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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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19 mai 2010

Classement 2010 des députés : Joissains à la traîne...

classement_deputes_2010
(Clic sur l'image pour agrandir)

Le palmarès 2010 des députés vient de sortir. Il faut espérer que certains auront enfin honte. Comme l'an dernier, le site Lesinfos.com publie le classement des députés selon leur degré d'investissement dans le travail parlementaire.
Les critères utilisés pour établir ce long tableau sont peut-être limités mais ils permettent de se faire une bonne idée du niveau d'activité ou d'inactivité de chaque député. En l'espèce, les résultats collent plutôt bien à la réalité. 
La sélection que j'ai réunie ci-dessus donne un aperçu des rangs actuels et passés de nos élus du coin comparés aux cinq premiers cracks et aux trois derniers fainéants.
Les députés Christian Kert et Richard Mallié, qui, rappelons-le, ne cumulent aucun autre mandat, se situent en 94e et 197e positions en recul par rapport à leurs 74e et 188e rangs de l'année dernière.
Maryse Joissains, elle, gagne quelques places en passant de la 572e à la 529e. Mais on ne voit pas comment elle pourrait tout à coup remonter la pente au cours des deux années de mandat à tirer. 
La deuxième colonne est plus parlante au regard du total des activités recensées : de haut en bas, quels écarts !
M'est avis qu'il y en a un qui perd vraiment son temps à vouloir faire voter des lois pour travailler plus par ceux qui appliquent le service minimum ou nul.

Le classement complet des députés 2010
http://www.lesinfos.com/docs/classementdeputes2010.pdf

"Maryse Joissains, une vraie députée mais… fantôme" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/04/20/13446196.html
"La députée Joissains est-elle enfin à la hauteur ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/04/26/17691917.html

Au fait, combien gagnent les élus ?
(Clic sur l'image pour agrandir)
salaire_elus

Le dossier du top 10 est ici :
http://www.marianne2.fr/Le-top-10-des-elus-les-plus-chers-de-la-Republique_a192506.html

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17 mai 2010

Dossiers aixois (6) : Des déplacements... en zigzag

plan_aillane
(Clic sur l'image pour agrandir)
Le projet du pôle d'échanges du Plan d'Aillane
(Infographie publiée par La Provence)

La question des déplacements n'est pas qu'une affaire aixo-aixoise. Elle concerne inévitablement aussi le périmètre de la communauté d'agglomération. Mais ce n'est pas tout. La mobilité est un enjeu qui va bien au-delà, s'étendant au département, à la région et aux échanges plus distants encore.
On le sait, la loi a conféré au niveau local le pouvoir d'établir et d'appliquer un plan de déplacements urbains. Le PDU de la CPA adopté en 2005 a été invalidé en 2008 par le tribunal administratif de Marseille. A ce jour, aucun nouveau projet n'a été présenté. La situation est donc délicate, malgré les nombreuses études effectuées qui ont déjà fourni quantité d'informations capitales.
C'est à partir de ce diagnostic qu'intervient ensuite la décision politique fondée sur les choix de l'équipe en place. Or, ces choix sont déterminants car ils auront des répercussions pour de longues années sur l'évolution et la transformation des déplacements.
Face à l'absence de document de référence, la CPA et la Ville d'Aix sont contraints d'examiner et de traiter tout changement de façon incomplète. Sans même revenir sur l'impérieuse nécessité de croiser la politique des déplacements avec celle du développement du territoire grâce à son outil indispensable qu'est le Plan local d'urbanisme, toujours pas finalisé ni entériné à Aix en violation de la loi votée en 2000, il est aisé de comprendre que, pour pouvoir agir efficacement, une vision globale pertinente s'impose dans ces domaines. 
Cela veut-il dire que rien ne se fait ? Evidemment non.
Mais l'écueil est que chaque projet partiel présenté par Maryse Joissains a toujours un temps de retard. Et l'on voit sa position changer au gré des événements. Cela entraîne des modifications qui remettent en cause une première décision, qui reviennent en arrière ou poussent finalement à des alignements rejetés jusque là.
Nous n'aborderons pas ici, mais il faut les signaler, les coûts, ou plutôt les surcoûts, de ces changements de cap.
Quelques exemples significatifs de projets concernés.
La gare routière
Le projet "vendu" en 2007 à la veille de l'élection municipale était présenté comme le nec plus ultra du genre. Son coût était évalué à 32M€ et la mise en service effective annoncée pour 2011. Deux élections après, le projet est de nouveau en débat, pour un cahier des charges revu à la baisse et une dépense prévisionnelle ramenée à 22M€. La fin de chantier est annoncée pour décembre 2012, si tout va bien. Une seconde phase est prévue ultérieurement pour la liaison piétonne entre la gare routière et la gare ferroviaire.
Le Plan d'Aillane
Cette réduction du projet pharaonique de gare routière est maintenant mise en avant comme étant indissociablement liée à la réalisation de la gare du Plan d'Aillane proche des zones d'activités des Milles et de la Duranne. Pourtant, il a fallu attendre une seconde élection municipale pour intégrer ce projet souhaité et défendu unanimement par les associations et toutes les listes municipales, sauf celle de Maryse Joissains. Mieux vaut tard que jamais… Ce pôle d'échange, plus facile à concrétiser que sa grande sœur, devrait être opérationnel fin 2011 pour un coût estimé à 7M€. A voir...
                                                            La suite de cet article demain…
            Voir les cinq premiers dossiers aux dates des 16 au 23 avril.

25 mars 2010

Dans les coulisses des régionales...

C'est toujours un plaisir de lire la presse. Par exemple, voici ce qu'on trouve dans Bakchich Hebdo qui reparaît depuis le 13 mars (l'article sur deux colonnes) et dans le Canard enchaîné du 24 (miniature). Toutes les vérités étant bonnes à connaître, aucune raison de faire de quartiers. Il y en donc pour tout le monde. Et tiens, au détour du retrait d'un candidat, on parle aussi de Jean Chorro... en bien !

(Clic sur l'image pour agrandir)
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16 juin 2010

Les mœurs électorales d'Aix... du tract au tacle

hotel_de_ville_facade

Si l'élection municipale de 2009 était elle aussi annulée, les mœurs politiques aixoises pourraient bien, encore une fois, barboter un peu plus profond dans les marécages.
J'ai lu et relu attentivement les deux pages parues hier dans La Provence. Onze mois après le scrutin de juillet 2009, nous dit-on, la décision du Conseil d'Etat portant sur le nouveau recours en annulation tarde à venir. Mais si l'on considère que la précédente annulation, prononcée pour d'autres motifs que ceux de la présente contestation, a nécessité quinze mois, ce "retard" n'est pas incongru en soi s'agissant d'une ville de la taille d'Aix.
Le point de situation fait par le quotidien n'est cependant pas inutile. D'autant que, outre le rappel des circonstances et des faits, le dossier apporte un ensemble d'éclairages sur les procédures et, surtout, sur les postures actuelles et à venir des parties en présence.
Si le travail de fourmi auquel s'est livré Alexandre Medvedowsky pour étayer son recours auprès du tribunal administratif a été infructueux à l'exception de la réduction de l'écart de voix du second tour, la réplique de Maryse Joissains a convaincu le tribunal qui lui a accordé la victoire.
L'appel formulé par Alexandre Medvedowsky devant le Conseil d'Etat reprend l'essentiel de son raisonnement en première instance, avec une insistance plus marquée sur l'aspect litigieux qu'auraient revêtu des paquets de procurations et de nombreuses disparités de signatures sur les feuilles d'émargement.
On peut aisément imaginer qu'un second contrôle par le Conseil d'Etat finisse par retenir ces arguments. Il ne manque pas d'exemples d'annulations acquises sur de tels critères et parfois pour moins. On en est là et seule la plus haute juridiction en droit pourra statuer et en tirer ses propres conclusions.
Les jurisprudences en matière électorale forment un abondant corpus jamais clos. On a vu, entre autres, des inversions de résultats, des annulations avec ou sans inéligibilité ou même des annulations consécutives (le dernier cas en date étant celui de Corbeil-Essonnes).
Quoi qu'il arrive pour Aix, la surprise, si surprise il y a, viendra peut-être des motifs retenus ou rejetés mais pas du fait qu'une élection ne puisse être rejouée une troisième fois.

De bien crapoteuses manières

Venons-en maintenant à ce que j'ai appelé le barbotage. C'est bien connu, lorsqu'il s'agit de conquérir ou de conserver des pouvoirs, on voit malheureusement surgir de bien crapoteuses manières.
Sans retracer d'illustres et méprisables épisodes qui ont trop souvent ponctué la vie politique aixoise depuis plusieurs décennies, des agissements plus frais dans nos mémoires de ces deux dernières années le démontrent à souhait. Comme par exemple l'affaire du tract ignominieux et inadmissible touchant à la sphère privée présumée de certains candidats en 2008.
François-Xavier De Peretti avait porté plainte pour diffamation. Maryse Joissains avait aussi répliqué par une plainte pour dénonciation calomnieuse mais qui avait été classée sans suite. En juin 2008, l'élection fut cassée suite au recours formé par Stéphane Salord portant précisément sur la nature du tract et les propos de Maryse  Joissains.
En novembre 2009, rebelote. Après sa réélection, Maryse  Joissains déclarait qu'elle disposait désormais de quatre témoignages et qu'elle savait qui avait écrit et diffusé le tract. Et là encore, aucune suite connue donnée par la justice.
Quant à ses propos jugés graves et diffamatoires par Alexandre Medvedowsky notamment du fait qu'il avait été conseiller d'Etat, ce dernier n'a pas obtenu gain de cause.
Voilà à présent, c'est La Provence qui le rapporte, que dans l'éventualité d'une nouvelle annulation, Maryse Joissains fait entendre, parmi d'autres reproches, que "certains colistiers d'Alexandre Medvedowsky ou leurs proches pourraient avoir des ennuis avec la justice".
Décidément, Aix n'est pas Le Puy-en-Velay, ville réputée à juste titre pour faire dans la dentelle. Et, finalement, on ne sait plus s'il faut respirer un bon coup ou se pincer douloureusement le nez tant ça dégage. En tout cas, pour sûr, ça promet !

Trois articles de La Provence :
http://www.laprovence.com/article/region/a-aix-les-elections-toujours-sous-la-menace-du-conseil-detat
http://www.laprovence.com/article/politique/les-municipales-daix-annulees-pour-propos-injurieux-et-diffamatoires
http://www.laprovence.com/article/region/municipales-daix-maryse-joissains-contre-attaque

Mon article sur le tract ordurier :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/11/25/15919408.html

26 avril 2010

La députée Joissains est-elle enfin à la hauteur ?

La suite des dossiers aixois sera publiée dans les prochains jours. Faisons un intermède qui ne manque pas de sel non plus. Regardons, un an après, où en sont l'assiduité et l'activité de Maryse Joissains en tant que députée. On peut tout savoir grâce à un site internet qui nous renseigne extrêmement bien sur le travail de chaque député. 
J'ai sélectionné quelques informations que je reproduis ici dans une forme condensée. On pourra prendre connaissance de divers résultats et aller vérifier par les liens placés en fin d'article. Je laisse à chacun le soin de se forger une opinion sur la façon dont Maryse Joissains remplit sa fonction de députée et sur le sens de ses votes. Et tant qu'on y est, on pourra aussi aller jeter un coup d'œil au bilan de Sophie Joissans en cliquant sur le lien final (filial ?), puis sur les rubriques qui détaillent les activités de la sénatrice.

Les activités de la députée Joissains
(Clic sur l'image pour agrandir)
joissains_activites

Retenues pour absences en commissionsallocs_familiales

Le nouveau règlement intérieur de l'Assemblée nationale qui prévoit des sanctions financières a été adopté en juin 2009 mais il n'a commencé à être appliqué qu'en décembre. Dorénavant, au-delà de 2 absences par mois dans sa commission permanente, un député peut se voir retirer 25% de ses indemnités de fonction par absence supplémentaire, soit 353€ par absence supplémentaire.

Une sélection des votes de Joissains
(Clic sur l'image pour agrandir)
joissains_votes_lois

Rappelons que les projets de lois sont d'origine gouvernementale tandis que les propositions sont présentées par les députés. Voici une liste non exhaustive des choix de Maryse Joissains depuis mars 2009 qui en disent assez sur ses prises de position politique. On pourra aussi s'interroger sur le sens de ses "non votes" (absence au moment du scrutin, désintérêt, désaccord, refus de choisir ou ruse ?).

Le site "Nos députés" :
http://www.nosdeputes.fr/maryse-joissains-masini
http://www.nosdeputes.fr/

Le site personnel de Joissains piraté
(Clic sur l'image pour agrandir)
Impossible de consulter le site personnel de Maryse Joissains.
En cliquant, on découvre un message qui renvoie à l'Assemblée nationale.
joissains_piratage
http://www.marysejoissains.com/
  

Un article intéressant sur les privilèges des cumulards :
http://www.rue89.com/2010/04/23/en-france-les-privileges-des-cumulards-ne-font-pas-scandale-148652
 

  Mes deux articles d'avril 2009 sur le même sujet :
"Joissains, députée fantôme" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/04/20/13446196.html
"Parlementaires absents, de vraies fausses sanctions" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/04/22/13469799.html

Quel est le bilan de Sophie Joissains ?
http://www.senat.fr/senfic/joissains_sophie08044w.html

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23 avril 2010

Dossiers aixois (5) : Beisson Corsy, où en est l'Anru ?

logo_anruAvec un prix du foncier élevé, une rareté de construction de logements sociaux publics et des quartiers périphériques enfermés sur eux-mêmes, Aix est une ville segmentée qui aura bien du mal à recoudre les morceaux. Emblématiques de ces coupures économiques et sociales, les quartiers Beisson et Corsy en vivent les conséquences. J'ai longuement rapporté ici (voir la rubrique Beisson Corsy, colonne à droite du blog) les convulsions qui ont marqué et marquent encore le projet de rénovation qui devait s'inscrire dans le cadre du plan ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine).

(Clic sur l'image pour agrandir)
Le résumé fait par La Provence le 22 mai 2009anru_saga_la_provence_22_mai_2009

La dernière mouture du projet date de novembre dernier, une mouture revue à la baisse du fait du désengagement de l'Etat et donc contraire à ses promesses et à ses engagements fondant le Plan Banlieues. Ce qui avait été estimé globalement à 92M€ est tombé à 57M€ puis est remonté à 69M€ (source : "Aix en dialogue", janvier-février 2010), incluant les financements des collectivités territoriales mais seulement 10M€ demandés à l'Etat. Le magazine municipal affirme que les 69Me sont débloqués. Or, au 1er avril, sur le site internet de l'ANRU (voir en fin d'article), le projet n'apparaît pas dans la liste des contrats signés.
Que contient ce dernier projet ? Il est question de 115 démolitions dans les deux quartiers, une réorganisation des commerces, la construction d'une médiathèque de 800m² et d'équipements de proximité et de nouveaux logements, 30 à Beisson et 113 à Corsy. L'opération prévoit également la construction de 70 logements en dehors de ces deux quartiers.
A l'heure actuelle, on ne sait rien sur la décision de l'Etat d'attribuer les 10M€. Lors de leur visite à Aix en novembre dernier, les représentants de l'Etat ont évoqué l'aumone de 2M€. On est donc loin du compte. D'autant que ce n'est qu'à partir de cette officialisation que les collectivités pourront valablement se positionner comme partenaires financiers de l'opération, en proportion de la mise de base de l'Etat. Si cette mise se situe à un niveau plancher, l'évaluation à 69M€ même confirmée risque fort d'en prendre un coup.
Pour ce qui concerne les réhabilitations de l'existant, 597 logements à Beisson et 393 à Corsy, plusieurs bailleurs sociaux sont aussi sollicités pour mettre la main à la poche.
Lors du vote du projet initial en 2005, la date d'achèvement avait été fixée à 2014, une date que la mairie reprend aussi pour le dernier projet. C'est aller un peu vite en besogne car il sera difficile de rattraper le gros retard même si l'ampleur du projet est moindre. Il faudra également s'assurer qu'aucun autre recul politique n'intervienne d'ici là qui sabrerait encore la cagnotte. Au mieux, il faut plutôt tabler sur six ou sept ans pour aboutir. Un mal qu'il faudra prendre en patience car, d'ici là, nous aurons traversé une présidentielle et des législatives en 2012 et des municipales en 2014 (à moins que…).
Ah, au fait, comment s'appelait déjà le plan national ? "Espoir banlieues", c'est c'la, oui !

(Clic sur les images pour agrandir)
Ce qu'en disait Le Canard enchaîné le 31 mars 2010…
canard_ghettos_banlieues_31
Liste des contrats signés en PACA au 1er avril 2010
(source : site ANRU)
anru_programmes_paca

A suivre…

29 mars 2010

Sarkozy désormais sous la corde... raide

penduGrosses turbulences depuis une semaine après l'ingurgitation des résultats des élections régionales. Et ce n'est pas fini. De haut en bas et de bas en haut, la droite ne semble pas avoir encore tout digéré.
Les mots coagulés mâchés par les députés UMP, les sondages sur la cote plancher de Nicolas Sarkozy et l'hypothèse de voir Martine Aubry en situation de le battre à la présidentielle ne vont pas calmer les ruminations.
Après les cuillerées amères de Dominique de Villepin, hier, c'est Alain Juppé qui est réapparu pour annoncer sa candidature. C'est dire le nombre d'amis sur lesquels Sarkozy peut compter pour lui offrir une corde.
A gauche, on sent aussi qu'il va falloir clarifier les relations à l'intérieur et entre les partis. C'est sans doute moins grave puisque des accords ont été trouvés pour gagner les régionales. On ne voit pas pourquoi on gâcherait cet espoir retrouvé au moment de la présidentielle.
Les bilans désastreux de la droite ont enfin ouvert plus d'un œil à tous ceux qui, il y a peu encore, usaient de la langue de bois ou n'osaient pas avouer leur déception d'avoir voté Sarkozy. Mieux vaut tard que jamais. Et mieux vaudra jusqu'en 2012.
Pour solder momentanément cette réjouissante semaine, voici une petite sélection d'articles qui méritent le détour.

(Clic sur chaque image pour agrandir)
Le point de vue de Kahn sur Marianne2 du 25 mars
regionales_marianne_JFK
Arithmétique électorale dans le Canard Enchaîné du 24 mars
regionales_arithmetique_001
C'est mathématique dans Charlie Hebdo du 24 mars
regionales_mathematique_001
La langue française selon Sarkozy dans Bakchich Hebdo du 27 mars
bakchich_francais_sarkozy_001

18 mai 2010

Dossiers aixois (6 bis) : Une gestion en demi-tours...

CD9
(Clic sur l'image pour agrandir)
Les différents tracés du CD9
(Infographie publiée par La Provence)

Suite et fin de l'article d'hier sur les déplacements

La RD9
Cet axe stratégique entre Aix et Vitrolles connaît peut-être ses derniers soubresauts. Il a fallu quinze ans pour sa mise à deux fois deux voies mais il subsiste un dernier obstacle. Comment traiter le tronçon de 3km qui n'est qu'à deux fois une voie ? Objet de nombreuses propositions, le tracé a suscité autant de contestations qui ont considérablement retardé son aménagement.
En 2004 et 2006, la CPA et la Ville d'Aix dirigées par Maryse Joissains s'étaient prononcés pour le tracé Nord. Il y a trois semaines, virage et demi-tour, c'est le nouveau projet au Sud d'un coût 53M€, soumis à l'enquête publique et présenté par le Conseil général, qui a finalement été adopté par Maryse Joissains et une grande majorité des élus. Est-ce pour autant la fin des péripéties ? Il faut l'espérer, sinon la livraison à la date de fin 2014 ou début 2015 pourrait subir de nouveaux retards.
Le syndicat mixte des transports
Le Conseil général des Bouches-du-Rhône a lancé l'initiative de la création d'un syndicat mixte des transports. L'idée est de permettre une offre homogène et cohérente à l'échelle du département. Pour l'usager, cela signifie, par exemple, un titre de transport unique valable sur l'ensemble des réseaux avec harmonisation des tarifs.
Enfin, pourrait-on s'exclamer. Par comparaison, dans le Rhône et l'agglomération lyonnaise, cela existe depuis 1986. Très vite, la proposition du CG13 a fait l'unanimité. A l'exception d'Aix et de la CPA, Maryse Joissains prétextant qu'elle refuserait de renflouer les caisses des villes déficitaires. L'argument ne tient pas la route une seconde, si l'on peut dire, car c'est ce même processus qui régit les transports de la CPA et personne ne semble s'en plaindre. Revirement, il y a peu, Maryse Joissains a fini par adhérer à la démarche. Voilà encore une perte de temps et une tergiversation dont nous aurions pu nous passer.
La circulation urbaine
Conséquence dramatique des inconséquences politiques, la circulation à l'intérieur de la ville et à ses portes tourne au casse-tête permanent. Il n'est pas question ici de ne pas reconnaître des évolutions positives dans le domaine des transports en commun ou de la création de parcs relais. Il s'agit de constater les engorgements et les thromboses qui se produisent quotidiennement à toutes les entrées et sorties de ville.
Le Nord est quasiment infréquentable. L'Ouest est un véritable piège. Le Sud est en état d'arrêt cardiaque. L'Est constitue un cauchemar. Dans ce dernier secteur, ce qui a été récemment annoncé par Maryse Joissains porte sur un schéma de retouches qui risquent malheureusement d'alourdir un peu plus la circulation, ce qui a rendus dubitatifs certains riverains. Quand au quartier de Pont de l'Arc, la saturation actuelle deviendra définitivement blocage si le projet d'implantation de la polyclinique devait voir le jour.
                   Voir les cinq premiers dossiers aux dates des 16 au 23 avril.

15 mai 2010

"Le Ravi" de mai défait tout ce qui déplaît

Une_Ravi_74Le weekend est idéal pour découvrir le n° 74 de mai du "Ravi" (2,80€). Encore de bonnes enquêtes fouillées, de beaux dessins incisifs et une écriture originale sans clichés. 
Avec, ce mois-ci, le compte-rendu minute par minute de la séance d'installation du Conseil régional et un dossier relatant la polémique suscitée par le spectacle gratuit "La mémoire qui saigne" (à propos de l'Algérie) donné au Pasino en présence de Maryse Joissains.
Et aussi une interview exclusive de Michel Pezet s'exprimant au nom du Conseil général sur le projet Marseille capitale européenne de la culture 2013. C'est ce qui s'appelle mettre les pieds dans le plat. En effet, tout ne semble pas aller sur des roulettes, c'est le moins que l'on puisse dire, dans le fonctionnement du comité de pilotage et la préparation de la manifestation. Explosif, tout ça.
    (Clic sur les images pour agrandir)

Le sommaire du n° 74 :
http://www.leravi.org/spip.php?article960

Le site du "Ravi" : (avec une vidéo édifiante à voir...)
http://www.leravi.org/
 
  
La fiche du contrôle technique de démocratie
qui accompagne le compte-rendu de la séance du Conseil régional vauzelle_ravi_001

3 mai 2010

Félix Ciccolini, maire et honnête homme

 felix_ciccolini

Le livre de l'Histoire d'Aix vient de figer une de ses plus grandes pages. Félix Ciccolini est décédé le premier mai quelques semaines à peine après son épouse dans son petit village natal de Cozzano en Corse dont il avait raconté dans un ouvrage la période de 1800 à 1935.
Dans le livre de Louis Philibert, "Souvenirs souvenirs" publié en 1994, Félix Ciccolini témoignait ainsi sur le député dont il avait été le suppléant en 1962 : "Ayant travaillé à ses côtés au début de sa députation, je garde le souvenir du dévouement inlassable qu'il apportait à tous ceux qui avaient rencontré le malheur et venaient frapper à sa porte. Ils étaient fort nombreux et Louis s'occupait de tous, sans négliger les problèmes généraux qu'il a toujours su dominer avec une force tranquille hors du commun." On peut désormais aisément lui retourner le même hommage.
Félix Ciccolini a fortement marqué notre ville par sa personnalité humaniste exceptionnelle. Mais aussi pour la mutation et l'essor économique, social et culturel qu'il lui a fait prendre. Le milieu des années 60 a représenté un tournant décisif pour le développement d'Aix, notamment avec l'envolée démographique qui avait doublé en dix ans.
L'une des réalisations les plus visibles encore aujourd'hui est la zone d'activités des Milles. Il la lança dès son élection comme maire en 1965. Louis Philibert rapporte dans son ouvrage qu'il n'eut aucun mal à convaincre le Conseil général dont il était président d'accorder un prêt sans intérêt à la Ville d'Aix pour démarrer l'opération.
Les deux autres grands chantiers ont été l'achèvement du quartier d'Encagnane et le lancement de la ZAC du Jas de Bouffan qui allait voir surgir plus de 5.000 logements.
La liste serait longue de tout ce que Félix Ciccolini a mis en œuvre en onze ans (de 1967 à 1978).
Réservé mais efficace, l'avocat qu'il était (il fut aussi Bâtonnier de l'Ordre d'Aix en 1974-75) savait plaider inlassablement la cause aixoise et la défendre avec ténacité.
Un élu doublé d'un travailleur acharné
S'il essuya un échec momentané à sa première candidature municipale en 1965 contre Henri Mouret, maire depuis 1945, il parvint à endosser l'écharpe de maire par un recours qui inversa les résultats en 1967 (lui donnant finalement 41 voix d'avance grâce à une jurisprudence comptabilisant les professions de foi comme votes valables). Réélu en 1971 avec 77% des voix, il fut victorieux une nouvelle fois en 1977 avec Jean-François Picheral comme premier adjoint.
Mais en 1978, l'élection fut annulée (avec 728 voix d'écart). Avec la nouvelle élection, il dut alors céder la place à Alain Joissains qui remporta la mairie. Cette élection fut aussi annulée. Et lors du troisième scrutin, Alain Joissains fut élu maire au premier tour contre Jean-François Picheral, candidat pour la première fois au poste de maire.
Pour mémoire, le scrutin proportionnel n'existait plus depuis 1959. La majorité emportait tous les sièges. Ce n'est qu'en 1983 que le système électoral permit de nouveau à l'opposition de siéger.
Félix Ciccolini fut aussi conseiller général du canton Nord (il n'y en avait que deux à l'époque, devenant trois en 1986) de 1970 à 1982, et sénateur de 1971 à 1989, soit pendant 18 ans, occupant même le poste de vice-président du Sénat.
Socialiste il était, socialiste il resta, jusqu'à son dernier jour.
Anecdotiquement, Louis Philibert raconte aussi qu'en 1962 Philippe Seguin, à ce moment-là jeune étudiant socialiste à Aix, et pigiste au journal Le Provençal, avait fait campagne pour lui à la députation et soutenu ensuite Félix Ciccolini à la mairie en 1965.
Souvenirs personnels
La disparition de Félix Ciccolini affecte tous ceux qui l'ont connu. Il ne fait aucun doute qu'il restera dans la  mémoire aixoise comme le modèle du travailleur acharné et un homme à l'honnêteté exemplaire.
Il y encore moins de dix ans, on le croisait en ville accompagné de son épouse, marchant modestement comme de simples citoyens.
Plus personnellement, j'avais rencontré Félix Ciccolini à la sortie d'un conseil municipal en 1968. La vie de la cité et les séances publiques m'intéressaient déjà et j'y assistais souvent.
Une autre fois, ce fut lors de l'élection municipale de 1995. Il était présent au premier rang à la réunion publique organisée à la salle Carnot pour soutenir la liste Picheral. Lorsque vint pour moi le moment de prendre parole en tant que représentant de mon courant politique, je ne pouvais m'empêcher de chercher à lire les réactions de son visage. Il souriait et cela me mit en confiance.
Plus tard, en juin 2000, à la mort de Louis Philibert, une foule considérable était massée devant sa mairie du Puy Sainte-Réparade. Au départ d'Aix, Jean-François Picheral me demanda de prendre Félix Ciccolini dans ma voiture. Ma réponse fut évidemment immédiate, un honneur pareil ne se décline pas.
Plus récemment, c'était le 15 novembre 2006, Michel Pezet me convia à un déjeuner en ville à La Madeleine. Il y avait là Félix Ciccolini et son épouse, exquise de gentillesse et d'une attention délicate de tous les instants pour lui. Il nous assurait qu'il soutenait notre démarche pour les élections municipales de 2008, ce qu'il officialisa par une lettre publique quelques temps après. C'est sa fille Noëlle, candidate avec nous, qui s'en fit la porte-parole légitime et de cœur.
A cet instant, je pense à toute sa famille qui se réunira mardi sous le ciel corse pour accompagner Félix en le sol qui l'a vu naître. 

19 avril 2010

Dossiers aixois (2) : Le marché entre Cour et Cours

marche 

Est-ce la solution définitive ou verra-t-on encore le marché textile du centre ville subir d'autres pérégrinations ?
Le problème, qui semble avoir trouvé une voie de compromis il y a quelques jours en autorisant la présence de ce marché sur le Cours Mirabeau une seule fois par semaine, n'est pas récent.
Le principal obstacle à son maintien régulier autour du Palais de justice a été la mise en place de mesures de sécurité draconiennes lors de la tenue de procès sensibles, le transfert de certains prévenus ou condamnés considérés comme dangereux devant être entouré des précautions les plus strictes.
Ce sujet est évoqué et débattu depuis plusieurs années, au moins depuis 2005. Il a donc fréquemment suscité des mécontentements et des protestations de la part des forains concernés par ces mouvements.
Chaque fois, on a vu la municipalité s'abriter derrière l'injonction de l'Etat lui faisant obligation de libérer les emplacements autour du Palais de justice. Chaque fois aussi, les forains ont réclamé des réunions de concertation pour rechercher des solutions justes qui satisferaient les deux parties.
Une des crises les plus aiguës s'est déroulée il y a près 18 mois lorsque les forains avaient été autorisés à s'installer sur le Cours. Maryse Joissains leur avait alors demandé de retourner autour du Palais suite à la mise en place d'un dispositif moins contraignant pour les affaires de justice. Les forains ne comprenaient pas ce retour en arrière qui ne permettait plus d'ailleurs à certains vendeurs de louer une place. Ils avaient écrit une lettre pour faire revenir le maire sur sa décision.
Ces derniers temps, le débat a été relancé suite à une tentative d'évasion et à la chute d'une passante. Cela a entraîné de nouvelles manifestations des forains qui désiraient obtenir des garanties pérennes d'installation. Il aura fallu plus d'un an pour que la solution mise en place la semaine dernière, correspondant à quelques détails près aux souhaits antérieurs des forains (voir ci-après la lettre des forains en 2007), soit enfin entérinée après de longues discussions. Cela aurait pu aboutir plus vite si la municipalité avait créé une véritable instance de concertation. Mais non, comme dans d'autres domaines, l'absence de dialogue permanent envenime les relations entre les pouvoirs publics et les citoyens.
Pour conclure, je m'étonne qu'à aucun moment personne n'ait étudié la possibilité de demander aux magistrats de couper la poire en deux en déplaçant la tenue des procès des trois matinées de marché les après-midi dans l'hypothèse du maintien autour du Palais. Cela aurait satisfait tout le monde et n'aurait pas privé les forains d'une journée de vente, le mardi (il ne reste donc que le jeudi sur le Cours et le samedi au Palais) et aurait aussi permis à certains non sédentaires de ne pas être exclus.

La lettre ouverte des forains d'Aix à Maryse Joissains
du 25 novembre 2007

Votre décision de nous démé­nager du Cours Mirabeau vers le Palais Monclar nous plonge dans un désarroi total. En effet, elle a des conséquences désastreuses pour notre travail, notre sécurité et celle de notre clientèle. La nouvelle implantation du mar­ché ne nous permet pas de débal­ler correctement et mettre en va­leur nos marchandises, à cause des nombreuses bornes de sécurité qui jalonnent nos emplace­ments.
Nous nous retrouvons avec des places réduites ayant une profondeur insuffisante. De plus, la configuration du marché est telle qu'il existe trop d'espaces vides dédiés aux véhicules de gen­darmerie qui diviseront le marché en deux, supprimant ainsi sa convi­vialité et son attrait. En outre, si la sécurité des bâti­ments et du personnel judiciaire est assurée, celle de la clientèle, des commerçants non sédentaires et de leur marchandise n'est pas garantie.
Aix-en-Provence, deuxième cour d'appel de France est amenée à ju­ger de très nombreuses affaires plus ou moins dangereuses ou sensibles, rendant ainsi son envi­ronnement direct très incertain. Le va-et-vient des véhicules de po­lice et des prévenus au milieu mê­me du marché n'est pas un atout pour celui-ci mais, au contraire, risque forcément de le pénaliser et de le rendre infréquentable.
Nous voulons un marché de Pro­vence digne de ce nom avec des étalages attrayants et des condi­tions de travail décentes. Nous exerçons un métier difficile, que nous assumons et aimons. Le marché d'Aix est un des plus beaux de la région; nous aspirons à ce qu'il le reste. Nous ne voulons pas qu'il dépéris­se parce que les marchands l'au­ront délaissé, faute de clientèle et de revenus suffisants.
De même, cette nouvelle implan­tation a privé de place de nombreux commerçants non sédentaires qui fréquentent le marché d'Aix depuis longtemps. Ils se retrouvent ainsi dans une situa­tion financière catastrophique. C'est inhumain et indigne d'une société qui se veut solidaire et gé­néreuse.
Nous ne sommes pas des pions que l'on déplace, mais bien des hommes et des femmes travaillant dur et contribuant à l'activité économique et à la pérennité d'un marché de Provence, tant apprécié et fréquenté par la clientèle locale et étrangère.
Pour toutes ces raisons, nous vous demandons, Madame le Maire, de revenir sur votre décision et de nous autoriser à nous réinstaller sur le Cours Mirabeau en janvier 2009. Ne nous mettez pas en situation de désespoir car celui-ci est peut-être de mauvaises réactions. Puisque nous avons l'habitude d'affronter les difficultés, nous ne perdons jamais espoir.
Nous vous faisons confiance et souhaitons vivement que vous compreniez nos doléances et accordiez crédit à notre requête.
                                                                                                  A suivre... 

31 mars 2010

Au secours, Sarkozy nous représente aux Etats-Unis !

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Lu sur le site Marianne2 un article dont voici quelques extraits. Régal !
Sarkozy, présidentiel... aux Etats-Unis
La presse américaine n’a pas retenu grand-chose de la venue de Sarkozy à New York. Un tabloïd, le New York Post, a qualifié Carla Bruni de "chaude et italienne", comme la machine à espresso que Sarkozy a exigé d’avoir sur place à l’université de Columbia. Le Monarque français fut qualifié de "pointilleux" sur ces petits détails protocolaires. D’autres ont relevé que Carla Bruni avait adopté le nouveau sac Dior de la prochaine collection hiver. Elle a profité de cette escapade pour annoncer un programme d'échanges France/USA entre écoles d'art, avec le soutien de sa fondation, car "savoir, c’est pouvoir". Quel programme ! […]
Sarko le gaucho... à New York 
Devant les étudiants de Columbia, Sarkozy a retrouvé ses accents de gaucho : "Est-ce que vous croyez qu'on pourra défendre le capitalisme, avec autant d'injustices ? Moi je crois qu'on ne pourra pas le défendre". En France, Sarkozy s'acharne à défendre le bouclier fiscal d'une centaine d'ultra-privilégiés. Ne cherchez pas le paradoxe. Il saute aux yeux. […]
A son retour
De retour en France, Nicolas Sarkozy s'expliquera avec ses parlementaires. Il lui faudra aussi gérer la contestation du bouclier fiscal à droite, le départ de la Fondation Hulot des séances de travail du Grenelle de l'Environnement, la polémique sur les 116.000 euros de voyage en jet privé de son secrétaire d'Etat à la Coopération, le fidèle Alain Joyandet, pour une conférence à Haïti, ou le Conseil d'Etat qui refuse l'interdiction totale de la Burqa.

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Lors du dîner, le couple Sarkozy a été reçu sans interprète. C'est Carla qui traduisait. On espère pour lui qu'elle aura mieux traduit qu'il ne s'exprime en français. 

 

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17 mars 2010

Régionales 2010 : La liste de Michel Vauzelle


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La chasse aux abstentionnistes
(Clic sur l'image pour agrandir)

Michel Vauzelle a déposé hier sa liste définitive pour le second tour après fusion des trois listes de gauche. Pour les Bouches-du-Rhône, la fusion pour cette liste de 51 candidats s'est faite à la proportionnelle des résultats du premier tour : 32 pour le Parti socialiste, 11 pour Europe écologie et 8 pour le Front de gauche. Le nombre d'éligibles pourrait se situer entre 30 et 34.
Au niveau régional, la répartition suit le même principe. Comme en 2004, Michel Vauzelle mise sur une majorité de 73 sièges (sur les 123 du Conseil régional qui en comptait 23 pour l'UMP et 19 pour le FN) dont 44 éliglibles pour le PS, 19 pour EE et 10 pour le FG. On peut noter une inversion des forces entre EE et le FG, ce dernier n'obtenant plus que la moitié des élus du précédent mandat et les écologistes une représentation plus que doublée en sièges.

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6 novembre 2013

Le blog a 7 ans... et pas encore mal aux dents

blog 7 ans

Un peu de légèreté pour ce jour qui marque les sept ans du blog ! Même si j'en ignore le terme, je sais au moins que l'envie de lâcher mon clavier ne m'a pas encore saisi.
Il y a tant et tellement de choses à raconter sur les tourbillons d'Aix et sur les mauvaises et plus rarement bonnes manières qui ont cours dans les lieux de pouvoir.
Impossible exploit d'y penser sans éprouver de la colère face aux aberrations, aux coups tordus et aux arrangements qui finissent par apparaître au grand jour.
C'est bien l'une des raisons qui m'ont poussé à ouvrir cet espace, à visage découvert. On peut ne pas être d'accord avec ma façon de taper ici, là ou ailleurs. Libre aux visiteurs de s'exprimer à leur tour comme ils l'entendent. Les commentaires sont sans censure s'ils se conforment aux règles de vie en société, au respect des personnes, de la courtoisie et du langage, cela n'excluant ni la note d'humour ni la critique pointue.
Enfin, qu'il me soit permis de remercier très sincèrement tous les lecteurs qui contribuent à l'audience du blog et constituent pour moi un encouragement quotidien à persévérer. 

2 février 2011

Affaire Alexandre Guérini : Eugène Caselli interpellé

caselli_eugeneC'est l'information de la matinée mais ce rebondissement n'est pas vraiment une grande surprise. C'est surtout une suite logique de l'enquête.
A son tour, c'est Eugène Caselli, président socialiste de la communauté urbaine de Marseille,  qui est entendu dans le cadre de l'enquête liée à l'affaire Alexandre Guérini et visant le traitement des déchets de la métropole.

 
AFP
- L'affaire des déchets marseillais continue d'empoisonner les socialistes des Bouches-du-Rhône. Cette fois-ci, les enquêteurs ont frappé fort, en plaçant en garde à vue le président socialiste de la communauté urbaine de Marseille, Eugène Caselli.
Son avocat a assuré que l'élu était "tout à fait disposé à répondre aux questions qui vont lui être posées", mais il s'est étonné que cela se fasse dans le cadre de la garde à vue : "On aurait pu sans doute opter pour la simple audition de témoin."
Trois autres personnes ont également été placées en garde à vue par les gendarmes de la section de recherches de Marseille, dont Franck Dumontel, ancien directeur de cabinet d'Eugène Caselli, démis de ses fonctions en décembre, et l'avocat Olivier Grimaldi, qui a représenté la communauté urbaine, Marseille Provence Métropole (MPM) dans le passé.
Le troisième gardé à vue est Eric Pascal, patron de la société de traitement de déchets Queyras Environnement, déjà mis en examen dans un autre volet de ce dossier aux vastes ramifications.
Enfin, un directeur général adjoint de MPM, Jean-Pierre Roncin, et le président de la commission d'appels d'offres de la collectivité, François-Noël Bernardi, étaient entendus comme témoins.
Cette vaste enquête a déjà envoyé Alexandre Guérini, patron de décharges et frère du président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, derrière les barreaux pour blanchiment, abus de biens sociaux, détournement de fonds et de biens publics.
Les enquêteurs s'intéressent notamment à deux marchés publics, concernant le tri et la collecte des déchets, lancés par MPM en 2009 et qui auraient fait l'objet d'interventions d'Alexandre Guérini. Eugène Caselli, président socialiste de la communauté urbaine de Marseille, est entendu dans le cadre d'une enquête visant le traitement des déchets de la métropole.
20h00 : La garde à vue d'Eugène Caselli ainsi que celle des trois autres personnes ont été prolongées de 24 heures. Ils passeront donc la nuit dans les locaux de la gendarmerie.

17 septembre 2010

PACA : Mediapart démêle le système des subventions

On le sait, la justice s'intéresse à l'usage de subventions publiques versées par la région à certaines associations et recherche les responsabilités qui auraient conduit à des malversations. Mais comment ça marche ?
Le site Mediapart a déjà produit plusieurs articles fouillés sur ce sujet. Le dernier, daté du 13 septembre, remet tout le processus en perspective. Une enquête inédite et passionnante…

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L'enquête sur Sylvie Andrieux dévoile
un système de subventions qui remonte à 1992

par Louise Fessard
http://mediapart.fr

Entendu pendant trois heures comme témoin assisté dans l'enquête sur des détournements de subventions au profit d'associations fictives, Michel Vauzelle, président socialiste de la région Paca, est ressorti libre, jeudi, du palais de justice. Après la mise en examen, le 8 juillet 2010, de la députée socialiste et ex-vice-présidente du conseil régional en charge de la politique de la ville, Sylvie Andrieux, c'est le deuxième élu convoqué par le juge d'instruction Franck Landou dans cette instruction ouverte en janvier 2008 pour "abus de confiance, détournement de fonds publics, recels de ces délits, escroqueries, faux et usages de faux en écriture privée".
Environ 740.000 euros auraient été versés par la région entre septembre 2005 et juin 2008 à des associations bidon, pour la plupart situées dans les quartiers nord, circonscription électorale de Sylvie Andrieux. Le tout à des fins électoralistes.
Au-delà de ces soupçons de malversations, cette affaire a permis de mettre au jour un système d'attribution des subventions régionales opaque et clientéliste. Et ce système remonterait, selon plusieurs témoignages, à l'époque où Jean-Claude Gaudin, aujourd'hui maire UMP de Marseille, était à la tête du conseil régional. Ce sont les "dossiers signalés": des demandes de subventions soutenues par des élus, qui court-circuitaient l'instruction normale des dossiers par les services régionaux.
Ce système fonctionnait plein pot au sein du service politique de la ville, dont était en charge Sylvie Andrieux jusqu'en juin 2009 et sur lequel porte l'enquête judiciaire. Selon Guillaume Lalange, ex-directeur de l'aménagement du territoire, mis en examen, "les dossiers rattachés à la circonscription de Mme Andrieux bénéficiaient de l'ordre de 75%" du budget du programme régional à la ville.
Mais plusieurs autres services régionaux sont concernés, comme celui de la culture. "30 à 40% des dossiers culture étaient signalés à mon arrivée en 1998, estime le communiste Alain Hayot, vice-président délégué à la culture jusqu'en mars 2010. Le dossier signalé allait au cabinet du président de région. S'il le validait, c'était la descente directe : la direction de la culture était obligée de mettre le dossier de demande de subvention dans les tuyaux pour le vote en commission, même s'il n'était pas correct ou complet." Un vrai secret de Polichinelle : "En Paca, ce système était... naturel et connu de tous les dirigeants associatifs, précise Alain Hayot. Parfois les services administratifs leur conseillaient même de passer par un élu !"
D'après un audit interne saisi par la police judiciaire, au service politique de la ville, les dossiers non signalés n'étaient tout simplement "pas instruits". Ces dossiers sont "mis dans une armoire, au cas où (ils) basculeraient ultérieurement sur une nouvelle liste de dossiers signalés. Les associations ne reçoivent pas de courrier". Concernant les dossiers déposés par le groupe socialiste, majoritaires selon l'audit, et ceux du cabinet "arrivant au dernier moment, la veille à 21h pour le lendemain" et "souvent pas complets", l'audit signale : "pas de procédure d'instruction pour ces dossiers", "pas de lecture de l'opportunité ou de l'intérêt du projet pour la région".
Même topo à la commission emploi, où Philippe Chesneau, aujourd'hui co-président du groupe Europe Ecologie à la région Paca, se souvient de l'étonnement, en 1998, d'un chef d'entreprise d'insertion, "venu chercher ses 300.000 francs annuels", lorsqu'il lui pose des questions sur son activité. "Il m'a répondu que c'était la première fois qu'on lui demandait ça", se souvient-il. Idem au service des relations internationales, où une ancienne chargée de mission témoigne : "On nous a expliqué qu'il y avait des dossiers signalés et qu'il fallait les faire passer sans donner notre avis dessus."

Un système mis en place par la droite

"C'est le règne du prince, de la décision au doigt mouillé selon l'humeur de l'élu", résume Philippe Chesneau. Un règne installé, selon Jules Nyssen, ex-directeur général des services mis en examen, par Jean-Claude Gaudin. En 1992, l'élu UDF récuse l'accord avec le Front national qui l'avait porté en 1986 à la tête du conseil régional Paca et se retrouve dans une situation de majorité relative. "S'instaure alors une discussion entre le directeur de cabinet et Mme Andrieux, en sa qualité de présidente du groupe socialiste, avant chaque session afin que le groupe s'abstienne sur les dossiers importants, décrit Jules Nyssen à la police judiciaire marseillaise. Cette discussion portait sur une enveloppe financière accordée à des dossiers portés par Sylvie Andrieux."
L'arrangement est maintenu par le parti socialiste, lui aussi en majorité relative quand il conquiert la région en 1998. "Il fallait satisfaire le plus grand nombre d'élus pour dégager une majorité et empêcher le pouvoir de nuisance du FN, qui savait bien jouer là-dessus et s'adjoindre des élus sur certains votes", explique Sébastien Barles. Cette fois-ci au bénéfice des élus RPR-UF-DL.
"Christian Estrosi, qui était le président du groupe RPR-UF-DL, déposait sa liste de dossiers concernant les communes de droite chez le chef de cabinet de l'époque de Michel Vauzelle, et ce dernier lui faisait passer la liste en descente directe", se souvient Alain Hayot. "A l'origine, deux tiers des dossiers étaient pour la droite, un tiers pour la gauche, puis ça s'est inversé quand Michel Vauzelle est devenu président", affirme Philippe Chesneau. "C’est ainsi que pendant douze ans (1992-2004) l’administration s’est trouvée dépossédée de son avis d’opportunité sur certains dossiers", conclut Jules Nyssen face aux policiers.
En 2004, Michel Vauzelle, qui remporte la majorité absolue grâce à sa "coalition de l'olivier" rassemblant l'ensemble de la gauche dont les Verts, rate l'occasion de faire le ménage dans les arcanes du conseil régional. "Il y avait une volonté de mettre des critères aux attributions de subvention pour lutter contre le clientélisme mais ça n'a pas été fait à cause des pesanteurs de certains élus", regrette Sébastien Barles.
En 2008, certains cadres administratifs, "recrutés après 2004 dans un grand mouvement de réforme pour plus de transparence et de suivi des dossiers" selon une ancienne chargée de mission, quittent le navire. Jules Nyssen démissionne en mars 2008, faute "d'un soutien politique plus affiché" à son "effort de modernisation de l'administration et de rigueur de la gestion", avance-t-il au juge Franck Landou. "Au début, il y avait une réelle volonté d'aller vers plus de clarté, mais ça a commencé à entrer en conflit avec les intérêts et habitudes de certains élus, témoigne la même ex-chargée de mission. Et il y avait le souci de resserrer les rangs dans la perspective des élections régionales de 2010..."

Le conseil régional "critérise"

Et aujourd'hui, après la mise en examen de 23 personnes, dont plusieurs cadres de la région et une élue socialiste ? Les fameux dossiers "signalés" sont devenus "soutenus" puis dits "de proximité", s'amuse Alain Hayot. "En 2010, on progresse, ne serait-ce qu'à cause des affaires, répond Philippe Chesneau.  Michel Vauzelle a la réputation d'être honnête et il a été très sensible aux affaires".
Fraîchement nommé à la délégation à la culture, le socialiste Patrick Mennucci prépare ainsi pour mars 2011 une délibération cadre fixant les critères d'attribution de subventions. "Environ 90% du budget culture passe déjà par des comités constitués de personnalités du monde de la musique, de la danse, du théâtre, du cinéma, etc., explique-t-il. Le reste, c'est la politique territoriale, où on est en train de mettre des critères. Il est toujours plus facile de dire oui ou non à un organisme sur la base de critères votés par l'assemblée régionale."
A la politique de la ville depuis mars 2010, Fatima Orsatelli, élue issue du monde associatif, nous assurait elle vouloir "sortir d'une relation sous forme d'allégeance politique qui a pu être perçue comme une forme de clientélisme, à droite comme à gauche".
Une priorité puisque comme le reconnaissait lors d'une audition Franck Dumontel, ex-directeur de cabinet de Michel Vauzelle, lui aussi mis en examen, les "listes de dossiers soutenus (...) sont, je pense, à l'origine des faits qui se sont produits". "Si vous passez votre temps à gérer des relations politiques avec la population en distribuant des subventions, vous prenez le risque de tomber sur des gens malhonnêtes et des associations bidon", renchérit Alain Hayot.
Le Front de gauche a proposé la création d'une conférence régionale permanente de la vie associative pour définir en commun politiques d'aides, critères et priorités régionales. Mais pour Sébastien Barles, le vrai problème est "le cumul des mandats qui transforme le mandat régional, considéré comme le moins important, en un guichet territorial". 

18 juin 2010

Michel Pezet invité de France 3 ce samedi à 11h30

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Ce samedi à partir de 11h30, Michel Pezet est l'invité de l'émission "La voix est libre" sur France 3 Provence Alpes. Il sera interrogé sur le projet Marseille Provence capitale européenne de la culture 2013.
Une bonne occasion d'écouter la différence…

http://mediterranee.france3.fr/la-voix-est-libre/index.php?page=article&numsite=6203&id_rubrique=6224&id_article=14201

27 mai 2010

Blogueurs, vos papiers !

gif_arrobaseUn sénateur se disant "apolitique sans étiquette" (mais un peu de droite quand même, exclu de l'UMP en 2004 pour candidature dissidente aux régionales), le dénommé Jean-Louis Masson, a déposé le 3 mai une proposition de loi visant à mettre fin à l'anonymat des blogueurs professionnels ou pas. Il propose donc qu'obligation soit faite à chaque blogueur de mettre "à la disposition du public […] nom, prénom, domicile et téléphone".
Ce brave parlementaire n'en est pas à sa  première plaisanterie. Dans le domaine de l'Internet, c'est, pour ainsi dire, un récidiviste.
C'est déjà lui qui voulait soumettre à la redevance audiovisuelle ceux qui regardent la télévision sur leur ordinateur. C'est encore lui qui voulait élargir la responsabilité pénale de tous les intervenants, hébergeurs de sites, responsables de sites et auteurs d'allégations diffamatoires.
Aujourd'hui, son intention est de "mieux protéger les éventuelles victimes de propos inexacts, mensongers ou diffamatoires qui sont de plus en plus souvent colportés sur la toile" et, à ses dires, par une nouvelle espèce qui s'est développée de manière exponentielle, celle des non professionnels blogueurs et éditeurs des sites Internet, alors que, il ne peut l'ignorer, ces personnes malfaisantes sont déjà pénalement et civilement responsables de tous leurs propos et de l'ensemble des éléments qu'ils éditent.
L'intrépide sénateur a sans doute voulu ravir la première place à l'imaginatif Frédéric Lefèbvre, concurrent bien difficile à doubler en hurluberlutudes. Car pour bien faire, ledit sénateur n'aur ait pas dû arrêter là ses inepties.
A tant faire, il fallait aussi réclamer date et lieu de naissance, nationalité, situation familiale, numéro de sécu, code de carte bancaire, et même, y a pas de raisons de s'en priver, toutes mensurations physiques. Et bonjour les nouveaux fichiers !
En réalité, la farce du sénateur ressemble un peu à du vent. En effet, la loi permet déjà d'identifier les blogueurs car les fournisseurs d'accès connaissent leurs coordonnées. Quiconque se prétend diffamé peut demander réparation en justice avec l'assurance de se retrouver au tribunal en présence d'une personne en chair et en os, et non devant un fantôme insaisissable de corbeau.
En définitive, ce qui est en jeu ici, c'est la mise en question de la prise de parole par des citoyens ordinaires.
Si, personnellement, j'ai fait le choix d'afficher clairement mon identité, je ne vois pas au nom de quoi je devrais condamner ceux qui souhaitent user de leur liberté via l'anonymat.

La proposition de loi :
http://www.senat.fr/leg/ppl09-423.html
Appel et pétition pour le droit à l'anonymat sur Internet :
(j'ai signé)
 http://www.wikio.fr/article/appel-defense-droit-anonymat-internet-190719788#news190719788

21 mars 2010

Régionales 2010 : En attendant les résultats finauds

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URGENT 19h50
Selon les premières estimations, la gauche oscille entre 52 et 54%,
la droite entre 35 et 37%
et le FN entre 7 et 9%.
En PACA, Michel Vauzelle serait réélu avec 43% des voix.
 
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Taux de participation à
17h00
(Source : Préfecture des B.D.R)

National : 43,47%
(39,29% au 1er tour) (51,24% en 2004)
PACA : 44,25%
(38,27% au 1er tour) (50,92% en 2004)
Bouches-du-Rhône : 42,94%
(37,40% au 1er tour) (50,77% en 2004)
Hautes-Alpes : 46,91%
(39,43% au 1er tour) (55,58% en 2004)
Alpes de Haute-Provence : 50,04%
(44,48% au 1er tour) (56,08% en 2004)
Alpes maritimes : 41,09%
(35,24% au 1er tour) (47,94% en 2004)
Var : 46,60%
(39,60% au 1er tour) (51,41% en 2004)
Vaucluse : 47,78%
(42,28% au 1er tour) (54,71% en 2004)
 
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Taux de participation à
12h00
(Source : Préfecture des B.D.R)
National :
rong>18, 57%
(16,07% au 1er tour) 
(18,48% en 2004)
PACA : 18,30%
(17,77% au 1er tour) 
(21,42% en 2004)
Bouches-du-Rhône : 18,30%
(15,95%
 au 1er tour) (21,80% en 2004)
Hautes-Alpes : 19%
(16,33% au 1er tour) (23,36% en 2004)
Alpes de Haute-Provence : 24,80%
(22,43% au 1er tour) (22,79% en 2004)
Alpes maritimes : 19%
(17,04% au 1er tour) (18,25% en 2004)
Var : 21,10 %
(20,10% au 1er tour) (22,42% en 2004)
Vaucluse : 20,80%
(19,75% au 1er tour) (24,80% en 2004)
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La fin du suspense est donc pour aujourd'hui. Les listes étant moins nombreuses, les résultats de ce soir arriveront plus tôt que la semaine dernière. En attendant, on pourra toujours découvrir dès midi ici même les taux de participation. 
Et on va voir ce qu'on va voir. On saura d'ici peu si tous les abstentionnistes auront encore renforcé la victoire historique de l'UMP du premier tour. Et s'il se confirme que la gauche se sera pris sa plus grosse veste depuis le début de la cinquième république. On sera heureux d'entendre les déclarations réjouies de la droite et les dénégations misérables de l'opposition nationale. Enfin, vous voyez ce que je veux dire… car ce ne sera sans doute pas printemps pour tout le monde.

9 décembre 2009

Municipale : Alors, main ou pas main dans les urnes ?

urne_voteDans moins d'une semaine - le 15 décembre - le tribunal administratif de Marseille devrait enfin faire connaître sa décision sur l'annulation ou pas de l'élection municipale d'Aix de juillet dernier qui s'est jouée à 187 voix d'écart.

Du côté d'Alexandre Medvedowsky, tout le monde y croit vraiment dur comme fer. Chez Maryse Joissains, on veut encore croire doigts croisés que la requête sera rejetée et qu'il n'y aura donc pas un troisième match électoral.

Dès le soir même du second tour estival, Medvedowsky avait annoncé qu'un recours serait déposé sur la base d'irrégularités constatées dans les opérations de vote. A quoi s'ajoutait, selon lui, une série de manœuvres dans la conduite de la campagne électorale, concernant notamment des attaques contre la décision du Conseil d'Etat qui avait annulé le scrutin de mars 2008 et des propos tenus dans les tracts de Joissains relatés également dans la presse.

Juridiquement, ce volet ne relève pas de la compétence du tribunal administratif. C'est l'affaire du procureur de la République. Il en a d'ailleurs aussi été saisi mais il a débouté Medvedowsky. En revanche, le contentieux proprement électoral est un dossier relevant bien de la juridiction administrative de Marseille.

Là, les motifs et les moyens exposés dans le recours méritent d'être regardés avec attention. Car, le moins que l'on puisse en penser est qu'ils soulèvent de multiples points présentant des aspects assez troublants : entre autres, le nombre très élevé de procurations et les conditions jugées singulières d'utilisation de certaines d'entre elles, et des différences de signatures d'électeurs entre les deux tours.

Joissains a bien sûr répondu au contenu du recours. Dans son mémoire, elle réfute de nombreux points de la requête, s'abritant notamment derrière l'argument que cette élection était organisée par la délégation spéciale mise en place par le préfet et non pas par elle puisqu'elle n'était plus maire.

Voilà résumés à grands traits les éléments de discussion qui devraient logiquement faire l'objet de l'arbitrage du tribunal.

Selon ce que nous rapportent diverses sources, le doute semble s'être installé dans le camp de Joissains qui, après avoir annoncé qu'elle ne ferait pas appel, a ensuite changé de cap en déclarant qu'en cas d'annulation elle irait en Conseil d'Etat, dont elle tente de se défendre d'avoir vivement critiqué la décision de juin dernier. Tout bien pesé, il faut dire que la perspective (la crainte ?) d'avoir à revoter quasiment en même temps que pour les régionales a sans doute influencé ce revirement qui permettrait ainsi de retarder une éventuelle troisième élection municipale.

En juin, l'annulation pour des motifs jurisprudentiels inédits avait surpris. Cette fois encore, la "victoire" ayant été acquise à un très faible écart, plus infime qu'en mars 2008, il sera du ressort du tribunal administratif d'établir et de statuer si les faits consignés dans la requête ont pu, ou pas, entacher les résultats jusqu'à modifier le sens du scrutin.

On a vu des élections annulées pour des écarts plus significatifs dus à de la fraude manifeste. Qu'en sera-t-il incessamment pour Aix-en-Provence dont l'affrontement de juillet dernier était déjà le second match ?

Lire les deux recours connus :

1. Recours d'Alexandre Medvedowsky

2. Réponse de Maryse Joissains

19 octobre 2009

Ce soir sur France 2, enquête sur la corruption

complement_denqueteComme je l'avais annoncé fin septembre, France 2 consacre son numéro de "Complément d'enquête" au thème de la corruption.

"Pots-de-vin, corruption : quand les élites dérapent", vaste sujet donc. Quatre dossiers seront traités au scalpel, notamment celui intitulé "My député is rich". On devrait y évoquer Aix...

Parmi les personnalités invitées à donner leur avis après chaque reportage, il y a Eva Joly, ancienne juge d'instruction et députée européenne, et Bernard Accoyer, président de l'Assemblée nationale.

L'émission présentée par Benoît Duquesne est programmée à 22h15. Pour ceux qui ne pourraient la voir ce soir, elle sera ensuite visible dans son intégralité sur le site de France 2.

Le sommaire de "Complément d'enquête" ce soir :

(clic sur les différents onglets pour découvrir les thèmes)

http://info.france2.fr/complement-denquete/

22 janvier 2010

La ruée vers l'ordure… de Marseille à la Côte d'Azur

Sous les ordures les affaires ? C'est l'interrogation du moment. En tout cas, jamais on n'aura autant évoqué ou étalé les gros et les petits dessous que peuvent cacher les marchés des déchets. A voir le nombre et la portée des enquêtes en cours, on ne peut s'empêcher de penser à Naples. Certes, ici il n'y a pas mort d'homme mais c'est la comparaison qui vient immédiatement à l'esprit.

Cela fait plusieurs mois maintenant que la justice locale s'évertue à en savoir plus pour essayer de faire un tri méticuleux dans les insinuations, quand ce ne sont pas des accusations malodorantes, que de bonnes âmes ont spontanément et peut-être opportunément agitées sous ses narines.

Comptant sur son flair, la justice semble décidée à y plonger son nez, profond. Et à engager une sérieuse opération de grand nettoyage. Y a-t-il matière à débusquer de coupables ententes, de grosses combines ou de petits arrangements ? En l'état, la prudence est de mise.

Mais, si l'on s'en réfère à ce qui a déjà paru courageusement dans la presse la plus libre, sauf faits contraires, quelques enquêtes ne devraient pas finir leur parcours dans le feu des incinérateurs. Et de certains amas fumants pourraient bien rejaillir de cuisantes flammes qui risquent fort de griller ceux qui espéraient les étouffer.

         

L'article de Bakchich Info du 21 janvier 2009 :

http://www.bakchich.info/Cache-cache-dans-les-ordures,09840.html 

    

L'article du Canard enchaîné du 20 janvier 2009 :

(Clic sur l'image pour agrandir)

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5 août 2009

Election municipale : La fièvre et le tort tue…

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Dernières salves d'été...

Pour les raisons que nul n'ignore, l'activité politique aixoise s'est prolongée jusqu'à ce premier dimanche d'août. Enfin, pas pour tout le monde. Car Maryse Joissains n'était pas présente au conseil municipal. Comme on ne peut mettre cela sur le compte d'une réunion se tenant encore un dimanche - Joissains a voté la loi sur le travail ce jour-là - ni sur des congés anticipés du maire, il faut bien essayer de trouver un motif crédible.

Explication mise en avant par ses proches : elle aurait ressenti un "besoin de repos après une campagne éprouvante". Faut-il en déduire que la campagne n'aurait été qu'un simple exercice de routine pour tous les autres candidats et élus ? On peut en douter. Serait-ce une sage précaution de Joissains pour prévenir un éventuel coup de fatigue tellement à la mode ces temps derniers ? Si c'était le cas, on aurait évidemment envie d'applaudir à cette forme de sagesse.

Ce qui est sûr, c'est que l'absence n'était pas due à une énième extinction de voix, les cordes de ce baratin étant usées d'avoir trop servi. Alors quoi ? L'hypothèse la plus sérieuse semble bien être un certain vote inscrit à l'ordre du jour. Présentée en procédure d'urgence - il y avait de quoi, en effet - une délibération a finalement entériné, à l'unanimité, oui, mesdames et messieurs, à l'unanimité, la liste initiale des élus d'opposition devant siéger à la CPA qui avait été malignement réformée dans un fantasque numéro de tréteaux une semaine auparavant.

C'est alors qu'on se remémore la très aventureuse parabole lancée au micro telle une sentence par Joissains : "Il faut savoir perdre et savoir le faire dans l’honneur. Je ne sais pas si vous avez fait du sport, mais les sportifs quelquefois perdent d’une courte tête un titre olympique et ils le font dans l’honneur malgré la souffrance que peut constituer le fait d’avoir perdu un combat auquel on tenait…" Et hop, c'est qu'il est convenu d'appeler un honnête retour à l'envoyeur.

Au final, la seule chose que l'on puisse lui reconnaître, c'est que son absence toute diplomatique camouflée en fatigue n'aura pas coûté un centime à la sécurité sociale qui ne rembourse pas le pédalage en marche arrière forcée. Et là, dommage que Joissains n'ait pas eu le privilège d'affronter les mines réjouies de l'opposition. En revanche, les élus de la majorité chargés de présenter le revirement puis de le voter ont dû pâlir en ingurgitant une telle couleuvre. Car la docilité à toute épreuve a parfois un prix, celui de la honte.

Encore une séance illégale ?

Revenons maintenant à la séance elle-même. N'y a-t-il pas eu une entorse de plus à la légalité ? Etrangement, c'est le 3e adjoint qui a présidé le conseil municipal. Connaissant l'homme, qui est aussi un ami de longue date, loin de moi l'idée de lui nier la capacité à le faire. Non, c'est plus fondé que cela.

En effet, le Code général des collectivités territoriales précise clairement ceci dans son article L.2122-17 : "En cas d'absence, de suspension, de révocation ou de tout autre empêchement, le maire est provisoirement remplacé, dans la plénitude de ses fonctions, par un adjoint, dans l'ordre des nominations et, à défaut d'adjoint, par un conseiller municipal désigné par le conseil ou, à défaut, pris dans l'ordre du tableau", c'est-à-dire l'ordre d'élection des adjoints et des conseillers municipaux.

Autrement dit, le 1er adjoint remplace le maire en cas d'absence ou d'incapacité. Si le 1er adjoint est indisponible, c'est le 2e qui prend cette place et ainsi de suite. A ce conseil, étaient présents le 1er adjoint et la 2e adjointe. Pourquoi le 1er surtout a-t-il été dessaisi de la présidence de la séance au profit de l'adjoint classé 3e ? Cela est passible de l'annulation de la totalité de la réunion du conseil municipal. On se demande bien quel est le niveau de vigilance de certains.

Enfin, après tous les arguments de campagne utilisés par l'équipe Joissains clamant que l'invalidation de l'élection allait faire perdre beaucoup d'argent et de temps, remettons un peu les choses en place. On cherche encore les retards à rattraper en matière de conduite des affaires de la Ville.

Après les deux conseils consacrés principalement à la réinstallation de l'assemblée communale, la mairie a publié les dates des prochains conseils municipaux : les 28 septembre, 3 novembre et 14 décembre. Rien de changé par rapport aux vieilles habitudes annuelles. Idem pour la CPA dont la plus proche convocation n'est fixée qu'au 23 octobre. Il n'y a pas à dire, question envies pressantes de rattraper le temps, c'étaient surtout celles des trônes et des cabinets des élus.

24 juillet 2009

A la mairie, les élus vont travailler le dimanche !

INFO DU JOUR

Le recours en annulation de l'élection municipale du 19 juillet a bien été déposé ce vendredi auprès du tribunal administratif de Marseille.

                

Hotel_de_VilleLe tout premier conseil municipal aura lieu dimanche. L'ordre du jour comporte 23 délibérations, 7 concernent l'élection du maire et des adjoints, toutes les autres portent sur la désignation d'élus dans diverses instances municipales ou extérieures, par vote soit à la proportionnelle soit à la majorité. On ne connaîtra peut-être pas encore comment vont être attribuées ou redistribuées les délégations qui pourraient être annoncées lors d'un autre conseil prévu le 2 août, un dimanche aussi. Cela fera les pieds aux élus favorables au travail dominical.

Là, ils seront servis car les séances initiales sont toujours fastidieuses du fait de la longueur des opérations de vote et de dépouillement des résultats, surtout quand elles se font à bulletin secret comme la loi en fait obligation.

Il sera intéressant d'observer le comportement des élus de l'opposition qui ont laissé entendre qu'ils boycotteraient la séance d'installation.

Le risque est qu'ils ne puissent pas présenter des candidatures pour siéger dans les instances à désignation proportionnelle. On n'ose imaginer qu'ils fournissent des noms et laissent la seule majorité les voter. Il serait donc paradoxal d'être absent physiquement et d'accepter que la majorité s'exprime en leur lieu et place pour les désigner. Comprenne qui pourra.

Ce n'est pas parce que l'élection peut être contestée par voie de recours que le conseil actuel n'a pas de légitimité. Il a le droit avec lui tant que les juges n'auront pas statué sur une éventuelle nouvelle annulation.

Cela a d'ailleurs été le cas entre mars 2008 et juin 2009 : toutes les délibérations passées entre ces deux dates ne seront pas remises en cause malgré l'invalidation prononcée il y a six semaines. Etre présent, c'est être responsable et montrer par la même occasion que bouder n'est pas combattre. 

29 décembre 2009

Un dîner vraiment parfait… ou presque !

dinner_for_onePour clore l'année, voici enfin de quoi sourire et même rire. Un enivrant cadeau à voir jusqu'au bout et à déguster sans modération. Ce type de moment étant plutôt inhabituel, un avertissement s'impose : tout contrevenant à l'obligation de regarder cette vidéo se verra contraint d'opter illico entre payer la tournée ou être privé d'accès à mon blog. (rires)

Le thème : Miss Sophie fête ses 90 ans à table entourée de ses amis de toujours et servie par son majordome James…

La vidéo obligatoire : (Merci à jpduf pour le lien)

http://www.dailymotion.com/video/x5zld2_diner-pour-un-humour-anglais

Pour en savoir plus sur "Dinner for one" :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Dinner_for_One

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