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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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22 avril 2010

Dossiers aixois (4) : Des plans... toujours en plan

Penchons-nous cette fois sur trois domaines qui sont en quelque sorte d'importants marqueurs dans ce qui fonde l'empreinte de notre cité. Que trouve-t-on dans les cartons pour renforcer la justice, l'éducation et la culture ? 
Certains projets, bien que vitaux et annoncés pourtant depuis belle lurette, restent pour l'instant en plan et ne sont donc pas près de voir le jour. C'est le cas de la cité judiciaire du boulevard Carnot (Etat) et du collège de Luynes (Conseil général). Le troisième concerne la construction d'un nouveau Conservatoire de musique (Ville d'Aix). 
Le premier pourrait être mis en service au mieux vers 2015, le deuxième en 2014 et le dernier en 2013. Examinons cela.

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Le Tribunal de grande instance, boulevard Carnot

La cité judiciaire du boulevard Carnot
On parle de la rénovation du site du boulevard Carnot depuis de très longues années (trois ministres successifs l'avaient promis). Pour qui a eu un jour à mettre les pieds dans les locaux du tribunal d'instance d'Aix, il es t patent que  la vision apocalyptique des lieux crée instantanément un effet de repoussoir. Comment rendre la justice dans de telles conditions ?
Une éclaircie était apparue en 2006 avec l'annonce par l'Etat d'une restructuration et d'une expansion du site actuel. Fin 2007, on nous avait même présenté une maquette qui faisait rêver. Mais justement, ce n'était qu'un rêve.
La ministre de la justice que vous savez avait juré que le projet allait se faire. Puis, elle l'avait déprogrammé avant d'annoncer qu'il verrait le jour mais sous une forme révisée à la baisse. La Ville d'Aix avait malgré tout déjà envisagé de déménager certains services au Jas-de-Bouffan dans des locaux secondaires qui ont été spécialement conçus pour les accueillir en attente des travaux en centre ville.
Et maintenant ? On en est encore là car il va falloir revoir entièrement le projet. La situation provisoire va donc s'éterniser entre deux sites éclatés avec toutes les conséquences que l'on imagine. La question qui tue : combien de changements de ministres faudra-t-il encore ajouter pour avoir le nouveau tribunal ?
Le collège de Luynes
Le projet de construction du collège relève de la compétence du Conseil général. L'établissement, situé à côté du Lycée international Georges Duby, devrait donc ouvrir onze ans après son annonce en 2003. En 2008, il a été remis en cause et le doute planait sur sa construction.
Le projet maintenant officialisé permettra aux lycéens des quartiers Sud et plus particulièrement à ceux du secteur de Luynes d'étudier plus près de chez eux, leur évitant les longs trajets actuels pour rejoindre les établissements du Jas-de-Bouffan et de centre ville au sens large. Réjouissons-nous de cette confirmation. Il n'est jamais trop tard pour bien faire, n'est-ce pas ?
Le Conservatoire de musique à Sextius-Mirabeau
Nous en avons déjà parlé ici même il y a quelques jours. La municipalité envisage de construire un nouveau Conservatoire de musique au cœur de Sextius-Mirabeau. L'idée n'est bien sûr pas saugrenue de doter cette structure de locaux adaptés à ses multiples vocations et de renforcer le pôle culturel déjà existant autour de la Cité du livre.
En fait, ce qui pose problème, c'est la vente de l'Hôtel Caumont, classé monument historique depuis 1990, qui abrite le Conservatoire Darius Milhaud depuis 45 ans.
La Ville compte tirer partie de cette vente pour financer une part du coût du nouvel établissement auquel s'ajouteraient des aides de l'Etat et des Conseils régional et général, si ces derniers se laissent convaincre, ce qui est plus qu'hypothétique. 
Cela faisant, l'Hôtel Caumont serait cédé au privé par une opération à caractère commercial. L'argument de la municipalité est de dire que cela n'entraînera pas de hausse de la fiscalité. Oui, peut-être , mais à quel prix si ont peut dire ? Celui de la dilapidation du patrimoine public ! A mes yeux, je le proclame tout net, agir ainsi constitue par conséquent une faute politique grave.
                                                                                            A suivre…

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20 avril 2010

Dossiers aixois (3) : Des projets mal lotis

Aujourd'hui, trois ou quatre cas qui illustrent bien les méthodes plutôt débridées de la municipalité quand il s'agit de parachuter des projets au coup par coup sans avoir préalablement mené à bien le Plan local d'urbanisme.

sainte_victoire_vue_depuis_le_terrain_des_peintres
Sainte-Victoire vue depuis le Terrain des peintres

Le Terrain des peintres de Cézanne
Les Aixois amoureux du patrimoine, mais aussi les touristes qui visitent notre ville pour son histoire architecturale et culturelle, connaissent le belvédère dit "Le Terrain des Peintres", situé aux Lauves à proximité du chemin de la Marguerite, à partir duquel Paul Cézanne peignit 28 toiles représentant Sainte-Victoire.
Depuis 1998, dix plaques de lave émaillée reproduisent les divers tableaux de la montagne. Dans les années 80, une bataille s'engagea lors de la création du lotissement de la Marguerite. Ce n'est que grâce à la ténacité de plusieurs associations que le site cézannien fut préservé et inscrit dans la procédure de ZPPAUP (
Zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager) du secteur Nord de la ville.
Aujourd'hui, le projet d'agrandissement de la maison de retraite du coin risque de porter un coup fatal à la vue actuellement dégagée pour admirer Sainte-Victoire. Des riverains critiquent, entre autres récriminations, la hauteur du bâtiment à édifier qui pourrait altérer la perspective existante. Des voies de recours seront vraisemblablement mises en œuvre pour contrer toute atteinte au caractère patrimonial du site.
Le chemin des Fusains à Puyricard
Encore un coup isolé hors toute vision d'ensemble d'un Plan local d'urbanisme inexistant à Aix. La municipalité veut modifier le Plan d'occupation des sols au chemin des Fusains à Puyricard pour rendre constructibles deux parcelles de 5 hectares. Il se trouve que cette superficie se compose actuellement d'un champ et d'un espace vert planté d'arbres centenaires.
L'opposition a relevé toutes les incohérences de ce dossier : zone inondable, nuisances par nouvel afflux de circulation… Aveu ou incompétence de Maryse Joissains : "C'est un dossier que j'ai mal suivi, il faudrait un mois de délai supplémentaire". Elle a retiré la délibération de l'ordre du jour du conseil municipal. Attention, elle risque de revenir par la fenêtre…
La campagne du quartier Valcros
Autre sujet brûlant, un vaste projet d'urbanisation en pleine campagne préservée sur le plateau Valcros, ancien oppidum romain. La mairie ne communique pas beaucoup sur ses véritables intentions. Ce qui inquiète les riverains et de nombreuses associations qui se mobilisent pour en savoir plus et défendre les principes qui guident la protection de l'environnement et du patrimoine.
Quelle ampleur pourrait avoir ce programme urbanistique avec la création de lotissements ? Quelles en seraient les conséquences en termes d'impact sur ce paysage agrémenté de bastides classées datant pour certaines du 17e siècle ? Quid des infrastructures de voirie ? Toutes questions qui, pour l'instant, sont sans réponses. 
La polyclinique Rambot à Pont de l'Arc
Un projet dont on a beaucoup parlé et qu'on peut consulter à la rubrique "Pont de l'Arc", colonne à droite du blog. De multiples recours ont été déposés au tribunal administratif. Vu les aberrations du projet, des surprises ne sont pas exclues de ce côté-là. 

                                                                                                       A suivre…

16 avril 2010

Les dossiers aixois (1) : Plan Campus... ou camping ?

Revoici Aix. Quittons l'actualité nationale et régionale et passons en revue des informations qui touchent directement notre ville et alentour. Les sujets sont divers, en tout cas ceux qui relèvent exclusivement de la gestion politique. Si la plupart sont plus des annonces que des faits tangibles, ils méritent cependant qu'on en discute. Car selon le choix qui sera fait, les conséquences n'en seront ni anodines ni neutres. Voici le premier article.

Le Plan Campus
(Clic sur l'image pour agrandir)
le_site_campus

La situation des universités est globalement déplorable. Les facultés ont vielli et, pour certaines d'entre elles, ressemblent à des ruines. La faculté de lettres (où j'ai étudié alors qu'elle n'avait pas dix ans d'âge et où j'ai aussi enseigné pendant de longues années) est délabrée. Il faut s'y rendre pour constater l'état sinistré des façades, des locaux et des couloirs. Une indignité aggravée par les colmatages bricolés au jour le jour ou, pire, une honte par abandon pur et simple.
Les logements pour étudiants, même si de louables efforts sont actuellement menés par le CROUS, sont à la fois encore insalubres et inadaptés et surtout très insuffisants (3.500) au regard des besoins (15.000 demandes).
Alors que peut faire le Plan Campus lancé par l'Etat et co-financé en partenariat avec les collectivités territoriales ?
L'idée est de mener une opération d'aménagement sur un territoire constituant un ensemble à partir de l'existant.
Les espaces disponibles étant limités, le plan prévoit un débordement au-delà de l'autoroute A8 jusqu'au CREPS. La programmation comprend entre autres la construction de la faculté d'économie et de gestion et la création de logements étudiants dans ce secteur (2.000) et une densification près des cités actuelles (510). Pour l'instant, on ne sait pas grand-chose sur la réhabilitation des bâtiments actuels d'enseignement.
Sur le papier, le projet a le mérite de vouloir apporter des solutions à une situation universitaire qui est devenue cahotique à plus d'un titre. Mais, sa réalisation concrète risque de prendre du temps, et même beaucoup de temps. Si en théorie le projet s'étend sur dix ans, il est très probable que le délai d'achèvement aille bien au-delà.
Beaucoup de questions restent encore en suspens. Par exemple, la libération des terrains au Sud de l'A8, la nécessité d'acquisitions foncières, l'agrandissement du parc de stationnement Krypton, l'élargissement de l'avenue de l'Arc de Meyran, le financement d'un pont et d'une passerelle sur l'autoroute ou encore la mise en service de transports en commun adaptés.
Ces questions sont d'autant plus cruciales que la Ville d'Aix n'a toujours pas de Plan local d'urbanisme (PLU), ni de Plan de déplacements urbains (le précédent PDU a été annulé par décision du tribunal administratif). Outre le fait que ces outils permettraient d'y voir plus clair sur l'aménagement et le développement urbain et de créer de la cohérence, la localisation de logements asphyxiant un peu plus les secteurs environnants des résidences de Cuques, des Gazelles et des Fenouillères ne sera pas une mince affaire.
Les riverains sont loin d'être acquis à l'idée de devoir endurer la présence d'un surplus de véhicules et l'alourdissement de l'encombrement des rues déjà étroites de leurs quartiers. Des réunions de concertation sont prévues pour informer les habitants concernés et tenter de dégager des compromis. Comment cela se passera-t-il ? Voilà un bon sujet de cogitation.
                                                                                                       A suivre…

14 avril 2010

Guerini Muselier : Vrai pastis mais mauvais pastiche…

Ambiance générale très vinaigre en France et lâcher abondant de vulgarité un peu partout. Sont-ce les maints exemples venus d'en haut qui "libèreraient" de la sorte, jusqu'à l'absence de toute maîtrise et de toute retenue de soi, ce parler poissard et canaille ? Comment ne pas le penser ? 
Lorsque des personnalités occupant des fonctions électives ou notoires tiennent des propos de charretier, on peut légitimement s'interroger sur ce que le mot dignité peut bien encore signifier pour elles. Localement, l'illustration nous en est fournie par le grabuge entre Alexandre Guerini et Renaud Muselier lors de leur rencontre au Cercle des nageurs de Marseille. 
Les invectives verbales du premier viennent d'être consignées par écrit. En effet, via ses avocats, le second a porté plainte contre le premier. La fameuse scène de dispute désormais couchée sur le papier énumère les agissements et les termes que le second reproche au premier. Nous sommes bien loin du langage châtié et du panache qui escortaient la férocité des duels. 
Ames sensibles ou romantiques, autant prévenir, cette lettre ne conte pas fleurette. Donc, après lecture, une saine désinfection s'impose. On pourra par exemple relire quelques fortes pages de Cyrano de Bergerac, qui ne manqueront pas de vous remettre un peu de baume au cœur.

(Clic sur l'image pour agrandir)
muselier

L'article mis en ligne sur le site de Bakchich, "Renaud sort son Muso" :

http://www.bakchich.info/Renaud-sort-son-Muso,10484.html

12 avril 2010

Comment rumeur devient tumeur…

sarko_rumeur

Pendant la décennie 1990-2000, Aix a accueilli une manifestation annuelle intitulée "Les Journées de la télévision". Y étaient invités des réalisateurs, des journalistes, des écrivains et des critiques qui débattaient chaque fois sur un nouveau thème accompagné de projections de documents télévisés et de témoignages.
L'avant-dernière année, quatre personnalités avaient accepté de passer deux jours dans notre ville : Claude Sérillon et Bruno Masure pour parler de l'information, Edouard Molinaro pour un téléfilm qu'il avait réalisé pour Antenne 2, et Dominique Wolton, spécialiste des médias et de la communication.
Lors de la conférence débat qui se tenait à l'Hôtel de Ville où je représentais la municipalité, le public venu en nombre fut ébloui et enchanté par la brillante intervention de Dominique Wolton qui analysa les missions, le rôle et la place de la télévision sous toutes ses formes. Pour qui l'a déjà vu dans des débats à la télé, l'homme pratique une langue riche, précise et accessible à tous, sans que le haut débit qui caractérise l'émission de sa parole experte ne soit jamais un frein à sa compréhension.
La Provence l'a interrogé vendredi 9 avril sur la "rumeur" qui a grossi en transitant par les canalisations élyséennes. L'interview se garde bien d'entrer dans cette lamentable ronde aux ragots. Prenant la distance nécessaire qui sied à l'analyse, Dominique Wolton centre son point de vue sur les causes et les effets du tapage et des dérapages suscités par ce vaudeville.

(Clic sur l'image pour agrandir)
rumeur_wolton

Profitons de ce sujet pour lire aussi cet article publié hier sur le site de Marianne.

"Sarkozy, faux président, vrai fébrile" : 
http://www.marianne2.fr/sarkofrance/153eme-semaine-de-Sarkofrance-Sarko,-faux-president,-vrai-febrile_a28.html

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9 avril 2010

Pasqua et les injustices de la Vème République

Il est des jubilations qui méritent d'être savourées à leur juste intensité. Cette composition m'a pris plus de temps qu'il ne m'en faut habituellement pour rédiger mes proses quotidiennes. Mais, vous dis-je, ce serait gâchis de ne point jouir de pareille liesse. Dommage que la symbolique part de justice qui vient d'être rendue ne puisse redonner la vie enlevée à un jeune homme victime d'une violence aussi aveugle que coupable.

(Clic sur l'image pour agrandir)
Pasqua_injustices_republique

1 avril 2010

Patrimoine : Le funeste Monopoly de Joissains

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L'Hôtel de Caumont qui abrite le Conservatoire de musique

Ceci n'est pas un poisson, mais l'arête est grosse. Allons-nous revivre la bataille du Logis du Bras d'Or ? On se souvient que Maryse Joissains voulait démolir la maison de Darius Milhaud. Et l'on doit la mise en échec de cette décision à la mobilisation acharnée des défenseurs du patrimoine aixois.
Aujourd'hui, il s'agit du cas de l'Hôtel de Caumont, monument historique classé, siège du Conservatoire de musique. Le maire prépare la vente de ce bien public pour récupérer un montant estimé à 12M€. Pour quoi faire ? L'intention affichée est d'utiliser cette somme pour financer de nouveaux locaux pour le Conservatoire. Comme on pourra le lire dans la pétition ci-dessous, c'est une vente au privé qui risque de fermer définitivement les portes au public.
Le jeu de Monopoly ne s'arrête pas là. Sont visés aussi, les bâtiments de l'Ecole d'Art qui pourraient être cédés et démolis pour faire place à un projet immobilier, l'Ecole devant alors aller s'installer à la Fondation Vasarely, actuellement propriété privée.
Pour mémoire, ces opérations se font au coup par coup, hors vision d'ensemble, Aix n'ayant toujours pas le Plan local d'urbanisme qui lui permettrait d'agir avec cohérence. Il n'est qu'à rappeler l'exemple du projet de transfert de la polyclinique Rambot à Pont de l'Arc, illustration parfaite de l'inconséquence politique de cette municipalité.
A ce train débridé, et histoire de faire entrer de l'argent dans les caisses, n'est-ce pas, il ne semble donc pas plus incongru de se demander ce que Maryse Joissains pourrait encore trouver à vendre : le Musée Granet, le Grand Théâtre de Provence, la Cité du livre, l'Hôtel de Ville ?
Non, pas l'Hôtel de Ville ! Eh, faut pas pousser : là, elle finirait pas se mettre d'elle-même à la porte avant la prochaine élection !
Mais dures à avaler les arêtes.

Le texte de la pétition
(Clic sur l'image pour agrandir)
Lire aussi dans le premier commentaire la réponse faite par Maryse Joissains à la lettre envoyée par un signataire de la pétition. La réponse est à l'évidence une lettre type qui ne s'embarrasse pas de dire "Monsieur" au début et "Madame" à la fin. A savourer également le ca-niveau du commentaire politique de conclusion.  
(merci à Pierre d'Aix pour cet envoi).

conservatoire_caumont_petition

14 mars 2010

Chante encore Jean Ferrat, chante toujours !

ferrat_marseille_28

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Jean Ferrat à la fin
de son tour de chant
(avec en première partie 
Isabelle Aubret
et Francesca Solleville) 
au théâtre du Gymnase
à Marseille
le 28 janvier 1967.
(Photo archives perso)


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Des textes denses, des musiques suaves, une voix claire, c'est Jean Ferrat. De ses premières à ses dernières chansons, j'ai tout écouté, tout aimé, tout retenu. Ses mots et ses notes emplissent encore ma tête et mon cœur.
Dans mes plus jeunes années, je les ai tous vus et revus sur scène : Léo Ferré, Georges Brassens, Barbara, Jacques Brel, Félix Leclerc, Charles Aznavour…
Impossible d'oublier. Avec le temps, l'Auvergnat aperçoit l'aigle noir à Amsterdam, rencontre un petit bonheur et croque la bohème. C'est beau la vie. Chantez encore notre belle langue et enchantez nos êtres. Ferrat, entonne toujours ma France !

12 mars 2010

Régionales 2010 : Voter pour donner de la voix

logo_regionales_2010Dimanche, j'irai voter. Je n'ai jamais raté un seul scrutin. Voter est un droit vital. Un devoir fondamental. La citoyenneté nulle ou intermittente, très peu pour moi. Dimanche donc, je ferai un choix et je mettrai un bulletin dans l'urne.
L'éventail des listes est large. Et pour ceux qui n'en préfèreraient aucune, il y a encore la possibilité de voter blanc. Certes, le vote blanc ne compte pas dans les résultats en voix mais il compte pour la participation.
Même si j'ai produit peu d'articles sur le sujet, ces élections m'ont intéressé. Car au-delà de l'aspect purement régional, beaucoup de thèmes ont été brassés.
Malgré l'écume des dérapages, des coups bas, des crapuleries, des copinages, des trahisons ou des combinaisons, il nous a été donné d'entendre quelques bonnes prestations sur la politique nationale. Cela ne pouvait rater. La situation de crise de notre pays n'a pas pu être esquivée. Et pour cause, tout se tient.
Les régions ne sont pas des ilots déconnectés de leur environnement global. Ceux qui cherchent un logement, ceux qui perdent leur emploi ou n'en ont pas, ceux qui n'arrivent pas à joindre les deux bouts ou qui sont en survie attendent que les pouvoirs publics apportent des réponses à leurs préoccupations. Ces questions, ils les posent aussi bien à l'Etat qu'aux collectivités locales.
Même si les responsabilités de l'un et des autres sont de nature différente, chacun a son rôle à jouer dans les politiques publiques. Voilà pourquoi il est dangereux de se désintéresser des scrutins locaux pour ne miser que sur l'élection présidentielle. D'ailleurs, et plus particulièrement depuis 2007, les collectivités locales ont souvent essayé d'amortir les coups de serpe de la politique gouvernementale. Il est donc essentiel de se prononcer pour faire entendre son propre message. Cela va de soi, c'est mon avis.
Dans notre région, contrairement à ceux qui mettent tout le monde dans le même panier, les listes en présence sont loin de proposer les mêmes solutions. Il y a bien une différence entre droite et gauche, par exemple entre diminution ou défense des services publics, entre primauté du chacun pour soi ou mise en œuvre de la solidarité, entre lâchage des plus fragiles ou initiatives pour un statut économique et social.
Bien sûr, la vision que j'exprime ici n'est pas neutre. Elle ne peut l'être eu égard à l'appartenance politique que j'assume. Il n'empêche, même avec un regard moins subjectif, de nombreuses décisions parlent d'elles-mêmes. Mais libre à chacun de se faire son opinion, de soutenir ou de sanctionner un camp ou l'autre.
Dimanche donc, pour rien au monde, je n'abandonnerai le droit qui est le mien de donner de la voix. Car comme disait l'autre : si tu ne t'occupes pas de politique, la politique s'occupera de toi.

Les résultats du premier tour seront sur mon blog dimanche.
Le blog de Rémi Leroux sur les régionales :
http://remileroux.wordpress.com/
Mes autres articles sur les régionales :
"Régionales 2010 : Ça va canarder en PACA" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/10/27/15581557.html

"Régionales 2010 : Jeux et enjeux" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/02/23/17011146.html
"Régionales 2010 : Des chemins tortueux…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/02/24/17023612.html

2 mars 2010

Les comptes d'Aix vus par la Chambre régionale (2)

Dans son rapport d'observations définitives, la Chambre régionale et territoriale des comptes résume ainsi les cinq thèmes majeurs qu'elle a analysés.
        (en bleu foncé, le texte du résumé de la CRTC ; en brun, des extraits du rapport)

       
La situation financière (8 pages)

budgetSur la période examinée, la situation financière de la commune d'Aix est globalement satisfaisante au regard des principaux ratios pour lesquels les seuils d'alerte ne sont pas atteints.
Ainsi, l'endettement est faible et contenu.
La charge de la dette communale est bien inférieure à celle de la moyenne de la strate démographique.
La capacité d'autofinancement disponible reste positive, plus en raison de cette charge que de la maîtrise des dépenses d'exploitation.
En effet, on constate une diminution de l'excédent brut de fonctionnement. De ce fait, les finances communales se fragilisent.
Les charges, en particulier celles liées au personnel, évoluent plus rapidement que les produits. Cet effet de ciseaux risque de s'aggraver si la collectivité ne trouve pas de nouvelles recettes ou ne contient pas ses dépenses de fonctionnement.

Les dépenses réelles ont augmenté de 11,72% de 2001 à 2007. Cette progression peut paraître minime mais son appréciation doit tenir compte des charges de fonctionnement transférées à la CPA sur la même période. Les dépenses de personnel ont continué à augmenter malgré les transferts à la CPA.
On relève aussi une hausse conséquente des dépenses liées aux frais d'honoraires et contentieux et afférentes aux primes d'assurance.
Les recettes augmentent moins rapidement que les dépenses.
La capacité d'autofinancement se réduit et les marges de manœuvre de la collectivité s'amenuisent. Le volume annuel des dépenses d'équipement demeurent inférieures à la moyenne des communes de même catégorie.
      
La gestion des ressources humaines (17 pages)
groupe_de_personnesLes dépenses de personnel augmentent alors que les effectifs diminuent principalement du fait des transferts vers la communauté d'agglomération.
Cette progression des rémunérations, inverse à la diminution du nombre d'agents, s'explique notamment par un régime indemnitaire généreux, en particulier en ce qui concerne le paiement d'heures supplémentaires.
Une action tendant à une réduction des effectifs et à une meilleure maîtrise du versement des heures supplémentaires pourrait permettre à la collectivité de réduire le poids des dépenses de personnel.
La collectivité devrait également veiller à respecter la réglementation en matière de cumul d'emplois et à organiser un contrôle plus rigoureux de l'utilisation des véhicules avec remisage à domicile.

Malgré la baisse de 11,37% des effectifs réels entre 2001 et 2007, les dépenses augmentent de 7,19%. Cette progression des rémunérations s'explique en partie par la modification du régime indemnitaire en 2004.
Régime indemnitaire
Le contrôle de légalité a, par lettre du 17 septembre 2004, demandé à la commune de réexaminer son régime indemnitaire afin de garantir l'équité de tr aitement des personnels, dans le respect du principe de parité avec le régime de la fonction publique de l'Etat.
Parallèlement, un conseiller municipal a déposé un recours en annulation auprès du Tribunal administratif de Marseille les 17 septembre et 6 octobre 2004 notamment en raison des risques d'inégalités statutaires liés aux critères subjectifs d'attribution de primes induits par le nouveau régime indemnitaire.
Ainsi, sans attendre la décision du TA, la collectivité a modifié substantiellement son nouveau régime par délibération du 31 janvier 2005 en supprimant notamment les dispositions les dispositions qui entraînaient une rupture d'égalité entre les agents.
Le requérant a toutefois maintenu son recours et demandé l'annulation de cette nouvelle délibération, les anciennes délibérations n'ayant pas été rapportées et continuant de produire leurs effets dans certains de leurs aspects critiquables.
Cette requête a toutefois été rejetée par jugement du 12 juillet 2007, une partie des moyens développés étant devenus inopérants en raison des modifications apportées par la délibération du 31 janvier 2005 et une autre partie n'étant pas assortie de précision suffisantes pour permettre au juge d'en apprécier le bien-fondé ou n'étant pas de nature à entraîner l'annulation des délibérations attaquées.
Au final, la collectivité s'est ainsi éloignée de son objectif initial de "rendre plus lisible et transparent le régime indemnitaire de l'ensemble du personnel au travers d'une prime prenant en compte à la fois le grade et la fonction exercée par l'agent".
Heures supplémentaires
La Ville n'est pas en mesure de s'assurer que les heures supplémentaires payées sont toutes réellement effectuées. Des incohérences ont notamment été relevées entre les bulletins de paie, le fichier de paie et les états justificatifs de paiement mensuel.
Concernant une catégorie particulière (les chauffeurs), la collectivité admet l'hypothèse d'erreurs d'imputation, de déclarations erronées et d'un défaut de contrôle de la hiérarchie. Sur la base des signalements énoncés, elle déclare qu'elle procédera à un examen approfondi de ces situations.
Utilisation des véhicules de service
Sur les 280 véhicules légers dont dispose la Ville, 124 sont remisés à domicile. Or, une douzaine seulement peuvent être considérés comme véhicules de fonction légalement mis à disposition. Tous les autres sont des véhicules de service et ne peuvent être utilisés à titre personnel.
   
L'eau et l'assainissement (7 pages)
robinetLa collectivité devrait conduire une réflexion globale avec ses partenaires relative aux souscriptions de débits d'eau brute et d'eau traitée qui ne correspondent pas à la réalité des consommations.
Par ailleurs, la Ville devrait opérer un contrôle plus rigoureux des conditions
financières d'exécution de ses marchés portant sur la potabilisation de l'eau et sur l'exploitation des stations d'épuration.
La bonne connaissance de ces éléments financiers lui permettrait sans doute d'optimiser les conditions de mise en concurrence à l'échéance des marchés.

Le dispositif V'hello (3 pages)
veloIl s'apparente autant à une opération de promotion de l'image de la collectivité qu'à la mise en place d'un véritable service à la population. Les possibilités de mise en concurrence du dispositif V'Hello ont été restreintes en raison de son intégration au marché relevant du mobilier urbain (un seul candidat : JC Decaux).
Il en résulte un coût annuel pour la collectivité de 3.000€ par vélo. Le choix de la collectivité s'explique d'autant moins que le poids des prestations relatives aux vélos représente 73,5% des prestations totales.
On constate une sous-utilisation des vélos pour la première année de fonctionnement du dispositif et donc un niveau de recettes de location très faible. Cette sous-utilisation est liée à une publicité insuffisante, à une mauvaise implantation de certaines stations de vélos et aux difficultés de déplacement dans le centre historique.
Une meilleure analyse des besoins avec une mise en concurrence séparée du marché de mobilier urbain aurait sans doute permis de mettre en place un dispositif mieux adapté et moins coûteux.

Les relations avec les associations (1 page)
associationsL'action de la Ville dans le secteur associatif est particulièrement diversifiée. Malgré des efforts déjà accomplis, la collectivité devrait renforcer son contrôle de certaines associations subventionnées et s'assurer que toutes les associations remplissent leurs obligations réglementaires ou contractuelles relatives à la communication des documents comptables et financiers.
De même, la Ville devrait s'assurer que le subventions allouées n'excèdent pas les besoins réels des associations.
En 2007, 599 associations ont bénéficié de subventions municipales variant de 4.1M€ à 41€. 87% des subventions sont attribuées à un nombre restreint d'associations. 86 associations ont reçu une somme supérieure ou égale à 23.000€ et parmi elles 11 ont reçu plus de 150.000€, soit 56% du total des subventions. 513 associations ont donc reçu des subventions inférieures à 23.000€.
Malgré la mise en place d'une charte associative, l'examen des associations ayant reçu une subvention supérieure à 23.000€ révèle qu'elles souvent accordées en l'absence d'objectifs précis clairement formalisés. Souvent, les exposés motivant les demandes et justifiant les montants réclamés sont très succincts, quand ils existent, et ne comportent pas de programme prévisionnel d'actions. Parfois, les prévisions sont largement supérieures aux réalisations.
De plus, certaines associations ne respectent pas leur obligation de transmission à la collectivité d'un bilan et d'un compte de résultat. Ainsi chaque année, ces carences ne permettent pas un contrôle rigoureux.
La subvention allouée à l'association des crèches a augmenté de 40,9% entre 2004 et 2006 (+1,2M€). Selon la Ville, cela s'explique notamment par l'augmentation du nombre de places dans certaines crèches. Ces éléments ne suffisent pas totalement à justifier cette forte augmentation. Sur la même période, le chiffre d'affaires de l'association n'a en effet progressé que de 16,8%.
Cette augmentation est en fait liée au coût des contentieux impliquant l'association, notamment celui concernant le licenciement sans cause réelle et sérieuse de la directrice de l'association intervenu en janvier 2003. Suite à ce licenciement et au jugement du 5 octobre 2004 du conseil de prud'hommes d'Aix sur demande de la directrice licenciée abusivement, l'association s'est engagée dans une procédure coûteuse en appel et en cassation et a été condamnée à verser la somme de 200.000€ à l'intéressée, soit le double de la condamnation en première instance.

                                                                                                    A suivre…
                                    Lire le premier article à la date d'hier.

23 février 2010

"Le Ravi" comme on l'aime

une_ravi_71Il n'est pas trop tard pour vérifier que "Le Ravi" n'a pas baissé les bras. Les nombreux soutiens de tous ceux qui défendent la presse libre et sans publicité ont permis de le sauver. Le n° 71 de ce mois février (2,80€) nous propose une excellente enquête (pas moins de cinq pages) sur les transports en Provence Alpes Côte d'Azur à une petite enjambée de l'élection régionale. On pourra aussi y découvrir bien d'autres sujets dont deux articles consacrés à Michel Vauzelle et à Thierry Mariani, des portraits, des brèves et de beaux dessins. Et toujours le ton satirique qui en fait sa renommée.

Le sommaire du n° 71 : 
http://www.leravi.org/spip.php?article938 
Le site du Ravi : 
http://www.leravi.org/

27 octobre 2009

Régionales 2010 : Ça va canarder en PACA

Dans "La Femme du boulanger", en préambule à son interminable récit-torture, le loufoque pêcheur Maillefer justifie son exigence absolue que personne n'a le droit de l'interrompre par le fait que, lorsqu'il était petit, il a reçu une boule de pétanque sur le crâne et qu'il en garde encore des séquelles paralysantes.

Je me demande si les prochaines élections régionales ne vont pas nous faire le même effet. Si l'on a bien saisi, pour l'instant, dans notre région, au premier tour, il y aura plein de listes : NPA, Front de gauche, PS, écologistes, MoDem, UMP et associés, FN, et liste extrême droite dissidente. Chacun veut se compter pour établir un classement pour le second tour en usant du rapport des forces.

Après tout, démocratiquement, on peut le concevoir, le but des manœuvres pour la qualification finale étant de ne pas être hors course. En revanche, politiquement, à gauche et à droite, la stratégie peut s'avérer décevante et même perdante si des listes à faible score ne sont pas en capacité de se maintenir ou de fusionner. Il y aura donc forcément moins de listes au second tour.

Dans la situation actuelle, c'est à gauche qu'il y aura nécessité de fusions. Dans la logique, cela se fera autour du PS, à moins que, par surprise, les écologistes et le MoDem fassent de gros scores et cherchent à s'allier pour dépasser le PS. Vu le système électoral en vigueur, au second tour, une majorité relative est suffisante pour obtenir une majorité de sièges.

En tout état de cause, l'UMP assurera le socle de son score dès le premier tour et n'aura pratiquement pas de réserves de voix pour le second. Pour battre l'UMP en finale, il faudra une union PS + écologistes ou écologistes + MoDem ou encore une fusion large des trois.

Bataille Vauzelle / Mariani

D'ici mars, ça va beaucoup spéculer dans chaque camp et chaque parti pour tenter de virer en tête. On va aussi constater que les alliés potentiels de second tour orienteront leur combat contre l'UMP. Même si Michel Vauzelle ne semble pas cette fois-ci pouvoir rééditer dès le premier tour la grande alliance qui lui a réussi à deux reprises, en tant que sortant, il peut fortement espérer réunir autour de lui pour le second tour.

Hier, l'UMP (euh, Nicolas Sarkozy) a désigné Thierry Mariani alors que deux autres candidats, Guy Tessier et Bernard Deflesselles, s'étaient mis sur les rangs avant lui. L'image très droitière de Mariani risque de lui jouer des tours : les électeurs du FN iront quand même voter FN et des électeurs de droite modérée préfèreront le MoDem ou, pourquoi pas, feront confiance au légitime Vauzelle.

Apprenant la confirmation à peine imposée de Mariani comme tête de liste, Patrick Mennucci a attaqué bille en tête en lui offrant une carte du centre-ville de Marseille, un itinéraire et une photo de l'hémicycle de la Région. Et d'ironiser : "Le candidat sarkozyste a sans doute besoin d'aide pour retrouver le chemin. [...] Car à la stupéfaction générale, il est conseiller régional depuis 2004 ; mieux, il dirigeait la liste de droite dans le Vaucluse où il a été largement battu par Vauzelle".

Et puis encore sur le peu d'assiduité : "Il a boudé le mandat qui lui avait été confié en 2004 : il est peu venu à la Région, 10 fois sur 155 réunions officielles, 2 fois sur 40 commissions permanentes". Cela a obligé Mariani à se justifier : ce dernier a assuré avoir "vite compris, après quelques réunions, que le président Vauzelle ne laisse aucune place à l'opposition, réduite au simple rôle de figurant".

Tiens, on aimerait bien savoir maintenant ce qu'en pensent ses collègues Muselier et Deflesselles et tous les élus de droite qui se sont tapé toutes les séances et les réunions de se voir humiliés jusqu'au mépris par leur nouveau chef.

Voilà pour les batailles au sommet. D'ici peu, d'autres coups fourrés vont se faire jour, à droite comme à gauche et au centre, pour la désignation des chefs de file départementaux. Alors, attention aux boules de pétanque qui volent…

Les règles du système électoral pour les régionales

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Si, dès le 1er tour, une liste obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, elle obtient d'emblée 25% des sièges à pourvoir (prime majoritaire). Les autres sièges sont répartis proportionnellement entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages (y compris celle arrivée en tête).

Si aucune liste n'obtient la majorité, il est procédé à un second tour :

- Les listes ayant obtenu plus de 10% des suffrages exprimés peuvent se maintenir.

- Les listes ayant obtenu moins de 5% peuvent fusionner avec celles qui ont obtenu au moins 10%.

- Les listes ayant obtenu moins de 5% sont éliminées.

Le nombre d'élus pour chaque liste est établi en fonction des résultats obtenus sur l'ensemble de la circonscription régionale. Les sièges sont répartis entre les sections départementales au prorata du nombre de voix obtenues dans ces sections. En cas d'égalité de suffrages ou de moyenne, c'est la liste dont les candidats ont la moyenne d'âge la plus élevée ou le candidat le plus âgé qui sont élus.

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Au 2nd tour, la liste arrivée en tête obtient d'emblée 25% des sièges à pourvoir (prime majoritaire). Les autres sièges sont répartis proportionnellement entre toutes les listes ayant obtenu au moins 5% des suffrages (y compris celle arrivée en tête). La liste arrivée en tête obtient ainsi la majorité des sièges sans nécessairement avoir la majorité absolue des suffrages. 

14 octobre 2009

Avenue Brossolette : Des couloirs sans bon sens

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Les couloirs de l'avenue Brossolette (Photo LAC)

A première vue, cela n'a l'air de rien. Mais en creusant un peu, quelques questions se posent. Pendant le mois d'août, une portion de l'avenue Pierre Brossolette, entrée Sud vers le centre ville, a été reconfigurée pour créer un couloir bus en voie montante. La chaussée a été regoudronnée et un marquage au sol a permis un traçage des voies, une descendante, une montante et un couloir réservé aux bus.

C'est toujours ça de pris, mais ce n'est là qu'une broutille face aux vrais enjeux du développement des transports en commun en site propre. A part le tour de ville, on cherche encore d'autres aménagements significatifs susceptibles d'inciter les usagers de faire leur trajet en bus.

Revenons à l'avenue Brossolette. Un visiteur du blog (que je remercie) m'a signalé que les voies réservées à la circulation générale font 2,5 mètres de large chacune et celle empruntée par les bus fait 3 mètres. Autrement dit, les bus descendants et tout le trafic devront se contenter de rouler sur une voie plus étroite.

Autre incongruïté, l'amorce de cette voie par le rond-point Anouar El Sadate (là où se trouvent l'hôpital Montperrin et la station de taxis) est devenue périlleuse pour les gros véhicules que sont les bus et les camions qui doivent donc mordre sur la voie centrale pour pouvoir manœuvrer. J'ai vérifié cela hier de visu.

       

avenue_Brossolette_annonce 

(Clic sur l'image pour agrandir)

La publicité pour les couloirs (Photo LAC)

Mais les surprises ne s'arrêtent pas là. Depuis trois semaines, et cela va durer, des travaux ont été entrepris sur le trottoir côté montant : changement de canalisations et reprise du trottoir. Ce qui, de fait, perturbe la circulation et neutralise une grande partie du couloir bus. Il y a donc un hic.

Comment les services et les élus s'y prennent-ils pour rater une si belle occasion de coordonner les travaux ? Pourquoi ne pas avoir refait les trottoirs avant la réfection de la chaussée et le nouveau tracé des couloirs ? N'aurait-il pas été plus judicieux de réduire la largeur des trottoirs de quelque 50 cm en repoussant les arceaux pour permettre ainsi d'élargir la chaussée au bénéfice de la voie descendante ? Ce n'est que du bon sens. Ce n'est pas ce qui a été fait. Mais il vrai que le temps pressait pour s'en vanter, grande photo à l'appui, le jour de la fête des déplacements organisée à quelques mètres de là.

Allons un peu plus loin dans le raisonnement. Tôt ou tard, la future gare routière, un peu revue à la baisse, sera installée sur l'avenue de l'Europe débouchant sur le rond-point cité plus haut. Faudra-t-il tout reprendre à zéro pour une énième configuration des lieux ? Il est à craindre de nouvelles dépenses pour manque d'anticipation.

Dans le même ordre d'idée, les automobilistes qui empruntent les avenues Gaston Berger, Jean-Paul Coste et Paul Mauriat jusqu'à la route de Nice constatent que cela fait des mois qu'on rafistole la chaussée et les trottoirs par petits bouts. Au final, rien de satisfaisant et sans doute un coût supérieur à une réfection totale qui aurait pu, par exemple, être phasée et étalée financièrement sur trois ans. Mais non, ce qui devrait en fait être une amélioration du confort routier devient finalement une complication de plus et un jeu de massacre…

Amusons-nous un peu…

Les transports et les déplacements par l'absurde

Un bus transporte 10 passagers. Au premier arrêt, il en descend 13. Combien faut-il qu'il monte de nouveaux passagers au second arrêt pour que le bus soit vide ? Un bon casse-tête à soumettre aux décideurs...

8 août 2014

Pause estivale du blog jusqu'en septembre

Voilà, la pause estivale s'impose à moi comme au blog. Un changement d'air et de décor est sans conteste la meilleure idée qui soit pour sortir de la trépidation quotidienne et parfois envahissante de notre vie aixoise. En cette période toujours attendue comme une envoûtante promesse, calme et volupté sont assurément les deux mots qui me conviennent le mieux.
J'abandonne donc mon clavier le temps de profiter d'une insouciance bienfaisante qui ne me fait pas cependant oublier mes lecteurs et visiteurs que je remercie sincèrement d'être toujours aussi nombreux et fidèles. La reprise sera pour courant septembre. Bonnes vacances à tous.

gif cascade

2 mars 2012

Jean-Noël Guérini face à Rémy Bargès chez le juge

guerini chez le juge12h00 : Lors de sa précédente convocation mi-février, Jean-Noël Guérini avait refusé de répondre aux questions du juge Charles Duchaine. Or, ce vendredi matin, il n'a pu faire autrement que de se rendre enfin au tribunal pour être confronté à Rémy Bargès, son directeur de cabinet.
Il valait mieux pour lui car la demande du juge de levée de son immunité parlementaire désormais sur le bureau du président du Sénat aurait signifié pour lui d'y être contraint par un mandat d'amener encadré par les gendarmes.
Quelle grosse perte pour les archives photographiques !
  
13h00 : L'audition de Guérini seul reprendra dans l'après-midi. Il s'est dit serein. "Vous voyez que j'aime bien quand la justice est sereine, c'est un vrai plaisir de répondre aux questions de monsieur le juge." Interrogé sur la prochaine mise en examen de l'épouse de Renaud Muselier, il a déclaré : "Je pense à elle, ce doit être difficile à vivre. je suis très respectueux de l'institution et moi je ne vais pas écrire un livre pour commenter cela..."

1 mai 2012

1er-Mai : Sarkozy invente "La Farce forte"

 sarko 1 mai

Que celles et ceux qui auraient déjà vu la droite défiler chaque 1er-Mai lors des traditionnels rassemblements syndicaux lèvent leur brin de muguet. Personne ? Ben voilà, drôle de hasard de calendrier, en cette veille de second tour, Nicolas Sarkozy, en perdition élyséenne, a décidé de nous jouer "la Farce forte".
Mais, et c'est fort heureux, à peine sa tromperie éventée, il s'est fait reprendre de volée sur la façon scandaleuse dont il entendait interpréter l'événement.
C'est à se demander s'il connaît les origines réelles du mouvement qui a donné naissance à ce jour où les travailleurs regroupent leurs forces pour défendre leurs conditions de vie.
De cela il se moque, bien entendu. Ce qui l'intéresse, c'est d'user du prétexte pour en détourner le symbole censé exalter un meeting trop grossièrement électoraliste de sauvetage désespéré de sa peau.
Après le hold-up du 1er-Mai par l'extrême-droite qui l'amalgame étrangement à Jeanne-d'Arc qu'on ne fête que le 8 mai, Sarkozy, le président-candidat des riches et des cyniques, ose à son tour prétendre pouvoir parler au nom de tous ceux qu'il n'a cessé de critiquer, d'insulter et de paupériser. Quel culot monstre !
Mais qui peut bien encore être dupe de telles manœuvres ? La ficelle est si grosse qu'elle ressemble à une corde. Vivement dimanche soir que la farce lui en fasse un nœud.

logo rue89 bis
Lire cet excellent article :
http://www.rue89.com/rue89-presidentielle/2012/04/30/les-tentatives-de-recuperation-du-1er-mai-nont-jamais-marche-231687

  

 compteur 81 jours

9 juin 2010

Loi sur les collectivités : Joissains contre, Kert pour !

assemblee_nationaleHier a eu lieu le vote sur l'ensemble du projet de loi de réforme des collectivités territoriales avec 516 suffrages exprimés sur 565 votants, 276 pour l'adoption, 240 contre. Il y a donc eu 49 abstentions dont 22 députés du groupe Nouveau centre, membre de la majorité, et 26 UMP. La procédure utilisée a été celle du scrutin public, ce qui veut dire avec vote nominatif. Parmi les votes contre, on trouve Maryse Joissains et Richard Mallié. En revanche, Christian Kert a voté pour.
Cela fait plusieurs semaines que des élus locaux de tous bords, beaucoup de maires, s'insurgent contre cette réforme qu'ils voient comme une amputation de leurs compétences. Il y a quelques jours encore, quasiment tous les maires de la CPA réitéraient leur opposition à ce qu'ils considèrent être un "sacrilège" touchant la démocratie de première proximité. Plus largement, l'union des maires des Bouches-du-Rhône s'est elle aussi prononcée contre ce funeste projet de loi. Bref, l'exaspération est générale.
"Monsieur le Président, vous nous avez ficelé une cagade, nous n'en voulons pas !" Ainsi s'est exprimée Maryse Joissains devant les maires. Il faut le dire ici, un lieu où les propos ne sont pas toujours tendres à son égard, dans cette affaire, Maryse Joissains a eu le courage d'aller contre son camp, comme elle l'avait annoncé. Là, je dis bravo, tout en relevant cependant qu'en janvier elle avait voté pour la fusion des conseils régionaux et généraux.
Quant à Christian Kert, qui participé à plusieurs réunions avec les élus locaux et au côté de Maryse Joissains, et le seul à ne pas applaudir, il avait indiqué qu'il ne voterait favorablement qu'en vertu de l'ultime mouture du texte, une réserve qu'il avait consignée sur son blog. A mon avis, ce subterfuge était destiné à esquiver les critiques lors de ces réunions. Car, à peine huit jours après, on se demande bien quelle évolution capitale il a pu relever pour qu'à l'Assemblée nationale il suive le chemin de la docilité. Lui qui rêve du centre, vous savez cette voie qui mène souvent au fond du couloir à droite (paroles de Edgar Faure), a plié son étendard.
Sur son blog, pas plus tard que lundi, il en avait d'ailleurs fait un aveu manifestant ainsi une belle souplesse d'échine : "J’oubliais : le plus prestigieux des centristes, c’est peut-être le Président de la République lui-même qui, nous recevant à l’Elysée, nous déclarait tout de go : "vous savez, je suis aussi – si ce n’est plus – centriste que vous. Regardez ce que que j'ai fait pour L'Europe". Sarkozy centriste et on ne le savait pas !
Cela faisant, dans le genre foutage de gueule, il fait bien la paire avec Renaud Muselier, l'homme qui saute souvent à l'élastique sans élastique, qui, d'un coup de menton, avait déclaré devant les élus locaux qu'il ne voterait pas la loi s'il sentait qu'elle "met les maires en danger". "Je ne voterai pas une loi qui déstructure la République. Je serai vigilant sur le droit des sols et des finances, qui sont le nerf de la guerre." Pourtant, comme Christian Kert, il était présent à la réunion des élus de la CPA et n'a pas applaudi non plus... Plus polichinelle, on ne fait pas. Plus bourrin, non plus !
A noter qu'à l'inverse de Maryse Joissains hier à l'Assemblée nationale, en février au Sénat, Sophie Joissains a voté pour l'ensemble du projet de loi. Présentes toutes deux aux mêmes réunions des élus locaux, Sophie Joissains pourra-t-elle encore l'être lors de la manifestation de protestation que conduira Maryse Joissains devant l'Elysée ?

Le vote "pour" de Joissains sur la fusion des conseils :
Joissains_vote_pour
Le détail des votes des députés :
http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo0570.asp
Le détail des votes des sénateurs :
http://www.senat.fr/scrupub/2009/scr2009-148.html

18 juillet 2010

Déjà 17.000 signatures pour l'appel de Mediapart

logo_mediapartIl ne faut qu'une petite poignée de secondes pour signer l'appel lancé par le site Mediapart réclamant une justice indépendante dans les affaires Bettencourt.
Samedi en fin de soirée, 17.000 personnes avaient déjà signé depuis la mise en ligne il y a quatre jours seulement. Alors que de nouveaux faits sortent du silence chaque jour, il faut donc continuer à faire grimper le nombre de pétitionnaires et faire circuler l'information via les carnets d'adresses personnels et les réseaux.
   
19h00 : Plus de 20.000 signataires… dont deux innocents aux mains pleines qui tentent de faire feu de tous bois… de justice !

 petition_faceties

On signe ici :
http://www.mediapart.fr/club/blog/la-redaction-de-mediapart/140710/lappel-pour-une-justice-independante-et-impartiale

27 novembre 2009

Office HLM d'Aix : Des sanctions… et des mystères

logo_OPAC

         

Certains jours, je me gratte la tête, que j'ai dure mais encore assez alerte pour ne pas faire de fixette. Et je me demande si je ne ferais pas mieux de convertir mon blog chéri en simple chronique judiciaire. Je ne sais si cela plairait mais je dois bien avouer que l'accumulation de tant de turpitudes aixoises m'encouragerait parfois à virer de cap.

Tenez, hier même, on apprenait donc la dernière. Jusqu'à la prochaine, s'entend.

Il a fallu exactement quatre ans pour qu'une procédure initiée par François-Xavier De Peretti auprès du procureur de la République soit enfin jugée devant le tribunal correctionnel. L'élu avait déposé plainte au sujet d'un marché public de l'Office HLM Pays d'Aix Habitat présidé par Maryse Joissains.

Pour dire l'essentiel, il était question d'un appel d'offres portant sur la désignation d'un architecte-conseil auprès de l'office, attribué à un candidat plutôt mal placé en termes de prix. Et c'est là que les choses prennent un mauvais tour.

Le directeur de l'OPAC, Dominique Bindler, déjà le cinquième nommé au cours des quatre premières années du mandat municipal, recasé laborieusement il y a peu au poste de directeur du Centre de formation des apprentis, était soupçonné d'avoir aidé au choix de l'architecte gagnant.

Des personnels haut placés de l'office public avaient pourtant tenté de s'opposer à cette manière de faire. En vain. Maryse Joissains est mise au courant. Un employé revendique l'avoir informée mais Dominique Bindler assure que c'est lui-même qui a vu le maire. Peu importe.

Une décision est prise : un avocat spécialiste des marchés publics est sollicité pour trouver une porte de sortie présentable, autrement dit, rendre plus conforme ladite candidature. Malchance, dans son rapport, le spécialiste ne peut éviter d'évoquer des irrégularités dans la passation du marché. Résultat : ledit marché est annulé juste avant le dépôt de plainte. Il reste cependant des documents écrits. Et l'affaire prend la route de la justice.

Avant-hier donc, Dominique Bindler, passant en première instance pour entendre le jugement, a été condamné à six mois de prison avec sursis et à 10.000 euros d'amende pour délit de favoritisme, les principes d'égalité des candidats et de transparence n'ayant pas été respectés. Le candidat a, quant à lui, écopé de 5.000 euros d'amende.

Cela faisant, le tribunal a eu la main plus lourde que celle de la présidente qui avait réclamé une amende mais pas la prison avec sursis pour le premier et seulement une interdiction d'exercer une profession dans le cadre de l'infraction commise pour le second. Les deux condamnés ont immédiatement fait savoir qu'ils allaient faire appel de la décision.

Lors de l'audience d'octobre, la présidente du tribunal avait laché : "Quel dommage qu'elle (Maryse Joissains) n'ait jamais été entendue". Mais que voulait-elle donc dire ? Il faudra attendre la prochaine séance pour un jugement définitif.

Ce qui vient de se passer est finalement une bonne illustration dans le feuilleton qui touche l'office depuis huit ans.

         

D'autres énigmes à résoudre…

          

gif_point_dinterrogationSans revenir ici sur l'absence criante de politique de construction de logements sociaux par l'office public HLM, dont c'est pourtant la mission première, ni sur la gestion faillitaire et l'état catastrophique de l'établissement présidé par Maryse Joissains jusqu'à ces derniers mois, d'autres mystères demeurent.

Contentons-nous de n'en citer que trois.

D'abord, rappelons ces deux cambriolages similaires et non moins rocambolesques dans les bureaux du nouveau et coûteux siège du Jas de Bouffan qui avaient vu s'envoler quelques ordinateurs. Pas n'importe lesquels. Ceux qui contenaient les listings des attributions de logements. Pas de nouvelles depuis. Bizarre, bizarre.

Puis, revenons sur l'affaire de l'énigmatique enveloppe contenant des informations confidentielles frauduleusement extraites du fichier STIC concernant Dominique Bindler, déposée dans la boîte aux lettres du domicile de Maryse Joissains. Qui a eu cette idée saugrenue ? Pourquoi ce parcours loufoque ? Et quel en était le véritable objectif ? Extravagant, hein ?

Enfin, au mois de mai dernier, alors que commençait à pointer à l'horizon politique l'éventuel risque d'une campagne électorale estivale, Maryse Joissains déclarait qu'elle allait saisir le procureur pour la découverte de fausses factures au sein de l'office. Après tout, surprise pour surprise, on n'en est plus vraiment à un éclat près. Mais on aimerait bien savoir où en est l'enquête, si elle a eu lieu. Troublant, non ?

Pourtant, il faudra bien qu'un jour le silence soit brisé.

9 novembre 2009

La clinique du Montaiguet soigne aussi les claques

gif_claqueLe sujet est emblématique. Il mérite donc qu'on s'y penche encore sans faiblir. La semaine dernière, le conseil municipal a voté à la majorité la révision partielle (partiale ?) de POS pour autoriser l'installation de la polyclinique Rambot au lieudit Les Bornes, à Pont de l'Arc.

Pas de surprise, l'adjoint à l'urbanisme a présenté un dossier conforme au discours attendu : c'est un bon projet, tout a été prévu, les Aixois seront heureux, ne vous inquiétez pas. Bref, tout va bien, on frise l'idyllique. Quoi ? Vraiment ? Rien à redire sur l'orientation des conclusions du commissaire enquêteur ?

Filtrage des contributions critiques, minoration ou escamotage des insuffisances du projet, risques juridiques liés au contexte et à la faisabilité du transfert, non, rien de tout cela n'a embarrassé la municipalité pour valider une délocalisation qui est très loin d'avoir résolu tous les problèmes en termes d'urbanisme, de circulation, d'environnement et de garanties financières pour le portage de l'opération et on en passe. Toutes choses qui devraient inévitablement faire l'objet de contestations devant les tribunaux.

Au conseil, la mise en scène avait été préparée.

Dans la salle des Etats de Provence, la claque s'était invitée pour soutenir le vote. Très majoritairement, médecins et personnels des deux établissements médicaux qui ont fusionné avaient investi précocément l'espace réservé au public et même le couloir d'entrée, empêchant de facto opposants et visiteurs intéressés par le sujet d'accéder à la salle. La Provence l'a relaté d'ailleurs dans un billet d'humeur. Tout comme l'ont confirmé quelques personnes dévoilant en aparté qu'elles avaient été pressenties pour venir faire nombre et applaudir au choix municipal.

On avait déjà vu cela lors des réunions tenues en début d'année à la mairie annexe de Pont de l'Arc après l'enquête publique. J'en ai été le témoin direct. On ne sait trop comment qualifier de telles pratiques. En tout cas, c'est peu digne d'un débat démocratique qui favorise toutes formes de pression, voire d'intimidation.

Point de vue

La présidente de l'Association des Amis du Montaiguet m'a fait parvenir ce texte où elle exprime son point de vue, mêlant humour et propos sérieux.

C'est bien volontiers que je le publie pour vous en faire profiter.

         

"Médecin, mes deux seins !"

gif_medecinDu temps où mon grand-père était le pilier du comité des fêtes d’Aix-en-Provence, on voyait courir au Carnaval des "Grosses Têtes" qui illustraient des calembours. C’est ainsi qu’on vit dans les rues une femme de carton-pâte, soutenant à deux mains sa poitrine avantageuse, qui courait derrière un Docteur, de carton-pâte lui aussi. La foule était invitée à deviner le cri de la femme de carton : "Médecin, mes deux seins !"

Du séduisant Georges Clooney au Docteur House, en passant par des milliers de romans-photos, la figure du Docteur n’en finit pas d’exercer sa fascination érotique. Dans l’imaginaire collectif, le Docteur excite le désir… et il répond aussi à nos angoisses. D’autant que ce magicien du corps trouve une place laissée vide par les médecins de l’âme que furent les prêtres. Voilà donc pourquoi on écoute les médecins plus que d’autres simples citoyens avec un a priori favorable. Et une part d’aveuglement bien compréhensible : nous sommes tous mortels, que ne ferions-nous pas pour favoriser l’acte médical qui pourrait nous sauver ?…

Alors, lorsqu'on nous fait imaginer, dans le dépliant publicitaire de la clinique Rambot, qu’elle renaîtra un jour sous forme d’une clinique paradisiaque peuplée de gens heureux batifolant au milieu de champs de coquelicots… on en oublierait presque qu’il s’agit d’images virtuelles sur papier glacé.

Lorsque ce sont des médecins qui affirment que l’implantation au pied du Montaiguet dans le dernier poumon vert situé au Sud est la seule solution… on en oublierait presque qu’il s’agit d’une opération financière.

Lorsqu’on nous dit que la clinique Rambot actuelle est "vétuste" et trop à l’étroit pour ses ambitions… on oublierait volontiers que les médecins qui l’ont gérée en sont responsables.

Lorsqu’on nous dit qu’une installation sur des zones non encore constructibles est urgente… on en oublierait presque que quelques médecins acquéreurs des terrains concernés ont créé cette urgence en vendant leurs murs.

Eh oui, la révision de POS aux Bornes votée mardi dernier sous les acclamations de quelques docteurs et du personnel de la clinique en service commandé est un chèque en blanc à quelques hommes en blanc ! "Médecin, mes deux seins !" s’est écriée la Ville d’Aix ; est-elle prête à tout pour leur complaire ?

Martine Coste

(pour ceux qui l’ont connu, mon grand-père s’appelait Séraphin Coste)

28 avril 2010

Vauzelle va taper les élus absents au portefeuille

On a appris par La Provence d'hier que Michel Vauzelle allait proposer l'application de sanctions pour les élus qui manqueraient à leurs obligations de présence aux travaux du Conseil régional. Pour être plus précis, toute absence non justifiée d'une demi-journée en séance plénière sera pénalisée et l'élu se verra retirer 15% de son indemnité mensuelle. Si l'absence dure la jounée, la retenue sera de 30%. La sanction s'appliquera aussi pour les membres de la commission permanente, aux mêmes tarifs. 
Le premier cas concerne la totalité des élus, soit 123, le second 62. Toutefois, les retenues sont plafonnées, elles ne pourront jamais dépasser 50%. Même si ces mesures ne sont pas encore assez dissuasives, c'est quand même un bon début. Comme je l'ai précisé dans mon précédent article, les choses commencent aussi à bouger depuis décembre à l'Assemblée nationale. 
Les langues fourchues, dont je ne suis pas (je sais, j'aurai du mal à convaincre tout le monde), diront que les indemnités des élus, en particulier celles des élus cumulards (non, je ne citerai personne, nous avons les mêmes noms à l'esprit !), peuvent bien supporter quelques euros en moins sans trop en souffrir.

vauzelle_absences_assemblee 

Ce qui est saugrenu dans l'initiative de Michel Vauzelle, que je ne déteste pas, c'est qu'il est à la fois président du Conseil régional et député.
Et savez-vous ce qu'on découvre sur le site de l'Assemblée ? En décembre, Vauzelle a fait l'objet d'une retenue de 353€ pour… pour… pour n'avoir participé à aucune des trois réunions de la commission des affaires étrangères dont il est membre et qui est composée de 73 députés.
Le règlement n'autorise que deux absences par mois. A partir de la troisième, il y a sanction. Dans le cas de Vauzelle, en décembre, c'est le pompon. Il n'a pas mis une seule fois les pieds à l'Assemblée, ni pour les travaux en commission, ni pour rien d'autre. Totalement absent pendant un mois.
Bon, et maintenant, que souhaiter ? Ben, que toutes les collectivités territoriales adoptent des retenues (plus sévères quand même), ce qui est sans doute encore la meilleure façon de réduire quelques impostures. 

22 juillet 2009

Election : ELLE n'a pas perdu, IL n'a pas gagné (3)

gif_natation_helpIl fait chaud. Il faut donc battre le fer avant que la rouille ne le recouvre. Allons-y. Finalement, une campagne électorale, c'est comme une course avec une ligne d'arrivée. Et, à pied, à vélo ou dans l'eau, entre le top départ et la finale, il suffit d'un grain de sable pour envoyer n'importe quel concurrent dans le bac.

Les spectateurs et les supporters du premier au dernier rang reconnaissent leurs champions à la couleur de leur tenue. En catégorie femmes, Maryse Joissains était identifiable car elle n'en a pas changé depuis huit ans. En catégorie hommes, Alexandre Medvedowsky avait troqué son ancien costume acquis en 2008 et porté jusqu'au 8 juin pour une tenue qu'il avait refusé de revêtir jusque là (voir extrait de La Provence, ci-dessous). Il s'est donc présenté sur la ligne de départ sous le coup d'une mutation qui a pu en déconcerter plus d'un. Fin de la parabole sportive.

Venons-en aux faits. Il a d'abord fallu contrer la candidature "prématurée" d'André Guinde, soutenu par Jean-Noël Guerini mais pas par Eugène Caselli. Puis, faire comme si tout allait bien et faire passer la candidature de Medvedowsky comme unanime. Guerini, vexé, a alors lancé des avertissements définitifs qui risquent fort de n'être que des orages sans averses.

Là, le ballet de la reconversion du candidat investi a forcément écarté la gauche de la gauche avec laquelle il siégeait encore quelques jours avant et l'a fait lorgner vers le MoDem, puis les écologistes qui ne sont pas quantité négligeable. Très vite, des équipes ont travaillé sur la mise en compatibilité des projets, la constitution d'une équipe et l'annonce officielle de la statégie.

Oui, mais. Si le costume semblait avoir de l'étoffe, il n'en était pas moins l'addition de trois pièces distinctes. Certains mauvais tailleurs n'ont pas tardé à percevoir des coutures apparentes qui pouvaient craquer au moindre mouvement du corps. En surface pourtant, pas d'aspérités, rien que du cousu main. Tout va bien, un seul essayage a suffi même si des témoins attestent avoir bien repéré des accrocs peu sympathiques.

Inutile de revenir sur les indésirables, les oubliés et les évincés. En revanche, il faut maintenant rapporter quelques éléments encore inconnus du public. Un brave garçon rencontrant une dévouée colistière de Medvedowsky a eu l'imprudence de lui indiquer qu'il préférait l'ancienne liste de Michel Pezet. Mal lui en a pris. Pas même le temps de finir sa phrase qu'il recevait ceci en plein figure : "Quand on sera à la mairie, vous avez intérêt à quitter la ville !". Et hop, voici maintenant les bannis. Bonjour l'ambiance fraternelle.

"Toi, tu vas me le payer !"

Il y a eu aussi les vrais-faux communiqués de soutien des candidats éliminés ou de personnalités pouvant donner le coup de pouce. Tiens, au hasard, Michel Pezet. La presse a raconté comment il avait appris qu'il soutenait Medvedowsky presqu'à son insu par une déclaration envoyée aux rédactions par la permanence de ce dernier.

La réalité est celle-ci : un soir, Pezet a été contacté par un colistier "société civile" de Medvedowsky pour l'inciter à manifester son soutien. Pezet a répondu que Medvedowsky connaissait sûrement son numéro de téléphone et qu'il n'avait qu'à l'appeler lui-même. A défaut d'appel, il n'avait qu'à reprendre le communiqué de second tour de l'an dernier.

Mais, ce n'est pas tout. La veille même du 19 juillet, les deux hommes se croisent fortuitement à un événement festif. "Toi, tu vas me le payer !" s'est exclamé Medvedowsky, rouge de colère. Pourquoi et payer quoi, mystère et bas de gamme. Et hop, voilà à présent les menacés.

Question toute bête. A-t-on jamais vu telle atmosphère entraîner l'adhésion ? Alors que, telle qu'elle-même, Joissains faisait pleurer les pierres à répétition, d'autres s'évertuaient à en envoyer dans leur propre camp. Pour essayer de compenser, il a fallu aller accueillir à bras ouverts l'auteur du recours qui avait déjà dynamité la campagne.

Pour finir, pour aujourd'hui s'entend, citons ces quelques phrases extraites du blog d'un jeune militant socialiste :

"Pour revenir un peu sur l'élection municipale d'Aix, je vais faire un petit listing rapide des points problématiques :

- Nom de la liste : "Tous ensemble pour Aix" face à "Ensemble pour Aix et le Pays d'Aix",

- Affiche illisible : faut faire la différence entre graphisme et communication parfois,

- Liste muti-tête : 3 hommes face à une femme, un peu mauvais genre quand même,

- L'absence des logos des partis : quand on est dans un parti, on en est fier,

- Site internet de campagne : 2 semaines avant le 1er tour ,

- Pas de meeting,

- Pas de représentants nationaux : oui ça fait toujours le "buzz",

- Pas de consultation des militants.

Sinon le programme était vraiment de qualité, je félicite tous les militants PS qui ont participé à cette campagne, je garde quand même une impression amère de marchandage de tapis, d'expressions désuètes (oui le style voter utile me sort pas les yeux), peut-être aussi une trop grande précipitation (que je peux en partie comprendre avec le délai d'un mois) et un manque de dynamique nouvelle."

Allez, jeune homme, remettez-vous, il y aura peut-être une séance de rattrapage avec la bouée de sauvetage du recours… participatif.

A suivre…

Extrait de l'interview de Medvedowsky par Hervé Vaudoit

(dans La Provence du 31 mars 2008)

H. V. : Certains observateurs assurent qu'une alliance à trois avec Pezet et De Peretti vous aurait permis de l'emporter ?

A. M. : C'est faux. La ligne stratégique De Peretti était très confuse et nous n'avons jamais envisagé d'alliance avec lui. Et si nous l'avions fait, nous aurions perdu beaucoup plus lourdement ; nous aurions durablement fragilisé la gauche dans cette ville et, en plus, nous y aurions laissé notre âme. Cela n'avait pas de sens. Beaucoup de nos colistiers et de nos électeurs ne nous auraient d'ailleurs pas suivis. Et ils auraient eu raison. Que De Peretti et Pezet soient persuadés que c'était la seule solution montre qu'ils ne comprennent rien à la politique et qu'ils méritent leur très lourde défaite.

Re-coup de pouce

On me signale la création d'un nouveau blog original. Caius Sextius Calvinus est de retour après 2000 ans d'absence et observe la vie politique d'Aqua-Sextia… Merci de lui prodiguer vos chaleureuses et bienveillantes acclamations à la romaine :

http://aiximperator.over-blog.com/

11 juillet 2009

Municipale : A force de jouer deux vilains tours… (4)

Voir les trois parties précédentes de mercredi 8 à vendredi 10 juillet

gif_autruche_1Il y a sûrement parmi nous des gens, forcément honorables, qui ont un jour bénéficié d'un coup de piston, d'un favoritisme ou d'une affaire arrangée, et pas seulement grâce à des politiques. C'est aussi assez répandu dans pas mal de domaines comme celui de l'emploi. En général, ces "bienheureuses" personnes prennent ce qu'on leur donne ou ce qu'elles ont demandé et on ne les entend plus. D'autres se laissent parfois aller à des confidences et c'est là que les choses peuvent se gâter. Surtout si la personne qui a accordé des facilités est connue.

Et voilà que cela commence à circuler pour un jour faire la une. Le processus est quasiment le même lorsqu'on finit par savoir qu'une personne influente s'est "servie" ou a fait jouer ses relations pour elle-même.

Les campagnes électorales sont souvent des moments où ce qui était su ou s'était endormi revient à la surface et subit un effet grossissant que la concurrence ne rechigne pas à propager. Communiqués, justifications, mises au point sont le lot commun pour qui se sent attaqué dans son honneur, le mot le plus employé censé représenter à lui seul un argument définitif et non opposable de défense.

Cette campagne électorale a vu remonter de l'obscurité quelques torches lancées comme des torpilles. Il y a eu d'abord l'annulation de l'élection jugée de manière bouffonne par Maryse Joissains comme une atteinte à son honneur et à celui de la ville. Si aucun tract n'a revêtu cette fois-ci le degré extrême et inacceptable de l'an dernier, les "révélations" n'ont pas fait défaut. Certaines couraient déjà les rues, d'autres n'ont pas tardé à les rejoindre.

Au fait, t'habites où toi ?

Le logement ayant été un des thèmes les plus commentés, il était assuré que nous allions récolter quelques éclats. Il y a donc des élus qui vivent en HLM et dont on laisse entendre qu'ils auraient bénéficié de coups de pouce pour faire avancer leurs dossiers. On désigne une adjointe au maire, assez donneuse de leçon, qui a obtenu une mutation de logement ainsi qu'un de ses enfants qui a lui aussi touvé où se loger. On lance le nom du chauffeur du maire pour le même type d'avantage et la femme de ménage d'un élu d'opposition, candidat à la mairie et ancien président de l'office.

On ne met pas sur la place publique, mais c'est tout comme, qu'une autre élue de l'opposition, candidate elle aussi à la mairie, a changé de HLM, d'abord une villa, puis un appartement et de nouveau une villa, sur une période de cinq ans quand certaines premières demandes traînent toujours dans les placards depuis plus de dix ans.

Tous vont prétendre que tout a été fait normalement, et qu'il y a de quoi se cogner la tête contre les murs d'une cage d'escalier en entendant le contraire mais pas de quoi sonner à la porte du logement pour vérifier l'information.

On dit pis que pendre d'une adjointe au maire qui, commerçante en centre ville, ne s'était pas embarrassée de sa casquette d'élue pour louer un des chalets sur le cours Mirabeau. Il ne faut bien sûr pas oublier qu'il y a à peine deux ans, un adjoint au maire avait tenté de favoriser la vente d'un logement par la Semepa pour sa compagne et un autre pour son grand copain footballeur.

Turpitudes

Il y a un élu d'opposition qui, ayant réussi à se faire élire vice-président de Maryse Joissains à la CPA, a aussi eu la chance de faire recruter sa fille dans le personnel municipal. Il y a aussi deux élus, l'un de l'opposition de l'an dernier et l'autre passée de l'ancienne opposition en mars dernier à la majorité, qui ont longtemps émargé comme personnes qualifiées, dans une structure de concertation et de consultation départementale qui sert à recycler quelques bonnes âmes recrutées par la grâce d'amis bien placés et leur permettant d'arrondir leurs fins de mois. Bref, c'est ce que l'on connaît.

Cela me rappelle une belle phrase, presque un dicton, que j'avais entendue lorsque j'étais tout petit et que je vivais à Marseille à côté du Jarret qui n'était encore qu'un sale ruisseau à ciel ouvert. "Oh, regarde il y a un gros rat !" "Tu sais, m'avait dit mon grand frère que j'admirais tant pour sa science, quand on en voit un, c'est qu'il y en a au moins dix cachés pas loin." Pas la peine de décrypter le message.

Qu'y a-t-il d'autre dans les turpitudes de cette campagne ? Un ex-adjoint, auteur du recours et candidat à la mairie, s'est enquis de mener des combats au nom de la morale contre le maire invalidé. Hier, j'ai publié des faits fâcheux pour lui qui engagent sa responsabilité et écornent ses prétentions à l'éthique.

Alors, en fin de compte, il n'y aurait pas une seule liste où l'on sente un total air pur et frais ? Pas même celle qui veut laver plus vert que les autres ? Peut-être. Dans celle-là, si à première vue l'on ne peut y détecter quelque personnage ayant fauté, on peut y percevoir des colistiers dont on peut se demander pourquoi ils ont atterri là.

Certes, la mode est au grand recyclage, mais de là à récupérer un ancien adjoint de Maryse Joissains, qui a été infoutu de fournir le moindre bilan du conseil de quartier qu'il avait mis en place à titre expérimental et qui faisait rire tout le conseil municipal lors de ses envolées grandiloquentes où il forçait la dose de cirage pour "remercier" le maire et dire d'elle que sa baguette de fée avait tout transformé alors que l'opposition n'avait rien fait depuis au moins un siècle, il y a un pas de géant vert que les écologistes ont franchi sans être trop regardants.

Ils ne l'ont pas été non plus en recueillant un autre candidat, tout aussi infatué, qu'on a connu dans le monde associatif, tournant comme toupie à chaque élection pour s'inscruster là où l'instant le lui recommande. Bref, l'opportuniste dans toute sa splendeur qui a fini par s'immiscer par le trou d'un grillage pour prendre racine dans le jardin où de gentils innocents n'ont qu'amour pour la nature.

Un fait dit vert

Comme il faut une chute, il aurait été difficile de passer sous silence le personnage généreux et désintéressé qui nous veut tant de bien, qu'on a beaucoup entendu, vu et revu venir nous évangéliser pour nous aider à combattre tous, oui tous les maux de la vie moderne. Il est apparu avec la fulgurance d'un éclair d'été et s'est imposé comme un expert muni de l'indispensable diagnostic de la catastrophe dont nous ignorons qu'elle va nous anéantir et sa boîte à pharmacie bourrée des miraculeux remèdes qu'il nous faut.

L'annnulation de l'élection ayant été prononcée, il n'a pas fallu beaucoup de temps pour percevoir et apprendre que son omniprésence pour le long terme avait peut-être trouvé un débouché immédiat. Il voulait ni plus ni moins être désigné, comme ça, parce qu'il le vaut bien, comme numéro un pensant et sans conditions de la liste écologique. C'est ça ou rien, a-t-il même fait l'intrépide audacieux. L'oukase, quoi.

Là, les écologistes ont vu venir l'arnaque. Refus net. Selon eux, on ne peut pas aller servir la soupe aux herbes à des élus de droite et prétendre en même temps venir bouffer tout le potager de la gauche. Et voilà que, torché et vert de rage mais cachant son revers sous le masque de l'indépendance politique pour présever sans doute ses chances pour d'autres ambitions et d'autres reconnaissances de son talent, le protecteur de nos santés s'est génétiquement modifié pour muer en un bienfaiteur Hulot aixois préconisant ses conseils devant les vrais candidats.

Bon, alors, signez mon pacte, et aidez-moi à sortir du ridicule. Ils l'ont tous signé ! Après tout, hein, cela n'engage pas à grand-chose, surtout à pas grand-chose.

Concluons. Il ne manquerait plus qu'on nous apprenne qu'une liste a été financée en sous main par un concurrent cherchant à s'assurer de provoquer les conditions d'une triangulaire favorable. Après tout, qui sait ? Mais là, soyons prudent, ce n'est peut-être que pure fiction…

Ce dimanche, il va donc falloir faire un choix en espérant trouver dans le lot assez de gens honorables. Allez, bon vote quand même !

8 juillet 2009

Municipale : A force de jouer deux vilains tours... (1)

gif_votesUn sondage, c'est un sondage. Admettons. Mais on ne peut quand même pas leur faire dire tout à fait le contraire. Des tendances, d'accord, ce sont des tendances. Prenons cependant les précautions d'usage pour ne pas croire qu'il s'agit de résultats : échantillon insuffisant, abstention en hausse. Cela posé, tentons de comparer les scores réels du premier tour de l'an dernier avec les estimations publiées hier.

Pour Maryse Joissains, avec la même liste, on constate une progression d'un peu plus de cinq points (39% contre 33,81%). Pour la liste PS/MoDem, dont la composition n'a rien à voir avec les deux listes de l'an dernier, on note un fort recul avec seulement 26%.

Alexandre Medvedowsky avait obtenu 29,09% sur la base d'une liste dite d'union de la gauche (sans les 10,14% de Michel Pezet), et François-Xavier de Peretti 20,15% avec une liste centriste à plusieurs courants. Ces deux pourcentages ne peuvent s'ajouter car l'alliance actuelle PS/MoDem ne s'est pas faite dans les mêmes conditions. On peut cependant penser que, sur les 26%, le premier apporte autour de 15% (la gauche de la gauche est estimée à 10% et les écologistes font bande à part) et le second 9% (Salord et les écologistes lui ôtant sans doute pas mal de points en présentant cette fois-ci leurs propres listes).

L'an dernier, Medevdowsky et de Peretti totalisaient à eux deux 49,24% en scores réels. Ce mois de juillet, avec les jeux de transferts, ils arrivent à peine à 26%, sans les 10% de la gauche, sans les 16% des écologistes et sans les 9% de Salord. En mars 2008, Joissains avait en face d'elle 66,19% d'opposants. Cette année, elle n'en a plus "que" 61%. Sa victoire au second tour avait été obtenue de justesse en triangulaire au centre.

Que peut-il se passer ?

Alors, que peut-il se passer cette fois-ci ? Même si les estimations du sondage sont corrigées par le vote, une chose est sûre, toutes les listes dépasseront les 5%, seuil nécessaire pour pouvoir fusionner. Celles qui atteindront 10% pourront se maintenir ou fusionner. Pour le second tour, un duel signifierait un nouveau face à face Joissains / Medvedowsky.

Voyons les cas de figure :

1. Fusion générale du PS/MoDem avec les écologistes, la gauche de la gauche et la liste Salord : inimaginable. La liste Aix à gauche a déjà déclaré qu'elle n'acceptera jamais de s'allier avec le MoDem et encore moins avec Salord. Avec 10%, elle se maintendra, ne serait-ce que pour avoir un ou deux élus en triangulaire, ou quadrangulaire si Salord dépasse aussi 10%.

2. Fusion du PS/MoDem avec les écologistes et Salord : difficilement envisageable. Cela nécessiterait une volte-face doublée d'une contorsion de plus de Medvedowsky qui, l'an dernier, fustigeait la liste de Peretti pour avoir inclus des UMP. Difficile à faire avaler aux électeurs.

3. Fusion du PS/MoDem avec les seuls écologistes : c'est ce qui est le plus plausible pour l'instant. En cas de maintien de la gauche de la gauche, le total de cette alliance aura beaucoup de mal à concurrencer Joissains en triangulaire, ou en quadrangulaire si Salord dépasse 10%. Si la liste de gauche et celle de Salord ne peuvent aller au second tour, le duel n'en sera pas moins malaisé pour le PS/MoDem.

4. Aucune fusion : là, une surprise n'est pas à écarter. Si la liste PS/MoDem confirme son incapacité à créer une dynamique pour décoller au premier tour et que la victoire de Joissains devient par conséquent inéluctable, les écologistes pourraient avoir la féroce tentation de ne pas fusionner pour obtenir plus d'élus d'opposition qu'en fusionnant.

5. La quadrature Salord : qu'il atteigne ou pas les 10%, il risque de ne pouvoir trouver aucun partenaire. S'il obtient plus de 10%, il peut se maintenir et espérer revenir au conseil municipal comme opposant. Dans le cas contraire, ses voix se disperseraient.

Pour finir, apportons une précision qui a son importance. Dans un commentaire sur le sondage publié hier, La Provence écrit que "les pezetistes sont peu mobilisés" (et pour cause, il n'y a aucun colistier sur la liste PS/MoDem), mais ajoute hasardeusement "qu'ils pourraient se laisser séduire par Salord" ! Là, franchement, c'est de la politique fiction. Déjà, l'an dernier, pas un seul pezetiste n'aurait accepté de cautionner Salord. Alors, cette année…

A suivre…

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PS (sans jeu de mots) : "Enfin quoi... si à 50 ans on n'a pas gagné une élection, c'est qu'on a raté sa vie !" 

PS (pareil) : Qui peut m'expliquer pourquoi il n'y a aucun commentaire sur les sites et les blogs des candidats ?

3 juillet 2009

Les joyeusetés de l'élection, en plus retors que moi !

gif_chocEuh… comment vous dire… hier, j'ai eu comme un choc. Mon cœur a tenu bon mais ma jalousie n'a fait qu'un tour. Qu'est-ce qu'il a balancé Paul-Henry Fleur dans sa page de La Provence de jeudi ! A côté de ça, ce que je raconte ici parfois, c'est presque de la gnognotte. Ah, que de cruels rappels ! Y aura-t-il une suite, par exemple en inversant les termes ainsi : "Amis hier, ennemis aujourd'hui" ? Possible, car le sujet est loin d'être épuisé…

         

Ennemis hier, amis aujourd'hui

         

Quand Genzana et Joissains se disaient des mots doux...

Bruno Genzana vient de se rallier à Maryse Joissains. Logique ? Pas si l'on a un peu de mémoire…

En novembre 2007, quand Genzana - encore à l'UMP et membre de la "majorité" au conseil municipal - affirme qu'Aix mérite "mieux que le népotisme et les combinaisons politiques", Maryse Joissains explique pourquoi elle ne le reprendra sur sa liste : "Ceux qui ne sont plus là sont ceux qui n'ont pas travaillé". Ambiance…

A la même époque, prenant congé d'une réception, elle donne à son départ une excellente raison : "Je dois aller au conseil d'administration du Festival d'art lyrique. Des décisions importantes doivent être prises et je crains que l'élu qui me remplace ne soit pas en capacité de prendre les décisions." Devinez qui était cet élu…

En décembre, l'intéressé explique pourquoi il a rejoint de Peretti : parce que ce dernier sait "rassembler les talents de tous les horizons", tandis que Maryse Joissains ne sait que "s'isoler sur son clan". Laquelle, en guise de cadeau de Noël, lui retire ses délégations municipales.

En janvier 2008, satisfait qu'aucun autre candidat n'ait été investi par l'UMP contre lui aux cantonales, Genzana remercie Renaud Muselier et Jean-Claude Gaudin, qui ont "refusé de céder aux caprices de Maryse Joissains".

Dans le même temps, cette dernière présente sa liste aux municipales : "Il n'y a pas de carriéristes dans ma liste parce que je n'en voulais plus !"

En avril 2008, quand, réélue, elle offre une vice-présidence de la communauté du Pays d'Aix à un socialiste, Bruno Genzana s'indigne : "Avec la même complicité, apparue au cours de la dernière campagne électorale, une partie de la gauche aixoise et la famille Joissains se sont partagé sans vergogne les sièges de conseillers communautaires. Les masques sont tombés".

En juin 2008, à propos de La Duranne, il affirme en conseil municipal : "On construit là, programme après programme, une ville sans équipement public et surtout sans vision d'ensemble". Enfin, en juillet, à propos de l'office public HLM Pays d'Aix Habitat, il dénonce "des dysfonctionnements lourds de conséquences, des recrutements par copinage (…) un manque de vision et d'ambition pour la construction de logements sur notre commune (…) un fonctionnement de la commission d'attribution essentiellement fondé sur le favoritisme (…) Le tandem Joissains-Chorro qui préside l'Opac doit tirer au plus vite les conséquences de leur laisser-aller et de leur malheureuse gestion".

A l'arrivée, le commun des mortels ne peut que se montrer perplexe. Soit Genzana pensait tout ce qu'il a dit et on a du mal à comprendre son ralliement d'aujourd'hui. Soit il ne pensait pas toutes ces vilaines choses, mais alors, pourquoi les avait-il proférées ?

La politique, c'est bien. Surtout à Aix. Mais il ne faut pas louper un épisode, sinon, on ne comprend plus rien du tout. Déjà qu'en suivant tous les épisodes on a du mal…      

Quand De Peretti et Medvedowsky se chipotaient...

De Peretti se rallie à Medvé. Voici quelques rappels donnant un peu de piment à ce rapprochement.

Pendant la campagne des –  précédentes - municipales, en décembre 2007, Alexandre Medvedowsky évoque son colistier d'aujourd'hui. Exhibant le logo "majorité présidentielle" sur les premières affiches du candidat centriste, il lance : "Il n'y a plus tromperie sur la marchandise : c'est bien à une liste de droite que nous avons affaire". D'ailleurs, Fleur Skrivan, élue (PS) au conseil régional, ne se prive pas de montrer une belle affiche de François-Xavier De Peretti, datant des municipales de 2001, sur laquelle on peut lire : "Que la droite se lève"… Sept ans plus tard, FXdP proclame, sur ses tracts, que Medvé conduit une liste "de la gauche la plus rétrograde et la plus menaçante".

Entre les deux tours, il met Medvé et Maryse dans le même sac : "Les clans et appareils politiques réunis autour d'Alexandre Medvedowsky et des Joissains ne rêvent que d'une seule et même chose : s'emparer à nouveau de votre ville".

En mars 2008, dans la dernière ligne droite, De Peretti lance un tract sur un sujet sensible : la construction d'une mosquée à Aix… Le tract s'achève ainsi : "Nous ferons ce que MM. Medvedowsky et Guinde, puis Mme Joissains vous ont promis et n'ont pas fait". Or si Maryse Joissains n'avait pas spécialement promis de mosquée à Aix, Medvedowsky et à Guinde n'ont jamais été maires d'Aix…

Mars : les élections sont perdues. Chacun a son analyse, à commencer par Medvé : "Quand nous disions qu'une alliance avec François-Xavier De Peretti était impossible, car c'était une autre liste de droite, et qu'on ne pouvait pas construire quelque chose avec elle, en voilà la démonstration". Selon le candidat socialiste, une large majorité d'électeurs de FXdP au premier tour s'est reportée sur Maryse Joissains au second.

Quelques jours plus tard, Medvé enfonce le clou : "La ligne stratégique de De Peretti était très confuse et nous n'avons jamais envisagé d'alliance avec lui. Et si nous l'avions fait, nous aurions perdu beaucoup plus lourdement ; nous aurions durablement fragilisé la gauche dans cette ville et, en plus, nous y aurions laissé notre âme. Ça n'avait pas de sens.

Beaucoup de nos colistiers et de nos électeurs ne nous auraient d'ailleurs pas suivis. Et ils auraient eu raison. Que De Peretti et Pezet soient persuadés que c'était la seule solution montre qu'ils ne comprennent pas grand-chose à la politique et qu'ils méritent leur très lourde défaite". Le responsable socialiste s'acharne particulièrement sur De Peretti : "Il a largement contribué à l'élection de Maryse Joissains en 2001".

A l'approche des municipales, "il n'est pas venu discuter avec nous, il s'est allié avec une quinzaine d'UMP pour afficher le logo "majorité présidentielle", pensant que ça suffirait à devancer Maryse Joissains au premier tour. Il n'était clairement pas dans une stratégie d'alliance avec la gauche. Ce n'est qu'après avoir constaté l'échec de sa stratégie qu'il a cherché d'autres accords. Mais il ne faut pas prendre les électeurs pour des imbéciles".

De Peretti répond quelques jours plus tard : "Au second tour, nous avons pourtant essayé de composer un front de gens qui voulaient une alternative sur la façon de gérer la ville. Mais je suis tombé sur un PS ultra-dogmatique".

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