Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
Publicité
le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Derniers commentaires
Archives
22 février 2010

Un petit coup de neuf

gif_prehistorique

Paradoxalement, la surprise est tombée de mon écran lorsque j’ai voulu renouveler mon abonnement anti-virus Norton annuel. Impossible de télécharger la version améliorée 2010. Renseignement pris, mon fournisseur traditionnel AOL n’a pas supporté le "poids" du dossier à télécharger. Pour parachever la cata, mon accès à internet s'est bloqué.

Etant plutôt de nature quiète face à tout ce qui touche à la mécanique, j'ai alors envisagé plusieurs solutions. J'ai d'abord éteint l'ordinateur. Et j'ai recommencé la manœuvre. Rien ! Par précaution, j'ai vérifié qu'aucun fichier personnel ne s'était perdu. D'autres pépins survenus depuis que je manie l'informatique m'avaient incité à toujours tout sauvegarder sur des mémoires externes. De ce côté-là, fort heureusement, pas de dégâts.

J'ai ensuite e ntrepris de restaurer l'ensemble du système et des logiciels avec les CD d'installation. La connexion AOL a fonctionné normalement. Un nouvel essai pour télécharger Norton m'indiquant que cela était impossible, je ne me suis donc pas risqué à forcer la machine. J'ai fermé l'ordinateur pour tenter une nouvelle chance le lendemain. Et là, nouvelle surprise, plus aucune connexion AOL malgré plusieurs essais et même relance avec le CD du fournisseur.

Je me suis dit que j'allais devoir employer les grands moyens. A vrai dire, il fallait comprendre qu'AOL, racheté par Cegetel puis par Neuf et maintenant par SFR, n'a plus jamais fait évoluer son ultime version. Jusqu'ici, je me connectais à internet par modem mais avec ligne téléphonique indépendante abonnée à France Télécom.

J'ai donc contacté SFR pour regrouper les deux avec la neufbox. La commande est directe et facile. L'opératrice en ligne donne toutes les explications souhaitées de façon claire et précise. Y compris sur les délais nécessaires (estimés à environ trois semaines) pour transférer la ligne téléphonique en gardant le même numéro, la préparer et établir sa prise en charge. Entretemps, j'ai reçu la box et le décodeur télé inclus dans l'offre.

Grâce aux bons conseils et à l'aide d'amis (merci surtout à HP et à MH), j'ai pu me connecter par wifi (ce que je n'avais jamais eu besoin de faire) et j'ai pu publier sur mon blog les deux messages, ainsi que le présent, pour vous informer. A cet instant, je n'attends plus que l'activation de ma ligne téléphonique pour accéder à tous les services. Cela ne devrait plus tarder.

Finalement, tout est affaire de patience, et il n'y a pas de quoi verser des pleurs…

PS : Le regroupement internet et téléphone me faisant économiser quelques euros par mois, je pense inaugurer une cagnotte qui servira à payer un coup à boire à ceux parmi mes lecteurs que j'ai le bonheur de connaître personnellement. Pour les autres, je ne manquerai pas de lever un verre à leur santé…

Reprise du blog dès demain !

Publicité
14 novembre 2009

Crise de la presse : "Le Ravi" ne veut pas rater Noël

une_ravi_ori_68Crise assez généralisée de la presse, médias contrôlés par quelques grands groupes, publicité envahissante, gratuits, essor d'Internet : il reste donc très peu de place pour les petits, les indépendants, les singuliers.

Pour tenter de réagir à la chute des ventes et aller à la pêche aux lecteurs, journaux et magazines, nationaux et régionaux, ont aussi investi la toile. Las, sans grande imagination puisque leur contenu est à peu de choses près le même que celui de la version papier.

Or, ce qui fait problème, c'est le nombre d'informations prédigérées en amont par les agences de presse qui sont reprises telles quelles ou presque par les journaux sur un même mode formaté. Le résultat est que cette uniformisation peine à séduire efficacement. On peut d'ailleurs constater le même phénomène pour les télés et les radios, ce qui n'incite certainement pas le public              (Clic sur l'image )         à aller se procurer des journaux qui feraient doublons.

En face, au prix d'énormes efforts, quelques sites pionniers - de qualité - tentent de trouver un espace et de se distinguer en créant leurs propres outils et un style personnel pour traiter l'information sous un nouveau jour. Certains rencontrent un succès de fréquentation grâce à un lectorat avide d'originalité. C'est le cas par exemple de Mediapart, Arrêt sur images, Rue89, Bakchich…

Et puis, il y a l'autre presse, celle qui veut garder son entière liberté en refusant la publicité. Dans cette catégorie, le modèle absolu est le Canard enchaîné. Dans la même veine, mais à un niveau local, des initiatives souvent menées par des bénévoles essaient de se frayer courageusement un chemin.

C'est le cas du Ravi qui a maintenant six années d'existence et qui se débat pour pérenniser ses 28 pages mensuelles. Il ne coûte que 2,80 euros. Par comparaison, en termes de prix, un quotidien régional acheté tous les jours revient à 30 euros par mois.

Personnellement, ayant toujours aimé m'informer, j'achète pas mal de journaux, les plus différents possibles. Voilà pourquoi je soutiens aussi le Ravi chaque mois sur mon blog. Le n° 68 de novembre est sorti depuis quelques jours. Le sommaire est très fourni, avec des articles toujours bien fouillés et des dessins joyeusement incisifs. C'est vraiment l'information autrement. On peut vérifier ci-dessous.

Le sommaire du n° 68 :

http://www.leravi.org/spip.php?article838 

Le site :

http://www.leravi.org/ 

13 janvier 2010

OPAC d'Aix : Les charges augmentent, la colère aussi

logo_OPACAutre sujet aberrant qui, lui, risque de faire encore long feu, la gestion de l'OPAC Pays d'Aix Habitat. Cela fait 9 ans que Maryse Joissains est aux commandes, même si elle vient d'en quitter la présidence pour y placer un de ses adjoints.

Sans revenir sur l'absence de construction de logements sociaux publics face à une demande qui explose par milliers ou sur la politique de réhabilitations qui est au ralenti, c'est le problème du fonctionnement même de l'office qui est en cause. Il n'y a qu'à reprendre les divers audits réalisés par les services de l'Etat pour s'en rendre compte.

Le énième épisode qui a mis en évidence le ras-le-bol des locataires s'est déroulé il y a quelques jours à l'initiative de l'association Confédération générale du logement Alpha qui a réuni 250 personnes pour mettre sur la place publique les anomalies, pour ne pas dire les extravagances, mais c'est dit, des charges jugées exorbitantes réclamées aux locataires face aux "faibles services rendus". Les témoignages affluent pour illustrer ce qu'il faut bien appeler une situation anormale.

Voici ce qu'en dit Eric Léonard, le président da la CGL-Alpha : "C'est l'exaspération et la désespérance qui font qu'aujourd'hui il n'y a pas d'autres issues. Nous faisons donc appel à un juge en tant qu'arbitre impartial. Les charges payées ici à Aix sont largement supérieures à la médiane des offices au niveau national. Il est aussi impossible de justifier ces augmentations."

D'ores et déjà, la commission départementale de conciliation a été saisie et devra rendre un avis incitatif. Pour les locataires mécontents, il s'agit de faire la lumière sur la comptabilité et, le cas échéant, d'être indemnisés.

Ce que confirme l'avocat qui conseille l'association : "Il y a des éléments troublants dans le dossier. Des charges augmentent en dehors de toute réalité économique ou de consommation. Nous voulons faire une procédure de référé pour demander au juge que les locataires puissent consigner leurs charges auprès de la Caisse des dépôts et consignation (CDC) et qu'un expert soit désigné pour tout étudier dans le détail sur les 10 dernières années. À partir de là, nous pourrons demander un remboursement à l'euro constant".

A tout cela, s'ajoutent la difficulté pour les locataires de se faire entendre par divers responsables de l'office et donc des relations tendues qui entravent toute possibilité de dialogue constructif.

OPAC_photo

La réunion des locataires (Photo parue dans La Provence)

         

Quelques chiffres

Ÿ Depuis 2004, les charges augmentent chaque fin d'année au-delà de la moyenne nationale.

Ÿ Entre 2007 et 2008, elles ont bondi de 10,68%, soit 35% de plus que la moyenne nationale.

Ÿ Certains locataires paient plus de 1.700€ de charges par an pour un T5.

Ÿ Et 374€ pour l'entretien non réalisé des espaces verts.

Ÿ De mauvais réglages de desserte en eau chaude causent d'énormes pertes d'eau qui sont bien sûr facturées.

Ÿ Le chauffage devient coûteux car il y a des déperditions dues à des canalisations en mauvais état.

Ÿ Pour le curage des canalisations, le marché a grimpé de 50.000 à 270.000€. Pour quel service rendu ?

Ÿ Les locataires paient une ligne d'"ordures ménagères" alors qu'ils l'acquittent déjà dans la taxe d'habitation.

Ÿ L'éclairage extérieur non entretenu entraîne des actes de vandalisme le soir.

Ÿ Pour 2010, l'augmentation annoncée des loyers est de 3,50%, supérieure donc à celle des indices officiels.

Ÿ Plus de 300 personnes ont déjà mandaté la CGL-Alpha pour se faire représenter auprès de la justice dans le recours intenté quant à l'augmentation des charges.

9 janvier 2010

Un petit tour de ma neige un peu loufoque

neige_aix_9

Neige à Aix le 9 janvier 2010

Si la raison a admis depuis longtemps, et je le fais observer, sans ergoter le moins du monde, que l'angle droit bout invariablement à 90%, comment se fait-il alors qu'en mesurant le froid, on ose prendre la liberté d'affirmer en dépit de tout bon sens qu'une température puisse s'avérer négative ? Question loufoque ? Vite dit !

Exemple très édifiant ce midi : qui s'est permis de faire disparaître les 2 degrés qui manquent à mon thermomètre, hein ? A qui veut-on faire croire pareille embrouille d'absence de température sous prétexte qu'elle est en dessous de 0 ? Car il suffit de réfléchir un tant soit peu : si la chaleur se ressent sans être visible, la neige, elle, apporte bien la preuve concrète, et donc irréfutable, qu'ôter des degrés revient à nier l'existence même d'une température !

Cela démontré, on me verrait peiné si mes élucubrations devaient une fois de plus semer le trouble et donner à certains l'envie d'en discutailler sans fin le bien-fondé. Aussi, pour prévenir tout éventuel laïus délirant, je suggèrerais d'aller vérifier auprès d'un ours blanc, et surtout savant et raisonnant, si ce que j'avance peut être scientifiquement prouvé ou comiquement voué à fondre comme neige.

2 novembre 2009

Clinique du Montaiguet : Un projet trop patraque

Mardi 3 novembre : Le docteur Patrice Halimi réagit à ma question de fin d'article et exprime son point de vue. A lire dans les commentaires.

      

Hotel_de_VillePour comprendre pourquoi le projet d'implantation de la polyclinique Rambot au Montaiguet est tordu, il ne faut pas en rester à la seule délibération de révision simplifiée de POS que le conseil municipal examinera demain soir. La manœuvre proposée doit être dénoncée en prenant en compte le large contexte dans laquelle elle s'inscrit.

D'abord, le contexte des choix politiques de cette municipalité. Cela fait plusieurs années que Maryse Joissains retarde la mise en place du Plan local d'urbanisme cherchant tous les prétextes : manque de fonctionnaires pour travailler sur ce type de document, attente de décisions censées être prises par l'Etat, temps électoral, annulation de l'élection. Or, de nombreuses communes, petites et moyennes, de la CPA ont déjà adopté leur PLU. Comment ont-elles réussi avec moins de moyens que ceux de la Ville d'Aix ?

Joissains s'est donc retranchée dans un recours systématique et au coup par coup à des révisions simplifiées de POS parachutées ici et là sans réflexion globale sur les besoins en équipements et infrastructures et les équilibres nécessaires à un développement maîtrisé et harmonieux du territoire. C'est d'ailleurs ce qu'ont bien compris et consigné les CIQ, les associations et bon nombre de contributeurs qui ont participé à l'enquête sur la révision de POS des Bornes. La confirmation de cette mauvaise méthode municipale en sera encore fournie demain puisque l'ordre du jour comporte une douzaine de dossiers liés à la planification urbaine.

Plus politiquement, depuis huit ans, les adjoints successifs à l'urbanisme se sont pliés à la pratique de la prise de décisions dans leur coin faisant fi de concertations approfondies avec la population et les CIQ. Demain, il sera intéressant de savoir combien d'élus de la majorité voteront en toute connaissance de cause. Il est à craindre qu'ils ignoreront tout sur le sujet et qu'ils feront aveuglément bloc derrière le maire en ne se posant aucune question.

Remettre le projet dans son contexte

Dans un second temps, le projet doit être replacé dans son contexte historique. En effet, le projet de restructuration de la clinique Rambot ne date pas de la récente révision de POS. Il faut remonter à 2004 pour se rappeler qu'un protocole d'accord avait été conclu entre la polyclinique et la Semepa, avec accord de la Ville, pour construire un immeuble médical permettant son expansion en proximité immédiate de l'établissement existant sur un parking municipal de 280 places (maintenant ouvert).

D'ailleurs, en 2005, ce projet initial avait donné lieu à une révision partielle de POS confirmant l'orientation médicale du quartier et fait l'objet d'un permis de construire permettant de développer globalement 5.000 m² de structure médicale modernisée et adaptée à la mise en place de l'offre de soins répondant aux besoins de Rambot qui devait bénéficier dans cette structure de 3.500m².

Ceci pour dire que le projet devait se faire sur place. Or, en totale contradiction avec ces démarches, en novembre 2007, la municipalité a lancé une révision expresse de POS au lieudit Les Bornes pour permettre un déménagement prochain de la polyclinique. Si, en 2008, l'ARH (Agence régionale d'hospitalisation), devenue il y a peu ARS (Agence régionale de santé), a donné son accord pour ce transfert, l'agence s'est bien gardée de lui apporter les moindres fonds au titre du plan de financement Hôpital 2012.

On devrait se demander pour quelles raisons. Par exemple, pourquoi, en passant du site actuel à celui du Montaiguet, le nombre de lits a-t-il crû de 319 à 340, outrepassant donc les objectifs du projet initial, au mépris même de l'équilibre privé / public ?

Délais, faisabilité et financement

Enfin, deux autres aspects méritent d'être analysés avec sérieux.

La question des délais et de la faisabilité : les porteurs du projet annoncent dans leur féerique plaquette que la livraison est prévue à l'horizon 2011 avec transfert en juin 2012. Pourtant, au mieux, le permis de construire ne pourrait pas être déposé et délivré avant 2010. Il faudrait 2 ans pour voir naître les infrastructures d'accès, publiques ou financées par la polyclinique et 3 ans pour la construction de l'établissement lui-même.

Cela mènerait à 2015… si aucun recours ne devait entraver le processus. Or, il y a fort à parier que de multiples procédures seront engagées devant les tribunaux. Ce qui fera tomber l'autorisation de l'ARH valable jusqu'en 2012.

Le portage et le financement : depuis une dizaine d'années, la polyclinique actuelle n'a enregistré aucun bénéfice et n'a par conséquent pas pu enrayer le délabrement de l'établissement mettant en péril le respect de certaines normes. On a du mal à imaginer des apports de fonds des grands opérateurs hospitaliers privés qui, pour diverses raisons dont la crise, ont du mal à investir dans leurs établissements existants.

Or, le coût minimum pour un projet tel que celui des Bornes va chercher dans les 80 millions d'euros, hors les dépenses d'aménagements de voirie, de ronds-points et de réseaux. Rien de tout cela n'a été chiffré, ni par la polyclinique ni par la Ville pour les parts respectives qu'elles comptent prendre en charge. La crise financière ne va certainement pas aider, d'autant que la polyclinique avait sollicité l'ARH à hauteur de 45 millions d'euros, qui lui ont été refusés !

La municipalité avance-t-elle les yeux fermés ? Quelles garanties a-t-elle prévues avant de valider ce vaste projet de restructuration d'une zone foncière protégée qui doit éviter l'écueil du purement spéculatif ? A-t-elle pris conscience qu'un tel projet ne peut se concevoir que dans le cadre d'une stratégie d'intérêt général reposant sur une vision globale sur l'ensemble du territoire de la commune ?

On le voit, les questions ne manquent pas. Mais, nous donnera-t-on des réponses ?

PS : Incidemment, il serait intéressant de savoir aussi comment le docteur Patrice Halimi peut à la fois se faire l'ardent défenseur de la cause environnementale et sanitaire et, concerné parce qu'exerçant au sein du regroupement Rambot-La Provençale, soutenir un projet si mal engagé dans un secteur naturel qui risque de souffrir gravement d'un point de vue écologique.

(Clic sur l'image pour agrandir) L'article de La Provence du 31.10.2009

montaiguet_provence_31

Publicité
22 décembre 2009

La saga des Guérini vue par le Nouvelobs

gif_journalL'article du Nouvelobs est si instructif qu'il mérite d'être cité in extenso. Il vient s'ajouter à d'autres sur les remous politiques marseillais publiés ces derniers temps. Voici donc l'enquête de François Bazin parue le 17 décembre 2009 qui se lit comme un conte défait.

------------------------------------------------------------------------   
L'un est président socialiste du conseil général des BDR, l'autre n'est officiellement qu'un chef
d'entreprise spécialisé dans le traitement des déchets. Jean-Noël Guérini et son frère cadet, Alexandre, l'un dans la lumière et l'autre dans l'ombre, sont les patrons incontestés de la gauche marseillaise. Du coup, quand la justice s'en mêle, c'est tout le système qui tremble.
   

C'était l'été dernier. Presque une éternité. A la mi-juillet, Jean-Noël Guérini a été intronisé "deuxième président" de la Socoma. Un poste honorifique pour un business bien payé ? Pas seulement. Sur le port de Marseille, la Société coopérative de Manutention est un mythe et une puissance à la fois. Elle a été fondée en 1950 par les hommes de Defferre. C'est tout ce qui reste aujourd'hui de l'héritage depuis que la mairie est passée à droite et que La Provence, le quotidien régional, vivote sous l'aile du groupe Hersant. Son président en titre s'appelle Charles-Emile Loo, ancien cacique de la fédération socialiste. Il file vers ses 88 ans.

Sentant sa fin venir, "Milou" a choisi "Jean-Noël" pour qu'un jour il lui succède. L'affaire s'est nouée devant la tombe de "Gaston", le 7 mai, jour anniversaire de la mort du Vieux Lion. Pour le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, défait l'année précédente à la mairie de Marseille, la Socoma était bien plus qu'un lot de consolation. Influence, surface sociale, notabilisation. Jean-Noël Guérini a trop longtemps souffert du mépris des élites phocéennes pour ne pas voir, dans cette superbe promotion, la promesse d'une revanche. Et pas seulement aux prochaines municipales. Durant l'été 2009, tout s'est mis à bouger chez les Guérini. Car de fait, ils sont deux. Jean-Noël et Alexandre, de cinq ans son cadet. Depuis toujours, ils avancent côte à côte. L'un dans la politique. L'autre dans les affaires - officiellement - avec une prédilection pour le traitement des ordures !

En allant à la Socoma, le premier a fait un pas de côté. Alexandre, lui, s'apprêtait à faire un pas en avant. Apparemment, pas grand-chose. Juste une envie d'élection, à l'occasion des régionales de mars 2010. Ce n'était pas la première fois qu'Alexandre Guérini était démangé par ce prurit. Quand le conseil général a été menacé en 2004, il a failli entrer dans la bagarre. Aux dernières municipales, il a songé, un moment, à aller défier lui-même Renaud Muselier dans un secteur clé de la ville. Mais, cette fois-ci, c'est du sérieux.

L'homme de l'ombre, celui dont on ne parle qu'à voix basse, le frère trop discret pour ne pas être aussi le stratège secret de la maison Guérini, a soif de lumière. Autre forme de reconnaissance ! Ce mandat régional est un investissement. Il en annonce d'autres, de plus grande ampleur. Un jour, Jean-Noël finira bien par atteindre son nirvana municipal et alors il faudra que quelqu'un continue à serrer les boulons. Dans ce grand paquebot bleu qui domine la ville et l'irrigue de ses subventions. Bref, au conseil général !

Les écoutes vont bon train

C'était un joli rêve. Il s'est évanoui avant même d'avoir vraiment commencé. Tout cela à cause d'un petit juge financier, Charles Duchaine, et des discrètes investigations menées, depuis le printemps, par les gendarmes, dans le cadre d'une instruction pour "atteinte aux marchés publics, trafic d'influence, détournement de fonds publics, corruption, prise illégale d'intérêts et blanchiment". Rien de moins ! L'instruction judiciaire est menée "contre X". Qui est, à Marseille, le nouveau "Monsieur X" ? A la Socoma, Charles-Emile Loo, qui n'avait rien vu venir, s'interroge désormais sur la perspicacité de ses choix.

Au siège de la fédération, où il faisait il y a encore peu la pluie et le beau temps, Alexandre Guérini a soudain disparu. C'est tout juste si on se souvient de son nom. Lequel ne figure d'ailleurs plus sur la liste régionale du PS. Quand les gendarmes ont déboulé, le 19 novembre, au siège de ses deux sociétés puis à son domicile privé, Alexandre était en voyage en Amérique du Sud. Quand ils ont débarqué au conseil général et à la communauté urbaine, Jean-Noël revenait à peine d'Auschwitz où, comme chaque année, il avait accompagné des lycéens du département. Les pandores savaient pertinemment ce qu'ils cherchaient. Depuis le début de l'année, les écoutes sont allées bon train. Il a suffi que ces informations sortent dans la presse - le site de Bakchich.info et France 3 - pour qu'après les effluves d'une grève des éboueurs un vent glacé s'abatte sur Marseille. Depuis, c'est le temps des rumeurs, des rendez-vous cachés et des règlements de comptes. Tout le monde aux abris ! A gauche comme à droite (ou presque) !

Le sens de l'amitié utile

Pour préserver leur honneur, alors que leur nom circule sans qu'ils aient jamais été entendus par la justice, les Guérini ont pris des avocats. Ils ne parlent plus. Ils ne se parlent plus. Prudence, prudence… "Comment va Alexandre ?", a demandé, mercredi dernier, Jean-Noël en rentrant du Sénat et autres palais nationaux. Alexandre est invisible. On ne le voit plus guère au Cercle des Nageurs où, chaque midi, il alignait autrefois les longueurs de bassin. Dans son immense bureau du conseil général, Jean-Noël reçoit au compte-gouttes. "Lui, c'est lui, moi, c'est moi", dit-il en jurant qu'il ne connaît rien des affaires de son frère. Sa lecture de tout cela est aussi simple que classique : "On veut m'abattre pour des raisons politiques." Soit… Mais alors fallait-il qu'elle soit menaçante, cette nouvelle puissance des deux frères, pour qu'à l'heure de leur envol, tandis que leur système était en train de prendre une autre dimension, dans une répartition des rôles inusitée, on rejoue à Marseille le remake judiciaire de "Main basse sur la ville".

On ne prête qu'aux riches. Ceux-là le sont. Ou plutôt, ils le sont devenus. Argent et puissance. Sur fond de politique, dans ce curieux chaudron phocéen où chacun peut s'inviter à condition d'avoir le goût de l'effort, le sens du risque et la passion des réseaux. La saga des Guérini, en ce sens, est l'expression achevée d'une certaine histoire de Marseille. Pour la comprendre, il faut d'abord observer les deux hommes. Et Dieu sait s'ils ne se ressemblent guère. Jean-Noël est un introverti qui s'expose et Alexandre, un extraverti qui se cache. L'un est engoncé dans des costumes croisés. L'autre vit volontiers en jean, tee-shirt et baskets. L'un est un coléreux, sentimental et superstitieux. L'autre est un animal chaleureux et sauvage. L'un voudrait conquérir les salons de la bourgeoisie. L'autre aime les bars et les bandes. Tous les deux ont le sens de l'amitié utile, qu'ils cultivent jusqu'au plus haut sommet de l'Etat et du CAC 40. Quand ils disent "Henri", c'est de Proglio, le patron de Veolia, qu'il s'agit. Quand ils disent "Bernard", c'est généralement de Squarcini, l'ami de Sarkozy devenu chef du renseignement.

Les Guérini - 59 et 54 ans - sont des enfants du Panier, doués à leur façon. Ils ont grandi ensemble dans ce quartier historique de Marseille. Ils ont grimpé ensemble, en dépit de la belle légende qui voudrait qu'ils aient tracé leur route, à la force du poignet, chacun de leur côté. Le berceau des Guérini est Calenzana, en Balagne. Leur fief est marseillais, juste derrière la mairie. L'oncle "Jean-François" était conseiller général socialiste. C'est lui qui a fait venir toute la famille au milieu des années 1950. C'est lui qui a trouvé un emploi pour tout le monde à l'office HLM.

La réussite par les extérieurs

C'est lui qui, à sa mort, a laissé son canton à l'aîné des neveux. La politique en héritage. Vieille tradition locale. Sauf que, dans la machine Defferre, les Guérini étaient des gens de peu. Maîtres chez eux, sans doute. Grands apporteurs de voix dans la circonscription du suzerain, à coup sûr. Mais pas davantage. En 1977, il faudra que la secrétaire personnelle de Gaston, dont Alexandre épousera la nièce, insiste pour que Jean-Noël fasse ses premières armes aux municipales, à un modeste rang et surtout dans un secteur jugé très incertain.

Ainsi va la vie. Jean-Noël Guérini a alors 27 ans. Pas de diplômes. Une carte des MJS et de FO. Rien d'exaltant. Sans le canton de l'oncle, cinq ans plus tard, l'histoire se serait peut-être arrêtée là. Et la carrière des deux frères aurait pris un tour moins classique. Avec Defferre, on grimpait par la mairie. Les Guérini n'y ont pas leur place. Ils feront donc les extérieurs. Par le conseil général. Ce n'est pas la voie royale. On y avance lentement. Il faut savoir être patient, habile et travailleur. Jean-Noël a toutes ces qualités. Il sait compter. Il sera bientôt rapporteur général du budget. Auparavant, dans la guerre de succession ouverte par la mort de Gaston, il a fait le choix de Michel Pezet contre celui de Robert Vigouroux. Cela lui coûtera quelques mandats locaux. Avant de lui ouvrir les portes d'un sacré fromage en février 1987 : la présidence de l'Opac des Bouches-du-Rhône, conquis au nez et à la barbe d'un defferriste de la plus belle eau, Marius Masse.

Dans le système Guérini, il y a un avant et un après-Opac. L'ascenseur politique via le logement social : à défaut d'être originale, la méthode est d'une rare efficacité. Dès cette époque, les deux frères s'installent dans des registres complémentaires. Jean-Noël gère, Alexandre répare. L'un soigne l'électeur, l'autre dirige une société de plomberie. Le premier occupe le devant de la scène, tandis que le second s'impose progressivement comme une sorte de DRH de la PME familiale. Il y a du clientélisme dans l'air. Tout cela est très corse. Au conseil général, le rapporteur général du budget a vite compris que cette énorme collectivité, gérée en père de famille, est aussi une immense usine à subventions. En 1998, la valse des présidents, à l'hôtel du département, lui ouvre la porte du "9e étage". Quand François Bernardini, son prédécesseur, est contraint par la justice à la démission, Jean-Noël, les larmes aux yeux, lui offre une carte magnétique qui lui donne accès en permanence au conseil général. "Tu es ici chez toi." Un an plus tard, le même Bernardini est pourtant délesté, sans pitié, de son poste de premier secrétaire de la fédération. C'est le grand vide.

Les barons marseillais se sont entre-tués. Reste Jean-Noël, tout en haut de la colline. Il tient le département. Il contrôle la "fédé". Il est devenu sénateur. Il lorgne sur la ville. On est en 2000. Les années Guérini peuvent enfin commencer ! Tout par le conseil général. Tout pour le conseil général. C'est aussi simple que ça. On a commencé par le PS. C'était le plus facile. Avec la Rue-de-Solférino, les frères Guérini ont imaginé un deal audacieux. La "fédé" subit une cure d'amaigrissement. Fini le temps où ses quelque 20.000 cartes pesaient de manière décisive sur la vie nationale du parti. Mais en échange, il n'y aura plus aucune limite au verrouillage interne. Dans cette opération, Alexandre est aux premières loges. Il préside de facto la commission des cartes. Pas d'adhésion possible sans son accord. Les sections sont reprises en main une à une. On place, on menace si nécessaire. Pour ne pas avoir d'histoire avec Paris, on essaie de jouer gagnant dans la course des éléphants. Un jour Fabius, puis Jospin, puis Royal, puis plus rien… Alexandre, que l'on disait vaguement rocardien dans sa jeunesse, n'a jamais compris pourquoi DSK, qu'il admire tant, avait toujours snobé son frère. Cet été, il imaginait même de faire le voyage à Washington pour préparer une paix des braves !

Dans ce genre d'aventure, tout le monde suit d'autant plus aisément que le voyage est rentable. Les trois quarts du conseil fédéral du PS vit directement ou indirectement du conseil général. Et ce n'est que la partie émergée de l'iceberg. Il a fallu attendre que la gauche gagne par surprise la riche communauté urbaine de Marseille en 2008 pour que la vraie finalité du système apparaisse presque au grand jour. Du jour au lendemain, tandis que Jean-Noël pansait ses plaies après sa courte défaite aux municipales, Alexandre a abandonné toute prudence. On l'avait aperçu. Il s'est fait voir. Il avait poussé son frère à la mairie quand celui-ci se remettait a peine d'une grave intervention cardiaque. Il avait été le stratège de sa campagne. Il avait tenu, pour lui, la rue et les murs. Ce n'était sûrement pas pour tout plaquer au premier échec venu.

La machine grippée

Longtemps, Alexandre a travaillé pour son frère depuis les locaux de ses sociétés. Les interventions, c'était lui. Les services, c'était lui. Les emplois ou les subventions, c'était encore lui. Dans son bureau, les dossiers politiques étaient entassés au bout d'une immense table, juste après les dossiers professionnels. Il suffisait d'un fax ou d'un coup de fil pour les faire avancer. Alors que l'unique qualité d'Alexandre, cet homme sans mandat, était d'être le frère du président. Ainsi se forgent les clientèles dans un système opaque, sans être pour autant forcément illégal.

La faute des Guérini, alors que la justice avait déjà commencé ses investigations, est d'avoir mis à la communauté urbaine une pression trop brutale en traitant son président, Eugène Caselli, comme une simple potiche. En pratique, il y avait Jean-Noël, président du conseil général, et Alexandre, vice-roi de la communauté urbaine qui sélectionnait les directeurs de service, recevait les syndicats et préparait les commissions d'appel d'offres. Sans doute cette répartition des tâches en préparait-elle une autre, d'ici aux municipales de 2014. La machine a tenu plus d'un an. Elle s'est grippée juste avant que les gendarmes ne débarquent. Est-elle définitivement brisée ? Jacques Pilhan, ce conseiller en communication de deux présidents de la République qui avait ses habitudes du côté du Vieux-Port, disait qu'en politique "être une cible, c'est con, mais qu'être une cible immobile, c'est encore plus con". A Marseille, les Guérini en sont là.

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2354/articles/a415135-.html

29 juin 2009

Office HLM : Les nouveaux bobards de Joissains

Dans un tract électoral mensonger, scandaleux et aussi indigne, l'ex-maire Maryse Joissains prétend que l'Office a été privatisé. Quelle méconnaissance de la loi, que l'encore députée a elle-même votée ! Mais, pour comprendre le contexte, revenons d'abord sur quelques faits. Très récemment, le commissaire aux comptes de Pays d'Aix Habitat s'est vu contraint de pointer la mauvaise gestion, un manque de rigueur et un déficit de 2,3 millions d'euros en 2009.

Quelques temps avant, deux longs rapports de la MIILOS (Mission interministérielle d'inspection du logement social) avaient analysé sévèrement la gestion de l'office. Plus près de nous, Maryse Joissains a cru bon de sortir la grande artillerie, jouant la parodie de l'offusquée pour mieux botter en touche. Il y a des fausses factures à l'OPH, a-t-elle annoncé. Elle est présidente depuis 8 ans et, comme par hasard, elle découvrirait cela maintenant ? Et voilà que, avec l'élection à refaire, elle nous la joue encore une fois "c'est-pas-moi-c'est-l'autre".

         

affiche_OPH

(Merci à mon ami Philippe Denis pour la réalisation de cette pépite)

       

Un tract fumeux

à Le titre : "Pour l'honneur d'une ville !" Les grands mots pour masquer les gros échecs !

à Le sous-titre : "L'office HLM a été privatisé par M. Medvedowsky". Ah bon ? On fera d'abord remarquer que la lettre "P" de OPHLM, puis OPAC et maintenant OPH veut dire "public". Par quel tour de magie peut-on affirmer que c'est privatisé ?

à Les directeurs : Maryse Joissains fait l'aveu d'un "échec sur les problèmes de proximité". En réalité, il n'y a pas que cela. Tout l'OPH marche sur la tête. Car s'il y a bien eu 5 directeurs, il n'y a eu qu'une seule présidente, et c'est son échec personnel. La nouvelle directrice (la 6e) est "chargée de restructurer l'office et de mettre fin aux dysfonctionnements reprochés par les locataires". Faudrait savoir. Maryse Joissains avait déjà dit la même chose pour le précédent directeur aux commandes pendant trois ans.

Le 19 juin, dans La Provence, elle remettait le couvert : "Il y a un dossier sur lequel je vais m'engager personnellement : les HLM, qui ont été gérés de façon artisanale et qui vont être remis en ordre de marche par la nouvelle directrice. Je pense que les Aixois ont compris que ce n'est pas moi le directeur". Etrange affirmation, on va le voir. Cela veut quand même dire que l'Office est hors service. Et comment donner crédit aux mots de conclusion du tract : "Ces engagements, je les prends solennellement et personnellement. Vous me connaissez tous, je tiens toujours mes promesses, même s’il me faut parfois du temps."

à La loi : Là, c'est le bouquet, la crédibilité de Maryse Joissains en prend un coup. Démonstration avec le rappel des évolutions de la législation. Les OPHLM ont été créés en 1912. Les OPAC ont été institués en 1971. La structure aixoise est passée du statut d'Office public à celui d'Office d'aménagement et de construction le 11 mai 2000, sous la présidence d'Alexandre Medvedowsky délégué par le maire Jean-François Picheral.

joissains_depute_godillotSi Maryse Joissains a connu cet ancien statut, elle a aussi étrenné le nouveau. Et c'est là que se situe son imposture. Par la loi du 2006-872 du 13 juillet 2006 portant engagement national pour le logement, votée par scrutin public par notre députée le 31 janvier 2006, les statuts OPHLM et OPAC ont été unifiés sous le même nouveau statut d'Office public de l'habitat (ordonnance du 1er février 2007 et décret d'application du 18 juin 2008). Alors, ne saurait-elle pas ce qu'elle vote en n'allant qu'une fois par mois à l'Assemblée ?

Au-delà des changements d'appellations, le mot "public" a été sciemment conservé pour signifier la confirmation des missions de service public du logement social. Cette refonte a aussi modifié la répartition des compétences entre le conseil d’administration, son président et le directeur général : le directeur général dirige l’activité de l’office dans le cadre des orientations générales fixées par le conseil d’administration.

Or, Maryse Joissains feint de ne pas avoir de responsabilité en matière de politique du logement et de fonctionnement de l'office. Pourtant, par la loi, elle en a été présidente de droit en tant que maire et elle a toujours nommé et même révoqué des directeurs.

Le directeur n'est pas vraiment indépendant et ne peut donc pas faire ce qu'il veut. Placé sous la responsabilité du président, il est obligé de suivre les grandes orientations fixées par ce dernier et le conseil d'administration dans lequel la collectivité est désormais majoritaire. Dans son tract, Maryse Joissains ne dit pas autre chose : "Sur ma proposition, le conseil d’administration a voté pour un nouveau directeur". Et dans La Provence : "Je vais m'engager personnellement sur le dossier des HLM".

Elle joue donc sur les mots, lorsqu'elle déclare : "Ce qui signifie que ce n'est plus le maire qui gère mais un directeur. Le conseil d'administration que je préside est composé de 21 membres dont 8 élus et s'implique uniquement dans les grandes orientations." Faut-il insister davantage sur les propos contradictoires et délirants de Maryse Joissains ? Est-ce vraiment cela l'honneur dont elle prétend encore vouloir se draper ?

Petit historique de la gestion Joissains :

"Logement : Les bobards honteux de Maryse Joissains" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/01/05/7449520.html

"Pays d'Aix Habitat : Joissains reponsable de la faillite" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/02/04/12357657.html

30 octobre 2009

Clinique du Montaiguet : Le bras de fer s'annonce…

montaiguet_circulation

(Clic sur l'image pour agrandir)

Un des arguments plaidant contre l'installation à Pont de l'Arc

C'est donc à la séance publique du conseil municipal de mardi prochain que Maryse Joissains veut faire passer en force la révision simplifiée de Plan d'occupation des sols pour installer le projet de polyclinique au lieudit Les Bornes, contrefort du massif du Montaiguet à Pont de l'Arc.

Si l'enquête publique menée en début de cette année a conclu à un avis favorable, le commissaire enquêteur n'a pu esquiver d'émettre un grand nombre de réserves et de conditions. En effet, plus de 600 contributions ont été enregistrées dont une majorité de critiques argumentées, notamment pour contester le choix du lieu, la dénaturation du paysage, les dégâts environnementaux et les afflux de circulation qui seraient considérablement aggravés. Et cela sans vision globale telle qu'elle devrait figurer dans un Plan local d'urbanisme qui… n'existe toujours pas.

Début octobre, l'adjoint à l'urbanisme a présenté le projet aux élus de l'opposition et déclaré que des modifications avaient été apportées à la mouture initiale qui, évidemment, font l'impasse sur le fond même du dossier. Au final, l'élu semble s'être comporté comme le porte-parole des initiateurs et des promoteurs du projet, allant jusqu'à reprendre leur propagande "d'éco-clinique".

Joissains prétend que "l'opposition ne vient pas du quartier mais est orchestrée par trois ou quatre personnes qui habitent autour". Beau mensonge censé dénigrer les opposants et réduire au silence le débat démocratique. Or, voici que paraît une déclaration, cosignée par de nombreuses associations, qui met les points sur les "i", avant que la bataille administrative et judiciaire ne prenne le relais. A noter, par ailleurs, que des médecins ont aussi émis d'importantes réserves sur certains aspects de la faisabilité du projet.

Déclaration

du Collectif pour l’Aménagement des Quartiers Sud

et la Protection de la Campagne Aixoise

       

Face à la campagne de désinformation à propos de la révision simplifiée de POS concernant la zone des Bornes, au Montaiguet, nous, Aixois, avons décidé de saisir l’opinion sur le dossier de la délocalisation de la polyclinique Rambot (P.P.R).

Ne reproduisons pas les erreurs du dossier de la gare routière !

Animés par le même souci, la défense du seul intérêt général, nous contestons la révision simplifiée aux Bornes, en nous fondant sur les motifs objectifs suivants :

Ÿ sur le droit : étant donné les éléments qui nous ont été communiqués au cours de la procédure, si la polyclinique était construite aux Bornes, ce ne serait qu’après des décisions judiciaires, au terme d’un processus long et complet ;

Ÿ sur les atteintes à l’environnement : circulation, nuisances, destruction d’espaces naturels, patrimoniaux et agricoles ne font pas de ce projet un projet écologiquement soutenable ;

Ÿ sur le bouleversement apporté à l’économie générale du POS : trop de révisions simplifiées de POS ont été imposées sans réelle concertation ni vision d’ensemble.

C’est pourquoi nous exigeons le gel de tous les aménagements dans les quartiers Sud en attendant l’établissement du PLU qui fixera les grandes orientations de l’urbanisme pour l’avenir d’Aix-en-Provence.

Signataires actuels :

CIQ Luynois, CIQ Luynes-Malouesse,

CIQ des chemins de La Blaque et Mazargues, CIQ Les Milles,

CIQ Saint Jérôme-Cuques, CIQ Encagnane, CIQ du Pigonnet

CIQ Pont des Trois-Sautets, CIQ des Trois-Pigeons,

Association des Amis du Montaiguet et du Pont de l’Arc

      

NB : Tous les articles sur la saga de ce dossier figurent à la rubrique "Pont de l'Arc"

(colonne de droite du blog)

24 juin 2009

Municipale : Centrifuge et Centripète sont sur un b…

AVERTISSEMENT : Ce que suit risque de vous donner un début de mal de maire. Alors, deux petits conseils en toute amitié. Si vous décidez de lire cet article jusqu'au bout, arrimez-vous fermement à votre siège et gardez les yeux ouverts, bien sûr…

Hotel_Ville__WEB_rouge_vifA quinze mois de distance, on assiste à de drôles de ballets. A part Maryse Joissains (UMP), qui repart à la bataille avec la même liste car elle ne peut pas faire autrement, tous les autres ont muté. Entre les nouvelles alliances, les séparatistes et les transfuges, on ne s'y reconnaîtrait plus.

De l'équipe François-Xavier de Peretti (MoDem), ont disparu Andrea Ferréol (sans étiquette), Cyril Di Méo, Arinna Latz (ex-Verts), Stéphane Salord (d'abord UDF, puis UMP), Bruno Genzana (d'abord Républicain indépendant, puis UDF, quelques années UMP et depuis quelques mois Nouveau Centre) et Laurent Perallat (ex-Verts), parmi les plus connus.

Di Méo a été réfuté par les écologistes et par Alexandre Medvedowsky (PS) pour avoir rejoint de Peretti en 2008. Salord, fort de sa "victoire" qui nous renvoie aux urnes, éjecté de la liste Joissains l'année dernière, fait sa propre liste sur laquelle figurent Perallat et quatre anciens conseillers municipaux dépités d'avoir été mis à la porte par Joissains en 2008.

Genzana, lui aussi refoulé par Joissains et désormais intégrable nulle part, a fini par retourner dans sa déjà vieille niche comme il l'a toujours fait, non sans être allé auparavant faire la danse du ventre pour quémander des compensations.

De l'équipe Medvedowsky, qui proclamait avoir réussi l'union de toute la gauche (sauf les Pezetistes quand même) et qui adopte maintenant l'union au centre que nous préconisions, tous les colistiers à sa gauche, s'estimant trahis, viennent de mettre les voiles pour lancer leur propre liste dirigée par Nathalie Leconte (PCF).

Quant aux écologistes, qui croient dur comme Verts que le score athlétique de Daniel Cohn-Bendit est reproduisible à Aix, ils ont décidé de constituer une liste autonome avec des Verts conduite par Hervé Guerrera (Partit Occitan).

Mais revenons un instant au PS. Après l'annonce d'André Guinde de vouloir mener la nouvelle liste, un vigoureux bras de fer, agrémenté de joyeuses menaces et de doux chantages, a eu lieu entre Jean-Noël Guerini et Eugène Caselli, le premier soutenant Guinde, le second Medvedowsky.

Ce n'est que quelques heures avant l'assemblée générale socialiste des Milles que la décision a penché en faveur de Medvedowsky, Guinde l'apprenant sur place et recevant un rocher de trois tonnes sur la tête. Guinde s'est alors posé la question de sa participation à la future liste.

Pour mémoire, en juin 2007, Guinde était venu expliquer, dans toutes ses largeurs, à la toute première réunion publique de Michel Pezet et de Jean-François Picheral pourquoi il lui était vraiment impossible d'aller avec Medvedowsky en mars 2008. A l'automne, sur injonction de Guerini, il a rejoint celui qu'il avait vilipendé (le mot n'est pas trop fort) durant l'été.

C'est le même Guinde qui vient de plier l'échine en ravalant ses rêves éphémères. Le PS est uni et apaisé, assène-t-on aux Aixois. C'est à voir. Car c'est un PS aixois incomplet qui fait liste commune avec le MoDem, lui-même moins fourni en personnalités que l'an dernier.

A suivre…

15 juin 2009

Dans "Tribune du Sud", Salord balance…

Samedi, il y avait un article surprenant relatant les tensions pour la désignation du candidat socialiste. Il y avait aussi une pleine page sur l'ébouriffant Stéphane Salord révélant que Maryse Joissains l'appelait "chéri" au temps où ce n'était pas encore la lune... de fiel entre eux. Il dit maintenant d'elle : "Je lui en veux de ce qu'elle est devenue : autoritaire, possessive, délatrice. Ce n'est pas la femme que j'ai aidée et aimée en 2001". Etonnant, et détonnant, oui !

tribune_du_sud_13_juin_2009

(Clic sur l'image pour agrandir)

Un extrait du long article paru dans Tribune du Sud samedi 13 juin 2009

15 mai 2009

"Tribune du sud" : Le n°0 d'hier en avant-première

tribunedusud_numero_zero

(Clic sur l'image pour agrandir)

La sortie officielle de "Tribune du sud", c'est pour aujourd'hui. Mais hier, le journal a tiré ce que l'on appelle un numéro zéro (inscrit sous le titre), un peu comme une répétition générale avant la première d'une pièce de théâtre.

J'ai pu en obtenir un exemplaire (grâce à mes réseaux !). Et je dois avouer que ma curiosité a été passablement émoussée à la découverte du contenu. Très peu d'articles signés, ce qui est de mauvais augure. Cela veut dire que la rédaction est allée piocher dans les dépêches d'agence (j'ai vérifié). Quelques rares "papiers" locaux, sans grande originalité selon moi (il n'y a qu'à voir les sujets en une), comportent une signature, ce qui s'explique par le nombre restreint de journalistes.

En passant, signalons que la rédaction est installée dans un grand appartement des quartiers Nord de Marseille et que toute la production est externalisée.

Voilà. Que dire d'autre ? On a l'impression d'être en présence d'un journal gratuit amélioré car on ne voit pas où se niche la singularité annoncée par les fondateurs.

Soyons beau joueur, il y aura peut-être des scoops dans les éditions à venir. Pour l'instant, c'est vraiment un "numéro zéro" !

15 juin 2009

"Le Ravi", contre les idées reçues

une_ravi_64"Le Ravi" n'° 64 de juin (2,80€) publie un très bon dossier central sur "ces citadins qui rêvent de vert". Mais, il n'y a pas que cela. Comme chaque mois, le journal traite de nombreux sujets dans un style qui fait un sort aux clichés et le bonheur des lecteurs. Dans sa rubrique sur les blogs, il se penche sur le nouveau quotidien "Tribune du Sud" en relevant deux avis trouvés sur le net... dont le mien. Depuis que j'ai donné mes premières impressions sur ce journal, j'ai pu constater une évolution dans la qualité des articles. Tribune du Sud (0,90€) devient percutant et commence à dire ce que d'autres taisent. L'élection municipale d'Aix bénéficie d'un regard différent qui va derrière les apparences.

ravi_64_blog_beautiful

(Clic sur l'image pour agrandir)

Un large extrait de l'article de Rémi Leroux

Le sommaire du n° 64 de juin :

http://www.leravi.org/spip.php?article769

Le site (complètement rénové) :

http://www.leravi.org/

9 juillet 2009

Le Ravi fête l'été avec un cahier de vacances

une_ravi_65Le n° 65 de juillet-août du "Ravi" (2,80€) vient de sortir en forme de cahier de vacances. Avec beaucoup d'imagination, le mensuel nous entraîne à jouer avec l'actualité en nous proposant tests, QCM et devinettes. Sans oublier la campagne électorale aixoise avec, un CV, une interview et un visage bien caricaturé d'un candidat dont je tairai le nom (à lire, si possible avant le premier tour). Et aussi, un point de vue iconoclaste sur le sens des grandes expos estivales et un exercice scolaire, désopilant et bien imité, consistant à compléter les espaces vides du fameux tract (si, vous savez bien de quoi il s'agit) en choisissant les bonnes réponses parmi plusieurs citations. Et puis, entre autres gourmandises, régal suprême, des dessins toujours aussi marrants et caustiques.

Le sommaire du n° 65 :

http://www.leravi.org/spip.php?article778

Le site (tout beau, tout refait) :

http://www.leravi.org/ 

25 mai 2009

Clinique du Montaiguet : Réunion publique mercredi

clinique_annonce_reunion

(Clic sur l'image pour agrandir)

Le 13 avril, le commissaire enquêteur a rendu son rapport sur la mise en révision du Plan d'occupation des sols. L'importante participation des habitants l'avait obligé à demander un délai supplémentaire d'un mois. Le commissaire a conclu à un "avis favorable" mais assorti de très nombreuses réserves. En effet, le projet de polyclinique a suscité de légitimes interrogations. C'est la raison pour laquelle il est encore nécessaire de tenir une réunion publique pour présenter les conclusions et en débattre avec la population.

Le dernier communiqué des Amis du Montaiguet

Les enquêtes publiques où l'on passe en force, au bulldozer, contre l'avis des habitants, c'est fini, les gens n'en veulent plus !

Concernant la modification simplifiée du POS destinée à permettre la délocalisation de la clinique Rambot aux Bornes, dans le Montaiguet, à la sortie du Pont de l'Arc :

Ÿ Le commissaire enquêteur a émis des réserves,

Ÿ Les habitants ont manifesté nettement leur désapprobation par leurs contributions aux registres d'enquête,

Ÿ Les CIQ du Pont de l'Arc, de Luynes, de Malouesse, de Mazargues, du Pigonnet et de Cuques Saint-Jérôme sont défavorables.

Ÿ L'association des Amis du Montaiguet, forte de centaines de signatures, est aussi défavorable.

Venez nombreux à la réunion publique :

Mercredi 27 mai à 18h00 à la mairie annexe de Pont de l'Arc.

Demain, sur ce blog, un condensé du rapport du commissaire enquêteur.

Le site de l'Association des Amis du Montaiguet :

http://www.montaiguet-pontdelarc.com/ 

Les photos du projet (clic sur chaque image pour agrandir) :

http://www.montaiguet-pontdelarc.com/visionner.php 

Visualiser sur le projet sur le site du cabinet d'architectes :

http://www.a-i-a.fr/archi/projet/idProjet/19?symfony=65c2da6adae9160700c17d0720f938cc 

La pétition en ligne :

http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=49 

Mes précédents articles sur le même sujet : (du plus ancien au plus récent)

"La clinique privée qui tue l'hôpital et le Montaiguet" : 

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/12/12/11717813.html 

"Clinique du Montaiguet : La bataille continue" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/12/17/11753424.html 

"Clinique du Montaiguet : Agissons !" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/01/07/11995740.html 

"Lettre ouverte au maire" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/01/26/12226720.html 

"Clinique du Montaiguet : Deux jours pour intervenir" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/02/12/index.html

5 novembre 2009

"Partenariats" entre presse locale et mairies, suite…

Le Canard enchaîné paru ce mercredi publie (et commente) la réaction du pédégé de La Provence suite à l'article de l'hebdo du 21 octobre faisant état de partenariats de publicité entre la presse locale et certaines mairies du Sud-Est, dont celle d'Aix. Intéressant à lire…

canard_presse_et_mairies_4

(Clic sur l'image pour agrandir)

Lire le premier message sur ce sujet avec l'article initial du Canard : http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/10/23/15535279.html

5 octobre 2009

Peut-on rire de la démocratie ?

place_des_citoyensLa consultation populaire sur l'avenir de la Poste a été un succès. Voulue comme un exercice de démocratie concrète et organisée avec les moyens du bord grâce à de nombreux bénévoles, cette démarche menée à grande échelle est une première qui crée un précédent qui ne manquera pas de se répéter.

Au-delà de l'objet de cette "votation" (mot utilisé pour le caractère non juridique du scrutin), les citoyens ont voulu montrer qu'ils ne comptent pas pour du beurre.

Ce dimanche soir, le Comité national contre la privatisation de la Poste annonçait que plus de 2 millions de personnes avaient participé à la consultation dans près de 10.000 points de vote.

A Aix, en incluant quelques villages alentour (Vauvenargues, Puy Sainte-Réparade, Venelles et Eguilles), près de 9.000 votants ont mis un bulletin dans l'urne.

Dans certaines communes, les organisateurs ont été aidés par des mairies. Mais, la plupart du temps, c'est le système D qui a prévalu. A Aix, malgré la demande des élus de l'opposition au conseil municipal, Maryse Joissains a répondu négativement à toute aide technique pour faciliter les opérations de vote.

Cela faisant, elle s'inscrit dans la droite ligne des choix gouvernementaux mettant en œuvre la casse programmée et progressive des services publics : Edf, Gdf, santé, éducation nationale, pour citer les plus significatifs.

Comble de cynisme, l'instauration d'un referendum dit d'initiative populaire prévue par la réforme constitutionnelle n'a toujours pas été suivie du moindre décret d'application. Pour la démolition du statut de la Poste, l'esquive est double : Nicolas Sarkozy a décidé de la faire passer en force en lecture unique au Parlement.

Mais revenons à Aix. Si l'affreux Molière pouvait encore nous régaler en nos temps modernes, il ne manquerait pas de relever une autre incongruïté. Du 12 au 18 octobre, la Ville organise (attention, on gonfle bien ses poumons d'abord !) la "Semaine européenne de la démocratie locale". Enorme ! On se met à rêver !

Mais mieux vaut se frotter les yeux car, à lire le programme officiel, on n'y verra, pour ne prendre que deux exemples, ni le rôle ni la participation des Comités d'intérêt de quartiers, ni la moindre ombre de conseils de quartiers. Les premiers n'ont pas été conviés, les seconds sont inexistants, ce qui est contraire la loi de 2002.

La "semaine" sera donc une opération de propagande, se déroulant principalement à l'Hôtel de Ville, qui mettra des élus majoritaires en avant et qui fera intervenir des fonctionnaires municipaux pour organiser des visites de quelques services. Les conférences annoncées n'ont pour but que de déverser des discours à sens unique qui ne proposent aucun débat.

Alors, peut-on rire de la démocratie ? A chacun sa réponse…

2 octobre 2009

Avenir de la Poste : Ça nous regarde, alors votons !

votation_3_octobreNous avons notre mot à dire !

          

Ne nous laissons pas voler nos services publics. Après La Poste, ce sera au tour de la santé, de l’éducation… Ils n’ont qu’un mot d’ordre : tous les services publics doivent disparaître !

Le Comité national contre la privatisation de La Poste, regroupant de nombreux syndicats et plus de 80 associations et partis de gauche, organise le 3 octobre 2009 une consultation nationale sans précédent.

          

C’est à nous de choisir !

       

Le collectif aixois donne plusieurs rendez-vous :

Vendredi 2 octobre 2009

Marché d’Encagnane de 9h à 12h30

Samedi 3 octobre

Place de l’hôtel de Ville de 9h à 16h

Place du palais de justice de 9h à 13h

Allées provençales de 9h à 16h

Marché du Jas de Bouffan de 9h à 13h

Possible aussi dans plusieurs communes :

Venelles, Peypin, Cabriès, Vitrolles…

http://www.appelpourlaposte.rezisti.org/IMG/pdf/POINTS_DE_VOTE_BOUCHES_DU_RHONE.pdf

Le site national du Comité contre la privatisation de la Poste :

http://www.appelpourlaposte.rezisti.org/

Comprendre ce qui est en jeu

Le 3 octobre, une votation aura lieu partout en France, sur les marchés, devant les bureaux de Poste ou devant les mairies.

Malgré l’opposition des 2/3 des Français, le gouvernement tente de passer en force. Le projet de loi déposé au mois de juillet sera examiné au pas de charge par les 2 assemblées cet automne. Conscient de l’impopularité de cette décision, le gouvernement a décidé d’utiliser la procédure simplifiée de la lecture unique pour éviter tout débat.

Ainsi, après France Télécom, Edf, Gdf qui ne devait jamais être privatisée  (selon les propres paroles de Nicolas Sarkozy, à l’époque ministre de l’économie), c’est à cette puissante institution qu’est La Poste, présente sur tout le territoire, que s’attaquent les lobbies du "tout privé" et de la concurrence à outrance.

Ce ne sont pas les directives de Bruxelles, ni les "nécessaires modernisations" de l’entreprise qui obligent La Poste à ouvrir son capital en vue de sa privatisation. NON, ce sont l’appétit des lobbies, la volonté de faire du fric et de participer au grand monopoly des rachats d’entreprises postales européennes et des fusions entre banques qui sont derrière toutes ces manœuvres.

Les différentes filiales créées par La Poste lui ont déjà permis de s’inviter au grand jeu de la bourse. Toute nouvelle dans le joyeux monde de la finance, La Banque Postale créée en 2006 n’a perdu "que" 60 millions d’euros dans la faillite de Lehman Brothers avec la crise de 2008 !

Les postes européennes…

- tentent de supprimer la distribution du courrier en zone rurale (exemple : le cas de Correos, en Espagne)

- tentent de réduire la distribution du courrier à 5 jours au lieu de 6 actuellement,

- tentent d’augmenter le délai d’acheminement sans changer le prix du timbre,

- poursuivent leurs fermetures de bureaux,

- suppriment des milliers d’emplois, 300.000 dans l’union européenne, 10.000 par an en France (52.000 depuis 2002).

Alors, pourquoi privatiser et renouveler les erreurs commises dans les autres pays ? Pourquoi casser ce qui marche (La Poste a fait 650 millions de bénéfices en 2008, 1 milliard en 2007) ? Pourquoi briser le lien social qu’elle apporte sur le territoire ? Qu’en sera t-il de la péréquation tarifaire (un même tarif quel que soit la destination en France et dans les DOM) ? Les suppressions de milliers d’emplois sont-elles inéluctables ?

La privatisation, un passage obligé ?

La concurrence ne fait pas baisser les prix et n’améliore pas la qualité des services.

Le prix des autoroutes françaises ne cesse d’augmenter alors qu’elles sont amorties depuis des années. Conçues pour améliorer la sécurité routière, elles sont de plus en plus délaissées par les catégories sociales les moins fortunées.

Edf, dont les prix sont, de l’aveu de son Pdg, 40% moins chers que dans les autres pays européens, demande la possibilité d’augmenter ses tarifs de 20% en 3 ans. Pourquoi ? Dans les télécommunications, les ententes illicites et illégales entre les opérateurs empêchent la baisse des tarifs. Il s’agit simplement de se partager le gâteau.

La privatisation du rail en Grande-Bretagne a engendré une augmentation des tarifs doublée d’une augmentation catastrophique des accidents ferroviaires dans les années 90 due au défaut d’entretien des installations par l’entreprise privée.

En France, de plus en plus de communes re-nationalisent la distribution de l’eau : les régies municipales proposent des prix plus bas que les entreprises privées, contraintes de dégager des marges plus importantes pour satisfaire les actionnaires.

Pour la Poste...

logo_laposteLe seul paiement par l’Etat de sa dette envers La Poste (présence postale, accessibilité bancaire, transport et distribution de la presse…) suffirait à couvrir sa modernisation. La privatisation n’est pas inéluctable et, contrairement à ce qui est dit, Bruxelles n’en fait pas un passage incontournable. Mais il faut bien chercher un bouc-émissaire !

Les exemples européens de privatisation

de la Poste sont éloquents… et inquiétants !

En Suède

La poste est transformée en Sarl en 1994. Elle conserve 90% de parts de marché (c’est donc ça la concurrence ?) Le prix du timbre bat tous les records (90% de hausse en 10 ans de 1993 à 2003). 1/3 des emplois supprimés. Passage de 2000 à 500 agences.

Au Royaume Uni

Privatisée en 1999 par Tony Blair, l’échec est tel qu’elle doit être re-nationalisée en catastrophe avec une perte évaluée à 1,5 milliards de livres, payée par le contribuable. La réorganisation entamée en 2006 a conduit à la fermeture de 2500 bureaux, une réduction massive de l’emploi.

Aux Pays-Bas

Transformée en 1989 en société anonyme, elle fusionne avec le groupe australien TNT en 1996. L’entreprise est connue pour faire travailler les enfants dans le portage et la publicité non adressée. TNT envisage de supprimer entre 11.000 et 13.000 emplois (sur 59.000) dans les années qui viennent. 70% de la main-d’œuvre travaille à temps partiel et il ne subsiste que 500 à 800 vrais bureaux contre 1300 points de vente !

31 mars 2009

Spécial Aix : Le Point, c'est toujours… appâtant ! (1)

le_point_aix

(Clic sur l'image pour agrandir) La une du Point du 26 mars 2009

A part des suppléments qui enfoncent trop souvent les portes ouvertes du marché de l'immobilier, les magazines nationaux publient de temps en temps ce qu'ils appellent des numéros "Spécial Aix". Cette semaine, ça n'a pas loupé, c'est Le Point qui s'y est collé (n° 1906 du 26 mars). Jeudi 2 avril, ce sera au tour de L'Express de nous servir quelques autres cartes postales, fruit du labeur d'une dizaine d'étudiants de l'IEP.

Pour aujourd'hui, contentons-nous du dossier de 16 pages (moins la couverture et moins 3 pages et demie de pub) titré "Aix-en-Provence, leurs recettes anticrise". Le Point, ai-je pensé avec mon hémisphère gauche (voir explication plus bas), aurait donc eu connaissance d'informations aussi inédites que miraculeuses et nous, affables Aixois, nous ne le savions pas ?

Pour nous appâter, la une du magazine nous livre les mots-clés, je cite : "Joissains, Areva, Pasino, université, Secours populaire, viticulteurs…" Notons bien ces points de suspension, de suspense même, signes que d'autres révélations nous attendent dans les articles. D'ailleurs, s'il fallait convaincre les plus sceptiques, l'hebdo plante le clou en ajoutant toujours en une générale : "Sophie Joissains : la relève du clan", "L'événement Picasso-Cézanne", "Le carnet gourmand de Pudlo". Par l'odeur alléché, je lâche mes 3,50€ et m'en vais avec mon précieux talisman.

Billet d'entrée du dossier : "Moins touché que d'autres par la crise, affichant encore un taux de chômage inférieur à 8%, disposant d'un bon maillage de PME, le pays d'Aix tient bon. Mais les nuages s'amoncellent : Atmel a annoncé la vente de son site du (sic !) Rousset, les produits des jeux du Pasino chutent, le projet de cité judiciaire est remis en question… Pour enrayer le mouvement, édiles, chefs d'entreprise, élus (Et moi qui croyais imbécilement qu'édile voulait aussi dire élu !), responsables associatifs se démènent. Ils ont livré au Point leurs remèdes anticrise."

Et ce n'est pas tout. "Embellie. Dans une conjoncture économique en berne (Heu..., fais-je, seulement en berne ?), la cité du soleil (Wouaouh, fais-je encore, ce n'est plus la Belle endormie ! Toutes les autres villes sont des cités de l'ombre peut-être ?) fait de la résistance : formation, projets, investissements, solidarité, Aix montre l'exemple. Reportage au cœur d'un bastion anticrise" (Un "bastion", hein, dites donc, c'est fort ça !). Là, je suis obligé de m'asseoir. Il y aurait donc de vraies révélations.

Suivent alors une resucée des bagarres quasi salyennes sur le tracé de la LGV, une énième propagande d'Iter, deux projets qui au mieux ne verront le jour qu'en 2020, et l'ouverture d'un campus Areva, le champion du nucléaire, à l'europôle de l'Arbois, seule véritable initiative nouvelle.

Et puis, patatras, les nuages arrivent. Vite, de l'aspirine effervescente ! Le Secours populaire doit faire face à une nette augmentation du nombre de démunis. Atmel vend son usine et préfère la rentabilité à la morale. Le projet de future cité judiciaire est non seulement retardé mais revu à la baisse de moitié. Il n'est pas jusqu'à la viticulture qui ne fasse le dos rond. On le voit, rien que des scoops… qui font pschitt.

Enfin, dernier coup de massue, la Ville va encaisser un produit des jeux du Pasino en baisse de 14%, passant de 9,6M€ à 8,2M€. Maryse Joissains elle-même s'en inquiète : "Le recul des revenus du casino est un problème pour Aix". En fin de lecture, on ne sait plus s'il faut être heureux ou pleurer. Car, des mesures anticrise pour le court et moyen termes, le dossier n'en met aucune en évidence.

On est donc loin des promesses sous-entendues des titres. Cela ressemble plutôt à une image forcée tendant à conjurer les démons. Malheureusement, la réalité ne peut être escamotée. Sur le coup, j'ai l'impression d'être bien groggy et surtout un autre gogo de la farce. Mais, va, tant pis pour moi. Votre mal est moindre, chers lecteurs, vous venez d'économiser 3,50€.

Demain, suite avec le portrait de Sophie Joissains vue par le Point. Encore un grand moment. Peut-être le seul véritable objectif du dossier : préparer la mise en orbite de la succession ?

Hémisphères : Le test de la danseuse

gif_cerveau_gauche_ou_droit

Alors, pour vous, dans quel sens tourne-t-elle ? Si vous voyez tourner la danseuse dans le sens des aiguilles d'une montre, c'est que vous utilisez votre cerveau droit. Si vous la voyez tourner dans l'autre sens, vous utilisez le cerveau gauche. Certaines personnes la voient tourner dans les deux sens, mais la plupart des gens ne la voient que dans un sens.

Essayez de la faire tourner dans un sens, puis reconcentrez-vous pour la faire changer de sens ! Les deux sens peuvent vraiment être vus ! Des expériences ont montré que les deux différents hémisphères du cerveau influent dans notre manière de penser.

La liste suivante illustre les différences entre la pensée hémisphère gauche et la pensée hémisphère droit :

Gauche : logique, séquentiel, rationnel, analytique, objectif, s'intéresse aux détails.

Droit : intuitif, aléatoire, irrationnel, synthétique, subjectif, s'intéresse à la totalité.

La plupart des individus ont une préférence distinctive pour l'un de ces modes de pensée. Certains, cependant, sont plus portés sur un hémisphère ou l'autre, ou les deux. En général, l'école tend à favoriser les modes de pensée hémisphère gauche. Les sujets hémisphère gauche focalisent sur la logique, l'analyse, et aiment l'exactitude. Les sujets hémisphère droit focalisent sur l'esthétique, le ressenti et la créativité.

26 octobre 2009

Poubelle la vie… à Aix

poubelles_a_aix_mai_2008

(Clic sur l'image pour agrandir) Ça se passe à Aix

Non, ni Naples, ni Marseille. Cette scène baroque se passe bien à Aix. Ici et là, des habitants balancent n'importe quoi sur les trottoirs et transforment un coin de rue en dépotoir... au développement durable. Dire que cela manque de civisme est un euphémisme. Pourtant, les moyens existent pour se débarrasser d'encombrants. Il suffit de les apporter dans les multiples sites publics prévus à cet effet.

La collecte des ordures a ses règles et ses équipements mais cela semble encore et toujours échapper à des malotrus quand ces derniers ne vont pas jusqu'à faire preuve d'un culot sans nom. Evidemment, le spectacle est affligeant en plus d'être malsain à tous points de vue. Et le résultat est que cela pourrit la vie des disciplinés qui subissent ce coupable laisser-aller.

Il y a pile deux ans, des riverains, excédés, du quartier des Cardeurs avaient déjà tenté de lutter contre la décharge sauvage permanente qui avait poussé sous leur nez. Ils avaient même adressé une pétition à la mairie. Quelques progrès et puis de nouveau le tas d'ordures. Deux ans et plusieurs épisodes après, hélas et à leur grand désespoir, ils sont contraints de faire le même constat : l'incivisme perdure et les reliefs se renouvellent au quotidien.

Alors, depuis un mois, pour inverser la tendance, ils ont ouvert un blog dédié qui ne manque pas d'originalité. Chaque jour, ce blog publie des photos et des vidéos de l'état des lieux, accompagnées avec humour de détails qui en disent long. Aux dernières nouvelles, les riverains ont confectionné des affichettes pour informer les indélicats et ont décidé de s'organiser en réactivant le comité d'intérêt de quartier.

J'encourage vivement mes lecteurs à aller visiter ce blog très instructif garanti sans odeurs (masque non obligatoire donc).

Voici l'adresse du blog :

http://poubelle-la-vie.over-blog.com/

22 octobre 2009

Inégalités et sentiment d'injustice

gif_thermometreC'est comme la fièvre. D'abord ça couve sournoisement, puis ça érupte. On ne connaît ensuite la température qu'en la mesurant. C'est ce processus qu'essaie d'analyser Jean-Paul Delevoye, le médiateur de la République. Dans un point de vue publié hier dans Le Monde, il alerte sur les signes d'inquiétude qui, selon lui, traduisent l'ampleur du sentiment d'injustice ressenti par la population en termes d'inégalités entre ses membres. A lire.

(Les termes en gras sont de moi)

Le sentiment d'injustice chez nos concitoyens inquiète par son ampleur

par Jean-Paul Delevoye

       

"Selon que vous serez puissant ou misérable...", l'adage de La Fontaine est devenu le préambule de nombreuses critiques dénonçant l'injustice d'une société qui tarde à prendre conscience des inégalités entre ses membres et peine à les combler.

Je ne sais si les inégalités ont augmenté ou non ces dernières années, si notre société est objectivement plus injuste qu'hier, si ses dysfonctionnements sont plus criants qu'autrefois. Les sociologues et les économistes ne semblent pas en mesure de porter un diagnostic incontestable et je n'ai pas, en tant qu'autorité indépendante, à me prononcer sur les politiques publiques menées. En tant que médiateur de la République, je n'ai pas été confronté à une nette augmentation du nombre de réclamations en cette période de crise.

En revanche, j'ai pu observer une douleur plus profonde chez les personnes qui me saisissent. Je souhaite aujourd'hui attirer l'attention de tous sur cette tension émotionnelle palpable. Le sentiment d'injustice chez nos concitoyens m'inquiète par son ampleur, son intensité, son mode d'expression autant que par les réactions et les actions qu'il déclenche.

Eric Maurin, directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), fait l'analyse suivante : le déclassement est une réalité bien circonscrite, touchant une frange de la population. La peur du déclassement, quant à elle, touche tout le monde, notamment ceux qui ont le plus à perdre et le moins à craindre. Au travers d'expériences douloureuses, épisodiques mais dont on craint qu'elles ne deviennent régulières, ces personnes ont été confrontées aux difficultés de notre société. Pour les classes moyennes et supérieures, l'injustice était un cas de conscience autrefois : elle est aujourd'hui un triste présage. Demain, une amère réalité ?

En parallèle, les personnes les plus démunies subissent de plein fouet les conséquences de la crise économique. La violence de ces situations engendre la violence des réactions. Le recours à la violence physique et psychologique, ayant prouvé son efficacité, se systématise : séquestrer un patron est l'assurance de voir les caméras arriver, le débat porté sur la place publique, l'opinion sensibilisée, l'action publique déclenchée.

Je n'excuse pas ces actes mais souhaite qu'on s'interroge sur les motifs de cette colère : comment ces salariés peuvent-ils comprendre que leur usine ferme, leur laissant peu d'espoir de retrouver du travail dans la région et/ou dans leur domaine de compétence, pendant que les traders continuent de toucher des bonus aux montants astronomiques ? Un économiste expliquerait sûrement à raison que ces deux événements ne sont pas liés et taxerait peut-être de démagogie ce rapprochement, mais la personne qui vient d'être licenciée, qui se pose la question non pas de son confort de vie mais de sa survie et de celle de ses proches, peut-elle l'entendre ?

Face à ces injustices perçues, douloureusement subies par certains, une société demande logiquement des comptes à ses gardiens, ceux qu'elle a chargés de contrôler, réguler, réduire ces injustices. Il en ressort parfois la dangereuse impression d'une collusion entre les puissants et le pouvoir, la force et la justice.

Cette impression fragilise le pacte social qui veut que la République protège le plus faible du plus fort et assure les conditions premières du vivre ensemble. Si les membres de la société ne croient plus en leurs institutions et leurs représentants, ils envisagent alors de faire respecter eux-mêmes leurs droits ou se tournent vers d'autres aux discours séducteurs.

Lorsque je ne crois plus à la force du droit, je revendique le droit à la force. Je n'ai pas le droit de séquestrer mon patron. Oui, mais j'ai le droit de nourrir ma famille. Je n'ai pas le droit de conduire sans permis. Oui, mais j'ai le droit d'aller travailler pour gagner ma vie. L'apparition de certaines officines proposant des formations à la désobéissance civile et gangrenant certaines professions n'a rien de rassurant. Que penser alors de la crainte des responsables syndicaux et associatifs d'être bientôt dépassés par leur base ?

Je vois néanmoins en cette crise de confiance une chance que nos institutions républicaines doivent saisir pour démontrer l'efficacité et la nécessité de leur action. "Si l'Etat est trop fort, il nous oppresse, s'il est trop faible, nous périssons", disait Paul Valéry. La crise économique est passagère. La crise des comportements résulte d'évolutions sociologiques et historiques lourdes ; les solutions semblent moins évidentes à imaginer et à mettre en oeuvre. Quoi qu'il en soit, elles ne pourront faire l'impasse sur les deux points suivants.

Il faut privilégier le service du citoyen au confort du système, la défense des causes à la sauvegarde des structures. Dans une société en pleine mutation, nos institutions doivent prendre le pouls des changements et accompagner les citoyens dans la nouvelle voie qui leur est proposée ou qu'ils ont eux-mêmes tracée. Dans leur propre relation à l'administré, nos institutions doivent intégrer ces changements : passage d'une société industrielle à une société de services, d'une société rurale à une société urbaine, d'une société standardisée à une société multiculturelle et multiconfessionnelle.

Aucune politique ne peut être acceptée et appliquée telle la parole divine et infaillible : le temps de l'explication et de l'acceptation de la décision est bien plus important que le temps de la décision elle-même. Ce temps est nécessaire pour installer une véritable pédagogie des enjeux liés à la décision publique. En somme, nos institutions doivent se détacher de toute pratique que l'on pourrait qualifier de corporatiste ou protectionniste et prendre le risque de l'ouverture et de la transparence.

Nos institutions doivent ensuite conjuguer traitement massif, efficace, rationalisé des administrés et respect de l'individu. Un usager de service public est d'abord un individu qui souhaite que soient considérées son histoire et sa situation personnelles, sans être réduit à un identifiant, ou un numéro à douze chiffres. Cette société anxiogène qui privilégie parfois la violence, ne croyant plus aux vertus de la discussion, a plus que jamais besoin de dialogue. L'écoute est un facteur d'apaisement et j'encourage le développement de lieux d'écoute et d'information sur tout le territoire. Je ne forme pas ici un simple voeu pieux : j'en fais déjà l'expérience concrète chaque jour dans mon institution.

Sur 65.000 dossiers traités chaque année, 50% consistent en des demandes d'information et d'orientation, et montrent la difficulté pour les gens de frapper à la bonne porte, de trouver l'information au bon endroit au bon moment. Au pôle Santé sécurité des soins que je viens de créer, 90% des personnes qui me sollicitent désirent avant tout comprendre ce qui s'est passé, comment les faits se sont enchaînés jusqu'à l'accident médical. Après avoir été écoutées et renseignées, nombre d'entre elles abandonnent toute démarche contentieuse.

Le dernier exemple provient du témoignage d'un directeur de prison dans le sud de la France : depuis la mise en place de permanences de mes délégués au sein de son établissement, il a constaté une diminution de 30% des faits de violence.

Notre société a besoin de soupapes de décompression pour endiguer cette violence physique et psychologique née du sentiment d'injustice. Nos institutions doivent veiller à ce que personne, fort ou faible, ne se sente méprisé. "Selon que vous êtes puissant ou misérable", la République vous doit un égal respect.

L'article original (Le Monde, 21 octobre 2009) :

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/10/21/le-sentiment-d-injustice-chez-nos-concitoyens-inquiete-par-son-ampleur-par-jean-paul-delevoye_1256783_3232.html 

21 octobre 2009

Sarkozy recalé aux chiffres et aux dettes

Mensonges, manipulation et propagande au quotidien. L'exemple vient d'en haut si l'on ose dire. Les comptes de la France sont dans le gouffre. Alors, ils s'y mettent à deux pour essayer d'anesthésier les Français et les médias. Tour à tour, François Fillon et Nicolas Sarkozy dénoncent le nombre d'emplois publics pour mieux tailler sec. Pour paraître vertueux, ils accusent les collectivités territoriales d'embauches excessives.

Hier encore, Sarkozy a présenté les grandes lignes de sa réforme des collectivités territoriales stigmatisant aussi le nombre trop important d'élus, annonçant son souhait de le diviser par deux. Pendant ce temps, et depuis que la hache s'abat sur les effectifs de différents ministères, on ne constate aucune embellie dans le budget de l'Etat. Bien au contraire, tout s'aggrave.

etat_de_la_france

(Clic sur l'image pour agrandir)

Les tableaux des records et les prévisions jusqu'en 2013

Reprenons donc les chiffres pour les collectivités territoriales. Fillon cite à la volée une augmentation de 36.000 fonctionnaires par an, Sarkozy n'en voit qu'une louche de 30.000. Ils ne sont même d'accord entre eux. C'est dire le sérieux des propos. L'exagération est telle dans les deux cas que la charge en deviendrait insignifiante si elle n'était la confirmation de l'état d'esprit malveillant à l'égard des collectivités opportunément à la veille des débats sur la réforme territoriale et à 5 petits mois des élections régionales. Drôle de hasard !

à Quelques remarques générales formulées par l'ARF (Association des régions de France) :

Même après les transferts de compétences liés à la Loi de 2004, les dépenses de personnels en Régions représentent moins de 10% des budgets (fonctionnement et investissement confondus) alors que le chiffre moyen est de 50% dans les grandes villes (à Aix, c'est 54%) et autour de 30% dans les départements. Quant à l'Etat, chacun sait que l'essentiel de ses dépenses de fonctionnement est lié aux dépenses de personnels civils et militaires.

Que l'Etat veuille imposer aux collectivités territoriales le non remplacement d'un départ sur deux à la retraite est totalement contradictoire avec le principe constitutionnel de libre administration des collectivités locales.

On ne peut pas à la fois se féliciter que l'emploi public serve d'amortisseur social en période de crise et dénoncer l'emploi public dans les collectivités locales.

Alors qu'il s'y était engagé, l'Etat n'a jamais transféré les emplois d'encadrement correspondant aux compétences transférées… donc les Régions ont dû recruter des cadres, par exemple pour gérer les TER et le personnel TOS !

L'Etat employeur ne respectait pas toutes ses obligations légales vis-à-vis des TOS, par exemple en matière de médecine du travail… Les Régions respectent le droit et ont donc dû recruter !

à Quelques chiffres puisés à la meilleure source, puisqu'il s'agit d'un document édité par le ministère de la Fonction Publique (faits et chiffres 2008-2009) :

Au 31/12/2007 (derniers chiffres connus) la Fonction publique territoriale emploie 1,75 million d'agents ; les effectifs ont augmenté de 3% en moyenne annuelle depuis 1996 !

Tout en ayant multiplié leurs effectifs par 5,5, (ce qui correspond à l'arrivée des TOS…) les régions ne représentent que 2,7% de l'emploi territorial.

En 2006-2007, les effectifs de TOS entrant dans le cadre d'emploi créé pour eux sont passés de 6.900 en 2006 à 52.600 en 2007 et le mouvement doit se poursuivre puisque d'ici à 2010, ce sont 90.000 agents TOS supplémentaires qui seront transférés sous gestion régionale ou départementale…

dette_publique_evolution

(Clic sur l'image pour agrandir)

La dette publique en France jusqu'en 2008

Concluons par ceci. Beau paradoxe et même triste cynisme. Alors que l'Etat oblige les collectivités territoriales et les administrations publiques à produire des budgets en équilibre sous peine de mise sous tutelle, le gouvernement se permet de mettre la France à sac en creusant tous les déficits, entraînant une inflation de la dette jamais vue à ce jour.

Pour 2009, l'Etat enregistre un déficit budgétaire de 141 milliards (passant de 2,3% du PIB en 2006 à 8,2% en 2009) et une dette de 1.420 milliards (passant 77,1% du PIB).

Qu'importe le chaos, Sarkozy lance une autre torpille, une soi-disant réforme avec pour cible la taxe professionnelle, soit 11,7 milliards à combler. Cela sans même avoir réfléchi à l'indispensable refonte globale de la fiscalité. D'où l'inquiétude des collectivités territoriales car la TP est l'une de leurs principales, sinon la principale, sources de leur revenu.

Bon, le trou de la sécurité sociale, le montée vertigineuse du chômage, les cadeaux aux plus riches, les prêts aux banques qui ont repris leur gavage, ce sera peut-être pour un prochain article. Faut d'abord essayer de digérer celui-ci !

17 avril 2009

La commune de Châteauneuf... dans le rouge

blason_chateauneufEt si on parlait un peu de nos voisins de Châteauneuf-le-Rouge. Oui, car chez eux aussi, il s'en passe de belles. En effet, la commune semble être entrée dans une tourmente politique qui risque de faire de jolis dégâts. Un citoyen blogueur a entrepris, avec un courage et une ténacité qui forcent l'admiration, de vérifier la gestion du maire, euro après euro. La publication récente d'un tableau comparatif des hausses d'impôts locaux ville par ville a attisé le débat.

Et notre blogueur d'éplucher tous les comptes et une multitude de dossiers à partir des documents budgétaires officiels de la commune. Allant de surprise en suprise, il diffuse au quotidien le résultat de ses trouvailles assorties d'explications aussitôt livrées à ses lecteurs internautes. Cette affaire a pris une telle tournure que la presse a produit des articles et la télé régionale un reportage.

Quel est donc le problème ? Châteauneuf accusant un déficit de 1M€, le maire, Michel Boulan (UMP), se voit contraint de procéder à une hausse record des impôts de 119% ! Or, les justifications fournies étonnent notre blogueur qui se demande comment la commune a pu en arriver là. Et de remonter le temps pour en faire apparaître le cheminement. Un vrai parcours du combattant qui fait bien sûr réagir le maire.

Et voilà que les habitants se passionnent pour cette enquête aux multiples facettes, encourageant, soutenant et remerciant ce citoyen pour son initiative et ses résultats. Il faut dire que sans sa veille méticuleuse, l'affaire aurait sans doute eu moins d'écho et aurait pu retomber dans l'oubli. Mais maintenant, le débat est sur la place publique et rien ne peut l'éteindre.

Les faits sont là : pas un jour sans sa dose de découvertes et de révélations faisant grimper le suspense d'un nouveau cran. Les dernières informations mises en ligne hier semblent bien confirmer la gravité du dossier. Un, le préfet vient de saisir la Chambre régionale et territoriale des comptes pour qu'elle procède à un contrôle de gestion. Deux, le maire est soupçonné d'avoir falsifié un pourcentage mentionné sur le compte-rendu officiel du conseil municipal de mars.

Qu'on le veuille ou non, ce qui se passe actuellement à Châteauneuf ne concerne pas que les Négréliens. Cette affaire dépasse largement la vie de la commune. Il s'agit de questions de principe qui portent sur l'usage de l'argent public et la nécessité de se conformer à une morale toute aussi publique.

M. Abbad, je ne vous connais pas personnellement mais permettez-moi par ce fort modeste billet de vous exprimer mes salutations respectueuses pour votre sens citoyen et votre pugnacité.

Le blog de M. Abbad :

http://www.chateauneuflerouge.com/

Châteauneuf sur Wikipedia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teauneuf-le-Rouge

Le site de la mairie :

http://www.chateauneuf-le-rouge.fr/

19 octobre 2009

Une pétition de soutien pour Radio Zinzine d'Aix

zinzine_radio_libreDepuis 1998, Radio Zinzine Aix (association "Aix-Ensemble") offre un relais de l’expression sociale et culturelle des acteurs citoyens du Pays d’Aix. Depuis septembre 2003, elle occupe des locaux rue de la Molle, gracieusement mis à disposition par le Conseil Général des Bouches-du-Rhône.

Brusquement, en septembre 2009, le CG13 a ordonné à la radio de quitter les lieux sans proposer d’autres locaux pour continuer à assurer cette mission. La diversité et la qualité des programmes ont toujours été au service de l’expression démocratique et citoyenne du Pays d’Aix et de la région PACA.

La décision du Conseil Général signe l’arrêt de mort de Radio Zinzine à Aix, ainsi que le licenciement de son dernier salarié. Cette décision est incompréhensible !

Signer la pétition, c'est soutenir la seule radio libre d’Aix-en-Provence afin qu’elle dispose de locaux sur Aix-en-Provence, lui permettant de poursuivre ses activités.

Adresse de la pétition :

http://www.lapetition.be/en-ligne/sauvons-radio-zinzine-aix-en-provence--5230.html

Le site de Radio Zinzine (Aix 88.1 FM) :

http://www.radiozinzineaix.org 

16 juillet 2009

Election municipale : Comment ondoyer dans le vent

Il est injuste de reprocher à Maryse Joissains d'utiliser son téléphone pour venir se faire épauler par des personnalités nationales de son camp, y compris parmi les plus traîtres à la gauche, tels Fadela Amara et Jean-Marie Bockel, qui n'ont ni états d'âme ni âme tout court.

On a bien vu Ségolène Royal et Vincent Peillon ou autre Arnaud Montebourg faire la claque auprès des socialistes aixois à d'autres élections. Cette fois-ci, pas de leaders d'envergure pour Alexandre Medvedowsky. La liste qu'il présente, pour expérimentale qu'elle soit, ne semble pas pouvoir attirer des soutiens très divers ne s'étant encore jamais affichés côte à côte et ne voulant sans doute pas prendre de trop grands risques.

Mais revenons à la candidate Joissains. Hier, elle accueillait Jean-François Copé. A l'évidence, lorsqu'il a pris la parole pour dire tout le bien qu'il pense d'elle, on a vite compris qu'il ne connaît d'Aix que ce que l'ex-maire lui a raconté. Il a cependant pris ses précautions en déclarant : "Je ne commenterai pas la décision du conseil d'Etat, mais quand on annule une élection avec plus de mille voix d'écart, on peut quand même s'interroger". Ben, M'sieur, ce ne sont pas mille voix mais 747 pour 57.104 votants. Et l'annulation a été prononcée sur des motifs d'ordre éthique gravissimes et inacceptables.

M'sieur, vous auriez pu vous renseigner auprès d'un de vos voisins sur l'estrade qui a été l'une des cibles du tract et qui vient de re-re-refaire allégeance à Joissains. Vous auriez pu aussi, vous qui vous targuez de ne pas avoir la langue de bois, dire à votre public que la députée Joissains du groupe UMP que vous présidez est loin d'être la plus assidue à l'assemblée. Mais non, vous êtes resté bien mutique sur cela, sans doute à cause du soleil qui tape plus fort ici que chez vous et qui vous a séché la langue et les dents.

Hier, à la radio, votre amie s'est auto-décerné beaucoup de satisfecits. Elle a pas mal, c'est-à-dire bien menti et s'est fait passer pour la victime permanente d'un harcèlement qu'elle ne fait qu'inventer. Si, sur les dossiers cruciaux pour la ville, Alexandre Medvedowsky a porté des jugements sévères contre sa gestion, c'est qu'il y a en effet de quoi dire.

Personnellement, en écoutant les propos de l'ex-maire, j'ai été très étonné qu'elle ait manifesté plus de retenue pour ne pas profiter de l'occasion pour lâcher au moins deux larmes qui auraient décisivement convaincu les électeurs qu'elle méritait sans conteste le prénom de Martyre. Par prévoyance, ce soir, pour son passage à la télé, j'ai fait provision de mouchoirs au cas où… elle envisagerait d'inonder mon écran et mes yeux de son pathos.

Et maintenant, par souci de faire bonne mesure, c'est-à-dire d'être impitoyable, je laisse le soin à mes visiteurs de lire ces deux articulets parus hier dans Le Canard enchaîné. Tout est dit sur les puissantes stratégies qui tiennent lieu de ligne politique  claire chez nos amis socialistes. Depuis que les éoliennes sont entrées dans le champ des idées judicieuses à mettre en œuvre, et sans vouloir offenser l'écologie, il n'y a pas de raison qu'on se prive de solliciter l'énergie de certains de ces prolifiques faiseurs de vent.

(Clic sur chaque image pour agrandir)

Dans Le Canard enchaîné du 15 juillet 2009

canard_election_aix_2009canard_guerini_2009

26 janvier 2009

Polyclinique du Montaiguet : Lettre ouverte au maire

montaiguet_asphyxie

Lettre ouverte au maire… et à ses 147.000 concitoyens,

par l'association des "Amis du Montaiguet"

Tous vos concitoyens ont en mémoire la fermeté de vos déclarations en faveur de la protection du patrimoine naturel aixois. Ainsi en 2006, vous déclariez : "En signant en 2005, la Charte de l’environnement du Pays d’Aix, l’objectif était clair : moins de discours, plus d’actions concrètes."

Vous ajoutiez : "Depuis plusieurs années, les collectivités intègrent la question de l’environnement dans leurs différentes politiques publiques : l’urbanisme, l’habitat, le transport…", soulignant encore "la prise en compte des espaces naturels et paysagers ; des risques naturels dans la politique d’urbanisme (ex. : dans les Plans d’Occupation des Sols ou dans les Plans Locaux d’Urbanisme…)" (dans "Lettre aux décideurs du Pays d’Aix", sous le sigle de la CPA, Partenaire, 4 avril 2006).

En outre, le 13 février 2008, devant la Fédération des C.I.Q. qui vous interrogeait pour son Livre Blanc, vous répondiez, du tac au tac : "Et le mitage ?" – "Je suis contre".

C’est pourquoi nous avons reçu comme un choc l’annonce du projet de délocalisation et de parachutage de la polyclinique Rambot / Provençale… sur le poumon vert du Montaiguet, déjà victime de l’incendie de 2005 !

Pourquoi là ? Alors que d’autres lieux existent bien plus adaptés. Ce projet menace un site majestueux, jusque-là protégé, d’une dénaturation irréversible, bien plus grave encore que l’incendie, parce qu’il ouvre la porte à une urbanisation de moins en moins maîtrisée sur le secteur.

Cela, vous l’avouerez, va à l’encontre de notre attachement commun, le vôtre, le nôtre, à ce qui fait, depuis toujours, l’attrait de la cité et de la campagne aixoises. Vous avez pu voir, d’ailleurs, à quel point ce projet ébranle aujourd’hui l’opinion, surtout lorsque les gens se rendent compte de l’énormité du projet (et de son évolutivité dans l’avenir, comme ne le dissimulent pas ses promoteurs) :

- une emprise d’environ 40 hectares sur le Montaiguet,

- l’équivalent en volume de la moitié de l’hôpital d’Aix actuel (sans les mêmes services pour la population, puisqu’il s’agirait de soins de "court séjour").

Sur le plan financier, c’est une opération qui se chiffrerait en dizaines de millions d’euros, pris en charge, pour une part non négligeable, par les Aixois, en raison notamment de l’énorme effort d’infrastructure à réaliser dans l’urgence à cet endroit.

Trouvez-vous légitime, Madame le Maire, qu’une opération privée qui promet d’être très rentable  en matière de spéculation immobilière pour ses promoteurs, occasionne, là où elle veut se placer, de telles dépenses pour les contribuables aixois ? Comment pourrez-vous, dans ces conditions, tenir votre pari - certes louable - de ne pas augmenter nos impôts ?

Sur le plan de la circulation, le site convoité par les promoteurs se situe à l’entrée d’Aix par le Pont de l’Arc, accès déjà régulièrement engorgé par des milliers de véhicules tous les jours ; est ce défendable par des gens de bon sens ? N’est-on pas en train de renouveler l’erreur commise lors de la délocalisation de l'école de la Nativité, dont nous pouvons aujourd’hui déplorer - trop tard ! - les effets ?

Heureusement, dans le projet qui nous préoccupe, nous n’en sommes qu’à l’enquête publique pour la modification simplifiée du P.O.S. : le mal n’est pas encore fait. Mais, si votre municipalité n’arrêtait pas le processus en cours, elle serait responsable des conséquences d’une telle décision :

- Où s’arrêterait la déforestation ?

- Que deviendraient les abords de la cité ?

- Pourrez-vous éviter de voir les incendies se multiplier sur tous les sites naturels intéressants ?

Mme le Maire, le devenir d’Aix-en-Provence est aujourd’hui entre vos mains. Pesez de toute votre autorité, de toute la légitimité que vous tenez des urnes, pour protéger le Montaiguet MAINTENANT. Sinon, après vous, que restera-t-il de ce qui fut un des plus beaux fleurons de la couronne verte aixoise et du Pays d’Aix ?

Vous tenez là l’occasion d’une décision exemplaire, d’une de ces "actions concrètes" qui valent mieux que tous les "discours", comme vous le dites vous-même. Cette action, que nous appelons de nos vœux, fera date dans la mémoire des Aixois et de tous ceux qui aiment cette terre, ils sont 147.000 ici… et des millions d’autres à travers le monde.

ENQUETE PUBLIQUE JUSQU'AU 13 FEVRIER

Sur la modification du P.O.S.

Pour consulter le registre de l'enquête à la mairie annexe Pont de l'Arc :

Du lundi au vendredi de 8 à 12h00 et de 13h30 à 16h30

Pour rencontrer le commissaire enquêteur

Mercredi 28 janvier 2009 de 14 à 16h30

Mercredi 4 février de 9 à 12h

Vendredi 13 février 2009 de 14 à 16h30

            

Le site de l'Association des Amis du Montaiguet :

http://www.montaiguet-pontdelarc.com/ 

Les photos du projet (clic sur chaque image pour agrandir) :

http://www.montaiguet-pontdelarc.com/visionner.php 

Visualiser sur le projet sur le site du cabinet d'architectes :

http://www.a-i-a.fr/archi/projet/idProjet/19?symfony=65c2da6adae9160700c17d0720f938cc 

La pétition en ligne :

http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=49   

Publicité
Publicité
Suivre sur Twitter
Publicité