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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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8 juillet 2013

Le Ravi est bien décidé à faire la noce tout l'été

une ravi 109

Pour profiter de l'été, le Ravi sort un numéro unique pour juillet et août. La grosse enquête cherche à savoir si notre région réputée pour être l'une des plus homophobes l'est vraiment. Et à l'occasion de Marseille Provence 2013 qui verra dans quelques jours se dérouler la manifestation de l'Europride, le mensuel a voulu se pencher sur ce sujet plutôt peu abordé sur les rives méditerranennes.
Pour le reste, le menu est aussi riche que diversifié, avec un article sur la fédération socialiste du 13, une interview d'Eugène Caselli, les surprises sur la gestion des contrats de l'eau. Un dossier sur la méthode de l'extrême-droite en Vaucluse, un avis sur le gaz de schiste, des bizzareries encore relevées par la Chambre régionale des comptes dans diverses communes, un compte rendu du conseil municipal d'Aubagne, une enquête sur la difficile question du pluralisme et de la diffusion de la presse, et le recours à des ouvriers exploités sur le chantier d'Iter.
Dans le genre petits et gros arrangements, le Ravi trace un portrait de Paul Leccia, dirigeant en eaux troubles du Cercle des nageurs de Marseille.
Enfin, les amateurs de brèves assassines et de beaux dessins seront comblés car, avant de partir en vacances, la rédaction n'a pas manqué de faire tout ce qu'il faut pour nous tirer des sourires.

Le sommaire du n° 109 :
http://www.leravi.org/spip.php?article1562
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/pages/le-Ravi/129098087994

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29 juillet 2013

Joissains inaugure des bouts de trottoirs mais pas que…

De plus en plus fort ! Maryse Joissains inaugure des bouts de trottoirs. Et repeint en blanc l'adjoint à l'urbanisme qui avait magouillé à la Semepa. Eh oui, 2014 approche !

De mieux en mieux ! Ou plus exactement, de pire en pire ! Et qu'on n'aille pas dire que c'est moi qui exagère lorsqu'il s'agit de constater les faits et gestes de Maryse Joissains. Voici en effet deux événements qui, pour n'être pourtant pas liés l'un à l'autre, n'en relèvent pas moins de l'étrange façon qu'a la maire pour encore quelques mois d'exercer sa fonction.
L'un est rapporté par La Provence dans son édition de samedi. A l'occasion de la série soutenue de visites de rattrapage de Maryse Joissains dans plusieurs quartiers - l'approche de l'élection municipale n'étant pas étrangère à cette opportune frénésie -, le journaliste n'a pu s'empêcher de traiter avec ironie sa plus récente sortie au Jas de Bouffan.
Pour se montrer dans ce quartier, la maire n'a rien trouvé de mieux comme prétexte que d'aller y inaugurer des morceaux de trottoirs !
On peut toujours ricaner. Mais en 2004, Maryse Joissains avait inauguré une seconde fois le pont de la Beauvalle sur l'Arc, un pont réalisé par la municipalité à laquelle j'appartenais et mis en service depuis 2000, date où j'étais encore le maire du quartier concerné. 

joissains inaugure les trottoirs 28

L'autre événement concerne une personne qui s'était fait remarquer dans une drôle d'affaire. Fin 2007, Henri Doglione, alors adjoint à l'urbanisme et président de la Semepa, avait fait passer au conseil municipal une délibération qui sentait l'embrouille et le copinage à plein nez.
Pour résumer l'histoire, la société d'économie mixte vendait, d'une part, un terrain à prix d'ami au footballeur Marcel Desailly et, d'autre part, un appartement en centre-ville à la conjointe de l'élu aux sports, Gilbert Zozor, grand copain du footballeur.
Comme à son habitude, Maryse Joissans avait prétendu n'être au courant de rien mais avait été obligée de faire annuler ces arrangements. A l'élection municipale de 2008, les deux élus furent écartés de la liste, preuve que la faute était grave.
Or, surprise, revoilà Henri Doglione, l'ami de toujours, réintégré en bonne place ! Et où, s'il vous plaît ? Ben, au sein même du conseil d'administration de la Semepa, voyons. Ah bon ? Et à quel titre et pour quelle fonction, s'il vous plaît aussi ? Ben, comme vice-président, pourquoi se gêner, hein ? A ce train, il ne serait pas étonnant qu'on le retrouve aussi sur la liste Joissains pour mars 2014, au moment où d'autres élus commencent à déserter le trottoir de la maire sortante.

Toute l'affaire Semepa Doglione Desailly de décembre 2007 à janvier 2008

21 déc. : http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/12/21/index.html
22 déc. : http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/12/22/index.html
27 déc. : http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/12/27/index.html
8 janv. : http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/01/08/index.html
9 janv. : http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/01/09/index.html 

1 juillet 2013

La magie de Rigoletto de Verdi sur le cours Mirabeau

Pour la troisième année consécutive, le cours Mirabeau a accueilli des extraits d'un opéra majeur du Festival d'Art lyrique. Le public est venu très nombreux. J'y étais…

rigoletto cours mirabeau 30
(Clic sur l'image pour agrandir)

Dimanche soir, Rigoletto a fait l'ouverture du Festival d'Art lyrique sous la voûte céleste étoilée du cours Mirabeau. Le public est venu très nombreux découvrir la magie d'une des œuvres les plus populaires de Giuseppe Verdi interprétée par les excellents chanteurs de la production du Théâtre l'Archevêché accompagnés par le London Symphony Orchestra.
Ces cinquante minutes d'extraits majeurs de l'opéra offertes dans le cadre scénique du cours ont pleinement ravi les spectateurs qui ont longuement applaudi tous les artistes. De vrais moments d'enchantement dégustés jusqu'à la dernière note. 

16 juillet 2013

Les Joissains ne perdent rien pour attendre…

Pour tenter de s'exonérer de leurs excès, Maryse Joissains et son clan croient malin de s'en prendre à ma personne et à mon honneur. Pleurera bien qui... 

Hotel Ville scandaleux

Je pensais pouvoir publier aujourd'hui la suite de l'article de vendredi au sujet des manœuvres indignes de Maryse Joissains et de son clan à mon encontre. Mais, la procédure sur le contrat illégal de directeur de cabinet d'Alain Joissains étant devant la Cour administrative d'appel, j'ai préféré demander conseil à mon avocat. Je suis dans cette attente mais je ne manquerai pas à mon devoir de vous informer sans tarder.

D'ici là, il est toujours possible de jeter un œil à la mise en ligne du dossier de L'Express sur son site et de lire ou relire mon précédent article.

 La maire d'Aix, virtuose de la pratique du favoritisme
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/la-maire-d-aix-en-provence-virtuose-de-la-pratique-du-favoritisme_1266528.html

"L'Express canarde Maryse Joissains et son clan" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/07/12/27623925.html

3 juin 2013

Non au mur entre le Terrain des peintres et Sainte Victoire !

Nouveau gros risque de menace sur le patrimoine aixois : une extension de la maison de retraite Paul Cézanne formerait une muraille entre le jardin et Sainte Victoire…

terrain des peintres capture
(Clic sur l'image pour agrandir)
Le jardin avec 9 reproductions de tableaux de Cézanne et Sainte Victoire à l'horizon

Le beau temps arrive. Hélas, pas pour notre cher patrimoine aixois qui continue de voir de gros nuages s'accumuler encore sur son sort.
Après le cas de la bastide Lou Deven du chemin de Valcros promise à la démolition, objet de mes récents articles, voici qu'un projet d'extension de la maison de retraite nommée précisément Paul Cézanne risque d'assombrir la lumière des toiles du maître.
A proximité de cet établissement privé, se trouve ce que l'on appelle à juste titre le Terrain des peintres. Ce jardin remarquable, intégré dans le domaine de la Marguerite, proche du célèbre atelier des Lauves, a été aménagé il y a déjà plus de dix ans car il est l'un des sites que Cézanne affectionnait pour peindre Sainte Victoire. Neuf reproductions de ses nombreux tableaux ont été installées pour que le public et les touristes puissent les contempler en présence du motif vivant bien visible au loin.
Or, selon l'association Cézanne Terrain des peintres, l'extension boucherait en partie la vue sur la montagne. Le danger est donc grand de voir s'amoindrir la pertinence et la qualité du lieu qui avait pu être préservé et mis en valeur, offrant un belvédère de premier choix à tout visiteur.
Les membres de l'association ont donc entamé des actions en justice pour tenter d'empêcher toute atteinte sans retour à cette richese patrimoniale. Pour en connaître les détails, on pourra lire ci-dessous l'article complet de La Provence d'hier.

(Clic sur l'image pour agrandir)
L'extension en "T" du bâtiment avec un toit terrasse,
modélisée sur la vue de droite par l'association

terrain des peintres avant après
Association Cézanne - Terrain des peintres :
http://terrain-des-peintres-aix-en-provence.fr/

IMPORTANT
Merci de signer la pétition en ligne :

http://www.petitions24.net/petition_pour_la_sauvegarde_du_terrain_des_peintres_aix_en_pce

(Clic sur chacune des parties de l'article pour agrandir)

terrain des peintres Aterrain des peintres Bterrain des peintres C

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13 juin 2013

Dans le Ravi de juin, Edouard Baldo dit tout !

une ravi 108

Les lecteurs d'Aix et du Pays d'Aix seront comblés ! Il y a environ quinze jours, la rédaction du Ravi a invité Edouard Baldo dans les studios de Radio Grenouille à la Friche de la Belle de mai à Marseille. L'entretien a été enregistré et il est maintenant retranscrit dans le numéro de juin qui vient de paraître.
Ceux qui souhaitent s'informer sur la personnalité et le projet du candidat à la mairie en 2014 y trouveront là un échange instructif et des réponses franches et denses.
Ce numéro comporte aussi une enquête approfondie et édifiante sur l'implantation de l'extrême-droite et un tour d'horizon politique régional à l'approche des élections municipales.
Autres sujets traités : le business de la Méditerranée, les inquiétudes sur l'avenir des chambres régionales des comptes, la place réduite du sport dans MP2013. Et puis, toujours de nombreuses brèves, d'excellents dessins et un ton à nul autre pareil. A vos kiosques !

La bande son de l'interview :
http://www.leravi.org/spip.php?article404

Le sommaire du n° 108 de juin :
http://www.leravi.org/spip.php?article1544
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/pages/le-Ravi/129098087994

Edouard Baldo à la une dans les kiosques d'Aix

baldo 8 juin 2013 centre ville 003

23 mai 2013

Les nouveaux tours de farce de Maryse Joissains (2)

Déjà douze ans de mandat et Maryse Joissains en est encore à commettre de graves fautes de gestion. Quelques autres exemples qui secouent…

Joissains - Copie

Pour répondre à la demande générale, voici la suite en trois exemples du florilège de farces et attrapes produites par Maryse Joissains. Ce sont là les plus récentes d'une longue liste qui a commencé dès les premiers mois de son entrée en fonction.
Si au moins elles pouvaient être les dernières. Mais qu'elles le soient ou qu'il s'en ajoute d'autres, de toute façon, on ne se privera pas d'en reparler d'ici peu lorsque le temps de l'élection municipale sera venu. Il sera alors difficile à Maryse Joissains de nier toutes ces évidences ou d'esquiver la réalité de son bilan catastrophique et la responsabilité entière qu'elle porte.
Un 7e directeur à l'OPAC
Pays d'Aix Habitat est sans conteste le domaine où Maryse Joissains aura excellé le plus dans son manque de discernement pour assurer un bon fonctionnement de l'office. Car il n'y a sans doute nulle part ailleurs un organisme qui aura vu le déflié de six directeurs chassés les uns après les autres.
Et, depuis quelques semaines, un septième vient d'être recruté après l'éviction d'une personne qu'on nous présentait pourtant comme une vraie professionnelle. A ce rythme, et à dix mois de l'élection municipale, personnellement, je ne serais étonné d'en voir surgir un huitième. 

Budget explosé pour le Centre de congrès 
A l'origine, les travaux de rénovation du Centre de congrès du boulevard Carnot ne devaient coûter que 2 millions d'euros. Interrogée au vol par l'opposition, la municipalité a fini par livrer l'information et admettre qu'à l'heure actuelle la dépense atteint déjà 7 millions, soit un peu plus de trois fois la mise de départ. On est confondu par un tel sens de la prévision ! 
Lourd surcoût pour les bus 
Lors de la réorganisation du réseau de bus qui, rappelons-le, avait été menée sans concertation en amont et provoque toujours de graves problèmes de fonctionnement, Maryse Joissains avait affirmé que les frais occasionnés par les ajustements demandés par la population seraient pris en charge par le délégataire Keolis et ne coûteraient pas un centime à la collectivité.
On me murmure à l'oreille que, là encore, contrairement à ce que prétendait Maryse Joissains, elle en serait à devoir débourser quelque deux ou trois millions d'euros pour tous les ratés. Elle ne pourra plus dire
"circulez, il n'y a rien à voir"… 

OPAC nouveau directeur 13

La première partie publiée mardi :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/05/21/27205783.html#c55935514

3 mai 2013

Contrat d'Alain Joissains : Maryse Joissains se risque en appel

Maryse Joissains s'entête encore à défendre le contrat illégal de directeur de cabinet d'Alain Joissains. Manie, méthode Coué ou choix pour retarder l'heure du verdict ? 

hôtel de ville joissains appel

Quoi de neuf sur le dossier du contrat de directeur de cabinet d'Alain Joissains ? On se souvient que le 25 février le Conseil d'Etat a cassé en ma faveur le jugement de la Cour administrative d'appel du 7 juin 2011 et a renvoyé l'affaire à la même Cour mais devant une autre chambre.
Lundi, Maryse Joissains a fait voter par le conseil municipal une nouvelle délibération l'autorisant à poursuivre son action en justice et à en faire supporter les frais aux Aixois.
A vrai dire, je ne m'attendais pas à autre chose et je l'avais anticipé en prenant moi-même la précaution de recourir à mon avocat pour signifier mon intention de soutenir mon argumentation, en tous points constante depuis ma toute première requête au Tribunal administratif en 2005 et jusqu'au Conseil d'Etat.
Le greffe de Marseille a fixé des délais qui ne peuvent pas être dépassés. Comme je le disais dans un précédent article, le prochain jugement pourrait ne pas prendre autant de temps qu'au cours des étapes antérieures. La Ville doit donc produire un mémoire pour essayer de convaincre la Cour que son appel était justifié. Or, le Conseil d'Etat a rejeté sa recevabilité puisque entre le Tribunal administratif et la première Cour d'appel, aucun fait nouveau ne permettait à la Ville d'interjeter appel. J'attends donc avec sérénité de voir sur quel artifice la Ville cherchera à s'appuyer pour tenter d'emporter l'adhésion de la nouvelle chambre. Je répliquerai à ce moment-là.

CAA CM 29 avril 2013 Prov 2

Mais revenons au conseil municipal. Pour la présentation de la délibération, Maryse Joissains est sortie de la salle et a laissé Jean Chorro officier à sa place. Quant à Sophie Joissains, elle n'a assisté qu'à quelques délibérations et a quitté le conseil juste avant que ne soit abordée l'affaire du contrat. Elle n'est plus revenue, même pas pour présenter la seule délibération dont elle était le rapporteur, et n'a laissé aucun pouvoir pour qu'un autre élu puisse voter à sa place.
Contradiction cocasse, le compte-rendu de sa délibération précise qu'elle est "excusée sans pouvoir" (autrement dit, elle est absente) mais indique en même temps que "Mme Sophie Joissains donne lecture du rapport". Y aura-t-il un élu quelque peu aguerri pour relever ce tour de passe-passe ?
A la fin de la présentation du dossier sur le contrat par le premier adjoint, plusieurs conseillers municipaux d'opposition ont pris la parole pour demander au maire d'arrêter les frais, d'admettre que la cause est vaine et qu'il faut rendre l'argent indûment perçu.
Jean Chorro n'a rien voulu entendre. Sans doute déstabilisé, le pourtant délégué aux affaires juridiques a bizarrement déclaré "on verra bien et s'il faut rembourser, nous rembourserons". Erreur : ce n'est pas la Ville qui doit rembourser mais Alain Joissains.
Tous les élus de l'opposition ont donc voté contre. Et je les en remercie. A son retour dans la salle du conseil, Maryse Joissains a fait son petit commentaire en lâchant "ce procès, on va le gagner". Méthode Coué ? Ou expertise d'une ancienne avocate qui a déjà perdu plus d'un pari en s'entêtant ainsi ?

joissains sophie CM 29

La délibération du conseil municipal sur l'affaire du contrat d'Alain Joissains : 
Clic ici 

Mon précédent article sur le même sujet :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/04/08/26870868.html

5 avril 2013

Ravi d'avril : Maryse Joissains à plat, Edouard Baldo candidat

Face aux tuiles qui s'abattent sur Maryse Joissains, l'opposition se lance à fond à la conquête de la mairie avec le candidat Edouard Baldo prêt à relever le défi...

une ravi 106

Chic, le Ravi d'avril dédie une pleine page à la situation politique aixoise et aux tuiles qui s'abattent sur Maryse Joissains à moins d'un an de l'élection municipale. Perte de son siège de députée, non remboursement des frais de campagne, affaire du contrat d'Alain Joissains, équipe municipale usée, bilan contesté. Alors, fin de règne ?
L'opposition se lance. Avec Edouard Baldo, le premier à avoir déclaré sa candidature lors de sa conférence de presse du 8 mars à laquelle le Ravi a assisté.
Vous y lirez aussi des articles sur le cumul des mandats, la réouverture des lignes à petite vitesse, un sujet sur Jean-Noël Guérini, un portrait du nouveau rédacteur en chef de La Provence passée aux mains de Bernard Tapie et l'enquête du mois sur les Roms à l'honneur de la une.
Depuis quelques mois, le journal a pris des couleurs et l'humour des dessins en bénéficie pleinement.
Enfin, il propose aussi ses autres rubriques habituelles, brèves et agenda, et même une recette tsigane.
Amis de ce blog, allez vite vous procurer ce beau numéro d'avril, en kiosque dès aujourd'hui.

Un avant-goût de l'article sur la politique aixoisejoissains ravi 106 couleur
(Clic sur l'image pour agrandir)

Le sommaire du n° 106 d'avril :
http://www.leravi.org/spip.php?article1485
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/
Le Ravi sur Facebook :
http://www.facebook.com/pages/le-Ravi/129098087994

4 mars 2013

Contrat d'Alain Joissains : L'arrêt cassé par le Conseil d'Etat !

La bonne nouvelle. Le Conseil d'Etat vient de casser l'arrêt de la Cour administrative d'appel. Il valide ainsi le bon droit de ma requête engagée il y a 8 ans pour faire annuler le contrat illégal d'Alain Joissains signé par Maryse Joissains…

Contrat initial entre Alain Joissains et Maryse Joissains
(Clic sur l'image pour agrandir)
Le contrat initial contesté

COMMUNIQUE DE PRESSE

Contrat illégal de directeur de cabinet d'Alain Joissains 
auprès de Maryse Joissains, maire d'Aix :
LE CONSEIL D'ETAT CASSE L'ARRET DE LA COUR ADMINISTRATIVE D'APPEL

Objet :
Après huit ans de procédure, l'affaire du contrat signé par Maryse Joissains en 2001, maire d'Aix, portant recrutement d'Alain Joissains (ancien maire d'Aix) d'abord comme collaborateur puis comme directeur de cabinet, est sur le point de s'achever.
En date du 25 février 2013, le Conseil d'Etat a en effet cassé l'arrêt de la Cour administrative d'appel de Marseille du 7 juin 2011 qui annulait le jugement du Tribunal administratif de Marseille du 28 octobre 2008. Le Conseil d'Etat a renvoyé l'affaire en Cour administrative d'appel qui, en toute logique logique, devrait rétablir le jugement initial du Tribunal administratif.
A cet instant, je me réjouis pleinement de cette décision qui rétablit le droit dans un dossier qui a vu le maire et son directeur de cabinet l'outrepasser sciemment. J'y vois là un rappel cinglant et nécessaire de règles de morale politique et publique.
Pour mémoire, c'est en tant que conseiller municipal d'opposition que j'avais agi pour contester le contrat et ses deux avenants qui, selon moi, avaient été établis sur des bases manifestement illégales rendant ainsi la rémunération excessive. 
De 2001 à 2008, selon mes calculs, ce contrat a donné lieu à une rémunération globale brute de 475.778€ au lieu de 307.972€, soit un surpassement de 167.806€ (soit 35,27% de trop), en méconnaissance du respect des indices plafonnés à 90% de l'indice terminal de rémunération du fonctionnaire territorial titulaire du grade le plus élevé en fonction dans la collectivité, l'exercice des fonctions de collaborateur de cabinet ne donnant droit à la perception d'aucune rémunération accessoire à l'exception des frais de déplacement.

Historique de la procédure :
1. 
Requête du 13 mai 2005 de M. Castronovo auprès du Tribunal administratif de Marseille.
2. Audience publique du 23 octobre 2008.
3. 
Jugement conforme du Tribunal administratif du 28 octobre 2008. 
Article 1er : "Le contrat portant recrutement de M. Alain Joissains en qualité de collaborateur de cabinet signé le 18 avril 2001 et, ensemble, ses deux avenants en date des 23 août 2001 et 24 octobre 2002 sont annulés."
4. Audience publique de la Cour administrative d'appel du 15 avril 2011. 
Sens des conclusions du rapporteur public : 
"Annulation du contrat en date du 18 avril 2001 et des avenants en date des 23 août 2001 et 24 octobre 2002 dès lors que la rémunération qu'ils prévoient d'allouer à M. Joissains méconnaît les dispositions de l'article 7 du décret du 16 décembre 1987." 
5. 
Arrêt contradictoire de la Cour administrative d'appel du 7 juin 2011.
Article 1er : "Le jugement du tribunal administratif de Marseille en date du 28 octobre 2008 est annulé." 
Article 2 : "La requête de M. Castronovo devant le tribunal administratif de Marseille est rejetée."
Article 3 : "Les conclusions de la Ville d'Aix-en-Provence, de M. Joissains et de M. Castronovo devant la Cour tendant au bénéfice des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées". 
NB : Cela veut dire que la Cour rejette toutes les demandes de remboursement de frais de procédure et d'avocats formulées par chacune des parties qui devront ainsi endosser leurs propres dépenses.
6. Audience du Conseil d'Etat du 12 février 2013 par laquelle le Rapporteur public conclut à la cassation de l'arrêt de la Cour adminsitrative d'appel.
7. Arrêt du Conseil d'Etat du 25 février 2013 et Renvoi en Cour administrative d'appel.

Note personnelle : Que soient remerciés ici très sincèrement celles et ceux qui m'ont manifesté leur soutien et apporté leur aide aussi modeste soit-elle pour mener à bien cette démarche au très long cours. 

CE joissains contrat cassé

---------------------------------------------------------------------
(texte intégral de l'arrêt)

CONSEIL D'ETAT

N° 351427 - 3ème section jugeant seule
Mme Anne Egerszegi, rapporteur
Mme Emmanuelle Cortot-Boucher, rapporteur public
HAAS ; SCP CELICE, BLANCPAIN, SOLTNER, avocats
Lecture du lundi 25 février 2013

REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

* Vu le pourvoi sommaire et le mémoire complémentaire, enregistrés les 1er août et 27 octobre 2011 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentés pour M. Castronovo ; 
M. Castronovo demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler l'arrêt n° 08MA05273 du 7 juin 2011 par lequel la Cour administrative d'appel de Marseille, faisant droit à la requête de la commune d'Aix-en-Provence, a annulé le jugement du 28 octobre 2008 par lequel le Tribunal administratif de Marseille a annulé pour excès de pouvoir le contrat du 18 avril 2001 portant recrutement de M. Alain Joissains en qualité de collaborateur de cabinet du maire ainsi que ses deux avenants des 23 août 2001 et 24 octobre 2002 ;
2°) de mettre à la charge de la commune d'Aix-en-Provence la somme de 3.500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;
* Vu les autres pièces du dossier ;
* Vu la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 ;
* Vu le décret n° 87-1004 du 16 décembre 1987 ;
* Vu le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en séance publique :
- le rapport de Mme Anne Egerszegi, Maître des Requêtes ; 
- les observations de la SCP Célice, Blancpain, Soltner, avocat de M. Castronovo et de Me Haas, avocat de la ville d'Aix-en-Provence ; 
- les conclusions de Mme Emmanuelle Cortot-Boucher, rapporteur public ;
La parole ayant été à nouveau donnée à la SCP Célice, Blancpain, Soltner, avocat de M. Castronovo et à Me Haas, avocat de la ville d'Aix-en-Provence ;
1. Considérant qu'il ressort des pièces du dossier soumis aux juges du fond que, par contrat du 18 avril 2001, Mme Maryse Joissains, maire de la commune d'Aix-en-Provence, a recruté M. Alain Joissains en qualité de collaborateur de cabinet pour remplir les fonctions de conseiller spécial à compter du 26 mars 2001 moyennant une rémunération correspondant à l'indice majoré 1232 ; que, par une délibération du 17 mai 2001, le conseil municipal de la commune d'Aix-en-Provence a approuvé la création de cinq emplois de collaborateur de cabinet ; que, par deux avenants à son contrat des 23 août 2001 et 24 octobre 2002, M. Joissains s'est vu confier les fonctions de directeur de cabinet moyennant une rémunération correspondant à l'indice majoré 1279 ; que, par une délibération du 14 mars 2005, le conseil municipal a approuvé le budget de la commune pour l'année 2005, qui faisait état, en annexe, de l'emploi de quatre collaborateurs de cabinet, dont l'un percevait une rémunération correspondant à l'indice majoré 1279 ; que, le 13 mai 2005, M. Castronovo, conseiller municipal d'opposition, a saisi le tribunal administratif de Marseille d'une demande d'annulation pour excès de pouvoir du contrat du 18 avril 2001 ainsi que des deux avenants à ce contrat, au motif tiré de l'illégalité du niveau de rémunération de M. Joissains révélé par l'annexe au budget de la commune pour l'année 2005 ; qu'il se pourvoit en cassation contre l'arrêt du 7 juin 2011 par lequel la Cour administrative d'appel de Marseille, faisant droit à la requête de la commune d'Aix-en-Provence, a, d'une part, annulé le jugement du 28 octobre 2008 par lequel le tribunal administratif de Marseille avait fait droit à sa demande et, d'autre part, rejeté sa demande ;
2. Considérant qu'aux termes de l'article R.741-2 du code de justice administrative : " La décision [...] contient le nom des parties, l'analyse des conclusions et mémoires ainsi que les visas des dispositions législatives ou réglementaires dont elle fait application. [...] " ; que, s'il incombe au Tribunal administratif de mentionner dans les visas les mémoires présentés par les parties, l'omission de la mention d'un mémoire n'est de nature à vicier la régularité du jugement que s'il ressort des pièces du dossier que ce mémoire apportait un élément nouveau auquel il n'aurait pas été répondu dans les motifs ;
3. Considérant que, par son mémoire présenté devant le Tribunal administratif le 28 août 2008, la commune d'Aix-en-Provence se bornait à demander au tribunal administratif de préciser le moyen soulevé d'office ; que ce mémoire ne comportait ni élément de fait, ni élément de droit nouveau susceptible d'influer sur la solution du litige porté devant le tribunal ; que, par suite, en jugeant que ce mémoire contenait des éléments nouveaux, pour en déduire que le jugement du tribunal administratif de Marseille du 28 octobre 2008 était irrégulier faute de mentionner ce mémoire dans les visas, la cour administrative d'appel a dénaturé les pièces du dossier ;
4. Considérant qu'il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens du pourvoi, que M. Castronovo est fondé à demander l'annulation de l'arrêt attaqué ; qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune d'Aix-en-Provence la somme de 3.000 euros, à verser à M. Castronovo, au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative ; qu'en revanche, ces dispositions font obstacle à ce qu'une somme soit mise à ce titre à la charge de M. Castronovo, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante ;
DECIDE :
Article 1er : L'arrêt de la Cour administrative d'appel de Marseille est annulé.
Article 2 : L'affaire est renvoyée à la Cour administrative d'appel de Marseille.
Article 3 : La commune d'Aix-en-Provence versera à M. Castronovo une somme de 3.000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions de la commune d'Aix-en-Provence présentées au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 : La présente décision sera notifiée à Monsieur Castronovo et à la commune d'Aix-en-Provence.
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision. 

Texte intégral des deux jugements précédents :
La décision du Tribunal administratif A qui annule le contrat :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/10/31/11177750.html 
La décision de la Cour administrative d'appel qui annule le jugement du TA :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/06/14/21393622.html

L'annonce par le site "Comptes-publics" :
http://www.comptes-publics.fr/2013/02/27/le-conseil-detat-souleve-une-grossiere-erreur-dans-laffaire-du-contrat-dalain-joissains-a-aix-en-provence/

 

 

22 mars 2013

Mairie 2014 : Avec Edouard Baldo, seul candidat de l'éthique

Pour l'élection municipale de 2014, j'ai décidé de soutenir la candidature de mon ami Edouard Baldo. Pour ses valeurs d'éthique et son engagement exclusif au service du bien public…

baldo CV

Mes amis et mes proches m'interrogent et me pressent. Alors, comme je m'étais engagé à le faire, le moment est donc venu pour moi d'exprimer mon choix ici, même si la presse en a déjà parlé. Pour la conquête de la mairie en 2014, j'ai décidé de faire confiance à Edouard Baldo.
A mes yeux, il est sans conteste le candidat qui incarne le mieux l'éthique dans la vie publique et qui correspond parfaitement à mes propres idées.
Edouard est mon ami depuis longtemps. Et je le connais bien. Il y a quelques années, nous avons siégé ensemble sur les mêmes bancs de l'opposition.
Dès lors, il y a deux ans, nous avons commencé à réfléchir sérieusement à sa candidature à la mairie. Et nous avons donc pris le temps de dialoguer pour tracer le sillon.
De plus en plus d'amis et l'entourage d'Edouard n'ont cessé eux aussi de l'encourager à engager le pas et à annoncer sa décision. Etant maintenant disponible, il a pu concrétiser son engagement en présentant sa candidature lors de la conférence de presse qu'il a tenue le 8 mars, place de l'Hôtel de Ville. Une équipe est déjà au travail et met tout son enthousiasme pour préparer la campagne.
La première étape à franchir sera celle de la primaire de l'opposition qui aura lieu en octobre.
La suivante sera celle de la désignation officielle pour concourir au premier tour de l'élection municipale de mars 2014. Certes, rien n'est jamais écrit d'avance mais j'ai la ferme conviction qu'Edouard est le mieux qualifié pour accéder à la victoire finale.
Son projet repose sur un principe absolu, celui de l'éthique, en rupture totale avec les pratiques dévoyées qui ont cours à Aix depuis quelques années. L'autre principe novateur consiste à lancer une dynamique de ville pour dessiner l'avenir du territoire pour les vingt prochaines années afin de répondre concrètement aux besoins et aux attentes des Aixoises et des Aixois.
Voilà. Une belle aventure commence. J'y prendrai toute ma part en apportant à Edouard Baldo tout mon soutien et en mettant toute mon énergie au service du bien public. Je ne manquerai pas d'informer régulièrement les lecteurs de l'évolution de la campagne et j'invite toutes celles et tous ceux qui partagent cette conception de la politique et de la vie publique à nous rejoindre dès maintenant.

La candidature à la mairie d'Edouard Baldo dans la presse

baldo prov C

(Clic sur les images pour agrandir)

baldo prov 9
logo la marseillaisebaldo marseillaise 13logo aix city local newsbaldo aix city local news 13

Le blog d'Edouard Baldo qui sera activé incessamment :
http://edouardbaldo.blogspot.fr/

29 avril 2013

Maryse Joissains a mangé à la table... de Bernard Tapie !

Tout nouveau patron de presse, Bernard Tapie invite des élus à sa table pour parler affaires. Mal en point pour sa réélection, Maryse Joissains a accepté de partager un repas avec lui…

tapie ravi provence

Se sont-ils fait la bise ? De quoi ont-ils parlé ? N'ont-ils abordé que les questions d'entrées publicitaires légales qu'apportent les collectivités locales à la presse régionale ?
Difficile d'imaginer que la politique ne s'est pas aussi invitée à la table lors des repas, qui n'ont pas dû durer que dix courtes minutes, que Bernard Tapie a partagés il y a une dizaine de jours en tête à tête et tour à tour avec Eugène Caselli, Jean-Claude Gaudin, Maryse Joissains et Jean-Noël Guérini.
Et d'abord, pourquoi ces quatre élus ? Là, l'explication paraît claire puisqu'ils dirigent tous des collectivités importantes qui font souvent appel aux médias pour annoncer divers marchés publics lancés en leur nom.
Les lecteurs des quotidiens locaux l'ignorent peut-être, parce que ces dépenses sont rarement publiées en détail, mais les collectivités engagent des sommes considérables pour faire paraître ces insertions obligatoires (environ 4 euros la ligne).
Bernard Tapie, dont le sens du commerce est bien connu, dit vouloir développer l'impact de La Provence et donner ainsi un coup de fouet à sa diffusion. On comprend donc pourquoi il a entrepris de rencontrer une à une les têtes politiques.
Mais, dans ce genre de discussions, on serait bien naïf de penser que les prises de contact ne reposent que sur la simple vérification que les collectivités continueront à alimenter les recettes. De manière tacite ou plus explicite, les parties abordent aussi le rôle que la presse peut jouer le cas échéant pour cajoler ou pour ménager les édiles surtout dans les périodes électorales.
Or, il faut le préciser, ce ne sont pas les journalistes qui sont en cause mais les lignes éditoriales définies par leurs hiérarchies placées sous l'influence des proprétaires des titres. Il suffit de voir, par exemple, le contenu rédactionnel du Figaro pour prendre la mesure de l'orientation politique qu'impose son patron Serge Dassault. 
En acceptant de rencontrer Bernard Tapie, Maryse Joissains, se sachant en difficulté pour sa réélection, a sans doute voulu tester elle aussi les intentions du nouveau patron de La Provence à son égard. Consciente du péril qui la guette, elle avait d'ailleurs pris les devants en usant, et abusant, des moyens de communication de la Ville et du Pays d'Aix pour faire sa propagande pré-électorale aux frais des contribuables… 

joissains tapie canard 24

logo marsactu new
Tapie fait sa tournée des grands-ducs :
http://www.marsactu.fr/politique/guerini-gaudin-caselli-tapie-fait-sa-tournee-des-grands-ducs-30960.html

14 mars 2013

Quand Marsactu parle de mon blog et de l'affaire Joissains…

joissains marsactu 13 mars 2013

L'excellent site Marsactu publie aujourd'hui un article au sujet de mon blog à l'occasion des suites de l'affaire du contrat d'Alain Joissains.
J'en remercie sincèrement son auteur Jean-Marie Leforestier. Et vous laisse maintenant découvrir la surprise
...
http://www.marsactu.fr/societe/joie-et-vicissitudes-du-blogueur-citoyen-30560.html

16 mars 2013

Le Ravi de mars fait l'éloge de la lenteur... Etonnant, non ?

une ravi 105

Malgré les apparences, le printemps ne saurait tarder à éclore. Alors, anticipons et offrons-nous un grand bouquet de nouvelles multicolores traitées avec sérieux mais sans jamais se départir d'un sourire. 
Voyons donc. Le Ravi de mars préconise de ralentir pour mieux résister. S'appliquant à toutes sortes de domaines, le propos est convaincant. Il s'attarde sur les accélérations politiques (primaires), les excès de vitesse de la presse, les pétarades du brouilleur de cartes Tapie, la lenteur de mollusque de Marseille Capitale 2013, les indigestes coups de fourchette de la bouffe à grande vitesse et les circuits du tourisme sur catalogue défié par le développement de l'hébergement chez l'habitant.
Les Aixois amateurs de handball seront ravis de découvrir un portrait caustique du nouvel exilé de leur équipe. 
Ah, au fait, ce mois-ci, le Ravi de plâtre est décerné au musicien à un seul doigt pour son méga-cancer de juin au Parc Borely doté d'une subvention publique de 400.000 euros. 
Allez, on se laisse séduire par ce riche menu épicé de mille brèves et illustré par les meilleurs dessinateurs.
Mise à jour : La pétition, qui a réuni plus de 70.000 signatures (j'ai moi-même signé) exigeant le retrait de la décison accordant une subvention au concert du musicien à un doigt, a eu raison de ce scandale. Le pitre ira donc pianoter ses gammes à la gomme au Dôme, à titre privé sans dotation publique. Non, mais !

Le sommaire du n° 105 de mars :
http://www.leravi.org/spip.php?article1456 
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/
Le Ravi sur Facebook :
http://www.facebook.com/pages/le-Ravi/129098087994

11 mars 2013

Alain Joissains et Jacques Agopian : Mensonges et bassesses

Arrêt du Conseil d'Etat. Alain Joissains invente et répète ses arguments dénués de fondement juridique. Complice, Jacques Agopian s'est vautré dans le déshonneur. Qui est finalement l'agent de l'autre ?

joissains conseil d'état titre

Délectons-nous encore un peu avec l'arrêt rendu par le Conseil d'Etat.
La Provence et La Marseillaise ont publié l'information la semaine dernière juste après la mise en ligne de mon article. Et, pourquoi le cacherais-je, je n'ai pas boudé mon plaisir. D'autant que mon blog a connu une très forte fréquentation. C'est la raison pour laquelle j'ai maintenu le sujet à la une pendant sept jours.
Il me faut cependant revenir aujourd'hui sur certains éléments que je ne peux laisser passer.
Et d'abord, pour démystifier une fois pour toutes les propos sans fondement qu'Alain Joissains a tenus dans La Provence. Pour toute défense, il prétend que son contrat a été calqué sur le modèle de celui de son prédécesseur,
"dans le droit fil du contrat de mon prédécesseur", dit-il. Cela n'a aucun sens. La loi dit clairement que les fonctions de collaborateur sont de la durée du mandat et prennent automatiquement fin au plus tard en même temps que le mandat territorial qui l'a recruté.
Par conséquent, à chaque renouvellement municipal, même si le maire est réélu, la collectivité doit revoter la création de postes et indiquer le montant des dépenses qui leur est lié. De fait, le contrat signé par Maryse Joissains lors du recrutement d'Alain Joissains est spécifique et ne peut faire référence à un contrat signé par le maire précédent. Autrement dit, chaque contrat ne vaut que par les seules signatures des deux contractants. L'argument d'Alain Joissains ne tient donc pas. Il a d'ailleurs été écarté dès le passage du dossier au Tribunal administratif.
Second point, Alain Joissains soutient et répète que mon abstention en 2001 lors du vote de la création d'emplois de collaborateurs équivalait à
"une renonciation à poursuivre" (en justice). Où a-t-on vu qu'une abstention signifie quitus, et pourquoi pas approbation tant qu'on y est ? Non, mon abstention indiquait bien l'absence de clarté de ce recrutement.
Il me reproche de ne pas avoir agi dès 2001. Mais ce n'est qu'en 2005 que j'ai pu découvrir le pot-aux-roses en m'informant plus amplement. Dès lors, j'ai pu exercer mon droit légal de contester le contrat et ses deux avenants, notamment en raison du dépasssement excessif de l'indice salarial. J'ai également fait valoir que le contrat initial avait été signé antérieurement à la création d'emploi avec effet rétroactif à la date de la prise de fonction du maire. C'est là encore un motif d'illégalité.

joissains conseil d'état salaires

Un coup politique ? Ah bon ?

En troisième lieu, Alain Joissains ajoute qu'il a eu la grandeur d'âme de ne pas vouloir bénéficier d'une voiture avec chauffeur. Sans chauffeur sans doute, mais d'une voiture, oui, ce qui est son droit. Parce que, explique-t-il tout en élégance, il "n'aime pas être trimballé comme un paquet de linge sale". Qu'en pense Maryse Joissains qui se fait conduire ?
Enfin, Alain Joissains juge que j'aurais "monté un coup politique". Depuis quand mener une action devant les tribunaux relèverait du coup politique et non du droit ? Qu'il ne soit pas très content de ce que la justice administrative pourrait bientôt confirmer définitivement en sa défaveur, cela peut bien se comprendre. Mais sortir des arguments fantaisistes lorsqu'on a exercé la profession d'avocat, cela ne peut que faire sourire.
Et puis, en matière de "coup politique", il me semble que la municipalité Joissains ne s'est jamais beaucoup privée d'utiliser les moyens de communication municipaux pour faire sa propagande. Les derniers exemples, les suppléments hors-série à la gloire de la prétendue œuvre accomplie par Maryse Joissains à Aix et en Pays d'Aix, n'en sont-ils pas la plus parfaite illustration ?
Cela est tellement évident que, jusqu'à vendredi, le document de 76 pages modestement intitulé "Métamorphose d'une ville" était encore accessible sur le site de la mairie et n'a été retiré que samedi 9 mars alors qu'il aurait dû l'être dès le 1er, soit, selon le code électoral, exactement un an avant le mois de l'élection municipale de 2014. Aixois, ne vous en fichez pas, c'est nous qui payons.

L'honneur perdu de Jacques Agopian

Passons maintenant au cas de deux autres personnes qui se sont lamentablement vautrées dans le déshonneur. Il s'agit de Catherine Silvestre et de Jacques Agopian, élus de l'opposition comme moi-même entre 2001 et 2008.
A l'élection de 2008, la première a négocié son passage de l'opposition de gauche à la majorité de droite de Maryse Joissains. La récompense fut double : un poste d'adjointe et les indemnités afférentes.
Le second fut réélu dans l'opposition mais postula à une vice-présidence de la Communauté du Pays d'Aix, faveur qu'il obtint avec les indemnités qui vont avec grâce à la mansuétude bien comprise de Maryse Joissains. Alors, comment croire Jacques Agopian quand il affirme qu'il n'a pas voulu apporter une caution morale à Alain Joissains mais seulement "emm… Castronovo qui s'était présenté à l'élection cantonale et qui m'a fait perdre".
Or, généreuse coïncidence, c'est précisément à cette période que les deux élus ont accepté de témoigner contre moi en prenant la défense d'Alain Joissains. Le groupe d'opposition de l'époque comptait 12 élus. On se demande bien alors pourquoi Alain Joissains n'est allé chercher que ces deux-là.  Leurs deux attestations "sur l'honneur" (si, si) étaient si complaisantes et mensongères qu'elles n'ont pas été retenues par le Tribunal administratif.
Voilà. Le moment venu, les Aixois seront juges de la délicate moralité de ces personnages.

joissains conseil d'état agopian
(Clic sur l'image pour agrandir)

Une devise nationale revisitée…

hôtel de ville aix prov blasons
(Clic sur l'image pour agrandir)

L'Hôtel de Ville a une particularité sans doute unique en France. Au fronton, outre la belle devise d'Aix, Generoso sanguine parta (Issue d'un sang généreux), aux termes républicains Liberté, Egalité, Fraternité, ont été rajoutés à gauche et à droite les mots Générosité et Probité.
Pourquoi ? Comme la façade comportait
cinq blasons à remplir, à la Révolution, on inventa donc une devise nationale en cinq mots. Avec le recul, on peut quand même s'interroger si ces deux valeurs supplémentaires ne sont pas parfois mises à mal.

joissains conseil d'état la prov 5(Clic sur l'image pour agrandir)

Rappel des documents litigieux de l'affaire du contrat d'Alain Joissains
(pour une lecture plein écran, clic sur le rectangle en bas à droite)  

Note personnelle : Merci aux très nombreux lecteurs (trices) qui ont visité mon blog la semaine dernière. Merci aussi aux personnes et ami(e)s qui ont laissé des commentaires, m'ont envoyé des courriels privés ou m'ont téléphoné pour me faire part de leur sympathie et de leur soutien. Merci enfin à toutes celles et tous ceux que j'ai l'occasion de rencontrer ici et là et dans certaines manifestations auxquelles j'assiste.

Mon article du 4 mars sur l'arrêt du Conseil d'Etat :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/03/04/26561470.html

1 mars 2013

Rejet des comptes de campagne de Maryse Joissains

Maryse Joissains n'est pas déclarée inéligible par le Conseil constitutionnel mais ses comptes de campagne ne lui seront pas remboursés. Dur pour son porte-monnaie…

logo conseil constitutionnel

La décision était aussi attendue que redoutée. Elle est tombée comme un couperet ce matin. Et nul doute qu'elle va faire mal.
Suite à la troisième candidature de Maryse Joissains à la députation en juin 2012, le Conseil constitutionnel n'a pas estimé devoir retenir de la déclarer inéligible. En revanche, ce dernier a
 confirmé les motifs d'irrégularités soulevés par la Commission nationale des comptes de campagne. Le Conseil constitutionnel juge en effet que c'est à bond droit que la Commission des comptes de campagne a rejeté ses comptes.
En conséquence, Maryse Joissains a perdu son siège de députée, elle ne sera pas remboursée et devra supporter seule les dépenses de sa campagne électorale.
Coup dur pour son porte-monnaie alors qu'elle s'apprête à repartir en campagne pour l'élection municipale de 2014. Pourtant, comme on l'a vu, ne reculant devant rien, elle s'est quand même permis d'user et d'abuser de l'argent public pour commencer à assurer sa propagande électorale dans des suppléments des magazines de la Ville et de la Communauté du Pays d'Aix.
Là aussi, il faudra que les Aixois exigent des comptes.

L'essentiel de la décision du 1er mars 2013 du Conseil constitutionnel
(Clic sur l'image pour agrandir)

Joissains conseil constitutionnel 1

27 février 2013

Maryse Joissains soigne aussi la fausse image de la polyclinique

L'article laudateur sur le projet de la polyclinique Rambot est le parfait exemple des nombreux coups d'esbroufe que recèle le catalogue pré-électoral publié par Maryse Joissains. Mensonges, manipulations, contre-vérités et vantardises proférés derrière une langue de bois massif (du Montaiguet). Cela mérite un carton rouge. Le voici...

Alors, allons-y. A l'aide d'un exemple qui ne manquera pas d'éclairer utilement les Aixois, voici la preuve manifeste des manipulations et des contre-vérités qui se cachent dans le supplément du magazine municipal. Cet exemple est celui du projet d'implantation de la méga-clinique Rambot au pied du Montaiguet.
A plusieurs reprises, j'ai dénoncé ici même l'ineptie scandaleuse du choix de cet emplacement dans un massif protégé, et à protéger. L'article de la page 37 du catalogue faisant la propagande électorale de Maryse Joissains est un tissu d'informations trafiquées et orientées qui reprennent bon nombre d'arguments fallacieux mis en avant par la docteur Jean Lacoste pour promouvoir l'idée de son installation sur un site soi-disant approprié et sans conséquences aucunes sur la circulation et l'environnement (alors qu'un incendie a ravagé la parcelle en 2005).
Je vous propose de regarder l'image publiée dans le magazine (image un peu trop "polie" pour faire crédible, fournie par le docteur lui-même et reprise telle quelle par les communicants de la mairie) et de la comparer avec celle qui pourrait malheureusement devenir la réalité.
De même, je reproduis ci-dessous le texte intégral
(en bleu) de la page présentant le projet mais cette fois commenté (en mauve) par l'Association des Amis du Montaiguet et de Pont de l'Arc.
Je vous laisse juger…

montaiguet aix original par moi

(Clic sur les images pour agrandir)
Ci-dessus, la maquette idyllique selon le docteur Lacoste et la mairie
Ci-dessous, la même image redimensionnée et annotée 

montaiguet aix clinique x1,5

La vérité, c'est que la Convention de Projet urbain partenarial (PUP) qui lie la SCI Les Bornes (investisseur pour la polyclinique) à la Mairie stipule que "les travaux ne peuvent commencer tant que tous les recours contre le permis modificatif n°1 ne sont pas purgés". Or, nombreux sont les recours encore pendants : sur la révision de POS, sur le permis initial, sur le modificatif n°1, tandis que la plainte au procureur de la République pour prise illégale d’intérêt d’un Conseiller municipal est en cours d’enquête…

2015 LA FUTURE POLYCLINIQUE

La Polyclinique du Parc Rambot et la Clinique Provençale accueillaient 19.000 patients par an, il y a dix ans. Elles en traitent auiourd'hui plus de 52.000 ! Ce seul chiffre témoigne de l'intérêt du pôle de santé privé aixois, complémentaire de l'hôpital public. ll explique aussi la nécessité pour la Polyclinique, installée sur deux sites (Rambot et La Provençale), de déménager sur un même plateau technique pour mettre en place un projet ambitieux et investir 50 millions d'euros (ce chiffre paraît fantaisiste car il a constamment varié, il est ici revu à la baisse par rapport au dernier article paru dans La Provence et il ne saurait comprendre les équipements médicaux) dans une médecine du futur, plus innovante, plus efficace et plus accueillante.
En liaison avec l'Agence Régionale de Santé (cette Agence s’est bornée à ne pas opposer son veto à un regroupement des deux cliniques Rambot et La Provençale, elle n’a pris aucune part au projet lui-même et n’a pas donné d’avis sur sa localisation au Montaiguet si contestée, ce n’est pas son rôle), après l'étude de plusieurs implantations (aucune preuve n’a jamais été apportée de ces prétendues études, malgré des demandes réitérées), c'est dans le quartier des Bornes, non loin de Pont de l'Arc, sur la RD8n (dans le Massif prétendument "à protéger" du Montaiguet, sur des terres agricoles de proximité, ce à quoi s’était engagée Mme le Maire auprès de la Communauté du Pays d'Aix, en zone AOC Palette), et à proximité immédiate de l'autoroute, ("proximité" tout relative : rejoindre l’autoroute réclamerait de nouvelles voies irrémédiablement destructrices pour le quartier et son environnement), que le futur établissement verra le jour à l'horizon 2015 (cette annonce succède à bien d’autres : inauguration prévue en 2011, en 2012, toujours pas le moindre démarrage des travaux en 2013 ! Il faut attendre que le permis modificatif soit purgé de tout recours et, dans la convention de PUP, il est annoncé que la durée des travaux sera "de trente mois").
Il traitera 80.000 consultations et 15.000 urgences annuelles
(la polyclinique Rambot s’est vu retirer par l’ARS les urgences cardio-vasculaires au profit de la clinique Axium et de l’Hôpital public, mais surtout, ces nouveaux chiffres entraîneraient l’impossibilité de circuler à l’entrée du Pont de l'Arc sur la RD8n !) dans de meilleures conditions que, comme actuellement, dans le centre-ville d’Aix.

(Clic sur les images pour agrandir)

montaiguet aix massifs

montaiguet aix circulation points noirs

montaiguet aix circulation explications

Le projet intègre une dimension environnementale importante. Les architectes ont soigné la parfaite intégration paysagère des bâtiments, et 5.000 arbres ont d'ores et déjà été plantés (c’étaient des arbrisseaux de quelques centimètres ou… des glands !) sous l'expertise de l’Association pour le reboisement et la protection du Cengle-Sainte Victoire (cette association avait besoin, pour continuer à être subventionnée, de trouver une action à tout prix, alors qu’elle n’avait plus rien à replanter à Sainte-Victoire. Après la plantation dûment médiatisée en novembre 2011, il n’y a eu aucun entretien et les arbrisseaux ont crevé).
Une démarche globale, labélisée HQE (Haute qualité environnementale), reposera sur quelques choix volontaristes et innovants qui tiennent à cœur à l'équipe médicale : choix des énergies renouvelables pour atténuer l'impact énergétique des installations, isolation renforcée, toitures végétalisées des bâtiments (improvisations de green-washing récentes pour faire "vert", or rien de tout cela n’est inscrit dans le permis), utilisation de matériaux locaux peu transformés, recyclage des matériaux de construction, espaces paysagers (notamment les parkings de 800 places à ciel ouvert !)
Lors de la phase de concertation et à la demande de la mairie de quartier, les concepteurs ont modifié certains accès ou cheminements (ces accommodements n’ont plus aucune valeur, destinés à calmer certains riverains, ils étaient situés dans l’espace boisé finalement cédé à la Mairie, dont on ne sait ce qu’elle en ferait). Le projet ne comportera ni héliport (pas d’héliport ne signifie pas "aucun hélicoptère" !) ; ni centre d'incinération des déchets. Son offre d'accès urbain par transports en commun sera par ailleurs encouragée (vœu pieu).

montaiguet aix massifs circulation gros plans

(Clic sur l'image pour agrandir)
Gros plans sur le Massif du Montaiguet et les points noirs de la circulation

Il faut le savoir, 30% des patients de l'agglomération aixoise sont aujourd'hui encore hospitalisés à Marseille (ces patients choisissent d’aller à Marseille, pourquoi ?) alors qu'une majorité de leurs pathologies ne le justifie pas. La future polyclinique, en complémentarité avec l'hôpital d’Aix, (pure langue de bois "en concurrence avec" devient ici "en complémentarité avec") permettra de répondre à cette situation inconfortable pour les malades et leurs familles (la responsabilité de l’inconfort à Rambot incombe à ses dirigeants, de même que la situation intenable dans laquelle ils ont précipité leur établissement avec leur utopique projet aux Bornes dans le Montaiguet : n’ont-ils pas vendu les murs de leur clinique avant de savoir ni où ni quand ils pourraient la délocaliser ?) et assurera demain, avec plus d'efficacité encore, ses missions de service public, le traitement des urgences, son implication dans le Plan Cancer et ses objectifs de santé publique (deux fois le mot "public" dans la même phrase pour dissimuler l’intérêt privé puissant tapi derrière ce projet).

Mes précédents articles sur la propagande de Maryse Joissains : http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/20/26459634.html http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/22/26475213.html http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/25/26500322.html

Tous les autres articles sur le dossier de la polyclinique
sont classés à la rubrique "Pont de l'Arc", colonne de droite du blog

25 février 2013

Joissains marche sur l'eau et veut assécher ses opposants (3)

Nouvel abus piteux de Maryse Joissains. Et énième scandale. Non contente de vouloir prouver à tout prix qu'elle aurait réussi à marcher sur l'eau, elle essaie aussi de noyer tous ses opposants en leur sucrant leur droit d'expression. Mais, il faudra se demander si au final ce n'est pas elle qui sera forcée de boire la tasse électorale...

CPA mag automne 2012Titres vantards en une des trois derniers magazines de la Communauté du Pays d'Aix

Une fois de plus, aux barbes de tous, Maryse Joissains s'est aussi offert cyniquement en ce mois de février un autre numéro d'autocélébration et de propagande délirante dans le magazine de la Communauté du Pays d'Aix. Bon, les titres et les articles sont un poil moins immodérés. Et moins surgonflés à l'eau miraculeuse d'Aix qui arrosait la pseudo-réussite inondant le supplément d'Aix en dialogue. Mais cela frise tout autant l'abus caractérisé.
Les apologies et violonades à la gloire de la présidente avaient commencé à l'automne et se sont poursuivies en janvier pour s'achever en février. Là encore, comme par hasard, à quelques jours de la date limite pour que de tels panégyriques ne soient pas comptabilisés comme des dépenses de campagne électorale. On le voit, tout cela ne peut être que prémédité.
La présentation en trois livraisons est censée couvrir l'ensemble des compétences de la CPA. La méthode choisie consiste à dédier chaque parution à l'exploitation de plusieurs thématiques. On a donc étalé tout cela sur trois numéros consécutifs qui représentent un pudique total de 124 pages (40+40+44) !
Face à tant de prouesses quasi christiques, comment ne pas s'agenouiller mains liées pour saluer ces litanies de fanfaronades réalisées aux seuls frais de l'ensemble des citoyens du Pays d'Aix ! Belle arnaque, n'est-ce pas ?
Chaque numéro de bourrage de crâne est dès lors introduit par un édito (ce qui est somme toute normal) signé par Maryse Joissains. Mais, oh surprise, tous les articles, tous, sont exclusivement rédigés selon la seule version du pouvoir. La loi dispose pourtant que des espaces rédactionnels doivent être accordés à tous les élus.
Et bien, foin de la loi, on a beau chercher la ou les tribunes d'un quelconque conseiller majoritaire ou opposant, on ne trouve rien. La parole est par conséquent confisquée au bénéfice unique de l'équipe de la présidente qui profite au maximum d'un outil de communication qui devrait être au service de tous.
Mais est-ce vraiment et seulement sa faute ? Aussi étrange que cela puisse paraître, aucun maire de la CPA n'ose jamais réclamer un espace d'expression libre. Aucun élu aixois de l'opposition ne soumet le moindre texte pour faire valoir son point de vue, contadictoire ou pas d'ailleurs. Et cela dure malheureusement depuis longtemps.
Mais pourquoi donc n'ont-ils pas protesté dès l'automne ? N'est-il pas trop tard pour tenter encore une fois de se défendre pitoyablement en ne rédigeant qu'un simple courrier criant au scandale et faisant état de leur consternation ?
Or, les élus d'opposition savent pertinemment que cela est un droit, celui-là même qu'ils exercent pour s'exprimer dans le magazine municipal. Mais, même là, désolé de le redire, ils se sont bel et bien fait piéger pour le dernier numéro de février. Certains ont réagi par voie de presse, certes. Mais à quoi sert de publier des lettres ouvertes qui finiront noyées dans un océan d'indifférence ? Que ne saisissent-ils pas la justice pour faire respecter la loi ?
Pourtant, quelque chose dans l'air semble déjà indiquer que, oui, rira bien qui rira le dernier. Les Aixois pourraient faire payer très cher à Maryse Joissains la somme de tous ses abus.
Pour finir sur une note croquignolesque, amusons-nous avec l'ironie involontaire qui s'est glissée en dernière page du numéro de février : la reproduction de l'affiche de l'exposition "Cadavres exquis" au musée Granet. Alors, qui sait ? Serait-ce un signe codé annonciateur de la conclusion des mandats squelettiques de Maryse Joissains ?

Mes précédents articles sur la propagande de Maryse Joissains : http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/20/26459634.html
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/22/26475213.html

8 février 2013

Métropolisation : Philippe Langevin dit oui au mariage (5)

Il y a ceux qui s'opposent au mariage en faisant la moue et il y a ceux qui disent oui et signent sans hésiter, dragées à la main. Philippe Langevin, très renommé maître de conférences à Aix-Marseille-Université, fait partie des seconds. En tout cas, son point de vue sur les enjeux de la métropolisation a le mérite d'alimenter le débat avec des arguments qu'il estime imparables. Alors, pour ou contre ? Voyons cela…

métropoles arc méditerranéen(Clic sur l'image pour agrandir)

Métropole, j'écris ton nom…

Pour compléter et clore provisoirement la série d'articles publiés ici depuis quelques jours sur le projet de métropolisation, je propose de prendre connaissance de l'avis de Philippe Langevin. En décembre, à l'invitation de l'association Devenir, il a donné une conférence qui a été enregistrée à la Fondation Vasarely. Il a aussi produit un document qui livre de très nombreuses informations détaillées lors de sa prise de parole et qu'on pourra lire ci-dessous.  

"La Métropole Marseille-Provence, un territoire en sauvetage économique"
Une conférence de Philippe Langevin organisée par l'association Devenir 
à la Fondation Vasarely le 11 décembre 2012

"Métropole, j'écris ton nom…"
Un document signé Philippe Langevin
(pour une lecture plein écran, clic sur le rectangle en bas à droite)

métroples dynamiques spatiales méditerranéennes comparaisons
(Clic sur l'image pour agrandir)

Volet 1 : "La métropolisation, un mariage pour tous ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/04/26324166.html
Volet 2 : "La métropolisation, un mariage pour quoi ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/05/26332114.html
Volet 3 : "La métropolisation, un mariage pour qui ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/06/26340993.html
Volet 4 : "La métropolisation, un mariage avec qui ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/07/26352489.html

22 février 2013

Maryse Joissains aurait marché sur l'eau… d'Aix ! (2)

Ceci n'est pas un canular. Vu que c'est Maryse Joissains qui a créé et alimenté toutes les fontaines d'Aix en une décennie ! Mais, mauvais tuyau pour notre maire Noël, son bilan fait eau de toutes parts et la voilà contrainte à écoper à coups de boniments...

aix dial titres catalogue

On me murmure que, se préparant sérieusement à sa probable défaite en 2014, Maryse Joissains aurait déjà envisagé de se recycler. Mais pas n'importe où. Elle ne veut pas, paraît-il, faire rire tout le monde comme son ex-maître Nicolas Sarkozy. Elle aurait donc opté pour la promotion de magazines et de catalogues de rente par impudence.
Convenons-en, c'est là assurément un choix plutôt judicieux. Pour lequel elle n'aura aucun mal à faire valoir illico ses incomparables dons pour l'embrouille et sa longue expérience acquise en matière de publications à caractère mystificateur. Il lui suffira pour cela d'amener sous son bras son dernier opus de 76 pages, imprimé aux seuls frais des Aixois, vantant ses œuvres et même celles dont elle n'est pas à l'origine.
Le supplément du magazine municipal qu'elle diffuse depuis quelques jours n'est-il pas l'ultime et plus probante preuve de sa grande compétence en battage et boniments ? 
"Les années décisives qui ont changé le visage de la cité", tel est le sous-titre tout en modestie qui est censé révéler aux Aixois tout ce dont ils ne se seraient pas aperçu jusqu'ici.
Pour ce faire, et pour tenter de repeindre son calamiteux bilan, Maryse Joissains a jeté l'encre à grands flacons sur ses dizaines de pages. Titres gonflés à l'hélium (tels ceux ci-dessus), formules vantardes (sur sa prétendue réussite pour la circulation ou la propreté), illustrations retouchées, images de synthèse trafiquées, présentations mensongères (parc public aux Allées provençales alors que c'est une jardinière, clinique du Montaiguet...), appropriation de réalisations de l'équipe Picheral (TGV, Centre chorégraphique…), usurpation de projets menés par le conseil général, la région ou l'Etat (collèges, lycées, plan Campus, tribunal de grande instance…), et on en passe.
Il n'est pas jusqu'à ses propres portraits grossièrement photoshopés au bistouri qui n'éclatent comme un aveu de tous ses camouflages de la défiguration subie par la ville.
En cette triste époque où le cheval est truandé pour devenir bœuf, où le poisson qui a tourné de l'œil est présenté comme pêché tout frais ce matin même, où les œufs de lumps sont déguisés en authentique caviar, où le skai est vendu pour du cuir, où la contrefaçon a pognon sur rue, où de vrais-faux billets cherchent à s'écouler comme des vrais-vrais, où les fausses loteries promettent d'imaginaires millions, où des publicités bien léchées maquillent la réalité, il n'y a plus guère que les gogos volontaires pour gober les sornettes de Maryse Joissains.
Pour les faussaires de tous poils, c'est la justice qui sanctionne. Pour les bilans désastreux, il y a les urnes. Hourra !
Dans un prochain article, nous examinerons plus en détail certains dossiers bien spécieusement présentés dans le catalogue.
                                                                                                                         A suivre…

Des élus de l'opposition protestent enfin...
Mais oh, les amis ! C'est devant les tribunaux qu'il faut aller défendre vos droits !
(Clic sur l'image pour agrandir)

aix dial prov 21

Mon article précédent sur le même sujet :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/20/26459634.html

20 février 2013

Maryse Joissains aurait marché sur l'eau… d'Aix ! (1)

Et Maryse Joissains vint. Elle marcha sur l'eau. Combattit tous les dangers. Secourut les Aixois de la misère. Soigna toutes leurs plaies. Multiplia les guérisons. Et inventa le bonheur pour tous et pour chacun. On ne le sait pas, mais rien n'existait avant elle, tout n'était que ruines et abandon...

aix dial couv suppl janv 2013

Et Maryse Joissains vint, maternante et prévoyante, toute auréolée par la providence. Elle se mit courageusement à marcher sur l'eau. Combattit tous les dangers. Sauva notre cité des désastres de ses prédécesseurs. Secourut ses concitoyens de la misère. Soigna toutes leurs plaies. Multiplia les guérisons. Et finalement inventa le bonheur pour tous et pour chacun. 
Beaucoup ne le savent peut-être encore pas, mais rien n'existait avant elle. Tout n'était que ruines et abandon. Et voyez-vous cela, les Aixois ont donc soif de découvrir, de comprendre et d'applaudir les prouesses épatantes, et très jalousées partout sur terre et jusque dans les trous noirs de l'univers, que la maire a accomplies pour eux en faisant don de sa modeste personne à l'Histoire. 
A l'entendre, la ville enfin métamorphosée et pacifiée ne serait désormais plus que luxe, calme et volupté. Voilà l'impression, ou plutôt l'illusion, que l'on a en parcourant le catalogue un rien, donc beaucoup, mégalomaniaque et présomptueux qu'elle fait diffuser pour tenter d'exorciser la crainte de l'échec électoral qui s'annonce. 
Recourir chaque fois qu'il le faut, c'est-à-dire à la veille d'une élection, à un exercice massif de communication et d'intoxication pour suppléer ses insuffisances, c'est la méthode sauve-qui-peut de Maryse Joissains. 
En juin 2011, elle avait déjà usé et abusé du procédé d'autosatisfaction et d'autocongratulation dans un numéro spécial clinquant de 68 pages intitulé "une décennie pour Aix-en-Provence". A ce moment-là, l'opposition avait eu le droit de s'exprimer sur deux pages comme la loi l'impose. Surprise, pour le récent hors série du magazine municipal, intitulé "la métamorphose d'une ville", la maire s'accorde démocratiquement 76 pages alors que l'ensemble des élus minoritaires se voit complètement privé du moindre espace rédactionnel.
En guise de coup de brosse aussi hypocrite que cynique, Maryse Joissains fait mine de remercier tous les élus sans distinction d'appartenance. Or, pourquoi ce qui a au moins été respecté il y a deux ans ne l'a-t-il pas été cette fois-ci ? La proximité de l'élection y est pour quelque chose, bien sûr.
Pourtant, en comparant les deux parutions, il n'est pas difficile de remarquer que le contenu est souvent identique, quand il n'a pas été simplement copié-collé, au cas où les Aixois n'auraient pas imprimé dans leurs cerveaux nombre de bienfaits que la politique municipale de Maryse Joissains est censée leur avoir procurés. C'est ce qu'elle pense et dit.
Car, elle le sait, les électeurs sont parfois oublieux et souvent ingrats. Elle en a payé le prix fort en se faisant sévèrement éjecter de son siège de députée un an après son premier catalogue.
Alors, pour s'ingénier à parer tout risque de nouvel accident, aujourd'hui, elle remet cela sur le métier et s'octroie pas moins de cinq pages d'interviews faussement spontanées en réponse à des questions téléphonées et complaisantes dignes d'un journalisme à-plat-ventresque.
Voilà pour la forme générale de ce supplément de magazine publié sur le compte des Aixois pour assurer une propagande pré-électorale en s'épargnant tous frais personnels évidemment.
Or, ses tours de passe-passe comptables lors sa campagne pour l'élection législative, en attente imminente d'être arbitrés par une décision du Conseil constitutionnel, devraient inciter les Aixois à réfléchir sur les pratiques de la maire sortante, et peut-être bientôt sortie. 
                                                                                                                     A suivre…

15 février 2013

Libérons la presse : La vidéo du débat qui secoue à Marseille

La vidéo intégrale de la soirée "Libérons la presse" est maintenant mise en ligne sur les sites de Mediapart et du Ravi. Le retour de Bernard Tapie à Marseille a largement été évoqué et commenté. Mais les organisateurs ont surtout voulu dénoncer ce qui menace la liberté et le pluralisme de l'information. Des paroles fortes…

ravi débat libérons la presse

A l'issue de la soirée, ceux qui y ont assisté ou y ont participé ne sont pas tous ressortis avec un même avis sur le déroulement et le contenu des interventions et des échanges. Mais c'est bien là pourtant le but d'une rencontre de ce type au caractère plutôt inédit.
Inédit parce que ce sont des médias indépendants qui en ont pris l'initiative. Inédit parce qu'elle s'est tenue à Marseille, siège de deux d'entre eux. Et inédit parce qu'elle correspond à l'actualité brûlante du rachat de journaux du Sud-Est dont La Provence par Bernard Tapie.
Si tout n'a peut-être pas été parfait, ce débat a eu le grand mérite de poser de vraies questions qui permettent à chacun de réfléchir sur le droit de savoir et la liberté d'informer, le devenir de la presse et son rôle fondamental dans la vie démocratique. Et c'est là au moins une des raisons qui regardent les citoyens, qu'ils soient lecteurs de presse ou pas.  


Ordre d'apparition des intervenants : 
Macha Makeïeff, directrice du théâtre national de Marseille, La Criée
Laurent Bonnet, directeur éditorial de Mediapart 
Edwy Plenel, directeur de la publication de Mediapart 
Michel Gairaud, rédacteur en chef du Ravi 
Pierre Boucaud, directeur de Marsactu 
Laurent Mauduit, auteur de Sous le Tapie, journaliste à Mediapart 
Michel Samson, auteur de Gouverner Marseille 
Jean-Claude Roger, représentant dans les Bouches-du-Rhône d’Anticor, association contre la corruption, pour l’éthique en politique 
Philippe Foulquié, fondateur de la Friche de la Belle de Mai, membre du collectif marseillais des Gabians, contre le délitement de la gouvernance locale
Jean Kéhayan, président d'honneur du Club de la presse Marseille Provence 
Plusieurs journalistes de La Provence

ravi débat presse 11Laurent Bonnet, Edwy Plenel, Michel Gairaud et Pierre Boucaud

Des articles parus sur les sites organisateurs

logo ravi bon

http://www.leravi.org/spip.php?article1446

logo mediapart entier

http://blogs.mediapart.fr/blog/ellemra/120213/ce-lundi-marseille

logo marsactu new

http://www.marsactu.fr/societe/un-lundi-soir-a-la-criee-30354.html

Note personnelle : Hier soir, j'étais invité en direct au journal d'information de Radio Zinzine d'Aix pour commenter deux sujets d'actualité : le cas de Maryse Joissains qui a vu ses comptes de campagne rejetés par la Commission nationale et le projet lié à la métropolisation.

13 février 2013

Joissains, de contes de cocagne en mécomptes de campagne

Maryse Joissains semble confondre contes de fée et comptes de campagne. Une fois de plus, elle vient nous raconter des histoires et fait sa campagne électorale sur des fonds publics. Et cela au moment même où l'on découvre que l'examen détaillé de ses comptes pour l'élection législative pourrait bien s'achever en comptes défaits. Nuages et peut-être orages en perspective...

joissains memoires aix

Maryse Joissains sentirait-elle sa fin de règne poindre à l'horizon ? Voilà qu'elle nous fait le coup de son forcément bon bilan en publiant un supplément de 76 pages du magazine Aix en dialogue, une sorte d'épilogue sur catalogue, pour se flatter d'avoir réussi à "métamorphoser" (sic) la ville. Plus modeste, elle n'est pas.
Volens nolens, pareilles galéjades ne pourront suffire ni prospérer durablement face à l'évidence d'un traitement contradictoire et indiscutable fondé sur des faits concrets.
Pour ma part, j'aurai bientôt l'occasion d'exposer sur ce blog le contre-bilan argumenté et illustré que je suis en train de dresser en vue de l'élection municipale de 2014.
Sans gêne aucune, Maryse Joissains profite de sa fonction de maire en place pour user ainsi de l'argent public juste avant que toute dépense de propagande ne soit imputée à ses comptes de campagne. Et, pour que le culot soit complet, elle n'a accordé dans ce supplément aucun espace d'expression à l'opposition, ce qui est contraire à la loi.
Au rayon des mécomptes, on ne peut pas dire qu'elle ne s'y entend guère. Ne voilà-t-il pas que la Commission nationale des comptes de campagne vient de rejeter les siens pour la législative qui l'a sévèrement défaite. Pour pas grand-chose ?
Sans doute pas. Puisqu'une confusion de genre lui a valu d'être retoquée par la Commission. Le motif soulevé ? De l'argent prévu pour les frais de représentation en tant que députée versé sur son compte personnel dont elle a ensuite tiré 30.000 euros pour régler des factures au titre de ses dépenses de campagne.
C'est Alain Joissains, son mandataire financier récurrent, qui le dit. Et qui n'y voit rien d'anormal, avançant aussi en parade l'idée que le plafond des dépenses autorisées n'a pas été dépassé.
A l'heure actuelle, il serait hasardeux et imprudent d'en conclure quoi que ce soit. C'est en effet lorsque le Conseil constitutionnel aura statué d'ici peu que l'on saura s'il y avait un loup et, le cas échéant, si cela entraîne un réajustement à la baisse ou un non remboursement total des frais de campagne et/ou si cela est passible d'une peine d'inéligibilité.

joissains compte de campagne 2012

Le point sur l'affaire du contrat d'Alain Joissains 

Je saisis l'occasion de ce sujet pour renseigner mes lecteurs sur les suites de la longue procédure concernant mon action en justice en vue d'obtenir l'annulation du contrat et des deux avenants signés par Maryse Joissains en recrutement d'Alain Joissains en qualité de collaborateur puis de directeur de cabinet à la mairie d'Aix.
Ma requête a été déposée en bonne et due forme en octobre 2011. Le Conseil d'Etat l'a déclarée recevable en avril dernier et l'a dès lors soumise à l'instruction.
Mon avocat vient de me faire parvenir un courrier m'informant que l'affaire est désormais inscrite au rôle du Conseil d'Etat par le rapporteur public. Cela veut tout simplement dire qu'elle est donc maintenant susceptible d'être appelée et examinée à une prochaine audience.
Pour mémoire, ma première requête au Tribunal administratif de Marseille date de mai 2005 !

7 février 2013

La métropolisation, un mariage avec qui ? (4)

En Grande-Bretagne, le mariage pour tous a été plié en quelques heures. En France, le débat fait encore orage. Y compris pour le mariage métropolitain. On se demande si tout ça n'est pas finalement lié à une question de dot et à une bataille pour ne pas adopter les membres d'une famille recomposée.
Alors, pour ou contre ? Voyons cela…

métropoles structures intercom
(Clic sur l'image pour agrandir)

Elle s'y était engagée. Marylise Lebranchu, ministre de la réforme de l'Etat, de la décentralisation et de la fonction publique, revient à Marseille vendredi afin d'installer la "mission interministérielle pour le projet métropolitain". Auparavant, donc aujourd'hui, elle reçoit à Paris les maires et présidents des intercommunalités des Bouches-du-Rhône, sachant que les élus qui sont hostiles au projet de loi gouvernemental ont décidé de tenir la semaine prochaine une contre-conférence pour re-discuter entre eux d'un projet alternatif. Qui aura le dernier mot ?

Collectivités territoriales : dans quel Etat ?
(Textes pédagogiques tirés de la revue de la Fédération syndicale unitaire FSU - janvier 2013)

Métropoles en questions

Le 16 décembre 2010 (sous Sarkozy), la loi de réforme des collectivités territoriales créait les métropoles.
Établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) regroupant plus de 500.000 habitants et plusieurs communes, les métropoles bénéficient de compétences des communes, du département (transport scolaire, routes, social) et de la région (action économique, promotion du territoire, formation). D'autres peuvent leur être transférées (développement économique, action sociale, collèges, lycées).
Une étude d'impact préalable à cette loi mentionnait une liste de 8 communautés urbaines ayant qualité pour se transformer en métropoles (Grand Lyon, Lille Métropole Communauté Urbaine, Marseille Provence Métropole, Bordeaux, Grand Toulouse, Nantes Métropole, Nice Côte d'Azur, Strasbourg). S'y ajoutaient 4 autres communautés d'agglomérations (Rouen-Elbeuf-Austreberthe, Montpellier Métropole, Toulon Provence Méditerranée, Grenoble Alpes Métropole) dont l'évolution démographique permettrait, à terme, leur transformation.
Un an plus tard, une première métropole voyait le jour (Nice Côte d'Azur).
Au-delà, la loi énonce vouloir favoriser, par la création de pôles métropolitains, une coopération renforcée entre territoires. Répondant à l'attente d'élus du Sillon lorrain et du Sillon alpin, il s'agit de pouvoir créer de nouveaux liens juridiques entre agglomérations.
Selon l'avant-projet de loi sur la décentralisation, les communautés métropolitaines seraient appelées à remplacer les métropoles, avec la responsabilité du développement urbain et la prise en charge de nombreuses compétences (transports, politique de la ville, logement, recherche, université, éducation…).
Trois grandes agglomérations, Lille, Lyon et Marseille bénéficieraient d'un statut d'eurométropoles chargées d'élaborer et de conduire un projet d'aménagement et de développement économique, écologique, éducatif, culturel et social de territoire afin d'en améliorer la compétitivité et la cohésion à l'échelle nationale et européenne.
A Lyon, un accord global prévoit le transfert de toutes les compétences du conseil général à la communauté urbaine réduisant le champ du conseil général au territoire rural : le Rhône sera circonscrit au Beaujolais et aux Monts du Lyonnais.
A Marseille, le projet de métropole du gouvernement est rejeté par 8 des 9 intercommunalités des Bouches-du-Rhône, qui craignent de devoir assumer le déficit financier de Marseille... 
                                                                                                                   A suivre…

(Clic sur l'image en deux parties pour agrandir)

métropoles systèmes - part 1

métropoles systèmes - part 2

Volet 1 : "La métropolisation, un mariage pour tous ?" : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/04/26324166.html 
Volet 2 : "La métropolisation, un mariage pour quoi ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/05/26332114.html 
Volet 3 : "La métropolisation, un mariage pour qui ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/06/26340993.html

 

6 février 2013

La métropolisation, un mariage pour qui ? (3)

Si les partenaires territoriaux ne s'entendent pas alors qu'ils se connaissent en tant que voisins géographiques, il n'est pas exclu que l'Etat les oblige à un mariage forcé. A moins de faire appel à un site de rencontres… Mais là, il paraît que les déceptions sont nombreuses, malgré les affinités. Alors, pour ou contre ? Voyons cela…  

métropoles aires urbaines insee 2011

Collectivités territoriales : dans quel Etat ?
(Textes pédagogiques tirés de la revue de la Fédération syndicale unitaire FSU - janvier 2013)

Des évolutions en cours et prévues

L'exposition La France de 2040 produite par la DATAR met en évidence trois facteurs qui agissent à l'échelle mondiale et transforment en profondeur aussi les territoires français : croissance démographique et vieillissement, urbanisation, et changement climatique. Les collectivités territoriales sont confrontées à des évolutions qu'elles contribuent aussi à concrétiser.
C'est à l'automne 2013 que la loi "Responsabilité et confiance dans les territoires" sera présentée au Parlement. D'ici là, nombre d'arbitrages gouvernementaux sont encore à faire tant les conséquences d'un tel texte seront importantes pour l'organisation de l'État et des Services publics comme pour les collectivités territoriales.
On a longtemps parlé du "millefeuille" à la française, de la nécessité d'une clarification des compétences. Les départements (et leurs conseils généraux) ont bien failli être rayés de la carte, coincés entre des communautés de communes de plus en plus grandes et des régions avides d'agrandir leurs domaines.
De nombreux projets ont vu le jour (quelle que soit la coloration politique des CT !) dans la foulée de la réforme de 2010. Les préfets ont eu à finaliser les schémas départementaux de coopération intercommunale (SDCI), des pôles métropolitains (syndicat mixte regroupant des intercommunalités à fiscalité propre) se sont concrétisés comme le Sillon lorrain, les pôles Alès-Nîmes, Strasbourg-Mulhouse ou Lyon-Saint-Etienne. D'autres sont en cours, en Loire-Bretagne ou Bourgogne-Franche-Comté. En Alsace, c'est la fusion des deux départements avec la région qui est à l'ordre du jour.
Plusieurs éléments semblent pourtant déjà tranchés : la commune reste la structure de base mais les intercommunalités et regroupements d'intercommunalités mettront en œuvre une partie de plus en plus grande de leurs compétences, notamment le plan local d'urbanisme.
Les régions et les futures métropoles verraient aussi leurs compétences élargies et obtiendraient le pilotage de politiques publiques territorialisées. Les départements (surtout les ruraux) seraient réduits à la portion congrue des politiques sociales, allocations de solidarité et du handicap.
Qui décidera ? C'est une "Conférence territoriale de l'action publique" qui devrait être le futur lieu de pouvoir au niveau régional. Composée de représentants des principaux exécutifs locaux, elle traitera de la répartition des compétences qui pourront être déléguées globalement à une région, un département ou une métropole. En cas de désaccord, c'est le futur Haut Conseil des territoires (présidé par le premier ministre) qui arbitrera.
Les capacités d'intervention des régions, départements ou communes sont liées à leur situation économique. Les inégalités territoriales ont augmenté, notamment aux niveaux infra-régional ou infra-métropolitain.
Aux conséquences de la crise, se sont ajoutés un gel des dotations, une forte baisse des recettes fiscales et des difficultés persistantes avec les banques pour financer les investissements nécessaires. De ce point de vue, le projet d'un "pacte de confiance et de solidarité" ne rassure ni les départements dont certains étaient déjà en grande difficulté, ni les communes. L'Association des maires de France considère qu'elles vont être fragilisées par la baisse programmée des dotations globales de fonctionnement.
Tout cela peut faire craindre un véritable éclatement des politiques territoriales en fonction des potentiels ou des potentats locaux...

Les grands pôles européens

métroples euro carte

(Clic sur les images pour agrandir)

métropoles euro

métropoles AUF

Volet 1 : "La métropolisation, un mariage pour tous ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/04/26324166.html
Volet 2 : "La métropolisation, un mariage pour quoi ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/02/05/26332114.html

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