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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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16 septembre 2019

Le vrai signal de la rentrée, c'est quand la reprise ne peut plus être remise...

On sait que c'est vraiment la rentrée lorsqu'on constate que l'agenda se remplit peu à peu et parfois même beaucoup. Aujourd'hui, petit florilège de mes périples aux quatre coins de la ville. Souvenirs, émotions et une première pour moi... 

Assogora 15
(Clic sur l'image pour agrandir)
Hier, Assogora sur le cours Mirabeau 

A y réléchir après coup, les congés d'été n'offrent que peu de répit. En tout cas, c'est le sentiment que l'on a de la vitesse à laquelle le temps passe quand on peut profiter d'une période de recul. D'autant que l'agenda se remplit de nouveau sans attendre.
Pour ma part, le 21 août, j'ai assisté au 75ème anniversaire de la Libération d'Aix qui fut cette année sans doute l'une des plus réussies.

LAC Libération 21
(Clic sur l'image pour agrandir) 

Dès la première semaine de septembre, c'était déjà la rentrée pour la commission d'appel d'offre qui a lieu tous les quinze jours. J'ai aussi assisté à l'inauguration du terrain de jeux pour enfants aux Floralies et au dévoilement émouvant d'une plaque au siège du club Handisport aixois pour rendre hommage à son président Charles Weiss et à son trésorier Jean-Marc Mariani disparus récemment.

handisport 5
(Clic sur les images pour agrandir)
Je suis en veston bleu à droite
handisport 5

Ce weekend, les associations aixoises ont fait le plein dans la ville. Vendredi dernier, c'était à Puyricard. Et le dimanche à Pont de Béraud. Ce samedi, c'était au tour de Luynes où j'étais avec mon ami Edouard Baldo. Idem hier, où nous avons déambulé pendant quatre heures alors qu'un public nombreux avait envahi le cours Mirabeau pour la traditionnelle présentation annuelle des activités associatives.
Dira-t-on jamais assez le rôle et le dévouement des bénévoles qui animent la vie sociale en proposant une grande diversité d'initiatives dans tous les domaines. Et qui permettent les rencontres, les échanges et de donner du corps à la vie citoyenne. Je suis moi-même issu de ce monde-là. Et cela me réjouit de constater que, si la relève n'est pas toujours facile, l'esprit de l'investissement et du partage demeure fort.  
Enfin, en forme de clin d'œil, pour me rendre en centre-ville, j'ai pu étrenner mon premier déplacement à bord de l'Aixpress. Et ça aussi, c'était plutôt chouette. 

BHNS 15
(Clic sur l'image pour agrandir)

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11 septembre 2019

Crèches : Suite à mon interpellation, le président répond sur sa gestion

Les grosses chaleurs de l'été n'ont pas fait fondre l'actualité. Pour preuve, le rebondissement dans le dossier des crèches dont les personnels exprimaient leur souffrance et que j'avais évoqué au conseil municipal. Pas vraiment content, le président des Petits Chaperons rouges s'est fendu d'une lettre réponse au maire, reconnaissant de fait des "couacs" dans la gestion des ressources humaines. Mais à part cela, tout irait bien. C'est encore à voir... 

crèches lettre devesa en-têtes

La pause estivale n'a pas recouvert de sable l'actualité. Et, dans le cas présent, la question sociale. Ainsi, l'affaire des crèches a connu un rebondissement. Après mon intervention au conseil municipal de juin où j'ai fait part des revendications des personnels mécontents de la gestion des ressources humaines (voir lien ci-dessous), le président national de la société Les Petits chaperons rouges, délégataire, n'a pas eu l'air d'apprécier que cela soit évoqué publiquement et en détail.
A la parution du compte-rendu de La Provence le lendemain même, il m'a téléphoné à mon domicile en se procurant mon numéro privé. Mais bon. Qu'avait-il à me dire ?
Il constestait les informations dévoilées au conseil municipal. Il en a profité pour dénigrer ses propres employées et minimiser les problèmes qu'elles rencontraient. Voyez-vous ça. J'ai évidemment répondu point par point. Il m'a alors proposé une rencontre et de me rappeler pour m'indiquer ses disponibilités. Ce que j'ai accepté. Mais, mais… il n'a jamais donné suite pour ce rendez-vous.
Au conseil municipal de juillet, j'ai donc tout raconté sur ce manque de manière. Et voilà que fin juillet, l'adjointe à l'éducation me transmet un courrier de ce monsieur. Elle m'indique qu'il a finalement préféré répondre par écrit à la mairie, d'où son absence de rappel, et sans excuse à mon endroit. J'ai lu la lettre de ce monsieur avec beaucoup d'attention. Or, mis devant les faits, il a bien été obligé de reconnaître plus que des couacs dans sa gestion (à consulter par le lien ci-dessous).
On notera qu'il s'adresse à la maire d'Aix en ajoutant "Chère Maryse". Je ne veux pas spéculer sur le sens ou la portée de cette familiarité incongrue mais on pourrait…

"Crèches : Les personnels en souffrance réclament une meilleure gestion" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2019/07/08/37485149.html

La lettre réponse du président est ICI

17 mai 2019

Grosses manœuvres : Le Programme local de l'habitat métropolitain rejeté !

Etonnante prise de position du conseill de territoire du pays d'Aix le 9 mai. Le Plan local de l'habitat métropolitain a été mis en cause alors qu'il l'avait validé précédemment. Un combat anti-métropole d'arrière-garde qui pénalise tous ceux qui attendent un logement. A son tour, Martine Vassal vient de suspendre tous les documents stratégiques. N'est-il pas en effet plus urgent de rester immobile sauf... pour consacrer son temps à mieux préparer sa réélection ? 

métropole CT

Depuis le vote du rapport par le conseil territoire de son propre PLH, mes amis et moi ne l'avions jamais validé. Il ne répondait pas aux vrais besoins en logements. Et si des constructions publiques et privées étaient annoncées, elles faisaient la part trop belle à des types de logements sociaux pour les ménages aisés et très insuffisants pour les familles dont les revenus sont modestes.
Je comptais donc faire des observations surle contenu des orientations pour la période 2020-2025 pour soulever ces points. Or au moment de la présentation du rapport, l'impensable s'est produit. Les élus qui avaient initialement voté à la quasi unanimité le projet ont trouvé à redire sur ce même projet.
Pour bien saisir la portée de cette surprise, il faut savoir qu'à l'heure actuelle le programme local de l'habitat métropolitain en est à sa phase transitoire. Il est composé de l'addition des six PLH des six territoires qui constituent la métropole. Autrement dit, la métropole a choisi de prendre en compte chaque PLH sans n'y rien changer avant de bâtîr prochainement un vrai programme coordonné et harmonisé. Un peu comme a été conçu le plan mobilité qui a été pensé en y intégrant l'ensemble des formes et moyens existants ou à développer dans une logique de services rééquilibrés pour permettre et faciliter les déplacements. La mesure la plus parlante, par exemple, a été la fusion des tarifications en une seule poru les transports publics en car.
Alors qu'est-ce qui a motivé le rejet du PLH métropolitain ? D'abord, de manière plus ou moins avouée, les élus ont ainsi voulu poursuivre leur bataille anti-métropole d'arrière-garde consistant à pourfendre tout ce qui vient de Marseille. Ensuite, le fait qu'il n'y aurait pas encore urgence à voter le document car il n'y a pas de date butoir définie. Certains maires ont mis en avant qu'il n'était pas normal de valider le projet à quelques mois des élections municipales. D'autres ont fait valoir un autre point de vue en disant qu'on ne peut suspendre toute action à cause de ces échéances car le service public doit continuer à s'exercer. Enfin, certains maires ont déclaré que le PLH qu'ils avaient pourtant voté n'était pas applicable. Allez comprendre. Toujours est-il que les discussions contradictoires ne les ont pas effarouchés plus que ça.
Je suis intervenu pour dire que s'il fallait rejeter le PLH, il fallait trouver des arguments plus sérieux. J'ai ainsi rappelé qu'il me semblait incongru de voter pour un projet sans le relier aux autres documents supérieurs, le Schéma de cohérence territoriale (SCOT), en cours d'élaboration, qui englobe les PLH, les Plans de déplaments urbains (PDU) et les Plans locaux d'urbanisme (PLU). Les élus n'ont rien voulu entendre. Ce qui m'a confirmé dans l'idée que le refus était bien une opération politicienne.
Au final, Maryse Joissains a proposé que l'on émette des réserves avant le passage du projet au conseil de métropole. On a appris mercredi que Martine Vassal, qui ne veut peiner personne mais dont les arrière-pensées ne sont pas absentes, postule le renouvellement de son mandat de présidente voire sa première candidature à la mairie de Marseille, a retiré de l'ordre du jour du conseil le rapport sur le PLH métropolitain. Voilà, voilà.…

Information de dernière minute…

Prétextant du "flou institutionnel" sur la fusion de la métropole et du département, Martine Vassal a prononcé la suspension de tous les votes relatifs à ses documents stratégiques : Plan local d’urbanisme intercommunal, Programme local de l’habitat et Schéma de cohérence territoriale.
Il est vrai que les nombreux immeubles en péril, effondrés ou insalubres peuvent bien encore attendre quelques années. Cela réjouira sans doute tous les désespérés qui ont l'incroyable culot de s'impatienter pour obtenir un logement puisque ces nantis ne sont finalement que 12000 dans le département. Alors bravo et vive la politique politicienne de l'urgence à rebours toute ! 

 CT 22 - Copie

CT 22 9

CT 22 9

2 mai 2019

Salle des musiques actuelles : Gros couac pour la SMAC ?

L'ouverture de la salle de musiques actuelles au Jas de Bouffan prend du retard. Un recours introduit par une des équipes concurrentes a été validé par le tribunal administratif qui a annulé l'attribution de la gestion pour non respect de certains critères du cahier des charges. Est-ce à dire qu'il y aurait des parts d'ombre ?

SMAC constance

Tout semblait allait à bon rythme pour tenir les délais prévisionnels de construction et d'ouverture fin décembre ou début janvier de la salle des musiques actuelles située à la Constance au Jas de Bouffan. On voit d'ailleurs déjà le bâtiment émerger de terre en bordure de l'autoroute A8.
Mais voilà, l'une des équipes concurrentes pour l'obtention de la délégation de service public qui gérera l'équipement a introduit un recours auprès du tribunal administratif qui lui a donné raison.
Cette équipe a détecté une anomalie jugée non conforme par rapport aux critères du cahier des charges, ce qui a permis à une autre équipe d'emporter le marché.
Si le chantier va bon train, en revanche, les portes n'ouvriront pas avant plusieurs mois.
Des confidences m'ont été faites que les porteurs du recours useront de toutes les voies possibles pour obtenir la clarté la plus totale dans la désignation du gestionnaire de la SMAC. Est-ce à dire qu'il y aurait des parts d'ombre ? 

SMAC semepa
(Document Semepa)

SMAC prov 18

SMAC prov 18

SMAC prov 26 mars 2019 ASMAC prov 26 mars 2019 B

18 avril 2019

Deux places, un parc et un stade : Faire, défaire et... forfaire

Mon reportage en forme d'état des lieux sur trois sites en chantier : les places qu'on rénove, le parc Jourdan et ses cafouillages et des dizaines d'arbres abattus près du stade Ruocco. Ainsi va, bien ou mal, notre ville en images...

Travaux 8
(Clic sur l'image pour agrandir)

Voici quelques clichés pris cette semaine en trois lieux que je réunis ici.

La place de la Madeleine
Les travaux alentour ne sont pas encore achevés mais les terrasses s'installent. C'est spacieux et aéré et on s'y attable déjà sur le dallage immaculé qui contraste avec l'ocre des façades.

La place Verdun 
(Clic sur l'image pour agrandir)
Travaux 8

Les coffrages qui supporteront les trois dalles en verre offrant aux visiteurs des éléments archéologiques de l'ancien palais comtal sont recouverts de toiles. Tout a encore l'allure d'un chantier et il est difficile pour l'instant d'imaginer l'aspect définitif de l'ensemble du site.

Le parc Jourdan 

(Clic sur l'image pour agrandir)Parc Jourdan 13

Après la découverte que les règles d'urbanisme et du patrimoine n'ont pas été strictement respectées, le chantier de rénovation du parc offrait une image de catastrophe. Les piliers en pierre de Rognes avaient été surélevés de coffrages en béton pour permettre la pose de grilles plus hautes. Les travaux ont été arrêtés et tout a été remis en place à l'identique dans l'attente d'un diagnostic historique et patrimonial et l'avis de l'architecte des bâtiments de France qui n'avait pas été sollicité.

(Clic sur l'image pour agrandir)parc jourdan 13

Par ailleurs, dans un précédent article, j'avais dit qu'un arbre était condamné parce qu'il dépassait la ligne de la clôture qui devait être surelévée. Le service des jardins avait réagi en disant que c'était faux et que l'arbre serait conservé. J'en doute fortement. On verra ce qu'il en sera à la reprise des travaux.

Le stade Ruocco 

arbres ruocco 13
(Clic sur les images pour agrandir)arbres ruocco 13

Scène de désolation tout autour du terrain proche du stade Ruocco ! Plusieurs dizaines d'arbres ont été abattus le long de la clôture. Les troncs coupés ne laissent pourtant pas penser qu'ils étaient malades. Quelqu'un connaît-il les raisons qui ont motivé ce désastre ?

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9 avril 2019

Ravi d'avril : Vivre ou survivre ?

une ravi 172

Ce n'est pas encore le néant. Mais de nombreux signes font craindre que le pire est possible. Sans vraiment chercher à nous apeurer, le Ravi d'avril trace le tableau sombre des calamités, appelons-les comme ça, dont nous sommes les témoins de jour en jour partout dans le monde.
Ces calamités à répétition n'épargnent pas notre région. 
Nous en avons des exemples sous les yeux. Grosses inondations, températures de plus en plus élevées, rivages en recul, pollution... 
Alors, vivre ou survivre ? Peut-on agir ? 
Je recommande vivement cette belle enquête qui pose un diagnostic sérieux et précis pour éclairer nos esprits. 
Il est aussi question d'habitat indigne avec tous ces immeubles en péril ou effondrés, thème à l'ordre du jour des assises citoyennes qui n'ont hélas pas fourni de solutions à la hauteur. 
Le Ravi n'oublie pas la politique avec l'approche des élections européennes dont il fait remarquer la quasi absence de candidats repésentant notre région sur les listes devenues nationales cette année. 
On pourra lire également l'article d'une page qui intéressera plus particulièrement les Aixois sur les "guerres de succAixion" en vue de l'élection municipale : affaires, climat de fin de règne pour Maryse Joissains, recherche pour bâtir un projet de relève (j'ai été interviewé pour donner mon avis).

Pour soutenir ou faire un don : 
www.okpal.com/leravi

Pour s'abonner :
http://www.leravi.org/spip.php?article1188
Le sommaire d'avril :
http://www.leravi.org/spip.php?article3183
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

11 juillet 2019

Le Ravi estival cogne fort !

une ravi 175

Titre pugilistique, n'est-ce pas ? Contrairement aux unes des médias qui dressent régulièrement des palmarès flatteurs à tire-larigot et qui ne sont que de la retape, le Ravi de l'été a établi une liste de malfaisants dans notre région. Et nous sommes vernis ! On en trouve dans tous les domaines. On sera étonné d'apprendre comment ils fonctionnent, en réseaux, en copinage ou en consanguinité. Les voilà maintenant démasqués. A déguster sans modération.
Au sommaire de ce numéro double, on découvre également des sujets aussi forts que variés : le bétonnage sans vergogne de terres agricoles, les annonces de façade pour combattre l'usage du plastique, le peu d'accès des quartiers populaires au sport, les ostracismes toujours tenaces dans les esprits à l'égard des femmes qui pratiquent le sport qui serait chasse gardée pour les hommes, les rencontres citoyennes et participatives pour réfléchir à des projets à l'approche des élections municipales, un regard positif et encourageant sur les jeunes issus des rives méditerranéennes, ceux qui s'engagent pour créer du lien social.
En forme de clin d'
œil personnel, je me permets de recommander la lecture de la page quatre qui rapporte une réunion à laquelle j'ai participé pour traiter d'un thème qui me tient à cœur, l'éthique et la transparence dans la sphère publique en général et politique en particulier. 

Pour soutenir ou faire un don :
www.okpal.com/leravi
Pour s'abonner :
http://www.leravi.org/spip.php?article1188

Le sommaire de juillet-août :

http://www.leravi.org/spip.php?article3258
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
 
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

8 juillet 2019

Crèches : Les personnels en souffrance réclament une meilleure gestion

Cela dure en fait depuis plusieurs années. Les personnels des crèches aixoises travaillent dans des conditions tendues et éprouvantes. Et leurs revendications ne sont guère écoutées. J'ai interrogé Maryse Joissains pour qu'elle exerce le droit de contrôle de la mairie et qu'elle fasse le nécessaire afin d'apporter des solutions…

crèche farandole

La direction qui gère les crèches Les Petits Chaperons Rouges ne semble accorder aucune reconnaissance ni aucun respect aux salariées malgré les efforts qu'elles produisent pour assurer un service de qualité. Leurs réprésentantes syndicales que j'ai longuement reçues à leur demande et qui m'ont exposé leurs situations m'ont sollicité pour interroger Maryse Joissains au conseil municipal auquel certaines d'entre elles ont assisté. La maire a déclaré qu'elle avait aussi été alertée et qu'elle allait s'en occuper pour que le délégataire se penche sur sa gestion des ressources humaines. Les motifs des mécontentements figurent dans le document ci-dessous. On peut également écouter mon intervention.

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré de flèches en bas à droite du document)

CM 47 28

crèches la marseillaise 29 juin 2019

18 juin 2019

Office de tourisme et Ecole d'art, deux cas de gestion mal maîtrisée

Gérer des établissements publics de cet ordre demande que l'on en garde la maîtrise avec transparence et autorité. La Ville a son mot à dire puisqu'elle les finance en grande partie. Pourquoi alors n'exerce-t-elle pas pleinement son rôle ? Exposé sur ces deux cas... 

office tourisme + école art aix

Il faut savoir que pour l'Office de tourisme, la Ville accorde une subvention de 1,7 million d'euros par an et, pour l'Ecole d'art, 2 millions. Au conseil municipal de fin mai, je suis intervenu pour faire part de mon étonnement sur ces deux sujets.
Office de tourisme
L'an dernier déjà, j'avais formulé des observations et des interrogations. Je les rappelle :
1. L'importance de la masse salariale (charges de personnel et frais assimilés) qui représentait 66% des dépenses de fonctionnement, c’est-à-dire 4,5 millions du budget sur près de 7 millions. C'est excessif.
2. Or, en 2018, par rapport à l'année précédente, nous retrouvons le même pourcentage.
3. J'ai donc renouvelé ma démande de révision budgétaire de l'Office pour faire la clarté et rationaliser les dépenses.
4. J'avais demandé, comme on le fait pour le compte administratif municipal, de produire une information présentant un tableau analytique des effectifs. L'adjoint aux finances m'avait répondu, je cite : "Aucun problème. Nous allons nous rapprocher du directeur et du président et demander l’ensemble des documents. Je vais transmettre tes demandes."
C'est toujours ça d'obtenu. Mais il manque encore l'organigramme des postes et des fonctions. Pourquoi ? Y aurait-il quelque chose à cacher ?
Ecole d'art
Le problème est un peu différent. On apprend que l'école semble rencontrer des positions quelque peu antagonistes à l'interne même de sa gestion. Par ailleurs, d'après ce qui nous a été rapporté, la direction manifeste une volonté d'agir indépendemment des liens avec la mairie, refusant tout échange avec elle, selon les dires de l'adjoint aux finances lui-même.
Autrement dit, la mairie est mise à l'écart alors qu'elle est le principal financeur et qu'elle l'accompagne depuis plusieurs années dans sa démarche d'autonomisation, particulièrement au niveau de la gestion comptable et financière et de la gestion du personnel.
La question qui se pose est la suivante : comment se fait-il que la mairie soit incapable de se faire entendre alors que le conseil d'administration compte une dizaine d'élus municipaux et qu'il est présidé par une élue municipale ?
Dans les deux cas, est-ce trop demander que de mettre les choses à plat pour tendre vers une meilleure gestion ?  

5 avril 2019

A Aix aussi, les gazons synthétiques des stades sont toxiques

Les dangers pour la santé sont partout. Les alertes en tous genres, principe de précaution ou faits avérés, diffusées tous les jours par les médias nous en apportent la preuve. Les stades ne sont pas épargnés à cause des revêtements synthétiques contenant des billes de caoutchouc qualifiées de toxiques pour les joueurs. Illustration avec le cas du stade de rugby Maurice-David au Jas de Bouffan...

CM 45 22

Aujourd'hui, je veux simplement traiter le cas des revêtements des stades aixois. Vous avez peut-être vu l'excellent reportage d'Envoyé spécial en février 2018. La question se pose aussi à Aix. C'est ce qui m'a amené à interroger la mairie sur le gazon synthétique de rugby du stade Maurice-David.
Un ami, parent d'un jeune garçon inscrit dans une équipe, m'a contacté pour me dire son inquiétude. Le revêtement est-il composé de matières dangereuses ? Les enfants, mais aussi les adultes, sont-ils susceptibles d'être affectés par les frottements réguliers de leur corps avec le sol lors des entraînements ou des matchs ?
Ce qui pose question en effet, c'est la présence de granulats en catoutchouc provenant de morceaux de pneus recyclés. Après plusieurs analyses, la prise conscience semble se faire pour considérer qu'il faut trouver des solutions ne présentant aucun risque. Mais les synthétiques nouvelle génération coûtent cher et l'on ne peut raisonnablement tous les remplacer en même temps.
Au conseil municipal de mars, je me suis adressé à l'adjoint au sport pour en savoir plus sur les initiatives de la mairie. Il m'a assuré qu'il allait tenir compte des problèmes rencontrés un peu partout dans les installations sportives de la ville en les traitant au cas par cas. Désormais, les nouveaux tapis contiennent des billes en caoutchouc naturel encapsulées.
Les avantages sont les suivants : outre la sécurité, leur durée de vie passe de 10 à 15 ans et nécessite moins d'arrosage, ce qui permet d'économiser l'eau.
Selon l'élu, la priorité va d'abord aux terrains les plus fréquentés. Par exemple, le taux est plus élevé au stade Carcassonne qu'aux Milles ou à Luynes. Au stade Maurice-David, c'est le terrain B qui fera l'objet d'un nouveau revêtement. C'est d'ailleurs suite à une réclamation d’une équipe sénior que la Fédération française de rugby a suspendu ce terrain pour des questions de toxicité. Ce qui fait que, tant que le terrain ne sera pas praticable, les utilisateurs s’entraînent maintenant soit sur le terrain C (herbe) soit au Val de l’Arc (herbe également).
En conclusion, il est difficile de se plaindre de la sensibilisation de la mairie pour améliorer les conditions de jeu, surtout pour les enfants. Reste à savoir si un plan de rénovation des gazons sera établi et si un calendrier est à l'étude pour que cela ne s'étale pas trop dans le temps. 

Le reportage d'Envoyé spécial de France 2 du 22 février 2018

12 juin 2019

Gestion de la SMAC : Mon petit doigt me dit que le gagnant est…

La salle des musiques actuelles qui sort de terre au Jas de Bouffan dans le secteur à urbaniser de la Constance a pris du retard et n'ouvrira pas avant septembre. Le dossier du gagnant de la délégation de service public a été annulé par le tribunal administratif. C'est donc le candidat qui a contesté ce premier choix qui en sera le gestionnaire officiel. Détails...  

SMAC affiche

La mise en concurrence pour la gestion en délégation de service public de la salle avait permis de retenir quatre dossiers de candidature. La commission de DSP métropolitaine avait désigné le gagnant qui présentait, selon elle, toutes les garanties.
Comme cela arrive dans des cas où les enjeux sont importants, un candidat évincé estimant que le choix est contestable peut engager un recours auprès du tribunal administratif. Cela a été le cas pour la SMAC (lire l'article de la Provence ci-dessous).
De fait, il a suffi, si l'on peut dire, d'un élément décisif ne correspondant pas aux obligations du cahier des charges pour que les juges annulent la DSP. La métropole se trouvait alors contrainte soit de relancer toute la procédure depuis le début, soit de désigner un autre candidat. C'est cette seconde voie qui a prévalu afin de ne pas prolonger la perte de temps. 
Au final, après le rejet forcé du gagnant invalidé, deux postulants ont aussi été éliminés pour candidature déclarée irrégulière. Il ne reste donc qu'un seul candidat recevable et c'est lui qui sera le délégataire officiel. Il s'agit de la société Iris, sachant que les autres sont également des acteurs culturels connus pour leurs capacités à organiser des moments de musiques urbaines intéressant primordialement la jeunesse.
La déduction va de soi pour connaître le lauréat du concours. D'ailleurs, la décision est inscrite à l'ordre du jour du conseil de territoire du 14 juin et de celui du conseil de métropole du 20.  

SMAC prov 11
Précision : Maryse Joissains évoque trois candidats. Or, il y en a eu quatre.

L'article de La Provence rapporte que le sujet a été abordé en séance publique au conseil de territoire de mai. Pour information, je me permets d'ajouter que je suis à l'origine de cette question : "Pouvez-vous faire le point sur l'évolution du dossier relatif à la décision de décembre du tribunal administratif qui a ordonné l'annulation de passation de la délégation de service public et la reprise de la DSP au stade de l'examen des offres ?" Je suis également intervenu au conseil municipal de fin mai pour que Maryse Joissains fasse le point sur ce dossier à l'intention des élus municipaux.

Les quatre candidats étaient :
- Association Dune : premier désigné puis rejeté
- Association Le Générateur, collectif composé de Musical Riot, Entre peaux, Comparses et Sons, Association Aix’Qui?, Coopérative Internexterne : éliminé
- Association La SAS Concerts Cartel Concerts, SoundBirth App, Electrobotik Invasion, Ballet d’Europe Jean Charles Gil, Cosmo AV, Le Nouveau Kfé Quoi, BAM-Boîte à Mus’ : éliminé
- Iris, société coopérative d'intérêt collectif, organisation et diffusion de concerts, gestion et exploitation de salles, production de spectacles vivants, organisation de tournées ou événements culturels : le futur gestionnaire officiel 

SMAC prov 6SMAC prov 6

SMAC prov 6

SMAC prov 6

27 mai 2019

Elections européennes 2019 : Les résultats à Aix

Les résultats aixois aux européennes ne sont pas tout à fait à l'image des scores nationaux, régionaux et départementaux. Selon moi, l'explication tient entre autres au fait déjà constaté plusieurs fois que les électeurs y intègrent sans doute une part de facteurs plus proprement locaux liés aux soubresauts de la politique municipale... 

européennes 26
Les résultats dans mon bureau de vote

Une fois de plus, c'est un fait déjà constaté, les résultats aixois des élections européennes présentent des différences avec les tendances du département, de la région et de la France. A chacun son interprétation des évolutions positives ou négatives enregistrées par les divers composantes politiques…
Pour qui voudrait hâtivement en tirer des conclusions à dix mois de l'élection municipale, il faut, selon moi, ne pas confondre un scrutin européen et un scrutin local. Les enjeux du premier sont à consonnance nationale et internationale. Ceux du second ont d'abord trait à des considérations de proximité immédiate qui touchent nos concitoyens au plus près de leur vie quotidienne.
Ce sera le projet concret le plus en adéquation avec les aspirations et les attentes réelles des habitants qui devrait être privilégié pour exercer le choix d'une équipe qui soit vraiment à la hauteur. 

Les résultats par appartenance politique
européennes 26

Les résultats par ordre décroissant

européennes 26

3 mars 2019

Dans le Ravi de mars : Arriverderci la democrazia ?

une ravi 171

Chaque mois, le Ravi nous surprend par le choix de ses thèmes. Le numéro de mars n'y déroge pas. Il établit un rapprochement, pertinent, entre l'Italie et notre région. Il les compare sur la base d'éléments factuels qui invitent à des réflexions sur les composantes politiques extrémistes qui jouent un rôle de plus en plus important au point que nos voisins italiens n'ont pas hésité à voter pour une coalition gouvernementale hétéroclite.
Cela peut-il advenir en France ? L'Italie est-elle le laboratoire d'une expérimentation susceptible d'alimenter des idées chez nous ? Les analyses du mensuel sont très intéressantes et méritent qu'on les lise de près.
Parmi les autres sujets, la minable inconduite du nouveau directeur des services de la région, pas piqué des hannetons et les étranges connivences pour des terrains entre le maire de la Roque d'Anthéron passé à LaRem et le premier adjoint de Marseille condamné pour fraude fiscale.
Et aussi l'avenir incertain du projet de conversion en pôle écologique innovant de l'usine à charbon de Gardanne, les sanctions discutables de gilets jaunes en Vaucluse, le compte-rendu amusé d'un grand débat à Forcalquier, commune alpine dont le maire est devenu ministre de l'intérieur.
Et pour l'humour caustique, un portrait bien taillé de l'ancien patron Gattaz qui ne renie pas ses méthodes envers ses employés au sein des 35 hectares de son château dans le Luberon.  

15 mai 2019

Ravi de mai : L'Europe et les enjeux pour notre région

une ravi 173

S'il y a un sujet à ne pas manquer (mais tous les autres en valent autant le coup), c'est celui de la grosse enquête sur les élections européennes. Le Ravi de mai alerte sur les enjeux de ce scrutin et plus particulièrement ceux de notre région.
Quel est le bilan de nos députés sortants ? Quels sont les candidats ? Quel est l'âge des votants ? Quelle participation ? Mieux vaut être informé avant de mettre un bulletin dans l'urne. Ne pas participer, c'est laisser les autres choisir à sa place. Difficile ensuite de se plaindre contre ce qui ne va pas.
Non, malgré une vision répandue, l'Europe n'est pas lointaine. Elle est bien là près de chez nous, dans notre vie quotidienne : développement des territoires, économie, emploi, aide à l'agriculture, environnement, santé, éducation, culture, droit et on en passe.
Le mensuel présente aussi des articles sur la crise des effondrements d'immeubles à Marseille et les graves conséquences pour les personnes délogées, une usine de traitement d'effluents qui fait polémique dans le Var, un énorme projet de serre agricole qui a failli voir le jour, une vente de terrain appartenant à la Fondation de France à la Treille chère à Marcel Pagnol pour un projet immobilier qui la dénaturerait.
Franchement, ce numéro de mai est très riche et j'en recommande vivement la lecture.    

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7 mai 2019

Logements sociaux : Oh punaise, des cafards !

Cela dure depuis quatre ans. Des logements sociaux d'Aix sont infestés par des bestioles fort peu sympathiques. Un collectif de locataires a recueilli les témoignages des familles lors d'une réunion publique pour alerter les pouvoirs publics sur les conséquences en termes d'impact sanitaire et d'hygiène. Et sur l'urgence à agir pour éradiquer définitivement ce fléau. Compte-rendu avec l'article de La Provence, un témoignage sur France Bleu Provence et le reportage de France 3 Provence-Alpes...

HLM cafard - Copie

Des logements sociaux sont infestés de bestioles peu sympathiques. Cela se passe au Jas de Bouffan, Encagnane, Corsy ou Beisson, et le centre-ville lui-même n'y échappe pas. Une véritable ménagerie de nuisibles, punaises de lit, cafards, rats. Les locataires touchés n'en peuvent plus.
Les offices HLM interviennent pour désinsectiser. Mais le mal est profond. Si l'on agit par-ci par-là sans procéder à un traitement global, c'est l'échec. Le problème est que ces nuisibles ne lâchent jamais prise. Une seule souche dormante et bien camouflée dans un recoin suffit à entraîner une nouvelle prolifération.
Nous avons vu des personnes aux bras dévorés par des punaises. Certains locataires décrivent des chutes de cafards dans les casseroles pendant la préparation des repas. D'autres ne peuvent plus rester à la maison et se réfugient dans leurs familles ou chez des voisins. Un enfer au quotidien.
Il y a dix jours, un collectif de locataires a organisé une réunion au centre social du Jas pour recueillir les témoignages des personnes qui subissent ces attaques. Une cinquante d'entre eux ont raconté les désagréments qu'ils rencontrent de manière récurente. Ils se sentent abandonnés et désespérés face à ce qu'ils considèrent comme une inertie des pouvoirs publics à qui il revient officiellement de prendre toutes les dispositions pour éradiquer radicalement cette calamité.
Car, outre le simple besoin d'hygiène des lieux, se pose aussi et surtout la question des conséquences en termes d'impact sanitaire pour les familles qui résident dans ces logements et dont les plus vulnérables sont les premières victimes, personnes malades, personnes âgées, enfants en bas âge. On en a mal au cœur pour eux.
Les locataires ont beau alerter et contacter les organismes concernés et écrire aux autorités de l'Etat et des collectivités territoriales pour leur signaler leurs terribles situations et leur demander d'agir d'urgence pour en finir avec les infestations, ils estiment que les décisions ne sont pas à la hauteur pour résoudre le fléau.
La presse locale a publié plusieurs articles pour relayer les affres des locataires. Voici le plus récent...

HLM cafrads 3
(Clic sur les images pour agrandir)
Photos prises au Jas de Bouffan
DPA réunion amandiers 26

HLM 2

HLM 29

HLM cafards prov 3

HLM cafards prov 3

Ecoutez le témoignage d'une locataire à Corsy

Reportage de France 3 Provence-Alpes

24 avril 2019

Linky : Le courant passe toujours aussi mal entre Enedis et les usagers

La bataille contre le compteur Linky continue. Par tous les moyens. France 2 a rediffusé jeudi dernier son excellent reportage de juin 2018 toujours d'actualité. Quoi de neuf depuis lors ? Enedis répète ses mensonges, les usagers saisissent les tribunaux avec succès. Le point de la situation avec la vidéo d'Envoyé spécial...

Linky affichettes sur porte
(Clic sur l'image pour agrandir)
Les affichettes de refus du compteur Linky chez moi

Les usagers, qu'Enedis nomme les clients pour ses affaires et malgré sa propagande et ses mensonges, s'opposent toujours aussi catégoriquement et en nombre à la pose des compteurs, physiquement, par voie d'huissier, en organisant des réunions publiques et des manifestations. Ils n'hésitent pas à saisir les tribunaux pour faire entendre leur refus.
Une décision très importante est intervenue il y a un mois. Le tribunal administratif de Toulouse a interdit l'installation des compteurs Linky chez des habitants électrosensibles suite à un recours déposé par treize plaignants, certificat médical à l'appui. Même décision rendue hier même par le tribunal de Bordeaux. Jusqu'ici, Enedis avait nié cet impact sur la santé. Les magistrats demandent à Enedis de "leur fournir de l'électricité propre exempte de tout courant porteur en ligne (CPL) car la pollution radioélectrique a tendance à rayonner".
Les personnes les plus exposées affirment vivre un enfer depuis la pose de Linky chez eux. Par exemple, impossible d'utiliser en même temps deux appareils ménagers sans tout faire disjoncter. Certains usagers on vu le montant de leurs factures exploser sans raison. Sans compter l'agressivité des techniciens qui veulent poser les compteurs de force. Et puis, il y a toujours la crainte que le Linky collecte toutes les données personnelles et que le compteur joue un rôle d'espion dans la maison.
Pour mémoire, dès septembre 2016, j'étais intervenu en séance publique du conseil municipal pour demander à Maryse Joissains d'interdire l'installation des compteurs à Aix. Vote unanime mais demi-succès avec une interdiction dans les bâitments et équipements publics municipaux mais pas dans toute la commune. Je précise que cette délibération n'a jamais été attaquée par Enedis !
A titre plus personnel, en décembre de la même année, ma copropriété a refusé la pose des compteurs par voie d'huissier en faisant établir "une sommation de ne pas faire". Nous avons apposé des affichettes sur les portes d'entrée et à tous les étages en rappelant que toute intrusion dans les locaux privés était passible de l'article 226-4 du code pénal pour violation de domicile. Eh bien ça marche !
Plus cocasse, des voisins toujours aux aguets ont surpris une camionnette banalisée d'installeurs venus photographier les affichettes au cas, n'est-ce pas, où nous aurions levé le pied. Mal leur en a pris. Cela fait maintenant vingt-neuf mois que nous résistons et que nous avons toujours les compteurs d'avant, qui fonctionnent très bien. 

Linky meuh

 

15 avril 2019

Gazon synthétique des stades, un poison ? La Provence en parle aussi

La Provence a relayé mon intervention au conseil municipal au sujet des gazons synthétiques. Sont-ils dangereux pour la santé ? En tout cas, on ne peut que s'interroger lorsqu'on découvre les composants issus de pneus recyclés...

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(Clic sur l'image pour agrandir)
Certains des composants des gazons synthétiques

Il y a une dizaine de jours, j'ai évoqué mon intervention au conseil municipal au sujet de la nature du gazon synthétique du stade de rugby Maurice-David. J'avais interrogé la mairie sur les risques potentiels de toxicité de certains éléments entrant dans la composition des revêtements des terrains. Surtout les billes issues du caoutchouc de pneus recyclés.
La crainte vient des contacts et frottements répétés avec le sol pendant les séances d'entraînement et les matchs, les billes s'infiltrant alors partout. Et lorsqu'il s'agit de très jeunes enfants, comme c'est le cas à Aix avec les pratiquants de l'école de rugby, il y a de quoi s'inquiéter.
Des études scientifiques sérieuses menées aux Etats-unis et en Europe mettent en alerte en démontrant que les nombreux granulats peuvent poser des problèmes sanitaires et donc exposer les utilisateurs à des risques de cancer ou à des perturbations endocriniennes.
Interrogés sur les risques de leurs produits, les producteurs de ces revêtements minimisent voire nient la portée de l'impact sur la santé. Serait-ce parce que le marché est porteur pour leurs bonnes affaires ?

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Regardez la vidéo d'Envoyé spécial dans mon précédent article. 
"A Aix aussi, les gazons synthétiques des stades sont toxiques" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2019/04/05/37231756.html

21 mars 2019

Les vérités offensives de Démocratie pour Aix sur le bilan de la mairie

Fin janvier, notre groupe Démocratie pour Aix a fourni un premier bilan de mandat à un an de l'élection municipale. Nous avons évoqué la gestion de Maryse Joissains, notre travail dans l'opposition et nos propositions. Actuellement, nous distribuons deux documents à plusieurs milliers d'exemplaires dans toute la ville. Passage en revue… 

DPA voeux 2019 Q - Copie

Lors de la cérémonie de vœux, nous avons voulu évoquer certains grands sujets en forme de premier bilan de la gestion de Maryse Joissains. A tour de rôle, chacun des élus est revenu sur les domaines dont elle ou il s'occupe au quotidien. Au-delà des critiques, nous avons exposé la politique municipale telle qu'elle est pratiquée et avons formulé nos propres propositions. Il va de soi qu'il n'était pas possible de tout aborder lors de cette cérémonie et que nous en reparlerons dans les mois qui viennent.

Vidéo réalisée par Anonymal

Voici certains des sujets que nous avons traités.
* La vie associative dont les subventions baissent régulièrement, les taux de pauvreté et du chômage notamment dans les quartiers excentrés, le manque de logements sociaux et le mauvais entretien de l'existant.
* Les divers problèmes rencontrés par les riverains et les commerces au cours de la requalification des trois places, l'éclatement des marchés alimentaires et d'artisanat, l'erreur de ne pas avoir inclus les qiuartiers ouest et le parc Rambot dans le projet de Parc naturel urbain, la bataille que nous avons menée pour la Charte de l'arbre, la demande d'audit pour sauver Pays d'aix associations. 
* Le développement du rail comme moyen de mobilité en déplorant que n'ait pas été reprise l'idée de création de haltes ferroviaires à Luynes, Puyricard et la Pauliane, l'étalement urbain à la Constance et à la Duranne, les graves "errements" relevés pas la Chambre régionale des comptes sur la gestion de la municipalité, l'inadéquation du réseau Aix en bus aux besoins réels alors que se met en place le BHNS, les carences constatées dans la propreté de la ville et le manque d'entretien de la voirie.
Le nombre important de logements vides au centre-ville (environ 2000), la perte d'habitants à cause des orientations du Plan local d'urbanisme, la présence massive de punaises de lit, de cafards et de rats dans les quartiers, le nombre démesuré de procédures juridiques entamées par et contre la mairie, l'affaire du contrat illégal et annulé de l'ex-directeur de cabinet et, bien sûr, la comparution de Maryse Joissains devant le tribunal correctionnel.
Edouard Baldo a conclu ainsi : "Les élus doivent être au service des habitants. L'argent public n'est pas destiné à engraisser les courtisans ou à payer les petits camarades parce que la République c'est d'abord l'argent public et l'argent public est destiné au public, à la chose publique." 

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré de flèches en bas à droite du document)

DPA voeux 2019 prov 27

"Chroniques judiciaires du système Joissains 1978-2018" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2019/03/08/37147996.html

DPA chroniques prov 16

C'est gonflé !

joissains correctionnelle prov 21

13 février 2019

Grand débat national : Quelle décision à la mairie d'Aix ?

Autre sujet absent de l'ordre du jour du conseil municipal, celui du grand débat national, lancé suite aux manifestations des gilets jaunes. La mairie d'Aix doit-elle ou veut-elle l'organiser ? Pas mal de communes ont accepté de jouer le jeu. Voici ce qu'il en est... 

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A Aix, Maryse Joissains a proposé de mettre à la disposition du public des cahiers de doléances dans les mairies-annexes. Notre groupe Démocratie pour Aix pense qu'il faut donner la parole aux citoyens pour une fois qu'on la leur donne. Mon collègue Hervé Guerrera est intervenu pour aller dans ce sens.
J'ai ajouté que la participation écrite ne me paraît pas suffisante. Sinon, il s'agit seulement de faire part de critiques et de propositions sans avoir de réponse immédiate. Je me suis permis de prendre l'exemple des réunions de quartier de la municipalité qui sont souvent à sens unique où la Ville vient informer la population de ses projets déjà ficelés. Pour moi, cela s'appelle une consultation, pas un débat. Or, je suis persuadé qu'il faut des échanges réels et vivants entre les personnes qui veulent s'exprimer.
J'ai dit que rien ne remplace l'oralité où la parole va et vient, où l'on s'écoute et qui permet aux plus modestes de formuler sans cérémonium ce que chacun a sur le cœur.
Alors que Maryse Joissains semblait s'en tenir à ses premières propositions, suite à mon intervention, elle a fini par convenir qu'il fallait en effet aller au-delà. C'est-à-dire, comme je l'ai souligné, en mettant en place de vraies réunions à travers lesquelles le dialogue peut faire émerger du fond et du concret.
Aixois, vous alllez donc avoir la parole…

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GRAND DÉBAT
La Question orale de Démocratie pour Aix

Nous lûmes, avec intérêt, le communiqué de presse de la Ville relatif au grand débat. Si un site internet et des moyens sont mis à disposition de nos concitoyens désireux de s’exprimer en mairie et dans les quartiers, nous sommes particulièrement plus que surpris, quelque part sidérés, qu’aucune rencontre physique ne soit prévue.
Comment la Ville d’Aix-en-Provence, sachant que l’échange, la "tchatche", l’éloquence sont au cœur même de la convivialité provençale pourrait-elle s’exonérer d’une nécessaire prise de parole publique ?
Si nous avons toutes et tous des réticences, voire des désaccords sur certaines revendications qui se sont exprimées depuis le début de la crise, si nous condamnons unanimement les violences qui ne sont pas, loin s’en faut, le seul fait des manifestants, nous devons aussi nous réjouir, en tant qu’élus et citoyennes et citoyens de ce formidable besoin de dialoguer sur la gestion des affaires publiques qui sont effectivement notre bien commun.
Et les appels à plus de justice sociale et fiscale, comme le besoin de proximité, de rapprocher les décisions des personnes qu’elles concernent ne peuvent laisser ni la ville, ni les élus qui siègent dans cette auguste assemblée, indifférents.
Et nous avons besoin, nous aussi, de cette parole collective qui sur certains sujets, et il faut s’en réjouir, peut et doit être la parole unanime de toute une ville. Qu’il me soit permis rapidement de donner deux exemples, l’un matériel, l’autre immatériel mais qui tous deux concernent notre patrimoine, notre Histoire comme notre avenir.
Le premier concerne les services publics et l’eau d’Aquae Sextiae. Pourquoi, alors que nous sommes ici tous d’accord, nous priverions nous de la parole unanime d’une ville qui réaffirme que l’eau est notre bien commun et doit continuer à être gérée en régie. Métropole ou pas métropole, les Vinci, Véolia et autres grands trusts doivent être tenus à l’écart de la gestion de ce qui appartient au patrimoine des Aixois et doit le rester. La liste serait trop longue mais je citerai néanmoins la cuisine centrale, exemplaire sur le bio, le local et l’éveil au goût et les parkings durement payés avec nos deniers publics.
Le second et dernier exemple touche à notre identité même. Là encore nous sommes, toutes et tous, pour que le nom de Provence soit enfin rendu à notre région. L’insituable SUD ou l’affreux acronyme PACA qui nient notre Histoire et altère notre attractivité ne saurait être admis au regard de notre économie, comme des générations futures qui ont besoin de s’identifier à notre région. Bien sûr dans le grand débat nous ne serons pas tous unanimes sur la question. Mais pourquoi ne pas proposer, quand le référendum est un vrai combat citoyen, de choisir par cette voie le nom, voire le périmètre c’est un clin d’œil à nos amis alsaciens ou auvergnats, des Régions ? Le consensus serait, nous en sommes convaincus, très large.
Dès lors s’exonérer de ces prises de parole, de ces appels à la citoyenneté, de ces respirations démocratiques nous apparaît comme une erreur, voire une faute politique au plus noble sens du mot.
Voilà pourquoi nous vous demandons, comme l’immense majorité de nos concitoyens, de mettre en place, dans les quartiers et dans la ville toute entière, comme sur le territoire dont vous assurez la vice-présidence, un vrai débat citoyen. Débat auquel aspire légitimement l’ensemble de la population.

8 février 2019

Les bars et restaurants du centre-ville veulent ouvrir jusqu'à 2h du matin

Le problème dû aux nuisances de toutes sortes causées par les bars et restaurants du centre-ville est de nouveau d'actualité. Les commerçants veulent une ouverture jusqu'à 2 heures du matin au lieu de 1 heure. Ils sont venus le dire au conseil municipal. Après discussion avec Maryse Joissains, ils ont déclaré être prêts à respecter les conditions d'une bonne tenue pour ne pas perdre des emplois... 

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Les bars et restaurants du centre-ville bénéficient depuis longtemps d'une tolérance d'ouverture jusqu'à 2 heures du matin. Mais les débordements permanents de toutes sortes et les plaintes des riverains font que l'horaire a été ramené à minuit et demi qui est la limite habituelle. Les patrons de ces établissements conviennent des problèmes occasionnés mais sont prêts à s'engager pour que la tranquillité publique soit assurée afin d'avoir de nouveau l'autorisation de rester ouverts jusqu'à 2 heures.
Ils sont venus manifester alignés pacifiquement en formant une chaîne sur la place de la mairie. Dans la salle du conseil municipal, Maryse Joissains a accepté de leur donner la parole. Un échange a eu lieu pour trouver une solution qui ne pénaliserait pas leurs commerces outre mesure. Ils ont mis en avant le risque de pertes d'emplois et peut-être même de fermeture de certains de leurs négoces.
La mairie demande que toutes les conditions de bonne tenue soient respectées et que les établissements ne fassent plus aucun écart sous peine de se voir refuser définitivement la permission qu'ils réclament. Difficile quadrature car, quand on se promène le soir dans les rues concernées, force est de constater que le bruit et autres nuisances sont insupportables pour tout le monde.

Le tract
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5 février 2019

Ravi de février : Les laissés-pour-compte du droit de vivre dignement

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C'est selon. Soit on se bouche les narines, soit on ferme les yeux. Ou les deux en même temps. Et on reste indifférent à notre cadre de vie. Alors, le Ravi de février attire notre attention sur des faits concrets, là, devant nous.
Sa grosse enquête porte sur le drame de l'Etang de Berre dont les effets ne peuvent désintéresser toute notre région.
Un autre grand sujet fait aussi beaucoup parler, l'habitat dégradé. A Marseille, des immeubles se sont effondrés et ont tué. Aix-en-Provence vient de découvrir son lot d'immeubles en péril situés au cours Sextius. Dans les deux cas, par milliers ou par dizaines, des personnes sont évacuées et n'ont plus de logement fixe. Et cela au moment où les plus modestes, qui se sentent abandonnés par les pouvoirs, réclament en gilets jaunes un juste minimum pour vivre dignement. N'est-ce pas justifié ? Est-ce vraiment trop demander ?
Le mensuel fait le point aussi sur la question des migrants et les actions se déroulant à Marseille et à Briançon. En Italie, de courageux maires se mobilisent pour contrer la loi anti-migrants des extrémistes du gouvernement.
La liberté de parole du Ravi est méritoire quand on voit les procès qu'on lui fait pour le bâillonner. Des procès gagnés mais chers en frais d'avocat. Voilà pourquoi il faut acheter et soutenir le Ravi. Leur droit d'expression est le nôtre.

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14 mars 2019

Maryse Joissains prend 1 an de prison avec sursis et 10 ans d'inéligibilité

Hier, à Montpellier, les lourdes réquisitions en appel à l'encontre de Maryse Joissains étaient identiques aux condamnations prononcées l'an dernier : 1 an de prison avec sursis et 10 ans d'inéligibilité. C'est donc peine perdue pour elle qui pariait sur sa relaxe. Récit comme si on y était...

cour d'appel Montpellier

Condamnée le 18 juillet 2018 en première instance à un an de prison avec sursis et dix ans d'inéligibilité pour "détournement de fonds publics” et “prise illégale d’intérêts", Maryse Joissains avait fait appel. En arrivant hier au tribunal correctionnel de Montpellier, elle a déclaré "je suis sereine" avec l'idée d'obtenir la relaxe. Défense de rire. La cour d'appel a confirmé intégralement les mêmes peines.
L'avocat général a dénoncé d'entrée les propos de la maire d'Aix lorsqu'elle avait évoqué un règlement de comptes politiques. Non madame, lui a-t-il rétorqué, "la justice ne règle pas des comptes, elle demande des comptes". Dur à encaisser !
Puis, pendant près de trois heures, Maryse Joissains a été confrontée aux questions précises du président de la cour. Accrochée au micro, elle l'a souvent fait imprécisément, ce qui a obligé le magistrat à reposer ses questions pour obtenir des réponses complètes. Comment une ex-avocate peut-elle ignorer à ce point que la justice se garde des explications digressives ou floues même défendues avec vigueur ?
L'avocat général à lancé dans son réquisitoire : "Cette affaire est une illustration du comportement de nombreux élus qui sont de plus en plus dénoncés, à l’image de MM. Fillon ou Cahuzac", et réclame la confirmation de la peine prononcée il y a huit mois. Piquée au vif, Maryse Joissains l’a immédiatement interrompu. "Je ne peux pas laisser associer mon nom à ceux de voyous de la République. (...) Me comparer à Cahuzac, mais enfin vous avez perdu la tête ?" "Vous avez parlé de vertu, mais vous n’êtes pas vertueux", a-t-elle encore protesté, en direction de l’avocat général, et après les plaidoiries de ses avocats : "Vous n’avez pas le droit de rire, de vous gondoler durant vos réquisitions !" Ben, il n'allait pas quand même pleurer l'avocat général !
Les faits reprochés
Pour mémoire, les faits reprochés ne sont pas légers : la promotion jugée indue de son chauffeur et l’embauche à la Communauté du Pays d'Aix d’une collaboratrice chargée de la protection animale alors que ce domaine ne relevait pas du tout des compétences de cette collectivité.
Pour l’avocat général, le chauffeur est au cœur du "clientélisme, cette politique de petits services" de Maryse Joissains. Sa promotion était "irrégulière", a-t-il précisé car il a été distingué alors qu’il figurait à la 43e place sur une liste dressée par l’ordre de mérite. Cette promotion avait été définitivement annulée par le Conseil d’Etat qui avait estimé que l’élue avait "commis une erreur manifeste d’appréciation de la valeur et de l’expérience professionnelle" de l’intéressé.
Quant à l’emploi de la collaboratrice, il était "injustifié", a poursuivi l’avocat général : "Il faisait double emploi avec les compétences municipales. Cet emploi est donc en partie fictif et n’a pas de consistance".
"J'ai très bien géré ma ville". Euh...
Tout au long de l’audience, Maryse Joissains, au cours d’échanges parfois vifs avec le président de la cour, avait pourtant vanté sa gestion : "Je suis la vingtième ville de France, j’ai très très bien géré ma ville", a-t-elle assuré."Et je suis persuadée d’être dans le cadre de la loi pour les deux cas qui me sont reprochés." "Ma gestion est louée dans la France entière !" Sauf que sa gestion est plutôt connue dans tout le pays pour les chroniques judiciaires du système Joissains depuis quarante ans.
Comme elle l'avait fait en première instance, Maryse Joissains a défendu bec et ongles son "pouvoir souverain" de nommer des collaborateurs de cabinet, l’avocat général y voyant, lui, une "conception autocratique" du pouvoir. "On est dans un dossier de rumeurs, de règlement de comptes locaux. C’est un opposant politique qui est à l’origine du dossier, il faut le rappeler", a plaidé l'un de ses avocats : "Je vous demande de regarder froidement ce dossier. Je vous demande de ne pas entendre les élucubrations de l’avocat général sur un clientélisme. Je vous demande de regarder chacun des deux délits, deux petits points, et non le tombereau de dénonciations anonymes".
Alerté en 2012 par une lettre anonyme, le parquet d’Aix-en-Provence avait ouvert une enquête et, "pour la bonne administration de la justice", le procès avait été dépaysé à Montpellier.
L’arrêt a été mis en délibéré au 28 mai. 
Rappelons aussi quelques faits. Maryse Joissains a succédé en 2001 à la mairie à Alain Joissains, maire de 1978 à 1983 et condamné en 1986 en appel pour recel d’abus de biens sociaux. 
Qu'en dit Sophie Joissains ?
Interrogée hier matin par France Bleu Provence, elle a estimé que la maire d'Aix jugée dans l'après-midi pour favoritisme et prise illégale d'intérêt devant la cour d'appel de Montpellier n'avait "commis aucun délit". "Il n'y a aucun enrichissement personnel ni emploi fictif reprochés", a insisté l'élue à propos de sa mère condamnée en première instance à un an de prison avec sursis et dix ans d'inéligibilité.
Selon elle, "l'instruction a été menée dans un contexte politique, à charge, bâclée et avec un procès inéquitable". Alors qu'en première instance, le procureur avait estimé "parfaitement constitués" les délits de détournement de fonds publics et de prise illégale d'intérêts, "d'une gravité extrême car ils sont le contraire de la probité attendue d'un élu", Sophie Joissains a répondu qu'il s'agissait de "littérature". "Son chauffeur n'était pas simplement son chauffeur", a-t-elle dit en dénonçant "beaucoup d'amalgames". "C'était un collaborateur de cabinet qui était quand même catégorie B depuis plus de cinq ans et qui correspondait aux conditions légales".
En cas de confirmation de la peine, Sophie Joissains, qui espère la relaxe de sa mère, a évoqué la possibilité d'un recours "mais on n'espère ne pas en arriver là".
Mon commentaire 
Sophie Joissains avait usé d'arguments tout aussi fallacieux pour défendre son père Alain Joissains alors même que, par l'arrêt du Conseil d'Etat du 2 février 2015 et après dix années de procédures (à mes frais), j'allais obtenir l'annulation de son contrat illégal de collaborateur de cabinet de Maryse Joissains.
(Sources consultées pour la rédaction de mon article : agences et sites médias)

Le verdict du 28 mai prochain devrait ressembler au premier jugement du 18 juillet 2018 
(Ci-dessous le document intégral)

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré de flèches en bas à droite du document)

 

"Chroniques judiciaires du système Joissains de 1978 à 2018" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2019/03/08/37147996.html

21 janvier 2019

Se loger à Aix : C'est plus pour les revenus corrects que pour les modestes

Se loger à Aix est un vrai casse-tête pour de nombreuses familles. Que ce soit dans le secteur privé ou public. Depuis presque vingt ans, la municipalité favorise les ménages disposant de revenus corrects. Et les chiffres parlent d'eux-mêmes. Notre ville néglige les plus modestes. Avec une loupe, on comprend mieux le sens de ce choix politique...  

logement coco

J'ai souvent parlé ici de la question du logement à Aix. Que ce soit dans le cadre du nouveau Plan local d'urbanisme (PLU voté en juillet 2015), du manque d'ambition du Plan local de l'habitat (PLH), de la politique menée par l'office HLM Pays d'Aix Habitat (5000 demandes en attente d'un logement) ou pour pointer du doigt le prix du foncier. Dans tous les cas, j'ai essayé de montrer que le logement est un vrai casse-tête pour beaucoup de familles, déjà résidentes ou cherchant à s'installer dans notre ville, secteurs privé et public confondus. Et cela pour plusieurs raisons.
La plus irrationnelle à mes yeux, d'ordre politique, est que la municipalité de Maryse Joissains, en place depuis 18 ans, n'a jamais accepté de voir la population aixoise augmenter. Son argument : préserver la taille de la ville sous prétexte de lui conserver un caractère immuable. Ce que confirme l'adjoint à l'urbanisme qui assure que le PLU et les plus récentes modifications visent à freiner une urbanisation trop intense pour éviter un accroissement trop important de la population.
C'est bien un choix délibéré. Comme on le voit notamment avec les constructions neuves qui attirent des ménages aux revenus corrects et qui sont donc à des prix inaccessibles, à l'achat ou à la location, pour ceux aux revenus plus modestes.

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Un article de La Provence de jeudi relatif à l'immobilier indique que le prix du m² s'établit en moyenne à 3922 euros contre 3244 au niveau national. Aix se classe à la cinquième place parmi les communes les plus chères de France. La démographie aixoise s'en ressent en accusant jusqu'ici une baisse. Les familles qui désirent venir travailler à Aix et qui ne peuvent pas se loger se tournent alors vers de plus petites communes du pays d'Aix, par exemple, Meyreuil, Peyrolles ou Meyrargues.
Ce qui ne manque pas d'avoir de bien fâcheuses conséquences : perte de temps dans les déplacements, utilisation de la voiture et aggravation de la pollution. J'ose dire que la municipalité cible des publics susceptibles d'aller dans le sens de l'équipe municipale. Il en est pour preuve qu'Aix est une des villes françaises comptant un très grand nombre d'assujettis à l'ISF, soit 2924, et figure à la dixième place du classement des communes françaises et au premier rang de la région Provence Alpes Côte d'Azur (chiffres 2017). Mais pas seulement. Il y a aussi les résidences secondaires qui, en 2018, atteignent des sommets avec un total de 3668.
Une autre raison est que notre ville est considérée comme étant carencée en logements sociaux publics. Elle ne dépasse même pas le seuil de 20% et encore moins les obligations fixées à 25%. C'est ansi que, ces quatre dernières années, la mairie (mais en réalité ce sont bien les Aixois) a dû payer des pénalités comprises entre 1,1 million d'euros et 600.000. Un véritable gaspillage de fonds qui auraient pu être utilisés pour répondre à d'autres besoins. 
Pour finir, je rappelle que la municipalité vend depuis plusieurs années des biens immobiliers communaux au privé, notamment au centre-ville, qui auraient pu développer la mixité sociale en les aménageant, ce qui coûte moins cher que de construire du neuf, en logements sociaux publics plus accessibles aux personnes âgées, aux personnes handicapées, aux jeunes ménages et aux étudiants.
Avec moins d'habitants, le centre-ville n'est pas loin de ressembler à un village de marques voire à un parc d'attraction avec certains anciens commerces qui ferment, remplacés par d'autres qui ouvrent un temps puis disparaissent eux aussi à cause de prix de loyers prohibitifs.   
Voilà les Aixois un peu mieux informés. Du moins, je l'espère...

Visiblement, je ne suis pas le seul à faire ces constats...
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"Crise du logement à Aix : L'irresponsabilité politique de Maryse Joissains" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/03/14/33510746.html

20 décembre 2018

Des choix budgétaires 2019 qui pénalisent encore les Aixois !

La séance du conseil municipal de lundi a hélas confirmé ce que je dénonce depuis longtemps. Maryse Joissains se targue de ne pas avoir augmenté les impôts locaux directs depuis 17 ans. Mais, dans la même période, la hausse des tarifs des services publics au quotidien a été très importante, 27,10%. Les surprises ne manquent pas. Explications, à lire jusqu'au bout...

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LE BLOG REPRENDRA EN JANVIER.
Ce qui est trompeur dans cette affaire, c'est que pour les impôts locaux, nous recevons chaque année la feuille d'imposition. En revanche, ce que nous payons chaque jour pour bénéficier des services ne figure sur aucun document destiné aux citoyens. C'est donc plus sournois et nous n'y prêtons pas forcément la même attention que pour l'avis des impôts.
Après le rapport d'orientations budgétaires en novembre pour 2019, le budget primitif a été présenté lundi. Les dossiers sont intéressants à plus d'un titre. Ils fournissent des données sur la situation au niveau national, principalement les éléments de la loi de finance définie par le gouvernement. On peut ainsi mesurer l'impact des mesures affectant les collectivités territoriales, taxes, aides de l'Etat, compensations en fonction de la taille des communes.
Par exemple, en comparaison avec certaines années précédentes, on ne parle plus de baisse des dotations de l'Etat aux collectivités mais on signifie aux collectivités qu'elles doivent limiter l'évolution de leurs dépenses. Contrairement à d'autres collectivités qui s'adonnent à des dérives insupportables, Aix n'est pas vraiment concernée.
Mais cela veut-il dire que la gestion aixoise est vertueuse comme l'affirment Maryse Joissains et son adjoint aux finances ? Ma lecture est évidemment différente. J'y vois surtout une vision comptable plutôt qu'une vision véritablement politique et prioritaire de ce que doit faire une collectivité au service de la population. Tant en termes du quotidien qu'en termes de préparation prospective. 
Pour les étapes successives de la disparition de la taxe d'habitation, l'Etat s'est engagé à la compenser à l'euro près. Ce qui me préoccupe plus c'est le chiffre de 40% de foyes fiscaux exonérés de la TH qui, à mon avis, est révélateur du nombre de familles en difficulté voire en souffrance. Je prône donc des efforts pour ne pas laisser tomber ces foyers dans des situations encore plus difficiles. C'est un choix qui relève d'une volonté politique.
Des tripotages faits en douce... 
Car il y a bien la vie quotidienne des Aixois. Que fait-on pour eux ? Par exemple, pour le logement. La Ville continue de payer des pénalités au titre de l'insuffisance de construction de logements sociaux, encore 606.082 euros cette année. C'est une dépense dont on aurait pu se dispenser et utiliser autrement si le Plan local d'urbanisme avait été prévu et conçu pour rattraper les carences.
Par ailleurs, comme je l'ai signalé dans de précédents articles, la Ville a conclu une transaction avec le Canal de Provence sous prétexte de déplacer la station de potabilisation de Saint-Eutrope. Cela faisant, la Ville a perdu définitivement l'avantage de la gratuité perpétuelle d'une partie de l'eau fournie et a reçu en échange 14 millions d'euros. Or, cette opération ne se renouvellera plus. C'est une mauvaise affaire, on le voit déjà en 2019. Ce sera donc un nouvel impôt déguisé pour les Aixois.
Pour poursuivre dans le même sens, j'ai été très étonné de découvrir une ligne dite "remboursement de contentieux" à hauteur de 1.330.000 euros. On n'a pas su répondre à ma question.
Poursuivons avec les cessions de biens patrimoniaux communaux. La mairie veut vendre l'iimmeuble Gayaud/Verdun, là où l'on aménage les trois places, à la SPLA pour 2.600.000 euros ? Pour y faire quoi et pour qui, d'ailleurs ? Le projet est dans le flou. Ne pourrait-on profiter de conserver cet immeuble pour du logement social permettant de diversifier la mixité sociale (personnes âgées, personnes handicapées, jeunes couples, étudiants…) ? 
Alors, gagnants ou perdants les Aixois ?
Plus largement, en ce qui concerne les grandes lignes du Budget primitif 2019, les seules nouveautés sont celles qui résultent des transferts de compétences avec la Métropole. Je n'ai vu aucune innovation significative dans les choix de la municipalité qui puissent s'assimiler à une prise en compte plus forte des attentes et des besoins des Aixois. Tiens, dernier exemple, la mairie semble se réjouir des économies liées à la modification des rythmes scolaires à hauteur de 372.000 euros. Là encore, n'aurait-on pas pu les investir pour l'accueil des enfants dans les centres aérés au lieu d'en fermer deux ? 
Au même conseil municipal figurait le recueil des tarifs des services publics (voir le recueil intégral ci-dessous). Pour 2019, comme depuis 17 ans, l'augmentation sera de nouveau de 3% en moyenne alors qu'en parallèle sur la même durée l'inflation moyenne est de 1,40%. Une fois de plus, les hausses les plus pénalisantes sont celles qui sont liées au quotidien des Aixois : seniors, culture, espace public, locations de salles municipales, caveaux, documents d'urbanisme pour le grand public.
Je me suis donc livré à un exercice simple à caractère pédagogique. J'ai établi une correspondance entre les taux fiscaux (rappelez-vous la propagande de la campagne d'affichage récente "Vos impôts n'ont pas augmenté depuis 22 ans") et les taxes et droits divers. Eh bien, sur 17 ans, en euros constants, la hausse de ces derniers est de 27,10% ! Ne pas oublier non plus les sacrifices dus à la baisse régulière, parfois à la hache, des subventions aux associations qui exercent pourtant pour beaucoup d'entre elles un rôle de service public.
En conclusion, je livre ce tableau récapitulatif qui, je l'espère, fera encore mieux comprendre que l'argent qu'on fait semblant de ne pas prendre dans la poche droite des Aixois est repris dans la gauche…

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(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré de flèches en bas à droite du document)

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"Aixois, où va vraiment votre argent ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2018/09/28/36713548.html
"Impôts locaux" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2018/10/10/36765362.html

11 février 2019

Des immeubles en péril : Les résidents évacués et le cours Sextius fermé

Voici encore un sujet, les immeubles en péril du cours Sextius, qui ne figurait pas à l'ordre du jour officiel du conseil municipal. Pourtant, il est en plein dans l'actualité. C'est notre groupe Démocratie pour Aix qui a provoqué la discussion…

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(Clic sur l'image Google earth / Street view pour agrandir)

Ce sujet n'est pas des moindres puisqu'il concerne la situation créée au cours Sextius par les immeubles qui ont fait l'objet d'un arrêté de péril. Bon, et c'est fort heureux, pour l'instant, ils ne sont pas en état de s'effrondrer mais les signes apparents sur les façades inquiètent et mieux a valu prendre des précautions.
Nous avons pointé que cela était connu par la mairie depuis septembre 2013 mais que rien n'avait été entrepris pour prendre les devants. La discussion a porté sur les propositions visant à consolider ces bâtiments et à définir les responsabilités. Avouns-le, ce n'est pas chose aisée.
Toujours est-il que le cours est fermé à la circulation par précaution, les véhicules sont déviés vers la rue de la Molle, et que toutes les personnes qui ont été évacuées de leurs logements vont avoir à supporter quelques mois d'errance, qui chez des proches, qui chez des amis, qui encore à l'hôtel. 

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Pour finir en forme de clin d'œil, je relaie un petit article de La Provence à propos d'une dénomination de voie. J'ai cru bon de proposer le nom du professeur Christian Cabrol mai son m'a indiqué qu'il y avait déjà une rue qui lui rendait hommage. Alors, pour mettre une note d'humour, j'ai suggéré une rue professeur Castronovo. Rires dans la salle…

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