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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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9 juillet 2010

Un moment crucial pour la survie du Montaiguet !

montaiguet_bastide_felicite
(Clic sur l'image pour agrandir)
Pour aller à la Bastide de la Félicité

Un rappel d'information s'impose. C'est ce samedi de 17 à 21 heures que se déroulera le rassemblement organisé par le Collectif Sud-Aix pour l'aménagement des quartiers Sud et la protection de la campagne aixoise constitué pour défendre le patrimoine naturel et patrimonial. Le risque d'implantation de la polyclinique Rambot au lieudit des Bornes à Pont de l'Arc fait craindre un chamboulement irréversible de l'environnement général du secteur.
Un après-midi musical permettra de réunir toutes celles et tous ceux qui ont Aix au cœur. De nombreuses informations seront fournies à cette occasion et des débats pourront s'engager. Cela se passera à la bastide de la Félicité, 595 route des Milles (parking gratuit). La participation de soutien aux diverses actions dont les recours en justice des associations organisatrices est fixée à 10€ (gratuit pour les moins de 12 ans).

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5 octobre 2010

"Le Ravi" d'octobre, une très bonne cuvée…

une_ravi_78Le Ravi n° 78 d'octobre (2,80€) présente une très bonne cuvée avec beaucoup de sujets d'actualité et une profusion d'articles sur la vie locale. La revue politique est particulièrement dense et sans langue de bois : Vauzelle, Guérini, Joissains, Estrosi, Mariani, MoDem… Le mensuel consacre aussi une pleine page aux récents chamboulements qui ont affecté la presse régionale (La Provence et Nice Matin) avec le remplacement du Pdg par le groupe Hersant. Un article apporte des révélations sur le trésor de guerre de Marseille capitale européenne de la culture et les difficultés pour convaincre les mécènes. A quoi s'ajoutent les dessous cocasses et financiers des droits attachés au logo de la manifestation. Pour le reste, toujours de beaux dessins, de l'humour et un style singulier, sans publicité commerciale.

Le sommaire du n° 78 d'octobre :
http://www.leravi.org/spip.php?article1049
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

13 juillet 2010

Municipale d'Aix : Pas de nouvelle annulation

URGENT : 15h00
Dépêche publiée par La Provence sous la signature d'Alexandra Ducamp

joissains__baratin___CopieLe Conseil d'État vient de rejeter le recours en annulation de l'élection de Maryse Joissains. La députée-maire UMP d'Aix-en-Provence est donc confirmée dans son fauteuil.
Le 5 juillet, le rapporteur public avait conclu au rejet de la requête formée par Alexandre Medvedowsky (PS), tout en recommandant l'annulation de 45 voix, ramenant l'écart de 187 à 142 suffrages.

20 juillet 2010

Portrait d'élites : Aujourd'hui, Maryse Joissains

 joissains_portrait

Dans la presse, à la radio, en propos divers, par petites touches ou à grands coups de pinceau, Maryse Joissains ajoute régulièrement de nouvelles couches à son portrait. 
ŸHier matin, elle répondait aux questions de France Bleu Provence.
Le budget d'ITER devient une bombe à retardement.
Pendant la campagne des régionales, en accord avec le souhait des écologistes, Michel Vauzelle avait déclaré qu'il ne verserait que la somme déjà décidée, sans augmentation.
Maryse Joissains s'en était indignée : "Ces propos sont graves car ils traduisent une volonté de ne plus investir dans le nucléaire ce qui risque non seulement de nuire à notre territoire, mais surtout d'entraîner la déconsidération de nos partenaires internationaux".
Or, qu'a-t-elle dit hier ? Elle a indiqué qu'elle avait été reçue à Paris au sujet du financement à compléter. Le gouvernement a appris par les autorités européennes que l'enveloppe initiale globale nécessitait un gros ajustement à la hausse mais que, pour l'instant, les collectivités locales ne seraient pas sollicitées. Et l'Etat et les partenaires internationaux seulement devraient mettre de l'argent frais.
Sur ce point, Vauzelle n'a donc pas failli puisqu'il a répété que la participation régionale actée serait honorée. Joissains ne s'est toutefois pas avancée sur sa décision en cas de nouvel appel financier.
Ÿ Dans une interview à La Provence, Jean-Claude Gaudin "se félicite de la décision du Conseil d'Etat" sur la validation de l'élection municipale d'Aix.
Puis, interrogé sur la protestation des maires contre la réforme des collectivités locales, il s'emporte : "Cette grève me paraît tout aussi scandaleuse que celle des joueurs de l'équipe de France".
Joissains n'a pas suivi cette grève "mairies fermées". Mais elle s'est déplacée, à juste titre, jusqu'à Paris pour manifester avec de nombreux élus de la CPA. Pourquoi, là, Gaudin ne trouve-t-il rien à redire ?
Ÿ Une autre information, peu mise en avant, signale que Joissains a rejoint, avec 35 députés UMP le tout nouveau collectif Droite populaire créé par Thierry Mariani.
Les prises de position et certains propos de Mariani, coutumier de dérives vers l'extrême de la droite, ne semblent pas troubler plus que cela l'esprit de Joissains.
De toute évidence, ce mouvement est bien une tentative de parade pour contrer l'extrême droite lepeniste qui pourrait arracher nombre d'électeurs s'estimant "trompés" par le sarkozysme (23% aux élections régionales en PACA).
Pour ceux qui l'ignoreraient, il existe déjà une Nouvelle Droite populaire, classée nationaliste.
En somme, si l'on comprend bien, jusqu'en 2012, c'est : sauvons les meubles et à fond le populisme ! 

23 septembre 2010

Jean-Noël Guérini et son irritante cuisine de chef

guerini_caricatureVous chépa mais moa ça me turlupine noir avec l'envie de voter blanc aussi sec.
Les gens, tout comme moi, veulent qu'on leur parle enfin franchement, qu'on rompe avec l'hypocrisie, qu'on cesse la langue de bûche et qu'on ne les prenne plus pour de sombres crétins. Ils exigent cela aussi et surtout des personnalités publiques et politiques.
Les mensonges, les ronds-de-jambe, les faux semblants, les contournements, les mascarades, de tout cela ils en ont plus que soupé.
La comédie qui se déroule actuellement à la tête de la fédération départementale du parti socialiste est indigne de ce qu'elle doit représenter. Je ne suis pas socialiste. Mais je suis de gauche. Et c'est pourquoi j'estime avoir mon mot dire sur la carte que nous concocte Jean-Noël Guérini.
Reprenons le fil des événements.
Le 5 février, Jean-Guérini fait voter à l'unanimité son auto-proclamation au poste de président du PS 13. Ce coup d'éclat est d'autant plus osé que ce poste n'existe pas dans les statuts du parti. Mais merci de faire silence dans les rangs.
Le 7 juillet, Eugène Caselli, premier secrétaire depuis six ans et pouvant le demeurer jusqu'en juin 2011, déclare vouloir quitter cette fonction. Président de la communauté urbaine de Marseille, il considère que "les deux postes sont devenus trop lourds à gérer en même temps. Trop compliqués. A MPM, nous avons à traiter, le plus souvent en direct et dans l'urgence, tous les problèmes d'une grande agglomération. Il faut raison garder. On ne peut être contre le cumul des mandats et tout cumuler". Voilà qui est bien dit. Il ajoute que le poste pourrait revenir à Jean-David Ciot, maire du Puy Sainte-Réparade et premier secrétaire fédéral délégué.
Le 9 septembre, Eugène Caselli confirme son départ. "Je ne suis plus en mesure de consacrer un temps suffisant à mes fonctions de premier secrétaire. Par respect pour la fonction que j'occupe, j'ai décidé que le temps est venu de passer le flambeau." A qui ? "Jean David Ciot mériterait de l'obtenir. Il a été six années durant un compagnon à la fois fidèle, intelligent et surtout très efficace. Depuis plus d'un an, il occupait pratiquement le poste de 1er secrétaire, je lui dois beaucoup, la fédération lui doit beaucoup et il mérite vos applaudissements." On applaudit. A l'unanimité aussi.
Des titres qui ne tiennent pas sur une seule carte de visite
Pourtant, dans le même discours, évoquant les combats à venir, il ajoute ceci à l'adresse de Jean-Noël Guérini : "Tu es celui qui se doit de prendre les rennes de notre Fédération pour impulser la dynamique nécessaire qui nous conduira à une série de victoires que nous espérons tous. Dès ce soir, je te demande d'être candidat à ma succession. Devant les militants, je te demande d'entendre cet appel." Ah bon ? Jean-Noël Guérini n'en donc savait rien ?
Une mise en scène digne d'une pagnolade puisque, quatre jours après, ce dernier crachait le morceau sur son blog : "Cette information n’était pas pour moi une surprise, car j’en avais parlé à plusieurs reprises avec Eugène, au cours des entretiens réguliers que nous avons."
La suite est encore plus savoureuse : "J’avais essayé de le convaincre de rester à son poste jusqu’au congrès. Mais j’ai compris, rapidement, qu’il n’était pas utile d’insister. Dans le même temps, Eugène a proposé que je sois le socialiste qui le remplace." Mais ce n'est pas tout. Il ne faut surtout pas oublier de saluer le rôle essentiel de "Jean-David Ciot qui a su réunir et mettre au travail des jeunes motivés". Vite des mouchoirs !
Le 17 septembre, toujours sur son blog, Jean-Noël Guérini annonce : "J’ai décidé, après une longue réflexion, de répondre favorablement à l’appel de nombreux militants et des élus socialistes des Bouches-du-Rhône. Pour l’unité et le rassemblement, je suis candidat au poste de Premier fédéral". Quel sens du sacrifice !
Cette élection est prévue pour le 30 septembre et la nomination pour le 2 octobre. Il y a eu appel à candidatures. Mais devinez quoi. Aucun autre militant ne s'est manifesté. Gros fil blanc.
Reste une dernière grosse farce. Si Jean-Noël Guérini compte bien quitter sa fonction de président du PS 13, sa conscience ne semble pas plus secouée que ça par la violation des statuts du parti qui énoncent dans leur article 16.2 que "les fonctions de président de conseil général sont incompatibles avec celles de premier secrétaire fédéral."
Et puis, pourquoi s'embarrasser, s'il l'on peut tout prendre… Pourtant, le fardeau est déjà imposant pour cet homme dont la litanie des titres actuels a déjà du mal à tenir sur une seule carte de visite : sénateur, président du conseil général (avec toutes les importantes responsabilités afférentes), "président" de la fédération PS 13, secrétaire du sénat, membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées, membre du groupe d'études fruits et légumes section oléiculture. Ouf ! Voilà.
Alors, vous chépa mais moa ça me turlupine noir avec l'envie de voter blanc aussi sec.
La prochaine fois, je vous parlerai de la cuisine en terroir aixois.

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20 septembre 2010

Pays d'Aix Habitat : Bientôt dix ans que ça cafouille

opac_siege_nouveau
Le joli nouveau siège de l'OPAC au Jas de Bouffan
qui n'a coûté que… 3,8M€
(Pour mémoire, plus aucune nouvelle sur la rocambolesque effraction
d'il y a trois ans qui a vu s'envoler deux ordinateurs
contenant des listes confidentielles d'attribution de logements...)

Bientôt près de dix ans que ça cafouille. Question opacité, désordres, embrouilles et aberrations, l'OPAC Pays d'Aix Habitat aura tout vu. Dernière grosse salade connue, des charges suspectes qui ont poussé des locataires à saisir le tribunal d'instance pour imposer un arbitrage.
C'est l'association Alpha Confédération générale du logement, membre du conseil d'administration de l'office, qui a soulevé le problème. A la suite de plusieurs réunions publiques, les locataires ont mandaté leur président pour les représenter en justice.
Jusque-là, les responsables de l'office avaient essayé de justifier les variations à la hausse des charges par divers arguments qui, semble-t-il, ne tiennent pas vraiment la route. Le tribunal a donc fait droit à la demande d'Alpha exigeant la désignation de deux experts indépendants pour étudier les comptes de charges récupérables auprès des locataires pour la période 2002 à 2008.
C'est une première du genre. Ce qui fait dire au président de l'association : "Cette décision souligne l'opacité et l'insuffisance des justificatifs fournis. […] L'expertise permettra de tirer au clair une situation qui génère incompréhension, insatisfaction et colère."
Pour légitimer et étayer ses revendications, l'association a collecté plus de 500 dossiers, ce qui représente 10% du parc HLM. Mais il y a sans doute beaucoup plus de cas litigieux qui ne se sont pas manifestés mais qui peuvent encore le faire jusqu'à la mi-octobre avant le début de la procédure d'expertise.
Toujours est-il qu'il va bien falloir tout mettre sur la table pour démêler ce nouveau sac de nœuds. Car ce n'est pas une situation isolée. On pourra relire utilement mes autres articles portant sur la "gestion" de l'office.
A signaler qu'aujourd'hui, Fadela Amara fait une visite de terrain à Aix. En fait, elle ne restera que trois heures (peut-être une opération de com', histoire de ne pas être éjectée lors du remaniement ministériel ?). Son programme comprend des déplacements dans quatre quartiers pour un tour d'horizon de la politique de la ville et plus particulièrement du projet de réhabilitation de Corsy et de Beisson dont Maryse Joissains disait il y a moins d'un mois "dans quatre ans, ce sera fait". Tiens, tiens…
PS : Un journaliste de France2 m'a contacté pour en savoir plus sur la politique menée à Aix dans ce domaine et sera présent aujourd'hui pour effectuer un reportage qui devrait être diffusé le lundi 4 octobre dans le cadre de l'émission "Complément d'enquête". A ne pas manquer donc.

"OPAC : Les charges augmentent, la colère aussi" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/01/13/16503082.html
"OPAC : Joissains, responsable de la faillite" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/02/04/12357657.html
"Les bobards honteux de Maryse Joissains" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/01/05/7449520.html

16 juillet 2010

La lute contre l'iletrisme, ces urgeant !

Vous savez quoi ? Hier après-midi, j'ai failli frôler le double claquage des petits ET des grands muscles zygomatiques. Allez, je vous raconte. Mais je préviens, je vais railler.
Je suis allé faire un tour, rapide, sur les blogs UMP aixois. Le premier, celui de l'adjoint de la Duranne. Il est content, mais alors tout content, qu'on ne revote pas. A la fin de son message, il renvoie à des liens d'articles de presse et au site de son maire député préféré. Je me dis pourquoi pas.
Là, dans la rubrique "Opinion du député" (à droite, ils ont horreur du féminin pour une femme), apparaît un petit texte très incantatoire intitulé "Mobilisation générale contre l'illettrisme".

MJM_illettrisme_1

L'enseignant linguiste que j'ai été ne peut que saluer tant de hardiesse. Oui, mais voilà. A deux pages de là, on trouve ça :

MJM_illettrisme_3

Pas joli joli… Et puis, incorrigible mauvais esprit que j'aime faire pour d'exprès, opérant un ultime retour en arrière vers le blog de l'élu prescripteur, je n'ai pu m'empêcher de me briser aussi les mâchoires avec ça :

MJM_illettrisme_2

Bon, d'aucuns estimeront, peut-être, qu'il n'y a pas de quoi faire son malin en Bescherelle. Oui, peut-être, en effet. Mais moi, ça me rend hilare. Et consterné à la fois.

15 juillet 2010

Edwy Plenel défenseur du journalisme d'investigation

Cigares, jet privé, permis de construire illégal, embauche du fils, embauche de l'épouse, hébergement des frères, cumul des fonctions, cumul retraite indemnités ministérielles, enveloppes, chevaux… Arrêtons là le catalogue. Comment a-t-on su tout ça ? Grâce à la presse. Celle qui y va franco. Celle qu'il faut donc soutenir.
On pourra lire ci-après une interview d'Edwy Plenel, ancien journaliste au Monde et désormais président du site Mediapart. Au vu des événements en cours, pas de doute, ses actes et ses paroles ne font qu'un. Le combat pour la liberté d'informer n'est jamais acquis. Il doit être pratiqué au quotidien. Il en va de même pour la nécessité d'une justice qui ne soit pas aux ordres.

(Clic sur chaque image pour agrandir)
Pour une meilleure lecture,
j'ai découpé le document en deux parties égales
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13 juillet 2010

Clinique du Montaiguet : La contestation grossit...

montaiguet_fete_10Battons le fer pendant que l'été est chaud. Samedi a donc eu lieu une opération information sur le projet d'implantation de la polyclinique Rambot à flanc du Montaiguet. Plus d'une centaine de personnes ont répondu à l'invitation du Collectif Sud-Aix. Elles ont été acccueillies pendant près de cinq heures dans le cadre champêtre de la superbe bastide de La Félicité (image) datant du 18e siècle, au cœur même de la zone menacée.
L'après-midi n'a pas été que musical. Il a aussi et surtout permis de mobiliser plus largement sur les risques irréversibles que contient le projet de parachutage de l'établissement médical privé dans un environnement à ce jour encore assez bien préservé.
Etaient présents des élus municipaux écologistes, des présidents de Comités d'intérêts de quartiers ainsi que des citoyens soucieux de s'informer sur les divers aspects liés à la modification du Plan d'occupation des sols décidée par la municipalité.
Documents et plans à l'appui, les membres du Collectif ont fourni toutes les explications nécessaires sur la partie qui se joue en termes d'urbanisme, d'environnement et de patrimoine. Ce sont d'ailleurs ces enjeux qui ont motivé les nombreuses procédures engagées auprès des tribunaux pour contester le transfert de la polyclinique sur ce secteur.
Bilan de ce weekend : la mobilisation s'est encore amplifiée.
A noter que Radio Zinzine a recueilli divers témoignages d'organisateurs et de participants, comme elle l'avait fait il y a quelques jours au cours d'une émission d'une heure consacrée à Aix.
Le journal La Marseillaise a quant à lui publié hier une pleine page sur l'événement de samedi. Voici une sélection de trois points de vue.  

Martine Coste, porte-parole du Collectif Sud-Aix :
Les conséquences de l'implantation de cette clinique sont importantes : la destruction partielle d'un des principaux poumons verts de la ville et la régressison des terrains agricoles dont les terres vinicoles de l'AOC Palette. Par ailleurs, l'installation ne prend pas en compte le secteur et rien n'est prévu en termes d'infrastructures. ce qui pourrait laisser place à certains promoteurs immobiliers et donc à une urbanisation anarchique et déséquilibrée. A cela, il faudrait rajouter la problématique des transports et comptabiliser entre 4.000 et 10.000 véhicules supplémentaires par jour sur la route des Milles, un axe déjà fortement saturé.
Gonzague de La Fresnaye, propriétaire de la bastide :
J'ai choisi de me battre contre cette implantation car pour moi la préservation des campagnes aixoises est une cause à laquelle je crois. Voilà pourquoi j'ai pris l'initiative d'ouvrir ma demeure aujourd'hui, tout comme je le fais chaque année pour les journées du patrimoine. La ville d'Aix est inséparable de sa campagne. Notre ville est par ailleurs très attractive pour les trousistes : grâce à son architecture certes mais aussi grâce à son cadre naturel. Si l'on continue des projets de la sorte, la ville d'Aix perdra son charme. Je ne suis pas contre une urbanisation mais je suis contre une urbanisation non réfléchie et anarchique. Aujourd'hui, en venant ici, les gens se rendent compte que ça vaut le coup de se battre. C'étati un bon moyen de les sensibiliser, je crois.
Lucien-Alexandre Castronovo, ancien élu municipal :
Mon rôle dans cette affaire est avant tout d'amplifier le mouvement contestaire. Etant donné les fonctions que j'ai occupées auparavant, je suis un soutien pour le Collectif. Devant une municipalité qui ne prend pas en compte le Plan local d'urbanisme d'après la loi de 2000 et qui modifie le POS à son gré afin de satisfaire des intérêts financiers, nous devions réagir. Qui plus est, cette opération risque d'entraîner une urbansiation chaotique entre Aix et Luynes, une urbanisation non pensée où les flux de déplacements vont s'intensifier. Le Collectif s'est donc mobilisé au premier trimestre 2010 en portant plusieurs recours devant le tribunal administratif afin de faire annuler la délibération du conseil municipal.

Pour écouter l'émission de Radio Zinzine du 8 juillet :
(politique aixoise, clinique…)
http://dl.free.fr/poogwZNNF
Le site de la radio :
http://radiozinzineaix.free.fr/

5 juillet 2010

Cet été, "Le Ravi" nous fait un numéro d'effeuillage

une_ravi_76Jamais à court de nous surprendre, Le Ravi nous fait un véritable numéro estival d'effeuillage, histoire de mettre à nu quelques vérités torrides.
Outre la grande enquête faisant la une, le n° 76 déshabille également la politique régionale  de la gestion de l'eau, des ordures, du pôle emploi et de la culture. Il retaille aussi quelques costumes de bain en forme de portraits et d'interviews aux politiques, Patrick Mennucci, François Bernardini, Jean-Noël Guérini, Bernard Tapie, Jean-Claude Gaudin et Alexandre Medvedowsky.
Bref, tout ce qu'il faut pour se prémunir contre la moindre tentation d'oisiveté vacancière et éviter ainsi tout risque de méforme à la rentrée.
Pour nous aider à bien tenir le coup en juillet et août, Le Ravi n'a donc négligé aucune gâterie : humour réfrigérant et dessins rafraîchissants à gogo. A seulement 2,80€ la prestation, il serait quand même malpoli d'exiger aussi un parasol...
(Clic sur l'image pour agrandir)

Le sommaire du n° 76 du Ravi (juillet-août) :
http://www.leravi.org/spip.php?article1034
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

2 juillet 2010

Affaires : La plume libre et bien trempée du Canard

Des scandales en tous genres qui empestent de plus en plus l'atmosphère. Chaque jour apporte sa dose de fange qui fait déborder LA vase.
Le Canard enchaîné et le site Mediapart ont été les premiers à révéler les curieux mélimélos entre pouvoir et argent.
Des ministres pris la main dans le coffre, s'octroyant des faveurs sur le compte du trésor public, des permis de construire sans permis ou des privilèges gros comme des cigares, la liste n'est sans doute pas encore close.
Et puis, surgit cette "affaire" Bettencourt, audacieuse et violente, qui s'abat sur la sarkozie "irréprochable".
Les masques de la grippe qui n'a pas eu lieu au prix d'un milliard d'euros ne sont même pas ré-utilisables pour empêcher les puanteurs d'atteindre nos narines. Il faudra peut-être investir un autre petit milliard pour des masques à gaz.
Les questions et les attaques se multiplient. Le pouvoir est aux abois. Comme titre le bel édito du Canard, c'est "Haut les chœurs !"

(Clic sur l'image pour agrandir)
L'édito du Canard enchaîné du 23 juin 2010
canard_haut_les_choeurs_23

28 juin 2010

Vote annulé ou pas, ainsi font les politiques aixois...

Si ce n'est trois, c'est donc ton maire
hotel_de_ville_annulationOn a appris par La Provence de jeudi que la décision du Conseil d'Etat sur la validité du scrutin municipal de juillet 2009 devrait être formulée le 5 juillet à 14 heures.
En coulisses, on s'agite donc avec une fébrilité accrue pour percer le mystère. Mais, ce n'est pas un secret, il y a tous ceux qui espèrent et tous ceux qui redoutent une seconde annulation.
Vu comment se sont passées les choses la dernière fois, où les premiers ont encore perdu et les autres ont encore gagné, le scénario n'est pas encore écrit. Car, en cas de troisième finale, Aix est bien capable de se distinguer une nouvelle fois et de faire surgir une nouvelle surprise de ses urnes magiques.
Le PS en grande... petite forme
ps_vuvuzelaLa section aixoise du parti socialiste semble en grande... petite forme. De quoi s'interroger sérieusement sur sa  capacité à mobiliser des forces en cas de retour aux urnes. Pour preuve, la participation riquiqui et flottante aux deux récents votes internes proposés par la direction nationale.
Le 20 mai, ayant à s'exprimer sur la tenue le 3 juillet de la Convention nationale sur le projet de rénovation du Parti socialiste, ils n'étaient que 52 votants sur les 385 adhérents aixois, soit 13,5%. Pour le oui 25 (48,07%), pour le non 16 (30,76%) et 11 abstentions (21,17%).
Le 24 juin, sur le projet de rénovation concernant les primaires, le renouvellement du parti, le non cumul des mandats, la parité et la diversité, il y a eu 158 votants sur 384 inscrits (un adhérent a disparu !), soit 41,14%. Pour 138 (87,34%), contre 14 (8,86%) et 6 abstentions (3,79%). Pour ce dernier scrutin, au niveau national, la participation a été de 35%, avec 77% pour, 14% contre et 8% d'abstentions. Qu'il est triste le son du cor au fond des urnes.
Nomadisme politique
cameleonSans doute à la recherche effrénée d'un domicile enfin fixe, Stéphane Salord aime bien changer d'adresse à chaque élection. Il fut UDF, il devint UMP. Il fit partie d'une liste MoDem, il appela à voter pour la coalition Socialistes, Europe écologie, MoDem.
Il testa quelques jours la toute nouvelle et discrète Alliance centriste, il se présenta sous la bannière d'Alliance écologique indépendante.
Il rallie il y a un mois le mouvement de Villepin, il déclare vendredi être à disposition pour une liste unique de force d'opposition à Maryse Joissains en cas de nouvelle élection. Les caméléons sont des lézards bien connus pour leur capacité à changer rapidement de couleur.
Pas de tribune de l'opposition
puissance_34Le numéro trimestriel d'information de la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix vient de paraître. Et, toujours pas de page émanant de l'opposition.
Comme pour le magazine municipal, la loi prévoit pourtant un droit pour les élus ne faisant pas partie de la majorité. Or, les élus communautaires aixois ne produisent aucun article.
Indifférence ? Paresse ? Ou remise de texte hors délai ? Toujours est-il que ne pas user de ce droit, c'est manquer au devoir d'informer les électeurs qui ont voté pour l'opposition et tous les autres citoyens au sens large. C'est aussi abandonner la confrontation démocratique des points de vue.
Pour s'en convaincre, il n'y a qu'à regarder, et ce n'est certainement pas un pur hasard, le nombre croissant de photos et de déclarations d'élus majoritaires qui figurent dans la livraison de juin. Face à la propagande, le silence est encore plus  coupable.

25 juin 2010

Petit inventaire aixois... si Joissains est encore maire

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Office public de l'habitat
Nouvelles contestations au sein de Pays d'Aix Habitat. L'ambiance en interne se serait encore dégradée. Les syndicats majoritaires du conseil d'administration évoquent la mise en danger de certains salariés qui se plaignent de la pression incessante du fait de la gestion du personnel par la nouvelle direction en place depuis un an et demi.
Les délégués dénoncent "une ambiance délétère et le harcèlement moral mis en place pour obliger des salariés à démissionner". Ils déplorent "les états suicidaires et de nombreuses dépressions", à quoi s'ajoutent "déjà 17 départs forcés et licenciements". Ils ont donc publié une lettre ouverte et engagé des actions aux prud'hommes avec sept plaintes à l'encontre de l'office, dont deux contre la directrice.
Cette dernière parle de "départs volontaires négociés et de deux abandons de poste" et assure "ne pas être au courant de cette lettre". "Je ne comprends pas, il n'y a pas problème à l'OPAC. Pour moi, tout va bien, sauf pour les personnes qui disent que ça va mal." Elle concède qu'un "organigramme très classique sera présenté en septembre".
Les délégués syndicaux ne veulent pas en rester là. Ils vont saisir le ministre du logement. Et une fois encore Maryse Joissains, tant qu'elle est encore maire.
Plan local d'urbanisme
C'est via une annonce légale parue le 15 juin que l'on a confirmation que la Ville a fait un saut en avant dans le calendrier pour son Plan local d'urbanisme. Il s'agit d'un appel d'offre dont l'objet est "la conception, l'organisation et l'animation de la concertation sur le PLU". Le marché proposé doit durer neuf mois pour s'achever au deuxième trimestre 2011, soit d'ici un an.
En fait, cette procédure n'est pour ainsi dire que l'accompagnement public du processus d'élaboration du PLU qui, lui, nécessitera encore quelques années avant d'aboutir et d'être applicable. Pour mémoire, la mutation du Plan d'occupation des sols en PLU relève d'une loi de décembre 2000.
Si ce document voit le jour en 2014, date normale du renouvellement municipal, et dans l'hypothèse d'un mandat ininterrompu, Maryse Joissains pourra se targuer de n'avoir mis qu'à peine 13 ou 14 ans pour l'établir.
Beisson : appel d'offres
C'est aussi par une annonce légale du 19 juin qu'est lancé un appel d'offre concernant les opérations de rénovation urbaine des cités Corsy et Beisson. L'objet est ainsi intitulé : "mission pour le relogement et l'accompagnement des familles dans le cadre des démolitions et réhabilitations". On est encore loin, très loin, du projet, des financements et des cofinancements recherchés, et du démarrage des travaux.
Les habitants seront quand même heureux d'apprendre qu'il y a aura démolitions et relogements. Patience cependant, cette seule mission est prévue pour durer quatre ans, le temps du processus général de rénovation. Là encore, c'est donc au mieux à l'horizon 2014 que les opérations pourraient toucher à leur fin. Mais qui sera maire d'Aix d'ici-là ?

23 juin 2010

"Le Ravi" de juin crève le ballon du fric foot…

une_ravi_75Non sans un brin de vantardise, Le Ravi n° 75 de juin (2,80€) érige sa grosse une sur le fric foot, avec cinq pages d'enquêtes qu'il faut lire pour ne pas passer pour un anencéphale. On découvrira aussi une double page dessinée sur le titre de l'OM, un reportage sur les "désobéisseurs de l'Islam" de notre région, des nouvelles de nos villes voisines, un dossier sur les menaces que le projet de réforme des collectivités territoriales fait planer sur le secteur culturel et une interview exclusive de Bruno Genzana, "la girouette qui garde le cap à droite". Le tout illustré d'une fort sympathique collection de dessins originaux et caustiques.

Le sommaire du n° 75 du "Ravi" :
http://www.leravi.org/spip.php?article964
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

23 juin 2010

Footage de gueule et flouzeball

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Un beau raccourci entre sport et politique

La honte ! Ah bon ? Mais la honte, pour qui ? POUR TOUS ! Le système, les joueurs, le sélectionneur, les dirigeants de la fédération, les sponsors, les publicitaires, les médias et les supporters.
Des "valeurs" ? Des manipulations, des arnaques et de l'indignité à revendre oui. Bien à l'image d'une société en capilotade, d'une vie publique en déliquescence et d'une éthique politique en débâcle.
J'ai pourtant tout fait pour fuir cette mascarade mondiale et nationale. Las ! Malgré moi, et jusqu'à l'écœurement, télés, radios, journaux et l'internet n'ont eu de cesse de pilonner mes barricades, d'envahir mes tranchées et de briser mes armures.
Pour ne pas trop me répéter, voici ce que j'écrivais déjà il y a six mois lors de la qualification frauduleuse de la France.

Des coups de pied qui se perdent

Qu'on aime ou pas le football, impossible de réchapper au matraquage médiatique qui, au moindre match, nous met la tête comme un ballon. La méthode est simple, bien rodée aussi. Il suffit en fait d'en faire de grosses unes, comme s'il n'y avait plus d'affamés, de chômeurs, de guerres dans le monde et on en passe.
C'est alors que l'on déclanche, lentement mais sûrement, la montée en puissance du prétendu événement et la fanatisation des foules qui va avec. Car, qu'on se le dise bien une fois pour toutes, les compétitions sportives ont définitivement acquis le statut de grands rassemblements. Cornaqués à l'extrême et fliqués à mort. Mais que ne ferait-on pas pour notre bonheur, hein ?
Il n'y a plus qu'à nous assigner d'idolâtrer aveuglément, sur parole, des joueurs qui se gavent de l'argent siphonné aux supporters. Des supporters qu'on hystérise à leur en faire perdre tout sens critique, car envieux d'imiter leurs totems, jusqu'au déguisement, mais payés en retour d'illusions et de frissons par procuration.
On nous bassine le cortex avec les platitudes affligeantes d'entraîneurs, proférées sur le même ton monocorde devant des forêts de micros et de caméras, pendant que, dans les coulisses, les margoulins mettent en scène le spectacle, exploitent le système et en profitent à fond.
Reste alors à agiter la gigantesque tambouille coagulée et à nous la faire ingurgiter jusqu'à l'indigestion comme un, ou plutôt LE modèle de ferveurs sportives censées former l'expression de liesses populaires, quand les gourous ne vont pas jusqu'à prétendre que nous partageons tous ainsi une fierté nationale. Et au diable si ce ne sont que des ersatz d'émotions collectives fabriquées à coups abusifs de Marseillaise.
Escamotés, amnistiés, le déferlement publicitaire, le chauvinisme, le fric, le dopage et la triche. Oui, à la bourse abrutissante des valeurs artificielles et busardes, on se contrefout du respect, de l'honnêteté et du fair-play. Et à l'aune de ces arnaques, il faut s'y faire, les lumineux héros du quotidien risquent de moins en moins d'être ceux qui se dévouent, protègent, secourent, soignent, éduquent, sans fanfaronner, eux, pauvres sans gloire.
Mercredi soir, un arbitre a raté son coup. Il n'a pas vu ou pas compris qu'un jeu de main et de vilain a tout faussé. Et là, on a eu droit à tout le pathétique toutim : les commentaires sincèrement désolés de quelques honnêtes personnes, les propos carrément minables de vrais crétins répétant que, de toute façon, ce qui compte, c'est que la France a gagné et peu importe la manière, les silences cyniquement calculés d'une bande de fautifs craignant une invalidation du match.
Quelle triste et méprisable mentalité que celle qui accepte la tricherie inavouée, le résultat frauduleux ou la victoire frelatée, ou qui s'en accommode sans honte.
Tiens, du coup, cela me fait penser à certains politiques.

22 juin 2010

Marseille 2013 : Les réponses de Bernard Latarjet

ravi_latarjetDes doutes s'expriment sur le projet Marseille 2013. Michel Pezet a été le premier à les mettre sur la place publique. D'abord, dans Le Ravi, puis lors d'une conférence de presse aux côtés de Jean-Noël Guérini qui a confirmé le vote de la participation financière du Conseil général, et encore une fois à la télévision ce samedi midi. Lors de cette conférence de presse du 7 juin, Bernard Latarjet, directeur général de Marseille Provence 2013, n'a pas pu faire autrement que de répondre aux questions des journalistes. Il en a profité pour répondre aussi aux inquiétudes exprimées par Michel Pezet. En voici des extraits mis en ligne sur le site du Ravi.
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Grands équipements culturels de Marseille
"Je remercie le Conseil général d’abonder de 5 millions d’euros pour la mise aux normes des grands équipements marseillais que sont l’Opéra, la Criée, le Palais Longchamp et le Palais Carli. J’ai reçu des assurances de la part de l’Etat et de la ville de Marseille quant au financement des travaux sur ces équipements pour 2013. Ils devraient être annoncés dans quelques jours."

Le calendrier des travaux
"Pour que ces équipements soient opérationnels pour 2013, il faut que les travaux démarrent le plus vite possible et qu’il n’y ait pas de contretemps de chantier. Ce n’est pas impossible, mais c’est franchement serré."
La grande expo au musée des Beaux-Arts
"La grande expo 2013 devrait avoir lieu au Musée des Beaux-Arts, avec une déclinaison au musée Granet à Aix et au Musée de l’Arles Antique. Mais, si par malheur, le musée du Palais Longchamp n’était pas prêt, tant sur le plan des salles que de la sécurité, toute l’expo serait remise en cause. Il n’y a pas de plan B. Et ce serait un énorme scandale qui jetterait une ombre sur 2013."
Les projets des acteurs culturels
"Le dépôt de dossiers s’arrête le 30 juin. Nous en sommes à 1400 propositions. Nous allons passer le reste de l’année à étudier les propositions et les soumettre au Conseil d'administration. Nous ne communiquerons pas avant la fin de l’année sur les projets retenus."

Mécénat
"Nous sommes en bonne voie pour trouver les quatre grands partenaires qui vont s’ajouter à la Poste. Ils vont s’engager sur 1,5 millions d’euros et une visibilité transversale sur 2013. Deux sont signés, deux sont encore en train de finaliser. Chaque partenaire communiquera quand bon lui semblera. Nous avons plus de mal avec les partenaires projets, qui est l’étage en-dessous."
Territoire Marseille-Provence 2013
"Pour l’instant, certaines villes et quelques intercommunalités du territoire  (comme par exemple le SAN Ouest Provence) n’ont pas encore formalisé leur intégration dans Marseille-Provence 2013, préférant pour l’instant rester en partenaires extérieurs. D’ici la fin de l’année, il faudra qu’ils s’engagent ou qu’ils restent à l’extérieur. Mais ce sera définitif à cette date. Le territoire de 2013 en sera forcément modifié, ainsi que son programme."
Politique
"Je n’ai aucun problème avec les élus politiques, qu’ils soient de gauche ou de droite. Tout se passe bien ici. La seule chose que je puisse remarquer sur la particularité locale, c’est sa propension à l’auto-flagellation." 
                                                     Propos recueillis par Stéphane Sarpaux

L'interview choc de Michel Pezet dans Le Ravi :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/05/21/17962120.html

Son interview dans La Provence :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/05/31/18060035.html

18 juin 2010

Ah, si Le Canard et René Dosière n'existaient pas…

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Pour un meilleur confort de lecture,
j'ai découpé le tableau en deux parties et l'ai agrémenté de couleurs
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C'est à se demander vraiment s'il n'y a que Le Canard enchaîné qui ose faire son boulot pour débusquer, semaine après semaine, les scandales de la République. Les plus hypocrites dans tout ça, ce sont les médias qui reprennent, sans trop se fatiguer ni rougir, les informations du palmipède avec la phrase d'accroche "C'est Le Canard enchaîné qui le révèle, une nouvelle affaire, etc."
Rien que ces derniers temps, plusieurs ministres se sont fait alpaguer sur des histoires de logements, de rémunérations et de frais de déplacements. Une fois démasqués, les voilà contraints d'abord à faire des pirouettes, puis à baisser les yeux et enfin à ravaler leurs prétentions qui ressemblent à de belles escroqueries. Le tout alors que des millions de citoyens crèvent de faim et n'ont ni toit ni emploi.
Parmi les parlementaires les plus actifs, le plus pugnace est sans aucun doute René Dosière, qui s'est spécialisé dans les comptes - tous les comptes - publics et en particulier ceux liés aux dépenses des élus et des hauts fonctionnaires. Ses recherches menées avec ténacité ont aussi plusieurs fois mis au jour les sommes folles dont sont friands les services de l'Etat, à commencer par la présidence de la République.
Le député de l'Aisne tient un blog très instructif qui publie régulièrement l'état de ses investigations. Il y indique entre autres qu'il lui est parfois malaisé d'obtenir tous les renseignements. Autrement dit, on ne lui facilite guère la tâche. Le 10 juin, il a mis en ligne un tableau de synthèse sur les avantages en nature dont disposent les ministres. Il s'agit de données portant sur l'année 2007. Le député travaille à présent à leur actualisation.
Le Canard enchaîné et René Dosière, deux enquêteurs en chef indispensables !

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Le blog de René Dosière :

http://renedosiere.over-blog.com/
Son activité parlementaire :
http://www.nosdeputes.fr/rene-dosiere
Sa page sur le site de l'Assemblée nationale :
(où il est possible de lui envoyer des messages d'encouragement)
http://www.assemblee-nationale.fr/13/tribun/fiches_id/1155.asp

14 juin 2010

Aix, ses élus et ses élites : Aujourd'hui, Salord

Dans la rubrique "la vie des grands fauves", après les palpitantes tribulations d'Alexandre Medvedowsky à Moscou et les non moins vibrantes équipées de Maryse Joissains à Paris, re-voici les déchirantes odyssées de Stéphane Salord pour les Comores.
J'avais relaté il y a déjà un mois et demi l'information concernant son limogeage de la fonction de consul honoraire. A son tour, la presse locale vient de consacrer plusieurs articles à cet épisode. Réjouissons-nous de la grandeur des exploits extérieurs de nos élites, notre attente de les voir œuvrer aussi à Aix n'en pourrait être que mieux récompensée.

(Clic sur les images pour agrandir)
Dans "Le Ravi" de juin :
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Dans "La Provence" :
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Mon article du 30 avril sur le limogeage de Salord :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/04/30/17736148.html

4 juin 2010

Les pions de Medvedowsky et l'espion de Medvedev

Si vous êtes amateur d'histoires d'espionnage, cette lecture va vous transporter dans un monde qui ne vous laissera pas indifférent. Ici, aucun détail inventé ou romancé, tout ce qui est rapporté est vraiment arrivé, les personnages sont tous connus. 
Pour renflouer un peu ses caisses, l'Etat a décidé de céder de nombreux biens immobiliers publics. C'est ainsi que le 11 mars dernier a été officiellement signée la vente du siège de Météo France. L'affaire a nécessité du temps et des coups de baguette magique en coulisses. 
Car, si le marché miraculeux a pu être conclu au profit de la Russie, c'est grâce à l'intervention convergente de quelques prestidigitateurs, dont un dénommé Vladimir Kojine, ancien du KGB et proche de Dmitri Medvedev, et un intermédiaire assez connu des Aixois, Alexandre Medvedowsky. 
La narration détaillée de cette truculente aventure nous est offerte par Vincent Jauvert le 28 mai sur son blog du Nouvelobs. Palpitant, jubilatoire, émouvant…                    (Les mises en gras et en fond jaune sont de moi.)

L'affaire de la cathédrale du Kremlin à Paris
Une enquête de Vincent Jauvert

A la veille de l'ouverture du sommet Europe-Russie, voici l'enquête que je publie cette semaine dans le "Nouvel Observateur". Elle concerne la vente au Kremlin par l'Etat français du siège de Météo-France, quai Branly, en vue d'y construire une cathédrale orthodoxe du Patriarcat de Moscou.

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Avec Tour Eiffel en arrière-plan, le siège de Météo France, Quai Branly,
un bâtiment de 8470 m², construit en 1948,
vendu 60M€, où travaillaient 430 salariés

France-Russie : opération Cathédrale

Copenhague, 18 décembre 2009. Ce jour-là, les grands de ce monde se penchent sur le sort de la planète. Le changement climatique et ses catastrophes annoncées. Soudain, Dmitri Medvedev demande à rencontrer Nicolas Sarkozy - seul à seul. Le président russe veut-il parler à son homologue français de l'échec historique qui s'annonce ? A-t-il une idée pour trouver une issue à cette conférence qui s'enlise ?
Non, en ce jour crucial pour l'avenir de l'humanité, il veut s'entretenir d'un sujet bien plus important pour lui : la construction d'une cathédrale orthodoxe russe à Paris. L'affaire est très avancée, explique Medvedev à Sarkozy. Et il est impératif de la conclure, vite. De lever les «menus» obstacles qui empêchent encore le projet d'aboutir. Et quel projet !
Pour cette cathédrale, les services du Kremlin ne guignent rien de moins que 8400 mètres carrés magnifiquement situés sur les bords de Seine, quai Branly, à deux pas de la Tour Eiffel. Le siège de Météo France, que Bercy a mis en vente en septembre. L'Etat russe s'est immédiatement porté candidat au rachat. Et, pour peaufiner son dossier, il a fait appel à de grands architectes, comme Jean-Michel Wilmotte.
La partie pourtant n'est pas encore gagnée. Car la Russie n'est pas le seul pays en lice. Outre des opérateurs privés, d'autres Etats amis de la France sont très intéressés : le Canada, et surtout l'Arabie Saoudite, qui rêve de construire sa nouvelle ambassade sur un emplacement aussi prestigieux. Les Saoudiens sont apparemment très déterminés.
Or, dans quelques jours, la commission d'appel d'offres doit départager les candidats. En cette mi-décembre donc, à Copenhague, Dmitri Medvedev va droit au but : son ami Nicolas pourrait-il faire en sorte que le vainqueur soit Moscou - et non Riyad ? Pour le jeune président russe, un lieu de culte en plein Paris vaut bien un tel forcing : l'«opération cathédrale» est prioritaire. Elle participe d'une stratégie globale, établie de longue date : la légitimation du régime poutinien par l'Eglise. Edifier une cathédrale russe à Paris - une première depuis la chute des Romanov - permettrait au pouvoir actuel de se présenter en continuateur de la Grande Russie impériale.
S'installer sur ce terrain exceptionnel du quai Branly symboliserait le retour de l'influence russe en France, et plus largement en Europe occidentale, au niveau qu'elle avait atteint à la fin du XIXe siècle, au temps d'Alexandre III et de l'alliance franco-russe… Bref, cette cathédrale montrerait à qui en douterait encore que le clan Poutine est aussi respecté qu'un tsar, si ce n'est aussi respectable.
L'«opération cathédrale» a été amorcée deux ans auparavant. Et elle commence mal. L'été 2007, le patriarche de Moscou, Alexis II, décide d'entreprendre son premier voyage en Occident. Il choisit la France. Il souhaite rencontrer Nicolas Sarkozy, fraîchement élu, et lui parler de l'affaire en tête à tête. Mais le Quai-d'Orsay et le ministère de l'Intérieur sont hostiles à une telle rencontre. Car les fonctionnaires français surveillent de près les agissements du patriarcat russe en France et ils n'aiment pas ce qu'ils voient.

Le «putsch» de Biarritz

Avec l'aide du Kremlin (et sur son ordre ?), l'Eglise russe tente en effet, depuis l'élection de Poutine, de mettre la main sur un immense patrimoine : les multiples lieux de culte orthodoxe construits par l'aristocratie tsariste avant la révolution de 1917 et gérés, depuis, par l'émigration russe et ses descendants. Le but est triple : accroître le patrimoine étranger de l'Eglise, empêcher que la nouvelle émigration russe ne quitte le giron spirituel de Moscou, et reprendre le contrôle de l'ancienne.
Dans les années 1920, les Russes qui avaient fui l'URSS avaient décidé de ne plus dépendre du patriarcat de Moscou, devenu, par la force des choses, complice du pouvoir communiste. Ils ont rejoint l'autre phare de l'orthodoxie : Constantinople. Quatre-vingts ans plus tard, leurs descendants ne veulent pas, dans leur grande majorité, revenir en arrière, en tout cas pas encore… Ils entendent pratiquer une orthodoxie plus «libérale», moins nationaliste que celle en vogue dans la Russie d'aujourd'hui.
Or, d'après la loi française, ces fidèles sont les seuls à pouvoir décider d'un changement d'obédience. Pour cela, il faut un vote des conseils paroissiaux, où ils sont majoritaires. Face à un tel barrage, le patriarcat et le Kremlin ont d'abord cherché des compromis, puis ont tenté partout de passer en force.
En décembre 2004, à Biarritz, ils ont organisé un «putsch» contre le conseil paroissial local. Ils ont fait venir (avec l'aide des services secrets russes ?) des «fidèles» de l'Espagne voisine. Ils ont monté un conseil parallèle, qui s'est empressé de voter le rattachement à Moscou. Mais l'autre conseil, le vrai, a porté plainte et a gagné.
En 2005, à Nice, ils ont envoyé des officiers du SVR, le service d'espionnage extérieur, pour essayer de reprendre par la voie judiciaire la cathédrale Saint-Nicolas (le Kremlin l'emportera finalement en janvier 2010 en première instance). A Paris, enfin, le patriarcat a créé une association qui milite - de façon parfois très agressive - pour le rattachement de la célèbre cathédrale de la rue Daru, Saint-Alexandre-Nevski, rattachement auquel le conseil paroissial est, dans sa majorité, très hostile.
Pour toutes ces raisons, le Quai-d'Orsay considère, à la fin de l'été 2007, qu'Alexis II n'est pas le bienvenu à l'Elysée. Mais le patriarche ne se décourage pas. Afin de décrocher un rendez-vous avec le président de la République, il fait appel à son vieil ami français au Vatican : le cardinal Etchegaray, l'homme des missions secrètes de Jean-Paul II. Le prélat accepte d'autant plus volontiers d'intervenir qu'il a une idée en tête : organiser un jour la première rencontre entre un pape et un patriarche russe. Où ? En terrain neutre, et si possible à Paris.
Sollicité directement par l'émissaire du pape, Nicolas Sarkozy se dit qu'un jour il pourrait jouer un rôle historique d'intermédiaire entre les deux chrétientés. Malgré les réticences des diplomates, il accepte donc de recevoir Alexis II le 3 octobre 2007. L'«opération cathédrale» est lancée.

Menace à peine voilée

Le patriarche et le président parlent œcuménisme et diplomatie, mais leur conversation file vite vers les questions immobilières. Du fait de la nouvelle émigration russe, dit Alexis, les rares églises orthodoxes françaises demeurées sous obédience moscovite sont bondées. Notamment la plus importante, celle de la rue Pétel, dans le 15e arrondissement de Paris. Et comme nous ne pouvons reprendre la cathédrale de la rue Daru, poursuit Alexis, nous avons besoin d'en construire une nouvelle, la nôtre. Sarkozy comprend-il l'enjeu symbolique d'une telle construction pour le clan Poutine ? En tout cas, il donne son feu vert.
Reste à trouver l'emplacement. C'est l'affaire du département patrimonial du Kremlin, un service très puissant qui gère tous les biens de l'Etat et de l'Eglise russes à l'étranger. Poutine, justement, en a été le numéro deux à la fin des années 1990. Et le patron actuel du département, Vladimir Kojine, est lui aussi un ancien du KGB et un proche du «leader national». C'est lui qui, avec le ministre des Affaires étrangères du patriarcat, le métropolite Kirill (qui succédera au patriarche Alexis II début 2009), pilotera l'«opération cathédrale» - de Moscou.
Courant 2008, Vladimir Kojine entend parler du siège de Météo France, quai Branly, que l'Etat français envisage de vendre. Ce serait le lieu idéal, remarque-t-il, pour symboliser le retour de l'influence russe. Il est situé au coeur du quartier des ministères. Seulement voilà : le Canada est déjà sur les rangs et a, dit-on, toutes les chances de l'emporter. Ottawa a même demandé que l'affaire soit réglée entre Etats, de gré à gré, ce qui serait légal. Et, fin 2008, les autorités françaises sont tentées d'accepter.
Mais Vladimir Kojine ne veut pas lâcher l'affaire. Il décide de mobiliser les réseaux russes en France. D'abord l'ambassadeur de Russie à Paris, le truculent Alexandre Orlov. Tout au long de l'année 2009, ce parfait francophone enchaîne les rendez-vous à l'Elysée, à Matignon et à Bercy. Le Kremlin, dit-il, considérerait une cession directe du siège de Météo France au Canada comme un geste inamical. Sa menace à peine voilée paie : l'idée d'une vente de gré à gré est finalement abandonnée. Il y aura appel d'offres.
Mais la candidature russe est loin de faire l'unanimité au sein de l'Etat. Elle en inquiète beaucoup, et d'abord le service de contre-espionnage, la DCRI. Car juste à côté du siège de Météo France se trouve l'un des lieux les plus sensibles de la République : le Palais de l'Alma. Ces anciennes écuries de Napoléon III sont aujourd'hui des dépendances de l'Elysée.
Sur 5000 mètres carrés, on y trouve le siège du Conseil supérieur de la Magistrature, le service courrier du président de la République et surtout seize appartements de fonction, réservés aux collaborateurs du chef de l'Etat. C'est là que François Mitterrand a logé Mazarine Pingeot et sa mère pendant des années, et aussi son sulfureux ami François de Grossouvre.
Et c'est là qu'habitent actuellement le conseiller diplomatique de Nicolas Sarkozy, Jean-David Levitte, et son chef d'état-major particulier. Or ces hommes détiennent les principaux secrets de la République et sont donc des cibles privilégiées des services de renseignement étrangers, et notamment russes. L'affaire inquiète d'autant plus la DCRI qu'elle a repéré une très grande activité du SVR (le service russe d'espionnage) en France depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.
Dans ses notes, elle estime même que la présence des espions russes à Paris n'a jamais été aussi importante depuis 1985. Elle déconseille donc de céder un bâtiment si sensible à une Eglise dont on connaît les liens et les compromissions passées avec le KGB et dont on ignore si elle a réellement pris ses distances avec les services secrets. Le Quai-d'Orsay se joint aux réserves de la DCRI. L'ancien espion Kojine apprend les fortes réticences à l'égard de l'«opération cathédrale» au sein de l'Etat français.
Pour tenter de les lever, il fait appel à un grand cabinet français d'intelligence économique et de lobbying, ESL & Network. La firme a ses entrées dans la République. Elle emploie d'anciens hauts fonctionnaires et est dirigée par Alexandre Medvedowsky, un énarque de 50 ans, ex-candidat socialiste à la mairie d'Aix-en-Provence. Malgré ses attaches à gauche, le patron d'ESL France est bien introduit en sarkozie. Son maître de stage à l'ENA était l'actuel directeur de cabinet du président de la République, Christian Frémont, que, heureux hasard, le chef de l'Etat a justement chargé de suivre l'affaire de la cathédrale... Les deux hommes s'entretiendront plusieurs fois du sujet.

L'Arabie Saoudite sur les rangs

La campagne de lobbying marche plutôt bien. En septembre 2009, quand France Domaine met officiellement le terrain en vente, la candidature russe a éclipsé celle du Canada, qui finalement ne déposera pas de dossier. Mais elle doit faire face à un autre concurrent, très sérieux, l'Arabie Saoudite, où Nicolas Sarkozy se rend pour une longue visite mi-novembre. Le chef de l'Etat, reçu à plusieurs reprises dans la propriété du souverain saoudien, passe-t-il un accord secret avec le monarque - le siège de Météo France contre la construction de la ligne TGV La Mecque-Médine ? Medvedowsky et Kojine le redoutent.
Et c'est probablement pour cela qu'un mois plus tard Dmitri Medvedev profite du sommet de Copenhague pour parler de la candidature russe à Nicolas Sarkozy. Ce 18 décembre, dans la capitale danoise, le président français a toutes les raisons de vouloir satisfaire le jeune chef d'Etat russe, qui s'apprête à venir début mars 2010 à Paris inaugurer l'année croisée France-Russie, et sur lequel il mise beaucoup.
Il a besoin de lui sur tant de dossiers diplomatiques, militaires et commerciaux. Il y a la vente controversée du navire de guerre «le Mistral» et la prise de participation de GDF dans le gazoduc Nordstream. Il y a ces nouvelles sanctions internationales contre l'Iran que Moscou pourrait accepter. Il y a enfin ce document commun sur la sécurité en Europe qu'il voudrait faire signer par Angela Merkel et Dmitri Medvedev. Ce serait pour lui une grande victoire diplomatique.
Selon plusieurs sources, Nicolas Sarkozy décide d'agir immédiatement. De Copenhague, il appelle Eric Woerth, le ministre du Budget, en charge de la vente des biens d'Etat. L'Elysée ne dément pas qu'un tel coup de fil ait eu lieu. Que dit le président à son ancien trésorier de campagne ? Lui demande-t-il seulement l'état d'avancement de l'appel d'offres ? Ou lui donne-t-il aussi des instructions particulières pour favoriser Moscou ? Eric Woerth affirme que non. L'Elysée ne commente pas.
En tout cas, quelques jours plus tard, le ministre du Budget reçoit dans son bureau Vladimir Kojine, le directeur du département patrimonial du Kremlin, l'homme qui s'agite depuis des mois pour remporter le terrain du quai Branly. Pourquoi un tel traitement de faveur, qui, selon un haut fonctionnaire de Bercy, n'a été accordé ni aux Saoudiens ni aux Canadiens ? Et que se disent les deux hommes ? Mystère.
Quoi qu'il en soit, le 28 janvier, à 15 heures, quand la commission de Bercy décachette les cinq dossiers de candidature et découvre leurs propositions financières, celle du Kremlin (70 millions d'euros environ) est la plus élevée. «Elle était supérieure à l'évaluation établie du service des Domaines, qui est secrète», précise un proche du dossier. La Russie a-t-elle bénéficié d'informations privilégiées ? Bercy, bien sûr, affirme le contraire. Vrai ou faux, Moscou l'emporte.
Nicolas Sarkozy appelle son ami Dmitri pour lui fait part de la bonne nouvelle. Au Kremlin, on exulte : il y aura bien en 2012 ou 2013 une cathédrale orthodoxe russe au cœur de Paris. Ce sera la première construction religieuse de cette envergure au centre de la capitale française depuis un siècle. Ce sera aussi le premier grand monument franco-russe depuis l'édification du pont Alexandre-III en 1896, construit pour célébrer l'alliance entre Paris et Moscou. Oui, comme au temps des tsars !
Dès qu'elle est annoncée par Bercy, la victoire est immédiatement célébrée à la télévision russe. Elle fait la une des journaux. Les autorités civiles et religieuses russes la présentent comme un événement majeur. «Ni l'Eglise ni le Kremlin ne cachent que cet achat coûteux a un but purement politique et non spirituel», écrit dans «Novaïa Gazeta», le spécialiste des questions religieuses Alexandre Soldatov. Il ajoute : «Pendant ce temps, des centaines d'églises de villages en Russie continuent de se dégrader.»
Deux mois plus tard, en mars, Dmitri Medvedev est en visite d'Etat en France. Il est reçu par le maire de Paris. Entouré de plusieurs prélats, il lui dit à quel point cette cathédrale est importante pour lui. Bertrand Delanoë lui répond que ses services étudieront avec diligence le permis de construire. Puis le président russe se rend à Notre-Dame, où il veut voir les Reliques de la Passion. A sa demande, son entrée dans la cathédrale catholique se fait au son de la même musique qui a accompagné la précédente visite d'un dirigeant russe dans ces lieux. C'était Nicolas II, le dernier tsar, en 1896.

L'article original est ici : http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/05/28/comment-le-kremlin-a-obtenu-sa-cathedrale-a-paris.html

31 mai 2010

Pezet : "Regardons au-delà de la Méditerranée"

logo_marseille_2013A l'évidence, les avis de Michel Pezet sont de plus en plus sollicités. Après son interview choc par Le Ravi de mai, voici que La Provence publie à son tour un entretien avec le délégué à la culture pour le département. Après avoir donné son sentiment sur sa délégation retrouvée, Michel Pezet livre sa vision de Marseille Provence 2013.
Pour lui, l'année capitale européenne de la culture ne doit pas être "une exposition universelle" mais doit s'inscrire dans la continuité "en prenant en compte tous les publics" et en allant dans tous les quartiers.
Pour mémoire, il proposait déjà ce type de développement culturel lors de l'élection municipale de mars 2008 à Aix…

(Clic sur l'image pour agrandir)

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Lire l'interview dans "Le Ravi" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/05/21/17962120.html

25 mai 2010

Dossiers aixois (7) : Ce que disent les quartiers…

megaphoneLes assemblées générales des comités d'intérêts de quartiers sont révélatrices du malaise, pour ne pas dire plus, ressenti par les habitants. Beaucoup font reproche de ne pas être suffisamment informés, concertés ou écoutés par les élus. Lorsque les ponts sont rompus ou que les dossiers sont estimés trop graves, certains CIQ ou riverains n'hésitent pas à formuler des recours en justice. Petit tour d'horizon… 

Luynes : La Ville a lancé des projets immobiliers et la construction du collège par le Conseil général est maintenant probablement moins incertaine. Le CIQ luynois s'interroge sur le manque de vision globale concernant l'implantation de logements et la non prise en compte de l'avenir de terrains environnants et de l'impact des déplacements engendrés. Le CIQ déplore une fois de plus l'absence de Plan local d'urbanisme qui seul permettrait d'y voir plus clair. Les Luynois veulent des explications sur tout ce qui risque de toucher la circulation, le stationnement et la qualité de vie au village.
Puyricard : Le dernier exemple en date est celui du projet immobilier aux Fusains. En avril, face aux critiques de l'opposition, Maryse Joissains avait retiré le dossier. Il est revenu au conseil municipal de mai. De 50 le nombre de maisons est passé à 30. Mais le vrai problème subsiste : le projet se situe en zone inondable et est en contradiction avec la nécessité de préserver des espaces naturels et des zones agricoles.
Les Milles : Le devenir de l'aérodrome civil fait polémique. Les riverains et plusieurs associations s'opposent à la charte de l'environnement censée fixer la réglementation des activités de l'installation. Ils craignent que ce document n'autorise en fait une intensification des nuisances sonores. Faute d'être entendus, ils ont déposé des recours auprès du tribunal administratif.
Pont de l'Arc : Comme déjà maintes fois exposé ici, le projet d'implantation de la polyclinique Rambot a suscité de nombreuses interrogations et récriminations sur les difficultés actuelles de la circulation qui seraient ainsi encore aggravées. De multiples recours ont été déposés.
Pont des Trois Sautets : Les aménagements annoncés par la mairie se font au coup par coup. Selon les riverains, cette entrée de ville n'est pas traitée dans son ensemble, que ce soit pour l'organisation de la circulation ou la sécurité routière.
Pont de Béraud : La préoccupation principale ici est celle de l'engorgement de la circulation. Les récentes propositions de la mairie sont peu hardies. Au mieux, les mesures annoncées dans le plan de circulation ne sont que des retouches qui vont surcharger un peu plus les rues environnantes.
Les Lauves : Les riverains s'alarment du projet d'agrandissement de la maison de retraite à proximité du site cézanien dit "Terrain des peintres". La hauteur de ce projet pourrait obstruer la vue actuellement dégagée en direction de Sainte-Victoire.
Célony : Le CIQ s'élève contre certains projets et a ménagements qui vont inmanquablement amener encore plus de circulation sur la N7 déjà compliquée avec le passage de poids lourds. Là encore, aucune réflexion d'ensemble n'est menée pour rechercher des solutions moins agressives.
Granettes : Les riverains pointent de nombreuses nuisances. "Les élus municipaux ne viennent jamais et lorsqu'on leur demande quelque chose, on n'a jamais de réponse." Actuellement, ce qui pose problème, c'est un gros chantier qui voit un flux de camions emprunter des voies non autorisées.
Valcros : Des riverains et un collectif d'associations de défense du patrimoine s'inquiètent d'un projet immobilier qui pourrait ruiner ce site architectural jusqu'ici préservé.
Quartier Pasteur : La question est récurrente pour d'autres secteurs aussi. La propreté laisse à désirer. D'année en année, les adhérents du CIQ ne constatent aucune amélioration.
Encagnane : Les habitants du quartier rencontrent de nombreux problèmes : insécurité des biens et de personnes, stationnement abusif, dangers liés à la circulation, antennes relais sur les immeubles des HLM. Seront-ils entendus ?
Sextius-Mirabeau : La Ville a décidé de vendre un terrain à des promoteurs pour la construction d'un hôtel de luxe. Il y a trois ans, la municipalité avait joué sur l'effet d'annonce de l'installation d'un tel hôtel et avait fixé le prix de vente à 10M€. Il y a une semaine, ce prix est descendu à 8,5M€ et le nombre de chambres est passé de 194 à 135. Un dossier à suivre qui ne fait plus l'unanimité.
La Fédération des CIQ : Elle ne cesse de réclamer un plan de déplacements urbains et même des assises sur le sujet. Ses adhérents stigmatisent la "paralysie et l'asphyxie" de la ville, la circulation dans le centre, sur l'A8, la rocade Ouest et Nord, Célony. "Il faut canaliser les transits Nord-Sud et Est-Ouest, développer les transports en commun en site propre… et arrêter les mesurettes."
En guise de conclusion, une petite visite de salubrité au blog suivant s'impose. Ça vaut le détour…
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10 mai 2010

Réforme des collectivités : Les maires en résistance

Comment vote Maryse Joissains
joissains_vote_reforme_collectivites

Toucher aux institutions nuit gravement à la République. Mieux vaut réfléchir avant. Or, le Parlement a déjà adopté la loi sur le regroupement des Conseils régionaux et généraux qui sera applicable en 2014. Et, d'ici l'été, les parlementaires devront avoir examiné les trois autres projets sur la réforme des collectivités territoriales.
Ça grince de toutes parts. Les contestations ne sont pas le seul fait de la gauche. Les élections régionales passées, de nombreux élus de droite et sans étiquette s'élèvent aussi ouvertement contre l'esprit de ces changements.
Sans détailler ici toutes les dispositions prévues, il en est un certain nombre qui fâchent plus particulièrement les maires. Déjà, le 25 février, des centaines d'entre eux étaient allés manifester devant l'Assemblée nationale pour signifier leur refus d'une réforme qui réduirait à peau de chagrin les compétences des communes, notamment celles liées à la maîtrise de l'urbanisme communal et à la fixation de l'imposition locale.
Au sein de la Communauté du Pays d'Aix, dès janvier, une vingtaine de maires avaient signé une pétition pour s'insurger contre le risque de disparition des communes. En avril, en tout, ce sont désormais 31 maires sur les 34 que compte la CPA qui font bloc pour s'opposer à la réforme.
Elus de terrain, ils savent de quoi ils parlent. "Avec une participation de plus de 80% aux élections municipales, nous estimons avoir une légitimité suffisante pour exprimer au nom de nos populations nos opinions sur la réforme territoriale". Ils craignent de voir disparaître leurs compétences, "celles-là mêmes qui garantissent une politique de proximité".
Dans une lettre adressée au président de la République et aux parlementaires, ils ont clairement indiqué qu'ils ne se laisseraient pas faire. A leurs yeux, la création de "métroples" qui les priveraient de leurs pouvoirs de maires est un gros point d'achoppement de la réforme. Ils estiment que les structures intercommunales ont déjà pour objectif de jouer un rôle d'entités efficaces.
Sur ce point, avec l'idée de ne pas laisser la CPA se faire dévorer par Marseille, Maryse Joissains a déclaré aller dans le même sens : “La solution de la métropole se traduira par la création d’une structure imposante et lointaine, dépossédant les communes et affaiblissant le lien de proximité”.
Pourtant, sa position risque de ne pas être facile à tenir en tant que députée. En effet, comment pourra-t-elle faire la part des choses puisqu'elle a déjà voté pour le premier texte de loi sur la concomitance du renouvellement des conseils régionaux et généraux, qui, selon le gouvernement, présente un ensemble cohérent avec les trois autres lois de la réforme ?
Plus globalement, il y a de quoi être inquiet. Car si cette loi sur les collectivités territoriales est du même acabit que celles sur les "réformes" de la carte judiciaire, du lycée à la carte, du rapprochement police-gendarmerie ou de la taxe carbone, pour ne citer que les plus emblématiques, le risque est grand d'assister à une nouvelle calamité.

La réforme vue par le gouvernement
(Clic sur l'image pour agrandir)
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7 mai 2010

A nous les grandes Anglaises…

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Nick Clegg, Gordon Brown, David Cameron

Non, mon blog n'a pas viré coquinou. Pas de méprise, il s'agit des élections d'hier en Grande-Bretagne. A l'heure où ces lignes sont publiées, les premiers résultats définitifs commencent à tomber. Mais il faudra attendre la matinée pour savoir qui a vraiment gagné, si toutefois un parti a gagné ! 
En effet, les estimations des instituts de sondages diffusées par BBC World News ne donnent aucune majorité absolue à personne. Aucun parti n'atteint les 326 sièges nécessaires sur les 650 de la Chambre des communes, véritable lieu du pouvoir. 
Les Conservateurs (droite) pourraient avoir 305 députés (on les appelle membres du parlement), les Travaillistes (gauche) 255 (environ 90 en moins, perdus au profit des Conservateurs), les Libéraux-Démocrates (centre) 61 (stable) et les petites formations des miettes avec 29. A remarquer que l'effet Nick Clegg n'a pas trouvé son prolongement dans les urnes, sans doute à cause du mode électoral. 
Les Britanniques n'ont pas les mêmes mœurs électorales qu'en France. Le vote a toujours lieu un jour de semaine, non férié. Le système en vigueur est à un seul tour et c'est le meilleur score qui fait un député. Hier soir, ce système a été remis en question car le cas de figure de cette année est devenu singulier avec trois partis dont aucun ne peut se targuer d'avoir gagné seul. Pendant la campagne, des candidats ont promis une réforme électorale. Pourvu que Sarkozy ne s'en mêle pas…
Dans la soirée, des contestations remontant de nombreuses grandes villes ont fait apparaître que de grosses centaines d'électeurs ont été refoulées et empêchées de voter au moment de la fermeture des bureaux pourtant ouverts de 7 heures à 22 heures. La cause, dit-on, en est la participation en hausse approchant souvent les 70%. Un journaliste a fait observer que dans les années 70, on votait beaucoup plus et qu'il n'y avait pas de problème. La Commission de contrôle électorale va enquêter. 
Autre particularité, que j'avais constatée lorsque j'étais professeur assistant en Angleterre, le président de chaque bureau centralisateur annonce officiellement les résultats de la circonscription en présence des candidats et déclare le nom du vainqueur. Je n'ai jamais vu ce genre de moment en France où, en général, le gagnant arrive triomphalement pendant que le perdant va se cacher ou se pendre. 
Il y a eu un moment assez sympathique hier soir à l'annonce du nom d'un candidat travailliste réélu. Les supporters criaient "Yes, we can". Il fallait comprendre "Yes, we Khan", le slogan de campagne du candidat d'origine indienne plébiscité par les électeurs.
Pas de vainqueur
Le Royaume Uni (quand on y ajoute l'Irlande du Nord) a voté différemment selon les régions. Ainsi, l'Ecosse n'a donné que deux députés aux Conservateurs et tous les autres aux Travaillistes et aux Libéraux-Démocrates. Il faut dire que le Premier ministre Gordon Brown est Ecossais. Le Nord-Est de l'Angleterre a aussi voté massivement pour Gordon Brown, laissant peu de chances aux Conservateurs. En Irlande du Nord, le premier ministre local a été battu à plate couture. 
Partout, les petits partis ne font que des scores insignifiants, ce qui est sans doute un des effets du mode de scrutin qui favorise les "votes utiles". Là-bas, le Parti national britannique dépasse rarement le millier de voix par circonscription. Pourtant, au cours de la campagne, on a beaucoup parlé d'immigration mais les citoyens britanniques voient les choses autrement qu'en France. 
De même, les Verts sont réduits à des portions congrues, il n'y a pas de candidats significatifs car tous les partis mettent en avant les questions d'environnement. Enfin, l'extrême gauche est inexistante. En revanche, le "nationalisme local" présente des candidats dont les résultats peuvent être qualifiés de témoignage. C'est le cas en Ecosse, au Pays de Galles et en Irlande du Nord. 
A 2 heures du matin, aucun leader des grands partis, Gordon Brown, Nick Clegg, David Cameron, n'a annoncé sa victoire, aucun non plus n'a concédé une défaite. Vu les tendances qui pourraient se confirmer en bout de course, on parle de contacts entre les Travaillistes et les Libéraux-Démocrates pour envisager une coalition de gouvernement sans véritable majorité mais en nombre supérieur à celui des Conservateurs. 
Etrangement, mais c'est la traditon britannique, le Premier ministre ne démissionne pas après une élection même quand il n'a pas réuni une majorité. Il reste en place. S'il ne parvient pas à former un gouvernement, il va alors présenter sa démission à la reine qui désigne un Premier ministre susceptible de réunir une majorité. 
Voilà, c'était ma rubrique citoyen du monde… qui n'hésite pas à veiller jusqu'à 2 heures du matin pour ses fidèles lecteurs mais aussi po ur le charme des grandes Anglaises.

5 mai 2010

Avenue Brossolette : Un p'tit coup de blanc de trop ?

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(Clic sur l'image pour agrandir) (Photo perso LAC)

En octobre dernier, un lecteur m'avait signalé quelques bizarreries au sujet de l'aménagement de l'avenue Pierre Brossolette. J'en avais fait un article qu'on pourra relire par le lien ci-dessous. Entre autres observations, il s'étonnait de l'étroitesse de la voie descendante et des difficultés qu'avaient les bus pour en négocier l'accès au niveau du rond-point Anouar El Sadate, là où se trouvent la gare routière et la station de taxis accolée à l'hôpital Montperrin.
Il y a quelques jours, le même fidèle lecteur, que je remercie pour sa ténacité, me rapportait qu'il y avait du nouveau. On venait de peinturlurer la chaussée d'un étrange tracé censé faciliter la manœuvre des bus.
Je me suis rendu sur place, appareil de photo en main. Ce lecteur avait raison. Un tagueur n'aurait pas moins bien saboté la modification.
Qu'a-t-il bien pu passer par la tête au responsable de ce changement et quel type de traceur a-t-on utilisé pour obtenir pareil désastreux effet ? On a effacé un morceau de ligne blanche et on a matérialisé une ligne oblique ce qu'il y a de plus brusque pour élargir l'entrée à la voie descendante sur à peine dix mètres.
En admettant que cela soit efficace, que se passe-t-il maintenant pour les véhicules de la voie centrale montante ? A quelques tours de roue du rond-point, ils sont soudain contraints de donner un coup de volant pour se rabattre sans crier gare (vous ne l'auriez pas fait, vous, ce jeu de mot ?) sur la voie de droite réservée au bus.
Je dis "soudain" car aucune flèche ne pré-annonce ou n'annonce ce changement brutal de direction qui réduit deux voies à une seule. Et ce n'est pas le panneau de fin de voie pour bus qui pourra les en avertir vu qu'il sera forcément aperçu trop tard. Heureux ceux qui auront fait un bon stage... de slalom.
Dans ce périmètre insensé de l'avenue Brossolette, en compensation, on aura au moins comblé les piétons : on a enfin supprimé aussi le stationnement du trottoir ouest de l'avenue.

"Avenue Brossolette : Des couloirs sans bon sens" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/10/14/15427895.html

Il y a pire ! Peut-être à cause d'un gros coup de blanc de trop…
(Merci à AD pour son envoi)
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1 mai 2010

Encore un gros Casse 40 pour la fête du travail

patrons

Ali Baba et les quarante voleurs n'étaient que des amateurs à côté. Démonstration. En 2010, grâce à leur formule magique, les grands patrons du CAC 40 recevront un total provisoire de 79,5M€ de rémunérations, selon le palmarès annuel publié par Les Echos le 24 avril. L'année dernière, la somme atteignait 76,4M€ (hors STMicroelectronics).
Malgré la crise ou les polémiques, les salaires des grands patrons n'ont donc pas baissé. Mais ils se sont en revanche complexifiés pour essayer de réduire les excès (défense de rire). Ils se morcellent désormais en de multiples composantes. Le classement de tête reste quasiment le même.
Avec 4,4M€, Franck Riboud, le PDG du groupe Danone, est toujours le patron le mieux payé du CAC 40. Il est suivi de Bernard Arnault, PDG de LVMH (3,9M€), de Chris Viehbacher, directeur général de Sanofi-Aventis - vive les gros millions de vaccins fourgués contre la fantomatique grippe A - (3,6M€), et de Jean-Paul Agon, directeur général de L'Oréal (3,4M€).
Deux grandes sociétés manquent à l'appel : Crédit Agricole et EDF. Les conseils d'administration n'ont pas encore déterminé le montant de la rémunération variable de leur dirigeant respectif sur la période, Georges Pauget et Pierre Gadonneix.
Oh misère ! On est vraiment inquiet pour eux. Pourvu qu'ils ne rejoignent pas les deux à quatre millions de personnes qui n'ont pas de travail, les six millions qui ne touchent que les clopinettes de leurs emplois précaires ou les près de huit millions qui vivent sous le seuil de pauvreté ! Il ne reste peut-être plus que le muguet pour leur faire espérer que ça ira mieux demain.

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Le palmarès des salaires 2010 du Casse 40

(Clic sur chacune des trois parties de l'image pour agrandir)
Pour faciliter sa lecture à une bonne taille,
le tableau général est découpé en trois parties repérables aux couleurs différentes.
Les 18 points rouges indiquent les sommes dépassant les 2 millions d'euros. 

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