Dossiers aixois (4) : Des plans... toujours en plan
Penchons-nous cette fois sur trois domaines qui sont en quelque sorte d'importants marqueurs dans ce qui fonde l'empreinte de notre cité. Que trouve-t-on dans les cartons pour renforcer la justice, l'éducation et la culture ?
Certains projets, bien que vitaux et annoncés pourtant depuis belle lurette, restent pour l'instant en plan et ne sont donc pas près de voir le jour. C'est le cas de la cité judiciaire du boulevard Carnot (Etat) et du collège de Luynes (Conseil général). Le troisième concerne la construction d'un nouveau Conservatoire de musique (Ville d'Aix).
Le premier pourrait être mis en service au mieux vers 2015, le deuxième en 2014 et le dernier en 2013. Examinons cela.

Le Tribunal de grande instance, boulevard Carnot
La cité judiciaire du boulevard Carnot
On parle de la rénovation du site du boulevard Carnot depuis de très longues années (trois ministres successifs l'avaient promis). Pour qui a eu un jour à mettre les pieds dans les locaux du tribunal d'instance d'Aix, il es
t patent
que
la vision apocalyptique des lieux crée instantanément un effet de repoussoir. Comment rendre la justice dans de telles conditions ?
Une éclaircie était apparue en 2006 avec l'annonce par l'Etat d'une restructuration et d'une expansion du site actuel. Fin 2007, on nous avait même présenté une maquette qui faisait rêver. Mais justement, ce n'était qu'un rêve.
La ministre de la justice que vous savez avait juré que le projet allait se faire. Puis, elle l'avait déprogrammé avant d'annoncer qu'il verrait le jour mais sous une forme révisée à la baisse. La Ville d'Aix avait malgré tout déjà envisagé de déménager certains services au Jas-de-Bouffan dans des locaux secondaires qui ont été spécialement conçus pour les accueillir en attente des travaux en centre ville.
Et maintenant ? On en est encore là car il va falloir revoir entièrement le projet. La situation provisoire va donc s'éterniser entre deux sites éclatés avec toutes les conséquences que l'on imagine. La question qui tue : combien de changements de ministres faudra-t-il encore ajouter pour avoir le nouveau tribunal ?
Le collège de Luynes
Le projet de construction du collège relève de la compétence du Conseil général. L'établissement, situé à côté du Lycée international Georges Duby, devrait donc ouvrir onze ans après son annonce en 2003. En 2008, il a été remis en cause et le doute planait sur sa construction.
Le projet maintenant officialisé permettra aux lycéens des quartiers Sud et plus particulièrement à ceux du secteur de Luynes d'étudier plus près de chez eux, leur évitant les longs trajets actuels pour rejoindre les établissements du Jas-de-Bouffan et de centre ville au sens large. Réjouissons-nous de cette confirmation. Il n'est jamais trop tard pour bien faire, n'est-ce pas ?
Le Conservatoire de musique à Sextius-Mirabeau
Nous en avons déjà parlé ici même il y a quelques jours. La municipalité envisage de construire un nouveau Conservatoire de musique au cœur de Sextius-Mirabeau. L'idée n'est bien sûr pas saugrenue de doter cette structure de locaux adaptés à ses multiples vocations et de renforcer le pôle culturel déjà existant autour de la Cité du livre.
En fait, ce qui pose problème, c'est la vente de l'Hôtel Caumont, classé monument historique depuis 1990, qui abrite le Conservatoire Darius Milhaud depuis 45 ans.
La Ville compte tirer partie de cette vente pour financer une part du coût du nouvel établissement auquel s'ajouteraient des aides de l'Etat et des Conseils régional et général, si ces derniers se laissent convaincre, ce qui est plus qu'hypothétique.
Cela faisant, l'Hôtel Caumont serait cédé au privé par une opération à caractère commercial. L'argument de la municipalité est de dire que cela n'entraînera pas de hausse de la fiscalité. Oui, peut-être
, mais à quel prix si ont peut dire ? Celui de la dilapidation du patrimoine public ! A mes yeux, je le proclame tout net, agir ainsi constitue par conséquent une faute politique grave.
A suivre…



























Sans revenir ici sur l'absence criante de politique de construction de logements sociaux par l'office public HLM, dont c'est pourtant la mission première, ni sur la gestion faillitaire et l'état catastrophique de l'établissement présidé par Maryse Joissains jusqu'à ces derniers mois, d'autres mystères demeurent.
Le sujet est emblématique. Il mérite donc qu'on s'y penche encore sans faiblir. La semaine dernière, le conseil municipal a voté à la majorité la révision partielle (partiale ?) de POS pour autoriser l'installation de la polyclinique Rambot au lieudit Les Bornes, à Pont de l'Arc.
Du temps où mon grand-père était le pilier du comité des fêtes d’Aix-en-Provence, on voyait courir au Carnaval des "Grosses Têtes" qui illustraient des calembours. C’est ainsi qu’on vit dans les rues une femme de carton-pâte, soutenant à deux mains sa poitrine avantageuse, qui courait derrière un Docteur, de carton-pâte lui aussi. La foule était invitée à deviner le cri de la femme de carton : "Médecin, mes deux seins !" 
Il fait chaud. Il faut donc battre le fer avant que la rouille ne le recouvre. Allons-y. Finalement, une campagne électorale, c'est comme une course avec une ligne d'arrivée. Et, à pied, à vélo ou dans l'eau, entre le top départ et la finale, il suffit d'un grain de sable pour envoyer n'importe quel concurrent dans le bac.
Il y a sûrement parmi nous des gens, forcément honorables, qui ont un jour bénéficié d'un coup de piston, d'un favoritisme ou d'une affaire arrangée, et pas seulement grâce à des politiques. C'est aussi assez répandu dans pas mal de domaines comme celui de l'emploi. En général, ces "bienheureuses" personnes prennent ce qu'on leur donne ou ce qu'elles ont demandé et on ne les entend plus. D'autres se laissent parfois aller à des confidences et c'est là que les choses peuvent se gâter. Surtout si la personne qui a accordé des facilités est connue.
Un sondage, c'est un sondage. Admettons. Mais on ne peut quand même pas leur faire dire tout à fait le contraire. Des tendances, d'accord, ce sont des tendances. Prenons cependant les précautions d'usage pour ne pas croire qu'il s'agit de résultats : échantillon insuffisant, abstention en hausse. Cela posé, tentons de comparer les scores réels du premier tour de l'an dernier avec les estimations publiées hier.
Euh… comment vous dire… hier, j'ai eu comme un choc. Mon cœur a tenu bon mais ma jalousie n'a fait qu'un tour. Qu'est-ce qu'il a balancé Paul-Henry Fleur dans sa page de La Provence de jeudi ! A côté de ça, ce que je raconte ici parfois, c'est presque de la gnognotte. Ah, que de cruels rappels ! Y aura-t-il une suite, par exemple en inversant les termes ainsi : "Amis hier, ennemis aujourd'hui" ? Possible, car le sujet est loin d'être épuisé…