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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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10 mai 2008

10 mai : Commémoration de l'abolition de l'esclavage

code_noir

(Clic sur l'image pour agrandir)

Le Code noir, sous Louis XIV

Cent soixante ans d'abolition de l'esclavage. Et, depuis 2006, grâce à la loi Taubira, le 10 mai marque la journée nationale de commémoration.

Un rappel nécessaire et un symbole fort car nul ne doit ignorer ces pages sombres de l'Histoire.

Malgré les luttes, cette pratique barbare est toujours d'actualité, y compris en France. Elle touche surtout les femmes venant de pays défavorisés. En 2007, rien qu'en Paca, il a été dénombré 45 victimes. Mais elles sont plus nombreuses car cela se passe souvent dans la clandestinité.

Annonces de vente d'esclaves, aux Etats-Unis et en France

esclaves_a_vendre_USACharlestown, 24 juillet 1769

A vendre le 3 août

un cargo

de 94 de nègres de première qualité et sains,

comprenant 39 hommes, 15 garçons,

24 femmes et 16 filles

en provenance du brick-goélette Dembia,

du maître Francis Mare, de Sierra Leone

   

(Clic sur les images pour agrandir)

    

esclave_a_vendreLe Sr (Seigneur) Delpit, étant sur son prochain départ, pour l'Isle de France, vendra

Un noir de caste mozambique, excellent blanchisseur et repasseur, qu'il a mené en venant de cette Isle pour le servir.

Un petit noir créol, de la même caste, âgé d'environ 12 ans, très intelligent et propre à faire un joli domestique.

Un beau noir cafre (habitant d'Afrique du Sud) provenant de la succession Lavoquer.

Plus une belle négresse à demi-francisée, et quelques marchandises de l'Inde : il donnera des facilités aux persones (personnes) solvables.

Consulter l'excellente documentation sur l'abolition de l'esclavage :

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/esclavage/abolition.asp

Voir l'édition originale du Code noir :

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/esclavage/code-noir.pdf

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13 mai 2007

Blum, Bolloré, Sarkozy : stop à la manipulation

yacht_disponible

Léon Blum a été accueilli par la famille de l'industriel en 1947, et non à son retour de Buchenwald. Voici la mise au point faite le 12 mai par Antoine Malamoud, arrière-petit-fils de Léon Blum.

"Bolloré ou le sens des mots"

Pour justifier l'invitation de Nicolas Sarkozy sur son yacht, Vincent Bolloré déclarait, dans un communiqué daté du 9 mai, que sa famille avait pour tradition d'accueillir les hommes politiques. Il citait plus précisément "Léon Blum, au retour de captivité". Ce communiqué a soulevé une polémique sur plusieurs points.

La vérité historique, tout d'abord. De retour de Buchenwald, après deux ans de captivité, le 14 mai 1945, Léon Blum retrouve son appartement dévasté. Il est alors hébergé par Félix Gouin, président de l'Assemblée consultative, dans un appartement du palais du Luxembourg. Il peut ensuite, au cours de l'été 1945, s'installer dans la maison de sa femme, à Jouy-en-Josas. Une éventuelle invitation par la famille de Vincent Bolloré, dont ni la famille de Léon Blum ni les historiens n'ont relevé de traces, ne pouvait donc se situer à cette période.

Nous sommes reconnaissants à Vincent Bolloré d'avoir rendu publics les documents dont il disposait. Ces documents établissent que Léon Blum, qui n'occupait alors plus aucune fonction publique, a rendu une visite privée à Gwen-Aël Bolloré, qu'il estimait en raison de sa conduite pendant la guerre, dans sa maison familiale, à l'automne 1947 : en aucun cas il ne s'agissait d'accueillir Léon Blum, de "lui rendre service" en quelque sorte, à son retour de captivité.

En publiant ces documents, Vincent Bolloré reconnaît avoir commis une erreur historique dans son communiqué du 9 mai et valide, par là même, le bien-fondé des rectificatifs émis par la famille de Léon Blum. La vigueur de nos réactions trouve ensuite sa source dans la profonde confusion qui se dégage de ce communiqué. Il nous semble indécent de comparer l'invitation luxueuse, mobilisant de considérables moyens, du président de la République nouvellement élu, afin qu'il se repose des fatigues d'une campagne électorale, à l'accueil (même s'il avait eu lieu...) de Léon Blum, de retour de Buchenwald, où il avait passé deux ans, livré aux nazis par le régime de Vichy.

Cette confusion n'est pas anodine. Elle tend à faire accroire que les politiques, tous, et les grandes familles industrielles sont toujours du même monde et que les premiers bénéficient, quoi qu'il advienne, des largesses des seconds. Cette instrumentalisation du nom et de la personne de Léon Blum, au service de la défense des vacances offertes à M. Sarkozy, est injustifiable tant historiquement que moralement.

Homme d'Etat, socialiste, Léon Blum occupe une place particulière parmi les hommes politiques français du XXe siècle. Si sa mémoire n'appartient à personne, contentons-nous de rappeler qu'il fut le Premier ministre du gouvernement du Front populaire, dont les lois servent toujours de socle au consensus social. Qu'il fut toujours combattu, sur les plans politique et personnel, parfois de la façon la plus ordurière, sans que jamais sa probité ni son honnêteté n'aient été prises en défaut.

26 février 2007

Les coups lisses de Sarkopolis

Avec Henri IV, le dimanche, c'était poule au pot. Avec Sarkozy, chaque jour, c'est poulets plein pot. Il aime tellement ça qu'il en fait même une cure à très haute dose. Comme ministre, il ne se déplace jamais sans deux ou trois gardes du corps et des escadrons entiers de policiers. En tant que candidat, il reste ministre. Pourquoi se priverait-il des moyens de l'Etat quand ce dernier est entre ses mains ? Ainsi, depuis quelques semaines, le quartier de la rue d'Enghien connaît un impressionnant déploiement censé protéger le siège du candidat au n° 18.

Voici ce qu'on voit à Sarkopolis :

SARKO1SARKO2SARKO3

                ça…                             plus ça…                   et puis aussi ça…

(Clic sur les images pour agrandir)

On dénombre 3 cars et 10 fourgonnettes de la police et des CRS. A ce dispositif léger, s'ajoutent quelques autres camionnettes (entre 2 et 4 selon les jours), aux extrémités de "sa" rue, et quelques voitures banalisées, reconnaissables lorsqu'elles arborent leur gyrophare bleu.

On y remarque aussi des hommes en bleu à tous les coins de rue, la circulation régulièrement bloquée pour que les voitures officielles puissent emprunter les sens interdits afin de gagner une minute ou deux et des concerts de sirènes lorsque le "grand" homme déplace son auguste personne. Combien sont-ils ? 100 ? 150 ? Est-on rassuré ? Non, la campagne présidentielle de Sarkozy ne coûtera pas une fortune à l'UMP. Le Ministère de l'Intérieur est là pour régler quelques factures !

Et que martèle "Monsieur-tout-devient-possible" qui, contrairement aux apparences, se soucie beaucoup des dépenses publiques et donc de nos portefeuilles ? "Nous ne pouvons rester le pays d'Europe où la part des dépenses publiques dans la richesse nationale est la plus importante. Il faut donc dépenser mieux et moins. (...) Le problème du nombre de fonctionnaires doit être posé." Dépenser mieux, c'est donc dépenser pour sa protection privée quand il ne fait pas son boulot de ministre.

"Dans un pays comme le nôtre, où les dépenses des pouvoirs publics représentent 54 % de la richesse nationale, l'échec économique et social est garanti si les dépenses sont mal orientées." A moins qu'il ne veuille repousser une insurrection généralisée, ce monstrueux attirail paraît légèrement disproportionné pour dissuader 3 sans-papiers de manifester devant son bureau. Espérons qu'il "orientera mieux les dépenses" s'il est élu.

"La France qui se lève tôt le matin, la France qui travaille, la France qui paie ses impôts, elle est aussi attachée à voir que l'argent public soit utilisé avec l'efficacité maximale." Pas d'inquiétude, c'est efficace : pas un seul vol de sac à mains sur le boulevard depuis l'arrivée de la "milice".

"On ne paie pas des fonctionnaires de police pour qu'ils jouent au basket avec des jeunes." Mieux vaut les payer à lanterner sur le trottoir à ne rien foutre. "Il faut en finir avec les pratiques monarchiques de Ve République." No comment. Qui parle ? Le ministre ou le candidat ? Sûr que s'il est élu, il cumulera aussi le rôle de Ministre de l'Intérieur.

Pour finir, ce petit bijou paru dans Le Nouvel Observateur :

"Dès le premier jour, la rue d'Enghien est mise sous haute surveillance policière. Dans la foulée, tous les habitants des trois immeubles qui font face au QG reçoivent une étrange enveloppe saumon, sans cachet de la Poste. A l'intérieur, une lettre, datée du 15 janvier, leur demande de répondre au plus vite à un recensement de sécurité. On leur communique un numéro de téléphone. Au bout du fil, un policier questionne : nom, prénom, date de naissance. Au cours de la conversation, le policier se fait plus précis. Il suggère à son interlocuteur de ne pas recevoir de paparazzi chez lui, évoque avec lui les dangers terroristes, la présence d'un éventuel sniper planqué sur les toits. En quelques minutes, l'habitant de la rue d'Enghien est mis sous pression. Le voilà devenu un riverain fiché par la police. En fait, le fonctionnaire est un agent du service Enquête des Renseignements Généraux de la préfecture de Police de Paris..."

Sarkozy, utiliser les RG à son compte ? Mais enfin, c'est ridicuuuuule !

(Merci aux correspondants qui m'ont fourni ces informations)

17 novembre 2022

Condamnée définitivement, Maryse Joissains privée de sa Légion d'honneur

DÉSHONNEUR. Maryse Joissains condamnée définitivement en 2021 pour "prise illégale d’intérêt et détournement de fonds publics" a été démise de ses mandats et vient aussi de perdre sa décoration de la Légion d'honneur obtenue en 2001. La règle est impitoyable car elle est systématique dans ce cas de figure. Le décret a été publié par le Journal officiel le 21 octobre. Voilà une autre bonne chose de faite...

Joissains lettre en-tête

Les médias ont peu diffusé l'information. Elle n'est pourtant pas banale. Se voir retirer la Légion d'honneur est un fait plutôt rare. Assez rare aussi le nombre de décorés dévoyés et malfaisants qui l'ont encore. On peut aussi s'interroger sur l'octroi de la breloque à des personnes dont les états de service n'ont plus rien à voir avec les critères originaux.
Selon le code, "la Légion d’honneur est la récompense des mérites éminents acquis au service de la nation soit à titre civil, soit sous les armes ". Bon, la jurisprudence a fait évoluer les choses mais on est toujours estomaqué de découvrir avec chaque nouvelle promotion certains noms distingués en se demandant quelle logique a présidé à leur choix.
Maryse Joissains avait été auréolée chevalier de la Légion d'honneur en décembre 2001 pour ses activités professionnelles et ses fonctions électives. On a appris que le 21 octobre un décret paru au Journal officiel l'en a privée suite à sa condamnation définitive le 4 novembre 2021 pour "prise illégale d’intérêt et détournement de fonds publics", les magistrats lui appliquant huit mois de prison avec sursis et trois ans d'inéligibilité. Sa carrière élective s'est achevée par sa démission de la mairie et de tous ses mandats connexes, juste avant sa destitution. Voilà qui est peu glorieux.
Certains expliquent que la suspension de la décoration n'a aucun lien avec les raisons qui lui avaient valu d'être décorée. Argument fallacieux. La peine infligée à Maryse Joissains correspond à actes relevant bien de ses fonctions électives ayant été jugés comme contraires à la loi.
Mon ami Edouard Baldo, avocat et conseiller municipal, avait par deux fois écrit au président de la République et au premier ministre pour leur demander de déchoir la maire d'Aix de sa qualité de détentrice de la Légion d'honneur. Pas de réponse de leur part. Consolons-nous de la décision intervenue en octobre qui va dans ce sens.
Pour ma part, j'avais déclaré qu'il n'était pas indécent de se réjouir de la condamnation en première instance par le tribunal correctionnel de Montpellier en 2018. J'ai réitéré ce point de vue après la condamnation définitive en 2021. Et encore aujourd'hui pour le retrait de la Légion d'honneur qui en est la conséquence.
Pour d'autres faits caractérisés parfois bien plus graves et d'autres sans commune mesure, Maryse Joissains rejoint Isabelle Balkany, Claude Guéant, Loik Le Floch-Prigent, Philipe Pétain, Maurice Papon.
A savoir : Au chapitre des "devoirs du décoré", la Grande chancellerie de la Légion d'honneur précise que "tout acte contraire à l'honneur est susceptible d'entraîner des peines disciplinaires : le blâme ; la suspension dont la durée varie selon la gravité de la faute ; et l'exclusion définitive (automatique en cas de condamnation pour peine supérieure à un an de prison ferme). Les deux dernières sanctions sont prononcées par le président de la République".

(Clic sur l'image pour agrandir)Joissains JO légion d'honneur

Joissains correctionnelle condamnée prov 19

Mon article du 18 juillet 2022

"Il faut retirer à Poutine sa Grand Croix de la Légion d'honneur !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2022/07/18/39562343.html

3 février 2020

Mise en examen effective pour l'adjoint à l'urbanisme Alexandre Gallèse

Loi des séries dans l'équipe de la majorité sortante. Suite à sa garde à vue, Alexandre Gallese a été mis en examen. Leçon immédiate tirée par l'adjoint à l'urbanisme, il quitte la liste de Maryse Joissains où il figurait en quatrième position. Défense de persifler, c'est encore l'image d'Aix qui en prend un sacré coup !

gallese titre

Dans un communiqué publié le jour même, Alexandre Gallese minimise la portée des accusations portées à son encontre en précisant : "La justice n'a retenu que des délits formels pour ma participation à des délibérations de 2013 qui seront analysées et discutées dans le cadre de la procédure à laquelle j'ai désormais accès. Aucun soupçon d'enrichissement personnel, ma probité n'est absolument pas remise en cause, aucun délit de corruption n'a été retenu (...) On me reproche sur 12 ans des irrégularités formelles, anciennes de près de 7 ans qui expliquent cette mise en cause judiciaire que je conteste."
Il a évidemment le droit de livrer sa version mais il a été mis en examen pour "trafic d’influence" et "prise illégale d’intérêts". Faut-il rappeler que Maryse Joissains a entre autres été condamnée en appel pour le second motif. Cela ne paraît pas négligeable pour la justice.
Par ailleurs, Alexandre Galles se dédouane en mettant en avant un motif de satisfaction, à savoir le fait que "La justice n’a pas jugé nécessaire d’interdire la poursuite du mandat d’élu en charge de l’urbanisme de la ville d’Aix-en-Provence, ce qui démontre le bien fondé de ma présomption d’innocence". Disons que c'est de bonne guerre. Mais ce n'est pas le rôle d'un juge d'instruction de retirer son mandat à un élu, cette mesure ne pouvant, le cas échéant, être que la conséquence d'une condamnation pénale si elle devait être prononcée à l'issue d'un procès.
Dans le cadre de la même affaire, plusieurs perquisitions et saisies ont été effectuées au sein de la direction de l'urbanisme. C'est ce qui a sans doute eu pour effet de mettre en garde à vue d'autres personnes. D'ailleurs, un promoteur a également été mis en examen pour le seul chef de trafic d'influence par le juge d'instruction, dont l'enquête se poursuit. Y a-t-il d'autres ramifications qui pourraient inquiéter d'autres promoteurs ou architectes ou même viser, qui sait, d'autres élus municipaux responsables des organismes de constructions tels que la SEMEPA et la SPLA ?
A mon humble avis, c'est la mise à plat complète du dossier qui permettra de le dire, sachant que les investigations ne sont pas achevées. 

La chronologie de l'affaire détaillée est à lire ici :

Octobre 2013 :
"Que se passe-t-il au service de la police de l'urbanisme ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/10/09/28181702.html
Octobre 2019 : 
"Alexandre Gallèse soupçonné de trafic d'influence"
:
http://castronovo.canalblog.com/archives/2019/03/04/37138760.html
Janvier 2020 :
"Garde à vue pour l'adjoint à l'urbanisme Alexandre Gallèse" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2020/01/30/37983886.html

gallèse mis en examen prov 1 

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1 janvier 2020

Mes vœux pour 2020

voeux 2020 blog

Les chiffres de cette année, on dirait une vraie note ! Alors, je souhaite le meilleur du meilleur à chacun d'entre vous. SAUF... aux racistes, aux haineux, aux méchants, aux corrompus, aux malfaiteurs, aux voleurs, aux arnaqueurs, aux tricheurs, aux imposteurs, aux menteurs, aux bonimenteurs, aux manipulateurs, aux malhonnêtes, aux fraudeurs, aux magouilleurs, aux arnaqueurs, aux resquilleurs, aux hypocrites, aux lécheurs, aux démagogues, aux malotrus, aux malappris, aux exploiteurs, aux escrocs, aux crapules, aux salauds, aux violeurs, aux tueurs… mais j'en oublie certainement.

8 mars 2019

Chroniques judiciaires du système Joissains 1978-2018

Les affaires judiciaires touchant les municipalités Joissains n'ont jamais cessé. Depuis 40 ans, les procès et les condamnations ont sali l'image de notre ville. Les placards à archives sont faits pour servir un jour. C'est maintenant. Il est donc nécessaire d'informer complètement les Aixois, anciens et nouveaux, sur les pratiques délictueuses et les dérives inadmissibles auxquelles se livre l'équipe en place. Nous en appelons au réveil général des consciences pour mettre fin à ce système. Bonne lecture…

DPA bilan général justice capture image de tête blog

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DOCUMENT INTÉGRAL

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22 juin 2018

En (presque) bref, quelques moments marquants de la vie d’élu en images

Dans la vie d'élu, il y a les moments administratifs réglementaires ou officiels mais aussi des événements de toutes sortes où l'on va pour marquer une reconnaissance et un soutien à ceux qui les organisent. Pour ma part, je ne manque jamais les premiers et je m'efforce d'aller au maximum aux seconds. Tour d'horizon illustré de ces dernières semaines... 

LAC mosaïque photos 2018
(Clic sur l'image pour agrandir)

Dans la vie courante d'élu, il y a les séquences périodiques qui relèvent des obligations définies par les lois et règlements : la participation aux séances du conseil municipal et aux commissions dont on est membre. Par exemple, pour n’en citer que deux essentielles, je fais partie de la commission des finances et de celle des appels d’offre. Tous ces séquences durent en général plusieurs heures et il faut se rendre totalement disponible.
A ce jour, je peux dire que je n’ai jamais raté ni un conseil municipal ni une de ces réunions.
A cette partie qui répond à des convocations dûment connues à l'avance, s’ajoutent les phases de lecture et d’étude dans un délai de cinq jours, pas plus, de nombreux dossiers représentant parfois jusqu’à deux milles pages pour une seule séance.
En parallèle, il faut compter sur tout le travail qui s’effectue au sein du groupe auquel on appartient. Je suis membre de Démocratie pour Aix et, là encore, je ne me suis jamais absenté pour la moindre réunion avec mes collègues : préparation minutieuse des conseils municipaux d'abord avec les militants puis entre élus pour définir les votes et la répartition des interventions, travail en interne pour le fonctionnement du groupe et réunions thématiques publiques. Il faut aussi dégager du temps pour respecter les nombreux rendez-vous sollicités par nos concitoyens et se rendre sur le terrain dans tous les quartiers.
Etant également membre du conseil de territoire du Pays d’Aix, je ne manque, là non plus, jamais aucun de mes engagements. L’agenda est déjà bien fourni rien qu’en exigences électives.
Il y a d’autres mobilisations qui font partie des moments officiels, par exemple, les fêtes institutionnelles et les diverses commémorations annuelles, samedi ou dimanche et jours fériés compris. Il y a enfin des événements publics de toutes sortes auxquels on s’efforce de participer parce qu’on y est aimablement invité ou parce qu’on tient à manifester aux organisateurs une reconnaissance ou un soutien.
Ces dernières semaines, il y a eu profusion d'événements. Voici quelques exemples significatifs présentés en bref et en images. Qu'on comprenne bien mes propos cependant, je ne me plains de rien.

(Clic sur les images pour agrandir)

* 13 avril et 11 juin : séances du conseil municipal
15 mai et 21 juin : séances du conseil de territoire 
20 mars : invité par le Cercle Condorcet pour parler des grands chantiers urbains aixois

condorcet réunion chantiers 20 mars 2018 sommaire

* 27 mars : cérémonie d'hommage aux Morts de la Gendarmerie 

Morts gendarmerie 27

* 29 mars : prise officielle de commandement du centre de secours d'Aix La Chevalière par le commandant Xavier Joseph en remplacement du colonel Gérgory Allione 

Pompiers 29

* 29 avril : célébration de la mémoire des victimes et des héros de la déportation dans les camps de concentration et d'extermination nazis lors la Seconde Guerre mondiale, cérémonie présidée par le sous-préfet, en présence des associations et des fondations de mémoire 

LAC Résistants A

* 8 mai : commémoration du 73ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945, place Jeanne d’Arc 

LAC 8 mai 2018 B - Copie

* 9 mai : fête de l’Europe, cours Mirabeau 

Fête Europe 9 mai 2018 A - Copie

* 26 mai :  commémoration de l’abolition de l’esclavage, stèle de Victor Schoelcher au Jas de Bouffan (avec mon ami Rudy Ebreuil)

abolition esclavage 20

* 26 mai : inauguration de la plaque dédiée au lieutenant-colonel Louis Monguilan 

Monguilan prov 29

* 26 mai : ouverture des Journées de l'éloquence avec une conférence-spectacle intitulée "Cartographies" du comédien Frédéric Ferrer 

éloquence 26

* 5 juin : visite de l’école militaire à l'initiative du colonel Jean-Marc Chatillon 

Lycée militaire 5

* 8 juin : hommage aux Morts pour la France en Indochine (avec Edouard Baldo, comme à toutes les cérémonies)

morts Indochine 8

* 10 juin : lancement des rencontres "déconnomiques" annuelles au parc Saint-Mitre avec le politologue Thomas Guénolé (à gauche sur la photo) pour une conférence intitulée "Les médias font-ils de la propagande antisociale ?"

déconnomiques 9

* 13 juin : j'ai animé une réunion-débat intitulée "Aixois, où va vraiment votre argent ?" (je publierai un article prochainement)

DPA réunion débat budget 13

* 16 juin : participation à la 4ème Marche des fiertés pour la revendication des droits sans discrimination des orientations sexuelles 

Marche des fiertés 16

13 décembre 2013

Friture à l'huile bouillante de Joissains contre Genzana & Co

Maryse Joissains traite Bruno Genzana et le beau-fils de Jean Chorro d'incompétents et de nuls. Et tout ça dans un langage poissard à souhait...

joissains maryse - Copie - Copie - Copie

(Clic sur l'image pour agrandir)

Je ne peux même pas vous en faire une petite devinette puisque le titre a déjà annoncé les gros bouillons de la friture.
Tous les candidats à l'élection municipale ont été invités à s'exprimer individuellement devant les caméras de la télé Anonymal dont les studios sont au Jas de Bouffan. L'initiative est louable et belle parce qu'elle est citoyenne et impartiale.
Chacun s'est ainsi vu offrir en toute liberté un format d'une vingtaine de minutes d'écran. Une candidate s'est contentée de 15 minutes, deux candidats ont tenu la durée allouée, un a atteint 25 minutes et deux candidates ont dépassé 30 minutes.
Dans sa sagesse, l'équipe d'Anonymal a cependant considéré qu'il ne fallait pas faire de coupes et a diffusé l'intégralité de chaque interview sur un principe d'égalité de traitement, les questions, une dizaine, étant pratiquement identiques et dans le même ordre pour tous.
Pourquoi vous raconté-je cela ?
Un, j'ai visionné toutes les vidéos sans exception. Mais, je dois avouer que ma curiosité n'a pas été sans souffrance. Enfin, vous l'avez compris, je dirais surtout à cause d'une.
Deux, le franc-parler de Maryse Joissains est certes bien connu de tous. Avec elle, on sait à quoi s'attendre, alors qu'il n'est pas interdit de dire les choses avec élégance et surtout sans vulgarité. Or, une fois encore, elle a été la seule personne à avoir usé d'un vocabulaire disons relâché, notamment lorsqu'elle a évoqué un de ses anciens adjoints, Bruno Genzana, désormais candidat sur son propre nom, et un membre proche de la famille de son premier adjoint, Jean Chorro, dont elle dit qu'il voulait le lui imposer précisément comme le prochain premier adjoint.
Pour vous en rendre témoin, j'ai re-visionné la vidéo en notant textuellement quelques-unes de ses paroles poissardes qui possèdent tous les stigmates pour ne pas déparer dans la tonitruante et pathétique collection accumulée depuis bientôt 13 ans. Les voici :
"Bruno Genzana est nul, nul, nul ! Pour moi, ce n'est pas quelqu'un de compétent du tout, il n'a absolument pas la compétence de gérer une ville, ni rien d'autre d'ailleurs. Il a trahi souvent."
"Le beau-fils de Jean Chorro n'a pas de qualités particulières, d'abord, il n'a pas de qualités humaines, sauf si aujourd'hui il sourit à tout le monde, ah aujourd'hui j'embrasse tout, il sourit à tout le monde, bientôt il y en a un qui va embrasser le cul d'un singe, c'est lamentable. Ceux qui n'ont pas de compétences particulières, je ne vois pas ce qu'ils viendraient foutre dans ma liste."
Au premier tour de mars prochain, on ne devrait pas manquer de bien s'amuser, surtout si les deux candidats font alliance et déclarent, la main sur le cœur, puis dans les bras l'un de l'autre, qu'ils sont après tout de la même famille politique, que leurs projets sont finalement compatibles et que les électeurs peuvent bien leur faire aveuglément confiance encore un mandat puisque la répulsion réciproque de ces vrais grands amis d'avant-hier devenus véritables grands ennemis d'hier a soudainement viré à l'histoire d'amour. Oh, le beau conte défait !

logo anonymal tv

Le site d'Anonymal, c'est ici :
http://www.anonymal.tv/

30 novembre 2009

Les "Gérard", des récompenses à pourrir de rire…

C'est lundi. Pour aujourd'hui, j'ai hésité entre encore un vilain sujet à nous pourrir la semaine et un billet plus aérien pour rire dans une semaine. Allez, lâchons-nous.

J'ai toujours été frappé par ce phénomène récurrent, le foisonnement d'humoristes et de comiques en période de maladive morosité. Et, depuis quelques années, crise aidant, c'est carrément l'inflation.

Bien sûr, tout est loin d'être bon là-dedans. On voit pas mal de nullards qui pensent avoir trouvé le filon en nous gratifiant d'anecdotes sans intérêt et de pétomaneries genre grivoiseries inconsistantes et bien grasses, si vous voyez qui je veux dire, censées à la fois plaire à tout le monde et ne fâcher personne.

Pourtant, en dépit de la médiocrité submergente, et à mille lieues au-dessus d'elle, on se sent déjà un peu mieux lorsqu'on décèle du construit, du rentre-dedans et de l'efficace. C'est plutôt vers cette catégorie que penchent mes petites préférences. Tout cela dépend des goûts. Pour ne parler que des vivants et même bons vivants, j'aime bien les Guy Bedos, Christophe Alévêque, Stéphane Guillon, Didier Porte et François Morel qui ont un sens de la formule qui tue.

Rayon presse, j'apprécie aussi Le Canard enchaîné, Charlie Hebdo et Siné Hebdo qui n'y vont pas par quatre chemins pour balancer. A la télé, parmi ceux qui me font rire, il y a les gugusses ose-tout aux gros sabots de Groland et, moins connus du grand public, les chansonniers du Théâtre des Deux Anes qui, chaque mois, font une revue de presse aussi désopilante que caustique.

Il faut dire que nous sommes gâtés. On dirait que certains politiques font vraiment tout pour prêter flanc à la satire. Et comme leurs consternantes turpitudes en tous genres contribuent largement à faire baisser le niveau de la morale publique et du débat estimable, il n'est donc guère étonnant ou choquant que nos talentueurs y trouvent matière nutritive pour s'en donner à cœur joie et remettre tout le monde à sa place. Jamais on n'aura autant brocardé des personnalités de premier rôle, des ministres, et même un président, avec cette férocité qui pourrait bien cacher un cri de désespoir.

La prochaine salutaire gaudriole sur les faux-culs et le pire du grand barnum qu'est devenue la télévision se déroulera exactement dans une semaine. C'est lundi en effet qu'aura lieu la cérémonie annuelle des Gérard, joyeux pastiche des soirées de remise de récompenses. Ce soir-là, pour les plus méritants, pas de statuettes, pas de coupes, pas de médailles, pas de chèques, pas de bouquets de fleurs. Non, non, juste des trophées en forme de parpaings finement dorés à la bombe pour rendre la moquerie plus railleuse. Et des vainqueurs à pourrir de rire.

Ce sera un peu notre vengeance et nous pourrons sourire sans risque.

         

Les_Gerard

          

Parmi la quinzaine de catégories retenues par le décapant jury de l'Académie des Gérard, voici une sélection qui devrait assurer aux lauréats un avenir en béton :

Ÿ Gérard du titre d'émission d'Arte qu'on comprend pas, alors qu'il est même pas en allemand

Ÿ Gérard de l'animateur à qui plus personne ne veut faire la bise car à force de lécher le cul de ses invités, il a une haleine de tout-à-l'égoût

Ÿ Gérard de l'animateur qu'on confond toujours avec un autre animateur

Ÿ Gérard du gros has-been qu'on a récupéré dans les poubelles du PAF pour lui donner une dernière chance, et bizarrement, c'est toujours aussi ringard

Ÿ Gérard de l'invité idiot

Ÿ Gérard de la personnalité qui bénéficie le mieux des réseaux de son mari

Ÿ Gérard de l'animatrice tête à claque

Ÿ Gérard de l'animateur tête à claque

Tout sur les "Gérard" :

http://www.paris-premiere.fr/content/emissions/les-gerard/ceremonies.html

14 novembre 2006

Mais où est passée Mme le maire ?

En direct de l'Hôtel de ville comme si vous y étiez !

Copie_de_Photo_034_WEBSurprise ce soir au conseil municipal. Le maire UMP n'était pas là.

C'est la première fois qu'elle ne préside pas une séance publique. Aucune explication n'a été donnée par le premier adjoint qui a donc pris la relève au petit pied levé.

A vrai dire, après le renvoi du débat annoncé sur le bilan social portant sur le personnel municipal, il y a eu le même brouhaha que d'habitude. Pendant deux heures et demie… Un vrai foutoir, pour parler un peu crûment. Le reste de l'ordre du jour frisait l'indigence tant il n'y a aucun projet à débattre.

L'opposition de gauche a quand même animé l'ambiance. Je dois dire que je ne suis pas le dernier dans le genre pour faire entendre ma voix. Et la majorité, ou ce qu'il en subsiste – car la guerre entre certains d'entre eux est ouverte, la haine des uns contre les autres est lisible sur les visages – n'est même pas capable de bien défendre ses quelques décisions stupides et insipides.

Le premier adjoint était débordé de tous côtés. Les élus présentant leurs dossiers ne font pas figure de professionnels, c'est le moins que l'on puisse dire. Ca crie à hue et à dia, ça dit n'importe quoi, on n'entend plus rien, on ne sait plus où en en est.

Un piètre show

Un rapport a fait l'objet d'un tir nourri de notre part : la mise en place des chalets sur le cours Mirabeau pour les fêtes de fin d'année. D'habitude, il y a une mise en concurrence de prestataires. Ce fut le cas pendant trois ans. Maintenant c'est une société unilatéralement désignée par le maire qui va "gérer" l'animation. On va lui laisser les mains libres pour faire ce qu'elle veut sur le domaine public !

Toutes les questions sur la légalité de la procédure ont été posées. Et aussi sur le rôle de la ville, sur le coût, sur les redevances, sur les recettes. Bref, on nous a assuré que tout était légal mais nous n'en avons pas cru un mot. L'affaire risque bien de se retrouver devant les juridictions à cause du flou de l'affaire, pour ne pas dire plus. On verra bien.

En tout cas, le public, la presse, les fonctionnaires auront eu une fois encore le triste spectacle d'une équipe en fin de règne, un règne si mauvais qu'il n'aurait jamais dû commencer.

Et on ne sait toujours pas pourquoi le maire n'était pas là. Dommage, elle aurait pu profiter elle aussi du piètre show et des lamentables turpitudes sans nom des membres de son équipe.

5 juillet 2022

Aix et le Pays d'Aix ont-ils perdu toute crédibilité face à la Métropole ?

ABRACADABRANT. Ces derniers jours, trois sujets importants et redondants ont fait l'objet de l'actualité. Ils concernent des thématiques censées structurer et modeler le territoire tant aixois que métropolitain : le logement social, l'urbanisme et la gouvernance d'Aix-Marseille Métropole. En jouant aux frondeurs permanents, Aix et le Pays d'Aix ont-ils perdu toute crédibilité ? En tout cas, on ne les écoute plus vraiment...

PAH + HMP - Copie

La politique, c'est souvent une question de choix et de positionnement. Trois sujets importants et redondants ont fait l'objet de l'actualité. Ces dossiers concernent des thématiques censées structurer et modeler le territoire tant aixois que métropolitain : le logement social, l'urbanisme et la gouvernance d'Aix-Marseille Métropole. Depuis longtemps, mes lecteurs n'ignorent pas mon opinion là-dessus.
Pays d'Aix Habitat a connu pas moins de sept directeurs en deux décennies sous les municipalités Joissains. De multiples péripéties, parfois rocambolesques, ont entraîné des changements de la direction et créé des problèmes de gestion dont se plaignaient les locataires. Ces derniers ont vivement contesté le manque d'écoute et aussi le montant excessif des charges calculé à la hausse sans raison. Ils ont gagné devant les tribunaux et ont été remboursés.
Le dernier directeur nommé depuis un peu plus de dix ans, record de longévité, vient de prendre sa retraite. Les relations avec la mairie n'ont pas toujours été calmes. Maryse Joissains s'était offusquée que l'épouse du directeur a été candidate à l'élection municipale de 2020 sur la liste de l'ex-adjoint dissident Jean-Marc Perrin. Mais bon, ce dernier a été battu. Au-delà de ces questions de personnes, la vraie réflexion est que l'office a raté plusieurs occasions de se fixer une feuille de route pour combler le retard en termes de constructions, laissant une file d'attente de 5000 demandeurs de logement.
Et cela nous amène à jeter également un regard sur le Plan local d'urbanisme aixois (PLU) voté en 2015 que nous avons considéré être largement au-dessous des besoins réels des habitants. Nous en sommes toujours à un peu moins de 20% de logements sociaux quand la loi en exige 25%.
Désormais, le PLU devenu Plan local d'urbanisme intercommunal du Pays d'Aix (PLUi) et qui sera soumis à l'autorité métropolitaine est en cours de discussion. Les élus ne nient pas qu'il y a une carence de logements et qu'il faut mettre en œuvre une stratégie qui lie logement, mobilité et cadre de vie. Admettons que cela soit pris en compte. Reste que, même avec une volonté renforcée, les créations de logements sociaux n'arriveront au mieux qu'à rattraper les retards et ne pourront pas combler les nouveaux besoins liés à l'évolution démographique.
Comment la Ville d'Aix va-t-elle pouvoir faire entendre sa voix à la métropole alors que depuis Maryse Joissains l'atmosphère est plus que tendue. L'ancienne maire d'Aix n'a jamais voulu reconnaître la nécessité de la métropole. A son tour, Sophie Joissains vient d'aggraver les choses en démissionnant de son poste de vice-présidente et en se fâchant carrément avec la présidente Martine Vassal en l'accusant de mensonges sur des promesses non tenues. Est-ce responsable (non !) de saboter ses propres chances d'être écoutée ?
Lors de l'élection de Gérard Bramoullé, nouveau président du territoire du Pays d'Aix, des maires se sont désolidarisés de cette attitude en ne lui accordant que 31 voix sur 58. Depuis le 1er juillet, les conseils de territoire ont été dissous comme l'impose la loi. La récente réforme de décentralisation voulue par le gouvernement prévoit de rendre certaines compétences de proximité aux communes. Avec leur image brouillée, la mairie d'Aix et le Pays d'Aix seront-ils à la hauteur du débat pour être considérés comme des interlocuteurs sérieux ?

Que vous disais-je…

Gérard Bramoullé, le grand économiste aixois que le monde entier nous envie, s'est vu confier non pas les finances de la métropole mais la protection du patrimoine historique. Un, Martine Vassal ne s'est pas privée de lui faire comprendre qu'elle le rétrograde car elle ne lui fait pas confiance pour s'occuper des questions budgétaires. Deux, encore plus cocasse, depuis vingt ans, il n'a cessé de vendre le patrimoine de notre ville. La plus récente tentative est celle du couvent des Prêcheurs mais, comme me le rappelle mon ami Edouard Baldo, si la cession traîne c'est parce que nous nous sommes opposés à cette braderie de dupe. 

Métropole délégations vice-présidents prov 5

1 janvier 2022

2022 : Tous prêts pour le variant oméga ?

DÉLIRES. On n'en a peut-être pas encore fini avec l'alphabet grec qui compte 24 lettres. Fin 2022, en sera-t-on à oméga ? J'ai mené une enquête patiente et approfondie auprès de grands spécialistes qui m'ont donné de précieux conseils. Partageux comme je suis, j'ai pensé vous en faire profiter en ce début d'année...

voeux 2022 imprint

Je profite de l'année nouvelle pour dévoiler le résultat des recherches que j'effectue depuis près de deux ans et notamment pendant les formidables périodes de confinement. C'est du sérieux et du fiable.
Selon les prophéties incontestables de Nostradamus, la lettre oméga, pour l'ultime variant du virus, fera son apparition en 2022 et sera largement utilisée avant décembre prochain. J'ai aussi consulté de grands astrologues, médiums, devins, marabouts et gourous de renom qui ont certifié la chose grâce à leurs cartes des planètes, leurs boules de cristal et leurs grigris. Une ruine pour mon portefeuille. Mais en cadeau, ils recommandent d'avaler quelques gouttes d'hydroxychloroquine quotidiennes concoctées par le fameux savant marseillais qui a envoûté bénéfiquement tant d'incrédules avec ses fortes déclarations qui auraient mérité un prix Nobel. A noter que j'ai ignoré volontairement Trump qui avait promu l'eau de Javel, c'était trop gros quand même.
J'ai aussi contacté Bill Gates qui m'a confirmé que le seul véritable espoir de guérison repose sur les puces qu'il a subrepticement introduites dans les vaccins pour notre bien afin de nous surveiller et nous priver de nos libertés. Selon lui, pas besoin de recul, son expérience de plusieurs années avec Microsoft est une garantie prouvée que ça marche.
Tous m'ont affirmé que les complotistes ne sont pas des faussaires mais qu'ils en feront les frais. De vastes opérations de dévaccination des vaccins reçus dès leur enfance sont programmées pour tester leur immunité perdue. L'argument d'une modification du code génétique n'a aucun fondement établi. On a cependant constaté chez beaucoup d'antivax des perturbations congénitales qui les empêchent d'avouer leur profonde ignorance.
Les médecins et les scientifiques ne sont que des imposteurs, ils seront pénalisés sur leurs salaires et recevront des blâmes pour ne pas avoir respecté le serment d'Hippocrate. Les laboratoires ne seront pas mieux lotis et seront soumis à de forts impôts à cause des bénéfices qu'ils ont engrangés. Mais ça faut voir car c'est la finance qui fait la loi.
La Chine, qu'il ne faut quand même oublier en tant que propagatrice de la mortifère bestiole, sera bombardée et détruite. Ça nous permettra de ne plus acheter leurs marchandises de mauvaise qualité et le commerce mondial y trouvera enfin son compte.
Dernière précision, de la plus haute importance, voici l'autre sens de l'acronyme ARN en cas de refus de la seringue : Acharnement Réanimation Nécrologie.
Bonne année à tous les vaccinés qui ont déjoué ce piège mortel !

11 septembre 2021

La démission de Maryse Joissains, une vraie partie de bonneteau...

ENFUMAGES. De l'avis de beaucoup, les médias, les élus d'opposition, Aixois et moi-même, la démission de Maryse Joissains relève d'un calcul électoral visant à placer sa fille Sophie à la tête de la mairie. Un scénario déjà huilé depuis plusieurs années qui n'a échappé à personne. Piqûres de rappel, c'est d'actualité, non ?

JOISSAINS PAROLES DANS LA PRESSE - Copie

Je l'ai toujours pensé tant je connais plutôt bien (mais pas qu'en bien) cette famille. Je vais me répéter, je ne mets évidemment pas en cause les motifs réels de santé de Maryse Joissains. Je vois cependant des contradictions et des incohérences sinon des manipulations dans l'annonce qui a été faite tant au préfet qu'aux Aixois.
Si, dans ces conditions, une conférence de presse pour annoncer son départ peut en effet s'avérer difficile à tenir émotionnellement, pourquoi ne pas mettre aussi un terme à son souhait de demeurer au conseil municipal et par voie de conséquence à la présidence du Conseil de territoire du Pays d'Aix, fonctions qui sont loin d'être une sinécure. Et qui exigent présence, investissement personnel permanent et tension face aux décisions pas toujours simples à prendre et à assumer.
En lisant attentivement le courrier adressé au préfet (voir ci-dessous), je ne peux m'empêcher de faire quelques autres observations.
"C'est en effet ma santé qui m'amène à renoncer à ce nouveau combat, j'ai été condamnée à 8 mois de prison avec sursis et à 3 ans d'inéligibilité", précise Maryse Joissains. Cela voudrait dire que sa situation de santé ne serait néfaste que pour exercer la fonction de maire. Incidemment, elle confirme qu'elle a été définitivement condamnée quels qu'en aient été ses prétendus arguments pour tenter de contredire la justice. La réponse sera connue d'ici peu sur son inéligibilité.
Maryse Joissains ne peut ignorer que cette décision l'empêchera de conserver quelque mandat que ce soit. Comment peut-elle imaginer ou insinuer, message en direction des Aixois, qu'elle n'aura pas tout perdu. Si le conseil municipal du 24 septembre lui accorde une rallonge, ce ne serait que pour cinq petits jours, la cour de cassation devant se prononcer le 29. Je parlais de manipulation. J'y ajoute un plan de communication essayant de laisser la trace d'une démission volontaire et non d'une décision de justice. Peut-on y croire naïvement pour l'exonérer de ses responsabilités ?
Toujours dans sa missive, elle énumère de façon résumée les faits qui ont conduit à sa condamnation. Le premier point concerne l'embauche d'une collaboratrice pour une mission de protection animale, qui n'est pas une compétence relevant de la communauté d'agglomération du Pays d'Aix. Bévue ou placement d'une personne proche ?
Le point suivant a trait à la promotion dite "turbo" de son chauffeur de la mairie passant de la catégorie B à la catégorie A. "Là non plus, il n'y a eu aucun emploi fictif, aucun enrichissement personnel, aucun préjudice pour la collectivité, son salaire n'ayant pas été augmenté.", se prévaut Maryse Joissains. Faux ! Il l'avait été à quelques mois de sa cessation de fonction, ce qui lui aurait permis de bonifier sa retraite. Heureusement qu'un syndicat municipal a eu le courage de saisir le tribunal administratif pour faire respecter les règles de droit du travail et faire annuler la promotion.
Cocasse aussi cette phrase "Dans les deux cas, le contrôle de légalité n'a rien relevé". Pour ceux qui méconnaissent le rôle du contrôle de légalité, il faut savoir que ses vérifications sont rendues en un temps record, quelques jours, pour tamponner des délibérations qui comportent parfois jusqu'à 2000 ou 3000 pages ! Un travail de titan impossible à effectuer complètement.
Pour mémoire, j'ai vécu cette situation en 2005 lorsque j'avais saisi le tribunal administratif pour faire annuler le contrat illégal de directeur de cabinet d'Alain Joissains (définitivement annulé après dix années de procédures à mes frais). Pour être au clair, et par courtoisie, j'avais parallèlement demandé au sous-préfet d'exercer sont contrôle. Sa réponse : rien d'illégal. Avait-il lu ou bien lu toutes mes observations et surtout les points de non respect du droit que j'avais soulevés et qui viciaient totalement les conditions du recrutement et du contrat ?
Enfin, dans le dernier paragraphe de la lettre au préfet, Maryse Joissains fait un rappel de son action à la tête de la mairie. C'est de bonne guerre même si cela n'a pas vraiment de lien avec sa démission, acte juridique, et si seuls les Aixois peuvent lui donner quitus. Pour ma part, je tiens à le préciser ici, je n'ai jamais contesté que des choses ont été réalisées, en vingt ans on a le temps d'y penser et d'opérer dans le bon sens. En revanche, j'ai toujours eu à cœur de m'opposer à certains choix contraires aux intérêts des habitants dans la vie sociale, notamment à la dévolution insuffisante des moyens budgétaires dédiés à tous les quartiers en privilégiant le centre-ville. Une ville à deux vitesses, voire trois, n'est pas un bon signe de considération et de cohésion devant permettre à toute la population de vivre mieux ensemble. 

JOISSAINS PAROLES DANS LA PRESSE A

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Joissains démission lettre au préfet (1)Joissains démission lettre au préfet (2)Joissains démission Lettre au préfet (3)
"Maryse Joissains se démissionne avant la décision de la Cour de cassation" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2021/09/02/39117828.html

13 mai 2019

En images, l'Histoire et la mémoire sont toujours vives à Aix...

Chaque année, les cérémonies sont nombreuses à Aix pour commémorer des moments forts de l'Histoire. Voici les plus récentes qui se sont déroulées en moins d'un mois. Images...

Abolition 11
(Clic sur chaque image pour agrandir)

 

Déportation 28

C'est toujours le dernier dimanche d'avril qu'est célébrée la mémoire des victimes et des héros de la déportation dans les camps de concentration et d'extermination nazis lors la Seconde Guerre mondiale. La cérémonie, présidée par le sous-préfet, a donc eu lieu ce 28 avril en présence d'élus, des associations et des fondations de mémoire. Ces moments solennels toujours émouvants honorent les Aixois qui ont péri pour notre liberté et dont les 78 noms inscrits sur une plaque ont été lus un par un par deux élus du conseil municipal des adolescents. 

LAC 8 mai 2019 Aix - Copie

Célébration du 74ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 devant le monument aux morts pour la patrie, place Jeanne-d'Arc. Etaient présents les élus, les autorités civiles et les formations militaires. Sonnerie aux morts, Chant des partisans, Chant de la marine et Marseillaise ont retenti dans le recueillement toujours émouvant pour évoquer le souvenir de celles et ceux qui ont donné leur vie pour notre liberté. La lettre du maréchal de Lattre de Tassigny a été lue par Lucas un élu du conseil municipal des adolescents, structure dont je m'honore d'être l'un des quatre fondateurs il y a une vingtaine d'années. 

Fête europe 9 mai 2019 C

Le 9 mai, on fête l'Europe. L'événement a eu lieu cette année sur la place de l'Archevêché avec des stands représentant une vingtaine d'associations. Musiques et danses ont donné l'occasion au public de découvrir des talents venus de Roumanie (qui préside l'Union), d'Allemagne, de Grèce et d'Espagne. Nous avons tenu à aller à la rencontre des bénévoles et à marquer notre attachement européen aux valeurs d'échanges, de solidarité et de liberté. Une très belle fête, sous le soleil ! 

Abolition 11

Belle cérémonie, sensible et digne, samedi matin, pour la commémoration de l'abolition de l'esclavage devant le buste de Victor Schœlcher au Jas de Bouffan. Discours, dépôts de fleurs et minute de silence ont contribué à raviver l'Histoire et le souvenir des victimes pour que les consciences restent éclairées et mobilisées dans le combat permanent pour l'émancipation et la liberté totale des êtres humains. La lutte ne s'arrête jamais contre l'immonde. 

Archeveché napoleon 9

Plus loin dans le temps, une marque de souvenir que l'on peut découvrir à l'entrée de l'Archevêché.

3 octobre 2018

Impôts locaux : La propagande mensongère de Maryse Joissains continue !

Nouveau coup de pub en forme de propagande sur les panneaux de nos rues ! La municipalité affiche ce qui ressemble à un slogan de campagne électorale pour vanter la soi-disant gestion vertueuse de la fiscalité locale par Maryse Joissains. Hélas pour les Aixois, la vérité est toute autre. Démonstration...

impôts 2
(Clic sur l'image pour agrandir)
A gauche, propagande de mars dernier, à droite, nouvel affichage d'octobre

Quel culot ! Comme chacun a pu s'en apercevoir, une nouvelle campagne d'affichage vient de fleurir sur les panneaux publicitaires de nos rues. La mairie ne recule devant rien pour asséner des mensonges aux Aixois surtout en usant de l'argent public.
Les affiches livrent un message sans autres arguments que la phrase "vos impôts locaux n'ont pas augmenté depuis 22 ans". Ah bon ? Alors, voyons ce qu'il en est. Maryse Joissains a été élue il y a 17 ans. Les cinq années précédentes, le maire était Jean-François Picheral, qui avait considéré qu'il fallait stabiliser la pression fiscale locale. La raison était que l'économie aixoise se portait bien et qu'elle devait profiter à tous. De la même façon, pour maintenir un équilibre, il avait aussi décidé que les tarifs des services au public ne devaient pas être augmentés. Nous ne sommes plus dans ce cas de figure.
J'interviens souvent au conseil municipal, lors de la présentation des documents budgétaires annuels. Je fais toujours observer que les petites variations à la hausse des impôts locaux directs sont dues aux bases annuelles fixées par l'Etat et non pas aux taux qu'applique la municipalité. On peut donc dire que les impôts locaux n'ont pas bougé. A l'exception d'une seule modification abaissant le taux d'abattement de la taxe d'habitation de 22,85% à 12% à partir de janvier 2016, ce qui a entraîné un supplément à payer pour les contribuables aixois. Voilà pour les faits dont peut se prévaloir la municipalité.
Présenté comme cela, l'effet psychologique des impôts directs semble forcément être moins douloureux parce qu'on peut le vérifier sur les feuilles d'impôts. En revanche, si l'on regarde de plus près, on décèle qu'il y a comme une entourloupe que la propagande se garde bien de mettre en avant.
Depuis plusieurs années, Maryse Joissains et son adjoint aux finances pratiquent systématiquement une politique de récupération via les taxes et tarifs divers des services au public (musées, bus, piscines, cantines scolaires, espace public, locations, ordures ménagères, baisse des subventions aux associations, etc.). Tout cela ne figure sur aucune feuille d'impôts car ces tarifs sont payés au jour le jour de manière diffuse par les Aixois selon leurs propres besoins des services.
Pour savoir ce que cela représente, j'ai procédé à un examen des documents budgétaires. Il est fait obligation à la collectivité de produire chaque année la liste entière des tarifs, qu'ils soient à la hausse, à la baisse, au maintien ou à la gratuité. En 17 ans et en euros constants, nous en sommes autour de 30% d'imposition en plus ! Voilà la vérité ! J'avais, entre autres, cité l'exemple des tarifs des prestations funéraires qui avaient bondi en 2016 jusqu'à un niveau insupportable.
A mon avis, avec toutes mes explications, j'ose espérer que les Aixois ne regarderont plus les nouvelles affiches du même œil…

Depuis 2014… (Infographie : Démocratie pour Aix)

DPA visuel 1 mars 2016 hausses bon

Florilège… (dans l'ordre chronologique)

"Comment Maryse Joissains gère l'argent de la ville…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2015/03/13/31694725.html

"Forte hausse des tarifs funéraires : Bientôt, il ne fera plus bon mourir à Aix !" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/02/16/33377252.html

"Maryse Joissains vante sa bonne gestion mais la médaille est en chocolat !" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2018/02/20/36158370.html

"Fiscalité : Maryse Joissains matraque encore sur les impôts indirects" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2018/03/19/36241243.html

"Aix, où va vraiment votre argent ?" : sujet en 3 parties 
(1) http://castronovo.canalblog.com/archives/2018/09/21/36710726.html
(2) http://castronovo.canalblog.com/archives/2018/09/25/36713451.html
(3) http://castronovo.canalblog.com/archives/2018/09/28/36713548.html

1 juillet 2016

Conseil de territoire : Des propos extrémistes contre les logements sociaux !

Des propos violents et discriminatoires du maire de Ventabren ont créé une ambiance agitée et consternante lors du débat sur le logement. Claude Filippi fait l'objet de pénalités pour non respect des lois de la République. Hélas, Maryse Joissains n'est pas loin de l'approuver. Vives réactions des élus de gauche ! Récit...   

LAC CT 3 23
Photo prise par surprise avec mon ami Edouard Baldo juste avant mon intervention
sur le logement dans l'ambiance électrique et consternante de la séance (merci à MC)

Comme promis, voici ce qui s'est passé jeudi dernier à la séance publique du conseil de territoire. Au demeurant, rien de bien folichon dans l'ordre du jour désormais étroitement lié à celui de la métropole. C'est sous la signature de Jean-Claude Gaudin, président d'Aix-Marseille-Provence, que la convocation est ensuite entérinée par Maryse Joissains, présidente du Territoire du Pays d'Aix.
D'ailleurs, un changement de taille frappe immédiatement l'œil. Sur les 103 rapports présentés, 9 sont des informations sans vote, 17 des décisions et surtout 77 de simples avis qui découlent de décisions déjà prises à Marseille.
On voit bien là que la mise en place de la métropole se fait peu à peu sur un mode transitoire puisqu'à terme, en 2020, les 6 anciennes intercommunalités devenues territoires disparaîtront juridiquement.
Alors, quel était le menu du jour ? Des thématiques sur le fonctionnement institutionnel, les finances, l'aménagement du territoire, l'habitat, le développement économique, l'environnement, le sport et la culture.
Habituellement, peu de dossiers font l'objet d'interventions des élus territoriaux. On passe ainsi d'un vote à l'autre sans trop tergiverser. En ce qui me concerne, j'ai conscience, dans ce type d'ambiance, là comme au conseil municipal, d'être un peu un trouble-fête chaque fois que je prends la parole sur les sujets qui m'intéressent particulièrement, à savoir les gros dossiers que sont les budgets et le logement.

CT 3 23

Et précisément, jeudi, je devais intervenir sur la situation du logement en Pays d'Aix qu'un document de synthèse retraçait. Au moment du débat sur cette délibération, sans crier gare, Claude Filippi, maire de Ventabren, qui accueillait les élus, s'est lancé dans une diatribe enflammée d'une violence inouïe. Contre tout, contre l'Etat, contre le gouvernement, contre le préfet, contre les lois, tous coupables à ses yeux de lui compliquer la vie dans sa commune. Il s'en prenait aux obligations qui lui sont faites d'intégrer la construction de logements sociaux dans ses programmes immobiliers. Ben forcément, sa commune est la plus mauvaise élève parmi celles qui sont carencées puisqu'il n'en a construit aucun !
Conséquence inévitable, comme les lois SRU et ALUR le stipulent, de lourdes pénalités financières lui sont appliquées. Le préfet, chargé de les faire exécuter, a durci le ton et obligé le maire de Ventabren à signer un accord l'engageant à produire des efforts pour respecter les textes sous peine de voir l'Etat se substituer au maire pour trouver les terrains. Voilà les éléments qui ont mis en rage Claude Filippi.
Mais, au lieu de tenir des propos mesurés, son tempérament excessif habituel l'a carrément fait partir en vrille en gueulant des paroles blessantes sur fond de tonalité extrémiste avec de graves sous-entendus discriminatoires. "Nous vivons sous une dictature, la dictature du gouvernement. […] Si j'ai signé, c'est juste parce que je veux limiter le montant des sanctions, mais j'irai le plus lentement possible. J'en ai rien à foutre !"
Et là, furieux et vociférant, il s'est permis de dire qu'il ne veut pas que les quartiers nord de Marseille "envahissent" sa commune et qu'il préfère vivre à Ventabren plutôt qu'à Vitrolles. Ce qui a déclenché la colère du maire Loïc Gachon et de son adjointe Pascale Morbelli, puis de Gaëlle Lenfant et de moi-même. Hélas ! Hélas ! Maryse Joissains, qui a vainement tenté de tempérer son collègue tout en lui trouvant des excuses, lui a quand même emboîté le pas pour critiquer les lois (voir article de presse ci-dessous).
Il y a des moments où certains élus font honte à la République !

CT 3 23CT 3 23

"Deux séances publiques, de longs débats et des échanges parfois musclés" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/06/23/34005338.html
"Comment Maryse Joissains fait les poches des Aixois"
:
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/06/28/34017588.html

CT 3 23
Ah, vous ne connaissez pas Claude Filippi ? 

"La politique locale a aussi… ses casseroles" : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/01/14/12082848.html 
"Des batailles à en perdre la raison"
 : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/07/26/5721470.html

14 septembre 2012

Joissains a trop regardé la série Les Envahisseurs...

joissains ex-députée

Encore un plantage ! Et quel plantage !
Maryse Joissains obligée de sauter du bus suite à un foutoir inédit des transports dont elle est bien la responsable. On y reviendra dans un très prochain article.
Ce qui frappe cependant, c'est qu'elle semble s'employer à les accumuler à la chaîne. Souvenons-nous par exemple du funeste sort réservé aux fameux vélos pour lesquels elle a dû rétropédaler après s'être si longtemps entêtée dans l'erreur. En mairie, comme à la communauté du Pays d'Aix et au parlement, ses bilans sont chaotiques et les électeurs le lui font peu à peu savoir.
En juin déjà, elle a commencé à en payer la première lourde facture en se faisant enfin éjecter de l'Assemblée nationale. Pour qui a l'œil un tant soit peu exercé, un petit détail marque ce changement.
Dans certaines de ses apparitions publiques, désormais, elle porte son écharpe tricolore dans le sens "bleu au col" comme une élue municipale et non plus "rouge au col" comme une députée. Dans quelques mois, elle n'aura peut-être plus rien au col.
Mais, revenons un instant sur deux faits. L'un est déjà connu. C'est celui de ses scandaleuses déclarations lors de l'élection de François Hollande à la présidence de la République, une sortie qui a compté dans les nombreuses voix perdues à droite à la législative. En juillet, Charlie Hebdo en a encore parlé dans un article dont on trouvera un extrait ci-dessous.
L'autre est tout frais puisqu'il date de mardi. C'est le site Marsactu qui le rapporte dans une vidéo de moins d'une minute. Maryse Joissains livre son avis sur la proposition à débattre de création de la métropole autour de Marseille qui pourrait inclure les communautés d'agglomérations.
Si les arguments des divers protagonistes sont recevables lorsqu'ils sont articulés et motivés, la dernière partie de ce qui se veut un raisonnement de la part de Joissains est on ne peut plus spécieuse.
Sans nommer les choses, elle avance l'idée de "sauver nos territoires" et de faire en sorte que "nos populations soient protégées contre ce que je pourrais appeler un envahissement venu d'ailleurs et pas forcément souhaité, je suis claire ?" Toujours la même méthode de racolage vers l'extrême-droite.
Joissains ne perd pas de temps, elle est déjà en campagne pour 2014 puisqu'elle a annoncé qu'elle serait candidate pour un troisième mandat. Hier, elle a même prétendu, sans rire, qu'elle se verrait bien participer à la primaire à Aix.
Jusqu'à preuve du contraire, cette primaire serait organisée à gauche par la gauche pour désigner la personne susceptible de mener une liste gagnante à la mairie. On ne voit pas, si Joissains est reconnue comme la sortante, pourquoi la droite mettrait sur pied une concurrence dans son propre camp. Or donc, Joissains voudrait parasiter un processus dont les conditions et les contours de candidatures ne sont pas encore définis.
Joissains doit manquer de miroirs chez elle. C'est la même qui, en 2008, avait lancé une campagne éthique contre les incivilités dans la ville en déclarant : "Les Aixois, dans leur grande majorité, sont excédés par le comportement d’un petit nombre qui ne respecte rien ni personne". Les quelques comportements rappelés ci-dessus ne parlent décidément pas pour son salut.

AIX dial incivilités

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joissains charlie 25

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Maryse Joissains et les "envahisseurs"… 
(Lire aussi les commentaires) 
http://www.marsactu.fr/politique/maryse-joissains-veut-proteger-les-aixois-dun-envahissement-venu-dailleurs-28750.html

Parodie de la série télévisée Les Envahisseurs par Les Inconnus

21 mars 2012

Alex Guérini et Alex Medvedowsky en connivence ?

medve ravi 90Le feu peut-il se propager ou pas ?
Depuis que le juge Charles Duchaine et son équipe s'intéressent aux multiples affaires d'Alexandre Guérini et à son rôle occulte au sein de la fédération du PS 13 et des établissements publics dépendant du conseil général présidé par son frère aîné Jean-Noël Guérini, le dossier judiciaire ne cesse d'enfler.
Chaque brin d'enquête sur de possibles ramifications au-delà du socle initial amène son lot de faits, de découvertes et d'interrogations.
Ces derniers jours, le juge a tiré un nouveau fil de l'énorme pelote, celui de marchés publics sur le technopôle de l'Arbois, dont le principal financeur est le département. Le magistrat et ses limiers ont donc entrepris d'entendre ses dirigeants en tant que témoins, en particulier Alexandre Medvedowsky.
A ce stade, il s'agit d'abord de recueillir et de confronter le maximum d'éléments susceptibles d'éclairer les parts d'ombre d'un dossier qui aurait pu subir des pressions de la part d'Alexandre Guérini (voir les liens ci-dessous).
Mais, hier, l'enquête a peut-être pris une nouvelle tournure avec une question de plus. Y a-t-il eu un échange de bons procédés politiques entre Alexandre Guérini et Alexandre Medvedowsky, désigné tête de liste lors de l'élection municipale partielle de 2009 organisée à la suite de l'invalidation de celle de 2008 ?
Pour cela, la justice a aussi souhaité entendre André Guinde qui pensait lui-même être le favori pour obtenir l'investiture.
Pour mémoire, comme je l'avais raconté le 24 juin 2009, "après l'annonce d'André Guinde de vouloir mener la nouvelle liste, un vigoureux bras de fer, agrémenté de joyeuses menaces et de doux chantages, a eu lieu entre Jean-Noël Guérini et Eugène Caselli, le premier soutenant Guinde, le second Medvedowsky. Ce n'est que quelques heures avant l'assemblée générale socialiste des Milles que la décision a penché en faveur de Medvedowsky, Guinde l'apprenant sur place et recevant un rocher de trois tonnes sur la tête. Guinde s'est alors posé la question de sa participation à la future liste".
Le juge veut donc explorer cette piste en liaison avec le maintien du directeur du technopôle du moment, Jean-Louis Aubert, en bons termes avec les Guérini, que Medvedowsky voulait licencier mais dont il a prolongé le contrat d'un an jusqu'en 2010.
"Alexandre Medvedowsky, rapporte La Provence, juge "absurde" de faire un lien entre son investiture en 2009 et le maintien de Jean-Louis Aubert à la direction de l'Arbois." Selon Medvedowsky, "Si cela se passe sur une même période, je n’y suis pour rien et cela ne veut pas dire qu’il y a un rapport entre les deux".
Pourtant, déjà en novembre dernier, le Ravi avait dévoilé quelques éléments troublants. "En effet, dès mai 2009, les téléphones d'Alexandre Guérini étaient sur écoute. On y trouve entre autres des messages échangés avec Medvé autour d'une préoccupation commune, la mairie d'Aix. "Il paraît que Guinde fait chier...", écrit Medvé à Alex Guérini le 11 juin 2009. Aussitôt, Monsieur Frère lui répond "Laisse-moi faire". Rassuré, Medvé enchaîne "C'est pour ça que je t'envoyais texto !! Merci de ton aide". 
Le 18 juin, Alexandre Guérini faisait une proposition spontanée à Medvé : "Qd peut-on se voir et me dire ce dont tu as besoin pour la campagne ? Bises." Le lendemain, ils sirotaient un apéro dans le très prolétaire café de la Rotonde à Aix pour y discuter gros sous..."

Comme le dit si bien, et sans rire, Jean-Noël Guérini, "que la vérité éclate !"
 
13h00 : Marsactu publie aussi un article avec des infos inédites. 

http://www.marsactu.fr/affaires/alexandre-medvedowsky-aux-abois-a-larbois-27480.html

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guerini medvedowsky prov 20

Pour mémoire...
"Les Guérini, Medvedowsky et les dessous de l'Arbois" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/12/14/22961146.html 
"Les Guérini, Medvedowsky, Mennucci et Muselier" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/03/14/23754663.html

27 juillet 2011

Agopian, sans morale et... complice des Joissains

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"Le singe qui monte au cocotier doit avoir le cul propre." Peut-on faire plus clair pour caractériser un certain Jacques Agopian ?
Pour ce qui me concerne, je me suis toujours astreint à tenir compte des leçons de morale, mais, là, certainement pas de celles de quelqu'un qui n'en possède pas le moindre échantillon sur lui.
Retour donc sur les propos de Jacques Agopian dans La Provence en réaction à mon article révélant sa collusion avec Alain Joissains.
* A la question posée par le titre à la une, "Jacques Agopian joue-t-il un double jeu avec les Joissains ?", ma réponse est OUI. Et tout le prouve.
* "Jacques Agopian nie l'échange de bons procédés" : Alors, pourquoi est-il allé pactiser avec Alain Joissains au lieu de venir me dire les choses en face ?
* "Ce n'est pas un témoignage de moralité pour Alain Joissains" : Et c'est comme ça que des personnes ayant eu à passer devant les tribunaux s'estiment toujours les plus qualifiées pour s'ériger en parangons universels de vertu.  
* "Les attestations, je ne les ai marchandées contre rien" : Rien qu'un peu. Car, au moment où il a produit la première, il avait obtenu, d'avril 2008 à juillet 2009, un poste de vice-président de la Communauté du Pays d'Aix, au tarif peu lucratif de 2.712,41 euros mensuels pour une délégation bidon dont les résultats ont marqué tous les esprits par leur vacuité.

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* "J'ai simplement été animé par l'animosité que j'ai envers cet animal" : Que peut valoir de traiter quelqu'un d'animal si celui qui s'y aventure a des comportements de gredin ?
* "Castronovo est tout autant un adversaire politique que les Joissains" : Le ton guerrier ne sied jamais aux petits plantons sans scrupules.
* "Il m'a fait perdre les cantonales en mars 2008 en provoquant une primaire à gauche au premier tour et en n'appelant pas à voter pour moi au second" : Depuis quand est-il interdit d'être candidat ? Quelle qualité détient Agopian pour qu'on doive obligatoirement lui demander la permission ? Non, Agopian a perdu la cantonale, comme il l'avait déjà perdue en 2001, à cause de sa personnalité qui ne passe pas.
* Les attestations, c'était pour "emmerder" Castronovo : On notera ici l'élégance notoire du verbe...
* La journaliste note : "Après avoir porté avec abnégation les bidons d'Alexandre Medvedowsky...". Allusion perfide à la profession d'Agopian, l'expression est aussi bien troussée que parlante.
Comme beaucoup, j'entends moi aussi dire que l'individu se sent pousser l'ambition d'être le futur candidat à l'élection municipale de 2014. Divers témoignages me font comprendre qu'il pourrait avoir d'abord à s'expliquer devant les militants socialistes sur ses agissements complices mis au grand jour. Mais s'il devait parvenir à ses fins en employant les mêmes méthodes indignes et brutales, sûr que les électeurs continueraient à préférer Maryse Joissains.

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Florilège... 
"L'élu Jacques Agopian au secours d'Alain Joissains" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/07/08/21565612.html
"Cantonale Aix-Centre : notre communiqué" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/03/13/8303225.html
"Agopian, menteur et malhonnête" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/03/13/8307588.html

Les écrits restent...
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24 février 2011

Alexandre Guérini et ses amis avocats...

guerini_alex_bouletHier, La Provence revenait sur le cas Alain Belviso. Et sur ses déclarations lors de sa démission de ses mandats électifs où il disait que l'on fouillait sur ses "activités personnelles et professionnelles".
L'allusion portait sur la double garde à vue il y a une semaine d'un fonctionnaire de la mairie d'Aubagne et d'un architecte qui intervenaient auprès de la société privée dirigée par Belviso.
Y aurait-il eu quelque mélange de genres entre affaires privées et affaires publiques ? Serait-ce la fumée d'un autre feu ? La justice veut savoir.
Avant-hier, toujours dans La Provence, était aussi posée la question du coût de l'affaire des marchés truqués. Au fait, oui, à combien s'élève la facture pour Marseille Provence Métropole ? "Cela aurait coûté au minimum 5 millions d'euros", avance le journal sur la base des éléments connus à ce jour. Mais comment est-ce possible ? Quoi, on aurait donc trafiqué ?
Mediapart raconte comment Alexandre Guérini aurait tenté d'imposer ses amis avocats pour contrôler quelques "bonnes" affaires. (d'autres détails encore plus fracassants demain)
Tout cela ne peut sentir que les bonnes œuvres, n'est-ce pas ? C'est sur le sens de cette générosité qu'ironise Le Canard enchaîné d'hier. (voir en bas d'article)

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Des avocats placés par Alexandre Guérini ?
20 Février 2011 Par Louise Fessard

L'enquête sur les marchés publics des Bouches-du-Rhône montre que l'homme d'affaires Alexandre Guérini a sollicité à plusieurs reprises des avocats, censés conseiller des collectivités locales, pour défendre ses propres intérêts ou ceux d'amis.
Le rôle joué par deux avocats, l'un parisien, Régis de Castelnau, l'autre marseillais, Olivier Grimaldi, soulève en effet plusieurs questions. Tous deux, spécialisés dans le droit public, sont des proches d'Alexandre Guérini, mis en examen début décembre 2010 pour «abus de biens sociaux, détournement de biens publics, recel et blanchiment, corruption activeet détention de munitions», et placé en détention provisoire.
Olivier Grimaldi conseille, entre autres, la ville de Marseille, le syndicat des territoriaux FO, les groupes de supporters de l'OM et jusqu'à encore récemment la communauté urbaine Marseille-Provence-Métropole (MPM). Cette dernière a décidé, fin décembre 2010, de se passer de ses services, lorsqu'elle a découvert qu'il défendait également Alexandre Guérini, l'exploitant de plusieurs décharges et déchetteries du département.
Le 2 février 2011, Olivier Grimaldi a été entendu par les gendarmes, sous le régime de la garde à vue (en compagnie du président PS de MPM, Eugène Caselli, de Franck Dumontel, ancien directeur de cabinet d'Eugène Caselli, démis de ses fonctions en décembre, et d'Éric Pascal, patron d'une société de traitement de déchets, déjà mis en examen dans un autre volet de ce dossier).
Dans un courrier adressé au juge d'instruction Charles Duchaine le 17 février 2010, Olivier Grimaldi se présente comme le conseil de la SMA Vautubière, une des sociétés d'Alexandre Guérini. Il réclame la restitution d'une Mercedes appartenant à la société et de documents comptables saisis en novembre 2009 dans le cadre de l'enquête par les gendarmes. La proximité entre Olivier Grimaldi et l'homme d'affaires est un peu gênante puisque, par ailleurs, l'avocat conseillait activement MPM sur les questions de tri et de collecte des déchets.
Interrogé par les gendarmes fin novembre 2010, l'ancien directeur de la propreté de MPM, Michel Karabadjakian, avait même évoqué «un possible conflit d'intérêts». Il explique qu'Alexandre Guérini aurait sollicité Olivier Grimaldi «au moins à quatre reprises» pour rédiger des analyses juridiques facturées à MPM. Trois de ces interventions, selon la description faite par Michel Karabadjakian aux enquêteurs, semblaient viser à écarter des entreprises des marchés de déchets de la communauté urbaine au profit de la société de collecte Bronzo, une filiale du groupe Veolia.
À deux reprises, en juin et en octobre 2009, le président de MPM, Eugène Caselli, déclare sans suite des décisions de la commission d'appel d'offres attribuant des marchés à des concurrents de Bronzo. À chaque fois en s'appuyant sur des notes juridiques fournies par Olivier Grimaldi.
Aucune des sociétés d'Alexandre Guérini n'a jamais cherché à travailler pour MPM. Mais sur l'un des marchés qui furent annulés, la société Bronzo était associée à Queyras Environnement, une entreprise gérée par Eric Pascal, un proche d'Alexandre Guérini et un ancien salarié de Bronzo. «Eric Pascal s'était engagé à verser le volume de ce qui ne pouvait être valorisé, c'est-à-dire 20% environ du volume global, sur les décharges d'Alexandre», a expliqué Michel Karabadjakian aux enquêteurs.
Par ailleurs, Alexandre Guérini  était associé avec le frère d'Eric Pascal, Gilles, au sein de la SMA Propreté, une société créée par les deux hommes en 2007 pour s'occuper de déchetteries.
gif_balaiY a-t-il effectivement eu conflit d'intérêts entre les activités de conseil d'Olivier Grimaldi à Alexandre Guérini et celles de conseil à MPM ? Est-ce la raison pour laquelle il a été mis en garde à vue par les gendarmes le 2 février ? Contacté, Olivier Grimaldi n'a pas souhaité répondre à ces questions. «J'aspire juste à retrouver de la sérénité», a-t-il répété. «Pour l'instant, je ne constate nulle part des violations aux règles de la profession», répond quant à lui le bâtonnier de Marseille, Jérôme Gavaudan, qui juge «choquante» l'interpellation «au petit matin d'un avocat, qui a pignon sur rue, alors que les avocats n'ont pas l'habitude de se soustraire aux réquisitions du parquet ou du juge».
On retrouve Olivier Grimaldi dans les écoutes révélées lundi par Le Parisien. Fin juillet 2009, Alexandre Guérini, qui dirige la SMA Vautubière, société chargée par l'Agglopole Provence (dix-sept communes dont Salon-de-Provence et Berre-l'Etang) d'exploiter la décharge de la Fare-des-Oliviers, tente de négocier une baisse de la redevance qu'il verse à l'Agglo (une partie de la décharge reçoit des déchets privés).
L'entrepreneur aimerait placer son «ami», Régis de Castelnau, par ailleurs avocat du Conseil général et de MPM, comme conseil de la partie adverse, l'Agglopole Provence. «J'ai envie de leur faire prendre de Castelnau», dit-il le 7 août 2009 à son avocat Olivier Grimaldi. «Et on négocie avec notre ami de Castelnau, tu as compris le schmilblick», insiste-t-il.
Plus avant dans la conversation, il explique : «Je vais les mettre en difficulté et je veux une négociation, et la négociation, elle doit être forcée politiquement et on doit choisir notre (avocat), et ils doivent choisir leur avocat, et leur avocat ça doit être de Castelnau. Il faut qu'on leur mette la pression dessus à ces enculés.» À plusieurs reprises, Olivier Grimaldi semble approuver la stratégie.
Ce même 7 août, Alexandre Guérini appelle ensuite Régis de Castelnau. «Comme je leur conseille de se rapprocher de leur conseil, heu qui pourra également se rapprocher de moi et peut-être que la négociation des deux avocats, hormis le fait que derrière tu vas imprimer une pression politique pour que l'accord se fasse, tu vois...», le briefe-t-il. «Parce qu'à ce moment, de Castelnau négocierait pour l'Agglopole, et toi, tu négocierais avec Grimaldi pour SMA», résume-t-il. «Ben, ce serait l'idéal ça», répond Régis de Castelnau.
Et Alexandre Guérini de préciser : «Hein voilà, de toutes façons, j'espère que tu seras payé par la communauté d'Agglo et s'ils te payent pas ces enculés, je te payerai moi
Régis de Castelnau a-t-il réellement accepté de devenir le conseil de l'Agglopole tout en défendant les intérêts de la partie adverse, la SMA Vautubière d'Alexandre Guérini ? Il ne nous a pas répondu.
D'après Michel Tonon, le président PS de l'Agglopole Provence interrogé mardi par l'AFP, le plan d'Alexandre Guérini aurait échoué. «Le montant de la redevance n'a pas été baissé et, non, je n'ai eu aucune intervention politique en ce sens. Il a payé tout ce qu'il devait», dit l'élu. Michel Tonon dément également avoir eu recours à Régis de Castelnau. «On a hésité à le prendre car il avait été notre avocat dans le passé mais compte tenu du contexte, on ne l'a pas fait et on en a pris un autre», a-t-il affirmé.
Là aussi, le bâtonnier Jérôme Gavaudan répond qu'il «ne constate pas, à ce stade, de manquements graves aux principes de la profession» et qu'il «faut laisser l'enquête suivre son cours». De son côté, MPM se contente de confirmer que «Me Grimaldi et Me de Castelnau ne se sont pas vu confier de dossiers par la communauté urbaine depuis fin 2010».
Dans cet étrange mélange des genres, les avocats qui défendent aujourd'hui Alexandre Guérini ne sont autres qu'Emmanuel Molina, associé d'Olivier Grimaldi, et Florence Rault, l'unique associée de Régis de Castelnau. «Quand on commence à s'attaquer à qui est l'avocat de qui et pourquoi, c'est inquiétant pour la démocratie : il faut plutôt faire confiance aux avocats que penser qu'ils peuvent participer aux violations des règles», réplique Jérôme Gavaudan.

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25 février 2011

Une "grève des poubelles" pilotée par Guérini ?

ordures_panneau___CopieL'affaire Guérini semble prendre une tournure décisive.
Mediapart publie des éléments d'information qui risquent de faire mal. Que peuvent bien valoir désormais toutes les réactions indignées des protagonistes ? Leurs divers échanges téléphoniques pourraient constituer des pièces à conviction. On saisit maintenant un peu mieux ce qui s'est passé lors de la grève "spontanée" d'octobre 2009 à Marseille. Dans les coulisses, on s'activait ferme pour balayer les règles du jeu d'un marché de déchets. Aïe, pas bien propre tout ça, si l'on peut dire. Et que dire du langage pas franchement trié non plus. Ambiance…

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Affaire Guérini :
Les deux frères pris dans la «grève des poubelles» à Marseille
23 Février 2011 Par Louise Fessard

Nouveau rebondissement dans l'affaire Guérini : des écoutes récemment versées au dossier sur les marchés truqués des Bouches-du-Rhône éclairent le rôle actif joué par Alexandre Guérini, entrepreneur spécialisé dans les déchets, et de son frère Jean-Noël, président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, dans le conflit des poubelles de novembre 2009 à Marseille.
Le jeudi 29 octobre 2009, une centaine de salariés de la société privée Bronzo se mettent en grève parce que leur entreprise n'a pas été retenue dans le cadre d'un appel d'offres lancé par la communauté urbaine. Cet appel portait sur la collecte des déchets dans le centre-ville de Marseille. Les employés bloquent les centres de transfert par lesquels transitent habituellement les déchets et, en quelques jours, les tas d'ordures s'accumulent dans tout Marseille.
Les enquêteurs soupçonnent aujourd'hui Alexandre Guérini, entrepreneur spécialisé dans le traitement des déchets et frère du président PS du conseil général des Bouches-du-Rhône, d'avoir provoqué cette grève en faisant fuiter des documents confidentiels.
Dans son ordonnance de placement en détention provisoire d'Alexandre Guérini du 1er décembre 2010, le juge des libertés et de la détention explique que «la communication (...) à Alexandre Guérini du rapport administratif, qui proposait Bronzo comme le meilleur candidat, facilitait sa connaissance par les employés de la société Bronzo, évincée du marché, qui entamaient un mouvement de grève afin qu'Eugène Caselli ne suive pas la décision de la commission d'appel d'offres qui avait écarté l'offre de Bronzo».
Pire, d'après plusieurs écoutes, Jean-Noël Guérini, accompagné de son frère, aurait rencontré, le 29 octobre, Eugène Caselli, président PS de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) afin de faire pression sur lui pour qu'il annule ce marché qui leur déplaisait.

«Je m'en bas les couilles de la commission.»

gif_poubelleLe 27 octobre 2009, Alexandre Guérini, mécontent de la décision de la commission d'appel d'offres de MPM, appelle Antoine Rouzaud, vice-président de MPM délégué à la propreté et au traitement des déchets pour le prévenir qu'il va «choper (Eugène Caselli) jeudi soir avec Jean-Noël, tu vois, je vais lui en dire deux mots devant Jean-Noël».
Le 29 octobre 2009, jour du début de la grève, Alexandre Guérini appelle à 8h08 le directeur général délégué de Bronzo, Michel Quilichini, pour s'enquérir de l'état du conflit, alors que celui-ci n'est pas encore relayé dans les médias. Les deux semblent de mèche pour souffler sur les braises. 
«Alexandre : 
Est-ce que le deuxième centre de transfert a été bloqué ?
Michel : Pas encore mais ça arrive.
Alexandre : Bon, il faut un "tiens bon" là-bas hein !
Michel : Ah ça c'est sûr. (...)
Alexandre : Eh ben c'est bien. Dis à Charly (un des employés de Bronzo) qu'il tienne hein !
Michel : Oui, oui, non mais...
Alexandre : Tu lui as tout expliqué hein ?
Michel : Voilà.
Alexandre : D'accord, allez à tout à l'heure, tu me tiens au courant.»
Ce même jeudi, Alexandre Guérini rappelle le patron de Bronzo à 21h48 et lui laisse un message pour lui raconter son rendez-vous avec Eugène Caselli et son frère Jean-Noël, dans le bureau de ce dernier au conseil général des Bouches-du-Rhône. Il expose aussi sa stratégie pour faire annuler le marché.
«Bon je suis sorti maintenant à l'instant du bureau de mon frère avec qui tu sais (Eugène Caselli), raconte-t-il à l'entrepreneur. Il a rien voulu entendre, il a peur pour sa sécurité. Heu, simplement pour te dire que je pense qu'il faut un “tiens bon” et il faut que, heu, il n'y ait pas que ça. Il faut une démarche juridique, heu, je vais me rapprocher d'Olivier Grimaldi (l'avocat d'Alexandre Guérini et officiellement conseil de MPM) pour essayer de voir si les ouvriers et l'entreprise ne peuvent pas déposer une plainte (...) pour la diffusion de la première analyse. Bon demain je vais en Corse mais si jamais, samedi matin, on peut se prendre un petit-déjeuner, heu, tranquillement quelque part. Tu peux m'appeler demain quand tu veux, merci au revoir.»
Puis à 21h59, Alexandre Guérini appelle son avocat Olivier Grimaldi, à l'époque également conseil de MPM sur les questions de déchets.
«Olivier : 
Ça va ?
Alexandre : Oh, je suis parti maintenant du conseil général...
Olivier : Ouais.
Alexandre : 
J'ai discuté avec cet imbécile (Eugène Caselli) depuis 19 heures 30...
Olivier : Ouais.
Alexandre : 
Je ne suis pas arrivé à lui faire entendre raison, il a peur pour sa sécurité.
Olivier : Ouais c'est ça.
Alexandre : Il ne veut pas aller contre la décision de la commission d'appels d'offres (...) Il me dit “Je préfère avoir mes problèmes de grève que ces problèmes judiciaires”. Je lui dis “Mais tu ne vois pas que tu n'as rien compris. Tu ne vois pas que tu as donné les clés de la propreté de la Ville de Marseille à Renaud Muselier (député UMP et éternel dauphin de Jean-Claude Gaudin) ! Tu te rends pas compte de ce que tu es en train de faire ? Tu bafoues tes services, tu t'en bats les couilles de FO ! Tu te rends compte de ce que tu as fait, tout ça parce que tu as peur d'être inquiété.»
Puis il appelle Michel Karabadjakian, directeur adjoint chargé de la propreté à MPM. «Je viens de sortir, je t'ai pas pris au téléphone parce que j'étais avec Olivier Grimaldi, lui précise-t-il à 22h06. Je lui ai raconté tout mon entretien de deux heures et demie, qui n'a rien donné parce qu'il (Eugène Caselli) s'est chié dessus. Mon frère l'a poussé dans ses retranchements en lui disant “Mais putain d'Adèle, moi, je m'en bats les couilles de la commission !”.»

«Je vais lui arracher la tête.»

logo_BronzoAlexandre Guérini suggère alors au patron de Bronzo, Michel Quilichini, d'envoyer une lettre à Eugène Caselli au nom de ses ouvriers, dans laquelle ils expliqueront que, puisque le rapport d'analyse des offres a été diffusé, le marché est faussé et doit être annulé. «Et la lettre, il faut pas qu'ils la fassent eux, il faut que ce soit Olivier (Grimaldi) qui la rédige, ordonne-t-il à Michel Quilichini. (...) Et à l'appui il donne le double du rapport d'analyse qu'il se procurera ou qu'il a déjà entre ses mains, le jeune
Pour plus de sûreté, le matin du 30 octobre, Alexandre Guérini charge son ami Eric Pascal, patron de l'entreprise de tri des déchets Queyras Environnement, d'aller porter une lettre demandant le rapport d'analyse en question à Michel Karabadjakian.
«Tu lui remets ce courrier et une fois qu'il l'a lu, tu lui reprends et tu le déchires devant lui», explique-t-il à Eric Pascal. Michel Karabadjakian se rebiffe et la manœuvre semble échouer.
Le 2 novembre 2009, Alexandre Guérini envoie un SMS à son frère :
«Dis à Brushing (le surnom donné à Eugène Caselli) de ne (pas) notifier les marchés. Urgent
Le 3 novembre, l'homme d'affaires met Jean-Noël Guérini au courant de ses dernières manœuvres pour tenter de faire annuler le marché. «Olivier Grimaldi a passé trois heures de psychanalyse avec lui (Eugène Caselli), il l'a convaincu au moins de municipaliser le premier arrondissement (dont la mairie est tenue par le PS) et de laisser le quatrième (tenu par l'UMP) attribué à des entreprises qui sont contre nous, enfin bref, c'est pas grave on s'en bat les couilles de ça. Heu donc et là demain matin, Olivier Grimaldi va le revoir pour lui faire l'argumentation qu'il va développer lors de la conférence de presse qu'il va donner.»
Jean-Noël Guérini, qui semble furieux d'avoir été embringué dans l'affaire, fait alors machine arrière toute :
«Mais non, qu'on ne me mette pas dans le coup, je ne veux pas en entendre parler premièrement. Deuxièmement, je ne veux rien entendre, alors il se démerde cet enculé (Eugène Caselli). (...) Je ne veux plus qu'on parle de moi dans ça, voilà, c'est clair ! Il se démerde voilà ! Maintenant il se démerde complètement ce connard ! Et qu'on ne se serve pas de mon nom !» Et de conseiller à son frère, mais un peu tard : «Mais toi-même, ne t'en occupe pas, laisse-le faire Jean-Noël Guérini semble inquiet des retombées de l'activisme d'Alexandre.
«Jean-Noël : 
Tout le monde dit "Mais il y avait Alexandre qui était là !". Attends, attends, tu comprends ce que je veux dire.
Alexandre : Mais où il y avait Alexandre ?
Jean-Noël : Mais qui avait reçu tel ou tel employé, voilà.
Alexandre: Mais attends, ça fait 20 ans que je les connais! Ça fait 20 ans que je les cotoie.
Jean-Noël : Hum.
Alexandre : De quel droit, est-ce que c'est défendu de rencon... On est quand même dans une République ? Est-ce que c'est défendu de rencontrer du monde ?
Jean-Noël : Non, non.(...)
Jean-Noël : 
Non, mais moi je ne vais pas lui (Eugène Caselli) téléphoner, parce que je vais le traiter de tout, mais moi je ne veux plus que l'on parle de quoi que ce soit avec moi, je vais lui arracher la tête, voilà! 
Alexandre : Eh ben, ne lui arrache rien avant demain.»
Et le 4 novembre 2009, Eugène Caselli, qui une semaine plus tôt se fâchait tout rouge devant les médias estimant qu'il n'était «pas tolérable que 100 personnes prennent en otages 850.000 Marseillais», cède contre toute attente aux «preneurs d'otages» (les salariés de Bronzo).
Il annonce, lors d'une conférence de presse, déclarer «sans suite» le marché, une décision exceptionnelle qui équivaut à l'annulation du processus et au lancement de nouveaux appels à candidatures. Ce revirement suprenant lui a sans doute valu son audition par les gendarmes sous le régime de la garde à vue début février.
Jean-Noël Guérini lui n'a toujours pas été convoqué par le juge Duchaine. Il aura du moins du mal à le convaincre qu'il ignorait «la teneur exacte» des «contacts ou des relations» de son frère avec ses collaborateurs, comme il l'a affirmé le 18 février devant les militants PS. 

26 février 2011

Quand la langue se corse entre les frères Guérini…

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Ça déballe à tout-va. Et plutôt sec même. Hier encore, La Provence mais aussi Valeurs actuelles faisaient état de nouvelles pistes à explorer, notamment au sujet d'une tentative de prise de contrôle d'un projet de maison de retraite. La chose n'aurait en soi rien d'étonnant vu la concurrence sauvage que se livrent les gros poissons, un peu comme pour certaines cliniques, si n'étaient évoqués de possibles liens avec le grand banditisme.
En l'occurrence, un nom revient, celui de Bernard Barresi, un "parrain marseillais" arrêté en juin dernier sur la Côte d'Azur et aussitôt écroué. Dans cette histoire de maison de retraite, on y cite de nouveau le nom d'Alexandre Guérini.
Pendant ce temps, la vie politique continue. Ainsi, lors de la conférence de presse pour la présentation des grandes lignes de Marseille 2013, Eugène Caselli était bien présent alors que Jean-Noël Guérini ne s'est pas montré. En revanche, la veille, il était venu à Aix signer une convention de partenariat avec Maryse Joissains qui l'a accueilli à porte-feuille grand ouvert.
A droite, c'est le sénateur Bruno Gilles, grand copain de Renaud Muselier, qui s'est fendu d'une lettre à Martine Aubry lui demandant de "suspendre Jean-Noël Guérini de toutes ses fonctions officielles au sein du PS 13". La demande aurait eu du sens s'il avait d'un même élan protesté auprès des dirigeants de l'UMP pour régler le sort des Alliot-Marie et Woerth. Mais non, il ne voit que d'un œil.

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Dans les secrets des frères Guérini
20 Février 2011 par Laurent Valdiguié

Enquête. Six écoutes téléphoniques entre Jean-Noël et Alexandre Guérini montrent qu’entre le 27 avril et le 2 mai 2009, les deux hommes ont été prévenus de l’ouverture d’une enquête judiciaire… Et qu’ils ont réagi.
A lire les comptes rendus sur procès-verbaux, mêlant transcriptions phonétiques du corse, onomatopées et bordées de jurons, on entend leur accent chantant du Sud. Se dégage aussi une drôle d'ambiance. "L’ambiance de la côte", résume un enquêteur.
Dans cette affaire aux ramifications multiples, impliquant une nébuleuse de sociétés soupçonnées de liens avec le grand banditisme, Alexandre Guérini a été mis en examen et écroué début décembre 2010 pour "blanchiment, abus de biens sociaux, détournement de fonds et de biens publics et corruption active". Son frère Jean-Noël, sénateur et patron des socialistes de Marseille, a toujours défendu son
 "indépendance"… Jusqu’où tiendra-t-elle ?
Devant des militants socialistes, Jean-Noël Guérini a répété qu’il"n’avait absolument rien à se reprocher"
 et dénoncé une "campagne qui vise à salir et à détruire". France-3 Provence-Alpes venait de révéler le contenu d’une drôle d’écoute téléphonique. Dans celle-ci, Jean-Noël Guérini, le 27 avril 2009, prévenu par un mystérieux "ami", avait alerté son frère de l’ouverture d’une enquête le visant. En fait, ce jour-là, les gendarmes ont enregistré cinq écoutes téléphoniques que le JDD a pu consulter.

 guerini_JDD_corse

Les deux frères, apparemment par peur des écoutes, alternent le corse et le français. Ce même 27 avril, ils se reparlent à 16h41, uniquement en langue corse, que les gendarmes transcrivent phonétiquement. Sauf pour quelques jurons d’Alexandre ("ce fils de pute", "c’est vraiment une salope, hein !"). Jean-Noël le reprend : "Parle en corsu, enfin !"
"C’est un enculé quand même"
A 17h15, nouvel appel. "C’est un enculé quand même, s’énerve cette fois-ci Jean-Noël. Mais enfin, il ne faut rien dire. Je peux rien dire parce que, bon, c’est mon ami qui me le signale", explique-t-il. Les gendarmes, sur la ligne, comprennent que le secret de leur enquête est éventé par ce fameux "ami". "Il me dit que l’enquête préliminaire sera ouverte, continue Jean-Noël. A mon avis, ça doit être pour les décharges, Alex… 
– Eh, qu’est-ce que tu veux que ce soit ? rétorque Alexandre.
– Hum… Mais de toute façon, au bout de trois ans, y a prescription, ils peuvent rien faire, se rassure Jean-Noël.
– Mais qu’est-ce qu’on s’en cague ! 
– Ouais. 
– Si je te dis que j’ai rien à me reprocher, je sais de quoi je parle, non ? 
– Ouais, ouais, ouais, absolument. 
– Mais moi, je suis pas soulagé, je te l’ai dit tout à l’heure, je m’en bats les couilles. Ça peut venir même en parachutiste, qu’est-ce que je m’en bats les couilles ! Ils le savent, tous ces fils de pute !", conclut Alexandre Guérini.
Juste après cette conversation, le plus jeune des Guérini,
 "qui n’a rien à se reprocher", appelle, à 17h27, Philippe Rapezzi, un de ses collaborateurs à SMA Environnement. "Il ne faut rien laisser traîner, d’accord ? indique Guérini. Dans le coffre, y a rien ? 
– Euh, non, y a rien. 
– Ben voilà ! – D’accord, je pense que tout est bon", déclare Rapezzi, qui se veut rassurant.
Peut-être vaguement soucieux, Alexandre Guérini rappelle son frère à 17h30.
 "Demande quand même le service que c’est", lui dit-il pour savoir quel service d’enquête a été désigné, "le marseillais ou le parisien". Jean-Noël répète qu’il doit voir son informateur le lendemain et "qu’il saura tout dans les détails, avant d’ajouter : Y a pas de souci…" Le ton est plutôt interrogatif. "Si j’étais inquiet, mon frère, je serais en train de redescendre à Marseille… J’en ai rien à branler."
Soudés dans l'épreuve  
Suite à cette dernière conversation enregistrée le 27 avril, les deux frères cesseront de parler au téléphone pendant cinq jours. Les gendarmes n’entendront donc pas le récit de Jean-Noël à Alexandre après son rendez-vous avec son mystérieux "ami informateur" le 28 avril.
L’écoute suivante est datée du 2 mai 2009. Cette fois, Jean-Noël Guérini a le blues. Est-ce à cause de l’affaire judiciaire en cours ?
 
"J’ai plus envie… Ça me fait chier, je te jure… Je ne suis pas marié avec la politique, oh, depuis 1977… Pffou, j’en ai marre".
Son frère Alexandre va s’employer à lui remonter le moral : "Ouais, t’en as marre, t’en as marre, t’en as marre… tout le monde en a marre ! Y a pas que toi qui en as marre, tout le monde en a marre, mais si on règle tous les problèmes avec 'ah, j’en ai marre', et ben, les problèmes, ils se règlent pas comme ça, et chaque fois que tu règles un problème, hop, y en a un autre le lendemain qui surgit, et, hop, tu le règles et le lendemain, tu en as un autre qui surgit et hop, c’est la vie qui est comme ça ! c’est la vie. […] Voilà, moi, je sais que c’est ma vie et que je serai toujours en acier, je laisserai jamais tomber, jusqu’au dernier jour de ma vie, ben, je laisserai jamais tomber, je me battrai tout le temps. 
– Oui, le coupe Jean-Noël, mais toi, tu as une constitution à part. 
– Non, c’est pas une constitution, mon frère, c’est pas une constitution, c’est une réflexion intellectuelle." Ils sont comme ça, les frères Guérini. Soudés dans l'épreuve. 
Ce 27 mai, ils se remontent mutuellement le moral pendant un quart d’heure sans savoir que les enquêteurs du juge Charles Duchaine sont à l’écoute.
 
"Je peux être au fond d’un trou en train de manger du pain sec avec des cancrelats, je perdrai jamais le moral", assure Alexandre.
Les deux frères évoquent ensuite longuement l’auteur présumé de la lettre anonyme au procureur. En termes peu flatteurs.
 "Il a fait une erreur, et cette erreur, il fallait pas qu’il la commette… Là, il a touché à quelqu’un qu’il fallait pas qu’il touche, jure Alexandre.
– Absolument", conclut son frère.
Et on devine, à la lecture de ces lignes, qu’à Marseille, les couteaux resteront tirés encore longtemps.

15 juin 2007

TVA = Taxe Vraiment Antisociale

TVA_lourde

(Clic sur l'image pour agrandir)

Les commentaires vont bon train. Fillon essaie de rectifier le tir. La gauche tire à boulets rouges.

Certains économistes ne semblent pas emballés non plus par la mise en place de cette TVA antisociale, pointant ses risques, notamment pour le pouvoir d'achat.

L'homme de la rue se demande s'il ne va pas être le dindon de la farce, mangé à la sauce piquante. Bref, c'est le foutoir.

Si on ajoute à cela le délire sur les heures supplémentaires censées enrichir tout le monde à grosses gouttes tombant du front, on peut se faire une idée du "sérieux" du programme de Sarkozy.

A ce propos, il est assez cocasse d'entendre les policiers, sous les ordres du même Sarkozy, réclamer des impayés pour 6 à 7 millions d'heures supplémentaires effectuées depuis 1998, estimés à 160M€ ! Elle est bien bonne celle-là, non ?

10 septembre 2008

Quand l'info racole sans vergogne à coup d'émotions

emotion

Quelle que soit la nature de l'événement, grave ou léger, les médias ont pris la très fâcheuse habitude de travestir toute information en choc émotionnel. Cet été, un pas de plus a été franchi dans le sensationnalisme. Il y a là quelque chose de manipulateur et de malsain.

La guerre en Afghanistan, le coup de force en Géorgie, les deux faits majeurs qui ont fait la une, ont libéré tous les mauvais instincts des médias. Il n'y a quasiment plus aucune nouvelle qui ne soit présentée de la sorte. Betancourt, les enfants tués, les bébés morts de chaleur dans des voitures, les accidents, le foot, les J.O., les élections américaines, les saloperies des et sur les stars, les bandes annonces des programmes télé, le moindre fait divers, tout y passe et la liste est sans fin.

Tout est traité par le biais de l'émotion. D'ailleurs, les expressions ne manquent pas pour exploiter à fond le filon : "beaucoup d'émotion…, grande émotion…, riche en émotions…, que d'émotion…". Autrement dit, nul n'est censé comprendre une information sans être en état de secousse tellurique à faire sortir les tripes.

Les journalistes et les commentateurs ne sont plus seulement ceux qui rapportent les faits mais aussi ceux qui tentent de vendre la marchandise en nous prenant par les sentiments. On scénarise, on met en scène, on théâtralise, on dramatise. Emotion sur commande, émotion imposée, obligation d'émotion.

On nous dit ce qu'il faut ressentir sur l'instant, on nous assène le type formaté de réaction que nous devons avoir. On nous intime l'ordre de pleurer avant de comprendre ou pour éviter de se poser trop de questions. Il ne manque plus que les pleurs enregistrés comme les fous rires factices des émissions télé. Tout est transformé en piège à gogo, histoire de faire de l'audimat, de la vente et bien sûr du fric. Mais ce n'est pas tout.

Ce qu'il y a de plus redoutable, lorsque l'émotion se substitue au raisonnement, c'est que tout se brouille, le détail noie le contexte, les liens de cause à effet s'estompent et l'information perd du sens. On attend de nous des réflexes, pas de la réflexion.

Voulez-vous que je vous dise ? Cela ressemble aux méthodes de bourrage de crâne de la pub : occuper tout l'espace pour susciter la réaction pavlovienne. La pub crée des chocs. Elle n'a que faire de notre discernement. L'info lui emboîte désormais le pas pour suivre sa pente racoleuse… Le porno n'est pas loin !

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