medve ravi 90Le feu peut-il se propager ou pas ?
Depuis que le juge Charles Duchaine et son équipe s'intéressent aux multiples affaires d'Alexandre Guérini et à son rôle occulte au sein de la fédération du PS 13 et des établissements publics dépendant du conseil général présidé par son frère aîné Jean-Noël Guérini, le dossier judiciaire ne cesse d'enfler.
Chaque brin d'enquête sur de possibles ramifications au-delà du socle initial amène son lot de faits, de découvertes et d'interrogations.
Ces derniers jours, le juge a tiré un nouveau fil de l'énorme pelote, celui de marchés publics sur le technopôle de l'Arbois, dont le principal financeur est le département. Le magistrat et ses limiers ont donc entrepris d'entendre ses dirigeants en tant que témoins, en particulier Alexandre Medvedowsky.
A ce stade, il s'agit d'abord de recueillir et de confronter le maximum d'éléments susceptibles d'éclairer les parts d'ombre d'un dossier qui aurait pu subir des pressions de la part d'Alexandre Guérini (voir les liens ci-dessous).
Mais, hier, l'enquête a peut-être pris une nouvelle tournure avec une question de plus. Y a-t-il eu un échange de bons procédés politiques entre Alexandre Guérini et Alexandre Medvedowsky, désigné tête de liste lors de l'élection municipale partielle de 2009 organisée à la suite de l'invalidation de celle de 2008 ?
Pour cela, la justice a aussi souhaité entendre André Guinde qui pensait lui-même être le favori pour obtenir l'investiture.
Pour mémoire, comme je l'avais raconté le 24 juin 2009, "après l'annonce d'André Guinde de vouloir mener la nouvelle liste, un vigoureux bras de fer, agrémenté de joyeuses menaces et de doux chantages, a eu lieu entre Jean-Noël Guérini et Eugène Caselli, le premier soutenant Guinde, le second Medvedowsky. Ce n'est que quelques heures avant l'assemblée générale socialiste des Milles que la décision a penché en faveur de Medvedowsky, Guinde l'apprenant sur place et recevant un rocher de trois tonnes sur la tête. Guinde s'est alors posé la question de sa participation à la future liste".
Le juge veut donc explorer cette piste en liaison avec le maintien du directeur du technopôle du moment, Jean-Louis Aubert, en bons termes avec les Guérini, que Medvedowsky voulait licencier mais dont il a prolongé le contrat d'un an jusqu'en 2010.
"Alexandre Medvedowsky, rapporte La Provence, juge "absurde" de faire un lien entre son investiture en 2009 et le maintien de Jean-Louis Aubert à la direction de l'Arbois." Selon Medvedowsky, "Si cela se passe sur une même période, je n’y suis pour rien et cela ne veut pas dire qu’il y a un rapport entre les deux".
Pourtant, déjà en novembre dernier, le Ravi avait dévoilé quelques éléments troublants. "En effet, dès mai 2009, les téléphones d'Alexandre Guérini étaient sur écoute. On y trouve entre autres des messages échangés avec Medvé autour d'une préoccupation commune, la mairie d'Aix. "Il paraît que Guinde fait chier...", écrit Medvé à Alex Guérini le 11 juin 2009. Aussitôt, Monsieur Frère lui répond "Laisse-moi faire". Rassuré, Medvé enchaîne "C'est pour ça que je t'envoyais texto !! Merci de ton aide". 
Le 18 juin, Alexandre Guérini faisait une proposition spontanée à Medvé : "Qd peut-on se voir et me dire ce dont tu as besoin pour la campagne ? Bises." Le lendemain, ils sirotaient un apéro dans le très prolétaire café de la Rotonde à Aix pour y discuter gros sous..."

Comme le dit si bien, et sans rire, Jean-Noël Guérini, "que la vérité éclate !"
 
13h00 : Marsactu publie aussi un article avec des infos inédites. 

http://www.marsactu.fr/affaires/alexandre-medvedowsky-aux-abois-a-larbois-27480.html

(Clic sur l'image pour agrandir)
guerini medvedowsky prov 20

Pour mémoire...
"Les Guérini, Medvedowsky et les dessous de l'Arbois" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/12/14/22961146.html 
"Les Guérini, Medvedowsky, Mennucci et Muselier" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/03/14/23754663.html