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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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29 septembre 2016

Conseil municipal : Première avancée contre les compteurs Linky

La séance de rentrée du conseil municipal a été l'objet d'échanges parfois âpres sur des sujets importants inscrits à l'ordre du jour. Parmi eux, le dossier sur les compteurs Linky qu'ErDF veut imposer alors qu'ils ne sont pas obligatoires. Maryse Joissains a fait une avancée suite aux propositions du groupe Démocratie pour Aix. Récit...

LAC CM DPA

Jour et horaire inhabituels pour la séance publique de rentrée du conseil municipal qui s'est déroulée vendredi dernier en matinée. L'ordre du jour comportait 84 rapports, soit 732 pages. Quelques dossiers ont été âprement discutés : le devenir de l'aérodrome des Milles, les compteurs Linky, le rapprochement des sociétés HLM, des décisions d'infractions, le rapport annuel d'activités des crèches, la proposition de création d'un parking sous la parc Rambot, l'abattage des platanes…
Notre groupe Démocratie pour Aix a interpellé Maryse Joissains sur tous ces sujets.
A noter que des manifestations pour diverses causes directement liées à ces thèmes ont eu lieu sur la place de l'Hôtel de Ville avant l'ouverture de la séance.
Je publie aujourd'hui mon intervention sur les compteurs Linky ainsi qu'une revue de presse.
Je reviendrai sur d'autres dossiers prochainement.

"Aérodrome et compteurs Linky, deux dangers en débat" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/05/03/33755546.html

CM 25 23CM 25 23linky 2
Carte des collectifs anti-Linky
linky carte collectifs anti linky au 18 septembre 2016

REVUE DE PRESSE

CM 25 23

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24 septembre 2016

Rentrée politique animée : Démocratie pour Aix répond à Maryse Joissains

La rentrée politique ne déçoit pas. Maryse Joissains y est allée de ses déclarations insensées. Décidé à ne pas laisser passer de tels discours, notre groupe Démocratie pour Aix a tenu à répliquer point par point au cours d'une conférence de presse. Revue...   

DPA conf presse prov 23

Il y a une semaine, La Provence a consacré deux pages à la rentrée politique. Plusieurs propos de Maryse Joissains n'ont pas manqué de faire réagir. Notamment ceux faisant référence au journaliste d'extrême-droite, condamné pour racisme, qui déverse ses analyses nauséabondes dans des livres et sur les ondes.
Interrogée aussi sur les affaires judiciaires dans lesquelles elle et son entourage sont impliqués, la maire d'Aix a fait des déclarations insensées marquées par le mensonge, le déni de justice et l'aveu de vol d'argent public.
Ne pouvant laisser passer de tels discours, notre groupe
Démocratie pour Aix a tenu à riposter par une conférence de presse que nous avions initialement programmée pour présenter la sortie de notre propre magazine rétablissant des vérités face à celui du bilan auto-satisfait de la mairie édité aux frais des Aixois dans un hors-série du magazine municipal. Nous avons donc répliqué point par point aux sujets traités par la presse la semaine précédente.
On trouvera ci-dessous une sélection d'articles qui en rendent compte. Chacun pourra se faire son opinion…

REVUE DE PRESSE

Déclarations de Maryse Joissains

DPA interview MJM prov 17DPA interview MJM prov 17

Pour lire le magazine de Démocratie pour Aix :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/09/20/34342639.html

DPA conf presse prov 23DPA conf presse prov 23DPA conf presse prov 23DPA conf presse prov 23DPA conf presse prov 23DPA conf presse marseillaise 23DPA conf presse marseillaise 23DPA conf presse marseillaise 23

9 septembre 2016

L'article de Marianne sur les casseroles judiciaires des Joissains

Fin août, l'hebdomadaire Marianne a publié un long article sur les "affaires" aixoises touchant Maryse Joissains et son plus proche entourage. La diffusion de ce numéro a connu un gros succès. Je le publie aujourd'hui à l'intention de ceux qui ne l'auraient pas eu entre les mains et pour ceux qui souhaitent le relire et peut-être le conserver…  

Marianne capture complète

C'est via mon blog pas encore en pause estivale que le journaliste de Marianne, Guillaume de Morant, m'a contacté. Il m'a indiqué qu'il écrit actuellement un livre, à paraître en novembre, sur la corruption en France concernant plusieurs domaines, politique, économie, sport…
Etant intéressé par ma longue bataille relative à l'annulation du contrat de directeur de cabinet de Maryse Joissains, il m'a proposé de venir me rencontrer à Aix début août. A ma demande, mon ami Edouard Baldo était également invité à se joindre à ce rendez-vous.
L'entretien a duré trois pleines heures pendant lesquelles nous avons fait un tour d'horizon de la gestion de la mairie et particulièrement sur les "affaires" qui ont fait ou font encore l'objet de procédures devant les tribunaux.
On peut maintenant lire ci-dessous le compte-rendu qui a été publié dans la semaine du 26 août. Selon mes informations et les témoignages qui me sont parvenus, le magazine a connu un beau succès en kiosque auprès des Aixois, de la région... et même au-delà, au niveau national !

Le texte intégral de l'article est ICI
Marianne_Aix

marianne provence 2

6 septembre 2016

Dans le Ravi de septembre : Des histoires d'eaux... peu claires

une ravi 143

Allez, hop, c'est la rentrée ! Pour le Ravi itou. Sa une n'est pas une réclame pour une dégustation à l'aveugle. Non, c'est une invitation à regarder un peu au-delà de que ce qui est au fond du verre. Et ce n'est pas toujours joli joli. Que l'on soit alcoolo ou adepte du robinet, chacun se fera une raison pour défendre son choix.
Pour rester sur le thème des liquides, le mensuel tord le cou au projet d'éolien en mer au large de Port-Saint-Louis. Ne lâchant pas le tuyau, le Ravi démonte également le système de la gestion de l'eau à Marseille confiée à Veolia, spécialisé dans l'arrosage de ses actionnaires à grands coups de millions d'euros au détriment des utilisateurs.
A lire aussi, une page instructive sur les rouages du clientélisme qui a cours au vu et au su de tous. Et toujours les rubriques décalées sur des sujets qu'on ne trouve pas ailleurs. Le compte-rendu d'une séance de conseil municipal, cette fois à Saint-Maximin-La-Sainte-Baume où la fille a remplacé son maire de père demeuré premier adjoint, un air de ressemblance avec la dynastie aixoise.
Et, bonus final, une interview pastiche du réac Johnny qui aime et soutient les politiques surtout quand ils sont de droite et qui, aggravant son cas, n'a rien trouvé d'anormal en allant chanter cet été à Fréjus. 

Pour soutenir, faire un don et s'abonner :
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire de septembre :

http://www.leravi.org/spip.php?article2440
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

18 octobre 2016

La guerre du bouton d'alarme sécuritaire... déjà en 2002 et même en 1978 !

Ce sujet était à la une des médias fin septembre. Mais il fait encore rire orange. Dans le cadre des mesures de sécurité, les personnels des écoles municipales sont dotés depuis la rentrée d'un bouton d'alarme portable, mais non obligatoire. Or, le dispositif est plutôt ambigu. Déjà en 2002 et même en 1978, la mairie envisageait ce type d'appareil pour les personnes âgées. Souvenirs, souvenirs cocasses exhumés de mon placard à archives...

bouton alarme écoles

Comme il y a des pour et des contre, la mairie a eu à s'expliquer et à dévoiler le coût de ce dispositif de sécurité vigilance attentat. A cette occasion, on a donc appris que 160.000 euros ont été dépensés. Le détail s'établit ainsi : coût de l'alarme, 800 boîtiers pour 107.981 euros TTC, soit 1.459 euros en moyenne par école (74 écoles maternelles et élémentaires). Ce dispositif, nous dit-on, ayant récupéré une partie des équipements des alarmes intrusion (vols, cambriolages,...) de certaines écoles, le coût global en a été sensiblement réduit. Les 52.000 euros restants ont été investis en clôtures, portails, interphones, visiophones... 
Pour fixer les idées, les 160.000 euros représentent 13% des crédits coutumiers annuels d'entretien des écoles. Il n'y a pas eu d'enveloppes supplémentaires pour ce dispositif. 
Malgré ces explications, subsistent quelques parts d'ombre. Le sujet n'ayant pas été abordé à la caisse des écoles, cette dernière n'a donc pas été tenue au courant de l'acquisition des télécommandes. Les élus du conseil municipal n'ont pas plus été informés. 
A notre connaissance, vu le montant de la dépense, aucune mise en concurrence par appel d'offres selon les règles des marchés publics n'a eu lieu. C'est pour le moins étrange. Des recherches ont permis de savoir que c'est un fournisseur multinational spécialisé du nom de Rosco Group qui a été sollicité. 
Par ailleurs, demander aux enseignants de porter ces boutons crée une ambiguité car les instituteurs relèvent de l'autorité de l'éducation nationale et non de celle de la municipalité. Or, on a vu un reportage à la télévision montrant un directeur d'école affublé d'un bouton. 
Et puis, si une alerte vient à être donnée, elle doit d'abord s'adresser à la police municipale qui transmet elle-même à la police nationale. Est-ce efficace en cas d'urgence absolue ? Des parents d'élèves ont contesté le dispositif arguant qu'il peut être stressant et anxiogène pour les enfants qui voient ce bouton en permanence sur la personne qui le porte. 

bouton alarme prov 23

Souvenirs souvenirs...
Lorsque j'ai découvert cette initiative de la mairie, je me suis souvenu d'une annonce identique en 2002 à propos d'un bouton nommé Marise (non, on ne rit pas, ce n'est pas un gag !). A ce moment-là, il s'agissait déjà de jouer aussi le tout-sécuritaire auprès des personnes âgées. Mais la farce a tourné court. A la manœuvre, on y trouvait Alain Joissains, déjà directeur de cabinet de Maryse Joissains. 
J'ai donc fouillé dans mon énorme placard à archives (redoutables, dont certaines remontent à plus de 40 ans !), et j'ai exhumé deux cadavres qui sont loin d'être froids. Il s'agit d'un article écrit par Max Juvenal dans son hebdo disparu La Provence libérée daté du 16 novembre 2002 et un article de L'Express daté du 5 décembre 2002. Drôles de coïncidences, n'est-ce pas ? 
Pour finir sur un sourire, un référence tirée de l'acte II de La Traviata. Flora, l'amie de Violetta (rôle titre), s'adresse ainsi à son ami le marquis d'Obigny en l'accusant de n'être pas fidèle même si ce dernier lui répond que ces accusations sont fausses : "Le renard a beau changer de pelage, il n'en garde pas moins ses vices." Giuseppe Verdi s'était inspiré d'un proverbe d'origine corse "En vieillissant, le renard perd le poil mais pas le vice". Je dis ça, je ne dis rien...

Dans mon beau placard à archives, année 2002...
Dans feu La Provence Libérée
joissains bouton NB - Copie

Et dans L'Express

joissains bouton NB express

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11 octobre 2016

Dans le Ravi d'octobre : Qui décrochera le pompon aux primaires ?

une ravi 144

La castagne risque de s'inviter aux primaires. D'abord, à celles de la droite et du centre qui, comme chacun sait sauf les gogos, est aussi à droite. A celles de la gauche, ce sera pour plus tard. Le Ravi d'octobre appuie sur les premières où certains candidats vont jurer la main dans la flamme qu'ils ne copient pas l'extrême-droite.
Or, dans sa grosse enquête, le mensuel rappelle quel est le fonds de commerce du lepenisme qui déteint depuis longtemps dans les cerveaux du noyau dur de la droite.
Question équité, il n'élude pas ce qui se prépare aussi à gauche et dans la sphère citoyenne pour décrocher le pompon et l'adoubement avant la vraie élection présidentielle.
La lecture de ce numéro est très éclairante pour qui ne veut pas voter avec ses pieds et, le cas échéant, se retrouver lesté de boulets. Il n'y a qu'à voir l'article sur ce qui se passe à Béziers avec les méthodes Ménard ou celui sur la façon dont se déroule le conseil municipal d'Orange.
Le Ravi dévoile les dessous d'un drôle de projet immobilier au Tholonet qui semble bien soulever un conflit d'intérêts d'un adjoint de la mairie.
Enfin, les amateurs du ballon rond ne devraient pas être déçus du portrait du peu angélique et peu philantrope nouveau propriétaire du club marseillais. Au pays d'un Trump, tout est permis pour arriver à ses fins.

Pour soutenir, faire un don et s'abonner : 
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire d'octobre
:
http://www.leravi.org/spip.php?article2467
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

13 mai 2016

Budget : Nouveaux coups durs en cher et en hausse pour les Aixois !

Le battage régulièrement claironné par Maryse Joissains d'un maintien des taux de la fiscalité directe depuis quinze ans cache en fait une belle entourloupe, celle de la forte augmentation systématique des tarifs et taxes des services publics et de la baisse non moins pénalisante des aides aux associations. Au dernier conseil municipal, une nouvelle série de délibérations en a encore fourni la preuve...

budget euros

Il y a moins d'un mois, je dressais la liste de toutes les hausses de tarifs et taxes connues que Maryse Joissains a décidées pour l'année 2016. Et je précisais que son argument répété à longueur d'années "je n'ai pas augmenté les impôts depuis que je suis maire" est une entourloupe.
Si la fiscalité directe est en effet plutôt contenue, ce n'est qu'en apparence car cet artifice masque autre chose. La fiscalité indirecte, elle, qui se répercute dans la vie quotidienne de toutes les familles, s'envole à chaque budget en plongeant la main systématiquement dans la poche des Aixois.
Cette année, on atteint carrément l'apothéose. Peu de tarifs de services publics ont été maintenus à leur niveau antérieur. Beaucoup sont marqués par des hausses impressionnantes.
Pour rappel, prétextant d'une baisse des dotations de l'Etat aux collectivités territoriales, argutie râpée qui a bon dos, l'adjoint aux finances a annoncé une variation moyenne de +3%. En réalité, contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette mesure ne s'applique pas de façon uniforme. Pour certains tarifs, les pourcentages peuvent atteindre des sommets (voir lien en bas d'article). On cherche encore les critères objectifs qui ont donné lieu à ces choix.
Lors de la séance du conseil municipal du 2 mai, plusieurs délibérations présentaient de nouveaux coups de hache. Des subventions dans les domaines de la culture, de la petite enfance, de l'éducation et de la santé ont vu leurs dotations réduites.
Pour les associations culturelles, c'est une moyenne de -15%. Pour les crèches parentales, une moyenne de -10%. Pour le Relais des assistantes maternelles, c'est le pompon avec -28%. Pour les associations œuvrant dans la prévention de la santé, c'est -10%. Pour les subventions aux activités scolaires, on note sur le tableau qui mentionne entre autres les rythmes scolaires et la réussite éducative une coupe globale de 50.000 euros entre 2015 et 2016.
Par ailleurs, au Conservatoire de musique, les droits de scolarité et de location d'instruments pour les élèves vont grimper de 5%. Une autre délibération fixe aussi de nouvelles modalités pour les inscriptions des séniors aux repas de fin d'année. Désormais, les personnes autorisées à en bénéficier devront avoir plus de 65 ans et non plus 60.
La seule ligne budgétaire épargnée par le matraquage, et c'est fort heureux, est celle liée au handicap dont les petites subventions aux associations sont reconduites quasiment au même niveau que celles de l'an passé. Alors, que reste-t-il du discours propagandiste sur le maintien de la fiscalité ?

CM 21 B 29

"Budget : Non, non, Maryse Joissains, les vessies ne sont pas des lanternes !" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/04/19/33684956.html

6 juillet 2016

Bernard Cazeneuve inaugure la sous-préfecture... avec humour et ironie

Lundi, Bernard Cazeneuve, ministre de l'intérieur, était à Aix pour inaugurer la nouvelle sous-préfecture. Maniant un humour subtil sous les dehors sérieux de sa personnalité, il a amusé le parterre d'invités en ironisant sur les péripéties contestataires qui ont marqué la création de la métropole. Jubilatoire...

sous-préfecture inauguration 4 juillet 2016
Capture d'image sur le site de Maritima

Défilé de ministres régaliens à Aix ces derniers jours : culture, économie, budget, défense et intérieur. Lundi, c'est Bernard Cazeneuve qui est venu inaugurer la nouvelle sous-préfecture située avenue Pierre-Brossolette, la première réalisation depuis 2008.
Pour assister à l'événement, il fallait avoir été invité et confirmé au préalable, l'accueil des visiteurs étant particulièrement filtré à cette occasion. Le ministre de l'intérieur était à l'heure et même un tout petit peu à l'avance, ce qui change des désagréables habitudes aixoises.
Etaient présents le préfet de région, Stéphane Bouillon, le sous-préfet d'Aix, Serge Gouteyron, hôte des lieux, des députés, Maryse Joissains, des maires, des élus municipaux, départementaux et régionaux ainsi que l'ensemble du personnel de l'établissement.
J'y étais aussi bien sûr mais, à mon grand regret, un petit malaise dû à la chaleur ne m'a pas permis de rester ni d'assister à l'inauguration officielle et aux discours. Mes amis se sont fait un plaisir de me raconter la suite.
Sous son air pourtant toujours sérieux, Bernard Cazeneuve y est allé d'un humour subtil et ironique à propos des élus contestataires de la métropole, ce qui n'a pas manqué de faire sourire l'assistance. On trouvera ci-après le compte-rendu qu'en a fait le site Maritima

"Le ministre de l'Intérieur inaugurait lundi après-midi les locaux de la sous-préfecture d'Aix-en-Provence. Une visite vécue par Maryse Joissains comme un "espoir contre la Métropole". Bernard Cazeneuve a d'ailleurs ironisé sur le sujet dans son discours... 
Voilà deux mois maintenant que les Aixois se rendent sur l'avenue Pierre-Brossolette pour effectuer leurs démarches administratives. Oubliés les locaux exigus de la rue Mignet, place aux 2100 m² du bâtiment de la Poudrière, implanté sur l'une des artères principales à l'entrée de la ville. L'État y a engagé plus de 4 millions d'euros, afin d'offrir à la population "un équipement moderne, performant et adapté à ses missions actuelles".
Mais pour Maryse Joissains, maire d'Aix-en-Provence, la visite de Bernard Cazeneuve aujourd'hui représente bien plus qu'une simple inspection des travaux finis... "Jusqu'à présent, soit les grands ministres venaient en catimini, soit ils ne venaient pas", confie-t-elle. "Je prends donc cette visite comme un hommage rendu à notre ville, et comme un espoir contre une Métropole qui est en train de tout rassembler à Marseille".
Le ministre de l'Intérieur évoquera le sujet au cours de son discours inaugural avec une pointe d'ironie, sans pour autant se "mouiller".
"Je ne m'attarderai pas sur le fait métropolitain, compte-tenu de l'immense accord dont il fait l'objet ici", a-t-il déclaré. "Je n'ai pas l'habitude de m'occuper de ce qui ne me regarde pas directement même si je regarde avec beaucoup d'attention ce qui directement ne me regarde pas. Il serait étonnant que le ministre de l'Intérieur ne se mette plus à s'occuper des sujets qui sont ceux des territoires, même s'ils ne sont pas ceux du ministère de l'Intérieur".
Une intervention ponctuée par des rires nourris dans l'assemblée, qui ont naturellement invité Bernard Cazeneuve à enfoncer le clou. "Si après ce que je viens de dire vous avez deviné ce que je pense, vous êtes très fort, mais chacun sait ici ce que je pense et je n'ai pas vocation à évoquer ici des sujets qui peuvent vous fâcher entre vous. Je vous vois tellement unis les uns aux autres grâce à ma venue que j'aurais peur par un propos de dégrader cette ambiance exceptionnelle", a poursuivi le ministre. On n'en saura pas plus de sa part sur le sujet...
"Mais l'important c'est qu'il l'ait évoqué", reprend Maryse Joissains. "Cela veut dire que c'est un vrai problème. Avec la Métropole, on est en train de s'enterrer, et je vois que cela a été entendu à Paris, car le discours prononcé aujourd'hui par le ministre de l'Intérieur n'est pas un discours anodin". À bon entendeur..." 

17 juin 2016

Aix perd des habitants : La preuve par les chiffres !

Même si Maryse Joissains et son adjoint aux finances s'entêtent à nier le fait, les preuves du recul démographique d'Aix existent. D'ailleurs, ils sont bien obligés d'utiliser les statistiques de l'Insee qu'ils ne peuvent pas dissimuler. Passons-les en revue...

démographie aix perd

Reprenons aujourd'hui plus en détail des données officielles sur l'évolution de la démographie aixoise. En 1960, Aix compte 65.000 habitants contre à peine 28.000 en 1900. L’attrait du Sud, le développement industriel de l’étang de Berre et scientifique de Cadarache, l’arrivée des rapatriés, l’attractivité croissante de la ville alors en passe d’être desservie par l’autoroute, ont provoqué la mutation d’Aix et son passage de ville moyenne à grande ville. En 1970, le cap des 100.000 habitants est franchi.
En 2000, Aix compte 135.000 habitants. En 2006, 142.534 et en 2012, 141.148. Entre 2006 et 2012, la variation est de - 0,3%. En 2013, on compte, 141.545 habitants.
A ce stade, il faut préciser un élément important pour le calcul. Il ressort que la mairie d'Aix administre une population totale supérieure à la réalité. Pourquoi ? Parce qu'il faut soustraire toutes les résidences secondaires dont la population est comptabilisée dans les communes de résidence principale.
Dans le document annexe joint au compte administratif 2015 qui passera au conseil municipal de lundi, la mairie a bien été obligée de retenir les chiffres de l'Insee. Mieux, elle a fourni les variations à la baisse depuis 2011. 
De 2011 à 2014, Aix a perdu 2.416 habitants. La population cumulée est de 144.782 à laquelle il faut ôter 3.673 résidences secondaires. Résultat : le nombre d'habitants permanents est donc de 141.109. 

démographie dans compte admin 2015 - Copie

Une autre preuve que j'ai apportée dans mes échanges avec Maryse Joissains et son adjoint aux finances est la réduction régulière du nombre de classes. Et même si de nouvelles écoles ont été ouvertes dans les quartiers en cours d'urbanisation, le solde du nombre de classes est négatif à cause des nombreuses fermetures ailleurs.
Le nombre d'étudiants lui-même n'a cessé lui aussi de diminuer, beaucoup n'ayant d'autres solutions que d'aller vivre à Marseille. A l'heure actuelle, la tendance est cependant à une certaine stabilisation grâce à l'avènement du plan Campus.
Un autre élément de constat montre un vieillissement de la population aixoise. Certes, notre commune reste attractive pour l'arrivée de nouveaux habitants mais ces derniers sont souvent des personnes âgées disposant de revenus confortables qui préfèrent venir s'installer sous un climat plus favorable.
A l'inverse, il y a peu de jeunes ménages qui font ce choix. Là encore, pourquoi ? Tout simplement parce que l'achat ou la location d'une maison ou d'un appartement sont à des prix très élevés et les salariés et ces jeunes ménages avec ou sans enfants n'ont d'autre option que d'aller chercher un toit dans les petites communes environnantes.
Comme je le disais dans le premier volet de ma parution de lundi, l'étude des données démographiques a son importance pour comprendre le sens positif ou négatif de l'évolution de notre territoire, notamment en termes d'urbanisation, de typologie du logement et d'impact économique.

(Clic sur l'image pour agrandir)SCOT population

démographie PLU page 172 Adémographie PLU page 172 B

"Pour la première fois depuis 100 ans, Aix perd des habitants !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/06/13/33955839.html

"Quand les chiffres parlent vrai, il y a de quoi s'inquiéter…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2014/12/03/31073132.html

Pour en savoir plus :
http://www.prefectures-regions.gouv.fr/provence-alpes-cote-dazur/content/download/16171/111835/file/V_%20Etude%20INSEE%20M%C3%A9tropole%20Aix-Marseille%20%20un%20territoire%20h%C3%A9t%C3%A9rog%C3%A8ne%20%20une%20unit%C3%A9%20%C3%A0%20b%C3%A2tir%20.pdf

13 juin 2016

Pour la première fois depuis 100 ans, Aix perd des habitants !

Exploit réussi par la municipalité de Maryse Joissains : ces dernières années, pour la première fois en 100 ans, la démographie aixoise a diminué de 1,29%. La maire et son adjoint aux finances contestent ce constat établi pourtant officiellement par l'Insee…

démographie foule - Copie

Combien y a-t-il d'habitants à Aix ? En général, on se contente de répondre qu'il y en a entre 140.000 et 145.000, sans plus de souci d'exactitude. Pourtant, il est intéressant de s'y pencher avec le plus de précision possible.
Pour illustrer cette nécessité, il faut savoir, par exemple, que c'est sur le nombre légal d'habitants qu'est calculé le niveau de dotations et de participations de l'Etat versées chaque année aux communes. En 2015, la population s'élèvait à 141.148 habitants.
A plusieurs reprises, au conseil municipal et à l'ex-communauté du Pays d'Aix, j'ai eu à ferrailler avec Maryse Joissains et Gérard Bramoullé sur la démographie réelle aixoise. Chaque fois, ils ont prétendu que les statistiques de l'Insee étaient manipulées dans l'intention de desservir notre ville. Ils sont allés jusqu'à affirmer, à l'esbroufe, que l'Etat truquait sciemment le nombre d'habitants d'Aix pour qu'il ne franchisse pas le seuil de 150.000, seuil à partir duquel, selon nos deux élus, notre ville aurait obtenu des augmentations des dotations.
J'ai contesté cette présentation mensongère car je savais que ce seuil n'existait pas. Le préfet a effectivement confirmé que le seuil à atteindre est 200.000 (voir son courrier plus bas). Nous sommes donc loin du compte et nous ne sommes en aucun cas pénalisés.
Il existe d'ailleurs des documents produits par nos services qui reprennent intégralement les données de l'Insee pour appuyer des dossiers officiels. Je ne citerai que les Plans local d'urbanisme, de l'habitat et de déplacements urbains qui font expressément référence aux derniers recensements connus pour projeter le développement de notre territoire.
En 2015, à l'ex-CPA, un débat a eu lieu pour demander à l'Etat de surclasser la population du Pays d'Aix afin de pouvoir bénéficier de dotations supplémentaires. Ce que l'on appelle la Politique de la ville en faveur des quartiers en difficulté permet en effet de doubler artificiellement la population de ces quartiers (à Aix et à Vitrolles) qui peut ainsi bénéficier de dispositifs financiers accrus. La loi prévoit cette démarche, il n'y a rien à dire.
En revanche, lorsque Maryse Joissains a cru bon de proposer de créer sa propre métropole Aix-Pays d'Aix, en lieu et place de l'ex-CPA, une pure fantaisie pour s'opposer à la vraie métropole, elle a joué sur ce surclassement pour gonfler le nombre d'habitants, arguant que cela permettait de dépasser le seuil de 400.000, condition nécessaire pour obtenir l'autorisation d'instaurer une métropole. Echec total de la démarche puisque le Pays d'Aix fait déjà partie d'Aix-Marseille Provence et qu'il est illégal d'appartenir à deux collectivités de même nature. Echec total aussi car c'est la population réelle et non artificielle qui est prise en compte.
                                                                                                                       A suivre… 

démographie CM 8 juin 2015 Adémographie CM 8 juin 2015 B

démographie CM 28 sept 2015 Adémographie CM 28 sept 2015 Bdémographie CM 28 sept 2015 C

Les précisions du préfet 

démographie aix lettre préfet 25 août 2016 Adémographie aix lettre préfet 25 août 2016 B

6 juin 2016

Le Ravi de juin, un numéro qui rend foot !

une ravi 141

"Penalty, corner, goal, shoot, coach, team, staff". Pourquoi ces mots anglais ? Est-ce pour stimuler une promesse de jouissance supplémentaire ? En espagnol et en italien, on les évite et on les adapte bien à la langue du pays, non ?
En plus, en France, on parle du "goal" alors que ce terme veut dire "but" ! Et puis, il y a aussi "mercato", pour poétiser l'ignoble commerce de la mise à prix, l'achat et la vente de joueurs ! 
Amateurs de l'OM, il y a bien longtemps que les membres de l'équipe ne sont plus de véritables Marseillais. Vous êtes vous-mêmes tombés dans le piège en vous nommant "Yankees, Winners, Fanatics, Dodgers". On fabrique des équipes à coups de millions, et c'est vous qui payez.
Bon, j'arrête là, sinon, je sens que je vais me faire des amis. Mais on aura compris que je suis indifférent au football (on n'a pas trouvé mieux pour ce mot) et que je vais ignorer totalement ce mois de matraquage.
Je conseille donc la lecture du Ravi de juin avec ses cinq pages sur les pratiques éhontées de la balle au pied : affairisme, corruption, argent roi, presse racoleuse, flicage… Peut-être regarderez-vous la compétition d'un autre œil…
Ce numéro fait aussi des révélations sur des soupçons de fraude sur un marché public très douteux passé au Conseil départemental.
Pour le reste, articles et rubriques, le sommaire est ci-dessous.

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8 juillet 2016

Le Ravi de juillet-août s'intéresse à la culture dans tous ses (mauvais) états

une ravi 142

L'été, l'animation culturelle s'offre sa plus belle saison. Le Ravi de juillet/août en fait autant mais en pointant les périls qui guettent. Réductions ou suppressions de subventions, orientations identitaires prônées par les majorités de droite avec l'agrément de l'extrême-droite, tous aspects inspectés par le mensuel, preuves à l'appui.
D'un côté, on trouve les grandes manifestations culturelles établies de longue, tels les festivals. De l'autre, les multiples initiatives destinées à un très large public qui survivent tant bien que mal grâce au fort investissement d'organisateurs et de bénévoles dévoués qui ne comptent pas leur temps pour nous faire partager leurs rêves.
En sortant des sentiers battus, ils nous invitent à explorer sans cesse de nouvelles utopies. Il y a là quelque chose de citoyen, d'altruiste et de méritoire qui ne peut laisser insensible.
Procurez-vous ce beau numéro qui comporte une interview intelligente et décapante d'Olivier Py, directeur du Festival d'Avignon. Un régal !
En dernière page, figure également un portrait bien acidulé de l'écolo bidon Maud Fontenoy qui, en rejoignant Christian Estrosi à la région, a fini par ôter le masque de l'imposture. Sans ses airs médiatisés d'ange gardien de la nature, elle est bien une personne et une élue pro-schiste, pro-pesticides, pro-nucléaire, pro-OGM. Beurk !
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17 mars 2016

Nous dénonçons la mascarade de Maryse Joissains contre la métropole

Au conseil municipal d'hier matin, Maryse Joissains a refait son mauvais numéro de cirque pour livrer bataille contre la métropole dont le conseil se réunit aujourd'hui. Notre groupe a refusé de participer à la séance et dénoncé devant la presse cette mascarade qui n'aboutira à rien sauf à peser encore moins dans la défense des intérêts des Aixois...   

DPA CM 16
Edouard Baldo, Gaëlle Lenfant, Lucien-Alexandre Castronovo et Charlotte de Busschère

Hier matin, en conseil municipal, Maryse Joissains a encore voulu s'offrir un premier rôle en tribune pour rabâcher son galimatias fustigeant la métropole. En persistant, depuis de longs mois, dans une posture d'obstruction et de victimisation à caractère populiste et à visée purement électoraliste, elle risque de se retrouver dans la fosse.
Notre groupe d'élus d'opposition, Démocratie pour Aix, après en avoir débattu, a refusé à l'unanimité de se prêter à cette mauvaise comédie en n'assistant pas à la séance. Nous avons immédiatement tenu une conférence de presse devant l'entrée de l'Hôtel de Ville et diffusé un communiqué pour expliquer aux Aixois que la maire jouait une nouvelle farce, ce que nous dénonçons avec force.
La convocation de cette séance publique du conseil municipal était une autre mascarade pour gogos dont le seul objectif était de s'en prendre à la métropole. En atteste l'habillage artificiel d'un ordre du jour ne comportant que des dossiers de routine qui auraient pu attendre jusqu'à la séance du 29 mars et dont n'émergeaient que deux délibérations anti-métropole totalement caricaturales et extravagantes.
L'une, pour prétendre refuser d'entrer dans Aix-Marseille-Provence, l'autre, pour proposer d'organiser une consultation populaire, deux manœuvres sans aucune chance d'être prises au sérieux pour changer quoi que ce soit puisque la loi est votée et s'applique déjà. Ces deux rapports interviennent à la veille du conseil de métropole prévu aujourd'hui qui risque de voir Maryse Joissains vouloir imposer encore une fois à Marseille son mauvais numéro de cirque préféré.
J'ai rendu compte il y a une semaine des ruses et entourloupes de calendrier auxquelles se sont livrés Maryse Joissains et Jean-Claude Gaudin en bousculant plusieurs fois les dates de tenues de réunions. Dans sa démarche ubuesque, la maire d'Aix joue à la fossoyeuse contre les habitants d'Aix et du Pays d'Aix, leur faisant perdre de la sorte tout dernier espoir de crédibilité dans la défense de leurs intérêts.

DPA CM métropole comm 16 mars 2016

Lien vidéo :
Gaëlle Lenfant, conseillère métropolitaine et porte-parole, résume notre position :

http://www.maritima.info/depeches/politique/aix-en-provence/41063/aix-gaelle-lenfant-le-referendum-n-a-pas-de-sens-.html

DPA CM 16
Hervé Guerrera, Michèle Einaudi, Gaëlle Lenfant, Charlotte de Busschère, 
Edouard Baldo et Lucien-Alexandre Castronovo

"Ruses et entourloupes de calendrier entre Gaudin et Joissains !" : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/03/11/33497355.html

11 mai 2016

Ravi de mai : Les pratiques louches du présent s'inspirent de celles du passé

une ravi 140

Faire du passé table rase ? Pas si sûr, tant des héritages de pratiques louches se transmettent encore quasiment en toute impunité. Le Ravi de mai tire un gros fil et toute une pelote ressurgit. Et voilà dressé un inventaire de faits et méfaits d'aujourd'hui qui trouvent leurs racines dans le terreau des dévoiements politiques de potentats qui ont cultivé les orties du mal.
Le mensuel pointe trois personnages, Defferre, Médecin et Arreckx, qui, en quelques décennies, ont élaboré un système chacun à sa manière. On est stupéfié de s'apercevoir que certains maux dont souffre la démocratie locale ont des causes similaires, des élus actuels s'inspirant de leurs prédécesseurs.
Ce dossier est à lire impérativement car il aide à réfléchir sur ce qui ne tourne pas vraiment rond, raison qui pousse des électeurs à croire que les thèses extrémistes seraient plus pures et donc salvatrices pour leur bonheur. C'est l'illusion qui prospère notamment dans notre région.
A lire aussi ces autres articles qui recensent les dangereux groupes "vert de gris" et les recettes d'arrière-cuisine qui tachent de brun les nappes soi-disant blanches du FN.
En bonus, le Ravi livre sa nuée de sujets décalés et
un portrait féroce, à la première personne, du fantasque belgo-russe Depardieu à l'occasion de la dernière série rance tournée à Marseille.

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24 juin 2016

Deux séances publiques, de longs débats et des échanges parfois musclés

Deux séances publiques, lundi au conseil municipal et jeudi au conseil de territoire. Avec, au total, quelque 3765 pages pour 199 rapports. Les débats ont parfois été très chauds, surtout hier à propos de la politique contestée menée pour le logement... 

CM 23 20
(Clic sur l'image pour agrandir)
Les documents aux 1917 pages de l'ordre du jour du conseil municipal

La séance publique du conseil municipal de lundi après-midi a-t-elle battu le record de durée ? Presque, avec six pleines heures occupées par de longs débats mais surtout avec les 96 rapports soumis au vote. Cela représente 1917 pages qu'il a fallu lire et étudier avant de préparer des interventions. Je m'y étais employé pendant le weekend pour être fin prêt.
Alors de quoi a-t-on parlé ? La diversité des sujets était particulièrement importante : entre autres, comptabilité communale annuelle avec les comptes administratif et de l'eau, personnel municipal, bilan et renouvellement de la délégation de service public du casino pour douze ans, série de marchés publics,
restauration du patrimoine, fouilles archéologiques, vente des parkings aixois (ce qui a provoqué leur fermeture provisoire lundi), contrat de ville en faveur des quartiers, activités périscolaires, vie culturelle et subventions, tourisme, protection de la forêt, contentieux juridiques dont la municipalité rafole.
Quand on siège dans l'opposition, il est nécessaire d'être généraliste car il faut s'intéresser à tous les thèmes. Passionnant, tout ça !
Personnellement, je suis intervenu plusieurs fois et, pour commencer, à propos du compte administratif. L'adjoint aux finances fait toujours une présentation flatteuse pour la majorité, même si cette fois il a été un peu plus nuancé que d'habitude du fait de résultats moins probants. Je n'ai pas repris les fastidieux détails comptables dont nous disposons dans les documents mais je me suis attaché à rétablir quelques vérités politiques sur les choix faits par Maryse Joissains et son équipe. J'y reviendrai dans un prochain article.
Je ne manquerai pas non plus de relater la séance publique du conseil de territoire qui a eu lieu hier à Ventabren trois heures durant. Je m'étais bien attelé à l'ordre du jour, encore quelque 103 rapports et 1848 pages à ingurgiter d'un trait, car on y débattait de la place des anciennes intercommunalités dans la métropole.
Malgré tous les recours qu'elle a perdus, Maryse Joissains continue de vilipender la loi au prétexte qu'on lui enlèverait "ses" pouvoirs. Cela devient pathétique de la voir s'agiter ainsi pour faire croire à qui veut l'entendre qu'elle n'a pas dit son dernier mot. Hier, sa dernière baudruche était de faire modifier un mot dans une délibération signée Jean-Claude Gaudin qui n'a fait qu'appliquer les textes. 
Autre point vif et très animé cette fois, quand est arrivée la discussion sur le logement et les communes carencées qui doivent se conformer à la loi Alur, il y a eu des échanges musclés entre les élus de gauche et des élus de droite. J'y ai pris ma part pour répliquer aux propos outranciers et quasi extrémistes du maire de Ventabren. Vous en saurez plus dans mes prochains articles.

21 juin 2016

Le Point : Un numéro spécial avec les élus de Démocratie pour Aix

Le Point 16 juin 2016 C

Dans son édition hebdomadaire, Le Point consacre pas moins de vingt pages à notre ville (en fait, quatorze si on ne compte pas les encarts publicitaires).
Je conseille vivement à mes amis lecteurs du blog de se procurer ce numéro spécial du magazine paru jeudi qui fait une large place aux élus du groupe Démocratie pour Aix. Edouard Baldo, Charlotte de Busschère, Hervé Guerrera et moi-même avons été sollicités par le journaliste Thierry Noir pour livrer notre opinion en réaction aux projets de la mairie. Et ça secoue ! Attention, encore en vente jusqu'à demain.

LAC constance 2

Edouard Baldo et Lucien-Alexandre Castronovo sur le site de la Constance
que la mairie veut bétonner et où Paul Cezanne a peint plus d'une vingtaine
de toiles de Saint-Victoire

19 avril 2016

Budget : Non, Maryse Joissains, les vessies ne sont pas des lanternes !

Encore deux exemples qui illustrent de manière éclatante les choix budgétaires inconséquents de Maryse Joissains. Double peine pour les Aixois : fortes hausses de tarifs tous azimuts et réductions vertigineuses de moyens pour les écoles. Suite et fin provisoire du tour d'horizon...

DPA visuel 1 mars 2016 hausses bon

Il fallait bien au moins user de cette expression pour traduire la façon dont la mairie répond à certaines questions que nous posons au conseil municipal au nom des Aixois. Ainsi, deux exemples d'apparence mineure par rapport au volume des finances de la ville nous ont été servis le 29 mars.
Lors de mon intervention sur le budget primitif 2016, j'ai fait part de mon grand étonnement à propos d'une ligne de la section investissement portant sur des travaux annuels dans les cimetières. La somme inscrite se monte à 410.000 euros. J'ai donc rappelé que, lors du conseil de février, la municipalité avait décidé d'augmenter fortement les prix des prestations funéraires. Je m'attendais donc, comme on me l'avait affirmé pour justifier les hausses des tarifs, à ce que des améliorations importantes soient opérées grâce aux nouvelles recettes attendues.
Par curiosité, j'ai recherché le montant affecté sur la même ligne dans le budget 2015. Et surprise, il était de 767.778 euros ! Il y a donc une baisse de la dotation de 87% d'une année sur l'autre alors que, dans le même temps, on applique une élévation plus que vertigineuse des tarifs, ce qui ne s'était pas vu depuis longtemps. Allez comprendre.
Seconde illustration, et non moindre, celle du poste rénovation des écoles qui entre dans les politiques annuelles de programmation de travaux et d'équipements des établissements publics, hors aides du conseil départemental aux communes pour travaux de proximité.
Dans le budget 2016, la somme inscrite est exactement de 137.937 euros. Maryse Joissains s'était fait un plaisir de détracter Jean-Claude Gaudin pour le mauvais état des écoles marseillaises, ajoutant qu'elle avait toujours eu, elle, la préoccupation d'améliorer régulièrement celles d'Aix. Elle avait aussi déclaré que la réforme des rythmes scolaires revenait très cher et qu'il fallait rendre payantes les activités quand d'autres communes ont opté qui pour des tarifs modestes qui pour la gratuité.
Là encore, j'ai recherché le montant des travaux annoncé pour l'exercice 2015 : 500.000 euros. D'une année à l'autre, la baisse atteint 262% ! Voilà comment on traite, il est plus juste de dire maltraite ou sacrifie, l'éducation à Aix.
J'en ai fait l'observation. L'adjoint aux finances m'a répondu, ne riez pas, qu'au budget supplémentaire de juin priorité serait donnée aux écoles. Dans son exposé général, le même élu venait pourtant de dire que, vu l'état des finances de cette année, le budget supplémentaire serait quasi nul. Voilà le sens de l'expression "essayer de faire prendre des vessies pour des lanternes"…  

DPA visuel 2 mars 2016

Tous mes articles sur le budget

"Budget 2016 : Maryse Joissains décide de pénaliser les Aixois au quotidien !"
: http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/02/04/33317994.html

"Budget : Joissains  fait de mauvais choix… mais accuse l'Etat et la métropole !" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/04/04/33614271.html

"Crise du logement à Aix : L'irresponsabilité politique de Maryse Joissains" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/03/14/33510746.html

"Forte hausse des tarifs funéraires : Bientôt, il ne fera plus bon mourir à Aix !"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/02/16/33377252.html

"Budget : Hausse des tarifs funéraires à Aix"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/03/03/33457831.html

"Budget : Pénalité de 1,1M€ pour carence de logements sociaux" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/04/08/33636551.html

"Vente des parkings aixois : Par ici les bonnes (mauvaises) affaires…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2015/07/28/32413696.html

"Budget : Risque de coup de frein juridique sur la vente des parkings ?" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/04/12/33654153.html

15 avril 2016

En avril, le Ravi se découvre de fil en fil

une ravi 139

Quel printemps en France et dans notre région ? En avril, le Ravi prend soin de se découvrir de fil en fil en proposant de nouveau 24 pages tout en annonçant un hors-série pour bientôt.
Il en profite aussi pour mettre une grosse loupe sur les médias libres et alternatifs qui refusent d'emprunter les sentiers battus par l'AFP.
Alors que la métropole prend enfin ses marques, le mensuel consacre un grand article aux écoles marseillaises qui ont tant été décriées pour leur mauvais état. Ce mois-ci, d'ailleurs, nous avons droit au compte-rendu de la séance plénière du conseil métropolitain qui a intronisé le maire de Marseille et qui a un peu plus mis au pas Maryse Joissains, quoi qu'elle en dise. 
On trouve aussi un dossier de cinq pages sur le thème du travail et sans de langue de bois.
Le Ravi aime aller au contact direct des habitants pour écouter et recueillir les opinions dans leur diversité. Sans filtre, c'est forcément décapant.
Enfin, pour ne pas être dupe du battage éhonté par tous les médias à chaque sortie d'un livre ou d'un album des copains dont on n'a que faire ou d'un film présenté soi-disant comme le dernier grand chef-d'œuvre à ne pas manquer mais qui n'est qu'un navet de plus pour gogos, il faut lire la coupe en règle de Marseille qui racle les fonds marins vaseux de la rade phocéenne pour nous servir les clichés les plus racoleurs de la cité.

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8 juin 2016

Euro 2016 : Euh, on ne se footrait pas un peu de nous ?

En fait, l'Euro 2016 ne commence pas demain. Car cela fait des mois que le matraquage a été lancé et il est difficile de se mettre à l'abri. Mais je vais aller droit au but : cette fanatisation organisée à coups d'intoxication et de millions ne m'intéresse pas. Et j'ai mes raisons...

sine hebdo flouzeball dessin

Non, ne me rassurez pas. C'est bien demain que commence le mois du ballon, des propos hautement philosophiques des joueurs, des beuglements des commentateurs télé, des cris monosyllabiques dans et hors les stades, et des peut-être bagarres entre fanatiques d'équipes adverses où tout le monde se prend pour l'arbitre, l'entraîneur ou le joueur ?
Mais que fait la police ? Ah oui, c'est vrai, elle est fortement mobilisée pour contenir tout ça. Un comble pour ce qui n'est qu'un simple jeu transformé en un affrontement guerrier qu'il faut encadrer.
Je n'ai pas changé d'avis sur le monde de la baballe pleine de vide et les délires qu'il entraîne. J'ai donc décidé de vous faire profiter de nouveau de ma chronique de novembre 2009 sur le sujet.

Qu'on aime ou pas le football, impossible de réchapper un instant du gros tintamarre et du matraquage médiatique qui, au moindre match, nous met la tête comme un ballon. La méthode est simple, bien rodée aussi. Il suffit en fait d'en faire d'énormes unes quotidiennes , comme s'il n'y avait plus d'affamés, de chômeurs, de guerres dans le monde et on en passe. 
C'est de la sorte que l'on déclanche et l'on entretient, lentement mais sûrement, la montée en puissance du prétendu événement et la fanatisation des foules qui va avec. Car, qu'on se le dise bien une fois pour toutes, les compétitions sportives ont définitivement acquis le statut de grands rassemblements. Bon d'accord, cornaqués à l'extrême et fliqués à mort, mais que ne ferait-on pas pour notre bonheur, hein ? 
Il n'y a plus qu'à nous assigner d'idolâtrer aveuglément, sur parole, des joueurs qui se gavent de l'argent syphonné aux supporters. Des supporters qu'on hystérise à leur en faire perdre tout sens critique, car envieux d'imiter leurs totems, jusqu'au déguisement, mais payés en retour d'illusions et de frissons par procuration. 
On nous bassine le cortex avec les platitudes affligeantes d'entraîneurs, proférées sur le même ton monocorde devant des forêts de micros et de caméras, pendant que, dans les coulisses, les margoulins mettent en scène le spectacle, exploitent le système et en profitent à fond. 
Reste alors à agiter la gigantesque tambouille coagulée et à nous la faire ingurgiter jusqu'à l'indigestion comme un, ou plutôt LE modèle de ferveurs sportives censées former l'expression de liesses populaires, quand les gourous ne vont pas jusqu'à prétendre que nous partageons ainsi une fierté nationale. Et au diable si ce ne sont que des ersatz d'émotions collectives fabriquées à coups abusifs de Marseillaise. 
Escamotés, amnistiés, le déferlement publicitaire, le chauvinisme, le fric, le dopage et la triche. Oui, à la bourse abrutissante des valeurs artificielles et busardes, on se contrefout du respect, de l'honnêteté et du fair-play. Et à l'aune de ces arnaques, il faut s'y faire, les lumineux héros du quotidien risquent de moins en moins d'être toutes celles et tous ceux qui se dévouent, protègent, secourent, soignent, éduquent, sans fanfaronner, eux, pauvres sans gloire. 
Mercredi soir, un arbitre a raté son coup. Il n'a pas vu ou pas compris qu'un jeu de main et de vilain a tout faussé. Et là, on a eu droit à tout le pathétique toutim : les commentaires sincèrement désolés de quelques honnêtes personnes, les propos carrément minables de vrais crétins répétant que, de toute façon, ce qui compte, c'est que la France a gagné et peu importe la manière, les silences cyniquement calculés d'une bande de fautifs craignant une invalidation du match. 
Quelle triste et méprisable mentalité que celle qui accepte la tricherie inavouée, le résultat frauduleux ou la victoire frelatée, ou qui s'en accommode sans honte. 
Tiens, du coup, cela me fait penser à certains politiques. Vite, un vaccin ! 

Un article de Jean-Marie Brohm, spécialiste du sport, paru dans Siné Hébdo le 13 mai 2009

sine hebdo flouzeball

"Footage de gueule et flouzeball à pleine main" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/11/20/15863118.html

"La peste sportive"
http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/10/07/10856164.html

12 avril 2016

Budget : Risque de coup de frein juridique sur la vente des parkings ?

Surprise au conseil municipal, le rapport sur la vente des parcs de stationnement à la Semepa a été reporté. A part une annonce sibylline sur la nécessité de s'assurer encore de quelques détails techniques du dossier, aucune autre justification n'a été fournie aux élus. Y aurait-il donc un risque qui pourrait compromettre cette cession à 65 millions d'euros ? Récit...

parking carnot - Copie

Il arrive que l'on apprenne en pleine séance publique que des rapports ont été retirés de l'ordre du jour. Pour les sujets mineurs qui ne posent aucun problème de fond, ce n'est pas grave. Cela peut être parce que la rédaction du rapport n'est pas totalement satisfaisante ou n'a pas été suffisamment développée.
Parfois, en revanche, la raison est plus lourde. Par exemple, lorsque, entre sa rédaction et le moment du vote, sont apparues des difficultés qui modifient la portée des décisions.
C'est ainsi qu'au dernier conseil municipal une délibération à forte résonnance et aux conséquences non encore cernées a soudain été reportée. Elle était relative à la vente des parcs publics de stationnement. Le principe avait été confirmé en juillet 2015 d'étudier l'offre de rachat par la Semepa qui en assure la gestion par voie de délégations de service public.
A ce moment-là, il avait été prévu que les élus seraient ultérieurement informés de toutes les modalités et options de cession qui, aux dires de l'adjoint aux finances répondant à une de mes questions, devrait rapporter à la ville quelque 65 millions d'euros sur cinq ans, un moyen d'alimenter les caisses de la ville, mais aussi présenté comme une protection contre une éventuelle mainmise de la métropole.
Nous avions fait observer que, outre notre désapprobation ferme et totale concernant cette grosse vente de biens publics à part entière, après celles d'autres nombreux biens immobiliers appartenant aussi au patrimoine des Aixois et bradés au privé, nous étions très sceptiques quant à la faisabilité juridique de l'opération. Maryse Joissains avait tenté de rassurer en déclarant que tous les aspects seraient analysés mais qu'a priori il ne devrait pas y avoir d'obstacle majeur.
Le rapport inscrit au conseil municipal du 29 mars portait donc sur "l'acceptation de l'offre chiffrée de la Semepa et l'homologation du projet de résiliation des DSP". Tout semblait par conséquent censé avoir été vérifié pour engager ladite vente. Mais non, en fait, la maire ayant alors annoncé que subsistaient encore quelques soucis techniques à régler.
Erreurs ou contradictions dans le corps de la rédaction ? Précautions trop courtes ou faibles tout à la hâte de vouloir boucler l'affaire ? Point(s) de légalité douteux et risques juridiques en cas de recours ? Aucune explication n'ayant été fournie, on n'en a pas su plus.
J'ai bien ma petite idée là-dessus mais il serait hasardeux de ma part de l'exposer en détail ici sachant qu'un rapport reporté ne peut être considéré comme étant public. Mais je ne manquerai pas d'y revenir, notamment si le dossier est remis dans le circuit lors du prochain conseil le 2 mai.
                                                                                                                          A suivre…

"Vente des parkings aixois : Par ici les bonnes (mauvaises) affaires…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2015/07/28/32413696.html

"Budget : Joissains  fait de mauvais choix… mais accuse l'Etat et la métropole !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/04/04/33614271.html

"Budget : Pénalité de 1,1M€ pour carence de logements sociaux" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/04/08/33636551.html

"Crise du logement à Aix : L'irresponsabilité politique de Maryse Joissains" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/03/14/33510746.html

8 avril 2016

Budget : Pénalité de 1,1 million d'euros pour carence de logements sociaux !

Aixois, en 2016, vous allez payer 1,1 million d'euros de votre poche. Aix vient en effet de se voir notifier par le préfet une lourde pénalité pour insuffisance de construction de logements sociaux. Je vous avais prévenus...

logement

Lors du conseil municipal, dans la délibération sur le budget primitif, un paragraphe inédit est apparu dès le début de la présentation à la rubrique des nouvelles charges à inscrire. Le préfet a notifié à la Ville une pénalité de 1,1 million d'euros pour insuffisance de constructions de logements sociaux.
Rappelez-vous. Aix se targuait d'être vertueuse avec ses 19% lorsque la barre était encore fixée à 20%. J'ai toujours affirmé que c'était même un peu moins car l'augmentation du nombre de constructions privées avançait plus vite que celui des logements publics, ce qui mécaniquement déséquilibrait le taux légal à atteindre. Or, depuis la loi Alur, ce taux est passé à 25%.
Comme je l'avais expliqué lors de divers débats sur le logement, j'avais émis de gros doutes sur les programmes de construction et la difficulté à atteindre les taux requis, le Plan local de l'habitat et le Plan local d'urbanisme étant peu ambitieux non seulement pour les années à venir mais également pour rattraper les énormes retards accumulés depuis quinze ans.
La lourde sanction est maintenant tombée et Aix va devoir débourser une somme… qui aurait pu servir à construire du logement social. Notre ville est désormais frappée comme d'autres communes du Pays d'Aix et du département pour carence manifeste en matière de logement social.
Cette politique de droite qui privilégie l'habitat pour ménages à revenus moyens ou élevés n'est pas une surprise, les municipalités touchées faisant sciemment le choix de payer des pénalités plutôt que de construire pour les familles aux revenus modestes.
Pour rappel aussi, l'ex-Communauté du Pays d'Aix avait mis en place un système de remboursement de ces pénalités aux communes qui se sentaient en quelque sorte encouragées à traîner de la truelle ou à ne produire aucun effort. Et comme un malheur n'arrive jamais seul, on a appris cette semaine que Christian Estrosi avait lui aussi décidé de prendre le contrepied de la majorité régionale précédente en supprimant les sanctions envers les communes récalcitrantes. Or, curieux hasard parmi les heureux hasards, Nice, dont il est toujours le maire, est une des communes les plus carencées ! 
Outre l'irresponsabilté de ces mesures, l'insuffisance de logements sociaux a des conséquences graves dans plusieurs domaines de l'économie. Les ménages ont du mal à louer ou à acheter à cause des prix inaccessibles. Des entreprises qui souhaitent s'installer à Aix ne peuvent le faire car leurs salariés n'ont pas les moyens de faire face aux loyers pratiqués. Celles qui le font voient leurs employés aller chercher un toit dans les petites communes environnantes, ce qui entraîne des pertes d'argent et de témps pour leurs déplacements, l'alourdissement du trafic routier et l'aggravation des taux de pollution.
Résumons. Pour la première fois, mais il y en aura hélas d'autres, Aix va devoir payer des pénalités qui n'amélioreront pour autant en rien les conditions de vie quotidienne des habitants.
                                                                                                                        A suivre…

CM 21 B 29

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"Crise du logement à Aix : L'irresponsabilité politique de Maryse Joissains" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/03/14/33510746.html

"Budget : Joissains  fait de mauvais choix… mais accuse l'Etat et la métropole !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/04/04/33614271.html

23 mai 2016

Maryse Joissains perd son dernier procès contre la Métropole

On ne compte plus le nombre de procédures perdues par Maryse Joissains pour contester la Métropole. Son dernier recours vient lui aussi d'être platement rejeté par le Conseil d'Etat. Les Aixois doivent certainement être très fiers de savoir que c'est avec leur argent...

métropole nom

"Que de temps perdu !" Maryse Joissains avait utilisé cette phrase en juillet 2009 lorsqu'elle fut réélue après l'annulation municipale contestée de mars 2008. Elle avait prétexté que la nouvelle élection avait retardé la mise en œuvre de ses projets. C'était pure allégation car les services municipaux avaient pu continuer leur travail et la délégation spéciale qui avait pris sa place n'y était restée que deux mois, le temps d'organiser le scrutin. 
On peut lui retourner la même exclamation après le rejet de son tout dernier recours contre la métropole qui, lui, comme toutes les autres procédures qu'elle a engagées, a vraiment bloqué le démarrage d'une institution qui n'existait pas auparavant.
Le 10 mai, le rapporteur public du Conseil d'Etat a introduit la lecture de ses conclusions par ces mots : "Voici les deux derniers recours des communes rebelles". Ces requêtes diligentées de conserve par les maires d'Aix et de Pertuis demandaient l'annulation du décret validé le 28 août dernier par le Premier ministre en vue de l'organisation et du regroupement des 92 communes devant donner naissance à la métropole. Elles s'insurgeaient également contre l'arrêté interpréfectoral du 1er septembre 2015 fixant le nombre et la répartition des sièges au sein d'Aix-Marseille-Provence.
Je relaie l'information car elle n'a pratiquement pas été reprise, contrairement à la décision du 19 février du Conseil constitutionnel qui avait rejeté les questions prioritaires de constitutionnalité portant sur les mêmes sujets. Et qui avait laissé au Conseil d'Etat le soin de trancher définitivement en faveur du rejet.
C'est maintenant chose faite. Est donc confirmé le nombre de 240 sièges de la métropole dont 108 pour Marseille et 17 pour Aix.
Alors que le point final n'avait pas encore été mis aux ultimes procédures juridictionnelles, le Conseil métropolitain a pu avancer à petits pas sans pouvoir cependant user de toutes ses prérogatives. Il n'a pu se réunir que trois fois, pour élire le président, les vice-présidents, les membres du bureau, ceux des différentes commissions et pour voter le budget primitif.
Quant aux six Conseils de territoire, qui se substituent aux anciennes intercommunalités jusqu'en 2020, ils se sont réunis deux fois sur convocation et ordre du jour établi par Jean-Claude Gaudin. Ils ont élu leurs présidents et vice-présidents et désigné leurs représentants respectifs dans diverses instances de la métropole.
Fin mars, toujours aux frais des Aixois, Maryse Joissains a voulu engager un recours auprès de la Cour de justice de l'union européenne cette fois, qu'elle a confondu avec la Commission européene ! Cela n'a aucune portée car le même sort lui sera réservé, le ridicule en plus. 
On l'aura encore remarqué lors de la cérémonie du Festival de Cannes d'hier, aucune récompense n'est jamais prévue pour les mauvais acteurs qui se trompent de scénario en pariant sur des numéros de farces et attrapes.

métropole fin rejet CE 24

métropole fin des recours prov 21

20 mai 2016

Les goûts et les douleurs de l'architecture du Plan Campus

Lancé il y a six ans, le plan Campus a beaucoup avancé. Les nouveaux bâtiments sortent peu à peu de terre et l'on peut déjà avoir une idée du futur paysage universitaire. Mais je ne partage pas certains partis pris architecturaux...

fac 26
(Clic sur l'image pour agrandir)
La nouvelle entrée de la faculté de lettres à l'emplacement de l'ancien parking.
Entre les deux bâtiments, on aperçoit au fond la précédente architecture qui subsiste.

Chaque jour, on peut constater les grandes avancées du plan Campus lancé il y a six ans qui chamboule le paysage des sites universitaires. Après les travaux de terrassement et les coups de pioche, ont peu à peu émergé les fondations, poussé les grues et les premières lignes des façades. Certaines opérations ont démarré en solo, d'autres ont progressé et progressent simultanément.
J'avoue avoir été plutôt sceptique à l'annonce de ce vaste programme qui me semblait utopique. Force est d'admettre que sa réalisation est aussi surprenante que sa lente mais effective vitesse d'exécution.
La faculté de lettres de l'avenue Robert-Schuman aux Fenouillères n'avait qu'un an lorsque je m'y étais inscrit pour y faire toutes mes études. La dégradation puis le délabrement des bâtiments ont commencé très tôt et, au fil des décennies, l'ensemble a fini par prendre une allure fantomatique.
C'est ainsi que j'ai eu l'occasion d'assister à cette déchéance progressive qui allait en s'aggravant comme j'ai pu également en être le témoin direct pendant les vingt-trois années durant
 lesquelles j'y ai dispensé des cours destinés aux étudiants anglophones des cinq continents venus parfaire leur connaissance de la langue française. J'avais parfois un peu honte de l'image qu'ils pouvaient s'en faire et, peut-être pire, emporter dans leurs pays d'origine.
Et voilà qu'aujourd'hui je peux me réjouir de cette renaissance qui s'accompagne du regroupement des trois universités au sein d'Aix-Marseille-Université, une institution d'excellence qui va enfin disposer de locaux et de lieux d'études décents.
Résidant dans le secteur, j'ai pu suivre plus facilement les sorties de terre des nouveaux bâtiments et les rénovations des anciens. J'ai cependant quelques critiques à faire sur le projet dans son ensemble et les aspects architecturaux disparates qui ont été sélectionnés.
Selon moi, il y a beaucoup trop de ruptures visuelles entre les divers bâtiments neufs eux-mêmes mais aussi entre certains d'entre eux qui côtoient les anciens qui ont été conservés. Cela manque d'harmonie et d'unité. Je ne reproche pas aux concepteurs d'avoir voulu se faire plaisir mais de ne s'être pas assez préoccupés de l'empreinte initiale des bâtiments et d'avoir négligé le contexte architectural général.
Pour être un peu plus sévère, je dirais que certaines de ces nouvelles constructions ont un air de déjà-vu dans leur modernisme et auraient pu être finalement parachutées telles quelles n'importe où ailleurs tant elles manquent d'une identité vraiment locale. 
S'il est vrai que les goûts et les douleurs ne se discutent pas, il n'est pas interdit de donner son avis.
Parmi d'autres exemples, la pire des illustrations pouvant donner corps à mon propos est sans doute celle de la nouvelle résidence universitaire longeant l'avenue Gaston-Berger. Sa façade lugubre dénote avec celle lumineuse du très grand batîment qu'elle jouxte. Elle arbore un mur au ton bistre qui renvoie à une image de prison. Il paraît que l'architecte des bâiments de France n'a rien trouvé à redire ! C'est tellement hideux qu'il est prévu d'en camoufler une bonne partie derrière une sorte d'escalier orné de jardinières.
Voilà, maintenant, si le cœur vous en dit, et à l'occasion, vous pouvez allez admirer la prouesse sur place pour vous faire votre propre opinion…

(Clic sur les images pour agrandir)

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Vue de la nouvelle bibliothèque universitaire sur l'avenue Gaston-Berger

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En prolongement, vue du nouveau restaurant  

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Et à proximité, la résidence étudiante à la façade lugubre conçue par le même architecte !
En pied du bâtiment, on aperçoit l'escalier et les jardinières en béton blanc qui longent le mur.

24 mars 2016

Conseil de territoire : Maryse Joissains élue... sur fond de rivalités des maires

La séance d'installation du Conseil de territoire du Pays d'Aix ne s'est pas tout à fait déroulée comme le pensait Maryse Joissains. Des rancœurs et des dissensions ont éclaté au grand jour. Les maires évincés de l'exécutif étaient furieux. Compte-rendu...

métropole MJM godin
Elle a beau protester, Jean-Claude Gaudin lui a montré de quel bois il se chauffait, lui...

L'affaire semblait déjà pliée pour l'élection de la présidente et des vice-présidents lors de l'installation du Conseil de territoire qui s'est réuni hier pour la première fois sur convocation de Jean-Claude Gaudin, président de la métropole.
Mais une question était dans toutes les têtes : allait-on voir se rejouer la mauvaise pièce de théâtre de Marseille du 17 mars avec ses coups fourrés, ses rebondissements et ses surprises ? Eh bien, tout n'a pas été aussi clair que l'on pouvait l'imaginer.
Maryse Joissains avait envoyé mardi une lettre à tous les conseillers territoriaux pour leur faire part de ses intentions. Elle avait même établi une liste de noms qu'elle souhaitait voir élus à ses côtés comme vice-présidents. La loi ne permet que 15 postes. Mais il y en avait déjà 18. Parmi ceux-là, des vice-présidents de l'ancienne Communauté du Pays d'Aix, mais aussi 8 maires qui ne l'étaient pas.
La réunion a duré plus de quatre heures, entrecoupée par deux suspensions de séance. On a d'abord discuté méthode. Fallait-il d'abord élire la présidente ou envisager de définir les modalités pour désigner les vice-présidents. Neuf maires ont pris la parole. Les uns ont prétendu pouvoir se prononcer sur une liste bloquée, les autres ont soutenu le vote nominal pour chaque poste. Cette seconde procédure étant celle prévue par la loi et l'ordre du jour, il était difficile d'y déroger.
Une fois l'élection de Maryse Joissains assurée par 70 voix (21 blancs ou nuls) sur 91 inscrits car elle était la seule candidate - en avril 2014, elle avait obtenu 76 voix (15 blancs ou nuls) - il fut proposé de recueillir toutes les candidatures aux postes de vice-présidents.
Des rancœurs et des dissensions...
On sentait bien que le score moindre de la présidente était la manifestation de quelques mécontents évincés ou mis de côté. Il y eut donc d'autres candidatures "spontanées" en séance portant le total à 25.
Il fut convenu de voter pour réduire la liste à 15 en rayant des noms.
La liste initiale soutenue par Maryse Joissains s'en est trouvée modifiée et l'on a bien vu que cela contrariait cette dernière qui fut obligée de se conformer à la nouvelle sélection avec un classement par nombre de voix obtenues, allant de 79 à 17. Il n'y a eu qu'un candidat pour chaque vice-présidence, à l'exception de la 14ème réservée à Jacky Gérard, maire PS de Saint-Cannat, qui a dû affronter Hervé Fabre-Aubrespy, maire LR de Cabriès, qui avait été banni de la liste présentée par Maryse Joissains. C'est le premier qui l'a emporté.
Le vote étant secret, certains ont voulu montrer qu'ils n'appréciaient pas d'être écartés. Le maire SE de Rognes, Jean-François Corno, l'a fait savoir dans une intervention en rappelant le sérieux de son travail. Le maire PS de Vitrolles, Loïc Gachon, lui, n'a pas utilisé la langue de bois pour dénoncer les manœuvres et ententes à droite qui ont délibérément rompu avec l'esprit de partage des responsabilités dans le respect de la diversité des positionnements politiques.
C'est ainsi, a-t-il fortement pointé, que Vitrolles, commune de 35.000 habitants et deuxième plus grande du Pays d'Aix, ne se voyait plus octroyer la juste représentation qui lui revenait. Il a fustigé, comme cela s'est passé à Marseille, l'entre-soi de la droite qui installe une nouvelle forme d'exécutif ouvrant la porte à la disparition de la notion d'unanimité concertée pour les grands projets.
Sous l'effet de la création de la métropole et des antagonismes qui se sont fait jour lors de sa mise en place, le Conseil de territoire s'est donc raidi, droite et gauche se faisant face.
Personnellement, si je regrette que mes amis politiques se voient privés de responsabilités, je ne suis pas mécontent de l'avènement d'une opposition de gauche, ce que mon groupe
Démocratie pour Aix a toujours prôné à la mairie d'Aix.

La lettre de Maryse Joissains à tous les conseillers territoriaux 
(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré avec flèches en bas à droite du document)

CT 1 23

21 mars 2016

Alors, hein, Maryse Joissains, qui est le maître au pole ?

Et à la fin, c'est toujours Jean-Claude Gaudin qui gagne ! Les numéros de cirque de Maryse Joissains n'auront servi à rien. Elle a bel et bien été obligée de se plier à la loi, même si elle fait encore mine de prétendre le contraire, dans le langage élégant qu'on lui connaît. Récit… 

Métropole Palais du Pharo
Le Palais du Pharo à Marseille est le siège officiel de la métropole

"Je vote pour le patron !" Si, si, elle l'a dit ! "J’ai dit ce que je devais dire à mes ouailles, de  voter pour le patron politique. […] Je suis plus calme, mais je n’ai pas varié d’un iota. Je continue à dire que la métropole est un mauvais système et que c’est une catastrophe". Et même, "une vaste connerie (sic). D’autant que ce n’est pas une métropole économique mais institutionnelle. […] Jean-Claude Gaudin m’a téléphoné avant-hier. Mais je ne rentre pas dans le rang. Je suis comme j’ai toujours été. On va réclamer ce qui nous revient " 
Après les moulinets, les vociférations, les rebuffades, les manifestations, le numéro de cirque au conseil municipal de mercredi, et les insultes envers Jean-Claude Gaudin et les Marseillais, Maryse Joissains a mis un bulletin dans l'urne en faveur du président de la métropole qui a gagné des voix par rapport au scrutin de novembre : 152 sur 223 contre 119 sur 169 exprimés. A noter que cette fois-ci, 239 élus sur 240 étaient présents ou représentés.
A quoi ont donc servi les guéguerres bouffonnes de la maire d'Aix qui voulait refuser d'entrer dans Aix-Marseille-Provence et organiser une consultation de la population alors même que la loi est entrée en application ? A rien ! Notre groupe d'élus Démocratie pour Aix l'a toujours dit et ne s'est pas trompé en dénonçant la mascarade du dernier conseil municipal. 
D'ailleurs, Jean-Claude Gaudin lui-même s'est payé le luxe de révéler jeudi à la tribune du Pharo que des rencontres avaient eu lieu dès le 4 novembre, soit quatre jours avant la séance houleuse, pour convenir d'un accord sur la répartition des vice-présidences et des postes divers composant l'organigramme.
Maryse Joissains a dit qu'elle avait espéré cinq vice-présidences pour les élus de l'ex-Communauté du Pays d'Aix et en a obtenu trois, elle-même l'étant de droit. Un de ses adjoints sera également membre du bureau. Elle revendique maintenant des présidences de commissions. Mais, répétons-nous, tout était déjà entendu depuis quatre mois.
J'ai suivi en direct sur mon ordinateur la diffusion de la longue séance - six heures - d'installation de l'exécutif de la métropole. Les divers scrutins ont pris beaucoup de temps malgré la mise en place du vote électronique, comme au parlement.
Maryse Joissains n'a pris la parole qu'une seule fois, pas pour vitupérer mais pour soutenir un de ses collègues. On aurait dit quelqu'un d'autre ! Pas de paroles hystériques, pas d'invectives. Pourtant, Jean-Claude Gaudin n'avait pas hésité dans son discours d'investiture à la piquer au vif sans la nommer mais tout le monde avait bien compris à qui il faisait allusion. "Je ne reviendrai pas sur ces épisodes des derniers mois, pas plus que je ne répondrai à certaines attaques qui m'ont visé personnellement, et au-delà de moi les Marseillais."
Mais, interrogée un peu plus tard par les journalistes, Maryse Joissains n'a pu s'empêcher de retourner à sa nature :"On va pas faire que la guerre et sans obtenir les avantages […], si je me retire, j'aurais aucun avantage, j'aurais toutes toutes les m…". Ce qui, personne n'en disconviendra, a immédiatement élevé le niveau et fait progresser l'élégance de la langue française ! Au sujet de son idée de proposer un référendum, elle a nuancé ses propos : "J'ai l'intention de le faire. Maintenant si on me donne tous les pouvoirs que je demande et tout le pognon que je demande, on verra. […] J'ai une double stratégie, je l'ai toujours dit, être à l'extérieur et me battre pour faire casser la gueule à la métropole." Fermez le ban.

Information : Sous la signature de Jean-Claude Gaudin, j'ai reçu, comme tous les élus de l'ex-CPA, la convocation et l'ordre du jour pour la mise en place du Conseil de territoire du Pays d'Aix. La séance aura lieu le mercredi 23 mars. La précédente convocation du 17 décembre avait été annulée suite aux procédures juridiques engagées contre la métropole et la première élection de Jean-Claude Gaudin.

"Nous dénonçons la mascarade de Maryse Joissains contre la métropole" : 
http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/03/17/33524536.html

Excellente vidéo réalisée par Anonymal

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