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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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8 novembre 2010

Marseille 2013 : Le débat du Ravi comme si on y était

ravi_mennucci_pezet_muselier
Dessins de Trax 
http://trax.revolublog.com/

Le débat sur Marseille capitale européenne de la culture organisé le 4 octobre par Le Ravi et présenté par son rédacteur en chef, Michel Gairaud, est maintenant en ligne. Je l'ai écouté dans sa totalité. On y découvre beaucoup d'informations, sans langue bois. Et c'est appréciable.
La première partie rassemble les échanges entre Renaud Muselier (Ville de Marseille), Patrick Mennucci (Conseil régional) et Michel Pezet (Conseil général). La seconde partie ouvre le débat avec le public.
Si l'on veut comprendre le processus et la portée de cet événement qui n'est plus qu'à deux ans de voir le jour, il faut en saisir les difficultés d'organisation tout en s'interrogeant sur les perspectives et l'impact durable, ou non, de cette occasion unique en son genre.
Le site du Ravi propose l'enregistrement sonore du débat et sa retranscription quasi intégrale. Le n° 79 de novembre en donne également un condensé.

"Peut-on miser sur 2013 ?"

ravi_debat_marseille_culture
photo Nathalie Crubézy du Collectif à-vif(s)

L'enregistrement sonore (débat 1h05', questions du public 40') :
http://www.leravi.org/IMG/mp3/le_ravi_peut_on_miser_sur_2013.mp3
La transcription des échanges entre les trois élus :
http://www.leravi.org/spip.php?article1054
Mon précédent article sur le sujet :
"Marseille 2013 : Le Ravi a organisé un débat public" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/10/06/19253476.html

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17 décembre 2010

Alexandre Guérini, droit au but avec des mots choisis

gros_motsC'est simple comme un coup de fil. Sauf, si on est écouté, sans encore s'en douter. Dans toute affaire délicate, on prend bien sûr quelques précautions de langage. Surtout en privé. On ne sait jamais, hein. Et il arrive que, question syntaxe, on ne soit pas aussi prévenant. Après tout, hein, chacun fait comme il veut.
Or, voilà que les écoutes téléphoniques des conversations d'Alexandre Guérini révèlent chez lui une verdeur bien... ordurière. C'est ça. Notamment quand il n'est pas content de certaines personnes ayant des responsabilités.
"Ma façon de m'exprimer me désavantage, reconnaît-il lors de sa garde à vue, parce que je vais droit au but et sans fioriture." Sûr qu'au football, avec des attaques aussi calibrées, on lui attribuerait sans conteste le titre de meilleur buteur.
Pour l'instant, la justice ne lui pas permis de retrouver son terrain de jeu.
En revanche, hier, un de ses très proches amis, Philippe Rapezzi, chef d'entreprise, qui avait été écroué comme lui début décembre, a été remis en liberté sous caution tout en restant mis en examen pour "complicité d'abus de biens sociaux, détournement de biens publics et recel de détournement de fonds publics."
Merci à Bakchich pour l'article ci-dessous.

(Clic sur chaque partie de l'image pour agrandir)
Pour un meilleur confort de lecture, j'ai découpé le texte en deux parties
bakchich_guerini_pistonne___Copie___Copiebakchich_guerini_pistonne___Copie___Copie__2_

16 décembre 2010

Les mauvaises manières de "monsieur Lagarde"

 ravi_giocanti_dessin

Les affaires sont les affaires. Voici un article béton publié par Le Ravi de décembre sur un cas d'espèce où l'on croise une personnalité de haut vol…

Avec l'appui des cadors locaux, Xavier Giocanti fait de juteuses affaires, mais ne veut pas que ça s'ébruite.

Compagnon de Christine Lagarde (ministre des Finances depuis 2007) et ami d'enfance du député UMP Renaud Muselier, Xavier Giocanti a des manières qui ne sont pas à la hauteur de ses illustres fréquentations. Pour preuve, il a refusé de répondre au Ravi ! Un manque de tact que le collectif Cap au Nord et l'association Comptoir de Mourepiane ont également pu apprécier.
Depuis juin, ils s'opposent à la construction de bureaux au pied de la colline de Mourepiane, à l'entrée de L'Estaque (16e arr.). Un projet avec vue sur la mer porté par Résiliance, la société marseillaise de ce quinqua spécialiste, ça ne s'invente pas, d'opérations immobilières de défiscalisation. Petit plus : le statut de ZAC (Zone d'aménagement concertée) du secteur qui offre de juteux abattements fiscaux aux futurs acquéreurs. "Ce ne sont pas des enfants de chœur. Ils cherchent à imposer des relations individuelles, il y a des pressions, c'est épuisant", témoigne Cap au Nord, qui propose de son côté l'aménagement "d'un espace public sur le dernier espace libre du quartier."
"Les pressions" ont débuté dès la découverte du permis de construire, en juin. A sa demande de recours gracieux adressée à Jean-Claude Gaudin, vendeur de la principale parcelle du terrain et toujours aussi prompt à signer un permis de construire (le Ravi n° 79), malgré un sol instable et la présence d'une plante protégée, le collectif reçoit une réponse de… Résiliance, qui était en copie. Par l'intermédiaire de ses avocats, monsieur Lagarde formule, de manière à peine voilée, des menaces de demande d'indemnisation.
L'automne ne l'a pas rendu plus sympathique. Début octobre, les collectifs tombent cette fois sur un avis d'enquête publique portant sur la modification de la ZAC. Lancée discrètement par la Communauté urbaine de Marseille (compétente en la matière) du socialiste Eugène Caselli, elle promet également de jolis cadeaux à Xavier Giocanti : la suppression d'un chemin gênant et la possibilité de faire passer son projet de 9.000 à 14.000 m² en augmentant la hauteur de construction de 14 à 21 m. A 2.600 euros le m², la culbute est tellement alléchante que, curieusement, l'homme d'affaires a déjà anticipé la modification dans sa communication. Une anticipation tout à fait légale selon les services de MPM, qui ne dit par contre rien de ses propres motivations…
Plus véhéments, les collectifs obtiennent début novembre de Samia Ghali, sénatrice-maire PS du secteur et vice-présidente de la CUM, l'organisation d'une réunion publique. Invité, l'entrepreneur y fait bonne figure. Mais reste très entreprenant. "Samia Ghali a pris parti contre la surélévation et Xavier Giocanti s'est incliné, poursuit Cap au Nord. Mais deux semaines plus tard, il nous a invités à le rencontrer. Il nous a demandé de céder sur un étage contre l'aménagement de la falaise et l'entretien du chemin. Alors qu'on ne compte plus les bureaux à louer dans le secteur, leur intention était de nous prouver l'intérêt économique évident du projet pour la zone. Ils voulaient aussi créer un climat de confiance, car ils ne veulent pas que l'on fasse du bruit, qu'il y ait des articles dans les journaux."
Loupé !                                                                   Jean-François Poupelin

Et sur Bakchich : "Les petites affaires de monsieur Lagarde" :
http://www.bakchich.info/Les-petites-affaires-de-Monsieur,12174.html
Et puis ceci :
http://www.lemonde.fr/politique/article/2010/08/04/le-compagnon-de-christine-lagarde-condamne-a-rembourser-des-subventions-europeennes_1395481_823448.html

Mon article du 5 novembre 2010 :
"Le Canard enchaîné et le petit cabanon de Muselier" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/11/05/19519459.html

15 décembre 2010

Quand Alexandre Guérini aide des proches à se loger

guerini_alex_logement_HLM
(Clic sur l'image pour agrandir) 

Toujours plus de révélations… Pas même le temps de finir de lire tout ce qui s'écrit que de nouveaux documents surgissent des placards.
Hier, Bakchich a mis en ligne de nouvelles informations. Y figure une partie de la transcription des écoutes téléphoniques dont Alexandre Guérini a fait l'objet. Il s'agit ici d'une conversation avec la directrice de cabinet du président de l'office HLM départemental 13 Habitat dans le but de placer des proches. Résultat : appel reçu cinq sur cinq et logement attribué, contrat de location à l'appui.

"L'agent Guérini loge la famille Barresi" :
http://www.bakchich.info/L-agent-Guerini-loge-la-famille,12656.html 

Comment faut-il interpréter ce slogan
et ces informations sur le site de 13 Habitat ?
logo_13_habitat_texte

4 novembre 2010

Elections US 2010 : Obama garde encore des atouts

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Parler de cohabitation dans le cas des Etats-Unis n'est pas tout à fait juste. En France, cela signifie qu'une majorité législative dirige le gouvernement face au président de la République. Le premier ministre applique son programme qui n'est plus celui de l'ex-majorité présidentielle.
Aux Etats-Unis, l'exécutif reste entre les mains du seul président mais son action peut être freinée, limitée ou entravée. Il dispose encore de toutes les prérogatives constitutionnelles pour faire passer ses lois. Il peut cependant chercher des accords de circonstance avec ses opposants. Ces derniers n'ont pas à proprement parler l'initiative des lois. Le président peut en outre user de son droit de véto régalien pour contrarier le cas échéant des exigences trop poussives de ses adversaires.
Si, pour ce renouvellement législatif, Barack Obama a rencontré une déconvenue certaine, il est singulier d'observer qu'en dépit de ce qu'annonçaient des sondages il a réussi à conserver une majorité au Sénat. Et cela lui procure un moyen de pression non négligeable face à la Chambre des représentants. De ce point de vue là, Barack Obama n'est donc pas totalement privé de son pouvoir. Mais, bien sûr, il ne pourra pas appliquer tout son programme et il sera amené parfois à composer avec les républicains.
Il n'est pas encore écrit que ses chances d'être réélu en 2014 soient pour autant anéanties. L'exemple de Bill Clinton qui a traversé le même type de situation lors de son premier mandat ne devrait pas décourager sa volonté de surmonter cette parenthèse. 

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10 décembre 2010

Renaud Muselier sous protection policière

muselier_par_oliv_dans_bakchich___CopieC'est aujourd'hui, en séance publique du conseil de la communauté urbaine de Marseille, que risque de se jouer une partie de jets de boules puantes. Les échanges, qui n'ont pas  vraiment eu lieu lundi matin au conseil municipal au sujet des affaires judiciaires que l'on sait, s'invitent donc dans cet autre hémicycle.
C'est Renaud Muselier qui s'est promis de relever le défi. Alors, on verra bien jusqu'où il ira, s'il peut toutefois y peut aller. Le site Bakchich a publié hier un article qui envisage une possible autre attitude. Et pour cause…

Les explications sont ici : 
http://www.bakchich.info/Renaud-Muselier-sous-protection,12616.html

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Ce vendredi 14h00 :
Finalement, quelques éructations et... de bien tendres courbettes :

(Clic sur l'image pour agrandir)guerini_seance_MPM_10

29 octobre 2010

Un plan campus à donner envie de refaire ses études

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Le projet d'extension issu du Contrat Etat / Région 2007-2013

Un gros demi-siècle s'est écoulé depuis la construction de la "nouvelle" faculté de lettres d'Aix succédant aux locaux situés initialement en centre ville. Une simple visite des bâtiments suffit pour constater l'état actuel de son délabrement. Autant dire que les conditions d'études sont peu réjouissantes dans pareil environnement. A quoi s'ajoute un manque de locaux, notamment pour les salles de cours où les étudiants ne trouvent même plus la moindre place.
Du changement est annoncé. Avec, d'une part, les travaux des Contrats de projets Etat / Région et, d'autre part, les rénovations annoncées du Plan campus.
Dans le premier cas, après les investissements de la période 2000-2006, a suivi la mise en œuvre du contrat 2007-2013. Même si c'est seulement en avril dernier qu'a été posée la première pierre de ces travaux d'extension du site Schuman qui comprennent notamment la requalification de l'entrée principale et la remise des bâtiments aux standards internationaux.
Le projet se caractérisera par la construction de deux bâtiments distincts, d'un forum, d'un parc de stationnement de 82 places, d'aménagements extérieurs et d'espaces verts. Le coût total s'élève à 17,2M€ pour une superficie de 64.000 m². L'achèvement est programmé pour décembre 2011.

Les financements des deux contrats de projets Etat / Région
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Autre chose est le Plan campus qui touche 12 sites universitaires nationaux et qui fait l'objet d'une exposition de préfiguration à la Cité de l'architecture à Paris du 28 octobre au 6 décembre. Dans ce cadre, celui d'Aix-Marseille disposera d'une dotation globale de 500M€ fournie par l'Etat, avec pour Aix des participations croisées de l'Etat (125M€), de la Région (36), du Crous (95), de la CPA (36), de la Ville d'Aix (10) et du Département (non encore précisée).

(Clic sur les images pour agrandir)
La vie en couleurs du projet vanté par les architectes
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La première tranche de chantier devrait s'achever fin 2014. Au final, pour le projet d'Aix, il s'agit officiellement de réhabiliter la fac de lettres et la fac de droit, de construire une autre faculté d'économie et de gestion près du Creps après franchissement de l'autoroute, de construire environ 2.000 logements pour étudiants dont 300 sur le campus et de traiter les problèmes de stationnement et de transports en commun.
Tout cela devant se faire pas à pas, le projet définitif nécessitera une autre tranche qui devrait prendre encore quelques années. D'ici là, aura déjà été opéré en janvier 2012 le regroupement des trois universités en une université unique de 70.000 étudiants, ce qui la placerait au troisième rang national.
Défi perso osé : Comme pour le projet de la polyclinique du Montaiguet, j'ai un peu de mal à croire au ramage et au plumage que nous vantent et vendent les architectes. Si toutefois un jour la fac de lettres avait vraiment pareille allure, moi qui y ai fait mes études et même enseigné, je jure que je suis prêt à aller y refaire tout mon parcours universitaire.

Mon précédent article sur le même sujet :
"Plan campus… ou camping ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/04/16/17591773.html
Des documents plus détaillés (et d'autres images) :
L
e dossier Etat / Région 2007-2013 :
http://www.ac-aix-marseille.fr/wacam/upload/docs/application/pdf/2010-04/dp_pose_de_la_premiere_pierre_small.pdf
Le Plan campus : (voir page 15)
http://www.univ-cezanne.fr/fileadmin/Univ_UPCAM/Documents/Actualite/12_dpcampus_du_21e_sciecle.pdf
Le projet universitaire aixois :
(voir pages 19 à 43)
http://www.pres-aix-marseille.fr/Local/pres/dir/marion/generalites_pres/Operation_Campus_dossier.pdf

8 décembre 2010

CM de Marseille : Quand affaire rime avec se taire...

logo_MarseilleA écouter tous ceux qui détiennent du pouvoir en location à la tête ou sein de collectivités, quand il y a des affaires, mieux vaut pour tous ne pas trop en parler.
C'est le principe du "nous-pas-intérêt-à-agiter-les-ordures-chez-les-autres-sinon-gare-à-nos-propres-effluves".
La posture empruntée d'entrée par Jean-Claude Gaudin lundi au conseil municipal de Marseille en est l'illustration parfaite (J'ai suivi cette séance en direct sur internet) avec la lecture d'une déclaration hypnotique.
"Une affaire judiciaire concernant des incriminations de blanchiment, abus de biens sociaux, détournement de fonds et de biens publics, recel, corruption active, a de nouveau attiré sur notre département et notre ville un soupçon global sur notre capacité collective à l'honnêteté. […] Faisons avancer Marseille en travaillant et débattant honnêtement et dignement comme nous avons toujours fait."
"Applaudissements de tout l'hémicycle"
, a rapporté La Provence.
Déclaration grandiose ! Seulement voilà, aucun nom n'a été prononcé et on n'évoque qu'"une" affaire, pas les affaires. On n'en sait donc pas plus sur ce qui se passe ? Pourtant, a ajouté le maire, cela "a attiré de nouveau un soupçon global sur notre capacité collective à l'honnêteté."
"De nouveau",
tiens, tiens, il y aurait eu quelque chose précédemment ? "Honnêteté", il n'y a donc jamais eu d'élus ou de fonctionnaires d'aucune collectivité mis en cause voire condamné ? Et puis, le joli mot "dignement", sans doute utilisé pour faire honte par avance à ceux qui auraient la tentation de se vautrer dans des conduites d'égoutiers. Raté. Lundi, il y avait au moins deux égoutiers qui avaient omis de chausser leurs bottes.
D'abord, Yves Moraine, ci-devant président du groupe majoritaire, qui balance sur "des élus et des hauts fonctionnaires du conseil régional mis en examen pour des détournements de fonds." Coucou Sylvie Andrieux. Puis, Bruno Gilles, par ailleurs sénateur, qui, répondant à une élue socialiste lui demandant d'arrêter de la pointer d'un index menaçant, plonge à pieds joints dans le graveleux avec cette formule toute bigardienne "mon doigt, je le mets où je veux".
Et Renaud Muselier ? Rien de sa part ? Ben, si, pardi. Déjà, il n'avait pas applaudi le beau discours de son maire. Puis, à la sortie, raconte La Provence, regrettant que le maire ait invité les élus à ne pas s'exprimer sur le sujet, il a confirmé qu'il entendait bien poser des questions sur l'affaire des déchets lors de la réunion de la communauté urbaine de vendredi. Là, on comprend mieux que le nom d'Alexandre Guérini sera prononcé.
Et l'opposition dans tout ça, alors ? Eugène Caselli a relevé "l'attitude extrêmement digne" de Jean-Claude Gaudin. Car le conseil municipal, a-t-il estimé, n'est pas "le lieu propice à la polémique". Mais, admet-il toutefois, il n'est "pas contre un débat" au sein de Marseille Provence Métropole, débat "qui devra rester dans les limites républicaines".
Et Patrick Mennucci ? Lui aussi a apprécié la volonté du maire de ne pas débattre. "J'en avais discuté avec lui. Jean-Claude Gaudin n'avait pas envie que la séance devienne une foire d'empoigne et je n'aurais pas laissé passer une mise en cause du PS."
Et que pense Jean-Noël Guérini de toute cette affaire ? Pareil. Le 2 décembre, dans une interview à La Provence, reprise son blog, il a déclaré : "Je ne suis concerné ni de près ni de loin par les affaires et les entreprises de mon frère." Il a également annoncé qu'il s'exprimerait sur le sujet avant la fin décembre. "Le moment venu, je parlerai parce que j'ai des choses à dire." On bout d'impatience.
Pour finir, comme l'avait fait Michel Vauzelle pour prendre les devants dans les accusations liées à l'affaire des subventions, Eugène Caselli a porté plainte contre X à titre conservatoire dans l'affaire de marchés publics présumés frauduleux.  Ouais, verra bien qui verra le dernier.
Et au fait, que devient Alexandre Guérini au milieu de tout ça ? Deux jours après sa mise en détention provisoire, il a demandé à son avocat de faire appel de son placement, "contestant avec force toute implication dans les faits qui lui sont reprochés." Yaka.

27 octobre 2010

Manif à Aix : "La retraite est une affaire de jeunes"

manif_26_octobre_2010_009___Copie
(Clic sur les images pour agrandir)
(Photos perso LAC)

Bon, allez, on ne va pas une nouvelle fois chipoter sur les chiffres. Les agences de presse ont estimé à une centaine le nombre des étudiants qui ont défilé à Aix hier après-midi. Personnellement, j'en ai dénombré pas loin de 80. En revanche, je n'ai aperçu aucun policier en train de compter.
A l'initiative de l'Unef au plan national, la section d'Aix a réussi à réunir environ 200 étudiants en assemblée générale à la fac de lettres pour diffuser de l'information et faire voter à la fois pour cette manif sans blocage et pour des actions au moins jusqu'au 4 novembre.
Un cortège s'est ensuite formé, escorté par une demi-douzaine de voitures et autant de motos de la police nationale.
La première halte a eu lieu sur le pont de l'autoroute A8. Une grande banderole a été déployée sur la barrière, visible par les automobilistes. A l'évidence, la recette a touché juste. Pendant que les étudiants reprenaient des slogans fustigeant un personnage dont il est nul besoin de rappeler le nom ici, de nombreux véhicules ont joyeusement klaxonné, les plus énergiques étant sans conteste les routiers.

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"La retraite est une affaire de jeunes"

Pendant ce temps, les voitures passant sur le pont ont pu circuler sans encombre, certains marquant le pas pour observer le mouvement notamment à la vue d'une autre banderole "La retraite est une affaire de jeunes".
Environ un quart d'heure plus tard, les manifestants ont emprunté le rond-point de la 4e Région aérienne pour remonter l'avenue Pierre-Brossolette. La circulation a été momentanément stoppée sans que cela exaspère les conducteurs passant par là.
Le second point de rassemblement a été le Pôle Emploi. Là, étrangement, alors que la manifestation était d'un grand pacifisme, mais sans doute par précaution, les portes étaient closes. Un symbole des portes bouchées pour l'emploi ? Pour rappel, le problème du chômage touche 23% des jeunes actifs.
Après une demi-heure en tout, consigne a ensuite été transmise de retourner à la fac. Selon les organisateurs, ici comme dans d'autres villes universitaires, l'objectif de cette journée n'était pas de mobiliser de grosses foules mais d'occuper le terrain pour servir de relais avant les manifestations nationales programmées pour jeudi.

6 décembre 2010

De mauvais vents à la Communauté du Pays d'Aix...

 CPA

Quel(s) terme(s) pour décrire ce qui se passe à la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix ? Depuis septembre, la presse, notamment La Provence, a raconté les divers épisodes du feuilleton. Mécontents de certains aspects de la gouvernance de Maryse Joissains, 32 maires sur 34 ont décidé de réagir. D'abord, en se réunissant entre eux, puis, en lui adressant une lettre rédigée en commun.
Les deux points les plus évoqués sont : la décision de Maryse Joissains de licencier le directeur général des services de la CPA en poste depuis seulement un an et demi, et le parasitage des débats par des conflits aixo-aixois importés au sein de la communauté en même temps que la part trop belle qui serait faite à Aix dans le nombre de postes à responsabilité et dans les répartitions budgétaires motivées par des charges de centralité excessives.
Moments de mauvaise humeur, protestations, rencontres, rendez-vous et échanges en coulisses se sont multipliés pour tenter de trouver une porte de sortie. En conséquence, la dernière réunion publique du conseil communautaire a même été reportée deux fois.
Maryse Joissains a visiblement fait des propositions pour essayer de faire cesser les critiques, avec une sorte d'ouverture en direction des maires de gauche en leur confiant de nouvelles responsabilités et des réponses aux maires de droite qui demandaient aussi un rééquilibrage de la représentation au sein du bureau communautaire (jusqu'ici 21 aixois sur 61 membres) pour favoriser l'expression démocratique.
Il a donc fallu près de deux ans et même plus pour en arriver là. On ne peut que s'étonner que ces revendications soient si tardives de la part des frondeurs. Certes, la gestion des intercommunalités est censée s'opérer sur le consensus le plus large. Mais, quand même ! Pourquoi crier au loup seulement maintenant alors que les choses étaient déjà mal engagées depuis le début. Comment donc, personne ne se souvient des transferts de compétences non obligatoires de la Ville d'Aix vers la CPA imposés depuis au moins 2004 ?

 L'organigramme encore en vigueur à la CPA
jusqu'au licenciement du DGS
neveu_organigramme 

Venons-en maintenant au licenciement du directeur général des services, qui semble avoir attisé le feu. Une fois de plus, si l'on comprend bien, la présidente a voulu se séparer d'une personne… qu'elle a elle-même recrutée. Avec ce nouveau cas, on atteint presque le tragique de répétition.
On se souvient du sketch de Nicolas Sarkozy se flattant d'être un excellent directeur des ressources humaines. On sait ce qu'il en advenu avec la sortie des traitres recrutés à gauche. Maryse Joissains semble être la spécialiste locale de la méthode. Et en pire.
Pour mémoire, depuis 2001, la liste de ses fantaisies relève presque du record. Qu'on relise ce que j'écrivais déjà en mars 2009 :
Lors du premier mandat, l'excellent  directeur de l'Agence d'urbanisme a été viré pour avoir participé à titre personnel à une conférence sur l'urbanisme. Dans la même période, c'est la très compétente directrice de l'Association des crèches, en place depuis de longues années, qui a été abusivement licenciée pour… aucune faute !
Puis, est venu le tour du directeur de la sécurité municipale, ancien commissaire, recruté pour ses qualités incontestables, qui a été mis au placard pour avoir manifesté des désaccords sur la politique à mener. La charrette s'est alourdie avec le licenciement du directeur des ressources humaines qui refusait de se plier aux injections politiques de recrutement. Il faut signaler dès à présent que la plupart ont gagné leurs procès en abus de pouvoir contre Maryse Joissains. Mais, continuons les rappels.
En sept ans, cinq directeurs se sont succédé à la tête de l'Office HLM et un sixième vient de prendre ses fonctions. Rayon instabilité, on ne peut guère faire mieux, le record de Dati est battu. Pour être complet sur cet exemple, le plus récent directeur "débarqué" a été reclassé directeur du Centre de formation des apprentis avec une indemnité inférieure à celle d'un licenciement mais suffisante pour qu'il ne se répande pas dans la presse. Histoire de donner le change en économie de moyens, c'est la directrice du CCAS qui a pris sa suite à l'office.
Il y a peu aussi, le valeureux directeur des services de la Communauté du pays d'Aix a été reclassé comme "conseiller technique", laissant sa place au profit d'un ami politique de Maryse Joissains. Pour combien de temps, serait-on tenté de dire. Car, il se dit que le nouveau directeur n'a en tête que de "mettre les élus au pas". Ça promet !
Pour clore, provisoirement, venons-en au cercle le plus proche. Maryse Joissains, dont le sens familial n'est plus à démontrer, avait recruté son époux Alain comme directeur de cabinet à la mairie (l'appel en annulation de son contrat est désormais en cours) et leur fille Sophie comme directrice de cabinet à la CPA. Pour le second mandat, Ils ont été remplacés à leurs deux fonctions par une seule et même personne, l'ancien directeur de l'hôpital d'Aix. Lequel, après seulement quelques mois d'exercice, vient de plier bagage à son tour. Etonnant que les médias n'aient pas rapporté l'information et les raisons.
Enfin, il m'a été murmuré que le directeur actuel des services municipaux, en poste depuis six ans, va lui aussi dégager et que son remplaçant pourrait être le fonctionnaire ayant lui-même pris la place du directeur des ressources humaines licencié (et rétabli dans ses droits).
Si des doutes subsistent sur le pourquoi de ces tous ces mouvements, précisons qu'ils sont le plus souvent annoncés comme ayant pour base la "perte de confiance" de Maryse Joissains envers ces fonctionnaires et collaborateurs. Mais on l'aura compris, les explications relèvent plus de la purge et de la versatilité que de l'intérêt général.
Comme on pourra le lire ci-dessous, le DGS de la CPA est sommé à son tour de rejoindre la cohorte des bannis. Disant cela, je ne voudrais pas laisser croire que je le défendrais. Le connaissant depuis très longtemps, je n'ai jamais partagé ses idées de droite.

(Clic sur les images pour agrandir)
Deux billets livrant des détails du conflit entre Joissains et le DGS
publiés par le site "Info-économique"
Le 19 octobre 2010
neveu_billet_1
Le 4 novembre 2010
neveu

2 décembre 2010

Alexandre Guérini mis en examen et en prison

guerini_alex___CopieC'est donc tard hier soir qu'Alexandre Guérini a été mis en examen puis écroué aussitôt pour "détournement de fonds publics, recel et blanchiment, abus de biens sociaux, trafic d'influence, corruption active et détention d'un chargeur de pistolet Glock". Le suspense sur son sort est allé crescendo comme dans un scénario à la Hitchcock. Pourtant, en juillet dernier encore, il s'insurgeait contre tous les racontars qui n'auraient visé qu'à l'impliquer dans cette horrible saga sur des marchés publics présumés frauduleux liés au traitement de déchets. Il réclamait alors d'être entendu par le juge Charles Duchaine.
Voici ce qu'il déclarait dans une longue interview au Nouvelobs
"Je demande qu'on arrête cette chasse à l'homme, cette guerre des nerfs dangereuse, et qu'on m'entende enfin. […] Moi, ce que je peux vous dire, c'est que je suis victime d'une extraordinaire cabale qui vient de loin. […] Je suis un homme qui subit une forme de lapidation pu­blique. […] Je suis soumis à une lente tor­ture, les yeux bandés. […] Je n'ai jamais ni surfacturé ni trempé dans aucune ma­gouille." 
Après de nombreuses perquisitions et de longues enquêtes, prenant son temps, le juge l'aura donc interrogé quand bon lui a semblé. Le résultat est tombé tard hier soir après deux journées de garde à vue.  
Hier également, avant le cas particulier d'Alexandre Guérini, six autres personnes avaient aussi été mises en examen. 
D'abord, Jeannie Peretti, sa compagne, qui a très récemment pris le relais à la tête de ses sociétés, Michel Karabadjakian, directeur général adjoint chargé de la propreté à la communauté urbaine de Marseille, plus Mireille Duval et Christophe Bringuier, deux fonctionnaires de la Communauté d'agglomération d’Aubagne. 
Enfin, dans la journée, Philippe Rapezzi, proche d'Alexandre Guérini, longtemps à la tête de SMA Environnement, et Daniel Pinna, directeur général des services de l'Agglomération d'Aubagne jusqu'en 2009. 
Réagissant à ces dernières 48 heures, dans des propos rapportés par La Provence, Jean-Noël Guérini a expliqué : "Il reste mon frère, mais lui c'est lui, moi c'est moi. Le conseil général n'est en rien concerné par les affaires." Par ailleurs, le président du Conseil général, mais aussi secrétaire de la fédération du Parti socialiste, a laissé entendre qu'il s'exprimerait plus longuement avant fin décembre. 
Note personnelle :
A vrai dire, l'affaire devenue publique aujourd'hui n'a pas dû surprendre ceux qui, dans des bribes de conversations en coulisses du monde politique, fronçaient les sourcils, faisaient la moue ou s'interrogeaient à voix basse lorsque quelqu'un, le connaissant ou pas du tout, prononçait le nom d'Alexandre Guérini. Intrigues et magouilles, disaient certains. Rumeurs et médisance, rétorquaient d'autres. 
En tout cas, pendant plusieurs années, alors que j'étais encore élu, alors que je n'ai jamais rencontré le personnage, j'ai souvent entendu dire à son sujet tout et son contraire sans que quiconque puisse justifier quoi que soit en bien ou en mal. Désormais, les choses semblent faire leur chemin en direction d'une réalité plus tangible. 

 Un excellent article à relire :
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La saga des Guérini vue par le Nouvelobs (en décembre 2009)
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/12/22/16239927.html
 
        
Et aussi l'article du Canard enchaîné :
(Clic sur l'image pour agrandir)

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Pour d'autres articles sur l'affaire Guérini,
voir les nombreux liens dans mon billet d'avant-hier 30 novembre.

29 novembre 2010

Joissains pour un cadeau fiscal aux écoles privées

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(Clic sur l'image pour agrandir)

La proposition de loi ci-dessus est assez récente. Elle a été déposée sur le bureau de l'Assemblée nationale par 80 députés de droite dont des cosignataires comme Maryse Joissains, Christian Kert et quelques autres députés de chez nous.
(Merci aux internautes qui me l'ont signalée.)
Ce texte vise ni plus ni moins à instaurer le principe d'une exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties. Ah, mais pour qui, au fait ? Ben... pour les écoles privées. Au passage, même si les instigateurs de cette démarche ne le disent pas ouvertement, il s'agit en fait pour eux de promouvoir cette forme d'enseignement.
Plusieurs remarques. 
L'exposé des motifs démarre très fort. Il se veut à la fois indiscutable et positif. Selon tous ces députés, "il est incontestable que les écoles privées rendent des services extrêmement appréciables aux communes sur lesquelles elles sont implantées et à celles qui sont dépourvues d'établissements publics".
"Incontestable" ? "Services extrêmement appréciables" ? Mouais, ça dépend pour qui. Et d'abord, d'où sort cette soi-disant belle unanimité ?
Pour des parlementaires qui, par pur principe républicain, devraient n'être qu'au service de l'intérêt général de la population, on attendrait plutôt une demande de soutien et de création d'écoles publiques gratuites et laïques. Une fois encore, comment ne pas voir dans cette initiative en faveur du secteur privé une relation directe avec la réduction des moyens du service public de l'éducation, notamment par la suppression massive de postes d'enseignants.
L'autre prétexte avancé par ces députés pour justifier le bien-fondé de la proposition de loi se nicherait également dans les économies budgétaires que font les collectivités locales grâce à l'existence d'établissements privés sur leurs communes. Sous-entendu, le dégrèvement de cette taxe pénalisante reviendrait moins cher en termes de dépenses pour les communes ou les intercommunalités.
Enfin, le texte prétend introduire un principe fondé sur la liberté de choix pour les communes qui le souhaiteraient. C'est une blague. On verrait immédiatement toutes les mairies de droite foncer sur l'occasion.
Quant au sort des établissements privés, la proposition ne prévoit pas de mesure universelle d'exonération. Chacun devra en faire la demande selon son désir. Au cas où cette proposition de loi passerait, il n'est pas vraiment sorcier de parier qu'il ne leur faudrait pas plus de 24 heures pour flairer la bonne affaire et formaliser illico presto leurs prétentions au bonus.
Après avoir célébré tous les avantages que la proposition de loi apporterait, les cosignataires réservent une autre surprise, mais pour l'Etat cette fois. En effet, l'article 2 demande que les pertes de recettes des collectivités soient compensées par un relèvement de la dotation globale de fonctionnement versée annuellement par l'Etat.
Et, imaginons l'hypothèse, si l'Etat était tenté de faire une mauvaise grimace, pour le convaincre, il est encore proposé d'habiller le tout d'une apparence vertueuse en y adjoignant la création d'une taxe additionnelle sur la vente du tabac.
Bel enfumage, non ?
Question : sommes-nous là encore dans le cadre de la Loi de 1905 ?

5 octobre 2010

La clinique du Montaiguet aux petits soins…

Le Ravi d'octobre revient lui aussi sur le projet de polyclinique au Montaiguet. Récemment, d'autres médias ont exposé les diverses péripéties de ce dossier emblématique affectant l'environnement : La Chaîne Marseille, TV7 Provence et plus régulièrement La Provence et La Marseillaise. Les prochains épisodes ne devraient pas tarder à étoffer la saga via les décisions du tribunal administratif. En attendant…

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24 novembre 2010

Kert canarde Genzana qui veut lui piquer sa place

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Ça couvait depuis 2009. Il en aura donc mis du temps pour se fâcher et se lâcher. Mais, c'est fait. Dans un billet diffusé lundi sur son blog, Christian Kert, qu'on sent furieux, canarde sec Bruno Genzana. Bon, c'est vrai que, pour réagir ainsi, il a quand même fallu qu'il en vienne à être directement concerné par les agissements de son ex-collègue. Explications.
Le découpage de la carte électorale a redessiné l'ancienne 11e circonscription qui s'étendait de Salon à Aix-Ouest. Elle est désormais scindée en deux nouveaux périmètres qui font de Salon et du pays salonais la 8e circonscription, et de la partie aixoise et limitrophe la toute neuve 11e. Or, Kert veut conserver cette dernière pour se rapprocher d'Aix. Et Genzana revendique aussi ce territoire.
Lors des municipales de 2008, Maryse Joissains avait évincé Genzana de sa liste et il était allé se faire réélire conseiller municipal sur la liste de François-Xavier de Peretti avec Stéphane Salord.
Puis, surprise, une de plus, en 2009, pour l'élection municipale partielle provoquée par l'annulation de la précédente, on a vu Genzana retourner pathétiquement au bercail de Joissains et rejoindre le Nouveau centre dès fin 2008.
Le troc était à ces conditions : il ferait la campagne électorale mais sans figurer sur la liste et il obtiendrait une place éligible aux régionales. Il a donc été élu en mars dernier à la région. Enfin, Joissains l'avait assuré de son soutien en s'engageant par écrit auprès d'Hervé Morin pour qu'il puisse se présenter aux législatives à la faveur dudit découpage qui a créé une circonscription concomitamment enlevée à Marseille.
Depuis, en raison des rivalités patentes entre Kert et Genzana, Joissains semble moins convaincue malgré le fait que ce dernier lui colle à la trace et la flagorne à tout-va avec des accents déchirants. Il l'a ainsi congratulée d'avoir été réélue maire et s'est même flatté, voyez-vous ça, de l'avoir fait gagner.
Plus récemment, Genzana a encore lui-même raccourci sa laisse pour féliciter Joissains d'avoir voté contre la réforme territoriale parce qu'elle "a été fidèle jusqu'au bout dans ses convictions" (si, si, c'est le zigzagant Genzana qui a dit ça). Au passage, il a évidemment regretté le vote pour de Kert qui, lui, "a renié son engagement pris auprès des maires du Pays d'Aix" (si, si, c'est l'ondoyant Genzana qui a dit ça).
Comme on dit au Canard enchaîné, "trop de cirage tue la brosse à reluire".
Cerise sur le râteau, lors de la réélection du secrétaire de la 11e circonscription par les militants UMP, Genzana a cru bon d'ironiser sur le petit score de Kert, 122 voix sur 1.182 inscrits, ce qui selon lui tendrait à démontrer que le député pourrait trébucher aux prochaines législatives et devait donc lui concéder sa place. Rien n'est pourtant moins sûr car Kert se prévaut de l'encouragement adressé en public par Alain Marleix, secrétaire d'Etat aux collectivités locales encore en fonction il y a peu, lors de sa visite à Aix.
Voilà donc à peu près résumée la situation actuelle qui a poussé Kert à activer la bombarde contre celui qui, pour se placer, tente de vous assécher les glandes lacrymales en affirmant avec grandiloquence ne jamais dévier de ses convictions alors même qu'il y contrevient en permanence.  

Le billet de Christian Kert
(On dirait un vrai faire-part funèbre.
Même la rédaction et la ponctuation ont du mal à s'y faire...)
(Clic sur l'image pour agrandir)
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Je ne sais si Christian Kert est un lecteur de mon blog. En tout cas, voici ce que j'écrivais déjà en 2007 et 2008 à propos des virevoltes politiques de Bruno Genzana.

"Nouveau centre d'intérêt pour Genzana" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/12/10/index.html

22 novembre 2010

Sarkozy en mode Devos et décodage par Pascal Picq

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Il est parfois amusant de rapprocher certaines vidéos.
Ainsi, c'est un exemple, la première ci-dessous qui reprend certaines images de l'entretien de Nicolas Sarkozy doublées d'une bande son tirée d'un sketch de Raymond Devos. Le résultat est désopilant (1'33).
A côté, la seconde qui montre un exposé magistral du paléoanthropologue Pascal Picq (8'37 de qualité) qu'il faut voir notamment pour les trente dernières secondes qui pourraient expliquer bien des choses sur Sarkozy.

Sarkozy en mode Raymond Devos 
http://www.youtube.com/watch?v=euen0zdfgU8&feature=player_embedded

"Quel est le propre de l'homme ?" par Pascal Picq
http://www.lemonde.fr/planete/video/2010/11/20/quel-est-le-propre-de-l-homme_1442982_3244.html#xtor=RSS-3208

17 novembre 2010

Sarkozy dévoile sa feuille de... déroute

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Veillée un peu tardive hier soir pour sortir ce billet d'aujourd'hui. Avec 90 minutes d'Elysée, 120 de France2 et encore un peu pour en parler ici.
La mise en scène de ces derniers jours a donné lieu à une pièce de théâtre sans grandes surprises. Nicolas Sarkozy est apparu sur trois chaînes de télé en même temps. Un cumul sans doute destiné à gonfler l'audimat.
Comme on pouvait s'y attendre, il a interviewé les trois présentateurs - je dis bien présentateurs et pas journalistes - qu'il avait lui-même choisis. Il a pu dérouler sa feuille de déroute sans véritables relances, contestations ou rectifications de la part des convoqués.
Au final, il serait injuste de ne pas congratuler chaleureusement Christine Lagarde pour ses dons de prédiction qui lui ont permis d'annoncer, si l'on peut l'exprimer ainsi, la nécrologie anthume du mandat présidentiel. Oui, elle avait raison, ce remaniement du gouvernement effectue bel et bien un tour complet à 360 degrés.
Jusqu'en 2012, il va donc y avoir encore plus de déçus. Avec un seul espoir pour eux à ce moment-là : voir Nicolas Sarkozy enfin déchu.

(Clic sur l'image pour agrandir)
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29 septembre 2010

Le vide-greniers d'Aix, paradis ou envers ?

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(Clic sur l'image pour agrandir)
Le compte-rendu de La Provence

Pour changer un peu, allons faire un tour du côté du vide-greniers. Gros succès, nous dit-on, pour cet événement. Le paradis sur la chaussée, en quelque sorte. Or, voici qu'une lectrice, qui m'autorise à publier son récit, nous en fait découvrir l'enfer qu'elle a elle-même testé en tant qu'exposante.
Alors, vraie bonne affaire ou pas ? Compatissons.

; "Vide-greniers : j’ai vécu l’envers"

Si le vide-greniers réjouit les promeneurs aixois du dimanche et les touristes de passage, peu se doutent de ce qui se passe à l’envers de cette manifestation, du côté des exposants.
Séduite à l’idée de participer à une manifestation sympathique où je pourrais échanger des objets dont je n’ai plus l’usage contre quelques euros, bien utiles en cette période de vaches maigres, j’ai décidé de m’inscrire. Les inscriptions se faisaient le lundi 6 septembre, 19 rue Gaston de Saporta, rien par internet.
Ce lundi matin-là, heureusement, je ne travaille pas. J’arrive sur place vers 8h30, je me rends compte que la foule des volontaires pour le vide-greniers, massée devant la porte, attend déjà. Une longue queue de plusieurs heures sous le soleil s’ensuit, piégeant au passage des touristes croyant qu’il s’agit d’une queue pour entrer au musée car aucune mention explicative n’existe.
Enfin, après vérification par deux employées municipales débordées de mon justificatif de domicile, de mon identité, je suis inscrite - sans pouvoir choisir l’emplacement - et je verse 17 euros et 10 centimes, sésame indispensable pour participer au vide-greniers du 26 septembre situé entre le cours Sextius et l'avenue Pasteur.
La veille et l’avant-veille du vide-greniers, je consacre des heures à laver, repasser les vêtements, nettoyer les objets, prévoir tout l’équipement nécessaire pour tenir plus de 10 heures de stand. Je m’avise le samedi qu’il me faudra un fonds de caisse en monnaie, je fais plus de 6 commerces différents, achetant une bricole ici et là pour trouver de la monnaie qui semble une denrée rare et difficile à obtenir à Aix.
vide_grenier_humour_2Le jour J, je me rends sur les lieux, avant le lever du jour, car il y a une autorisation de déchargement mais les véhicules doivent être dégagés avant 8h. L’emplacement qui m’a été attribué est en hauteur par rapport à la chaussée et séparé d'elle par une barrière, je dois donc me garer en face, en empiétant sur le trottoir pour laisser passer les autres véhicules qui viennent décharger.
Malheureusement, je n’ai pas vu dans la nuit que ce n’est pas un trottoir mais une bande de terre-plein étroite sur laquelle j’engage ma voiture. Mon véhicule se retrouve donc à califourchon sur cette bande de béton surélevée, les roues de chaque côté et le dessous du véhicule raclant le béton.
Je décharge mes paquets puis je dégage mon véhicule à grand-peine dans un crissement correspondant au frottement du dessous de la caisse sur le faux trottoir. Je peste imaginant les dégâts éventuels à ma voiture. Aucun gardiennage n’étant prévu, j’abandonne mes paquets sur mon emplacement, tandis que rôdent les professionnels de la brocante à l’affût de bonnes affaires. Je les ai vus fouiller à la lampe de poche dans les paquets que déchargent les particuliers. Inquiète qu’ils ne se servent dans mes paquets, je démarre et refais un tour de ville pour me garer.
Aucun espace de parking n’est prévu pour les exposants et nous sommes plusieurs centaines… Payer un parking pour tout le dimanche ? Cela me reviendra peut-être plus cher que ce que je vais gagner au vide-greniers. Je tourne sans succès sur le périphérique, puis j’avise, entre deux places déjà prises, rue de la Molle, un espace trop étroit pour ma voiture, mais accessible en mordant sur le trottoir. Après tout, c’est dimanche et c’est un jour spécial. Je me gare…. Et je cours vers mon emplacement.
Le jour s’est levé : on voit que le sol des emplacements est mal nettoyé, avec des traces d’urine et même pire ! On s’installe comme on peut, je suis pourvue de journaux et de draps propres. Pas une poubelle aux environs… J’arrange mon stand, une bonne heure de travail, mais un résultat bien net.
Déjà situés loin du début de la manifestation, nous découvrons avec les autres tenancières de stands que nous sommes en plein vent, à l’ombre derrière des bâtiments pour toute la matinée. Bref, nos places sont loin d’être les meilleures ; on se sent solidaires et on s’encourage d’un stand à l’autre. Du côté des exposants, beaucoup de femmes de la classe moyenne, comme moi, seules ou avec enfants, qui comptent sur l’événement pour tirer quelques euros des vêtements ou objets accumulés, souvent de marque et en bon état, mais encombrants par manque de place : l’espace est si cher dans les logements à Aix !
Les visiteurs arrivent. Il est clair qu’il est difficile de vendre quoi que ce soit à plus de 5 euros. Ma voisine bataille pour ne pas descendre au-dessous de cette somme pour une parka de marque, impeccable, achetée il y a quelques mois plus de 100 euros… mais les enfants grandissent si vite. Malgré tout le mal qu’elle s’est donné, courageuse et seule : trier, laver, repasser, ranger, porter, décharger, rester debout dans le vent froid, une journée entière, elle repartira avec un monceau de vêtements d’enfants invendus.
De mon côté, je vends une moitié de ma cargaison, à condition de brader, bien sûr. Je résiste juste pour un grand vase en cristal taillé que l’acheteur trouve cher à 20 euros.
Arrive l’irrépressible besoin de faire pipi. Aucunes toilettes ne sont prévues pour les exposants. Il faut donc abandonner son stand, toujours sans gardiennage et courir dans un des bistrots du cours Sextius, commander n’importe quoi pour pouvoir accéder aux toilettes. Les bistrots font leurs affaires, c’est bondé.
L’après-midi s’étire ; les familles se promènent, les touristes aussi. Le soleil éclaire enfin nos étals qui deviennent plus attractifs, et nous nous réchauffons enfin après 5 heures à se geler en tapant de la semelle.
vide_grenier_humourFin d’après-midi, l’ombre revient et la fraîcheur. Nous cédons tout ou presque à 1 euro. Puis nous replions. Aucune benne n’est prévue pour les objets que l’on souhaiterait jeter ou pour ceux qui pourraient être récupérés par un organisme caritatif… il faut donc tout remballer. Ma voisine me propose de surveiller mon stand pendant que j’irai chercher mon véhicule… J’y cours. Il n’est plus là. Volé ? Non, à la fourrière, je l’apprends en leur téléphonant…
Conclusion : soir de vide-greniers bien amer : je suis seule sur le trottoir, la nuit tombe plus que fraîche… Comment vais-je rentrer ? Aller jusqu’à la fourrière récupérer ma voiture ? Payer les 114 euros de fourrière et le PV de 35 euros qui l’accompagne ? J’apprendrai à la fourrière que pas moins de 35 véhicules ont été ramassés entre 8 et 9h du matin lors de ce dimanche festif. Belle prise, non ?
Certes ma municipalité peut s’enorgueillir par voie de presse du succès de cette belle manifestation où les exposants, issus de la classe moyenne touchée par la crise, ont assuré l’animation, au grand profit de la ville et des bistrotiers, non seulement gratuitement, mais en payant de leurs deniers et de leur personne.
                                                                                                            M.C.
P.S. :
Un détail me revient mais il est significatif de l'incurie municipale.
Une plaque d'égout située devant nos stands, sur le passage des visiteurs, est branlante. Plusieurs personnes s'embroncheront dessus, manquant de tomber. Nous le signalerons, il faudra attendre la fin de l'après-midi pour que trois employés se déplacent, non pour réparer la plaque et supprimer le problème mais pour déposer un balise de chantier dessus et une barrière métallique. Commode pour les passants !

21 septembre 2010

Fadela Amara à Aix : 99% com', 99% farce

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La visite flash de Fadela Amara hier à Aix a fait pas mal de mécontents. Sauf... à l'UMP, notamment sur le site internet de la mairie. Sur les trois heures initialement prévues, la secrétaire d'Etat en a raboté la moitié. Elle ne s'est rendue qu'à Beisson et au Jas de Bouffan.
Son heure d'arrivée a été décalée suite à un mouvement de grève des contrôleurs aériens. Tout compte fait, ce n'est pas bien grave puisque, comme cela était à craindre, cette visite n'était pas une séance de travail. D'ailleurs, Maryse Joissains n'était pas là, laissant Sophie Joissains jouer les ouvreuses.
Total, rien n'a été décidé ou dit sur le fond des projets de la politique de la ville. Fadela Amara s'est limitée au tout-va-bien, façon Coué. Ce qui n'est évidemment pas l'avis des nombreuses associations de quartiers qui s'investissent au quotidien. Retards dans les projets, baisses des aides de l'Etat, déficits de créations d'emplois, les vrais sujets à traiter sont foison.
Les échanges ont donc été aussi brefs que le temps consacré à chacun des deux quartiers "visités" sur les quatre inscrits au programme de la matinée. En dehors des personnalités "vite-passons-devant-pour-être-sur-la-photo", il y avait pourtant pas mal de monde. Ce qui prouve que les attentes sont grandes. Et c'est ce qui a sans doute conféré à la tournée éclair d'hier comme un goût de frustration.
A vrai dire, la forme même annoncée pour cette descente en terre aixoise ne pouvait rien présager de constructif. Ce ne fut qu'une nouvelle opération de com' qui a viré à la farce.
Les images diffusées dans la soirée par différentes télés (France2, France3, LCM, TV7 Provence), présentes tout au long du parcours, sont assez parlantes, les journalistes étant d'accord sur les impressions. Pour eux, cette visite a été un rendez-vous manqué, marqué par des sentiments de frustration et de déception.
Et puis sur France3, interrogée sur sa place en vue d'un éventuel remaniement ministériel, sans doute toujours aussi convaincue que son Plan Banlieues est une très grande réussite, Fadela Amara a entonné son refrain préféré répété à l'envi depuis trois ans.
"Je ne resterai pas à n'importe quelles conditions. Je resterai si je sens que le président a la volonté et la détermination de continuer à se battre. Pour l'instant, il l'a. […] Tant que le président garde intacte cette détermination de réduire les inégalités territoriales et donc les inégalités sociales dans nos quartiers, je resterai à ses côtés. Mais si je ne le sens plus, je le dis clairement, je pars." Sans rire.
Et puis, c'est vrai quoi, qu'on arrête une fois pour toutes de l'embêter. Parce que, hein, faut la comprendre, être ou non aux côtés d'un Besson, d'un Hortefeux et d'un Estrosi, ça n'entre pas du tout dans les conditions.
Le seul suspense, ce sera de vérifier si elle pourra tenir sa promesse de revenir rencontrer les Aixois...

L'agenda d'hier de Fadela Amara sur le site du gouvernement amara_agenda
Le programme aixois
Corsy et Encagnane attendent encore Fadela Amaraamara_agenda_deplacements

6 novembre 2010

Déjà 4 ans et… le blog n'a toujours pas pris l'eau

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C'est pile aujourd'hui ! Bon, ce n'est pas que j'accorde beaucoup d'importance aux dates anniversaires mais c'est plutôt pour m'étonner d'avoir tant sollicité mon clavier. Pour l'instant, mes doigts sont encore en assez bon état, ma tête je ne sais pas. Alors, si les lecteurs ne désertent pas avant, je vais donc continuer à lâcher des billets comme on dit. Ce sera en quelque sorte ma façon de vous manifester ma gratitude pour m'avoir patiemment suivi jusqu'ici.  

15 septembre 2010

Droite extrême : Joissains, Gaudin et leurs copains

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La dernière actualité chassant l'avant-dernière, l'information au jour le jour se présente parfois en forme de sujets cloisonnés, chacun semblant se suffire à lui-même. Alors, on laisse filer et il ne nous vient pas toujours à l'idée de rechercher si certains événements en apparence isolés ne feraient pas en fait partie d'un ensemble susceptible de receler quelques messages plus significatifs.
Pourquoi cette entrée en matière, me dira-t-on. Et bien voici. Dans le contexte écœurant qui s'est installé en France, engendré par certaines postures politiques extrêmes, une brochette d'élus du côté de chez nous n'éprouve pas plus de révulsion à endosser le même habit gris lorsqu'il s'agit d'aller pêcher des voix en eaux boueuses.
Il y a quelque dix jours, l'inauguration controversée d'un buste dédié à un ancien sénateur-maire de Peynier, disparu en 1966, un homme au passé trouble pendant l'Occupation, a réuni sur une même photo quelques édiles que les mêmes relents attirent. Nommons-les.
Il y avait Jean-Claude Gaudin, qui a évoqué son amitié pour Vincent Delpuech, tout en redisant son admiration pour celui "dont nous sommes tous les héritiers politiques". Non, pas tous, monsieur Gaudin, vous c'est sûr. Admirable cette filiation qui lui avait déjà inspiré son amitié avec le FN pour diriger la région de 1986 à 1992 en lui confiant plusieurs vice-présidences et en passant des accords de désistement réciproques pour les législatives de 1988.
Il y avait Bruno Genzana, qui, faut-il le rappeler, au Conseil général préside un groupe de trois élus qui a recyclé et blanchi l'ancien maire de Marignane, ex-frontiste puis ex-mégrétiste.
Il y avait Maryse Joissains, qui a rejoué son sketch d'ancienne, très ancienne, adhérente du Parti radical, façon de proclamer ses vertus humanistes. Mais aussi pour signifier qu'il fallait absoudre le défunt du buste membre comme elle dudit parti car "à un moment trouble de la République, il a continué à exercer ses fonctions dans l'honneur". Sauf que, l'honorable trépassé a été tout sauf un résistant. Sauf que, aussi, Maryse Joissains a longtemps vilipendé tous les partis puis s'est convertie à l'UMP qui lui a fait entendre des voix qu'elle a cueillies.
Et que désormais, elle va encore plus loin dans le reniement des valeurs radicales. C'est ainsi qu'elle a rejoint le collectif dit de La Droite populaire, une marque, pur hasard bien sûr, qui peut se confondre avec celle d'un mouvement identitaire et nationaliste d'extrême droite déjà existant.
L'initiateur du collectif de 35 députés UMP est Thierry Mariani. Celui-là même qui, entre autres propositions humanistes, voulait des tests ADN et des statistiques raciales et ethniques.
Maryse Joissains peut y côtoyer aussi quelques sympathiques bienfaiteurs, tels Christian Vanneste qui s'est illustré en particulier pour ses propos homophobes, Lionnel Luca, favorable à l'abrogation de l'article sur l'enseignement sur l'esclavage, et à la peine de mort comme son copain azuréen, le deux-roues Christian Estrosi, qui était également hostile au PACS.
Au milieu de ces gens de bonne compagnie, on trouve aussi Richard Mallié, favorable lui à la pratique légale de l'esclavage le dimanche. Belle brochette, disais-je. Mais revenons à Peynier. Son maire, Christian Burle, ne joue pas tout seul dans une cour à part. Non, il est aussi le suppléant de Maryse Joissains à l'Assemblée nationale.
Voilà, tous les artistes sont en place, la pièce peut continuer, le message est clair. N'y cherchons pas d'actes manqués, il n'y en a pas. Ils sont tous parfaitement volontaires.

13 septembre 2010

La clinique Rambot… plus grande que la Tour Eiffel !

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(Clic l'image pour agrandir) (Photo perso LAC)
Superposition à la même échelle de la Tour Eiffel
et de l'emprise réelle du projet repérable aux pointillés rouges

En cette rentrée, les Amis du Montaiguet sont plus que jamais sur le pont… de l'Arc (hi hi !).
Comme l'an dernier, ils ont tenu un stand à Assogora. Ils ont décidé de démystifier la propagande féerique faite autour du projet de transfert de la polyclinique Rambot, une méga-clinique en fait, en montrant au public les données objectives, issues du permis de construire, concernant ses dimensions, ses proportions, ses couleurs et son insertion dans le site du lieudit Les Bornes.
Ils ont également dévoilé une partie des démarches engagées officiellement auprès des tribunaux et de la mairie avec 30 recours gracieux demandant le retrait du permis qu'ils estiment illégal. Les trouvailles ne sont pas piquées des vers. On lira ci-dessous le bon résumé qu'en a fait le site Sudinfos le 8 septembre.
Toujours aussi motivés, les Amis du Montaiguet se sentent aussi encouragés par la victoire remportée en juin par le CIQ des Granettes auprès tribunal administratif qui a prononcé la suppression du permis de construire du Géant Casino du Jas de Bouffan qui lors de son agrandissement n'a pas respecté le seuil légal en espace vert.
Pour le dossier de la polyclinique, les premières décisions découlant des recours initiaux contre le projet sont attendues en novembre.

logo_sudinfosLes opposants au projet de la polyclinique Rambot au pied du massif du Montaiguet ont passé un été studieux. La SCI Les Bornes, promoteur du projet, ayant obtenu son permis de construire le 1er juillet, ils avaient deux mois pour intenter leurs recours. Un compte à rebours crispant.
"Trois mois pour obtenir un permis, c’est un record à Aix ! Comme par hasard, le sésame est arrivé en pleine pause estivale...", ironise Martine Coste, présidente de l’association des Amis du Montaiguet, en pointe dans la fronde anti-clinique.
Cette professeure de lettres, loin de l’image "du riche propriétaire aux intentions troubles" véhiculées par les gérants de la polyclinique et qui vit "dans un cabanon de 60m² retapé, pas dans un château", soupçonne la municipalité de s’ingénier à mettre des bâtons dans les roues des adversaires : "Dès le 5 juillet, j’ai demandé au service urbanisme de la ville qu’il nous communique le contenu du permis. J’ai dû attendre trois semaines et me fendre d’un envoi de recommandé pour avoir enfin accès au document. Cela a évidemment réduit d’autant le délai pour peaufiner notre dossier", se plaint Mme Coste.
Sans vouloir livrer les détails de l’argumentaire utilisé par l’avocat, "histoire de ne pas donner de cartouches à nos adversaires", la présidente des Amis du Montaiguet consent à fournir quelques éléments de la stratégie employée.
Premier axe : le permis ne prévoit ni la crèche, ni les logements de fonction, pourtant annoncés par les promoteurs. "C’est étonnant. Ces éléments ont-ils été abandonnés ? Ou seront-ils l’objet de demandes de permis ultérieures ? Si c’était le cas, on ne comprendrait pas ce saucissonnage", observe Mme Coste.
Deuxième grief : la taille de la clinique. "330m de long d’Est en Ouest, c'est 6m de plus que la hauteur de la Tour Eiffel. Et on nous annonce une hauteur de 21,7m, mais visuellement, c’est nettement plus car le bâtiment arrière est sur un socle naturel surélevé de 6m environ par rapport au premier plan. In fine, on dépasse les 30m de hauteur, c’est quasiment trois fois la hauteur de la fontaine de la Rotonde...".
En attendant l’issue de ce recours, un premier acte de la bataille judiciaire devrait se jouer en novembre prochain lorsque le tribunal administratif tiendra son audience sur le recours intenté par l’association contre la révision simplifiée du POS rendant constructible le secteur (votée le 3 novembre 2009).
"Notre dossier est solide. Une telle modification, votée juste un mois et demi avant la fin de la période autorisant ce type de révision partielle, n’avait pas lieu d’être pour un projet d’une telle ampleur qui porte gravement atteinte à l’économie générale du document d’urbanisme, ainsi qu’à l’environnement de la ville", affirme Mme Coste. Le recours pointe également un conflit d’intérêt.
"Victor Tonin, un des adjoints de la ville, est actionnaire du laboratoire d'analyses médicales Sel Mazarin, qui a un contrat d'exclusivité avec la polyclinique. Au regard du Code général des collectivités, Il n’aurait pas dû participer au vote de la révision du POS", poursuit l’opposante.
Dans les rangs de la municipalité, on croise les doigts pour que les magistrats restent de marbre face à ces attaques. Car une annulation du vote laisserait planer une sacrée épée de Damoclès sur le projet. "Normalement, il faudrait s’en remettre à la révision globale du POS que la ville a engagée et qui doit prendre au moins deux ou trois ans", explique Mme Coste. Et même si la municipalité ne manquerait pas d’interjeter appel de la décision, l’hypothèque resterait forte... fragilisant un peu plus un projet en mal de consensus.

Une propagande à la com… 
Lire aussi cet article édifiant :

http://www.rue89.com/2010/07/17/non-les-cliniques-privees-ne-veulent-pas-sauver-la-secu-159002

22 octobre 2010

Ce que la presse dit de Gaudin, Vauzelle et Guérini

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Retour à la vie locale. Elle n'en existe pas moins, même si le mouvement sur les retraites occupe tous les écrans. Alors, d'un coup d'un seul, faisons un sort à trois de nos grandes statues politiques.
Les sujets qui suivent ne sont pas de petits pétards mouillés. Chacun à sa façon dit quelque chose sur les pratiques politiques. Je dirais même quelque chose qui dénature les valeurs républicaines.
A mes yeux, de tels écarts ne sont certainement pas la meilleure manière de faire de la politique et donc de la rendre crédible.
Comment peut-on ensuite demander aux citoyens de bien se conduire et de faire confiance à des élus qui usent eux-mêmes de méthodes discutables voire fortement douteuses ? On aura compris que ces faits apparemment sans liens entre eux me semblent devoir être placés dans un même sac, celui des comportements qui mettent à mal toute conception vertueuse devant guider la vie publique.

(Clic sur les images pour agrandir)
Jean-Claude Gaudin dans Le Ravi d'octobre
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Michel Vauzelle dans Le Canard enchaîné du 29 septembre canard_vauzelle_29
   
Jean-Noël Guérini dans Le Ravi d'octobre

Jean-Noël Guérini, président de la fédération socialiste du 13 devient officiellement son 1er secrétaire. Les grognards applaudissent, les ronchons font profil bas.
A Marseille, le PS, c'est un peu la Belgique des partis politiques : on y est drôle à son insu. Dernier fait remarquable, le changement de premier secrétaire à la tête de la fédération des Bouches-du-Rhône. Eugène Caselli, élu en 2004 et dont le mandat courait jusqu'en 2011, a choisi de démissionner. Raison évoquée : "pouvoir se consacrer pleinement à la présidence de la communauté urbaine de Marseille, la 3e de France."
"Ceux qui se taisent, les seuls dont la parole compte", disait Péguy. Sauf que tout le monde chuchote chez les socialistes. Certains camarades évoquent à demi-mots, pour expliquer le départ de Caselli, l'embrouille maousse engendrée par l'enquête sur les marchés des déchets.
"C'est entièrement faux, s'offusque Jean-David Ciot, maire du Puy Sainte-Réparade et premier secrétaire fédéral délégué. Eugène a donné les raisons de son départ. C'est la première fois depuis bien longtemps qu'un secrétaire part de son plein gré et pas chassé par un rapport de force. Tout va bien !"
De la à proclamer que les élus de la "fédé du 13" sont des gens délicieux, il n'y a qu'un pas que franchit à pieds joints Benoît Payan, en charge des relations presse : "Il y a longtemps qu'il n'y a pas eu un tel esprit d'équipe et une telle volonté de rassemblement." Les socialistes marseillais, censés être culturellement "progressistes", semblent en tout cas hermétiques au pluralisme. 6.000 adhérents et un seul dépôt de candidature : celui de Jean-Noël Guérini, président du Conseil général, qui s'est déjà fait élire, en février dernier "président" de la fédération des Bouches-du-Rhône. Déjà une innovation statutaire.
"Tout ce tintamarre pour un seul candidat en lice ! C'est lamentable", tacle goguenard Philippe Sanmarco, ancien bras droit de Defferre rallié à l'UMP Jean-Claude Gaudin. Sur son blog, Jean-Noël Guérini déclare "avoir répondu favorablement à l'appel de nombreux militants et élus régionaux." Et qu'importe si la fonction est, encore une fois, jugée inadéquate par les statuts du PS avec un mandat de président de Conseil général. Parmi ceux chargés de répandre la pertinence des pensées "guériniennes", la sénatrice et maire du 8e secteur Samia Ghali ne fait pas dans la demi-mesure : "Jean-Noël est le seul légitime, le seul qui peut rassembler pour les municipales à Marseille. Il n'y en a pas d'autres."
En guise d'étoffe, le président du Conseil général s'est donc approprié le manteau de rassembleur. Une posture qui fait mouche, au sein d'une fédération sujette aux trahisons. L'homme fort - plus que jamais - du PS, officiellement intronisé 1er secrétaire le 2 octobre, a désormais entre les mains la gestion exclusive des prochaines investitures. Jean-Noël Guérini, ne "punit pas", il améliore les autres.
En témoigne, "l'amélioration" spectaculaire du président du Conseil régional Michel Vauzelle, qui a multiplié les déclarations hostiles contre Guérini depuis les dernières élections. Inquiet de voir fleurir autour de sa circonscription des intentions de candidatures, plus ou moins encouragées, le député Vauzelle s'est rué à la cantine du Sénat pour prôner l'unité.
Même le tonitruant maire de secteur, Patrick Mennucci, la lippe boudeuse, l'affirme, "désormais l'important, c'est le rassemblement."                              Rafi Hamal

20 octobre 2010

Manifs retraites : Sarkozy en panne de sens…

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(Clic sur chaque image pour agrandir)

Puisqu'on ne voit que ça et qu'on ne discute que de ça en ce moment, je suis moi aussi toutes les séquences de cette situation inédite depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. Le mouvement déclenché début septembre en est à sa sixième journée de manifestations dans la rue. Nul ne sait si, quand ou comment cette succession de défilés peut bien trouver une issue.
Quoi que dise le gouvernement, on sent bien qu'il a du mal à convaincre une très large majorité des citoyens. Sans surprise, et malgré la bataille ridicule des chiffres de la mobilisation, les sondages confirment le soutien de près de 8 personnes sur 10 au refus de cette réforme. Dans le même temps, le président voit sa cote battre un record d'impopularité jamais atteint au cours de la 5e République.

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Le problème de la réforme des retraites a réveillé dans son sillage ce qui couvait depuis longtemps, un fort sentiment d'injustice sociale. Si le gouvernement devait s'entêter à faire passer sa loi, sa "victoire" pourrait lui coûter davantage d'ici 18 mois. Car, il est à parier que tous ceux qui auront à subir les modalités de cette réforme dans leur vie quotidienne, professionnelle et familiale, garderont en mémoire ce fait majeur.
Après la longue liste de coups de hache donnés au pacte social alors même que les cadeaux fiscaux accordés aux plus riches n'ont cessé d'aggraver les inégalités, les urnes pourraient bien le moment venu sonner le glas de ce quinquennat du cynisme.

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11 septembre 2010

A y est, septembre est là !

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A y est, fini de musarder ! Septembre est là en courant et le blog se ranime. Et donc, pour vous aussi, fini de languir et de guetter la reprise. A y est, c'est reparti. Avec dès lundi les premiers papiers qui ne feront de cadeau à personne.
Je compte profiter du record de connexions atteint en juillet pour ne pas lâcher la pression. D'autant que septembre ne dépare pas de ce que furent ces dernières semaines. Les tumultes n'ont pas cessé. Bien au contraire.
J'ai donc bien l'intention de ne guère me gêner pour balancer mon gros sel par généreuses poignées dans toutes les casseroles qui débordent chaud bouillant. Car il y a de quoi dire et faire, si toutefois votre envie de goûter encore un peu à mes causeries ne vous a pas abandonnés.
Puis-je d'ailleurs me permettre de vous solliciter pour plus encore diffuser le lien du blog autour de vous. Je puis-je, vraiment ? C'est oui ? Alors, merci.
Dans l'attente, voici les tableaux de classement de mon blog tels que mis à jour par Wikio pour le mois de juillet et publiés en fait début août. Voir tous les détails sur la colonne de droite du blog en cliquant sur "Mon rang dans Wikio".

11 octobre 2010

Micro-partis maxi-fric et les cas Gaudin / Muselier

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(Clic sur les images pour agrandir)
Tableaux tirés du rapport 2008 de la CNCCFP
En haut, les recettes en euros, en bas en pourcentagescomptes_CNCCFP_3_pourcentages

En ces temps de milliards brouillard, il est des informations qui passent parfois à travers l'épais rideau de vapeur. Mais elles ne sont pas sans importance en termes de nécessité de transparence à faire sur l'origine des financements non publics voire occultes des partis politiques.
Pour ce qui concerne les grands partis, de nombreuses dispositions ont permis de mieux encadrer les dérives. Tout n'est certes pas parfait puisque l'imagination et le sens de l'embrouille sont toujours des tentations auxquelles certains cèdent. L'actualité de l'affaire Bettencourt et les "dons" aux partis en témoignent.
A côté de ces grandes formations politiques pullulent des micro-partis dont on a un peu parlé ces derniers temps mais pas avec assez d'insistance. Actuellement, on recense quelque 300 micro-partis contre 28 seulement en 1990.
Plutôt discrets, souvent sans adhérents, empruntant des noms tels que "association de soutien", "club de réflexion" ou se présentant sous des appellations plus colorées, ils bénéficient de généreux donateurs pour une activité réduite qui tourne autour d'une seule personnalité, un élu local, un député ou un ministre.
Beaucoup de ces micro-partis sont des satellites - à ne pas confondre avec les courants internes - des grands partis, d'autres sont des ovnis visant à exprimer une singularité du positionnement politique, géographique ou culturel ou encore des représentations loufoques. Et c'est là que se pose le problème.
En théorie, tous sont régis par les mêmes règles juridiques et politiques strictes censées assurer la vie démocratique et le pluralisme des opinions. Pourquoi le nombre des micro-partis a-t-il crû aussi fortement ? Le plafonnement à 7.500€ des dons effectués par des personnes physiques y est sans doute pour quelque raison.
Et on voit bien quel rôle ils peuvent jouer. Notamment, comme c'est souvent le cas, si un donateur est adhérent à la fois d'un grand parti et du satellite qui lui est proche. Il peut donc verser jusqu'à deux fois la somme plafonnée, qui ira bien entendu au grand parti. On est là dans une forme de détournement de la législation sur le financement des partis même si, pour l'instant, la loi n'a pas prévu le plafonnement de dons faits par une même personne.
logo_cnccfpLes formations organisées en partis qui présentent des candidats aux élections doivent déclarer leurs comptes à la CNCCFP (Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques). Les micro-formations, aux ¾ sous statut d'associations loi 1901 ou simples associations de fait, n'ont pour seule obligation que d'avoir un mandataire financier. Autrement dit, les micro-partis versent les fonds collectés aux grands partis et le tour est joué.
L'UMP, dont le budget dépasse les 50M€ possède 123 micro-partis connus, le PS, avec plus de 50M€ également, n'en compte que 35. Ainsi, en 2008, les micro-partis ont rapporté 7,5M€ à l'UMP et 1,7M€ au PS, le premier faisant plus appel aux donateurs, le second mettant ses élus à contribution à hauteur de 10% de leurs indemnités. Les partis de poche remplissent celles des grands. Une sorte de combine en quelque sorte : micro-partis, maxi-fric.
Dans le même domaine de singularité, en juillet dernier, Mediapart a révélé une information peu connue du citoyen lambda. Exception aux règles, les candidats aux élections sénatoriales (au suffrage indirect) ne sont contraints à aucun contrôle financier. Pour eux, pas d'obligation de déposer leurs comptes de campagne, pas de limitation de dépenses et pas de plafonnement des dons. Ils peuvent donc disposer d'autant d'argent qu'ils le souhaitent pour financer leur campagne auprès des grands électeurs.

Les micro-partis de Gaudin et de Muselier

Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier aiment tellement l'UMP qu'ils lui font d'importants dons pour le faire fonctionner. Chacun possède son micro-parti. Le premier, l'Union républicaine et d'action communautaire, domiciliée au siège de la fédération de l'UMP, dispose de 222.303€ et le second, Cap sur l'avenir 13, dont le siège est la permanence d'un député, de 574.627€. A eux deux, en 2008, ils ont donné 130.000€ à l'UMP, Gaudin 120.000 (le plus gros don national) et Muselier 10.000, mais ayant donné 229.000 pour les municipales. Selon La Provence, "le premier s'intéresse plutôt aux dons de particuliers, le second s'appuie sur les élus pour récupérer une partie de leurs indemnités."

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