Canalblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
Publicité
le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
Derniers commentaires
Archives
19 mai 2025

Suite fusion des organismes HLM : C'est fait et c'est la cata !

ENTOURLOUPE. Hélas, la fusion a été entérinée mais à une majorité d'une voix. C'est dire'qu'il y a une sorte de passage en force pour une décision très contestée par les salarié mais pas que par eux... 

Manifestation des salariés contre la fusion (Photo La Provence)

Ah, la bonne blague ! "Nous reconstituons un bailleur social aixois.", déclare l'adjoint à l'urbanisme. Trois mots dans une même phrase pour tromper sur la marchandise. Et ça fait tiquer. "Bailleur" : non, Aix sera minoritaire sans réel pouvour face à son futur co-gérant qui pèse 50% de plus que Pays d'Aix Habitat en nombre de logements. A Aix, Famille et Provence est une des implantations de la société et ne compte que 2000 logements sur ses 8400."Social" : terme plutôt abusif quand on sait que Famille et Provence est un organisme privé, contrairement à PAH qui a un statut public
On a donc appris que la fusion a été entérinée à la Métrpoole le 29 avril par un vote à une voix près, celle de l'adjoint aixois qui est aussi le présidenl. Les salariés sont furieux et manifestent depuis avril 2024. Pour eux, la fusiion représente un recul social. La politique des non-remplacements des partants se traduirait par moins de proximité. Le directeur de la Fédération nationale des offices HLM ne se retient pas : "Cette fusion, c'est un peu n'importe quoi". Volià où nous en sommes.

Mon précédent article sur le sujet
"Fusion des organismes HLM, un gros piège pour tout le monde
"https://castronovo.canalblog.com/2025/05/fusion-des-organismes-hlm-un-gros-piege-pour-tout-le-mode.html

Publicité
28 avril 2025

"Blast", des articles sans complaisance

COMBATIVITÉ. Si l’on veut de vrais bons articles, il faut lire "Blast". Ma sélection d'articles récents. Vous pouvez vous aussi faire vos propres choix en allant directement sur le site... 

"Blast" est un média indépendant français GRATUIT fondé en 2021 par le journaliste Denis Robert. Il combine une plateforme d'information généraliste et une web TV, diffusant des enquêtes, éditoriaux, chroniques et reportages. Des faits, rien que des faits. Tout est bien fouillé, transparent et particulièrement percutant.
Beaucoup de thèmes y sont traités dont ceux ayant trait à la politique. Ils sont marquants car ils mettent les points sur les i. Un regard qui évite de se laisser embobiner par une certaine presse complaisante sinon même complice du mensonge, de la contre-vérité, de l'info inventée et manipulée, de la servilité et du marchandage.
Sans parler des chaînes de télé surtout les privées qui se prosternent devant leurs patrons, ceux qui les payent évidemment. Leur sens critique s'est évanoui pour faire place à l'audience crasse. Je ne nommerai personne, chacun se fera son idée. Pour lire certaines parutions, il faut certes y consacrer un peu de temps. Mais finalement pas plus que celui que l'on perd pour gober les sornettes tirées des fonds de poubelles.

Voici une sélection d'articles récents.
Faites vous aussi vos choix sur le site qui en contient 228 à ce jour. 

Football, supporters : carton rouge pour Retailleau à Saint-Étienne
https://www.blast-info.fr/articles/2025/football-supporters-carton-rouge-pour-retailleau-a-saint-etienne-d8EF6owzQqqkPxGSMThsAg 
Fréjus : la catastrophe du RN à l’épreuve du pouvoir
ihttps://www.blast-info.fr/emissions/2025/frejus-la-catastrophe-du-rn-a-lepreuve-du-pouvoir-VlNGRBUTQcOQJsilJBnEMw 
Cher Louis Sarkozy 
https://www.blast-info.fr/articles/2025/cher-louis-sarkozy-boxing-day-28-5BpSiev0RWiOpaq3tlOd2Q
INFO BLAST : Pour attaquer Anne Hidalgo, Rachida Dati fait payer ses frais d’avocat à la Ville de Paris 
https://www.blast-info.fr/articles/2025/info-blast-pour-attaquer-anne-hidalgo-rachida-dati-fait-payer-ses-frais-davocat-a-la-ville-de-paris-m4hOMdeYQvympbGDbxKsFw 
Cher Jordan Bardella 
https://www.blast-info.fr/articles/2025/cher-jordan-bardella-boxing-day-27-S0EP9BWTTGmEAak4y1quBg
DOCUMENT BLAST : Marine Le Pen, l’implacable jugement 
https://www.blast-info.fr/articles/2025/document-blast-marine-le-pen-limplacable-jugement-Mzmdjh8SS4iJNLPBdVTSlQ
Procès libyen : Un septennat de prison requis contre Sarkozy 
https://www.blast-info.fr/articles/2025/proces-libyen-un-septennat-de-prison-requis-contre-sarkozy-1O6sNp-VSN2wFvnR1jFBFg
Chère Nathalie Saint-Cricq 
https://www.blast-info.fr/articles/2025/chere-nathalie-saint-cricq-boxing-day-25-Vg0P5xiiSIC0Z0Nw1-ODnQ
Cher Bernard-Henri Lévy 
https://www.blast-info.fr/articles/2025/cher-bernard-henri-levy-boxing-day-21-SlWnvSDhSEOXuOh2tmcfeg

 

Le site Blast 
https://www.blast-info.fr/

5 mai 2025

Fusion des organismes HLM, un gros piège pour tout le monde

CARAMBOUILLE. De l'argent foutu en l'air. C'est ce que l'on peut dire on constatant le montant des pénalités infligées à la Ville d'Aix pour non respect de la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain). Aussi grave est l'objectif de devoir fusionner Pays d'Aix Habitat de droit public avec Famille et Provence de droit privé. Voyons les conséquences...

A l'heure actuelle, il manque 2734 logements sociaux pour atteindre le seuil fixé par la loi de 2000 qui exigeait 20% de constructions et qui a été durcie en 2017 à 25%. Cette année, la pénalité pour Aix s'élève à 635.740 euros car le taux de réalisation n'est à peine que de 21,32%.
Le Canard enchaîné de cette semaine rappelle que la somme atteint 2,5 millions sur ces cinq dernières années. Mais on est loin du compte car sur dix ans on frôle au moins le double. Il suffit de se souvenir qu'en 2017 - j'étais encore élu au conseil municipal - on avait attteint un pic de 1.117.223 euros !
L'article du Canard porte en fait sur la fusion obligatoire annoncée de fusion de sociétés HLM afin d'optimiser leur efficacité. Et c'est là qu'il y a un gros hic.
Pour résumer, Pays d'Aix Habitat au statut public doit trouver un partenaire. Or, ce qui est actuellement proposé est de rejoindre Famille et Provence qui relève du droit privé.
Outre que cette dernière possède un patrimoine de 8.500 logements avec un employé pour 74 familles, PAH possède près de 6.000 logements et compte un employé pour 38 familles. La Ville d'Aix ne sera-elle pas perdante à tous les coups ? 
Conséquences : PAH sera en quelque sorte privatisé et la gestion du personnel sera forcément problématique avec moins d'employés au service des locataires, une dégradation certaine du rôle de la nouvelle entité, si la fusion voit le jour. Enfin, les loyers seront-ils touchés ? A la hausse ? Ben oui. faut pas rêver, on a rarement connu le contraire. Maintenant lisez l'article ci-dessous qui complète judicieusement le mien. 

 

20 décembre 2024

Parlementaires : La honte en mode de vie !

DÉCLIN. Vu le spectacle déplorable qu'ils produisent en permanence, ne sommes-nous pas en droit de nous demander si les parlementaires méritent tous de l'être ? Certains sont au niveau zéro pour leur usage de la langue française et pour leur conduite. Voyez cet article qui leur tirait déjà le portrait en 2002 ! 

On n’exige pas d’eux qu’ils soient tous des Victor Hugo. Mais quand même ! Qu’ils s’expriment au moins en français correct, ce serait déjà pas mal. Si en plus ils avaient la décence d’éviter les grossièretés, les invectives, les menaces et les gestes obscènes, on pourrait certainement les apprécier autrement.
Ce triste spectacle que les parlementaires donnent n’arrange pas les choses dans cette période de chaos politique généralisé. Mais quelle chute ! Et quelle honte ! Hélas, il n'y a pas que les élus. Même des ministres et autres exerçant un pouvoir ne dépareillent pas dans le tableau.
Il fut des temps où la politesse, la courtoisie et la tolérance n’étaient pas de trop. Est-il si difficile de contrôler son langage et son comportement ? 
J’ai retrouvé dans mes archives cet article de 2002 rédigé par Pierre Georges, l’excellent journaliste et chroniqueur du journal Le Monde. Pas une ligne n’est à changer. Tout est dit et bien dit. C’est féroce et convaincant.  

 

7 avril 2025

Lourdes peines et inéligibilité, Le Pen n'y pourra rien changer

À LA BONNE VÔTRE ! Quoi qu'en pensent ou en disent les uns et les autres, la condamnation de Marine Le Pen et de ses acolytes est justifiée. Tous les recours, c'est du cinéma. Le Canard enchaîné en apporte la préuve cette semaine.  Allez, régalez-vous...

A défaut de Rolex...
 

On ne parle que de cela. Mais elle ne s’en sortira pas. Elle a beau protester, organiser une manifestation, ça sent très fort le bracelet électronique. Juristes, avocats, élus, médias, électeurs ou non et tout un chacun peuvent toujours retourner tous les arguments, rien n’y fera. Tout est déjà dans la loi pour condamner les infractions gravissimes commises par Marine Le Pen et son parti.

Dire qu’il n’y a pas enrichissement personnel est fort de café. Si le parlement européen n’avait pas eu à payer les quatre millions d’euros, c’est bien le RN qui aurait dû débourser. Il y a quand même bien eu des personnes qui ont profité de salaires personnels. D’où les sanctions pénales qu’elles ont toutes encaissées pendant des années.
Le Canard enchaîné de cette semaine, à qui on ne la fait pas (voir article ci-après), rappelle un détail juridique diabolique. L’inéligibilité est irrémédiable pour la cheftaine. Son dauphin, qui lui déclare sa fidélité donc sa solidarité en entérinant sa méconduite, sera-t-il capable de relever le défi en 2027 ? Ce sera à voir…

Blast (gratuit) publie le jugement intégral contre Le Pen et ses acolytes
https://www.blast-info.fr/articles/2025/document-blast-marine-le-pen-limplacable-jugement-Mzmdjh8SS4iJNLPBdVTSlQ

Publicité
24 mars 2025

Entre les paysages de Cezanne et la promotion immobilière, il faut choisir

SCANDALEUX. Ça proteste intelligemment à propos du projet de la Constance. Qui ? Les membres de "l'Association pour la sauvegarde des sites de Cezanne" qui savent de quoi ils parlent. Pour les soutenir dans leur combat pour sauver les paysages de Cezanne, signez la pétition et diffusez autour de vous.

Spécialiste de l'œuvre du maître aixois, elle suit notamment l'évolution du projet pharaonique d'urbanisation. Le risque est de voir massacrer le site en construisant sur le quartier de Valcros des bâtiments qui occulteront la vue sur la montagne immortalisée par le peintre. Une incohérence l'année même où la grande exposition de ce été est censée rendre hommage à notre artiste mondialement connu.
Une pétition vitale a été mise en ligne pour soutenir l'action de l'association contre cette folie et pour sensibiliser les habitants et toutes les autorités. Voyez cette vidéo qui dit tout. Je relaie également ici des extraits de la pétition et le lien pour signer. Comme moi, allez-y sans hésiter, il y va du sort de notre patrimoine.


La video 
https://youtu.be/SWDFHELbHiU?si=3Ad-SF-vs9Ao8Nfu

La pétition
https://www.change.org/p/sauvons-les-paysages-de-cezanne

Le site de l'association
http://www.paysagesdecezanne.org


Les paysages peints par Cezanne sont menacés par un énorme projet immobilier à Aix-en-Provence !
Alors qu’Aix-en-Provence organise une grande exposition "Cezanne 2025" cet été, la ville s’apprête à lancer un projet immobilier qui va détruire un site cezannien majeur sur lequel le Maître a réalisé pas moins de 52 de ses œuvres dont ses premières Sainte Victoire… Nous, associations, appelons tous les admirateurs de l’œuvre de Paul Cezanne, partout dans le monde, à sauver le patrimoine naturel qui a donné naissance à son œuvre et à soutenir notre démarche en signant cette pétition.
Le projet de cette “ville nouvelle” sur les hauteurs d’Aix-en-Provence menace les paysages les plus emblématiques de Cézanne. Ce projet prévoit la construction de 3600 logements, 6000 m² de commerces, 70000 m² d’activités tertiaires. Il devrait artificialiser plus de 40 hectares de terres agricoles, mettant à mal une riche biodiversité et un cours d’eau, pour un impact total de 80 hectares, entraînant ainsi la destruction d’un site cezannien majeur.
Malgré de nombreuses démarches menées au cours des dernières années par des associations locales et l’association nationale Sites et Monuments, contestant le choix de la ville, cet emplacement étant, en outre, enclavé entre deux autoroutes et une voie ferrée, exposant les futurs habitants à des niveaux de pollution et de bruit supérieurs à la réglementation en cours, le projet vient de recevoir l’avis favorable du commissaire enquêteur, sur la base d'un dossier d'enquête publique minorant les impacts de ce projet…
Le paradoxe veut que cet avis soit donné alors même que la ville d’Aix-en-Provence s’apprête à célébrer en grandes pompes l’année “ Cezanne 2025”, à l’occasion de la rénovation de la bastide du Jas de Bouffan, où le peintre aixois a vécu et depuis laquelle il s’échappait pour aller peindre ou dessiner ces paysages qui risquent de disparaître à jamais…
Cezanne, en effet, peignait “sur le motif”, cheminant à pied depuis la bastide familiale du Jas de Bouffan, pour se rendre sur le plateau de Valcros, y saisir ses plus célèbres panoramas de la Sainte Victoire, de bastides environnantes et de paysages provençaux. Les 52 toiles, peintures à l’huile, aquarelles et dessins réalisés sur le site, font partie du patrimoine des Aixois et, au-delà, du patrimoine de l’humanité, car leurs motifs peints par Cezanne, illuminent les salles des musées du monde entier.
Comment accepter qu’on célèbre l'œuvre de Cezanne pour une exposition temporaire de 130 de ses tableaux, alors même que la ville d’Aix-en-Provence programme la destruction des paysages qui les ont inspirés ?
La “malédiction” Cezanne à Aix-en-Provence ne peut pas se reproduire une nouvelle fois. Il faut en finir avec la succession de rendez-vous manqués, de mépris et d'incompréhension qui ont marqué le parcours de Cezanne dans sa ville de naissance : la première rétrospective Cezanne est réalisée en 1939 à Lyon, parce que Aix n'en voulait pas, l'atelier Cezanne qui a failli disparaître fut sauvé in extremis par son rachat par Marcel Provence et des mécènes américains…
Le massacre programmé par la ville, serait une faute morale vis-à-vis des générations futures. Il existe un intérêt  supérieur à préserver cette interaction magistrale entre le Maître aixois, considéré comme l'un des plus importants peintres au monde, et les paysages au cœur de son œuvre.
Pour cela, nous associations, demandons la suspension de ce projet, une large concertation avec les autorités locales et avec le soutien du sénateur Guy Benarroche le classement de ces paysages de Provence au Patrimoine mondial de l’Unesco.
Merci pour vos signatures et contributions à cette pétition pour gagner ensemble ce combat pour les paysages de Cezanne.

19 janvier 2026

Municipales 2026 : L'élection se jouera-t-elle en triangulaire à Aix ?

DEVINETTE ? En l'état des choses telles qu'elles avancent au fil des jours, on peut déjà se faire une idée avec les profils des candidatures à l'élection municipale aixoise. Mais, selon moi, compte tenu des blocs en présence, on s'achemine certainement vers une triangulaire dont l'issue sera sans doute une surprise. Pourquoi ? Lisez ceci...

Cela se précise peu à peu. On commence à y voir plus clair avec les déclarations des candidatures aux municipales. Unions annoncées dans divers camps politiques ou concurrences à l'intérieur des partis, comme de tout temps, chaque élection réserve ses surprises. Il y a des regroupements sincères établis sur des affinités convergentes. Il y a aussi des combats, parfois de détestation mais aussi de vengeance voire de revanche entre des personnalités qui revendiquent chacune la place de chef. A la fin, il y aura de nombreux "cadavres" sur les trottoirs. C'est la règle du jeu si l'on peut ainsi dire.
Dans le contexte national sorti des urnes depuis l'élection présidentielle, confirmé et aggravé à la suivante de 2014, les prochaines élections municipales devraient voir se reproduire le même scénario. Certes, une élection nationale et une élection locale se distinguent car elles n'ont pas tout à fait les mêmes enjeux et, par conséquent, la même portée. Toujours est-il que les configurations politiques issues des urnes montrent depuis ces dernières années qu'elles font apparaître trois gros blocs. Et qu'il est fort improbable que cela change.
Aix sera-t-elle touchée par ce syndrome ?
Au niveau local, comme on le constate à l'heure actuelle avec les candidatures annoncées, cette tripartition électorale ressemble à un calque décliné dans les grandes et moyennes communes. A Aix-en-Provence, on s'en est aperçu en 2020 avec la toute première émergence même minoritaire d'élus du camp macroniste au conseil municipal. Que va-t-on trouver cette année ? Il y a d'abord Sophie Joissains pour le soi-disant centre alors qu'elle est bien de droite et qui souhaite, en tant que maire sortante, être pour la premère fois candidate sur son propre nom. Il y a Philippe Klein pour "Horizons", le parti d'Edouard Philippe, prétendant réunir ce qu'il reste du macronisme et qui ne représente à vrai dire pas grand-chose dans notre ville tant le système Macron est finissant. Il y a le revenant périmé Jean-Louis Geiger passé de l'UDF au RPR et désormais au RN.
Enfin, il y a Marc Pena pour la gauche réunie à l'exception de LFI qui présente sa propre liste dont elle feint d'imaginer de prospérer dans l'électorat aixois toujours enclin à refuser un vote extrême. S'il y d'autres prétendants, ils ne seront que de témoignage conme ont dit. Résultat pour le second tour, au mieux trois listes pourront probablement concourir pour espérer avoir des élus en ayant franchi la barre de 10% nécessaire au premier tour.
Que se passe-t-il si aucune liste ne récolte une majorité de 50% ? On applique alors la règle de la majorité relative. C'est la liste qui aura obtenu le plus grand nombre de voix qui se voit attribuer 50% des sièges. Les 50% restants sont répartis entre les autres listes et la liste ayant déjà bénéficié des premiers 50%. Ce mode de scrutin à deux tours créé par François Mitterrand en 1982 permet ainsi d'assurer une majorité absolue à l'équipe gagnante.
Depuis, il a aussi été instauré pour les élections régionales. Cas particulier : les élections européennes se font à un seul tour à la proportionnelle intégrale.

13 mai 2024

La flamme olympique a embrasé Aix

APOTHÉOSEPas de jaloux ! Après l'époustouflante cérémonie de Marseille, Aix a aussi vécu hier sa part de rêve à la dimension de ses ambitions. Beaucoup de monde, on estime quelque 30.000 personnes, a assisté à cette parade parfaitement organisée qui a déambulé du sud au centre. La démonstration était convaincante.

Le passage de la flamme entre le participant au Half Ironman Thomas Larroche (à gauche) et le gymnaste Yann Cucherat (à droite)

NB : depuis le basculement du blog vers la nouvelle plateforme, pour agrandir les images, il suffit de faire un clic droit sur chacune d'elles, puis un clic sur "ouvrir l'image dans un nouvel onglet", s'ouvre alors l'image en grand.
A 11h45, à Pont de l'Arc, on a d'abord vu un défilé impressionnant de plusieurs dizaines de véhicules et de motos de la police, presque autant de la gendarmerie, des pompiers, des services de santé ainsi que des camions publicitaires à la manière du Tour de France.
Le public était impatient de découvrir la flamme et les porteurs. Des cris de joie et des applaudissements ont fusé tout au long du parcours. On a su que la Patrouille de France a survolé le centre-ville, ce qui ne pouvait qu'ajouter une dimension encore plus spectaculaire.
Dans mon quartier, l'ambiance était festive grâce aux personnes de tout âge qui avaient investi les rues et surtout le rond-point. Les attentes et les discussions allaient bon train. On échangeait sur tous le sujets : les 5 kms du trajet, la vitesse de 4 km/h des porteurs qui parcouraient 200 m chacun avant de passer le relais. Des véhicules d'animation distribuaient des boissons et des gadgets. A noter la bonne idée des ramasseurs de canettes. Ce qui fut exemplaire car à la fin du passage, on a pu constater que le sol était propre partout. Bravo.
Voilà, ça a valu vraiment le coup de participer à cette heure de liesse et de beauté avec le sentiment d'avoir vécu un moment qui restera unique pour chacun d'entre nous.
Personnellement, je ne suis pas près d'oublier ce dimanche. J'ai d'autant plus goûté la cérémonie qu'elle tombait le jour de mon anniversaire. Pouvais-je espérer meilleur cadeau ?

Tout en images

Ambiance festive

Thomas Larroche torche en main

Quelques-uns des véhicules participant à la parade

La Patrouille de France survole le Cours Mirabeau

------------------------------------------------------------------------------
Deux émouvanrs souvenirs de mon magnifique voyage en Grèce

pendant un mois il y a 45 ans.

Stade d'Olympie

Olympie : Léonidaion et Temple de Zeus : un site bâti en 450 avant J.C. et réhabilité en 1937. incroyable, c'était une hôtellerie juste à côté du temple.

29 avril 2024

Le 1er-Mai dans l'Histoire

Ni brève, ni grève, ni trêve en ce 1er mai, en espérant que ce ne soit pas le dernier où l'on fête le travail. Profitons-en pour réviser un peu l'histoire de cette conquête sociale.

Charlie Chaplin dans le Dictateur (1945)

Que celles et ceux qui auraient déjà vu la droite défiler chaque 1er-Mai lors des traditionnels rassemblements syndicaux lèvent leur brin de muguet. Personne ? Ben voilà, c'est à se demander si  elle connaît les origines réelles du mouvement qui a donné naissance à cette date où les travailleurs regroupent leurs forces pour défendre leurs conditions de vie, nombre d'heures par semaine, salaires, égalité salariale, pénibilité, indemnités de chômage, précarité, retraites, emploi des femmes, pour ne citer que les plus revendiquées.
Qu'on ne se laisse pas tromper par le hold-up du 1er-Mai par l'extrême-droite qui l'amalgame étrangement à Jeanne-d'Arc figurant au calendrier le 8 mai. Mais qui peut bien encore être dupe de telles manœuvres ? La ficelle est si grosse qu'elle ressemble à une corde.

Un vent de grève venu de Chicago

Etats-Unis, années 1880, la colère gronde dans un monde ouvrier soumis à des cadences de travail harassantes, 12h, parfois 14h par jour.

Le 1er mai 1886, début de l'année comptable des entreprises, une grande manifestation est organisée par les syndicats de Chicago.

La grève s'étend bientôt au pays tout entier et la mobilisation est telle que le mouvement obtient satisfaction : la journée de travail est réduite à 8h, mais non sans pertes.

Plusieurs ouvriers de la fabrique McCormick à Chicago trouvent la mort dans des affrontements avec les forces de l'ordre. Sur l'une de leurs tombes sont gravés ces quelques simples mots : "Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui".

Rendez-vous de l'Internationale ouvrière

De l'autre côté de l'Atlantique, la IIème Internationale socialiste se réunit à Paris, en 1889 pour le centenaire de la Révolution française et décide d'organiser tous les ans, dans tous les pays et à date fixe, une grande manifestation ouvrière. Ici aussi, la journée de 8h (mais toujours 5 jours par semaine) est la principale revendication.

Et c'est la date du 1er mai qui est retenue, en souvenir des manifestations de Chicago. Dans les années qui suivent, le 1er mai s'impose peu à peu comme un rendez-vous et un jour de grève ouvrier, mais c'est en 1936 qu'ont lieu les plus grandes manifestations.

Jour de luttes devenu jour de repos

Ces manifestations du 1er mai 1936 marquent durablement l'imaginaire français. Elles contribuent en effet à l'élection de la première coalition républicaine de centre gauche, deux jours plus tard : le Front populaire.

Présidé par le socialiste Léon Blum, ce gouvernement adopte des mesures historiques pour les travailleurs, la semaine de 40h, les deux premières semaines de congés payés ou la reconnaissance du droit syndical.

En 1941, le régime de Vichy transforme ce rendez-vous ouvrier en jour férié, "fête du Travail et de la Concorde sociale". Le 29 avril 1947, les autorités issues de la Libération reprennent la mesure. Le 1er mai est officiellement déclaré jour chômé-payé dans toutes les entreprises françaises et le restera.
 

 

12 avril 2024

Affaire du garage municipal : La mairie entre incohérences et ambiguïtés

OPACITÉ. Au conseil municipal de vendredi dernier, a été de nouveau évoqué le scandale touchant le service garage et nettoiement. Les oppositions ont ferraillé contre Sophie Joissains pour en savoir plus et ont regretté que la mission d'évaluation d'information dont elles avaient obtenu la création n'a pas pu poursuivre ses travaux. Faute de transparence, les Aixois n'en sauront encore rien. Quelques éléments pour comprendre...

Bien que non inscrite à l'ordre du jour, la question a été soulevée par les oppositions au conseil municipal de vendredi dernier provoquant ainsi un débat d'une demi-heure Résultat : la mairie fait silence sur le fond et dit s'en remettre au procureur de la République. Pourtant, une enquête administrative interne a été réalisée mais elle est gardée secrète, sans que les élus ne puissent en savoir plus.
"Manque de transparence", comme l'a relevé Marc Pena, président du groupe de gauche Aix en partage. En effet, il a lui-même participé aux réunions de la mission d'évaluation et d'information dont il avait obtenu la création. Alors que le règlement intérieur fait obligation de rendre compte de ses travaux, aucun rapport n'a été rédigé. Le litige expliqué en conseil par la majorité et l'opposition fait état de divergences de vues sur la restitution des faits. D'où le problème d'en dresser un constat prenant en compte tous les points de vue. Pourtant, rien n'interdit de faire état de ces dissensions dans un rapport unique. C'est même à cela qu'on reconnaît le rôle d'une démocratie à l'œuvre.
Marc Pena s'est plus qu'étonné que la dernière séance de la mission n'ait pas eu lieu alors qu'elle aurait dû établir le rapport avant de la présenter aux élus. Sophie Joissains a beau eu essayer de convaincre que la tâche était irréalisable, elle a fini par admettre la possibilité de rédiger deux rapports distincts permettant les perceptions et les attendus à la fois de la majorité et des oppositions.
Comme je l'ai écrit dans un précédent article, qu'y a-t-il à cacher dans tout cela, sachant que la justice mène de son côté son enquête en disposant de tous les éléments de l'affaire et qu'elle pourra juger librement de ce qui est vrai ou pas quand elle aura pris connaissance tant de l'enquête administrative interne que de la mission d'évaluation et d'information. La mairie risque fort d'y perdre si ses conclusions souffrent de présentations incomplètes ou d'interprétations biaisées.

En séance, Sophie Joissains a évoqué une part de la teneur du conseil de discipline qui a eu lieu le 22 mars au cours duquel il fallait examiner les responsabilités éventuelles d'employés et d'élus concernés par l'affaire. Aucune sanction d'ordre pénal n'a été prise, la magistrate qui présidait la réunion ayant expliqué que cela ressort du procureur. Soit. Mais des mises à pied à titre conservatoire auraient pu être prononcées. La mairie concède toutefois que des mesures ont été prises pour améliorer les choses. Marc Pena résume ainsi la situation : "On a eu les remèdes avant de connaître les maux". On ne saura donc rien sur les causes et motifs, ce qui est un aveu de l'existence de problèmes et d'abus.
Par comparaison, dans le cas du directeur du conservatoire de musique accusé de soupçons de harcèlement sexuel à l'encontre d'employées, la mairie avait bel et bien décidé de le suspendre de ses fonctions pendant un an et demi avant toute forme de procès. Il sera difficile pour la mairie de justifier ce comportement contradictoire de deux poids deux mesures.
On a quand même cru comprendre que le directeur des services techniques allait prendre sa retraite, ou être encouragé (?) à la prendre. Y a-t-il un lien sur cette concomittance avec ce qui lui est reproché, comme pour d'autres employés hiérarchiques, suite aux plaintes du fonctionnaire déposées auprès du procureur, plaintes qui signalent et révèlent de façon précise, preuves à l'appui, des dysfonctionnements, des dérives voire des malversations ayant cours en toute impunité jusque qu'ici au sein du service garage et nettoiement et susceptibles d'être qualifiées de détournements de fonds publics ? On ne peut qu'être abasourdi par toutes ces incohérences et ambiguïtés dont fait part Sophie Joissains dans la gestion municipale.

Episodes précédents
"Affaire du garage municipal aixois : Ça va secouer !" :
https://admin.canalblog.com/404776/write/34201479
"Nouveau scandale très grave en Joissainie - partie 1"
 : http://castronovo.canalblog.com/archives/2023/03/13/39841744.html
"La mairie d'Aix sur une voie de garage – partie 2"
: http://castronovo.canalblog.com/archives/2023/03/14/39841745.html

22 décembre 2025

Rapport CRC : La gestion de la Ville d'Aix manque de transparence

CHÂTAIGNES. Adressons un cadeau de fin d'année à la mairie. Avant l'élection municipale de mars 2026, elle ne manquera pas d'apprécier ce geste qui n'est pas, avouons-le, vraiment à sa gloire. Cette gratification a été empaquetée en juin dernier par la Chambre régionale des comptes. Rappel à lire sans rire...

Dans leur rapport d'observations définitives de 104 pages, les magistrats évaluent le positif et le négatif de la gestion de la Ville sur les exercices 2018 et suivants. Autrement dit, ceux sous l'autorité de Maryse Joissains puis de Sophie Joissains. La Chambre note que des améliorations ont été apportées depuis le précédent rapport de 2015.
Mais, d'un autre point de vue, Il est signalé qu'en dix ans, la Ville n'a toujours pas de schéma directeur immobilier dix ans après la première alerte. La Ville d'Aix ne présente donc pas une vision globale complète de ses biens. C'est plus que facheux pour tenir compte de la situation quand on veut par exemple suivre une stratégie d'investissment et d'achat ou de réaliser des projets de constructions.
Pour autant, observe la CRC, "la commune ne s'est pas dotée d'un schéma directeur immobilier. Cet outil de programmation ne peut être constitué sans une connaissance du patrimoine dont la commune est propriétaire. Or, malgré les recommandations adressées par la chambre en 2017, la commune ne s'est toujours pas munie d'un inventaire complet et actualisé de ses biens".
La Chambre ajoute qu'en matière de transparence et de probité, les enjeux "ont été insuffisamment pris en compte par la commune depuis 2018", écrivent les rapporteurs."Les initiatives concrètes sont très récentes et ne reposent pas sur une cartographie des risques, qui constituerait pourtant l'outil de diagnostic nécessaire et préalable à tout plan d'action pour une commune de cette taille. Sur ce point également, les recommandations adressées par la chambre dès 2017 ont été ignorées", ajoutent-ils. Le rapport donne ainsi lieu à cinq recommandations des magistrats, parmi lesquelles l'élaboration par la Ville d'un schéma directeur immobilier accompagné d'un inventaire complet et actualisé de son patrimoine, ainsi que la réalisation d'un plan d'action de prévention de la corruption...
Au-delà de ces importantes mises en garde, il y a bien d'autres observations qui montrent que la gestion est cahotique. J'en retiens une qui me tient à cœur (16 pages sur 104 ! ) : la gestion du cabinet de la maire, même si elle se défend que la CRC "n'établit absolument pas de fait avéré d'infraction à la loi. Il n'y a pas eu de malversation, de chose interdite avérée. Il y a eu parfois des flous, c'est vrai, des imprécisions ainsi qu'une erreur de rattachement mais ça a été rectifié", martèle Sophie Joissains, qui n'a pas manqué de notifier "la sévérité coutumière de la chambre". Alors reprenons ce qui figure dans le rapport : par exemple, cabinet surdimensionné, mélange irrégulier de statuts des employés, rémunérations ne respectant pas les bases légales codifiées, doutes sur les paiements d'heures supplémentaires. Plus largement, "la prévention des atteintes à la probilté est infuffisamment investie", dixit la CRC. 

Pour illustrer ses propos, le Chambre signale les dysfonctionnements du garage municipal où des soupçons de détournements de fonds publics ont fait l'objet d'une plainte déposée il y a deux ans et actuellement traitée par le Procureur de la République.

A titre d'illustration, je publie ici deux extraits du rapport d'observations. 

A propos du dossier sur le garage municipal


Sommaire des 16 pages sur la transparence


Le rapport intégral de la Chambre régionale des comptes

https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2025-06/PAR2025-0526.pdf

2 décembre 2024

Pont de l’Arc : Le projet de circulation qui roulera tout le monde

ÉNORMITÉ. Usagers des quartiers sud, vous allez en baver comme jamais. Le projet programmé qui revisite la circulation autoroutière à Pont de l'Arc va rendre les déplacements un peu plus difficiles encore. Il vous faudra soit de la patience, soit faire des kilomètres pour contourner l'obstacle...

Le projet de reconfiguration prévoit la suppression du tourne-à-gauche vers l’A8 direction Lyon. Les véhicules seront obligés de remonter jusqu’au rond-point de la 4ème Région aérienne alourdissant ainsi la circulation déjà bien encombrée.
Sujet récurrent et de plus en plus énervant. Celui du projet autoroutier de Pont de l’Arc. On en a de nouveau discuté au conseil municipal d’octobre. Malgré les observations très pertinentes des oppositions, le débat a montré que la municipalité maintient sa version figée depuis le début. Elle prétend que le projet apportera une amélioration de la circulation, n’entraînera pas plus de pollution de l’air et n’aggravera pas le niveau sonore de la circulation. Selon elle, la solution des problèmes que rencontrent poids lourds, automobilistes, cyclistes et piétons ne peut être que la sienne. Sans ré-expliquer ici le chaos infernal actuel notamment aux heures de pointe, on ne voit pas comment cela pourrait disparaître ou même être atténué avec le  schéma proposé.

D’abord avec la fermeture de la sortie 30a qui aura pour effet d’alourdir la sortie 30b. Ensuite avec le report de la circulation, dont celle des camions, vers le rond-point de la 4ème Région aérienne s’ils veulent reprendre l’autouroute en direction de Lyon car le tourne-à-gauche sera neutralisé. La création d’une voie supplémentaire sur le pont sera de fait encore plus encombrée.

Pour l’instant, on compte cinq flux sur le pont qui alimentent le giratoire. Avec le projet, il y en aura huit. Quel progrès avec une telle thrombose ! La mairie nie ces évidences. Et s’entête sans écouter ni les comités d’intérêt de quartiers riverains, ni les habitants limitrophes, ni les élus qui ont analysé le dossier de cette nouvelle configuration routière et autoroutière. Comment faire preuve de patience face à cette catastrophe annoncée ? 

17 septembre 2024

Un président qui finira mal

TRAHISONS. Les jeux sportifs de Paris sont faits. Loin encore pour ceux de l’avenir du pays. Emmanuel Macron tout tourné à sa narcissique et arrogante personne face à son miroir est à des millions de lieues de la France. On est bien mal barrés et lui aussi...

On le voit continuer à parader partout, à peloter les corps, à biser sans permission, à faire la leçon comme s’il détenait seul la vérité. Lui et rien que lui sait tout, comprend tout. Il est omniscient. Les électeurs sont des imbéciles, qu’ils se le tiennent pour dit.
Or, sa dissolution a été une véritable foirade. Il a un côté trumpiste en niant ou refusant la défaite pourtant colossale et pitoyable. Bien empêtré il est. Il persévère dans ses aveuglements, ses fourvoiements, et ses plantages. Pour essayer de tenir jusqu’au bout de son mandat, "coûte que coûte", il manipule, s’acoquine sans honte aucune avec l’extrême droite.
Michel Barnier, de la vieille droite rance très conservatrice, va gouverner, mais pour combien de temps, avec l’appui des Républicains, le plus petit groupe de l’Assemblée nationale. Il n’y a pas à dire mais question respect des résultats électoraux, on repassera. Pourquoi s'étonner ? Emmanuel Macron avait déjà trahi le président qui l'avait fait ministre, voilà qu'il trahit maintenant le corps électoral.
On n’abrogera donc pas la réforme des retraites, on n’augmentera pas le Smic et les salaires, on ne touchera pas aux très riches qui se gavent comme jamais à ne plus savoir quoi faire de leur fric. C’est le sens de la justice sociale selon le banquier Macron et ses sosies de droite.
C'est tout juste s'ils ne vont pas surenchérir sur la peur et la haine des immigrés porteurs de tous les maux qui viendraient chez nous pour manger les chiens et les chats des Français. Eh oui, que voulez-vous, la gauche serait écervelée, laxiste et inconséquente.
L’encore président a ruiné l’économie avec une dette colossale et les cadeaux faits aux grands groupes qui engrangent les dividendes versés aux actionnaires. Les 9 millions de Français qui vivent sous le seuil de pauvreté n’ont qu’à fermer leur gueule. Ou à manifester dans la rue, ce qui ne peut manquer de se produire. Michel Barnier tente de composer son gouvernement comme on joue un meccano. On pense plutôt à un château de cartes qui s'écroulera.

Cocasse, non ?

Michel Barnier avait voté contre la dépénalisation de l'homosexualité. Ironie de l'histoire, c'est Gabriel Attal qui lui a tranmis les clés de Matignon.
Quel progrès ! Gabriel Attal, plus jeune premier ministre de la 5ème République, est remplacé pa Michel Barnier, le plus âgé des premiers ministres de la 5ème République.
Michel Barnier est un ami des chasseurs. Il aura du mal à défendre la vie animale.
Le groupe macroniste à l'Assemblée nationale s'appelle désormais Ensemble Pour la République. Ils n'ont même pas pensé que l'acronyme est EPR, comme le réacteur de Flamanville. Avec un retard de 12 ans, les tentatives pour le faire démarrer bégaient. Comme la mise en place du gouvernement par Michel Barnier, premier ministre du passé.

24 juillet 2007

Assemblée nationale : Quelle parité ? Quel âge ?

assemblee_la_nuit

(Clic sur la belle image pour agrandir)

La parité hommes / femmes est strictement respectée aux élections locales, municipales et régionales, qui se font par listes. La loi impose désormais la même parité aux élections législatives mais beaucoup de partis politiques ne s'y conforment pas encore et préfèrent payer des amendes.

Le renouvellement de l'Assemblée nationale ce mois de juin a cependant enregistré une progression du nombre des femmes. A signaler que le site de l'Assemblée ne donne aucun renseignement là-dessus ! Il a donc fallu chercher ailleurs et faire quelques savants calculs.

Elles n'étaient que 71 en 2002 (12,30%), elles sont 107 en 2007 (18,50%), alors qu'il y avait 41,60% de candidates (contre 38,90% en 2002).

A gauche, sur 204 députés, il y a 61 femmes dont 49 pour le PS et 5 pour le PRG.

A droite, sur 305 députés, il y en a 46 dont 45 pour l'UMP.

Par comparaison, le Sénat actuel compte 56 femmes (16,90%) sur 331 élus. En 2001, il n'y en avait que 35 sur 321.

Quel est l'âge moyen des députés ?

  Ÿ Groupe UMP (Union pour un Mouvement Populaire)

                  305 député(e)s : 299 UMP + 6 apparentés

                      Age moyen : 55 ans 4 mois

                          Le plus âgé (homme) : 78 ans 6 mois

                               Le plus jeune (homme) : 33 ans 6 mois

  Ÿ Groupe SRC (Socialiste, Radical, Citoyen et Divers Gauche)

                  204 député(e)s : 186 PS + 18 apparentés

                      Age moyen : 55 ans 4 mois

                          Le plus âgé (homme) : 69 ans 1 mois

                               Le plus jeune (homme) : 28 ans 11 mois

  Ÿ Groupe GDR (Gauche Démocrate et Républicaine)

                  24 député(e)s : 24 PCF Verts DG + 0 apparenté

                      Age moyen : 59 ans 1 mois

                          Le plus âgé (homme) : 71 ans 10 mois

                               Le plus jeune (homme) : 33 ans 7 mois

  Ÿ Groupe NC (Nouveau Centre)

                  21 député(e)s : 20 NC + 1 apparenté

                      Age moyen : 53 ans 6 mois

                          Le plus âgé (homme) : 66 ans 6 mois

                               Le plus jeune (homme) : 39 ans 8 mois

  Ÿ Députés NI (Non Inscrits, n'appartenant à aucun groupe)

                  23 député(e)s : 23 NI

                      Age moyen : 53 ans 3 mois

                          La plus âgée (femme) : 71 ans 2 mois

                               Le plus jeune (homme) : 39 ans 10 mois

7 juillet 2010

L'interview exclusive d'A. Guérini au Nouvelobs

logo_nouvelobs
 
Règlements de comptes à Marseille

   
Alexandre Guérini accuse

   
Publié le 1er juillet 2010
 
- Objet d'une enquête judiciaire pour fraude et corruption, le frère du président du conseil général des Bouches-du-Rhône sort pour la première fois du silence et dénonce une manipulation montée par le député UMP Renaud Muselier

Le Nouvel Observateur. - Depuis plus d'un an, vous êtes l'objet d'une enquête judiciaire à Marseille. L'accusation vous reproche d'être à la tête d'un réseau de fraude et de corruption dans la distribution des ordures menagères. Or, pour l'heure, vous n'avez toujours pas été entendu. Jusqu'à présent, vous avez refusé toute déclaration publique. Pourquoi sortez-­vous de votre réserve aujourd'hui ?
Alexandre Guérini. - Pendant plus d'un an, j'ai supporté le poids de toutes les ru­meurs. On m'a traité de mafieux dans la presse. Tous ces procureurs médiatiques ne me connaissent pas. Je me taisais tout simple­ment parce que je n'ai pas accès au dossier judiciaire. Mais cette fois, je ne peux pas ac­cepter les méthodes utilisées pour m'abattre. On vient de jeter en prison un gamin innocent de 19 ans, Adrien Pascal, et aussi son père, Eric Pascal, patron de la société Queyras Environnement. Ils sont tous les deux aux Baumettes alors que les charges qui pèsent sur eux sont dérisoires. Je m'élève contre cet acharnement démentiel. Le gosse et son père n'ont rien à faire derrière les barreaux. A tra­vers eux, bien sûr, c'est moi que l'on vise. Je demande qu'on arrête cette chasse à l'homme, cette guerre des nerfs dangereuse, et qu'on m'entende enfin.
N. O. - Pourquoi le magistrat chargé de l'enquête, le juge Duchaine, ne veut-il pas vous entendre ?
A. Guérini. - Il faut le lui demander. Moi, ce que je peux vous dire, c'est que je suis victime d'une extraordinaire cabale qui vient de loin. A la base de cette affaire, il y a une vengeance politique. J'accuse officiellement Renaud Muselier, l'ancien secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères du gouvernement de Dominique de Villepin, d'être à l'origine de la lettre anonyme envoyée au procureur de la République de Marseille, Jacques Dallest, en novembre 2008. C'est un règlement de comptes politique. Renaud Muselier rêvait de s'emparer de Marseille en devenant président de la communauté urbaine Marseille­ Provence Métropole. En avril 2008, alors qu'il aurait dû l'emporter facilement, la droite étant largement majoritaire, il a été battu par le socialiste Eugène Caselli par 79 voix contre 76 et 2 bulletins nuls. Pour tous, cela signifiait que de nombreux partisans de Jean-Claude Gaudin n'avaient pas voté pour lui, ne vou­laient pas voter pour lui, exprimant un rejet global de Muselier en votant pour un candi­dat consensuel, Eugène Caselli.
N. O. - Logiquement, il aurait dû en vouloir à ses amis de l'UMP et non pas à vous, comme vous le prétendez.
A. Guérini. - Mais ce n'est pas ma personne qu'il vise. A travers moi, c'est mon frère, Jean-Noël, président du conseil général, candi­dat à la mairie de Marseille, qu'il cherche à abattre. Il en veut aussi à Jean-Claude Gaudin. Il sait très bien que ce sont les deux vrais patrons du département, qui s'affrontent à la loyale en période électorale, mais qui portent en eux les mêmes valeurs avec un objectif commun : travailler ensemble pour Marseille et les Marseillais. A cette époque, Renaud Muselier avait déjà confié à une personnalité marseillaise qu'il voulait nous anéantir à travers mon entreprise, spécialisée dans le traitement des déchets. Il avait annoncé clairement la couleur. Il s'est alors lancé dans une entreprise de destruction massive. Il a trouvé un allié au sommet de l'Etat qui a participé au montage de la lettre me présen­tant comme un gangster et qui a organisé et planifié l'action judiciaire, policière et mé­diatique, dont je suis la victime. Il s'en était vanté publiquement lors de la mi-temps du match OM-PSG, le 20 novembre 2009, en déclarant : "J'ai tué les Guérini."
N. O. - Au sommet de l'Etat ? Vous voulez dire à l'Elysée ?
A. Guérini. - Je ne peux pas répondre pour le moment. Mais le jour venu, je révélerai en détail la manipulation. Ce dont je suis sûr et certain, c'est que le président Sarkozy n'était pas au courant de ce qui se tramait. Le com­plot visait à faire croire à la justice et aux médias que je suis à la tête d'un système ma­fieux organisant la fraude dans le traitement des ordures ménagères. Ma société, SMA Environnement, gère depuis 2004 la décharge du Mentaure à La Ciotat. La fameuse lettre anonyme prétend que j'escroque les collec­tivités publiques en leur surfacturant les tonnages des déchets traités. Je n'ai jamais ni surfacturé ni trempé dans aucune ma­gouille. Au contraire, à partir de 2004, quand j'ai repris l'exploitation de la décharge, j'ai renforcé les contrôles et institué des procé­dures rigoureuses, empêchant précisément ce type de dérives.
N. O. - Comment, précisément ?
A. Guérini. - J'ai fait installer quatre caméras, une bascule électronique, un contrôle manuel effectué par l'agent de bas­cule. Chaque pesée de l'ordinateur est égale­ment inscrite manuellement, sur un registre, par cet agent.
N. O. - Ce sont des détails techniques…
A. Guérini. - Non, pas du tout. Au contraire, c'est bien sur cette question de la pesée qu'on cherche à me nuire. Or je fais vérifier mes bas­cules quatre fois par an, alors que le règle­ment ne prévoit qu'un seul contrôle. Je fais aussi mesurer quatre fois par an, par un géomètre, la cubature, en d'autres termes le volume des contenus de mes sites. Frauder est donc tout simplement impossible.

"JE VEUX QUE TOUT CE QUE MARSEILLE SAIT
SOIT SUR LA PLACE PUBLIQUE."

N. O. - Alors, cette enquête qui dure depuis des mois, c'est du vent ?
A. Guérini. - Le 1er juin, j'ai écrit une lettre au juge dans laquelle je lui de­mande de m'entendre. Je lui ai expli­qué que je ne pouvais plus attendre, que cette torture qui vise à me lyncher sans que je puisse réagir ne pouvait plus continuer. Je suis un homme qui subit une forme de lapidation pu­blique, et j'ai les mains liées. En plus, ma famille et mes proches sont l'objet de pressions et de mises en cause répé­tées depuis plusieurs mois. Ma propre fille ne peut plus mener une vie nor­male. Mes employés ont été mis en garde a vue, intimidés, menacés. Ils ont tous été libérés, sans mise en examen. Tout simplement parce que rien ne peut leur être reproché. Or, pour qu'une chaîne soit frauduleuse, il faut des corrompus à chaque échelon. Cette histoire ne tient pas debout ! Mon entreprise, systématiquement éliminée de toute procédure d'appel d'offres, est mise en sérieuse difficulté. Jusqu'où ira-t-on ? Aujourd'hui, un gosse est maintenu depuis trois semaines en détention pour 20 euros. Je ne l'accepte plus.
J'ai un nom qui n'aide pas, c'est vrai. Il y a quelques années, j'avais rencontré Guy Bedos, dont je suis fan. Il m'a dit : "Guérini, socia­liste, marseillais, corse, chef d'entreprise ? Tu es forcément coupable !" C'était hélas pro­phétique. Je suis l'inverse de l'image qu'on tente de colporter. Je vis simplement, je ne suis pas un mondain. Je suis socialiste, un mi­litant actif, c'est vrai, mais dans l'affaire ins­truite par la justice marseillaise, il n'y a rien contre moi. Vous voulez savoir ? Je suis un simple chef d'entreprise.
N. O. - Vous avez également menacé publi­quement Renaud Muselier devant Jean-­Claude Gaudin et le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. Ce n'est pas une attitude tres paisible…
A. Guérini. - Oui, je l'ai accusé publiquement d'avoir joué les corbeaux auprès des juges, au Cercle des Nageurs de Marseille, où je vais nager quotidiennement. Oui, j'ai porté plainte pour dénonciation calomnieuse. Je me suis emporté ? Peut-être, mais comment supporter ce que l'on nous fait subir depuis plus d'un an ? Il faut que vous sachiez qu'ils ont mobi­lisé jusqu'à soixante gendarmes pour perqui­sitionner dans tous les lieux où ils espéraient trouver quelque chose et éplucher, pièce par pièce, toute ma comptabilité. En vain !
N. O. - Et les kilomètres d'écoutes télé­phoniques vous concernant, qui tendraient à prouver votre rôle curieux dans le monde politique marseillais ?
A. Guérini. - Vous les avez entendus, ces enregistrements ? Moi, non. J'ai, selon le cor­beau, une influence gigantesque sur le monde des ordures ménagères. Or je n'ai ja­mais signé un seul marché, ni avec le conseil général des Bouches-du-Rhône, présidé par mon frère Jean-Noël, ni avec la mairie de Marseille, ni avec la communauté urbaine de Marseille, avant ou après 2008. Je serais le Citizen Kane des poubelles ? Je dois réaliser 1% du chiffre d'affaires global de l'activité déchets dans le département des Bouches-­du-Rhône, cela fait rigoler toute la profes­sion. Tout cela est grotesque. Il n'y a pas le moindre conflit d'intérêts dans mes activités. Il n'y a rien. C'est pour cette raison que l'en­quête traîne. Je suis soumis à une lente tor­ture, les yeux bandés. Je veux qu'on arrête cette mascarade et qu'on me dise clairement ce qu'on me reproche.
Je voudrais aussi qu'on enquête sur la ges­tion de la décharge du Mentaure à La Ciotat avant mon arrivée, en 2004 ; car j'ai découvert que le tonnage surfacturé dont vous parlez, et qui est au cœur de l'instruction ac­tuelle, n'est pas pratiqué par moi, mais l'était par mes prédécesseurs. Je soupçonne ces derniers d'avoir alimenté le corbeau en infor­mations qui datent de cette époque, et pas de la période de ma gestion. Je soupçonne aussi l'expert judiciaire qui s'occupe de ce dossier d'avoir partie liée avec l'ancien exploitant du Mentaure, qui n'a jamais digéré d'être exclu de ce site à mon profit. Comment voulez-­vous qu'il soit impartial et quelle confiance voulez-vous que j'accorde à l'impartialité des enquêteurs ? Si la justice voulait vraiment trouver un délit, il faudrait qu'elle re­monte avant 2004. Mais la recherche de la vérité n'est pas le but poursuivi. L'erreur de mes accusateurs ano­nymes est d'avoir cru que j'allais poursuivre les magouilles qu'ils pra­tiquaient eux-mêmes.
N. O. - On murmure au palais de justice de Marseille que vous êtes très lié avec Bernard Squarcini, l'actuel patron des services de renseignement, la DCRI, la Direction centrale du Renseignement intérieur. Avez-vous évoqué ce dossier avec lui ?
A. Guérini. - Jamais. Bernard Squarcini a été mis en cause par un journaliste très proche de Muselier. Je ne m'autorise pas à le solliciter. Ce n'est pas ma nature. Mais il n'est pas impossible d'espérer qu'on sache en haut lieu que ce dossier est monté de toutes pièces. La baudruche va se dégonfler, un jour ou l'autre. Je veux alerter l'opinion sur la déci­sion inique d'incarcérer un gamin sur de simples soupçons, dans un dossier vide. Je veux dénoncer cette manipulation fomentée et exécutée par Renaud Muselier. Je veux que ce que tout Marseille sait soit désormais sur la place publique.
N. O. - Vous prétendez que le président de la République n'a pas su ce qui se tramait dans son entourage. C'est difficile à croire.
A. Guérini. - J'en suis certain ! Un de mes très proches amis me l'a affirmé. Le président de la République ne peut pas tout savoir, y compris qu'un membre de sa famille politique puisse construire un complot de cette nature, à des fins électorales per­sonnelles. Le président a bien d'autres préoc­cupations que de s'immiscer dans une conspiration aussi ignoble.
Le message que je transmets est simple : il faut en finir avec ces pratiques qui instrumen­talisent la justice à des fins politiques. Je ne me laisserai pas conduire à l'abattoir sans bouger, faites-moi confiance.
                                                              Propos recueillis par SERGE RAFFY

"Marchés des déchets : Guérini accuse Muselier" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/07/02/18483296.html

28 février 2007

Vers la fermeture de l'ouverture du dimanche ?

ouvert_ferme

L'idée avancerait-elle enfin ? La raison aurait-elle retrouvé la voie du droit ? Le rapport du Conseil économique et social présenté lundi a déconseillé l'autorisation de l'ouverture des magasins le dimanche, mais propose un aménagement des règles.

Celui-ci préconise de "maintenir le principe du repos dominical pour les salariés" tout en estimant des "aménagements" utiles, ceci pour éviter que cela n'implique, par ricochet, des “modifications substantielles dans l'organisation et le fonctionnement de la société en impliquant nombre d'autres professions (crèches, services de logistique et de maintenance...)".

Toutefois, le rapport insiste sur la nécessité d'harmoniser des règles, qui, au fil du temps et des dérogations à répétition – le CES en a recensé 180 dont certaines seraient discrétionnaires (restauration, fleuristes...) – sont devenues illisibles et contradictoires.

A titre d'illustration, dans l'Hérault, seuls les magasins de moins de 300m2 ont le droit d'ouvrir le dimanche. Ainsi, les conseillers recommanderaient, par exemple d'autoriser 5 dimanches sur la base du volontariat, sauf dans les zones touristiques, où cette autorisation serait illimitée.

Ce rapport avait été demandé en pleine la bagarre juridique (centre commercial Usines Center des Vélizy, Yvelines, Plan de Campagne). En décembre, le ministre du Commerce Renaud Dutreil avait proposé une loi sur le commerce après l'élection présidentielle, assouplissant notamment les ouvertures de magasins le dimanche.

Mais dans le cas de Plan de Campagne, il avait d'abord annoncé qu'il ferait respecter le code du travail avant de faire trois grands pas en arrière et de laisser le Préfet de région prendre des décisions illégales.

Allez, plus que deux mois pour licencier ces hors-la-loi.

16 janvier 2007

On touche le fond, la fin n'est pas loin

En direct de l'Hôtel de ville comme si vous y étiez

Hotel_VilleDommage qu'il n'y ait pas de caméras ! Cela vaudrait son pesant d'art ! Le maire était là mais elle est partie après le premier dossier. Ce qui a fait commettre un lapsus à son premier adjoint : "Elle doit prendre l'avion. Elle va sur Mars…, euh, pardon, sur Paris." Vive hilarité dans la salle. En un tour d'hélice, il n'y avait plus de pilote au conseil municipal.

Mais elle n'a pas été la seule à s'envoler. A certains moments, le quorum de 28 sur 55 élus frisait la minorité. L'opposition se retirant – mais nous ne jouons pas à ce jeu-là – le conseil aurait cessé. Etant présent à toutes le séances du début à la fin, je me demande bien pourquoi certains font le conseil buissonnier. Qu'ont-ils à faire de plus que moi qui ne manque pas d'occupations en tous genres ? A cause de quelques-uns, cela donne une image détestable et généralisée des politiques.

La séance conduite par le premier adjoint n'a rien à envier au modèle de son maire préférée. Ne connaissant pas mieux les affaires qu'elle, il s'énerve, hurle dans le micro et, lorsqu'il se sent dépassé, veut couper la parole. Par peur sans doute de celle qu'il remplace momentanément – les choses se mouchardent beaucoup au sein de cette mairie – il n'accepte aucun amendement. Sous un effet de trouille décuplée engendrée par des prises de positions contradictoires entre élus sur le sujet, il décide de reporter la délibération sur les antennes relais alors que c'est précisément le dossier qui nécessite la plus grande urgence.

Le brouhaha, les confusions et les éclats de gorge enlèvent toute sérénité aux discussions. Pour en rajouter un peu, le chœur des conseillers figurants, habituellement muets, entonne des réactions de protestation censées couvrir notre voix quand nous disons une vérité dérangeante qui leur déplaît.

A cette soirée de plus de quatre heures, nous avons eu la visite parfois sonore dans le public de quelques sans-abri de la Rotonde. Ils venaient d'être envoyés au tribunal par le maire qui réclame leur expulsion. Leur présence a rappelé qu'on ne peut plus cacher la misère. La crise sociale et humaine dont certains croyaient pouvoir s'accommoder en la niant nous revient en plein dans la gueule.

Sur les 33 rapports de l'ordre du jour, cinq gros sujets ont provoqué des commentaires de notre part. Pour le budget primitif, de nombreux élus ont pris la parole. Sauf Genzana. Pourtant, à Aix, ville où tout le monde est toujours candidat à quelque chose, d'habitude, en bon adepte de la flatterie flagorneuse, il ne manque jamais d'user d'un lyrisme mielleux et dégoulinant pour remercier ou féliciter les uns et les autres quand ce n'est pas lui-même. Là, il a fait la carpe, tout comme son clan de lapins séparatistes. Avec lui, on a l'image mais pas toujours le son.

Dans cette ambiance de fort tumulte, je l'ai interpellé sur son silence : "Nous aimerions bien l'entendre sur un sujet aussi important que le budget. Qu'il nous parle de son équipe et de son projet, qu'il descende de ses affiches et qu'il soit plus téméraire que sur son portrait figé sur les murs. Qu'il nous fasse rêver sur ce qu'il veut pour Aix et qu'il n'a pas su faire depuis six ans. Est-il d'accord avec ce budget ou va-t-il voter contre en toute logique ?" Prenant son courage à deux mains, Genzana a avalé sa langue dans un mutisme qui lève tous les doutes sur son hypocrisie permanente et sa trahison à peine voilée.

Vu l'atmosphère délétère qui règne à chaque conseil, on se demande bien comment tout cela va s'achever. En tout cas, la fin n'est pas loin.

14 décembre 2006

Oh ! Y aurait pas hors-jeu, là ?

arbitreJ'ai beau chercher à comprendre mais je ne vois pas. 2 000 policiers et gendarmes mobilisés pour un match de foot réunissant 20 000, 30 000 ou 40 000 spectateurs parqués dans un stade.

A Aix, ville de 140 000 habitants, nous n'avons pas plus de 500 policiers. En fait, moins que ça si l'on considère qu'ils ne sont pas tous en service ou présents en même temps.

Alors Aix vit de bien mauvaises heures, les plus noires depuis quelques années. Ces derniers temps, tout s'accélère. Pas un jour sans un acte grave. Sans parler des "petits" délits. Ils sont, pour la plupart, commis par des individus inidentifiables et perdus dans la nature. Et cela crée un fort sentiment de crainte.

Y a-t-il une logique qui m'échapperait dans cette disproportion des nombres ? Mais oui, bien sûr, les foules sont plus difficiles à contenir, particulièrement celles des supporters de foot.

Car on voit moins cela dans d'autres sports collectifs comme le rugby, le handball, le volley-ball, et pas du tout en athlétisme, en natation ou même à la pétanque !

Le problème, c'est qu'au football on conditionne le public. On fanatise grands et petits, à longueur de journée, tous médias confondus, jusque devant la télévision ! On les chauffe à blanc jusqu'à la transe sur la base d'enjeux viciés, de fantasmes souvent hypnotiques et de victoires par procuration qui ne sont que des leurres de l'instant.

Moi, parfois, ça me met la tête comme un ballon. Et je me dis qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Me vient alors l'envie féroce de siffler un hors-jeu définitif.

10 mars 2025

Qui sera (ou pas) maire d'Aix en 2026 ?

COCARDE. Selon le ressenti, un an, c'est près et loin à la fois. Ça turbine et même ça turbule dans les méninges des candidats potentiels ou putatifs. Les machines électorales sont presque lancées et on cherche à savoir comment s'y prendre pour gagner l'Hôtel de Ville. Allez, je me risque à donner mon avis...

Il y a des élus qui ont bien travaillé pendant ce mandat désormais finissant. Il y a ceux qui n'ont pas été très actifs (expression courtoise de ma part pour ne vexer personne malgré l'envie). Je le sais car je suis les séances du conseil municipal le plus attentivement possible. Il y a ceux qui sont partis, deux dans la majorité, une remplacée dans l'opposition de gauche. Il y a ceux qui ont eu une promotion, notamment du fait de décès dans l'entourage de la maire. Il y en a probablement d'autres qui se verraient bien revenir (pas moi, en tout cas, j'ai assez donné). Il y a ceux qui ont quitté leur groupe aussi bien dans la majorité que dans l'opposition de la liste Anne-Laurence Petel qui ne représente plus qu'elle-même. En revanche, l'opposition de gauche est restée telle qu'ellle était au début du mandat, ce qui est méritoire.
Comme pour toute élection, les bruits et les rumeurs courent sans qu'on puisse s'y fier, les déclarations plus ou moins ouvertes de candidatures ou d'intentions de candidatures nous en disent plus.
La droite en peine ?
Sophie Joissains n'entend se prononcer qu'à quelques petits mois de l'échéance. Mais qui doute qu'elle voudrait bien s'inscrire dans la lignée de ses parents en pariant de se faire élire cette fois sur son nom. Pour ce que j'en entends, j'ai le sentiment qu'elle pourrait être concurrencée par des élus de son propre camp. On verra si cela se produit. A droite, il y a toujours eu des dissidences de ce type.
Du côté de Anne-Laurence Petel, c'est le foutoir. On lui reproche évidemment, à droite comme à gauche, sa prise de position irresponsable de se maintenir au second tour des légistatives qui a vu pour la première fois à Aix l'élection d'un député d'extrême droite ciottiste. Comme je l'ai fait savoir, cette dame est devenue la honte politique historique de notre ville. A mes yeux, son sort est réglé : perdant son siège de députée dans ces circonstances, elle ne pourra pleurer que sur elle-même. Elle ne gagnera pas l'Hôtel de Ville. Au revoir. Cinq élus de son groupe (Horizons) l'ayant abandonnée, s'y voient déjà à sa place. Or, le macronisme ne faisant plus illusion depuis longtemps, ils auront bien du mal à convaincre.
Une alternance à gauche ?
A gauche, il y a, selon moi, une espérance malgré les dissensions au niveau national entre la gauche sociale-démocrate et la gauche mélenchoniste. Dans l'histoire d'Aix de ces cinquante dernières années, la première a déjà connu le succès avec deux maires socialistes, excellents par ailleurs. Pourquoi pas donc une nouvelle alternance après la longue période ds Joissains ? Je suis convaincu que cela est possible. D'autant que, la demande sociale étant criante dans tous les domaines, il serait bienvenu d'apporter un vrai changement poliitique tant dans la prise en compte des besoins des Aixois que dans les pratiques dévoyées de gouvernance et d'éthique à la sauce Joissains.
Marc Pena, dont le niveau intellectuel et de connaissance politique est patent, souhaite continuer à s'engager pour répondre à ces attentes. Il lui faudra être rassembleur, il en a la capacité, pour n'exclure aucune composante de la gauche qui validera son diagnostic et ses propositions au-delà d'une appartenance partisane. J'ai entendu ces derniers temps des personnalités de l'extrême gauche venir faire la leçon tapageuse ici comme elles le font à l'Assemblée nationale pour contester le primat de la gauche sociale-démocrate. Est-ce sérieux de se comporter ainsi en piétinant l'intérêt général et la nécessité de s'occuper vraiment des gens ?  
Pour rappel, la mairie de Marseille a été gagnée en 2020 à gauche... sans l'extrême gauche. A méditer...

22 juillet 2024

Garage municipal : La mairie cherche à rectifier le tir mais…

HARO ! Au conseil municipal de vendredi est revenue l'affaire du garage. La mairie a présenté un rapport censé mettre à jour le règlement d'utilisation des véhicules. Quelle coïncidence dans le contexte actuel de la plainte déposée en justice pour soupçons de détournements de fonds public ! Lisez plutôt ce qui suit... 

(Photo La Marseillaise)

J'aime cette phrase du psychiatre et psychanaliste Jacques Lacan. "Le réel, c'est quand on se cogne." On pourrait aussi dire la "vérité". Il y une semaine, je racontais que la mairie tentait d'escamoter le scandale de l'affaire du garage municipal. Dans une autre délibération, elle présentait une liste de véhicules à réformer et mis aux enchères dont certains avaient moins de dix ans d'âge et qui étaient de grosses cylindrés entre les mains de hauts fonctionnaires. Evidemment, cela avait à voir avec l'affaire.
Surprise au conseil municipal de vendredi, un nouveau rapport faisait état, sous un air innocent, d'une "mise à jour du règlement d'utilisation des véhicules municipaux". Certes, il y en a eu d'autres par le passé mais dans le contexte actuel de l'affaire, cela semble bien être une rectification de tir à l'adresse de l'enquête pénale menée par le procureur de la République. On ne me l'enlèvera pas de l'esprit.

Que dit ce rapport ? Selon l'élue chargée du dossier, il s'agit de fixer de nouvelles conditions dans l'usage fait par les employés municipaux. Par exemple, établir un carnet de bord pour savoir au cas par cas qui et pour quelle mission ils se servent d'un véhicule. On contrôlera donc si c'est pour le travail avec remisage ou non à domicile ou à titre personnel, ce qui est strictement interdit. N'est-ce pas finalement admettre qu'il y a eu des abus et des contournements de procédure ?
Mais quid d'autres pans du dossier tels que les réparations de véhicules d'élus, d'employés ou par copinage avec leurs cercles familiaux ou amicaux ? Quid également du carburant tiré anormalement à la pompe de la station-service pour d'autres besoins que ceux du travail ? Il faut rappeler ici que la plainte déposée en justice peut comporter des soupçons de détournements de fonds publics. Ce n'est pas rien.

15 juillet 2024

Affaire du garage municipal : La mairie tente d'escamoter le scandale !

AVEUX ? Le conseil municipal de juin a présenté le rapport de la mission d'évaluation et d'information qui avait été créée à la demande des oppositions. Certes, on apprend beaucoup de choses sur le fonctionnement administratif du garage mais rien ou presque sur les abus commis par des élus et des employés, des pratiques susceptibles d'être qualifiées de soupçons de détournements de fonds publics. C'est donc la justice qui aura le dernier mot…

Le conseil municipal du 19 juillet, dernier avant la pause estivale, sera intéressant à suivre. Anne-Laurence Petel ayant perdu son siège à l'Assemblée nationale à cause de son choix d'avoir permis l'élection d'un député RN, c'est Marc Pena qui sera désormais le représentant d'Aix et du Pays d'Aix à Paris. Les débats seront-ils policés ou doit-on s'attendre à des escarmouches ? Il est peu probable que la nouvelle donne ne provoque pas une ambiance jeu de fléchettes.
En attendant, revenons sur l'affaire du garage municipal qui a refait débat en juin avec la publication du rapport municipal sur la mission d'information et d'évaluation créée à l'initiative des oppositions. J'ai pris le temps de lire la centaine de pages du document. Il y a des choses que je connaissais du fait que j'ai longtemps été élu et que je recevais les délibérations concernant le garage.
Pour l'enquête elle-même, je constate que la mairie a bien été obligée de fournir le maximum d'informations sur les principes administratifs de fonctionnement du garage. Evidemment c'est largement insuffisant pour savoir quels dysfonctionnements et abus ont pu se dérouler, notamment ceux signalés au procureur mais également et surtout ceux adressés à la hiérarchie municipale et qui auraient dû être communiqués dans le cadre de la mission. Finalement, qu'à cela ne tienne, l'enquête pénale en dressera la liste et établira les responsabilités. Et c'est là que ça va faire grand du bruit. 

Reste que la mission a été une bonne chose puisqu'elle a mis au jour le fait que la mairie tente encore d'escamoter ou pire de cacher ce scandale. Les interventions en séance de Marc Pena et de Philippe Klein ont été très limpides et parfaitement argumentées notamment sur les éléments qui pouvaient être fournis à la mission et ne l'ont pas été. Mais Sophie Joissains s'enferme toujours dans les mêmes réponses. Elle ne perd rien pour attendre, l'enquête ouverte par le procureur de la République dira tout. 
La maire a donné la parole à Yves Licciardi qui chapeaute la service du garage. On le sentait mal à l'aise dans ses réponses courtes. Il a indiqué que les protocoles de gestion avaient été revalidés pour plus de contrôle. Bel aveu qu'il y a bien eu des abus et des dérapages !
On a appris au passage que l'adjoint Francis Taulan n'a plus la délégation du garage soi-disant parce qu'il va avoir beaucoup de travail avec le retour des équipements sportifs à la Ville. Habillage fumeux pour détourner le sujet de sa responsabilité en tant que tutelle du fonctionnement qui a vu des errements graves être commis.
Plus loin dans le conseil, lorsqu'il s'est agi des véhicules réformés vendus aux enchères par la Ville, une élue a voulu savoir pourquoi on réformait des véhicules de moins de 10 ans et si les véhicules grosses cylindrées (50.000 euros chacun) étaient ceux des hauts fonctionnaires. Question à laquelle n'a pu échapper le directeur général des services Bernard Magnan et dont la réponse a été un oui lapidaire. Nouvel aveu !
Alors maintenant, faisons crédit à la justice pour établir le tableau complet de tous les abus et de toutes les responsabilités. Rappelons-le, les éléments connus jusqu'ici laissent planer des soupçons de détournement de fonds publics. Allez, en voiture pour connaître la suite !

21 février 2025

Une expo Cezanne, OK, mais la mairie néglige le site de la Constance !

AHURISSANT. Alors que la mairie annonce une grande exposition Cezanne pour l'été, elle néglige et même altère les plans du projet d'urbanisation de la Constance, un des motifs où le peintre a pris son inspiration pour réaliser des dizaines de tableaux de la montagne Sainte-Victoire. L'Association pour la sauvegarde des sites lance une alerte mondiale...

Le cône de visualisation de la montagne Sainte-Victoire depuis la Constance, mais la mairie semble s'en foutre. 

ROUGE. La mairie annonce une grande exposition Cezanne pour cet été avec 130 œuvres du maître aixois. Très bien. Concomitamment, l'association CEPPIA (fonds photographique Henry Ely) propose elle aussi une exposition intitulée "L'Aix de Cezanne". Très bien. Et voilà que le projet d'urbanisation de la Constance vient foutre tout en l'air.
Pour qui ne le saurait pas encore, Paul Cezanne a peint des dizaines de toiles de la montagne Sainte-Victoire depuis ce site. Je m'y étais rendu pour une visite guidée à l'invitation de "l'Association pour la sauvegarde des sites de Cezanne" qui œuvre depuis longtemps à la mise en valeur du patrimoine du peintre aixois. Le projet de la Constance risque d'en ruiner une bonne partie. Pendant l'élaboration du projet, elle n'a cessé d'intervenir pour faire entendre ses propositions et ses griefs afin de préserver la vue remarquable qui a permis au peintre de capter toute les beautés de la montagne.
Pour bien comprendre la situation, il faut savoir que la Constance, c'est une superficie de près de 98 hectares et que l'on y prévoit la construction de plus de 3000 logements. Les plans devaient tracer des voies entre les bâtiments afin de laisser la possibilité de voir la montagne. Malgré toutes les promesses, le projet d'urbanisation se présente actuellement comme faisant fi des engagements en sacrifiant une partie de ce patrimoine.
L'association vient de publier sa réaction, la presse s'en est fait l'écho, sur la dénaturation des motifs du site dans le projet. Pour appuyer sa vision des choses et sensibliser plus largement, elle a même adressé des courriers aux autorités de l'Etat ainsi qu'à tous les musées du monde qui ont des tableaux de Cezanne.
Sophie Joissains saura-t-elle répondre aux remarques de l'association, elle qui répète qu'elle pratique la concertation ? A voir…

Un exemple :
comparaison entre une peinture de Cezanne et la vue actuelle 

 

28 mars 2024

Affaire du garage municipal aixois : Ça va secouer !

ÉCHOS. Un an est passé depuis la révélation de dysfonctionnements signalés au procureur de la République. Si rien ne transpire officiellement de la part des autorités au sujet de l'enquête, quelques indices permettent de se faire une idée sur ce qui se passe en coulisses. Voyez plutôt...

Il y a tout juste un an, mon blog se faisait l'écho de ce scandale. J'avais en effet été destinataire d'un volumineux dossier tombé dans ma boîte aux lettres. En deux articles (voir liens ci-dessous), j'en avais rapporté sa teneur, tout à fait stupéfiante.
La presse avait fait état des dysfonctionnements qui ont cours au sein du garage municipal. Des dérives nombreuses et malsaines avaient été signalées par plusieurs plaintes d'un employé auprès du procureur de la République. La Ville d'Aix avait été obligée d'ouvrir une enquête administrative interne. Le sujet avait aussi été évoqué en conseil municipal. Le 9 juin, l'opposition de gauche avait obtenu la création d'une mission d'évaluation et d'information comme le règlement intérieur en prévoit la possibilité.  Alors, que s'est-il passé depuis ?
Le procureur a ordonné diverses auditions de personnes. Il m'a été soufflé à l'oreille que le 22 mars, s'est tenu un conseil de discipline à la mairie. Des noms d'élus ont été pointés du doigt comme ayant une responsabilité dans les désordres. La question est de savoir si des malversations ont été ignorées ou couvertes par eux. Pour mémoire, il est fait état de bénéficiaires favorisés par des copinages, des services pour des véhicules, des vols d'essence, des constats de travail non fait mais rémunéré quand même, des menaces graves et d'espionnage d'employés à l'égard du fonctionnaire ayant éventé l'affaire. A l'évidence, la justice suit de très près ce qui a pu conduire à des pratiques délictueuses ainsi qu'à un présumé détournement de fonds publics opéré en toute impunité jusqu'ici.

Un contact de mairie m'a informé que la fameuse mission d'évaluation s'est réunie deux ou trois fois et que la dernière n'a pas eu lieu, sans aucune explication. La règle est que la mission est légalement créée pour une période de six mois et qu'un rapport doit être présenté en conseil municipal à la plus prochaine séance. Or, deux conseils sont passés, le 13 décembre et le 9 février, sans aucune inscription de ce rapport à l'ordre du jour ! Qu'y a-t-il à cacher sur les débats qui ont été menés dans cette mission. D'après ce que l'on m'a signalé, ces réunions n'ont rien ou pratiquement rien dévoilé de la part de la mairie, sans doute pour minimiser le scandale. A l'heure actuelle, il ne faut plus compter que sur le procureur pour faire toute la lumière. On n'imagine pas qu'il ne donne pas de suites à cette affaire dont les préjudices, notamment financiers pour la Ville et donc les Aixois, n'entraîne pas des sanctions.
Regardez ce qui vient d'arriver en appel à l'ancien maire de Toulon qui a bénéficié de repas gratuits et de frais de pressing "offerts" pendant dix ans (quelque 60.000 euros) par le conseil département du Var qu'il avait présidé. Il a écopé de deux ans de prison avec sursis, de 15.000 euros d'amende et de cinq ans d'inéligibilité pour avoir "
défailli sur son devoir de probité de personne chargée de l'autorité publique". Attendons avec intérêt ce qu'il en sera pour Aix tant pour les élus que pour les employés si leur laxisme à agir et leurs turpitudes sont avérés.

Toute l'affaire est ici :

"Nouveau scandale très grave en Joissainie - partie 1" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2023/03/13/39841744.html
"La mairie d'Aix sur une voie de garage – partie 2" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2023/03/14/39841745.html

14 juin 2024

Les clins d'œil électoraux de la droite vers l'extrême droite à Aix

BISOUS. Aix se méfie plus que d'autres des votes extrémistes. Les résultats des Européennes l'ont encore montré en accordant à la liste RN 10% de moins qu'au niveau national. Il faut cependant savoir que ces 40 dernières années des maires de droite n'ont pas hésité à faire copain-copain avec l'extrême droite. Quelques exemples qui en disent long...

Dessin paru dans Le Ravi
 

Suite à mon article de lundi, La Provence m'a contacté pour recueillir mon avis sur les résultats des Européennes à Aix. Et notamment sur le RN arrivé en tête. Ma première réaction a bien sûr été de noter que ce score était inférieur de 10% à celui obtenu au niveau national. En effet, notre ville s'est toujours distinguée comme un territoire libre d'esprit et plus modéré politiquement, se méfiant des comportements extrêmes. Sans doute parce que sa propre personnalité repose sur des fondements historiques patrimoniaux et culturels.
Les excès, quelle que soit leur nature, y restent par conséquent minoritaires. Il y a cependant eu des pics jamais susceptibles de bouleverser les résultats des urnes. J'ai rappelé au journaliste que Aix n'est pourtant exempte de quelques démangeaisons. Car il y a un terreau, ancien, nourrissant l'extrême droite. Depuis les années 80 très présentes en ma mémoire, j'ai cité quelques exemples allant dans ce sens.

En 1983, à l'élection municipale, une liste s'intitulait "AIX D'ABORD", slogan inspiré par le lépénisme. Eliminé au premier tour, son chef, Dominique Gajas, fut placé à la tête de la Société d'économie mixte de la ville, SEMEVA,
En 1986, l'affaire du lycée militaire avait fait l'objet d'une polémique au sujet de chants nazis en son sein.
Comme cela a été rapporté par le journal, j'ai évoqué entre autres les réunions annuelles des rencontres économiques universitaires de la droite ultralibérale, capitalistique pur jus, qui fait peu de place au social.
Sans être exhaustif, j'ai aussi signalé les jeux plus ou moins souterrains entre la famille Joissains avec les idées dérivantes. Pour ne citer que quelques exemples, Alain Joissains, maire, n'avait eu aucun scrupule à intégrer à sa liste des membres du parti "Forces nouvelles" d'inspiration néofasciste ou à interdire en 1979 la projection dans les cinémas aixois du film "Le Pull-over rouge" de Michel Drach sur l'affaire Renucci.
Dans la même veine, en 1988, pour s'attirer les bonnes grâces de cathos traditionnels et intégristes, le maire Jean-Pierre de Peretti della Rocca avait à son tour interdit la projection du film "La dernière tentation du Christ" de Martin Scorsese. Nous avions été quelques-uns à saisir le tribunal administratif pour faire annuler sa décision et le jugement nous avait donné raison alors qu'il avait été battu à l'élection municipale un an plus tard. 
Maryse Joissains, elle aussi, n'avait pas hésité à déclarer en 2012 : "Les valeurs qu'a Marine Le Pen, je les ai toujours défendues". Plus discrètement, ou plutôt plus sournoisement, elle ne voyait rien à redire en 2010 à l'embauche d'un ancien candidat FN à Gardanne, Damien Bariller, ancien bras droit de Bruno Mégret, pour lui faire occuper la fonction de directeur de la communication à la SEMEPA.
Elle annonçait, sans finalement passer à l'acte, qu'elle ne serait pas choquée de donner un nom de rue à un certain Bastien Thiry, chef du commando ayant tenté d'assassiner de Gaulle lors de l'attentat du Petit Clamart en 1962. Il fut condamné et fusillé en 1963.
Toujours dans la série "il-est-des-nôtres", en 2010, la médaille de citoyen d'honneur de la Ville fut décernée à un chansonnier bien extrémiste, très Algérie française, agent de liaison de l'OAS, Jean-Pax Méfret, après un concert donné à Aix. Enfin, en 2012, une stèle "Général Bigeard" fut inaugurée à un rond-point dans le sud-est de la ville. 
En politique, il faut bien ouvrir les yeux et éviter les clins d'œil qui rendent aveugles.

10 juin 2024

Elections européennes 2024 : Les résultats à Aix

ÉVÉNEMENT. Les résultats aixois aux européennes ne sont pas tout à fait à l'image des scores nationaux, régionaux et départementaux. Selon moi, l'explication tient entre autres au fait déjà constaté plusieurs fois que les électeurs y intègrent sans doute une part de facteurs plus proprement locaux… 

Une fois de plus, c'est un fait déjà constaté, les résultats aixois des élections européennes présentent régulièrement des différences avec les tendances du département, de la région et de la France. A chacun son interprétation des évolutions positives ou négatives enregistrées par les divers composantes politiques. Pour qui voudrait hâtivement en tirer des conclusions à deux ans de l'élection municipale, il faut, selon moi, ne pas confondre un scrutin européen et un scrutin local.
Les enjeux du premier sont à consonnance nationale et internationale. Ceux du second ont d'abord trait à des considérations de proximité immédiate qui touchent nos concitoyens au plus près de leur vie quotidienne. Ce sera le projet concret le plus en adéquation avec les aspirations et les attentes réelles des habitants qui devrait être privilégié pour exercer le choix d'une équipe qui soit vraiment à la hauteur.
Mais comme on en rajoute encore une couche avec l'annonce de nouvelles législatives dans trois semaines, ça peut créer d'autres surprises !

Comparaison

En 2019, 34 listes nationales avec 2686 candidats se disputaient les 79 sièges. En 2024, 38 listes nationales avec 3078 candidats ont convoité 81 sièges. Depuis le Brexit, la France dispose de 2 sièges de plus.

Curieuse entourloupe, non ?

Le parlement européen comprend 720 députés, chaque député représente environ 1 million d'habitants. L'Assemblée nationale en compte 57 et en représente environ 100.000. Kafka et Ubu sont toujours d'actualité. 

Rappel européennes mai 2019

 

Publicité
Publicité
Suivre sur Twitter
Publicité