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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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21 juin 2007

Les recettes de la cuisine électorale

Pendant ce temps-là…

trahison

En politique, les alimentaires, les ambitieux, les courtisans, les girouettes, les opportunistes, les traîtres… ne manquent pas. La liste est infinie. Les fautifs sont moins ceux qui proposent que ceux qui acceptent, qui se compromettent ou, pire, qui se renient.

Le gouvernement présenté mardi illustre à merveille la recette du plat de lentilles (certain préfère le riz) qui constitue un menu indémodable et toujours très apprécié en cuisine électorale.

Les surprises du chef…

laporte

(Clic sur l'image pour agrandir)

C'est nouveau, ça vient de sortir. Y a pas à dire, Sarkozy a de la suite dans les idées. Alors, essayons de deviner ses futures surprises.

Après Bernard Laporte aux sports qui rejoindra le gouvernement à la fin de la coupe du monde de rugby, il n'y aura plus qu'à attendre Christian Clavier à la culture après son dernier chef d'œuvre, Johnny au tourisme quand il saura enfin s'il est français, belge ou suisse, Mireille Mathieu après son dernier succès au Japon, Bruno Gynéco à la lutte contre les produits pharmaceutiques qui font rire quand il aura résolu ses problèmes fiscaux, Steevy Boulay à la recherche quand sa greffe de cerveau ne fera plus de rejet…

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14 mai 2007

BILAN 11 : Se déplacer et se garer, la loi de l'absurde

parking

(Clic sur l'image pour agrandir)

Panneaux géants et bourrage de crâne. La mairie d'Aix ne recule devant rien pour annoncer l'ouverture du parking Rotonde. L'opération séduction n'est pourtant pas aussi rutilante que cela. D'abord, le fait même de créer un parking de 1.800 places en centre ville montre une incohérence en terme de vision urbaine.

Circulation alourdie, pollution aggravée, nuisances sonores décuplées, découragement à l'utilisation de moyens collectifs et alternatifs de transport ne sont pas pris en compte et sont en totale contradiction avec les objectifs et les dispositions du Plan de déplacements urbains.

Ensuite, la concentration intra-muros du stationnement est peu compatible, sinon incohérente, avec la mise en place de parcs relais en périphérie. Alors que la demande des "tout voiture" est toujours grande, la mairie et la communauté d'agglomération encouragent de facto les automobilistes à ne pas à renoncer à ce moyen de locomotion dont on sait depuis longtemps qu'il représente une large majorité des déplacements de moins de 5 kms.

Enfin, le maire d'Aix fait croire que le parking Rotonde offre 1.800 places "nouvelles", sous-entendues supplémentaires. La vérité est que ce nombre est le parfait équivalent de celui des places supprimées sur les emplacements des précédents parkings de fortune (parkings Coq et ancienne gare routière) et des places de surface éliminées au centre et sur le périphérique. Il s'agit donc plus d'une substitution que d'une véritable création.

On aurait pu investir plus avantageusement les fonds engagés pour le grand parking pour développer des parcs relais judicieusement répartis aux entrées de ville, pour élargir l'offre en transports en commun non polluants et pour promouvoir des modes doux. On aurait alors incité les Aixois et les visiteurs à être des citoyens plus responsables et plus respectueux du cadre de vie et du patrimoine.

4 juin 2007

Sarko écolo avant les autres

especes_menacees

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On sait qu'il existe un trafic de bois tropicaux, d'ivoire d'éléphants, de cornes de rhinocéros, de bébés singes, de tortues égyptiennes, de peaux de félins. Mais on connaît peut-être moins celui d'anguilles européennes, très prisées par les Japonais, ou de poissons-scies vendus vivants pour les aquariums et dont la viande et les nageoires sont consommées. L'achat de ces animaux menacés de disparition est interdit ou réglementé. Il faut donc protéger 5.000 espèces animales et 28.000 espèces végétales.

La 14e conférence de la Convention de Washington, qui a lieu tous les trois ans et dont 171 pays sont signataires, s’est ouverte dimanche à La Haye (Den Haag), aux Pays-bas. 2.500 experts, diplomates et représentants d'ONG se réunissent jusqu’au 15 juin pour tenter de renforcer la réglementation sur le commerce des espèces sauvages (faune et flore). En France, comme pour beaucoup d'autres dossiers, Sarkozy a des idées sur tout… et là, franchement, avec la Mireille, il tient un bon bout.

27 mai 2007

Aérodrome des Milles : Lettre aux candidats

avion_toit

Des associations unies dans le même combat contre le bruit venu du ciel (AECV Eguilles, ADQSVP Simiane, EVE Ventabren, CIQ Millois,  Collectif de la Duranne, 1.000 Décibels Intercommunale, UDVN-13 Départementale) ont adressé une lettre ouverte aux candidats députés des 10e, 11e et 14e circonscriptions.

Vous êtes candidat(e) au poste de député. Or, votre circonscription est concernée par les graves problèmes liés au projet de satellisation de l’aérodrome des Milles à Marignane.

Nos associations apolitiques luttent depuis 7 ans contre ce projet bruyant, polluant et à risques pour 100.000 habitants sous-jacents dont une partie est dans votre circonscription.

Nos nombreuses actions durant ces 7 années nous ont permis de le vérifier : rien ne justifie cette satellisation !

Il faut savoir que :

-- L’aérodrome des Milles est ouvert à la circulation aérienne publique depuis 1969 sans que personne ne s’y soit intéressé. Ce n’est qu’au départ des militaires que subitement l’Aviation Civile s’est trouvée de bonnes raisons pour vouloir le satelliser à Marignane. La nature a horreur du vide, dit-on !

-- Très récemment et à plusieurs reprises, diverses autorités, dont le Préfet des Bouches-du-Rhône, ont confirmé que l’aéroport de Marseille Marignane avait suffisamment de réserves foncières et de possibilités techniques actuelles pour n’envisager une éventuelle saturation qu’en 2030 !

Après ce bref exposé, nous aimerions savoir qu’elle serait votre position sur ce dossier si vous êtes élu(e). Nous diffuserons très largement toutes les réponses (ou non réponses) dès le 1er juin pour que les riverains, que nous défendons, soient clairement informés sur le futur de l’aérodrome des Milles.

1. Savez-vous qu’une étude officielle démontre qu’un avion à réaction pollue 16% de plus au km / passager parcouru qu’une automobile ?

2. Savez-vous que le projet de satellisation prévoit la mutation d’avions à réaction et d’hélicoptères sur Les Milles avec possibilité de vols de nuit dans le futur ?

3. Savez-vous que le Pays d’Aix, cuvette topographique enclavée, est déjà une des régions de France le plus souvent en limite de pollution autorisée ?

4. Sachant que rien ne justifie cette satellisation et que riverains, usagers présents et politiques territoriaux souhaitent le maintien de cet aérodrome en son état (aviation légère de moins de 5T 700), vous engagez-vous à défendre cette position auprès du nouveau gouvernement et son ministre des transports ?

5. L’art. 28 de la loi 2004-809 du 13.08.04 prévoit le transfert aux collectivités territoriales de tous les aérodromes appartenant à l’Etat, sauf 2 ou 3, dont Les Milles (décret 2005-1070 du 24.08.05). Vous engagez-vous à faire abroger ce décret afin que celui des Milles soit géré par les collectivités territoriales ?

6. En cas d’échec sur l’abrogation de ce décret, vous engagez-vous à demander à M. le Ministre des Transports l’application de l’art. 221.3 de l’Aviation civile, qui prévoit la répartition des nuisances sur l’ensemble des aérodromes ouvert à la circulation publique d’un même département.

7. Vous engagez-vous à tenir informées nos associations de vos démarches afin que nous les transmettions à tous les riverains sous-jacents (100.000) ?

25 juin 2007

"Le contrat", une vidéo coup de poing

terpacificLe système mis en place dans notre monde libre repose sur l'accord tacite d'une sorte de contrat passé avec chacun d'entre nous dont voici, dans les grandes lignes, le contenu.

C'est un contrat que nous signons en quelque sorte chaque matin en nous réveillant et en ne faisant rien…

Lucide, effrayant, percutant, captivant jusqu'au bout !

Une vidéo slam de Pascal Chambon sur un texte anonyme…
http://www.dailymotion.com/video/x1zg25_lecontrat

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14 juin 2007

Vous reprendrez bien un peu de TVA ?

TVA

(Clic sur les images pour agrandir)

TVA_meteo

Fiscalité en baisse pour les uns, TVA en hausse pour tous les autres. Belle perfidie, hein ? L'entourloupette que le gouvernement s'apprête à mettre en œuvre va faire mal. Le prétexte ne tient pas la route.

On nous dit que la baisse des charges fiscales des entreprises va empêcher les délocalisations et créer de l'emploi. Pour compenser, il faudra augmenter la TVA qui s'applique à tous le produits vendus en France, importés ou produits localement.

On évoque une hausse de l'ordre de 5%. Le problème c'est que ça ne marche pas.

Cela fait des années que la droite baisse les charges. A-t-on vu plus d'emplois créés grâce à ces mesures ? Non. Ce n'est donc, une fois de plus, qu'une décision destinée à ceux qui possèdent le plus.

En revanche, la TVA, non liée aux revenus des ménages, est l'impôt le plus injuste. Elle concerne tout le monde. Toute hausse se répercute directement sur les prix à la consommation et provoque donc une baisse du pouvoir d'achat. C'est d'ailleurs l'impôt qui rapporte le plus à l'Etat. La TVA représente 51% des recettes fiscales contre 17% pour l'impôt sur le revenu.

Et voilà comment on tente de faire passer cette TVA pour "sociale" alors qu'elle est essentiellement "patronale" et donc inéquitable pour le commun des citoyens.

Pour mémoire, en 1995, Juppé l'avait fait grimper de 18,6% à 20,6% alors que, en 2002, Jospin l'avait ramenée à 19,6%.

Connaissant les résultats obtenus par la droite (explosion de la dette, creusement record des déficits sociaux, déficit record du commerce extérieur, accroissement de l'échelle des salaires et de la fracture sociale, augmentation constante des précarités de toutes sortes…), on peut gager que les mêmes turpitudes entraîneront les mêmes conséquences néfastes.

A vos casques ! Cela ne fait que commencer…

2 mai 2007

Mai 68 : Réaction de Philippe Mérieu

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Pour Sarkozy, Mai 68 est donc responsable de tout : du dénigrement de l'identité, du communautarisme, de la faillite de l'école, du cynisme des capitalistes et même des parachutes dorés ! De la campagne qui s'achève, il dit carrément : "Ce fut une campagne aux prises avec une crise morale comme la France n'en a peut-être jamais connu, sauf peut-être au temps de Jeanne d'Arc."

Le candidat de l'UMP tonne : "Les héritiers de Mai 68 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, aucune différence entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid. Ils avaient cherché à faire croire que l'élève valait le maître [...], que la victime comptait moins que le délinquant." "Il n'y avait plus de valeurs, plus de hiérarchie", lance-t-il, dénonçant la "gauche, héritière de Mai 68  [...]. Dans cette élection, il s'agit de savoir si l'héritage de Mai 68 doit être perpétué, ou s'il doit être liquidé une bonne fois pour toutes".

Le pédagogue Philippe Meirieu a pour sa part estimé que les propos de Nicolas Sarkozy sur Mai 68 relevaient d'un retour à "l'autoritarisme" prôné par Pétain, critiquant la vision "infantilisante" de l'école par le candidat UMP. Sarkozy avait estimé lors de son meeting à Bercy que Mai 68 avait "liquidé l'école de Jules Ferry", et "imposé le relativisme intellectuel et moral".

"Ce que Sarkozy dit sur l'autorité ressemble au discours de Pétain, avec un retour à l'autoritarisme, à une forme d'obéissance arbitraire fondée sur la force et non sur la compétence", a estimé le fondateur des IUFM (instituts de formation de maîtres). "C'est une vision infantilisante de l'école", a-t-il déploré. "Liquider Mai 68, c'est un recul inquiétant de la démocratie : c'est mettre en place un dispositif dans lequel l'autorité ne se discute pas, or l'autorité démocratique, par essence, se discute", a-t-il estimé.

"Il y a eu des excès libertaires en Mai 1968, mais ils ont très vite été cadrés, on est revenu aux notes depuis des dizaines d'années, et il n'y a jamais eu autant de sanctions, autant de conseils de discipline qu'actuellement, sans que cela ne fasse baisser la violence scolaire d'ailleurs", a-t-il ajouté.

"Ce qui a fait l'enfant roi, ce n'est pas Mai 1968, ce sont les médias et la publicité, qui exaltent les caprices de l'enfant consommateur", a-t-il conclu, exhortant le candidat à s'attaquer au "crétinisme intellectuel" que promeuvent les médias et les multinationales.

7 juin 2007

Avec les heures sup', bientôt mon yacht !

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Dans la série des réformes souhaitées par Sarkozy, la défiscalisation et la détaxation des heures supplémentaires pourraient coûter très cher à l’État (5 à 6 milliards d’euros) et accroître encore le déficit budgétaire. Mais les contours de cette réforme sont encore flous, ce qui rend les chiffrages difficiles pour les économistes. Ils devraient toutefois y voir plus clair d'ici peu, puisque Fillon vient de transmettre le texte de "l’avant-projet de loi" au Conseil d'État.

Qu'on ne se fasse pas d'illusions, l'objectif est la casse du code du travail.

Que dira le Conseil constitutionnel sur la légalité de la défiscalisation des heures supplémentaires concernant ceux qui ont un emploi (si l'employeur leur en donne) et qui pénalise ceux qui n'en ont pas ? Le gouvernement pourra-t-il convaincre que la mesure relève de l'intérêt général ? A voir…

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11 mai 2007

Machines à voter : Epilogue ?

Le malaise "psychologique" du Conseil constitutionnel

vote_machine

Article d'Octave Bonnaud, paru sur le site de Marianne le 10 mai 2007.

Les sages ont proclamé les résultats définitifs du second tour de l'élection présidentielle. Et livré leurs observations sur le bon déroulement du vote dans les bureaux équipés de machines à voter. Le Conseil constitutionnel a rendu public jeudi après-midi, ses observations sur le déroulement des opérations électorales. Et balayé d'un revers de main les objections techniques soulevées par les adversaires des machines à voter.

Dans au moins dix municipalités équipées de machines à voter, des recours ont été menés auprès du Conseil constitutionnel, indiquait ce matin les représentants d'une association d'opposants. Sur l'ensemble de ces actions, les neufs sages n'ont retenu qu'un "léger incident dans le bureau de vote n°3 de Marignane où l'impression des résultats s'est révélée illisible".

Globalement, le Conseil constitutionnel estime que les machines à voter ont "dans l'ensemble mieux fonctionné qu'au premier tour". Sans évoquer les réclamations en contentieux électoral qui leur étaient adressées, les sages ont dénoncé "l'acharnement déployé dans certains milieux pour jeter le doute sur la crédibilité du vote électronique" (...) "et inciter au contentieux". Avant d'opposer les mauvais plaignants aux "électeurs de bonne foi qui éprouvent eux aussi un malaise".

Pour les sages, la cause de ce malaise serait "beaucoup plus psychologique que technique". De façon surprenante, une fois cette distinction affirmée, le Conseil va dresser un bilan désastreux de l'irruption des machines à voter.

Le garant du bon déroulement du vote estime en effet que l'apparition des machines à voter "rompt le lien sensoriel et symbolique que la pratique manuelle du vote et du dépouillement avait tissé" (...) "met fin à une communion citoyenne et prive le corps électoral de la surveillance collective des opérations dans lesquelles s'incarne le suffrage universel."

Etrangement, les sages rejoignent sur ce point les "instigateurs" de la pétition pour le maintien du vote papier qu'ils accusent d'"acharnement". Ces derniers font valoir que "tout citoyen ou groupe de citoyens doit pouvoir s'assurer directement, sans faire appel à des experts, de la sincérité du décompte."

9 mai 2007

Boule de cristal

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Je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais une chose est sûre, va y avoir de la casse. Les premières mesures "sociales" et économiques annoncées par les copains de Sarkozy risquent fort de se faire de manière brutale. Le futur gouvernement compte légiférer rapidement sur l'exonération des heures supplémentaires, la déduction des intérêts des emprunts immobiliers, la suppression des droits de succession, la défiscalisation du travail des étudiants, les peines planchers pour les multirécidivistes et les négociations pour obtenir un service minimum dans les transports publics. Evidemment, le dialogue viendra après, s'il vient…

7 juin 2007

Nouveau bug pour la commission "Antennes relais"

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Huit mois après l'alerte donnée par les habitants de plusieurs quartiers sur le problème des antennes relais, la commission d'étude mise en place par le conseil municipal en mars s'est enfin réunie mercredi en présence du maire. Mais l'improvisation continue…

Alors, y a-t-il du nouveau ?

Etaient présents deux élus de la majorité et deux pour l'opposition. Il y avait les services, des associations de quartiers et des personnalités qualifiées comme cela avait été établi par la délibération. Sauf que… une association spécialisée et indépendante (CRIIREM), voulue par mes collègues de gauche, n'était pas là ! La faute en revient au cabinet du maire qui, après s'être engagé à la contacter, n'a pas donné suite.

Danielle Rumani-Elbez (PRG), accompagnée de Cyril di Méo (Verts), a rappelé avec force que c'était là une des conditions pour le sérieux des travaux et qu'elle avait pris soin d'insister là-dessus lors de divers contacts qu'elle a eus avec le cabinet du maire.

Réagissant comme par coup de sang, le maire a dit qu'elle était d'accord et s'en pris à son entourage immédiat. Belle cacophonie.

Dans ces circonstances, la réunion n'est pas allée bien loin.

Le maire a demandé qu'on en organise une autre dans les dix jours en présence de ladite association. Cela fera perdre encore un peu de temps mais on commence à en avoir l'habitude.

Rappelons que les riverains avaient saisi la mairie en octobre par pétition et par lettres recommandées pour que l'on étudie le principe de précaution comme dans beaucoup d'autres villes. Nous avions nous-mêmes posé une question orale au conseil municipal de décembre. En janvier, le dossier avait été reporté à cause de l'absence du maire. En février, le dossier n'était toujours pas inscrit à l'ordre du jour par "oubli".

En mars, une discussion a eu lieu et la création de la commission a été décidée. Dans tout ce laps de temps, le maire avait donné des instructions écrites au directeur de l'OPAC pour désactiver les antennes posées sur les bâtiments HLM de l'Odyssée à Encagnane. Ses adjoints ont fait des déclarations contradictoires et les antennes sont toujours là. Voilà où en est la situation.

Va-t-on enfin arriver à prendre la chose au sérieux ?

Pour plus d'informations sur les étapes successives de cette affaire, voir la rubrique "quartier Encagnane", côté droit du blog.

(La photo représente le bâtiment HLM de l'Odyssée.)

6 mai 2007

Mon blog : Six mois et quelques heures

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Voilà six mois aujourd'hui, je décidais d'ouvrir ce blog. J'y ai publié presque autant d'articles que de jours dans une année. On m'avait dit que je me lançais dans une entreprise qui nécessitait de la détermination, de la ténacité et de la persévérance. Pas faux. Mais vos visites de plus en plus nombreuses et vos encouragements chaleureux me confortent dans mon idée première : ouvrir un espace d'informations et d'opinions. J'ai donc fait prendre ce chemin à mon blog pour qu'il ressemble plus à un mini-journal qu'à… un blog.

Je sais que beaucoup de personnes relaient mes "posts" et les signalent à leur entourage. Je les en remercie ici vivement. Pour tout vous dire, je n'ai jamais éprouvé ni lassitude ni déplaisir à écrire et à illustrer mes articles. Alors, je vais continuer d'alimenter chacune de mes pages comme si c'était la première, comme si c'était la dernière, disait le poète. Quant à vous, prenez donc le temps, si je puis me permettre, en ce jour de vote, de lire ou de relire certaines de mes rubriques, là à gauche et à droite de cette colonne. A demain, encore une fois !

5 mai 2007

Un quart d'heure de plus

horlogeL'homme qui a prononcé ces mots savait parfaitement de quoi il parlait. Inspirons nous de cette force de frappe du Tigre.

"Celui qui peut moralement tenir le plus longtemps est le vainqueur : celui qui est vainqueur, c'est celui qui peut, un quart d'heure de plus que l'adversaire, croire qu'il n'est pas vaincu."

Georges Clémenceau

12 juin 2007

Sarkozy ne manque pas d'air…

imitation

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Grâce aux télévisions étrangères, nous avons pu voir la première "grande" prestation de Sarkozy au sommet du G8. Il était dans un état quasi-second (pour ne pas dire sous l’emprise de substances) lors de sa conférence de presse…

À se demander s’il avait bu une "drôlerie" avec Vladimir Poutine. Au micro, il a même semblé expulser de l'air et je veux rester poli…!

Voir la preuve avec ce lien :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy%2B

rot/video/x28dtx_rot-de-sarkozy-g8-preuve-quil-est-i

25 avril 2007

Les patrons font CACA rente ensemble

avenir

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Renforcée par les cas Forgeard (EADS) et Tchuruk (Alcatel), la polémique sur les rémunérations des grands patrons français monte… pendant que leurs salaires, eux, restent stables. Selon Les Echos de mardi 24 avril, en effet, leurs salaires (incluant fixe, bonus, avantages en nature et éventuels jetons de présence) stagnent pour la deuxième année consécutive. La moyenne 2006 pour les patrons du CAC 40 – hormis ceux arrivés en cours d’année – s’établit à 2,2M€.

Le patron le mieux payé de France est Bernard Arnault (LVMH, 4,06M€), qui succède en tête du palmarès à Lindsay Owen-Jones (L’Oréal, 4M€ dont 2 de stock-options)) et devance Henri de Castries (Axa, 3,76M€) et Jean-François Dehecq (Sanofi-Aventis, 3,36M€). A l’autre bout du classement, on trouve Jean-François Cirelli (GDF, 0,43M€), Pierre Verluca (Vallourec, 0,70M€) et Pierre Gadonneix (EDF, 0,81M€).

Quant aux attributions de stock-options, elles sont, en revanche, restées considérables. La palme dans ce domaine revient à Lindsay Owen-Jones, à qui ont été attribués 2M€ d’options en récompense de "l’exemplarité de sa succession" (ça, c'est un critère !). Thierry Desmarest (Total), Jean-François Dehecq (Sanofi-Aventis) et Jean-Louis Beffa (Saint-Gobain) sont les patrons qui détenaient le plus d’actions de leur propre entreprise à la fin 2006.

Laurence Parisot, présidente du Medef, a invité les entreprises à fixer dès l’embauche les conditions de départ des dirigeants. Pierre Deschamps, président des entrepreneurs et dirigeants chrétiens (!), appelle, lui, les entreprises à fixer "des règles claires concernant les conditions financières applicables aux dirigeants : soit ce sont des dirigeants-salariés, avec des clauses normales en matière de conditions de départ et de retraite […], soit ce sont des dirigeants actionnaires, recevant un volume important d’actions" et ne pouvant alors "prétendre à des indemnités de départ ou des conditions de retraite hors du commun". Evidemment, tout ça, c'est de la morale de voyous. Qu'on se rassure, le portefeuille restera bien garni.

27 avril 2007

Vote électronique : c'est un peu la panique

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Après la polémique et les dégâts expérimentés le 22 avril, des maires ont pris leurs dispositions pour le second tour de la présidentielle, les uns décidant de conserver le vote électronique, les autres de l'abandonner ou encore de l'aménager. Ainsi, Amiens (Somme) et Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) ont jeté l'éponge les premières. Le Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne) et Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) ont, elles aussi, renoncé aux machines à voter. D'autres ont limité leur suppression aux bureaux ayant subi les files d'attente les plus longues. Bourges (Cher) veut revoir l'organisation des bureaux et améliorer la procédure. Quelques communes ont décidé d'augmenter le nombre de machines. En revanche, à Reims (Marne), où les incidents ont été les plus graves (un écart de 48 voix entre le nombre d'électeurs ayant émargé et celui enregistré par la machine), la municipalité veut conserver le système.

23 avril 2007

Avec un peu d'intox quand même, non ?

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Pour mémoire, voici les trois derniers sondages non publiés de vendredi. On voit que les instituts ne sont pas vraiment d'accord entre eux et que les estimations ne sont pas si proches que ça des vrais résultats.

-- Pour l'Ifop, Nicolas Sarkozy (UMP) fait la course en tête avec 26%, suivi par Ségolène Royal (PS) (23%) et François Bayrou (UDF) (20,5%). Jean-Marie Le Pen (FN) arrive quatrième avec 12% des intentions de vote.

-- Pour BVA, Nicolas Sarkozy arrive premier avec 29%, Ségolène Royal est à 26%, François Bayrou à 17% et Jean-Marie Le Pen à 12,5.

-- Pour CSA, enfin, Nicolas Sarkozy est premier avec 26,5%. Suivent Ségolène Royal avec 25,5%. Pour cet institut, c'est Jean-Marie Le Pen qui arrive troisième avec 16,5% et François Bayrou ferme le carré de tête avec 16%.

4 juin 2007

Tu vas à quelle école, toi ? (2)

Carte scolaire : Assouplir, réformer, supprimer ?

carte_scolaire

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La position la plus extrême est celle de Nicolas Sarkozy pour qui il faut supprimer la carte scolaire, laisser le libre choix aux familles et parallèlement donner plus d’autonomie aux établissements.

Cette position libérale repose sur une vision de l’éducation comme marché scolaire dans lequel une offre de formations et une demande d’éducation se rencontrent, la concurrence sanctionnant les établissements "les moins bons", les moins performants et récompensant "les meilleurs".

Mais, outre que cette vision de l’éducation peut inquiéter (négation de la mixité, sélection des élèves et hiérarchisation accrue des établissements), elle est de plus une mauvaise représentation de la réalité.

En effet, tous les acteurs ne sont pas à même de tirer profit de cette concurrence dans l’offre scolaire. Les familles les plus favorisées seront les plus capables de choisir les "meilleurs" parcours scolaires pour leurs enfants, tandis que les familles modestes risquent de se retrouver "captives" et devant une offre scolaire moins diversifiée et moins socialement valorisée, même à "potentiel égal" de leurs enfants.

Plusieurs personnalités politiques et du monde de la recherche plaident pour une réforme de la carte scolaire mais mettent en garde contre les effets pervers (et l’hypocrisie) de sa suppression, en proposant des solutions différentes : assouplissement (possiblement expérimental) pour certains, renforcement pour d’autres.

L’objectif qui semble demeurer prépondérant pour beaucoup est celui de la recherche de la mixité, mais différentes voies sont proposées :

- Recherche de la mixité spatiale à défaut de mixité scolaire pour certains : assouplir la carte scolaire afin de faire revenir dans certains quartiers des classes sociales qui avaient fui la dégradation des établissements du secteur.

- Prise en compte du privé sous contrat dans la sectorisation pour d’autres afin de limiter les fuites.

- Enfin, mise en place effective de la mixité sociale dans les établissements par l’obligation d’avoir un public socialement diversifié.

La suite demain.

16 avril 2007

Parisot, frappée de stupeur… mais pas scandalisée

airbus

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"Comme beaucoup de Français j'ai été frappée de stupeur quand j'ai entendu le montant des indemnités de départ de certains dirigeants", a affirmé, sur France Inter, la présidente du Medef qui s'oppose cependant à toute législation sur le sujet, au moment où les "parachutes dorés" versés à de grands patrons limogés ont provoqué des réactions de la part des candidats à l'élection présidentielle.

"Mais j'ai été aussi stupéfaite par le déferlement d'anathèmes, d'ignorance, de démagogie qui a suivi la révélation de ces différentes affaires. Les questions posées sont légitimes, les réponses apportées sont des erreurs", a-t-elle poursuivi.

"Je comprends qu'on se pose des questions, je comprends qu'il puisse y avoir un doute sur la légitimité de ces indemnités. Mais ce que je sais également c'est que je ne dispose pas (...) et le grand public non plus, et les candidats à l'élection présidentielle non plus, des éléments, c'est-à-dire des faits, des données, des historiques, des chiffres, des comparaisons qui permettent de dire si oui ou non ces indemnités sont justifiées. Seuls le conseil d'administration et l'assemblée générale des actionnaires sont capables de dire si ces indemnités sont justifiées", a-t-elle estimé.

A propos de Forgeard (EADS), et avec beaucoup d'estomac, elle a proféré : "Est-ce que vous savez vraiment si c'est son action qui a conduit (aux) difficultés" d'EADS ?" Elle a cependant jugé "bien" qu'il y ait un "débat", sur ce cas, dont elle a admis qu'il "troublait" les esprits, dont le sien.

Elle a lancé "un appel solennel" à tous les conseils d'administration des grandes entreprises françaises, et en particulier aux comités de rémunération issus de ces conseils, pour qu'ils respectent "scrupuleusement" les recommandations émises en janvier 2007 par le Medef en la matière.

"Il faut que les comités de rémunération soient composés d'administrateurs indépendants", a-t-elle souligné. "Partout où ce n'est pas le cas, je demande à ce qu'il y ait une mise en conformité (...) EADS n'a pas un comité de rémunération composé majoritairement d'administrateurs indépendants."

En revanche, contrairement à Sarkozy, qui a promis une loi pour interdire les "parachutes dorés", Laurence Parisot a estimé qu'il fallait éviter de légiférer sur cette question. "Cela mettrait en cause l'attractivité de la France", a-t-elle expliqué. "C'est un frein immédiat à notre capacité à attirer ou à conserver les talents chez nous", a-t-elle renchéri.

24 mai 2007

Hulot verdit Juppé et le gouvernement

ecolo_juppe

Hulot semble bien content, de lui, de… la droite et… de TF1. Petit retour en arrière, il était le copain et conseiller de Chirac dont on a vu la grande politique écologique qu'il a su mener en procédant d'entrée à des essais nucléaires. Chirac est aussi celui, il faut s'en souvenir, qui avait viré son ministre de l'environnement, Serge Lepeltier, trop entreprenant à son goût.

Le premier premier ministre de l'ex-président était un certain Juppé. Le nouveau ministre de l'écologie bla bla bla est un certain Juppé qui a, paraît-il, lui aussi changé depuis son séjour d'un an au Canada, après... une belle condamnation de justice.

Un petit effort de mémoire : Juppé avait gelé la participation de la France à Natura 2000, le programme de réserves naturelles européennes. Mais, bon, après tout, il se peut que l'homme ait évolué. Sauf que quelqu'un qui pense que le nucléaire est écologique et fait partie du "marché" ne m'inspire pas trop confiance.

Quant au programme écologique de Sarkozy, "L'Alliance pour la planète" lui avait accordé une note de 8,50 sur 20 ! La réunion de lundi de neuf ONG de défense de l'environnement autour de Juppé a été jugée par Hulot comme celle de l'action. Il voulait sûrement dire des actions en bourse.

Tout ça est à voir et à surveiller comme le réchauffement climatique sur notre tête.

Jetons un coup d'œil sur le blog de Claude-Marie Vadrot :

http://horreurecologique.blogspot.com

21 mai 2007

Législatives : La bagarre commence

Medvedowsky

La liste des candidats aux élections législatives est désormais connue. Dans le département, comme en pays d'Aix, on retrouve quasiment toutes les sensibilités politiques présentes au premier tour de la présidentielle. Mais, j'ai remarqué quelques nouveautés.

Ainsi, des transfuges des Verts se présentent sous l'étiquette de l'UDF. Des candidats de droite portent un sigle ECO inédit, une façon peut-être de concurrencer les Verts. Le FN et le MNR ne font plus patrie commune et vont tenter de se compter séparément.

Evidemment, les Aixois auront les yeux fixés sur deux circonscriptions mais l'on pourra aussi s'intéresser au pays de Gardanne. Dans la 14e, 17 candidats se disputeront la place de député et dans la 11e, ils seront 16. Dans la 10e, il y en aura 14.

Bien sûr, dans la 14e circonscription, la bataille sera particulièrement rude et l'on verra s'affronter Alexandre Medvedowksy PS-PRG-MRC (que je soutiens) et Mayse Joissains UMP, dans la 11e Gaëlle Lenfant PS-PRG-MRC (que je soutiens) et Christian Kert UMP. Pour la 10e, il y aura Roger Meï PCF, Roland Povinelli PS et Richard Mallié UMP.

Lenfant

17 avril 2007

Le discours "coup de poing" de Christiane Taubira

C

Ce 14 avril, Christiane Taubira, déléguée à l'expression républicaine auprès de Ségolène Royal, s'adressant aux Outremers, a prononcé un discours d'une rare intensité. Son art oratoire, sa force de conviction et son caractère bien trempé ont fait merveille. J'en suis encore sous le charme. Et pas seulement parce que j'ai l'excuse de la connaître personnellement. Je me permets donc de vous dire qu'il vous manquerait quelque chose de ne pas l'écouter. Cliquez sur le lien, vous vous souviendrez longtemps de ce coup de poing à l'estomac.

http://videos.desirsdavenir.org/index.php?groupe=&video=412

23 mai 2007

Médias : Quoi, vous n'êtes pas contents ?

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(Clic sur les images pour agrandir)

n__2_de_TF1

Gros remue-ménage dans les médias. Jean-Marie Colombani viré du Monde. Un copain de Sarkozy s'infiltre à TF1. Béatrice Schönberg, épouse Borloo, quitte le journal de France 2. Christine Ockrent et Marie Drucker, femmes de ministres restent à France 3. Et toujours des marchands d'armes, amis du président, à la tête des grands groupes de presse. Y a pas à dire, on est un pays de liberté.

13 mai 2007

Prochain conseil municipal : 14 mai

Hotel_de_VilleLa prochaine séance publique

du conseil municipal

se tiendra

Lundi 14 mai à 18h30

à l'Hôtel de Ville d'Aix

90 rapports sont inscrits à l'ordre du jour de ce conseil qui se tient entre deux périodes électorales. Le dossier le plus important est le débat sur le compte administratif 2006. Bizarrement, il n'est pas accompagné du budget supplémentaire, sans doute pour couper court à toute critique avant les législatives. On y trouve aussi divers dossiers sur les manifestations culturelles, des affaires de justice, des rapports sur les entrées de ville, les tarifs de location de vélos, les comptes de l'office de tourisme, quelques subventions à des associations et des rapports à l'aspect sibyllin mais qui mettent parfois… le feu aux poudres. Si vous n'avez jamais assisté à une séance publique, cela vaut le coup de venir découvrir comment fonctionne cette municipalité. On peut se faire une idée bien  précise de la politique qui est menée à Aix depuis six ans...

18 mai 2007

Les taxis de Marseille font un drôle de cinéma

taxi

"Taxi", le mot fait immanquablement penser à une série de films tournés à Marseille. Mais, il en est un autre, passé inaperçu, qui s'est pourtant déroulé aussi dans la cité phocéenne. Le scénario n'avait rien à voir avec la fiction. Qu'on en juge.

J'aime lire les annonces légales dans la presse. On y apprend tout sur les marchés publics des collectivités, les avis de justice et les condamnations pour fraude, bref, des choses qui concernent l'argent public. Parfois, comme ça, entre deux pavés, on y trouve de drôles d'informations.

Ainsi, le 11 avril, j'ai découvert ceci. Un extrait de décision du Conseil de la concurrence précise que, entre 2002 et 2006, une dizaine de syndicats de taxis et de réseaux de radio-taxis de Marseille ont participé à une entente consistant à fixer un prix unique de revente des licences de taxis (on appelle cela les "plaques") en établissant une liste unique des licences mises en vente. Le but ? Décider, au sein de l'entente, des augmentations régulières et importantes du prix unique ainsi établi.

Les orientations fixées dès l'accord du 16 janvier 2002 ont très largement été suivies du fait des menaces qui pesaient sur les artisans taxi qui ne respecteraient pas ce dispositif de ne pas être acceptés au sein d'un réseau de radio-taxis. Cela faisant, ces organismes ont enfreint les dispositions de l'article L.420-I du Code de commerce qui prohibe les ententes anticoncurrentielles.

L'effet direct de cette entente a été de faciliter une augmentation considérable du prix moyen de vente des licences à Marseille, qui est passé de 19.000€ en 2000 à 50.000€ en 2006, soit une hausse de 163% en cinq ans.

Cette hausse artificielle du prix des licences a eu pour conséquence de rendre plus onéreux l'accès à la profession de chauffeur de taxi. A inciter les artisans taxi à faire pression sur l'autorité préfectorale pour réévaluer chaque année le prix des courses en arguant du prix d"achat élevé de leurs licences. Et à concentrer leurs activités sur les courses les plus rentables et surtout à faire pression sur les autorités municipales pour qu'elles ne créent pas de nouvelles autorisations délivrées à titre gratuit.

Le Conseil de la concurrence, compte tenu de la gravité des pratiques relevées, de l'importance du dommage causé à l'économie et de la situation des organismes ou entreprises concernés, a infligé des sanctions pécuniaires pour un total de 113.850€ aux dix syndicats.

Pour consulter le dossier complet (très instructif) :

http://www.conseil-concurrence.fr/pdf/avis/06d30.pdf

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