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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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1 décembre 2011

Polyclinique du Montaiguet : Une vidéo d'actualité

montaiguet site

Petit article complémentaire sur le projet d'implantation de la polyclinique Rambot. Mais cette fois-ci avec un petit reportage qui montre ce qui pourrait se passer sur le site dit Les Bornes au pied du Montaiguet.
Cette vidéo réalisée par une étudiante en journalisme (que je remercie au passage) date de février 2010 et avait été diffusée sur la télé locale TV7 Provence.
On constatera que, à ce jour, à l'exception de l'opération de "reboisement" décrite dans mes deux précédents articles, le terrain est toujours dans son état initial. Pas même la première pierre n'a pu être posée. Or, le docteur Jean Lacoste avait annoncé une réalisation du projet à l'horizon 2011. Les mulitples recours engagés par des riverains et des associations contre la délibération du conseil municipal relative à la révision partielle du POS et contre les permis de construire sont passés par là.
Le patron de la polyclinique a donc dû revoir ses prévisions. Les délais nécessaires à la construction étant estimés à plus de deux ans, il lui sera difficile d'espérer mieux que 2014, et encore faut-il que toutes les procédures contre le projet, qui vont prendre du temps, aient été jugées et lui soient favorables, et il n'y a rien de moins sûr.
En octobre 2010, dans une interview sur la même télé, le docteur ne semblait pas encore avoir pris la mesure de cette lenteur et de ces retards puisqu'il voyait le projet sortir en 2013.
Anecdote en passant, au début de l'entretien, il avait tenu à préciser que, contrairement à ce que disent les opposants au projet, l'appellation "polyclinique du Montaiguet" était impropre (on comprend son intention) et qu'il fallait dire "polyclinique du Pont de l'Arc". Or, à la fin de l'entretien, le naturel revenant au galop, il commet pourtant un beau lapsus en parlant lui-même de la "polyclinique du Montaiguet". Il s'en rend compte et corrige aussitôt son expression. Ne lui en déplaise, nous continuerons à dire "clinique du Montaiguet". Il dit bien "clinique du Parc Rambot", lui.

La vidéo date de février 2010 mais elle reste toujours d'actualité
(Il est conseillé de passer en mode plein écran,
clic sur la flèche puis sur le carré de flèches en bas à droite)

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29 novembre 2011

Polyclinique Rambot : Un face-à-face au coin du bois

montaiguet 27
(Clic sur l'image pour agrandir)
Une des photos prises sur le vif...
Le docteur Jean Lacoste en vive discussion en bordure de route
avec le conseiller régional Hervé Guerrera portant écharpe,
entourés de membres de l'Association des Amis du Montaiguet

Dimanche matin, a eu lieu la première séance de l'opération dite de "reboisement" ciblé d'une partie du vaste terrain privé, incendié en 2005, qui fait l'objet du projet d'implantation de la méga polyclinique Rambot au lieudit Les Bornes sur le site du Montaiguet, espace emblématique pour l'avenir de la campagne aixoise.
A l'œuvre, l'Association pour le Reboisement et la Protection du Cengle Sainte-Victoire, qui a répondu à l'initiative du docteur Jean Lacoste, PDG de la clinique. Et, en bordure de la route, des membres de l'Association des Amis du Montaiguet et de Pont de l'Arc qui s'étaient mobilisés pour distribuer un tract aux planteurs pour leur faire prendre conscience des véritables enjeux de la plantation à laquelle ils étaient conviés.
Cette opération de "greenwashing" (*) reposait en fait sur les efforts de bénévoles pénétrés par l'idée qu'ils agissent pour le bien d'espaces naturels aixois.
Tout se déroulait paisiblement jusqu'à l'arrivée du docteur Lacoste, furieux, intimant l'ordre aux Amis du Montaiguet de déguerpir. Or, ces derniers avaient pris soin de se tenir sur la voie publique et non sur le terrain. Le docteur a visiblement perdu son sang-froid, bousculant une dame qui tenait la banderole de l'association. D'un mouvement, il s'est jeté sur le calicot pour le déchirer (**).
S'étant sans doute rendu compte qu'il pouvait être photographié (presse et riverains), il s'est arrêté net. Tout est alors rentré dans l'ordre, sous le regard d'un personnel de sécurité (trois personnes) qu'il avait cru bon de placer à l'entrée et le long de la limite de sa propriété.
En présence de témoins, quelques échanges plutôt vifs ont eu lieu entre le docteur et les deux élus écologistes, Annick Delhaye, vice-présidente de la région et déléguée à l'environnement, et Hervé Guerrera, conseiller régional et municipal aixois, chacun essayant d'exprimer son point de vue sur le projet controversé.
Vendredi, ces mêmes deux élus avaient aussi adressé un courrier au président de l'ARPCV pour lui faire part de leur "étonnement" et de leur "tristesse" au sujet de la coopération de son association avec la polyclinique.
La seconde séance de "reboisement" aura lieu dimanche prochain. Elle sera cette fois effectuée aussi par les salariés de la clinique auxquels leur patron a demandé de participer bénévolement et en famille.
Il a été rapporté qu'en fait de feuillus de chênes, il ne s'agirait que de glands. Si tel est le cas, bonjour les frondaisons prochaines dans 50 ans... à moins que de voraces sangliers n'en fassent qu'une bouchée avant.

(*) Le terme anglais "greenwashing" est utilisé pour qualifier une campagne de publicité ou une action de communication ayant pour but de présenter publiquement – et de façon parfois mensongère - une image de responsabilité environnementale. Il fait référence à l’expression "brainwashing" - littéralement "lavage de cerveau" - et peut se traduire en français par "écoblanchiment".
(**) Au nom de l'association et des deux personnes bousculées qui tenaient la banderole portant la mention "incendiés hier, bétonnés demain ?", une main courante a été déposée dans la journée au commissariat pour dénoncer le geste du docteur Lacoste.

Le tract distribué dimanche matin
par l'Association des Amis du Montaiguet et de Pont de l'Arc

montaiguet tract a ARPCV
  
(Clic sur chaque image pour agrandir)

Le courrier d'Annick Delhaye et d'Hervé Guerrera
adressé au président de l'ARPCV
   
montaiguet lettre delhaye guerrera

Episode précédent :
"Le projet de la polyclinique Rambot bien mal en point" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/11/24/22784935.html

24 novembre 2011

Le projet de la polyclinique Rambot bien mal en point

montaiguet appel Lacoste
(Clic sur l'image pour agrandir)

Faut le voir pour le croire ! Comme ils paraissent généreux et innocents ces appels à planter des arbres au Montaiguet ! Regardons-y d'un peu plus près. Et petit résumé d'introduction d'abord.
Le 3 novembre 2009, la municipalité d'Aix-en-Provence a fait voter une délibération lançant une procédure de révision simplifiée du POS. Une révision partielle et ciblée pour rendre une parcelle de 22 ha constructible sur 12 ha dans le secteur dit Les Bornes situé à Pont de l'Arc en vue de l'implantation de la méga polyclinique Rambot pour transfert et fusion de ses activités actuelles et de celles de La Provençale.
Avant même cette décision, le projet a suscité de nombreuses réactions négatives. Et la délibération en question a fait et fait encore l'objet de multiples recours devant les tribunaux. Riverains, associations, comités d'intérêts de quartiers et mêmes médecins ont engagé un bras de fer pour contrer ce qu'ils considèrent être une hérésie urbanistique, environnementale, paysagère et patrimoniale.
A la pointe de la mobilisation, l'association des Amis du Montaiguet et de Pont de l'Arc et ses adhérents n'ont pas l'intention de laisser faire. Même si l'un de leurs recours demandant au tribunal administratif d'annuler la délibération a pour l'instant été rejeté, l'association a fait appel estimant que le jugement ne tient pas debout.

(Clic sur l'image pour agrandir)
montaiguet delib 3 nov 2009 1

Il se trouve que le projet présenté par la clinique Rambot réunit des associés dont l'un est médecin et conseiller municipal, Victor Tonin, gérant d'une société d'analyses médicales économiquement liée à la polyclinique. Or, comme on peut le voir dans ces deux documents, Victor Tonin a participé au vote de la délibération, ce que le Code général des collectivités territoriales ne permet pas.
Ce qui est étrange dans le cas présent, c'est que le tribunal reconnaît et mentionne une prise illégale d'intérêt lors du vote mais n'en tire pas les conséquences logiques.
La violation de l'article L.2131-11 du CGCT est manifeste. Mais le tribunal l'estime "regrettable" car "elle n'établit pas que la participation aurait été de nature à exercer une influence sur le résultat du vote". Cette interprétation de la loi est pour le moins surprenante sinon douteuse car l'article stipule clairement qu'en la circonstance le vote du conseiller municipal est illégal. C'est sur la base de cette interprétation contradictoire que l'association a fait appel.

(Clic sur l'image pour agrandir)
montaiguet TA extrait tonin

En parallèle, l'association a également déposé d'autres recours en illégalité contre le permis de construire de la clinique de nature à le faire annuler. Ce qui a d'ailleurs contraint la mairie à prendre deux nouvelles décisions, elles aussi attaquées, contre de nouvelles irrégularités : l'une efface le giratoire prévu à l'entrée de la clinique au profit d'un tourne à gauche, l'autre, dont la contestation est en cours, établit une convention financière entre la mairie et la SCI Les Bornes.
Par ailleurs, l'action de l'association a contraint le Dr Lacoste, patron de la clinique Rambot, à redéposer des permis modificatifs contre lesquels un nouveau recours a été engagé. Le Dr Lacoste avait déclaré : "La clinique se fera". Est-ce encore aussi sûr ?
Selon le calendrier prévisionnel qu'il avait initialement présenté, la première pierre devait être posée fin 2010 et l'ouverture était programmée à l'horizon 2011.
On parle maintenant du dernier trimestre 2012. Si toutefois de nouveaux rebondissements ne viennent pas contrarier la procédure, notamment en cas d'annulation de la décision du tribunal administratif.
En effet, si la cour d'appel émet un arrêt opposé, une nouvelle délibération du conseil municipal serait désormais impossible puisque la procédure de révision simplfiée du POS a disparu du droit depuis le 1er janvier 2010 (disposition de la loi SRU de 2000 qui transformait les POS en PLU, Aix ayant été incapable d'en produire un à ce jour et ce n'est pas demain la veille).
Sur le site, les travaux n'ont toujours pas pu commencer. Et, de toute façon, cela semble d'ores et déjà irréalisable puisque leur durée était estimée à 24/26 mois.
Autre interrogation, et pas des moindres, le budget du projet avait été évalué à 80 millions d'euros. Le Dr Lacoste avait fait ses calculs en y intégrant le prix de la vente de la clinique actuelle.
Depuis le début, l'Agence régionale de la santé avait fait savoir qu'elle ne donnerait pas un euro pour l'investissement. Ce qui tend d'ailleurs à démontrer que l'argument rabâché par le docteur et Maryse Joissains elle-même de la nécessité d'implantation d'un pôle sanitaire privé au Sud de la ville censé répondre à un souci de complémentarité et de cohérence avec le pôle sanitaire public au Nord n'était que du vent.
On sait, par expérience, que bon nombre de projets, sous-évalués à l'origine, finissent pas coûter plus cher que prévu. Les retards pris à ce jour devraient également alourdir la facture. On peut alors se demander si le tour de table financier, qui n'est pas une mince affaire, est solide et vraiment bouclé.
La polyclinique Rambot, un projet bien mal en point.

Le coup du "reboisement"

(Clic sur l'image pour agrandir)
montaiguet ARPCV appel reboisement

En forme de conclusion, impossible de passer sous silence les ultimes péripéties de l'affaire. En l'occurrence, deux invitations à la mobilisation pour aller planter des arbres sur le site, dans une zone qui se situerait derrière les bâtiments de la future clinique.
L'une (image en haut de l'article) du Dr Lacoste qui bat le rappel et convoque même ses salariés à se transformer en planteurs bénévoles du dimanche.
L'autre émane de l'Association pour le reboisement et la protection du Cengle-Sainte-Victoire (donc rien à voir avec le Montaiguet !) qui appelle ses membres à accomplir une bonne action pour les malades. Interrogé par téléphone par l'association des Amis du Montaiguet, le président de l'ARPCV a répondu que le Dr Lacoste lui avait sauvé la vie. Il lui avait aussi sauvé la mise car l'association n'avait plus de subventions et allait disparaître. Grâce à son bienfaiteur, il a ainsi, dit-il, pu sauvegarder un emploi de son association.
De plus, c'est le docteur qui paie les 5.000 plants et les adhérents vont être contents car ils n'avaient pas eu l'occasion de planter quoi que ce soit depuis un moment.
Voilà. Puisqu'on nous dit que la montagne est belle...

La saga de la polyclinique Rambot :
Tous mes articles sont classés à la rubrique "Pont de l'Arc",
colonne de droite du blog.

Le site de l'association des Amis du Montaiguet et de Pont de l'Arc :
http://www.montaiguet-pontdelarc.com/

13 septembre 2011

Et maintenant, que risque Jean-Noël Guérini ?

guerini ravi 88 - Copie
(Clic sur l'image pour agrandir)
BD publiée par Le Ravi de septembre 2011

Avec la mise en examen de Jean-Noël Guérini, une étape importante vient dêtre franchie. Mais l'affaire ne fait que commencer. Car la procédure judiciaire va durer jusqu'à un procès qui n'est pas pour demain.
D'ailleurs, on en a moins parlé, mais le sénateur maire de Berre-L'Etang, Serge Andréoni est lui aussi convoqué pour une probable mise en en examen ce jeudi. Le juge devra sans doute attendre un peu, vu que l'intéressé a dû être hospitalisé.
En revanche, son adjoint délégué aux travaux et à la sécurité, Raymond Bartolini, a été incarcéré aux Baumettes. C'est dire si les suspicions sont graves.
Comme c'était prévisible, la fête de la rose qui s'est déroulée samedi a paru dépouillée en l'absence de dirigeants qui ont pour la plupart préféré ne pas se montrer dans cette ambiance de mise en cause d'un système.
Invité le soir même par France 3, Jean-David Ciot a peaufiné sa langue de chêne massif pour donner l'impression que tout s'arrange.
Quant à Daniel Conte, qui a reçu les presque pleins pouvoirs de son ami Jean-Noël pour tenir la maison CG13 en son absence, il pourrait bien, à l'entendre, ne pas chercher à changer quoi que ce soit pendant l'intérim. Avec lui et Ciot, les militants qui veulent du changement risquent donc de devoir patienter. A moins qu'ils ne s'organisent pour tout chambouler en forçant le destin.
Les déclarations d'Harlem Désir n'ont à l'évidence pas beaucoup plu à Jean-Noël Guérini qui a ainsi répliqué : "Ce garçon est décidément un tout petit personnage".
Pour sa part, Arnaud Montebourg a demandé à ce que le parti socialiste mette Guérini "hors d'état de nuire" en le destituant.
Marie-Arlette Carlotti s'est prononcée, elle, pour une démission de la présidence du conseil général. De même que Patrick Mennucci qui a estimé que "Jean-Noël rendrait service au parti s'il démissionnait".
Le porte-parole de Renouveau PS 13 a martelé : "Le problème est que le cœur du système Guérini est le coffre-fort du conseil général. Tant qu'il en conserve la clé, il peut faire perdurer le système".
Enfin, Michel Pezet a livré l'analyse suivante : "Tout va dépendre de l'attitude des collègues du conseil général, qui risquent d'être sensibles à ce que demande Paris. La pression va être rude. Il y aura des investitures à la clé".

COMPILATION D'ARTICLES SUR LE CAS GUERINI

Déclaration de Jean-Noël Guérini sur son blog :
(Et toujours uniquement des commentaires de soutien !) 
http://www.jn-guerini.fr/2011/09/08/declaration-de-jean-noel-guerini-a-la-presse/

Interview de Jean-Noël Guérini :
http://www.leparisien.fr/politique/guerini-j-appelle-a-la-retenue-les-responsables-socialistes-09-09-2011-1599952.php

La déclaration de Marie-Arlette Carlotti sur son blog :
http://www.macarlotti.com/2011/09/08/reaction-de-marie-arlette-carlotti-a-la-mise-en-examen-de-jean-noel-guerini/

La position de Renouveau PS 13 :
http://renouveaups13.blogspot.com/2011/09/un-jour-de-honte-pour-notre-parti.html

La réaction de Pierre Orsatelli de Renouveau PS 13 :
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/jean-noel-guerini-doit-quitter-la-presidence-du-conseil-general_1028292.html

L'article de Mediapart :
=> par ce lien pdf guérini_mediapart_8_SEPT 2011

Que risque Guérini face à la justice ?
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20110908.OBS0001/guerini-face-a-la-justice-que-risque-t-il.html

Les magouilles du sénateur de l'Hérault
(Clic sur l'image pour agrandir)
guerini canard senateur 7

18 janvier 2012

Rébellion de la police municipale contre Joissains

 police municipale aix

Lors de la séance publique du conseil municipal du 26 septembre dernier, Maryse Joissains a présenté une délibération portant sur une révision du fonctionnement de la police municipale. Mais voilà, certaines modalités ne semblent pas être tout à fait du goût des personnels concernés.
Et pourquoi donc ? En fait, tout a commencé avec le rapport, plutôt sévère, de 40 pages d'octobre 2010 de la Chambre régionale et territoriale des comptes, et dont les observations ont été reprises dans le rapport national de la Cour des comptes de juillet 2011. En gros, la CRTC souligne la politique cahotante, voire chaotique, de la sécurité à Aix.
"Aucune politique globale de lutte contre l’insécurité et de prévention de la délinquance n’a été formalisée et aucun bilan véritable de la politique de sécurité n’a été établi." [...]
"Cette absence d’objectifs précis complique l’évaluation de la politique de sécurité de la ville d’Aix-en-Provence." [...]
"La commune ne dispose pas d’un système de comptabilité analytique permettant une connaissance du coût réel de sa direction de la sécurité. En 2009, les dépenses relatives à la sécurité représentent environ 3% du budget de la collectivité. Elles sont restées relativement stables sur la période."
Et à propos de la structuration de la direction de la sécurité, la CRTC écrit ceci :
"De la même façon, il n’existe pas de règlement intérieur du service de police municipale ni de projet de service ou de lettre de mission définissant les objectifs assignés à ce service. Les objectifs globaux du service sont fixés chaque année par l’adjoint délégué à la sécurité. Depuis ces trois dernières années, l’organigramme des services en charge des missions de sécurité a connu de nombreuses modifications révélatrices des hésitations dans la structuration de la direction de la sécurité."
A titre d'exemple, comme je l'ai souvent évoqué ici, le Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance d'Aix (CLSPD), dont j'étais l'un des membres élus, n'avait été réuni qu'une seule fois. Et il a fini par être dissous. N'a subsisté qu'un outil de prévention au niveau de la CPA mais ne répondant pas à la vision globale et détaillée des problèmes à l'échelle spécifique de la commune.
Or, en septembre, la municipalité a proposé une délibération-cadre sur la politique de sécurité à Aix qui se présente malheureusement plus comme un état des lieux que comme un véritable plan d'objectifs et d'organisation.
Suite aux conclusions et aux préconisations d'un audit, certaines dispositions sont déjà durement critiquées par la très grande majorité des policiers eux-mêmes. Notamment, le fait que, à partir de février, les nouveaux horaires prévoient une interruption des patrouilles entre 3 et 6 heures et la contrainte de travailler de jour comme de nuit pour tous les agents, quels que soient leur âge, leur ancienneté ou leur état de santé, alors que le service de nuit était assuré jusqu'ici par des agents volontaires.
De mémoire, c'est la première fois qu'une fronde de cet ordre se fait jour à Aix.
Maryse Joissains est mécontente de la réaction des syndicats et a déclaré que c'est en vertu d'une circulaire du gouvernement qu'elle doit "faire de la police municipale une police de proximité". Tiens, tiens ! Cela sonne comme un aveu de l'échec de Nicolas Sarkozy !
Alors, attendons maintenant de voir si nos policiers municipaux vont marcher à la
manœuvre.  
Concluons avec deux faits survenus ces derniers mois.
Il y a près de six mois, le directeur de la police municipale a soudain été évincé alors que le maire louait depuis 2003 les compétences de ce fonctionnaire qui avait été décoré par elle de la médaille du courage et du dévouement suite à une opération contre un braquage de bijouterie où il s'était distingué avec neuf autres collègues en janvier 2008. Et qui avait également été nommé chevalier de l'Ordre du mérite national (pour ses 24 ans de services civils et militaires) le 17 mai 2008 au titre du ministère de l'intérieur.
Enfin, mais dans ce cas, c'est à juste raison que le responsable du service des agents de médiation et de sécurisation (AMS) en place depuis une dizaine d'années a dû payer sa mise à l'écart pour s'être pris pour un shérif en s'arrogeant une prérogative de policier sans en avoir ni titre ni qualité pour l'exercer.

La délibération du conseil municipal du 26 septembre 2011
=> Délibération cadre sur la sécurité 

Les articles de La Provence des 2 et 13 janvier 2011 :
http://www.laprovence.com/article/a-la-une/aix-la-ville-a-un-profond-mepris-pour-ses-policiers-municipaux
http://www.laprovence.com/article/aix-en-provence/maryse-joissains-impose-une-mue-dans-la-douleur-a-sa-police

 Le rapport de la Chambre régionale et territoriale des comptes 
(lire notamment la synthèse en pages 3 et 4)
http://www.ccomptes.fr/fr/CRC22/documents/ROD/PAR201023.pdf

Le site non officiel de la police municipale d'Aix :
http://pm.aixenpce.free.fr/index.htm

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16 janvier 2012

Maryse Joissains entend-elle les forains du textile ?

marche textile aix rame 

A la mairie d'Aix, question écoute et dialogue, il semble qu'il y ait encore comme un défaut.
Prenons un exemple tout chaud dans un domaine qui concerne directement la vie quotidienne des Aixois : la situation des forains du textile.
En novembre, excédés, ces derniers avaient tenté de se faire entendre. Et avaient manifesté leur mécontentement en bloquant l'accès au centre ville. La mairie leur avait assigné des emplacements sur l'avenue des Belges à cause de la présence des chalets sur le cours Mirabeau. Cela ne leur convenait pas car la clientèle ne suivait pas pour fréquenter ce nouveau lieu de rendez-vous.
A leur demande, début décembre, la mairie se voyait contrainte d'organiser une réunion pour ré-examiner le problème. Dans un souci d'apaisement, les forains avaient alors décidé de suspendre momentanément leur mouvement.
Résultat : en l'absence de Maryse Joissains, aucune décision pratique n'émergea de la rencontre. Sauf une promesse de nouvelle réunion pour janvier avec les divers interlocuteurs concernés. Pendant ce temps-là, les forains n'ont pas déballé un seul jour sur les deux derniers mois.
Or donc, il y a quelques jours, le maire d'Aix a eu l'occasion de discuter avec les représentants des forains. Encore un coup rien. Maryse Joissains a annoncé qu'elle avait besoin de deux mois pour mener sa réflexion.
La différence, a-t-elle indiqué, c'est qu'elle veut désormais regrouper l'ensemble des questions touchant à l'occupation du cours Mirabeau pour s'orienter vers une restriction du nombre de manifestations. Ce n'est qu'après une étude menée par un organisme indépendant que pourraient, selon elle, être envisagées des mesures concrètes pour les divers acteurs sollicitant l'utilisation du cours.
Les chalets ont levé le camp et depuis deux semaines les forains ont pu y re-travailler le jeudi comme avant la longue parenthèse des fêtes de fin d'année. Pour mémoire, la question des marchés avait été soulevée il y a au moins cinq ans et un protocole avait été signé en 2008.
Osons risquer un parallèle dans la méthode : à Aix, ça se passe un peu comme avec un certain président, tout est à l'emporte-pièce et c'est le vent qui décrète la direction à prendre.

"Aix : La nouvelle révolte des forains du textile" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/11/28/22828891.html
"Forains du textile : La nouvelle réunion a foiré !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/12/08/22915273.html

6 janvier 2012

Des courriels qui sentent la grosse arnaque

arnaque 5

Aujourd'hui, pour une fois, laissons un peu le traitement des sujets politiques de côté et choisissons d'évoquer un phénomène qui a pris des proportions incroyables. Et qui transforme bien des naïfs en malheureuses victimes.
Il y avait déjà les marabouts qui veulent s'occuper de notre santé et de notre bien-être en nous promettant amour, argent et bonheur. Et maintenant, il y a aussi internet. Qui n'a jamais reçu un mail qui sent l'arnaque à vue d'écran ? Toutes sortes d'arnaques d'ailleurs : à la banque, à la transmission d'héritage d'une veuve ou d'un(e) orphelin(e) russe ou africain(e), aux petites annonces de vente via un faux site Paypal, à la carte bancaire, aux voitures, aux montres, à la loterie...
Ce sont évidemment de crapuleuses escroqueries masquées derrière des "fakes" (des faux), qui utilisent le "phishing", c'est-à-dire l'hameçonnage. Le but est la recherche du gogo qui tombera dans le piège et se laissera usurper son identité et ses coordonnées.
Divers reportages de télé ont montré des cas de personnes suffisamment crédules pour se faire gruger et perdre parfois toutes leurs économies.
Il n'est pas question ici des accros vampirisés par les nombreux jeux de hasard qui les pilonnent quotidiennement et les délestent pitoyablement de leurs derniers euros par l'entremise et avec la bienveillance macarelle de l'Etat.
Non, il s'agit des sollicitations et des tentations que l'on reçoit chez soi en ouvrant des courriels qui ont l'apparence de l'honnêteté et un parfum de gains énormes prétendument immédiats. Hélas, si l'on n'y prend garde, un simple clic suffit à ruiner l'imprudent qui ne sait pas encore qu'il déjà est foutu ! Pourtant, il est assez facile de comprendre qu'il y a de l'arnaque dans l'air.

(Clic sur les images pour agrandir)
arnaque mail 1

 arnaque mail 3
 
 arnaque mail 2

Ces trois derniers mois, j'ai reçu plusieurs courriels du genre. Dont voici trois exemples. L'un venait soi-disant d'Orange... or je n'ai pas de compte Orange. Un autre de SFR... mais la somme ne correspond à aucun montant de mes forfaits. Un autre encore d'un certain établissement laitier recommandé par le ciel... mais je n'ai aucune connaissance en matière de "transformation du lait".
Je vous parlerai peut-être une autre fois des publicités glissées dans ma boîte aux lettres m'annonçant que j'ai eu la chance d'être désigné comme le gagnant unique pour des gros lots faramineux. Sans parler des prospectus pas plus grands que des cartes de visite me promettant de me faire gagner au loto alors que je ne joue jamais, de me guérir alors que je ne suis pas malade, de me désenvoûter alors que je n'ai jamais cru en Sarkozy et même de retrouver la femme que j'aurais perdue. Magique, non ? Et tout ça, figurez-vous, rien qu'avec ma seule petite carte bancaire ! Heureusement, il existe maintenant ce numéro d'appel et ce site...

arnaque mail 4http://www.interieur.gouv.fr/sections/a_votre_service/votre_securite/internet/cybercriminalite/escroqueries-internet

4 janvier 2012

2012 : Sarkozy croit encore... aux farces de l'esprit

sarkozy-candidat
Dessin de Deligne

Chic, nous allons vivre une année passionnante. Le grand moment espéré en point culminant devrait être la sortie définitive du palais de l'Eysée de qui l'on sait. Même si la campagne officielle ne sera que de courte durée en avril, l'affrontement a bel et bien commencé.
Le président pour encore seulement 124 jours s'obstine dans sa coûteuse tournée de comédie en France devant ses seuls supporters triés, encadrés et convoqués pour la claque aux frais de la République. Il est fort à parier, je le parie, que ce mot claque prendra pour Nicolas Sarkozy un autre sens en mai.
François Hollande, lui, vient d'enclancher sa marche déterminée en avant vers les responsabilités en livrant à la presse un réquisitoire ciselé en forme de déclaration de guerre contre le bilan du quinquennat. En contrepoint, il y détaille sa conception de la politique et les principes qui selon lui doivent refonder le rôle et l'action de l'Etat. Visiblement, cela énerve le camp sortant qu'on l'on entend aboyer sur toutes les ondes.
Dimanche soir, Sarkozy a une fois encore fait quelques annonces qui n'ont aucune chance d'être opérationnelles avant son éjection présidentielle. Comme beaucoup le disent et l'écrivent, comment peut-il convaincre en essayant de faire en quelques semaines ce qu'il a été incapable de réaliser en cinq ans ?
Son bilan se solde par un véritable désastre, dans tous les domaines. Et il a beau jeu, lui qui fait mine de ne vouloir se déclarer qu'en février ou mars, de s'étonner que Hollande n'ait pas encore fait connaître ses arbitrages. Il ne manquait plus à l'homme de la casse généralisée que l'hypocrisie pour compléter son portrait déjà bien marqué.
Tout viendra à point car ses électeurs de 2007 ont perdu de leur crédulité et ne sont pas près de lui renouveler leurs suffrages.
Tiens, dans le genre faire semblant de faire des vœux et en profiter pour faire la campagne législative aux frais des Aixois, il y a aussi Maryse Joissains. Pour ce faire, le site de la mairie a mis en ligne une vidéo de 21 minutes. Et quel est le sujet du monologue ? 19 minutes sur l'Europe, sur la France et sur son soutien à Sarkozy et... 2 minutes concédées à Aix ! Etrange cette première du genre, non ? Pour ma part, j'y vois là le signe d'une même crainte de rejet par un électorat qu'il faudrait tenter de retenir par tous les moyens.
Allez, soyons beaux joueurs et restons bien dignes. On ne ricanera pas de leurs défaites, on s'en réjouira seulement.

A voir sans faute et intégralement ces deux vidéos en forme de pastiche...
(Clic sur la flèche et basculer en mode plein écran)

Les vœux 2012 de Charles de Gaulle

François Mitterrand croyait aux forces de l'esprit, Charles de Gaulle croyait à la force de frappe. Nicolas Sarkozy croit seulement à la force de la farce. Illustration.

Le célèbre "Dinner for one" revisité

Nicolas Sarkozy transformé en majordome d'Angela Merkel, une scène cocasse allemande originale détournée en saynète satirique.

Les exploits de Nicolas Sarkozy :
Le bilan édité par le Parti socialiste
(Pour une lecture plus confortable, clic sur chacune des 4 parties du document)
  
sarkozy echec bilan PS 1

sarkozy echec bilan PS 2
Notes de renvoi des points listés de 1 à 13
sarkozy echec bilan PS 3

sarkozy echec bilan PS 4

19 octobre 2011

2012 : La gauche débat et la droite... se débat

 primaire cest un garcon

La sentez-vous déjà cette panique de la droite ? Percevez-vous ces tirs dans les coins ? Hier, la première réunion de l'UMP, dont l'objectif annoncé était de riposter à la désignation de François Hollande, a versé dans le ridicule.
Les plus gros fossoyeurs du budget et de la dette depuis des décennies ont tenté d'évaluer le prétendu coût du projet du PS. Rien que sur de supposées dépenses, rien sur des recettes ! Leur compteur a donc affiché un total tiré d'on ne sait où, mais concocté à grands coups de louche. Et tant pis pour la sincérité. C'était d'un grotesque comme seul le FN est capable d'en produire pour berner les gogos.
Les ministres et les députés semblaient tellement satisfaits de leur compteur façon Téléthon qu'ils en ont omis leurs antiennes sur les chars russes qui attendent aux portes de la France et sur la gauche sanguinaire qui mange les enfants.
Ben oui, quand la gauche débat, la droite se débat.
Et, c'était donc pour ça que la droite voulait reprendre la parole ? Alors, ne nous privons pas de l'écouter. Car plus elle donnera de la voix, plus elle se discréditera. Le temps n'est plus loin de voir enfin s'auto-détruire cette présidence de caricature et ce gouvernement de parodie qui ont tout raté, tout cassé et tout ravagé.
Finissons sur une touche d'optimisme avec les résultats définitifs de la primaire à Aix-en-Provence.

Le vote du second tour à Aix-en-Provence (Source : PS Aix)
(Clic sur l'image pour agrandir)
primaire resultats aix second tour

Au second tour, la participation a été en hausse dans les 15 bureaux puisque 195 électeurs sont venus se rajouter à ceux du premier, François Hollande agrégeant 1522 voix supplémentaires et Martine Aubry 984.

Le clin d'œil de La Provence d'hier
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10 décembre 2011

Débat à Aix : 2013 capitale désenchantée... ou non ?

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(Clic sur l'image pour agrandir)
De gauche à droite :
Claire Antognazza, Jean Bonfillon, Daniel Hermann,
Michel Gairaud, Jean-François Chougnet et Nicolas Maisetti
(Saurez-vous deviner qui est le personnage sur le dessin ?)
(Photo perso LAC - Bon, je sais, ce n'est pas du Doisneau... mais ce reportage est dédié en exclusivité mondiale à mes lecteurs toujours si compréhensifs !)

"La programmation sera dévoilée le 12 janvier." C'est Jean-François Chougnet, directeur de Marseille Provence 2013, qui l'a annoncé hier soir. Cela s'est passé à Aix au cours du débat (le second du genre après celui d'octobre 2010 à Marseille) organisé par le mensuel le Ravi en collaboration avec le site Mediapart au théâtre Antoine Vitez installé au sein même de la faculté de lettres.
Un rien provocateur, l'intitulé du débat, "2013 capitale désenchantée ?", invitait à passer en revue le champ des interrogations, entre critiques et accrocs, entre doutes et déceptions. La salle était pleine d'un public plutôt averti parmi lequel avaient pris place des porteurs de projets, candidats à l'événement et en attente de réponses ou dépités d'être ou de se sentir écartés du processus.
En forme de clin d'œil, la séance a débuté par la projection d'une courte et sympathique vidéo sur l'activité du journal. Puis, pendant une heure, interrogés de façon incisive par Michel Gairaud, rédacteur en chef du Ravi, les invités à la tribune ont développé leurs analyses sur de nombreux aspects pendant que la salle se régalait de dessins humoristiques collant au débat projetés sur grand écran.
Pour essayer de faire la lumière sur les divers épisodes survenus depuis l'origine même de l'opération, ils ont devisé sur la méthode, le fonctionnement et les budgets de l'association porteuse. Ils ont rappelé les exigences, les coups de gueule et les couacs. Et même les désistements de certaines collectivités. Ils sont aussi revenus sur le concept de mutualisation des initiatives et des moyens, ainsi que sur la démarche de métropolisation de l'action culturelle associant des territoires.
Des critiques ont été émises sur les retards de Marseille en termes d'infrastructures poussant l'adjoint marseillais à la culture, Daniel Hermann, à tenter de rectifier cette façon de voir.
Le délégué à la culture de la Communauté du Pays d'Aix, Jean Bonfillon (Sophie Joissains n'était pas là), a cherché à convaincre, tout en propos mesurés, que les prises de position en zigzag de Maryse Joissains devaient être distinguées du fond, Aix étant bel et bien finalement un partenaire à part entière du projet 2013.
Quant à l'adjointe arlésienne à la culture, Claire Antognazza, elle a regretté que sa ville n'ait pu intégrer Avignon capitale 2000 et s'est donc réjouie de sa participation à MP2013.
Un autre intervenant, Nicolas Maisetti, universitaire à la Sorbonne travaillant sur le thème de l'internationalisation de Marseille, a également été invité en tribune pour fournir quelques éléments d'analyse vus de l'extérieur.

Et le public met MP2013 en question(s)...
Ensuite, pendant une heure aussi, la parole a été donnée à la salle qui ne s'est pas privée via une bonne dizaine d'interventions de livrer points de vue argumentés et questions aiguisées. Tour à tour, les personnalités de la tribune ont répondu mais, il faut bien le dire, sans vraiment parvenir à satisfaire le public.
Un des exemples les plus frappants a été celui, même si quelques progrès ont été faits dans ce domaine, de la notion d'insuffisance de concertation et de manque d'écoute de l'association MP2013 vis-à-vis des candidats au projet.
Une autre observation a porté sur la nature quasi mystérieuse des critères qui prévaudront pour établir la sélection des porteurs de projets. Ce qui était clair, en revanche, c'est qu'il n'y aura pas que des gagnants. Il est prévu d'établir trois catégories : les labellisés avec financements, les labellisés sans financements et les écartés.
Une autre inquiétude majeure a été soulevée par deux personnes du public, à savoir, la pérennisation de l'acquis après 2013. Car, selon les personnes présentes, la perception actuelle de MP2013 est plutôt celle de la mise sur orbite d'un événement à un coup.
Certains d'entre eux vont jusqu'à redouter que la vision économique et comptable prépondérante du projet favorisant l'artillerie des gros équipements ne semble tournée que vers la venue de touristes. Ce qui a pour conséquence d'escamoter les initiatives locales des petites structures qui travaillent d'arrache-pied sur le fond et sur le long terme auprès des populations.
Jean-François Chougnet a rappelé que le budget global de MP2013 est de 90 millions d'euros, 75 venant des collectivités et 15 des parrainages privés. Daniel Hermann a ajouté que les contributions financières des collectivités sont spécifiques à l'événement et ne proviennent pas d'un quelconque prélèvement assassin sur les dotations habituelles versées aux associations et aux structures existantes qui demeurent inchangées.
Cela n'a visiblement pas suffi à les rassurer, leur préoccupation étant résumée en une formule : fin décembre 2013, la parenthèse de l'année capitale se refermera et on continuera comme avant. Jean Bonfillon, plus optimiste, a préféré conclure en substance par cette phrase : "Je suis convaincu que MP2013 est sur la bonne voie". On ne demande qu'à voir.

NB : L'équipe du Ravi mobilisée au grand complet a assuré une captation de la soirée. Dans quelques jours, le temps d'effectuer le montage vidéo et son, le rédacteur en chef promet de mettre cet intéressant débat en ligne. A surveiller donc.

http://www.leravi.org/

11 octobre 2011

La droite toute en ironie... bientôt en pleine agonie

 primaire gauche droite

Et maintenant rions un peu avec ceux qui pleureront en mai prochain. Et qu'il ne faudra pas plaindre.
A entendre les Copé, Fillon, Pécresse ou autre Morano, la primaire ne serait pas significative. Rien que ça. Et ce sont les mêmes qui se vantent d'avoir inscrit le même processus dans les statuts de l'UMP. Mais qui, bien sûr, ne l'ont jamais mis en pratique.
Pour eux, la gauche n'aurait plus aucun leader naturel alors qu'à droite, hein, ils auraient un soi-disant champion auto-proclamé et acclamé. Si, si, vous savez, celui de toutes les catastrophes, de tous les mépris, de toutes les injustices et on en passe.
Toujours selon leurs déclarations clonées, la gauche serait en proie à de terribles divisions et, par conséquent, incapable de gouverner. Parce qu'à droite, comme chacun peut le constater chaque jour, c'est bien entendu l'union sans remous, l'amour fou, un modèle d'harmonie parfaite, quoi.
Copé ne glisse jamais aucune peau de banane sous le pied de Sarkozy. La droite populaire est à l'unisson, elle qui ne dépareillerait pas au FN. Morin est en osmose totale avec la majorité et c'est pour cela qu'il envisage d'être candidat à la présidentielle. Borloo a été humilié, ou s'est barré du gouvernement, on ne sait plus, entraînant avec lui les virés, les bras cassés et les mis en examen, pour tenter sa chance en solo en 2012. Mais ça ne marche pas et ça risque d'aggraver le malheur de Sarkozy.
La droite s'est moquée des 2,5 millions de participants à la primaire. Mais est-elle si sûre qu'il y en aurait eu autant si l'UMP avait organisé sa propre élection, maintenant que les uns et les autres ont bel et bien été contraints d'admettre que l'exercice est moderne et intéressant ? On aurait bien rigolé, tiens. Décidément, l'ironie leur sied très peu.

primaire victoire 

Et puis, dans tout ça, comment ne pas observer que la droite est complètement larguée, qu'elle n'a toujours pas compris que les électeurs n'en peuvent plus de sa politique de haine, d'arrogance, de mensonges, de coups tordus, d'affaires, de gesticulations et de plans com'.
Tout cela montre une chose : la droite est aux abois. Désormais sur la défensive, elle essaie en permanence de sauver les quelques meubles qui lui restent après la longue série de déculottées électorales subies. Aujourd'hui, elle peut bien ironiser sur la gauche. Mais dans six mois ? Cela semble déjà écrit, elle sera à l'agonie. Et il est à parier que beaucoup de Français ne verseront pas de larmes pour elle.
Plus localement, et malheureusement à gauche, il y en a quelques-uns qui n'ont toujours pas pris la mesure des attentes des citoyens de base. Ciot, par exemple, nourri au foin des écuries de Guérini, a cru intelligent de minimiser le score de Montebourg dans les Bouches-du-Rhône, au moment même où l'on peut affirmer que les opérations de vote se sont déroulées enfin sans tricheries. Le laïus de Ciot est évidemment d'un ridicule achevé puisque le sens de ce score est si transparent qu'il parle clairement à tout le monde.
Voilà, nous en sommes là. Mais encore un peu de patience. Car l'espoir vient et viendra par la parole reprise par les citoyens eux-mêmes.

 primaire victoire 2

Résultats quasi définitifs des Bouches-du-Rhône et de Marseille
Bureaux de vote validés : 221 sur 222
Votants : 70.186
Blancs et nuls : 494
François Hollande :     25.535     36%     34,50%
Martine Aubry :           19.905     28%     29,90% 
Arnaud Montebourg :  14.479     21%     21%      
Ségolène Royal :           5.526       8%       7,90% 
Manuel Valls :                4.383       6%       5,60% 
Jean-Michel Baylet :         358       1%       0,40% 

Pour les résultats définitifs d'Aix-en-Provence, voir mon article de lundi.

logo marsactu
L'analyse de Marsactu :
http://www.marsactu.fr/2011/10/10/tous-les-resultats-de-la-primaire-ps-a-marseille-en-carte-interactive/

5 octobre 2011

La vie des fauves : Aujourd'hui, Jean-Noël Guérini

 guerini dsk

Il avait dit qu'il se mettait en retrait. Mais ces jours-ci, à la faveur des élections sénatoriales, on a vu Jean-Noël Guérini plus qu'on ne le souhaitait. Il y avait tellement de caméras que, forcément, on ne pouvait l'éviter.
Lui, il a joué au faux surpris : "je ne comprends pas pourquoi vous me suivez partout". Ben oui, on attendait de voir ce qu'il faisait là en ces jours glorieux pour la gauche plus nette que lui.
D'ailleurs, il est rapporté que, le croisant sur son chemin, François Rebsamen, désormais président du groupe socialiste, lui a à peine serré la main et s'est immédiatement éloigné, craignant sans doute d'être pris en photo à ses côtés.
Aujourd'hui, Guérini, qui n'a jamais aligné autant de jours de présence, était encore dans les couloirs du Sénat. France 3 l'a interrogé sur son rôle dans les instances de l'assemblée.
Guérini, qui faisait partie du bureau, n'a évidemment pas été renouvelé.
En revanche, s'est-il réjoui, "je serai un sénateur de base, mais j'ai obtenu ce que je souhaitais, c'est d'être membre de la commission des affaires étrangères, car je suis un passionné de la politique et je suis heureux que mon groupe m'ait désigné au sein de cette commission. J'aimerais faire passer un certain nombre de messages au président Bel, au président Rebsamen, un certain nombre de messages de la base, des élus locaux, c'est-à-dire ce que nous avons à proposer demain dans le cadre le l'élection présidentielle et plus particulièrement sur la réforme des collectivités territoriales".
Bon, on ne voit pas le lien avec les affaires étrangères mais passons. Faudra-t-il encore qu'il puisse aussi continuer à siéger. En effet, la question peut se poser de la levée de son immunité parlementaire maintenant que le parti socialiste au pouvoir au Sénat est attendu sur l'exemplarité du comportement des élus.
Pour finir, le journal Le Parisien rapporte que Guérini, loin de ses déclarations affirmant qu'il ne mettrait pas les pieds au conseil général durant la procédure judiciaire, serait en réalité quasiment présent tous les jours au sein du vaisseau bleu.
Pour ce qui est du PS 13, si l'on en croit Jean-David Ciot, "Guérini ne pilote plus rien à la fédération, il n'est pas en coulisses". On se pince...
Dernier avatar en date, le "transparent" François Bernardini, maire d'Istres, attend avec impatience (et sans arrièrre-pensées, dit-il) d'être réintégré au parti. "Je ne cherche pas à jouer les premiers rôles, ni à briguer une place dans l'appreil fédéral. Je ne vois pas au nom de quoi on pourrait me signifier un refus. Il n'y a aucune crainte à avoir. Ma position n'a rien à voir avec la situation locale. J'ai averti Jean-Noël de ma démarche. Mes rapports avec lui sont institutionnellement corrects." Qui croire ?
Il est vrai que lui en a fini avec la justice et a déjà payé pour ses manquements. Contrairement à Guérini qui, lui, n'est qu'au début de ses déboires...

Deux très bons articles à lire :
logo marsactu
http://www.marsactu.fr/2011/10/04/le-senat-lautre-combat-du-dignitaire-guerini/
logo bakchich
http://www.bakchich.info/Marseille-au-Nord-c-etait-les,13067.html

3 octobre 2011

La vie des fauves : Aujourd'hui, Renaud Muselier

muselier ravi caricatureAujourd'hui, intéressons-nous un peu à une autre figure locale, l'honorable Renaud Muselier. Sera-t-il un jour en mesure de succéder à Jean-Claude Gaudin à la mairie de Marseille alors que ce dernier semble peu enclin à lui donner sa chance ? 
Il n'y a qu'à rappeler sa dernière peau de banane qui a carrément privé son ex-premier adjoint, ex-dauphin, de la présidence de Marseille Provence Métropole.
Depuis, Muselier tente de retrouver pied, notamment en essayant de taper contre Eugène Caselli qui lui a soufflé la place promise mais surtout en s'acharnant sur les frères Guérini (voir le lien ci-dessous).
D'un autre côté, il accumule les postes de responsabilité avec le soutien de Nicolas Sarkozy. Récemment, grâce à ce coup de piston, il a hérité la présidence de l'Institut du monde arabe. Une vraie question se pose alors : a-t-il vraiment le temps de tout faire ?
Voici ses fonctions officielles : député (classé dans les 150 derniers pour l'activité parlementaire), vice-président de la commission des affaires étrangères, maire du 3e secteur, vice-président de MPM et président de son groupe, délégué spécial pour Marseille capitale européenne de la culture 2013, président du conseil culturel de l'Union pour la Méditerranée, président fondateur de l'association "Pensons le Grand Marseille", secrétaire départemental de l'UMP, ouf !
En tant que médecin, il doit sûrement pratiquer l'auto-médication pour se tenir en forme...

Renaud Muselier vu par Le Canard enchaîné :
(Clic sur les images pour agrandir)
muselier canard 14muselier canard 14

Renaud Muselier vient d'écrire aux candidats socialistes :
http://www.renaudmuselier.fr/lesite/index.php/reactions/item/248-lettre-ouverte-de-m-renaud-muselier-aux-candidats-socialistes

"La droite en déroute..." : 
Un article récapitulatif pour combattre les risques d'anosognosie
sur les graves événements qui affectent la conduite de l'Etat par Nicolas Sarkozy :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/09/27/22165775.html
"Muselier et son micro-parti" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/10/11/19296355.html
"Le petit cabanon de Muselier" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/11/05/19519459.html

logo marianne
"Politicien qui es-tu ?"

Un article qui fait sursauter...
http://www.marianne2.fr/Politicien-qui-es-tu-Enquete-de-personnalite_a210306.html

28 novembre 2011

Aix : La nouvelle révolte des forains du textile

joissains forains doigt 24Un touriste qui se promène à Aix n'y verra presque que des illuminations. En revanche, les Aixois qui vivent, travaillent ou passent par le centre ville se rendent bien compte que quelque chose cloche.
Toute la semaine dernière, de vives tensions ont resurgi dans l'air du cours Mirabeau. Sujet de la discorde : la nouvelle révolte des forains du textile qui revendiquent un cadre stable pour leurs jours de déballage pour éviter de subir des changements de lieu au gré des circonstances. Comme c'est encore amèrement le cas en cette période de fin d'année.
Ils ne sont plus d'accord avec la mairie qui leur a assigné de quitter le cours pour l'avenue des Belges. L'installation plus précoce des chalets aura été l'étincelle qui a de nouveau embrasé un conflit pas vraiment éteint.
Le problème ne date pas d'hier. Cela fait des années que, trimballés avec allers-retours du palais de justice au cours Mirabeau, les forains doivent chaque fois s'adapter du mieux qu'ils le peuvent pour exercer leur activité sans trop de dégâts pour les revenus. Une fois, c'était pour cause de travaux autour du palais, une autre, pour cause de problèmes de sécurité de la Cour d'appel, puis pour cause d'installation des chalets.
Comme ils le répètent, ils ont fait de gros efforts - et de grosses dépenses - pour harmoniser leurs étals comme stipulé dans la charte spécifique de "bonne tenue" qui régit le cours. Il y a deux ans, un protocole avait été établi entre la mairie et les syndicats de forains pour occuper le cours le jeudi, retourner au palais le samedi et abandonner un jour de travail le mardi, ce qui représente une perte conséquente en termes de salaire.
L'an dernier, l'expérience du déballage sur l'avenue des Belges a été estimée catastrophique pour leur poche, les clients n'ayant pas suivi le mouvement. Le souhait des forains : pourvoir partager le cours en face des chalets jusqu'en janvier et récupérer le mardi disparu. La mairie rappelle que l'accord ne le prévoit pas. Et a d'abord signifié une fin de non-recevoir à cette option pour des raisons de sécurité. Le ton est alors monté. Et les forains ont décidé de bloquer le centre ville par des opérations escargot.
Pas de dialogue entre les parties et donc gros embouteillages sur un large rayon autour du cours. Maryse Joissains a réagi en demandant au préfet d'interdire les manifestations, provoquant ainsi une nouvelle colère des forains.
Vendredi, cela a dégénéré avec des altercations entre eux et les commerçants des chalets. C'est ce que l'on pourrait appeler la politique du perdant-perdant.
Maryse Joissains a fini par concéder un rendez-vous fixé au 7 décembre auquel devraient notamment participer les représentants des forains et des commerçants, les comités de quartiers et des riverains. L'ordre du jour pourrait ne comporter que le retour du mardi sur le cours. Bilan : sans doute pas de cohabitation chalets / forains puisque, à ce moment-là, les stands festifs ne seront plus là que pour le mois restant. Et, de toute façon, le retour du mardi ne pourrait au mieux s'effectuer que fin janvier après une délibération du conseil municipal.
Ce qui est triste dans cette histoire, c'est qu'il faille toujours en arriver aux extrémités avant d'écouter et de discuter pour rechercher les meilleures solutions. Comme dit ci-dessus, ce feuilleton à épisodes houleux risque de ne pas s'achever la semaine prochaine.
Maryse Joissains, qui, depuis quelques semaines, a beau jeu d'accélérer le rythme de ses réunions de quartiers - nul hasard là-dedans, elle est candidate aux législatives et elle copie la méthode du président-candidat Nicolas Sarkozy qui fait campagne sans le dire - a été incapable d'instaurer un dialogue constructif et de répondre par des issues pérennes aux diverses préoccupations des forains et de pas mal d'Aixois.
Faut-il rappeler ici quelques exemples comme l'absence de conseils de quartiers en violation de la loi de 2002, le manque de considération à l'égard des locataires de Pays d'Aix Habitat laissés face à leurs problèmes, l'inexistence du Plan local d'urbanisme pourtant imposé par la loi en 2000, les péripéties et les conditions de la vente de l'Office de tourisme... La liste serait longue.
Enfin, dans le cas du conflit avec les forains, comment ne pas s'étonner également de la présence sur le cours Mirabeau d'Alain Joissains, qui, que l'on sache, n'est investi d'aucune fonction officielle pour intervenir et qui se permet cependant d'aller les apostropher en pointant un doigt agressif ? (L'image est un détail de la photo publiée par La Provence)

PS : A partir d'aujoud'hui, mais c'est une autre histoire, ce sont les taxis qui prennent la relève pour manifester et bloquer divers axes de circulation de la ville. C'est la conséquence de la guerre entre les taxis traditionnels bénéficiant du monopole de la profession et leurs concurrents (VTC : véhicules de tourisme avec chauffeur) autorisés par la loi du 22 juillet 2009 et pratiquant des tarifs meilleur marché. A pied tout le monde !

logo LCM marseille
Les forains en viennent aux poings...  

La saga des forains :
Voir mes autres articles classés à la rubrique "Centre ville",
colonne de droite du blog.

16 septembre 2011

Débat : Hollande tout en bleu, les autres tous en gris

 primaire sur F2

Ça avait un petit côté Questions pour un champion. Sauf que David Pujadas n'est pas Julien Lepers !
Ah, sa phrase crétine "Vous avez entendu la cloche ?" à la fin du passage de Ségolène Royal et de Martine Aubry ! D'ailleurs, à deux moments, François Hollande l'a bien brocardé : "Monsieur Pujadas annonce de faux chiffres depuis le début !", "Est-ce que vous pouvez écouter Monsieur Pujadas !"
Merci de m'avoir vengé de celui qui avait auparavant parlé du Mouvement des radicaux de gauche au lieu du Parti radical de gauche. On voit bien qu'il ne l'a jamais invité une seule fois comme candidat à son JT, comme le lui a rappelé Jean-Michel Baylet.
N'allez pas croire pour autant que je serais tout dévoué à Baylet. Je ferai sans doute un autre choix pour donner le maximum de chances à celui qui sera en mesure de dégager Nicolas Sarkozy dans 233 jours.
Pour le reste, je trouve que les candidats ont observé une grande correction entre eux, condition essentielle d'unité pour ne pas prêter le flanc aux sarcasmes d'éventuelles divisions.
Finalement, au-delà des thèmes abordés - abordés, seulement - il me semble que l'émission a surtout revêtu un aspect plutôt pédagogique destiné au grand public pour qu'il participe au scrutin du 9 octobre.
On pourra toujours s'amuser à délivrer des notes à partir des propositions des un(e)s et des autres. Mais voilà, chaque candidat(e) avait certainement en tête d'apparaître comme étant celui ou celle présentant le profil le plus crédible pour une stature de présidentiable. M'est avis que c'est probablement là-dessus que se fera la différence pour une qualification en finale.
A mes yeux, c'est l'homme tout en bleu - tous les autres étaient étrangement couverts de gris croquemort, sans doute sur les recommandations idiotes de leurs "communicants" - l'homme tout en bleu, dis-je, qui aura marqué des points (le seul par ailleurs à ne pas recourir aux anti-sèches) et aura peut-être renforcé sa cote pour creuser un écart encore plus significatif.
Cela me pousse à penser qu'il pourrait bien n'y avoir qu'un tour. Et ce serait même souhaitable.
Un, pour conférer au résultat une légitimité nette et indiscutable.
Deux, pour éviter au sélectionné une obligation de compromis avec les autres candidats qui seraient tentés par une quelconque velléité de marchandage en retour d'un soutien qui est d'ores et déjà acquis par principe.
Trois, pour donner corps à une vraie dynamique susceptible de s'amplifier au fil des mois.
Est-ce ce que François Hollande a voulu dire de manière subtile en parlant des alliances au soir du vrai premier tour de la présidentielle ? "Il ne faut jamais oublier le premier tour, c'est plus prudent !" Face à Nicolas Sarkozy, ce serait dommage de gâcher toute once de stratégie. L'attente est trop grande à gauche...

PS : Que venait faire cette question sur DSK, "reconnu par tous pour ses grandes compétences économiques" (dixit Pujadas) ? Ah bon, celui qui a si bien sauvé la Grèce ?

Une bonne fiction à lire pendant le weekend 
http://fiction-marty.blogspot.com/p/texte-en-continu.html

22 novembre 2011

La vie des fauves : Aujourd'hui, "je suis le candidat"

 elections na

Le tournis. Un vrai tournis. Ils veulent tous être candidats. Tiens, prenons d'abord la présidentielle.
Il y avait six prétendants au rôle de candidat investi pour le parti socialiste et le parti radical de gauche. Deux coups de boulier après, il n'en reste qu'un au nom des cinq autres. C'est un progrès. Mais, à gauche, il y aura tout de même les deux candidatures des écologistes et du front de gauche, plus au moins deux ou trois autres de témoignage pour la gauche qui se veut plus à gauche.
A droite, le détenteur du poste élyséen en sera le candidat principal. Mais, là aussi, il y aura un certain encombrement puisque l'extrême droite se veut concurrente et conquérante et qu'elle-même sera débordée par des candidatures vengeresses, parasitaires ou dissidentes issues de ses rangs.
Et au centre ? Alors, là c'est une autre forme de trop plein. Personne ne doute que le personnage central sera le même qu'en 2007. Mais, autour de lui, proches ou sous-marins, deux ou trois candidats feront le job pour se rallier ensuite à un camp de fortune.
Et ne parlons pas des candidats de fantaisie pure comme on en découvre à chaque élection présidentielle.
Par conséquent, au total, il faudra compter sur un nombre compris entre douze et quinze postulants, ce qui est dans la moyenne observée à chaque échéance.
Passons maintenant au plan local. Là, il est plus difficile d'estimer un compte car, à l'heure actuelle, beaucoup de cartes restent à battre. Seuls le parti socialiste et l'UMP pointent le bout du nez.
A gauche, pour les deux circonscriptions, il y a sept candidats potentiels à la candidature qui cherchent à être investis.
A droite, pour l'instant, ils sont trois mais pour les deux secteurs.
Si, au niveau national, la donne est claire et l'objectif direct, se faire élire président de la République et rien d'autre, au niveau local, se met en place une drôle de partie de billard. Qui vise non seulement les législatives mais également la municipale qui suivra deux ans après pour laquelle certains se pré-positionnent, chacun espérant devenir la personne avec qui il faudra compter.
Alors, qui sont ces valeureux joueurs de parties à trois bandes ? Et de qui allons-nous entendre parler pendant six mois ?
assemblee nationaleChez les socialistes, pour la 11e circonscription, dans sa nouvelle mouture privée de Salon et donc plus aixoise, ils sont trois, une femme et deux hommes, à se disputer l'investiture : Gaëlle Lenfant, vice-présidente de la région, proche de Martine Aubry, déjà candidate en 2007, André Guinde, conseiller municipal et général, soutien de François Hollande et proche de Jean-Noël Guérini, et Michel Amiel, maire des Pennes Mirabeau et conseiller général, lui également proche de Jean-Noël Guérini.
Pour la 14e circonscription, au contour réduit par le redécoupage, ils sont quatre hommes à prétendre être le meilleur : Antony Sette, directeur de la campagne municipale de Michel Pezet et soutien de François Hollande, Jacky Lecuivre, secrétaire de la section socialiste aixoise et soutien de Martine Aubry, Jean-David Ciot, maire du Puy-Sainte-Réparade, secrétaire fédéral du parti socialiste, acolyte de Jean-Noël Guérini, et Jean-Louis Canal, maire de Rousset et conseiller régional, soutien de François Hollande.
Dans le lot, actuellement, deux seulement ne détiennent pas de mandat électif, tous les autres sont déjà ou deviendraient des cumulards. Il y a là matière à réfléchir avant de choisir... D'autant que, vu les doutes engendrés par la gestion guérinienne de la fédération départementale, le parti socialiste a décidé qu'il n'y aura pas de primaires arbitrées par le vote des militants et que les investitures seront délivrées directement par les instances nationales.
A droite, pour la 11e, Christian Kert, le député sortant au mandat unique, est légitime pour se représenter sous les couleurs de l'UMP. Mais il voit sa présence contestée par Bruno Genzana, conseiller général et régional, qui veut être "le député des classes moyennes" (les autres, débrouillez-vous !), grand adepte de la migration politique puisque, en 28 ans de vie politique, il a porté une belle diversité de casaques, de l'UDF à l'UMP en passant par Démocratie libérale, et maintetant membre du Nouveau Centre depuis deux ans.
Après les grosses fâcheries avec Maryse Joissains à la veille de l'élection municipale de 2008, il s'était allié à François-Xavier de Peretti et à Stéphane Salord. En 2009, en contre-partie de son ralliement et de sa neutralité à la municipale rejouée pour cause d'annulation, Maryse Joissains lui avait cependant promis de lui faire réserver un poste aux régionales de 2010 et de le soutenir pour la législative de 2012.
Or, Maryse Joissains vient de prendre fait et cause pour Christian Kert, ce qui semble plus logique. Bruno Genzana va donc devoir goûter cette potion coagulée et amère servie en souvenir des prétentions de sa dissidence passée.
Deux solutions s'offrent à lui : renoncer et aller voir ailleurs ou se mettre en concurrence. Dans cette seconde hypothèse, les choses risquent de mal tourner pour lui. Car, comment être le candidat non investi par la machine UMP et se contenter du logo de sa formation très minoritaire qui présente un candidat crédité de 1% à la présidentielle ?
L'ayant rencontré par hasard il y a quelques mois, je lui ai fait part de ces observations alors même que Maryse Joissains ne s'était pas encore prononcée. Sa réponse a été : "Je sais mais rien n'est jamais joué". Ouais, peut-être, mais là ça sent le roussi.
En revanche, dans la 14e, Maryse Joissains n'aura évidemment pas de candidat concurrent significatif dans son camp. Certes, comme elle ne l'ignore pas, sa circonscription redécoupée et amputée de quelques bureaux votant généralement à droite pourrait lui être moins favorable que lors de ses deux élections précédentes. De plus, si vague rose il y a, sa réélection pourrait devenir problématique. Elle serait alors soumise au même destin incertain que celui de Christian Kert.
Quant à moi, que la facétie du titre de l'article me soit pardonnée, je n'ai nulle intention d'être candidat. Disons, pour l'instant... Ce qui ne m'empêchera pas de donner mon avis et, le cas échéant, de faire entendre ma voix, si affinités ou pas... 

15 septembre 2011

Le Ravi : La guerre des boutons... de la politique

une ravi 88Le Ravi aussi fait sa rentrée. En ce mois de septembre, le journal satirique régional met le paquet sur la politique avec les enjeux de l'élection présidentielle à laquelle il réserve cinq belles pages de sa grosse enquête.
Excellente analyse d'une guerre que laisse deviner le pastiche de sa une. La revue de détails des partis, les portraits et les infos dénichées ici et là sont impitoyables.
Et, à tout gouverneur toute horreur, Jean-Noël Guérini est lui aussi copieusement servi avec sa mise en examen et les soubresauts locaux et nationaux que le juge Charles Duchaine n'a pas manqué de susciter en cette rentrée fracassante sur le plan des affaires.
Je ne saurais trop recommander d'aller vite découvrir cette livraison du mois, agrémentée de brèves, de dessins et de la tonalité caustique qui habille la marque du journal (prix inchangé : 2,80€).

(Clic sur l'image pour agrandir)guerini ravi 88 castroblog

Le sommaire du n° 88 :
http://www.leravi.org/spip.php?article1138
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

16 novembre 2011

Scènes insupportables de la vie ordinaire

incivilites

La politique, ce n'est pas que les magouilles de quelques-uns. Ni les discours stratosphériques entre "élites" au langage savant et abscons à mille lieux des préoccupations concrètes des citoyens. C'est d'abord la gestion de la vie quotidienne. Celle qui est ou est devenue insupportable pour de nombreuses familles. A savoir, situation économique de pauvreté ou de grande précarité avec ses insuffisances et ses privations, manque de logements ou habitats indignes, sentiment d'insécurité ou insécurité subie, incivilités, la liste des maux et des souffrances est fastidieuse à établir. Oui, bon, et alors ? Où veux-je en venir ?
bruitHier, un article de La Provence racontait la vie infernale d'un habitant du centre ville. Son voisinage immédiat ne respecte aucune règle concernant le bruit, profère de violentes menaces et prend ainsi un malin plaisir à étourdir jusqu'à l'indicible des personnes tranquilles qui souhaitent simplement pouvoir dormir et se reposer une fois rentrées chez elles.
Il se trouve que la personne qui fait l'objet de l'article m'avait contacté pour recueillir quelques conseils. Ce qui m'avait ahuri, c'était le nombre de démarches que cet homme avait déjà effectuées auprès de presque toutes les autorités pour qu'on se penche sur cette situation invivable au point de l'obliger à aller dormir ailleurs que chez lui.
Il y a peu, l'ayant rencontré un soir alors que je me promenais en ville, je lui ai demandé ce qu'il faisait avec ses baluchons en main. L'homme m'a répondu, avec beaucoup de calme et de dignité : "Pour cette nuit, une fois de plus, des amis m'ont proposé de m'héberger chez eux".
Ses tentatives de raisonner les contrevenants, ses appels à la police et ses plaintes déposées n'ayant donné aucun résultat, je lui ai alors suggéré d'alerter la presse pour mettre cette histoire sur la place publique. Ainsi a-t-il fait.
Des lois existent pour assurer l'ordre public. Le problème, c'est que, face à la multiplication des incivilités, la police n'a pas tous les moyens nécessaires pour répondre à chaque sollicitation. On peut sans doute comprendre que ce soit le cas pour de petites dérives. Mais lorsque la gêne devient aussi intempestive et permanente, l'intervention devient une priorité.
matelas sommierAutre exemple de comportements défiant la logique et pourrissant la vie, celui de la saleté provoquée dans les rues par manque de civisme et de respect d'autrui. Là aussi, des règles existent. 
En ville, malgré des efforts constants pour améliorer la propreté, on voit encore, à toute heure du jour et de la nuit, des tas d'immondices s'accumuler sur les trottoirs. La municipalité explique dans son magazine qu'une réorganisation des services et des moyens est en cours et fait appel à un peu plus de responsabilité de la part des habitants. Comment être contre ?
Le hic, et j'en ai fait l'expérience hier même, c'est que si l'on a renforcé la collecte des encombrants au centre avec des patrouilles systématiques et régulières de bennes intervenant sans aucune prise de rendez-vous, cela a eu pour conséquence d'affaiblir la collecte dans le reste de la ville.
J'ai téléphoné hier au numéro dédié au service pour venir débarrasser un vieux sommier et un vieux matelas déposés indélicatement et lâchement dans ma résidence. Dans mon esprit, l'opération allait probablement nécessiter un petit délai, de l'ordre d'une semaine ou deux. Surprise, l'employée m'a fixé le rendez-vous du passage de la benne au 9 décembre, soit dans 24 jours ! Certes, je suis un être pétri d'une dose de patience allant bien au-delà de la bienveillance. Mais là, franchement, n'y a-t-il quelque chose d'urgent à faire pour réduire l'attente et faire disparaître au plus vite ces dépôts incongrus ?
commissariat aixDernier constat du jour. Bien que n'ayant que très exceptionnellement à faire avec les commissariats, hier, j'ai eu à me rendre à l'hôtel de police. Vers 11 heures, dans le hall d'accueil, il y avait vingt personnes, que j'ai eu le temps de compter en attendant mon tour, faut bien tuer le temps.
Ce qui m'a immédiatemlent frappé, c'est, comment dire, l'allure extérieure modeste d'une très grande partie de ces gens. Des gens qui venaient là, puisqu'on surprend malgré soi des propos échangés entre certains d'entre eux, pour déclarer des incivilités, des vols, des cambriolages et tous autres événements subis comme des actes immérités ou injustifiés souvent perpétrés par surprise, des actes d'un quotidien devenu quasi ordinaire.
Là, j'ai eu l'impression de me trouver face à toute la détresse du monde comme concentrée sur quelques mètres carrés. Des policiers allaient et venaient d'un côté à l'autre, montaient ou descendaient le grand escalier en spirale, se saluaient au passage et appelaient les noms des personnes à recevoir.
L'ambiance générale était calme et n'était sans doute pas étrangère au comportement retenu de ces personnes. Pourtant, il m'a paru que certains visages fermés dissimulaient imparfaitement ici une tristesse, là une inquiétude ou encore un désespoir.
Soudain, émanant d'une pièce invisible pour le public, un bruit de coups répétés et rageux contre une porte ou un mur ont ajouté une bande sonore au scénario quasi muet des visiteurs du moment. Cette irruption - cette effraction - tapageuse de violence jusque dans le hall ne pouvait être que celle d'un individu attrapé et confiné entre quatre murs. L'intervention efficace de deux policiers a vite permis de faire cesser ce tintamarre. C'était en quelque sorte un peu comme si, par procuration, le public était soulagé des déconvenues qui l'avaient contraint à aller les relater au commissariat.
Un effet de la puissance de la loi. C'est ma conclusion. 

7 juillet 2011

Dans le Canard, le chèque de Proglio à Guérini

guerini canard 6
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C'est encore le Canard enchaîné de cette semaine qui vient nous régaler de ses trouvailles. Le chèque ci-dessus n'est ni virtuel ni de bois. Comme on peut le lire dans l'article, la solidarité bancaire n'est pas un vain mot entre grands comptes bien garnis.
La somme indiquée pourrait à elle seule adoucir les nécessiteuses existences de milliers de personnes. Mais non. L'entraide n'est pas une valeur partagée. Elle n'est que le fruit d'arrangements et de services rendus ou à rendre entre canailles et racailles.

(Clic sur l'image pour agrandir)
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Tout le monde l'avait bien compris mais cela va mieux en le disant. Il est un autre ordre d'intérêts, pas très glorieux non plus, celui des relations d'amitié ou d'inimitié calculées en contrepartie de faveurs politiques accordées ou non. Cette brève en apporte l'illustration suffisamment parlante.     

(Clic sur l'image pour agrandir)
guerini canard 6

8 septembre 2011

Les épines sans la rose : Guérini mis en examen !

guerini canard mis en examen 1 

Il a bien fait d'être tout sourire, bêtasse et crispé, en arrivant au tribunal. Il va avoir moins de raisons d'en faire autant après ces quatre heures et demie qu'a duré son audition par le juge Charles Duchaine.
Le voilà ferré à son tour et mis en examen, comme son frère Alexandre, après avoir tout nié et joué l'homme serein en essayant de tromper tout son monde.
Le juge a retenu les quatre chefs d'inculpation déjà ébruités : "complicité d'obstacle à la manifestation de la vérité, prise illégale d'intérêt, trafic d'influence, association de malfaiteurs en vue du trafic d'influence et du recel de trafic d'influence".
A la sortie du tribunal, ses deux avocats ont, comme prévu, contesté la procédure judiciaire. Quant à Jean-Noël Guérini, il a ânonné une déclaration grandiloquente préparée bien avant son entrée. Il se dit innocent et victime d'une manipulation politique.
Certes, juridiquement, il convient d'observer la présomption d'innocence. Mais les faits sont maintenant connus voire bien établis. Prenant cependant les devants, il a annoncé sa mise en retrait du parti socialiste et sa décision de déléguer pendant la période judiciaire une partie de ses fonctions au premier vice-président du conseil général tout en ne démissionnant pas du poste de président.
Attendons toutes les réactions...

guerini express septembre 2011Le Nouvel Obs et L'Express ont fait leur couverture sur l'affaire Guérini. Tous les médias ont produit des dizaines d'articles retraçant la saga. Quant aux télés, beaucoup étaient présentes en direct à Marseille pour rendre compte du massacre.
On commence à avoir les prises de position des dirigeants du PS qui vont toutes désormais dans le sens d'un bannissement de Jean-Noël Guérini. Dommage que l'avis des militants sincères et non inféodés ait tant tardé à être considéré... 

 guerini canard 7
Guérini n'est pas vice-président du Sénat.
guerini barges 7

17 octobre 2011

La gauche accouche d'un garçon nommé Hollande

primaire garcon 

Un processus s'achève, une bataille commence. L'élection de François Hollande ouvre enfin la période des six mois restants avant la présidentielle.
Comme on le pressentait pour ce second tour de la primaire, la participation a été plus importante, atteignant presque les 3 millions de votants, avec de nouveaux venus malgré la défection de certains électeurs du premier tour.
Le score de François Hollande est franc et net, pas loin de 57%. Cela lui confère une assise solide que personne ne pourra lui contester. Les voix reportées sont allées majoritairement vers lui. Martine Aubry en a aussi bénéficié. Mais si le premier, dont la dynamique s'est poursuivie puisqu'il est passé (chiffres arrondis non définitifs) de 39% à 57% (+18%), la seconde a engrangé un apport moindre passant de 30% à 43% (+13%).
Après cette longue période de débats, de choix et de sélection finale, la campagne peut être lancée face aux droites Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen. A gauche, on ignore encore le niveau électoral des deux candidatures de Jean-Luc Mélenchon et d'Eva Joly mais elles se feront leur place. On peut toujours chipoter. Mais on ne peut imaginer qu'elles ne jouent pas tout leur rôle dans un rassemblement de second tour pour dégager le sortant de l'Elysée. Et tout cela me réjouit d'avance.

Résultats quasi définitifs
(Clic sur l'image pour agrandir)
primaire second tour

Opinion : Voilà, je le dis sans ambages, la preuve que DSK n'était pas nécessaire vient d'être donnée. Sa candidature baudruche, entretenue pendant de longs mois et le présentant comme l'homme providentiel et le sauveur irremplaçable, a vécu. Et a été définitivement enterrée hier. Morale à retenir : la légitimité d'un candidat sort des urnes, pas des ordinateurs des sondeurs.

sarko compte elysee - Copie
primaire leader

15 octobre 2011

Primaire : Mon vote pour Hollande... un François II

 primaire un seul gagnant

Cette journée de dimanche restera dans les mémoires. Comme il est espéré (sauf par la droite bien sonnée) que celle d'un prochain dimanche de mai verra la gauche accéder une nouvelle fois à la présidence de la République. Un autre François pourrait bien suivre le chemin de celui de 1981.
A mon avis, demain, les électeurs auront la volonté de le confirmer en tranchant nettement pour que cela advienne. Tout laisse penser qu'il en sera probablement ainsi. Car le mouvement en cours ne trompe pas.
Au premier tour, la participation a été très supérieure aux prévisions : 2.665.013 votants. Il serait étonnant qu'elle ne soit pas au moins égalée demain.
Les ralliements des quatre ex-candidats autour de François Hollande sont aussi des signes plutôt encourageants. Ils devraient être décisifs pour amplifier la dynamique de rassemblement et ouvrir ainsi la voie à un élargissement majoritaire dans le pays.
En tout cas, c'est ma conviction, c'est mon choix, c'est mon attente.

(Clic sur l'image pour agrandir)
primaire resultats aix 1er tour 9

Quelques caractéristiques du scrutin aixois :
(Merci à Pierre DARLES pour le tableau et les commentaires)

Au premier tour de la primaire, avec 6.650 votants, soit près de 8% des inscrits, Aix-en-Provence a enregistré une bonne participation, soit le double de la moyenne nationale. Cela représente une grande mobilisation avec 21% du potentiel de la gauche à Aix (au lieu de 15% en France).
On observe cependant de nettes différences de mobilisation selon les bureaux : les quartiers Nord, Cuques et le Plateau de Puyricard se situent au-dessus de la moyenne, jusqu’à 27% ; les quartiers populaires d’Encagnane-Corsy et Sud du Jas-de-Bouffan très au-dessous de la moyenne (12,5% et 14,8% seulement).
La principale cause n’est pas l’éloignement du bureau de vote mais le fait que les couches populaires ont peu voté, comme partout en France.

Les résultats définitifs nationaux du 9 octobre 2011
François HOLLANDE :      1.038.207 voix soit 39,2%
Martine AUBRY :                 806.189 voix soit 30,4% 
Arnaud MONTEBOURG :      455.609 voix soit 17,2% 
Ségolène ROYAL :              184.096 voix soit 6,9%   
Manuel VALLS :                  149.103 voix soit 5,6%   
Jean-Michel BAYLET :          17.055 voix soit 0,6%   

Comment et où voter à Aix-en-Provence :
http://www.ps-aix.org/les-primaires-citoyennes.html?PHPSESSID=bcbb8f8d7b5485e788ae0d01ca40afdf

logo bakchich
Un article original :
http://www.bakchich.info/Candidat,13078.html

9 août 2011

Elections 2012 : Abolir les prurits de la démocratie

democratie des urnes na

Ce n'est plus une surprise, Maryse Joissains fait toujours partie des 150 derniers députés en termes de présence parlementaire.
Il faudra bien, nolens volens, que le vrai débat ait lieu, un débat aussi nécessaire que vital pour la démocratie. Les mois qui nous séparent de l'élection présidentielle ne seront pas de trop pour reposer tous les enjeux sur la place réelle et reconnue des citoyens, les conditions d'exercice des mandats d'élus et les rapports entre les premiers et les seconds.
Dans ces domaines en particulier, tout est à revoir. Quelques propositions ont été faites à gauche. On attend celles de la droite.
Depuis quelques années maintenant, des sites publient des bilans d'activités des parlementaires. On y prend la mesure des coupures catastrophiques existant entre une grande partie de l'électorat et leurs représentants.
Outre que des pans entiers de sensibilités politiques ne sont nullement représentés au parlement, la représentation elle-même n'est qu'une image prismée de la réalité des forces politiques. La cause principale en est le système électoral majoritaire qui ne s'embarrasse d'aucune forme ou dose de proportionnelle.
Il y a tout aussi grave. C'est la perversion française, quasi exclusive dans les pays dits démocratiques, qui autorise un élu à cumuler plusieurs mandats de premier rang. Comment une république digne de ce nom peut-elle se satisfaire de cela ?
Il faut non seulement introduire le mandat unique mais aussi remettre de l'éthique en interdisant à tout élu ayant fait l'objet d'une mesure judiciaire de se présenter ou de se représenter à une élection. Peut-être alors, les citoyens regarderont-ils d'un meilleur œil la vie politique et referont-ils confiance à ceux qu'ils envoient dans les assemblées.
Regardons aujourd'hui le classement des trois députés du pays d'Aix et de son voisinage. Les trois groupes de graphiques montrent des différences qui sautent aux yeux. Les bilans de Christian Kert et de Richard Mallié sont plus fournis que celui de Maryse Joissains.
Et pour cause. Les uns n'exercent que le mandat de député, l'autre cumule à mort, maire d'Aix, présidente de la CPA et députée. Et on ne parle même pas ici des fonctions annexes liées de droit à tel ou tel mandat.
Dans notre département et notre région, les cumulards ne manquent pas non plus : Jean-Noël Guérini et Michel Vauzelle pour ne citer que ces deux.

(Clic sur chacune des trois images pour agrandir)
MJM classement joissainsMJM classement KertMJM classement mallie

Enfin, examinons ces quelques tableaux qui disent mieux que tout discours l'état de la démocratie en France (merci à l'auteur du site de m'avoir contacté pour me le faire découvrir).

(Clic sur l'image pour agrandir)
les crises representativite democratique - Copie
(Clic sur chacune des deux images pour agrandir)les crises representativite democratique hemicycleles crises representativite democratique hemicycle - Copie (2)

Grâce à Charlie Hebdo, nous apprenons qu'en Italie la démocratie est devenue un repaire de voyous sans pareil. Va-t-on laisser notre pays la rejoindre ?

logo Charlie Hebdo
(Clic sur l'image pour agrandir)
chers elus charlie 1

logo les crises
Les tableaux complets et des propositions de réforme : 
http://www.les-crises.fr/representativite-democratique/
Et d'autres articles clairs et passionnants sur les crises :
http://www.les-crises.fr

logo regards citoyens
Le classement de l'assiduité des députés :
http://www.regardscitoyens.org/etude-sur-la-presence-des-deputes-a-lassemblee-nationale-en-2010-%E2%80%94-2011/
  
logo lemonde
L'article du Monde sur les députés absents :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2011/08/02/cent-deux-deputes-seraient-passibles-de-sanctions-pour-absenteisme-repete_1555519_823448.html
  
Logo nos deputes
Un aure site intéressant et détaillé :

http://www.nosdeputes.fr
 
democratie des urnes chimulus

7 octobre 2011

Primaire : Mon vote sera pour François Hollande

 primaire j ai raison

J'ai lu de grosses dizaines d'articles et suivi tous les débats. Après m'être interrogé sur ma participation ou non à la primaire citoyenne, je me suis demandé si j'allais rendre mon choix public.
A l'évidence, l'organisation de cette pré-sélection à grande échelle à la candidature présidentielle est un exercice déjà vécu comme un apport très positif à la vie démocratique.
Pour ma part, ayant toujours voté à toutes les élections institutionnelles et à toutes celles qui me sont régulièrement ouvertes dans le cadre d'activités associatives, syndicales, mutualistes ou même bancaires, il me paraît utile et nécessaire de saisir aussi cette occasion novatrice et déterminante pour exprimer tout l'intérêt et toute l'importance qu'elle suscite en moi.
Dimanche, j'irai donc mettre consciencieusement mon bulletin dans l'urne. La gauche est et demeure mon camp. Et même si je ne me reconnais pas tout à fait dans l'idéologie et certaines pratiques du parti socialiste, j'ai souvent voté aux seconds tours pour cette gauche, par ralliement lorsque d'autres voies ne me permettaient pas de faire autrement.
mitterrandAujourd'hui, le moment est venu de prendre position pour exprimer ici ma préférence à la veille de passer par l'isoloir. Par mon affinité au parti radical de gauche, j'aurais pu bien sûr apporter mon suffrage au candidat du PRG. Je n'en ferai rien cette fois-ci. Ma conception de la politique m'aurait poussé à le faire si le parti avait continué à respecter Christiane Taubira que nous avions choisie avec audace pour la campagne en 2002.
Par dépit sans doute, cette dernière a rejoint un candidat socialiste qui est probablement aussi valeureux qu'elle dans ses combats pour une éthique affirmée de la vie politique mais dont la direction de certaines de ses options ne me convient pas.
Par élimination, je ne saurais apporter mon soutien à d'autres candidat(e)s me paraissant certes disposer de qualités certaines mais limitées à des champs de compétences susceptibles au demeurant de faire d'eux d'excellents ministres.
Mais qui alors ? A l'heure actuelle, la seule candidature qui me semble garantir l'émergence d'une stature présidentielle disposant d'une vision politique construite, globale et cohérente est celle de François Hollande. A mes yeux, c'est une personnalité de devoir et de respect qui ne manquera pas de redonner à la France et aux Français la dignité que le quinquennat, finissant encore plus mal qu'il n'avait débuté, leur à ôtée.
A dimanche donc... pour un "François II".

Guerini vider la poubelle 

Petit coup de gueule :
J'en ai assez de lire et d'entendre dire "les primaires socialistes", "les primaires", "les présidentielles". En effet, rien ne peut justifer ces pluriels lorsqu'il s'agit d'une élection nationale unique, même s'il y a deux tours.
En revanche, le pluriel est tout indiqué pour "les municipales", "les cantonales", "les régionales", "les législatives", "les européennes" qui, par nature, sont territoriales et multiples.
Mais pour un scrutin local particulier, par exemple Aix-en-Provence, le singulier s'impose car il s'applique à la seule "élection municipale" qui la concerne.
Quant à l'emploi de "présidentielles" au pluriel, il n'est nécessaire que si l'on fait référence à diverses élections dans le temps, par exemple, "les présidentielles" de 2002 et de 2007.
Enfin, la primaire de dimanche ne saurait être qualifiée de "socialiste", même avec cinq candidats sur six venant du PS et même si les électeurs socialistes en constituent la base en étant concernés au premier chef. Elle est devenue autre chose, disons citoyenne. La participation populaire élargie attendue dimanche en fournira la démonstration.

Le vote mode d'emploi et la liste des bureaux :
http://www.ps-aix.org/les-primaires-citoyennes.html?PHPSESSID=bcbb8f8d7b5485e788ae0d01ca40afdf

5 août 2011

La politique d'esbroufe de Maryse Joissains (3 et fin)

 chers elus miam

Ultime volet après ceux de lundi et de mercredi pour pointer quelques sujets liés à la gestion de la Ville d'Aix et de la Communauté du Pays d'Aix sous la gouverne de Maryse Joissains également députée.
sécuritéEn premier lieu, examinons ce que dit le rapport sur la sécurité publié le 7 juillet par la Cour des comptes sur la situation aixoise (oui, je me suis tapé la lecture des 248 pages du document !).
En gros, l'Etat ne fait pas preuve de cohérence politique en matière de gestion des forces de police. Et Nicolas Sarkozy est le roi de l'esbroufe. Déjà fin 2010, la Chambre régionale avait dressé un constat peu flatteur sur la politique globale municipale. Là, c'est au tour de l'insuffisance des effectifs de la police nationale à Aix d'être montrée du taser par les magistrats de la Cour des comptes.

logo cour des comptes
Extrait de la page 76 du rapport de la Cour des comptes
(Clic sur l'image pour agrandir)
cour comptes securite aix

antenne dangerPassons maintenant à la question épineuse et récurrente des antennes relais. Le débat avait été ouvert en 2007 par l'opposition pour proposer la création d'une commission chargée d'élaborer une charte des bonnes pratiques avec les opérateurs de téléphonie mobile. Cela avait déjà été mis en place dans certaines communes de France et d'Europe.
Après de longs mois, Maryse Joissains avait fini par instituer cette commission mais... vide de sens car elle écartait des représentants d'organismes nationaux indépendants. Cette commission ne s'est jamais réunie. Et donc rien n'a avancé pour tous ceux qui sont inquiets d'être exposés à proximité des installations critiquées.
Plus de quatre ans après, la question vient de refaire sa réapparition dans une délibération du conseil municipal de ce 11 juillet. La mauvaise excuse pour justifier la mise en sommeil de la commission a consisté à mettre ce retard sur le dos de l'annulation de l'élection en 2009. Qui peut le croire ? La bonne excuse pour relancer le processus a été de dire que l'arrivée prochaine d'un quatrième opérateur téléphonique nécessitait la poursuite des travaux de la commission, une commission tout ce qu'il y a de plus fantôme ! 
                       Lien délibération du CM du 11 juillet 2011 :
   => CM_11_juillet_2011_Commission_des_sites_radiotelephoniques

logo eco quartierVenons-en maintenant à la polémique sur le projet du quartier de la Duranne. Ce secteur de la ville connaît une urbanisation et un accroissement démographique importants (10.000 riverains d'ici 15 ans et déjà près de 6.000 actuellement).
Il s'est pricipalement développé depuis l'élection de Maryse Joissains, alors que le Plan local d'urbanisme n'a toujours pas vu le jour. Là encore les opérations d'aménagement, les constructions et les équipements publics ont été décidés sans vision globale.
Prise de conscience peut-être tardive, en mai 2009, la mairie a confié à l'architecte Vittorio Gregotti la mission, sans programme ni calendrier, de concevoir un éco-quartier (70ha) à partir de l'existant. Vu que le quartier est déjà bien avancé, on ne voit pas très bien ce que pourra faire ce grand professionnel pour panser les plaies et harmoniser ce territoire.
Ce qui, après les critiques d'architectes locaux, a aussi récemment fait réagir le conseiller municipal d'opposition Hervé Guerrera : "La Duranne est une cité-dortoir, une cagade". Colère des associations locales et l'adjoint spécial du quartier. Pourtant, concernant l'avenir de cette extension urbanistique, Guerrera a raison et il s'en est expliqué dans un courrier.

(Clic sur l'image pour agrandir)
duranne guerrera 1

Finissons avec cette information plus nourrissante. Il s'agit d'une annonce légale lançant un appel d'offres de prestations de services pour la CPA.
Au fait, quelles prestations ? De bouffe, bien sûr ! Des prestations de traiteurs pour réceptions, manifestations officielles, organisation d'événements, cocktails, buffets, plateaux repas, petits-déjeuners, le tout pour la si modeste somme de près de 300.000 euros. Allez, bon appétit et bon renvoi... de bulletins de vote.

Extraits de l'appel d'offres
(Clic sur chaque image pour agrandir)
appel offre CPA buffet 1appel offre CPA buffet 2

"L'organisation et la gestion des forces de sécurité publique " :
http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RPT/Rapport_public_thematique-securite_publique.pdf

L'article du Monde :
http://insecurite.blog.lemonde.fr/2011/07/08/rapport-de-la-cour-des-comptes-sur-la-politique-de-securite-ou-est-le-probleme/

Politique de sécurité à Aix :
Chambre régionale des comptes rapport de novembre 2010 :
http://www.ccomptes.fr/fr/CRC22/documents/ROD/PAR201023.pdf

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