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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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30 mars 2009

Le bonheur de rencontrer des écrivains en verve

ecrivains_du_sudMoments de plaisir partagé s'il en est, ce week-end a eu lieu la 6e édition des Journées des Ecrivains du Sud. Le thème "La passion selon…" a permis à Paule Constant de réunir une vingtaine d'auteurs qui ont chacun traité un aspect particulier lié à leurs œuvres ou à celles d'autres figures de l'Histoire dans un bel éclectisme de genres : théâtre, roman, essai, poésie, conte, nouvelle, biographie, thèse, BD...

La manifestation a fait amphi comble. Il y a avait là de grandes signatures : Amélie Nothomb, Michel Déon, Jean-Marc Roberts entre autres. Vendredi, trois auteurs ont particulièrement régalé le public de leurs interventions érudites, fines et pleines d'humour.

Le suisse Jacques Chessex, prix Goncourt en 1973 pour L'Ogre, a mis les pieds dans le plat pour livrer quelques touches subversives qui ont ravi la salle.

D'un ton calme, parfois pince-sans-rire, Elisabeth Roudinesco, spécialiste de la psychanalyse, a égréné des horreurs souriantes sur les pratiques du sadisme.

A l'applaudimètre, c'est Jean-Louis Fournier, iconoclaste, espiègle et facétieux, qui a provoqué le plus gros séisme en bousculant tous les conformismes, tous les préjugés et toutes les idées arrêtées. L'auteur de "Où on va papa", prix Fémina 2008, a donné une vraie leçon de vie en racontant ce que lui ont appris ses deux enfants handicapés. "Il n'y a pas de quoi rire, alors rions…" est devenue sa devise.

Pour bien saisir les contours de sa personnalité, il n'est pas inutile de rappeler qu'il a longtemps collaboré avec Pierre Desproges, notamment en réalisant pour la télévision une centaine de films de l'étonnante série "La minute nécessaire de Monsieur Clycopède".

Je n'ai pas pu assister à la journée de samedi mais les provisions de la veille m'ont permis de vérifier que ce qui unit tous ces auteurs est un amour profond et une défense permanente de la langue française. D'ailleurs, dès la soirée d'ouverture, Paule Constant, elle-même primée à plusieurs reprises, notamment en 1998 par le Goncourt pour "Confidence pour confidence", avait plaidé avec ferveur pour un renforcement de la place de la littérature à l'université.

Au premier rang du public, se trouvait Sylvie Giono, fille de Jean Giono. C'est peu dire que le message avait de précieux soutiens et de sérieuses références.

Pour finir, rendons l'hommage qui convient à deux femmes engagées, Paule Constant pour les Journées des Ecrivains du Sud au printemps et Annie Terrier pour la Fête du Livre à l'automne, qui consacrent une belle dose d'énergie pour perpétuer la passion de l'écrit dans notre ville.

http://www.pauleconstant.com/CES.html

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25 juin 2009

Election municipale : Les armes à gauche…

Voir la première partie à la date d'hier.

Hotel_Ville_bleuContrairement aux annonces d'accord facile sur la composition des listes et les programmes, au PS, des contacts avaient été pris avec les Pezetistes. Des points importants défendus par notre liste ont été mis dans la balance. La mesure phare de la couverture de l'autoroute A51 a été récusée par Alexandre Medvedowsky. Ben, trop pezetiste l'idée. Ambiance vinaigre.

Puis, s'agissant de la participation de certains de nos colistiers, Medvedowsky voulait s'en tenir à des socialistes pezetistes. Cinq noms nous ont été proposés et, parmi eux, pour être n° 2, Noëlle Jouffret (fille du sénateur-maire Félix Ciccolini de 1967 à 1978) et, n° 11, Antony Sette, directeur de notre campagne.

Réunis par Michel Pezet, les colistiers ont demandé une meilleure prise en compte de notre programme et un placement différent dans l'ordre de la liste. Nous voulions deux pezetistes avant la dixième place, en contrepartie de l'abandon de la deuxième et un autre avant la quinzième. Refus complet de Medvedowsky estimant qu'il avait déjà fait assez de concessions. Pour nous, c'était cet ensemble de propositions ou rien. Ce sera rien, à l'unanimité des colistiers.

Peu avant l'ultime phase des discussions, ajoutant une touche proche du cynisme, André Guinde a entrepris de démarcher individuellement auprès de Jouffret-Ciccolini pour tenter de la convaincre d'accepter la proposition de deuxième place en raison de la symbolique liée à son nom. Surprise par cette façon de présenter les choses, et après avoir consulté nos colistiers qui se sont montrés solidaires, Noëlle a opposé son veto et a donc refusé la tentative d'usurpation morale d'un nom respecté à Aix.

Citoyen libre

Pour conclure provisoirement, je souhaite maintenant apporter quelques précisions aux questions que l'on me pose sur mon absence de la liste PS/MoDem. En mars 2008, j'ai fait librement le choix de participer à la liste de Michel Pezet tout en manifestant ma loyauté indéfectible envers Jean-François Picheral.

En parallèle, dans cette logique, ma collègue Danielle Rumani-Elbez et moi-même avons été candidats en nos propres noms à la cantonale d'Aix-Centre. C'est cette candidature, concurrente de celle du postulant PS (même cas de figure que la municipale), qui a été retenue comme motif par l'équipe de Medvedowsky pour refuser ma présence dans l'actuelle liste.

Qu'on le sache, je n'ai pas demandé d'y figurer. Je n'ai exercé aucune pression ni aucun chantage que ce soit. Je n'ai mandaté personne pour parler à ma place et je ne me suis pas vautré pour obtenir quoi que ce soit à n'importe quel prix. Si des personnes ont tenté d'intercéder en ma faveur, je les en remercie mais elles l'ont fait sans que je le leur demande.

La presse s'est fait l'écho de la mise à l'écart de certains anciens élus, elle l'a fait de son propre chef et c'est son droit. Je vais donc le répéter, je n'ai rien revendiqué et je ne revendique rien. Je n'ai besoin de rien, personne ne me doit rien et je ne dois rien à personne. Pour être complet, j'ai été interrogé sur mes intentions. C'est la raison pour laquelle j'avais évoqué ma réflexion sur un engagement, mais à certaines conditions.

Malgré tous les discours enfumants d'union, de rassemblement, d'éponge passée sur les divisions, on voit qu'il n'en est pas tout à fait comme ça dans la réalité. Peu importe. J'avais également indiqué qu'une hypothétique participation de ma part n'aurait de sens qu'à la condition qu'un projet concret soit porté par un rassemblement de personnes honorables (c'est la formule qui a paru dans la presse). Or, l'équipe PS/MoDem a rejeté des propositions du projet de l'équipe Pezet et refusé une meilleure représentation de nos colistiers. Pour l'ultime condition, c'est aux électeurs eux-mêmes qu'il reviendra de dire la conception qu'ils se font de l'honorabilité.

Quant à moi, je n'éprouve aucune acrimonie. Je crois avoir toujours fait mon devoir en accord avec ma parole donnée et mes engagements. Je demeure plus que jamais un citoyen libre et d'expression indépendante. C'est déjà pas mal pour prétendre au bonheur, n'est-ce pas ?

5 février 2009

Sarkozy à la télé : On avait dit pas de pub après 20h !

sarko_a_la_tele

Dessin de Tartrais

"Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas". C'est-y pas beau comme programme ? Et c'est sûr, depuis qu'il gesticule à l'Elysée, il les tient bien ses engagements. Au point qu'il lui faille encore faire un millionième tour à la télé pour nous refaire le coup des vessies à prendre pour des lanternes.

"Je ne vous trahirai pas, je ne vous mentirai pas, je ne vous décevrai pas". Euh... un tout petit peu quand même, non ? Alors, avant de décider d'aller lui assurer (ou non) un gros audimat, il est vivement conseillé de se re-auto-vacciner pour éviter une nouvelle contamination. Ça tombe bien, des chercheurs viennent de trouver l'antidote garanti 100% efficace.

Posologie : prises illimitées à tout moment, avec gorgée obligatoire avant l'apéro du soir. C'est ici, 3mn50 de bonne humeur dédiées aux exploits du Crazydingue :

"La salsa du démon de Sarko, Bruni et Dati"

par Tropicalboy

http://www.dailymotion.com/video/k5GHAxO980pELwrywH 

http://tropicalboy.canalblog.com

28 novembre 2006

Plateau de Puyricard : on dit que les absents...

pschittSurprise lundi soir à Puyricard. Etait-ce un tour de magie raté ? Le maire a fait faux bond à l'assemblée générale annuelle du Comité d'intérêt de quartier. Avait-elle été échaudée par l'ambiance piquante de la réunion de Luynes deux jours auparavant. Nul ne le sait.

Pourtant un public, nombreux et calme, l'attendait de pied ferme. Le conseil d'administration lui avait même remis à l'avance toutes les questions qui lui seraient posées. Elle avait promis d'être présente. Et puis, pschitt, débrouillez-vous !

La présidente a commencé par ces mots : "Je suis très, très, très, très, très, mais alors très déçue que Mme Joissains ne soit pas là. Nous avions organisé notre ordre du jour afin de lui donner la parole pour qu'elle nous fasse le point précis sur les demandes des Puyricardens. En son absence, nous sommes obligés de traiter les questions différemment."  Voilà pour le ton.

Il a donc fallu se rabattre sur les réponses – parfois floues – des adjoints qui garnissaient le banc des remplaçants. Pourtant, le C.I.Q, l'un des plus actifs de la ville, composé de gens de bonne volonté et d'une disponibilité de tous les instants, abat un travail d'expertise considérable et joue parfaitement son rôle avec les institutions. Le bulletin qu'il publie en est la parfaite illustration. Que s'est-il passé pour que pas même le premier adjoint ne soit dépêché à sa place ?

"Une faute politique…"

Trois heures durant, les membres des commissions thématiques ont présenté un compte-rendu détaillé de leurs activités et demandé des explications techniques sur divers points. Urbanisme, travaux, aménagements, équipements, circulation, environnement, sécurité, rien n'a été oublié. Drôle de sentiment : les élus formulaient des promesses de rendez-vous et de rencontres. Certains donnaient parfois l'impression d'ignorer l'existence même des dossiers évoqués. C'était presque poétique, pardon, pathétique ! A plusieurs reprises, ils ont laissé les fonctionnaires des services se substituer à eux pour débattre avec les membres de l'association bien au courant, eux !

Des intervenants se sont déclarés choqués de découvrir, par exemple, que les travaux entrepris à l'entrée du village n'avaient fait l'objet d'aucune information ni concertation. D'autres ont relevé que, pour le projet de centre vie de Célony, si l'adjoint à l'urbanisme a tenté de rassurer qu'il n'y aurait pas de perturbations, en revanche, son commentaire en a laissé plus d'un perplexe :"Il n'y a pas de quoi s'affoler, il n'y aura pas de logements sociaux !" Bravo pour tous ceux qui cherchent à se loger !

Bref, à l'issue de la réunion, on a entendu certaines personnes y aller de leur jugement personnel : "Cette absence, quel mépris pour Puyricard !", "Le maire a commis une faute politique", "Où est le dialogue avec Aix ?", Ce n'est pas demain la veille que… !"

Au moment du verre de l'amitié, les participants auront pu remarquer qu'un seul récipient avait été délaissé sur le comptoir, sans doute en réserve pour une prochaine fois. Celui que l'on ferait boire jusqu'à la lie ? Et pschiiittt !

12 novembre 2006

Droit dans la gueule

Trag_dieUne vraie bombe, ce livre ! Ce n'est pas seulement une tragédie pour qui vous savez – il s'en est toujours sorti et il risque de s'en tirer une fois de plus à la fin de son mandat– c'est un drame pour la France. L'état de notre pays après une telle présidence fait peur et pitié.

Combien de très riches ? Combien de très pauvres ? Combien de sinécures dorées ? Combien de situations désespérées ? Combien de temps faudra-t-il pour redresser le pays ? Combien d'années faudra-t-il pour redonner un peu de dignité à ceux que l'on a passé dans la machine à broyer ?

Les questions sont infinies et les réponses seront difficiles à mettre en œuvre. Il faudra l'effort de tous et de chacun pour mettre en place une solidarité humaine qui adoucisse un peu la vie des broyés.

Ne perdez pas de temps pour lire ce pavé qui va droit dans la gueule mais qui secoue le cerveau. Faites-vous une idée du travail à accomplir. Il est temps car dans six mois il faudra écarter tous ceux qui veulent perpétuer le système au plus haut niveau et tous ceux qui au niveau local les soutiennent pour institutionnaliser la casse sociale durable.

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8 novembre 2006

Au SecOurS !

Copie_de_BackGrndUn récent article de presse donnait la parole à des commerçants du quartier du Jas de Bouffan. On apprenait ainsi qu'ils faisaient l'objet de braquages à répétition. Et que demandaient-ils le plus logiquement du monde ? Qu'on rétablisse tout simplement la police de proximité. Par le passé, l'îlotage assurait une présence sécurisante pour les commerces et les habitants.

Le gouvernement, qui proclame sans rire que la sécurité est sa priorité, ne s'est pourtant pas gêné pour supprimer des postes d'agents de police. Pire, depuis plusieurs années, les effectifs aixois ont dramatiquement baissé.

Le maire d'Aix, par ailleurs députée, s'était elle-même fait et se veut toujours le chantre du "tout sécurité". En inconditionnelle du ministre de l'intérieur, elle a donc voté toutes ses lois prétendues magiques dont on voit les piètres résultats.

Comme il faut bien donner le change et montrer les muscles, on parle maintenant d'installer 38 caméras de vidéosurveillance en centre ville. Un bon moyen de déplacer le problème vers les autres quartiers mais bon. Leur coût est estimé à plus d'1M€. On se dit qu'enfin on met le paquet et que la performance sera spectaculaire ! Eh bien, non. Comme on ne peut pas payer des personnels pour s'en occuper, les scènes de rue seront enregistrées pour être visionnées par la police seulement le… lendemain. L'intervention "immédiate" en cas de délit constaté ne prendra donc que… 24 heures.

Le bon sens et l'efficacité tout ça, pas vrai ?

13 mars 2009

Pour Joissains, tout est à vendre, même le patrimoine

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Le Conservatoire de musique et l'Ecole supérieure d'art

Maryse Joissains fait de la relance. Mais pas celle qu'on croit. Au conseil municipal de lundi, elle a réactivé sa fâcheuse manie de vente d'une partie du patrimoine aixois. L'habillage se veut habile mais il est fallacieux, le but inavoué étant de renflouer les caisses de la ville. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. La braderie est annoncée comme une nécessaire restructuration d'équipements. En réalité, la cession de bâtiments publics au privé vise à faire rentrer de l'argent frais.

Comble du cynisme, la délocalisation et l'abandon de ces bâtiments publics abritant des activités culturelles ou touristiques manifestent un mépris pour ce qui constitue le fonds commun public. Quels sont les bâtiments concernés ? L'Hôtel de Caumont avec le Conservatoire de musique, l'établissement qui accueille l'Ecole supérieure d'art et le bâtiment qui regroupe les services de l'Office de tourisme.

En vérité, ce que cache cette nouvelle saignée, c'est la décision de se séparer de bâtiments qui peuvent rapporter gros dans l'espoir d'y gagner quelques millions d'euros au moment d'installer ailleurs, pour moins cher, les structures spoliées. On le voit, l'aspect mercantile prend le dessus sur le respect patrimonial et culturel. Ce n'est pas la première fois que cette municipalité provoque un tel scandale.

Des précédents scandaleux

Qu'on se rappelle par exemple la destruction programmée du Logis du Bras d'Or – la maison de Darius Milhaud – qui n'était motivée que par l'idée d'y substituer un projet immobilier. C'est grâce à la mobilisation d'associations de défense du patrimoine que la bâtisse a pu être sauvée et restaurée in extremis.

Qu'on se rappelle aussi la politique adoptée par la Semepa d'acheter de vieux immeubles pour les rénover et les vendre au privé alors que la pénurie de logements sociaux publics n'a jamais été aussi grande que ces dernières années par l'incapacité de Maryse Joissains de répondre à la demande. Au passage, il ne faut pas oublier que cette pratique avait abouti à une dérive, l'affaire de ventes immobilières à la compagne de Jean-Gilbert Zozor, adjoint au maire, et à son copain footballeur Marcel Desailly.

Avec les incartades de cette semaine, revoilà donc les mauvaises habitudes. Le manque confirmé de projets ambitieux et utiles pour la population contraint Maryse Joissains à user d'expédients pour agir au coup par coup. C'est aussi vrai pour la Ville d'Aix que pour la Communauté d'agglomération du pays d'Aix dont les budgets sont désormais ric-rac pour les mêmes raisons.

Du vent... à contresens

La manœuvre bien éprouvée consiste donc à faire du vent pour afficher une gestion d'équilibre purement comptable au détriment d'une politique structurante de développement fondé sur l'investissement cofinancé. D'ailleurs, s'il fallait une autre preuve de l'immobilisme de la municipalité, il n'y a qu'à comparer avec d'autres communes qui essaient de combattre la situation de crise en prenant des décisions courageuses de vraie relance locale.

A ce titre, Maryse Joissains ferait bien de s'inspirer des mesures volontaristes adoptées par le conseil général et la région malgré les baisses des dotations de l'Etat. Pour la CPA, et donc pour Aix, la poursuite du train-train risque bien de plonger les deux collectivités dans une récession qui pourrait s'aggraver avec la réforme de suppression d'une partie de la taxe professionnelle, taxe jouant un rôle essentiel pour l'investissement économique.

Alors, comme on dit, ce ne sera plus seulement la voiture qui foncera vers le mur, c'est carrément le mur qui avancera vers la voiture.

4 mars 2009

Rapport Balladur : Jean-François Probst tire à tout va

gif_armes_tirIl a côtoyé et servi Jérôme Monod, Charles Pasqua, Alain Juppé, Jean Tiberi et Jacques Chirac. Maintenant retiré de la vie politique, il balance tous azimuts sur ses "amis" de droite. Et en particulier sur Nicolas Sarkozy, qu'il appelle Sarkoko. Et là, franchement, ça tire à tout va, sans pitié ! Dans cette vidéo, pour le site Bakchich, Jean-François Probst émet de sérieux doutes sur les propositions d'Edouard balladur concernant la réfome des collectivités locales. Un petit clic pour un feu d'artifice qu'on ne regrette pas ! (durée : 4'23")

http://www.dailymotion.com/video/k3XkKxo6hdpFo1XYXY

20 mai 2009

Etonnant : Comment est né le Festival de Cannes

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L'affiche réalisée par le peintre Jean-Gabriel Domergue pour le 1er Festival

Question Festival, j'avoue être peu friand de ce genre d'événement, véritable foire du clinquant et de l'artifice où l'on voit malheureusement même les meilleurs parader et faire tout un cinéma du paraître. Pourtant, hier, j'ai reçu un mail (merci à MNP) qui a attiré mon attention sur les conditions dans lesquelles le Festival de Cannes a vu le jour il y a 70 ans.

Or, cette année, le Festival en est à sa 62e édition. Pourquoi donc ce décalage ? Le premier a débuté non pas en 1946 mais le 1er septembre 1939. C’est Jean Zay, Ministre de l’Instruction publique et des Beaux-Arts du Front Populaire, qui inventa cette manifestation dès juillet 1938 quand un inspecteur général, Philippe Erlanger, revint de la 6e Mostra de Venise, fou furieux.

Des membres du jury avaient démissionné, les représentants de la France, des Etats-unis et de la Grande-Bretagne avaient quitté la Mostra. Car ce fut Hitler qui fit modifier le palmarès quelques heures avant l’annonce des résultats et imposa aux jurés d’attribuer au film de propagande nazie "Les Dieux du Stade" de Leni Riefenstahl la coupe Mussolini, la plus haute récompense de la manifestation.

L’idée d’une manifestation française consacrée au cinéma se développa au sein du gouvernement, défendue par Jean Zay : l’Europe doit avoir un festival de cinéma où l’art ne doit pas être dicté par les puissances fasciste et nazie.

Au printemps 1939, la Biennale de Venise réserve un accueil triomphal à Goebbels, consolidant l’alliance entre l’Italie et l’Allemagne, et laissant présager que la Mostra se pliera encore aux exigences de la politique fasciste. Ce fut le point décisif qui poussa le gouvernement français à entamer l’organisation de son premier festival, qui devait être présidé par Louis Lumière, inventeur du cinématographe.

Les organisateurs obtiennent alors la participation des états démocratiques les plus puissants de l’industrie cinématographique et de l’URSS. L’Etat et la ville de Cannes signent un contrat officiel le 31 mai 1939, seulement 3 mois avant la date d’ouverture prévue pour la compétition. Le Comité d’organisation du Festival se réunit à la Direction des Beaux-Arts du Ministre Jean Zay qui mobilise alors tous les moyens de l’Etat nécessaires à sa réussite.

Le financement local étant insuffisant, l’Etat accorde une large subvention, puis convainc les Postes, Télégraphes et Téléphones de participer à la publicité et aussi la SNCF et Air France.

Fin août 1939, tout est prêt : l’affluence touristique à Cannes bat ses records, avec de prestigieux invités. Un transatlantique loué par la Metro Goldwyn Mayer a jeté l’ancre dans la baie de Cannes avec un grand nombre de vedettes à son bord. Le Festival de Cannes devait s’ouvrir le 1er septembre 1939, mais il fut interrompu aussitôt après la 1ère projection, car le même jour l'Allemagne envahit la Pologne.

Le lendemain, Jean Zay démissionne de son poste de Ministre pour s'engager dans l'armée française et partir sur le front de Lorraine "partager le sort de cette jeunesse française pour laquelle j’ai travaillé de mon mieux depuis quarante mois…". Après la déroute et l'armistice signé par Pétain, il sera condamné par Vichy, emprisonné pendant des années, assassiné par la milice le 20 juin 1944.

Une association Jean Zay en Provence

Une association est née en Provence en septembre 2008, sous l'auspice de grands noms de la Résistance, pour honorer et entretenir la mémoire de la vie et de l'œuvre pédagogique de Jean Zay, pour la mémoire des Résistants de la Haute Vallée de l'Arc et pour approfondir et diffuser la connaissance de l'histoire des acteurs de la Seconde guerre mondiale, de la Déportation et de la Résistance dans les Bouches-du-Rhône et en Provence.

L'association émet le souhait que le Festival puisse rendre hommage à Jean Zay et organisera aussi des manifestations (commémoration, expositions, conférence) autour du 20 juin à Rousset, Aix et Peynier, pour se souvenir du jour anniversaire de l'acte odieux que fut l'assassinat de Jean Zay.

Contacts :

"Association Jean Zay en Provence - Pédagogie, Mémoire et Histoire"

Courriel : asso.jzp@club-internet.fr

Tout sur le Festival de Cannes :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Festival_de_Cannes

20 octobre 2008

Salman Rushdie, un message universel

salman_rushdie17

(Clic sur l'image pour agrandir)

Ivan Nabokov (éditeur chez Plon), Annie Terrier, Salman Rushdie,

Altaf Tirewala (jeune écrivain indien), Gérard Meudal (traducteur de Rushdie)

Enorme succès public mérité dès vendredi soir et durant tout le week-end à la Cité du Livre pour chaque rencontre avec Salman Rushdie. Annie Terrier, organisatrice depuis 25 ans de la Fête du Livre, a réussi là un difficile pari, celui d'accueillir enfin cet immense écrivain. Homme sans frontières au message universel, Rushdie a captivé les nombreux visiteurs par sa simplicité naturelle, sa parole chaleureuse et ses touches d'humour. Du bonheur à l'état pur.

2 juillet 2009

Municipale : A propos de débats à géométrie variable

On le sait, le débat entre les cinq candidats qui devait avoir lieu mardi à l'initiative de TV7 Provence a été annulé. On peut être surpris, déçu, choqué ou même trouver qu'il n'y a pas de quoi fouetter un écran. Mais, on peut aussi s'interroger sur ce qui pousse les uns et les autres à accepter ou à refuser une confrontation entre concurrents se présentant aux suffrages des électeurs.

Lors de l'élection municipale de mars 2008 déjà, plusieurs débats avaient aussi été programmés le plus démocratiquement du monde. Et puis, plouf, certains s'en souviennent peut-être, des têtes de liste ne nous avaient pas épargné leurs gros caprices. A plus d'un an de distance, on aurait tort de croire qu'une seule personne serait coutumière du fait.

Si on repasse aujourd'hui la bande conservée des événements de l'an dernier, les surprises, voire les volte-face, ne manquent pas. On s'aperçoit, en effet, qu'un même candidat peut, si cela l'arrange, se parer de vertu pour crier son indignation lorsqu'un concurrent refuse de participer à un débat, oubliant que lui-même en a fait autant il n'y a pas si longtemps. Alors, jetons un œil, sans complaisance, à ce qui s'est passé il y a quinze mois…

Election municipale des 9 et 16 mars 2008

Mardi 5 février

Un débat prévu depuis longtemps à l'Institut d'études politiques d'Aix, proposé par le Cercle Condorcet sur le thème de la démocratie locale, est annulé, Maryse Joissains, maire sortante, ayant privilégié une émission télévisée sur la chaîne régionale de France 3 où elle était invitée en solo. Les autres candidats, Michel Pezet, Alexandre Medvedowsky et François-Xavier De Peretti n'ont pu que prendre acte de ce désistement et de l'annulation.

Mercredi 6 février

Les quatre candidats sont invités par le Comité d'intérêt des quartiers luynois à la salle Ughetti. Le président du CIQ a tenu à organiser le débat sur la base de règles très strictes qui ont été respectées par les candidats et le public. Quatre grandes questions sont posées sur l'urbanisme, les déplacements, la vie quotidienne et la démocratie de proximité. A tour de rôle, chaque intervenant a disposé de 10mn pour la première question, puis de 5 mn pour chacune des trois autres. Enfin, 5 mn d'expression libre ont permis à chacun de conclure. Les passages ont été tirés au sort. Si le débat n'a pas autorisé les échanges directs entre candidats, certains n'ont pas manqué de lancer quelques piques en douce tout en restant très courtois.

Debat_26

(Clic sur l'image pour agrandir)

Le débat organisé par La Provence et France Bleu Provence

Mardi 26 février

Le seul grand débat réunissant un plateau avec les sept candidats présentant une liste au premier tour a lieu en matinée à l'initiative de La Provence et de France Bleu Provence. Hic, François-Xavier De Peretti n'est pas là, il a fait savoir qu'il était retenu par ses obligations professionnelles.

Lundi 3 mars

A six jours du premier tour, Télévision Provence (ancien format de TV7 Provence), invite Maryse Joissains et Alexandre Medvedowsky à discuter des questions de logement et de transports à Aix. Sur leur blog hébergé par Le Nouvel Observateur, des étudiants de l'IEP rapportent : "L'ambiance est décontractée. Galvanisés par les derniers sondages qui les donnent gagnants le 9 mars prochain, les deux candidats semblent confiants à quelques jours du premier tour. Loin du combat de coqs, les invités plaisantent ensemble et affichent leur sérénité, comme s'ils avaient déjà gagné la bataille."

Jeudi 6 mars

A trois jours du premier tour, pour son émission matinale d'information, La Chaîne Marseille invite les quatre candidats à débattre des enjeux d'Aix. Michel Pezet et François-Xavier De Peretti sont bien présents mais Maryse Joissains et Alexandre Medvedowsky ont refusé de participer à ce débat qui se déroule donc sans eux. Le même jour, France 3 Méditerranée a aussi proposé aux quatre candidats une émission en soirée. Suite au refus d'Alexandre Medvedowsky de débattre en présence de Michel Pezet, la chaîne, soumise aux contraintes d'équité de temps de parole notamment en période électorale, décide d'annuler le débat télévisé.

13 février 2009

Même à l'arrêt, la LGV Sud-Est continue d'enfumer

gif_train_fumant

Après le train des contestations, le wagon des déclarations. Comme on pouvait s'en douter, sous le prétexte peu crédible de compléments d'études, le projet de la LGV Sud-Est va marquer un nouvel arrêt en gare prolongé jusqu'au 30 juin. Si le chef de gare annnonce une décision à ce moment-là – mais comment mettre tout le monde d'accord ? – il y aura une autre halte jusqu'en décembre pour rechercher les financements.

Or, s'agissant de l'annonce du choix officiel d'un des tracés en juin, du bouclage des contributions budgétaires en décembre et de la réalisation du projet lui-même en 2020, rien n'est moins sûr. Car, même si les machines du TGV ne marchent pas au charbon, il n'est pas difficile de percevoir que la polémique des tracés sert plutôt d'opération à enfumer pour une bataille qui n'a rien à voir avec celle du rail.

Dans un an auront lieu les élections régionales et déjà les candidats prennent des postures pour imprimer leurs marques et revendiquer leur leadership au sein de l'UMP. Maintenant que Jean-Claude Gaudin ne peut plus contrôler ni la pluie, ni le beau temps et encore moins la neige car il ne règne plus que sur les quatre mètres carrés de son bureau de la mairie, la succession au trône UMP du Sud-Est est ouverte. Avec à l'Est de la région, une lutte au couteau entre le maire de Nice Christian Estrosi et le maire de Toulon Hubert Falco, et à l'Ouest, une confrontation au poignard entre le député d'Aubagne Bernard Deflesselles et la députée d'Aix Maryse Joissains. La face à face final, Est contre Ouest, se fera à la dague empoisonnée.

Chacun a intérêt à asseoir son pouvoir, soit pour prétendre à un primat régional – mais faut-il encore être capable de déboulonner Michel Vauzelle –, soit pour user d'un pouvoir d'influence et de séduction à son endroit s'il est réélu pour la troisième fois – ce qui est le plus probable.

Avant de voir la LGV de nos yeux – si elle a encore une chance de se faire – nous verrons plus sûrement d'ici un an les dépouilles des vaincus étendues aux endroits mêmes des hypothétiques voies. Les citoyens, eux, tels des pèlerins en convois, pourront toujours organiser de sinueuses et colériques opérations escargot pour effectuer à l'envi des allers-retours sur les lieux du drame. Surtout si la fumée politico-ferroviaire a méchamment violenté leurs narines et si, de surcroît, le train leur est aussi passé sous le nez.

logo_france_bleu_provenceL'analyse de Jean-Laurent Bernard

dans son édito du 12 février

diffusé sur France Bleu Provence

Bonjour,

Ce n'est plus un gouvernement, c'est une boîte postale qui fait suivre tous les courriers qui lui sont envoyés. La réforme des lycées : reportée d'un an, la réforme du statut des enseignants-chercheurs : expédiée à la prochaine rentrée, le tracé de la LGV Sud-Est : différé au mois de juin.

A chaque fois que le sujet fâche, on nomme un expert chargé d'études complémentaires. C'est une méthode de gestion comme une autre mais qui relève plus de l'amateurisme que d'un travail un peu sérieux. Comme au bon vieux temps des années Balladur ou Jospin, dès qu'il fallait être impopulaire ou courageux, hop, une petite fuite dans la presse pour tester l'opinion publique et si nécessaire on remballait l'idée en jurant qu'il n'en n'avait jamais été question.

A qui fera-t-on croire que les études techniques de Réseau Ferré de France ne sont pas prêtes et archi bouclées depuis longtemps ? Les mois à venir relèveront donc uniquement de la concertation politique. Avec un seul mot d'ordre : plaire à tout le monde pour ne déplaire à personne. Les relations entre les Bouches-du-Rhône et les Alpes-Maritimes vont virer à l'exécrable, surtout qu'entre les deux, le maire-ministre de Toulon va tenter de naviguer jusqu'aux élections régionales en espérant éviter les gouttes.

Dans cette histoire, l'Etat et donc le gouvernement doit afficher clairement son ambition d'aménagement du territoire. Ne rien faire et laisser le réseau en l'état ou presque au risque de se couper de l'Italie et de l'Espagne, choisir le tracé des métropoles pour créer enfin les conditions d'un développement régional ou passer beaucoup plus au Nord, pour piquer directement d'Avignon vers Nice. Afin de construire une liaison Paris-Nice au seul profit des Niçois.

Enfin, ce dossier de la LGV aura uni l'espace d'une réunion les maires de Marseille et d'Aix, le président de la communauté urbaine et celui du conseil général. Tous veulent la LGV par Marseille. Prêts à prendre le même train, mais certainement pas à voyager ensemble.

Bonne journée.

29 janvier 2009

Crise sociale : La situation est très… grève

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En réponse à la cynique phrase de Nicolas Sarkozy, à Marseille, à Lyon, à Nantes, mais cela pourrait s'étendre à d'autres villes, certaines initiatives inédites devraient frapper les esprits. Il se dit que des grévistes s'apprêtent à manifester en simulant un cortège officiel en procession avec une belle décapotable avec chauffeur, une banderole avec slogan, de petits drapeaux tricolores et des gardes du corps, suivis d'un troupeau de moutons et d'un chien enragé.

Il pourra y avoir des masques de ministres en costume et portant un attaché-case. Des plus facétieux arboreront des masques de patrons du Cac40 affichant les montants des bénéfices engrangés ou des parachutes dorés.

Les souffreteux emboîteront le pas en tenue de cheminot, de postier, de métallo, de pompier, d'agriculteur, d'enseignant, d'infirmier, de docteur, d'agent de surface, d'ex-TUC, d'ex-emploi jeune, d'ex-CES, de chômeur, de retraité, de femme au foyer, de malade, de sans-papier, de travailleur,  de magistrat, de journaliste avec chaîne…

Une manière de clamer que, oui, la rue déborde et la situation est vraiment grève.

28 janvier 2009

L'hôpital public bientôt sur une civière ?

L'hôpital, on est bien obligé d'y aller un jour ou l'autre. En tant que malade ou pour rendre visite à quelqu'un. Pourtant, il n'est pas toujours facile de savoir ou de comprendre comment ça marche. Or, ce qui va se passer avec les "réformes" annoncées risque de mettre à mal la survie même de l'hôpital public.

Autant donc se faire une idée claire sur la question. C'est ce que nous aide à faire le Professeur Pierre Gibelin, du service de cardiologie du CHU de Nice, dans un point de vue publié par le site LibéMarseille le 26 janvier. Une démonstration au scalpel, à la portée de tous.

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Dessin de Schwartz dans Charlie Hebdo

Un virus mortel à l’hôpital public

Avec le principe de la convergence des tarifs entre public et privé, par la mise en place de la tarification à l’acte (T2A), la fameuse menace d’une médecine à deux vitesses, souvent dénoncée par certaines organisations syndicales ou politiques, va réellement se mettre en place. Avec, d’un côté, l’hôpital public, pour les pathologies les moins rentables et les patients les moins bien couverts. Et, de l’autre, les cliniques privées, pour les activités rentables et les patients les mieux couverts.

En effet, le principe de solidarité et d’égalité de l’accès aux soins pour tous et sur tout le territoire ne pourra pas survivre à cette réforme. Voyons pour quelles raisons. Les missions des hôpitaux publics et des cliniques privées ne sont pas les mêmes.

Les hôpitaux publics prennent en charge tous les patients. Quelles que soient leurs pathologies, quel que soit leur âge, sachant que les personnes très jeunes ou très âgées sont souvent moins rentables. Quel que soit leur statut social : patients en situation précaire, SDF, immigrés, sans papiers, personnes n’ayant pas ou peu de couverture sociale, personnes insolvables ou au RMI…

Les hôpitaux publics assurent des missions d’intérêt général : la recherche, l’enseignement. Et des missions d’intérêt général à proprement parler : centre de dépistage anonyme et gratuit, éducation thérapeutique pour les malades chroniques (insuffisance cardiaque, diabète, asthme …), soins aux détenus.

La permanence des soins : l’hôpital public assure la plus grande partie des urgences, ce qui engendre de nombreuses activités non programmées. Ces activités représentent un surcoût d’environ 60% par rapport aux pathologies programmées.

Les coûts des hôpitaux comprennent des dépenses qui ne sont pas incluses dans ceux des cliniques privées (honoraires des médecins, examens para cliniques).

Enfin, les charges structurelles ne sont pas les mêmes : contraintes géographiques pour les hôpitaux des zones de faible population, normes de repos et de sécurité plus contraignantes découlant des directives européennes (temps de travail des médecins, repos de sécurité), qui ne s’appliquent pas aux médecins non salariés des cliniques privés. Personnels plus qualifiés (aides aux blocs opératoires sans qualification dans le privé).

La réforme va être responsable d’effets "pervers", tels que la mise en concurrence et les gaspillages. Les établissements de santé vont entrer en concurrence entre eux, mais également à l’intérieur même de l’hôpital, entraînant des rivalités entre les services ou les pôles (regroupement de plusieurs services avec à la tête un médecin et un administratif avec un budget propre).

La T2A favorise la surconsommation (prescription abusive d’actes rentables). Enfin, la T2A entraîne une augmentation importante du temps et du personnel consacrés à la gestion pour l’optimisation du codage et la facturation à la Sécurité Sociale (de véritables nouveaux métiers ont ainsi été créés, au détriment, bien sûr, de l’activité soignante).

Le ministère prévoit qu’environ 200 établissements publics, sur 1.000 en France, seront condamnés soit à disparaître, soit à fusionner, faute d’activité rentable suffisante. Ainsi, l’asphyxie budgétaire programmée des hôpitaux publics aboutira rapidement à une réduction des effectifs sur l’ensemble du territoire, car les dépenses du personnel représentent près de 70% des budgets.

A titre d’exemple, la Fédération Hospitalière de France prévoit une suppression de 20.000 emplois. Les régions les plus touchées seront la région Paca, avec 3.270 postes et la région parisienne, avec 3.400 postes. Parallèlement, les cliniques privées qui concentrent leurs activités sur celles qui sont les plus rentables, dans le souci de reverser les profits aux actionnaires, se développent et sont de plus en plus concentrées entre les mains  de grands groupes, souvent étrangers.

Citons, pour mémoire, les plus grands groupes, tels que La Générale de Santé (175 établissements) à capitaux essentiellement italiens, le groupe Vitalia (46 cliniques), appartenant au fond d’investissement américain Blackstone, Capio (26 établissements), détenu par des fonds américains et européens et Midi-partenaire (22 cliniques), aux capitaux britanniques.

Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (étude 583), les cliniques en France ont eu un taux de rentabilité de 16% en 2005,  et la Générale de Santé a reversé 420 M€ à ses actionnaires en 2006, au moment où, vu le déficit de la Sécurité Sociale, l’assurance maladie essaie de faire des économies. Ainsi, les actionnaires réalisent des profits importants, payés par l’argent public, car ils ont investi dans des établissements qui choisissent leurs patients et qui se concentrent sur les seules activités rentables.

On comprend la pression sur le gouvernement de ces groupes pour récupérer la part d’activité rentable encore effectuée dans les hôpitaux publics et l’intérêt qu’ils ont à ce qu’ils se transforment en hospices pour personnes non solvables et maladies chroniques en dehors de quelques grandes métropoles.

Paradoxalement, pour lutter contre cette tendance, mais avec, à la fin, le même résultat, le Syndicat national des cadres hospitaliers propose de lutter, à armes égales, avec les cliniques privées, en transformant les hôpitaux publics en cliniques privées. On est loin du principe de l’égalité d’accès aux soins pour tous et sur tout le territoire !

Au total, l’hôpital est malade de ce virus au nom bizarre de T2A, qui a été inoculé petit à petit, de manière insidieuse, tel un poison mortel. Comme nous venons de le voir, la convergence des tarifs publics/privés conduira progressivement au démantèlement du service public de santé.

Que proposer à ce stade de la maladie ? Arrêter immédiatement la convergence des tarifs, tant que les études préconisées par l’Inspection Générale des Affaires Sociales (IGAS), qui précisera les écarts de coûts, n’auront pas été réalisées.

L’hôpital public est un élément clé de la cohésion sociale, basé sur l’égalité d’accès aux soins pour tous et sur tout le territoire. Il est urgent de bloquer l’évolution de ce virus mortel consistant à faire de la santé un bien marchand comme les autres dans le service public. Il faut stopper la réforme sur la T2A et entreprendre une véritable concertation sur ce sujet, avec tous les acteurs professionnels concernés pour sauver le malade “Hôpital”.

http://www.libemarseille.fr/henry/2009/01/un-virus-mortel.html

5 juin 2009

Beisson : Chaude, très chaude la réunion publique !

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(Clic sur l'image pour agrandir) (Photo perso)

Une partie des habitants qui ont participé à la réunion

Pour mercredi, la météo avait annoncé une journée chaude. Cela s'est confirmé et même un peu plus à… Beisson. Après plusieurs semaines de rencontres, le collectif des habitants a organisé une réunion publique plus importante en plein air à laquelle il a invité la presse, des élus et des personnalités. Bonne pioche : il y avait une dizaine d'élus et environ deux cents habitants. Dans un face-à-face inédit, intense et dense de discours, de déclarations et d'interpellations, le grand débat et les échanges ont duré deux pleines heures.

Faisant montre d'un sens aigu de responsabilité, micro en main, les organisateurs ont garanti que chacun pouvait s'exprimer. Après un rappel détaillé et précis des motifs de cette réunion, et une critique en due forme sur l'inexistence totale de contacts avec la mairie, signalant au passage que la pétition qu'ils adresseront à Fadela Amara a déjà recueilli pas loin de 500 signatures (une signature par famille, 600 familles vivant à Beisson), Mabrouk Bekkari et Sellam Hadaoui ont sollicité les intervenants.

Etant le premier orateur, ma tâche a consisté à dresser un historique des décisions et des conditions qui ont jalonné le projet de rénovation du quartier, une façon de fixer le cadre et les bases de la situation complètement bloquée actuellement.

Tout de suite après, c'est Alain Joissains, qui se présente partout comme "conseiller politique bénévole du maire", qui a tenu à s'adresser au public, commençant par excuser Maryse Joissains pour son absence mais "qui m'a demandé de vous saluer". Cette introduction, ressentie comme une provocation, a fait réagir les participants par des huées.

A défaut de réponses précises, il s'est ensuite réfugié dans des considérations assez générales qui n'ont pas manqué de susciter plusieurs interruptions ponctuées de cris, de sifflets et d'apostrophes.

Etrangement, malgré les conflits qui nous opposent lui et moi (notamment au sujet de son contrat de directeur de cabinet annulé par le tribunal administratif suite à ma requête), il s'est cru obligé de citer mon nom pour saluer à cinq reprises l'honnêteté de mes propos quelques minutes plus tôt. Je me serais bien passé de telles louanges mais j'en ai été d'autant plus ravi que, dans sa note aux habitants, Maryse Joissains avait utilisé l'expression "individus notoirement malveillants" pour qualifier les organisateurs des réunions précédentes et ma modeste personne. Il est, n'est-ce pas, plus difficile de tenir de tels propos les yeux dans les yeux que par "note". Mais, glissons.

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(Clic sur l'image pour agrandir) (Merci à HP pour la photo)

Sellam Hadaoui, une vue des personnalités et de quelques habitants

à côté du bâtiment E dont 12 logements et 3 commerces sur 5 ont été murés

Les deux animateurs du débat ont regretté l'absence de Sophie Joissains, déléguée à la politique de la ville et donc chargée du dossier de rénovation. L'adjointe du quartier, présente mais complètement occultée, n'a pas ouvert la bouche. Deux adjoints ont dit quelques mots à sa place.

Au risque de laisser penser qu'elle parlait au nom de l'opposition, Dahbia Draouzia, déléguée à l'enfance, a reconnu des insuffisances de la politique municipale lorsqu'elle était chargée des affaires sociales sous le précédent mandat. Voilà pour les élus de la majorité, qui ont finalement été suppléés par un Alain Joissains non élu et sans rôle officiel quasiment du début à la fin.

Puis, parmi les élus municipaux d'opposition qui se sont déplacés, Fleur Skrivan est revenue sur les graves dysfonctionnements de l'Office HLM, sur le déficit de politique sociale et l'absence de concertation avec les habitants. Elle a insisté sur le fait qu'en tant que conseillère régionale elle était prête à revoir et soutenir le projet si la Ville sortait de ses errements.

Ensuite, c'est François-Xavier de Peretti qui a été invité à s'exprimer. Très remonté contre la gestion calamiteuse de la municipalité, n'hésitant pas à user de mots très sévères, il a décliné tous les thèmes qui, selon lui, depuis huit ans ont abouti à la situation actuelle d'abandon des habitants : manque de démocratie, mépris pour la population, dépense pour le nouveau siège de l'OPH mais rien pour la construction, la réhabilitation et l'entretien des logements et des espaces publics, disparition des commerces et carence d'équipements publics. A voir les visages liquides ou grimaçants de l'équipe du maire et leurs signes de protestation, il était évident que le message de l'élu avait atteint sa cible.

Enfin, des habitants ont pu poser des questions directes et concrètes et faire part de leur fort mécontentement. Plusieurs ont dit qu'ils attendaient un logement depuis quatre ou cinq ans, d'autres ont critiqué le manque d'entretien des immeubles et des espaces verts (marron, en fait). Certains ont réclamé des explications sur ce qui était prévu pour la destruction de bâtiments et leur reconstruction. Pas de réponses. Une dame en colère, encouragée et soutenue par le public, est venue plusieurs fois au micro, reprochant à la mairie de mentir et de ne rien faire pour Beisson.

Après ces âpres échanges, et en forme de conclusion, Mabrouk Bekkari a résumé ce qu'il retenait de cette réunion. Le collectif propose de mettre sur pied des groupes de travail pour rassembler ses propositions, de désigner des représentants comme interlocuteurs des institutions et de procéder à un suivi serré du dossier de rénovation.

Il a souhaité que s'engage une concertation sérieuse pour que soient réellement et utilement pris en compte les besoins des habitants. Face à la mobilisation massive de mercredi, la mairie s'est déclarée prête à jouer le jeu. Les organisateurs ont pris note de cette intention mais "sachez-le, nous serons vigilants, et si rien n'est fait, nous lancerons des actions", ont-ils ajouté, mettant en avant le fait qu'il est quand même regrettable d'avoir à procéder par interpellation sur la place publique pour pouvoir ouvrir un dialogue avec les élus.

Cette fois-ci, les paroles devront être suivies d'actes. L'avertissement vaut d'autant plus que tout le débat s'est déroulé en présence de la presse et de la télé locale TV7 Provence.

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(Clic sur l'image pour agrandir) (Merci à HP pour ce cliché clin d'œil pris à mon insu)

Nous avons été plusieurs à être interviewés par TV7 Provence

Devinette : Saurez-vous identifier la personne en veste grise

vue de dos derrière mon épaule droite ?

La Provence a prévu la parution de son article pour aujourd'hui.

Les reportages de TV7 Provence sont sur son site à partir d'aujourd'hui.

www.tv7provence.com/

Tous mes articles sur Beisson (du plus ancien au plus récent) :

"Rénovation de Beisson : Les habitants accusent…" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/04/23/13481990.html

"Beisson : Maintenant, la colère monte…" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/05/04/13604546.html

"Beisson et Corsy, la rénovation en panne ?" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/05/05/13616839.html

"Beisson : Et maintenant la pétition…" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/05/07/13641111.html 

"Beisson : Joissains se fend d'une note aux habitants" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/05/14/13722941.html

18 mai 2009

La mairie veut-elle éliminer "Les Ecritures croisées" ?

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La Cité du livre d'Aix

La Ville d'Aix doit une bonne partie de sa renommée culturelle à des associations de premier plan qui ont su créer de grands événements. C'est le cas dans le domaine du livre avec des rendez-vous très prisés tels que la "Cité en débat", la "Fête du livre" ou les "Ecrivains du Sud". A la Cité du livre, située à la Bibliothèque Méjanes, l'association "Les Ecritures croisées" joue un rôle prépondérant depuis une quinzaine d'années déjà.

Pour pouvoir mener à bien sa tâche, l'association bénéficiait jusqu'à présent d'une convention pluriannuelle avec le Ville et de soutiens des collectivités locales. Or, cette année, surprise, la convention n'a pas été signée. L'association voit donc ses moyens budgétaires considérablement réduits par rapport à ceux des années précédentes.

La municipalité semble envisager de transférer l'organisation des manifestations de la Fête du livre directement à la Cité du livre. Etrange décision qui ressemble furieusement à la mise au pas d'une structure qui a fait ses preuves. Veut-on bâillonner la liberté des choix des thèmes proposés au public ? La municipalité entend-elle fixer une ligne "officielle" de ce qui est bon ou non pour tous ceux qui fréquentent massivement toutes ces manifestations ?

On aimerait ne pas imaginer une telle dérive. La crainte est vive cependant.

Pour mémoire, il y a cinq ans par exemple, prétextant qu'une structure théâtrale qui intervenait dans les quartiers n'était pas dans la conception de l'action culturelle voulue par la municipalité, cette dernière lui avait carrément coupé la subvention. Plus récemment, la Ville a également supprimé la subvention du Comité des fêtes historique des Milles pour l'attribuer à une nouvelle structure créée de toutes pièces sous les auspices de la municipalité.

On comprendra donc que l'association "Les Ecritures croisées" puisse nourrir les plus vives inquiétudes sur le sort qui pourrait lui advenir.

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(Clic sur l'image pour agrandir)

La lettre de l'association "Les Ecritures croisées"

14 mai 2009

Beisson : Joissains se fend d'une note aux habitants

Voir début du dossier lundi 4 mai et jours suivants

Hier, troisième réunion des habitants du quartier, sur la place publique cette fois-ci. Et toujours la même mobilisation. La pétition lancée par le collectif de Beisson suit son cours. Elle a déjà recueilli de très nombreuses signatures. Le but : les adresser à la secrétaire d'Etat, Fadela Amara, ainsi qu'aux institutions. C'est sans doute ce qui a fait réagir la mairie.

Comme on l'avait imaginé, les propos tenus la semaine dernière en assemblée ont aussitôt été "rapportés" en haut lieu façon RG. Mais, tant mieux. La preuve, Maryse Joissains s'est fendu d'une note (sur papier beige gaufré) livrée directement par porteur (ou "rapporteur" si l'on préfère) dans les boîtes aux lettres des immeubles. Enfin, pas toutes, allez savoir pourquoi.

Le texte de cette note (pas une lettre, non, non, une "note") reprend les différentes étapes dudit dossier de rénovation, désormais connues par les habitants. La surprise, c'est le ton employé en début et en fin du message. Sous des formules allusives, quelques phrases sont censées pointer du doigt "des personnes ayant des intérêts particuliers à inquiéter la population" en s'appuyant sur des "rumeurs insidieusement distillées par des individus notoirement malveillants". Et, tant qu'on y est, hein, pourquoi pas des terroristes cagoulés ? Quelle délicatesse ! Ou plutôt, quel délire !

Rendez-vous compte, "des personnes ayant des intérêts particuliers à inquiéter la population" : on affirme sans sourciller que des manipulateurs s'avisent d'apeurer leurs semblables pour de mystérieuses motivations. Et qui sont donc ces "individus notoirement malveillants" ? Essayons de décrypter. Ce sont tout simplement des habitants préoccupés par le sort de leur quartier.

Mais, il y a mieux que ces allégations aussi vaseuses qu'indignes.

Une expression à peine codée entend dénoncer également "la diffusion de fausses rumeurs sous forme de messages sur site internet". Jusqu'à preuve du contraire, à la date lisible sur la note, seul mon blog a publié des informations sur la situation de Beisson. J'en conclus que Maryse Joissains me vise directement sans oser écrire mon nom. Mais peu importe.

En revanche, je suis fort navré d'avoir à la contredire par cet écran interposé, mais je signale que les articles que j'ai produits s'appuient sur des faits, illustrés par des documents, facilement vérifiables puisque tirés des décisions du conseil municipal. Je ne vois pas où sont les "fausses rumeurs". Je persiste donc et je signe.

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(Clic sur l'image pour agrandir)

La "note" de Maryse Joissains aux habitants de Beisson

NB : Pour mémoire, contrairement à ce qu'écrit Maryse Joissains, la toute première décision votée au conseil municipal faisant état du projet ANRU date de décembre 2005. La date de 2007 évoquée par elle est celle du dépôt du dossier. Pourquoi avoir attendu plus d'un an ? Depuis, malgré les déclarations du président de la République qui s'était engagé à consacrer les crédits nécessaires à la rénovation urbaine, les financements ont fondu et le dossier aixois n'a pas été retenu. Et c'est en novembre 2008 que le nouveau dossier remanié a été présenté au conseil municipal pour être déposé en janvier 2009. Lors de cette séance, Maryse Joissains s'était déclarée "modérément optimiste" quant à la validation par l'Etat de cette nouvelle demande. Attendons la suite.

Vraies rumeurs : En langue correcte, il faut dire "quelle que soit l'issue…" et non "quelque soit l'issue…", et "En aucun cas, il ne s'agit de…" et non "En aucun cas, il s'agit de…"

15 mai 2009

Conseil municipal : Manif des facs et... zèle des réacs

Qui veut persifler a besoin d'un peu d'entraînement et de beaucoup de constance. Votre blogueur, qui a l'intime et immodeste conviction d'être aussi votre préféré, s'y emploie comme il peut. Je veux donc revenir sur les incidents qui ont émaillé la séance publique du conseil municipal de lundi.

Avant l'ouverture officielle de la réunion, une délégation d'une trentaine d'étudiants est entrée dans la salle pour protester contre le sort fait aux universités par le gouvernement. Trop intrépides, ils ont franchi la limite qui sépare l'espace réservé au public et celui des élus.

Selon des témoignages concordants, ils devaient être reconduits vers la sortie à la demande de Jules Susini, adjoint à la sécurité. En tout, alors que ce n'est pas leur rôle, quatre élus de la majorité ont tenté d'intervenir. Deux d'entre eux, Gérard Deloche (ancien syndicaliste passé dans le camp adverse) et Jacques Garçon (UDF contestant le maire en interne pendant le premier mandat, devenu membre du NC pour décrocher une écharpe d'adjoint pour le second), ont voulu faire du zèle en jouant les gros bras.

D'où chahut et bousculades. Le journal La Marseillaise rapporte que certains agents de la police municipale ont un peu fait les "Rambo" en pratiquant "tutoiement à tout va, propos excitants, menaces et brimades sans distinction".

Le calme revenu, Maryse Joissains a ensuite laissé s'exprimer les étudiants qui ont lu une déclaration sur le sens de leurs revendications. Beau geste. Magnanime, mais qu'à moitié. Pouvait-elle faire autrement ? En effet, empêcher les étudiants de disposer de quelques minutes de parole ou les accuser de "sécher les cours" n'aurait pas été judicieux de la part d'une députée… qui ne met pas les pieds à l'assemblée nationale. Une fois leur prise de parole achevée, le maire a eu ces mots : "c'est terminé ?". C'est vrai quoi, quelle perte de temps l'université !

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Le Canard enchaîné du 6 mai 2009

19 octobre 2009

"Le Ravi" refuse de baisser les bras…

une_ravi_67"Le Ravi" est un mensuel combatif. Le n° 67 d'octobre (2,80€) le prouve encore une fois. Universités, élections régionales et de très nombreux sujets sont au menu de ce mois-ci. Il est essentiel de se le procurer ainsi que les suivants car, pour survivre, l'association qui tient ce journal à bout de bras a besoin de lecteurs mais aussi de dons, aussi minimes soient-ils. On trouvera ci-dessous le lien qui permet d'apporter un soutien à cet organe de presse indépendant sans pub et sans concession qui traite l'information comme nulle part ailleurs. Merci pour eux.

   

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Le sommaire du n° 67 d'octobre :

http://www.leravi.org/spip.php?article838 

Le site et le bulletin de souscription :

http://www.leravi.org/

7 avril 2009

Aix : Au PS, sont 'ach'ment balèzes

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(Clic sur l'image pour agrandir) Dessin de Moix dans "Le Ravi"

Le Parti socialiste aixois a voté. Une fois, pour "réunifier" ses trois sections, l'autre pour "élire" le secrétaire de la section unique. Si l'on en croit La Provence – j'ai tout lieu de la croire vu que les sites et blogs du PS aixois sont soit morts, soit discrets à ce sujet – les pourcentages en faveur des vainqueurs sont nets et précis.

Mais on le sait, on dit que lorsque qu'il y a trois personnes dans une pièce et que deux d'entre elles quittent les lieux, il ne reste que 33% de présent(s). C'est ce type de calcul qui a connu une nouvelle et magistrale application à Aix. En effet, la fusion n'avait mobilisé que 16,66% des adhérents des trois sections initiales. Autrement dit, il y a eu un fort boycott de la manœuvre. Bis repetita placent pour l'élection du secrétaire. Il n'y a eu que 89 votants sur 370 inscrits qui ont trouvé motif à s'exprimer.

Le secrétaire a donc été élu avec 74 voix, soit 83% des suffrages exprimés. Score sans appel, ou plutôt, qui fait doublement appel. Un, dans ces circonstances, on ne peut pas franchement parler de quorum. Deux, la réédition du boycott confirme la désapprobation du procédé par une très large majorité des adhérents.

Certes, lors d'élections institutionnelles partielles, la participation est souvent faible. Mais de là à se contenter de la portion congrue, il y a loin du bulletin à l'urne. Et dire que, depuis des mois, les différents courants du PS se sont mutuellement affrontés pour contester la validité des votes puis la légitimité de la direction nationale élue !

Quand c'est Aubry qui gagne, c'est son camp qui a triché. Quand Royal gagne, c'est encore Aubry qui n'a pas joué le jeu. Idem à Aix. C'est 'ach'ment balèze !

La Provence raconte :

Episode 1 :

http://www.laprovence.com/articles/2009/03/18/761790-A-la-une-Le-PS-aixois-se-mange-toujours-le-foie.php 

Episode 2 :

http://www.laprovence.com/articles/2009/04/05/778991-A-la-une-Plus-belle-la-vie-au-PS-aixois.php

27 octobre 2008

Mes petits calissons…

calissons

Parachute

Comment s'y prendre pour ne pas être fauché ? Le margoulin s'offre un parachute doré, l'exploité met un gilet jaune.

Impôts

Certains trouvent terrible d'avoir à payer des impôts. C'est plus terrible encore de ne pas pouvoir en payer.

Première dame

Etrange d'entendre parler de "première dame" alors que l'actuelle n'est en fait que la dernière en date d'une série.

15 avril 2009

Réformes : Démanteler plus... pour frauder plus ?

Pendant qu'on nous profère des discours anxiogènes sur la crise, le gouvernement en profite pour faire quelques coups en douce. C'est ainsi que décembre a été un mois particulièrement fécond pour camoufler nombre de décisions qui modifient sensiblement le fonctionnement les politiques publiques.

Sous prétexte de réformes toutes plus urgentes les unes que les autres et censées faire notre bonheur, d'un côté, on cherche à resserrer les boulons pour les citoyens – Hadopi, vidéosurveillance, lois sécuritaires de circonstance, mais ce ne sont là que quelques exemples – de l'autre, on réduit presqu'en catimini des pouvoirs de contrôle des fraudes. Les citoyens de base – nous en sommes tous – peuvent en subir des conséquences très directes. Explications.

               

logo_dgccrfPar une circulaire datée du 21 décembre 2008, le premier ministre a tout simplement démantelé ce service de l'Etat qu'est la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes en réduisant l'essentiel de ses prérogatives. Et ce n'est rien de le résumer ainsi (voir ci-dessous l'excellent article du Canard enchaîné du 25 mars 2009). La DGCCRF est (était) une administration centrale chargée d'assurer la régulation concurrentielle des marchés, la protection et la sécurité des consommateurs.

En bref, ses agents ont pour rôle de vérifier la fraîcheur des produits alimentaires ou le respect des normes sanitaires dans les grandes surfaces ou les restaurants. Ils vérifient aussi la sécurité des jouets, tentent de faire respecter la loi chez les assureurs ou serruriers peu délicats, etc. Or, la circulaire ne fait pas dans la demi-mesure.

Le gouvernement cherche à diminuer le nombre des enquêteurs de terrain et à éclater les services en entités départementales pour les placer sous l'autorité du préfet, perdant ainsi tout lien avec la hiérarchie régionale et nationale. Cela veut dire moyens en baisse, missions désintégrées, indépendance bafouée, tutelle préfectorale. Au bout de la chaîne, le dindon de la farce sera le citoyen, vous, moi.

            

code_marches_publicsL'autre tour de passe-passe concerne la commande publique. Le code des marchés publics passés principalement par les collectivités publiques vient en effet de subir un relâchement qui risque fort d'entraîner de beaux coups tordus comme au bon vieux temps.

En gros, disons pour faire simple, la mise en concurrence réelle des entreprises ne sera plus obligatoire qu'à partir de sommes supérieures à 5M€ (au lieu de 200.000€ auparavant). Pour des sommes inférieures, des procédures simplifiées, dites adaptées, pourront être menées sans mise en concurrence mais avec publicité pour les marchés supérieurs à 20.000€.

Ce système différencié existait déjà. Ce qui change, c'est le relèvement du seuil minimal. De fait, si les commissions d'appels d'offres des collectivités qui statuent sur les marchés à haut seuil pourront toujours exercer un contrôle pluraliste, il n'en sera pas forcément de même pour tous les autres "petits" marchés, qui ne relèveront plus des CAO.

D'où les risques potentiels d'opacité, voire de favoritisme, dans l'attribution de ces marchés. Il ne s'agit pas ici de faire un procès d'intention mais c'est précisément l'insuffisance de règles clairement établies qui avait entaché la vie politique par le passé. Au fait, n'est-ce pas ce que voulait dire Nicolas Sarkozy lorsqu'il s'est déclaré pour la dépénalisation du droit des affaires ?

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(Clic sur l'image pour agrandir)

14 avril 2009

Les trophées "lanterne rouge" de la mairie d'Aix

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L'actualité récente montre que, à l'inverse des réactions au quart de tour au sujet de l'hypothétique tracé LGV Sud-Est, la municipalité continue de lanterner pour nombre d'autres dossiers concrets plus proches des préoccupations des Aixois…

Les vélos ne font plus la roue

Les 200 vélos ont belle allure, si l'on peut dire. Mais, au regard de leur coût et de leur utilisation, il n'y a pas de quoi être fiers. L'opération séduction lancée il y a trois ans semble s'avérer hasardeuse. Ce n'est pas faute d'avoir alerté Maryse Joissains à plusieurs reprises. Bizarrement couplé au contrat du mobilier urbain, mal pensé dans sa répartition géographique, sous-évalué dans le cadre du Plan de déplacements urbains (retoqué depuis), peu rentable pour la partie locations, le plan V'Hello pose plus de questions qu'il n'en résout.

Pourtant, lors des premiers débats sur ce dossier, la municipalité avait estimé que ce plan n'était qu'un début et n'excluait pas de voir le nombre de vélos et de stations évoluer pour des dessertes plus larges. Or, au dernier conseil municipal, il y a eu comme un air de marche arrière sur ces ambitions. Même si étrangement, en parallèle de la Ronde cycliste d'Aix, il y a eu tout un tapage sur le prétendu succès des vélos en libre-service.

Faut-il désormais envisager leur suppression pure et simple à l'issue (ou peut-être même avant) du contrat qui lie la Ville à la société JCDecaux ? Un vrai suspense...

      

Les antennes sans relais

Depuis plus de trois ans qu'a été posée la question, le dossier sensible des effets des antennes relais à Aix n'a reçu aucune réponse satisfaisante. La commission chargée d'appliquer une charte des bonnes pratiques avec les opérateurs de téléphonie mobile n'a rien fait. Pourtant, le sujet des ondes électromagnétiques occupe quotidiennement l'actualité, notamment par le biais de décisions de justice de plus en plus sévères contre les installateurs.

Or, nouvel épisode, il y a peu, on apprenait que la Communauté du pays d'Aix allait, à son tour, lancer une initiative pour tenter de mettre en pratique le principe de précaution. Pour quand, on n'en sait rien même s'il vaut mieux tard que jamais. Pourtant, Aix aurait pu être pionnière si la Ville avait accepté les propositions de l'opposition dès 2006. Pourquoi ce qui a été possible dans de grandes villes ne l'a-t-il pas été à Aix ? A deux pas de chez nous, par exemple, la commune de Vitrolles, membre de la CPA, estimant qu'il est dangereux d'attendre plus longtemps, a récemment adopté sa propre charte et commence à l'appliquer scrupuleusement. Allo, Aix, y a quelqu'un au bout du fil ? 

Le PLU va encore aller se faire voir

Faute politique grave, le Plan local d'urbanisme de la Ville d'Aix n'est toujours pas près de voir le jour. La mise en place du PLU, seul outil pertinent pour une action globale cohérente, aurait déjà dû être effective durant le mandat précédent. Or, lors du dernier conseil municipal, à l'occasion d'un point de situation, la municipalité a prévu une échéance de validation pour 2011. D'ici là, si les délais sont tenus, la Ville va continuer à procéder à des retouches en modifiant au coup par coup le Plan d'occupation des sols actuel.

Selon la mairie, d'ici fin 2009, il faut d'abord mettre sur pied la préfiguration du PLU sous la forme du Plan d'aménagement et de développement durable. Pour les non-initiés, l'annonce d'un travail par étapes peut paraître sérieuse. Mais, il y a un hic. Le 25 avril 2005, les conseillers municipaux ont déjà eu à voter sur un PADD qui était censé précéder le PLU. Une seule question vaut d'être posée : jusqu'à quand la farce va-t-elle se poursuivre ?

1 avril 2009

Pour Le Point, Sophie Joissains rime avec destin (2)

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A lire la page et demie consacrée à Sophie Joissains dans le numéro "Spécial Aix" du Point, on peut se demander si Drucker et/ou Delarue ne seraient pas passés par là. En tout cas, certaines phrases semblent dégager une impression d'hagiographie plutôt bienveillante. A d'autres moments, plus nombreux, c'est l'aspect victimaire qui prend le dessus.

Ainsi, les événements judiciaires des années 80 qui ont touché la famille Joissains - elle-même à l'origine de ses déboires, faut-il le rappeler - sont de fait présentés par chaque membre comme une suite de complots dirigés initialement contre Alain Joissains qui était devenu maire d'Aix en 1978 et qui n'avait pas pu se représenter en 1983.

Sophie dit : "A l'adolescence, j'ai vécu ce qu'elle pouvait offrir de pire : la trahison, la bassesse, l'hypocrisie". Et plus loin : "Mon père a été lâché et trahi par ses alliés, les amis changeaient de trottoir". Concernant sa mère : "En 2001, on comprend qu'Alain veut reconquérir le fauteuil de maire. Maryse et moi ne voulions pas qu'il prenne de nouveaux coups. D'une certaine manière, Maryse s'est dévouée, elle s'est présentée pour le protéger".

Certes, certes, quelles que soient les circonstances, nul ne contestera le fait qu'une famille puisse faire corps. En 2001, la doctrine a été poussée jusqu'au recrutement d'Alain et de Sophie auprès de Maryse, ce que d'aucuns ont vite traduit en "clan Joissains", une expression qui court les rues d'Aix et que le magazine n'hésite pas d'ailleurs à reprendre à son compte pour titrer l'article.

Passons maintenant à l'itinéraire de Sophie elle-même. L'hebdo publie deux photos d'elle adolescente. Cela fait penser aux reportages sur Maryse qui revenaient sur ses années de jeunesse, photos familiales et personnelles à l'appui. L'histoire se répèterait-elle donc ? Veut-on nous montrer un même parcours, de mêmes étapes, jusqu'à cette élection au Sénat, signe annonciateur d'un éventuel destin municipal ?

Il y a bien du Delarue là-dedans. Tout y est, déboires judiciaires du père, complots, trahisons, mort du grand-père, sens du combat, revanches, maladie de Sophie qui laisse entendre que cela aurait arrangé certains ("Là, j'ai revu la chienlit, nos soi-disant amis qui espéraient que ni Maryse ni moi ne nous relèverions.")

Faits dramatiques ou pas, sont énumérés bon nombre d'ingrédients faisant appel à ce syle d'affect que la télévision scénarise pour en faire toute une histoire que le public est prié d'applaudir.

Quelle est donc l'étoile de Sophie ? L'article interroge : "Reste la grande question : sera-t-elle candidate à la mairie en 2014 ?" Selon Sophie, Maryse n'a pas dit son dernier mot. Et la fille de raviver ce qui tient lieu de maxime familiale : "Je ne désespère pas, un jour, d'obtenir une révision du procès de mon père". Attendons…

Voir aussi mes articles :

Interview de Sophie Joissains par "Le Ravi" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/12/20/11810512.html

Réponse de Maryse Joissains concernant Sophie :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/03/09/12882701.html

23 mars 2009

Mairie d'Aix : Un pouvoir… à la mode soviétique ?

En Union soviétique, le pouvoir n'y allait pas de main morte. Ainsi, avait-il coutume d'éliminer les réfractaires, les importuns, les indésirables et les contestataires en présentant leur départ comme étant motivé par des raisons personnelles ou de santé. On allait jusqu'à effacer leur image sur des photos officielles, une façon de nier leur existence. Lors de changements de pouvoir, certains nouveaux dirigeants n'hésitaient pas à faire place nette de leurs adversaires, parfois en les faisant assassiner.

Ces mœurs de gangsters ont toujours cours dans pas mal de pays. Ce sont là, bien sûr, des exemples extrêmes. Mais il existe une variété de formes plus courantes dont le seul but est d'assurer aux détenteurs de pouvoir une prépotence sans partage. Il arrive parfois que ce sont des personnes en désaccord avec leur tutelle qui prennent les devants en quittant leurs fonctions avant de s'en faire virer.

Voyez ce qu'il advient chez au moins deux ministres de la République sarkozienne. Chez Rachida Dati, c'est carrément l'hécatombe. Cinq collaborateurs directs de haut rang ont successivement déserté la ministre de la justice dont ils constestaient l'autoritarisme exacerbé, voire l'incompétence à mener une politique sérieuse. Le syndrome a rattrapé sa collègue Fadela Amara, "victime" elle aussi de la fuite de collaborateurs. Et que dire de la manie de Nicolas Sarkozy de limoger et de muter tout préfet ou fonctionnaire qui n'aurait pas satisfait aux caprices du chef.

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Dessin de Charmag

Depuis son élection à la mairie d'Aix en 2001, Maryse Joissains a peu à envier aux méthodes gouvernementales, tant la liste de ses fantaisies en la matière est longue.

Lors du premier mandat, l'excellent  directeur de l'Agence d'urbanisme a été viré pour avoir participé à titre personnel à une conférence sur l'urbanisme. Dans la même période, c'est la très compétente directrice de l'Association des crèches, en place depuis de longues années, qui a été abusivement licenciée pour… aucune faute !

Puis, est venu le tour du directeur de la sécurité municipale, ancien commissaire, recruté pour ses qualités incontestables, qui a été mis au placard pour avoir manifesté des désaccords sur la politique à mener. La charrette s'est alourdie avec le licenciement du directeur des ressources humaines qui refusait de se plier aux injections politiques de recrutement. Il faut signaler dès à présent que la plupart ont gagné leurs procès en abus de pouvoir contre Maryse Joissains. Mais, continuons les rappels.

En sept ans, cinq directeurs se sont succédé à la tête de l'Office HLM et un sixième vient de prendre ses fonctions. Rayon instabilité, on ne peut guère faire mieux, le record de Dati est battu. Pour être complet sur cet exemple, le plus récent directeur "débarqué" a été reclassé directeur du Centre de formation des apprentis avec une indemnité inférieure à celle d'un licenciement mais suffisante pour qu'il ne se répande pas dans la presse. Histoire de donner le change en économie de moyens, c'est la directrice du CCAS qui a pris sa suite à l'office.

Il y a peu aussi, le valeureux directeur des services de la Communauté du pays d'Aix a été reclassé comme "conseiller technique", laissant sa place au profit d'un ami politique de Maryse Joissains. Pour combien de temps, serait-on tenté de dire. Car, il se dit que le nouveau directeur n'a en tête que de "mettre les élus au pas". Ça promet !

Pour clore, provisoirement, venons-en au cercle le plus proche. Maryse Joissains, dont le sens familial n'est plus à démontrer, avait recruté son époux Alain comme directeur de cabinet à la mairie (l'appel en annulation de son contrat est désormais en cours) et leur fille Sophie comme directrice de cabinet à la CPA. Pour le second mandat, Ils ont été remplacés à leurs deux fonctions par une seule et même personne, l'ancien directeur de l'hôpital d'Aix. Lequel, après seulement quelques mois d'exercice, vient de plier bagage à son tour. Etonnant que les médias n'aient pas rapporté l'information et les raisons.

Enfin, il m'a été murmuré que le directeur actuel des services municipaux, en poste depuis six ans, va lui aussi dégager et que son remplaçant pourrait être le fonctionnaire ayant lui-même pris la place du directeur des ressources humaines licencié (et rétabli dans ses droits).

Si des doutes subsistent sur le pourquoi de ces tous ces mouvemnts, précisons qu'ils sont le plus souvent annoncés comme ayant pour base la "perte de confiance" de Maryse Joissains envers ces fonctionnaires et collaborateurs. Mais on l'aura compris, les explications relèvent plus de la purge et de la versatilité que de l'intérêt général.

Une prochaine fois, je vous parlerai peut-être des grands élans de générosité qui ont permis le recrutement de bons copains, y compris, par exemple, celui de malheureux colistiers non élus.

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