Gaudin qui pleure, Joissains qui rit
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Gaudin et Joissains vus par Charmag dans "Le Ravi"
Avant les élections, Maryse Joissains elle-même doutait de pouvoir être réélue. Son ex-majorité avait éclaté. Elle a chassé la moitié de ses élus. Plusieurs adjoints ont été évincés pour des raisons peu avouables. D'autres sont allés se réfugier sur une autre liste.
Dans les coulisses, Jean-Claude Gaudin avait tout fait pour saboter la candidature de la maire d'Aix. Le premier tour de la municipale a montré que Maryse Joissains était rejetée par 67% des électeurs. Les oppositions de gauche et du centre n'ont pas réussi à lui enlever la mairie.
Même si sa courte victoire en pleine vague rose doit plus à une dose de chance et à l'inorganisation d'un front commun contre elle, le résultat est là. Depuis, le 16 mars, Maryse Joissains s'évertue à donner une image de sérénité et de consensus, n'hésitant pas à vendre de l'ouverture et à arrondir tous les angles.
Comme elle n'a aucun nouveau grand projet, ni pour Aix ni pour la Communauté du pays d'Aix, elle va se contenter de faire de la gestion. Il y a donc, en tout cas pour l'instant, peu de bagarres en perspective.
Mais ce n'est pas ce sur quoi je veux insister aujourd'hui. Si l'on jette un regard du côté de Marseille, le contexte est totalement à l'opposé. Et c'est là que se situe le paradoxe. La vague rose n'a pas réussi à Jean-Noël Guérini à la mairie où Jean-Claude Gaudin a retrouvé sa place de justesse, à deux voix près.
Le désordre actuel est né de l'élection confuse à la Communauté urbaine de Marseille. Au point qu'aucune majorité claire et nette ne se dégage pour assurer un pouvoir de droite ou de gauche. Si Jean-Noël Guérini estime avoir remporté une demi-victoire en faisant élire Eugène Caselli, les deux camps vont devoir s'entendre forcés et contraints alors que Maryse Joissains a toute liberté pour faire ce qu'elle veut, comme elle veut et avec qui elle veut à Aix et à la CPA.
Lutte d'influence pour le pouvoir
Le paradoxe est que Maryse Joissains sort légitimée tandis que Jean-Claude Gaudin a perdu une grande partie de son influence, y compris pour appliquer son programme municipal qui est étroitement lié aux prérogatives de la Cum. Je ne prolongerai pas la liste de ses malheurs en citant par exemple la guerre interne dans son équipe ou encore sa prétention à la baisse pour sa candidature au poste de président du Sénat. De fait, des rôles se sont inversés.
Affaibli et en bout de course, Jean-Claude Gaudin ne peut plus se considérer comme le véritable "patron" de l'UMP dans le département. Il aura du mal à faire la leçon aux élus de droite, qui ne manqueront pas de le narguer à la première occasion. Et Maryse Joissains peut désormais prétendre imposer ses vues dans nombre de domaines.
A commencer par les élections sénatoriales de septembre où elle aura son mot à dire. Ce sera le premier test pour asseoir son omnipotence sur l'UMP et le département. Son intérêt est de développer de bonnes relations avec Jean-Noël Guérini afin que le partage des pouvoirs se fasse entre elle et lui, au détriment de Jean-Claude Gaudin et, bien sûr, de Renaud Muselier que les deux veulent écarter pour l'avenir.
Conclusion, Maryse Joissains vient de surpasser son "ami" Jean-Claude Gaudin en le dépouillant de ses habits de chef de la droite dans le département. Maryse Joissains, qui a quelques idées derrière la tête, ne va pas se gêner pour préparer des successions à sa guise.
Commentaires sur Gaudin qui pleure, Joissains qui rit
- que de mystèresvous dites toujours que les adjoints de MARYSE
ont été évincés (pour la moitié d'entre eux)
pour des raisons non avouables.Mais nulle part
je n'entends parler de ces raisons est-ce un secret ou pouvez-vous nous le dire pour chacun des adjoints??
Excusez-moi pour ma curiosité ...malsaine?? - Pour Jean... c'est de notoriétéIl n'y a pas mystères. J'ai dit que la moitié des élus de la précédente liste ont été évincés.Tous n'étaient pas adjoints. Mais parmi ceux qui l'étaient, par exemple, deux adjoints ont trempé dans les affaires immobilières de la Semepa (vente à bas prix de biens publics à des connaissances, le footballeur Desailly et la compagne de l'élu aux sports. Un autre, élu de quartier, avait été condamné en correctionnelle pour conduite en état d'ivresse.
Joissains elle-même a déclaré qu'elle estimait ne plus pouvoir leur accorder sa confiance. Pour d'autres, elle a invoqué leur manque de travail, de sérieux ou de compétence. Tout cela était dans la presse et, en tant que conseiller municipal sous le mandat en question, j'ai pu moi-même entendre tout ça.
(lire mes articles des 21, 22 et 27 décembre 2007 et des 8 et 9 janvier 200













