Information exclusive !

Deux fonctionnaires de la police de l'urbanisme ont été déchargés de leurs fonctions. Y aurait-il pour Maryse Joissains des dossiers gênants avant la période électorale ? 

Hotel de Ville - Copie

Il s'en passe toujours de belles à la mairie. Et, cette fois, plus singulièrement à l'encontre de certains employés municipaux affectés dans des services sensibles. En voici une illustration qui ne manque pas de sel.
Il est arrivé dans mes mains divers documents attestés qui sentent la poudre. Cette affaire concerne la direction de l'urbanisme. Vous savez, ce service qui, entre autres tâches délicates, délivre les permis de construire sous le regard acéré et le contrôle vétilleux d'agents chargés de la police administrative.
Or, parmi ces agents, deux personnes particulièrement qualifiées et pointues ayant déplu en haut lieu ont été relevées de leurs fonctions et écartées du service. Sans façon !
Il s'agit, d'une part, de la directrice générale adjointe des services chargée de la direction juridique, et dont la carrière est irréprochable. Et, d'autre part, d'un agent administratif chargé de la police de l’urbanisme, dont la mission est de rechercher, poursuivre et régulariser toutes les infractions au code de l’urbanisme.
Monsieur F. M., employé scrupuleux, a été muté mi-août sans autre forme de procès, par simple courriel à son retour de congé-maladie et affecté dans un autre service par une note qu'il a trouvée un mois après sur son bureau habituel au premier jour de la reprise de son travail.
Face à ces décisions surprenantes, on ne peut que s'interroger sur les motifs qui ont conduit la hiérarchie de l'administration à signifier cette mutation, sous la signature de Maryse Joissains, et à éloigner ce fonctionnaire d'un domaine où son expertise et son travail de fond l'amenaient à traiter des dossiers délicats.
Devons-nous nous interroger sur des cas de régularisations par la délivrance de permis de construire, sachant que ces permis doivent être encore plus pointilleux que ne sont les permis classiques ? Et pour lesquels le préfet a la charge toute particulière de veiller à ces permis dont les enjeux sont importants ? 
Pourquoi faire partir un élément de valeur juste avant la période électorale alors même que son impartialité n’est pas à remettre en doute ? 
Dernière question, cette affaire n'est-elle qu'un cas isolé ou y aurait-il des types similaires d'exactions dans d'autres services de la Ville ?
Pour ma part, et par la connaissance que je me suis forgée du fonctionnement imprimé par l'équipe actuelle aux manettes depuis plus de douze ans à l'Hôtel de Ville, je ne serais pas surpris de la mise au jour d'autres dossiers. C'est peut-être ce que la Brigade financière, qui a débarqué il y a plusieurs semaines dans certains services municipaux, est venue chercher en interrogeant responsables administratifs et élus chargés de délégations régaliennes.