Prof d'anglais retraité
Sous-officier Armée de l'Air
Président assos culture, éducation, social 1978-1989
Correspondant presse locale 1989-1995
Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989
Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001
Parti radical de gauche 1998-2008
Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009
Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020
lucalexcas@aol.com
Pour fêter en beauté l'année du bicentenaire Giuseppe Verdi, Arte a proposé ce lundi 11 mars la rediffusion intégrale de la Traviata du Festival d'art lyrique d'Aix-en-Provence 2011, avec Natalie Dessay et Charles Castronovo. On peut encore voir ou revoir cette merveille jusqu'au 18 mars, ici : http://videos.arte.tv/fr/videos/la-traviata--7365738.html
Le préfet fustige Maryse Joissains pour les insuffisances du Plan local de l'habitat. Et lui met la honte en recalant sa copie...
Et 1, et 2, et 3 - zéro ! Troisième grosse claque à l'encontre de la gestion générale de Maryse Joissains. Cette fois, c'est carrément le préfet de région en personne qui a ouvert la boîte à gifles. Hugues Parant estime en effet que le Plan local de l'habitat voté par le Communauté du Pays d'Aix n'est pas à la hauteur des besoins. Et maintenant faisons les comptes. Pas encore de Plan local d'urbanisme (PLU), et Plan de déplacements urbains (PDU) rejeté par le tribunal administratif. Et, coup de grâce, le PLH est lui aussi retoqué. Quel bilan flatteur ! Elle est pas belle la ville ? Maryse Joissains ne pourra plus se vanter d'avoir pensé le développement du territoire, ni pour Aix ni pour le Pays d'Aix. Douze ans, et bientôt treize, ne lui ont donc pas suffi pour mener à terme ces documents essentiels à la maîtrise générale du fonctionnement de l'intercommunalité forte de ses 350.000 habitants. Hélas, ce n'est pas un cadre de vie qu'elle laissera mais la désolation d'un cadre de survie. Et voilà à présent la dernière catastrophe annoncée, qui n'est pas une surprise. Qui a oublié que Maryse Joissains a été incapable de gérer l'Office Pays d'Aix Habitat ? Qui n'a pas relevé qu'elle n'a jamais attaché aucune importance au logement vraiment social ? Et c'est bien ce que lui reproche le préfet, de la façon la plus sévère. Un peu avant, le sous-préfet d'Aix lui-même avait émis des réserves sur le PLH "dores et déjà insuffisant devant les besoins que les éus mettent eux-mêmes en exergue". Mais Maryse Joissains avait passé outre. Avait suivi, encore plus cinglant, l'avis défavorable du Comité régional de l'habitat : "Il n'y avait pas le compte. Ce PLH reporte ses problématiques de logement sur les territoires voisins et ne précise ni comment ni où il mettra en œuvre sa politique. Ce projet reste profondément marqué par l'insuffisance de production de logements, la gouvernance défaillante du PLH illustrée par l'absence de délibérations de plusieurs communes" (20 sur 34 n'avaient pas présenté le PLH en conseil municipal !). Et puis l'estocade : "le bien trop faible lien avec les documents d'urbanisme qui laisse penser que les objectifs du PLH déjà insuffisants ne pourront pas trouver de véritable concrétisation". N'en jetez plus, la benne est pleine...
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Ce qu'en disait déjà la Chambre régionale des comptes en 2010
A onze mois de l'élection municipale, Maryse Joissains visite les quartiers avec une bonne dose d'anesthésie et son chapeau à lapins...
La tournée électorale de Maryse Joissains se poursuit. Le rituel est partout le même : promenade à pied ou en mamamobile, puis réunion en salle devant les habitants. Samedi matin, elle était en visite à Luynes. Pour qui n'en lirait que le compte rendu sybillin et dépourvu de toute approche critique publié sur le site de la mairie, l'anesthésie pourrait faire son effet. En gros, c'est "dormez, je le veux". Mais on voit bien que ces propos lénifiants n'ont qu'un objectif, seriner l'idée que tout va bien à Aix. Or, c'est un peu comme l'histoire du chapeau à lapins. Le Plan local d'urbanisme ? Il arrive. Mais, cela fait douze ans qu'il aurait dû être mise en place. Oui, mais hein, c'est à cause de l'Etat qui nous embête avec ses directives permanentes qui nous retardent. Argument de défausse évidemment, beaucoup d'autres communes ont un PLU depuis longtemps. Les questions de constructibilité ? Mais comment osez-vous poser ces questions ? Le Plan de déplacements urbains ? Il arrive aussi. Mais il aurait dû lui aussi être élaboré il y a des années après la mauvaise première mouture annulée à juste titre par le tribunal administratif. Les problèmes de transports en commun ? Mais, qu'est-ce que vous allez chercher la petite bête là dedans, ils sont réglés à Luynes, voyons. La cacophonie, c'était la faute du délégataire Keolis, pas de Maryse Joissains qui avait tant vanté le nouveau réseau avant les protestations. Les problèmes de circulation et de voirie ? Ah bon, il y a des problèmes ? Bref, la dose dans la seringue est prévue pour endormir un troupeau entier d'éléphants. Et puis, comme dans chaque visite du genre, Maryse Joissains fait son grand numéro avec son couplet anti-métropole (hou ! le gouvernement, hou, la ministre !), quand ce n'est pas celui de la ligne LGV qui, malgré ses coups de tambour à Paris, finalement ne se fera pas du tout. Ah oui, un autre point. La question de l'implantation controversée de la méga-polyclinique à flanc du Montaiguet n'a pas été abordée. Parce que là ça doit sûrement gratouiller. Pendant ce temps… La Ville et la Communauté du Pays d'Aix balancent leur communication sur le Plan climat énergie territorial (PCET). On se dit, tiens, on va enfin respirer de l'air pur. Pas vraiment, en fait. Car les objectifs sont bien en-dessous des besoins d'actions à entreprendre. Et pour cause, ce plan est normalement prévu pour s'articuler avec les projets du PLU et du PDU, qui n'ont toujours pas vu le jour. Allez, on retient son souffle. On ne sait jamais, ça peut aider à vivre plus vieux. Lisez plutôt ce que pense un spécialiste de l'environnement sur les effets de la pollution sur l'espérance de vie des Aixois… Allo ? Je voudrais en savoir plus sur la convention obsèques…
Quelle différence y a-t-il entre les promesses et les vœux de Maryse Joissains ? Aucune. Ses promesses sont loin d'être tenues et ses vœux sont d'autres illusions. Signe que la fin de règne approche…
Elle seule y croit (peut-être) encore. "Le troisième mandat, c'est le plus dur. Mais je veux m'adresser aux Aixois pour leur dire : je vous ai déjà menés bien loin, très loin (en TGV ou en bateau ?). […] On peut encore se dépasser avec de la création et de l'imagination." Alors, d'un bout à l'autre de ce mois de janvier, on a vu la maire en sursis parader et ressortir l'artillerie lourde de la communication effrénée dont elle est coutumière. Des pancartes hissées au balcon de l'Hôtel de Ville et sur la façade de la Communauté du Pays d'Aix, des publicités à la Don Quichotte dans la presse censées défendre sa vision de la métrople, des messages télévisés sur les chaînes locales pour faire parler d'Aix et surtout d'elle. Et puis une vidéo de vœux sur le site de la mairie avec reprise des incantations sur deux pages d'Aix en dialogue (sans dialogue). Maryse Joissains n'omet pas non plus de multiplier les déplacements un peu partout dans la ville pour répéter les mêmes mots dans les quartiers à l'occasion du début d'année. Pour qui pourrait en douter, Maryse Joissains est entrée en campagne électorale car elle sait bien qu'elle a pas mal de choses à se faire pardonner. Cela faisant, elle essaie de tirer les leçons de sa cuisante défaite à la législative pour colmater les brèches maintenant de plus en plus béantes de ses incuries. Il faut donc qu'elle parte de loin, se dit-elle, pour espérer au moins engranger un coup d'avance sur ses concurrents potentiels de gauche et sur ceux qui se sentent déçus ou trahis à droite et qui pourraient la lâcher encore une fois en sortant du bois pour lui compliquer la tâche et lui infliger une autre défaite. Maryse Joissains veut donc livrer une bataille, seule face à des adversaires résolus à l'encercler et à dresser un cordon sanitaire autour de sa candidature. Mais une année entière à battre les estrades à ce rythme-là sera-t-elle suffisante pour rattraper ses douze longues années de fiascos et de rattages, de méthodes de gouvernance aussi extravagantes qu'inopérantes et, au final, de perte de confiance d'une majorité d'Aixois ? Pour réussir à reconquérir le temps ainsi gâché et tenter d'effacer un tant soit peu les échecs de sa politique, il lui faudrait pouvoir refaire une grande partie du chemin à l'envers et se présenter en candidate soi-disant panachée de blanc comme en 2001. Mais c'est probablement déjà trop tard pour elle. Le bilan de ses deux mandats est là, à la vue de tous, comme les stigmates irrémédiables d'une fin de règne. En sont l'illustration jusqu'au bout la cascade de ses plus récents plantages en matière de gestion de la vie quotidienne, son manque de vision pour préparer durablement Aix et le Pays d'Aix aux défis des vingt prochaines années. Et la perte achevée de sa crédibilité auprès de nos concitoyens. "Lorsque j'ai été battue à la législative, ça a été un coup dur pour moi. J'ai pris un peu de recul, toutes les expériences sont bonnes à prendre." Et bien, en mars 2014, elle risque fort de devoir prendre un autre recul, mais définitif cette fois-là, tant ses vœux ressemblent pathétiquement à ses derniers feux. Car nous, on n'en veut plus, on a déjà donné !
En novembre dernier, le conseil municipal a pu prendre connaissance de la teneur du rapport de 13 pages de la Chambre régionale des comptes établi à partir de l'exercice 2005 sur l'activité de la SACOGIVA (Société anonyme de construction et de gestion immobilière d'Aix-en-Provence) dont la présidence revient de droit au maire en exercice. Cet organisme HLM (environ 2.000 logements) est le second par importance après celui de Pays d'Aix Habitat environ (5.600 logements). Or, ce rapport est un peu passé sous silence et n'a pas vraiment été commenté. Comme je l'avais déjà fait en 2009 pour le rapport sévère de la Miilos (Mission interministérielle d'inspection du logement social) (voir lien en bas d'article), je livre ici quelques éléments de ce récent rapport qui montre que tout va ne pas aussi bien dans le meilleur des mondes en termes de gestion de l'office. Pourquoi revenir aujourd'hui sur ce document ? Tout simplement parce que la crise du logement social accessible aux familles les plus modestes pose aussi problème à Aix. Parce qu'en matière de construction, Maryse Joissains a fait le choix politique de privilégier des logements s'adressant à des catégories de population moins défavorisées. Que ce soit dans le cadre général du Plan local d'habitat (PLH) de la Communauté du Pays d'Aix ou dans la filière HLM dont la SACOGIVA et l'OPH sont pourtant les deux autres leviers essentiels que Maryse Joissains, maire d'Aix et présidente de la CPA, a le pouvoir d'actionner. On connaît la gestion calamiteuse et inefficace de Pays d'Aix Habitat. Mais on sait moins que celle de la SACOGIVA est tout aussi inquiétante. La CRC a examiné quatre thèmes : le patrimoine, la gestion financière, le fonctionnement et la convention de gestion entre la société et la Ville d'Aix. Si les magistrats considèrent que la situation financière est dans l'ensemble satisfaisante, en revanche, ils relèvent que "la société doit toutefois veiller à dimensionner adéquatement ses fonds propres au regard de son endettement." Qu'est-ce cela veut dire ? Le mystère est ainsi levé : "Le versement de la somme de 16M€ par la SACOGIVA à la commune selon le principe d'un 19e avenant en décembre 2009 est toutefois de nature à compromettre sérieusement le développement de la sociéte". En clair, cela signifie que la Ville d'Aix a joué en quelque sorte un rôle prédateur au détriment de la société. Maintenant, qu'en est-il du fonctionnement en termes d'attribution des logements ? A cette fin précise, la société dispose de deux commissions. "Les candidatures sont adressées aux organismes réservataires (dont la commune et la préfecture) mais ceux-ci ont pour habitude de n'adresser qu'une seule candidature par logement vacant, contrairement aux exigences du Code de la construction et de l'habitation qui prévoit que, sauf en cas d'insuffisance du nombre des candidats, les commissions examinent au moins trois demandes pour un même logement à attribuer." Or, explique plus loin la CRC, "la commission d'attribution de la SACOGIVA se borne à vérifier que le candidat répond aux conditions réglementaires, notamment au niveau des ressources, et que le logement à attribuer correspond à la taille de la famille. Son rôle se trouve ainsi réduit et cette pratique de la candidature unique a pour effet de restreindre la souveraineté de la commission, malgré la possibilité pour cette dernière de refuser d'examiner la candidature unique. Elle conduit à transférer aux organismes réservataires un quasi-pouvoir d'attribution des logements. Cette pratique échappe en grande partie à la SACOGIVA", comme l'avait déjà fait remarquer la Miilos. Finalement, le constat de la gestion de Maryse Joissains est toujours le même, mauvais ou piètre. A quoi s'ajoute celui du bilan du PLH de la CPA, dont j'ai parlé il y quelques jours, qui indique que, pour la période 2008-2010, sur l'ensemble des constructions réalisées ou programmées, les logements PLAI (Prêt locatif aidé d'intégration) n'ont représenté que 4,5%. Au moment de l'élection municipale, il ne faudra pas avoir la mémoire courte !
Petit résumé de l'évolution sur 35 ans de la part du logement collectif à Aix
Dans la série "j'ai un très bon bilan", voici quelques contre preuves de la prétention à bien gouverner de Maryse Joissains. Les Aixois apprécieront…
La liste des exploits est très longue. Depuis que ce blog existe, j'ai eu l'occasion de donner de nombreux exemples. Aujourd'hui, trois suffiront pour éclairer encore un peu la lanterne des Aixois sur les égarements de Maryse Joissains et de son équipe en termes de conduite hasardeuse du pouvoir et de gestion manipulée des deniers publics. La métamorphose par hypnose Comme elle s'en vante avec des mots ronflants, mais y a-t-il des Aixois crédules ?, Maryse Joissains n'a pas seulement "métamorphosé la ville", elle a aussi sciemment contourné l'application de la loi sur la démocratie locale en refusant le moindre espace d'expression à l'opposition dans le supplément du magazine municipal tressant ses propres louanges aux frais des Aixois. Dans le numéro 59 de mars/avril qui vient de paraître, la maire prétend sans rire qu'elle n'avait pas obligation d'accorder une tribune puisqu'il s'agit d'un supplément. Sauf que c'est un supplément de 76 pages, soit presque deux fois plus de pages que pour un magazine ordinaire. Alors, vive Aix en monologue ! Quant au tirage, à la question d'un élu au conseil municipal, la réponse de la municipalité a été : 140.000 exemplaires. D'habitude, c'est juste moitié moins. Bel abus caractérisé pour assurer sa propagande électorale ! Le contentieux toujours plus dispendieux En 2010, la mairie a été en justice une centaine de fois. En 2011, elle y est allée à 171 reprises. 44 sont des recours pour excès de pouvoir, 37 des référés, 14 concernent des infractions au code de l'urbanisme, 10 relèvent du contentieux pour défendre des employés de la ville, 22 sont des appels de décisions et 10 des pourvois en cassation. Coût pour la ville : 350.000 euros. Et les prévisions de dépenses pour 2013 sont pires… Quand Bramoullé s'arrange avec l'illégalité En janvier, lors de la séance publique de la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix qui n'avait qu'un seul dossier à l'ordre du jour, celui de la contribution financière des entreprises (qui a remplacé la taxe professionnelle), Maryse Joissains était absente. C'est son adjoint aux finances, Gérard Bramoullé, qui a proposé d'alléger la taxe contestée par des entreprises et des commerçants, surtout par ceux qui, suite à la réforme, ont vu la facture grimper parfois jusqu'à 400%. "Je vous propose, et c'est la première fois, de sortir de la légalité pour aider essentiellement les petits commerçants, ceux dont le chiffre d'affaires est inférieur à 150.000 euros. Et nous appliquerons cette délibération jusqu'à ce que le tribunal administratif ne la déclarera pas illégale." Belle et effarente entorse à la loi ! Après les protestations de certains maires, la délibération a fini par être modifiée.
Le premier article sur les six que compte le projet de loi sur "le mariage pour tous" a été voté. Mais qu'en sera-t-il pour l'autre grande réforme envisagée par la future loi sur la métropolisation ? De quelle union parle-t-on ? Et a-t-on prévu quelque chose en cas de mésentente revendiquée et affichée entre partenaires territoriaux d'une même aire géographique ? Aujourd'hui, deuxième volet sur ce dossier. Voyons cela…
Collectivités territoriales : dans quel Etat ? (Textes pédagogiques tirés de la revue de la Fédération syndicale unitaire FSU - janvier 2013)
Les territoires ne sont pas figés et évoluent même parfois plus vite que la mémoire humaine ne peut le capter. Au moment où est annoncé un acte III de décentralisation, d'où viennent-ils et où vont-ils ? "Le vieux Paris n'est plus (la forme d'une ville change plus vite, hélas ! que le cœur d'un mortel") écrivait déjà Baudelaire. Comme la société, les territoires vivent et se modifient en permanence. La réforme des Collectivités Territoriales avait été engagée brutalement par le gouvernement Sarkozy, en parallèle avec la réorganisation territoriale de l'État et ses réductions drastiques de dépenses publiques. Pour l'actuel gouvernement, les réductions des dépenses publiques restent une priorité et l'objectif d'une nouvelle étape de décentralisation est nettement affirmé avec un projet de loi "Responsabilité et confiance dans les territoires". Les 36.682 communes, les 101 départements, les 27 régions que compte la France sont le produit d'une longue histoire. Les territoires continuent de se modifier. Ainsi 95% des communes sont regroupées en intercommunalités de plus en plus importantes, un mouvement perceptible aussi dans d'autres pays d'Europe. Si la commune reste la structure de base, de nombreux projets de pôles métropolitains ou de fusions de collectivités sont déjà en cours, le plus souvent sans réel débat citoyen. Les collectivités territoriales participent de l'organisation et de la mise en œuvre des services publics. Elles emploient près de 1.900.000 agents, soit un tiers des agents publics. En théorie, chaque échelon territorial a des compétences obligatoires spécifiques mais peut aussi intervenir dans d'autres domaines en vertu de la "clause de compétence générale". Dans les faits, les moyens disponibles limitent les champs d'intervention, d'autant que les inégalités économiques et financières augmentent. Les associations d'élus ferraillent pour maintenir leur existence (comme celles des départements ou des maires ruraux) ou obtenir un rôle incontournable de chef de file (comme les régions). Le conseiller unique territorial prévu par la réforme Sarkozy vient d'être supprimé. De nouvelles structures seraient créées par la nouvelle loi : conférences territoriales de compétences, Haut Conseil des territoires. Seraient traités de nouveaux transferts de compétences y compris entre collectivités (départements, régions, intercommunalités, métropoles). Le financement des collectivités territoriales (certaines sont actuellement étranglées !) ferait aussi l'objet de diverses mesures. S'il est nécessaire d'améliorer fortement la cohérence de l'action publique entre collectivités, les articulations entre l'État et les collectivités..., il est aussi indispensable que les évolutions en cours ou à venir soient maîtrisées par les citoyens et permettent davantage de démocratie. C'est un des enjeux de la période qui s'ouvre. A suivre…
(Clic sur l'image pour agrandir… un peu) Carte par anamorphose représentant l'importance de la métropole parisienne, la seule de rang mondial. (Source : DATAR)
Union libre ou mariage civil ? Mariage pour certains ou mariage pour tous ? Au vu du titre, on peut trouver cette comparaison étrange. Pourtant, en ces temps de grandes réformes, la question se pose aussi pour ainsi dire sous cette forme dans le débat sur la métropolisation. Alors, pour ou contre ? Voyons cela...
C'est au cours de ce mois de février que Maryse Lebranchu, ministre de la réforme de l'Etat, de la décentralisation et de la fonction publique, mènera les ultimes entretiens qui devraient aboutir à l'élaboration du projet de loi sur la métropole. Mais, de quoi s'agit-il au juste ? Pour essayer de mieux comprendre la portée de cette réforme voulue par François Hollande, il n'est donc pas inutile de rappeler sereinement le cadre général qui conditionne la vie des territoires. Pour ce faire, cette semaine, je mettrai en ligne des textes et des documents qui fourniront aux lecteurs des éléments de réflexion à partir desquels ils pourront se faire leur propre opinion.
Collectivités territoriales : dans quel Etat ?
(Textes pédagogiques tirés de la revue de la Fédération syndicale unitaire FSU - janvier 2013)
Un peu d'Histoire sur le puzzle territorial
En France, comme le stipule la Constitution, "la République est indivisible... Son organisation est décentralisée". Les collectivités territoriales sont donc parties intégrantes de l'Etat. Les collectivités territoriales apparaissent dans la Constitution de 1946 et l'expression sera reprise dans le texte de 1958. Elles sont aussi désignées sous le nom de "collectivités locales". Il s'agit, à ce jour, des communes, des départements et des régions. Si elles s'administrent librement, elles ne possèdent que des compétences administratives. Elles ne peuvent édicter de lois ou de règlements autonomes, ou de bénéficier d'attributions juridictionnelles. C'est l'Assemblée Constituante, issue de la Révolution, qui a fixé en 1789 les premiers cadres territoriaux encore en place aujourd'hui. Les communautés d'habitants deviennent alors les communes et les départements sont créés. L'égalité des citoyens devant la loi, promue par la déclaration des droits, impose que ces collectivités soient régies par des règles similaires. Après un mouvement de recentralisation sous le premier empire, la Troisième République instaure deux lois essentielles : celle sur les conseils généraux (1871) pour l'administration des départements (mais les Préfets resteront longtemps - jusqu'en 1982 ! - les véritables "patrons" de l'administration départementale), et celle sur l'organisation municipale (1884) qui confère au conseil municipal le pouvoir de gérer les affaires de la commune. Au début des années quatre-vingt, l'acte I de la décentralisation remplace notamment la tutelle qui pesait sur les collectivités par un contrôle administratif a posteriori, en donnant au président du conseil général sa fonction exécutive actuelle, et en transformant les régions en collectivités territoriales de plein exercice. L'acte II (2003-2004), qui consacre le principe de l'organisation décentralisée et le Conseil régional, désormais inscrits dans la constitution, est surtout l'occasion d'un vaste transfert de compétences de l'État vers les différents échelons territoriaux, largement contesté. Non entièrement compensées financièrement, et conjuguées à un désengagement de l'État dans le domaine social, ces politiques mettent un grand nombre de collectivités en difficulté. La loi du 16 décembre 2010 opère une sorte de recentralisation prévoyant notamment la suppression de la clause générale pour les régions et les départements, tout en maintenant leur participation dans les contrats de projets, système par lequel l'État fait financer par les collectivités une partie de ses propres missions (Université, chemins de fer…). Cette réforme des collectivités territoriales, contestée par les élus, veut imposer des regroupements (en intercommunalités ou par fusions) et amplifie les inégalités territoriales en laissant aux collectivités le soin de compenser les défaillances et désengagements de l'État, comme pour le RSA, la perte d'autonomie, le handicap... L'objectif était alors clairement exprimé : en imposant des réorganisations, en affichant la volonté de supprimer les "millefeuilles" administratifs ou les "doublons ", il s'agissait de réaliser de substantielles économies.
Des capacités inégales
Les collectivités territoriales ont vocation à apporter à chaque citoyen un niveau comparable de services et d'équipements publics de proximité. Leur action volontariste depuis la décentralisation (Acte I et Acte II) a contribué au développement de leurs territoires mais de manière très inégale selon leurs ressources financières. Les dotations qu'elles reçoivent de l'État en constituent l'essentiel. Elles ont par ailleurs été de plus en plus amenées à compenser les défaillances et désengagements de l'État sans en recevoir les moyens financiers correspondants. Les départements font, par exemple, face à des charges d'aide sociale plus soutenues en lien avec la hausse du chômage. Selon les caractéristiques sociales de leurs populations, les CT n'ont en effet ni les mêmes besoins à couvrir ni les mêmes capacités de financement, les disparités de ressources provenant essentiellement de la répartition très inégalitaire des bases d'imposition de la fiscalité locale. Depuis longtemps, l'État centralisé n'assure plus une péréquation budgétaire et financière d'un niveau correct, qu'elle soit directe (sous la forme de subventions) ou indirecte (sous la forme de dotations : DGF, DGE, DGD...). La CET (contribution économique territoriale) qui s'est substituée à la "taxe professionnelle" supprimée en 2010 n'a pas totalement compensé le manque à gagner d'une taxe qui représentait jusqu'à 44% de la fiscalité locale.
Le rôle de l'Etat
Les services publics français ont été historiquement associés à l'État - dans sa dimension nationale centralisée - qui avait la responsabilité d'en assurer une répartition équilibrée sur l'ensemble du territoire, de garantir une égalité de service et de "coût" pour tous les usagers, quel que soit leur lieu de résidence. Il doit aussi réguler et intervenir dans la gestion en cas de problèmes. Certains services publics sont aussi territorialisés (collecte des ordures ménagères, distribution de l'eau, transports urbains...). La FSU estime que l'État doit garantir la présence des services publics nationaux sur tous les territoires. il doit aussi assurer un financement équitable et pérenne des missions de service public en augmentant sensiblement la part des subventions vers les collectivités territoriales. Il s'agit de faire baisser la fiscalité locale, de recréer des services publics là où ils ont disparu et de corriger les inégalités par une réelle péréquation des moyens financiers. A suivre…
Dernière trouvaille de Maryse Joissains en tournée évangélique pré-électorale. Pour colporter ses lumineuses paroles dans les quartiers le samedi matin, elle se déplace maintenant en mamamobile collective. Ce n'est pas bon signe…
A mon avis, seul un reclus endurci de longue date ne pourrait s'en être déjà aperçu. Mais cela ne saurait tarder. Maryse Joissains est bien décidée à faire feu de toutes brindilles pour tenter de remonter la descente qu'elle n'a cessé de suivre depuis 2001. Armée de plusieurs mensonges de son bilan publié dans le magazine municipal aux frais des Aixois, elle se dit être à l'écoute de leurs doléances et prête à promettre à tout-va ce qu'elle n'a pas voulu ou su mettre en œuvre en douze ans de mandat. Or, à chaque nouveau gage entonné la main sur le cœur, lui revient désormais en écho la cacophonie de son fiasco du réseau de bus. Et Maryse Joissains risque bien de traîner ce boulet, comme pas mal d'autres, jusqu'à l'élection de 2014. La belle affaire devait pourtant être réglée comme une partition sans fausse note dès le mois de juillet de l'année dernière. Mais voilà, cette semaine, le site d'Aix en bus annonce encore que de nouveaux horaires prendront effet ce lundi avec d'énièmes modifications de dessertes pour une douzaine de lignes. Et qu'ils changeront une fois de plus à la rentrée scolaire du 4 mars. Bon, d'accord, ce n'est pas joli de persifler. Mais, comme toutes les lignes aixoises sont loin de mener à Rome, il y a fortement matière à en perdre son latin surtout si l'on a déjà perdu le grec. D'autant qu'à ce jour, rien n'est encore définitivement définitif. Puisque Maryse Joissains a elle-même précisé samedi que des réunions de travail sur les transports devraient de nouveau remodeler certains circuits, horaires et fréquences. Et dire que, lors de sa récente visite au Pont de l'Arc, la maire en sursis a osé ramener les ratés du réseau à "une petite faillite qu'on a eu il y a quelques mois". On dirait du Bigard. En cette période de grandes farces et de froidure, il est recommandé à ceux qui ont les lèvres bigrement gercées de s'épargner de ricaner. Car, non seulement, ils aggraveraient leur cas mais ils auraient aussi le plus grand mal à se faire hospitaliser, la polyclinique du Montaiguet n'étant toujours pas près de sortir de terre pour les soigner. Allez, un peu de bonté, sursoyons à nos sarcasmes.
Après l'article de lundi sur la gestion extravagante de l'office HLM par Maryse Joissains depuis 12 ans, revenons aujourd'hui sur une autre mascarade, son exécrable politique de sécurité dont elle a rendu responsable le directeur de la police municipale. Un fonctionnaire qu'elle avait soudain évincé alors qu'elle louait depuis 2003 les compétences de cet homme décoré par elle de la médaille du courage et du dévouement suite à une opération contre un braquage de bijouterie où il s'était distingué avec neuf autres collègues en janvier 2008. Et qui avait également été nommé chevalier de l'Ordre du mérite national (pour ses 24 ans de services civils et militaires) le 17 mai 2008 au titre du ministère de l'intérieur. J'en avais rendu compte ici même il y a tout juste un an (on peut relire en cliquant sur le lien en fin d'article), la police municipale est sans boussole. Le constat en avait déjà été dressé par un rapport sévère de 40 pages rédigé et publié par la Chambre régionale et territoriale des comptes en octobre 2010. "Aucune politique globale de lutte contre l’insécurité et de prévention de la délinquance n’a été formalisée et aucun bilan véritable de la politique de sécurité n’a été établi." [...] "Cette absence d’objectifs précis complique l’évaluation de la politique de sécurité de la ville d’Aix-en-Provence." [...] "La commune ne dispose pas d’un système de comptabilité analytique permettant une connaissance du coût réel de sa direction de la sécurité. En 2009, les dépenses relatives à la sécurité représentent environ 3% du budget de la collectivité. Elles sont restées relativement stables sur la période." Et à propos de la structuration de la direction de la sécurité, la CRTC écrivait ceci : "De la même façon, il n’existe pas de règlement intérieur du service de police municipale ni de projet de service ou de lettre de mission définissant les objectifs assignés à ce service. Les objectifs globaux du service sont fixés chaque année par l’adjoint délégué à la sécurité. Depuis ces trois dernières années, l’organigramme des services en charge des missions de sécurité a connu de nombreuses modifications révélatrices des hésitations dans la structuration de la direction de la sécurité." Voilà pour le bouquet d'orties. Sans surprise et comme à son habitude, Maryse Joissains avait alors tenté de jouer à la musclée en chef en demandant un audit externe sur la police municipale (58.000 euros tout de même !), enquête diligentée entre juin et décembre 2011. Résultat prévisible : remise d'un second bouquet d'épines avec un document de quelque 90 pages à la teneur bien sombre. On y re-découvre en effet que c'est bien l'absence d'une gestion politique cohérente de la police municipale qui est montrée du doigt. Re-belote, Maryse Joissains est toujours aussi loin du sujet vu qu'elle est incapable de maîtriser la situation qu'elle a elle-même créée. Et là, hop, nouvelle défausse, elle s'obstine à s'en prendre encore à son ancien directeur en essayant de le vilipender tout en cherchant à déprécier la valeur de certains policiers. Question logique maintenant : face à de tels constats d'inaptitude et d'incurie, se peut-il qu'il y ait encore des Aixois pour accepter de prolonger son mandat de maire en 2014 ?
La presse est en perte de vitesse. Car elle aussi connaît la crise. Ces derniers jours encore, certains journaux nationaux n'ont pas pu paraître. Pourquoi ? Quels sont les enjeux ? Quels sont les risques ? Qui gagne ? Qui perd ? La réaction s'impose car tout désintérêt pour la liberté d'expression et d'information ne ferait que contribuer à porter un autre coup fatal à la vie démocratique…
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Il n'y a pas que la presse nationale qui enregistre les contrecoups. Le mensuel le Ravi lui-même a subi quelque retard dans sa distribution en kiosques. A ne pas y prendre garde, c'est la liberté d'informer et de s'informer qui est remise en cause. Il n'y a qu'à voir les tout récents mouvements de vente et de rachat de quotidiens régionaux, à grands coups de millions d'euros, pour comprendre que les transactions s'effectuent surtout sur la base d'intérêts financiers et commerciaux d'énormes groupes dont le seul objectif, avoué ou non, est de se constituer des monopoles au mépris du nécessaire pluralisme. Ce lundi, le Ravi, Mediapart et Marsactu unissent leurs forces pour organiser à Marseille, tout un symbole, une grande soirée sur la liberté d'informer (voir annonce ci-dessous). Pour le reste, le numéro 104 de février du Ravi nous fait livraison d'une belle série d'enquêtes et d'articles toujours agrémentés de beaux dessins et dont on trouvera le sommaire par le lien ci-dessous. Un autre lien rappelle les divers lieux de vente à Aix. C'est le moment ou jamais de soutenir ces organes de presse sur papier ou sur internet dont les moyens ne dépendent essentiellement que des lecteurs.
Ses clichés d'Aix pour marquer l'inauguration de Marseille Provence 2013 auraient nul doute été aussi parfaits que les milliers d'autres qu'il a patiemment réalisés au cours de sa vie. Mais l'ami Jean Ely nous a quittés à quelques jours de la fin de l'année. On ne l'a su qu'après ses obsèques aussi discrètes que lui. Avec sa disparition, le renommé studio à la porte verte installé dans le passage Agard par son légendaire grand-père Henry Ely ne sera plus tout à fait le même mais il conservera les traces photographiques de la vie aixoise qu'il a su capter mieux que quiconque. L'aimable et très respecté Jean Ely était ce personnage que tout le monde voyait se faufiler sans déranger au cœur de toutes les scènes qu'il venait fixer sur la pellicule. Qui n'a jamais aperçu ou croisé cette élégante et longue silhouette dans les rues d'Aix qu'il aura parcourues en tous sens ? Il connaissait chaque recoin de la ville et l'histoire de chaque pierre. A l'occasion, grâce à sa mémoire aussi infaillible que celle de ses photos, il savait raconter, de son élocution lente, douce et courtoise, maints épisodes et faits de notre passé et livrer avec précision des récits ou des anecdotes sur les personnalités puissantes ou modestes que son métier lui avait permis de rencontrer ou de côtoyer. Son art était si accompli que beaucoup de ses photos auraient pu se passer d'un article ou d'un commentaire tant elles paraissaient déjà être elles-mêmes des reportages. On pourra lire par les liens en fin de cet article des textes qui relatent toute la subtilité de la personnalité et de l'art photographique de Jean Ely.
Ma rencontre avec la famille Ely
Mais je voudrais évoquer ici plus personnellement cette grande figure que j'ai connue et avec qui j'ai eu l'immense privilège de travailler. De 1989 à 1995, je m'étais embarqué dans l'aventure de la presse en devenant correspondant local à la rédaction aixoise du journal qui s'appelait encore Le Provençal. D'un article ou deux par semaine, je fus bientôt amené à en produire jusqu'à parfois couvrir une page entière deux ou trois jours par semaine et dont j'ai conservé toutes les coupures. Je connaissais déjà pas mal bien des aspects de la ville mais je dois admettre que cette longue expérience m'a permis de découvrir mille autres nouvelles facettes de la vie aixoise, des lieux et des personnages que je n'aurais sans doute pas eu la chance de croiser aussi intensément. Je me rendais souvent en reportage dans tous les secteurs pour des événements qui n'avaient pas l'habitude d'être rapportés. La rédaction avait d'ailleurs créé à une page intitulée fort à propos "Aix-Quartiers". Selon un planning fourni et détaillé, transmis la veille ou le jour même à Jean Ely et à son fils Jean-Eric alors tous deux photographes attitrés du journal, le rédacteur en chef leur demandait d'accompagner le journaliste ou le correspondant préposé aux reportages du jour. Et c'est ainsi que naquit peu à peu une véritable amitié complice entre ces exceptionnels créateurs d'images et l'auteur des écrits. Lorsque le temps le permettait, sur place ou le soir dans les anciens locaux de la rédaction de la rue de l'Opéra, Jean Ely n'était jamais avare d'anecdotes ou de détails amusants ou dramatiques recueillis tout au long de sa carrière. Jean-Eric, lui, plus proche de mon âge, me parlait souvent des secrets de la technique photographique et me racontait parfois l'histoire du studio Ely. Et puis, un beau jour, je fus invité à visiter l'antre mystérieux du fameux passage Agard. Je fus ébloui par tous ces monts de merveilles conservées et doucement patinées par le temps : plaques, appareils et clichés. J'en garde évidemment un souvenir encore plus précis et plus ému maintenant que Jean Ely, Monsieur Ely comme tout le monde l'appelait en s'adressant à lui, a définitivement posé son Leica. Je préserve aussi précieusement en mémoire la dédicace que lui et son fils couchèrent à mon intention sur la page de garde de leur magnifique album "La seconde et le siècle" qui fut édité au moment de l'hommage rendu pendant plusieurs mois en 1994/1995 à la dynastie Ely dans la grande exposition en cent clichés au musée Granet, à la Cité du livre, au musée des Tapisseries et au Pavillon de Vendôme. Aix était la patrie de Jean Ely. Ses photos sont désormais notre patrimoine.
La dédicace de Jean Ely
La dynastie Ely
La couverture du catalogue "La seconde et le siècle" (Clic sur l'image pour agrandir)
Proclamation de la Libération 21 août 1944 du balcon de l'Hôtel de Ville d'Aix (Clic sur l'image pour agrandir)
Résistants fusillés au Vallon des Gardes 16 août 1944 (Clic sur l'image pour agrandir)
Jean Ely pendant la Résistance (Page 224 du catalogue) (Clic sur les deux images pour agrandir)
Nouvelle avanie ou pas pour Jean-Noël Guérini ? On le sait, c'est en effet ce mercredi que le bureau du Sénat doit officiellement statuer sur la levée totale de son immunité parlementaire à la demande du juge Charles Duchaine qui souhaite le mettre en garde à vue. Le magistrat marseillais considère que c'est là une mesure certes grave mais qui lui paraît justifiée compte tenu de "la très grande complexité de l’affaire et le caractère ’mafieux’ de l’organisation mise à jour". Et cela l'amène à penserqu'il existe "une ou plusieurs raisons plausibles" de soupçonner le président du conseil général des Bouches-du-Rhône d'avoir commis "les délits de corruption passive, trafic d'influence et association de malfaiteurs". Dans sa requête très circonstanciée de neuf pages, il indique qu'il n'envisage toutefois "aucune mesure de détention ou de contrôle judiciaire" à l'issue de l'interrogatoire. Mais, il n'est pas dit que cela ne prenne pas un autre chemin un peu plus tard. --------------------------------------------------------------------------------------------- ==> Mercredi 11h30 : Actualisation : L'immunité a été levée ! Le communiqué du bureau du Sénat (Clic sur l'image pour agrandir)
==> Jeudi 11h00 : Actualisation : Réaction de Guérini sur la levée de son immunité(sur son blog) "Le bureau du Sénat a accédé, ce mercredi matin, à la demande de levée de mon immunité parlementaire à la suite d’une demande transmise par le juge Duchaine. Je tiens à dire, haut et fort, que je souhaitais cette décision, car je veux, dans les délais les plus brefs, apporter toutes les explications nécessaires à la manifestation de la vérité. Je remarque également que le bureau du Sénat, sans se prononcer "sur l’exactitude des faits, ni sur la procédure suivie par le juge", exprime ses "préoccupations sur les violations du secret de l’instruction". J’ai pris connaissance de la demande formulée par le juge, au travers de la presse, sans avoir la moindre communication de celle-ci par le magistrat instructeur, le parquet, le ministère de la Justice ou le Sénat. Accusé par les médias dans le cadre d’une instruction qui n’a que trop duré, je rappelle que je suis un citoyen comme un autre, bénéficiant de la présomption d’innocence. Toujours est-il que je veux aujourd’hui pouvoir dire ce que je sais, sans inquiétude, et s’il faut en passer par les conditions voulues par le juge afin de pouvoir m’exprimer, je les accepte." ---------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Parallèlement à cette procédure, l'association Anticor, qui a voulu marquer la journée mondiale contre la corruption, est spécialement venue dimanche à Marseille pour annoncer lors d'une conférence de presse médiatisée qu'elle se portera partie civile pour "représenter la voix des citoyens" du département dans les deux dossiers instruits par le juge Duchaine concernant des marchés publics supposés frauduleux dans les Bouches-du-Rhône. Avec tout ça, Guérini doit probablement avoir l'impression que les quatre murs de son bureau se resserrent un peu plus autour de lui. André Guinde réserve une chaloupe Et puis hier, autre annonce surprise, sans doute liée à cette pression de plus en plus forte, on en a appris une bien bonne qui s'apparente à un sauve-qui-peut (un lâchage ?) pour cause d'avis de tempête. Selon le site internet du Figaro, André Guinde, vice-président du CG13, délégué aux transports, vient d'informer en privé son patron qu'il démissionnait pour "convenances personnelles" de la présidence de la commission d'appel d'offres du département. Mais le journal commente : "André Guinde n'a pas accepté le marché de l'avocat Régis de Castelnau, un proche d'Alexandre Guérini, le frère de Jean-Noël, cité pour son rôle litigieux dans l'affaire, entendu par le juge et que les services de la collectivité proposaient de retenir comme prestataire." On le sait, André Guinde a en effet toujours été très proche de Jean-Noël Guérini qu'il soutient en essayant d'arrondir les angles des vicissitudes de son chef. Et ce dernier le lui rend bien, au point d'ailleurs de lui verser depuis plusieurs années un modeste complément d'indemnité d'environ 700 euros par mois provenant de la part d'écrêtement de son indemnité de sénateur. Ce demi-secret vipérin a été balancé en toute cordialité sur les réseaux sociaux par Alexandre Medvedowsky. André Guinde s'en est offusqué et a envoyé une lettre aux militants, message qui est vite tombé entre les mains de tout le monde. Le conseiller général d'Aix expliquait entre autres que "cette part d’écrêtement est attribuée par le président du CG aux conseillers généraux en charge de lourdes délégations et responsabilités". Ce n'est pas vraiment ce qu'en dit Jean-Noël Guérini. Interrogé à son tour, il a justifié ce geste pour le lien de confiance et de proximité qu'il entretient avec l'élu (quatre élus en tout perçoivent ce bonus) et pas forcément pour la lourdeur du travail qu'il lui délègue. Pour finir, et pour ceux qui douteraient encore de l'efficacité du travail accompli au Sénat par Jean-Noël Guérini, une simple image de son bilan suffit pour montrer qu'il n'a en fait qu'une seule occupation, le conseil général.
Guérini : Le Sénat va statuer sur son immunité
Comment Guérini se défendait il y a un mois
L'inactivité de Guérini au Sénat (Clic sur l'image pour agrandir)
12h00 : Actualisation (voir plus bas) Si l'annonce de la fin imminente du monde est une de ces fadaises récurrentes qui font du bien aux zygomatiques, en revanche, la certitude de la grève des personnels d'Aix en bus prévue ce lundi est loin d'être un sujet de rigolade. Vendredi, alors même que ce mouvement n'était pas encore connu, j'avais conclu mon précédent article ainsi : "Attendons maintenant de voir si tout est (presque) rentré dans l'ordre". Je ne songeais pas à une grève mais j'émettais seulement un doute sur le bon déroulement de l'entrée en service du nouveau réseau. En rédigeant cette petite phrase, j'avais en effet en tête le souvenir précis d'un autre événement survenu en juin 2011 au moment où la Communauté du Pays d'Aix venait d'entériner le choix du nouveau délégataire Keolis en lieu et place du tenant du titre Veolia. Le personnel, très inquiet sur son avenir, avait alors lancé une alerte en enclenchant un arrêt de travail. Or, face au communiqué de presse, version Keolis au pays des merveilles, publié vendredi en cours de journée, on en sait maintenant un peu plus sur le contexte et les raisons qui ont poussé les syndicats majoritaires à manifester leur mécontentement ce lundi. Pour eux, les propositions du délégataire ne sont pas acceptables en l'état. Les personnels mettent en avant le fait constaté qu'avec cette refonte du réseau "les temps de parcours des bus n'ont aucun sens et sont irréalisables". Ils rappellent aussi que leurs conditions de travail ne sont pas réellement prises en compte. Ils précisent en outre que l'augmentation de primes diverses annoncées par la direction est inéquitable puisqu'elle "n'est pas valable pour tout le monde". Quant à la prime exceptionnelle promise pour "les récompenser à l'égard des différentes mises en place de réseau", ils n'en veulent pas. Ils réclament "des garanties pérennes" et non des pourboires accordés au gré des événements. Le mouvement qui commence aujourd'hui va affecter près d'une ligne sur deux : 8 ne circuleront pas du tout, 13 verront leur nombre réduit de 1 sur 2 à 1 sur 4. Vendredi, les syndicats avaient déjà recensé quelque 160 grévistes sur un effectif total de près de 300 personnes (incluant les 30 chauffeurs supplémentaires recrutés). Après les énormes cafouillages et les protestations qu'ils ont suscités chez les usagers depuis juillet dernier, va-t-on voir Maryse Joissains intervenir une nouvelle fois dans ce conflit ? Rien n'est moins sûr si l'on se fie aux ahurissantes déclarations de Jean Chorro publiées hier par La Provence. Il ne reste plus aux voyageurs qu'à se déplacer pedibus. --------------------------------------------------------------------------------------------- Actualisation : Bloquage des dépôts... Les chauffeurs de bus en grève bloquent depuis ce matin les deux dépôts situés dans la zone d'activités des Milles. Seules quelques lignes régulières et spéciales fonctionnent normalement. ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Trois grands sujets au sommaire du numéro de janvier du Ravi. Une enquête approfondie sur la police dans notre région : détails sur son rôle et sa place et questions sur les notions de sécurité et d'insécurité. Un article sur l'avenir de la presse dont l'une des causes de son recul est à rechercher dans son système de diffusion à bout de souffle. Et puis, le palmarès annuel des villes à fuir en PACA dans lequel Aix occupe le milieu de tableau (14e sur 29). En ce début de Marseille Provence capitale européenne de la culture 2013, on lira aussi avec profit un auto-portrait pastiché (mais tout est authentique) de son directeur général Jean-François Chougnet. Autres motifs de lecture réjouissante, un florilège d'informations présentées en forme de brèves sur la vie singulière et trépidante de nos chères contrées. Et tout cela illustré par de beaux dessins qui ont la malice de savoir provoquer le sourire. Enfin, et il est toujours bon de le rappeler, le Ravi n'est pas ce genre de média infesté de ces publicités commerciales qui formatent les consommateurs aux achats compulsifs. Un petit dernier mot : ce mois-ci, "Le Ravi de plâtre" a été attribué sans barguigner à Jean-Noël Guérini.
Tuerie généralisée entre grands amis à l'UMP ! Voilà maintenant dix jours que la farce tourne à plein régime. Hier encore, magouille et maquillage aidant, Jean-François Bokassa s'est couronné lui-même président pour la troisième fois. Et, pour la troisième fois aussi, François Fission a scrogneugneuté tel un soldat terrassé. Ah, elle est belle leur "France forte", n'est-ce pas ? Bourrages d'urnes, tricheries, truandages, comptages et recomptages à géométrie variable, instances internes à la botte, huissiers, foutages de gueule, plaintes annoncées, scissions inévitables. Un Alain Dupé qui rentre chez lui tout cabossé et ridiculisé. Un Nicolas Jacuzzi qui barbote en coulisses, lui qui a laissé le pays en ruines et son parti en miettes. Et ça prétendait vouloir encore gouverner ! Mieux vaut laisser ce bourbier à ceux qui l'ont créé et s'y repaissent. Tenons-nous à grande distance de là et partageons une bonne tranche de rigolade avec cette chronique de l'irrésistible Bernard Mabille diffusée lundi dernier dans la revue de presse mensuelle de Paris Première (groupe M6). (Désolé si quelques secondes de pub précèdent le visionnage de la vidéo)
Enièmes bisbilles et nouveaux remous au parti socialiste alors que les réunions en vue de son congrès, qui se tiendra en fin de cette semaine à Toulouse, se multiplient tant au niveau national que local. Par la force des choses et les soubresauts récurrents dans les Bouches-du-Rhône, tout est plus compliqué par ici. Il y a d'abord les graves dysfonctionnements de la fédération départementale dus jusqu'ici à l'omnipotence de Jean-Noël Guérini. Après l'énorme coup de projecteur jeté sur les graves accusations portées par Arnaud Montebourg, avec, en parallèle, les dizaines d'enquêtes toujours en cours du juge Charles Duchaine sur les affaires mêlant les noms des deux frères Guérini, le rapport Richard préconisait une méthode pour une remise en ordre des pratiques au sein de la fédération. Qu'en est-il aujourd'hui ? Mardi 23 octobre : Voir plus bas nouvelle actualisation D'un côté, il y a tous ceux qui estiment que la rénovation est en marche et jugent que les mesures du rapport ont déjà été majoritairement appliquées. De l'autre, il y a les contestataires qui persistent à dire que tout cela n'est que simulacre au point de réclamer une mise sous tutelle complète de la fédération. Entre-temps, le calendrier des phases du congrès national devant être respecté, les sections ont été appelées à se prononcer sur les motions qui constitueront la nouvelle direction nationale du PS. Dans les Bouches-du-Rhône, pas de surprise, c'est celle d'Harlem Désir qui sort vainqueur. Par ailleurs, les sections touchées par l'obligation de partition en raison du nombre de leurs adhérents, comme celle d'Aix par exemple, ont été amenées à voter pour élire leurs secrétaires respectifs. A noter que, après le congrès national, les adhérents de ces sections devront repasser par les urnes pour pouvoir désigner leurs instances et leurs secrétaires comme toutes les sections du pays. Selon ce qu'on peut en lire dans la presse et même selon les divers propos qui me sont fidèlement rapportés sous le sceau de la confidence, ici, les batailles ne sont pas tout à fait sereines. Pourquoi ? D'abord à cause du contexte délétère résumé ci-dessus. Ensuite, parce que les ambitions des postulants de maintenant laissent découvrir qu'elles seront aussi celles des candidats déclarés ou non de demain aux municipales. Les calculs valent aussi bien pour Aix que pour Marseille. Tenir les rênes d'une section, d'une fédération ou du parti, c'est s'assurer des moyens stratégiques pour tenter de faire la pluie et le beau temps lorsqu'il s'agira d'obtenir les investitures. La chose n'est pas nouvelle, tous les partis fonctionnent peu ou prou sur ce mode. La différence pour notre département, c'est que son cas est assez singulier à plus d'un titre. Il a déjà fait l'objet d'un traitement spécifique au niveau national après la dénonciation de certaines pratiques irrégulières de la fédération. Cela avait d'ailleurs entraîné la désignation des candidats aux législatives par la direction nationale et non par les militants. L'autre aspect compliquant la donne est le non-dit ou le pas-tout-à-fait-dit au sujet du rôle plus ou moins occulte que continuerait à jouer Jean-Noël Guérini, toujours président du conseil général, mais redevenu, selon ses propres mots, "militant de base". Ces soupçons d'influence sont au cœur de pas mal de discussions tant au sein du CG qu'à la fédération. C'est sans doute le sens caché de la polémique qui a surgi ce weekend, au moment même où se tenait le congrès fédéral aux Pennes-Mirabeau, après la courte lettre adressée à Jean-David Ciot, candidat au poste de secrétaire fédéral qu'il occupe déjà, par Alain Fontanel, secrétaire national aux fédérations, exprimant le point de vue d'Harlem Désir. En gros, les délégués au congrès seront là aussi désignés par le siège national et non pas par la fédération elle-même. Certains ont vite interprété cette décision comme étant une mise sous tutelle générale de la fédération. Face à la confusion ainsi créée, le même Alain Fontanel a fait marche arrière et a précisé que cela ne concernait que la désignation et la validation des délégués, une démarche censée protéger la fédération en préservant l'objectivité des choix. Il n'empêche, et quelle que soit la version défendue, cela montre que tout n'est pas encore clair dans le fonctionnement de la fédération.
Lorsque j'ai ouvert ce blog il y a déjà six ans, j'étais encore élu et mon idée était de rendre compte des séances du conseil municipal d'Aix. Mais, très vite, j'ai abordé d'autres sujets politiques y compris nationaux. Pour varier la production, j'ai aussi traité des thèmes plus légers. Au début, je ne pensais pas que cela allait durer car je voyais pas de mal de blogs disparaître, peut-être par lassitude ou tout simplement par manque de temps de leurs auteurs. Ce qui m'a personnellement poussé à continuer, c'est le constat que le nombre de visiteurs progressait sans cesse. J'avais scrupule à interrompre à mon tour cette aventure qui m'amusait pas mal. Pourtant, jusqu'en 2008, j'étais en pleine activité professionnelle et élective. Depuis, et jusqu'à aujourd'hui, je dispose d'un peu plus de disponibilité pour publier des articles à un rythme régulier. Je ne peux pas dire que la quantité de lignes écrites chaque jour représente un sorte de labeur même si cela prend un peu de temps et nécessite attention, précision et vérification de tous les instants. C'est justement ce qui me passionne. Oui, j'aime rédiger et l'exercice est enrichissant. Comme chacun peut le percevoir, mes textes ne s'adressent pas qu'à des férus de politique. Pour cela, je m'attache toujours à faire en sorte que mes phrases soient accessibles au plus grand nombre et, autant que faire se peut, dans un langage direct et clair tout en évitant les tournures formatées et les clichés journalistiques pour lesquels je n'ai moi-même jamais eu aucune attirance, pas même lors des années où j'étais correspondant de presse. Avec le recul, je me dis que c'est peut-être ce qui motive aussi les visiteurs venant aux nouvelles chaque jour. Maintenant, je voudrais vous faire part de quelques détails qui ne laissent pas de me surprendre. Et d'abord ceci. Le blog n'est pas fréquenté que par des internautes locaux. Le tableau de bord des connexions montre que les visiteurs viennent de toute la France. Plus étonnamment, on lit aussi le blog depuis la Belgique et, grâce à des outils de traduction instantanée pas toujours performants, depuis quelques pays comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, la Grèce, la Turquie, le Maroc, l'Algérie et la Tunisie. Quelques fois, j'ai même eu la surprise de repérer des visites de Japonais ! Ensuite, mais c'est surtout le cas de néo-visiteurs, le blog enregistre un nombre impressionnant de pages lues d'affilée comme s'il s'agissait pour eux de rattraper un retard. Et je ne parle même pas des visiteurs qui se connectent longuement entre trois et cinq heures du matin pour ingurgiter d'un trait des dizaines de pages ! Autre surprise, de nombreux médias nationaux et internationaux me contactent via le blog pour obtenir des précisions ou des éléments d'information pouvant leur servir à alimenter articles ou reportages. Des exemples de contacts ? Complément d'enquête de France 2, Capital de M6, la rédaction de France 3 Provence Alpes, Le Nouvel Observateur, le Ravi, Radio Zinzine, et le grand journal allemand Die Zeit. Pour conclure, je vous livre quelques chiffres qui en diront plus long sur la nature de ce blog. Au jour de ces six ans d'ancienneté, j'ai comptabilisé la mise en ligne de 1.710 articles y compris celui-ci, l'emploi de près de 290.000 mots constitués de 1.600.000 caractères espaces non compris. Mais qu'on se rassure, le clavier n'a pas encore réussi à engourdir mes doigts. Voilà pour aujourd'hui. Mais avant de mettre un terme à cette livraison un peu particulière, qu'il me soit permis une nouvelle fois de remercier cordialement toutes celles et tous dont la fidélité des visites et des commentaires m'encourage à poursuivre cette aventure qui dépasse déjà toutes mes espérances.
Les débats télévisés sont clos, place aux derniers meetings. La troisième confrontation entre Barack Obama et Mitt Romney s'est déroulée à l'Université de Lynn à Boca Raton en Floride. Et elle a été assez rude pour le candidat républicain. Le président sortant ne l'a aucunement épargné sur le thème de la politique étrangère (disons plutôt la façon très américaine de la voir comme, par exemple, avec une absence totale de mention de l'Europe) où il a l'avantage de l'expérience engrangée en quatre ans de mandat. Les thèmes officiels du débat portaient sur le rôle des États-Unis dans le monde, la guerre en Afghanistan et la relation avec le Pakistan, les changements au Proche-Orient et le nouveau visage du terrorisme et les relations avec la Chine. A vrai dire, ce dernier débat de 96 minutes n'a pas toujours été à la hauteur avec une redondance de lieux communs, des explications imprécises et des passages hors sujet lorsque les candidats sont revenus sur des questions économiques déjà traitées dans les précédents débats. Les échanges ont cependant permis à Barack Obama de ne pas mâcher ses mots. Il a présenté son adversaire comme étant incompétent et indécis en politique étrangère, n'hésitant pas à dire que son adversaire est "nul" en ce domaine. Il n'a pas manqué d'agiter son trophée de guerre, l'élimination de Ben Laden. Cela faisant, Barack Obama a tenté de peaufiner son image d’homme de paix, et de président économe qui a mis fin à la guerre d'Irak après une décennie de guerres coûteuses. Et puis, il y a eu ce moment cinglant où, sans avoir l'air d'y toucher, il moque le côté vieillot de Mitt Romney en lui précisant que le temps "des chevaux et des baïonnettes" est fini, lorsque celui-ci s'attaque aux baisses d'effectifs et de moyens de l'armée américaine. Le président n'est pas allé jusqu'à lui parler de flèches, de catapultes ou de gourdins mais son attaque était déjà suffisamment ironique et assassine comme ça. Ce débat sur la politique étrangère est une figure imposée à chaque élection présidentielle. Il arrive souvent en dernier à la veille du scrutin. Le sortant y trouve toujours un moyen habile de faire la différence avec un novice.
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De plus, comme le montrent les sondages réalisés à chaud, Barack Obama a marqué des points et cela peut jouer en termes de dynamique finale. CBS News indique que 53% des téléspectateurs estiment qu'Obama a remporté le débat, 23% que c'est Romney qui l'a remporté, les 24 % restants estiment qu'il y a match nul. CNN donne Obama gagnant avec 48% contre 40% pour Romney. Un sondage Public Policy Polling auprès des électeurs de 11 Etats susceptibles de basculer donne l'avantage au président, 53% contre 42% pour Romney.
Au premier débat, les deux candidats étaient cantonnés debout derrière un pupitre. Au deuxième, on leur avait fourni des tabourets avec une totale liberté de mouvements. Lundi, on leur a donné l'occasion d'être assis dans de confortables fauteuils placés dans la courbe d'une table en forme de demi-lune face à l'unique journaliste chargé de poser les questions et d'animer la soirée. Pour cet ultime débat, diffusé sur 11 chaînes américaines, toujours en présence d'un public trié sur le volet et sommé de ne pas manifester la moindre réaction, Barack Obama avait choisi de porter une cravate bleue et Mitt Romney une cravate rouge, les couleurs de leurs partis respectifs comme lors du premier débat. Certains médias, soucieux de pousser l'analyse formelle et technique des trois confrontations, sont allés jusqu'à calculer le nombre total de mots prononcés : 17.177 le 3 octobre, 18.979 le 16 et 17.908 le 22. Voilà des statistiques qui, même si elles sont fiables et font la joie de leurs initiateurs, n'apportent strictement rien à la campagne électorale et n'auront aucun impact sur le résultat final de l'élection qui se jouera le 6 novembre. Une élection qui, selon mon petit doigt, verra la réélection de Barack Obama.
Moment d'ironie cinglante (sous-titré en français)
Au gré de mes rencontres, beaucoup de personnes me parlent de cette affaire et m'interrogent sur ses suites juridiques. Comme je m'y étais engagé, je reviens donc ici faire le point sur la procédure en cours au Conseil d'Etat. D'un même mouvement, qu'il me soit permis de remercier sincèrement chacun pour l'intérêt porté à ma démarche et plus particulièrement tous ceux qui m'aident ou souhaiteraient encore m'aider pour contribuer à adoucir les frais personnels conséquents occasionnés par l'obligation du recours à un avocat du Conseil d'Etat, seul intermédiaire habilité à porter un tel dossier en cassation.
Cela a commencé il y a sept ans, en 2005. Oui, sept ans, alors que j'étais encore élu municipal. C'est à ce moment-là que j'ai été amené à contester devant le Tribunal administratif de Marseille le contrat de collaborateur de cabinet (d'abord en tant que conseiller spécial du maire puis de directeur) d'Alain Joissains signé par Maryse Joissains. A mes yeux, ce contrat était illégal, notamment pour dépassement excessif des limites de rémunération prévues par la loi. Trois ans après, soit en 2008, le tribunal validait ma requête en annulant ledit contrat et ses deux avenants. La Ville d'Aix s'est opposée à ce jugement et a fait appel. Trois nouvelles années plus tard, en 2011, alors que le rapporteur public demandait de confirmer le premier jugement, la Cour administrative d'appel de Marseille livrait un arrêt inverse. Le motif essentiel ne portait pas sur le fond du dossier, à savoir l'illégalité de la rémunération, mais sur la supposée non recevabilité de mon intérêt à agir en cette matière. En octobre 2011, j'ai donc décidé d'attaquer à mon tour l'arrêt de la cour en portant ma requête devant la plus haute juridiction, le Conseil d'Etat. Comme la loi l'exige, les magistrats ont d'abord engagé la procédure d'admission de ma requête. En avril dernier, le Conseil d'Etat a rendu sa première décision en déclarant recevable mon pourvoi en cassation. En conséquence, le dossier a été mis à l'instruction pour faire l'objet d'un examen approfondi et circonstancié par la section du contentieux du Conseil d'Etat. Dès lors, la Ville d'Aix en a aussi été informée et a pu être rendue destinataire de mon mémoire contestant l'arrêt de la Cour d'appel. En juillet, la Ville a fait parvenir au Conseil d'Etat son mémoire en défense. Tout aussi normalement, j'ai reçu copie de ce mémoire. En août, en plein accord avec mon avocat parisien, nous avons adressé sans attendre un mémoire en réplique afin d'exposer nos observations critiques sur les moyens à notre avis peu probants développés par la Ville. Nous en sommes donc à ce point avancé de la procédure. Le chemin a été long mais le terme semble maintenant assez proche. En tout cas, il ne durera pas encore sept ans !
(Clic sur l'image pour agrandir) Plan d'accès pour le point de rendez-vous
C'est parce que le patrimoine aixois mérite le respect que l'Association des Amis du Montaiguet et du Pont de l'Arc propose ce dimanche 18 novembre une promenade familiale et conviviale à la découverte de trois belles bastides exceptionnellement ouvertes au grand public, La Félicité, Les Brègues d'Or et Les Bornes. Outre le plaisir toujours renouvelé de l'émerveillement, l'association poursuit avec obstination sa démarche de sensibilisation de toute la population à la protection de joyaux historiques et des sites naturels qui les entourent. Pourquoi le choix de ces trois bastides ? Tout simplement parce qu'elles se situent dans le périmètre même du lieu menacé par le projet d'implantation de la méga-polyclinique Rambot qui risque de défigurer tout un secteur verdoyant. Comme on le sait, depuis l'annonce ce projet, l'association d'Aix-sud a multiplié les recours et les contestations devant les tribunaux avec la ferme détermination d'empêcher qu'un tel désastre environnemental et culturel puisse se produire.
Programme de la promenade guidée Dimanche 18 novembre Chaussures de marche légères conseillées Départ à 13h30 A la Bastide de la Félicité, 595 route des Milles, Aix-en-Provence Goûter avec des boissons chaudes, Modeste participation aux frais : 10 euros, gratuit pour les enfants, Pré-inscription conseillée par mail : amisdumontaiguet@hotmail.frou par téléphone : 04.42.27.43.40
La Félicité
Construite par la famille Félix du Muy, parlementaires à Aix-en-Provence au XVIIIe siècle, tirant son nom du patronyme Félix, la bastide de la Félicité est une demeure campagnarde au centre d’une exploitation agricole. Toujours restée dans la même famille, elle a gardé la trace de ses constructeurs. Les 3 "F" illustrant la devise de la famille : "Felix fuerunt fideles" se retrouvent sur les balcons, les frontons et trumeaux de cheminée. Bâtie sur deux étages, c’est un exemple typique de bastide aixoise du siècle des lumières, avec l’entrée au centre de la composition de la façade orientée au sud. Bassins et fontaines agrémentant le jardin sont alimentés par des sources, et un réseau hydraulique très élaboré subsiste sur le domaine. L’ensemble de la bastide, son orangerie et le jardin sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis 1969 et ouverts à une visite exceptionnelle ce dimanche 18 novembre 2012.
Les Brègues d'Or
Les Brègues d’Or, classé à l’inventaire des Monuments historiques, est un mas modifié en bastide dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, appartenant à la famille Rousselier, ceci attesté par acte notarié de 1786-1788. Préservé dans son intégrité, ce mas du XVIIe siècle, transformé en "Folie" au XVIIIe siècle, est entouré d'oliviers et de vignes.
Les Bornes
Ancien pavillon de chasse de la moitié du XVIIIe siècle ayant appartenu à un certain comte de La Salle, cette vaste propriété se situe dans un magnifique paysage.
Ce lundi, 19h00 : Actualisation : voir ci-dessous Dans la périphérie nébuleuse des affaires Guérini, un procès a eu lieu la semaine dernière. Celui du volet Queyras, nom d'une société spécialisée dans les déchets. La justice n'a pas épargné son dirigeant, Eric Pascal, proche d'Alexandre Guérini, en le condamnant à quatre ans de prison dont un avec sursis et à 50.000 euros d'amende. D'autres protagonistes ont également été sévèrement sanctionnnés avec des peines de prison et des amendes. On imagine donc que la justice se montrera aussi ferme pour les procès à venir dans d'autres affaires du même acabit. Ce qui doit déjà certainement provoquer quelques insomnies chez les nombreux mis en examen qui attendent de connaître leur sort. Beaucoup de ces affaires concernent des marchés publics dans des domaines aussi divers que ceux des déchets, des constructions et de sécurité pour n'en citer que quelques-uns. Les enquêteurs soupçonnent leurs bénéficiaires de les avoir obtenus par favoritisme. En octobre, Mediapart et le Ravi ont publié un article fort instructif sur des pratiques et des dérives ayant cours au sein du conseil général des Bouches-du-Rhône, des habitudes qui semblent se perpétuer depuis une dizaine d'années. On pourra prendre connaissance de cette enquête en cliquant sur le lien ci-dessous. Quant au Canard enchaîné de la semaine denière, il relate les drôles de coûts du controversé incinérateur de Fos-sur-Mer dénoncés dans une lettre adressée par la société Urbaser à la communauté urbaine de Marseille. Le journal mentionne au passage que le même courrier s'en prend aussi aux bavures commises par MPM à la décharge du Mentaure à La Ciotat. Et dire qu'on demande aux braves gens que nous sommes d'être sélectifs dans le tri des déchets en nos chaumières…
Nouvelle demande de levée d'immunité pour Jean-Noël Guérini Le juge marseillais qui enquête sur l'affaire Guérini a fait une nouvelle demande de levée de l'immunité parlementaire du sénateur PS des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, mis en examen dans une affaire de marchés publics. Cette demande a été transmise par le parquet général d'Aix-en-Provence à la Chancellerie le 9 novembre. Le Sénat avait déjà levé partiellement, en mars, l'immunité parlementaire du président du CG13 en autorisant la justice à délivrer un mandat d'amener à son encontre. A l'époque, Guérini, mis en examen pour trafic d'influence, prise illégale d'intérêt et association de malfaiteurs dans un dossier impliquant aussi son frère Alexandre, patron de décharges, avait refusé, un temps, de répondre aux questions du juge Charles Duchaine qui avait alors demandé et obtenu de pouvoir l'y contraindre, le cas échéant. Cette fois, le magistrat souhaiterait pouvoir placer en garde à vue l'élu dans un dossier connexe à celui dans lequel il avait été mis en examen le 8 septembre 2011, dix mois après son frère. Ce dossier touche lui aussi à des marchés publics. "Moi, je réponds à chaque fois à toutes les convocations du juge, et ce sera avec plaisir si cela (la nouvelle demande de levée d'immunité) s'avère exact", a réagi Guérini ce lundi soir. "Il n'y a pas de problème, je répondrai à toutes les questions de M. le juge avec plaisir, car je n'ai rien à cacher. Le conseil général est très bien géré, dans la rigueur et la transparence. Regardez, je suis très serein, surtout quand vous n'avez rien à vous reprocher", a-t-il ajouté, interrogé par l'AFP en marge d'une inauguration dans la ville.
(Clic sur l'image pour agrandir) La sous-préfecture dans l'Hôtel de Valbelle
Où donc la sous-préfecture de la rue Mignet va-t-elle être transférée ? Poser la question, c'est ouvrir une boîte à surprises dont il faut mesurer les conséquences. Pour loger ces services, un lieu a été avancé, celui de l'ancien cercle des officiers Saint-Exupéry situé à deux pas de la faculté de droit. Mais d'abord, revenons un peu en arrière. La sous-préfecture occupe actuellement l'Hôtel de Valbelle, un bâtiment construit en 1655 et agrandi au 18e siècle. L'édifice est classé monument historique depuis 1983. En 2009, dans le cadre de la révision générale des politiques publiques, le sous-préfet d'alors avait évoqué le possible déménagement des services de l'Etat afin d'adapter les infrastructures à "la mission d'une sous-préfecture qui a vocation à s'agrandir". Parmi les hypothèses, on avait envisagé un transfert au Tholonet. Mais cela avait été jugé trop excentré. On ne le sait peut-être pas assez, l'établissement aixois couvre un arrondissement de 18 communes, soit un peu plus d'un demi-million d'habitants.
En 2010, l'Etat a songé à un autre site, celui du bâtiment et de la parcelle de l'ancien mess des officiers de l'Armée de l'air, rue de la Poudrière, propriété de l'Etat, qui a fermé en juillet de cette année-là, et dont la disparition était déjà envisagée en 2003, date de la dissolution de l'Etat-major de la Région aérienne Méditerranée de la base aérienne 114. Au lieu de vendre cet équipement construit après la Seconde guerre mondiale, une étude de programmation devait être lancée afin de cerner les contours d'une relocalisation des services préfectoraux. Pour cela, il a été imaginé la destruction du bâtiment existant et son remplacement par un nouvel édifice beaucoup plus vaste. A l'heure actuelle, on en est pratiquement toujours à ce point d'étape. L'ancienne université Paul-Cézanne (U3), avant la fusion Aix-Marseille Université, voyait d'un bon œil un projet d'extension de ses locaux sur le site dans le cadre du plan Campus. Un simple visite sur place montre que, avant même que la sous-préfecture ne s'y installe, quatre préfabriqués occupent déjà un autre site à proximité nommé Espace Poncet.
(Clic les images pour agrandir) Aix-Marseille Université a installé quatre préfabriqués Les quatre filières qui y dispensent déjà leurs cours
En juillet 2012, une délibération du conseil municipal faisait état de discussions entre la Ville et le Conseil général pour un échange entre le bâtiment de la sous-préfecture (1849 m²), propriété du CG, et le bâtiment C du collège Mignet (1294 m²), propriété de la Ville, qui abrite une annexe du Conservatoire Darius-Milhaud, qui déménagera lorsque le nouveau conservatoire sera livré en 2013. Des discussions sont toujours en cours pour savoir si le CG validera ou non cette proposition de la Ville. Revenons maintenant au projet d'implantation de la sous-préfecture à la rue de la Poudrière, un projet qui soulève pas mal de questions. En effet, comment peut-on imaginer un tel transfert dans ce quartier quand on sait que l'actuelle sous-préfecture connaît une très forte fréquentation ? Le secteur des facultés est complètement saturé de voitures, la circulation y est très problématique et décourageante, et on ne voit où et comment le très nombreux public sollicitant les services de la sous-préfecture pourra stationner. Répétons-le ici. En l'absence d'un Plan de déplacements urbains et d'un Plan local d'urbanisme (qui aura du mal à voir le jour avant l'élection municipale de 2014), il est vain de parachuter un projet de cette taille sans en avoir mesuré tous les enjeux et toutes les conséquences.
(Clic sur l'image pour agrandir) Le cercle Saint-Exupéry est situé rue de la Poudrière entre l'avenue Pierre-Brossolette et l'avenue Henri-Poncet, visible par l'avenue Winston-Churchill (Suite aux précisions d'un lecteur, cette carte remplace celle publiée précédemment)
Les 70 architectes de l'association Devenir se sont penchés sur le problème avec un regard plus poussé. Pour eux, comme ils l'ont précisé dans des courriers adressés à divers ministres, "le site est proche du centre historique où le foncier est une denrée rare. Le projet est en totale contradiction avec une politique économe de l'espace urbain. Il prévoit l'occupation sur 7.000 m² d'une réalisation de 2.000 m² de planchers – plus de 15.000 m² étaient réalisables en vertu du POS actuel. Un projet ambitieux pourrait même proposer le double dans le cadre du nouveau PLU. Ce programme de service public de proximité prendrait alors place en rez-de-chaussée dans une opération de mixité sociale et urbaine beaucoup plus créative. Nous déplorons ce gaspillage de l'espace urbain par l'Etat, demandons l'arrêt du projet et le lancement d'une étude exemplaire pour prendre en compte les enjeux et les besoins du site (logements étudiants, locaux d'enseignements universitaires…). Une telle démarche rejoint les préoccupations d'économie d'énergie, de réduction des coûts d'équipement, de préservation de notre environnement, d'amélioration des déplacements, de mutualisation des services publics et d'embellisement des espaces urbains pour offrir aux habitants de ce quartier une meilleure qualité de vie". On le voit, l'arrivée de la sous-préfecture près des facultés est une préoccupation de premier ordre car elle concerne énormément de monde. Elle risque d'avoir des conséquences désastreuses sur la vie du quartier et de provoquer des erreurs quasi irréversibles.
(Clic sur les images pour agrandir) L'espace Poncet : Entrée par l'avenue Henri-Poncet Une vue de la cour intérieure
(Clic sur l'image pour agrandir) Ma capture d'écran
Un débat électoral, c'est d'abord de l'image. Et c'est ce qu'ont malheureusement retenu les commentateurs des médias dont on peut se demander s'ils ont tous veillé jusqu'à cinq heures du matin pour se faire leur propre idée. Au lieu de quoi, hier, attitude moutonnière s'il en est, une certaine paresse les a tous fait se soumettre au premier qui a dégainé son point de vue. Un Mitt Romney très en verve aurait écrasé un Barack Obama méconnaissable. Et, pour ne pas rater le cliché unique à imposer, tous ont repris le score "Romney 1 - Obama 0". A la place, ils auraient pu dire Romney 15 - Obama 12, par exemple. Mais non, à leurs yeux, un score simplificateur fait toujours mieux l'affaire pour assurer une titraille de marchands. Autres chiffres, tous ont relayé les résultats d'un sondage effectué à chaud par les télévisions américaines, appréciation censée désigner "le plus convaincant", "le vainqueur", et pourquoi pas le futur président tant qu'on y est ! Selon ces résultats, Romney a gagné à 67% et Obama s'est fait écraser à 25%. Pour CBS News, c'était 46% pour Romney et 22% Obama. Le drame, quoi. Comme en 2008, j'ai pris sur mon sommeil pour suivre en direct la retransmission intégrale sur CNN de 3 à 5 heures du matin. Je ne le regrette pas. Car il vaut mieux aller à la source avant de se faire polluer par les copiés-collés de la grande majorité des médias. Je n'ai donc pas vu exactement la même chose que ce dont on nous bassinés en boucle toute la journée. D'abord, c'est le premier débat d'une série de trois (hors un débat entre le vice-président en titre et l'autre candidat à la vice-présidence). Autrement dit, les scores déjà sous-entendus et même parfois interprétés comme définitifs ne veulent rien dire à ce stade. Ensuite, personne n'est allé s'aviser de rechercher et encore moins de préciser que ces sondages ont été obtenus sur la base loufoque de 430 sondés pour CNN et de 523 pour CBS News.
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En France, on se plaint de la fiabilité des sondages établis à partir de panels de 1.000 personnes pour une population de 66 millions de Français. Imaginez ce que peut valoir la farce outre-Atlantique au regard de plus de 316 millions d'Etats-Uniens. Et même si CNN prend la précaution de signaler des critères et notamment la marge d'erreur de + ou – 4,50%, que valent ces simulacres de consultation ? Comme on le peut le voir sur ma capture d'écran du débat, au moment où chacun des candidats s'exprime, des mesures défilent en bas de l'image indiquant le niveau de réaction des téléspectateurs sélectionnés par la chaîne. Le débat se déroulant à Denver, Colorado, devant un public sommé d'être neutre et silencieux, ce sont des habitants de cet état qui ont été appelés à juger instantanément les propos de chaque intervenant. Pour mémoire, cet état vote plutôt républicain mais il a accordé une bonne majorité à Obama en 2008. D'un bout à l'autre du débat, les courbes n'ont quasiment jamais franchi la partie inférieure de la ligne médiane pour Obama alors qu'elles fléchissaient plus souvent en-dessous pour Romney. Au-delà de ces détails peu rapportés dans les médias, la plupart des commentaires médiatisés ont surtout tourné autour des postures des candidats et des réactions suscitées par l'écume d'un spectacle typiquement américain. Pour ceux qui font profession d'informer, une fois encore, la forme a pris le dessus sur le fond, le style sur la substance. Mais il ne fallait pas que regarder. Il fallait aussi écouter. Certes, il est indéniable que Romney a fait des efforts pour tenter d'améliorer son image et paraître un peu moins ce qu'il est. Certes aussi, Obama a paru moins spectaculaire. Après tout, le premier est un concurrent qui veut la place tandis que le second est le président qui veut la conserver. Si l'on avait seulement suivi le débat à la radio, sûr que les impressions auraient eu une autre saveur. Pour moi, Romney a joué la forme car sur le fond il n'est pas crédible. Obama a misé sur le fond car la carrure tout le monde la connaît déjà.
(Clic sur l'image pour agrandir) En 1948, Harry Truman réélu montrant la une du Chicago Daily Tribune qui annonçait la victoire de Thomas E. Dewey
Et, précisément, qu'ont-ils dit et aussi que n'ont-ils pas dit ? Romney a essayé de gommer toutes ses gaffes et déclarations rétrogrades proches de l'extrême-droite tout en assénant ses principes d'un libéralisme échevelé. Obama s'en est tenu au rappel de sa politique économique et sociale en portant un regard humaniste sur les plus déshérités. Et là, selon moi, il n'y a ni image ni photo entre les deux. D'ailleurs, les sondages faits cette fois à l'échelle du pays donnent au président sortant un avantage confortable. Et c'est ce qui compte pour pouvoir l'emporter le 6 novembre. Incidemment, vraie première, des sites d'information américains ont publié les réactions collectées sur des réseaux sociaux. Le débat a généré plus de 10 millions de tweets en 90 minutes, avec une majorité favorable à Obama. Mais là encore, la prudence s'impose, car toute précipitation à y entrevoir un résultat électoral serait hasardeux, pour ne pas dire imprudent. Il suffit d'ailleurs de se rappeler deux cas particulèrement significatifs de plantages des instituts de sondages. En 1948, le président démocrate sortant Harry Truman était donné perdant face au candidat républicain Thomas E. Dewey, au point que le Chicago Daily Tribune avait fait sa une dans la nuit en anticipant le résultat, qui fut infirmé quelques heures après. Plus près de nous, c'est le démocrate John Kerry qui avait fait les frais de sondages approximatifs puisqu'il fut battu et le républicain George W. Bush réélu. Je ne voudrais pas finir cet article sans pointer quelques différences et similitudes sur les débats présidentiels diffusés en direct à la télévision. Aux USA, un seul journaliste pose les questions, assis face aux candidats. En tant que modérateur impartial, il est également chargé de conduire les prises de parole des concurrents se tenant côte à côte debout devant un pupitre sans qu'ils puissent réellement discuter entre eux. En France, les journalistes sont assis à la même table que les deux candidats et font plutôt penser à des potiches qu'à des interviewers. Les deux finalistes sont face à face et échangent les coups quasiment sans intermédiaire. Ce qui est commun aux deux dispositifs, c'est que les candidats préparent leurs prestations et s'entraînent préalablement face à des interlocuteurs jouant le rôle du concurrent. Tout est millimétré comme dans une pièce de théâtre. Les seules surprises sont celles qui peuvent jaillir soudainement par la tension de la situation, par la rugosité de certaines attaques, par la mise à l'index des failles ou encore la lourdeur ou la finesse d'esprit de chaque candidat. Et, hélas, comme aux Etats-Unis, le lendemain, le gros des médias reprend à l'unisson ce que l'AFP A dit qu'il fallait en dire.
Les prochains débats de l'élection présidentielle américaine auront lieu : Le 11 octobre, entre le vice-président Joe Biden (démocrate) et Paul Ryan (républicain), le colistier de Mitt Romney. Thématique : la politique intérieure et internationale. Le 16 octobre, entre Obama et Romney. Thématique : la politique intérieure et internationale. Le 22 octobre, entre Obama et Romney. Thématique : la politique internationale.
(Clic sur l'image pour agrandir) La maquette du projet en cours
Revenons un peu aujourd'hui sur le controversé projet de la gare routière. La première installation, dite provisoire, avait été sommairement aménagée sur l'ancien parking derrière la grande poste à la fin des années 70. En 1990, avec le démarrage du gigantesque chantier de Sextius-Mirabeau, le maire Jean-François Picheral l'avait déplacée sur l'avenue de l'Europe contre l'hôpital Montperrin, là où elle se trouve encore et là où elle va rester. En 2001, dans sa brochure électorale (que j'ai bien conservée), Maryse Joissains avait pourtant claironné : "La concertation sera mise en place afin de régler le problème de l'implantation insensée de la gare routière". Si, si, vous avez bien lu ! Elle se faisait fort de dénicher un autre lieu. Quelques années après, aucun autre terrain n'ayant été trouvé, il a bien fallu qu'elle rende les armes. En 2007, à quelques mois de l'élection municipale, alors que des panneaux avaient été placés dès 2005, elle lança donc son projet de gare pharaonique avec mise en service effective en 2011. De très nombreuses critiques fusèrent de toutes parts, riverains, comités d'intérêts de quartiers, urbanistes, architectes, etc. Une fois l'élection passée, face à l'évidence, le maire fit marche arrière et annonça une révision du projet à la baisse, tant pour la taille que pour le coût de revient. C'est de ce dernier projet dont il est question maintenant, et dont la mairie prévoit l'ouverture fin 2013, si rien ne vient encore entraver le déroulement du chantier.
(Clic sur l'image pour agrandir) Vue du secteur d'implantation de la gare routière
Premier acte, le permis de construire a été délivré le 29 juin. Selon le site de la mairie, le début des travaux avait pourtant été programmé pour avril puis repoussé à août. En revanche, l'affichage a sans doute été fait vers la mi-août, soit environ six semaines après. Etrange délai tardif pour une formalité obligatoire. Dans mon article de lundi, j'ai rappelé que cela n'est pas très légal en termes d'information et de voies éventuelles de recours dont dispose tout pétitionnaire pendant un délai de deux mois. Sauf yeux avertis, les Aixois n'ont pu découvrir l'affaire qu'en plein été, s'ils étaient par chance à Aix. Deuxième acte, le 16 août, des bungalows ont été installés face au commissariat de police pour accueillir dès le 18 le public et les services de billetterie. Troisième acte, c'est le site Aix en bus géré par Keolis qui a annoncé le début des travaux en cette fin septembre, pour indiquer que les arrêts à cet endroit ne pourront plus être desservis et seront déplacés à proximité du commissariat pendant la longue durée du chantier. Comme on l'imagine, la nouvelle mouture ne fait toujours pas l'unanimité. La fédération des CIQ s'était positionnée défavorablement, estimant que la future gare prendra en otage tout le quartier, déviera le trafic automobile, amputé de l'avenue de l'Europe, axe majeur de circulation est-ouest de la ville qui sera donc totalement interdit, vers le Pigonnet et les facultés où l'engorgement est chronique, et croissant avec une sous-préfecture à construire sur l'avenue Winston-Churchill (j'y reviendrai dans un prochain article). La fédération rappelait clairement son point de vue : "Il aurait fallu élaborer un vrai Plan de déplacements urbains et articuler le projet avec le plan Campus. L'urbanisme se développe dans les quartiers sud et l'accès au centre repose sur les avenues Giono et du Pigonnet qui sont déjà totalement saturées plusieurs heures par jour. Et il n'y a pas de plan B". Des citoyens riverains qui suivent l'affaire à la loupe s'étonnent de n'avoir pas entendu parler d'enquête publique pourtant obligatoire pour un tel dossier, pas plus que d'une étude d'impact affectant durablement l'environnement quotidien d'un quartier qui s'imposait en toute logique dès lors que le projet de gare n'est plus le même que le premier. Par ailleurs, ils se posent aussi des questions sur l'absence d'autorisation des travaux de voirie à la rue Lapierre concernée par les incidences du projet. On n'en a donc peut-être pas fini avec les surprises.