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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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26 juin 2015

Avec Maryse Joissains, inflation de procès qui coûtent cher aux Aixois

Depuis pas mal d'années, sous la municipalité de Maryse Joissains, les dépenses liées au contentieux ont beaucoup augmenté. Surtout à cause de procès concernant l'urbanisme qui représentent 80% de la sinistralité. Malgré mes demandes d'explications, le mystère n'a pas encore été ouvertement éclairci...

contentieux 2

C'est un sujet qu'il me plaît bien d'évoquer et de rappeler régulièrement à qui de droit chaque fois que l'occasion se présente.
Aix est certes une ville de justice. Mais est-ce une raison pour que la municipalité de Maryse Joissains s'illustre par un nombre important d'affaires de contentieux ? J'ai du mal admettre cette explication.
Comme sous mes mandats précédents, je fais souvent observer, en particulier lors de la présentation annuelle des comptes administratifs tant de la Ville que de la Communauté du Pays d'Aix, que les dépenses de contentieux me semblent trop importantes. L'adjoint aux finances lui-même le reconnaît.
Alors, comment expliquer cela ? Je vois au moins deux causes.
Dans certaines affaires perdues dès la première instance par la municipalité, celle-ci s'obstine trop souvent à faire appel et à prolonger avec entêtement les procédures jusqu'au plus haut niveau, Cour de cassation ou Conseil d'Etat, avec le risque de ne pas gagner non plus.
Le cas du contrat illégal d'Alain Joissains que j'ai fait annuler au bout d'un parcours de dix années en est une bonne illustration. Les frais d'avocats en défense de la Ville et ceux qui m'ont été remboursés, se sont élevés à près de 30.000 euros, un somme réglée par les contribuables.
Il y a également une multitude d'autres sortes de procès, du plus commun au plus complexe, engagés soit à l'initiative de la Ville pour faire valoir ses droits en attaque ou en défense, soit de la même façon à celle de particuliers, d'entreprises, d'institutions et d'associations. Là encore, il est rare que le parcours s'arrête au premier jugement rendu, que ce soit en faveur de l'une ou de l'autre partie.
Récemment, en conseil municipal, alors que l'on discutait du renouvellement du contrat d'assurance civile de la Ville (qui couvre de multiples risques), j'ai fait observer que, selon une estimation, ce que l'on appelle la sinistralité avait fortement augmenté en 2012 et en 2013, années pré-électorales, notamment à cause du contentieux lié à l'urbanisme. A lui seul, il représente 80% des dépenses.
Les candidats à ce marché ont donc présenté des augmentations très conséquentes des conditions financières de garantie. Parce que je m'en étais déjà inquiété, j'ai donc poussé un peu plus loin ma demande en souhaitant obtenir des explications sur ce qui se passait à l'urbanisme.
Maryse Joissains a confirmé qu'il y a bien eu des tensions au sein du service sans en révéler la teneur. J'ai quand même quelques informations à ce sujet. Mais je ne faisais aucune allusion aux personnels. Ma question portait principalement sur les règles régissant les actes d'urbanisme qui relèvent de la responsabilité de la Ville et donc des élus. Exemple : l'adjoint à l'urbanisme a signalé avoir signé 4.500 autorisations en 2013.
Il faudra bien qu'un jour ou l'autre des éléments plus précis soient fournis aux Aixois sur la nature des dysfonctionnements qui ont fait grimper les frais d'assurances.

Piqûre de rappel :
"Mais que se passe-t-il au service de la police de l'urbanisme ?" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2013/10/09/28181702.html

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22 juin 2015

Plan Campus en marche, circulation à l'arrêt et stationnement en panne !

Le Plan Campus est en marche. On peut évidemment s'en réjouir. Sauf pour les points noirs, notamment l'aggravation de la circulation, et la forte réduction des places de stationnement qui renvoie les véhicules se réfugier dans tous les quartiers Sud déjà encombrés et saturés ! 

fac fenoullières 3 juin 2015 C - Copie
Avenue Gaston-Berger, on déconstruit le restau U des Fenouillères
(Clic sur l'image pour agrandir)

La rénovation et la restructuration de grande envergure de l'université sont en marche. Dès le départ, l'opération a été nommée Plan Campus. Lorsqu'elle sera achevée, ou peut-être même avant, espérons qu'on ne prendra la mauvaise habitude de dire "campus universitaire" par stupide analogie avec "cité universitaire" ! 
Pourquoi ? Parce qu'associer ces deux mots serait un pléonasme incongru. Par définition, en France, un campus n'est autre qu'un ensemble d'infrastructures à vocation universitaire. Il n'existe aucun autre type de campus qui pourrait singulariser et justifier l'accolement des deux termes. Il serait donc plus correct de retenir campus aixois ou université aixoise. 
Par ailleurs, comme on peut le voir sur des documents d'information, pourquoi avoir déjà fait circuler l'appellation Campus Mirabeau ? C'est un abus de langage tout comme l'est celui d'Allées provençales qui ne sont essentiellement qu'une galerie marchande de marques franchisées et standardisées qui n'ont aucune spécificité locale et que l'on trouve un peu partout dans les grandes villes. 
Aix n'aurait-elle jamais eu d'éminents professeurs d'université dont le nom aurait mérité d'être mis à l'honneur ? Je ne veux ici n'en citer aucun mais j'ai le souvenir toujours vivace et reconnaissant d'en avoir eu tout au long des mes études et d'en avoir côtoyé avec admiration lorsque j'ai eu la chance d'enseigner dans les murs de l'université. 

fac fenoullières 3 juin 2015 G - Copie
Juste à côté, on construit des bâtiments sur l'ancien parking
(Clic sur l'image pour agrandir)

Cela étant posé, j'en viens maintenant à quelques aspects de fond. Dans la matinée du 11 juin, a eu lieu une visite, réservée aux partenaires institutionnels, des différents sites rénovés, réhabilités ou en cours de construction du campus. 
En seconde partie de l'après-midi, à l'amphithéâtre Portalis de la faculté de droit, était organisée une réunion publique d'information sur le schéma directeur de l'opération Campus. 
Premier étonnement, il n'y avait au mieux qu'une petite centaine de personnes et les étudiants étaient rares. Heureusement que les représentants et les professionnels des institutions ont permis de donner l'impression d'une plus forte fréquentation. 
La présentation globale des divers volets du projet a été plutôt copieuse et pédagogique. Les Comités d'intérêts de quartiers et les riverains étaient invités à donner leur avis. 
Parmi d'autres, des questions ont été posées sur la disparition de la programmation de la halte ferrée près de la faculté de lettres, qui existait jusqu'aux années 70, et qui figure pourtant encore sur les plans du projet, tout en rappelant que la ligne de Bus à haut niveau de service (BHNS), prévue entre le Jas de Bouffan et Malacrida, avait été dommageablement amputée de plus de deux kilomètres pour un terminus au parc-relais Krypton.

plan campus halte ferrée
Capture d'image de la vidéo de présentation (vue prise du Nord) : 
la halte ferrée y figure bien
(Clic sur l'image pour agrandir)

D'autres se sont inquiétés à propos de la suppression de places de stationnement qui va renvoyer des véhicules jusqu'à Encagnane, quartier déjà fortement saturé et pollué. 
Sachant que le nombre de places nouvelles envisagées sera très largement inférieur et risque de ne pas compenser celui des suppressions, même en misant sur un repli accru et fort vers l'utilisation des transports en commun, j'ai personnellement insisté sur cette préoccupation en citant l'exemple du quartier limitrophe du Pigonnet où le stationnement est déjà bien encombré depuis la création du site universitaire de Montperrin et par les pratiques quotidiennes des salariés pendulaires qui y laissent leurs véhicules toute la journée pour aller ensuite emprunter des cars pour toutes directions.
De surcroît, qu'en sera-t-il avec l'installation de la nouvelle sous-préfecture aux abords du périmètre du campus ?

plan campus schéma directeur
Schéma directeur 
(Clic sur l'image pour agrandir)

Pour ne pas finir sur une note alarmiste, je tiens à dire que l'opération Campus initiée par l'Etat, avec des parts de financement apportées par les collectivités, est, dans l'ensemble, un beau projet tout comme celui de la fusion des universités en Aix-Marseille Université, méthode et moyen exemplaires de ce que pourra accomplir le passage à la Métropole dans bien d'autres domaines.

Le dossier tel que présenté par la mairie : 
http://www.aixenprovence.fr/IMG/pdf/campus.pdf

16 juin 2015

Le CG13 met en vente deux immeubles à Aix : Qui décrochera le gros lot ?

La nouvelle sous-préfecture sort de terre. Elle pourrait générer des afflux supplémentaires de circulation dans un secteur déjà bien encombré. Pendant ce temps, le CG13 vend deux prestigieux immeubles en un seul lot ! Vous avez dit bizarre ?

sous préfecture 30 mai 2015 C
La livraison de la nouvelle sous-préfecture est prévue pour cette année 
(Clic sur l'image pour agrandir) 

En 2012 et en 2014, j'ai évoqué ici même le transfert annoncé de la sous-préfecture de la rue Mignet à proximité des facultés où l'Etat construit un tout nouveau siège. Aujourd'hui, l'édification en cours du bâtiment principal est bien visible sur l'avenue Pierre-Brossolette entre l'avenue Winston-Churchill et la rue Reine Astrid.
Cette implantation se trouve en bordure immédiate du périmètre du plan Campus qui, lui aussi, a bien avancé. Le projet global du quartier comprendra d'importantes modifications du plan de circulation, avec notamment des suppressions de place de stationnement en surface que la Ville explique par la passage du BHNS (Bus à haut niveau de service).
J'en reparlerai dans un prochain article sur les travaux de rénovation de l'université. Pour l'heure, je me contenterai de renouveler mon inquiétude sur l'afflux de circulation que la nouvelle sous-préfecture risque d'aggraver dans ce secteur déjà totalement saturé.
J'en viens maintenant à une annonce qui m'a beaucoup surpris.
En mars, l'encore Conseil "général" a publié la mise en vente de deux de ses bâtiments en un seul lot au prix indicatif de 14,980M€ : l'Hôtel de Valbelle, siège de l'actuelle sous-préfecture pour 8,5M€ et l'Hôtel de Castillon, qui abrite l'ancienne galerie d'art du département et le logement de fonction du sous-préfet pour 6,480M€.
Qu'est-ce qui fait problème ? Selon moi, la vente de deux immeubles en lot unique me semble ne pas offrir les mêmes chances à de potentiels acheteurs. Si un candidat n'est intéressé que par un seul de ces immeubles car il ne dispose que d'une partie de la somme indiquée, il ne pourra pas déposer un dossier. Etant écarté de facto, la mise en concurrence pleine et loyale serait ainsi biaisée.
Ce type de procédure, pour ne pas dire de procédé, a-t-il été choisi pour favoriser de gros détenteurs de fonds ? Ou, je n'ose y penser, parce que l'on aurait déjà en tête le profil du futur acheteur ? J'ai bien ma petite idée sur le ou les candidats à tout dans notre ville. De récents exemples ne manquent pas. Alors, qui décrochera le gros lot ? On verra lors de la conclusion de la vente si cela se vérifie.

sous-préfecture dossier ventes CG13 annonce
(Clic sur l'image pour agrandir)

"La sous-préfecture vaut bien un mess…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/10/12/25313560.html
"Un mauvais goût de bouchon(s)…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2014/11/03/30882536.html

1 juin 2015

Métropole : Maryse Joissains ferait mieux d'arrêter de crier au voleur...

La métropole Aix-Marseille Provence entrera bien en vigueur le 1er janvier 2016. Au lieu de chercher à conserver leurs pouvoirs et leurs prébendes, Maryse Joissains et les élus rangés derrière elle feraient mieux de se préoccuper sérieusement des véritables enjeux... 

métropole aix-marseille carte
Les six Etablissements publics de coopération intercommunale (EPCI) devant intégrer
la métropole au 1er janvier 2016

Ils n'en veulent pas de la métropole. Ils crient, ils manifestent, ils boycottent. Mais pourquoi au juste ? Est-ce vraiment contre le modèle de la nouvelle organisation territoriale ? Mais tous les pays européens sont passés depuis longtemps à ce niveau d'échelle en fusionnant ou en supprimant des collectivités. Y ont-ils perdu au change ? Assurément non.
Est-ce alors parce que la loi a été votée par un gouvernement de gauche ? Il y a un peu de ça, si l'on considère que les plus courroucés sont d'abord de droite.
Qui n'a pas entendu leur tintamarre à coups d'arguments démagogiques fondés sur les peurs, tels que l'augmentation de la fiscalité, le renflouement des caisses marseillaises au détriment de celles du pays d'Aix et la perte de pouvoir de proximité ? Voyez-vous ça. Ne sont-ce pas les mêmes, ou presque, qui se plaisaient à pourfendre les lois sur l'intercommunalité il y a une quinzaine d'années et qui trouvent à présent que cette réforme a été bénéfique après une période de maturation des esprits et des pratiques ? Faudrait donc savoir et être un peu logique.
Qui peut nier que la coopération, l'harmonisation des décisions et la rationnalisation et la mutualisation des moyens a dans l'ensemble donné de bons résultats ? Pourquoi n'en serait-il pas de même pour la métropole qui est un premier grand pas de modernisation des institutions térritoriales ?
Les grandes villes où le mouvement avait été intelligemment anticipé par la constitution et la mise en œuvre des communautés urbaines apportent la preuve de son efficacité. N'est-ce pas le cas, par exemple, de Lille, Lyon, Bordeaux, Toulouse qui se sont transformées naturellement en métropoles à part entière le 1er janvier 2015 ? 
Les débats au parlement ont été longs mais il n'y a à vrai dire essentiellement que dans les Bouches-du-Rhône que l'entêtement contestataire a pris un tour folklorique à l'image de l'agitation et des outrances quasi pathologiques de Maryse Joissains qui en a fait son fonds de commerce politicien.
De ma place d'élu municipal et communautaire qui observe de près et depuis assez longtemps les comportements des uns et des autres, je vais donc exprimer nettement ici ce que je pense. La réalité est que, derrière le masque des postures et des prétextes, les élus ayant les postes de responsablité les plus élevés se préoccupent plus de préserver leurs pouvoirs et leurs prébendes que de s'investir dans les véritables enjeux d'avenir.
Je le dis aussi comme je le pense, je regrette que des maires de gauche de la Communauté du Pays d'Aix et du département soient tombés dans les mêmes travers que ceux de droite. Ce qui me rassure, c'est que de toute façon la loi est votée et qu'il faudra bien que chacun la respecte et l'applique.

Deux sites pour en savoir plus sur la métropole Aix-Marseille Provence :
http://www.mouvement-metropole.fr/
http://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tropole_d'Aix-Marseille-Provence

6 novembre 2014

Mon blog a 8 ans et trouve que ce n'est pas encore assez...

Voilà, aujourd'hui, mon blog a 8 ans ! Et je ne me sens pas las de continuer à entretenir ce fil invisible qui nous relie par la magie des écrans. Alors, merci pour vos visites. Je compte bien sûr sur votre bienveillance pour endurer encore un peu mes écritures...

blog 8 ans

Les bougies ! Les bougies ! Les bougies !
Non, pas de bougies, juste un petit clin d'œil pour faire remarquer la date figurant sur le bandeau en haut de page, qui nous amène aux 8 ans du blog.
Ce billet, c'est juste un regard en arrière pour me surprendre du nombre d'articles parus, 1924 avec celui-ci, et de celui des illustrations qui les accompagnent, 5998.
Trois élections municipales sont passées par là, deux présidentielles et deux américaines. Et surtout les événements de la vie politique aixoise déroulée quasiment au jour le jour.
Comme disent pas mal d'humoristes, j'ai bien sûr mes thèmes de prédilection et mes têtes préférées. Il en faut pour pouvoir confronter les idées, les actes et les comportements. Si mon blog est forcément subjectif, car je ne cache pas mes opinions, il se veut en tout cas honnête dans la relation des faits que l'on peut vérifier.
Je suis toujours étonné de rencontrer des gens qui me disent consulter régulièrement mes pages, parfois même avant celles de tout autre site. Qu'ils trouvent ici l'expression de ma gratitude pour cette confiance accordée surtout s'ils ne me connaissent pas personnellement.
Certains me demandent si je passe beaucoup de temps à produire mes messages. A vrai dire, pas vraiment, en moyenne une demi-heure par article. J'aime écrire, les sujets d'intérêt ne manquent pas et j'éprouve un grand plaisir à jouer le rôle de passeur. Je me dis que telle ou telle information aura peut-être permis d'éclairer les dessous de la politique ou aura fait réfléchir. Et, qui sait, qu'il peut toujours en rester quelque chose.
Depuis le début, j'ai voulu donner un ton citoyen à mon blog tout en affichant clairement ma façon de penser. Ainsi, chacun peut y trouver des éléments concrets d'actualité et se forger sa propre vision, qu'il soit d'accord ou pas avec mes choix ou mes propos. Les commentaires sont ouverts à tous, et sans censure, tout comme sur les réseaux sociaux qui relaient chacune de mes publications.
Il y a quelques mois, lors de l'élection municipale, j'y ai lu des messages critiques à mon égard. Cela ne me gêne pas outre mesure, sauf quand leurs auteurs racontent n'importe quoi, qu'ils accommodent ou tordent des faits à leur façon, qu'ils tombent dans l'invective personnelle à défaut d'être capables de raisonnements ou qu'ils se vautrent carrément dans la grossièreté. Dans ces cas précis, je décide de les ignorer totalement. Et, merveille, au bout de deux ou trois tentatives, ils finissent par retourner à leur néant.
Voilà ce que je voulais dire à mes lecteurs et visiteurs au bout de ces 8 ans de correspondance avec eux. Jusqu'à quand mon clavier supportera-t-il que je le chatouille ? Je n'en sais rien. Pour l'instant, l'envie ne m'a pas encore déserté. Mais, après le chiffre 8, songer à atteindre l'infini () risque d'être un défi difficile à relever !

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8 mai 2015

Maryse Joissains, une vraie républicaine... mais de carnaval

Maryse Joissains  s'est encore politiquement dévergondée ! C'était mercredi matin à la radio. Toujours aussi pathologique, elle se dit plus républicaine que la gauche qui, selon elle, ne le serait pas du tout. Parole d'une élue vertueuse qui donne bien l'exemple en étant mise en examen…

joissains ravi 116 B - Copie - Copie

C'est bien plus grave qu'un routinier pétage de neurones car, lorsque cela survient, il en reste toujours quelques-uns pour fonctionner encore un peu tant bien que mal.
Dans le cas présent, il s'agit d'une tache cérébrale qui noircit chaque fois que la bouche prononce des propos délirants, outranciers, irresponsables, pathologiques, tragi-comiques, sectaires… Ajoutez vos propres adjectifs quand vous aurez lu la suite de ce billet.
Mercredi matin donc, Maryse Joissains était l'invitée politique du journal matinal de France Bleu Provence. Le journaliste lui demandait de réagir sur l'actualité.
Et d'abord sur Robert Ménard, le facho de Béziers, qui s'était lâché sur le fichage ethnique à l'école. "Je suis choquée par ce que j'ai entendu." Bon, c'est déjà ça de gagné. Mais, ajoute la maire d'Aix, "Ménard a un passé qui dément un petit peu tout ce qu'on lui prête aujourd'hui. Après, il est un peu exalté. A-t-il commis des erreurs dans la manière de s'exprimer, euh, je pencherais plutôt vers cette critique-là." Des erreurs ? Pas des fautes ?
A propos du nouveau nom de l'UMP : "Je ne pensais pas que c'était une nécessité forte mais je crois que le bureau à l'unanimité a considéré que c'était une nécessité. Donc, je suis dans un parti, je me plie à ses règles, le terme de Républicains me plaît." Parce que tea-party, c'était déjà pris ?
"Ça veut dire quoi, à gauche ce ne sont pas des républicains ?", questionne le journaliste. "Euh, non. Je ne crois pas qu'ils soient républicains. Je crois qu'ils sont dans l'excès. La République, c'est aussi une question d'équilibre. Et je ne pense pas qu'à gauche il y ait l'équilibre de la République. C'est à l'UMP qu'on est un peu plus républicain qu'ailleurs." Et voilà Maryse Joissains qui donne ses brevets de républicanisme ! Effectivement, leçon bienvenue de la part d'une élue mise en examen. La même qui avait déclaré "Les valeurs qu'a Marine Le Pen, je les ai toujours partagées".
Puis, sur les propos toujours aussi nauséeux de Jean-Marie Le Pen sur les chambres à gaz : "Ses propos sont absolument inadmissibles. C'est un homme qui a son intégrité totale mais je dirais que c'est une dérive." Seulement ?
Sur les prochaines élections régionales : "Je suis ravie que ce soit Estrosi." "Mais vous n'avez pas peur justement que Christian Estrosi cherche à doubler Marion Maréchal Le Pen sur la droite ?", lance le journaliste. "A mon avis, il ne se laissera entraîner par personne. Il a ses propres idées. Et puis, le fait de parler de thèmes qui sont aujourd'hui captés par le FN, est-ce que cela signifie que l'on est dans la dérive ? Je ne crois pas. Aujourd'hui, quand je dis que je doute que les socialistes sont vraiment des républicains, c'est parce qu'ils sont dans une telle discrimination et ils ont des propos tellement discriminatoires à l'égard de tout le monde, bientôt on ne pourra plus parler du tout dans ce pays et je crois qu'Estrosi appellera un chat un chat parce qu'il peut se le permettre. Son passé, son présent sont là pour garantir ce qu'il est aujourd'hui. Mais je ne crois pas qu'il se laisse entraîner dans quelque dérive que ce soit."
Ben, c'est vrai quoi, elle n'a pas dû entendre les dernières déclarations extrémistes d'Estrosi toujours avec le sens de la mesure qu'on lui connaît : "une troisième guerre mondiale" serait déclarée "à la civilisation judéo-chrétienne". On fait presque plus doux au FN. Mais, avec de tels propos, on devine pourtant bien sa course-poursuite sinistre avec les Le Pen.
Aujourd'hui, en tant qu'élu et citoyen républicain, je serai présent à la cérémonie de commémoration du 70ème anniversaire de la Victoire de 1945, mais je me tiendrai à distance de Maryse Joissains qui n'est finalement tout au plus qu'une grosse tête de carnaval qui se prend pour une républicaine.

Je vous rassure, vous n'êtes pas obligé de vous farcir cette interview de haute volée mais au cas vous voudriez vous aussi vous infliger la voix et les élucubrations pathologiques…

(L'interview commence à 1'25")

16 février 2015

Le Ravi de février, du fait maison comme on aime...

une ravi 126

Pas de Charlie Hebdo avant la fin du mois mais il n'y a aucune raison de se priver du Ravi.
Cela tombe bien le numéro de février est dans les kiosques. Faites donc le plein de nouvelles et de brèves pas forcément publiées ailleurs.
Ici, tout y est vraiment fait maison, avec les moyens du bord et beaucoup d'huile de coude. Si, comme moi, vous avez plutôt un penchant pour les boutiques artisanales du coin, notre mensuel régional est ce qu'il vous faut.
Ce mois-ci encore, on y trouve un plein panier d'articles sur la politique avec les enjeux et les dessous des élections départementales de fin mars, le spectre de l'extrême-droite qu'il faut endiguer et les ambiguités de Guérini au sujet des médias.
Au menu également, de forts témoignages sur les espaces et les services publics absents dans les quartiers, le ras-le-bol de la publicité dans les rues, un reportage sur une séance de conseil municipal de Bandol et la folle saga de l'incinérateur marseillais dont le coût flambe.
Et puis, il y a ce qui fait la marque de fabrique du Ravi, son ton satirique et le talent de ses dessinateurs. Et, ainsi que le martèle chaque mercredi Le Canard enchaîné : "La liberté de la presse ne s'use que quand on ne s'en sert pas". A nous d'y aider aussi.

Pour soutenir, faire un don et s'abonner : 
htp://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss
Le sommaire du n° 126 de février :
http://www.leravi.org/spip.php?article1956
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/pages/le-Ravi/129098087994
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/ 

Et voici un avant-goût de votre lecture :

LAC ravi 126 février 2015

ravi je suis

21 avril 2015

CM : Horaire de séance avancé parce que des élus s'esquivent avant la fin !

Nouveauté au conseil municipal. Les séances publiques commenceront désormais une heure plus tôt... parce que certains élus veulent s'esquiver avant la fin. Drôle de conception d'une fonction qu'ils ont pourtant voulue et pour laquelle ils touchent des indemnités...

hotel de ville facade - Copie

C'est la dernière nouveauté. Depuis hier, chaque séance publique commencera désormais à 17 heures, soit une heure avant l'horaire traditionnel pratiqué depuis au moins trente ans. Maryse Joissains en a décidé ainsi.
Pourquoi ce changement ? Le croirez-vous, c'est parce que certains élus quittent les séances avant la fin. Et, j'ajoute, parce que d'autres, qui auraient eux aussi mieux à faire, réclament une accélération du rythme de la séance, comme si, sans toutefois le dire, ils voulaient couper court aux débats qui fondent pourtant la nécessité démocratique des échanges. 
S'il est vrai que l'examen de l'ordre du jour se prolonge parfois tardivement, dans certains cas jusqu'à 23 heures, il n'en reste pas moins que, à raison d'une séance toutes les cinq ou six semaines en moyenne, ce n'est quand même ni la mer à boire ni la fin du monde.
Les séances les plus longues sont celles où l'on examine les documents budgétaires (une fois par an) ou des dossiers de fond exceptionnels tels que les Plans d'urbanisme ou de l'habitat, pour ne citer que deux exemples récents qui ont pas mal occupé les débats.
Hormis d'autres sujets qui sont parfois étudiés en profondeur car ils présentent un caractère essentiel dans les politiques menées par la municipalité et sur lesquelles l'opposition entend faire valoir son point de vue, la très grande majorité des délibérations porte sur des questions dites d'ordre. A savoir la présentation régulière (annuelle le plus souvent) de mesures d'aspect administratif, technique ou général soumises simplement à l'application des lois.
Ils sont foison : gestion et évolution du personnel municipal, contrats divers, aménagements urbains, marchés publics, subventions aux associations, demandes de subventions aux collectivités territoriales supérieures et à l'Etat, dénominations de voies, adhésions à des structures institutionnelles. Cette liste n'est évidemment pas exhaustive et ne sert qu'à illustrer le contenu d'un ordre du jour qui ressemble à une liste à la Prévert.
S'ils ne sont pas contents, qu'ils démissionnent !
Alors, est-ce bien sérieux d'avoir avancé le début des séances ? L'ancien horaire avait l'avantage de permettre aux élus ayant une activité professionnelle d'être plus facilement disponibles à ce moment-là. Le nouvel horaire est donc censé libérer tout le monde, élus et fonctionnaires, plus tôt dans la soirée. Inconvénient, à 17 heures, certains élus sont immanquablement retardataires. Ce fut le cas hier soir et il a fallu s'assurer du quorum à l'unité près pour pouvoir ouvrir valablement la séance.
Je le dis comme je le pense, tout cela a le don de m'énerver singulièrement !
Personne n'oblige quelqu'un à être candidat. Or, une fois élu, son devoir est d'assumer complètement sa fonction, prérogatives et surtout multiples obligations qui, par nature, sont les conditions de base de l'exercice d'un mandat voulu et pris contractuellement devant les électeurs. Alors, si cela ne lui convient pas ou plus, qu'il ait le courage de démissionner et de céder sa place à quelqu'un d'autre.
J'ajoute que les élus perçoivent des indemnités, qui varient selon le niveau de responsabilités qui leur ont été conférées, que cela les engage légalement et moralement et qu'ils doivent donc s'attacher à remplir leurs fonctions honnêtement et sans la moindre esquive.
Je vous parlerai une autre fois de ces élus qui, au début du mandat, se battent pour faire partie de commissions ou d'instances de représentation, sans doute par envie de se faire mousser, et qui sont toujours ou fréquemment absents dans les réunions de structures dont ils sont membres. Au point que, dans certains cas, on note parfois plus d'élus présents de l'opposition que de la majorité ! Je trouve cela irresponsable et honteux. Et on ne voudrait pas que cela m'énerve ?

17 avril 2015

Débat : La corruption, véritable gangrène de la démocratie

Avec ses mécanismes occultes contraires à l'éthique publique, la corruption est une menace et un véritable défi pour la démocratie. Pour la combattre, la justice se heurte souvent à des failles de notre système politique...

LAC a
(Clic sur l'image pour agrandir) 
Marcel Masson (Cercle Condorcet), Adrien Roux et Pierre Lagay (président du Cercle)

Je ne vous parlerai pas d'un certain avionneur qui distribue de l'argent liquide en échange de bulletins de vote en sa faveur, ni d'un certain président de conseil général qui s'est promené avec le chéquier lors de ses virées dans les communes. Non, je veux simplement relever que, s'il y a des corrompus, il y a forcément aussi des corrupteurs.
C'était précisément l'objet de la passionnante conférence-débat qui s'est déroulée mardi à l'Institut d'études politiques pour laquelle le Cercle Condorcet avait invité Adrien Roux, diplômé de l'IEP d'Aix, doctorant en droit pénal près Aix-Marseille Université (Laboratoire de droit privé et de sciences criminelles), à intervenir sur le thème "Ethique et politique : les défis posés par la corruption publique et les failles de notre système politique".
Cette conférence, devant un public nombreux, s'inscrivait dans le droit fil d'une autre réunion sur "les failles françaises dans la lutte contre la corruption", organisée en septembre dernier par l'association Anticor 13 à la Faculté de droit.
Plusieurs grosses pointures, qui savent mieux que quiconque de quoi il s'agit, étaient venues débattre face à un grand amphithéâtre plein à craquer. Parmi ces personnalités, on trouvait Laurent Mucchielli, directeur de recherche au CNRS, Jean-Claude Roger, administrateur de l'association Anticor 13, Fabrice Arfi, journaliste à Mediapart, Xavier Monnier, du site Bakchich, Sébastien Boistel, journaliste au Ravi, Pierre Pujol, ex-journaliste à La Marseillaise, Jacques Dallest, ancien procureur de la République de Marseille.
Ils ont traité des sujets majeurs tels que les contours flous du clientélisme et les emprises locales de la criminalité organisée et en ont démonté les mécanismes qui ont cours dans de nombreux domaines de la vie publique en liaison avec les pouvoirs de l'argent et qui gangrènent la démocratie jusqu'à l'os.
On en a entendu de bien croustillantes : histoires de trafics, de conflits d'intérêts, de financements occultes, de pots-de-vin, d'ententes, d'arrangements, de copinages, de clientélisme, de favoritisme et de services mutuellement rendus.
Si certains risque-tout se font parfois épingler, d'autres sont toujours à l'air libre et continuent leurs jeux favoris à la barbe de tous. Comme on le sait, la justice est lente. Ils peuvent donc la déjouer sur plusieurs années en versant des cautions – ils ont souvent accumulé des fortunes qui leur permettent de se payer de bons avocats. Il s'agit là de ceux qui se font pincer. Mais combien y en a-t-il qui agissent dans la clandestinité et qui échappent à la vigilance des enquêteurs ?
Il y a un an, à la veille des élections municipales, un ouvrage, Délits d'élus, s'est donné pour but de "faire une photo instantanée des élus qui ont mis les doigts dans la confiture". Tout un programme ! Les auteurs y ont dressé la liste de 400 politiques aux prises avec la justice. J'ai d'ailleurs eu la surprise d'y voir mon blog référencé au sujet de l'affaire du contrat illégal d'Alain Joissains.
En février 2014, un autre livre, Les barons, ces élus qui osent tout, avait lui aussi classé en quelque 330 pages une liste de personnages bien comme il faut : "les familles sans complexe, les tontons flingueurs, les desesperados, les dinosaures et les mégalos". Au chapitre 2 des familles sans complexe, l'auteur, Jean-Baptiste Forray, a consacré pas moins de 22 pages à la famille Joissains. Mon nom y est cité, et pour cause, l'auteur m'avait sollicité pour un long entretien avec lui à Aix. Rien ne manque dans cette saga sans fin. Depuis, Maryse Joissains a été réélue maire et Alain Joissains a vu son contrat définitivement annulé.   


Le site Anonymal :
http://www.anonymal.tv/

Cette vidéo date de mars 2014 (depuis, Jean-Michel Baylet a bénéficié d'un non-lieu)

Une étude très instructive d'Adrien Roux :
"Lutte contre la corruption : immobilisme français, leçons italiennes" :
http://www.laurent-mucchielli.org/public/Lutte_contre_la_corruption_-_immobilisme_francais_lecons_italiennes.pdf

A propos de délits d'élus :
http://essonneinfo.fr/91-essonne-info/55919/delits-delus-le-livre-qui-egratigne-les-politiciens/

7 avril 2015

Le Ravi d'avril, journal garanti sans arêtes...

une ravi 128

Ce n'est qu'une fois par mois. Mais même si c'était une fois par semaine, je ne dérogerais pas à rappeler qu'il existe un journal régional et original qui mérite toute notre attention.
C'est encore le cas du numéro d'avril du Ravi.
Le mensuel ne manque pas d'y présenter la défense de la presse locale pas pareille qui ne bénéficie pas de la légitime reconnaissance de son rôle essentiel et démocratique qui permet le pluralisme de l'information.
Il en administre la preuve dans l'examen des résultats et des conséquences des élections de mars qui y sont commentées hors toute langue de bois. La une est d'ailleurs bien parlante.
Le Ravi fait confiance à notre discernement, contrairement aux marchands de soupe qui misent sur la crédulité de leurs clients en leur imposant à grandes louchées du prémâché industriel.
Au risque osé de me répéter un peu, manière qui se veut élégante pour dire qu'on va quand même le faire, ce journal regorge de pépites.
Voyez-en l'aperçu dans le sommaire.
En l'achetant au numéro ou en vous abonnant, vous aurez en prime les habituelles rubriques au ton enlevé et humoristique, les brèves qui flinguent et les dessins qui décochent. En plus, vous ferez un geste fort et solidaire pour que vivent la presse et la liberté d'expression.

Pour soutenir, faire un don et s'abonner :
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire d'avril :
http://www.leravi.org/spip.php?article2010
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/pages/le-Ravi/129098087994
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

2 avril 2015

Deux clins d'œil pour le prix d'un... sans faire des pieds et des mains...

Coup sur coup, et pur hasard, dimanche dernier, jour du second tour des départementales, La Provence et le site Anonymal sont venus faire un reportage dans mon bureau de vote. Ben, dis donc, ils ne m'ont pas loupé !

LAC départementales 29
(Clic sur l'image pour agrandir un peu plus)

Je n'avais rien demandé à personne. Et je n'avais sollicité aucun média. Et puis, hasard du jour, alors que, comme pour tout élu municipal, obligation m'est faite d'assurer la présidence d'un bureau de vote à chaque élection, et donc les départementales, j'officiais au n° 51 des Floralies, voisin du bureau centralisateur du canton Aix2. A ma grande surprise, un photographe de La Provence et une équipe du site vidéo Anonymal sont venus y faire un reportage.
Je me suis donc retrouvé le lendemain en photo dans le journal au milieu des pages des résultats du second tour. Ici, en pied, là, en mains pleines, sous toutes les coutures, dirais-je. Est-ce parce que, contrairement à certains autres politiciens, je ne les ai jamais salies dans quelque mauvaise affaire ? Je veux l'espérer en tout cas.
Quant à la vidéo, j'en ai conservé les 48 premières secondes car, justement, les personnages qu'on y filmait après dans d'autres bureaux ne m'enchantent guère, si vous voyez de qui je parle.
Alors, voilà. Du coup, vous n'avez droit qu'aux seules images toutes subjectives de votre serviteur. Mais, vous n'êtes pas obligé(e) de les encadrer non plus…

L'excellent site d'Anonymal :
http://www.anonymal.tv/

10 novembre 2014

Le Ravi de novembre fait tomber les masques de l'extrême-droite...

une ravi 123

Plutôt que des discours lénifiants, des propos rébarbatifs mille fois rabâchés ou des théories oiseuses, les journalistes du Ravi sont allés chercher directement sur le terrain divers cas concrets et de multiples témoignages illustrant les pratiques de l'extrême-droite.
Que ce soit sur ses méthodes de gestion des communes gagnées ou sur ses comportements politicards, cette droite-là n'est en réalité pas aussi vertueuse qu'elle voudrait le faire croire à travers sa propagande électorale et tous les médias.
L'enquête de novembre révèle de nombreuses situations de guerres internes, de copinages et d'intérêts personnels, de connivences aussi avec la droite classique. Cette investigation fait utilement tomber les masques en s'appuyant sur des cas précis d'application des outrances des élus FN, comme par exemple dans leurs réunions publiques ou conférences de presse où certains médias sont refoulés à l'entrée.
Il faut lire la page consacrée au compte-rendu de la séance du conseil municipal de Cogolin (Var) pour mesurer comment fonctionne une mairie frontiste.
Autre exemple récent de dérive, pour lequel le mensuel a sollicité ma contribution, celui de l'autorisation accordée par Maryse Joissains aux élus d'extrême-droite du conseil municipal d'Aix pour créer un groupe.
Le Ravi présente aussi un compte-rendu de la réunion de militants UMP qui s'est tenue à Aix dont les propos anti-sociaux n'ont, par certains côtés, rien à envier à ceux de l'extrême-droite.
Alors, un bon avertissement valant mieux que deux, je vous incite à lire ce numéro particulièrement riche en informations introuvables ailleurs. Je veux aussi insister sur la nécessité de faire vivre un journal comme le Ravi dont les moyens financiers sont limités mais qui est vital pour assurer une information indépendante qui porte son regard hors des sentiers battus. On peut lui apporter son soutien en achetant chaque numéro, en s'abonnant ou en faisant un don. Vous ne le regretterez pas.

Un bon article sur le site d'ACRIMED : 
Pourquoi il faut soutenir la presse alternative :
http://www.acrimed.org/article4496.html

 Le sommaire de novembre :
http://www.leravi.org/spip.php?article1895
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/pages/le-Ravi/129098087994
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

27 juin 2014

Maryse Joissains sur France Culture ! Qui l'eût cru, hé ?

Une journée réjouissante avec Maryse Joissains sur... France Culture. Non, non, ce n'est pas un canular. La maire d'Aix raconte ses amours, ses amis, ses emmerdes... 

Joissains ravi de platre 119 - Copie

Actualisation 4 juillet : demande de mise au point de Bruno Genzana (voir plus bas) 

Actualisation 12h00 : voir plus bas...


Comment refuser un tel cadeau ? Cette pépite unique en son genre a été diffusée sur France Culture dans la série Les pieds sur terre.
28 minutes et 15 secondes d'une émission entièrement consacrée à… Maryse Joissains, maire d'Aix ! Non, on ne rêve pas, c'est bien sur France Culture. Et, nul ne l'ignore, question culture, Maryse Joissains en connaît un plein rayon.
Pendant 24 heures, en compagnie de la journaliste Sonia Kronlund qui l'interroge à micro ouvert, notre bonne maire se donne à fond sur son enfance, ses amours, ses amis, ses emmerdes. On la voit presque lorsqu'elle monte dans sa voiture ou déambule dans les rues, claque la bise, salue les passants. Elle apparaît touchante de spontanéité et de délicatesse. Elle raconte ses drames, ses peines, ses joies, ses envies, ses choix.
Elle s'affiche patronne, femme de combat et de pouvoir, qui a de l'intelligence et du charisme. "Quand j'étais petite, j'étais chef. J'ai toujours été chef. J'étais la dernière de la classe, à la récréation, j'étais chef. Quand on jouait dans les quartiers, j'avais ma bande. J'ai toujours été attirée par la puissance et la force." On frise l'anthologie. Il ne lui manque plus que de faire ériger sa propre statue en haut du cours Mirabeau. Elle est comme ça, Maryse Joissains. On ne la refait pas.
La journaliste fait son travail et n'omet pas de rappeler brièvement le parcours de la maire, le nom de son chauffeur, celui de son mari, et les déboires judiciaires des uns et des autres de sa bande, sans oublier ses prises de position politique qualifiées de dérapages.
S'enchaînent ensuite des propos sur la délinquance, sur les roms, une discussion de haut vol dans les ateliers municipaux où, guidée par son chauffeur Omar Achouri, l'ami de toujours, elle lâche (défense de rire) : "à la mairie d'Aix, c'est pas l'embauche des copains, c'est l'embauche des besoins, et il y a des jurys". Non, on ne rêve pas. 
"Il a eu un procès où paraît-il il a gagné trop…" 
Elle annonce qu'elle va manger avec Bernard Tapie qui a demandé à la rencontrer. Elle est interpellée par un homme qui lui fait part d'un problème avec son fils, justement un problème d'embauche à la mairie pour faire serrurier. Maryse Joissains explique qu'"il n'y a plus de boulot à ville, et à la communauté d'agglomération, c'est pareil". "Bon, tu me rappelles par Omar, à l'occasion, hein ?" Oui, Omar est le maire bis.
Suit l'évocation d'Alain Joissains, "qui a été un maire très aimé, il a quitté ses fonctions suite à un scandale provoqué de toutes pièces, et mon ménage a explosé". Et là, petit plaisir qui m'est très personnel, la journaliste interroge la maire sur le recrutement de son mari comme directeur de cabinet pendant sept ans. Réponse : "il a eu un procès où paraît-il il avait gagné trop, vraiment on veut absolument m'emmerder, quoi". Non, on ne rêve pas.
Episode suivant : son amour des personnes âgées, des enfants et des animaux. "Je vais essayer de fourguer mon chien qui a neuf ans à Bernard (Tapie). Hein, Omar, c'est toi qui vas apporter le chien à Bernard, pas au journal, tu l'amènes chez lui, Mazerolle il va pas prendre le chien, tu rigoles."
La promenade se poursuit jusqu'au restaurant où l'attend Tapie. Ils parlent de leurs combats. Maryse Joissains : "C'est plus dur pour la famille que pour soi-même. Moi, ma fille, si elle a fait un cancer à 35 ans et qu'elle a failli mourir ma fille unique, c'est bel et bien par ce qu'on avait subi dans notre vie, oui, y a des dégâts". La médecine sera heureuse de la découverte de cette cause.
Omar Achouri raconte maintenant son parcours. Il connaît Maryse Joissains depuis 36 ans. Au sujet de sa convocation chez le juge, il assure avoir été entendu sur une lettre de dénonciation. Selon lui, l'avancement éclair qu'on lui reproche, "c'est une promotion sociale, y a pas de favoritisme", dit-il.
Bref intermède musical. Arrivée de Maryse Joissains dans son bureau à la mairie, devant ses parapheurs. "Jacqueline, demain, vous avez annulé demain matin ? Ah bon, donc, je peux prévoir le coiffeur ?"
Retour dans la rue. "Omar ! Y a rien qui te choque là ?" Trois vitres cassées sur la façade de la mairie. "Tu vas t'occuper illico presto, appelle-moi les services techniques et dis-leur que c'est de l'urgence absolue et que là je suis fâchée, hé."
Et puis : "Des détritus à côté de la poubelle, là, moi, si je le prends sur le fait, je l'emplâtre". Et encore : "Voilà alors, depuis qu'il y a les Roumains, vous avez ces spectacles, des femmes et des hommes qui s'allongent dans la rue, c'est triste, moi ça me fait mal au cœur mais il faut que le gouvernement prenne ça en charge. Ce sont des gens qui viennent ici pour faire la mendicité, en même temps pour surveiller les lieux pour d'autres qui viendront voler, pour piquer le pognon aux vieilles personnes"
"Un vrai sale type…"
Ultimes épisodes : "Eh Omar, tu regardes là pour sortir ?" Omar : "Où tu veux aller ?" "Ben voir le campus culturel." "Il est où ?" "Comment il est où le campus culturel ? Le GTP, le CCN, oh Omar !" "Euh, tu me parles… ben, dis-moi le GTP !" "C'est le campus culturel, Achouri, non mais je rêve." Non, on ne rêve pas. "Omar, il est avec moi tous les jours. Y a que le weekend que tu me laisses tomber. Le weekend, il fait sa vie."
Arrivée de Maryse Joissains au parc Jourdan pour la manifestation Côté Sud : "C'est très people ça." Rencontre avec la DRH de BNP Taïwan. "Bonjour ! Et bien, bienvenue !" Mais elle ne parle que l'anglais. "Alors comment on dit bienvenue ?" "Welcome." "Et bien sûr, welcome, je devrais le savoir ça !"
"Alors, s'il faut que je regarde tout, je suis pas sortie de la merde ! Bonsoir, je passe un peu en vitesse, il y a beaucoup de choses". "Bonsoir !" "Là, la dame qui vient de passer et qui m'a fusillée du regard, elle était sur la liste Front national, une petite bonne femme con comme un balai, elle est venue, elle s'est mise en bas à crier, quand j'étais en train de faire les élections, j'ai dit oh je suis pas une bourgeoise moi hé, je peux gueuler plus fort que toi hé."
"J'ai un peu mal aux pieds là hé." "Omar, coucou !"
Omar : "Il est presque 21 heures, on y va, ciao !" "Non, écoute chéri, je peux pas bouger !" Non, on ne rêve pas.
Dernière canonnade contre Bruno Genzana, qui n'est pas nommé mais on comprend qu'il s'agit de lui contre un de ses anciens adjoints (voir mise au point ci-dessous) : "C'était mon ancien adjoint, qui est un sale type, un vrai sale type qui m'a trahie dans des conditions inacceptables, et bien il sera dans aucune élection, terminé pour lui !"
Voilà, voilà… De la culture, de la grande !

La bande son est ici : 

Actualisation
LAC joissains france culture prov 30

Demande de mise au point de Bruno Genzana

Bruno Genzana m'a fait parvenir un courriel avec pièce jointe pour me demander de rectifier un passage de mon article où je cite son nom comme étant probablement celui auquel Maryse Joissains fait référence lorsqu'elle déclare "c'était mon ancien adjoint…".
C'est bien volontiers et en toute honnêteté que j'accède à son souhait.
Bruno Genzana précise en effet qu'il n'était pas présent lors de l'inauguration du salon Côté Sud qui s'est tenu au parc Jourdan et qu'il ne peut s'agir de lui puisqu'il affirme que les propos de la maire d'Aix ne correspondent pas à sa personne. J'admets évidemment son explication sans discussion et lui présente mes excuses pour mon erreur d'interprétation. Dont acte donc.
Mais alors de qui parlait Maryse Joissains ? J'ai bien une autre idée mais je me garderai cette fois de citer le moindre nom. 

4 février 2015

Le Conseil d'Etat a annulé le contrat illégal d'Alain Joissains !

Ultime manche et dernière marche pour enfin connaître la décision du Conseil d'Etat sur l'illégalité du contrat de directeur de cabinet d'Alain Joissains recruté par Maryse Joissains de 2001 à 2008. Hier, les hauts magistrats l'ont annulé. A ma grande satisfaction...

CE 2 arrêt comptes publics

Post tenebras lux !
Un véritable marathon ! Avec dix ans de procédures, soit plus de 3.000 jours, près de 600 pages de dossiers et 5 passages devant les juridictions du Tribunal administratif, de la Cour administrative d'appel (2 fois) et du Conseil d'Etat (2 fois) pour obtenir la confirmation d'une décision qui avait pourtant déjà été établie trois ans après le dépôt de mon recours initial le 13 mai 2005.
C'est hier que les hauts magistrats du Conseil d'Etat ont prononcé leur jugement sur le contrat illégal de directeur de cabinet d'Alain Joissains qui avait été recruté par Maryse Joissains de 2001 à 2008. Ma satisfaction est complète puisqu'elle valide le bien-fondé de ma requête par laquelle je démontrais que le directeur de cabinet avait bénéficié d'un salaire dépassant abusivement le plafond fixé par la loi sur la Fonction publique territoriale. Selon mes calculs, il n'aurait dû percevoir "que" 307.972 euros. Or, il a encaissé 475.778 euros, soit 167.806 de trop. 
Mais ce n'était pas la seule cause de l'illégalité du contrat. J'y reviendrai dans un prochain article dès réception de l'arrêt.
Le 16 janvier, dans ses conclusions présentées aux magistrats, le Rapporteur public avait préconisé une annulation du contrat mais avait également rejeté les prétendues erreurs de droit de la Cour administrative d'appel sur lesquelles la Ville d'Aix croyait pouvoir s'appuyer pour fonder son appel lors du second passage.
Mieux que cela, le Conseil d'Etat n'a pas traité que la forme du dossier mais a décidé de juger au fond, comme on dit. Il a lui-même établi qu'il fallait régler l'affaire et donc statuer aussi sur les clauses de droit qui n'avaient pas été respectées par le maire lors de la signature du contrat. C'est ce qui a été fait.
Ce lundi, à l'audience de lecture de l'arrêt, les magistrats ont donc évacué tous les moyens défendus en désespoir de cause par la commune et ont prononcé en dernier ressort l'illégalité manifeste du contrat.
Je me réjouis de cette décision qui servira à d'autres requérants lorsqu'ils contesteront des contrats litigieux pour ne pas dire abusifs. J'attends de pied ferme la copie de l'arrêt qui va m'être adressée. Je développerai à ce moment-là un peu plus en détail l'affaire et les considérants du Conseil d'Etat.  

Titre de l'article de La Provence d'aujourd'hui

CE arrêt la provence 4 février 2015

Mon précédent article sur le même sujet :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2015/01/17/31329487.html

23 janvier 2015

Vive la presse libre ! Il faut aussi soutenir le Ravi qui vient de sortir !

une ravi 125

La famille des médias vraiment libres n'est pas grande. C'est elle qu'il faut soutenir car son indépendance est en péril. Charlie Hebdo était en difficulté avant la tragédie qui l'a touché. Dans notre région, la survie du Ravi ne tient qu'à un fil. Notre mensuel, Charlie et le Canard trempent leur plume dans le même encrier. Ne les perdons pas.
Nous avons marché par millions pour défendre notre chère liberté d'expression. Le geste utile maintenant est d'acheter régulièrement cette presse-là et aussi de s'abonner pour assurer les meilleures conditions de parution à ces volatiles qui bousculent si salutairement tous les clichés, les esprits et les consciences.
Ce mois-ci, le Ravi rend hommage à Charlie et rappelle les partenariats que ses journalistes et dessinateurs développent depuis plusieurs années dans une communauté d'initiatives et de projets. Sans oublier de rendre compte de l'actualité régionale dont on pourra trouver le sommaire ci-dessous.
Que sont 3,40 euros par mois ? A peine le prix de trois baguettes de pain. Alors, pensez-y fort. Le Ravi, c'est aussi de la nourriture qui fait du bien autrement parce qu'elle ne rassit pas.

Le sommaire du n° 125 de janvier :
http://www.leravi.org/spip.php?article1939
Pour soutenir, faire un don et s'abonner :
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ravi je suis

9 octobre 2014

Le Ravi d'octobre ausculte les partis... euh... politiques, bien sûr !

une ravi 122

Constat chirurgical dans le Ravi d'octobre sur le mauvais état des forces politiques et l'image qu'elles en fournissent dans notre région.
D'urnes en urnes, d'ambitions personnelles en ambitions personnelles, de coups tordus en coups encore plus tordus, de déconnexion en déconnexion entre certains élus et une grande fraction de la population, le délitement continu des partis est l'une des causes de l'abstention ou du vote vers les extrêmes.
Faut-il baisser les bras pour autant ? Non, car il vaut mieux le dire et en prendre conscience pour pouvoir réagir et surtout agir. C'est là le sens de l'enquête que le mensuel a souhaité mettre en avant. Avec bien d'autres sujets d'actualité tels que l'emploi qui rend pauvre ou les rythmes scolaires sacrifiés à Marseille.
Heureusement, l'humeur n'est pas que terne. Elle est joliment compensée par l'humour des dessinateurs qui ne sont pas des saints, les diverses rubriques qui ne sont pas du bric-à-brac et la tonicité des brèves qui ne viennent pas des comptoirs. 
Le Ravi est décidément "un journal pas pareil" qui mérite toute notre attention. Alors, faites-vous plaisir et dites-le autour de vous. Cela ira droit au 
cœur de nos amis les artisans de la rédaction qui nous font du bien en se donnant tant de mal.

Le sommaire d'octobre :
http://www.leravi.org/spip.php?article1862
pas d'Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/pages/le-Ravi/129098087994
Le site du Ravi
http://www.leravi.org/

4 octobre 2014

Les manipulations de Maryse Joissains pour favoriser l'extrême-droite

Comment Maryse Joissains a tenté de manipuler le conseil municipal en travestissant le passé pour justifier un vote favorable à l'extrême-droite. Voici la réalité des faits…

joissains ravi 116 B - Copie - Copie

Je fais une suite à mon article paru jeudi. Car ce n'est pas la première fois que je surprends Maryse Joissains en train de fabuler, voire de mentir avec culot. Dernier exemple, lundi, lors de la discussion sur la création d'un groupe de l'extrême-droite au sein du conseil municipal par l'abaissement du nombre nécessaire d'élus de cinq à trois.
En préambule au vote secret, la maire a fait fort en tentant de semer la confusion dans le débat. Elle a cru bon de citer deux fois mon nom comme étant une illustration, selon elle, du bénéfice d'une telle mesure lors d'un précédent mandat. C'est délirant. Elle prétend qu'une faveur avait été faite aux radicaux de gauche (parti politique auquel j'ai adhéré pendant dix ans jusqu'en 2008) pour constituer un groupe de trois.
Alors, apportons les précisions et rafraîchissons la mémoire fantaisiste de Maryse Joissains.
De 1995 à 2001, les radicaux de gauche siégeaient dans la majorité du maire Jean-François Picheral. Nous étions neuf élus radicaux et apparentés. Donc, ni trois ni cinq. Et la règle du minimum requis pour constituer un groupe ne nous concernait pas.
De 2001 à 2008, passé dans l'opposition, je siégeais au sein du groupe des radicaux de gauche et des verts qui comptait quatre élus. Il y avait par ailleurs un autre groupe issu comme nous de la liste Picheral, celui des socialistes et société civile avec neuf élus. Donc, ni trois ni cinq.
La règle instaurée dès 1989 par Jean-François Picheral avait fixé le seuil à trois. Or, en 2001, Maryse Joissains, élue maire, n'avait pas modifié ce seuil. Les choses ont changé en 2002 lorsque François-Xavier de Peretti et trois autres élus de la majorité Joissains ont fait sécession et se sont retrouvés dans l'opposition. Par rétorsion, la maire avait proposé alors de remonter le seuil à cinq en l'inscrivant dans le règlement intérieur pour empêcher le dissident et ses amis de disposer d'une groupe.
Nous avions demandé que les groupes déjà constitués ne soient pas affectés par ce changement de seuil, selon le principe de la situation acquise. Voilà l'unique vérité.
La manipulation présentée à la séance du conseil municipal de lundi dernier ne pouvait s'adresser éventuellement qu'aux élus récents, mais pas leurrer aussi grossièrement ceux qui ont la mémoire encore bien intacte des mandats passés. L'embrouille avancée par Maryse Joissains ne tient donc pas la route pour justifier le nouveau seuil accordé à l'extrême-droite. Voilà, c'est dit.

Lire aussi l'article précédent sur le même sujet :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2014/10/02/30690116.html

8 janvier 2015

Balles tragiques à Charlie Hebdo

Je n'ai plus de larmes. Oui, Charlie Hebdo, Cabu mon amour, Charb notre frère, Wolinski le tendre, Tignous et Honoré nos amis, Bernard Maris l'érudit, mais aussi Philippe Lançon la plume blessée, nous ne laisserons pas faire.

charlie image

Notre Charlie vivra ! Nous défendrons toujours avec plume, crayon et papier cette très chère liberté d'expression. Merci à vous pour tous les bonheurs que vous nous avez légués.
Militant, soutien et amoureux de la presse libre et indépendante, j'achète le journal toutes les semaines depuis le début de Charlie. Et je l'ai encore fait hier matin sans savoir que ce serait le dernier numéro marqué du sceau de vos signatures joyeuses qui illuminent le cerveau.
Je n'ai plus de larmes pour vous dire combien je vous attendais, vous aimais, vous dévorais. Je vous mets tous à la place d'honneur de mon panthéon personnel.

Amis lecteurs, je n'avais pas imaginé une si terrifiante nouvelle et avais prévu de publier un article coup de gueule contre les mauvaises méthodes de certains médias. Le voici quand même. On pourra comprendre pourquoi il faut aimer le courage de Charlie Hebdo.
Des médias qui font honte
Si, si, ils le font exprès car il en faut pour tous les dégoûts. Des informations nullardes et des articles pour gogos, il y en a à la tonne, sur les chaînes robinet de télé irréalité, sur les sites fosse septique et dans certains journaux paresseux et sans figure qui recopient l'AFP.
On les reconnaît à leurs titres qui font le trottoir pour attirer le client. Ils parasitent et écrasent tout au détriment de faits essentiels qui sont donc réduits à portion congrue. Le racolage sévit maintenant partout sans vergogne. C'est quasiment un concours à qui aura la plus grosse… audience, en toute désinvolture.
Tout est fait pour crétiniser les candides, formater les esprits et vider les crânes pour les remplir d'eau. Leurs tours de passe-passe sont pourtant bien visibles. Mais ils parviennent à hameçonner les plus crédules qu'ils ont habitués à se laisser vampiriser.
On a honte pour eux, les médias qui montrent leur derrière. Et de la gêne, pour les ingénus qui regardent dans l'orifice. La moindre flatulence sans intérêt est montée en épingle et servie toute puante sous l'apparence d'une information déterminante pour le destin de la planète. Les clichés les plus éculés, les marronniers les plus usés, les formulations les plus affriolantes et les recours aux plus bas instincts sont devenus leur art et leur manière de simuler le journalisme d'investigation. On en trouve mille exemples par jour.
Quand ce ne sont pas les titres qui aimantent la curiosité ("Jambes ouvertes ou fermées dans le métro, un faux problème" – un vrai titre puisé dans l'Obs), ce sont les déclarations dont la vacuité remplirait d'un seul coup le néant ("On a perdu car on n'a pas gagné" – déclaration véridique de Ronaldo "J'adore les avant-matchs. Je sens toujours la naphtaline monter en moi"). Après ça, essayez de lire ou de relire du Voltaire, du Rimbaud, du Hugo ou du Proust, ou même du Zemmour, tiens ! Non, pas lui, ça pue le zyklon !
Et n'évoquons pas la langue française massacrée, leurs seuls deux cents mots qui tournent en boucle ou l'illettrisme de ceux qui les éructent au kilomètre.
Sur les chaînes à débit permanent qui reprennent entre les pubs les mêmes infos superficielles et insignifiantes tous les quarts d'heure en répétant le nom de leur chaîne mille fois à l'heure, ils ont même inventé des injonctions infantilisantes censées retenir ceux qui voudraient fuir : "Restez avec nous !" Non, mais ça va pas, non ? Et si moi j'ai envie d'aller voir si mes toilettes sont plus propres que les vôtres ? Je vais me gêner, tiens ! Vous vous croyez malins mais vous avez oublié une astuce : fournir la colle ou les vis pour nous fixer à notre fauteuil.
Et puis, fin du fin, il y a aussi ces "sondages du jour" où il faut répondre par oui ou par non à des questions improbables, bien populistes, que l'on trouve aussi bien sur les sites que sur les télés ou dans les journaux. Voyez-vous comme on émascule le diversité des opinions, comme on dresse le bétail en mode binaire et comme on fabrique des zombies. Oui, chez nous, en France, le pays des Lumières ! Basta pour aujourd'hui.
Une prochaine fois, si mon champ astral est avec moi bien entendu, je vous parlerai des horoscopes à neuneus qui bourrent le mou des benêts qui ne savent plus à quel signe se fier. Le lecteur fidèle de ce blog aura remarqué que cet article est un peu iconoclaste. Mais il fallait bien commencer l'année par un petit coup de gueule qui soulage, non ?

charlie dessin duverdier sud-ouest

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Deux bons articles qui en disent encore plus…

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2 octobre 2014

Conseil municipal de rentrée : Le cadeau de Joissains à l'extrême-droite

Maryse Joissains a finalement permis à l'extrême-droite de constituer un groupe avec trois élus au lieu de cinq au sein du conseil municipal. Mais certains élus n'ont pas suivi. Récit...  

CM 7 30

"Comme tu ne m'as pas saluée, Alexandre, je ne sais pas si je vais te donner la parole…".
La séance du conseil municipal post-estival de lundi a débuté comme ça, juste après l'appel rituel du nom de chaque élu(e). Bon, Maryse Joissains semblait enjouée à ce moment-là et a voulu faire un trait d'humour lorsque j'ai levé la main en préambule des débats.
De fait, je n'ai pas été empêché de dire ce que j'avais prévu de dire non sans avoir répliqué "madame la maire, vous connaissez pourtant mon sens de la diplomatie, ma courtoisie et mon élégance !". Exclamations et rires dans la salle.
Ma demande était motivée suite au constat de la non mise à l'ordre du jour du gros document retraçant le bilan social 2013 (gestion globale des personnels municipaux) que la maire avait promis d'inscrire pour cette rentrée. Le débat aura donc lieu lors d'une prochaine séance.
Et puis, au fil des cinq heures qu'aura duré la séance, le ton a parfois changé, il s'est même envenimé lorsque l'un ou l'autre d'entre nous a soulevé des questions qui gênent les Joissains ou qui font mal.
L'ordre du jour était copieux avec pas moins de 94 délibérations. Disons qu'une bonne moitié était ce que l'appelle des questions d'ordre qui ne posent aucun problème eu égard à leur aspect administratif ou technique.
En revanche, lors des réunions préparatoires du conseil par notre groupe Démocratie pour Aix, nous avions sélectionné quelques dossiers qui nous paraissaient devoir être mis en avant. Et c'est ce que nous avons fait en nous répartissant les interventions.
Celui qui a vraiment fait monter le ton a été le vote de l'article 2 du règlement intérieur qui abaissait le nombre d'élus à trois au lieu de cinq pour pouvoir constituer un groupe politique au sein du conseil. Cette modification ne concernait que le groupe d'extrême-droite.
Avec la fougue qu'on lui connaît, Hervé Guerrera a tiré à boulets rouges. La réaction de la majorité n'a pas tardé en défense dudit groupe, même si la maire et certains de ses proches ont affirmé ne pas cautionner les idées du FN.
Par parenthèse, jusqu'à présent, on a vu ces trois élus ne prendre la parole qu'une ou deux fois par séance sans jamais aller au fond des dossiers ni faire de propositions et voter toutes les délibérations de la majorité sans objections. Et ce fut encore le cas lundi soir avec remerciements appuyés pour l'autorisation accordée par Maryse Joissains.
A noter cependant que le vote à bulletin secret a réservé une surprise puisque la délibération n'a été validée qu'à 33 voix (donc les 3 FN) contre 20. Il y a donc eu une douzaine d'élus de la majorité qui ont fait défaut. Nous nous sommes sentis moins seuls, si l'on peut dire.
Enfin, pour l'anecdote, le bulletin de vote distribué en séance ne comportait que deux cases "Pour" et Contre". J'ai fait observer que ce n'était pas légal puisqu'il manquait la case "Abstention". "On ré-imprime les bulletins, a réagi Maryse Joissains, je ne veux pas que quelqu'un s'avise de me traîner devant le tribunal administratif". Je ne vois vraiment pas qui pourrait être ce quelqu'un…
Dans un tout prochain article, je vous raconterai la passe d'armes entre Edouard Baldo et Maryse Joissains au sujet du contrat d'Alain Joissains. Et là, la maire a explosé…
                                                                                                                                     A suivre…
                                     
La délibération modifiant le règlement intérieur est ICI

19 décembre 2014

Le Ravi de décembre relève les bras mais a aussi besoin de notre soutien !

Une RAVI 124 en grand

Y a-t-il cadeau plus approprié et plus utile en cette fin d'année que de se procurer le Ravi ?
S'il n'est sorti que ce jeudi au lieu de l'habituel premier vendredi du mois, ce n'est pas pour faire plaisir au sapin du calendrier. Non, c'est parce qu'il traverse un moment désagréable pour tenter de se maintenir. Le mensuel ne vit pas de la publicité mais de l'effort conjoint de son équipe et de ses lecteurs pour lui assurer une parution régulière.
Il est édité par une association, La Tchatche. Ses fonds disponibles étant faibles et fragiles, elle a dû passer devant le tribunal d'instance qui a accepté de la placer en redressement judiciaire (lire l'édito sur le site). Résultat, elle peut donc continuer à imprimer ses joyeuses pages.
Dans le cadre de ce statut, qui sera provisoire, espérons-le, le Ravi peut encore relever les bras. Mais cela va se faire en modifiant un peu sa pagination, une façon de réduire pour un temps les dépenses de fabrication.
Cela n'affectera en aucune manière la qualité des informations. Il est donc plus que jamais nécessaire et pressant d'apporter un soutien à ce journal original qui secoue les branches quand d'autres nous les servent en bûches sans sève. On pourra d'ailleurs le vérifier sans peine avec ce numéro 124 de décembre (pour s'abonner, voir aussi sur le site).
On y trouve un article sur la mise en question du pluralisme des médias et un autre sur l'économie sociale et solidaire. Puis, pour éclairer notre lanterne citoyenne, le Ravi a établi le palmarès des élus cumulards de notre région (100 élus sont ainsi impitoyablement passés au grill) - le non cumul est un sujet qui me tient à cœur -, et une analyse sur les risques politiques majeurs que font courir les poussées de l'extrême-droite pour les échéances électorales de 2015, départementales et régionales, en particulier en Provence-Alpes-Côte d'Azur.
Il faut lire aussi le compte-rendu, en forme de contrôle technique de la démocratie, minute par minute, du conseil d'arrondissement de Marseille où un frontiste dirige la mairie, démonstration révélatrice sur les méthodes employées.
Enfin, comme je le répète à chaque parution, les brèves, les beaux dessins et l'humour sont un régal qui apporte un contrepoint revigorant aux nouvelles parfois bien cafardeuses.

Le sommaire de décembre :
http://www.leravi.org/spip.php?article1920
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/pages/le-Ravi/129098087994
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

15 décembre 2014

La Constance : Quand Maryse Joissains a besoin de mobiliser sa claque...

Le projet d'urbanisation du plateau naturel de la Constance a été présenté une dernière fois il y a quelques jours. Maryse Joissains avait mobilisé sa claque pour tenter de contrecarrer les opposants. Récit...

constance google
Ceci est le plateau naturel de la Constance visé par l'urbanisation
(Clic sur l'image pour agrandir)
 

Il était une fois, et il est toujours, un beau plateau situé à l'Ouest d'Aix. Paul Cezanne venait y peindre notamment des vues de Sainte-Victoire immortalisées sur des toiles qui figurent dans les plus grands musées du monde. Ce vaste plateau fait l'objet d'un projet d'urbanisation qui risque fort d'engloutir à tout jamais les multiples richesses naturelles, agricoles et patrimoniales qui constituent son identité. Maryse Joissains a décidé de faire un sort à ces 100ha en y programmant une opération de bétonnage.
La réunion publique d'information, abusivement appelée réunion de concertation, qui a eu lieu il y a quelques jours a été la triste occasion d'entendre la confirmation que l'espace encore assez intact de la Constance fera les frais d'un changement irréversible.
Sachant que des contestations existent, la municipalité avait bourré la salle en faisant venir sa claque, des personnes que nous n'avions jamais vues au cours des cinq réunions précédentes. Elles ont pourtant pris la parole pour dire tout le bien qu'on leur avait demandé de dire. Elles ont applaudi mécaniquement comme les chauffeurs de salle en intiment l'ordre au public complice dans les studios des émissions de télévision. J'avais rarement constaté pareille manipulation dans des réunions de ce type.
Il y a eu aussi des questions émanant d'opposants, bien plus argumentées que les témoignages ou les compliments téléphonés des mobilisés.
En préambule, la maire d'Aix a prononcé quelques mots pour rappeler l'importance de cette opération et s'est un peu embrouillée en annonçant la projection d'un film alors qu'il s'agissait d'un diaporama. Mais bon, ce n'est pas grave.
Ce sont ensuite les techniciens qui ont tour à tour apporté leurs lumières. Le scénario était bien écrit puisque plusieurs élus de la majorité ont pris "spontanément" le relais pour enfoncer le clou et vanter la pertinence du projet.
On nous a précisé que la Salle de musiques actuelles et le Pôle numérique se feraient sur des terrains déjà propriétés de la Ville et que le reste de l'urbanisation suivrait le calendrier (sur 15 ans) une fois le Plan local d'urbanisme adopté : 3.500 logements, 8.000 m² de commerces et services et 67.000 m² d'activités tertiaires.
Selon les principes exposés, et pour anesthésier un peu plus les heureux invités-malgré-eux, tout serait déjà prévu : les voiries, les transports, la préservation agricole, la lutte contre le bruit et la pollution de l'air et le respect du patrimoine, les promesses de cadeaux de fin d'année tombant par hottes entières sur un public ébahi qui découvrait ce soir-là tant de choses auxquelles il ne s'était pas intéressé jusque là. Et cerise plastronnant fièrement sur le plateau, histoire de compléter la félicité ambiante, le projet fera l'objet d'un concours international. Dormez, braves gens, vous êtes déjà aux portes du paradis.

Précisions :
En 1996, la municipalité de Jean-François Picheral avait pris la décision, dûment validée par le préfet, de créer une Zone d'aménagement différé sur le secteur de la Constance. Une ZAD est en quelque sorte une précaution salutaire ayant un but anti-spéculatif afin d'éviter que des terrains nécessaires à la réalisation d'un projet d'aménagement public soient renchéris lors de l'annonce d'un projet. La durée de la ZAD avait été fixée à 14 ans. De fait, elle est caduque depuis 2010.
Le maire de l'époque, et jusqu'à l'élection de Maryse Joissains en 2001, avait eu le souci de préserver le plateau, sans pour autant, contrairement à ce que laisse entendre la maire actuelle, avoir envisagé ou défini un quelconque projet d'urbanisation tel que le propose Maryse Joissains.
Il faudra donc que le PLU et le SCOT (Schéma de cohérence territoriale) soient votés et non contestés pour que le bouleversement de la Constance devienne irréversible. Ces deux documents sont encore en phase d'élaboration pour une validation qui n'aura pas lieu dans le meilleur des cas avant fin 2015, à quelques mois ou semaines de l'entrée en vigueur de la Métropole. Suivez mon regard...

"Non au Zac'cage du plateau de la Constance !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2014/11/27/31041364.html

23 septembre 2014

L'été municipal aixois aura finalement été chaud… (1)

Non, il ne s'agit pas d'un pic de réchauffement climatique qui se serait abattu sélectivement sur Aix mais de la température atteinte par certains dossiers mal traités par la municipalité !
L'été n'aura pas éteint certains feux de l'actualité aixoise. En tout cas, sur certains dossiers au moyen ou long cours. Revenons-y un instant pour ne pas oublier. Et si, par hasard, d'aucuns voulaient tourner la page, les faits sont là en cette rentrée pour parler d'eux-mêmes.
Je vous en propose une première rapide revue.

Les bus.

aix en bus colère

Au 1er septembre, de nouveaux ajustements ont été mis en place. Ce n'est pas la première fois qu'Aix en bus procède à des retouches. Le grand bazar constaté après la réorganisation générale du réseau avait contraint la direction, sous la forte colère des usagers, à trouver des solutions de colmatage aux inadaptations des lignes, de leurs horaires et des fréquences. En décembre, puis en février, d'autres séries de modifications ont été nécessaires pour les mêmes types de problèmes. Le site de Keolis annonce donc pour cette rentrée une énième liste de changements. Mais il n'est pas un jour où des voyageurs ne se plaignent d'arrêts mal situés, de passages retardés voire supprimés ou d'amplitudes horaires insuffisantes. Que l'on ne vienne pas me dire que j'exagère. Ce que je vois et entends, en tant qu'utilisateur, m'en fournit témoignage direct. Le plus marrant, c'est cette phrase en page d'accueil du site internet : "Info trafic. Aucune perturbation n'est à signaler sur le réseau Aix en bus ". Vous verrez, d'ici la fin de la délégation de service public, on aura peut-être enfin de vrais transports en commun…

La Traviata.

cardeurs 14

L'énorme infrastructure de l'établissement de restauration qui occupait illégalement l'espace public sur le forum des Cardeurs a enfin pu être démontée courant août. De fait, il a fallu plusieurs assignations en justice assorties de lourdes contraintes financières pour en arriver là. Certes, on ne peut que s'en féliciter. Mais la question essentielle reste posée. Comment une construction aussi massive et donc bien visible a-t-elle pu être édifiée et prospérer pendant près de six mois sans que la mairie, située, rappelons-le, à seulement quelques mètres de là, n'intervienne dès le début de l'infraction ? Sans être mauvaise langue, n'est-on pas aussi en droit de se demander combien d'autres établissements ne respectent pas les règles ?

Les rythmes scolaires. 

manif CM 23

La bataille fut longue. Maryse Joissains s'était opposée à l'application de la loi, prétextant des coûts très discutables. Jusqu'à fin juillet, de nombreuses manifestations, bruyantes, ont eu lieu réclamant une vraie concertation avec les parties concernées, à savoir parents d'élèves, syndicats, enseignants et mairie. In extremis, un projet deux fois présenté et enfin revu une troisième fois a été voté au conseil municipal. En termes d'horaires, les solutions retenues semblent faire leurs preuves. En revanche, il y a encore beaucoup à dire sur le temps des activités périscolaires qui ne répondent pas suffisamment aux directives de la réfome. On verra bien au moment du bilan de la première année comment tout cela a fonctionné. 
                                                                                                                                                            A suivre...

 

27 novembre 2014

Non au Zac'cage du plateau de la Constance !

A Aix-en-Provence, le plateau naturel, agricole et culturel de la Constance (100ha) est sous la menace d'une urbanisation désastreuse. Voici les raisons de s'y opposer… 

constance plan urbanisation projeté
Plan de l'urbanisation projetée des 100ha de la Constance
(Clic sur l'image pour agrandir)

Au risque de paraître insistant voire lourdingue, je reviens une fois encore sur le projet d'urbanisation du plateau de la Constance. Le sujet reste d'actualité puisque la mairie a même programmé une autre réunion publique le 5 décembre.
Pour ma part, avec mes amis du Collectif de défense de la Constance (CODEC), j'ai participé lundi à une distribution de tracts auprès des personnes qui se rendaient au pince-fesses censé auto-célébrer l'obtention du label French tech pour Aix et Marseille.
Pour être aussi clairs que précis, nous réaffirmons que nous ne sommes pas contre les deux projets du Pôle numérique et de la Salle de musiques actuelles, qui répondent à de vraies nécessités. Mais nous n'acceptons pas qu'ils soient parachutés sur le secteur de la Constance comme les têtes de pont d'une urbanisation prévue sur 100ha.
Pour que l'information soit complète et permette à chacun de mieux mesurer les risques irréversibles qui menacent la Constance, je publie ci-dessous le texte intégral du tract.

Article de La Provence du 26 novembre 2014 
CODEC manif 24

CODEC manif 24

Membres du CODEC présents :
Régis Delalande, François Hamy, Lucien-Alexandre Castronovo (élu),
Thomas Metzger, Edouard Baldo (élu) et Hervé Guerrera (élu) 
(NB : Les élus présents le sont à titre individuel et non pas au nom du groupe municipal) 

(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le rectangle en bas à droite du document)

"La Constance : Non à l'urbanisation, oui à la préservation !" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2014/10/20/30799102.html

22 juillet 2014

Gros revers juridique pour le PLU, le vote a tourné court !

Hier soir, au conseil municipal, le vote sur le Plan local d'urbanisme a tourné court. Le dossier était incomplet et risquait de ne pas passer le contrôle de légalité. Récit…

CM 6 21
(Clic sur l'image pour agrandir) 
Merci à BB pour cette photo prise hier soir en début de séance 

Ne riez pas citoyens, Aix n'a toujours pas de Plan local d'urbanisme ! La délibération inscrite à l'ordre du jour du conseil municipal d'hier soir a en effet été retirée. Allez, je vous raconte.
Ce devait être le gros morceau de la dernière séance avant les congés. Elle s'annonçait longue et avait donc été avancée à 17 heures. Las, ce fut un gros morceau mais pas celui qu'on croit. Un écran géant avait été installé au fond de la salle pour faire défiler un diaporama, qui resta figé sur la première image. Et la discussion sur le fond n'a pas eu lieu.
D'entrée de jeu et avant que ne s'engage tout débat, Edouard Baldo a demandé la parole au nom de notre groupe Démocratie pour Aix. Qu'a-t-il dit qui a fait tourner court l'examen du dossier et mis fin à la partie ? Une argumentation aussi simple qu'évidente : la délibération ne pouvait pas passer en l'état car elle ne satisfaisait pas toutes les règles d'information des élus. S'il est vrai que nous avions été destinataires d'une convocation en bonne et due forme et de l'ordre du jour dans les délais impartis, il en était autrement pour les documents mis à notre disposition.
Il y avait une délibération ainsi intitulée...

CM 6 21

et comportant 53 pages de développement dont 11 de présentation générale et 42 faisant partie du tome VI du PLU répertorié sous le titre "Résumé non technique".
Il y a quelques jours, nous avions également reçu chacun un DVD (de pas moins de 4,37 Go !) accompagné d'un courrier aussi lapidaire que surprenant signalant qu'il "s'agit d'un document informatif qui, s'il comporte des différences (dues à un incident de la gravure) par rapport au dossier déposé au sécrétariat général, ne saurait être considéré comme un document officiel, seul l'exemplaire déposé au secrétariat général ayant cette qualité".
Seulement voilà, il n'y avait pas tout ce dont un élu doit pouvoir légalement disposer pour être dûment éclairé, se forger une opinion personnelle et voter en toute connaissance de cause. Et c'est de là que naît le problème.
Des documents incomplets : 13 ans pour en arriver là…
Par souci de transparence et par courtoisie, Edouard Baldo avait pris la précaution d'en avertir directement Maryse Joissains. En séance, on observa un vent de panique, de l'affolement et des scènes cocasses au sein de la majorité. Des fonctionnaires furent appelés en renfort pour donner leur avis sur la validité ou non de la présentation du dossier. L'adjoint à l'urbanisme affirma que la délibération était légale et suffisante pour qu'on procèdât au débat et au vote.
Flottement pendant cinq bonnes minutes. Maryse Joissains, plus circonspecte, demanda à joindre un avocat de cassation pour consultation et évaluation des risques juridiques à faire passer une telle délibération. On vit alors Maryse Joissains, téléphone en main, prendre connaissance de la réponse de l'avocat mais rien n'était encore clair.
Divers échanges eurent lieu entre elle et Edouard Baldo qui donna lecture et détail de diverses jurisiprudences et alerta sur les conséquences de passer outre à ses mises en garde. Il demanda aussi que les services montrent au public la masse de documents que représente le dossier complet du PLU. S'exécutant, un fonctionnaire empila sur une table une très grande partie des classeurs (donc pas tous) atteignant déjà une hauteur d'environ 80 cm. Ces classeurs avaient été mis en consultation au service des assemblées mais n'avaient pas été fournis aux élus.
On le sait, Maryse Joissains tient à faire voter cette délibération pour que le PLU soit applicable avant la date d'entrée en vigueur de la Métropole le 1er janvier 2016. Mais, à ce train, rien n'est moins sûr.
Après une trentaine de minutes de confrontations de points de vue et d'errements en tous sens, consciente des aléas juridiques possibles encourus par une décision que le contrôle de légalité pourrait rejeter, la maire se résolut à annoncer le report de la délibération à une très prochaine séance supplémentaire uniquement consacrée à ce dossier du PLU. Ce devrait être le 30 juillet, si tout va bien et si la mairie parvient à adresser la complétude des documents à chacun des élus.
Alors voilà, 13 ans d'attente et d'amateurisme pour en arriver là ! Ce triste feuilleton continue et devient de plus en plus pathétique… 
Une consolation : nous rentrâmes chez nous vers 22 heures au lieu de minuit. 

14 novembre 2014

Etre élu d'opposition est un vrai combat de tous les instants...

Comment exercer au mieux un rôle actif quand on siège dans l'opposition ? D'abord en remplissant pleinement sa fonction. Et en étant présent partout où la loi nous permet de l'être. Mais il faut surtout ferrailler pied à pied. Explications... 

democratieIl y a bien sûr les séances publiques du conseil municipal, et celles de la Communauté du pays d'Aix pour ceux qui en font partie. Depuis l'élection de mars dernier, il y en a déjà eu neuf à la mairie et quatre à la CPA. Ce sont les principaux lieux des débats pour lesquels nous recevons des tonnes de documents que nous étudions en groupe dans tous les détails.
Nous sommes également toujours aux rendez-vous des commissions, comme celles des finances, de l'urbanisme et des appels d'offres. C'est souvent là que l'on dispose en avant-première d'un certain nombre d'informations importantes.
D'autres moyens existent. Les réunions publiques thématiques (imposées par la loi) sont aussi l'occasion de découvrir les grandes lignes des projets et de rencontrer la population. Ainsi, à titre personnel, il y a quinze jours, j'étais à la commission d'appel d'offres. Et mercredi matin, à la réunion préparatoire de la commission du secteur sauvegardé et le soir à la réunion publique présentant le diagnostic du SCOT (Schéma de cohérence territoriale) qui conditionne tous les autres plans, Plan local d'urbanisme, Plan des déplacements urbains et Plan local de l'habitat. Je n'inclus pas les cérémonies officielles annuelles que nous honorons de notre présence.
Ce très bref tour d'horizon des activités liées à la vie de l'élu m'amène à faire part d'un autre volet, celui de l'ambiance que l'on rencontre ici et là dans les diverses instances de travail que nous fréquentons. En général, elle est plutôt sereine dans les commissions auxquelles participent d'ailleurs les fonctionnaires chargés des dossiers selon leurs fonctions respectives. L'écoute est mutuelle et les échanges de points de vue sont courtois car nous sommes là dans un domaine technique ou administratif plus que politique et antagoniste.
Les prises de position et les votes, accords ou désaccords, se font ensuite au conseil municipal et au conseil communautaire. Comme on peut l'imaginer, c'est au sujet des dossiers fondamentaux que les débats sont souvent vifs et rugueux. Il faut être sans cesse en éveil et sans faiblesse pour faire prévaloir ses arguments.

democratiqueJe dois reconnaître que l'on ne nous limite pas le temps de parole pour objecter, défendre nos opinions et le cas échéant pour émettre des propositions. En revanche, et c'est sans doute ce qui se passe aussi dans d'autres collectivités, certains élus essaient de couvrir notre voix en cherchant à nous déstabiliser par des réflexions intempestives lancées à l'emporte-pièce. Ce parasitage émanant de quelques élus bien identifiés de la majorité, le plus souvent des élus à l'esprit borné et lèche-bottes, nous agace mais ne parvient pas à nous faire taire. Nous l'avons signalé en séance à Maryse Joissains qui leur a demandé de se calmer. Lors du dernier conseil municipal, cela a eu son effet.
Quant à l'ambiance des conseils communautaires, elle est toute autre, on peut même dire exempte d'éclats de voix. D'abord, parce qu'il n'existe pas de groupes d'opposition constitués comme à la mairie et les élus s'expriment par conséquent à titre plus personnel. Ensuite, parce que le système de l'intercommunalité permet aux maires des 36 communes d'être soit vice-présidents, soit/ou membres du bureau. Dès lors, beaucoup de décisions sont souvent prises dans un consensus qui efface les appartenances politiques, droite, gauche et sans étiquette.
Il se trouve que la représentation de la Ville d'Aix comporte six élus d'opposition, issus de notre groupe municipal Démocratie pour Aix, et que nous sommes donc les plus nombreux parmi ceux qui expriment des désaccords en comparaison avec le reste de l'assemblée. Il y a bien quelques maires qui apportent parfois la contradiction ou des nuances dans l'appréciation des dossiers. Mais ce sont nos prises de parole qui sont en rupture avec l'unanimité quasi contrainte.
A la fin de la séance d'octobre, dans les couloirs, deux maires (un de droite et un de gauche) sont venus vers moi pour me faire part de leur agacement. "Il y en a marre. Il faut arrêter d'importer ici vos guerres aixo-aixoises. Ici, il faut mettre la politique de côté et travailler tous ensemble." Or, pour ce qui me concerne, ce soir-là j'étais intervenu sur des dossiers de portée communautaire : les transports, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, la situation financière et les effectifs de la CPA, la métropole et le projet de la salle des musiques actuelles dans le cadre de l'urbanisation du plateau de la Constance.
Le ton de ces deux maires ne m'a pas plus. Ma réplique a été la suivante : "Libre à vous de penser ce que vous voulez. Et même de défendre les intérêtes de vos propres communes quand cela vous arrange. Laissez-moi la liberté de défendre ce pour quoi j'ai été élu. Contrairement à vous, aucune contrepartie financière ne pourra m'en empêcher". C'est dit.

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