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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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13 novembre 2009

Alexandra m'imagine dans le désert

blog_LAC_provence_11Plaisante surprise mercredi dans La Provence. Un écho relate l'anniversaire de mon blog. Sa rédactrice, qui aime bien de temps en temps me titiller la moustache, me tire un portrait qui a tout du vrai. Est-ce dû à une attraction particulière pour mon côté rebelle ou au pur hasard d'un air de famille de nos prénoms, je ne sais. Il paraît plus probant que l'arachnéenne journaliste a eu en fait tout loisir de découvrir et d'observer en long mes frondes assidues au conseil municipal. Sinon, comment expliquer cet art à saisir l'essentiel et à l'agrémenter d'une pincée d'esprit qui émoustille illico les zygomatiques ?

Alexandra, donc, du camp des plumes acérées, m'imagine par exemple, exquise facétie, rajeuni de plusieurs décennies mais aussi en pleine traversée du désert alors même que je peux savourer enfin chaque instant de mes admises retraites à l'ombre bienfaisante des palmiers. Et, pour maintenir intacts  neurones et synapses, si pour vraiment rien au monde je ne manquerais de m'abreuver à ses articles, je me délecte tout autant d'user de mon clavier pour commenter l'actualité qui n'est jamais parvenue à m'indifférer. Alors, si cela n'est pas tout à fait un air de famille, ça lui ressemble au moins un peu.

          

(Clic sur l'image pour agrandir) Dans La Provence du 11.11.2009

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15 novembre 2009

Médias : Les "Editocrates" épinglés

presse_editocratesEn 1997 déjà, le journaliste Serge Halimi avait publié un essai à succès sur les médias, "Les Nouveaux chiens de garde" (actualisé en 2005). Dans la même veine, vient de sortir un autre livre sur la crème des journalistes qui font la pluie et le beau temps (ouvrage paru aux éditions La Découverte).

Voici ce qu'on lit en quatrième de couverture : "Vous les connaissez bien. Leur visage et leur voix vous sont familiers. Ils signent toutes les semaines un éditorial dans un hebdomadaire ou un quotidien ; ils livrent une chronique chaque matin sur une antenne de radio ; ils occupent les plateaux des grandes - et des petites - chaînes de télévision ; chaque année, voire plusieurs fois pas an, leur nouveau livre envahit les tables des librairies.

"Ils", ce sont les "éditocrates"'. Ils ne sont experts en rien, mais ils ont des choses à dire sur (presque) tout et à longueur de journée, ils livrent à l'auditeur-lecteur-spectateur-citoyen leurs commentaires creux ou délirants sur le monde comme il va et où il devrait aller.

Sentencieux, ils racontent (à peu près) tous la même chose et dans (presque) tous les domaines, que ce soit sur la vie politique, la crise économique, les problèmes de société, les questions internationales, etc. Pontifiants, ils répètent à tout bout de champ qu'ils sont "politiquement incorrects" alors qu'ils sont les plus illustres représentants du conformisme intellectuel." 

A travers dix portraits drôles et corrosifs de ces "cumulards" des médias (dont Alain Duhamel, Christophe Barbier, Alexandre Adler, Bernard-Henri Lévy, Laurent Joffrin, Jacques Attali…), trois journalistes, Mona Chollet, Olivier Cyran, Sébastien Fontenelle, et un maître de conférences en sciences économiques, Mathias Reymond, dévoilent l'imposture de ces professionnels de la pensée-minute.

"Les Editocrates" : 

(Introduction par Sébastien Fontenelle et chapitre consacré à Alain Duhamel)

(Utiliser les boutons en bas du cadre pour faire défiler et agrandir les pages) 

http://widget.yodawork.com/book/viewer2.aspx?largeur=940&hauteur=728&ean13=9782707158697&bookshop=ladecouverte&page=0&wid=6846b787323745bf8803d81716f35b02 

"Les Nouveaux chiens de garde" :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Nouveaux_Chiens_de_garde

11 novembre 2009

Corrida : La torture enseignée aux enfants (sur TV7)

logo_TV7_provencePour ou contre la corrida ? On croyait que c'était d'abord une affaire réservée adultes. Grave erreur. Il y a aussi tout un système qui prépare insidieusement des enfants à devenir de futurs fervents de cette pratique.

Pas seulement en les invitant à être spectateurs sur les gradins mais aussi en les habituant, en les instrumentalisant, en les embrigadant, directement au contact des taureaux. Poussés par et avec l'accord de leurs parents, des enfants sont accueillis dans des écoles taurines et participent à un véritable apprentissage de la cruauté, de la violence et de la torture envers les animaux.

Le site TV7 Provence vient de mettre en ligne une émission qui montre et démonte tous les ressorts de cette barbarie. Dans un souci d'équilibre, la rédaction a invité plusieurs personnalités mais seuls les anti-corridas ont accepté le défi, les pro-corridas ayant tous refusé de débattre.

Le programme est composé d'interviews bien documentées et de divers reportages comportant parfois des séquences dures. Cette émission mérite d'être vue jusqu'au bout pour que chacun se fasse une idée précise de cette scandaleuse réalité.

La question posée est donc : va-t-on encore longtemps admettre le pseudo alibi du folklore pour occulter des manipulations criminelles ?

L'émission :

http://www.tv7provence.com/magazine/emissions/la-torture-ca-sapprend-2 

Un second volet consacré à la corrida elle-même sera bientôt mis en ligne.

Le site de TV7 Provence :

http://www.tv7provence.com/

Les sites anti-corrida :

http://www.flac-anticorrida.org/

http://www.anticorrida.com/

Ÿ "L'homme a peu de chance de cesser d'être un tortionnaire pour l'homme, tant qu'il continuera à apprendre sur la bête son métier de bourreau." (Marguerite Yourcenar)

Ÿ "Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent agir et refusent d'intervenir." (Albert Einstein)

Ÿ "La corrida est le symbole cruel de l'asservissement de la nature par l'homme." (Théodore Monod)

16 novembre 2009

Montaiguet : La lettre à Joissains de la Fédé des CIQ

Suite à la décision du conseil municipal d'Aix de voter la révision partielle de POS, la Fédération des CIQ a adressé une lettre à Maryse Joissains. La Provence en a publié des extraits. Dans ce courrier, reproduit ici in extenso, le président demande au maire de renoncer à cette révision et d'envisager avec les porteurs du dossier un Plan B crédible. Les arguments sérieux ne manquent pas et méritent d'être lus dans leur totalité.

Ce samedi, sur place, en pleine zone boisée, des riverains ont surpris un abattage en nombre d'arbres parfaitement sains ! Que se passe-t-il donc ? Pourquoi une telle démarche de déforestation a-t-elle été entamée ? Il va falloir qu'on nous en donne les raisons. (Aux dernières nouvelles, il s'agirait d'un débroussaillement saisonnier entrepris par les services de la CPA dans le cadre de l'entretien forestier. Mais on peut se demander pourquoi on touche à tant d'arbres sains...)

La lettre de la Fédération des CIQ 

         

gif_lettre

Madame le Député-Maire, Vous avez fait voter lors du conseil municipal du 3 novembre la révision simplifiée du POS concernant le secteur des Bornes au Pont de l‘Arc.

Nous avons suivi de près, comme vous le savez, cette procédure de révision, visant à rendre constructibles des parcelles pour permettre le transfert de la Clinique du Parc Rambot.

Nos adhérents, en particulier les Comités de quartiers du Sud de la ville et ceux de Luynes, ont participé aux réunions d’information organisées par votre adjoint à l’urbanisme au début de l‘été, concernant cette procédure, et plus généralement les conditions dans lesquelles votre municipalité envisage d’opérer le transfert de la Clinique.

Ils se sont exprimés, comme nous-mêmes, dans le cadre de l’enquête publique, dont nous avons estimé les conclusions, comme de nombreux observateurs, peu fidèles à la majorité des points de vue recueillis et trop complaisantes vis-à-vis des insuffisances du dossier.

Nous avons été nombreux enfin à entendre, le 21 octobre dernier, les explications et les commentaires de Messieurs Gallèse et Chevalier, ainsi que le point de vue du Docteur Lacoste, sur ce dossier.

Notre Fédération, en se livrant de façon approfondie à l’examen de ce dossier, en écoutant attentivement tous les protagonistes (en particulier le Docteur Lacoste), en jouant un rôle extrêmement modérateur entre les différents points de vue, ainsi que dans la communication publique et privée sur ce dossier, s’est montrée responsable et soucieuse de concertation.

Nous soulignons que avons eu plusieurs fois l’occasion dès le début de cette procédure, de donner un avis très positif sur le changement d’implantation de cette Clinique, beaucoup trop à l’étroit dans ses locaux actuels, et générant un afflux de circulation et de stationnement sauvage dans les proches quartiers Est, déjà sujets à une apoplexie automobile permanente.

Malgré notre préjugé favorable de départ sur ce transfert, et notre examen attentif des arguments des porteurs du projet, nous devons dire à notre grand regret que les informations et commentaires qui nous ont été servis ne nous ont pas convaincus de la pertinence du choix de cette nouvelle implantation, au regard à la fois de l’intérêt des Aixois et des habitants du Pays d‘Aix, de celui de la Ville, et même de celui, bien compris, des médecins maîtres d’ouvrage du projet.

Nous allons résumer brièvement les points sur lesquels porte notre désaccord de fond sur l’implantation sur le secteur des Bornes.

Accessibilité et déplacements

Vos adjoints, et le Docteur Lacoste, le reconnaissent bien volontiers : l’accessibilité de jour, en particulier en cas d’urgence, depuis l’échangeur de Pont de l’Arc pose un problème majeur, dans un secteur de surcharge permanente de la circulation automobile, et qui, du fait du renforcement de la présence de l’Université dans le Sud de la Ville (dont nous nous réjouissons, bien entendu), du fait de l’implantation de parkings pour les étudiants au Sud de l’autoroute A8 (que nous appelons de tous nos vœux), et du fait enfin de tous les programmes immobiliers en projet à l’Est et à l’Ouest du Pont de l’Arc, va connaître un accroissement spectaculaire, malgré les efforts parallèles de la Ville et de la CPA pour développer les transports en commun.

L’échangeur du Pont de l’Arc est de surcroît mal tracé, trop proche des zones habitées ou de commerces, et "autobloquant" à de nombreuses heures de la journée !

Ce problème est tellement embarrassant que votre adjoint à l’urbanisme a recherché la possibilité de créer un accès pour la future clinique depuis la RD9, au voisinage du débouché du chemin de la Blaque, au travers de quelques propriétés privées, dont celle de la Félicité, et annoncé la création d‘un pont sur l‘Arc au voisinage de la Parade.

Malgré nos préventions, toutes rationnelles, contre le projet du secteur des Bornes, nous aurions pu éventuellement nous laisser convaincre par cette proposition.

Malheureusement, cet élément du dossier ne repose que sur des hypothèses peu crédibles : maîtrise foncière des terrains d’assiette (dont nous savons qu’elle est mal engagée), financement de cette acquisition et des travaux de construction de cette voie, planning de réalisation et financement du pont sur l’Arc, et des voies d’accès correspondantes Nord et Sud.

Par ailleurs, un débouché sur la RD9, déjà très chargée, ne représente pas un "développement durable" !

Et cette solution ne prend pas en compte suffisamment la nécessité pour cet équipement privé, mais à vocation de service public, d’être accessible le plus rapidement possible à toute la population du Pays d’Aix, et pas seulement aux habitants du centre ville.

Il nous semble par comparaison que la solution d’une implantation sur la future Zac de Lenfant n’a pas été sérieusement étudiée, l’échangeur des Trois Pigeons étant incomparablement moins chargé que celui de Pont de l’Arc : on ne nous oppose, lorsque nous évoquons cette solution, que des arguments de type "psychologique" (présence de la Maison d’arrêt) ou esthétique (présence de bâtiments tertiaires ou industriels).

La proximité de la future gare routière du plan d’Aillane desservant tout le Pays d’Aix, par exemple, qui nous paraît un avantage décisif concernant les problèmes de circulation et d‘accessibilité, n‘est absolument pas prise en compte.

montaiguet__arbres_coupes

(Clic sur l'image pour agrandir)

Des riverains ont découvert que l'on abattait déjà des arbres sur le site (Photo MC)

Aspects économiques

Pour compléter notre argument sur les problèmes de déplacements dans le secteur choisi, il faut ajouter que le coût financier de la voie décrite plus haut est entièrement à la charge de la collectivité. Même s’il est normal que la Ville se préoccupe de la réussite sanitaire, sociale et économique de ce projet de transfert, il paraîtrait pour le moins étrange que la Ville (comme d’autres collectivités locales) supporte le coût de cet investissement, dans une zone naturelle et inconstructible !

Ce surcoût pour la collectivité est d’autant plus malvenu que des solutions alternatives, comme celle d’une implantation sur la future Zac de Lenfant, éviterait cette charge supplémentaire.

Il est également incongru lorsque l’on connaît le nombre de projets urgents d’améliorations et de renforcements de voirie dont notre Ville a besoin dans le même temps.

Remarquons au passage, également, que les coûts d’aménagement intérieurs à la parcelle construite, à la charge des maîtres d’ouvrage, seront beaucoup plus importants sur le terrain du secteur des Bornes (avec toutes les précautions environnementales promises, le coût d’un parking sur une surface accidentée, et la construction d‘un rond-point extérieur) que dans une parcelle en Zac, plate et desservie par les réseaux en bordure de terrain.

Droit de l’urbanisme et environnement

gif_courrierNous ne reviendrons pas sur nos critiques de fond, concernant une urbanisation rampante dans un secteur constituant la coupure naturelle entre la Ville et le village de Luynes, et contraire à la lettre comme à l’esprit de la loi SRU : nous les avons largement développés dans notre contribution à l’enquête publique, dont nous avons adressé copie à M. Gallèse, adjoint à l’urbanisme, mais ils ont été étrangement ignorés par le Commissaire enquêteur dans son rapport !

Nous redirons seulement aujourd’hui qu’en contrepartie d’un environnement "vendeur", qui semble avoir séduit l’équipe des maîtres d’ouvrage de la Clinique, et ses futurs investisseurs, le terrain du secteur des Bornes sera profondément terrassé et remanié, dans un secteur réputé partiellement ou totalement inconstructible.

Le parking de 800 places qui est envisagé aura beau être "paysagé", il créera une importante imperméabilisation du sol, et générera une pollution automobile importante dans un lieu naturel et protégé.

Ces interventions sur une zone à vocation naturelle et agricole sont en contradiction flagrante avec les principes de la Loi SRU, que Messieurs Gallèse et Serre se flattent par ailleurs de respecter dans l’élaboration du futur PLU.

Par ailleurs, une question paraît avoir été occultée : c’est celle de l’assainissement des eaux usées. Aucune station d’épuration ne semble avoir été prévue.

Enfin, signalons un petit tour de "passe-passe" juridique (suppression d’une zone UD1.1, permettant la construction de maisons, et annexion de cette zone au projet de clinique, sous forme de logements de fonction) qui permet au projet d’être plus politiquement correct, tout en gardant les mêmes surfaces construites !

D’une façon plus globale, nous constatons qu’en se focalisant sur le seul secteur des Bornes pour réaliser le transfert de la Clinique Rambot, le maître d’ouvrage et la Ville se placent volontairement dans un contexte d’insécurité juridique qui risque d’affecter pour de longs mois la planification de ce transfert et sa réalisation.

Cette insécurité juridique résulte d’un manque de concertation en amont du projet, dévoilé comme trop souvent au public alors que tout est déjà "ficelé".

Nous reconnaissons que les élus chargés du dossier se sont énormément mobilisés pour le faire aboutir, dans un louable souci d’information, mais faute de convaincre en amont les nombreux intervenants au projet, cette affaire risque d’entraîner blocages, oppositions, surcoûts et confusion.

Nous vous demandons donc instamment, puisqu’il en est encore temps, de renoncer à cette révision du POS, et d’envisager avec les porteurs du dossier, un "Plan B" crédible.

Nous connaissons votre réalisme politique, et nous savons que vous examinerez nos arguments avec la plus grande attention.

Nous vous prions d’agréer, Madame le Député-Maire, l’expression de notre considération distinguée.

Le Président

20 mars 2007

Sonder ou (se) tromper ?

difficile

Les biais méthodologiques (6)

Pour être valable, un sondage politique doit être mené avec beaucoup de rigueur, à tous les stades : définition de questions claires et précises, constitution de l'échantillon, formulation des questions, saisie des réponses, retraitements et redressements. Or, des erreurs peuvent s'insérer à chacune de ces étapes, d'autant plus que toutes ces opérations sont réalisées très souvent dans des délais extrêmement courts, sous la pression des événements et des commanditaires.

En supposant que toutes les précautions ont été prises pour éviter les erreurs de base, il est des biais plus difficiles à éviter. Les plus importants sont liés au choix de l'échantillon. En effet, la méthode des quotas qui est utilisée pour choisir l'échantillon peut être mise en œuvre avec plus ou moins de finesse.

Les critères utilisés sont nécessairement peu nombreux, notamment pour des raisons de coût et de simplification. Généralement, on utilise l'âge, le sexe, la catégorie socioprofessionnelle, la catégorie d'agglomération et la région. Pourtant, d'autres critères tel le niveau d'études, le statut marital ou la présence d'enfants sont déterminants dans le comportement de vote.

Par ailleurs, les critères utilisés peuvent eux-mêmes se heurter à une réalité plus complexe. Ainsi, la catégorie "Inactifs", qui regroupe quasiment le tiers de la population française, est souvent traitée en bloc. Or, on retrouve dans cette catégorie des populations très diverses (femmes au foyer, jeunes sans emploi, retraités). Et même lorsque ces sous-catégories sont prises en compte séparément, il est difficile de gérer des paramètres encore plus fins mais très déterminants dans les intentions de votes, telle l'ancienne profession des retraités, par exemple.

Toujours concernant le respect de la représentativité de l'échantillon, on constate qu'un nombre croissant de personnes refusent de répondre aux enquêtes téléphoniques, surtout lorsqu'il s'agit de questions aussi engageantes que celles des sondages politiques. Les populations qui répondent le plus volontiers ont souvent un niveau d’étude supérieur et portent de l’intérêt à la vie politique. Les abstentionnistes, jeunes et autres blasés de la politique se retrouvent donc sous-représentés.

Tout cela fait que les quotas sont plus difficiles à atteindre et que la tendance devient forte d'utiliser la méthode du redressement d'échantillons pour effectuer les rattrapages nécessaires (avec un risque d'erreur d'autant plus important que le redressement affecte des coefficients forts à certaines catégories peu interrogées).

A ces biais habituels s'ajoutent de nouvelles difficultés, auxquelles les instituts de sondages vont devoir répondre dans les années à venir pour assurer la fiabilité de leurs résultats. Ainsi, si le téléphone, média privilégié pour les sondages d'opinion, assure actuellement une représentativité satisfaisante, un phénomène nouveau suscite quelques interrogations : la multiplication des téléphones portables. En effet, de plus en plus de Français se désabonnent de leur ligne fixe au profit de numéros mobiles. Or il n'existe pas aujourd'hui un annuaire exhaustif des téléphones mobiles. En outre, il est plus difficile d'administrer une enquête sur mobile que sur une ligne fixe.

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21 novembre 2006

BILAN 1 : La politique à la peine

_charpeVoici le premier volet d'une série consacrée aux bilans calamiteux de la municipalité.

Marianne sera d'un grand secours pour adoucir un peu nos peines.

Arrivée à la tête de la ville par effraction, l'équipe municipale de Mme Joissains s'est constituée sur la base – laquelle ? – de la fusion artificielle de trois listes hétéroclites qui n'avaient rassemblé que moins de 15% chacune au premier tour. Le vernis a vite craqué et partout. Candidate prétendument sans étiquette, pourfendant déjà de façon populiste les partis, Mme Joissains entre un an après à l'UMP, trompant ainsi les Aixois.

Au même moment, François-Xavier De Peretti, tête de la liste UDF ayant fusionné, devenu adjoint à la culture, claque la porte. Il ne peut déjà plus supporter l'ambiance et les méthodes qui se développent en mairie. Depuis lors, il s'est mué en opposant déterminé d'un système qui va en l'encontre de l'intérêt des Aixois.

L'opposition de gauche issue de l'équipe de Jean-François Picheral, maire sortant, l'avait précédé dans ces alertes qui n'ont fait que s'aggraver jusqu'à aujourd'hui. J'ai moi-même entrepris avec mes collègues cette bataille dès 2001.

Vraiment pas triste…

Alors, que constate-t-on ? L'équipe municipale n'a plus que la dernière apparence de l'unité. Les élus se surveillent et se critiquent les uns les autres, s'envoient des flèches meurtrières et vont finir par faire voler en éclats une fois pour toutes leur semblant de parade unie. Il faut dire qu'en fonction des gracieusetés que leur maire leur concède, il existe désormais pas moins de huit catégories d'élus. Les indemnités sont attribuées sans ordre logique. Il y a, par exemple, une adjointe de quartier qui reçoit plus que le premier adjoint qui a du mal à dire son mot. Mais bon. C'est leur problème.

Au-dessus, Mme Joissains cumule quasiment tous les pouvoirs au sein d'un cercle restreint d'affidés qui fait avec elle la pluie (surtout les orages) et le beau temps (c'est rare). Elle est députée, maire d'Aix, présidente de la Communauté d'Agglomération du Pays d'Aix, présidente du conseil d'administration de l'Hôpital, présidente de l'Office Public HLM, présidente de la société HLM SACOGIVA. Elle s'est mis en tête de conserver son pouvoir pour diriger le personnel municipal.

Et comme il n'y a que 24 heures par jour, elle ne peut pas tout faire. Pourtant, elle dit connaître ses dossiers. Pour qui assiste aux séances publiques du conseil municipal, il y a de quoi en douter et j'en doute. Il m'arrive souvent de la mettre en défaut. Et là, que dit-elle ? "Je peux pas tout savoir (sic)", "J'avais pas vu (re-sic)", "quelqu'un peut-il répondre ? (re-re-sic)", "je vais demander des explications (re-re-re-sic)". A-t-elle même appris à faire fonctionner une séance ? On peut se le demander au vu du nombre d'erreurs identiques qu'elle commet chaque fois. Ce serait drôle si ce n'était pas... triste !

On aura compris que le climat ambiant qui baigne les séances atteint rarement la sérénité minimale qui pourrait favoriser les débats. Confusion, désordre, cacophonie sont le lot commun. Même lorsque le maire tente de garder son calme ("ce soir, j'ai pas l'intention de m'énerver"), on peut s'interroger si elle y croit vraiment elle-même? Et hop, c'est reparti pour un tour !

Au couteau…

Quelle image cette équipe et son maire donnent-ils ainsi de la ville aux Aixois et, au-delà, à tous ceux qui aiment notre cité.

Avec les échéances qui approchent, les couteaux sont tirés. On voit des adjoints au verbe emphatique comploter presque secrètement pour se délier de leurs allégeances – toujours définitives et la main sur le cœur en public – pour jouer les chevaliers blancs dont tout le monde voit qu'ils sont gris et aigris.

Une telle manière générale de faire la politique n'est-elle pas symptomatique d'un manque de sérieux pour conduire des projets dans l'intérêt de la population et de la ville ? Car, à part les grands projets laissés par notre municipalité, et dont certains ont pu fort heureusement aboutir même s'ils ont subi les turpitudes de cette équipe, le reste est fait de coups politicards à la petite semaine. Une façon de faire croire à la marche des choses à grands renforts de propagande à la gloire du maire, histoire de donner le change sans doute.

Prochainement, et pour illustrer mes dires – la lucidité nous évitant d'avoir les idées noires – j'aborderai d'autres sujets. Notamment, la démocratie en panne, le bluff sur la sécurité, les finances bloquées de la ville, l'absence de politique du logement, l'urbanisme sans vision, les quartiers délaissés, la casse de la vie associative et culturelle, l'abandon des étudiants… et j'en passe. Tous sujets qui, une fois les constats établis, constitueront le point de démarrage pour un renouveau salutaire de notre Histoire commune.

Bref, de quoi alimenter les débats pendant des semaines. Evidemment vos réactions et vos témoignages seront, comme d'habitude, plus que les bienvenus.

15 janvier 2024

Gabriel Macron nommé nouveau Premier lampiste

ANESTHÉSIE. Formidable, ce nouveau premier ministre ! Macron a déniché en Attal son double parfait pour continuer à enfumer quotidiennement les Français avec sa politique de casse pour les plus humbles et servir les intérêts des comparses de sa caste. Une belle opération de communication reprise par les médias qui peuvent ainsi faire de l'audimat sans trop léser sa majesté. Au secours !

Macron Attal
(Image du journal L'Opinion)

Quelle merveilleuse nouvelle ! C'est à pleurer d'émotion ! On va enfin voir à l'œuvre ce brillant ministre continuer le massacre entrepris par son patron depuis près de sept ans. La mascarade du remaniement va s'y prêter assidûment chaque jour. D'ailleurs, ce surdoué a immédiatement commencé sa mission en action sur le terrain. En effet, ne l'a-t-on pas vu aller serrer des mains pour occuper les médias à s'esbaudir de tant de talent ? De portrait en portrait, d'anectote en anecdote, de louange en louange, de lèche-cultage en lèche-cultage, n'a-t-on pas assisté à la mise sur orbite d'une ambition fondée sur un parcours hors norme. Et pourquoi pas nobélisable tant qu'on y est ?
Il était paraît-il socialiste. Mais, comme je l'ai entendu dire, il ne l'est plus depuis longtemps. En revanche, j'ai bien observé qu'il était déjà dans l'action, sans répit. Il a fait un geste noble pour gratter sa narine droite. Il a passé sa main droite dans ses cheveux. Il a regardé en arrière en tournant sa tête vers la droite. Il a prodigué des sourires à des voisins sur sa droite. Il a croisé ses mains, celle de droite par-dessus. Communication et complicité. Déjà des preuves de son engagement politique sans failles, non ?
Pour le reste, en dehors de phrases très généralistes destinées à berner son monde, rien pour manifester une propre originalité permettant d'avoir une idée de ce qui le distingue de son chef à plumes. La casse dans tous les domaines, un vrai casse, va se poursuivre selon le vouloir omniscient de ce dernier. Pourquoi voulez-vous que Macron fasse autre chose que ce qu'il fait et défait depuis 2017 ? Sa vraie mue, rampante et qui crevait les yeux au fil des années, est qu'il n'a même plus honte de servir les intérêts de droite pour lesquels il fait et doué. Son gouvernement est à son image avec des ministres sarkozystes bien conservateurs gonflés à l'hélium comme des ballons.
Quant à l'éthique, inutile de s'appesantir plus avant sur la recherche de conseils auprès du président Nicolas, condamné, et qui continue de la ramener. Et puis cette ministre doublement mise en examen qu'on ose présenter comme un trophée et qui peut donc ainsi aller parader à l'Elysée.
Ont été sorties des personnes prétendument de gauche qui avaient retourné leur veste pour faire le sale boulot et s'assurer une carrière. Les voilà bien remerciées à tous les sens du terme. L'une d'entre elles va d'ailleurs devoir s'expliquer devant la justice d'ici peu. C'est cela la crédibilité et la valeur d'exemple fournies au Français ? L'enfumage a de beaux jours devant lui.
A Aix, la députée macroniste pur jus se dit fière d'avoir voté la loi sur l'immigration. Heureusement son collègue centriste a refusé le diktat, même s'il soutient le reste de la politique gouvernementale. Voilà, je voulais juste dire que mon cœur saigne.

Lire cet excellent article du site ACRIMED
"Gabriel Attal : nouvelle star médiatique"
:
https://www.acrimed.org/Gabriel-Attal-nouvelle-star-mediatique

1 janvier 2024

2024 : Nouvelle année, nouveaux espoirs ?

Quand on observe l'état du monde, on peut se demander si le changement de millésime a encore la capacité d'y changer vraiment quelque chose. Alors, il ne reste hélas plus que l'incantation, et encore, pour tenter d'espérer un peu en des jours meilleurs.
Comme dit le poète "Est-ce ainsi que les hommes vivent ?" [...] Le temps de rêver est bien court".

voeux 2024 image

Que la nouvelle année vous soit quand même la plus douce possible.

19 décembre 2023

Eric Dupond-Moretti / Maryse Joissains : Devinez quoi...

VOUS AVEZ DIT BIZARRE ? Eric Dupond-Moretti est souvent venu à Aix. Il y était encore il y a peu pour inaugurer le nouveau palais de justice. Là, il a rencontré Sophie Joissains dont il connaît la mère qui avait fait appel à lui dans le procès qui a abouti à sa condamnation et à sa démission. Et savez-vous quoi ? Lorsque j'ai informé le ministre que le procureur n'avait jamais répondu à mes plaintes contre elle en 2005 et en 2017, il n'a pas daigné m'adresser la moindre missive m'informant des suites qu'il entendait entreprendre. Est-ce parce qu'il avait été l'avocat de l'ancienne maire d'Aix ? Je me pose bien des questions...

Dupond-Moretti

Alors qu'il était en plein procès, il était à Aix le 21 novembre pour inaugurer le nouveau palais de justice. Il y avait là Sophie Joissains, en tant que maire, et dont il connaît la mère. Bon, Eric Dupond-Moretti a été relaxé le 29 pour les faits reprochés de conflit d'intérêts mais sans "élément intentionnel" (interdiction de rire). Ce qui n'empêche pas les débats de continuer sur cette décision controversée du fait de la composition du jury. Et de cette drôle de justice dite d'exception qui ne relève pas du droit commun. Mais, soit. En revanche, Maryse Joissains a été définitivement condamnée et a dû se plier à la démission.
Pourquoi fais-je ce rapprochement entre ces deux personnalités ?
Rappel de quelques faits. Le 26 mai 2020, j'ai adressé un courrier RAR (lire plus bas) au ministre de la justice pour lui demander, dans le cadre de sa loi "Projet de loi pour la confiance dans l'insitution judiciaire", de créer l'obligation pour les procureurs de répondre aux plaignants quelle que soit la suite donnée aux plaintes des requérants. C'est simple et c'est clair.
Dans ma lettre, j'avais donné deux exemples sur mes plaintes contre Maryse Joissains. L'une datant du 5 mai 2005, pour contester le fait que Maryse Joissains, alors députée en exercice, avait publié deux numéros en forme de journaux d'information présentant un compte-rendu de mandat. Le tout agrémenté d'encarts publicitaires d'entreprises au nombre de 35 parmi lesquelles 9 avaient obtenu des marchés publics de la Ville d'Aix. Cette pratique est interdite.
L'autre, datant du 2 mai 2017, est une plainte simple, déposée avec Edouard Baldo, au sujet d'un possible conflit d'intérêts entre Maryse Joissains, maire, et Alain Joissains, son directeur de cabinet dont j'avais fait annuler le contrat illégal au bout de dix ans de procédures.
Dans ces deux cas rappelés ici, jamais le procureur ne m'a envoyé la moindre réponse, ne serait-ce qu'une lettre de courtoisie du genre "nous avons bien reçu et enregistré vos courriers". Une affaire qui date de 18 ans et une autre de 5 ans ! Comment faire confiance ?

Dupont-Moretti avocat MJM ordonnance - Copie

Alors m'est revenu un souvenir qui apparaît maintenant cocasse et qui peut expliquer qu'il n'est pas utile de répondre à un Castronovo qui ne fait qu'embêter. Quel lien unit Dupond-Moretti et Maryse Joissains ? Dans l'affaire qui a valu à Maryse Joissains un long procès (la promotion turbo de son chauffeur et le recrutement d'une employée pour s'occuper de la cause animale à la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix qui n'en a pas la compétence), l'un de ses avocats était Eric Dupond-Moretti. Tout cela ne leur a pas porté chance. Ils ont tous perdu. Je suis donc bien obligé de me poser la question. Est-ce devenu gênant pour le ministre de répondre en toute impartialité à un élu d'opposition qui le sollicite au sujet d'une personne qu'il a défendue ?

"Ma lettre à Eric Dupond-Moretti pour obliger les procureurs à répondre" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2021/08/02/39078467.html 

Excellent article de Xavier Monnier sur le site Blast 
https://www.blast-info.fr/articles/2023/conflits-dinterets-vers-une-jurisprudence-dupond-moretti-sVkBYpiFRHu1H2wTxJBHTQ

27 septembre 2023

Aérodrome des Milles : Le projet néfaste d'agrandissement validé par l'Etat !

DÉNI. Mauvais coup pour l'aérodrome des Milles. L'Etat, faux-cul, a validé l'agrandissement contesté par les associations et la mairie d'Aix. Il ouvre ainsi la porte à une augmentation significative de la pollution et des nuisances sonores déjà importantes dont se plaignent à juste titre les riverains. Ah, les belles paroles du président de la République sur sa vision de l'écologie !

aérodrome bruit

Actualisation : jeudi 5 octobre à 16h00 (voir en fin d'article)
Tout le monde était contre l'agrandissement de l'aérodrome des Milles et la construction d'un hangar (633m²). Il faut savoir que le site est géré à titre privé par la société Edeis bénéficiaire d'une délégation de service public (DSP). Cela ne laissait pas de doute sur l'amplification du nombre de vols et l'accroissement des nuisances (pollution et bruit déjà supérieurs aux seuils fixés, en 2021, 71636 mouvements contre 43155).
Après avoir validé ce projet dans un premier temps, la municipalité d'Aix, alertée par diverses associations et organismes environnementaux, avait fini par s'opposer à ce développement enfin jugé néfaste et avait retiré le permis de construire. L'Etat, propriétaire des terrains, a fait connaître sa décision de valider cette catastrophe. La transparence, il ne sait pas ce que c'est. La démocratie, il s'en tamponne.
Ce n'est pas le seul cas de déni de démocratie de l'Etat. La même mauvaise méthode est utilisée par exemple pour le dossier du projet de construction de l'autoroute A69 qui deviendrait payante. Vous savez, c'est cette idée de relier Toulouse à Castres, soit 54 kms, alors qu'il existe des voies rapides gratuites. Les opposants dénoncent l'impact écologique de ce projet. Des manifestations ont d'ailleurs eu lieu pour contester ce mauvais coup et demander l'abandon du projet, sachant que la Conseil national de la protection de la nature à émis un avis défavorable.
Comment croire les paroles soi-disant vertueuses du président de la République en matière d'écologie ? Le privé se fiche du respect de la nature chaque fois qu'il peut empocher la mise.

Aérodrome prov 15

 Actualisation 
Se boucher les oreilles

La Cour administrative d'appel s'aligne sur la décision de l'Etat. Tout serait donc parfait ?
Le Collectif Danger Aix Avenir (CD2A) entendait remettre en cause la concession accordée par l’Etat à Edeis pour l’exploitation de l’aérodrome d’Aix-Les-Milles en 2017 et ceci, pour durée de 45 ans. Le collectif reprochait notamment l’insuffisance de protection environnementale mise en œuvre par le privé. Il avait déjà perdu en première instance en 2021.

"Aérodrome des Milles : La réalisation de hangars refusée" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2023/06/13/39939810.html

12 juillet 2023

Fête du 14-Juillet : Disparus les défilés aixois d'antan !

NÉANT. A Aix, il n'y a plus de défilé du 14-Juillet. Le dernier a eu lieu en 2007. On pensait que c'était enfin une reprise après l'ultime de 2001. La tradition était bien ancrée depuis de très très très longues années. Mais non. Pour la Fête nationale, on n'a plus désormais qu'une sorte de kermesse avec un bal et un feu d'artifice. Cet abandon est une honte !

Marine le 14 juillet
En 2007, même la marine défilait sur l'avenue des Belges 

Je ne m'y fais pas. A Aix, il n'y a plus de défilé du 14-Juillet. De mémoire, la dernière célébration a eu lieu en 2007 sur l'avenue des Belges. Par le passé, on marquait régulièrement la Fête nationale sur le cours Mirabeau. Je me souviens que cela était un événement jusqu'en 2001. Une seule résurgence a donc eu lieu six ans plus tard et puis plus rien.
Maryse Joissains prétextait que cela était impossible à organiser à cause de la fermeture définitive de la Base aérienne des Milles en 2002. Comment gober ça ? Est-il si inconcevable d'obtenir par exemple un détachement des trois armées, des effectifs des police nationale et municipale, des pompiers, des élèves de l'école militaire, des membres des comités communaux de feux de forêt ? Pourquoi ce que l'on réussit à faire pour le 8-Mai et le 11-Novembre deviendrait un empêchement pour le 14-Juillet ? Outre le symbole, une telle manifestation en uniformes attire toujours la population et notamment les enfants à qui l'on transmet un moment fort de notre passé. Aix est une grande ville et mérite que l'on s'emploie à tenir son rang.
Prenons exemple sur certaines communes du pays d'Aix qui font l'effort de mettre sur pied une matinée officielle du défilé. Citons la petite ville de Meyreuil (5500 habitants) qui ne déroge jamais à la tradition en sollicitant les pompiers, les sapeurs forestiers, le comité des feux de forêt et même mes associations d'anciens combattants.
Alors que reste-t-il dans notre ville d'Aix ? Un bal et un feu d'artifice quand le temps le permet. Bon d'accord, tout amusement est bon à prendre même sous forme de kermesse mais quid de l'Histoire ?

LE 14-JUILLET, TOUTE UNE HISTOIRE

Le sans-culotte

sculotte

Le "sans-culotte" est reconnaissable à sa tenue : il porte un pantalon long, en bure rayée, ce qui le différencie de l'aristocrate exécré arborant culotte courte et bas de soie. Il est chaussé de sabots, parfois remplis de paille. Coiffé du bonnet phrygien rouge (rappelant l'affranchissement des esclaves) avec cocarde tricolore, il tient en main, dans les occasions importantes, la fameuse pique, emblème du militant. Après 1792, on le voit, à l'imitation des volontaires marseillais, endosser la carmagnole, veste courte à gros boutons. Les carmagnoles loqueteuses deviendront une marque de patriotisme révolutionnaire. 
Les sans-culottes répandent vite les usages démocratiques : ils se tutoient et s'appellent "citoyens". Renonçant aux vieux patronymes de leur baptême, ils ont adopté des noms glorieux de l'Antiquité : Brutus, Gracchus ou Mucius Scaevola. Ils gardent un culte pour Marat, assassiné par la "garce du Calvados". Le Père Duchesne, connu pour la verdeur de son style et la violence de ses propos, est leur feuille de prédilection. Pour eux, la délation est un devoir, la Terreur un moyen légitime de défense, et ils vénèrent la sainte guillotine.

La prise de la Bastille

bastille1

Dès le début de la Révolution, ces bons patriotes jouent un rôle décisif en assurant la victoire du peuple sur la tyrannie : ce sont eux qui ont permis la prise de la Bastille, la chute des Tuileries, l'élimination des Girondins. A partir de 1792, ils s'imposent dans les sections de Paris, les tièdes s'éliminant d'eux-mêmes. Dans les assemblées, comités de surveillance ou sociétés populaires, ils sont au premier rang pour punir les aristocrates et les traîtres. 
La sans-culotterie parisienne est composée d'éléments divers, petits commerçants, employés, ouvriers, artisans, mais un même idéal démocratique anime les militants. Ils poussent la passion politique jusqu'au fanatisme et voudraient imposer leurs vues à la Convention, à laquelle ils envoient pétition sur pétition. Ils affirment d'abord le caractère inaliénable de la souveraineté populaire. Férus d'égalité, ils s'insurgent contre les riches, inutiles et fainéants : leur vœu n'est d'ailleurs pas la suppression mais la limitation de la propriété. 
Au printemps 1793, alors que sévit la disette, ils proposent des mesures radicales : taxation des prix, réglementation du commerce, lutte contre les accapareurs. Ils réclament en même temps le droit à la subsistance, à l'instruction. Devant ces exigences, la Montagne est divisée et montre des réticences : le gouvernement révolutionnaire aura d'ailleurs d'autres tâches que de satisfaire toutes ces aspirations. Après Thermidor, le rôle politique des sans-culottes semble terminé.

La Marseillaise

republique triomphanteRépublique statue 1883
La République triomphante préside à la grande fête nationale du 14 juillet 1880 
qui voit l'inauguration de la statue de la République en 1883

La Marseillaise devient l'hymne national le 14 juillet 1795. Le décret du 26 messidor an III proposé par le député Debray déclare "La Marseillaise" hymne national français. D'abord appelé "Chant de guerre pour l'armée du Rhin", la chanson é été écrite dans la nuit du 25 au 26 avril 1792 par Rouget de Lisle, officier du génie en poste à Strasbourg. Interdite durant le premier et le second empires, elle sera définitivement proclamée "hymne national" en 1879, sous la IIIème République. Sur proposition du député de la Seine, Benjamin Raspail, la loi du 6 juillet 1880 instaure le 14 juillet "Fête nationale de la République".

drapeau deux tons-- drapeau francais--drapeau marin
Drapeau deux tons (l'officiel est bleu sombre et rouge foncé) 
Drapeau normal (trois bandes égales)
Drapeau marin (trois bandes inégales)

Le drapeau de la France, ou drapeau tricolore bleu, blanc, rouge, est l'emblême de la France conformément à l'article 2 de la Constitution française de 1958. Ce drapeau de proportions 2x3 est fait de trois bandes verticales d'égale largeur. Il date  de 1794, dessiné par Jacques Louis David (1748-1825) sur l'ordre de la Convention, mais ses origines sont un peu plus anciennes et remontent au temps où Louis XVI (1754-1793) unit les trois couleurs en associant au blanc des Bourbons, le bleu et le rouge de la ville de Paris. Le drapeau flotte depuis 1794 à l'exception des périodes de 1814-1815 et 1815-1830. Ce sont, sans doute, la simplicité du dessin et l'harmonie des trois couleurs qui ont inspiré tant de drapeaux dans le monde.
Si, actuellement, le drapeau doit être 50% plus long que haut et les trois bandes de largeur égale, il est à noter que les drapeaux de cérémonie sont carrés et que les trois bandes sont égales. Les pavillons de marine ont aussi la proportion des 2x3, mais les bandes de couleur ont une taille respective de 30%, 33% et 37% afin de créer un effet d'optique d'égalité des bandes sous le vent du large.
On remarque parfois, à la télévision, que la bande blanche du drapeau placée derrière un locuteur est nettement plus étroite que les bandes colorées (pendant les allocutions du président de la République par exemple). Cela est fait pour compenser un cadrage resserré qui ne laisserait autrement voir que du blanc à l'écran.

3 juillet 2023

V'Hello : Aix condamnée à payer une indemnisation de 2 M€ à JCDecaux !

ROUES CARRÉES. Rappelez-vous. Le dispositif V'Hello avait été installé en 2006. Mal en avait pris à la municipalité car il a vite périclité. Au point qu'en 2011 Maryse Joissains avait rompu unilatéralement le contrat avec JCDecaux. J'avais moi-même alerté depuis le début que ça ne tenait pas la route. Après plusieurs années de procédures entre les deux parties, un protocole transactionnel vient de mettre fin au litige. La Ville d'Aix est condamnée à payer près de deux millions d'euros de préjudice. En fait, Aixois, c'est avec votre argent ! 

V'hello 2 LAC

La municipalité se voulait pionnière en matière d'installation de vélos en libre-service, essentiellement dans le centre-ville : 16 stations et 200 vélos suite à un contrat passé pour 13 ans avec la société JCDecaux France qui avait été la seule à déposer une offre. C'était déjà un brin louche. La mairie s'en était vantée en affirmant que c'était une chance et un bon accord.
Déjà, entre 2007 et 2009, l'affaire avait des airs de fiasco car la fréquentation du service déclinait sans espoir de reprise. Il ne restait plus que 143 utilisateurs en 2011 ! A cette date, Maryse Joissains a bel et bien été obligée de reconnaître l'échec. Par délibération, elle décidait de résilier unilatéralement le contrat sachant que la Ville aurait à payer des indemnités. JCDecaux, mastodonte des mobiliers urbains et aussi donc des prestations vélo a attaqué la commune, à juste titre, pour faire valoir le préjudice pour sa société estimé globalement à 2.919.383 euros hors taxe. Bigre ! En 2012, le tribunal administratif lui a donné raison. En 2016, les juges ont condamné la Ville à verser 1.911.340 euros. Aix a fait appel de cette décision. De même, JCDecaux qui réclamait plus de 3 millions d'euros.

v'hello Decaux aix ysope - Copie

Un expert désigné a, lui, évalué les pertes du délégataire à 2.020.500 euros. En 2022, la cour administrative d'appel a condamné la Ville à régler 1.941.750 euros. On le comprend, chacun des deux contractants a tout fait pour essayer d'y perdre le moins possible. Ils ont tous les deux saisi la cour de cassation. Mais, comme cela commençait à bien faire, ils ont cherché à trouver un compromis en faisant des concessions de part et d'autre. Cela aboutit en général à établir un protocole transactionnel reconnaissant les désaccords pour solder le litige "à l'amiable". On ne parle pas ici d'une simple facture à hauteur du prix du kilo de tomates. Il s'agit bien d'un pactole de 1.969.977 euros que municipalité doit verser à JCDecaux.
Ce protocole a été présenté au conseil municipal du 9 juin et n'a été voté que par la majorité qui est seule responsable, les oppositions ayant voté contre ou s'étant abstenues. Aixois, vous savez maintenant combien vous a coûté ce délire.
Personnellement, dès le début, et j'en avais narré régulièrement le feuilleton, j'avais pourtant alerté Maryse Joissains sur l'aspect juridique du dossier qui combinait étrangement la délégation de service public pour les vélos et le marché public des équipements (500 abribus et panneaux d'information). J'avais informé la chambre régionale des comptes, en produisant tous les documents sur les faiblesses du marché. Une magistrate m'avait rendu visite pour examiner les détails.

V'Hello prov 7

Extraits de mes écrits précédents

Les vélos de la discorde
Là où les choses prennent un autre tour, c'est lorsqu'on examine la forme de la procédure utilisée. Car, à ce marché, la municipalité a conjoint un autre projet – un service de prêt de vélos – artificiellement lié au premier. Pour comprendre, il faut savoir que le premier est un marché public fondé sur une concurrence pour laquelle la ville paie et n'encaisse rien. Pour le second, la perception de recettes alimentées par les usagers nécessite une délégation de service public accordée à un concessionnaire qui se substitue à la ville qui paie une redevance de 640.000 euros par an ! Les deux marchés auraient donc dû être traités de manière distincte.
Rapport de la Chambre régionale des comptes sur le dispositif V'Hello
"Il s'apparente autant à une opération de promotion de l'image de la collectivité qu'à la mise en place d'un véritable service à la population. Les possibilités de mise en concurrence du dispositif V'Hello ont été restreintes en raison de son intégration au marché relevant du mobilier urbain (un seul candidat : JC Decaux). Il en résulte un coût annuel pour la collectivité de 3.000€ par vélo. Le choix de la collectivité s'explique d'autant moins que le poids des prestations relatives aux vélos représente 73,5% des prestations totales. On constate une sous-utilisation des vélos pour la première année de fonctionnement du dispositif et donc un niveau de recettes de location très faible. Cette sous-utilisation est liée à une publicité insuffisante, à une mauvaise implantation de certaines stations de vélos et aux difficultés de déplacement dans le centre historique."
Mon commentaire : Coûteux et peu rigoureux…
La Chambre a relevé l'incongruité du dispositif V'Hello. Comme je l'avais souligné en son temps, l'appel d'offres unique aurait dû faire l'objet de deux marchés distincts : l'un pour les vélos, l'autre pour le mobilier urbain. En regroupant les deux, la municipalité a ainsi réduit la mise en concurrence à la seule candidature susceptible d'y répondre sous cette forme, JC Decaux. Ce qui en résulta sans surprise. L'os, c'est que la Chambre régionale des comptes pointe à son tour la mauvaise affaire faite par la Ville : "Une meilleure analyse des besoins avec une mise en concurrence séparée du marché de mobilier urbain aurait sans doute permis de mettre en place un dispositif mieux adapté et moins coûteux".

20 juin 2023

Affaire du garage municipal : Enfin une mission pour établir la vérité !

DAMOCLÈS. Le conseil municipal a voté la création d'une mission d'information et d'évaluation à la demande de tous les élus d'opposition. Cela permettra de faire la clarté sur les graves dysfonctionnements qui ont cours au sein du service du garage. En parallèle, la justice mène l'enquête sur le plan pénal pour établir les responsabilités administratives et politiques à l'origine de l'affaire…

affaire garage image blog
(Clic sur l'image pour agrandir)

Merci à la loi sur la démocratie de proximité adoptée le 27 février 2002. C'est en effet à partir de là et de l'article 24 du règlement intérieur que la voie a été ouverte. L'initiative en revient à tous les élus d'opposition au nombre de 15, soit plus du sixième nécessaire des élus de l'assemblée. Le conseil municipal du 9 juin a donc permis la création d'une mission d'information et d'évaluation sur l'affaire du garage municipal. Le vote a été unanime car la majorité ne pouvait que se plier à cette demande légale.
La mission comporte 12 membres désignés à la proportionnelle. Elle a six mois pour produire un rapport qui sera obligatoirement inscrit à l'ordre du jour. Voilà pour le cadre.
Que va pouvoir faire cette mission ? "Elle est chargée de recueillir des éléments d’information sur une question d’intérêt communal ou de procéder à l’évaluation d’un service public communal." Programme défini qui ne peut en aucun cas se substituer aux autorités judiciaires et administratives, sachant que des enquêtes pénales et administratives sont en cours.
On le sait, l'employé municipal qui a fait usage de l'article 40 du code pénal pour saisir le procureur de la République a enclenché la procédure d'enquête préliminaire. Par ailleurs, un enquête administrative est actuellement menée en interne par la mairie. Les choses avancent à ces deux niveaux, sans compter que les médias, Marsactu, La Provence, La Marseillaise et moi-même sur mon blog, avons mis l'affaire sur la place publique.
Autrement dit, le coup est parti pour que toute la vérité éclate sur les responsabilités administratives et politiques de la ville. Je l'affirme, au vu des documents très détaillés dont j'ai été destinataire, c'est tout un système de mauvaises pratiques qui a permis de graves dysfonctionnements. Voir ci-dessous les liens de mes précédents articles qui dévoilent les dessous de l'affaire. 

Une première
Depuis 2001, ère Maryse Joissains et Sophie Joissains, c'est la première fois que la création d'une mission est votée. En 2004, lorsque je siégeais au conseil municipal, une demande avait été effectuée par l'opposition, portant sur la situation des personnels municipaux et les organismes paramunicipaux. Elle avait bien été inscrite à l'ordre du jour, loi oblige. Mais elle fut rejetée ! Ce qui signifie que tenter de connaître la réalité globale de l'usage de plus de la moitié du budget de la ville n'était d'aucun intérêt... pour l'ancienne maire. Les Aixois n'en auront donc jamais rien su. Nous avions regretté cette forme de déni de démocratie et de refus de transparence. Car, si tout avait été clair, pourquoi empêcher une démarche légale d'élus ? Manque de courage politique ? Crainte des résultats ? Quelque chose à cacher ? Promettre à répétitions de fournir tous les éléments d'information et de compréhension de la situation des personnels et ne rien communiquer, ou seulement par bribes, est-ce sérieux et responsable ?

La délibération créant la mission est ICI 

Tout sur l'affaire
"Nouveau scandale très grave en Joissainie - partie 1" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2023/03/13/39841744.html
"La mairie d'Aix sur une voie de garage - partie 2" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2023/03/14/39841745.html
"Sophie Joissains interpellée sur les pratiques illicites à la mairie" – partie 3" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2023/03/27/39857434.html
"Délits à la mairie : Que fait la Commission de déontologie ?  - partie 4":
http://castronovo.canalblog.com/archives/2023/04/11/39871688.html

5 juin 2023

Frais de représentation de Sophie Joissains : Le luxe, je le vaux bien, non ?

TRALALA. A quand Sophie Joissains sur le tapis rouge à Cannes, au concours Miss France ou présentatrice météo à la télé ? Après tout, pourquoi pas ? La mairie lui attribue légalement un montant pour ses frais de représentation. Grâce à internet, on connaît désormais le détail de l'usage qu'elle en fait pour ses dépenses d'esthétique, d'habillement et de frais de bouche. Le luxe est de mise avec des factures qui dépassent l'entendement. On est loin d'un train de vie de smicard...

Sophie ravi septembre 2021

Voyons ce que l'on découvre sur les frais dits de repésentation dans son rôle de maire. Les informations figurent sur le site Ma dada qui, usant de son droit à connaître les dépenses des élus mais aussi des collectivités, recense des éléments pour lesquels les élus fournissent les documents de preuve. Ces documents sont pour l'essentiel des factures établies pour justifier les actes engagés qui doivent répondre aux sommes permises.
La mairie d'Aix a fourni une litanie au jour le jour des achats et prestations souhaités par la maire. Evacuons d'emblée l'idée de fausses déclarations. La loi fixe des règles avec des plafonds de dépenses imputées au budget en fonction de la démographie des collectivités.
Pour Aix, plus de 100.000 habitants, c'est 31.047 euros. Chaque année, le conseil municipal vote le montant de l'indemnité attribuée. Par exemple, le 24 septembre 2021, lors de l'élection de Sophie Joissains comme maire, 15.000 euros nets, versés ensuite mensuellement en douze parts.
Jusque là, rien à redire en termes de légalité, une dotation inférieure à 50% du maximum autorisé. Sauf si on estime que c'est trop ou pas assez. D'ailleurs, l'opposition macroniste a voté contre et l'opposition de gauche a préféré ne pas prendre part au vote. On peut comprendre ces réticences quand on examine le détail des dépenses publiées par le site, notamment le coût des prestations, frais d'esthétique, frais de bouche, et surtout celui de l'habillement. On est là dans l'expression d'un goût du luxe plutôt excessif. On est d'accord, ce ne sont pas des tarifs d'hypermarché !
Voyez ci-dessous quelques récapitulations ainsi que des factures impossibles à honorer par des smicards. Il est à signaler que les biens acquis deviennent propriété de la maire et ne sont donc pas à restituer à la mairie en fin de mandat. Un moyen de se constituer une garde-robe de star ! A la télé, comme chez les artistes, on l'a encore vu récemment à Cannes, les bijoux, les robes et les costumes sont "gracieusement" prêtés par les grandes marques dont l'objectif est de s'assurer une publicité qui rapporte des fortunes à très bon compte.
Sophie Joissains déclare tout assumer parfaitement. En langage non diplomatique, faut-il entendre
"Aixois, je ne changerai rien, vous ne connaissez pas bien le système politique, si vous n'êtes pas contents, vous pouvez aller vous rhabiller !".

Documents (source : site Ma dada)
Deux factures pas vraiment légères

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Compilation des dépenses depuis l'élection de Sophie Joissains

Sophie frais factures ASophie frais factures BSophie frais factures C

(Clic sur lien vidéo de l'interview de Sophie Joissains sur France Bleu Provence le 2 juin)
https://www.francebleu.fr/infos/politique/video-notes-de-frais-devoilees-j-assume-parfaitement-assure-la-maire-d-aix-en-provence-2757384

Sophie frais France bleu 2

12 février 2024

Robert Badinter, la voix de l'humanisme

RESPECT. Une conscience, une éthique, une voix qui font l'honneur de la politique. Nous devons beaucoup à Robert Badinter qui avait résumé son engagement par cette belle phrase "Je me battrai jusqu'au dernier Dalloz !". Il l'a fait. 

album LAC pers badinter 20 octobre 88 - Copie
Le 20 octobre 1988, Elisabeth et Robert Badinter à Aix-en-Provence
lors de la dédicace de leur livre sur Condorcet. 

Avocat et écrivain, Robert Badinter est venu plusieurs fois à Aix. Son charisme et son élégance attiraient beaucoup de monde. L'accueillir, le voir et l'écouter étaient des moments privilégiés. J'ai eu la chance de le rencontrer à deux reprises. Mes souvenirs sont intacts.
Le 20 octobre 1988, il présentait son magnifique ouvrage sur Condorcet, un intellectuel en politique (1743-1794). Les quelques mots échangés étaient prenants et emplis d'une force impressionnante.
En 1997, c'était à l'occasion de l'inauguration de la "Place du Procureur Georges Beljean" tout près de palais de justice où ce grand magistrat avait exercé sa fonction. La présence de Robert Badinter ne relevait pas d'une simple circonstance. C'était un témoignage de reconnaissance. Gorges Beljean avait en effet été son directeur de cabinet au ministère de la justice. Des liens cordiaux et respectueux s'étaient noués entre les deux hommes. Ce jour-là, les avocats aixois (pour n'en citer que deux parmi mes amis, Yves Kleniec et Michel Pezet) et de la région n'ont pas voulu manquer ce rendez-vous. La dénomination de la place avait été décidée par le maire Jean-François Picheral et le conseil municipal (dont je faisais partie) pour honorer cette personnalité éminente.
On me permettra d'évoquer ici d'autres faits plus personnels liés à mon amitié avec Edouard Baldo, avocat, qui avait travaillé avec Robert Badinter. Très jeune, il avait été repéré par ce dernier et avait été appelé à contribuer à des initiatives visant à réfléchir à l'élaboration de propositions de lois. L'objectif était de préparer une nouvelle candidature de François Mitterrand en 1981 après l'échec de 1974. Robert Badinter souhaitait réunir des personnalités, il y en eut une cinquantaine, pour concevoir une Charte des libertés couvrant plusieurs champs. Edouard Baldo imaginait un ensemble intitulé "Liberté, Libertés" dans lequel figurait la possibilité de mettre en œuvre des droits nouveaux tels, par exemple, que les prémices de la décentralisation. Edouard Baldo m'a amplement raconté les détails des séances de travail et le bonheur des relations au sein de l'équipe mise en place par Robert Badinter. Le futur ministre de la justice inspirait la confiance et se montrait à l'écoute de chacun. Je ne peux aller plus loin dans la narration d'instants qui n'appartiennent qu'à eux.
Pour finir, ce que les Aixois ne savent peut-être pas ou ont oublié, c'est que lors de l'élection municipale de 2014, Robert Badinter avait accepté d'être le président du Comité de soutien de notre liste. L'annonce sa mort vendredi m'a profondément ému.

album LAC pers badinter dédicace

badinter B

Mes deux livres préférés

Badinter livres

Place Beljean B - Copie

31 janvier 2024

Des tracts anonymes contre la mairie d'Aix

VENGEANCE ? La mode des tracts anonymes ne cessera-t-elle donc jamais ? A toutes les époques, on apprend que des personnes plus ou moins bien intentionnées usent de ce procédé pour révéler d'éventuels abus ou dénigrer des adversaires. Ces derniers temps, on m'a envoyé certains de ces messages censés dénoncer de supposées mauvaises pratiques au sein de la mairie d'Aix. Si l'auteur ou les auteurs sont sûrs de leurs preuves, pourquoi ne se démasquent-ils pas en saisissant le procureur de la République ?

Sophie tracts anonymes

Le film "Le Corbeau" de 1943 repose sur la diffusion de lettres anonymes visant un ou plusieurs notables d'un petit village. Les termes sont calomnieux et créent la panique. A cette période noire de l'histoire de France, des citoyens n'hésitaient pas à dénoncer leurs propres voisins, juifs ou soupçonnés de l'être. La délation était une pratique courante, une pratique ignoble parce qu'anonyme et calomnieuse.
D'autres formes plus restreintes ont toujours existé pour pointer du doigt untel ou untel par vengeance, chantage ou jalousie. Les conséquences peuvent être dramatiques. Par exemple, il y a quarante ans, l'enfant atrocement noyé avait fait la une.
En politique, il n'est pas rare de découvrir dans sa boîte aux lettres des tracts anonymes incriminant des adversaires de turpitudes plus ou moins avérées et le plus souvent totalement imaginaires. Les périodes électorales sont des cibles de choix. On apprend aussi par les médias que des procureurs de la République et des commissaires de police reçoivent des plaintes non signées avec force détails stigmatisant des abus de toutes sortes.
Je me souviens que dans les années 80 je recevais dans ma boîte d'élu à la mairie des textes et des dessins orduriers, des torchons, destinés à dénigrer le maire de l'époque. Je n'en ai jamais tenu compte car la démarche manque de courage.

Sophie tract anonyme chez moi - Copie

En octobre, on m'a adressé un mail contenant un tract anonyme de deux pages écrit sur ordinateur et distribué dans toutes les mairies annexes de la ville. L'auteur semblait être bien au courant, sans doute une personne proche du pouvoir municipal, y listait des noms d'élus et de fonctionnaires soupçonnés de bénéficier de largesses et de faveurs obtenues par copinage.
Courant janvier, j'ai reçu chez moi un courrier timbré à mon nom, même libellé que lorsque j'étais élu (comment l'expéditeur a-t-il pu se procurer un fichier administratif au demeurant protégé par le secret ?), contenant un nouveau tract anonyme censé révéler une "prise illégale d'intérêt" par la maire pouvant être caractérisée de "détournement de fonds". Là encore, l'auteur, le même ?, n'y va pas par quatre chemins. Il spécifie des actes supposément commis et livre en pâture des noms de personnes, selon lui (ou elle) susceptibles d'être poursuivies.
Dans mon entourage, des amis, anciens élus comme moi, m'ont informé qu'ils avaient eux aussi été destinataires de la missive. Les élus et employés actuels ont-ils également été servis ? A l'évidence, la persistance de toutes ces allégations semble bien montrer l'acharnement de quelqu'un tentant de se venger. Mais sous le sceau de l'anonymat, que craint cette personne ? Pourquoi ne va-t-elle pas jusqu'au bout en saisissant le procureur et en dévoilant son nom ?  

15 mai 2023

Cezanne pleure...

INCOHÉRENT ! Les nombreuses associations aixoises jouent un grand rôle dans la ville. Beaucoup attendent d'être plus et mieux écoutées par les autorités. Sauvegarde des paysages cezanniens, structure éminente, veut être tenue au courant pour la mise en valeur des œuvres du peintre et l'évolution des dossiers en cours. Pourquoi la municipalité ne s'adosse-t-elle pas son expertise en la matière ? On voudrait comprendre...

Terrain des peintres 9
Le nom Cezanne ne prend pas d'accent ! (voir extrait d'acte de naissance en fin d'article)

Aix compte un très grand nombre d'associations. Toutes sont à divers degrés composées de bénévoles et rendent de précieux services à la population. Dans le domaine culturel en particulier, certaines ont une expertise qui leur permet à la fois de s'occuper du patrimoine et de jouer un rôle de lanceurs d'alerte. Il en est ainsi de l'association Sauvegarde des paysages de Cezanne. J'en ai souvent parlé ici même tant elle est impliquée dans la mémoire de l'œuvre du peintre. Elle produit un travail de qualité grâce à ses recherches érudites en s'appuyant sur des sources fiables.
Chaque année, lors de son assemblée générale, elle fait le point sur ses activités et invite des personnalités de renom pour venir exposer des points de vue et rendre compte de l'avancement, ou pas, de divers dossiers. L'association demande à être un interlocuteur des autorités, municipale, préfectorale et culturelle. C'est une tâche sérieuse qui nécessite d'y consacrer beaucoup de temps. Lors de la dernière AG d'avril, elle s'est concentrée entre autres sur deux sujets qui lui tiennent à cœur. Je les connais tous.
Dans le procès-verbal qu'elle m'a amicalement adressé, il est fait état du suivi des sites cezanniens avec le recensement des œuvres du peintre et qui montre qu'il y a toujours des découvertes. L'association a aussi écrit au préfet une lettre ainsi libellée à propos du site Valcros/Constance lui demandant d'intervenir auprès de la Ville pouur que cette dernière présente en toute transparence le projet tel qu'il a évolué. Autrement dit, la mairie ne joue pas le jeu.
"Est-il cohérent que la municipalité d’Aix investisse autant sur la Bastide du Jas de Bouffan, pour permettre aux chercheurs et aux visiteurs venus du monde entier d’appréhender
l'œuvre de Cezanne, tout en laissant détruire un site cezannien majeur et susceptible de permettre aux visiteurs d’appréhender in situ le regard de Paul Cezanne et visualiser les motifs qu’il a peints, à proximité de la bastide ? A l’époque, la Ville d’Aix n’avait pas su conserver les œuvres de cet artiste."
Concernant le Terrain des peintres, l'association rappelle qu'en 2020 elle s'est associée à une requête en annulation pour excès de pouvoir contre la prorogation du permis de construire, concernant l'extension de la maison de retraite située avenue Paul-Cezanne, qui menacerait la vue depuis le Terrain des peintres. L'affaire close en 2022 n'a toujours pas été jugée. Il semble cependant que la partie adverse souhaiterait discuter d'un arrêt de la procédure.
Un des points principaux de cette action concerne la longueur des bâtiments qui dépassent 30m alors que la longueur maximale non dérogatoire est 25m depuis la création du PLU. Par ailleurs, la Ville n’a toujours pas coupé les arbres qui obstruent la vue, malgré la demande faite, sur proposition de l'association, par la Société Paul Cezanne.
Ma question est la suivante : pourquoi la municipalité, qui a toujours les mots "écoute" et "concertation" à la bouche, ne consulte ni n'enrichit ses réflexions en faisant confiance à cette excellente association ?

Constance Terrain peintres prov 16

(Clic sur les images pour agrandir)baldo terrain peintres 9
Sainte-Victoire vue depuis le Terrain des peintres

Terrain des peintres tableaux
Les reproductions d'œuvres sur le Terrain des peintres

Cezanne Reconnaissance naissance Paul

26 avril 2023

Crèches aixoises : Ça va toujours aussi mal !

AÏE ! Je ne dirai pas ça recommence mais, hélas, ça continue. Les personnels des crèches aixoises publient une lettre ouverte sur les problèmes de gestion qui portent préjudice au fonctionnement. Voici un florilège des constats qui montrent que rien n'a changé depuis des années. Je relaie bien volontiers ces cris du cœur. Seront-ils entendus ?

crèche activités - Copie - Copie

En 2019 et 2020, j'avais exposé la délicate situation dans les crèches aixoises gérées par délégation par la société "Les Petits chaperons rouges". Des employées m'avaient fait part des difficiles conditions de leur travail et pointaient les conséquences sur elles-mêmes et la qualité dégradée de l'accueil des enfants. Elles avaient dénoncé "un malaise profond et grandissant".
J'étais intervenu au conseil municipal à leur demande. La municipalité avait tenté de minimiser les problèmes laissant cependant entendre travailler sur un cahier des charges plus exigeant. Si de menus aménagements ont été pris en compte, globalement, les améliorations attendues par les personnels ne sont pas au rendez-vous, loin de là. L'an dernier, pour la troisième fois, le délégataire en place depuis 2009 a de nouveau vu son contrat renouvelé pour sept ans.
Hier, j'ai reçu la lettre ouverte des représentants syndicaux. Je me fais un devoir de la relaiyer ici. En résumé, rien n'a changé. Prenez un moment pour lire cet appel à l'aide…

LETTRE OUVERTE

ÇA SE PASSE DANS LES CRÈCHES D’AIX-EN-PROVENCE

Chers Parents,
Nous vous accueillons tous les jours avec le sourire, avec bienveillance et nous vous écoutons avec attention, pour nous occuper au mieux de vos enfants. Pourtant, derrière ce joli sourire, se cache une triste vérité : manque de personnel, exiguïté des locaux, fatigue physique et moral à zéro, trop d’exigence de la part de notre employeur, burn-out, application de la loi NORMA, travaux réalisés dans l’urgence, etc.
Manque de personnel : Beaucoup de maladie, burn-out, démissions du personnel qui ne tient plus, personnel qui ne reste plus du fait de la pression, du nombre d’enfants, des heures supplémentaires…
Exiguïté des locaux : Il y a de plus en plus d’enfants, mais les murs ne bougent pas !
Fatigue physique : Le personnel qui survit et vient s’occuper vaillamment de vos bambins est épuisé, pallie le manque de personnel, fait des heures supplémentaires pour que la sécurité des enfants soit assurée… Mais des sections sont fermées, l’amplitude horaire des crèches peut être réduite, car ces salariées ne peuvent plus assurer le bien-être des enfants.
Fatigue morale et moral à zéro : Tous ces points minent les salariés, qui viennent travailler en pensant au bien-être des enfants, mais en pensant qu’ils ne leur donnent pas tout ce dont ils ont besoin, ces salariés se négligent eux-mêmes, en même temps qu’ils négligent leur famille…
Exigences de notre employeur : Beaucoup de projets sont prévus, avec obligation de résultat, malgré le manque de personnel et la démotivation des salariés présents, qui ne peuvent faire aboutir ces projets et cela les mine !
Application de la Loi NORMA : Nouvelles exigences gouvernementales, qui rajoutent du travail et de l’inquiétude aux salariés. Diminution des espaces dédiés aux enfants, nouvelles responsabilités pour les salariés, embauche de personnel sans formation, que les salariés en poste, en plus de s’occuper de vos enfants, doivent former…
Travaux de revégétalisation des crèches d’Aix-en-Provence : Ce qui aurait pu être un super projet devient un projet réalisé dans l’urgence, activé dès le mois d’avril, période des beaux jours, les enfants ne peuvent pas sortir, le bruit des marteaux piqueurs est assourdissant, les salariés des crèches n’ont pas été consultés…
Nous vous accueillons toujours avec le sourire, avec bienveillance, nous donnons le meilleur de nous-mêmes à vous enfants, malgré toutes ces défaillances. Peut-être pourrions-nous favoriser des plus petits groupes, 6 enfants maximum par professionnel.
Propositions : Peut-être le travail des professionnels auprès des enfants pourrait être reconnu et considéré à sa juste valeur, car nous sommes des salariés indispensables au bon fonctionnement du pays ! Peut-être le salaire de ces pros pourrait être revu à la hausse, ce qui attirerait plus de professionnels formés à la petite enfance. A la hausse car aller en dessous du SMIC, ce n’est pas légal. Et les professionnels qui s’occupent de vos enfants sont payés au SMIC. Nous ne nous amusons pas. Nous travaillons, nous observons, nous faisons de la co-éducation, nous appliquons des protocoles, nous suivons des projets éducatifs, pédagogiques. Nous nous occupons de ce que vous avez de plus précieux. Non, ça ne va pas bien dans nos crèches... 

A lire ou relire mes articles qui alertaient
"Crèches : Les personnels et les enfants victimes de la mauvaise gestion"
: http://castronovo.canalblog.com/archives/2020/02/26/38049241.html

crèches la marseillaise 29 juin 2019

crèches prov 30

5 décembre 2023

En mémoire de Gérard Bramoullé

TÉMOIGNAGE. Il était l'un des plus brillants dans son rôle d'élu. Erudit et expérimenté, les chiffres, il les maniait en professionnel. Nous nous connaissions depuis 40 ans, élus en 1983 mais sur des listes opposées évidemment. De là date notre respect mutuel. Hommage...

Bramoullé
(Capture d'écran d'un conseil municipal)

Je savais qu'il n'était pas prêt à avaler n'importe quoi. Il fallait que je m'efforce de l'affronter en bûchant les dossiers à fond. Jamais il ne m'a rétorqué "tu dis n'importe quoi" comme il le balançait à certains autres élus. Nous étions tous les deux courtois. Le dialogue était ainsi possible sans nous interrompre mutuellement. Etonnamment, Maryse Joissains nous laissait dire et faire.
A chaque présentation des délibérations budgétaires, notre débat était tant rituel que prévisible. Les discussions étaient souvent longues. J'utilisais des subterfuges oratoires pour poursuivre mes prises de parole que nous usions entre enseignants rompus à l'exercice pour maintenir l'écoute. Exemples de malices pour prolonger les conversations : glisser des "en conclusion", "pour "finir", "enfin", "dernière observation" alors que je savais que j'en avais encore sous le pied. Gérard me lançait des clins d'œil, pas dupe de mes ruses.
En commission des finances préparatoire aux conseils municipaux budgétaires, nous échangions déjà sur les sujets majeurs. Nous savions l'un et l'autre ce qu'il fallait dire ou répondre comme au ping-pong. Gérard n'était pas que cela. Il n'omettait jamais de me fournir des détails, preuve de sa grande connaissance des dossiers. Il se voulait transparent, comme on dit, afin de ne laisser aucun point pouvant paraître obscur dans sa gestion. Pédagogue, il en faisait de même en séance du conseil municipal face à tous les membres de l'opposition.
Visions antagonistes
Dois-je dire que, nos visions politiques étant antagonistes, nous pouvions nous apprécier en amitié et en compréhension. Les options qui nous différenciaient étaient nombreuses dans nos conceptions politiques respectives. Combien de fois lui ai-je signifié que nous ne pouvions pas être d'accord sur le logement social dont le taux réservé aux ménages les plus vulnérables était insuffisant. Il n'admettait pas qu'il fallait taxer les résidences secondaires. Il défendait une politique de recettes par la vente massive de biens communaux que les maires précédents avaient accumulés et qui pouvaient être transformés en logements au lieu de les céder au privé. Quand il répétait que les impôts locaux n'augmentaient pas, je lui faisais observer qu'il ne se gênait pas d'augmenter les impôts indirects que sont les tarifs des services publics. Bref, à travers ces quelques exemples, c'est tout ce qui notait son libéralisme face à mon idéal social.
Il avait cependant un côté démocratique qui me plaisait. Il m'avait fait confiance pour participer à la rédaction de la Charte associative que nous avions réclamée afin de fixer des règles d'équité et de justice dans l'attribution de subventions. De même, j'avais pu formuler mon avis sur l'élaboration du règlement intérieur du conseil municipal qui précisait les droits de l'opposition.
Combattant honnête
Gérard était un combattant qui ne s'en laissait pas conter mais il acceptait la contradiction argumentée. Honnête dans ses comportements, il manifestait sa bravoure lorsque quelque chose ne lui plaisait pas. Me reviennent en mémoire quelques épisodes politiques des années 1988 et 1989. Le maire d'alors, Jean-Pierre de Peretti della Rocca, essuyait une fronde sur sa gouvernance menée pas Maryse Jossains, sa première adjointe, à qui il avait supprimé ses délégations.
Peu à peu, le maire fut mis en minorité notamment sur le budget (voir les titres de la presse ci-dessous). Gérard avait même lancé : "Cet homme est dangereux !" Joignant les votes des frondeurs qu'il avait convaincus de faire la peau au maire à ceux de toute l'opposition, il n'y avait plus de majorité pour valider les comptes, des comptes, soit dit en passant pour la cocasserie de la situation
, préparés par Gérard lui-même, adjoint aux finances ! L'ambiance en séance était bruyante, cacophonique, en un mot, explosive. De ce fiel les journaux en faisaient leur miel.
Conséquence inévitable, la Ville fut mise sous tutelle par le préfet. Les élections furent perdues par le maire sortant et un nouveau maire, Jean-François Picheral, fut élu pour deux mandats successifs. Gérard ne regretta en rien ses menées car elles étaient conformes à son sens de vérité politique qu'il considérait être juste. C'est ce fort trait de caractère qui l'avait amené, lorsqu'il se trouva à son tour dans l'opposition pendant douze ans, à faire des interventions visant à contester les choix du nouveau maire. D'une certaine manière, je me reconnaissais en lui. C'était aussi ma méthode.
Anecdote souriante : lorsqu'il lui arrivait de présider les séances en l'absence de Maryse Joissains, cela m'amusait de m'adresser à lui sur un ton prononcé avec un "Monsieur le maire", ce qui le faisait sourire.

Gérard, comme beaucoup, je salue ton intelligence, ton parcours, ton élégance et ta mémoire.

CM 1988 six - Copie (2)
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Souvenir marquant

album LAC docs politiques de peretti entonnoir B - Copie (2)
La presse narre la déconfiture de Jean-Pierre de Peretti della Rocca 

22 novembre 2023

Constance : Le projet d'urbanisation manque toujours d'air pur !

EMBÛCHES. Sujet récurrent, d'accord. Il ne faut cependant cesser d'y regarder de plus près. Examinons aujourd'hui ce dossier emblématique qui en dit long sur les travers de la politique urbanistique et environnementale que déploient les municipalités Joissains à Aix depuis plus de deux décennies. Pas franchement cohérent tout ça...

constance plan urbanisation projeté
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Plan d'urbanisation projeté

On reparle encore de la Constance, ce projet parachuté au Jas de Bouffan comme devant concrétiser un développement "harmonieux" de l'ouest d'Aix. Depuis le lancement de l'opération, les critiques n'ont pas manqué, pas seulement celles des Aixois curieux ou inquiets. Les autorités d'encadrement, l'Etat notamment avec les organismes de contrôle, ont émis des avis plus ou moins défavorables dans certains aspects, environnementaux par exemple, et pris des décisions soit discutables, soit de révision des études et des conditions de réalisation du projet.
Les problèmes, contraires à la logique d'harmonie de l'ensemble du secteur mais aussi bien au-delà par leur impact sur la ville, ont été oubliés voire purement sous-estimés. Que reproche-t-on principalement ? Le 15 novembre, un article de La Provence titre "les ultimes retouches ?". Car des retouches, il y en a eu depuis 2015, année d'officialisation de ce projet d'aménagement. 

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constance google
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Le site de la Constance au naturel

Pour rappel, on envisage de construire sur une superficie d'une quarantaine d'hectares sur les 92 d'anciennes friches agricoles, quelque 3600 logements (la mairie demande une réduction à 3000) dont 25% de logements sociaux, 6000m² de commerces et de services, ainsi que 70580m² de bureaux. Le projet, dense, devrait amener 10000 habitants.
Les opposants font valoir que le site est ultra pollué et mal desservi en termes de déplacements. La Mission régionale de l'autorité environnementale a émis en 2021 pas moins de sept recommandations indispensables nécessitant des études complémentaires visant à améliorer le projet. De facto, cela entraîne donc un retard qui aurait pu être évité si, dès le début, on avait réfléchi à une vision globale en prenant en compte tous les paramètres liés les uns aux autres et en les articulant judicieusement.
On a l'impression d'assister sans en avoir tiré toutes les leçons à la reproduction, en pire, du projet de la Duranne qui souffre d'un manque comparable de cohésion.

constance plan aérien
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L'autoroute A51 source d'intense pollution

constance indice qualité air
(Clic sur l'image)
Indice inquiétant de qualité de l'air

27 mars 2023

Sophie Joissains interpellée sur les pratiques illicites à la mairie – partie 3

STOP À L'OMERTA ! La mairie ne pourra plus camoufler la vérité. Après les plaintes déposées auprès du procureur de la République, les multiples alertes envoyées à la municipalité, les articles de Marsactu, de La Provence et sur mon blog, des interventions ont eu lieu au conseil municipal. Cadeau : écoutez en fin d'article les prises de paroles. Ça secoue !

affaire garage image titre

Les élus des oppositions ont posé des questions à Sophie Joissains sur ses arrêtés de défense de la Ville contre l'un des plaignants. Ce dernier avait saisi le tribunal adminstratif pour obtenir sa demande indemnitaire et la protection fonctionnelle auxquelles il a droit alors qu'on les lui refuse.

affaire garage arrêtés

Pour être précis, il s'agit de réclamations datant d'il y a un an, soit avant la saisine du procureur. La situation s'aggravant, allant jusqu'à des menaces de mort, le plaignant a officiellement écrit une première fois au procureur en octobre 2022, puis deux fois en février 2023 et encore une fois en mars afin de détailler, preuves à l'appui, tous les faits délictueux commis dans les services techniques et les agissements détestables contre sa personne. La clarification de ces actes et de ces dates a obligé la mairie à se plier à la demande du procureur pour ouvrir une enquête administrative interne.
Au conseil municipal, Sophie Joissains a passé le micro au directeur général des services qui a sorti une note et a fait le point sur l'affaire. Preuve que la municipalité s'attendait à être interpellée, il a fait état du 17 octobre comme étant le moment où la mairie dit avoir à son tour porté plainte sur la base de l'article 40 de la procédure pénale. Mais c'est bien parce que le procureur l'a requis. Cette précision montre que le procureur a agi et que la mairie ne pouvait plus occulter les problèmes inhérents aux services techniques.
Protection enfin accordée
La mairie, se trouvant dans de beaux draps, a annoncé par la voix de son directeur du service juridique que la protection fonctionnelle allait finalement être accordée au plaignant. C'est important car, outre le mutisme de la mairie jusque-là faute de saisine du procureur, le non octroi de la protection, qui est de droit, aurait été une faute grave de l'exécutif municipal.
Pour se dédouaner, Sophie Joissains a cru bon de dire que la protection dépend de critères. Oui, mais avant le procureur, il y avait un refus, après, il n'y a plus de refus ! Le plaignant est maintenant reconnu comme étant sérieux et crédible et espére voir la justice s'exercer pleinement. Sophie Joissains a parlé d'une "dispute" entre deux employés alors qu'elle a reçu une lettre circonstanciée de huit pages avec photos ! Drôle de façon de minimiser le nombre considérable de mauvais agissements ayant cours dans les services allant à l'encontre du droit.
"Je ne savais pas", dit Sophie Joissains pourtant entrée en politique depuis 2001 !
Ci-dessous, on peut écouter les prises de parole des élus et des fonctionnaires qui sont désormais sur la place publique. A souligner que la caractérisation préoccupante, à juste titre, de la situation énoncée par Anne-Laurence Petel qui a parlé de lanceurs d'alerte a poussé Sophie Joissains à faire croire qu'elle avait été la première à saisir le procureur. C'est faux, évidemment. Là encore, un moyen de défense difficile à admettre tant la chronologie des faits est patente.
Quant à Marc Pena, il a mis en avant que le règlement intérieur (article 24) permet au conseil municipal, si un sixième des élus le souhaitent, de créer une mission d'information et d'évaluation, chargée de recueillir des éléments sur une question d'intérêt communal ou de procéder à l'évaluation d'un service public. Prise de court, Sophie Joissains lâche "je ne le savais pas". Aïe, la bourde de l'ancienne conseillère politique au cabinet de Maryse Joissains à la communauté d'agglomération du Pays d'Aix de 2001 à 2008 et qui siège à la mairie depuis 2008 !
En toute fin de conseil, la maire a accepté que, sous quinzaine, chaque groupe désigne chacun un élu pour rencontrer l'avocat qui a supervisé l'enquête interne. En résumé, que la mairie le veuille ou non, le coup est parti pour que toute la lumière soit faite et que les Aixois sachent enfin la vérité.

L'affaire est évoquée au conseil municipal
Ecoutez ces moments révélateurs grâce aux interventions des élus d'opposition

Des "Ah !" ont été lancés par les élus lorsque mon nom a été prononcé

L'annonce de l'octroi de la protection fonctionnelle

Mes deux articles précédents

"Nouveau scandale très grave en Joissainie - partie 1" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2023/03/13/39841744.html

"La mairie d'Aix sur une voie de garage - partie 2" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2023/03/14/39841745.html

25 octobre 2023

Pont de l'Arc : Un échangeur avec des bouchons mais sans champagne !

UBUESQUE. La mairie s'entête sur son projet d'échangeur sur l'A8. L'opposition mais aussi les associations et les riverains protestent. Si le tourrne-à-gauche disparaît, tout le trafic tournera autour du rond-point Brossolette en pénétrant dans le secteur urbain et non plus seulement en roulant sur le pont. La thrombose sera lourdement amplifiée et la construction toute proche du campus amènera de surcroît la paralysie. Inexcusable... 

Pont Arc 21
(Clic sur l'image pour agrandir)
Le tourne-à-gauche voué à disparaître qui obligerait à remonter jusqu'au rond-point Brossolette pour ensuite redescendre !

Je reviens sur ce sujet. Parce que je ne supporte pas les enfumages. Plusieurs de mes articles en ont démontré la teneur. Aujourd'hui, je veux insister sur un autre aspect du problème. Résumons. Le 3 octobre, la mairie a organisé une réunion publique sur le projet de réaménagement autoroutier au-dessus de l'A8. Le 6, au conseil municipal, l'opposition de gauche a posé une question orale afin d'avoir plus d'explications et surtout relever les incohérences du projet. Les arguments de la municipalité ne sont pas limpides et c'est ce qui a fait débat.
Le 17, le CIQ des facultés a produit un article avec de plans et photos qui apportent un éclairage pertinent, que je partage. L'association a illustré son propos en rétablissant l'historique de l'évolution de ce nœud routier. Elle pointe que, contrairement à l'assertion de l'adjoint à la circulation, la notion d'échangeur ne date pas de 1970. Les documents de l'époque utilisent avec précision le terme de "diffuseur". La raison en est claire, les bretelles de sortie ne prévoyaient pas que les véhicules aillent jusqu'au rond-point Brossolette (dénommé rond-point de la 4ème Région aérienne en 2000).
Autrement dit, le trafic s'exerçait uniquement sur le pont et n'avait pas à s'infiltrer plus loin, par exemple en encombrant les avenues Brossolette-Fourane-Schuler. Cette distinction est importante. Le projet annoncé fait fi (restons poli) de cette donnée essentielle qui n'alourdissait pas le flux de véhicules en zone proprement urbaine pour demeurer seulement autoroutière. Ce qui pose problème, c'est donc la surcharge circulatoire qui se produira en obligeant tous les véhicules, autos, camions, bus, à remonter jusqu'au rond-point Brossolette et à en redescendre s'ils veulent rejoindre l'A8.
Comme je l'ai par ailleurs déjà signalé, la construction du campus au droit de ce rond-point va amener un afflux considérable, source d'embouteillages s'ajoutant à l'actuelle thrombose. On est chez Ubu ! Enfin, comme je l'ai moi-même fait à plusieurs reprises, le CIQ n'oublie pas de noter l'état pitoyable du rond-point qui n'a plus été entretenu, le laissant à l'abandon sans aucun égard ni aucune esthétique. Ah, la belle entrée de ville que voilà ! 

(Clic sur l'image pour agrandir)
Preuves de l'aberration

Pont Arc schémas - Copie

(Clic sur l'image pour agrandir)
La construction du campus a amputé la végétation entre le 30 avril 2022 et le 21 octobre 2023

Pont Arc A8 G avant après

(Clic sur les images pour agrandir)
(Crédit documents : CIQ facultés)

Pont Arc construction A8 - Copie

Pont Arc échangeur évolutions A

Pont Arc échangeur évolutions B

Pont Arc échangeur évolutions C

L'article du CIQ
"Une curieuse révision de l'histoire" :
https://www.ciqdesfacultes.com/2023/10/17/une-curieuse-revision-de-lhistoire/

Mes précédents articles sur le même sujet 
"Pont de l’Arc : L’échangeur, un vrai sac de nœuds… routiers !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2023/10/09/40067501.html

Le rond-point en 2000
Pont Arc fontaine
Le rond-point à présentPont Arc Icade 02

"Pont de l'Arc : Le rond-point a perdu son prestigieux nom et ses ornements" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2021/04/13/38915554.html

18 octobre 2023

Hubert Reeves, Richard Martin, quand ils sont morts les poètes...

LUMIÈRES. Pur bonheur. Hubert Reeves et Richard Martin étaient des charmeurs, passeurs et facilitateurs irrésistibles de connaissances. Je les ai rencontrés et j'en conserve des souvenirs inestimables qui ne m'ont pas quitté. Ils prônaient la découverte, la réflexion, la fraternité et l'humanisme. Nous en avons tellement besoin...

album LAC pers reeves - Copie

Chacun excellait dans son domaine. Un de leurs points communs : s'adresser au grand public pour lui faire partager l'émerveillement de notre univers. Pour l'un, celui des étoiles. Pour l'autre, celui du théâtre. Dans les deux cas, ils permettaient de s'interroger sur la place et le destin des hommes. Pédagogues, pétris d'humanité, ils transmettaient leur savoir-vivre et leur savoir-faire avec des mots simples pour démêler les complexités mais aussi les beautés de la vie. Ils étaient des éclaireurs qui aidaient à surmonter les mystères en proposant la découverte de l'insoupçonné. Leur motto n'était pas du genre "que fait-on de cette galère" mais plutôt "que faisons-nous dans cette galaxie", en prônant la fraternité.
Je ne narrerai pas leurs parcours qui sont connus. Je souhaite juste relater le modeste témoignage de mes rencontres avec eux.
En août 1992, Hubert Reeves était venu à Aix pour la Nuit des étoiles. J'étais alors correspondant de presse pour Le Provençal. J'avais fait l'annonce de sa visite, puis étais allé à cette nuit au Grand Saint-Jean. Il s'était montré très disponible auprès des personnes qui voulaient échanger avec lui. Je n'ai pas raté l'occasion, ce privilège, de l'interroger. Ce fut franchement enrichissant. D'un ton calme et le sourire aux lèvres, il s'efforçait de se mettre à ma portée comme le ferait un ami de toujours. La classe !
La même année, en septembre, dans le cadre de mes reportages, je fus aussi envoyé à Marseille pour "harponner" Richard Martin dans son théâtre. Il m'accueillit chaleureusement en me tutoyant, façon de d'éliminer toute barrière. Il m'accompagna visiter le théâtre Toursky en me racontant tout ce qu'il avait entrepris pour le faire vivre. Une véritable épopée pour surmonter tous les obstacles de la création. En fin de matinée, il m'offrit un apéro dans la cour, signe que le lien était scellé. Il était comme ça, Richard.
Voilà, comme le chantait Gilbert Bécaud, "quand il mort le poète, tous ses amis pleuraient, le monde entier pleurait".

album LAC pers reeves 21

album LAC pers reeves 21

Richard Martin

18 septembre 2023

Projet immobilier de Pont de l'Arc : Vous la voyez la catastrophe ?

DÉSASTRE. Le béton pique les yeux. Le projet immobilier qui pousse un peu plus chaque jour au droit du rond-point routier révèle peu à peu sa véritable nature. Cet obstacle est un gâchis qui défigure un poumon vert des quartiers sud. Il y a de quoi désespérer car cela hélas va continuer dans ce mauvais sens...

Pont Arc Icade 02
(Clic sur l'image pour agrandir)

Il fallait bien un peu s'y attendre, non ? On ne peut employer que le mot de massacre pour qualifier ce qui se passe à Pont de l'Arc. Ce n'est pas faute d'avoir alerté. Le projet qui pointe ses premières avancées va créer une embolie de la circulation qui est déjà bien chargée. Les bâtiments sont laids parce qu'ils sont massifs et sans esthétique architecturale. L'hectare du chantier était un poumon vert pour le quartier.
On aggrave donc la pollution à la fois par l'arrivée de voitures et par la maltraitance de ce qui reste de verdure. Le CIQ des facultés fait remarquer que la cime du grand cèdre a été décaptée par la flèche de la grue. Le pire est que ce mastodonte immobilier occulte en grande partie le panorama du Montaiguet. C'est donc une aberration environnementale. Imagine-t-on pareil cynisme à Sainte-Victoire ?
On se rappelle qu'au début des travaux, les riverains avaient alerté la mairie sur les irrégularités relatives à la Charte de l'arbre et à la Charte du bien construire. Une interruption des travaux avait été imposée au promoteur (Icade) pour se conformer aux règles. Un permis de construire modificatif avait été demandé notamment pour assurer la protection des arbres alors que 2/3 des trois cents arbres avaient été abattus.
On n'a probablement pas fini de s'en désoler. 

Pont Arc Icade 11

Crédit photos : CIQ des facultés
(Clic sur les images pour agrandir)

Pont Arc Icade 11

Ici, mes six articles sur l'évolution du chantier
avec analyses et illustrations photographiques
"
Pont de l'Arc : Reprise du chantier du calamiteux projet immobilier" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2022/12/05/39734066.html

4 septembre 2023

Studio Henry Ely : Un livre précieux pour annoncer le changement de lieu

FOCALE. Le studio Henry Ely va quitter le passage Agard qu'il occupait depuis 136 ans. A cette occasion, Jean-Eric Ely publie un précieux ouvrage qui redonne vie à plusieurs centaines de photogaphies historiques de la ville d'Aix. Il est en vente dans les librairies aixoises. On peut aussi adhérer à l'association CEPPIA qui mène le projet d'un musée aixois de la photographie. Aidons-le à pérenniser ce fonds unique en son genre...

ELY Flagrants d'Ely couv

C'est un ouvrage magnifique qui raconte plus d'un siècle de vie aixoise. Flagrants d'Ely(s) est le recueil de plus de 200 photographies parmi les deux millions de clichés captés par quatre générations de la famille Ely. En empruntant le passage Agard, qui n'a pas vu la devanture du studio Henry Ely, fondateur de la dynastie ?
Les fonds sont en cours de déménagement car le propriétaire des lieux a mis fin au bail locatif. Pour marquer l'importante transition de cette véritable institution, Jean-Eric Ely a édité ce livre commémoratif afin d'entreprendre la recherche d'un nouveau sanctuaire. Des soutiens se sont manifestés pour l'aider dans son projet (musée aixois de la photographie) visant à préserver et conserver la masse de documents qui retracent l'histoire d'Aix et même au-delà. Déjà en 1995, avait paru La seconde et le siècle, compilation de cent photos toutes tirées des archives.
Entre 1989 et 1995, j'ai eu l'immense privilège de travailler avec Jean Ely et son fils Jean-Eric, photographes attitrés, alors que je m'étais embarqué dans l'aventure en devenant correspondant local à la rédaction aixoise du journal qui s'appelait encore Le Provençal. C'est ainsi que naquit entre nous une véritable amitié complice.
En juillet à la parution de ce nouveau livre, je me suis rendu directement au passage Agard pour l'acheter. Jean-Eric m'a accordé trois heures de son temps pour évoquer nos souvenirs. Sa dédicace m'a touché en plein cœur tant elle résume bien nos relations.
Aixois de toujours ou d'importation, vous pouvez vous aussi apporter votre soutien en vous procurant cet ouvrage à nul autre pareil, disponible aux librairies Le Blason et Goulard, et en adhérant à l'association CEPPIA, joli sigle en forme de clin d'œil.   

Ely studio

Pour adhérer : https://www.payasso.fr/ceppia/paiementlibre

ELY CEPPIA

Flagrants d'Ely(s) en vente à Librairie le Blason (11 Rue Jacques de la Roque)
et à la librairie Goulard (37 Cours Mirabeau)

Dédicace pour le livre "La seconde et le siècle"
ely dédicaces

Dédicace pour le livre "Flagrants d'Ely(s)"
 
ELy flagrants 4

Lors de mon départ du journal Le Provençal février 1995
Jean Ely point blanc à gauche, Jean-Eric Ely point blanc en bas
(Clic sur l'image pour agrandir)
album LAC moi provençal départ

Source vidéo : La Provence

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