jeudi 25 septembre 2008

Municipale d'Aix : Pas d'annulation de l'élection

Affaire pliée. Pas de retournement de situation. Le Tribunal administratif de Marseille a validé les conclusions du commissaire du gouvernement rejetant les recours en annulation de l'élection municipale d'Aix. La requête déposée par Stéphane Salord est donc nulle et non avenue.

Maryse Joissains vient de sauver sa peau, une fois de plus…

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samedi 17 mai 2008

Gaudin qui pleure, Joissains qui rit

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(Clic sur les images pour agrandir)

Gaudin et Joissains vus par Charmag dans "Le Ravi"

Avant les élections, Maryse Joissains elle-même doutait de pouvoir être réélue. Son ex-majorité avait éclaté. Elle a chassé la moitié de ses élus. Plusieurs adjoints ont été évincés pour des raisons peu avouables. D'autres sont allés se réfugier sur une autre liste.

Dans les coulisses, Jean-Claude Gaudin avait tout fait pour saboter la candidature de la maire d'Aix. Le premier tour de la municipale a montré que Maryse Joissains était rejetée par 67% des électeurs. Les oppositions de gauche et du centre n'ont pas réussi à lui enlever la mairie.

Même si sa courte victoire en pleine vague rose doit plus à une dose de chance et à l'inorganisation d'un front commun contre elle, le résultat est là. Depuis, le 16 mars, Maryse Joissains s'évertue à donner une image de sérénité et de consensus, n'hésitant pas à vendre de l'ouverture et à arrondir tous les angles.

Comme elle n'a aucun nouveau grand projet, ni pour Aix ni pour la Communauté du pays d'Aix, elle va se contenter de faire de la gestion. Il y a donc, en tout cas pour l'instant, peu de bagarres en perspective.

Mais ce n'est pas ce sur quoi je veux insister aujourd'hui. Si l'on jette un regard du côté de Marseille, le contexte est totalement à l'opposé. Et c'est là que se situe le paradoxe. La vague rose n'a pas réussi à Jean-Noël Guérini à la mairie où Jean-Claude Gaudin a retrouvé sa place de justesse, à deux voix près.

Le désordre actuel est né de l'élection confuse à la Communauté urbaine de Marseille. Au point qu'aucune majorité claire et nette ne se dégage pour assurer un pouvoir de droite ou de gauche. Si Jean-Noël Guérini estime avoir remporté une demi-victoire en faisant élire Eugène Caselli, les deux camps vont devoir s'entendre forcés et contraints alors que Maryse Joissains a toute liberté pour faire ce qu'elle veut, comme elle veut et avec qui elle veut à Aix et à la CPA.

         

Lutte d'influence pour le pouvoir

                

Le paradoxe est que Maryse Joissains sort légitimée tandis que Jean-Claude Gaudin a perdu une grande partie de son influence, y compris pour appliquer son programme municipal qui est étroitement lié aux prérogatives de la Cum. Je ne prolongerai pas la liste de ses malheurs en citant par exemple la guerre interne dans son équipe ou encore sa prétention à la baisse pour sa candidature au poste de président du Sénat. De fait, des rôles se sont inversés.

Affaibli et en bout de course, Jean-Claude Gaudin ne peut plus se considérer comme le véritable "patron" de l'UMP dans le département. Il aura du mal à faire la leçon aux élus de droite, qui ne manqueront pas de le narguer à la première occasion. Et Maryse Joissains peut désormais prétendre imposer ses vues dans nombre de domaines.

A commencer par les élections sénatoriales de septembre où elle aura son mot à dire. Ce sera le premier test pour asseoir son omnipotence sur l'UMP et le département. Son intérêt est de développer de bonnes relations avec Jean-Noël Guérini afin que le partage des pouvoirs se fasse entre elle et lui, au détriment de Jean-Claude Gaudin et, bien sûr, de Renaud Muselier que les deux veulent écarter pour l'avenir.

Conclusion, Maryse Joissains vient de surpasser son "ami" Jean-Claude Gaudin en le dépouillant de ses habits de chef de la droite dans le département. Maryse Joissains, qui a quelques idées derrière la tête, ne va pas se gêner pour préparer des successions à sa guise.

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mercredi 23 avril 2008

Le bêtisier de la campagne électorale… (2)

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A dessein, je reprends encore dans cette seconde partie quelques derniers éléments de la campagne électorale. Cela permettra de mieux éclairer les événements survenus le plus récemment, que je ne manquerai pas de commenter dans les prochains jours. La matière est abondante : coups de théâtre divers, scénarios en gestation, dossiers à traiter, perspectives politiques…

Les plaintes

Ÿ Suite à une lettre rendue publique, une charge en forme de mise au point, de Jean-François Picheral fustigeant Alexandre Medvedowsky, ce dernier a déclaré qu'il allait déposer plainte en diffamation pour contester les propos très durs de l'ancien maire d'Aix. On attend toujours le dépôt de plainte. A moins qu'elle n'aille rejoindre le sort du recours de 2001.

Ÿ Juste avant le premier tour, a circulé un tract anonyme et infâme, dans le plus pur style dénonciation à la Kommandantur. Il contenait des allégations graves sur la vie privée de certains colistiers de François-Xavier De Peretti. Ce dernier suspectait l'entourage de Mayse Joissains et portait plainte. Le maire d'Aix répliquait en portant plainte à son tour pour diffamation. Après le second tour, ce fait a constitué l'un des motifs du recours en annulation de l'élection municipale déposé à l'initiative de Stéphane Salord.

Les entrées

Ÿ Pour agrémenter la soupe de sa nouvelle liste, Maryse Joissains est allée compléter son marché sur les étals de la gauche. Après, Dabhia Draouzia et Robert Fouquet recrutés dès le premier mandat, c'est Catherine Silvestre issue de la liste Picheral qui a rejoint la liste UMP pour un poste d'ajointe qui l'a fait sortir de sa duplicité clandestine de sept ans.

Ÿ Deux jours après la présentation de la liste d'Alexandre Medvedowsky, on a appris qu'une copine UMP de Maryse Joissains, la ci-devant Nadia Kahoul en l'occurrence, figurait en quatrième position. Découvrant le joli tour de passe-passe grâce à la presse, d'éminents membres de la liste firent mine de s'étonner, déclarant tout, mais alors vraiment tout tout tout, ignorer du positionnement politique antérieur de leur bienvenue collègue. Et puis, chacun ravala sa salive et déglutit sans renvoi.

Ÿ Les Verts, qui en ont perdu leur couleur en cours de route, ont décidé de rejoindre François-Xavier De Peretti, qui ne leur avait pas encore annoncé ses derniers transferts. Bruno Genzana et Stéphane Salord, chassés avec violence par la douce Joissains et incapables de faire leur propre liste, sont allés trouver refuge chez De Peretti. On a certains amis qu'on peut.

Les sorties

Ÿ Autre surprise grand format sur la liste De Peretti : la présence de Pierre Alfonsi du cours Mirabeau. Des colistiers ayant menacé de quitter l'équipe, le candidat indésiré déclarait à qui voulait le croire se retirer de son plein gré. Pouf, pouf !

Ÿ A peine élu en deuxième position sur la liste Joissains, le bravissime Olivier Naslès quittait la barque. Mécontent du mauvais sort que lui réservait déjà, et depuis belle lurette, l'entourage du maire, il s'en retourné à son métier pour y goûter des vins moins amers, la lie en moins.

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mardi 22 avril 2008

Le bêtisier de la campagne électorale... (1)

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Comme je l'ai narré dans certains de mes précédents articles, la campagne électorale d'Aix a connu ses propres tumultes avec des coups bien tordus et des bouffonneries forcément originales. N'étaient les enjeux de l'élection, la laideur des comportements et l'ambiance de la bataille, il y aurait de quoi s'en amuser et en tirer un réjouissant bêtisier. Cela nous rafraîchirait des perpétuels nanards que les télévisions nous servent réchauffés au micro-ondes. Je vous livre ici quelques exemples. En vrac. Au risque de provoquer des rires jaunes ou d'en faire tomber quelques-uns à la renverse.

Les bluffs

Ÿ Dans un surprenant communiqué commun, Maryse Joissains et Alexandre Medvedowsky s'avisaient de dénoncer civiquement et sur l'honneur, oui, ça fait toujours plus crédible, les évidemment condamnables pratiques de l'affichage sauvage et juraient qu'ils se limiteraient aux panneaux officiels. Alors que Joissains tenait parole, Medvedowsky se lançait illico dans une course effrénée. Il a dû confondre coller au pacte et coller des affiches.

Ÿ Voyant encore plus grand, François-Xavier De Peretti a quant à lui investi tous les espaces possibles pour donner corps à sa candidature. Aussi loin que remonte ma mémoire, je n'ai jamais vu affichage aussi massif. Sa prouesse figurera sans doute dans l'édition 2009 du Livre des records à la rubrique "papier gaspillé et outrage à l'environnement".

Ÿ Les plus gros coups de bluff auront sans conteste été les super shows de De Peretti au Pasino. On s'interroge encore, jusqu'à n'en plus dormir, d'où pouvaient bien venir ces foules "spontanées" de 3.000 personnes quand on sait qu'au second tour sa liste n'a plus fait que 7.1234 voix ?

Les trucages

Ÿ Entre les deux tours, pour faire plus riche, et après l'échec d'une fusion de notre liste avec la sienne, Medvedowsky ne s'est pas contenté de mettre en valeur nos ralliements sans condition, il s'est aussi targué d'un soutien de la liste d'extrême gauche. Le faux appel n'a malheureusement été révélé qu'après le second tour. Il n'a en tout cas pas été suffisant pour lui éviter une défaite de plus.

Ÿ Suite à un coup de téléphone me demandant si Danielle Rumani-Elbez et moi-même allions lui apporter notre soutien "logique" pour le second tour de l'élection cantonale Aix-Centre, et alors que je lui signifiais que nous ne donnerions aucune consigne pour laisser les électeurs libres de leur choix, Jacques Agopian me faisait déclarer dans la presse que je lui avais dit que je voterais pour lui. Belle malhonnêteté de la part de quelqu'un qui venait maintenant à la pêche aux voix alors qu'il n'avait cessé de nier notre existence.

Ÿ Dans le même ordre de vilénie, Bruno Genzana diffusait un tract sournois, imitant jusqu'à la graphie de nos documents de campagne, créant ainsi le doute sur une forme d'appel de notre part à voter pour lui. Les artistes de chapiteau ont souvent besoin d'une dernière touche de maquillage pour se faire applaudir.

(A suivre...)

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lundi 21 avril 2008

Ce n'était qu'une pause…

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Voilà. La pause est finie. Il faut bien se mettre un peu au ralenti de temps en temps, non ? C'est ce que j'ai fait. Certes, je ne vous en ai pas demandé la permission. Mais, je sais que vous n'avez pas déserté mon blog. Dois-je y voir de la patience ou de l'impatience ?

Je me suis tenu au courant de tout ce qui se passe à Aix et autour. Plus par la presse, d'ailleurs, que par les blogs. Car, à deux ou trois exceptions près, ces derniers n'ont pas fait plus qu'avant. Certains sont même carrément devenus muets. Surtout ceux des têtes de liste ou des partis politiques.

Plus rien à dire ? Pas grand-chose à gratter ? Pourtant, après cette intense période électorale, l'actualité a suivi son cours. Les exécutifs se sont mis en place. Les rôles ont été distribués. Et les surprises n'ont pas manqué.

Dans les jours qui viennent, je vais donc vous faire part de mon opinion sur divers faits et déclarations. Chacun sait que la vie politique aixoise et locale n'a jamais été avare de turpitudes. Les élections passées, les habitudes ne se sont pas perdues. Oui, il y a de quoi dire et écrire…

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vendredi 4 avril 2008

Elections ou l'art de faire avaler des couleurs

Nul n'en disconviendra, toutes les élections qui ont eu lieu depuis un an ont été marquées par de profonds chamboulements. Le point de départ a été donné par la présidentielle qui a vu la réémergence d'une force centriste couleur orange mais à tranches multicolores. Le second tour s'est organisé autour du positionnement de François Bayrou vis-à-vis de la gauche ou de la droite : abstention, neutralité ou reports de voix.

Aux législatives, son attitude mi-chèvre mi-chou a provoqué une hémorragie d'élus UDF vers l'UMP sous l'appellation Nouveau Centre mais aussi un report conséquent des électeurs "centristes" vers la gauche. Les institutions étant en place, le président de la République a traduit dans les faits, et à sa manière, les translations politiques déjà bien perceptibles pendant les deux campagnes nationales. Si les ralliements à la majorité présidentielle, au gouvernement et à l'assemblée nationale, du centre et de gauche, ont surtout été personnels (opportunistes ?), ils n'en ont pas moins constitué l'essentiel des débats. A cette occasion, on a entendu parler d'une "fin des tabous".

Au niveau local, les élections municipales et cantonales, d'une autre nature et d'une autre portée, ont elles aussi connu des configurations inédites dans le paysage politique. Certes, l'électorat a rééquilibré la distribution des pouvoirs en favorisant la gauche, comme il l'avait fait auparavant aux régionales de 2004.

Mais, pour les échéances de ce mois de mars, l'événement qui a marqué les esprits, c'est la disparition des schémas à l'ancienne. Dans de nombreuses communes, on a vu certaines cloisons tomber entre des partis politiques habituellement opposés ou réfractaires au mélange des genres. Le phénomène bien typique des villages, dit de "listes d'intérêt général", faisant fi des appartenances partisanes, a gagné des villes moyennes ou grandes.

Si, de tous temps, à chaque élection, il n'était pas surprenant de voir des candidats rallier à titre individuel, dans un sens ou dans l'autre, des équipes du camp d'en face, la nouveauté a été cette fois-ci la mise en avant d'accords passés ouvertement entre partis politiques historiquement antagonistes ou éloignés.

Des majorités sortantes ont déclaré vouloir élargir leurs bases pendant que des concurrents ont affirmé que le monolithisme devait être remplacé par la diversité, voire la dissidence. Au final, victoire ou pas, le brouillage a donné naissance quasiment à tous les cas de figure : des listes à géométrie très variable réunissant telles ou telles forces politiques en fonction des situations. Les électeurs, déstabilisés par tant de virages, ont souvent eu le plus grand mal à s'y reconnaître tant les alliances étaient disparates.

A Aix, on a pu constater un double mouvement : des ralliements individuels (par calcul ?) de part et d'autre et dans les deux sens de l'échiquier politique et la tentative de rapprochement de représentants de formations d'une partie de la gauche avec ceux d'une partie du centre. Ont émergé trois pôles : deux blocs avec une liste de gauche allant jusqu'à son extrême, une liste de droite clignant de l'œil à son extrême et une voie centrale avec deux listes partant séparément au premier tour avec l'espoir de s'allier au second.

On ne l'a pas assez remarqué, le résultat de l'élection aixoise ressemble beaucoup, pourcentages mis à part, à celui de la configuration de la présidentielle, avec victoire de la droite et échec de la gauche et du centre.

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mercredi 2 avril 2008

Medvedowsky déclaré inéligible, Perallat aussi

Mis sur le blog à 18h00

            

Parmi les 129 décisions rendues par le Conseil constitutionnel, deux cas concernent la 14e circonscription : Alexandre Medvedowsky, candidat pour le Parti socialiste, et Laurent Perallat, candidat pour les Verts.

          

Communiqué du Conseil Constitutionnel

            

Dans sa séance plénière du 27 mars 2008, le Conseil constitutionnel a examiné 129 décisions de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CCFP) relatives aux comptes de campagne des candidats aux élections législatives des 10 et 17 juin 2007.

Dans 126 dossiers, le Conseil a déclaré inéligibles pour les élections législatives, pour une durée d’un an, toutes les personnes dont les comptes transmis par la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques ne respectaient pas les dispositions législatives.

            

Elections législatives 2007

                  

Décision n° 2007-4035 du 27 mars 2008

A.N., Bouches-du-Rhône (14ème circonscription)

à M. Alexandre MEDVEDOWSKY

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

Vu, enregistrée au secrétariat général du Conseil constitutionnel le 16 octobre 2007, la décision en date du 11 octobre 2007 par laquelle la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques saisit le Conseil constitutionnel de la situation de M. Alexandre MEDVEDOWSKY, candidat à l'élection législative qui a eu lieu les 10 et 17 juin 2007 dans la 14ème circonscription des Bouches-du-Rhône ;

Vu le mémoire en défense présenté pour M. MEDVEDOWSKY, enregistré le 5 novembre 2007 ; Vu les autres pièces produites et jointes au dossier ; Vu la Constitution, notamment son article 59 ;

Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ; Vu le code électoral ;

Vu le règlement applicable à la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour le contentieux de l'élection des députés et des sénateurs;

Le rapporteur ayant été entendu ;

1. Considérant qu'aux termes de l'article L. 52-4 du code électoral : « Tout candidat à une élection désigne un mandataire au plus tard à la date à laquelle sa candidature est enregistrée. Ce mandataire peut être une association de financement électoral, ou une personne physique... - Le mandataire... règle les dépenses engagées en vue de l'élection et antérieures à la date du tour de scrutin où elle a été acquise, à l'exception des dépenses prises en charge par un parti ou un groupement politique. Les dépenses antérieures à sa désignation payées directement par le candidat ou à son profit font l'objet d'un remboursement par le mandataire et figurent dans son compte bancaire ou postal... » ; qu'en vertu du second alinéa de l'article L.O. 128 du même code, est inéligible pendant un an celui dont le compte de campagne a été rejeté à bon droit par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques ;

2. Considérant que si, pour des raisons pratiques, il peut être toléré que le candidat règle directement de menues dépenses postérieurement à la désignation de son mandataire, ce n'est que dans la mesure où leur montant global est faible par rapport au total des dépenses du compte de campagne et négligeable au regard du plafond de dépenses autorisées fixé par l'article L. 52-11 du code électoral ;

3. Considérant que M. MEDVEDOWSKY a réglé directement, postérieurement à la désignation de son mandataire financier et sans l'intervention de celui-ci, des sommes d'un montant total de 8.565 €, exposées pour sa campagne électorale ; que ces dépenses représentent 14,98 % du total des dépenses de son compte de campagne et 12,42 % du plafond fixé à 68.944 € pour cette élection ;

4. Considérant que, si M. MEDVEDOWSKY fait état des difficultés pratiques liées à l'obligation de règlement des dépenses de campagne par l'intermédiaire du mandataire financier, ces circonstances ne sont pas de nature à faire obstacle à l'application des dispositions de l'article L. 52-4, lesquelles ont été méconnues en l'espèce ; que c'est donc à bon droit que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a rejeté son compte de campagne ; que, par suite, il appartient au Conseil constitutionnel, en application de l'article L.O. 128 du code électoral, de constater l'inéligibilité de M. MEDVEDOWSKY pour une durée d'un an à compter de la date de la présente décision,

            

D É C I D E :

Article premier.- M. Alexandre MEDVEDOWSKY est déclaré inéligible en application des dispositions de l'article L.O. 128 du code électoral pour une durée d'un an à compter du 27 mars 2008.

Article 2.- La présente décision sera notifiée à M. MEDVEDOWSKY, au président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques et publiée au Journal officiel de la République française.

Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 27 mars 2008, où siégeaient :

M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Guy CANIVET, Renaud DENOIX de SAINT MARC et Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Pierre JOXE et Jean-Louis PEZANT, Mme Dominique SCHNAPPER et M. Pierre STEINMETZ.

Décision n° 2007-4036 et autres du 27 mars 2008

A.N., Inéligibilités (Non dépôt de compte de campagne)

à M. Laurent PERALLAT

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

Vu les décisions en date des 11 octobre 2007, 8, 26, 28, 29 novembre 2007, 3, 5, 6, 13, 17, 19, 20 décembre 2007, 3, 4, 7, 9, 10, 14, 16, 17, 21 janvier 2008, enregistrées au secrétariat général du Conseil constitutionnel sous les numéros 2007-4036 à 2007-4495 par lesquelles la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, constatant le non dépôt de leur compte de campagne dans le délai légal, saisit le Conseil constitutionnel de la situation de candidats aux élections législatives qui se sont déroulées en juin 2007 dans les circonscriptions suivantes :

[…] énumération des départements, des circonscriptions et des candidats concernés dont :

- Bouches-du-Rhône (14ème circ.) : M. Laurent PERALLAT,

Vu les observations, enregistrées au secrétariat général du Conseil constitutionnel et présentées par M. PERALLAT le 5 novembre 2007 […] ;

Vu les pièces du dossier desquelles il résulte que communication de la saisine de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a été donnée aux autres candidats, lesquels n'ont pas produit d'observations ;

Vu les autres pièces produites et jointes aux dossiers ;

Vu la Constitution, notamment son article 59 ;

Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;

Vu le code électoral, notamment ses articles L.O. 128, L.O. 136-1 et L. 52-12 ;

Vu le règlement applicable à la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour le contentieux de l'élection des députés et des sénateurs ;

Le rapporteur ayant été entendu ;

1. Considérant, d'une part, qu'aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 52-12 du code électoral : « Au plus tard avant 18 heures le neuvième vendredi suivant le tour de scrutin où l'élection a été acquise, chaque candidat ou candidat tête de liste présent au premier tour dépose à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques son compte de campagne et ses annexes, présentés par un membre de l'ordre des experts-comptables et des comptables agréés et accompagné des justificatifs de ses recettes ainsi que des factures, devis et autres documents de nature à établir le montant des dépenses payées ou engagées par le candidat ou pour son compte. Cette présentation n'est pas nécessaire lorsque aucune dépense ou recette ne figure au compte de campagne. Dans ce cas, le mandataire établit une attestation d'absence de dépense et de recette » ;

2. Considérant, d'autre part, qu'en vertu du deuxième alinéa de l'article L.O. 128 du code électoral, est inéligible pendant la durée d'un an celui qui n'a pas déposé son compte de campagne dans les conditions et le délai prescrits par l'article L. 52-12 ;

3. Considérant que, dans la 1ère circonscription de la Haute-Savoie, la 3ème circonscription de la Vendée, la 5ème circonscription de la Vendée, la 2ème circonscription de l'Aisne, la 12ème circonscription des Bouches-du-Rhône, la 9ème circonscription des Bouches-du-Rhône, la 5ème circonscription du Bas-Rhin, la 5ème circonscription du Doubs et la 1ère circonscription du Jura, l'élection a été acquise au premier tour de scrutin, qui a eu lieu le 10 juin 2007 ; qu'à l'expiration du délai prévu à l'article L. 52-12 du code électoral, soit le 10 août 2007 à 18 heures, ceux des candidats ci-dessus désignés qui se sont présentés dans ces circonscriptions n'avaient pas déposé leur compte de campagne ; qu'ils n'avaient pas davantage produit une attestation d'absence de dépense et de recette établie par un mandataire financier ;

4. Considérant que, dans les autres circonscriptions, l'élection a été acquise au second tour de scrutin, qui a eu lieu le 17 juin 2007 ; qu'à l'expiration du délai prévu à l'article L. 52-12 du code électoral, soit le 17 août 2007 à 18 heures, ceux des candidats ci-dessus désignés qui se sont présentés dans ces circonscriptions n'avaient pas déposé leur compte de campagne ; qu'ils n'avaient pas davantage produit une attestation d'absence de dépense et de recette établie par un mandataire financier ;

5. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que les candidats susnommés doivent être déclarés inéligibles pour une durée d'un an à compter de la date de la présente décision,

       

D É C I D E :

Article premier.- Sont déclarés inéligibles en application de l'article L.O. 128 du code électoral pour une durée d'un an à compter du 27 mars 2008 : [MM. …], dont M. Laurent PERALLAT.

Article 2.- La présente décision sera notifiée à chacun des candidats susnommés et au président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques et publiée au Journal officiel de la République française.

Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 27 mars 2008, où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Guy CANIVET, Renaud DENOIX de SAINT MARC et Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Pierre JOXE et Jean-Louis PEZANT, Mme Dominique SCHNAPPER et M. Pierre STEINMETZ.

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mardi 1 avril 2008

En passant par la place de l'Hôtel de Ville…

Je n'étais pas passé par la place de l'Hôtel de Ville depuis le second tour de l'élection municipale. Bien m'en a certainement pris, hier après-midi, où j'ai rencontré plusieurs personnes, certaines que j'aime bien – pas forcément de gauche, d'ailleurs – et d'autres que je n'ai fait que saluer, si vous voyez ce que je veux dire.

J'étais à mille lieues d'imaginer que, m'approchant de ce rempart étanche et stratégique, j'allais y recueillir si vite autant de propos et de confidences comme on en lâche, toutes les minutes, sans retenue et avec délectation, dans notre bonne ville. Je ne veux pas dire par là que je m'y suis rendu par intention. Mais le hasard faisant bien les choses, et alors qu'un air de Schubert lancinait dans ma tête depuis le matin, j'ai eu la primeur de quelques nouvelles qui ne semblent pas encore être arrivées sur les étals de la presse.

         

poisson

Pour que les traditions ne se perdent pas, rien de mieux que des poissons vrais...

               

Et, je peux bien l'avouer, je ne regrette pas un instant d'avoir eu à endurer cette pluie factice et grise qui, le monde entier le sait, nous agace tant et plus, nous, les Méditerranéens. Coup sur coup, deux élus de la nouvelle majorité, déjà un peu anciens mais pas vraiment muets-comme-une-carpe, m'ont raconté, sous couvert de préserver leur anonymat, ce qui se passe dans les coulisses.

D'abord, j'ai appris que la distribution des délégations ne va pas sans poser quelques problèmes : un peu comme Olivier Naslès qui s'est retiré de l'aquarium parce qu'il n'a pas eu ce qu'on lui avait promis, un ou deux colistiers mécontents refuseraient de passer pour du menu fretin et menaceraient eux aussi de ne pas rester le bec dans l'eau.

Puis, il m'a été murmuré qu'une entente en forme d'ouverture à la Sarkozy pourrait être trouvée entre Maryse Joissains et… Bruno Genzana pour tenter de refaire nasse ensemble. A mon avis, c'est sans doute là un tour de passe-passe visant à faire jouer à Genzana un rôle de poisson-pilote pour couler définitivement Stéphane Salord en influant sur lui pour qu'il retire son recours en annulation de l'élection municipale.

Ce pourrait être aussi une manière d'affaiblir le petit groupe de trois élus de François-Xavier De Peretti, cette seconde hypothèse paraissant tout aussi vraisemblable car il se dit qu'un membre ex-UDF de la majorité devrait sous peu siéger dans l'opposition aux côtés précisément de De Peretti.

Autre "fuite", Maryse Joissains s'apprêterait, au conseil municipal du 7 avril, à proposer une autre ouverture, en direction de l'opposition de gauche cette fois-ci, comme pour jeter, une fois pour toutes, les rancunes à la rivière. Elle se serait d'ailleurs targuée d'avoir "déjà réussi à intégrer depuis sept ans deux élus de la première équipe de Picheral et une autre du second mandat".

Prenant acte, avec délice, que, cette année, la liste de gauche s'était bel et bien abstenue de lui refaire le coup du recours, elle ne verrait désormais aucun inconvénient non plus à attribuer une responsabilité – voire une délégation technique – à un ou deux membres de la minorité, sur le modèle de ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale avec la présidence de la commission des finances confiée à un député socialiste.

Ce serait là, de la part du maire, un joli coup de filet qui lui assurerait une sorte de pêche miraculeuse aux voix d'après second tour. Joissains y verrait un malicieux avantage : celui de lancer un autre gros hameçon vers la Communauté du Pays d'Aix où elle craint une opposition de gauche plus remontée et plus frétillante que lors du précédent mandat et qui a annoncé qu'elle allait enfin mordre.

Et ce n'est pas fini. Elle aurait aussi accepté, agissant ainsi à contre-courant de son refus antérieur, et histoire de leur faire avaler quelques arêtes, de désigner des membres de l'opposition dans divers organismes tels que l'OPAC Pays d'Aix Habitat et la Semepa, qui ont connu tant de soubresauts ces sept dernières années et dont les Aixois ne lui ont après tout pas tenu rigueur. Cette démarche, audacieuse s'il en est, pourrait tout simplement s'expliquer par la perspective du rapport en bonne et due forme que la Chambre régionale des comptes ne devrait pas tarder à publier et qui pourrait, dit-on, faire de grosses vagues.

Voilà, pour l'essentiel. Aussi, et afin d'éviter de plonger dans des eaux moins claires, je m'abstiendrai de vous livrer d'autres commentaires plus saugrenus qui, à mes yeux, seraient plus dignes du bar que de la politique.

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samedi 29 mars 2008

Municipale 2008 : Le pourquoi et le comment… (4)

Chez Michel Pezet

J'ai raconté comment était née l'idée de la liste conduite par Michel Pezet et Jean-François Picheral. Malgré les aléas inhérents à toute campagne électorale, l'équipe s'est constituée d'abord autour d'hommes et de femmes qui avaient réfléchi à un projet pour Aix. Ayant établi un état des lieux exhaustif de la ville, des commissions ont travaillé pendant deux ans à l'élaboration de mesures ambitieuses et réalistes pour projeter notre avenir à moyen et long termes tout en répondant aux besoins du quotidien.

La liste "Aix à venir" comportait principalement des socialistes, des radicaux de gauche et des membres de la société civile. Elle se revendiquait de la gauche moderne, social-démocrate, européenne, pragmatique et ouverte aux partenariats de projets. Sans soutien de partis politiques, la liste savait que son chemin ne serait pas facile et tous les colistiers l'assumaient.

Jusqu'à l'automne 2007, l'espoir d'une démarche commune avec la liste De Peretti laissait entrevoir une possibilité de fusion. Mais, certaines initiatives prises par De Peretti, notamment l'intégration de plus d'une douzaine de candidats UMP sur sa liste, ont peu à peu limité les passerelles imaginées initialement entre les deux listes et ont fini par ramener chacune à sa propre logique pour concourir dans le cadre d'une quadrangulaire.

Nous savions que des électeurs étaient prêts à soutenir la nouveauté et l'originalité que représentait une alliance au centre. Mais, il faut bien l'admettre, les incertitudes planant sur la nature et la forme d'une fusion au second tour ont certainement découragé bon nombre d'entre eux de voter en faveur d'une troisième force. En dépit des pertes, les scores des deux listes ont été honorables mais insuffisants pour asseoir une dynamique positive.

En conséquence, les résultats du premier tour, 20% pour De Peretti et 10% pour Pezet, même ajoutés et avec des concessions de part et d'autre sur le retrait de certains colistiers, n'étaient plus porteurs. La somme de 30% n'était qu'algébrique. L'addition se serait soldée par des soustractions.

Dans ces conditions, prendre la décision d'une fusion à deux aurait créé de l'illusion et n'aurait pas été un acte responsable. C'est la raison pour laquelle, au soir du premier tour, Michel Pezet a lancé l'idée, osée, reconnaissons-le, d'un front de trois listes (2/3 des électeurs) dont l'objectif était de mettre fin au primat de Joissains. Seul De Peretti a répondu favorablement à cet appel, Medvedowsky refusant d'emblée l'idée de cette perspective à trois.

Les derniers contacts bilatéraux encore possibles étaient ceux entre la liste Pezet et la liste Medvedowsky. Ils ont eu lieu mais ont été brefs car ce dernier n'entendait pas accorder une représentation équitable à la liste Pezet, Medvedowsky considérant qu'il était le seul à pouvoir en fixer les conditions et en imposer les limites. Pour l'ensemble de la liste Pezet, cela constituait une base faussée et devenait de fait inacceptable.

Le mardi qui a suivi le premier tour, date butoir pour le dépôt de listes à la préfecture, Medvedowsky devait informer Pezet de sa position définitive. A 16h00, alors que tous les colistiers de Pezet étaient encore réunis pour prendre une décision, aucun coup de fil n'était arrivé.

C'est ainsi que, prenant acte de cette ultime absence de réponse, la liste Pezet a décidé de ne pas se maintenir et d'appeler malgré tout, via un communiqué de presse, à voter républicainement et sans condition pour la liste Medvedowsky, une démarche évidemment aussitôt revendiquée et largement exploitée par Medvedowsky au même titre que celle des autres déclarations de soutien à sa liste.

Au soir du second tour, son score a progressé de près de 14%, un apport insuffisant aux déjà insuffisants 29% du premier tour...

Parties 1, 2 et 3 : voir mercredi 26, jeudi 27 et vendredi 28 mars.

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vendredi 28 mars 2008

Municipale 2008 : Le pourquoi et le comment… (3)

Chez Alexandre Medvedowsky

Depuis la défaite en duel de 2001, sans alliance avec les forces d'extrême-gauche et à quelque 500 voix près, Alexandre Medvedowsky a estimé que la bataille de 2008 devait se mener frontalement contre la droite de Maryse Joissains.

En 2005, sa prise de position pour le non au referendum portant sur le Traité constitutionnel européen allait dans ce sens : elle était calquée sur celle des partis et des mouvements de gauche prônant un front anti-libéral. Au passage, il n'est pas inutile de rappeler que, cela faisant, Medvedowsky allait à la fois contre le choix majoritaire des Aixois et contre celui du parti socialiste qui s'était prononcé pour le oui.

Medvedowsky se mettait donc doublement en porte-à-faux, notamment en ne respectant pas les règles statutaires de son propre parti. Sans craindre le côté cocasse de la chose, il n'eut de cesse, tout au long de la campagne municipale, d'accuser ceux qui ne l'ont pas suivi de bafouer la discipline du parti et de brandir à leur encontre l'arme fatale de l'exclusion... qui n'arriva jamais.

Poursuivant sur la voie qu'il avait empruntée, et qu'on le veuille ou non, il a conséquemment formé son équipe autour de l'idée d'union de la gauche, allant de l'extrême-gauche aux socialistes.

Les autres forces en présence, voie centrale et liste de droite, ayant aussi fixé leurs contours, Medvedowsky a bâti toute sa stratégie sur l'hypothèse évidente aux yeux de tous d'une triangulaire dont il imaginait qu'il ne pouvait que triompher, même s'il a constamment vilipendé la liste Pezet en niant jusqu'à son existence et critiqué la liste De Peretti en tentant de la renvoyer systématiquement à droite.

Cette situation était-elle pour lui la plus favorable pour l'emporter ? S'étant en quelque sorte gauchisé alors même que Joissains se droitisait, avait-il conscience qu'il réduisait sa base électorale à un bloc qui le priverait de réserves de voix sur sa droite immédiate ? D'autant que l'on ne peut pas mettre de côté la présence de la liste Pezet et les différends personnels et politiques existant entre certains membres des deux équipes.

Je me dois de rappeler ici un élément qui, s'il a été très peu mis en avant durant la campagne, a singulièrement contribué à déstabiliser les esprits à gauche. Quoi que certains aient voulu faire croire, la vérité est que la candidature de Michel Pezet en binôme avec Jean-François Picheral avait été suscitée par André Guinde lui-même avec l'accord de Jean-Noël Guérini, tous deux convaincus que Medvedowsky ne pouvait gagner à Aix.

Pour preuve, le 17 juin 2006, au domaine de Tournon, lors de la première réunion publique de Michel Pezet, en présence de Jean-François Picheral, André Guinde se trouvait à leurs côtés sur le podium. Après avoir proclamé sa loyauté et son amitié de longue date envers Picheral, il déclara, ému, combien il lui était redevable pour son élection à la cantonale de 1998 et sa réélection de 2004.

Puis, fustigeant sévèrement Medvedowsky, et comme le rapporta la presse (dont j'ai conservé la trace), il ajouta : "Nous voulons proposer une équipe crédible d'hommes et de femmes d'expérience plurielle. Jean-François est un homme de bon sens. Michel est un homme d'expérience. Alors, les amis, il y a des moments où nous devons trancher. Mon choix est fait."

Que s'est-il passé un an après et qu'est-il advenu de ce serment ? Quelles pressions ont été exercées par l'appareil socialiste de Marseille pour que, du jour au lendemain, après avoir concrètement et largement entamé la campagne de terrain auprès de Pezet et de Picheral, il abjure ses propres déclarations et rejoigne Medvedowsky ? Ce fut là assûrément un moment décisif qui a vu les cartes se rebattre et exacerber les réactions entre les deux listes de gauche.

Sans entrer dans les détails de la désignation de Medvedowsky par le parti socialiste et le statut indépendant de la liste Pezet, force est de constater que, au premier tour, Medevdowsky n'a pas réuni toute la gauche. Des adhérents et des élus socialistes sortants, et des adhérents et les élus radicaux de gauche sortants ont rejoint Pezet, et des adhérents et les élus Verts sortants sont allés s'unir à De Peretti.

Malgré cela, Medvedowsky a persisté à donner le change, affirmant, selon la bonne vieille méthode Coué, qu'il était le seul représentant de gauche… en alignant force logos.

Au premier tour, sa liste n'a obtenu que 29% des voix, un score insuffisant en soi dès lors qu'on estime qu'il faut dépasser 30% pour affronter une triangulaire avec une chance de victoire. De plus, il faut le noter, il n'a tiré aucun bénéfice de la vague rose puissante qui a réussi à faire basculer tant de villes à gauche et alors même que Joissains a subi un certain recul, dû à son bilan et aux contrecoups de la politique nationale.

Malgré l'appel sans condition de la liste Pezet à voter pour lui au second tour et un bon report de voix, son total final n'a pas été en capacité de l'emporter.

Parties 1 et 2 : voir mercredi 26 et jeudi 27 mars. A suivre : chez Pezet

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