bien en hausse !

fourrière enlèvement

Y a-t-il un rapport entre la fourrière automobile et les transports en commun ? Vous ne voyez pas ?
D'abord, on constate que les deux entités ne fonctionnent pas bien. Ensuite, le nombre d'enlèvements de véhicules en infraction a encore baissé et le kilométrage annuel des bus aussi.
Maryse Joissains nous répète que les Aixois seraient tout à coup devenus plus civiques et respecteraient mieux la codification de l'usage de la rue. Quand je vois les débordements en tous genres sur voirie, j'ai du mal à gober cette interprétation. Je l'ai déjà expliqué ici, la vérité est qu'il y a moins de réquisitions de la police pour envoyer les voitures gênantes à la fourrière. Or, cela a un coût important pour les finances de la Ville et pour la poche des contribuables.
Cette année, par exemple, la municipalité doit payer près de 300.000 euros d'amende au gestionnaire alors qu'elle en payait déjà plus de 70.000 l'an dernier. On pourrait imaginer une autre hypothèse, celle d'une meilleure utilisation du réseau de bus. Mais non. On a appris au conseil de territoire du 12 octobre que la fréquentation avait aussi baissé de 4% d'une année sur l'autre.
Ici, les vraies causes sont à chercher du côté des dysfonctionnements à répétition du réseau Aix en bus, entre autres, horaires mal respectés et modifications de certaines lignes, qui ont entraîné une baisse des abonnements. Le rapport annuel de la délégation de service public confiée à Keolis fait également état d'une assez faible fréquentation des parcs-relais.
Alors, comment ne pas en conclure que, si le stationnement sur voirie est toujours aussi dense, c'est forcément en partie parce que les services d'enlèvement sont moins sollicités et pour une autre partie parce que le réseau de bus ne donne pas entière satisfaction. Une autre explication est possible : les hausses simultanées des tarifs des parkings et des bus qui découragent automobilistes et usagers à utiliser les services qui leur sont proposés.    

Dans la presse

CT 4 12

aix en bus trottoir

Ce que j'écrivais le 22 juillet…
Amende amère pour la Ville à cause du nombre insuffisant d'enlèvements par la fourrière
Dans le même esprit, j'ai fait remarquer que la Ville va encore une fois devoir payer à la Semepa Effia qui gère la fourrrière automobile une "amende" de 270.000 euros (l'an dernier, elle était de 71.900 euros) pour insuffisance d'enlèvements de véhicules en contravention. La convention qui lie la Ville et la Semepa Effia contient une garantie d'activités qui prévoit cette compensation si ce cas se présente. Un seuil de carence avait été fixé trop haut pour l'application de cette garantie. Il avait donc été abaissé à un nombre inférieur de véhicules en infraction. 
Or, voilà que la pénalité due cette année par la Ville est quasiment quatre fois plus forte. Alors, où est le problème ? N'est-ce pas celui des réquisitions en recul effectuées par la société d'économie mixte le délégataire qui, faut-il le rappeler, sont le plus souvent sollicitées par la Ville sous la responsabilité des élus ? Tout cela demande des éclaicissements et j'attends les explications avec curiosité d'autant que la municipalité a décidé de vendre à la Semepa la totalité des parkings qui avaient été payés par les Aixois. 
…et le 14 octobre 
Transports collectifs : Aix en bus
Est-il besoin de faire un dessin pour dire que le réseau ne donne pas toute satisfaction à ses usagers ? Le Conseil de territoire présentait le rapport annuel d'activités de la délégation de service public. Parmi toutes les informations, j'en ai relevées quelques-unes qui tordent la propagande habituelle de Maryse Joissains sur le prétendu succès de la réorganisation. On constate en effet une baisse de 4% de la fréquentation due aux modifications de certaines lignes et à l'augmentation des tarifs, ce qui a notamment entraîné une baisse des abonnements.
Alors qu'en 2014, les kilomètres parcourus étaient de 6.058.512, ils sont tombés à 6.005.375 en 2015. Soit une perte de 53.138 kms. Enfin, le rapport fait état d'une "assez faible fréquentation des parcs-relais". J'ai ajouté que la seule chose dont nous pouvons nous féliciter est que la Métropole se substitue enfin aux six ex-communautés adhérentes au Syndicat mixte des transports des Bouches-du-Rhône pour faire de la mobilité une priorité.

22 juillet 2016

Chaude ambiance au dernier conseil municipal au sujet de dossiers cruciaux

Chaude ambiance lundi lors de la dernière séance publique du conseil municipal avant la pause estivale. La température est montée à l'occasion de l'examen de plusieurs dossiers qui ont suscité des débats musclés. Explications et revue de presse complète…

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Si à ce conseil municipal précédant la pause estivale l'ordre du jour ne paraissait pas aussi chargé que d'habitude avec 71 rapports dont beaucoup n'étaient que des affaires courantes, la séance a cependant duré quelque cinq heures à cause de dossiers cruciaux sur lesquels nous sommes en total désaccord avec la majorité.
De gros frais de contentieux
J'ai ouvert le premier avec la présentation du budget supplémentaire. En soi, même s'il était initialement annoncé à hauteur de deux millions d'euros, il a été ajusté à quatre. Il ne représente en fait qu'entre 0,7 et 0,8% du budget global annuel. Ce qui fait problème, et je l'ai fait observer une fois de plus, c'est cette nouvelle provision en dépenses de 529.000 euros contre seulement 108.000 euros en recettes pour faire face aux affaires en contentieux.
J'ai affirmé que, sur une année pleine, le coût tourne autour d'un million. Face à cette évidence, Maryse Joissains et son adjoint aux finances prétendent que ce serait moins de 200.000. Il faudra me fournir des arguments pour prouver que je me trompe. Je veux bien admettre que, lorsque la Ville est attaquée devant les tribunaux, elle doit se défendre. Mais pourquoi s'obstiner à poursuivre certaines procédures dont on voit bien qu'elles seront vaines et qu'elles font perdre de l'argent inutilement ?
Amende amère pour la Ville à cause du nombre insuffisant d'enlèvements par la fourrière
Dans le même esprit, j'ai fait remarquer que la Ville va encore une fois devoir payer à la Semepa qui gère la fourrrière automobile une "amende" de 270.000 euros (l'an dernier, elle était de 71.900 euros) pour insuffisance d'enlèvements de véhicules en contravention. La convention qui lie la Ville et la Semepa contient une garantie d'activités qui prévoit cette compensation si ce cas se présente. Un seuil de carence avait été fixé trop haut pour l'application de cette garantie. Il avait donc été abaissé à un nombre inférieur de véhicules en infraction.
Or, voilà que la pénalité due cette année par la Ville est quasiment quatre fois plus forte. Alors, où est le problème ? N'est-ce pas celui des réquisitions en recul effectuées par la société d'économie mixte qui, faut-il le rappeler, sont le plus souvent sollicitées par la Ville sous la responsabilité des élus ? Tout cela demande des éclaicissements et j'attends les explications avec curiosité d'autant que la municipalité a décidé de vendre à la Semepa la totalité des parkings qui avaient été payés par les Aixois.
Requalification de trois places et abattage massif d'arbres
Sont venus ensuite les autres gros morceaux et ce sont mes collègues qui ont ferraillé. La requalification des trois places Prêcheurs-Verdun-Madeleine, qui est contestée par les riverains, les associations et les commerçants
 non sur sa nécessité mais sur les modalités, a fait monter d'un cran la vivacité des débats. En parallèle, l'annonce, faite sans aucun dossier à l'appui, de la création d'un parking de 300 places sur quatre niveaux entièrement enterrés sous les Arts et métiers, projet qui a toujours été considéré comme infaisable à cause de la nature même des sous-sols (racines d'arbres, écoulement d'eau et fragilité des bâtiments qui bordent la voie), a donné lieu à des échanges musclés quand il s'est s'agi d'envisager l'abattage de la quasi-totalité des arbres (56 sur 57).
On nous affirme que, selon deux expertises, ces arbres seraient soudainement tous malades. Drôle de coïncidence quand même, non ? N'est-ce pas plutôt un écran de fumée pour mieux faire passer le projet de requalification des trois places qui perdront tout le stationnement sur voirie ? Il faut savoir que ce projet devrait être achevé en 2019. Oui, mais, construire un parking dans des conditions aussi difficiles, si toutefois cela se fait, prend au minimum cinq à six ans.
Deux poids, deux mesures pour les chalets et les manèges ?
Est revenue aussi sur le tapis la gestion des chalets de Noël et des manèges au sujet du déséquilibre énorme des tarifs entre les deux, les seconds ne payant que des sommes quasi dérisoires alors qu'ils occupent largement plus d'espace que les premiers. Deux poids, deux mesures ? Pourquoi ? Quels sont les critères et pourquoi et pour qui ces faveurs ?
L'extrême-droite et ses délires haineux contre les subventions aux associations
Enfin, la température a atteint son paroxysme lorsqu'il a été question de la mise en place d'une charte de la laïcité censée conditionner et garantir l'attribution de subventions aux associations et en particulier à celles pourtant parfaitement reconnues relevant du cadre du contrat de ville mené notamment par l'Etat, la Région et la Ville.
Lors du conseil municipal de juin, une élue d'extrême-droite s'était insurgée contre certaines structures au prétexte qu'elles ne respecteraient pas une neutralité politique. Mais le vrai motif est qu'elles sont surtout des associations de terrain œuvrant au service de populations en difficulté. On a alors entendu des propos haineux, violents et outranciers. Nous avons riposté vertement et regretté que, malgré le protestations d'élus de sa majorité soutenant ces associations, Maryse Joissains se laisse entraîner dans ce piège que l'extrême-droite tend dans toutes les collectivités où elle siège et qui en fait son fonds de commerce populiste. 

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La minute de silence à la mémoire des victimes de Nice

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2 août 2016

Le Point... et les virgules sur les grands dossiers aixois

Les grands dossiers aixois à la une du magazine Le Point. De belles enquêtes qui vont au fond des sujets, loin des habituels clichés de cartes postales servis aux touristes. On pourra lire les points de vue de Maryse Joissains et ceux de mon groupe Démocratie pour Aix. Plongée...

Le Point 16 juin 2016 C

Ce n'est pas la première fois que la presse nationale vient plonger au cœur de la vie aixoise. Et ce n'est pas seulement pour nos fontaines. Elle cherche à savoir s'il n'y a pas aussi quelques dossiers sous des eaux moins pures.
Je vous ai parlé du numéro spécial Aix qu'a publié courant juin le magazine Le Point. Il est le résultat d'une véritable enquête qui n'a pas donné lieu aux habituels clichés en forme de cartes postales qu'on peut lire ici et là lorsque certains journalistes, tous médias confondus, semblent pris de paresse et se contentent de recopier les dépliants de l'Office de tourisme.
Non, un grand reporter est venu passer plusieurs jours dans notre bonne ville pour recueillir de nombreux avis sur des dossiers brûlants. Il s'est fait accompagner par un photographe de renom travaillant pour une agence qui fournit régulièrement le journal.
Comme on pourra aisément s'en rendre compte dans les cinq bonnes pages que j'ai sélectionnées, les dossiers ont été traités avec sérieux et le reporter a tenu à rencontrer les personnes qui font l'actualité. Maryse Joissains a eu droit à son interview. Dans notre groupe Démocratie pour Aix, Edouard Baldo, Charlotte de Busschère, Hervé Guerrera et moi-même avons aussi eu l'occasion de nous entretenir longuement avec notre visiteur.
Les grands sujets retenus sont bien ceux qui suscitent actuellement d'âpres discussions et controverses au sein du conseil municipal et dans toute la ville : la requalification des trois places Prêcheurs, Verdun et Madeleine, l'urbanisation de la Constance et le Bus à haut niveau de service.
L'intérêt de la confrontation des points de vue, qui s'inscrit dans le débat démocratique normal, permet à chacun de se forger sa propre opinion. Je vous laisse donc à la découverte et à la lecture des pages ci-dessous.

Première partie
Les 3 places et la Constance


Seconde partie
(A signaler ici le mensonge éhonté de Maryse Joissains concernant ma collègue Charlotte de Busschère dont elle prétend qu'elle aurait été sa colistière avant de rejoindre l'opposition. Ce n'est que pure calomnie pour essayer de discréditer une adversaire qui lui donne du fil à retordre.)
Interview de Maryse Joissains et le BHNS

29 juillet 2016

Conditions de vente de l'Hôtel de Caumont : Litige entre l'acheteur et la Ville

Nouveau coup de chaleur dans la gestion municipale. L'acheteur privé de l'Hôtel de Caumont traîne les pieds pour restituer à la Ville les frais qu'elle a payés pour les travaux des façades. Le litige est devant le tribunal administratif et des questions se posent sur les conditions de la vente...

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Il s'en passe des choses à Aix ! L'ambiance déjà bien chaude lors du conseil municipal de juillet le reste. Et pas seulement à cause de l'été et des premiers congés. Le projet de requalification des trois places Prêcheurs, Verdun et Madeleine est devenu à son tour un sujet hautement brûlant de contestation de la part des riverains, des commerçants et des associations. Résultat, la réunion publique d'information et d'échange avec le public de mardi soir en présence de Maryse Joissains a été houleuse et bouillante. J'y reviendrai, cela vaut son pesant d'ambiance.
Aujourd'hui, je vous propose de jeter un œil sur un dossier qui n'est peut-être pas clos et qui risque de faire monter un peu plus la température. C'est celui de la vente d'un bien appartenant au patrimoine des Aixois à un opérateiur privé, à savoir l'Hôtel de Caumont qui abritait le Conservatoire de musique.
A plusieurs reprises, au conseil municipal, mes collègues et moi-même avons interrogé la municipalité sur le montage financier et les conditions de cession de ce immeuble classé.
En juin, la délibération présentant la liste des arrêtés pris par la maire en comportait un qui faisait état d'un contentieux entre la Ville d'Aix et l'acheteur Culturespaces. La municipalité veut récupérer sa mise qui était une forme d'avance pour les travaux de façade. Or, le nouveau propriétaire ne l'entend pas tout à fait de cette oreille. D'où le litige porté devant le tribunal administratif.

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Le site Marsactu s'y est intéressé et a mené l'enquête en me sollicitant pour obtenir des informations. Je vous laisse donc découvrir cet excellent article publié le 2 juillet 2016 qui retrace la genèse de l'affaire…

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré fléché en bas à droite du document)

31 mai 2016

Attention danger ! Donc NON aux nouveaux compteurs électriques Linky !

Au conseil municipal de début mai, j'ai interrogé Maryse Joissains sur les nouveaux compteurs électriques Linky, des appareils controversés, mouchards et dangereux qu'ErDF veut imposer dans tous les foyers. Or, il faut savoir qu'ils ne sont pas obligatoires et que la commune et les habitants peuvent décider d'en refuser l'installation. Explications...

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Avez-vous entendu parler du nouveau compteur électrique qu'ErDF veut installer très prochainement chez vous, à votre insu, y compris en pénétrant illégalement, comme dans tous les foyers de France, en remplacement des compteurs actuels ? Pour mieux faire passer la manipulation, on lui a accolé l'adjectif "intelligent". Mais, en fait, pas tant que ça puisqu'il présente certains dangers touchant à la santé, à la sécurité et à l'économie. 
Au conseil municipal de début mai, j'ai interpellé Maryse Joissains pour lui demander de refuser d'en équiper Aix, sachant que c'est le maire qui dispose de ce pouvoir d'interdiction par délibération pour la commune et que ce compteur qu'on veut nous imposer n'est pas obligatoire. Les habitants eux-mêmes peuvent aussi empêcher individuellement ou collectivement la pose dudit compteur. 
A la date d'aujourd'hui, 173 communes ont déjà voté la décision et le nombre ne cesse d'augmenter de jour en jour. 
Pour répondre à ma question, Maryse Joissains a invité deux responsables d'ErDF à venir exprimer leur avis sur le sujet. Sans surprise, ils ont évidemment présenté et même vanté le nouveau dispositif de mesure et de contrôle de la consommation.
Découvrant totalement le problème à la faveur de mon exposé, la maire s'est cependant engagée, avant de se positionner, à faire étudier sérieusement le dossier et à rendre compte de ses conclusions.
En attendant la suite, il faut agir le plus tôt possible car cette importante mutation ne fait pas encore l'objet d'un grand débat public qui permettrait d'informer correctement la population sur les contraintes et les risques de tous ordres qui en découlent. Or, l'objectif de ce camouflage à grande échelle étant de tenir les consommateurs dans la naïveté ou l'ignorance, mieux vaut donc s'y prendre à l'avance pour ne pas tomber dans le piège… 

Le texte de mon intervention
(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré fléché en bas à droite du document)

De très nombreuses actions anti-LINKY sont menées en France :
http://refus.linky.gazpar.free.fr/

18 juillet 2016

C'est vérifié, les mauvais comptes publics ne font pas les bons amis...

Ce lundi a lieu la dernière séance du conseil municipal avant la pause estivale. C'est la 24ème depuis l'élection de mars 2014. L'ordre du jour comporte 71 rapports, soit un peu plus de 500 pages. J'en rendrai compte. En attendant, voici quelques brèves piquantes relevées lors de la séance précédente... 

contentieux

Exit le jardin du Casino !
En 2015, le produit des jeux n'a pratiquement pas changé. La Ville voit donc la part annuelle qui lui est due en application de la loi rester stable. Elle s'est élevée à 6,3 millions d'euros. Pour mémoire, il y a une dizaine d'années, elle atteignait jusqu'à 11 millions. Puis, au fil des ans, elle n'a cessé de diminuer.
Le conseil municipal a renouvelé pour une durée de 12 ans la délégation de service public au bénéfice du groupe Partouche, seul candidat à avoir postulé. A l'occasion de la négociation, Maryse Joissains avait promis de reprendre l'idée de la création d'un jardin public attenant à l'établissement de jeux comme cela avait été prévu lors de son installation mais qui n'a jamais été réalisé. Or, on a appris qu'à la place il est maintenant envisagé soit de faire un parking paysager de 200 places, soit de construire un cinéma multiplex avec un parking de 500 places dont 200 réservées au casino.
Un jardin minéral est-il un espace vert ?
Et à propos de jardin public, après la suppression de l'espace vert à l'entrée des Allées provençales, le sol a été minéralisé. Maryse Joissains avait pourtant vanté ce jardin d'un hectare pour végétaliser la place. J'ai fait observer, non sans malice, qu'on ne pouvait pas continuer à appeler ce lieu Jardins de Cezanne. J'ai suggéré de le renommer esplanade, ce que la maire a admis comme étant plus approprié.

jardinet - Copiejardin sextius - Copie
(Clic sur les images pour agrandir)
Clichés pris lors de la création du jardin en 2007 qui a disparu en 2015 ! 

contentieux 2 - Copie

Hôtel de Caumont : la Ville attaquée par le nouveau propriétaire !
On le sait, parmi d'autres biens patrimoniaux publics importants, la municipalité a vendu ce joyau à la société Culturespaces pour 10 millions d'euros. En réalité, le nouveau propriétaire privé n'en a payé que 8,4. C'est la Ville qui a déboursé le reste, soit 1,6, avec 48% de cofinancements (ex-CPA, Région, Etat), pour restaurer les façades. On nous avait assuré que tout était transparent. Ben non ! L'explication est la suivante.
Culturespaces étant une structure sous statut privé, elle ne pouvait pas solliciter des subventions auprès des collectivités. Alors, par un petit tour de passe-passe, c'est la Ville qui avait fait la démarche à sa place. Et elle demande maintenant à l'acheteur de lui rembourser sa mise en propre de 857.000 euros. En remerciement pour ce cadeau de luxe, ce dernier refuse de s'acquitter de la somme et attaque la Ville devant les tribunaux. Quant aux autres 789.393 euros publics, ils sont toujours bien au chaud dans le coffre de Culturespaces, la mairie ne manifestant aucune intention d'en informer les cofinanceurs qu'elle a blousés. Question : l'arnaque est-elle légale ?

conservatoire hotel de caumont
(Clic sur l'image pour agrandir)
L'Hôtel de Caumont qui accueillait le conservatoire de musique
 

Rythmes scolaires : la CAF contribue à l'effort
Maryse Joissains a beaucoup traîné les pieds pour mettre en place la réforme. Certes, cette nouveauté a demandé un effort budgétaire. Mais est-ce une raison pour le refuser quand on sait que l'éducation d'un enfant n'a pas de prix même si elle a un coût ? A l'occasion de la discussion sur le compte administratif, je me suis fait le plaisir de rappeler que l'apport de la Caisse d'allocations familiales a permis de réduire la dépense d'un bon tiers. 
Stationnement : perte de recettes
L'année 2015 a enregistré une baisse notable de 12,48% des recettes du stationnement (horodateurs, parkings et vignettes résidents). Y aurait-il donc, comme on a voulu nous le signifier, un sursaut civique spontané des automobilistes entraînant moins de verbalisations pour stationnement gênant ou interdit et meilleur usage des transports en commun ? On a peine à l'admettre, l'augmentation de la fréquentation des parcs-relais ne pouvant pas tout expliquer. Il est difficile de faire ces corrélations, ne serait-ce que parce que le nombre global de places dans les parcs-relais est loin d'égaler celui des parkings (5.810) et des places payantes sur voirie (environ 3.000). 

parking carnot - Copie
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Voirie : des trous et des bosses…
On nous affirme que les dépenses engagées pour l'entretien de la voirie sont élevées. Mais la réfection est-elle vraiment une priorité pour la municipalité ? C'est à en douter car les Aixois constatent chaque jour l'état catastrophique de nombre de rues, chaussées et trottoirs, tant en centre-ville que dans les quartiers, avec trous, bosses, rapiècements et bricolages divers.
A ce sujet, j'ai une nouvelle fois demandé où en étaient les procédures de recours contre les malfaçons concernant l'avenue Jean-Giono qui est toujours dans un piteux état depuis la fin des grands travaux de terrassement qui avaient été menés il y a déjà trois ans pour installer les conduites du chauffage urbain. Il paraît que cela avance. On ne peut faire meilleur éloge de la lenteur...

16 septembre 2016

Sur France 3, le poing au sujet des affaires judiciaires des Joissains

Après Marianne, c'est au tour de France 3 de s'intéresser aux affaires judiciaires de la mairie. La chaîne régionale a souhaité recueillir mon avis sur les suites données à l'arrêt du Conseil d'Etat ayant annulé le contrat illégal d'Alain Joissains signé par Maryse Joissains... 

LAC France 3 14

C'est surpris, sans l'être tout à fait, qu'après l'article du magazine Marianne j'ai également été contacté par France 3 Provence Alpes pour une interview à propos de l'affaire du contrat de directeur de cabinet d'Alain Joissains signé par Maryse Joissains et annulé définitivement par un arrêt du Conseil d'Etat le 2 février 2015 en ma faveur après dix années de procédures devant cinq juridictions.
Le journaliste, Jean-François Giorgetti, spécialiste des affaires judiciaires sur la chaîne régionale, a voulu enquêter sur plusieurs dossiers impliquant la mairie. Il a notamment souhaité faire le point sur les suites données. Pour ce qui concerne mon action, il a cherché à savoir où en était l'exécution de la sentence qui devait intervenir dans un délai de trois mois. Je lui ai donc expliqué qu'elle n'était à l'heure actuelle, soit 19 mois après, que très partiellement accomplie. En effet, seule la moitié de la somme de mes frais m'avait été remboursée par la mairie en août de l'an dernier, et encore, sur mon insistance auprès des services. Alain Joissains, lui, ne m'a toujours pas versé l'autre moitié.
Pour ce qui est de la restitution de la totalité de ses salaires indûment perçus, 476.000 euros brut, il a contesté devant le tribunal administratif un premier titre de recette du Trésor public établi sur la base de calculs des services municipaux ne s'appuyant que sur la seule différence divisée par deux (!) entre les salaires qu'il aurait dû recevoir si la loi avait été respectée et ceux qu'il a réellement perçus.
Depuis, l'affaire a viré au cocasse. Devant ce refus, Maryse Joissains a pris un arrêté pour soi-disant défendre les intérêts de la Ville contre lui ! Mais, cela n'est qu'une pantalonnade de plus car le contrat et ses avenants étant annulés, et donc réputés n'avoir jamais existé, c'est bien l'ensemble de tout ce qu'a empoché Alain Joissains qui doit être rendu aux Aixois. Trois euros par habitant, quand même ! 
En ayant assez de ce petit jeu, ce début août, j'ai saisi le préfet par lettre recommandée pour l'informer de ces faits et lui demander instamment d'agir pour mettre un terme à ces effets aussi peu respecteux de la chose jugée que dilatoires. J'attends la réponse…

CM 8 29

 

Sur les mêmes affaires, l'article de Marianne :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/09/09/34298786.html

20 septembre 2016

La riposte de Démocratie pour Aix au magazine bisounours de la mairie

Maryse Joissains assure sa propagande à sens unique avec l'argent des Aixois en bafouant le droit d'expression de l'opposition. Nous avons donc décidé de publier sur nos fonds propres un contre-bilan pour rétablir quelques douloureuses vérités que la mairie cache aux Aixois. Il est disponible ici...

DPA mag couvertures comparées
(Clic sur l'image pour agrandir)
Couvertures comparées du magazine, celui de la mairie et celui de notre groupe

En juin, la mairie a publié un numéro du magazine municipal intitulé Horizon 2020 (suivez mon regard, l'année des prochaines élections municipales !). On y découvre une propagande à sens unique sur 24 pages, toutes à la gloire de Maryse Joissains.
A aucun moment, l'opposition n'a été informée de cette publication et nous ne l'avons appris qu'une fois imprimée. Nous n'avons pas eu le droit de nous exprimer, contrairement à ce que prescrit la loi.
Face à cet empêchement et à la présentation idyllique des sujets traités, notre groupe Démocratie pour Aix a décidé de produire un contre-bilan reprenant la quasi-totalité des projets et des dossiers (voir le document en fin d'article).
Pour bien fixer les choses et les idées, je rappelle que le magazine municipal est payé par les Aixois. Le nôtre comporte 12 pages et a été entièrement financé sur nos fonds propres.
Nous avons commencé à le diffuser en milieu de semaine dernière via les réseaux sociaux et sur les marchés de la ville. Il est aussi disponible sur notre site et sur Facebook (voir liens ci-dessous).
Notre magazine fait le point sur quelques vérités toujours bonnes à dire quand il s'agit de rétablir la réalité de faits que la mairie voudrait cacher aux Aixois. Nous y exposons nos prises de positions, nos propositions et le résultat de nos interventions au conseil municipal. Nous vous en faisons juges.
Ne pas hésiter à partager et à faire circuler auprès de vos amis et de tous vos contacts.

LAC mag DPA 17
(Clic sur l'image pour agrandir)
Samedi matin, Edouard Baldo, Gaëlle Lenfant, Charlotte de Busschère, Hervé Guerrera
et moi-même étions en divers points des marchés du centre-ville

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré fléché en bas à droite du document)
Magazine Démocratie pour Aix septembre 2016



Notre magazine est aussi disponible ici : 
http://democratiepouraix.fr/2016/09/13/horizon-2020-le-triste-bilan-de-notre-ville/ 
Notre site d'information Démocratie pour Aix : 
http://democratiepouraix.fr/ 
Notre site Facebook : 
https://www.facebook.com/democratiepouraix/

28 juin 2016

Taxes et tarifs en hausse : Comment Joissains fait les poches des Aixois...

Chaque année, le conseil municipal se penche sur le compte administratif de l'exercice civil précédent. Cela permet de vérifier au centime près l'usage qui est fait de l'argent public. Et, comme d'habitude, Maryse Joissains prétend qu'elle n'augmente pas la fiscalité directe. Ah la bonne blague ! Evidemment puisque sa méthode consiste à faire quand même les poches des Aixois par d'autres moyens ! Voici comment... 

impots

C'est une obligation et C'est un rituel. A cette période-ci, le conseil municipal se prononce sur le compte administratif qui couvre l'année civile précédente. Tout y est retracé ligne par ligne, dépenses et recettes en fonctionnement et en investissement, jusqu'au moindre petit centime car cela concerne l'utilisation faite par la collectivité de l'argent public.
En annexe, sont également consignées avec la même minutie de précieuses informations très détaillées sur les emprunts, les crédits, les dettes, les subventions reçues et les subventions accordées, tous les biens communaux, le personnel municipal et bien d'autres encore. Tout est classé en chapitres.
Il s'agit donc d'un bilan qui offre une vision complète de la gestion de la commune, avec une partie dite contrainte liée aux services obligatoires prévus par la loi et une partie qui révèle les choix politiques de la majorité. Une délibération accompagne tous ces documents pour en résumer les grandes lignes.
A première vue, l'étude de toutes ces données peut paraître fastidieuse. Mais, il est très instructif d'en prendre connaissance car les chiffres, dont la profusion peut en rebuter plus d'un, font ressortir l'orientation et le sens de la politique menée.
Comme je l'ai annoncé dans mon précédent article, l'adjoint aux finances a fait une présentation du bilan à la fois flatteuse pour l'équipe de Maryse Joissains mais plus nuancée s'agissant des perspectives pour l'année en cours.
Pour 2015, le solde net global de clôture du compte administratif s'élève à peine à 2,3 millions d'euros, un plancher jamais encore atteint. Cette somme sera utilisée pour constituer le budget supplémentaire 2016 qui viendra compléter le budget primitif présenté fin mars.
Je vous épargnerai les calculs ainsi que les motifs et décisions qui permettent d'obtenir ce résultat car ce n'est pas l'objet de cet article. Je souhaite simplement faire savoir que, comme d'habitude, Maryse Joissains en impute essentiellement la responsabilité à la baisse des dotations de l'Etat et à l'application de la réforme des rythmes scolaires, qui ont bon dos puisque la baisse des dotations n'a pas commencé avec l'élection de notre président de la République actuel mais dès 2008 avec le précédent qui avait plombé les comptes de la France en alourdissant la dette de 600 milliards.
Dans mon intervention, j'ai préféré me concentrer sur la fiscalité municipale pour démasquer le battage opéré depuis plusieurs années par la maire et son adjoint sur le prétendu maintien des taux fiscaux.
La vérité est toute autre. En effet, jamais les impôts indirects que représentent les recettes des tarifs et de taxes diverses n'ont connu systématiquement des hausses importantes. Pour le détail, je renvoie les lecteurs au second lien ci-dessous.
Autrement dit, contrairement à l'impôt direct progressif qui s'applique selon le niveau de revenus des ménages, on fait passer à la caisse tous les Aixois de manière indifférenciée, ce qui est injuste. C'est la méthode Joissains : je n'augmente pas les impôts mais je vous fais les poches par tous les moyens...

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"Deux séances publiques, de longs débats et des échanges parfois musclés" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/06/23/34005338.html

"Non, Maryse Joissains, les vessies ne sont pas de lanternes !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/04/19/33684956.html

CM 23 20

22 avril 2016

Conseil de territoire : Hi hi, Maryse Joissains larguée par les siens !

La deuxième réunion du Conseil de territoire du Pays d'Aix d'hier a changé la donne. Au fil des divers rapports budgétaires à voter sur décision du Conseil de métropole, on a vu des maires vouloir maintenant défendre leurs seuls intérêts communaux au sein de la nouvelle institution. Ils ont donc peu à peu largué Maryse Joissains qui semble désormais isolée dans sa contestation. Récit...

métropole saint-cannat

Hier, a eu lieu la deuxième séance publique du Conseil de territoire du Pays d'Aix. Avec à l'ordre du jour, 33 rapports dont 25 pour avis et les autres pour décision. Le distinction n'est pas sans importance. Les premiers concernent des sujets de fond et émanent directement du Conseil de métropole qui en est le décideur et consulte ensuite les élus territoriaux. Les seconds permettent à ces derniers de voter sur des sujets de forme.
Plusieurs rapports portaient sur les budgets annuels distincts : d'abord budget primitif, puis budgets aménagement, transports, élimination des déchets, assainissement. Désormais, comme la loi le prévoit, c'est le Conseil de métropole qui en assure la gestion. Or, Maryse Joissains a proposé de rendre des décisions et non des avis sur deux délibérations relatives à des subventions culturelles et sportives. Elle a pris là un risque juridique qui peut se retourner contre elle.
Autre moment de trouble, cinq délibérations pour avis ont été retirées de l'ordre du jour. Elles devaient valider l'affectation des résultats 2015 issus des comptes administratifs dans les domaines énumérés ci-dessus.
La présidente et son adjoint aux finances ont voulu signifier qu'ils n'étaient pas d'accord avec la gouvernance métropolitaine et surtout pour faire pression sur Jean-Claude Gaudin. Le hic, c'est que le Conseil de métropole doit se réunir le 28 avril pour fixer et voter son premier budget avant la date limite légale du 30 avril. Y aura-t-il blocage du processus ? On en saura plus à ce moment-là.
Ces dernières escarmouches des opposants à la métropole sont censées manifester de la méfiance. Mais c'est peine perdure car la loi est là et a bien commencé à s'appliquer.
Le gros morceau qui a clos la réunion a porté sur les conséquences fiscales de l'entrée du Pays d'Aix mais aussi des cinq autres intercommunalités dans la métropole. Gérard Bramoullé a tenu un discours apocalyptique pour prévenir contre la hausse des impôts, tout en reconnaissant que les taux de la fiscalité allaient être lissés, c'est-à-dire étalés, pour être harmonisés sur une douzaine d'années afin d'en amortir la portée. C'est prévu dans la loi. Mais non, il fallait faire peur et tenter de rallier les maires au point de vue de Maryse Joissains.
Plusieurs d'entre eux ont d'ailleurs pris la parole. Et l'on s'est aperçu qu'il n'y a plus vraiment unanimité pour continuer à protester contre la métropole. D'un côté, ceux qui se sont alliés à des maires hors le Pays d'Aix pour s'aligner sur Jean-Claude Gaudin. De l'autre, ceux qui ont proposé de voter contre ou de s'abstenir jeudi prochain à Marseille. Une autre catégorie n'a pas exprimé d'avis aussi tranchés, ce qui laisse penser qu'ils agiront en leur propre nom.
Le vote contre et l'abstention ont donné lieu à des discussions surréalistes et même comiques. Peut-on voter contre ou s'abstenir au risque de devoir subir des représailles de Marseille ? Faut-il voter pour en expliquant que l'on n'est pas d'accord ? Dilemme infernal pour des élus très majoritairement de droite : choisir de se positionner ou non en opposition dans son même camp.
Un maire, celui d'Eguilles, qui avait lancé les recours contre l'Etat et la loi métropolitaine, a fini par admettre que, quelle que soit l'attitude adoptée, Jean-Claude Gaudin détient la majorité et que son budget sera de toute façon voté.
Mais ce qu'il ressort de ces discussions, c'est qu'à l'issue de la soirée d'hier Maryse Joissains a perdu la main. On peut même dire qu'elle est carrément larguée, car il n'y a plus de cohésion autour d'elle, chaque maire voulant jouer sa propre partie pour défendre ses seuls intérêts communaux.
La partie de poker est pratiquement terminée. Et tout le monde devrait rentrer dans le rang d'ici peu.

métropole bilan Laurent Théry prov 15métropole bilan Laurent Théry prov 15

29 avril 2016

Le BHNS d'Aix, un bus à haut niveau de sévices ?

Le projet du Bus à haut niveau de service, désormais nommé l'Aixpress, a été présenté dans le cadre de quatre grandes réunions publiques. De très nombreuses informations ont été livrées à la population visiblement séduite. Mais le BHNS suffira-t-il pour résoudre tous les problèmes de circulation et de stationnement ? Et à quel prix ? J'ai assisté aux réunions...

BHNS

Quatre réunions publiques, pompeusement qualifiées d'"ateliers urbains", ont eu lieu sur deux semaines dans différents quartiers de la ville. A chaque étape, des informations spécifiques étaient livrées sur la portion du BHNS affectant le secteur concerné : dans l'ordre, Encagnane, Ouest (Jas de Bouffan), Centre (centre-ville) et Facultés pour le sud-est.
J'ai assisté à la première. Et à l'ultime qui s'est déroulée hier soir à la faculté de droit. Je n'ai pas pu me rendre à la deuxième car j'étais retenu par d'autres obligations et à la troisième car au même moment la mairie avait programmé une autre réunion publique en vue de la requalification globale des places des Prêcheurs, Verdun et Madeleine. J'y reviendrai dans un prochain article.
Pour le BHNS, ayant été membre du jury devant sélectionner l'opérateur du projet, j'avais pour ainsi dire le devoir supplémentaire d'être aux rendez-vous.
Pour chaque réunion, un même rituel a été installé : présentation du projet avec une vidéo montrant le tracé virtuel complet, détails sur le secteur du jour et échanges avec la salle. J'ai été étonné d'observer que les deux réunions les plus fréquentées ont été celles d'Encagnane et du centre-ville. Il y a eu moins de monde au Jas de Bouffan et à la faculté.
Que retenir de tout cela ? On le sait, le BHNS parcourra un tracé de 7,2 km en 19 stations en 30 minutes avec une fréquence de passage toutes les 7 minutes en heures de pointe (la moyenne actuelle des bus du réseau Aix en bus est de 8 minutes) allant de Saint-Mitre, à l'ouest, jusqu'au parc Krypton, au sud-est.
A l'origine, le projet envisageait un parcours de 9,3 km, reliant le Jas de Bouffan à l'entrée de la route de Nice. Mais il a ensuite été amputé pour deux raisons : prolongement vers Saint-Mitre et terminus ramené au Krypton, tout en restant traversant d'ouest à est. Et à chaque bout de ligne, il est prévu un parc relais, celui de l'ouest étant à construire grâce à l'économie réalisée sur les 2 km supprimés.
Je ne suis pas intervenu lors de la première réunion mais je l'ai fait hier soir car je vis dans le secteur sud concerné par le passage du bus le long de l'avenue Robert-Schuman. J'ai donc exposé ceci.
D'abord, mon regret du raccourcissement du parcours car le tracé initial me semblait mieux répondre à l'entrée et à la sortie au niveau de la route de Nice pour les milliers de personnes venant travailler à Aix par là. Ensuite, j'ai insisté sur les problèmes de circulation et de stationnement dans les quartiers des facultés et limitrophes, sans oublier celui d'Encagnane, particulièrement saturé et soumis à une extrême pollution. Les Aixois savent qu'une partie très étendue du sud d'Aix est quotidiennement encombrée et que les bouchons sont permanents aux heures de pointe.
Des prix hors de prix ?
Des facteurs aggravants risquent d'amplifier ces phénomènes. Par exemple, l'augmentation prévisible du nombre d'étudiants dans le cadre du Plan Campus qui sera plus attractif que les anciens bâtiments. Par ailleurs, la suppression totale de plusieurs centaines de places de stationnement sur voirie le long de l'avenue des Belges, du boulevard Victor-Hugo, de l'avenue Maurice-Blondel (entre la gare SNCF et le Rectorat) et surtout de l'avenue Robert-Schuman ainsi que de l'avenue Gaston-Berger va faire reporter la recherche de places un peu plus jusqu'au Pigonnet - c'est déjà le cas avec les étudiants qui vont à leurs cours dans les divers sites universitaires et les nombreux salariés qui immobilisent gratuitement leurs véhicules toute la journée pour aller à leurs lieux de travail en bus ou en car -, et cela va provoquer une saturation complète de l'ensemble du secteur sud.
Autre fait porteur de nuages, la nouvelle sous-préfecture située à l'angle des avenues Pierre-Brossolette et Winston-Churchill ouvre officiellement le 3 mai mais aucun stationnement public n'a été prévu en son sein. J'ai récemment rencontré le sous-préfet qui m'a dit, un rien sardonique à l'égard de la municipalité "Mais voyons, cher monsieur, il paraît qu'il y a le parc Krypton qui va passer de 300 à 900 places". Sauf que 600 places de plus seront loin d'absorber celles qui seront supprimées.
Le BHNS et les tarifs très réduits du parc Krypton sauront-t-ils convaincre les habitués de la bagnole ? Rien n'est moins sûr quand on sait que les prévisions d'augmentation de fréquentation des transports collectifs pour les dix prochaines années, comme cela est indiqué dans le Plan de déplacements urbains (PDU), se limitent à un timide 5%.
Enfin, j'ai interrogé les personnalités à la tribune sur le coût de ce BHNS dont la seule dépense annoncée est actuellement évaluée à 84 millions d'euros hors taxe. Ma question portait sur le nombre de bus électriques nécessaires pour assurer le service et le prix à payer pour cette flotte de matériels roulants. J'ai eu bien du mal à le leur faire dire. Finalement, on m'a indiqué qu'il fallait tabler sur dix à douze bus de 75 places et que, dans la meilleure des hypothèses,
 le prix minimum total serait d'environ 1,5 million d'euros. Pour ne fâcher personne, je n'ai pas eu l'outrecuidance de rappeler que la plupart des projets, quels qu'ils soient, finissent souvent par des surcoûts dépassant les enveloppes initiales. Pour mémoire, en 2015, le BHNS était estimé d'abord à 60 millions puis à 66…

Le tracé virtuel du BHNS

Un excellent document complet du tracé détaillé quartier par quartier 
(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré à flèches en bas à droite du document)

"Et maintenant un BHNS en marche arrière…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2014/10/28/30846950.html

1 février 2016

Respect des engagements pris et transparence de l'action publique

Samedi matin, l'ambiance était conviviale à l'occasion de la deuxième cérémonie officielle de vœux de notre groupe Démocratie pour Aix. Edouard Baldo a insisté sur les deux principes qui doivent fonder notre travail au service de tous les Aixois : le respect des engagements pris et la transparence de l'action publique...

DPA voeux 2016 baldo
(Clic sur l'image pour agrandir)

Nous n'avons pas choisi par hasard l'avant-dernier jour de janvier pour présenter nos vœux. En fait, nous avons souhaité en faire une forme de conclusion de la longue série de cérémonies à travers la ville.
Samedi matin, les Aixois sont venus dans la grande salle de nos locaux pour écouter les discours qui ont fait un lien entre le bilan de l'année écoulée et les perspectives et initiatives de la nouvelle.
Gaëlle Lenfant a retracé les événements majeurs nationaux et régionaux et fait état de l'implication et du travail des élus de notre groupe tant au conseil municipal que lors de rencontres avec les associations et les Aixois eux-mêmes.
Ce fut ensuite au tour d'Edouard Baldo, président de Démocratie pour Aix de prendre la parole.
La cérémonie s'est achevée par un apéritif convivial pris dehors grâce aux bonnes conditions météo, ce qui a permis aux invités de poursuivre les échanges.

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le rectangle en bas à droite du document)

DPA voeux 2016 prov 31

21 décembre 2015

La Métropole en attente de la décision du Conseil constitutionnel...

Discordances et confusion ont marqué l'ultime séance de la Communauté du Pays d'Aix. Dans l'attente de la décision du Conseil constitutionnel sur le nombre et la répartition des sièges, la mise en place officielle de la métropole est retardée... 

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La dernière séance officielle de la CPA
(Clic sur l'image pour agrandir) 

Je l'ai relaté dans mon article de vendredi, fait rarissime sinon inédit, dans la même semaine, nous avons eu droit à deux séances publiques. Comme cela est parfois le cas, on retrouve certains sujets identiques au conseil municipal et à la communauté du Pays d'Aix.
Par exemple, au CM, il a été question du rapatriement des grands équipements culturels mais aussi de la métropole. Et à la CPA de jeudi, est revenue également l'évaluation du transfert des charges entre les deux collectivités pour ces structures.
Ce retour à Aix du musée Granet, du Centre chorégraphique national et du Grand théâtre de Provence a été décidé par Maryse Joissains au prétexte qu'ils souffriraient d'être absorbés par la métropole. Selon, elle, il faut donc les protéger. Comme signe de défiance et de mauvaise volonté à rejoindre une entité mutualisant les forces, on ne fait pas mieux.
A Saint-Cannat, en prélude à l'ordre du jour, les échanges sur la situation de la métropole ont occupé une heure. Une heure consacrée aux arguties et aux épisodes juridiques qui émaillent sa mise en route, chacun des maires ayant pris la parole faisant valoir son opinion hostile au processus de regroupement en une collectivité unique.
Après la décision du Conseil d'Etat de saisir le Conseil constitutionnel sur la question du nombre et de la répartition des sièges qui a enrayé la machine, rien ne peut se dérouler comme prévu.
Comble de la discordance entre les points de vue des uns et des autres, le même jour, comme tous les élus des six intercommunalités métropolitaines appelées à fusionner, j'ai reçu la convocation signée de la main de Jean-Claude Gaudin nous invitant à participer au conseil territorial. Mais la réunion a finalement dû être reportée car il va falloir attendre quelques semaines avant que ne tombe le verdict qui fixera le sens à prendre. On en est là.
Parmi les gros dossiers présentés jeudi, il y avait le vote des délibérations liées au Schéma de cohérence territoriale (SCOT), au Plan de déplacements urbains (PDU) et au Plan local de l'habitat (PLH). Les débats avaient déjà eu lieu en février dernier. Pour ma part, j'ai tenu à intervenir de nouveau sur la question du logement pour rappeler que, si le logement très social est mieux pris en compte, il reste toutefois que le projet est très insuffisant car il ne permettra aucunement de rattraper les énormes retards accumulés pendant plus de 10 ans dans ce domaine.  

Dans La Provence...
CM 19 15

CPA 12 17
Article à lire :
http://www.go-met.com/aix-en-provence-conseil-municipal-tourne-vers-metropole/

logo go-met
Le site Go-met
http://www.go-met.com/

métropole convocation JCG 17

 

13 octobre 2015

Le Ravi d'octobre ausculte le paysage politique avant les régionales

une ravi 133

Tout est politique. Travailler, se déplacer, se loger, s'alimenter, se divertir. Ne pas le voir ou ne pas s'y intéresser, c'est aliéner son droit de réfléchir, de critiquer, de s'exprimer. Tout découle de décisions prises en notre nom par le pouvoir politique. On ne peut donc échapper à choisir qui nous gouverne.
Le
Ravi d'octobre a mené sa grande enquête en sortant son stéthoscope pour ausculter le paysage à quelques semaines des élections régionales. Une façon de nous aider à y voir plus clair sur les forces en présence. Libre à chacun ensuite de faire le tri pour évaluer les meilleures solutions ou les moins pires.
Pour le même prix, on peut aussi découvrir un regard sur les boues rouges toxiques rejetées au large de Marseille, sur les divers 
"crimes climatiques" en cours, en faisant au passage ravaler ses algues à la pseudo écolo Maud Fontenoy, sur les tentatives de sauvetage permanent de la presse régionale, ici celle de Var matin, et sur la "démocratie" du maire de Salon. Le mensuel publie aussi un reportage dessiné sur la bataille des salariés de Nexcis.
Au total, un bouquet d'informations diverses qui, d'une manière ou d'une autre, ne peuvent nous laisser indifférents. Le Ravi 
ne délaisse jamais pour autant sa plume bien trempée, sa causticité et sa bonne humeur pour nous régaler de brèves et de dessins bien sentis.

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21 novembre 2015

Le Ravi de novembre, l'antidote pour voter aux régionales avec notre tête

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Ayant laissé passer une petite semaine avant la reprise d'une activité plus régulière du blog, je ne veux surtout pas oublier de signaler que le Ravi de novembre est bien en kiosque.
Les élections régionales devant se dérouler dans quinze jours, il est opportun de s'informer plus amplement sur ce scrutin essentiel pour notre territoire. En espérant que, pour surmonter les moments tragiques qui ont cours, les électeurs se mobilisent massivement et montrent qu'ils sont déterminés à ne rien céder sur leurs droits et leurs pouvoirs démocratiques.
Au menu donc, un beau travail concret et clair sur les enjeux de décembre et une analyse sur les principales candidatures dans notre région.
Je conseille en particulier l'interview sans langue de bois du candidat Christophe Castaner pour la gauche. On sera agréablement surpris par sa connaissance parfaite des dossiers y compris les plus pointus -il a été vice-président de Michel Vauzelle-, la qualité du détail de ses propositions et l'authenticité de sa personnalité qui font de lui un homme intègre et résolu.
Le Ravi, c'est aussi un joli bouquet d'articles, de rubriques décalées et de dessins humoristiques qui rendent la lecture passionnante et titillent nos neurones. Un numéro à ne pas rater si l'on veut voter avec sa tête plutôt qu'avec ses pieds.

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10 novembre 2015

Métropole : Fiasco pour Maryse Joissains, cocorico pour Jean-Claude Gaudin

Ambiance surréaliste hier matin au palais du Pharo pour la séance d'ouverture de la métropole Aix-Marseille-Provence ! Comme elle l'avait annoncé, Maryse Joissains a fait son impayable tour de piste et a ensuite quitté la salle. Les amis de Jean-Claude Gaudin ont pris la relève et l'ont fait élire président. Pour un scénario jamais vu, c'est vraiment du jamais vu...

joissains gaudin métropole victoire

Où en étions-nous au juste ? Ah oui, ça me revient tout à coup, Maryse Joissains déclarait vouloir ouvrir puis immédiatement clore la séance d'installation de la métropole. Et elle l'a fait ! C'était sans compter sur quelques huées, de sévères critiques venant de son propre camp politique, suivies de son départ du palais du Pharo, estimant sa mission divine achevée… et de la reprise en main de la séance par le deuxième doyen de l'assemblée et les élus qui n'avaient pas quitté les lieux.
Cette parade était-elle déjà prête en sous-main ? Toujours est-il que c'est ainsi que Jean-Claude Gaudin a pu être élu président. Un scénario à rebondissements sans doute jamais vu. Même si elle s'en défend en essayant de retourner l'attaque ("C'est une défaite de Gaudin !") Maryse Joissains a bel et bien perdu son pari de faire ajourner l'officialisation de la métropole.
Par son attitude obstructive, elle a réussi à se mettre à dos les Marseillais, mais pas que, pas mal d'élus du Pays d'Aix et du département. Cela faisant, elle a terni encore un peu plus son image en s'obstinant à jouer les matamores jusqu’àu-boutistes, entachant aussi dans son sillage la réputation des habitants de sa communauté d'agglomération.
Victoire toutefois relative donc pour Jean-Claude Gaudin. Et énorme fiasco pour Maryse Joissains, ce qui démontre qu'elle était minoritaire alors que son pifomètre lui faisait penser le contraire.
Si la maire d'Aix considère avoir été "urbaine", comme elle l'a dit à propos de son discours, et en donnant la parole à la salle (échanges houleux), sa nature est vite ressortie par tous ses pores.
Petit florilège de son vocabulaire tout en élégance et raffinement :
* Alors que la présidente de l'agglomération du pays d'Aubagne avait empoigné le micro en lui disant "Je suis dans l’obligation de constater que tu ne veux pas appliquer l’ordre du jour. Je demande donc à Guy Tessier de venir à la tribune.", Maryse Joissains, excédée, le lui a arraché en lâchant "Oh, tu veux des coups ?".
* A la sortie, devant les caméras : "Si on va sur moi avec une kalachnikov, je vais pas prendre le fleuret moucheté".
* Puis, toujours fine : "Quand je suis huée parce que j’ai dit non, je trouve que c’est pathétique. Ce sont des méthodes de voyous."
* Et vendredi déjà : "Nous ne sommes pas des peigne-culs." […] "Je suis ravie de ne pas me les geler demain en restant à la porte." […] "Je compte ouvrir la séance sans fioritures, sans combat, sans bordel."
* Et encore : "Là dessus, on lui dit [à Gaudin] que son entourage a fait des conneries et qu’il est bien obligé de se mettre au niveau des autres présidents d’EPCI en venant à la réunion."
* Dimanche : "Moi, j’irai lundi quoi qu’il arrive. Ceux qui ne veulent pas venir, qu’ils prennent leurs responsabilités, qu’ils se mettent ’les couillettes au frais'."
Une chose est sûre, et c'est bien déchirant pour sa postérité et pour l'humanité entière, ce lundi, Maryse Joissains a aussi définitivement gâché son ultime chance d'entrer un jour à l'Académie française !

3 novembre 2015

Maryse Joissains aime tancer tout le monde... sauf elle-même !

Pour la métropole, elle demande au préfet des audits sur la gestion de la ville Marseille alors qu'elle n'y est pas habilitée. Et pour créer son Conseil des étudiants aixois, elle se passe des règles de transparence démocratique. Délirant...

joissains propagande - Copie

Oui, et alors ? me direz-vous. Quel rapport y a-t-il entre ces deux sujets ?
Alors que le 9 novembre s'ouvre la séance inaugurale de la métropole Aix-Marseille-Provence, la récente lettre de Maryse Joissains au préfet montre qu'elle aura essayé de faire feu de tout bois pour contester jusqu'à l'absurde le bien-fondé de sa création. Dans cette missive largement diffusée, elle s'aventure à demander au représentant de l'Etat de lancer plusieurs audits sur la gestion de la ville de Marseille, une gestion qu'elle décrit comme étant calamiteuse.
Cela faisant, soit elle confond les fonctions des institutions, soit elle en ignore encore vraiment tout ! Car ce type d'audits ne peut relever au mieux que de la ville elle-même, donc en interne, ou au pire que de la Chambre régionale des comptes dont c'est le rôle, en externe.
A peine arrivée à la mairie en 2001, Maryse Joissains avait lancé des audits sur la gestion du maire précédent, comme par hasard à quelques mois des élections cantonales, histoire de faire un peu de bruit dans les urnes. Pour ceux qui l'auraient oublié, aucun de ces audits n'avait révélé quoi que ce soit de litigieux et la maire nouvellement élue avait laissé tomber en n'y donnant aucune suite.
On peut aussi se demander comment elle réagirait si une collectivité voisine s'avisait de vouloir venir mettre son nez dans sa propre gestion d'Aix. Voilà pourquoi Maryse Joissains se décrédibilise au plus haut point. En est-elle seulement consciente, prise dans le maelstrom de sa propre hystérie ?
L'autre sujet concerne la mise en place d'un Conseil des étudiants aixois, censé recueillir leur opinion et leur permettre de s'engager dans la vie citoyenne de la ville. Or, pour siéger dans ce CEA, les étudiants devaient faire acte de candidature et seules les trente premières pourraient en faire partie. Outre le fait qu'ont été totalement écartées les instances représentatives réellement élues des étudiants qui siègent notamment dans les universités, il m'a été rapporté sous le sceau de la confidence que le recrutement des membres du Conseil n'aurait pas été tout à fait neutre. Un tri a-t-il été opéré en amont et, si oui, par qui ? Mystère.
Alors, on le voit, pour les leçons de bonne conduite, la mairie actuelle ne peut franchement pas se poser en exemple.    

8 juin 2015

Le Ravi de juin, un numéro à claviers croisés avec Marsactu

une ravi 130 - Copie
(Clic sur l'image pour agrandir) 

Les médias vraiment indépendants ont besoin de notre soutien, en plus de leur propre entraide.
Ce mois-ci, le Ravi accueille dans ses colonnes Marsactu en passe de réactiver son site en proposant une nouvelle formule. C'est donc une rédaction à claviers croisés qui a produit la matière, ce qui s'est concrétisé par une double une exceptionnelle, le tout imprimé tête-bêche.
Un épais dossier vérité est consacré au galéjeur Jean-Claude Gaudin, et un autre non moins fouillé au réchauffement climatique dont ces derniers jours ne sont qu'un léger hors-d'œuvre.
Les articles ne font pas de cadeaux pour asséner quelques coups là où ça fait mal, tordre le cou aux idées reçues et sensibiliser aux batailles collectives et individuelles à mener sans baisser les bras.
Les autres rubriques sont du même acabit et les dessinateurs semblent eux aussi s'être déchaînés à l'unisson pour nous faire sourire et réfléchir.
Pour sûr, c'est encore un numéro à ne pas rater. Voyez-en le sommaire complet ci-dessous.

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6 octobre 2015

Le préfet dit : Maryse Joissains n'a pas le droit de créer sa métropole !

Le préfet de région vient de rappeler le droit à Maryse Joissains. Son initiative de création d'une métropole réduite au Pays d'Aix n'a aucune assise juridique. Nouvelle colère inutile en vue ?

métropole préfet MJM

Actualisation : mercredi 11h30 : voir en fin d'article
A vrai dire, je la pressentais et je l'espérais un peu cette riposte du préfet de région aux loufoqueries de Maryse Joissains sur la création de "sa" métropole naine.
Lors de la longue séance du conseil municipal de la semaine dernière, pendant deux pleines heures, Maryse Joissains avait encore rabâché à l'envi tous ses propos anti bien connus. Et, dans la foulée, elle avait proposé une délibération pour faire entériner cette création sauve-qui-peut en dépit du bon sens et surtout totalement contraire aux lois d'organisation territoriale.
Nous l'avons alertée sur l'infaisabilité intrinsèque de son projet. Notamment à propos de l'argument qu'elle avançait sur les données démographiques qu'elle estimait suffisantes pour justifier en droit sa sécession de la grande métropole Aix-Marseille-Provence qui, elle, entrera bien en vigueur début janvier.
Selon Maryse Joissains et son premier adjoint, le Pays d'Aix compterait maintenant 414.000 habitants, un seuil de 400.000 devant suffire à créer une métropole selon les textes actuels. Mais ce nombre est artificiel car il découle d'une mesure qui autorise à doubler le nombre d'habitants des quartiers dits sensibles relevant de la Politique de la ville, et qui permet de se voir octroyer des moyens financiers supplémentaires. La population en personnes physiques bien réelles atteint en fait le nombre de 380.300.
Elle a ensuite osé se prévaloir de l'exemple de la création de la métropole de Nancy qui, avec ses 250.000 habitants, avait pu voir le jour. Je lui ai fait observer que cette décision avait eu lieu en janvier 2015 avant que les deux nouvelles lois territoriales suppriment cette possibilité. Mais non, poursuivant son jusqu'au-boutisme, Maryse Joissains s'est entêtée dans ses élucubrations, persistant à tordre le droit et les lois à sa façon. Tiens, cela ne nous rappelle-t-il pas aussi d'autres fâcheuses entorses ?

toto

Pouffons encore un peu, voulez-vous ?

Alors, que dit le préfet, d'une façon aussi évidente que "Je crois que deux et deux sont quatre, Sganarelle, et que quatre et quatre sont huit." (acte III, scène 1, Dom Juan, Molière), ou encore que "zéro plus zéro égale la tête à Toto" ? 
Eh bien, voici :
"La démarche de Maryse Joissains est contraire à l’article L.5210.2 du code général des collectivités territoriales. C’est un problème de fond. Une commune qui appartient à un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre ne peut faire partie d’un autre. Or, Aix et sa communauté de communes sont dans la Métropole Aix-Marseille Provence selon la loi du 7 août 2015 et son décret d’application du 28 août."

Quand on songe que Maryse Joissains a été avocate mais aussi députée, il y a vraiment de quoi se poser quelques savoureuses questions. 
Pour ma part, j'ai trouvé la déclaration du préfet à la fois très claire et très sobre afin de bien se faire comprendre du grand public. Mais je pense qu'il a très certainement d'autres arguments juridiques à opposer à la maire et aux maires qui l'ont suivie dans ses frasques. 
On voit certains d'entre eux déjà reculer un peu. Lors du bureau de la communauté du Pays d'Aix, le 24 septembre (quatre jours avant le conseil municipal aixois), qui examinait la proposition de création d'une métropole Aix-Pays d'Aix, quelques-uns ont joué aux fantômes. D'autres ont manifesté leurs doutes dans la presse. La baudruche brandie par Maryse Joissains va finir par se dégonfler faute de réserve d'hélium. 
Le prochain épisode aura lieu ce jeudi à la séance publique du conseil de la CPA qui se tiendra à Rognes. Figure encore à l'ordre du jour cette création mais étrangement inscrite à la dernière place, donc en fin de séance. Quel sort lui sera-t-il fait ? Je vous raconterai tout ça ! Avec joie, bien sûr !

Actualisation
Position contrastée des 36 communes et des 36 maires de la CPA avant le 8 octobre

12 communes (sur 36) auront délibéré sur le projet de création d’une métropole Aix Pays d’Aix avant la séance du 8 octobre.
26 maires ont voté favorablement sur ce projet lors de la réunion du bureau du 24 septembre. Un maire s’est abstenu et deux autres n’ont pas pris part au vote. Par ailleurs, 9 maires étaient absents mais 3 d’entre eux avaient donné procuration.

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9 octobre 2015

Métropole Aix-Pays d'Aix : Maryse Joissains perd encore des soutiens

Hier soir, la séance publique du conseil communautaire devait se prononcer sur la création d'une métropole réduite à Aix-Pays d'Aix, Maryse Joissains a pu constater que certains de ses soutiens ont refusé de prendre part au vote. Elle en a presque perdu la voix…

CPA 17

Je n'ai pas de boule de cristal. Mais ce que je pressentais est arrivé. Maryse Joissains a encore perdu des soutiens. Sa demande de principe de création d'une métropole Aix-Pays d'Aix n'a pas eu le succès qu'elle escomptait. Hier soir, lors de la séance publique du conseil de communauté, de nombreux maires ont reculé pour ne pas cautionner son initiative qui prend de plus en plus l'eau. Ils ont refusé de participer au vote, la plupart expliquant que c'était trop tard, qu'il aurait fallu s'y prendre avant lorsque les lois sur la métropole Aix-Marseille-Provence n'étaient pas encore entérinées.
Comme je l'ai moi-même fait observer pendant le débat, cette délibération ne tient pas debout. Ni par rapport au code des collectivités territoriales qui ne permet pas d'appartenir en même temps à deux structures à fiscalité propre (la CPA fait déjà partie de la grande métropole). Ni par rapport à la base démographique nécessaire pour créer une métropole, la CPA étant surclassée artificiellement à plus 400.00 habitants. La démarche désespérée de Maryse Joissains est donc absurde.
Certains maires ont aussi pointé l'absence de base juridique pour mener à bien un tel combat. Maryse Joissains avait pourtant monopolisé le micro pour disserter pendant une bonne heure en essayant de rattraper par l'écharpe les récalcitrants ou de faire revenir à elle ceux qui avaient déjà exprimé un refus ou s'étaient absentés à la réunion du bureau de la CPA le 24 septembre. Pour ce faire, elle s'est employée a jouer les grandes scènes du scénario d'Apocalyse Now : la grande métropole sera une catastrophe et ne laissera qu'un champ de ruines.
A flot continu de paroles et de mises en garde annonçant la fin inéluctable du monde, elle a agité tous les spectres du désastre qu'elle imagine : perte de nos pouvoirs, omnipotence de Marseille, fiscalité en hausse, démocratie en berne… et j'en passe. Bref, selon elle, les communes vont disparaître sous le déluge d'une réforme territoriale quasi dictatoriale.
Mais qu'on se rappelle, on entendait les mêmes discours apocalyptiques il y a une quinzaine d'années lorsque furent créées les intercommunalités que beaucoup maintenant voudraient garder. Et pourquoi cela ? Parce qu'elles ont permis du développement économique, de l'équipement, de la solidarité à travers la mutualisation des moyens financiers. C'est exactement ce que veut faire la grande métropole à un échelon plus élevé, comme cela se fait déjà depuis longtemps dans de nombreuses métropoles européennes, afin de mieux servir les citoyens dans tous les domaines : transports, économie, emploi, logement, environnement.
Maryse Joissains a répété à bout de champ que le débat devait dépasser les clivages politiques. Sauf qu'elle n'a pas cessé de fustiger le gouvernement et le président de la République, allant même jusqu'à avouer qu'elle avait refusé d'être présente hier matin au site-mémorial des Milles qui accueillait François Hollande. Facile, n'est-ce pas, de se permettre de faire la leçon républicaine à ses élus quand on conteste le représentant de la fonction suprême du pays.
Maryse Joissains voulait un plébiscite pour gonfler les muscles et donner du poids à son initiative. Elle a récolté une défiance accrue contre son projet, ce qui, à certains moments de la soirée, l'a presque rendue aphone.

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