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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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8 décembre 2007

Nouveau débat : Quel avenir pour notre ville ?

une_de_aix_avenir_special

(Clic sur l'image pour agrandir)

La une de "Aix à venir" spécial "Travailler, se loger, se déplacer en Pays d'Aix"

Etrange, mais tout le monde semble faire le même diagnostic sur les maux de notre ville. Y compris, sans crainte du ridicule, certains élus de la mairie sortante qui est en est largement responsable. En fait, pour les années qui viennent, la question est de savoir quel projet saura le mieux répondre aux défis qu'il faut relever.

Notre équipe a décidé de s'atteler à la tâche sans attendre. Nous avons déjà de nombreuses idées novatrices sur le sujet et nous les mettons donc en débat. Pour alimenter la réflexion et susciter les propositions, nous avons édité un numéro spécial de notre journal "Aix à venir", consacré au thème "Travailler, se loger, se déplacer en Pays d'Aix".

Nous organisons aussi une rencontre publique dédiée, intitulée "Urbanisme, Logement, Déplacements, Quel avenir pour notre ville ?" Une date à noter sur tous les agendas !

                   

Lecteur

Lire le numéro spécial (4 pages) :

Aix_a_venir_numero_special_Travailler__Se_loger__Se_deplacer

                     

Rencontre publique sur le thème 

                  

"URBANISME, LOGEMENT, DEPLACEMENTS,

QUEL AVENIR POUR NOTRE VILLE ?"

         

Jeudi 13 décembre 2007 à 19h00 (entrée gratuite)

Centre des Congrès, salle Milhaud

14 boulevard Carnot (parking)

               

Animée par Philippe LANGEVIN

Professeur d'économie

Maître de conférences à l'Université de la Méditerranée

            

Avec la participation de Richard TRAPITZINE

Docteur en urbanisme Directeur d'Urban Consult

            

De Dominique MICHEL

Ancien directeur de la Mission ville

et de la solidarité et de l'action sociale d'Aix-en-Provence

            

Et de Daniel BERENGER

Vice-Président de l'ADAVA-ADTC

Enseignant à l'ENTE (Ecole nationale des techniciens de l'équipement)

          

A l'initiative de Michel PEZET

Avocat à la Cour

Candidat à l’élection municipale d'Aix-en-Provence

Vice-Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône

             

Et de Jean-François PICHERAL

Sénateur des Bouches-du-Rhône

Maire d’Aix-en-Provence de 1989 à 2001

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7 décembre 2007

"Le Ravi" vide toute sa hotte

ravi_47

Pour sa parution de décembre, l'excellentissime "Le Ravi" n° 47 (2,80€, en kiosque) nous régale d'un petit retour en arrière sur onze enquêtes qui auront marqué l'année. La hotte est pleine et le mensuel la vide pour nous. C'est caustique, c'est décapant et avec plein de dessins. Un vrai cadeau à partager, c'est le moment.

15 décembre 2007

Communauté du Pays d'Aix : L'illusion démocratique

seance_publique_cpa

(Clic sur l'image pour agrandir)

Séance publique de la CPA au Gymnase Cau de Puyricard

Hier, j'ai assisté, sur les bancs du public, à la dernière séance du conseil de la Communauté du Pays d'Aix qui se tenait à Puyricard. L'ordre du jour était chargé – avec 160 délibérations – car, là aussi, les réunions ont été trop espacées. Je trouve scandaleuse cette façon de faire : comment peut-on débattre sérieusement de tant de sujets en si peu de temps ?

D'entrée, Maryse Joissains a indiqué qu'elle présenterait la totalité des rapports laissant les élus délégués répondre aux éventuelles questions. Evidemment, la méthode est pitoyable. Elle ne vise qu'à décourager les interventions.

A ce jeu de l'illusion démocratique, le système pousse donc bon nombre d'élus à ne plus faire le déplacement. Au début de la séance, le quorum était à peine atteint avec 75 présents sur un total de 143 élus ! Bizarrement, certains élus, candidats aux élections, n'étaient pas là. Est-ce logique ?

La séance a finalement été courte, deux heures et demie. Pourtant, on y présentait le budget primitif pour 2008. Gérard Bramoullé, délégué aux finances, a expédié la délibération en moins de trois minutes. La risposte est venue de Danielle Rumani-Elbez qui a posé les bonnes questions. Elle a voté contre le budget ainsi que Cyril di Méo et François-Xavier de Peretti. En revanche, Bruno Genzana et Stéphane Salord ont voté pour. Comment comprendre leur attitude après tout ce qu'ils ont raconté et les postures nouvelles qui'ls disent avoir adoptées ?

Sur d'autres sujets, se sont distingués, avec clarté, pugnacité et compétence, Frédéric Guiniéri et Jean-Pierre Dufour, respectivement maires de Puyloubier et de Saint-Estève Janson.

Globalement, la réunion a été terne, à l'image de la politique de Joissains.

Lors du tout prochain mandat, la première des urgences sera de réviser le fonctionnement de l'intercommunalité de fond en comble sur au moins trois points : démocratie, transparence et efficacité.

15 décembre 2007

Dernier conseil municipal : 17 décembre

Hotel_de_VilleLa prochaine séance publique

du conseil municipal

se tiendra

Lundi 17 décembre à 18h00

à l'Hôtel de Ville d'Aix

Dernière séance et dernières salves. Ce conseil municipal est l'ultime du présent mandat. Les élus n'ayant pas été réunis régulièrement, l'ordre du jour sera lourd avec 168 questions.

Beaucoup d'entre elles sont des affaires courantes et seront rapidement examinées. En revanche, quelques rapports retiendront l'attention.

Et d'abord, le budget primitif pour 2008. Il y aura de quoi dire. Suivront des délibérations portant sur des projets de construction alors que la Ville n'a toujours pas de Plan local d'urbanisme.

Il y aura aussi des versements de diverses subventions et la présentation de la charte sur la téléphonie mobile.

Pour résumer, le seul dossier politique important sera celui de la discussion sur les finances qui interviendra en tout début de séance. Il sera "amusant" de constater les votes des élus dissidents et des nouvelles ententes pour les élections municipales.

Rappel : le public est convié à assister à cette der des ders.

21 novembre 2007

Cette semaine, Parisot m'a encore fait pleurer…

medef_inquiet

(Clic sur l'image pour agrandir)

Qu'on se le dise ! Laurence Parisot n'est pas un monstre froid comme l'était l'horrible patron baron Seillière. Non, non, elle, elle parle d'un ton calme et articule avec une lente volupté des mots aussi doux et tentateurs que "concurrence, compétitivité, conquête de nouveaux marchés, chiffres d'affaires, profits, croissance, à nous les croissants, à vous les miettes"… Sa voix trahit de tels accents de généreuse sincérité qu'elle en émeut jusqu'aux micros placés devant elle.

Lorsqu'elle épanche ses inquiétudes, on sent qu'elle a indéniablement de la commisération pour le sort des plus faibles. Son seul objectif, c'est le bonheur de tous les gueux de France, ceux qui transpirent et qui expirent. Pour eux, elle prône les valeurs du travail et se décarcasse à fonds gagnés pour leur créer plein d'emplois, même et surtout de tout petits emplois, histoire de leur procurer une pitance de survie.

Elle n'éprouve que de l'amour pour les grévistes, qui ont bien de la chance d'avoir un boulot, qui ont peur de le perdre, qui ont en plus le culot de se plaindre, qui font tout pour contrarier les stock-options et le gouvernement. Elle retient ses larmes pour tous les chômeurs qui ne peuvent pas battre le pavé à l'unisson de ces fainéants de nantis.

Elle parvient à arracher nos longs sanglots lorsqu'elle estime que les arrêts de travail "font courir un grave danger aux entreprises françaises qu'ils menacent dans leur rentabilté". C'est pourquoi, elle en appelle à la reprise du travail et en fait "une affaire de responsabilité mais aussi de solidarité nationale". Là, ça gicle !

Niagara lacrymal

Il y a une semaine, Parisot a surpris tout son beau monde en dévoilant son avis exclusif sur le caractère indécrottable des Français. Elle a déploré la "galère" de la grève, qu'elle a associée à "un ringardisme" et "au goût un peu masochiste pour le conflit et la lutte". Comment avons-nous pu ignorer aussi longtemps ses si bienfaisants talents de psychanalyste ? Je vous le demande, hein ?

Pour ne pas trahir le charme infini de sa pensée, voici exactement ce qu'elle a geint : "Quelle galère ce matin, comme c'est pénible, difficile, contrariant ! Comme c'est aussi gênant vis-à-vis du reste du monde. Je ne cesse de penser à ceux qui nous regardent aujourd'hui et qui se disent mais 'qu'est-ce que c'est que ce ringardisme' ? "

"Il faut que nous soyons tous capables d'abandonner ce goût, à mon avis un peu masochiste, pour le conflit, pour la lutte", s'est-elle étranglée, prônant que, sur le terrain de la négociation, il fallait "trouver un terrain d'entente, entreprise par entreprise".

Et ce n'est pas tout. "C'est quelques centièmes de croissance en moins que nous sommes en train d'organiser cette semaine, la désorganisation générale coûte", nous a-t-elle sussuré, estimant "absolument pas souhaitable" que le conflit perdure. Ce serait "une catastrophe dans les relations entre les entreprises et leurs clients". Oui, parfaitement, elle a dit les "clients", pas les pue-la-sueur.

Finissant son prêche et tendant de pleines boîtes de mouchoirs à son auditoire envoûté, la vénérable patronne en chef a salué "la mobilisation des Français pour venir travailler. Je ne suis pas étonnée, car aujourd'hui les Français veulent travailler".

Les Français, je ne sais pas. Mais, moi, entendre ça, ça me fend le cœur. Car, je l'avoue, je suis trop sensible. Les jolis mots et merveilles de Parisot m'ont touché et ça m'a fait chialer. Encore un coup comme ça, Lolo, et je craque ! Et là, je ne vous dis que ça, ce sera un Niagara lacrymal.

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20 novembre 2007

Municipales : Les mouches du coach

Hotel_de_ville_beffroi

En une semaine, diverses déclarations et prises de positions politiques ont apporté un peu de piment à la préparation de l'élection municipale. Allons de gauche à droite.

Ligne de partage à gauche

Alexandre Medvedowsky pense pouvoir réunir autour de lui des éléments de la gauche. Mais, l'extrême gauche ne semble pas vouloir s'allier à n'importe quelle condition. On a même entendu une tête de liste de 2001 rappeler que Medvedowsky avait voté "non" au referendum, contre l'avis du parti socialiste. Et qu'à l'élection présidentielle, il avait soutenu Ségolène Royal qui était pour le "oui". Pour formaliser son éventuelle entrée dans la liste socialiste, l'association "Unis pour un monde solidaire" met en balance une exigence de poids : "On a besoin de clarté". Faute de quoi, elle lancera sa propre liste, déjà prête à en découdre.

Par ailleurs, Medvedowsky dit qu'il compte sur les radicaux de gauche et les écologistes pour constituer sa "gauche plurielle". A l'heure actuelle, les deux élus PRG (Danielle Rumani-Elbez et moi-même) n'ont aucun contact avec lui. Quant aux deux élus Verts (Cyril di Méo et Arinna Latz), ils n'envisagent pas non plus d'alliance avec lui.

Michel Pezet et Jean-François Picheral ont signifié qu'ils se présentent comme indépendants. Les radicaux de gauche ont entamé un travail avec eux sur la base d'un projet permettant à une équipe de composer une liste, ouverte sur le monde associatif et la société civile pouvant aller jusqu'au centre.

La ligne est de la sorte clairement annoncée et toute nouvelle alliance ne pourra s'opérer que sur l'acceptation du projet, sans chantage au nombre de places. Cette voie centrale entend privilégier la diversité et écarte, de facto, tout membre ou soutien de l'équipe de Maryse Joissains, a fortiori des élus sortants en mal de refuge, qui viennent d'être rejetés avec virulence par le maire actuel.

Image confuse au centre droit

Au centre, dans le cadre de sa démarche "Union pour Aix", François-Xavier de Peretti tente d'attirer vers lui ou d'accueillir des élus aux comportements fluctuants qui donnent l'impression que leurs calculs se limitent à arracher un certain nombre de places éligibles, serait-ce au prix de reniements politiques. On parle ces jours-ci d'un possible ralliement des deux élus Verts et de Bruno Genzana et de Stéphane Salord. Une telle addition est-elle viable quand on sait qu'elle aboutirait à mettre en présence des contraires au demeurant incompatibles ?

En passant de l'autre côté, les Verts ne vont-ils pas perdre le minuscule électorat de gauche qu'il leur reste ? Dans ces conditions, de Peretti n'y gagnerait rien, pas plus que de renouer avec des élus UMP discrédités dont personne ne veut plus. De Peretti n'est-il pas en train de saborder son image et son parcours patiemment construits ? N'est-il pas en train de réduire son audience par une succession de fautes politiques qui risquent d'anéantir et ses efforts et sa base électorale ?

Message brouillé à droite

A droite, Maryse Joissains a annoncé avec fracas la disgrâce de ses deux adjoints. Elle a même menacé de mener la vie dure à Bruno Genzana pour l'élection cantonale si celui-ci s'avisait de présenter une liste ou se mettait en tête d'en rejoindre une autre concurrente de la sienne.

Et puis, hier matin, sur une radio locale, Maryse Joissains a cru créer la surprise en faisant un lourd appel du pied à Michel Pezet dont elle a loué le niveau et les qualités, allant jusqu'à dire qu'elle serait prête à travailler avec lui, ce dernier n'ayant qu'à lui donner un simple coup de fil pour qu'il en soit ainsi. L'hypothèse est tellement fantaisiste qu'on se demande quelle manœuvre peut bien se cacher derrière.

Joissains simule-t-elle une main tendue pour propager une image fabriquée d'ouverture de facture sarkozienne ? A-t-elle connaissance de mauvais sondages pour elle ? Essaie-t-elle de disqualifier Medvedowsky et de sous-entendre quelle préfèrerait, le cas échéant, voir Pezet à la mairie ? La portée de cette déclaration de Joissains demeure énigmatique, sauf qu'elle semble insinuer qu'elle pencherait pour Pezet si jamais elle devait être mise hors course.

Attendons maintenant la suite des événements. Nous devrions en savoir plus d'ici peu sur au moins deux points. Les Verts vont-ils concrétiser les bruits qui courent sur leur ralliement à de Peretti ? Et que va dire Genzana lors de la conférence de presse qu'il annonce pour le 29 novembre ?

Une longue observation de la vie politique m'a enseigné cette règle limpide. En toutes circonstances, adopter la  seule attitude qui vaille : être le point fixe et ne jamais entrer dans le tourbillon... des forces centrifuges.

13 septembre 2007

Municipales d'Aix : Le PRG choisit le contrat d'action

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En mars 2008, auront lieu les élections municipales et cantonales.

Face aux bouleversements politiques récents qui ont marqué les échéances nationales, nos concitoyens d'Aix et du Pays d'Aix attendent de leurs futurs élus locaux une autre façon de faire de la politique.

Ils veulent une attention accrue à leurs situations et des réponses concrètes à leurs problèmes. Ils souhaitent qu'un vaste projet prenne en compte la réalité quotidienne, tout en préparant les conditions d'un avenir plus sûr, notamment en termes d'emploi et de logement, et d'un cadre de vie plus agréable.

Nous, élus radicaux de gauche et tous les militants de l'Association radicale de gauche aixoise, avons beaucoup œuvré pendant l'actuel mandat municipal pour relever les incohérences politiques et l'inefficacité de l'action du maire.

Pour le prochain mandat, nous avons décidé de mettre le fruit de notre travail au service d'un rassemblement de volontés autour d'une voie politique centrale et d'un projet de ville et de territoire qui corresponde au diagnostic que nous avons dressé et aux besoins qui en découlent.

En parfait accord avec les instances nationales de notre parti et en toute indépendance des schémas figés du passé, nous privilégions le contrat d'action plutôt que les alliances stériles d'affrontement ou l'exercice du pouvoir au service de clans.

Cela passe par l'innovation politique, le décloisonnement des appartenances, le partage efficace des responsabilités et la mise en commun la plus large possible de compétences diverses.

D'ores et déjà, nous avons entrepris des contacts avec différents partenaires représentatifs ayant la même volonté de travailler ensemble pour élaborer un projet pragmatique, réaliste et porteur d'espoir pour nos concitoyens.

Nous appelons nos concitoyens à se mobiliser et à nous rejoindre pour remettre notre ville et notre territoire sur le bon chemin.

Lucien-Alexandre CASTRONOVO

Conseiller municipal

Danielle RUMANI-ELBEZ

Conseillère municipale et communautaire

10 décembre 2007

Pouvoir d'achat, travailler plus, logement = arnaques

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(Clic sur l'image pour agrandir)

               

"Pouvoir d'achat"

            

Comme un refrain,  tout le monde parle de "pouvoir d'achat". Cela veut-il dire qu'on ne disposerait de son argent que pour acheter ? Certes, il y a les achats contraints, pour se nourrir, se vêtir ou se déplacer par exemple. Une grosse partie des salaires – quand on a un – va aux dépenses obligatoires telles que le loyer, l'électricité, le gaz. Enfin, il y a le superflu qui nous est souvent présenté par la publicité comme le nécessaire : le téléphone portable ou le dernier truc à la mode en sont de belles illustrations.

En France, 7 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Plusieurs millions encore ne sont payées qu'au Smic pour des emplois précaires et plus de 2 millions sont au chômage. La vraie question n'est donc pas d'acheter mais de pouvoir vivre – voire survivre.

Ce ne sont pas les mesurettes que Sarkozy est venu annoncer dans son show télévisuel qui pourront résoudre durablement les problèmes des nombreux ménages en difficulté. D'autant que ce qu'il prétend donner d'une main, il le reprend de l'autre. Le dernier exemple du paiement de la redevance télé par les personnes âgées est d'un cynisme sans nom.

         

"Travailler plus..."

                

Le travail n'est pas rémunéré à sa juste valeur. Le slogan "travailler plus pour gagner plus" est une arnaque. Il faudrait dire "travailler normalement pour gagner correctement".

Un sondage paru hier (Ifop) a d'ailleurs révélé que 53% des Français disent non à la proposition d'augmenter le "pouvoir d'achat" en allant au boulot le dimanche. Et même si on leur propose de gagner plus d'argent, les sondés restent attachés au dimanche pour le consacrer à la famille ou aux loisirs.

Faut-il rappeler les profits colossaux engrangés par les enseignes du Cac 40 ou les 15 milliards de cadeaux fiscaux distribués aux plus fortunés ? Comment ne pas voir que les Restos du cœur reçoivent de plus en plus de monde, que les Sdf n'ont aucune perspective de trouver un abri et que des centaines de milliers de familles attendent des logements ?

          

Maison à 100.000€

             

A ce propos, Le Canard enchaîné a publié en novembre une information dont le gouvernement ne s'est guère vanté. En octobre 2005, anticipant sans doute le futur slogan populiste de Sarkozy "Je veux une France de propriétaires", Borloo avait annoncé la production de 20.000 à 30.000 "maisons à 100.000€".

C'était tellement gros que ça fleurait déjà bon la supercherie. La preuve en a été apportée par le bilan de l'opération 2 ans après : ce sont seulement 800 maisons, et à 120.000€, qui seront (peut-être) livrées l'an prochain. L'idée avait été lancée dans la plus parfaite improvisation. En effet, les constructions de ce type n'avaient aucune chance de trouver des terrains susceptibles de les accueillir. On avait aussi fait croire aux acheteurs qu'ils pourraient rembourser leurs crédits sur des durées de 50 ans !

             

Le cas d'Aix

             

A Aix, aucune maison de ce type n'a vu le jour. Pire, aucune véritable politique du logement social public n'a été entreprise depuis près de 7 ans. Maryse Joissains avait annoncé la vente des HLM à leurs locataires. A ce jour, une petite vingtaine de logements ont été vendus.

C'est avec le même sens d'irresponsabilité que, à défaut de développer les hébergements d'urgence, le maire d'Aix a cru bon d'engager de stupides procès contre les Sdf. Maryse Joissains ? Une fausse générosité du cœur qui masque un mauvais usage de la raison.

                              

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Cadeau gourmand à feuilleter : les "Lettres de non-motivation" de Julien PREVIEUX, un "artiste" qui nous régale de ses réponses négatives et subversives à des offres d'emploi parues dans la presse. Caustique et vengeur :

http://www.editions-zones.fr/spip.php?page=lyberplayer&id_article=18 

(pour feuilleter le livre, utiliser les boutons gris en bas et aussi à droite des pages)

15 novembre 2007

Des panneaux qui manquent de bon sens

Fléchage déroutant

flechage

(Clic sur l'image pour agrandir)

Si vous habitez dans le quartier de Saint-Eutrope, faites plutôt confiance à votre itinéraire habituel pour rentrer chez vous.

Si vous êtes enseignant en formation à l'I.U.F.M., fiez-vous de préférence à votre sens inné de l'orientation.

Si vous êtes régulateur du trafic aérien, prenez bien garde de ne pas suivre le mauvais aiguillage.

Si êtes malade et que vous n'envisagez pas de voir votre santé s'aggraver, repérez à l'avance le trajet salvateur menant à l'hôpital.

Car, si vous vous trouvez dans ce type de situation, ce n'est certainement pas le panneau de signalisation situé sur le cours Saint-Louis qui pourra vous aider. Un fléchage espiègle indique de prendre "à gauche" au lieu de tirer "tout droit".

En revanche, si vous avez l'intention de vous garer au parking Bellegarde, de gagner le centre ville ou de quitter Aix, pas de problème, vous avez tout bon !

Message inquiétant

panneau_hypocrite

(Clic sur l'image pour agrandir)

Amusant ce panneau, non ? Inutile même ! On l'a bien vu, le jardinet de la Rotonde n'est qu'un lieu clos de verdure, sans passages et sans bancs pour les promeneurs. Le public ne risque donc pas de pouvoir l'emprunter, même une seconde, car la végétation occupe tout l'espace. Et il faudra des années pour que les plantations atteignent leur taille normale.

Alors, pourquoi avoir installé cet avertissement ridicule laissant croire à une vaine autorisation de pouvoir faire une halte à l'ombre ? M'est avis que ce message est plutôt destiné à dissuader une occupation nocturne par des sans-abri. Si tel était le cas, que faudrait-il comprendre ? J'espère que ces mots ne sont pas là pour dissimuler une hypocrisie qui n'ose pas dire son nom.

Mobilier envahissant

Comme s'il n'y en avait pas déjà assez pour nous pourrir la rue et la vue ! A l'occasion du renouvellement des abri-bus, la municipalité en profite pour accroître le nombre de panneaux publicitaires sur les grandes avenues.

Les trottoirs sont devenus un véritable capharnaüm : obstacles en tous genres, piquets et panneaux hétéroclites dangereux pour les piétons.

La densité est telle qu'on ne les regarde plus pour ce qu'ils sont mais comme des entraves à la libre circulation. La pollution visuelle est à son comble. Elle vient s'ajouter au mauvais état de pas mal de trottoirs où les risques de chute et d'accident sont patents. Trop, c'est trop !

6 décembre 2007

La bataille sur la refonte du code du travail

logo_challenges

La bataille fait rage au Palais Bourbon. On parle de "simplification" mais on s'apprête à augmenter le nombre d'articles du code du travail. Le but du gouvernement ? L'élimination de bon nombre de protections sociales des salariés, on ne peut pas dire autrement. L'opposition a dénoncé un texte "scandaleux".

Voici le point de situation qu'en fait la revue Challenges le 5 décembre 2007.

L'Assemblée nationale n'a pas achevé dans la nuit de mardi à mercredi l'examen d'une loi ratifiant l'ordonnance du 12 mars 2007 relative au code du travail. Une ordonnance qui réécrit ce texte qui régit la vie de 17 à 18 millions de salariés et que le Sénat a déjà ratifiée le 26 septembre.

Le vote du projet de loi a donc été reporté à mercredi 5 décembre dans la matinée. L'opposition a défendu, mais en vain, des dizaines d'amendements. A la levée de la séance, vers 2 heures, 4 amendements PS avaient été adoptés dont l'un rétablissant la consultation du comité d'entreprise sur une augmentation de la durée maximale du contrat à durée déterminée en cas de commandes exceptionnelles à l'exportation. Pour le reste, les députés ont entériné la version votée par le Sénat.

"Déclassification" et "éclatement"

Le débat a été très polémique, puisque l'opposition et les syndicats ont protesté contre un texte "scandaleux" et "dangereux", qui remet selon eux en cause les droits des salariés. "Cela devait être une recodification à droit constant, une procédure normale pour rendre un texte lisible et accessible", or on a "un texte qui va modifier le fond du droit" aux dépens des salariés, s'est ainsi indigné le député PS Alain Vidalies.

Martine Billard (Verts) s'élève contre "le silence total" dans lequel s'est faite cette recodification à laquelle l'Assemblée a prévu de consacrer "moins d'heures de débat que pour le texte sur les chiens dangereux". L'opposition avait prévu de défendre trois motions de procédure et environ 150 amendements sur le texte, critiqué sur trois points.

Le premier est la "déclassification" de 500 articles, qui passent de la partie législative du code à sa partie réglementaire, et seront plus facilement modifiables, par décret. Le deuxième est "l'éclatement du code du travail" par le transfert de dispositions vers des codes parallèles comme le code rural, le code maritime ou le code des transports. Roland Muzeau (PCF) juge ainsi que "l'atomisation du code du travail est le pire des dangers qui guettent les millions de salariés". Selon l'inspecteur du travail Richard Abouzit, les salariés agricoles "perdront le 1er mai comme jour férié et l'affichage du nombre d'heures travaillées ne sera plus obligatoire".

1.761 articles supplémentaires

Le troisième point qui suscite des critiques est l'adjonction "de 1.761 articles supplémentaires" (*). Martine Billard s'inquiète ainsi "d'ajouts ou de suppressions significatifs" comme le fait que "le travail dominical sera désormais subordonné aux besoins du public".

L'inspecteur du travail Gérard Filoche, membre du conseil national du PS, s'élève contre "la suppression du doublement des indemnités de licenciement accordé en 2002" et "le partage des obligations en matière d'hygiène et de sécurité entre l'employeur et le salarié".

La CFTC, elle, dénonce le "nouveau visage" du code et regrette que "les formules traduisant une obligation, comme 'doit' ou 'est tenu', traditionnellement employés dans le code du travail, aient toutes disparu au profit du simple verbe conjugué à l'indicatif présent". Elle se félicite néanmoins d'avoir obtenu "le maintien en partie législative de l'article relatif à la procédure d'urgence instituée au bénéfice des salariés titulaires de contrat de travail à durée déterminée (CDD) leur permettant d'obtenir la requalification de leur contrat en CDI".

Parisot sceptique

Face à ces critiques, la rapporteure du projet, Jacqueline Irlès (UMP), défend un texte qui "permet de rendre plus accessible le code du travail, sans modifier le contenu", et qui va "permettre d'insérer des dispositions votées récemment" comme "la formation des femmes reprenant une activité", ou de "combler des oublis en matière de congé maternité".
La présidente du Medef, Laurence Parisot, reste sceptique. "Cette réforme se fait à droit constant, cela veut dire qu'on ne change rien sur le fond et je ne suis pas sûre que cette réforme soit réussie", a-t-elle déclaré mercredi sur France 2. "Je crois qu'il faut que l'on apprenne à faire simple, à faire efficace en France, il faut travailler le comment".

* Le code du travail contient 2.400 pages, soit près de 2.000 articles.

5 décembre 2007

Maires et citoyens : Construire ensemble

Les_maires_de_France

(Clic sur l'image pour agrandir)

5.000 maires de France,

photo panoramique 360° de "Arnaud Février et Daniel Donzel pour l’AMF"

A la demande de l’Association des Maires de France, l’institut CSA a réalisé un sondage (publié le 27 octobre 2007) sur les attentes des citoyens à l’égard de leurs maires en vue de son 90ème Congrès. Il s’agissait en particulier d’aborder les thèmes suivants :

        -- La ruralité ;

        -- La démocratie représentative et la participation des citoyens ;

        -- Le citoyen dans l’intercommunalité ;

        -- L’impôt local ;

        -- Le développement durable.

J'en ai extrait quelques passages que je vous livre ici.

I. Le débat rural : attirer ou maintenir les services tout en préservant le cadre de vie 

Une approche réaliste de la vie dans une commune rurale

Interrogés sur l’idée qu’ils se font de la vie dans une commune rurale, les Français y associent surtout du positif : un environnement de qualité (44%), de la convivialité (33%), mais aussi du négatif, comme les difficultés pour trouver un emploi (33%) et l’insuffisance de commerces et de services publics (32%). En fin de liste apparaissent l’isolement (18%) et le niveau élevé de sécurité (14%).

En cohérence avec l’idée positive qu’ils s’en font, 68% des Français affirment préférer vivre à la campagne. La campagne bénéficie surtout du plébiscite des 30-49 ans (75%), âge des parents ayant des jeunes enfants qu’ils aimeraient voir grandir à la campagne, alors que les plus jeunes et les plus âgés s’imaginent davantage en urbains.

Remarquons que les habitants de commune rurales confirment leur choix (88% préfèrent habiter à la campagne), en revanche, seuls 54% des habitants de ville centre préfèreraient vivre à la campagne. En effet, 61% des Français estiment que la priorité des maires de communes rurales devrait être d’attirer ou de maintenir des services de proximité, et 56% de préserver l’environnement et la qualité de vie.

Les deux principaux services publics jugés essentiels à la vie d’une commune rurale sont l’école (67%) et l’hôpital à moins de 50 kms (61%). La Poste arrive en troisième position avec près d’un tiers des suffrages (30%), suivie par la gare SNCF à moins de 20 kms (19%) et la maison de retraite (8%).

          

II. Démocratie représentative et participation des citoyens : un désir de participer davantage aux décisions publiques notamment à l’échelon communal 

Le Maire : l’élu le plus à l’écoute des préoccupations des citoyens

Invités à déclarer ce qui leur venait spontanément à l’esprit lorsqu’on leur parle du maire d’une commune, 83% des Français ont utilisé des expressions ou des phrases positives, et seuls 9% des expressions ou phrases négatives.

Les premiers ont décrit le maire sous un jour favorable comme "le responsable de la ville, le gérant de la commune" (24%), comme quelqu’un "ayant la responsabilité du bien-être des habitants" (10%), un élu "proche" (8%) et "à l’écoute" (8%). Les seconds ont déclaré avoir une mauvaise image des maires (3%), élus ne "faisant pas grand-chose" (2%) ou "rencontrant des problèmes" (2%).

Une attente de participation citoyenne et associative

Ce constat d’impuissance ne satisfait pas les Français et la grande majorité d’entre eux souhaiteraient être davantage consultés.

Dans ce cadre, les associations sont perçues comme des organisations ayant un rôle central à jouer dans la démocratie participative.

III. Le citoyen dans l’intercommunalité : une structure qu’il connaît mal mais dont il perçoit positivement l’essor 

La structure intercommunale est un échelon mal connu suscitant peu de sentiment d’appartenance.

IV. Le citoyen et l’impôt local : une demande de clarté et d’équité 

Impôts locaux : une attente d’information concernant l’usage, le montant et la répartition entre collectivités et une plus grande prise en compte des revenus pour une plus grande équité entre citoyens

Si une réforme de la fiscalité locale était mise en place, près de la moitié des Français (46%) souhaiteraient voir adopter comme axe prioritaire "une plus grande équité entre les citoyens".

En cohérence avec le souci de l’équité, 73% des Français se disent favorables à ce que le niveau de revenu soit davantage pris en compte dans le calcul du montant de la taxe d’habitation et de la taxe foncière.

Enfin, 83% des Français se disent d’accord pour qu’une partie des ressources des communes les plus favorisées soit réattribuée à des communes plus pauvres.

V. Le développement durable : un changement de pratiques pour tous au quotidien 

Développement durable : un concept mal connu

Seuls 42% des Français déclarent avoir une idée précise de ce qu’est réellement le développement durable.

Lire la totalité du sondage :

http://www.amf.asso.fr/actualites/upAMF/AMF_20071117113502.doc

Le site de l'AMF :

http://www.amf.asso.fr

20 septembre 2007

Le vélo sur le cours, ça roule !

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(Clic sur les images pour agrandir)

         

Vélos et visiteurs par grosses dizaines. Danses rythmées et musiques entraînantes. C'était hier après-midi sur le cours Mirabeau. L'association ADAVA-ADTC a réussi son pari, celui d'animer la semaine européenne de la mobilité.

Les bénévoles avaient dressé des stands d'information et installé un circuit protégé pour que les petits puissent découvrir le code de la route. Trois heures durant, un public curieux et intéressé a répondu présent à ce joyeux rendez-vous. Une cohorte de cyclistes a fait le tour de la ville, précédée de la police municipale et de deux troupes d'artistes.

Mardi déjà, l'association avait encouragé un peloton à se rendre au travail aux Milles à vélo. Ce jeudi, la même opération se déroulera vers le Tholonet.

Leur slogan, "Sans voiture, ma ville autrement", a été plébiscité par les adultes qui étaient sur le cours et par le petit Grégory qui a pu suivre un cours. On peut dire que pour le vélo, ça roule !

29 novembre 2007

La Fédération des CIQ dégaine son livre blanc

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Bel ouvrage ! Après trois ans de longs travaux, la Fédération des Comités d'intérêts de quartiers (CIQ) et l'association ADAVA-ADTC ont réalisé un livre blanc d'une qualité exceptionnelle.

Hier soir, les responsables qui ont contribué à la rédaction de ce document nous l'ont présenté au cours d'une sympathique rencontre qui a attiré bon nombre d'élus et de candidats aux élections municipales.

Divers groupes de travail ont planché des mois durant pour synthétiser l'ensemble des réflexions, des analyses et des propositions.

Articulé autour de trois thèmes (urbanisme, environnement, déplacements), le livre couvre de nombreux aspects liés aux politiques publiques. Les CIQ n'ont pas oublié de traiter la démocratie de proximité à laquelle ils sont très attachés. Cela faisant, ils souhaitent voir leur rôle reconnu et se posent en interlocuteurs des élus.

C'est la raison pour laquelle ils entrent dans le débat en s'adressant aux futurs responsables politiques et, bien entendu, aux citoyens soucieux de l'avenir d'Aix et du Pays d'Aix. Vu la portée de ce livre, on ne voit pas comment la collectivité pourrait l'ignorer.

Personnellement, je ne peux que me réjouir de ce travail car, lors du précédent mandat, Jean-François Picheral m'avait confié la délégation des "relations avec les CIQ".

Le fichier du livre blanc ne passant pas sur ce blog (2,70Mo), je peux vous en envoyer la version numérique (synthèse et texte intégral). Merci de me signaler votre adresse courriel en cliquant sur "contacter l'auteur" sous ma photo en haut à gauche.

28 novembre 2007

Le dialogue selon Joissains : "Décampez d'ici !"

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J'ai beau chercher à comprendre, je ne m'y fais pas. Pourquoi cette mairie rejette-t-elle tout dialogue ? Cette semaine, de nouveaux exemples en fournissent l'illustration.

Les SDF luttent depuis un an pour se faire entendre. Ils ne demandent pas grand-chose. Ils veulent juste qu'on mette un terrain à leur disposition pour donner jour à un modeste projet qui leur permettrait de regrouper des bungalows destinés aux sans-abri. La préfecture a donné son accord. Maryse Joissains s'y oppose.

Mais son attitude n'est pas vraiment surprenante... L'an dernier déjà, elle traînait l'association des Enfants de Don Quichotte devant les tribunaux. C'était au moment même où elle votait la loi sur le droit opposable en matière de logement. Depuis, le maire d'Aix s'obstine à refuser toute idée allant dans le bon sens.

De même, les forains du marché de centre ville veulent être concertés sur la question de leurs emplacements. Maryse Joissains envoie un de ses adjoints au front pour lui faire exécuter des décisions unilatérales. Le prétexte est le dispositif de sécurité autour de la cour d'appel.

Alors, les forains sont baladés sur le cours Mirabeau, puis, à distance de la cour. Les jours varient, les forains sont déboussolés et leur travail est en péril. Est-il si difficile de se mettre autour d'une table pour écouter toutes les doléances et les propositions de ceux qui animent le centre ville et qui rendent des services aux Aixois ?

Avec l'installation des chalets sur le cours, la situation s'est aggravée. La mairie prétend que la cohabitation du marché et des chalets n'est pas possible. Pourtant, il y a de l'espace et cette double présence attirerait plus de monde et créerait une dynamique qui donnerait sa chance à chacun. Au lieu de cela, Maryse Joissains provoque des conflits inutiles qui pénalisent les marchands et les clients. Au nom de quoi ? Nul ne le sait, tant les motifs invoqués relèvent de la plus pure fantaisie ! Non, ça, je ne m'y fais pas !

26 novembre 2007

Le code du travail mis en pièces... dans le silence

code_du_travailCoup de force ? Oui. Massacre à la tronçonneuse ? Oui. Le 27 novembre et le 4 décembre, à l'Assemblée nationale, le code du travail va être réécrit en quelques heures.

Libération a publié, vendredi 23 novembre, une tribune de Gérard Filoche, inspecteur du travail. Une alerte salutaire pour lever le lièvre…

   En 2005, une commission de cinq "rédacteurs" avait été mise en place et il était prévu de publier le nouveau code en mai-juin 2006 si la grande mobilisation victorieuse contre le CPE ne l’avait empêché.

   Au forcing, l’UMP a glissé dans la loi "sur le développement de l’actionnariat salarié", publiée le 30 décembre 2006, un "cavalier parlementaire", l’article 57, renouvelant les délais du 1er janvier au 30 septembre. Puis le ministre Gérard Larcher a annoncé qu’ils allaient le passer avant la présidentielle. Tous les syndicats ont protesté : "Ne faites pas de coup de force, pas à marche forcée !" Mais Larcher, Villepin, Chirac et Sarkozy l’ont imposé quand même, le 7 mars, en conseil des ministres.

   On a donc pu, dans ce pays, en dépit de l’opposition totale des syndicats, changer le code du travail de fond en comble. On est, depuis le 1er octobre, dans une zone de non-droit : quel code s’applique, l’ancien ou le nouveau ? La partie réglementaire serait prête le 1er janvier 2008, applicable le 1er mars 2008 au plus tard. La partie législative n’entrerait, semble-t-il, mais c’est contesté, en vigueur qu’à ce moment-là.

   Sur le fond, ils n’ont rien simplifié, ils ont complexifié : "Plusieurs mois, voire plusieurs années seront sans doute nécessaires pour que ce nouveau code révèle tous ses secrets", a reconnu Christian Redé, l’un des cinq rédacteurs du "comité d’experts". Il y avait 271 subdivisions, on en arrive à 1.890. Il y avait 1.891 articles de loi, il y en a 3.652 ! Ils ont déclassé près de 500 lois en décrets modifiables à l’avenir… sans repasser par le Parlement. Ils font s’écrouler toutes les jurisprudences, ils abrogent des articles clés, restructurent le fond théorique et pratique du code.

   Tout est modifié. Dans les questions d’hygiène, de santé, de sécurité, les obligations des employeurs sont devenues un élément avec "les obligations des travailleurs" faisant partager les risques et responsabilités avec les salariés - ce qui est un recul décisif d’un siècle !

   Certaines catégories de salariés sont externalisées vers d’autres codes : salariés agricoles, assistants maternels, salariés du transport, des mines, de l’éducation, marins, dockers. Les contrats de travail sont de plus en plus précaires avec la permissivité à l’égard du marchandage du prêt de main-d’œuvre : intérim et CDD, salariés détachés, pigistes, indépendants, etc.

   Les moyens de contrôle de l’inspection du travail sont démantelés, ainsi que les obligations d’information de l’employeur (registres, affichage). On a une quasi-suppression du droit pénal du travail : plus de sanctions prévues en récidive pour les employeurs. Les prud’hommes sont quasi supprimés, le nombre de délégués baisse. La question de la durée du travail est renvoyée à la partie "salaires".

   L’apprentissage a été chassé de la partie "contrat de travail" pour être renvoyé à la formation professionnelle. Le droit de grève a été introduit dans la partie "négociation collective" alors que c’est un droit constitutionnel non négociable. L’inspection du travail, indépendante des gouvernements en place du fait de la convention 81 de l’Organisation internationale du travail, a été renvoyée dans la partie "administration du travail".

   Tous les professionnels - syndicalistes, inspecteurs du travail, juristes, avocats, magistrats - signent des pétitions, des appels contre ce massacre. Des recours devant le Conseil d’Etat ont été déposés contre cette étrange procédure, alors le gouvernement envisage de passer par l’Assemblée plus tôt que prévu : le 27 novembre en commission. Ce n’est pas un classique débat parlementaire, il s’agit de ratifier une ordonnance. On peut encore rétablir ce qui a été supprimé (nous avons fait le travail, avec quelques inspecteurs du travail, et proposons environ quatre cents modifications pour réintroduire le droit constant).

   Le code du travail, c’est le droit le plus intime, le plus quotidien, pour seize millions de salariés du privé, mais aussi le droit le moins connu, le plus contesté, le plus fraudé. C’est la base de l’Etat de droit dans l’entreprise. C’est le seul droit qui protège - trop fragilement - et contribue à fixer le coût de la force de travail de 91 % de la population active. C’est un droit évolutif, élaboré en cent trente ans, avec des hauts et des bas, minutieusement, sous l’impact des luttes sociales et politiques.

   Chaque ligne, chaque article, chaque alinéa représente de la sueur et des larmes, des souffrances et des grèves, des victoires et des échecs, produits de toute l’histoire des mouvements sociaux de notre pays. C’est un texte de notre droit qui ne devrait pas être réécrit.

   Ce qui est effrayant, c’est le silence général, déterminé, étouffant sur une telle affaire. Pas de une. Pas de débat. Pas d’explication. Motus et bouche cousue de tous. Il paraît que c’est "trop compliqué" pour "intéresser les gens" alors que la vie de seize millions de salariés en dépend et qu’ils savent, souvent instinctivement, ce qui va en résulter pour eux : des conditions de travail dégradées, une souffrance accrue, une protection moindre, des salaires bloqués et des droits syndicaux diminués.

9 novembre 2007

Quelle "politique de la ville" ?

Comme je l'ai relaté il y a quinze jours, le sous-préfet d'Aix a organisé une réunion sur la politique de la ville, dite aussi des banlieues. Le sentiment d'improvisation, les thèmes retenus et le nombre restreint de participants m'ont fait douter du sérieux de la consultation.

Demander aux personnes présentes de proposer des solutions sans avoir, au préalable, dressé un diagnostic précis sur la situation aixoise est un pari risqué. Sans document préparatoire et sans questionnaire, il était difficile aux présents de formuler une argumentation construite. Dans mon article, j'ai parlé de "poudre aux yeux".

La visite hier à Marseille de Fadela Amara, secrétaire d'Etat à la politique de la ville, s'est déroulée sur le mode de la réunion d'Aix. Autrement dit, le gouvernement a élaboré un canevas que je qualifierais de léger, une sorte de passe-partout prêt à l'emploi. Selon moi, cela signifie que le plan banlieues est déjà dans les cartons et qu'on simule la concertation.

Depuis six mois, la méthode du gouvernement (en fait, de Sarkozy) se résume à : c'est ça ou rien ! Toutes les déclarations sur les belles intentions ne sont qu'un habillage pour donner le change. Pourtant, le rapport que vient de publier la Cour des comptes établit un sévère bilan de la politique de la ville menée notamment ces cinq dernières années.

Un tel travail devrait inspirer tout gouvernement voulant s'attaquer aux vrais problèmes. C'est en lisant "Le Canard enchaîné" de ce mercredi qu'on découvre le pot-aux-roses. L'explication est on ne peut plus prosaïque.

L'hebdomadaire révèle que le plan banlieues devait être lancé dès cet été mais qu'il ne sera, au mieux, présenté qu'en janvier, après le vote du budget. Mais attention, ce ne sera pas pour y consacrer les moyens de ce que Nicolas Sarkozy avait appelé un "plan Marshall" pour les banlieues. Non, les crédits pour la solidarité urbaine seront en baisse de 300M€. Et voilà pourquoi on frôle la mascarade…

Le nouveau rapport de la Cour des comptes

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La Cour des comptes vient de publier un nouveau bilan. Ses magistrats estiment que "l'efficacité et l'efficience de la politique de la ville restent incertaines". Le rapport sur "la gestion des crédits d'intervention de l'Etat au titre de la politique de la ville", commandé par la commission des finances du Sénat, critique l'empilement des dispositifs, qui pose un problème de "lisibilité" de la politique de la ville.

Il pointe aussi "la multiplicité des instances et la complexité des processus de prise de décision", ainsi que "l'instabilité du contexte réglementaire et administratif".

Rappelant que 19 ministres de la ville se sont succédé en 17 ans, le rapport plaide pour la création d'un ministère d'Etat, au périmètre maintenu pendant dix ans, afin de "donner un cadre stable à cette politique et en évaluer les résultats". Il souligne aussi que le comité interministériel des villes, organe en charge de la politique de la ville présidé par le premier ministre, ne s'est pas réuni entre 2002 et 2006, année où il fut réactivé après les émeutes dans les banlieues.

Concernant les subventions aux associations de banlieue, les procédures sont complexes et "les paiements tardifs affectent la qualité" de leur gestion, relève la Cour. Tout en estimant que "l'évaluation" de l'action des associations et "le contrôle" de l'emploi de leurs fonds "apparaissent lacunaires".

Au total, "les zones urbaines sensibles n'ont pas rattrapé leur retard" sur les autres quartiers, et ce malgré l'augmentation "significative" des moyens dédiés par l'Etat à cette politique : + 15 % entre 2003 et 2005, et plus de 4 milliards d'euros en 2006, sans compter les crédits affectés à la rénovation urbaine.

23 novembre 2007

Mon blog, que ça chatouille ou que ça gratouille...

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La grande fréquentation de mon blog me réjouit. Les gens que je rencontre au cours de mes sorties publiques me disent ce qu'ils en pensent. J'en connais donc l'impact. Je n'ignore pas que tous les lecteurs de mes écrits ne partagent pas forcément mes choix politiques.

Je comprends aussi que certains puissent être irrités par ma façon de narrer les événements ou de les commenter. Beaucoup d'autres, la très grande majorité en fait, me confient apprécier la tonalité des messages et leur contenu.

A ce propos, je n'ai pas pour habitude de me cacher derrière mon petit doigt. Non seulement je le fais à visage découvert mais les informations que je publie sont toutes vérifiées et je possède toutes les sources et preuves qui pourraient en attester.

Lorsque des visiteurs, réguliers ou occasionnels, me font parvenir des documents ou des renseignements sur ce qu'ils connaissent, voient ou font, je prends le temps de contrôler et de trier. Je n'en fais ensuite mon bien – ou mon miel ! – que si le sujet entre dans le concept de mon blog.

Mon espace est principalement un lieu d'information et d'expression politique. J'accepte les avis contraires aux miens. Et je fais confiance à l'intelligence et au bon sens des lecteurs. A l'heure actuelle, je n'ai censuré personne et je n'ai pas supprimé quelque commentaire que ce soit. Très rares sont les fois où j'ai été contraint de répondre énergiquement à des interventions dépassant les limites de la courtoisie.

Donc, bienvenue au plus grand nombre. Le débat continue.

22 novembre 2007

Il était une mauvaise foi... Joissains et ses adjoints

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La marguerite et le couteau

Attention, authentique fable aixoise ! Au commencement, était la blanche marguerite. Lorsque l'ultime pétale fut détaché sur un inespéré "je t'aime… à la folie", il fallut se rendre à l'évidence. L'incandescente passion réciproque les avait quittés depuis longtemps déjà. Pour en ouvrir les plaies, ils eurent alors recours au couteau. C'est ainsi que s'épuisa dans le sang l'ineffable et folle romance qu'ils avaient imaginé de mimer aux Aixois près de sept ans de malheur auparavant.

"Les cris de haine sont les derniers mots d'amour", dit la chanson. Pas si sûr.

* De Maryse Joissains :

          sur ses deux adjoints :

Ÿ "Je ne reprendrai pas Bruno Genzana et Stéphane Salord sur ma liste."

Ÿ "J'en ai assez des carriéristes qui font de la politique un moyen de subsistance."

Ÿ "Pendant ce mandat, au nom de l'unité, j'ai trop souvent avalé des couleuvres. J'ai encaissé tant que j'ai pu. Maintenant, je décaisse."

          sur Bruno Genzana :

Ÿ "Je doute qu'il ait le courage de monter une liste."

          sur Stéphane Salord :

Ÿ "Je n'aime pas les révolutions de palais, les trahisons, les intrigues, l'absence de travail…"

* De Bruno Genzana :

          sur Maryse Joissains :

Ÿ "Aix mérite mieux que le népotisme et les combinaisons politiques. Maryse Joissains a fait le choix de l'isolement et du repli sur son camp."

* De Stéphane Salord :

          sur Maryse Joissains :

Ÿ "Elle m'a aussi beaucoup déçu. Parce qu'elle a très vite confondu la famille et la vie politique, l'urgence et la précipitation. Et aussi parce qu'elle a été élue sur des valeurs sociales qu'elle a vite abandonnées."

Ÿ "De plus en plus, nous avons avancé sans débat interne, sans travail collectif, sans coordination."

Ÿ "Je crois qu'aujourd"hui les Aixois en ont assez de ces fonctionnements claniques et des mandats multiples qui nécessiteraient chacun un engagement à plein temps. Là-dessus, comme dans beaucoup d'autres domaines, je la renvoie à un peu plus de modestie."

"Les histoires d'amour finissent mal en général…", rugit une autre rengaine.

Oui, la rage, sans doute…

26 octobre 2007

Paris ne tombe pas dans le panneau publicitaire

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Avez-vous lu l'article de Sonia Devillers, paru dans Le Figaro du 25 octobre 2007 ? Très instructif sur ce que volonté politique veut dire.

En voici quelques extraits.

     La bataille de Paris a commencé mercredi. Les principaux afficheurs français, JCDecaux, Clear Channel et CBS Outdoor, ont découvert le texte du prochain règlement de la publicité de la Ville de Paris. C'est un coup de massue. Entre 50% et 60% des panneaux publicitaires en place devront, selon eux, être démontés dans les deux ans.

     Stupéfait, le syndicat de la profession, l'Union de la publicité extérieure (UPE), fait part de son "incompréhension devant un tel durcissement". […] Du côté de la mairie, on se dit "serein" : "Le règlement n'est pas suspensif. Il sera appliqué quelle que soit la riposte."

     Ce texte est l'aboutissement de quatre ans de discussions avec un groupe de travail constitué de représentants de l'État et de la municipalité. Les afficheurs s'attendaient donc aux principales lignes du nouveau cadre réglementaire, […]  qui sera présenté le 30 octobre en commission des sites et soumis au vote du conseil de Paris le 17 décembre pour adoption.

     D'abord prêts à faire des efforts, les afficheurs ont intensifié le mouvement de "dédensification" des panneaux. Environ 1.000 supports grand format ont été spontanément démontés depuis dix ans dans Paris. Mais, aujourd'hui, ils considèrent le centre névralgique de leur activité directement menacé. […]

     En terme de calendrier, les professionnels de la communication ont la sensation d'avoir été sacrifiés sur l'autel des élections municipales de 2008. […] "Nous avons su trouver un bon compromis entre l'amélioration du cadre de vie des Parisiens et le maintien de l'activité économique qu'est l'affichage", se défend l'adjoint à l'urbanisme.

     Pourtant, le texte, s'il est voté par les élus, donnera lieu à une kyrielle d'interdictions portant à la fois sur des zones (le quartier de Montmartre, les abords des équipements scolaires, les piles et culées de pont), mais aussi sur les supports eux-mêmes (les grands formats, l'affichage sur les vitrines, le déroulement la nuit, etc.).

     En outre, les 98 amendements au texte impliquent de nouvelles contraintes qui obligeront le démontage de nombreux panneaux. La hauteur maximale d'un panneau sera de 7,5 mètres. Ce qui, en fait, revient à supprimer beaucoup de supports installés au premier étage des immeubles. Idem pour les pignons de bâtiments. Il faudra désormais un espace de 50 cm entre le bord du panneau et celui du mur. Dans bien des cas, il n'y aura plus la place pour le panneau existant. […]

     Le mobilier urbain devra diminuer de 20% à Paris. Une donnée qui a été anticipée et intégrée au contrat de JCDecaux qui vient de renouveler ses concessions. En outre, la suppression des Mupi, ces petits formats avec un plan de la ville au dos, a été décalée à 2017, date de fin d'exploitation par JCDecaux, afin de ne pas pénaliser l'afficheur qui a financé les Vélib'. Reste que les deux-roues parisiens lui ont coûté 90M€ et ont pesé lourd sur son compte d'exploitation en 2007. […]

     Alors que Paris lance la chasse aux panneaux aux alentours des monuments historiques, les afficheurs viennent d'être autorisés à commercialiser des bâches sur les monuments en réfection pour participer au financement du patrimoine...

12 septembre 2007

Notre président fait dans la bande décimée

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Croquignol, Ribouldingue et Filochard, ça vous dit quelque chose ? Qu'on le sache, ils ont fait école. Au rayon exploits en tous genres, le gouvernement vient d'entrer en concurrence frontale avec nos vrais Pieds nickelés.

Borloo va chercher des glaçons au Groenland pour son whisky. Dati doit chercher de nouveaux collaborateurs. Amara cherche à lutter contre la "glandouille". Yade cherche à faire sa maline, Morin cherche un second sous-marin. Kouchner cherche à réparer sa gaffe sur l'Irak. Hortefeux cherche des noises aux étrangers.

Lagarde cherche à ne plus dire le mot "rigueur". Pécresse cherche à faire croire qu'elle est déléguée aux universités. Boutin cherche à installer le ministère du logement dans des Algeco. Darcos cherche à virer des fonctionnaires. Besson cherche à planquer la TVA "sociale".

Et Fillon cherche à faire… premier ministre.

Et je ne vous parle même pas du triste Laporte qui vend du jambon et qui fait lire la lettre de Guy Môquet par un de ses joueurs, de Cécilia qui nous la joue mère Teresa et du fils Sarkozy qui prend la fuite.

Et maintenant Alliot-Marie qui cherche à exister en légiférant sur des faits d'actualité. Après les manèges, après les croisements de toutous dangereux, elle veut prendre des mesures pour la sécurité des rallyes auto. Si, demain, quelqu'un meurt d'une intoxication aux champignons, sûr qu'elle nous pondra une loi sur la cueillette en forêt. Et si, un jour, pour mon malheur, je casse une assiette chez moi, sûr qu'elle m'obligera à manger dans des assiettes en plastique…

Et pendant ce temps-là, Guéant et Sarkozy tirent les ficelles de leurs glorieuses marionnettes et nous donnent les meilleurs coups. Un vrai triomphe, qui risque de tourner bientôt à la bande décimée.

31 juillet 2007

Exclusif : Le Tour de France 2008 révélé

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(Clic sur l'image pour agrandir)

En avant-première, voici ce que sera le Tour de France 2008. Il se déroulera à l'intérieur du territoire français, exclusivement avec des coureurs français. Cela épargnera aux organisateurs une nouvelle honte à l'étranger.

Le parcours comprendra 26 étapes, sans répit, ni repos, ni repas. Il y aura quatre étapes spéciales contre la montre : en équipe, en individuel, en file indienne sans guidon dans les Alpes et en marche arrière sans selle dans les Pyrénées. L'arrivée se fera uniquement dans des villes thermales.

Chaque soir, les cyclistes dormiront à la belle étoile afin de les préserver de chutes inopinées sur des seringues cachées à l'insu de leur plein gré dans les hôtels trois étoiles.

Le public devra payer à la place des sponsors désormais tous évincés du Tour. Les marques prédatrices ayant disparu, il n'y aura plus de maillot jaune, ni aucune retransmission télévisée.

Les journalistes sportifs seront systématiquement soumis à un examen de dépistage de neurones. Leur recyclage sera gratuitement assuré par un grand publicitaire spécialisé dans le lavage de cerveau.

Vivement l'été prochain qu'on mette un peu le pied à terre, ça va faire des vacances à nos méninges !

8 novembre 2007

"Le Ravi" a encore frappé fort...

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Voilà une parution à ne pas rater. Le Ravi n° 46 de novembre (2,80€) est dans les kiosques. Il nous livre ce moi-ci de bien beaux sujets avec, comme d'habitude, des dessins percutants et un style à nul autre pareil. On en apprend de bien belles sur ce qui se passe aussi dans la région. Il n'y a donc pas que la mairie d'Aix qui se distingue par ses grosses farces et attrapes. Alors, d'accord, on va acheter le bon canard ? Fissa !

5 novembre 2007

Trois visites à des vies mises en quartiers

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Non, il ne s'agit ni d'une usine, ni d'une prison, ni d'une déchetterie.

C'est une entrée d'immeuble au Fructidor, avec l'épave de l'ancien ascenseur

abandonnée sur ce qui aurait dû être l'espace vert…

Chaque visite dans les quartiers d'Aix est un irremplaçable moment de pure vérité. D'abord, parce que l'accueil que nous réserve la population est toujours courtois et sympathique. Ensuite, et c'est là l'objectif principal de notre attention, parce qu'on sait qu'on va toucher du doigt certaines réalités qui n'ont rien à voir avec les clichés de nos dépliants touristiques.

Ainsi, vendredi et samedi, nous avons entrepris de nous rendre dans trois secteurs. Bien nous en a pris. Les découvertes et les surprises, si j'ose écrire, étaient bien au rendez-vous.

Car, au bout du compte, le constat sur place est accablant : la mairie ne se préoccupe en aucune manière de ces quartiers, ni du cadre de vie, ni du désespoir de ces habitants dont la patience et la dignité méritent pourtant le respect. Quant à l'OPAC, il est clair qu'il ne remplit plus son rôle depuis longtemps. Triste bilan pour une municipalité qui s'était auto proclamée "championne de la proximité". A l'avenir, coupables aussi seraient ceux qui s'aviseraient de détourner le regard.

Jas de Bouffan : Des HLM à l'abandon

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Au centre, Lucien-Alexandre Castronovo et Michel Pezet,

à la rencontre des habitants du Jas

Nous avons pu rencontrer de nombreux habitants. Des locataires nous ont fait visiter les entrées et les halls des immeubles du Fructidor et du Thermidor. Le manque d'entretien extérieur et intérieur est scandaleux. Les espaces verts n'ont de vert que le nom.

Une fois la porte franchie, on découvre une bouche d'aération cassée couverte de suie, un interrupteur dangereusement déboîté, des fils électriques à nu à portée d'une main d'enfant, un ménage pas fait.

"Face à ce spectacle, j'ai honte de recevoir des gens chez moi", nous avoue une dame. "Les charges ont augmenté mais on se demande pourquoi l'OPAC ne fait rien", nous déclare une autre. "J'ai écrit plusieurs fois au directeur mais il n'a jamais répondu. J'ai téléphoné aux services mais on ne nous écoute pas", lance un jeune père de famille.

Difficile d'ignorer que l'ascenseur a été changé, vu que l'épave de l'ancien gît au bas de l'immeuble. Un mois après, elle est toujours là et offre la même image désolante.

Plus loin, un groupe de jeunes se plaint de ne pas disposer d'un endroit pour pratiquer des activités sportives. Ils nous montrent un espace libre près de la salle du Bois de l'Aune qui pourrait être aménagée en terrain "city stade". Des mères de famille nous suggèrent également la création de petits jardins d'enfants au pied des immeubles. Juste de simples rêves à yeux ouverts.

Encagnane : Des habitants dépités

Bien informés de notre visite, des groupes de jeunes et des responsables associatifs nous attendent devant le Calendal. La plupart d'entre eux nous disent se sentir abandonnés par la mairie.

Sur la "place" au pied des immeubles, les blocs de béton – des jardinières, paraît-il – ne contiennent que de la terre sèche. C'est entre ces obstacles que certains petits viennent taper le ballon. "Où vous voulez qu'on aille ? On a pas d'endroit", répètent-ils à tour de rôle. Pourtant, contre le mur antibruit de l'autoroute, se trouve un vaste espace qui pourrait être aménagé de manière utile.

Quant à l'entretien du quartier, il laisse évidemment plutôt à désirer. Les conteneurs sont mal disposés et en nombre insuffisant. Résultat : les paquets sont déposés à même le trottoir.

Vers 18 heures, une ultime surprise nous saute aux yeux. L'éclairage public est à bout de souffle : la lumière est faible et certains lampadaires ne sont jamais réparés. Comment ne pas comprendre que les esprits puissent aussi s'assombrir ?

Val Saint-André : Des emplois trop précaires

Nous avons passé deux heures au centre social de la Grande Bastide, où nous avons été aimablement reçus par le directeur. Il nous a présenté un état des lieux exhaustif : locaux, personnels, activités. Ce centre s'adresse en moyenne à un millier de personnes.

Selon la direction, le plus gros problème est celui de la précarité des postes. Le centre est obligé de jongler en permanence avec l'insuffisance du nombre d'animateurs. Il demande un renforcement des moyens pour pouvoir assurer une stabilité des activités sur un plus long terme. Juste un peu d'air frais.

3 novembre 2007

Institutions : L'évidence du mandat unique

liberation

Le débat sur la réforme des institutions, relancé par le rapport Balladur, ne sera pas clos par un vote ou un référendum avant les élections municipales et cantonales de mars prochain. Ne pouvant trop reculer, le gouvernement prévoit de le mettre seulement en discussion à l'assemblée nationale en février, évitant ainsi de vifs échanges en pleine période électorale.

Pourtant, la clarté et la démocratie y auraient gagné ! Quoi qu'il en soit, quelle sera la portée de la réforme que souhaite Nicolas Sarkozy ? Dans un article paru dans Libération le 2 août 2007, le thème du non-cumul de mandats était posé comme une mesure essentielle.

L'évidence du mandat unique

   Pour rénover la Ve République profondément, il est une mesure qui a pour elle la force de l’évidence et le soutien majoritaire des Français, mais sur laquelle le président de la République est resté étonnamment silencieux, durant la campagne présidentielle et lors de son discours d’Epinal : le mandat unique pour les députés.

   Sa propre pratique du cumul des fonctions et des mandats politiques ne le porte sans doute pas à vouloir clarifier les rôles politiques des gouvernants. Il a par exemple été simultanément président du conseil général des Hauts-de-Seine et ministre de l’Intérieur, à ce titre supérieur hiérarchique du préfet en charge de contrôler la légalité des actes pris par le premier. Et d’ailleurs, un de ses premiers actes politiques, une fois élu, a été d’encourager les ministres à conserver leur poste de président de collectivité locale et de les encourager à se présenter aux élections législatives, augurant d’une profonde régression en la matière.

   Pourtant, de Besancenot à Bayrou, le vote en faveur du mandat unique pour les députés a été majoritaire dans l’électorat au soir du premier tour de l’élection présidentielle. L’ouverture ne suppose-t-elle pas de se rallier à des ­conceptions différentes des siennes pour peu qu’elles recueillent l’assentiment majoritaire ? Qui peut douter qu’un référendum proposant le mandat unique des députés ne serait pas massivement adopté par les Français ?

   Dans l’assemblée élue en 2002, 9% des députés n’exerçaient que ce seul mandat. Dans celle élue en 2007, et telle qu’elle s’affichait sitôt l’élection passée seulement 19 femmes députées (sur 107) et 27 hommes (sur 470) n’étaient que députés, dans l’attente, peut-être, que ceux ayant fait campagne pour le mandat unique, démissionnent de leurs mandats locaux.

   Comment faire croire qu’on rehaussera le Parlement en organisant l’absentéisme chronique des députés qui, quand ils sont maires, président de conseils généraux, régionaux, de structures intercommunales vivent d’abord pour les collectivités locales qu’ils président ? Surtout, le sujet connexe des institutions locales n’a pas été abordé en toute logique par le président de la République, tant il est lié à celui du cumul des mandats.

   Jusqu’à présent, la décentralisation est faite par des élus locaux pour des élus locaux, dans la mesure où ce sont des patrons de collectivités locales cumulant qui font la loi au Parlement. Il en résulte depuis vingt-cinq ans une décentralisation qui consiste à promouvoir de multiples collectivités locales, aux compétences croisées, le tout hypothéquant l’idée même d’une participation des habitants aux décisions des collectivités locales, pour un coût prohibitif.

   La démocratie représentative locale fonctionne mal entre des structures ­intercommunales non élues au suffrage universel direct et des assemblées communales, ­intercommunales, départementales, régionales organisées sur un mode présiden­tialiste et la confusion des pouvoirs exécutif et "délibératif" sur une personne. En l’état actuel, le sens de la participation des habitants est incertain dans ce millefeuille local, la loi telle qu’elle est votée plaçant d’emblée les dispositifs consultatifs sous le contrôle des exécutifs locaux.

   Cette multiplication des institutions locales induit bien souvent des décisions à quelques-uns, en réseau, loin des assemblées élues qui fonctionnent comme des chambres d’enregistrement de décisions marchandées ailleurs, entre les élus locaux les plus cumulards. Et on viendra sans doute au printemps 2008 vanter les mérites de la démocratie locale. Avec quelle crédibilité ?

   Grâce au mandat unique des députés, la décentralisation pourrait être faite par les parlementaires pour les citoyens et animés par les élus locaux.  Les institutions locales pourraient évoluer dans un sens plus conforme aux standards démocratiques. Et l’équilibre des pouvoirs serait mieux ­assuré au niveau central. Une commission prétendant ­rénover les institutions qui ne ­proposerait pas l’évident mandat unique pour les députés passerait à côté de l’essentiel.

     Paru en septembre 2007 :

     "Décentraliser d’accord, démocratiser d’abord", éditions La Découverte.

2 novembre 2007

Ventabren et Cabriès : Il y a du monde au balcon

Kert pas candidat mais Filippi aura fort à faire

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Christian Kert candidat à la mairie de Ventabren ? Il semble bien que ce soit non. Des bruits avaient couru sur cette éventualité, alimentés par l'idée qu'il aurait pu ensuite jouer un rôle au sein de la Communauté du Pays d'Aix, comme renfort pour Maryse Joissains, si elle devait être réélue.

Claude Filippi, actuel maire, n'aura pas le temps de souffler pour autant. Il devra affronter des opposants de tous bords (Gauche, UDF, sans étiquette, société civile…), résolus à mettre fin à son mandat.

Pour tenter un second bail, il aura cependant l'investiture du "Nouveau centre". Mais, il est fort probable que l'UMP joue la primaire en soutenant une candidature. Pour Filippi, la réélection n'est donc aussi sûre qu'il le croit.

Colère contre le maire Fabre-Aubrespy

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Des riverains et le Comité d'intérêt de quartier contestent des travaux de réhabilitation du centre ancien au lieu-dit Le Piton. La raison ? Selon eux, des irrégularités auraient été constatées dans les procédures. Notamment, une carence d'information sur les travaux et une absence d'affichage de la déclaration de travaux pour la destruction d'un balcon.

La situation est prise au sérieux par les contestaires : un procès-verbal a été établi par la gendarmerie et le CIQ a engagé un recours au contentieux auprès du tribunal administratif. Comme on pouvait s'y attendre, le maire, Hervé Fabre-Aubrespy, se déclare "serein et pense être dans la légalité".

Si certains habitants protestent, c'est que le premier magistrat semble être coutumier de ce genre de comportement. D'ailleurs, des élus du conseil municipal se plaignent régulièrement de ne pas être tenus suffisamment informés des projets et des dossiers soumis à leurs votes.

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