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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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22 décembre 2006

Budget : "On n'est pas ici pour faire de la politique !"

le_budgetLe débat annuel sur les orientations budgétaires au conseil municipal a constitué un moment de confrontation radicale entre l'opposition de gauche et l'équipe municipale de droite. Nul besoin de préciser ici que nous ne partageons évidemment pas du tout les mêmes conceptions sur la conduite de la politique de la ville.

Depuis six ans, comme à chaque séance qui précède obligatoirement le vote du budget primitif de janvier, la municipalité nous la joue toujours de la même manière : un rapport technique certes bien présenté mais un vide sidéral en termes de choix politiques.

En gros, on nous répète qu'on maîtrise les dépenses de personnel, qu'on réduit la dette, qu'on n'augmente pas les impôts, qu'on investit comme jamais et qu'on fait dans la proximité. Et bien, nous, nous pensons que c'est tout le contraire car non seulement la ville n'y trouve pas son compte mais son avenir ne cesse de s'assombrir.

Un de mes collègues socialistes et moi-même avons fait part de nos commentaires. Ce qui a eu pour effet d'exaspérer l'adjoint aux finances et de déplaire à la majorité. Mme le maire, elle, est sortie de ses gonds pour tenter de nous faire sa coutumière leçon : "On n'est pas ici pour faire de la politique !" Ah bon ? C'est pour jouer aux billes en se faisant des risettes, peut-être ?

Ce qui irrite Mme Joissains, c'est que nous disions quelques vérités qui ne lui plaisent pas. Et notamment que son document fait apparaître un décalage profond entre son contenu et la réalité vécue par les Aixois. Leurs vrais problèmes ne sont pas abordés et leurs besoins sont passés sous silence.

La poche droite et la poche gauche

D'abord, quoi qu'ils veuillent faire croire, le budget ne connaît pratiquement aucune évolution depuis 2001. Il fait même du surplace et présente une rigidité qui ne permet plus de lancer le moindre véritable projet. Les personnels, malgré les transferts vers la Communauté d'Agglomération du Pays d'Aix, représentent toujours 54% du budget. Au passage, n'aurait-il pas été nécessaire de "croiser" les données générales du budget avec celles de la CPA ? Cela aurait été plus clair pour se faire une idée plus complète des enjeux.

L'autofinancement n'est pas suffisant pour ouvrir de nouvelles marges de manœuvre. Les dépenses d'équipement se feront par le biais de l'emprunt – situé à hauteur de 27M€ – qui va donc de nouveau provoquer de la dette ! Allez comprendre cette contradiction avec la réduction annoncée de la dette !

Ensuite, on nous assène que les impôts sont inchangés. Pourtant, par exemple, le même soir, on nous présente des tarifs et des taxes en hausse, parfois dans des secteurs sensibles touchant au quotidien des Aixois comme les service jeunesse ou les sports. Evidemment, aucune  mention n'est faite, sauf par moi, du coup de bâton produit par la taxe des ordures ménagères qui a fait un bond de 66,67% ! Voilà ce qui s'appelle proclamer qu'on ne touche pas à la poche droite tout en prenant dans la poche gauche.

Silence sur le logement

Pour ce qui est de l'aménagement urbain – comment peut-on évoquer un tel sujet sans même avoir eu le courage de lancer la procédure du Plan local d'urbanisme dont l'objectif est de mettre en place un développement global et maîtrisé sur le long terme – il faudra se contenter d'opérations de constructions privées menées au coup par coup.

On aurait aimé entendre Bruno Genzana, adjoint délégué au Plan local de l'habitat à la CPA, venir vanter, comme à son habitude et avec la même ardeur, les mérites présumés du PLH. Mais non, depuis quelques temps, il s'est mis à pourfendre, hors la présence de Mme Joissains, la politique peu ambitieuse de cette dernière. Allez savoir pourquoi… 

Car, sans aucune politique du logement – 12 HLM construits en 6 ans ! – la crise du foncier s'autoalimente et aggrave le problème. 5000 demandes de logement social public sont en attente. Vraiment, est-ce cela la réussite de cette municipalité ? Rien dans les orientations présentées lundi soir ne laisse présager un quelconque espoir pour les Aixois.

D'ailleurs, ce manque total de vision est à l'unisson de la situation catastrophique de la France gouvernée depuis cinq ans par le même camp politique. La croissance est faible, les déficits sont gigantesques et la dette est colossale. Le nombre de chômeurs reste dramatique et les emplois sont de plus en plus précaires. Etonnons-nous après cela que surgissent des tensions sociales et de l'insécurité dont Aix n'est plus épargnée.

Alors, la municipalité aura beau dire et faire ce qu'elle veut, les Aixois ont bien compris qu'il va falloir changer de cap pour éviter de toucher le fond.

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9 novembre 2006

La longue marche de la République

LOGO_PRGLe Radicalisme est le plus ancien courant politique français.

Il date de près de 200 ans.

C'est au lendemain de la Commune (à partir de 1879) que la pensée radicale a commencé à se structurer.

Bon nombre d'idées désormais ancrées dans la République sont issues des idées radicales : l'école gratuite, laïque et obligatoire, la nationalisation des grands monopoles, la Loi 1901 sur la liberté associative, la séparation de l'église et de l'État (1905), l'impôt progressif sur le revenu…

   Le Radicalisme est une vision spécifique de l'organisation sociale et humaine fondée sur la primauté de l'individu. Le Radicalisme prend sa source dans l'Histoire de la République, à laquelle il est étroitement lié. Le Radicalisme est composé de cinq thèmes rémanents :

   Laïcité : Les Radicaux croient en la vertu de la laïcité, qui constitue en fait la pierre angulaire de la philosophie radicale. En effet la laïcité permet la mobilité sociale par l'égalité des chances offerte à chacun. Pour cette raison, les Radicaux prônent la neutralité des Institutions Publiques - dont l'école - vis à vis des influences sociales, philosophiques ou religieuses, en permettant à chacun de conserver les pensées qui sont siennes.

   Solidarisme : La Solidarité éclaire l'action de tous les Radicaux. D'un fait social, ils font une exigence morale. Elle doit être acquise par libre association et non par contrainte. Pour renforcer les liens devant exister entre la société et l'individu, le Politique doit s'inspirer de la Solidarité comme d'une réalité intangible et nécessaire.

   Humanisme : L'Homme est la mesure, la finalité et la justification de toute action publique. Son épanouissement qui donne un sens au progrès et justifie l'effort d'une organisation sociale, doit guider l'action publique.

  Tolérance : Le discours et l'action des Radicaux se définissent par la raison et par la tolérance. Au cœur de tout projet radical s'épanouit l'idée de réconciliation, la vocation des Radicaux étant de rassembler.

   Universalisme : Les Radicaux ont une conception subjective de la nationalité, fondée sur la volonté librement exprimée d'un avenir commun et non sur des critères de langue, de religion ou d'origines ethniques ou géographiques.

Ne pleure pas Marianne, la lutte continue

   Nous appuyant sur les valeurs fondatrices du Radicalisme et de la République, nous proposons la modernisation des institutions, en nous référant au combat de Pierre Mendès France.

   A cet effet, nous militons pour la 6e République qui devra rééquilibrer les pouvoirs exécutif et législatif, renforcer la décentralisation et reconnaître l'identité culturelle et historique des régions.

   Défenseurs des services publics qui doivent, selon notre conception, échapper à l'espace marchand, nous soutenons une fonction publique d'excellence qui doit être capable d'adaptation et d'une bonne complémentarité avec le secteur privé.

  Promoteurs, dès l'origine, de l'école publique, nous croyons toujours que l'émancipation de l'Homme passe par l'éducation. C'est pourquoi nous demandons la généralisation de la formation permanente, rendue indispensable par les avancées technologiques.

   Créateurs du solidarisme avec Léon Bourgeois, nous voulons que la solidarité devienne le critère fondamental des choix politiques alors que nos sociétés développées sont plus riches mais aussi plus inégalitaires. Initiateurs de la laïcité, nous continuons à voir en elle le moyen de garantir la liberté des consciences, la neutralité de l'Etat, le refus du dogme et du comportement sectaire ainsi que la garantie du droit à la différence.

(Pour plus d'informations, voir le lien Parti radical de Gauche ci-contre)

23 avril 2007

Le vote électronique fait machine arrière

bug_machine_a_voter

Les machines à voter ont provoqué dimanche grogne et retards - souvent une heure ou plus d'attente - dans plusieurs villes, certains élus ou électeurs criant à la "catastrophe" et réclamant l'abandon du système.

La municipalité de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) a d'ailleurs décidé de suspendre le vote électronique pour le second tour de l'élection présidentielle et les législatives, en juin, en raison des files d'attente devant les bureaux de vote.

Les bureaux équipés de machines à voter le plus concernés ont été ceux qui ont reçu l'autorisation par le Conseil constitutionnel de rester ouverts au-delà des horaires initiaux, pour permettre le vote des électeurs faisant la queue devant les bureaux.

A Issy-les-Moulineaux et Courbevoie, dans les Hauts-de-Seine, des attentes d'une heure étaient signalées, et des électeurs mettaient en doute la sécurité du système. "Ca fait deux fois que je viens, ça fait deux fois que je repars sans voter. C'est trop long", pestait un jeune retraité, ajoutant n'avoir "aucune confiance" dans ces machines "incontrôlables". "Beaucoup de personnes âgées ne comprennent pas comment ça marche. C'est pas compliqué, mais ça déroute. Alors on annule, on recommence, les autres attendent", expliquait un autre électeur de la même ville. A la mairie, on expliquait les files d'attente par "une participation énorme".

A Reims, des retards étaient signalés à l'ouverture de certains bureaux, en raison d'un problème de branchement des installations. Ailleurs dans la ville, c'est l'utilisation de la machine qui a provoqué des retards. "Un vrai bazar, on n'y comprend rien", lâchait une retraitée. "Vous mettez votre carte et c'est marqué "continuez". Mais il n'y a rien qui s'allume. J'y suis arrivée quand même. Mais j'aime autant comme c'était avant", a-t-elle confié.

De Villiers a lui aussi tempêté contre les machines à voter. "Machine de hasard, machine à tricher", a-t-il dit en votant en Vendée. Et un conseiller régional MRC d'Ile-de-France a annoncé avoir saisi le Conseil constitutionnel sur des "dysfonctionnements" du scrutin liés aux machines à voter de Villeneuve-le-Roi, dans le Val-de-Marne.

Des chercheurs de Metz affirment, étude à l'appui, que ces machines posent "d'énormes problèmes", notamment aux seniors et aux handicapés. Un électeur d'Issy-les-Moulineaux a raconté avoir vu des gens sortir de la file d'attente pour venir en aide à des personnes âgées qui ne comprenaient pas la marche à suivre, allant jusqu'à voter à leur place. L'urne électronique comporte plusieurs boutons permettant de voter pour le candidat de son choix et un bouton "vote blanc".

Le ministère de l'Intérieur souligne que les machines, toutes fabriquées à l'étranger, sont parfaitement fiables et qu'elles n'ont jamais connu de problème depuis leur lancement en 2003.

1 décembre 2025

Corruption, abus, manquements... et à Aix ?

PASSEPASSES. Ces mots sont assassins. On les entend de plus en plus, que ce soit à l'international ou en France. Quelques rappels mémorables... avec un regard sur Aix.

Des présidents corrompus ou autres personnes influentes très indélicates (jusqu'à des ministres dont une qui reste ministre alors qu'elle est mise en examen sans que le Président de la République ne trouve rien à redire) ou qui abusent et qui ne montrent pas l'exemple, loin très loin de là. On a tous leurs noms en tête. Facile de ne pas penser à Nicolas Sarkozy, déjà condamé deux fois définitivement alors qu'il clame toute honte bue à ses affidés "je suis innocent".
Et à Aix-en-Provence ?
Pour rester à notre niveau local, ces quarantes dernières années, pour qui a de la mémoire comme moi, on a connu des personnages peu honnêtes qui ont fait la une permanente des journaux. Un ancien administrateur et liquidateur judiciaire (syndic de faillites), plusieurs fois condamné pour ses pratiques professionnelles délictueuses dont des détournements de sommes colossales depuis les années 70, avait d'abord écopé en premières instances de cinq ans puis de sept ans de prison.
Dès 2005, j'ai contesté en tant que conseiller municipal le contrat totalement illégal d'Alain Joissains recruté comme directeur de cabinet de Maryse Joissains, qui s'était octroyé un salaire largement au-dessus de ce que la loi permet. Il a fallu passer par dix ans de procédures (une fois au Tribunal administratif, deux fois en Cour administrative d'appel et deux fois en Conseil d'Etat) pour obtenir enfin l'annulation. Ce rappel ici m'autorise à dire que j'ai sans doute été le premier lanceur d'alerte sur les pratiques du clan Joissains.
Autres déboires, mais là je n'en suis pas l'auteur, c'est Maryse Joissains qui en a fait les frais. Elle a été "démissonnée" après avoir perdu tous ses procès et avoir été condamnée à "8 mois de prison avec sursis et 3 ans d'inéligibilité pour prise illégale d'intérêt et détournement de fonds publics".
Encore dans la famille Joissains
Enfin, Sophie Joissains, pour des faits bien moins graves, a été critiquée pour ses notes de frais indécentes dites de représentation, même si elles sont admises, payées par la mairie. On a parlé de dépenses pour ses déplacements, de restauration, de vêtements, de parfumerie et de frais esthétiques (du luxe quoi !).
Impossible d'en raconter plus, ce serait trop long, sur les frasques d'autres élus mis en examen ou même de fonctionnaires (ah ! l'histoire du garage municipal toujours en cours d'instruction par le procureur de la République !). On évoque des réparations sur des véhicules privés dans les garages municipaux, de siphonnage d’essence, ou encore d'un trafic de pièces détachées
, des pratiques que la mairie tente de minimiser mais qui ont bien eu lieu.
Au total, il faut bien se dire que les cas présentés ici ont tous un lien avec l'argent public, donc le nôtre. A propos, pour faire la lumière sur tous les manquements constatés, ne faudrait-il pas élargir amplement les compétences de la Commission de déontologie municipale créée par Sophie Joissains elle-même ?

"Contrat illégal d'Alain Joissains annulé : Que ma joie demeure… " : https://castronovo.canalblog.com/archives/2015/02/20/31564342.html
"Frais de représentaion de Sophie Joissains : Le luxe je le vaux bien non ?"
https://castronovo.canalblog.com/archives/2023/06/05/39929590.html"
"Nouveau scandale très grave en Joissainie - partie 1 : https://castronovo.canalblog.com/archives/2023/03/13/39841744.html
"La maire d'Aix sur une voie de garage – partie 2" : https://castronovo.canalblog.com/archives/2023/03/14/39841745.html

 

10 novembre 2023

Pont de l'Arc : Curiosités de l'histoire du quartier

MÉMOIRE. Si vous habitez dans les quartiers sud ou si vous y passez, si vous aimez savoir comment la ville évolue, voici quelques éléments tout en surprises qui méritent le coup d'œil...

LAC Moulin Bernard mars 1998 - Copie
(Clic sur l'image pour agrandir)
Destruction du moulin Bernard dont on voit encore quelques restes

Cet article construit à partir de mes archives n'est évidemment pas exhaustif mais il vaut la peine d'être découvert. Commençons par le rond-point lui-même qui a bien changé. Comme raconté dans un article que j'avais écrit en tant que correspondant de presse en octobre 1989, une fontaine trônait en son centre. Elle était horrible et ne fonctionnait qu'une fois sur deux. On l'avait surnommée le "bunker".
De temps en temps, des étudiants s'amusaient à y verser de la lessive pour produire de la mousse débordante ! Par temps de grand froid, l'eau se répandait jusque sur la chaussée provoquant des dérapages comme sur une patinoire. Bref, ce n'était pas une réussite. J'avais suggéré au maire, Jean-François Picheral, de la faire disparaître et de créer un véritable rond-point verdoyant. On l'a donc connu ces dernières années comme un bel exemple de végétalisation à l'entrée sud de la ville. Mais il n'est plus entretenu. Le rond-point s'appelle depuis 2000 Rond-point de la 4ème Région aérienne (1936-2000).

Pont Arc rond-point aménagement 1999
Croquis du projet d'aménagement du rond-point

oPont Arc 29 octobre 1989 - Copie (2)

Pont Arc 29 octobre 1989 - Copie (3)
Image rare de l'ancienne fontaine avec son jet d'eau 

Pousuivons avec ce qui est devenu un parking (gratuit au départ devenu payant par la suite) à côté duquel se trouve le Parc aventure "Indian Forest"  En 1998, la municipalité a décidé de supprimer ce que l'on appelait le Moulin Bernard (une sorte de silo à grains), une bâtisse abandonnée menaçant ruine. J'étais adjoint à la mairie-annexe et le maire m'avait demandé de suivre les travaux. En témoigne le cliché (un peu mis en scène, je le concède) prise en mars 1998 par le studio Ely (Photo en tête de l'article).
L'idée était en effet de rendre cet espace aux habitants. Ce qui fut fait avec, en prime, la satisfaction des commerces qui demandaient plus de places stationnement.
Enfin, intéressons-nous à l'autoroute A8 où l'on peut apercevoir dans les deux sens de circulation un portique de belle facture. J'avais été intrigué par cette présence décorative. Après une longue enquête pour le journal
Le Provençal, j'avais réussi à percer le mystère qui avait fait l'objet d'un article en juillet 1993. 

Pont Arc porte A8 20 juillet 1993 - Copie (4)

Pont Arc porte A8 20 juillet 1993 - Copie (2)

Pont Arc porte A8 20 juillet 1993 - Copie (3)

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28 novembre 2022

Aérodrome : Un consensus trouvé mais les associations restent vigilantes

BOULES QUIÈS. Après des années de batailles menées y compris devant les tribunaux par les associations, le consensus annoncé apaisera-t-il l'ambiance pour les habitants ? Une chose est sûre, il leur faudra rester vigilants et surveiller sur place si les engagements du gestionnaire sont bien respectés...

aérodrome la provence
(Photo La Provence) 

Voilà un projet objet de polémiques mais qui évolue grâce aux associations et aux riverains. C'est celui de l'aérodrome des Milles qui est contesté pour ses nuisances sonores et les risques d'une extension qui aggraveraient encore leur gêne.
Majoritairement, les habitants n'en veulent pas. Ils se battent depuis de longues années pour être enfin écoutés et entendus par les parties prenantes officielles qui ont un pouvoir de décision. Beaucoup de courriers leur ont été envoyés. Des actions ont été entreprises devant les tribunaux pour contester les conditions de gestion de l'aérodrome.
On apprend par la presse que l'ambiance semble se calmer un peu et que finalement un consensus aurait été trouvé même si les associations restent sur leurs gardes et contiueneront à surveiller ce qui se passe concrètement. Une façon que j'avais parodiée en "plus décibel la vie" car il faudra sans doute se munir de bouchons d'oreille !

aérodrome prov 3

aérodrome prov 11

Lire ou relire mes précédents articles
"Aérodrome : Forte mobilisation face aux dangers du changement de statut !
http://castronovo.canalblog.com/archives/2015/10/22/32813032.html
"Aérodrome : Une pétition contre les nuisances en vol et au sol"
:

http://castronovo.canalblog.com/archives/2015/07/03/32306076.html

6 mars 2023

La vision rétrograde de Sophie Joissains sur la métropole

DÉRAISON. Surprise dans le magazine de la ville de janvier-février. Un encart de huit pages sous forme de supplément est censé faire le point sur la métropole. Le ton est donné par la question posée en couverture "La métropole vous veut-elle du bien ?". On comprend immédiatement que le traitement du dossier va être passé au filtre de la vision unilatérale de Sophie Joissains et de son premier adjoint. Vive le village gaulois !

Aix mag janv fev 2023 supplément

Si certaines informations sont dignes d'intérêt car elles ne peuvent être qu'objectives, d'autres ont un tour politique visant à justifier les positions que mettait en avant Maryse Joissains et maintenant reprises la maire d'Aix. On trouve par exemple un rappel de la genèse de la métropole, toutes étapes que j'ai bien connues depuis 1996 en tant qu'élu. Par souci de pédagogie, on fournit aussi des détails sur l'historique des évolutions administratives de la métropole.
Mais à quoi ressemble le reste ? On donne la parole à la maire et à son premier adjoint pour nous faire avaler qu'ils ont forcément raison de combattre la "monstropole", comme la nommait Maryse Joissains et que Martine Vassal fait fausse route. D'où, on le sait, le conflit désormais ouvert qui va probablement perdurer vu la radicalité des deux camps. Comme je l'ai déjà écrit ici, la perdante est la ville d'Aix, le pouvoir de décision étant dans les mains de la présidente Martine Vassal.
S'il est vrai que la métropole a besoin d'ajustements juridiques pour améliorer son fonctionnement et ses prérogatives de gouvernance, un peu comme un être humain lorsqu'il croît, contester par pur principe et par obstination n'est pas de bonne guerre. D'ailleurs, par ces pratiques, les élus de la majorité aixoise sont isolés au sein de l'institution et se sont privés de toute influence. Beaucoup d'élus du Pays d'Aix, mais pas qu'eux, refusent les attaques stériles et sont bien décidés à contribuer à la meilleure gestion possible. Eux sont entendus à l'inverse des Aixois qu'on n'écoute plus.
Les arguments de Sophie Joissains et de son premier adjoint forment ce que j'ai appelé une politique du village gaulois, c'est-à-dire de repli sur soi et d'enfermement rejetant toutes relations avec l'extérieur. Comment peut-on encore songer à se couper des liens qu'il est nécessaire d'établir avec les autres communes du territoire pour mutualiser les moyens permettant de coordonner des objectifs partagés, transports, urbanisme, habitat, environnement, développement économique... ?
Je me plais à souvent faire une comparaison avec la vie d'un immeuble. Chaque particulier peut s'occuper de son appartement comme il veut mais pour les parties communes la règle impose de gérer ensemble ce qui relève de l'intérêt général. Une institution comme la métropole, c'est pareil.

13 février 2023

Centre social Les Amandiers : Le chaos après la vie

GÂCHIS. Quel dommage ! Qui aurait imaginé que le centre social Les Amandiers connaîtrait une disparition aussi désastreuse ? Pendant près de 40 ans, il a été le lieu de vie de tout un quartier qui le fréquentait assidûment. Par la qualité de son travail, l'équipe d'origine avait obtenu la construction de cet équipement grâce à sa persévérance. Quelques souvenirs me reviennent en mémoire...  

ADIS bâtiment 2

Personne ne pouvait imaginer que le centre social Les Amandiers verrait un jour sa disparition du paysage aixois. Je pense pouvoir en parler en connaissance de cause car je fus son vice-président pendant quelques saisons autour des années 80. A sa création, le siège était situé dans des locaux inadaptés du bâtiment Pollux du Jas de Bouffan. Géré administrativement par des bénévoles, il rencontrait un vif succès auprès de la population, malgré les faibles moyens dont il disposait. La Caisse d'allocations familiales lui avait accordé son agrément, ce qui lui procurait des revenus bien utiles. 
Comme on ne pouvait pas pousser les murs, il avait été transféré dans le même quartier au rez-de-chaussée plus vaste d'un bâtiment Logirem. La qualité du travail accompli avait convaincu ensuite le maire Jean-François Picheral de construire des locaux spacieux, agréables et très fonctionnels, allée des Amandiers. Cela fait plus de 30 ans.
Les activités menées par les bénévoles et des animateurs salariés spécialisés touchaient à tous les domaines : social, aide scolaire, sorties éducatives, loisirs, culture, jeunesse, personnes âgées, aides juridiques, rencontres et j'en passe. Le tout gratuit ou à tarifs modiques. Les comptes étaient bien tenus et jamais il n'y a eu d'impairs ni de dérives. Le président de l'époque, Jean-Philippe Présent, à qui je veux rendre hommage pour sa forte implication, était très rigoureux. Tout passait par le dialogue et le consensus.
Je m'étonne donc que les choses se soient dégradées ces dernières années au point que la CAF a retiré son agrément. Les anciens administrateurs et les nouveaux ont contesté leurs légitimités réciproques et ont recouru à la justice pour les départager. Résultat, la plus récente équipe de gestion a été dans l'obligation de rendre les clés et de licencier ses salariés. Comment en est-on arrivé là ? 
Une misson a été confiée au centre Albert-Camus de Corsy pour reprendre les commandes. Voilà où en est l'affaire. La mairie a déclaré ne pas vouloir s'en mêler au prétexte que seule la CAF est habilitée à régler le sort du centre. Franchement, je trouve que ce n'est pas responsable vu que les locaux sont communaux et qu'en termes de politique sociale, la Ville a son mot à dire, notamment aussi parce qu'elle accorde sa part des subventions.

Souvenirs personnels

ADIS logo

J'avoue que c'est pendant la période des années 80 que j'ai pu mesurer ce que devait être une politique de proximité qui inclut les habitants. J'avais été désigné vice-président du centre social les Amandiers, géré par l'Association pour le développement d'innovations sociales (ADIS). Ce fut passionnant de bout en bout. Le contact humain avec les usagers a été une formidable expérience et une leçon de civisme dont je ne me suis jamais éloigné dans mon futur parcours politique.
Grâce au dévouement et à la ténacité de mes amis, nous avions réussi dans ces années-là à obtenir enfin une reconnaissance officielle des pouvoirs publics et des subventions. Ensuite, le succès s'est logiquement matérialisé par la construction d'un bâtiment tout neuf pour le centre social qui avait vivoté d'abord dans une minuscule salle puis dans un logement.
Pour l'anecdote, lorsqu'il a fallu trouver un nouveau nom, j'avais proposé que le centre s'appelle les Amandiers du nom de la rue où il se trouve. Par clin d'œil, j'avais fait observer que ce mot contenait dans l'ordre le sigle ADIS : AmanDIerS.

24 mai 2023

Condamnations d'élus de tous bords : Accusés, levez-vous !

QUE JUSTICE PASSE ! Comment va la justice ? Notamment quand il s'agit de sanctionner des élus, haut placés ou locaux ayant fauté. Les exemples sont foison. Et les plaignants, leur donne-t-on satisfaction lorsqu'ils saisissent les procureurs ? Par mon expérience, j'ai de gros doutes...

Elus condamnés - Copie (3) - Copie

Il y a les présumés innocents, les mis en examen, les détenus provisoires, les condamnés et les embastillés. Il s'agit pas ici d'évoquer les anonymes mais lesdites "élites". Le cas le plus emblématique dont on reparle ces derniers temps est Nicolas Sarkozy. Rejugé en appel, il voit sa peine de nouveau confirmée malgré ses dénégations. Joli pour un ancien président de la République ! Jacques Chirac l'avait précédé dans ce genre de situation. Pas moins glorieux !
Alain Juppé a eu maille à partir sur l'affaire des emplois fictifs à la mairie de Paris. Défense de rire, il est actuellement membre du Conseil constitutionnel ! Des premiers ministres se sont aussi illustrés par leurs frasques : François Fillon et ses beaux costumes, Edouard Balladur pour complicité et recel d'abus de biens sociaux. Et puis une ribambelle de ministres, droite et hélas aussi de gauche.
Charles Pasqua le fort en gueule qui voulait terroriser les terroristes a reçu un pain dans la sienne. Claude Guéant s'est fait prendre la main dans le sac pour faux, usage de faux et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée. Ce brave et inérrarable Jérôme Cahuzac qui avait déclaré les yeux dans les yeux qu'il n'avait jamais eu de comptes à l'étranger a vite été démasqué.
On ne peut éviter de citer Eric Dupont-Moretti, ministre de le justice mis en examen et toujours en place qui est censé représenter la justice ! D'autres, tels les époux Balkany ont payé cher leur arrogance et leur enrichissement. A signaler aussi que le Front national de toute époque et jusqu'à maintenant, qui cumule plus des dizaines de mises en cause et de condamnations, père (25) et fille mise en examen, et élus ou collaborateurs.

Elus condamnés - Copie (2)

Dans notre région, les champions ne manquent pas...
Du côté de chez nous, en Provence, nous avons également été servis par ceux qui se sont égarés dans chemins délictueux. Très récemment, c'est le maire de Toulon, Hubert Falco, condamné et déclaré inéligible pour avoir bouffé à l'œil pendant seize ans sur le compte de l'argent public. Allez voler une orange ou un vélo et vous serez jeté en prison illico.
Deux autres cas, très différents, ont fait l'objet de véritables feuilletons dans les médias. Jean-Noël Guérini, ex-président du département, qui pratiquait la politique comme une affaire personnelle tant il était omnipotent et craint. Condamné, il siège toujours au Sénat ! Serge Andréoni, maire de l'Etang-de-Berre, jugé pour complicité dans l'affaire Guérini. Un autre président des Bouches-du-Rhône a aussi morflé, François Bernardini. Surtout ne pas oublier la députée Sylvie Andrieux, condamnée, qui arrosait des associations à des fins électoralistes. Même pratique et même verdict pour Henri Jibrayel, ancien député et conseiller départemental, qui offrait des croisières aux personnes âgées en subventionnant des associations à sa botte.
A Aix, Maryse Joissains a usé de toutes les ficelles de la justice pour faire durer son procès pendant sept ans. Au final, elle a été reconnue coupable et déchue de tous ses mandats. Ancienne avocate, elle avait vitupéré les magistrats, crié au scandale et juré qu'elle serait blanchie. Mais non, la loi, c'est la loi. Et quand on la méconnaît ou l'outrepasse, on se fait condamner "Au nom du peuple français".

Elus condamnés au nom du peuple

J'adore cette expression qui figure en en-tête sur tous les procès-verbaux de jugements. J'ai eu la joie de la lire lors de ma bataille gagnée pour faire annuler au bout de dix ans de procédures (à mes frais) le contrat illégal d'Alain Joissains, ex-directeur de cabinet de Madame. Je parle souvent ici d'éthique et de déontologie. Si, d'un côté, il y a des élus ou des ministres condamnés, de l'autre, je ne peux m'empêcher de m'interroger sur le rôle des électeurs qui en réélisent certains sans se poser des questions de conscience.

Elus condamnés - Copie


Eric Dupont-Moretti est-il encore crédible ?
J'ai adressé une lettre AR au ministre le 26 mai 2020. Aucune nouvelle depuis. Je lui proposais l'idée de créer l'obligation pour les procureurs de répondre aux plaignants quelle que soit la suite donnée. Je lui fournissais deux dossiers pouvant entraîner des  poursuites pénales. J'avais déposé une plainte en 2005 et une autre, différente, en 2017. Pour la première, qui concernait Maryse Joissains, j'avais été reçu pendant plus de trois heures par la brigade financière de Marseille qui m'avait assuré que le délit que je dénonçais était bel et bien constitué. Pour la seconde, je fournissais un mémoire pour conflit d'intérêts entre Maryse Joissains et Alain Joissains. Je ne me lasse pas de continuer à bien regarder ma boîte aux lettres…

Elus condamnés prov 4

21 décembre 2022

Parkings aixois : Sophie Joissains désavouée par Martine Vassal

BIDEAdepte du village gaulois, comme Maryse Joissains avant elle, Sophie Joissains veut partir en guerre contre la métropole au sujet des huit parkings aixois du centre-ville gérés par la Semepa. Elle réclame qu'ils restent une compétence aixoise. Martine Vassal a refusé tout net. Explications...

Métropole marseillaise et provence
(Crédit : La Marseillaise)
Comme Maryse Joissains en 2016, Sophie Joissains a fait placarder une banderole sur le fronton de l'Hôtel de Ville

Au dernier conseil métropolitain, Sophie Joissains a essayé de faire passer un amendement en ce sens pour contester que lesdits parkings avaient un intérêt métropolitain.
Pourtant la loi, et plus récemment sa révision dite loi 3DS, a confirmé leur transfert dans le cadre de la compétence mobilité qui forme un tout pertinent comprenant l'ensemble des moyens de déplacement sur le territoire, hors les parcs relais. La maire d'Aix développe l'idée que le centre-ville aixois a sa spécifité communale en cela que le stationnement sert d'outil de proximité notamment aux commerces et à la population résidente. Martine Vassal a refusé.
La loi de février 2022 pour un modèle revu de la gouvernance, les six conseils de territoire ayant disparu car devenus superflus, apporte des modifications telles que réclamées par de nombreux maires, les communes ont retrouvé des pouvoirs pour gérer ce qui relève bien de leurs prérogatives. Ainsi, par exemple, la présidente a trouvé un accord avec Benoît Payan, maire de Marseille, pour rééquilibrer le montant des dotations qui jusque là lui étaient très défavorables et particulièrement injustes.
Désormais, Marseille, qui ne percevait que 100.000 euros, verra le montant de solidarité communautaire doubler en 2023 et atteindre 45 millions en 2024. La logique de la démographie ainsi que celle de ville-centre seront validées, ce qu'elles auraient dû être depuis la création de la métropole. C'est quand même intéressant de constater que l'écoute et le bon sens ont prévalu sur une aberration sans nom.
Pour Aix, le problème est que la posture de Sophie Joissains, et avant elle celle de Maryse Joissains qui avait perdu sa fronde contre la métropole, fait qu'elle n'est plus audible et qu'elle en paie les frais, si l'on peut dire. Sa démission de son poste de vice-présidente il y a un an pour contrer la présidente qui, selon elle, aurait "un double discours", a ouvert un conflit qui lui a fait perdre toute crédibilité. Je ne comprends pas d'ailleurs pourquoi les deux oppositions ont décidé de voter l'amendement de la maire d'Aix alors qu'elles sont d'habitude des convaincues de la nécessité d'une vision de la métropole regroupant des objectifs efficaces communs.

Pour rappel, Maryse Joissains avait mené la fronde, avec l'argent des Aixois, pour contester la métropole. Pour mémoire aussi, en 2016, elle avait essayé de vendre les parkings à la Semepa, qui en est le gestionnaire, histoire déjà de les soustraire à la métropole. Toutes ces menées lui ont valu d'être retoquée plusieurs fois par le préfet.

métropole image

6 février 2023

Chantiers et projets aixois : La Fédération des CIQ fait le poing

IMPARABLE. La Fédération des CIQ dresse chaque année un bilan sur les chantiers et projets structurants de la ville. Leurs analyses sont concrètes, denses et rigoureuses mais elles ne sont hélas pas toujours prises en compte par les autorités. Revue à consulter pour être bien informé...

Fédé CIQ image

La Fédération des CIQ en réunit de 25 à 30. Très représentative, elle dresse chaque année un bilan sur les chantiers et projets structurants de la ville. Ses membres sont très impliqués et étudient sérieusement les dossiers. Il est donc intéressant de connaître leurs avis qui s'adressent tant aux collectivités qu'aux Aixois. Même sans connaître dans le détail ce qui se fait ou se prépare, chacun voit ce qui bouge ou ne bouge pas dans son quotidien.
Les changements annoncés, prévus ou déjà entamés prennent forcément du temps et nécessitent souvent de gros investissements. Il faut donc être patient. Il arrive parfois que des projets n'aboutissent pas ou sont modifiés au gré des analyses en s'interrogeant sur la pertinence des réalisations, les coûts et l'articulation avec l'existant.
La Provence a relayé sur deux pages les observations de la Fédération sur les dossiers les plus importants censés apporter des améliorations dans divers domaines tels que les déplacements et l'urbanisme. Les critiques de la Fédération sont pointues. En voici des extraits qu'il est nécessaire de lire pour savoir de quoi sera fait notre avenir. Ce sont d'ailleurs des sujets que j'ai souvent traités ici.
MOBILITÉ
"La circulation empire à Aix, résume Daniel Mennier, et force est de constater que le projet de PLUi ne cite aucun des grands chantiers mobilité dont il est question depuis ces dernières années. Contournement de Saint-Pons ? Stoppé par les collectivités. Contournement du village des Milles ? Rien ne s’est passé depuis que le maire a évoqué consulter les habitants cet automne. Contournement de Célony ? Suspendu au renoncement des riverains. La liaison entre la RD9 et l’A51 vers Marseille, qui occasionne des bouchons jusqu’à La Chevalière ? Même pas inscrite dans le plan de déplacement métropolitain. Le projet de voie expresse sur la RN296 ? À l’arrêt. Comme le réaménagement de l’échangeur entre Puyricard et Entremont.
"Il n’y a aucune vision d’ensemble, le transit local comme le très grand transit passe par le Jas de Bouffan et Les Platanes devenus voies de contournement. Aix n’a pas de boulevard extérieur puisque ce sont les autoroutes de ceinture qui en font office." Il alerte aussi les pouvoirs publics sur les quartiers sud et le projet d’échangeur du Pont de l’Arc. Les deux ponts sur l’Arc et celui sur l’autoroute sont concernés. Mais aussi le rond-point de la 4ème Région aérienne où la Ville va récupérer 1100m² dans le cadre de l’opération de la villa Bourguet. "Cela concerne tout le secteur en entonnoir, du Pont de l’Arc jusqu’à Brossolette et aux facultés. Ce serait opportun d’avoir un projet d’ensemble intégrant les modes doux. Et on pourrait enfin faire une entrée de ville qui ait de la gueule !" lance Michèle Barral.
QUE DEVIENT LA BRETELLE D’AUTOROUTE VERS LES ALPES ?
Si elle estimait totalement opportune la création de la bretelle autoroutière entre l’A8 et l’A51, en direction de Lyon, pour éviter la traversée du Jas de Bouffan, la fédération est farouchement opposée à la construction d’une autre bretelle dans le sens inverse, celui de la remontée vers les Alpes : or, nul n’entend plus parler du projet de Vinci, qui se matérialisait notamment par un viaduc de 300m, haut de dix mètres, quatre ponts, et une facture de 64M€ - "à valeur de 2016, précise Michèle Barral. Rappelons que la première bretelle, qu’Aix a cofinancée, chiffrée 12M€ HT, avait finalement coûté 20M€. Le flux des Milles comme celui du Pont de l’Arc ne sera pas réglé et on est prêt à mettre 100M€ pour cette réalisation qui va intéresser 2000 véhicules sur 20 000, quand on n’arrive pas à financer Célony?" La fédération a rencontré à ce sujet le sous-préfet d’Aix en présence de Vinci et demandé de nouveau des données chiffrées sur l’origine et la destination du trafic. C’était cet été.
BHNS, VOIE FERRÉE, ET MALACRIDA
Reste la polémique du moment : le BHNS prôné par la ville sur l’emprise foncière longeant la voie Aix-Rognac ; ou/et la réouverture du trafic ferré sur cette même voie, le projet de tram-train porté par de nombreux collectifs et des élus… Pendant que le prolongement sur 2 kilomètres du BHNS à Malacrida figurant dans le plan de transports métropolitain n’intéresse plus guère les Aixois. "Nous, on ne prend parti pour personne, résume prudemment la fédération. Mais on voudrait que les solutions soient examinées, comparées, étudiées, afin que les décisions soient prises en toute connaissance de cause. La desserte du Pôle d’activités est une vraie problématique".
Le PLUi, Plan local intercommunal, cet inconnu
"La loi Climat et résilience sur l’arrêt de la consommation de l’espace et donc de l’artificialisation des sols est respectée à la lettre, poursuit l’ancien conseiller à la Cour des Comptes Michel Braunstein : le PLUi affiche la volonté de consommer 85 ha jusqu’en 2031, 43 jusqu’en 2035, soit moitié moins que ce qui a été réalisé ces dix dernières années. Mais en même temps, le nombre de logements annuels à produire est passé de 2 300 à 2500 sur le pays d’Aix". Aucun bilan véritable n’a été réalisé. On voit des opérations qui sortent de terre un peu partout, pléthore à l’ouest d’Aix (Saint-Mitre, Bouenhoure…), au sud autour du plan Campus, du côté de Célony…
"Les divisions de parcelles ont libéré de la constructibilité, précise le bureau de la fédération. Mais construire autant pour un étalement moindre, cela veut dire construire la ville sur la ville." Et en la matière, les rendus sont plus ou moins heureux : traverse du RICM, cours Gambetta, les riverains ont vu pousser des petits immeubles en lieu et place de maisons de ville. "Au final, mis à part quelques promoteurs, la concertation avec les CIQ, les riverains, reste absente. Dans le même temps se pose la problématique des logements PLAI réservés du fait de leurs loyers très modérés aux familles les plus modestes. Or, si le pays d’Aix a largement livré des logements sociaux du haut de la fourchette ces dernières décennies, très peu sont des PLAI". […] Est-il opportun de saucissonner urbanisme et circulation ? Ne faut-il pas stopper tout programme tant qu’un secteur n’a pas les aménagements nécessaires ? Doit-on encore à construire à Barrida, aux Milles, à La Duranne, tant que la RD9 reste bloquée ?"
ZAC DE LA CONSTANCE : QUELLE DESSERTE ?
Les premiers permis de construire (3600 logements à terme pour 10000 nouveaux habitants) pourraient tomber en fin d’année. La fédération reprend un argumentaire qui a valu au dossier d’être repris de volée par les services de l’État : l’insuffisance de desserte de transports en commun du site, enclavé au nord, à l’est et au sud par les autoroutes. Actuellement, il n’y a qu’un arrêt du BHNS de l’autre côté de l’autoroute (boulevard du Coq d’Argent), pas loin de la Fondation Vasarely, et les autres arrêts en prévision au sud sont aussi à l’extérieur du périmètre constructible. "Il faut 12 minutes de marche entre le Coq d’Argent et le 6Mic, dénonceMichel Braunstein. C’est inimaginable de construire ce futur soi-disant écoquartier sans avoir résolu une desserte de la Zac en transports en commun. À moins d’organiser une navette à rotations permanentes !"

9 janvier 2023

Vœux 2023 de Sophie Joissains : Un message vaseux en mauvais françé !

MAUVAISE LITTÉRATURE. La langue française progresse en mairie d'Aix, semble-t-il. Rien à dire ? Mais à redire sûrement. Le message de vœux de Sophie Joissains affiché dans toute la ville laisse pantois. Treize mots et des irrégularités linguistiques qui font tache au grand jour. Ça pique d'abord les yeux puis le cerveau…

Voeux 2023 mairie A - Copie
(Clic sur l'image pour agrandir)
Sur l'un des 50 panneaux version grands axes, soit 8m²

Tout le monde peut en être témoin en ce début d'année. Des panneaux affichent le message de Sophie Joissains avec sa signature dans toute la ville. Grands formats, moyens formats et site internet. Y a-t-il quelqu'un qui a relu avant publication le contenu qui apparaît clairement sur l'image qui illustre cette communication ?
Il y a pas moins de trois irrégularités linguistiques en treize mots. "Avec le conseil municipal nous vous souhaitons…" au lieu de, par exemple, "le conseil municipal se joint à moi pour vous souhaiter…" ou "le conseil municipal et moi-même vous souhaitons…" ou encore "au nom du conseil municipal je vous souhaite...". Il est incorrect d'utiliser "avec" au sens de "et" en le faisant suivre d'un pluriel signifiant déjà "nous".
Etonnant aussi de lire "nous vous souhaitons nos meilleurs vœux…". On ne souhaite pas des vœux, on les présente. Plus élégamment, on s'attendrait à juste présenter les vœux de la mairie pour les habitants et leur souhaiter que les leurs s'accomplissent. Enfin, ce qui s'entend est que la mairie propose ses vœux en les qualifiant de souhaits. Eh oui, on est dans le pléonasme, des vœux sont des souhaits, des désirs. Autrement dit, on brasse du vide !

Voeux 2023 mairie prov 13

 Voeux 2023 mairie B - Copie

(Clic sur l'image pour agrandir)
Sur l'un des 200 panneaux au sol, soit 2m²

Comme l'a relevé La Provence, ces affiches ont couvert toutes les rues à intervalles très rapprochés. Quand on sait qu'il y a quelque 250 panneaux, et même si seulement la moitié comporte le message, cela reste incongru. Bon, je suis certainement pointilleux mais pondre un message vaseux pique mes yeux de linguiste. 

Voeux 2023 mairie prov 23

Ce n'est pas la première fois que je produis des observations sur l'usage du français de la mairie d'Aix. Je me souviens d'être intervenu plusieurs fois en conseil municipal pour faire rectifier des fautes dans les délibérations présentées aux élus. Ce n'est quand même pas la maire à boire que de relire et corriger les aberrations qui sèment parfois le trouble dans la clarté et la compréhension des textes.
J'ai remarqué que même les délibérations sur le culture souffraient de ces étrangetés. On peut bien sûr dire que ce sont des maladresses mais les rapports une fois votés ont force de loi et sont consultables par tout un chacun. Voyez le carton d'invitation ci-dessous. C'est plus qu'une bourde au regard de la nature de l'annonce !

75e anniversaire

Une prochaine fois, je vous narrerai d'autres mauvais usages de la la langue française que ce soit dans la vie courante ou dans les médias. Quelques exemples ? "J'habite sur Aix", cela veut-il dire que la personne est dans un hélicoptère ? "Je suis venu en vélo", donc à l'intérieur du vélo ? Dit-on "Je suis venu en cheval" ? "Je ne suis pas prêt d'oublier cet événement", prêt étant suivi de "à"… et non de "de", au lieu de près, c'est-à-dire ne pas être dispo à… Et invraisemblance surpême, "je suis comme ça depuis que je suis petit", au lieu de "depuis que j'étais petit", sinon cette personne est toujours petite !

Voeux 2023 mairie

6 novembre 2022

Mon blog a 16 ans aujourd'hui !

BOUGIES. J'ai ouvert mon blog il y a 16 ans, sans imaginer qu'il durerait aussi longtemps. Le plaisir d'écrire m'a convaincu que je pouvais servir à quelque chose. Les lecteurs jugeront...

blog 16 ans - Copie

C'est sur un coup de tête que le 6 novembre 2006 j'ai ouvert mon blog sans savoir où cela m'amènerait. J'avais des choses à dire et à redire sur la vie politique aixoise mais pas que. Je n'imaginais pas que cela allait durer. Je me suis interrogé plusieurs fois sur l'idée de continuer ou pas. Et chaque fois, graphomane de naissance, je n'ai pu résister à la tentation de poursuivre encore un peu.
J'ai toujours eu accès à des informations dans mes différentes fonctions ou activités. Alors, pourquoi ne pas en faire profiter d'autres ? Les années ont passé et, pour l'instant, l'envie ne m'a pas déserté. Pour combien de temps, je l'ignore. Certes, c'est du travail. Et je vois bien cependant que des blogs créés occasionnellement ont cessé leur vie pour cause de lassitude.
Mon but n'est pas de battre des records même si j'ai produit près de 2500 articles ou sujets pouvant intéresser les lecteurs. Je ne leur demande pas d'être de mon avis puisque je donne le mien, souvent subjectif et en toute liberté.
C'est toujours avec plaisir que je m'attache à être précis sur la base de sources vérifiées et documentées et à m'exprimer dans une langue à la portée de tous. Ma satisfaction va au-delà de mes intentions initiales visant le public local. A ma grande surprise, j'ai souvent été contacté par de grands médias nationaux et même internationaux. Je pense en particulier à des journaux allemands qui voulaient recueillir mon avis sur des échéances électorales européennes.
Voilà donc un bilan que je me permets de rappeler à l'occasion de cette journée d'anniversaire.
Chers lecteurs et visiteurs, venez ou revenez quand vous le voulez, mon blog reste gratuit !

18 juillet 2022

Il faut retirer à Poutine sa Grand Croix de la Légion d'honneur !

SCANDALEUX. A chaque 14-Juillet, on découvre son lot de décorations de la Légion d'honneur, oui, "d'honneur". Les breloques créées par Napoléon ne sont pas réservées qu'à des Français. Des chefs d'Etats étrangers ont reçu les insignes des mains de nos présidents de la République successifs. Mais certaines décisions sont contestables au vu des comportements inqualifiables des dictateurs, tyrans et autres oppresseurs sanguinaires. Désormais, Vladimir Poutine fait partie de ceux-là et il faut lui retirer sa décoration. Une pétition circule...

Légion d'honneur

Les chefs d'Etat étrangers peuvent se voir accorder directement la Grand Croix, c'est-à-dire, le grade le plus élevé dans cette distinction. Dans l'actualité de ces derniers mois, on est obligé de se poser la question du retrait de cet "honneur" qu'avait conféré Jacques Chirac à Vladimir Poutine en 2006.
Au fil des décennies, d'autres personnalités très contestables aussi ont reçu les insignes et le ruban (parfois lors de cérémonies discrètes). Pour mémoire, même de Gaulle avait décoré Nicolae Ceausescu. Valéry Giscard d'Estaing avait honoré le président syrien Bachar al-Assad, François Mitterrand le président tunisien Ben Ali, Nicolas Sarkozy le président gabonais Omar Bongo, François Hollande le prince héritier saoudien Mohammed Ben Nayef, Emmanuel Macron le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi (liste non exhaustive). Autrement dit, le cercle des dictateurs, tyrans et autres oppresseurs.
Depuis un décret de 2010, modifiant le code de la Légion d’honneur et de la médaille militaire : "Peut être retirée à un étranger la distinction de la Légion d’honneur qui lui a été accordée si celui-ci a commis des actes ou eu un comportement susceptibles d’être déclarés contraires à l’honneur ou de nature à nuire aux intérêts de la France à l’étranger ou aux causes qu’elle soutient dans le monde." A ce jour, sous réserve d'informations complémentaires, Bachar al-Assad, menacé de se voir retirer sa décoration, l'a lui-même rendue.

Pétition pour retirer la légion d'honneur à Poutine
https://www.mesopinions.com/petition/droits-homme/supprimer-legion-honneur-deshonorent-france/80029

26 septembre 2022

Pont de l'Arc : Le chantier immobilier enfin interrompu par la mairie !

STOP AU CARNAGE. Enfin, la mairie d'Aix a décidé d'interrompre le chantier après une visite sur place qui a mis en évidence les irrégularités non conformes au permis de construire et au respect de l'environnement. Des alertes, notamment celles du CIQ des facultés qui suit le dossier de très près, ont fini par payer. Non, on ne peut pas faire n'importe quoi à Aix-en-Provence. Les règles sont les règles !

Pont Arc Icade 20
(Clic sur l'image pour agrandir)

Actualisation : mercredi 28 septembre (voir plus bas)
L'information n'a pas encore été reprise. C'est le site Maritima.info qui l'a divulguée le 20 septembre en soirée. Sensibilisée par les critiques, Sophie Joissains s'est rendue sur place pour constater l'état des lieux depuis le début des travaux. Bonne pioche, si l'on peut dire. Face aux différentes infractions caractérisées liées à l'urbanisme et à l'environnement, la maire d'Aix a pris la décision d'interrompre immédiatement le chantier qui ne respectait pas le permis de construire.
Dans un communiqué, la Ville indique avoir écrit au promoteur pour lui notifier des irrégularités et le non-respect du volet paysager du permis de construire et de la "Charte du Bien Construire" à Aix-en-Provence. C'est clair, net et précis.
Le suivi du dossier par le CIQ des facultés et autres interventions de riverains du chantier ont fini par être pris en compte. Hélas, cependant, beaucoup de mal a été fait sur cet hectare verdoyant. Il va falloir rattraper tout cela. Espérons que la mairie n'en restera pas là et qu'elle continuera à veiller scrupuleusement à l'application des règles.

Voici quelques extraits du courrier de Sophie Joissains :
"(...) 
Monsieur, lors de ma visite avec la direction de l’urbanisme sur votre chantier, nous avons constaté des dysfonctionnements dans la mise en œuvre du permis de construire qui vous a été délivré.
1- Des arbres ont été abattus et non prévus dans la notice paysagère et environnementale du permis de construire.
2- La Charte prévoit que les opérateurs s’engagent sur une gestion responsable du chantier notamment sur les points suivants :
- Anticiper la gestion de l’interface avec l’espace public. Pendant le chantier, proposer des palissades qualitatives (graphisme, "ouverture" visuelle…).
- Veiller à maintenir la propreté et la sécurité des espaces publics attenants en prévoyant en particulier le nettoyage des roues des véhicules sortant du chantier.
- Considérer et protéger les espaces verts existants à l’intérieur et à proximité du chantier. Le constructeur devra proposer des moyens efficaces de conservation des végétaux. Protéger notamment les pieds et troncs d’arbres pendant les travaux avec par exemple un périmètre de protection de 2x2 mètres pour assurer leur pérennité. Pour les arbres devant être transplantés, les dates de réalisation des opérations devront être précisées.
- Prévenir et réduire les nuisances liées au chantier, notamment en formulant des propositions pour réduire autant que possible les nuisances sonores à l’intérieur et à l’extérieur du chantier et en mettant en œuvre des moyens pour limiter les émissions de poussières et pollutions de proximité (brumisation).
Par conséquent, je vous mets en demeure d’interrompre immédiatement le chantier dans l’attente que vous vous mettiez en conformité avec la Charte du Bien Construire et que vous déposiez un modificatif du permis de construire. 
Il me semble enfin important de vous rappeler que la réalisation de travaux non conformes à l’autorisation délivrée selon l'article L.480-4 du code de l’urbanisme et en non-conformité avec la réglementation en vigueur constitue une infraction prévue par l'article L.610-1 du même code passible de poursuites pénales.

Mon article de la semaine dernière :
"Pont de l'Arc : Le projet immobilier massacre la nature, vous dis-je !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2022/09/19/39634171.html

Actualisation : La Provence en parle 

Pont Arc Icade prov 28

24 octobre 2022

Provence : Nos collectivités fonctionnent bien… mal !

ÇA PIQUE ! Gouverner n'est certes pas un exercice facile. Mais se fourvoyer dans des choix politiques créant des inégalités et ne respectant pas un minimum de justice est inadmissible, notamment dans l'usage raisonné de l'argent public. Nos collectivités locales ne sont pas exemptes de dérives que l'on découvre dans les médias. La Chambre régionale des comptes pointe régulièrement les dysfonctionnements qui ont cours au sein des assemblées. Petit tour d'horizon…

Métropole logos X 3 - Copie (2)

A part la ville de Marseille, à gauche, qui s'efforce de relancer des politiques sociales courageuses, la région, le département et la métropole, à droite, ça va plutôt mal. A chaque séance, et en particulier lors de la pésentation annuelle des budgets, on en apprend de belles. Je ne dis pas que tout est à revoir. Mais, certains choix politiques sont bien discutables en termes d'inégalité de traitement des collectivités.
L'exemple métropolitain de la répartition des dotations de solidarité (aides en contrepartie des contributions de chaque commune au budget global) versées aux communes est parlant. Quels critères applique-t-on pour en arriver à ce que Marseille soit ostracisée quand de petites communes sont mieux servies. Le maire Benoît Payan estime qu'il est pénalisé de 30 millions d'euros, 170 euros par habitant contre 869 pour Lançon-Provence.
Dans son rapport, la Chambre régionale des comptes a relevé ce manque de neutralité et d'équité. Martine Vassal qui préside département et métropole réfute ces arguments et parle de justice. Ah bon, les faits ne sont pas assez clairs ?
Le département a largement puisé dans ses réserves accumulées sous l'autorité passée de la gauche. La Chambre souligne aussi que la dette a été multipliée par quatre en sept ans ! A quand un budget en panne ?
A la métropole, la gestion hasardeuse de sa présidente n'a toujours pas réussi à faire décoller l'institution par un investissement susceptible de lui apporter de l'air pour développer le territoire de manière efficace. On dirait que Jean-Claude Gaudin est encore aux commandes, lui qui ne voyait qu'à travers le prisme de son appartenance à la droite. S'il est de bonne guerre politicienne d'accuser l'Etat qui en demande toujours plus aux collectivités locales en réduisant son apport et en leur confiant des missions nouvelles, tout cela n'est pas très joyeux.
A la région, présidée par Renaud Muselier, à l'image du département et de la métropole, l'endettement va lui aussi encore augmenter cette année. Il faudrait également revenir sur les problèmes récurrents de tous ordres dus à des pratiques que l'on peut qualifier d'inadmissibles loin de l'éthique que devraient respecter toute personne détentrice d'un mandat public. Pendant ce temps, et malgré le contexte économique chancelant, d'autres collectivités françaises créent l'écart par des démarches réfléchies et des politiques à plus long terme. 

Métropole CRC prov 22

Métropole budgets 2022

2 août 2022

De graves infractions de terrassement opérées avec Constance

LAISSER-FAIRE. On n'a pas fini d'en parler. Le projet d'urbanisation de la Constance soulève encore des critiques. En voici de nouvelles qui font état d'illégalités sans réponse du préfet...

Constance parking illégal A
Les travaux ilégaux de terrassement illégaux pour créer un parking pour la salle de concert
(illustration fournie par l'association Sauvegarde des paysages cezanniens)

J'en ai déjà rapporté certains épisodes sur mon blog. Un message m'a été adressé par l'association très active, Sauvegarde des paysages cezanniens, qui ne cesse d'alerter les autorités sur la nécessité de préserver le site et surtout de respecter les règles d'urbanisme et de protection de l'environnement.
L'association a ainsi adressé une lettre au Préfét des Bouches-du-Rhône dès le 30 juillet 2021 pour lui demander d'enquêter instamment sur des travaux de terrassement importants au risque de perturbation ou destruction d'espèces protégées, ce que le préfet avait lui-même relevé en rejetant la demande d'autorisation environnementale déposée par la SPLA, société chargée du projet, présidée par le premier adjoint. Or, les travaux sur cette parcelle appartenant à la Ville d'Aix continuent au mépris de ce refus.
Par une autre lettre de rappel au préfet en date du 4 juillet dernier, l'association l'informe que le situation s'est aggravée, les terrassements et apports de terre se sont poursuivis et qu'un parking a été réalisé sur ce terrain pour la salle de concert. Ce terrain était agricole et n'est pas encore urbanisable. Cette situation de dévastation est totalement illégale et irresponsable car cette action correspond à une des principales causes d'érosion de la biodiversité. Il faut savoir que les inspecteurs de l'environnement des services de l'Etat sont habilités à constater les infractions au code de l'environnement et pour dresser des procès-verbaux signalant les infractions commises. 
Pourquoi ce mutisme et ce laisser-faire de la part de l'autorité préfectorale ? 
Pour rappel : En 2021, l'autorité environnementale a donné un avis négatif sur plusieurs points du projet. Les critiques portent sur la pollution, la santé et la biodiversité. Cela a causé un retard d'un an car la Ville a dû reformuler son dossier. Autre question qui mérite d'être posée : a-t-on pris en compte des mesures pour savoir si des recherches d'archéologie préventive sont nécessaires ? Quand on sait le nombre de trésors que recèle le territoire de notre villle on ne peut pas s'abstenir d'y songer.

"Le projet de construction de la Constance retoqué sur plusieurs points !"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2021/07/15/39012801.html

Constance parking illégal B
L'emprise de terrain où sont menés les travaux (vue de 2020)

19 septembre 2022

Pont de l'Arc : Le projet immobilier massacre la nature, vous dis-je !

SACCAGE. Quand on passe par là, malgré les palissades, on ne voit que ça, tellement c'est énorme. Le terrain a perdu des arbres et un trou de trois à quatre mètres de profondeur a raviné le sol. Comment la Ville a-t-elle pu accorder un tel permis de construire qui ravage la nature et va amplifier le trafic automobile ? Etat des lieux en photos...

Pont Arc Icade 10
(Clic sur l'image et les suivantes pour agrandir)
Le résultat de la dévastation

Les travaux ont lieu même le samedi, histoire de ne pas perdre de temps. J'ai pris des photos à trois moments où l'on constate la béance du chantier. Le CIQ des facultés a produit un article fort bien documenté et illustré (voir lien ci-dessous) qui détaille l'ampleur des dégâts.
Ce qui est le plus choquant, c'est le plan d'abattage des arbres qui crée un "spectacle" de désolation où ne restent que quelques îlots d'arbres épargnés. Même sur la bande de terrain rétrocédée à la Ville pour le projet routier sur le pont, la végétation a été totalement supprimée. De manière globale, sur les quelque 300 arbres initialement présents, 2/3 ont été arrachés, dont 50 sur la parcelle publique.
Il faut rappeler que, petite malice, le promoteur n'a déclaré qu'une superficie d'aménagement immobilier de 9.995 m² en soustrayant 5 m² pour ne pas avoir à réaliser une étude d'impact sur l'environnement, comme l'oblige la réglementation nationale. Une telle étude aurait pu dresser un inventaire de la flore et de la faune, très diverses, et imposer au promoteur des décisions de protection et de sauvegarde de l'écosystème. Comme le souligne le CIQ, ce lieu aurait pu être conservé et aménagé pour créer un parc public dans un quartier qui ne souffre hélas que trop de la pollution automobile liée à la forte circulation urbaine et autoroutière.
Je pose donc une question. La Ville a accordé à un promoteur (Icade) un permis de construire qui défigure un hectare verdoyant. Peut-on imaginer qu'elle ait pu juste se contenter de la seule contrepartie de cession d'une zone destinée à la circulation ? Il y a là une double faute : l'urbanisation d'une superficie végétalisée et l'accroissement du trafic routier. On ose seulement espérer qu'il n'y a pas d'autres raisons pour motiver de telles décisions…

Mon précédent article sur le même sujet :
"Pont de l'Arc : Ça bouge beaucoup mais par forcément en bien ! "
:

http://castronovo.canalblog.com/archives/2022/08/08/39583305.html 

L'excellent article du CIQ des facultés :
https://www.ciqdesfacultes.com/2022/08/27/villa-bourguet-notre-maison-brule-et-nous-regardons-ailleurs/

Pont Arc Icade 10
Le permis de construire a été modifié pour les constructions mais rien pour le cadre massacré

Pont Arc Icade foto CIQ - Copie
Illustration qui se suffit à elle-même

Pont Arc Icade 3
Vue du terrain depuis la rue de la Fourane

Pont Arc Icade 10
On abat les arbres et on met des pansements à ceux qui restent !

Pont Arc Icade 20
Le dégagement de la bande rétrocédée à la Ville

Pont Arc Icade 03
La bande dégagée vue de la rue de la Fourane

Pont Arc Icade 03
La bande dégagée vue du pont de l'autoroute

25 avril 2022

Présidentielle 2022 : Résultats aixois du 2nd tour

Voici les résultats définitifs du second tour de l'élection présidentielle à Aix-en-Provence.

Présidentielle 2022 2nd tour dessin

Présidentielle 2022 2nd tour résultats

Le Pen renvoyée dans sa litière à chats ! Dès mardi, en tant que mise en examen, elle sera expulsée en charter chez Poutine ou Orban. Notre pays sera ainsi épargné de sous-France.

Présidentielle 2022 2nd tour affiches
Coïncidences : le résultat semblait déjà être annoncé dans la numérotation des panneaux avec un décor bleu blanc rouge !

11 juillet 2022

Gérard Bramoullé furieux à propos de sa délégation à la métropole

FURAX. Il y aura forcément un perdant dans le conflit qui oppose Gérard Bramoullé et Martine Vassal. Cette dernière lui a confié la délégation à la protection du patrimoine alors que le premier adjoint visait les finances. Ils se rendent coup sur coup par voie de presse. Tout cela n'augure rien de positif pour l'entente nécessaire à la bonne gouvernance de la métropole... 

métropole logo CT - Copie (2)

Je l'ai raconté dans mon précédent article. Gérard Bramoullé, premier adjoint aixois, a été en quelque sorte humilié par Martine Vassal qui, faisant mine d'ignorer sa volonté de s'occuper des finances dont il connaît les rouages, lui a délégué la protection du patrimoine au titre de vice-président de droit de la métropole.
Cela le contrarie mais il paie le prix de sa fronde entamée sous Maryse Joissains et poursuivie par Sophie Joissains. En politique, il n'est pas bien vu de taper sur la chefferie. Une fois de plus, ceux qui essaient de faire les malins sont à coup sûr les perdants.
Gérard Bramoullé vient de répliquer par voie de presse à l'information de sa nomination qu'il a découverte... par voie de presse. La présidente de la métropole n'a certes pas été courtoise à son égard mais sa décision était calculée pour l'"offenser". C'est ce que l'on appelle la loi du talion. Ah, tu veux jouer au plus finaud, eh bien, regarde ce que je suis capable de faire.
Au moment où des changements vont avoir lieu dans la gouvernance métropolitaine, ces bagarres risquent de ne pas se calmer et risquent même de polluer un peu plus l'atmosphère. Quel autre épisode conflictuel interviendra dans peu de temps ? Dans mon article du 6 juillet, je posais la question de la crédibilité perdue d'Aix et du Pays d'Aix face à la métropole.

Métropole prov 13

Métropole délégations bramoullé pas content prov 9

Et j'avais ajouté ceci :
Que vous disais-je…
Gérard Bramoullé, le grand économiste aixois que le monde entier nous envie, s'est vu confier non pas les finances de la métropole mais la protection du patrimoine historique. Un, Martine Vassal ne s'est pas privée de lui faire comprendre qu'elle le rétrograde car elle ne lui fait pas confiance pour s'occuper des questions budgétaires. Deux, encore plus cocasse, depuis vingt ans, il n'a cessé de vendre le patrimoine de notre ville. La plus récente tentative est celle du couvent des Prêcheurs mais, comme me le rappelle mon ami Edouard Baldo, si la cession traîne c'est parce que nous nous sommes opposés à cette braderie de dupe.

Métropole délégations vice-présidents prov 5

28 mars 2022

Pour ne pas tomber dans le panneau... du mobilier urbain qui change

LOTO. A part le balisage temporaire des travaux, ce n'est pas forcément flagrant au premier coup d'œil. Les panneaux urbains de publicité commerciale sont remplacés un à un dans toute la ville. JCDecaux a perdu le marché d'installation et d'exploitation qu'il détenait depuis 2006 face à Clear Channel nouvellement choisi. Entre ces deux mastodontes, la concurrence est plus que rude. La Ville d'Aix percevra une redevance de 891.000 euros par an pendant 13 ans.

Panneau Clear Channel
(Clic sur l'image pour agrandir)
Notez la cocasserie, Clear Channel utilise la balisage de JCDecaux pour installer ses panneaux
 

Avez-vous remarqué ça ? Les panneaux urbains de publicité commerciale font peau neuve. JCDecaux détenteur du marché depuis 2006 pour 15 ans l'a perdu au profit de Clear Channel pour 13 ans à partir de fin 2021. Résultat : on assiste aux travaux de remplacement intégral de chaque élément du mobilier (avec installation de capteurs et de raccordements) dans les rues qui en étaient pourvues.
A noter que ces changements ne concernent pas les abribus de JCDecaux qui dépendent de la métropole depuis que la gestion des transports en commun lui a été transférée.
Que comporte le nouveau contrat d'installation et d'exploitation ? La pose de 286 dispositifs publicitaires composés de quatre types : 54 mobiliers de 8m² le long des grands axes, 200 de 2m² assurant un maillage homogène du territoire, 20 numériques au cœur de la ville et 12 colonnes d'affichage culturel.
Une des conditions du cahier des charges précisait que "le reconditionnement à neuf des mobiliers n’était pas autorisé, ainsi il était exigé que les mobiliers soient intégralement neufs, sortis d’usine et fabriqués avec des matériaux neufs ou recyclés". Cela a-t-il eu pour effet d'évincer JCDecaux même s'il est vrai qu'il présentait un coût financier supérieur à celui de son concurrent ? On peut s'interroger car ce fut aussi le cas à Avignon en 2015 (mais aussi à Carpentras) et JCDecaux a d'ailleurs saisi le Tribunal administratif, le recours étant désormais en Conseil d'Etat.
Que rapporte ce marché pour la Ville ? Ainsi que l'indique la délibération municipale du 11 juin 2021, le bénéfice annuel sera de 891.000 euros. Vous savez presque tout ! 
NB : Comme pour le précédent marché, "les panneaux permettent d’assurer la diffusion d’informations municipales pour communiquer à la population les événements se déroulant sur le territoire communal. De même, ils permettent aux associations de diffuser leurs informations, gratuitement, par la mise à disposition de créneaux d’affichage par la Ville. C’est ainsi que, l’affichage urbain met toute l’année en valeur le travail des acteurs culturels, sportifs et caritatifs par la diffusion de leurs campagnes de communication."

Avant
Panneaux JCDecaux

Après
Panneaux Clear Channel 3

10 juin 2022

Législatives 2020 : Régis Delalande, seul vrai candidat de gauche

LA GAUCHE AUTHENTIQUE. Pour le premier tour, mon choix est fait. Le candidat qui représente la gauche dans ma circonscription est Régis Delalande. Je le connais bien parce que c'est un ami. Il n'a jamais varié dans ses convictions et c'est un battant. On peut lui faire confiance, c'est un homme d'engagement sincère et d'action au quotidien... 

Régis 31
Lors de la réunion publique du 31 mai dans les quartiers sud

Oui, je connais bien mon ami Régis Delalande. Il propose de réconcilier le citoyen avec la politique et l'environnement. Pour lui, seule la proximité, garante de démocratie et d'efficacité, peut permettre à chacun de reprendre en main son destin et d'agir pour tous. Qu'il s'agisse du droit au logement, à la santé et à la dignité, de transports doux, d'alimentation saine, d'énergie durable, de préservation des diversités, autant de questions qui doivent trouver plus que jamais leurs solutions au niveau local et régional. Ses points forts sont la justice sociale, l'égalité femme-homme, la revalorisation des bas salaires, des retraites et des minimas sociaux.
Il mènera le combat pour faire disparaitre les déserts médicaux. Il prône l'innovation dans les énergies renouvelables, l'agriculture paysanne et le développement du bio. L'ensemble de son programme contient des mesures au plus près de l'humain marqué par la lutte contre les inégalités, le refus des peurs et de la méfiance vis à vis de l'autre. Il veut redonner toute sa place au citoyen en lui octroyant le pouvoir de participer aux décisions locales, hexagonales et européennes.
Tout cela me convient pour incarner une politique forte de gauche. Oui, Régis Delalande est le seul vrai candidat de gauche de la 11ème circonscription. Le 12 juin, il ne faut pas rater l'occasion de soutenir et de voter pour sa candidature avec sa remplaçante Sabine Tautil. 

Régis Anonymal 9
Hier matin, jour de marché, tractage auquel j'ai participé et interview de Régis
par la télé Anonymal sur le cours Mirabeau

Régis Delalande : à voir et à écouter

28 février 2022

Quand les autorités se fichent des demandes des citoyens

ALLO ? Y A QUELQU'UN ? Se répéter, toujours. Pour un jour peut-être avoir des réponses ? Pourquoi les autorités demeurent de bois lorsqu'un citoyen ne demande qu'à savoir où en sont les démarches (quand il y en a) pour tenter de résoudre des problèmes qui n'ont rien d'anodin. Voici trois exemples qui en disent long sur le manque d'écoute tant au niveau national qu'au niveau local...

ministère de la justice - Copie (2)
(Clic sur l'image pour agrandir)

Je vais me contenter de prendre trois exemples parmi d'autres que j'ai mis en lumière sur ce blog.
En mai dernier, il y a donc neuf mois, j'ai adressé une lettre en recommandé au ministre de la justice. J'y exprimais une demande toute bête, créer une obligation pour les procureurs de répondre à tout plaignant, quelle que soit la suite donnée à la plainte, histoire de savoir si elle est valable, si elle permet d'engager une procédure ou si elle est simplement classée. Ce n'est tout de même pas la fin du monde, hein. Après tout, sous peine de menaces ou de sanctions, l'Etat nous oblige bien, lui, à toujours répondre. J'avais naïvement cru aux paroles d'Eric Dupond-Moretti annonçant un rapprochement de la justice avec le citoyen et à une réduction significative des délais pour tout contentieux. A ce jour, je n'ai rien reçu, à part le récépissé postal.
Au plan local, j'ai tenté d'alerter la mairie à plusieurs reprises depuis 2019 sur deux situations qui ne me semblent pas insurmontables à résoudre. Elles concernent toutes deux l'espace public.
Le rond-point de Pont de l'Arc est mal en point. Les ornements commémoratifs dégradés n'ont toujours pas été restaurés. Pire, la seule grosse boule de pierre a subi un nouvel outrage. Pour mémoire, ce rond-point est dédié au souvenir de la 4ème Région aérienne.
L'autre cas concerne l'état désastreux de chaussées et de trottoirs. La mairie continue à répiécer le sol par petits morceaux au lieu de traiter, selon une programmation intelligente, des longueurs dans leur entièreté. Je ne suis pas invalide (cela pour dire que contrairement aux personnes à mobilité reduite je suis un privilégié) et j'ai l'occasion de me déplacer à pied chaque fois que je le peux. Ici ou là, c'est une horreur car il faut à éviter des bosses et des trous qui sont de vrais  dangers. Il n'y a pas si longtemps, une dame a glissé sur un trottoir et a chuté sur la chaussée. J'ai pu l'aider à retrouver ses esprits et la relever. Voilà, avec ces rappels, je veux juste signifier que les autorités ne font pas toujours bien leur travail. Ce ne sont pas des caprices mais des attentes argumentées pour le bien de tous.

Mes précédents articles sur les trois sujets traités

"Ma lettre à Eric Dupond-Moretti pour obliger les procureurs à répondre"
:
http://castronovo.canalblog.com/archives/2021/08/02/39078467.html

"Pont de l'Arc : Le rond-point a perdu son prestigieux nom et ses ornements" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2021/04/13/38915554.html

 "Des rues aixoises… en déroute"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2019/10/04/37672667.html

21 février 2022

Déontologie : Sophie Joissains veut-elle laver plus blanc que ses parents ?

ARTIFICE ? Nouveauté au conseil municipal du 10 février. Comme annoncé, Sophie Joissains a présenté une délibération créant la Commission de déontologie. Elle s'ajoute à la Charte de l'élu mais ne fait-elle pas double emploi ? Pour la maire d'Aix, ne s'agit-il pas surtout de faire oublier les condamnations de ses parents et de se prémunir de toute comparaison avec eux ? 

Charte gazette

En soi, le principe n'est pas contestable. Il s'agit de prévenir tout manquement à la conduite de l'élu. Depuis 2015, il existe d'ailleurs déjà une Charte de l'élu local qui énonce les sept principes déontologiques que tout élu local doit respecter durant son mandat. Plus précisément, elle contient des règles de bon comportement et de déontologie. Elle instaure de fait un cadre de prévention des risques d’infraction au sein des collectivités.
La municipalité a voulu aller un peu plus loin en instituant un organisme de prévention censé aider tout élu se sentant concerné par une éventuelle situation s'écartant du droit. Mais à lire le contenu du rapport, on a l'impression d'avoir affaire à un rappel des règles déjà répertoriées dans la Charte. Est-ce que la maire d'Aix a voulu se prémunir de toute attaque quant à son comportement en lavant plus blanc que ses deux parents condamnés ?
A l'époque du maire Alain Joissains, pris dans les filets de la justice et condamné en 1986, et aussi lorsqu'il est devenu directeur de cabinet de Maryse Joissains (contrat illégal annulé par arrêt du Conseil d'Etat en 2015 suite à mon action en justice), la législation n'avait pas encore suffisamment progressé comme à l'heure actuelle pour sanctionner les dérives. Idem pour Maryse Joissains, mise en examen en 2013 et durement punie en 2021.
Le terme "déontologie" vient du grec deontos, qui veut dire "devoir". Dans son sens courant, il renvoie aux obligations que des personnes sont tenues de respecter dans leur travail. Cela concerne la politique, les affaires, les métiers, etc. On a assez entendu de cas de conflits d'intérêts, d'abus de pouvoir et autres turpitudes aussi peu glorieuses. Inutile de citer toutes les personnalités (gouvernement, parlementaires, maires, élus locaux, chefs d'entreprise) prises la main dans le sac.
Je veux rappeler qu'à la mairie d'Aix, depuis 2001, plusieurs élus de la majorité se sont fait pincer pour des arrangements. Le dernier cas, la mise en examen de l'adjoint à l'urbanisme, ne date que de 2020. Je répète donc, Sophie Joissains, qui a toujours soutenu les frasques de ses parents, a-t-elle voulu donner un signal surtout suite aux erreurs de sa mère ? C'est mon avis (voir ci-dessous mon article du 12 novembre 2021). A signaler que les deux groupes d'opposition se sont abstenus. J'aurais fait pareil.

"Sophie Joissains veut un déontologue : Dure, dure, la succession…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2021/11/12/39216172.html

Charte de l'élu local

ICI : La délibération du conseil municipal

31 janvier 2022

La guerre d'Irlande du nord : J'ai vu les dégâts sur place en 1972

SOUVENIRS. Les Irlandais du nord ont commémoré ce 30 janvier le 50ème anniversaire de la grande manifestation connue sous le nom de "Bloody sunday". Dans les années 60 et 70 particulièrement, ils affrontaient les troupes britanniques pour obtenir leurs droits à égalité avec ceux du Royaume Uni. Les morts se comptaient par grosses centaines. En 1972, j'étais allé là-bas et j'y ai vu les dégâts car j'étais le témoin de mariage de mon ami d'enfance. La cérémonie avait lieu à Armagh, pas loin de Belfast. Tout cela est encore présent dans ma mémoire...

Armagh 2 - Copie (3)
(Clic sur l'image pour agrandir)
Photo tirée d'un journal de mes archives personnelles

Je n'ai jamais oublié. En août 1972, je me trouvais en Irlande. J'étais le témoin de mariage de mon ami d'enfance avec une jeune fille d'Irlande du nord, en Ulster donc. Les émeutes armées de l'IRA (Irish Republican Army) avec la Grande-Bretagne étaient nombreux faisant des centaines morts parmi les Irlandais qui contestaient la suprématie britannique. Pas un jour sans attentat ou guérilla de rue.
Les moments de guerre avaient été nombreux en janvier, jusqu'au jour que l'on a nommé le "Bloody Sunday", le 30 janvier. Il y en a eu encore dans les mois suivants. C'était il y a cinquante ans.
La ville où se déroulait le mariage, Armagh, était située à une quarantaine de kilomètres de Belfast et à quelques kilomètres au nord de la frontière avec la république d'Irlande. C'est dans cette ambiance que s'est déroulée la cérémonie. Nous étions venus en voiture mais en prenant des précautions (nous étions en règle) car nous savions que tout était contrôlé. Nous avions croisé des blindés, des soldats avec fusils et l'on voyait des bâtiments détruits par explosion dont la mairie. Malgré tout, le mariage a eu lieu en présence des familles mais nous étions préoccupés par les risques possibles.
En 1970, j'avais déjà visité l'Irlande lors de mon année universitaire de formation en tant que professeur assistant que j'exerçais à Liverpool. Il y avait moins de craintes à ce moment-là. Il n'empêche, avec le recul, mes souvenirs demeurent intacts sur ces faits que je n'hésite pas à qualifier d'historiques.

Armagh 2 - Copie
(Clic sur l'image pour agrandir)
Photos tirées de mes archives personnelles de l'époque

Treize hommes dont sept adolescents sont morts immédiatement. Un autre homme blessé ce jour-là est mort quatre mois et demi plus tard. Quatorze personnes furent également blessées, douze par balles et deux écrasées par des véhicules militaires. Cinq de ces blessés ont été touchés dans le dos.

Armagh
La mairie d'Armagh détruite par explosion (photo tirée d'internet)

Armagh - Copie

Armagh observer
(Clic sur l'image pour agrandir)
Le mariage de mon ami d'enfance, le 9 août 1970, relaté dans le journal local le 19 août (journal tiré de mes archives personnelles)

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