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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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15 décembre 2009

L'élection municipale d'Aix n'est pas annulée

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URGENT : Epilogue provisoire du troisième tour de l'élection municipale d'Aix-en-Provence de juillet dernier : le tribunal administratif de Marseille a rejeté le recours présenté par la liste d'Alexandre Medvedowsky demandant l'annulation du scrutin. Voici la dépêche publiée ce mardi sur le site de La Provence sous la signature d'Alexandra Ducamp. 

         

Le rapporteur public a conclu, ce matin, devant le tribunal administratif de Marseille au rejet du recours d'Alexandre Medvedowsky (PS), qui demandait l'annulation de l'élection de Maryse Joissains (UMP) en juillet dernier. En revanche, il a jugé que 96 votes étaient entachés de nullité : le tribunal devrait donc revoir l'écart de voix entre les deux candidats de 187 à 91.

Les propos peu amènes de Maryse Joissains envers la décision du Conseil d'Etat, qui avait annulé son élection en 2008, ont été au cœur des débats. Le rapporteur public a estimé que même s'ils "pouvaient être injurieux ou diffamants", ils l'étaient envers une institution, laquelle n'était pas un adversaire dans la campagne municipale de la candidate UMP. Et qu'ils ne constituaient donc pas une manœuvre pouvant entacher la sincérité du scrutin.

Le camp d'Alexandre Medvedowsky ne cachait pas sa déception face au rejet de sa demande. Mais les conclusions du rapporteur public et les arguments du conseil de Maryse Joissains, estimant devant le tribunal qu'il pouvait y avoir "un problème" dans les formations de jugement au Conseil d'Etat - "Sur quinze membres, cinq avaient eu des fonctions dans les cabinets ministériels" - leur laissent un espoir en cas d'appel devant la plus haute juridiction administrative. La décision du tribunal marseillais devrait être rendue le 23 décembre.

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23 décembre 2009

Municipale d'Aix : Joissains gagne encore une fois

URGENT : Le tribunal administratif a rejeté le recours en annulation

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C'était le troisième "tour" en un peu plus d'un an. Le recours déposé par Alexandre Medvedowsky (PS) demandant l'annulation de l'élection municipale d'Aix de juillet, gagnée avec 187 voix d'écart par Maryse Joissains (UMP), a été rejeté aujourd'hui par le tribunal administratif de Marseille, suivant ainsi les conclusions du rapporteur public.

Pourtant, lors de l'audience de mardi dernier, le tribunal avait relevé le cas de 96 bulletins entachés de nullité, à déduire du nombre global de suffrages exprimés et non pas à être considérés comme réduisant l'écart à 91 voix puisqu'il n'est pas identifié qu'ils auraient tous été imputables au maire sortant. Cet épisode étant désormais joué, un appel devrait être déposé par Alexandre Medvedowsky pour faire arbitrer une nouvelle fois l'issue du scrutin devant le Conseil d'Etat.

A noter que, il y a quelques jours, Maryse Joissains a saisi la Cour européenne des droits de l'homme pour mettre en cause nommément la partialité politique de cinq magistrats du Conseil d'Etat concernant la première annulation prononcée en juin 2009 de l'élection de mars 2008.

Lire la requête de Maryse Joissains à la Cour européenne : http://www.marysejoissains.com/media/doc/coureuropeennne.pdf 

12 juin 2009

Election municipale : Quel casting ?

Hotel_Ville_bleuL'élection des 12 et 19 juillet va-t-elle ressembler à celle de mars 2008 ? A mes yeux, le contexte n'est plus tout à fait le même.

Maryse Joissains a été aux commandes de la Ville et de la CPA un an de plus sans que les projets destinés aux Aixois n'avancent d'un pouce.

Pas de Plan local d'urbanisme (PLU), pas de constructions de logements sociaux publics, projet de réhabilitation en panne à Beisson, pas de nouvelles du futur tribunal d'instance, projet très contesté de révision du POS au Montaiguet, pas d'écoute des habitants comme en témoignent de nombreux CIQ, mise en danger financier d'associations, décisions de justice sanctionnant les pratiques municipales, et on en passe.

Or, Maryse Joissains, absente de l'Assemblée nationale, sortie de l'Hôtel de ville par la loi avec effet officiel ce soir, entend reconduire la même liste à quelques retouches près. A vrai dire, elle n'a guère le choix, elle n'a aucune réserve en voix qui pourrait augmenter son score de l'an dernier. Sa situation est donc figée, je dirais même fossilisée. Et pourrait plutôt subir une érosion pour peu que les Aixois privilégient la réflexion au lieu du réflexe.

En face, les forces dispersées aux deux tours de mars 2008 sont les seules susceptibles de s'organiser autrement pour créer une dynamique d'entraînement. Déjà, François-Xavier de Peretti a été le premier à lancer à un appel au rassemblement sur un projet. Il a visiblement tiré la leçon des obstacles qui ont abouti à l'impossibilité de rapprochements de premier et de second tours. Il laisse clairement entendre que deux de ses anciens colistiers, Stéphane Salord et Bruno Genzana, qui avaient été considérés comme points d'achoppement à une fusion de listes, ne seront pas à ses côtés cette fois-ci.

Salord a d'ailleurs annnoncé hier une liste sans étiquette qui risque d'être aussi sans suffrages. Quant à Genzana, s'il a cherché à faire intervenir Hervé Morin auprès de Joissains, le ministre s'est vu opposer par l'ex-maire un affectueux "plutôt perdre sans lui que gagner avec lui" (véridique). Plus vache, on ne fait pas.

Michel Pezet a pris note du score de sa liste qui l'a amené à se retirer de la compétition et à appeler à voter à gauche au second tour. A ce jour, il n'a pas annoncé de candidature et est favorable à un mouvement unitaire le plus large possible.

Reste le cas de la liste qui avait été menée par Alexandre Medvedowsky. A l'intérieur de celle-ci, André Guinde a anticipé les choses en exprimant qu'il était candidat à la candidature chez les socialistes. Bien sûr, cela regarde au premier chef la vie interne du parti socialiste. On ne peut cependant pas s'en désintéresser car la donne n'est pas la même si c'est l'un ou l'autre qui est désigné.

Avec Medvedowsky, la logique affichée est de reconduire la stratégie, finalement perdante, de l'an dernier, refus d'une alliance avec Pezet et avec De Peretti. Si sa liste fait le choix d'une fusion vers le centre, cela poserait problème par la présence de l'extrême gauche sur la même liste. Jusqu'à présent, cette dernière refuse de dépasser les frontières politiques au-delà du parti socialiste et prendrait alors le large en constituant une liste séparée.

Avec Guinde, certains misent sur une souplesse qui favoriserait un accord vers une voie centrale susceptible d'élargir considérablement la base d'adhésion à sa candidature. C'est tout l'objet des discussions, vives, qui se déroulent à la fédération des Bouches-du-Rhône.

Jean-Noël Guerini n'a d'abord fait aucun commentaire à l'annonce de Guinde d'être candidat, une façon indirecte de dire que c'était sa préférence. Dans un deuxième temps, il déclare, avec une fermeté menaçante, qu'il veut rassembler les socialistes pour permettre l'émergence de l'unité la plus large possible pour reconquérir la ville. Sa volonté et sa décision vaudront investiture, qui restera à faire valider par pure formalité par le bureau national du PS. Il faut donc attendre ce soir pour savoir ce qui sera finalement arrêté.

Et les écologistes ? Leur erreur serait de croire que les scores européens, acquis avec une forte abstention et une portée éloignée des enjeux locaux, sont transposables au niveau d'une municipale. Le score des écologistes est surdimensionné par rapport à la réalité locale. A l'évidence, ils ont engrangé les voix de déçus socialistes et centristes qui, pour cette élection, retourneront à leurs appartenances respectives. Si les écologistes avaient la tentation de mener une aventure individuelle dans le but de se compter pour jouer les arbitres, ils devraient alors assumer une double responsabilité : la mise en péril d'une dynamique de rassemblement et une forte perte de leur propre audience pour ce qui serait interprété comme une source irresponsable de division.

A l'inverse, le pourcentage socialiste européen est, lui, sous-dimensionné par rapport aux résultats réguliers de la gauche à Aix. Le scrutin municipal, par définition lié à la proximité, n'a rien à voir avec le côté distant du vote européen. Les votes socialistes reviendront donc vers leur logique naturelle.

Beaucoup d'électeurs aixois déçus par l'épreuve de la défaite subie en mars 2008 souhaitent un rassemblement au-delà des étiquettes cloisonnées, seul moyen de présenter une véritable alternance à la municipalité sortie. Cela ne veut pas dire un rassemblement indistinct et sans saveur. Au contraire, il est la garantie de la prise en compte de la diversité des sensibilités enfin réunies dans un ensemble très représentatif pour mettre en œuvre un projet pour la ville et dont l'impact sera considérable pour répondre pragmatiquement aux attentes des Aixois.

Clins d'œil de campagne

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(Clic sur les images pour agrandir)

16 juin 2009

Election municipale : L'alchimie de la dynamique

tableau_noir

          

Arithmétique 

La démocratie, c'est d'abord de l'arithmétique. C'est linéaire, tout ce qu'il y a de plus simple. Exemple : 10 + 3 – 2 = 11. Par la magie des combinaisons, on peut obtenir le même résultat autrement. Exemple : 9 + 5 – 3 = 11. C'est une histoire de crédit et de débit, en quelque sorte. Pour faire 100%, il suffit d'additionner tous les pourcentages qui les composent. Toutes les variations sont possibles pour atteindre le total.

Pour emporter la mise d'une élection municipale, la loi en vigueur est fondée sur un système mixte majoritaire proportionnel qui a prévu de proclamer vainqueurs ceux qui auront 50% + 1 voix. Si ce n'est pas le cas au premier tour, au second, on attribue la victoire à ceux qui ont fait le meilleur score relatif. On peut donc gagner, par exemple, avec 36% si deux autres listes ont 32% chacune ou 34 et 30. C'est la règle. Et tout le monde la respecte. Cela a été le cas pour l'élection de mars 2008 qui n'a pas été gagnée à la majorité absolue.

L'annulation prononcée par le Conseil d'Etat ne remet évidemment pas en cause le concept de majorité absolue mais les conditions d'ordre éthique qui ont pu influencer le résultat. On n'est plus dans le domaine arithmétique pur mais dans une appréciation de caractère moral. Désormais, il faut bien se mettre dans la tête que la règle établie par la totalisation des voix peut ne plus suffire pour désigner un vainqueur, surtout si un écart serré court le risque d'avoir été faussé pour cause d'inconduites à l'encontre de certains candidats.

Dynamique

Une élection, c'est aussi une dynamique. La nature et la qualité de l'offre des listes peuvent recueillir au premier comme au second tour des effets d'amplification ou de réduction. Les résultats des européennes en sont une parfaite illustration. Mais, comme je l'ai déjà dit dans un précédent article, ces scores ont pris un caractère particulier qui n'est pas transposable à l'élection aixoise.

L'élection européenne est à un tour et à la proportionnelle. Elle a connu un énorme taux d'abstentions. Elle n'a pas désigné un "chef" mais des représentations. C'est tout le contraire d'une municipale où le second tour débouche sur l'attribution d'un pouvoir qui prévaut sur toutes les autres formations auxquelles on attribue des sièges minoritaires dépourvus de prérogatives décisionnelles.

Vouloir calquer ou reproduire à l'échelle d'une commune, par un fallacieux prétexte circonstanciel de proximité temporelle, l'expression d'une fraction de l'électorat pour soutenir ou contester les différents enjeux liés à l'avenir d'un vaste territoire lointain est une vue erronée de l'esprit. Ici, la décision politique est proche et visible. Prise sur place, elle se répercute à deux mètres de chez nous et peut modifier dans un sens ou dans l'autre notre destin commun.

La mobilisation et la participation électorales ont toujours été très fortes au niveau communal. On peut le constater depuis lundi dernier, les Aixois sont loin d'être indifférents à ce qui se passe. La jurisprudence inédite des motifs de l'annulation, la tenue de cette élection en dehors des échéances nationales de renouvellement des municipalités, la portée locale des enjeux, ou encore le côté "laboratoire" des recompositions politiques qui pourraient servir ailleurs plus tard, tout laisse penser que, vacances ou pas, les Aixois se rendront aux urnes ou ne manqueront pas de voter par procuration.

Malgré le gros effet de surprise, et grâce à lui aussi, les Aixois montrent un intérêt marqué pour ce nouveau moment exceptionnel de démocratie. Pour preuves, les discussions sont passionnées, les médias se mobilisent et l'internet s'enflamme.

Alchimie

Quels enseignements peut-on en tirer ? L'analyse des glissements et des transferts de voix aux européennes confirme que ceux-ci se sont opérés à cause de la spécificité de ces élections et que leur volatilité, de circonstance, ne saurait exprimer un ancrage définitivement acquis (ces résultats ont toujours fait du yo-yo). Ceux qui ont tendance à vouloir s'improviser en petits sondeurs avec un amatareurisme confondant ou qui croient par des raisonnements simplistes que les additions et les soustractions arithmétiques sont prévisibles à la virgule près se trompent.

D'abord, parce que les appartenances politiques traditionnelles vont retrouver leurs électeurs et chacune son assise, remettant à leurs places respectives les scores européens surdimensionnés des uns et sous-dimensionnés des autres. Ensuite, parce que l'équipe sortie de la mairie par le Conseil d'Etat est compartimentée à elle-même, dépourvue qu'elle est de réserves de voix hors les siennes. Elle pourrait en comptabiliser encore moins, par la soustraction de celles que vont se charger d'aspirer ses bienfaisants ex-amis.

En revanche, l'émergence et la constitution du nouveau pôle transversal à vocation majoritaire de l'ex-opposition sont en mesure de créer des mouvements d'entraînement et de s'élargir bien au-delà de sa seule base arithmétique, aussi bien au premier tour qu'au second. On passerait alors, par exemple, de la base 1 + 1 = 2 à l'effet 1 + 1 = 3.

A mon humble avis, cette élection à nulle autre pareille recèle déja les ingrédients d'une alchimie, voire d'un soupçon d'irrationnel, qui en surprendra plus d'un.

18 septembre 2009

Elections régionales : Calculs et tumultes...

logo_pacaAlors que les deux élections les plus récentes - européennes et municipale - ont provoqué pas mal de calculs et de tumultes avec des positionnements inédits et des résultats surprenants, se profilent pour mars prochain les élections régionales qui ne seront pas, elles non plus, exemptes de comparables surprises. Les décompositions patentes et les recompositions envisagées ou forcées sont loin d'avoir clarifié les enjeux, les projets et les équipes politiques qui s'opposeront.

Pour notre région, à gauche, au sens large, on risque de voir plusieurs listes faire campagnes séparées, extrême gauche, socialistes et partenaires, écologistes et MoDem. Le seul espoir possible est que trois de ces listes fusionnent au second tour, en essayant d'éviter de perdre de 187 voix ! A droite, il y aura le nouveau conglomérat à la dernière mode présidentielle et l'extrême droite.

Si, à gauche, le candidat légitime est Michel Vauzelle, à droite, la rouste de Renaud Muselier en 2004 semble refroidir les ardeurs de tout candidat. Hubert Falco, dit-on, devrait enfin faire connaître son choix dans les heures qui viennent. Mais quelle que soit sa décision, par ses tergiversations, intéressées par des calculs sur son avenir politique personnel, il aura déjà hypothéqué les chances de sa propre candidature ou de celle d'un remplaçant d'équipe B quel qu'il soit. C'est peut-être là un atout qui servira la gauche.

Si Hubert Falco n'y va pas, je doute que Maryse Joissains se lance, ce n'est pas son truc. Même si elle est passée de justesse à Aix (si la justice n'invalide pas son élection ou ne la déclare pas inéligible), elle est sans doute loin de plaire dans les cinq autres départements de la région. Car, malgré les apparences affichées d'unité, les stratégies à droite sont meurtrières.

Il n'est que de se souvenir des clans qui s'étaient formés au moment du choix du tracé de la LGV, une vrai galop d'essai et une partie d'influence préparatoires précisément à ces régionales. Christian Estrosi et Bernard Deflesselles avaient tenté de prendre le contrepied de Maryse Joissains. Quant à Hubert Falco et Jean-Claude Gaudin, ils ont retourné leurs vestes plus d'une fois.

A gauche, le charivari au sein de parti socialiste pourrait être sauvé par le fait que Michel Vauzelle n'aura pas de concurrent à l'investiture. Comme la gauche détient à l'heure actuelle 21 régions, on peut imaginer qu'elle en perdra quelques-unes. Cependant, rien n'est moins sûr car les élections locales lui réussissent mieux en général pour exercer un contre-pouvoir à la politique nationale. Patientons.

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9 juillet 2009

Municipale : A force de jouer deux vilains tours… (2)

Voir la première partie à la date d'hier

gif_clownComme à chaque élection, il y a ce que les candidats, quels qu'ils soient, laissent voir et entendre. Et puis, les côtés certes moins chatoyants, qu'ils escamotent, taisent ou nient carrément. Leur objectif est bien sûr de présenter une façade repeinte en blanc dont on a fait disparaître toute craquelure.

Il s'en trouve, on le voit bien depuis un mois, pour parler de transparence totale tout en esquivant, via une langue de bois sec dont aucune forêt ne voudrait pour se repeupler, les questions qui les bousculent. Ils ont toujours assez de sève pour nourrir de beaux discours mais ils ralentissent leur débit lorsqu'il y a péril pour l'écorce.

Tous assurent qu'ils font de la politique autrement, qu'ils disent tout, qu'ils parlent vrai, quand les autres mentent bien sûr. Cette campagne n'aura pas dérogé à cette illusion de la parade. Les électeurs, qui demandent pourtant qu'on les traite en adultes, doivent se contenter de croire sur parole toutes les promesses d'un avenir radieux, parfois répétées d'une élection à l'autre, tous les engagements main sur le cœur, qui ne vaudront finalement que le temps d'un scrutin, toutes les stratégies car "on a bien réfléchi", qui ne seront déjà plus valables dès le soir d'un premier tour.

C'est ainsi que les électeurs sont ballottés vers des arrangements, allant de la volte-face au reniement, où ils n'ont pas eu leur mot à dire. Oui, et alors ? Et qu'est-ce qu'ils voudraient en plus ? C'est déjà bien assez qu'on leur permette de voter.

Regardons ce qui se passe. Toutes les listes, à l'exception d'une qui a peu changé, n'ont plus rien à voir avec ce qu'elles étaient l'an dernier. "On a pensé que cette fois-ci…", "Oui, mais c'est une situation exceptionnelle…", "La donne n'est plus la même…", "C'est parce que les écologistes…", "Les conditions sont maintenant réunies pour créer d'autres formes d'alliances…", "Les Aixois veulent que…", "Ce n'est pas un front anti-J… mais 60% de nos concitoyens ne veulent plus les J…".

Nous avons tous entendu ou lu cela. S'ils le disent... Mais il faudrait quand même un peu se rappeler qu'ils n'ont pas toujours tous dit ça. Et que beaucoup d'entre eux, sur un simple coup de canif dans le bail, ont changé d'adresse pour aller s'inviter dans d'autres maisons. Et on n'en est qu'au premier tour.

Au second, en cas de sauve-qui-peut ou, pire, de sauve-qui-perd, ça risque de frôler la maisonnée surpeuplée et son lot de promiscuités incompatibles mais artificiellement gommées. Finalement, il est fort heureux qu'il n'y ait que cinq listes. On n'ose imaginer si elles avaient été sept comme l'an dernier.

Certains candidats laissent entendre qu'ils ne feront pas d'alliance à tout prix, c'est à voir. D'autres qu'ils y mettront leurs conditions en imposant un contrat, oui comme un bail et gare à ceux qui ont un canif dans la poche. D'autres encore ne rejettent aucune hypothèse a priori car, n'est-ce pas, il faut rassembler au maximum, et peu importe les ennemis de toujours, naguère encombrants ou pestiférés, pourvu qu'on fasse nombre.

Le problème, c'est que, dans l'hypothèse la plus surréaliste, donc inimaginable, si quatre listes s'avisaient de fusionner (55 candidats X 4 = 220), il faudrait liquider 165 colistiers à la hache en les projetant de l'avant-scène aux oubliettes. Le coup de la machine à rétrécir, en quelque sorte. Paradoxe : l'ouverture tant prônée n'est qu'une fermeture. Alors, bonjour l'écœurement confraternel.

Même peine pour la fusion de trois listes avec leurs 110 suppliciés ou pour deux listes et leurs 55 sacrifiés. L'accueil d'ex-adversaires de l'instant vaut bien le renvoi de copains de toujours. Et qu'on n'y voie rien de choquant là-dedans. Pour certaines listes, la machine à rétrécir a déjà bien fonctionné avant le premier tour avec quelques soustractions de porteurs de voix jugés indésirables pour un bon déroulement de la campagne avec une équipée largement redevable au chef de lui consentir un fabuleux destin.

A suivre…

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PS (rien à voir avec un parti) : Le sondage de second tour publié hier par La Provence semble un brin fantaisiste. Le titre à la une, pour accrocheur qu'il soit, magnifie le cas de figure le plus improbable, celui du duel.

Sur les trois hypothèses exposées en pages intérieures, selon le sondage, seul ce face-à-face donnerait une victoire à Medvedowsky, la deuxième verrait Joissains vainqueur, la troisième les mettrait à égalité.

La triangulaire avec Guerrera imaginée par les sondeurs est pour le moins incongrue puisque la fusion PS/MoDem et écologistes est la plus attendue. La triangulaire avec Salord est tout aussi farfelue puisque sa liste n'était créditée avant-hier que de 9% donc dans l'impossibilité d'un maintien au second tour.

Enfin, pourquoi avoir écarté une hypothèse plus plausible, celle d'une triangulaire avec la gauche de la gauche qui avait été évaluée à 10% ? Quel était le parti-pris (voire le message) pour donner à lire de telles présentations tout en en occultant une quatrième et en ne citant jamais la liste Leconte dans aucune hypothèse ?

Une petite explication claire, précise et sans ronds de jambe serait la bienvenue. S'il vous plaît, merci !

4 mars 2009

Européennes : Brouilles, embrouilles et brouillard

La désignation des têtes de listes et des candidats PS aux élections européennes ne semble pas avoir mis tout le monde d'accord. Ainsi, par exemple, c'est Vincent Peillon, député sortant du Nord-Ouest, qui a été propulsé dans le Sud-Est.

Vincent Peillon, ardent supporter de Ségolène Royal, dont il s'éloigne de plus en plus, a été l'un des plus virulents lors des décomptes de l'élection de la première secrétaire nationale Martine Aubry. Il est celui qui avait menacé d'aller en justice et qui n'avait pas voulu répondre sur France Inter à l'interpellation d'un auditeur lui demandant de s'expliquer sur les fraudes de la fédération des Bouches-du-Rhône au moment du vote sur les motions. Depuis, il lui a bien fallu se rendre à l'évidence de la désignation de Martine Aubry.

Or, voici précisément qu'en moins de 24 heures, il râle encore puis se ravise sur le choix de la direction de lui imposer la région Sud-Est.

Pour mémoire, Vincent Peillon est le seul des huit têtes de listes socialistes qui avait opté pour le non au référendum européen, contrairement à Ségolène Royal qu'il soutenait qui avait choisi le oui.

Les listes du parti socialiste comprendront donc des candidats du oui et du non. Est-ce cohérent ? A vrai dire, le PS n'est pas le seul à semer la confusion. C'est aussi le cas d'autres listes qui amalgament allègrement des tenants du oui et du non. Les électeurs s'y retrouveront-ils dans ce genre d'élection qui n'attire pas les foules ?

Personnellement, pour l'instant, je m'imagine mal accorder mon suffrage à des listes qui ne seraient pas pour le oui de façon homogène.

logo_france_bleu_provenceUne fois de plus, l'édito de Jean-Laurent Bernard diffusé hier sur France Bleu Provence a tapé dans le mille. Son analyse mérite d'être lue.

Bonjour,

Le parachutage raté de Vincent Peillon en tête de liste socialiste pour le Sud-Est aux élections européennes participera directement au solide désamour provençal pour l'Europe. Qu'un élu ayant vocation à jouer les premiers rôles dans la sphère publique se permette de déclarer qu'il vient chez nous du bout des pieds contre son plein gré, souligne le mépris qui sommeille souvent chez nos candidats.

Pour mémoire, aucun électeur ne doit quoi que ce soit à celles et ceux qui se retrouvent un jour sur des bancs prestigieux à représenter les citoyens. Moyennant des milliers d'euros chaque mois et de substantiels avantages inimaginables pour un smicard, Vincent Peillon prend ainsi le double risque de traîner cette casserole de la mauvaise humeur pendant toute la campagne, et d'éloigner un peu plus les Provençaux de Bruxelles.

Cette maladresse d'enfant gâté souligne aussi l'une des tares insupportables des partis politiques : la manie de se distribuer les postes avant de les avoir gagnés. Façon de renvoyer la piétaille à son quotidien besogneux tandis que des élites reproduiraient à l'infini leur auto-suffisance sans autre ambition que de se chauffer mutuellement leur fauteuil.

Et pourtant, l'Europe mérite autre chose que ces bassesses, surtout aujourd'hui alors que les navires de l'union prennent l'eau un par un parce que la solidarité obligée ne peut pas tout contre cette crise internationale où victimes et coupables se trouvent étroitement liés. Cette Europe décriée quand elle contraint et oubliée lorsqu'elle nous protège, doit encore progresser, à marche forcée.

D'où l'obligation pour nos postulants d'être autrement plus crédibles et passionnés que la piteuse entrée en matière de Vincent Peillon. L'homme ne manque ni de talent ni de volonté. Et qui sait, peut-être se rendra-t-il compte assez vite que pour gagner son mandat à Bruxelles, il devra d'abord mériter la Provence.

Bonne journée.

3 février 2009

LGV Sud-Est : Quelques vérités bien envoyées...

logo_france_bleu_provenceSi vous avez raté le direct diffusé hier matin sur France Bleu Provence, voici le texte intégral de l'excellent édito de Jean-Laurent Bernard. Un ton libre, pour quelques vérités bonnes à entendre…

   

Bonjour,

La manifestation contre le tracé nord de la LGV au pied de la Sainte Victoire s'est plutôt pas mal passée samedi matin. Associations, viticulteurs, élus de se sont retrouvés autour de la gare Aix-TGV pour dire leur colère. Au passage, on notera deux choses.

D'abord ce sont les mairies qui ont payé les cars pour acheminer les manifestants, est-ce bien là le rôle de l'argent public ? Ensuite, finalement les organisateurs ont usé des mêmes méthodes qu'ils dénoncent à longueur d'année les jours de grève à la SNCF, à savoir bloquer les Provençaux qui allaient prendre leur train. On peut se demander en quoi ces voyageurs du samedi sont concernés, en tous cas, s'ils ne l'étaient pas de gré ils le sont devenus de force l'espace d'une matinée.

Sur le fond à présent, cela fait deux gros dossiers régionaux dans lesquels le parti socialiste et l'UMP se retrouvent main dans la main pour défendre leur cause. Le tracé de la LGV que les uns et les autres souhaitent voir passer dans les villes, notamment à Marseille, et l'incinérateur où gauche et droite vont voter sous peu le démarrage. Les écologistes et le Modem doivent se sentir un peu cocus, leurs partenaires électoraux rompent ainsi allègrement leurs promesses et en prime soulignent à quel point ils n'ont pas besoin d'eux.

Accord toujours entre droite et gauche pour voler dans les plumes du président UMP des Alpes Maritimes, l'homme responsable de la poussée de fièvre de ces dernières semaines. C'est lui qui a déclaré que le tracé était choisi. Une affirmation à l'emporte-pièce mollement démentie par le ministre Borloo brillant jusqu'à aujourd'hui par son silence peureux.

L'épée de Damoclès mille fois évoquée reste suspendue : celle d'un coup de gueule du gouvernement qui aura beau jeu de renvoyer les élus de la région à leurs divisions. Mesdames, messieurs, puisque vous n'êtes pas capables de vous mettre d'accords, nous ne ferons pas la LGV. Ce qui fait dire tout bas à certains Marseillais ou Aixois, on s'en fout, on a déjà le TGV. Question à 2009 euros en cas d'abandon du projet : qui pleurera le plus fort, les Bouches-du-Rhône, le Var ou les Alpes Maritimes ?

Bonne journée.

19 janvier 2009

LGV Sud-Est, transports, RD9 : De quoi crier gare !

Se déplacer, le sujet est vaste et passionnant ! Si les polémiques sur les tracés de la LGV Sud-Est vont mal train, le débat, lui, est évidemment bien plus large. Il n'y a pas que les grandes lignes. Beaucoup de questions se posent sur les déplacements régionaux par le rail et par la route. En ce sens, les transports en commun sont au cœur des préoccupations. Si la prise de conscience est désormais amplement partagée, en revanche, on constate que les décisions à prendre ne sont pas encore sorties du brouillard. A ce sujet, je veux évoquer ici les positions de Maryse Joissains sur trois dossiers.

Ÿ La ligne LGV Sud-Est

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Au contraire de Jean-Claude Gaudin et d'autres élus locaux qui changent de quai à chaque coup de sifflet, le maire d'Aix n'a pas varié sur sa préférence pour le tracé des métroples. Le seul bémol pour Maryse Joissains a été cette déclaration : "En toute sincérité, je ne pense pas que la LGV soit nécessaire, sauf si elle passe par les métroples", tendant à justifier que la priorité était plutôt aux transports régionaux.

Or, après l'annonce intempestive et provocante du député de Nice, Eric Ciotti, sur le choix que l'Etat aurait fait du tracé Nord, la polémique a pris un tour féroce. La réaction s'est opérée par le biais de manifestations, de réunions et de courriers.

Maryse Joissains a réuni l'ensemble des maires de la Communauté d'agglomération du pays d'Aix, tous opposés au tracé par le Val de l'Arc. Le maire d'Aix a aussi envoyé une lettre au président de la République pour lui rappeler qu'il s'était engagé en faveur du tracé des métroples, un choix soutenu unanimement, entre autres, par la Région et le Conseil général.

Cette convergence de points de vue semble pourtant bien cacher quelques intérêts politiciens. Maryse Joissains voit d'un mauvais œil une ligne passant par la 14e circonscription dont elle est la députée. Le maire de Nice, Christian Estrosi, dont l'influence vient de se renforcer, veut exercer un pouvoir plus grand à la veille des élections régionales, Jean-Claude Gaudin ayant quasiment perdu la main.

On ne peut imaginer autrement le sens de la lettre... fomentée par Eric Ciotti... que 27 députés de la majorité ont cosigné dans leur coin en écartant Maryse Joissains et Jean-Claude Gaudin pour demander à l'Etat de trancher, sous-entendu pour le tracé Nord puisqu'il coûterait moins cher. La bataille du rail s'est transformée en guerre pour le pouvoir politique.

Ÿ Les transports départementaux

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Tout le monde est d'accord, enfin presque, pour convenir du fait que les transports en commun doivent être unifiés et organisés de manière cohérente à l'échelle des Bouches-du-Rhône. Jean-Noël Guérini a donc proposé la préfiguration et la création d'un syndicat mixte des transports destiné à instaurer une complémentarité entre les réseaux avec une tarification et une billetterie uniques. Le président du Conseil général a été approuvé à l'unanimité, "à l'exception de la CPA qui n'a pas répondu à l'invitation", a-t-il déploré. Interrogée, Maryse Joissains a tenté de justifier sa position ainsi : "Je crains qu'on ne fasse appel à nous que pour renflouer les caisses marseillaises". Belle cacophonie !

Pourquoi la logique du consensus s'applique-t-elle pour la ligne LGV et pas pour les transports en commun ? Mystère. A moins que cette contradiction ne soit qu'un moyen de masquer les difficultés du budget de plus en plus tendu de la CPA… Politiquement, tout cela s'explique mal car il y avait là aussi l'occasion toute trouvée, le Plan de déplacements urbains ayant été annulé par le Tribunal administratif, d'intégrer cette mesure urgente dans le futur PDU !

Ÿ Le tracé de la RD9

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La fameuse RD9 entre Aix et Vitrolles soufre d'une portion non doublée de 3,5 kms au niveau du lac du Réaltor à proximité immédiate de la gare TGV. Le projet d'aménagement du tronçon manquant n'a jamais fait l'unanimité. Avec à la clé des préoccupations écologiques et la mise en place de voies de transports en commun en site propre, certains le veulent au Nord du lac, d'autres (dont le Conseil général, principal financeur) le voient au Sud du lac.

Plusieurs fois, Maryse Joissains a fait voter des motions, par le conseil municipal et la CPA, pour défendre le tracé Nord. Or, en décembre dernier, le maire d'Aix a fait passer une délibération plus nuancée : répétant sa préférence pour le tracé Nord, elle a évoqué la possibilité d'un tracé par le Sud. Là encore, pourquoi cette révision pragmatique ne vaudrait-elle pas aussi pour les transports départementaux ? Va falloir sortir du tunnel !

A propos de la réouverture de la ligne ferrée Aix-Marseille

logo_ADAVACommuniqué, rédigé par Michel Delenne, vice-président de l'ADAVA-ADTC, association pour le développement des modes doux de déplacement. (17 décembre 2008).

      

Une montagne de 160M€ qui accouche d’une souris d’un train supplémentaire de 150 places aux heures de pointe !

Depuis plusieurs années, lors de la préparation du PDU, l’ADAVA avait mis en garde la SNCF et les élus sur le leurre de cette pseudo-modernisation de la ligne Aix-Marseille.

Dans le Livre Blanc publié en 2007 avec la fédération des CIQ du pays d'Aix, nous rappelions : "L’amélioration attendue, pour les Aixois, ne portera que sur 1 train supplémentaire par heure aux heures de pointe et une meilleure fiabilité de la ligne : ce n’est pas rien mais très insuffisant au regard des besoins et des 160M€ investis ainsi que le déplorait le Conseil de Développement de la CPA".

Pour les usagers des gares intermédiaires, comme Simiane, la situation est pire encore car ils ne bénéficient pas du train semi-direct Aix-Gardanne-Marseille (1 par heure) et n’ont que l’usage des 2 omnibus par heure qui effectuent le trajet en 10 minutes de plus qu’avant les travaux (à cause des 3 gares supplémentaires créées dans le Nord de Marseille).

Sur ce point précis du nombre de trains et des temps de parcours, la bonne volonté de la SNCF et de la Région ne sont pas en jeu : comme nous le déplorions avant même le démarrage des travaux, il ne paraît pas possible de faire mieux sur une voie ferrée de 30 kms doublée seulement sur 12 kms dans sa partie centrale. En particulier, l’absence regrettable de doublement de la voie entre Valabre et Aix sur près de 8 kms ne permet pas un cadencement supérieur à 20 minutes.

De plus, pour espérer un accroissement du trafic voyageurs sur cette ligne (11.000 par jour promis par la SNCF au lieu des 5.000 de 2006), il faudrait une utilisation optimale des 80 trains quotidiens de 150 places chacun maximum. Or, le prix du billet, plus de 13€ aller-retour, est très dissuasif par rapport à son concurrent de la navette par bus.

Enfin, seul un train semi-direct par heure permettra de satisfaire 150 voyageurs désireux d’un transport rapide (30 minutes) entre Aix et Marseille. C’est très insuffisant. Ainsi, le niveau de service de la nouvelle ligne n’est pas à la hauteur des besoins des usagers. Les voyageurs des gares intermédiaires sont pénalisés dans la durée de leur trajet, sans accroissement du nombre de trains. Les seuls bénéficiaires sont les habitants des quartiers Nord de Marseille qui emprunteront une desserte améliorée avec le centre-ville. On ne peut que s’en réjouir pour eux mais ceci ne doit pas se faire au détriment des autres usagers de la ligne Aix-Marseille.

Enfin nous ne pouvons que déplorer, avec le président du Conseil régional, que la SNCF refuse à l’ouverture de la ligne "modernisée" quelques postes d’agents de conduite supplémentaires pour garantir le cadencement : cela témoigne d’une affligeante continuité dans le déni du besoin d’un vrai service RER entre Aix et Marseille que les habitants demandent depuis 40 ans.

Comme nous le réclamions, il faut à présent que tous les usagers potentiels, et les élus, se mobilisent pour obtenir rapidement une réelle et totale modernisation de la voie entre Marseille, Aix, jusqu’à Pertuis et Manosque, qui implique un doublement quasi complet de la voie et son électrification qui aurait dû être réalisée depuis longtemps.

Cette action doit aller de pair avec celle pour la réouverture des lignes ferrées Vitrolles-Rognac-Aix et Trets-Gardanne-Les Milles (avec la construction du barreau Luynes-Les Milles), afin de bâtir un véritable réseau ferré performant, seul capable à terme de résoudre les problèmes de déplacements dans le pays d’Aix.

Faute de quoi, la paralysie des pays d’Aix et de Marseille sera chaque jour plus importante et il serait nécessaire, à court terme, d’envisager la création d’une voie dédiée aux Transports Collectifs sur l’autoroute Aix-Marseille. Mais ceci ne résoudrait, provisoirement, qu’une partie du problème.

Il convient donc de profiter de la nécessaire et prochaine réécriture du PDU, annulé par le Tribunal administratif, pour exprimer une véritable ambition type RER pour l’ensemble du réseau ferré du pays d’Aix et décider de toutes les mesures nécessaires pour diminuer quantitativement la place de la voiture dans nos déplacements quotidiens.

Le site de l'ADAVA-ADTC :

http://adava.adtc.aix.free.fr

10 octobre 2008

La LGV Sud-Est va-t-elle rater le train ?

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Nouvelle volte-face de Jean-Claude Gaudin ! Il vient une fois de plus de changer de wagon. Reprenant le train en marche, il affirme maintenant avoir toujours été favorable au tracé LGV des grandes métropoles. Autrement dit, c'est nous qui avions mal compris qu'il y a peu il avait décidé de suivre les propos déraillés du préfet Michel Sappin qui soutient le passage de la LGV par le Val de Durance. Les manifestations unanimes des élus PACA et des riverains de l'arrière-pays provençal ont sans doute fait comprendre à Gaudin qu'il avait choisi un mauvais aiguillage.

Le préfet s'est livré à un enfumage noir comme le charbon sur les coûts et surcoûts des travaux selon l'option de tracé choisie. Plus prosaïquement, vu le déficit et l'état de la dette de la France, le préfet tente de stopper net en gare le projet de la LGV. Pour résumer, le mauvais train de l'Etat veut en casser un autre, bon celui-là. Pour preuve, le nouveau, et donc quatrième, report de la réunion de présentation des études qui devaient être faite le 13 octobre devant les collectivités et l'ensemble des partenaires concernés par le projet. Il y a du foutage de gueule de la part d'un représentant de l'Etat, qui agit sur ordre et qui n'a surtout pas la légimité politique des élus au suffrage universel.

Afin de ne pas compromettre le projet, Maryse Joissains vient de proposer l'idée de procéder par étapes en commençant par programmer une première phase du tracé LGV entre Marseille et Toulon. Pourquoi pas ? Mais sera-t-elle audible auprès de Nicolas Sarkozy ? Rien n'est moins sûr… Il y a une semaine, Michel Sappin est venu à la rencontre des maires du Val de Durance avec son projet presque ficelé, histoire de semer la zizanie un peu plus et de laisser penser que les élus étaient incapables de se mettre d'accord entre eux. Au train où vont les choses, le projet risque fort de se retrouver à toute vitesse sur une voie de garage.

12 septembre 2008

OPAC : Le Ravi nous en dit plus sur le scandale !

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Dessin de Yacine dans La Ravi n°55

Etre propriétaire d'un T5 en plein centre de la Belle Endormie tout en bénéficiant d'un logement social, le mélange des genres est possible à Aix-en-Provence. Mieux vaut être proche des élus...

            

La mairie d'Aix œuvre dans le social !

Combien de temps faut-il patienter pour obtenir un logement social à Aix ? Un, deux, trois ans ? A en croire l'Office public d'habitat (OPH) de la ville, l'attente s'éternise dans bien des cas… "Comme vous le savez, la demande de logement social (3.621 dossiers en attente à Pays d'Aix Habitat) est importante dans notre région et de nombreux dossiers sont malheureusement en attente, explique l'organisme sur sont site internet. Les délais d'attribution peuvent donc être longs."

Pas de doute. L'échéance traîne souvent avant d'arriver. En témoigne le rapport publié par la Mission interministérielle d'inspection du logement social (Miilos) suite à l'enquête qu'elle a effectuée à l'OPH l'année dernière (voir le Ravi n°54) : cet audit pointe un "délai d'attente anormalement long (30 mois et plus)" pour 775 demandes… Pas éton­nant vu que les simples "délais d'enregistrement [sont] excessifs" selon les inspecteurs.

Le Ravi s'est toutefois procuré copie d'un dossier qui a mystérieusement franchi les étapes… Sur décision de la commission d'attribution réunie le 11 juillet 2007, une secrétaire municipale a ainsi décroché le sésame. Pile poil dans le secteur souhaité : soit à deux pas du T5 qu'elle possède avec son mari ! "Je vis seule avec un enfant [de 24 ans]", objecte l'intéressée avant d'écourter la discussion.

Pour cause : d'après son dossier, elle était "en cours de séparation" lors du dépôt de sa demande de HLM. Quant à sa propriété, un logement de 117m² situé dans une coquette résidence fermée en plein centre ville, elle était (et reste encore à ce jour) en vente pour un montant avoisinant les 450.000 euros. Et ce depuis décembre 2005… La commis­sion d'attribution aura cependant jugé la situation urgente. Son salaire de près de 2.300 euros fin 2006 la rendait sans doute indigente…

Son poste au secrétariat des adjoints, ou évolue Jean Chorro, premier adjoint au maire d'Aix et président de ladite commission, aura-t-il favorisé cette issue ? "Les passe-droits n'existent pas", soutient simplement l'élu. Rien n'est moins sûr.

D'autant que lors de sa visite précédente (en 2003), la Miilos avait constaté "de nombreuses anomalies dans le processus d'attribution des logements", notamment l'octroi d'un appartement à une adjointe au maire également administratrice de l'OPH. Selon le rapport suivant, les dysfonctionnements ont persisté jusqu'en 2007. Pour preuve : parmi les 84 dossiers d'attribution qu'elle a épluchés l'an passé, la Miilos en a compté onze "incomplets ou en infraction"

"De temps en temps, un dossier échappe à la vigilance des membres de la Commission" concédait d'ailleurs la députée-maire d'Aix, également présidente de l'office, à la veille de sa réélection. Maryse Joissains-Masini va jusqu'à indexer l'un de ses opposants politiques. D'après l'édile, ce dernier aurait "obtenu un logement pour sa femme de ménage après une demande datant de trois mois seulement ; pour ce faire, il a trompé la commission". Qui dit mieux ?

Dans un courrier adressé au sous-préfet d'Aix courant 2007, Jean Chorro avait tenu à rappeler les textes de loi au haut fonctionnaire. "L'ancienneté de la demande constitue la principale priorité. (…) L'ordre chronologique de présentation des dossiers de candidature est donc la règle pour tous les contingents réservataires, martelait-il alors. Or, il m'a été donné de con­stater que vos services n'appliquent pas systématiquement ce principe"… Si tout le monde s'y met…

(Journaliste : Adèle Monlairjih)

Mon article du 7 juillet 2008 (incluant celui du Ravi n°54)

"Logement : Pays d'Aix Habitat, toujours aussi OPAC..."

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/07/07/9837489.html

12 juin 2008

De la bonne presse pleine d'infos et d'humour

Hier, j'ai pris du temps pour lire, j'en ai donc moins pour écrire. Mais c'est pour la bonne cause. Voilà trois journaux sans publicité, bien écrits, intelligents, libres et indépendants. Il y a des infos et des dessins à chaque page et c'est hautement réjouissant. Total des cadeaux : 6€. On en a pour son argent et on ne s'ennuie pas une seconde.

A eux trois, ils nous en apprennent plus que 100 heures de petit écran ne peuvent le faire et c'est franchement à mille lieux de la soupe que nous servent certaines chaînes de télévision, les radios crétinisantes et les médias qui ne hiérarchisent plus rien.

(Clic sur les images pour agrandir)

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Le Canard enchaîné raconte en détail les manœuvres du pouvoir pour s'assurer le parfait contôle des médias.

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Charlie Hebdo nous régale à l'artillerie lourde de ses caricatures sur l'omnipotence de TF1, nous livre un article féroce sur le football (à mourir de rire) et dégonfle la baudruche des plaques d'immatriculation des voitures. Une vraie fête.

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Le Ravi de juin passe l'armée de notre région en revue, une excellente enquête. On y trouve aussi un compte-rendu surréaliste du conseil municipal de Plan de Cuques où l'on voit que la démocratie a encore des progrès à faire. Dans une interview, Bruno Gilles, le suppléant de Renaud Muselier, balance à mort, entre autres, sur ses copains UMP. Et puis, il y a le portrait de l'ancien préfet Jean-Charles Marchiani qu'il vaut mieux ne pas fréquenter. Ce mois-ci, la cerise sur le gâteau est un article humoristique au scalpel sur la malfaisance de "nos amies les bêtes". Un bonheur d'écriture à découvrir avec gourmandise.

25 juillet 2008

Naomi Klein : "La montée du capitalisme du désastre"

Il y avait le franc-tireur Michael Moore. Il faut aussi désormais compter avec Naomi Klein. Auteur de plusieurs ouvrages, elle parle, se déplace, dérange et pousse à réfléchir. Son livre "No Logo" sur la tyrannie des marques a connu un succès mondial. Son dernier, "La stratégie du choc" (Shock Doctrine") dénonce "la montée du capitalisme du désastre". Le moins que l'on puisse dire, c'est que ça secoue. Fort. A voir, toutes affaires cessantes, cette vidéo de 6mn48s (très bien sous-titrée) qui frappe au cerveau. (Merci à jpduf)

http://www.dailymotion.com/video/x5ls1y_naomi-klein-le-capitalisme-du-desas_news

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1 décembre 2008

La colère des forains du marché

gif_ca_suffitMon blog, c'est un peu l'auberge... aixoise, si j'ose dire. Et je m'en réjouis. L'illustration ci-contre ne concerne donc que le fond de l'article. Je tiens à rassurer les personnes qui ont laissé des commentaires sur ce sujet (sous l'article du surendettement de vendredi) qu'elles sont les bienvenues et n'ont donc pas à se faire excuser d'avoir débattu, de façon réactive et pertinente, d'une authentique préoccupation, anticipant ainsi mon article d'aujourd'hui.

La question ne date pas d'hier. Il y a un mois encore, j'avais déjà signalé la première manifestation d'inquiétude des forains marchands de vêtements devant la mairie. Depuis, le conseil municipal de novembre a pris une décision qui est peu appréciée par les forains. Pourtant, on peut constater que les forains ont toujours cherché à discuter pour trouver une solution juste (voir la lettre ouverte ci-dessous). Mais, le comportement de Maryse Joissains et de son adjointe au centre ville ont fini par les exaspérer.

A l'heure même où l'on veut imposer le travail le dimanche, elles empêchent ceux qui veulent travailler décemment... en semaine ! Sur un site de presse Internet, un intervenant a fait observer que Maryse Joissains se conduit exactement comme Jean-Claude Gaudin qui veut faire disparaître la foire aux santons du centre ville de Marseille.

A Aix, la période de fin d'année voit surgir de nombreux marchés saisonniers. Le maire estime qu'il faut leur faire de la place en dégageant ceux qui font vivre nos rues tout au long de l'année. Y aurait-il deux catégories de forains, les "chics" et les "manants" ? C'est scandaleux.

Le problème se pose depuis que le gouvernement avait fait d'Aix une cour régionale de justice. Cela impliquait évidemment des mesures de sécurité particulières. Cette situation avait servi à faire déménager les forains vers le cours Mirabeau. Malgré leurs premières inquiétudes, il s'est avéré qu'ils y ont trouvé une meilleure récompense grâce à une fréquentation en hausse de la clientèle.

On leur avait demandé de mettre leurs installations aux normes de la charte de qualité. Ils l'avaient fait même si cela leur avait occasionné des frais. Maintenant, la mairie estime qu'il n'est plus question de les maintenir sur le cours tous les jours de marché. On a trouvé le prétexte de la présence des chalets pour les renvoyer sur le site du palais de justice. Aux yeux des forains, leurs conditions de travail ont évolué sur le cours et le retour aux anciens emplacements va les mettre en péril.

Ils souhaitent être considérés à la juste valeur de leur travail et de leurs efforts. Voilà pourquoi ils manifestent dans les rues de la ville depuis mardi dernier. Cela leur cause des pertes d'argent. Croit-on qu'ils adoptent cette attitude pour le seul plaisir de manifester ? Non, leurs motifs sont sérieux : ce ne sont pas des gens fortunés et ils ne veulent pas voir leurs revenus fondre totalement.

Il y a trois ans, quand le sujet avait été discuté au conseil municipal, j'avais suggéré la mise en place d'une commission permanente de concertation, composée d'élus, des services municipaux, des associations de commerçants, des forains, des CIQ, des services de la justice et de la police, chargée d'examiner l'animation en centre ville : calendrier annuel des manifestations, coordination, conditions d'exercice des métiers, politique équilibrée et juste pour permettre à chacun de trouver sa place. Aujourd'hui, on est loin, et même à l'opposé, de cette idée de bon sens et de solidarité. Les décisions de la mairie tombent toujours au coup par coup, unilatéralement.

Face à ce mépris sans nom, les forains méritent le soutien entier de la population.

La lettre ouverte des forains d'Aix du 25 novembre

"Votre décision de nous démé­nager du Cours Mirabeau vers le Palais Monclar nous plonge dans un désarroi total. En effet, elle a des conséquences désastreuses pour notre travail, notre sécurité et celle de notre clientèle.

La nouvelle implantation du mar­ché ne nous permet pas de débal­ler correctement et mettre en va­leur nos marchandises, à cause des nombreuses bornes de sécurité qui jalonnent nos emplace­ments. Nous nous retrouvons avec des places réduites ayant une profondeur insuffisante. De plus, La configuration du marché est telle qu'il existe trop d'espaces vides dédiés aux véhicules de gen­darmerie qui diviseront le marché en deux, supprimant ainsi sa convi­vialité et son attrait.

En outre, si la sécurité des bâti­ments et du personnel judiciaire est assurée, celle de la clientèle, des commerçants non sédentaires et de leur marchandise n'est pas garantie.

Aix, 2e cour d'appel de France est amenée à ju­ger de très nombreuses affaires plus ou moins dangereuses ou sensibles, rendant ainsi son envi­ronnement direct très incertain. Le va-et-vient des véhicules de po­lice et des prévenus au milieu mê­me du marché n'est pas un atout pour celui-ci mais, au contraire, risque forcément de le pénaliser et de le rendre infréquentable.

Nous voulons un marché de Pro­vence digne de ce nom avec des étalages attrayants et des condi­tions de travail décentes.

Nous exerçons un métier difficile, que nous assumons et aimons. Le marché d'Aix est un des plus beaux de la région ; nous aspirons à ce qu'il le reste. Nous ne voulons pas qu'il dépéris­se parce que les marchands l'au­ront délaissé, faute de clientèle et de revenus suffisants. De même, cette nouvelle implan­tation a privé de place de nombreux commerçants non sédentaires qui fréquentent le marché d'Aix depuis longtemps.

Ils se retrouvent ainsi dans une situa­tion financière catastrophique. C'est inhumain et indigne d'une société qui se veut solidaire et gé­néreuse. Nous ne sommes pas des pions que l'on déplace, mais bien des hommes et des femmes travaillant dur et contribuant à l'activité économique et à la pérennité d'un marché de Provence, tant apprécié et fréquenté par la clientèle locale et étrangère.

Pour toutes ces raisons, nous vous demandons, Madame le Maire, de revenir sur votre décision et de nous autoriser à nous réinstaller sur le Cours Mirabeau en janvier 2009.

Ne nous mettez pas en situation de désespoir et peut-être de mauvaises réactions.

Puisque nous avons l'habitude d'affronter les difficultés, nous ne perdons jamais espoir.

Nous vous faisons confiance et souhaitons vivement que vous compreniez nos doléances et accordiez crédit à notre requête."

Articles sur les forains :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/10/29/11146875.html

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/05/18/4991088.html 

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/05/28/index.html 

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/06/02/5159457.html

Articles sur les chalets :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2006/11/14/3161058.html http://castronovo.canalblog.com/archives/2006/12/15/index.html

27 novembre 2008

Et si on parlait des places "gratuites" de l'OM…

gif_logo_OMgif_footIl y a ceux qui paient cher leurs places et ceux qui vont au stade à l'œil. Non, il ne s'agit pas de resquiller par-dessus le mur ou de passer à travers le trou du grillage. Non, non, vous n'y êtes pas. Les places "gratuites" dont il retourne sont payées avec l'argent public des collectivités locales et distribuées par elles.

Le principe est simple, on achète des milliers de places et on déclare qu'elles sont destinées à des associations sportives qui en feront profiter des jeunes dans les clubs. A première vue, l'idée est bonne. Le hic, c'est que cette louable intention est vite contrariée par les faits.

Mais alors qui donc vient enlever ces places gratuites des mains des minots ? Pour trouver l'information, car elle existe vraiment, il faut avoir l'âme d'un archéologue. Elle se cache dans des documents rébarbatifs que peu de gens consultent.

Il y a deux mois, la Chambre régionale des comptes Paca a publié trois rapports concernant l'Oympique de Marseille, deux d'entre eux sont liés à la gestion des relations du Conseil général 13 et de la Ville de Marseille avec le club (les extraits suivants sont tirés des documents publics consultables).

logo_CG13"De 2000-2001 à 2002-2003 : pour chaque rencontre disputée au Vélodrome, achat de 16 places de prestige, 100 places en balcon, 350 places dans la tribune Jean Bouin, 1.088 places numérotées dans la tribune Ganay, soit 1.550 places par match. A partir de la saison 2003-2004, le département précise que les places seront attribuées notamment aux associations sportives ou d'éducation populaire et proritairement à celles réalisant des opérations d'insertion sociale par le sport.

En effet, au cours de 2002-2003, le département a acquis un total de 28.724 places pour un coût de 533.125 € dont 21.485 places, soit près de 75% du total, ont bénéficié aux élus du Conseil général et 7.279 à d'autres personnes physiques (maires, clubs sportifs, associations caritatives, personnels du CG13, associations, personnalités de la vie civile). Les associations n'ont reçu que 2.703 places, soit moins de 10% du total des places attribuées.

Pour la saison 2003-2004, les chiffres ont porté sur 41.095 places pour un coût de 639.850 € dont 30.337 places pour les élus du département et 10.758 places pour les autres organismes ou entités dont 2.665 pour les associations.

Pour les deux saisons suivantes, respectivement 25.670 places et 17.157 places ont été achetées pour des montants de 723.800 € et 537.350 €. Les places ont été attribuées dans des proportions identiques aux saisons précédentes, respectivement 20.175 places et 15.548 places pour les élus et 5.495 places et 1.699 places pour les autres bénéficiaires, dont 1.820 places et 852 places au bénéfice des associations.

Les critères d'attribution des places sont peu transparents et il n'a été communiqué aucune information quant aux modalités éventuelles de contrôle de l'effectivité de leur attribution aux destinataires. Les rapports de présentation des marchés à la commission permanente du CG 13 motivent l'achat des places par la forte popularité du club auprès des jeunes ; afin d'attirer ces derniers à une pratique sportive régulière de cette discipline, les places seront distribuées notamment aux associations sportives ou d'éducation populaire et proritairement à celles réalisant des opérations d'insertion sociale par le sport.

Or, le département a précisé que l'attribution des places s'effectue essentiellement à destination des élus de la collectivité qui assurent au premier rang la promotion de l'image du département auprès des administrés, en fonction du niveau de responsabilités qu'ils assument au sein de la collectivité et des besoins qu'ils expriment pour mener leurs actions de communication. Le CG13 soutient que 90% des places allouées aux élus étaient, dans les faits, redistribués aux associations, le solde revenant à des personnalités."

logo_Marseille"Entre 2000 et 2006, la Ville de Marseille a ainsi conclu chaque année des marchés négociés pour l'achat de 380 billets par match disputé au stade Vélodrome, soit un minimum de 7.220 billets par saison pour 19 matches, d'une loge de 18 places et d'espaces publicitaires. Le coût annuel s'élève à 762.240 € dont 456.000 € pour les places hors rabais en 2006.

Les billets sont destinés à l'usage exclusif des invités, principalement les jeunes Marseillais, librement désignés par la Ville. Or, les délibérations qui ont décidé de ces achats de places ne précisent pas l'objectif poursuivi. L'assemblée délibérante n'est donc pas suffisamment informée au moment du vote. Les places sont réparties entre les élus municipaux ou les services municipaux qui les distribuent librement et sans contrôle.

De plus, selon les modalités de répartition des places communiquées par la Ville pour la saison 2006-2007, il n'apparaît pas que les associations, généralement en charge des jeunes, soient les principales bénéficiaires des attributions de places puisqu'elles n'obtiennent que 32 places sur un total de 398 places incluant celles de la loge soit environ 8% du total. En revanche, la majorité des places acquises sont attribuées aux élus, 244 places, ou aux services municipaux (cabinet du maire, secrétariat général et autres directions), soit 76 places."

Les rapports d'observations définitives sur la gestion des relations…

... du Conseil général 13 avec l'OM (2 septembre 2008) :

voir pages 3 et 4, chapitre II. Les relations avec la société de l'OM http://www.ccomptes.fr/fr/CRC22/documents/ROD/PAR200814.pdf

... de la Ville Marseille avec l'OM (même date) :

voir pages 8 et 9, chapitre III. Les achats de prestations 

http://www.ccomptes.fr/fr/CRC22/documents/ROD/PAR200812.pdf

En bonus, le rapport sur la gestion de l'OM  (même date) :

http://www.ccomptes.fr/fr/CRC22/documents/ROD/PAR200813.pdf

1 mai 2008

Le premier des 1er mai

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Un vent de grève venu de Chicago

Etats-Unis, années 1880, la colère gronde dans un monde ouvrier soumis à des cadences de travail harassantes, 12h, parfois 14h par jour.

Le 1er mai 1886, début de l'année comptable des entreprises, une grande manifestation est organisée par les syndicats de Chicago.

La grève s'étend bientôt au pays tout entier et la mobilisation est telle que le mouvement obtient satisfaction : la journée de travail est réduite à 8h, mais non sans pertes.

Plusieurs ouvriers de la fabrique McCormick à Chicago trouvent la mort dans des affrontements avec les forces de l'ordre. Sur l'une des tombes sont gravés ces quelques mots : "Le jour viendra où notre silence sera plus puissant que les voix que vous étranglez aujourd'hui".

Rendez-vous de l'Internationale ouvrière

De l'autre côté de l'Atlantique, la IIème Internationale socialiste se réunit à Paris, en 1889 pour le centenaire de la Révolution française et décide d'organiser tous les ans, dans tous les pays et à date fixe, une grande manifestation ouvrière. Ici aussi, la journée de 8h (mais toujours 5 jours par semaine) est la principale revendication.

Et c'est la date du 1er mai qui est retenue, en souvenir des manifestations de Chicago. Dans les années qui suivent, le 1er mai s'impose peu à peu comme un rendez-vous et un jour de grève ouvrier, mais c'est en 1936 qu'ont lieu les plus grandes manifestations.

Jour de luttes devenu jour de repos

Ces manifestations du 1er mai 1936 marquent durablement l'imaginaire français. Elles contribuent en effet à l'élection de la première coalition républicaine de centre gauche, deux jours plus tard : le Front populaire.

Présidé par le socialiste Léon Blum, ce gouvernement adopte des mesures historiques pour les travailleurs, la semaine de 40h, les deux premières semaines de congés payés ou la reconnaissance du droit syndical.

En 1941, le régime de Vichy transforme ce rendez-vous ouvrier en jour férié, "fête du Travail et de la Concorde sociale". Le 29 avril 1947, les autorités issues de la Libération reprennent la mesure. Le 1er mai est officiellement déclaré jour chômé-payé dans toutes les entreprises françaises, et le restera.

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Dessin de Charb dans "Charlie Hebdo"

24 janvier 2008

Municipales : Choisir entre polémiques et… projet

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Il y a quelques mois, dans une série d'articles intitulée "Qui sera maire d'Aix en 2008 ?", j'avais consigné, par anticipation, mes réflexions sur l'échéance municipale de mars. Je ne croyais pas si bien dire.

D'abord, et à mon sens, il faisait peu de doute que le premier tour verrait au moins quatre listes pouvant atteindre un score conséquent : à savoir, celles de Maryse Joissains, de François-Xavier de Peretti, de Michel Pezet et d'Alexandre Medvedowsky. La conséquence logique serait qu'il y ait aussi quatre listes en lice pour le second tour, ou trois listes si de Peretti et Pezet faisaient une alliance. A l'heure actuelle, toute autre combinaison semble très improbable sinon impossible.

Ensuite, j'avais fait état d'un décloisonnement politique des partis, soit par perméabilité, soit par transgression. On en constate, aujourd'hui, les effets. Certains passent d'un camp à un autre et inversement. Contrairement à ce que l'on croit, cela a toujours existé. A Aix, le phénomène n'est donc pas inédit.

Au cours de ces trois dernières décennies notamment, les changements de côté, le débauchage et les trahisons n'ont pas manqué. Ils sont désormais plus nombreux et surtout plus visibles. Ce qui provoque des débats sans fin. La nature singulière de l'élection présidentielle que nous avons vécue il y a quelques mois y est pour beaucoup.

L'électeur risque de ne rien comprendre

Le problème, c'est que les revirements ne se font plus de bloc à bloc mais par éparpillement. Du jour au lendemain, sans crier gare, des personnes d'un même parti peuvent se retrouver dans les listes très différentes, voire carrément opposées. Les appartenances à l'ancienne, serais-je tenté de dire, la doite, la gauche et parfois le centre, ont perdu leur lisibilité bien marquée.

A la place, émergent de nouvelles compositions que certains nomment, par stratégie ou alibi, recompositions. Chaque leader se déclare forcément rassembleur et en donne une explication personnelle, histoire de dissuader quiconque chercherait toute autre justification. Le résultat, au vu de ce qui se passe sous nos yeux, est souvent une addition de personnalités dont on ne perçoit pas clairement la cohérence ou la cohésion. Face à ces bouleversements, l'électeur risque fort de ne rien comprendre.

A cela s'ajoute l'arrivée tonitruante de colistiers suscitant la polémique immédiate tant leurs parcours sont aux antipodes de la liste accueillante. Il en est actuellement ainsi pour les listes de Peretti et Medvedowsky. Le cas de Joissains est un peu différent, les discussions portant à la fois sur la trajectoire des élus dissidents et sur le nombre d'élus évincés.

Pour ces listes, tous les commentaires et toutes les critiques se focalisent essentiellement sur les personnes, créant ainsi un brouillard qui occulte, de fait, toute mise en avant de leurs projets.

Ce sont précisément ces raisons qui ont conduit toute l'équipe de Pezet à procéder à contre-courant. Elle a délibérément centré ses préoccupations sur le projet pour Aix-en-Provence, la constitution de la liste ne venant, dès lors naturellement, que dans un second temps. C'est sans doute pourquoi nous pouvons sereinement développer nos idées et faire débattre sur nos propositions, à l'abri des querelles stériles.

Mes articles des 19, 20, 21, 22 et 23 juin, du 18 juillet et du 10 septembre

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/06/19/index.html

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/06/20/index.html

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/06/21/index.html

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/06/22/index.html

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/06/23/index.html

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/07/18/index.html

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/09/10/index.html

25 avril 2008

Joissains ou l'héritage de maire en fille ?

maryse_joissains

(Clic sur l'image pour agrandir)

Dessin de Charmag dans le mensuel "Le Ravi"

Il a fallu près de quatre semaines pour régler la question du qui fait quoi. Non sans mal, parce qu'il a fallu discuter, négocier, voire imposer une place à chacun : récompenser les fidèles, intégrer les nouveaux, tenir compte des susceptibilités ou même raboter ici et là quelques prétentions. Quoi qu'il en soit, si Maryse Joissains a fini de distribuer les rôles aux membres de son équipe, cela ressemble plus à une répartition administrative de délégations qu'à un véritable partage des responsabilités politiques.

En effet, tout laisse à penser - je le pense - qu'un tel procédé soit destiné à confiner la plupart des élus dans des tâches de routine. Qui pour mettre en œuvre des éléments du programme, qui pour gérer l'ordinaire. Sans plus. Derrière cette apparence d'attributions se cache une réalité à visées plus stratégiques.

Pour gouverner, il n'existera qu'un seul pouvoir, concentré, à sa guise, celui de Maryse Joissains. Faisant d'une pierre deux coups, elle a non seulement décidé de garder en mains tous les leviers de commande qu'elle détenait déjà, mais aussi de les renforcer. Elle va donc ainsi cumuler ses postes de députée, de maire, de présidente de la Communauté du Pays d'Aix, des sociétés d'HLM et de la plupart des structures paramunicipales.

A ses côtés, agissant pour ainsi dire comme son double en devenir, sa fille, Sophie, constitue désormais une pièce maîtresse du dispositif, à la mairie et à la CPA qui l'a désignée vice-présidente. La confiance fondée sur le lien familial leur permettra d'agir dans la plus parfaite harmonie.

Pour compléter le verrouillage et éviter toute dilution des pouvoirs, Maryse Joissains vient de faire appel à une seule et même personne, le directeur de l'hôpital d'Aix, pour occuper les fonctions de directeur de cabinet à l'Hôtel de Ville et à la CPA. L'échiquier étant en place, aucun pion ne pourra bouger sans l'accord préalable du trio.

Je ne vois dans cette façon d'avancer aucune autre explication que celle d'empêcher les errements du premier mandat et de préparer six ans durant une succession par héritage.

5 janvier 2008

Logement : Les bobards honteux de Maryse Joissains

Il lui fallait bien une lettre d'au moins quatre grandes pages pour tenter de faire croire au mirage. Maryse Joissains vient donc de faire distribuer dans la ville un tract, intitulé "Lettre ouverte aux habitants des quartiers", qui n'est qu'un tissu de mensonges. Les milliers de familles modestes aixoises qui attendent un logement savent que ce n'est pas cette grossière tentative de manipulation qui leur en procurera un.

Faut-il que ce maire sortant soit ainsi aux abois pour déverser tant de propos délirants et occulter si lamentablement la vérité ?

Si c'est à ce niveau et de cette façon que Maryse Joissains compte mener sa campagne électorale, alors là, je le dis, il faudra qu'elle s'attende à nos rispostes systématiques.

Reprenons donc et commentons l'essentiel de sa lettre sur six points. Cela vaut le voyage...

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Novembre 2007 HLM au Jas de Bouffan

Ÿ "Depuis quelques semaines, plusieurs candidats aux élections municipales font le siège de votre quartier. Au mépris de votre tranquillité, ils parcourent vos rues, occupent vos cages d’escaliers, monopolisent vos boîtes à lettres, sonnent à vos portes pour vous vendre… des promesses ! Vous ignorez sans doute que tous siègent ou ont siégé au Conseil municipal de la Ville et qu’aucun d’entre eux n’a jamais pris la parole pour vous défendre et défendre les logements sociaux que vous occupez."

à En 2001, Maryse Joissains s'est elle-même targuée d'avoir grimpé les étages des immeubles pour faire des promesses. Elle vit maintenant assez mal que tous ceux qui ne veulent plus d'elle aillent rétablir la vérité. Le ton populiste de sa lettre "votre quartier", "votre tranquillité", "vos rues", "vos cages d'escalier", "vos boîtes aux lettres", "vos portes" donne la nausée. Quant au supposé mutisme des élus municipaux d'opposition, qui peut un instant se laisser berner par telle affirmation ? C'est l'exact contraire qui s'est passé. Nous avons bataillé ferme sur ce sujet à chaque conseil municipal. Les personnes présentes aux séances et les nombreux articles de presse en témoignent amplement.

Ÿ "Ces candidats vous ont-ils dit que lorsque j’ai été élue maire d’Aix-en-Provence en 2001, j’ai trouvé un organisme HLM dont la négligence et le désordre frôlaient le chaos ! Les dysfonctionnements s’accumulaient : je n’ai trouvé aucune réserve foncière permettant de construire de nouveaux logements, aucune informatisation pour gérer le parc HLM, aucune gestion des loyers, charges et garages, dont plusieurs centaines étaient “occupés” sans droit ni titre, aucun plan du patrimoine, aucune agence de proximité, aucun souci de propreté des espaces publics et communs. En un mot… aucune considération pour vous, habitants des quartiers et locataires des logements sociaux."

à N'est-ce pas Maryse Joissains, en tant que présidente de l'OPAC Pays d'Aix Habitat qui a créé le désordre avec cinq directeurs successifs en six ans ? N'est-ce pas sa gestion qui a été mise par terre par l'audit de la MILOS (Mission interministérielle sur le logement social) ? N'importe qui peut aller constater sur place l'état actuel d'abandon des immeubles et du cadre de vie. Les locataires se plaignent d'être traités comme des moins que rien : pas d'écoute, pas d'explications et mépris permanent.

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Novembre 2007 HLM cité Saint-Eutrope

Ÿ "Il m'a fallu, depuis six ans, reconstruire sur un champ de ruines ! Comment ? J’ai d’abord fait un état du patrimoine, c'est-à-dire une radiographie complète du parc HLM. Ce travail a duré deux ans car il a fallu identifier et recenser les appartements et les garages, pour mettre en place réhabilitation, résidentialisation et vente. C’est chose faite et le processus en marche doit permettre de changer la vie de la cité dans les quatre ans à venir."

à Et voilà de nouvelles promesses qui ne seront pas plus tenues qu'elles ne l'ont été depuis six ans. Pourquoi Maryse Joissains a-t-elle annulé des garanties d'emprunt de travaux accordées entre 1998 et 2001 par notre municipalité ? Pourquoi a-t-elle déprogrammé la construction de 28 logements à "Campagne Nègre" (garantie de 2M€), des réhabilitations à Beisson et au Jas de Bouffan (3,5M€) et à Encagnane (1,2M€) ? Combien d'immeubles ont été réhabilités ? Combien ont été vendus ? Combien ont été construits ? Pourquoi ne pas avoir fourni les chiffres ? En réalité, le bilan de Maryse Joissans, c'est le néant ! En revanche, elle a édifié un nouveau siège pour 3,8M€. Etait-ce vraiment la priorité quand on est totalement incapable de faire sortir de terre le moindre logement social public ?

Ÿ "Tous les services ont été informatisés : le paiement des loyers et le calcul des charges locatives dépendent maintenant de deux services spécifiques, et si certains peuvent constater une augmentation, elle n’est pas de mon fait. Elle est liée à la période de crise économique que nous connaissons, à l’augmentation du coût du pétrole, à la mondialisation..."

à On frôle là le grotesque. On se demande pourquoi Maryse Joissains n'a pas songé à se défausser sur les astres, tant qu'elle y est. Beaucoup de gens y croient après tout, non ?

Ÿ "J’ai aussi agi pour que le prix des loyers soit l'un des plus bas de notre région et que les charges augmentent le moins possible."

à Les locataires des logements sociaux ne doivent pas savoir lire leurs factures, sans doute…

Ÿ "La Commission d’Attribution des Logements : elle a été créée pour assurer une égalité dans le traitement des dossiers. Elle est composée d’administrateurs et d’un Président qui n’est pas le Maire. Elle est indépendante. Les dossiers sont examinés de façon ordonnée (les cas urgents sont considérés avec la plus grande attention) pour éviter le clientélisme, les attributions injustes voire complaisantes qui suscitaient un mécontentement légitime de la population, dans le passé. La Commission d’Attribution est souveraine : nul ne peut l’influencer et tout candidat qui prétend pouvoir intercéder en votre faveur vous fait une promesse illusoire qu’il ne pourra tenir."

à La MILOS a aussi révélé que des membres du cabinet et des élus de l'équipe Joissains contournaient la Commission au mépris des règles : demandes satisfaites sans dépôt de dossier, délais d'attente courts pour le copinage, attribution de logements aux proches des élus.

Les faits étant parfois très cruels, ce n'est sûrement pas avec la dernière affaire immobilière impliquant l'entourage immédiat du maire, et dont l'édition d'Aix de La Provence a révélé tous les détails, que les électeurs pourront encore accorder la moindre crédibilité à Maryse Joissains.

Voir aussi mon article sur le logement

dans la rubrique "BILANS JOISSAINS" (colonne de droite).

22 avril 2008

Le bêtisier de la campagne électorale... (1)

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Comme je l'ai narré dans certains de mes précédents articles, la campagne électorale d'Aix a connu ses propres tumultes avec des coups bien tordus et des bouffonneries forcément originales. N'étaient les enjeux de l'élection, la laideur des comportements et l'ambiance de la bataille, il y aurait de quoi s'en amuser et en tirer un réjouissant bêtisier. Cela nous rafraîchirait des perpétuels nanards que les télévisions nous servent réchauffés au micro-ondes. Je vous livre ici quelques exemples. En vrac. Au risque de provoquer des rires jaunes ou d'en faire tomber quelques-uns à la renverse.

Les bluffs

Ÿ Dans un surprenant communiqué commun, Maryse Joissains et Alexandre Medvedowsky s'avisaient de dénoncer civiquement et sur l'honneur, oui, ça fait toujours plus crédible, les évidemment condamnables pratiques de l'affichage sauvage et juraient qu'ils se limiteraient aux panneaux officiels. Alors que Joissains tenait parole, Medvedowsky se lançait illico dans une course effrénée. Il a dû confondre coller au pacte et coller des affiches.

Ÿ Voyant encore plus grand, François-Xavier De Peretti a quant à lui investi tous les espaces possibles pour donner corps à sa candidature. Aussi loin que remonte ma mémoire, je n'ai jamais vu affichage aussi massif. Sa prouesse figurera sans doute dans l'édition 2009 du Livre des records à la rubrique "papier gaspillé et outrage à l'environnement".

Ÿ Les plus gros coups de bluff auront sans conteste été les super shows de De Peretti au Pasino. On s'interroge encore, jusqu'à n'en plus dormir, d'où pouvaient bien venir ces foules "spontanées" de 3.000 personnes quand on sait qu'au second tour sa liste n'a plus fait que 7.1234 voix ?

Les trucages

Ÿ Entre les deux tours, pour faire plus riche, et après l'échec d'une fusion de notre liste avec la sienne, Medvedowsky ne s'est pas contenté de mettre en valeur nos ralliements sans condition, il s'est aussi targué d'un soutien de la liste d'extrême gauche. Le faux appel n'a malheureusement été révélé qu'après le second tour. Il n'a en tout cas pas été suffisant pour lui éviter une défaite de plus.

Ÿ Suite à un coup de téléphone me demandant si Danielle Rumani-Elbez et moi-même allions lui apporter notre soutien "logique" pour le second tour de l'élection cantonale Aix-Centre, et alors que je lui signifiais que nous ne donnerions aucune consigne pour laisser les électeurs libres de leur choix, Jacques Agopian me faisait déclarer dans la presse que je lui avais dit que je voterais pour lui. Belle malhonnêteté de la part de quelqu'un qui venait maintenant à la pêche aux voix alors qu'il n'avait cessé de nier notre existence.

Ÿ Dans le même ordre de vilénie, Bruno Genzana diffusait un tract sournois, imitant jusqu'à la graphie de nos documents de campagne, créant ainsi le doute sur une forme d'appel de notre part à voter pour lui. Les artistes de chapiteau ont souvent besoin d'une dernière touche de maquillage pour se faire applaudir.

(A suivre...)

21 avril 2008

Ce n'était qu'une pause…

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Voilà. La pause est finie. Il faut bien se mettre un peu au ralenti de temps en temps, non ? C'est ce que j'ai fait. Certes, je ne vous en ai pas demandé la permission. Mais, je sais que vous n'avez pas déserté mon blog. Dois-je y voir de la patience ou de l'impatience ?

Je me suis tenu au courant de tout ce qui se passe à Aix et autour. Plus par la presse, d'ailleurs, que par les blogs. Car, à deux ou trois exceptions près, ces derniers n'ont pas fait plus qu'avant. Certains sont même carrément devenus muets. Surtout ceux des têtes de liste ou des partis politiques.

Plus rien à dire ? Pas grand-chose à gratter ? Pourtant, après cette intense période électorale, l'actualité a suivi son cours. Les exécutifs se sont mis en place. Les rôles ont été distribués. Et les surprises n'ont pas manqué.

Dans les jours qui viennent, je vais donc vous faire part de mon opinion sur divers faits et déclarations. Chacun sait que la vie politique aixoise et locale n'a jamais été avare de turpitudes. Les élections passées, les habitudes ne se sont pas perdues. Oui, il y a de quoi dire et écrire…

23 février 2008

Michel Pezet : "Clarifions à Gauche !"

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Voici le texte que nous avons décidé de distribuer aux Aixois.

Nous ne souhaitons pas nous engager dans un débat public entre listes de Gauche. Cependant, les distributions faites, les collages sauvages sur notre permanence et les propos rapportés nous amènent à affirmer notre position. Félix CICCOLINI et Jean-François PICHERAL ont conduit des listes de Gauche, en les ouvrant au centre : ILS ONT GAGNE.

               

Qui peut gagner les municipales ?

            

Voulons-nous être efficaces pour reprendre cette municipalité

ou

Voulons-nous nous contenter de déclarations stériles ?

                  

Notre liste est à gauche

             

à 24 Socialistes ont choisi de rejoindre la liste PEZET-PICHERAL.

à 5 Radicaux de Gauche, dont 2 se sont battu pendant 7 ans au conseil municipal, y figurent en bonne place.

à 26 Personnalités de la Société civile y sont également présentes.

Le Parti Socialiste, dont nous sommes adhérents depuis bien longtemps et au sein duquel nous avons exercé les plus lourdes responsabilités, nous a demandé de ne pas utiliser son logo. Nous ne l'avons jamais fait. Nous ne participons pas à la course aux logos.

                

Nous sommes à gauche

et nous sommes ceux qui doivent gagner.

Certains veulent faire croire

que, seuls, ils peuvent l'emporter.

                     

CURIEUX que ce soit Mme le maire elle-même qui choisisse son adversaire.

CURIEUX cette complicité avec elle où chacun choisit son adversaire.

CURIEUX enfin de se sentir obligé de se réfugier derrière des statuts de papier pour prouver que l'on est de gauche.

Nous sommes pleinement de gauche, la gauche de la réflexion, la gauche de l'intelligence et de l'efficacité, la gauche morale, la gauche qui construit, celle qu'on espère, celle qui gagnera par le rassemblement et l'ouverture.

            

Nous n'entendons recevoir de leçons de personne.

Nous, nous préparons l'avenir.

                                                      Michel PEZET et son équipe

21 décembre 2007

La drôle d'affaire immobilière de la Semepa

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Vite ! Un peu d'air frais !

               

Au train où ça va, j'ai l'impression qu'il va bientôt falloir dévaliser tous les rayons de supermarché. Je me demande quand même si tous les aérosols du monde suffiront à assainir l'air ambiant.

Un adjoint au maire, Jean-Gilbert Zozor, déjà mis en examen pour une affaire certes sans lien avec sa fonction municipale, mais mis en examen, a donc un bon copain footballeur, Marcel Desailly, qui figure nommément sur une délibération du conseil municipal en tant qu'acheteur d'un bien immobilier à un prix défiant toute concurrence.

Cela explique sans doute ce que je n'avais pas saisi du premier coup, lorsque, passant dans le quartier Sextius-Mirabeau, il y a trois vendredis, je l'ai aperçu par pur hasard devant un chantier situé précisément à l'adresse du bien en question. L'homme semblait affairé comme un chef d'équipe donnant des instructions à des ouvriers en plein travail. J'ai été tellement surpris que j'ai raconté "l'anecdote" aux amis auxquels je rendais visite dans le coin.

Le plus curieux dans l'histoire, c'est que ce bien a été vendu par la Semepa dont le Pdg n'est autre qu'un important élu, Henri Doglione, adjoint à l'urbanisme. Tout aussi bizarrement, et comme je l'ai raconté il y a quelques jours, ce même élu était doublement absent au conseil municipal : il n'était pas là physiquement et son nom n'apparaissait sur aucune délibération qu'il était censé présenter à l'assemblée communale. Cela ne vaut pas accusation mais la coïncidence est troublante.

Maryse Joissains feint d'avoir découvert le pot-aux-roses après coup. Pour quelqu'un qui répète à l'envi connaître tous les dossiers sur le bout des doigts, ça sent le mensonge et, à tout le moins, la défausse.

Par définition, le Pdg de la Société d'économie mixte du Pays d'Aix est délégué du maire. Maryse Joissains peut-elle ignorer ce qui se passe dans l'une des  plus grosses structures où la Ville est majoritaire et dont le conseil d'administration comporte une demi-douzaine d'élus ?

Nous l'avions pourtant avertie lorsqu'elle avait autorisé la Semepa à modifier ses statuts pour que la société puisse acheter et revendre des biens immobiliers privés. Nous avions insisté sur trois points : d'une part, la société doit rester une structure publique au service de la collectivité, d'autre part, ses missions de réhabilitation d'immeubles anciens doivent essentiellement être un moyen de créer du logement social public pour faire face à la pénurie, enfin, les risques de dérives en tous genres sont difficilement contrôlables.

         

Je demande une réunion exceptionnelle du conseil municipal

   

Le maire dit n'avoir "pas contrôlé la liste des acquéreurs sinon la délibération n'aurait jamais existé". Je serais prêt à la croire tant je n'ai cessé de pointer son ignorance des dossiers en séance publique (voir mon dernier article de mardi 18 décembre). Mais je ne peux me résoudre à avaler qu'elle n'ait pas entendu parler d'une affaire de cette importance au moins une fois depuis qu'elle est dans les tuyaux, c'est-à-dire depuis le lancement de la procédure de vente il y a plusieurs mois.

Et puis, on peut quand même légitimement se poser la question sur la nature des relations de confiance entre le maire et ses élus. A ce titre, si l'on suit le raisonnement de Maryse Joissains, un maire pourrait avoir à endosser des décisions fomentées dans son dos et qui échapperaient totalement à son contrôle. Si c'était le cas, ce serait extrêmement grave !

Nous-mêmes, le soir du conseil, ne disposant pas en tant qu'opposition de toutes les informations sur tous les sujets, avons reniflé un parfum d'entourloupe et avons décidé de nous abstenir. Alors, venir prétendre que la découverte a été totale pour le maire, cela ressemble à un enfumage de plus visant à simuler un fait non intentionnel.

Le maire a déclaré avoir informé le Sous-préfet qu'elle ne transmettrait pas au contrôle de légalité ladite délibération du conseil municipal. Ce n'est ni satisfaisant ni suffisant.

Un, il faut faire toute la transparence en informant pleinement les élus sur les tenants et les aboutissants de cette affaire. Deux, il faut établir les responsabilités de ceux qui ont permis une telle dérive. Trois, la démocratie nécessite un débat et exige une décision d'annulation de la délibération.

En conséquence, face à la gravité de la situation, je demande une réunion exceptionnelle du conseil municipal dans les plus brefs délais.

Pour tout savoir (enfin, presque…) sur la Semepa :

http://www.semepa.com

11 décembre 2007

Liquidation du CECDC : J'accuse Maryse Joissains…

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La Provence vient de publier l'annonce de la liquidation du Centre européen de création et de développement culturel du Jas de Bouffan.

Cela fait plus  de 4 ans que je dénonce au conseil municipal les nombreux dysfonctionnements de cet équipement et le gouffre financier couvert par Maryse Joissains et ses adjoints.

A toutes mes interrogations, il m'a toujours été répondu que je voyais le mal partout. Malheureusement, les faits prouvent le contraire.

                   

J'accuse Maryse Joissains,

maire d'Aix et présidente de la Communauté du Pays d'Aix

            

Ÿ d'avoir mis en place cette structure sur la base d'un projet fumeux,

Ÿ d'avoir dilapé l'argent public et d'en avoir fait supporter la charge à la Ville et à la CPA,

Ÿ de s'être entêtée à maintenir un outil dont un audit relevait de graves manquements et des confusions de genres laissant notamment un employé municipal s'ingérer dans l'administration de l'association,

Ÿ d'avoir menti sciemment aux élus de la majorité et de l'opposition de la Ville et de la CPA pendant plus de 4 ans sur la situation réelle du CECDC.

                   

En conséquence,

          

Ÿ J'estime que les faits sont graves,

Ÿ J'exige toute la vérité et des explications claires sur les responsabilités de la municipalité et sur l'argent ainsi perdu,

Ÿ J'annonce que j'ai déjà saisi la Chambre régionale des comptes pour l'alerter, pièces à l'appui, sur les turpitudes de Maryse Joissains et de son équipe dans cette affaire.

Pour l'historique et les détails de mes mises en garde sur ce dossier,

voir mes articles dans la rubrique "Jas de Bouffan" :

du 22 janvier 2007

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/01/22/3761919.html

et du 8 novembre 2007

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/11/08/index.html

8 novembre 2007

Scandale au Jas : La fin prévisible du CECDC

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Cela vaut son pesant de cacahuètes. J'aurais pu vous refaire toute l'histoire rocambolesque. Vous répéter par le menu détail toutes mes questions et mises en garde au conseil municipal. Vous citer toutes les réponses fantaisistes des élus et du maire, d'abord pour vanter les mérites du CECDC, puis pour en camoufler les turpitudes par des mensonges. J'aurais pu mettre en ligne le premier audit catastrophique qu'on voulait nous cacher et que j'ai pu obtenir.

(On peut relire mon article du 22 janvier 2007, rubrique "Jas de Bouffan", colonne à droite,

ou cliquer sur le lien)

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/01/22/3761919.html

                         

Là, je vais me contenter de reprendre l'article paru dans "Le Ravi", qui annonce ce que je n'avais cessé de dire : la fin de la structure qui a englouti des centaines et des centaines de milliers d'euros. Moi, j'aimerais bien savoir où sont les responsabilités.

J'exige de Maryse Joissains qu'elle rende des comptes sur cette affaire. J'attends qu'elle s'explique clairement au lieu de faire l'effarouchée et de continuer à jouer l'esquive !

Histoire de la mort annoncée

du Centre européen de création et développement culturel

             

Un opéra de chaises musicales

   Rien ne va plus ! Une nouvelle donne s'annonce dans le petit monde aixois de la culture. C'est au Jas de Bouffan, un quartier de près de 25.000 habitants, que tout se joue… Nul ne sait qui l'emportera. En revanche le grand perdant fait l'unanimité, à savoir le CECDC.

   Avec un nom pompeux, à peine audible, il a brassé des centaines de milliers d'euros versés par des partenaires publics, dès sa création en février 2003. Aujourd'hui pourtant, sa mort tombe sous le sens.

   "Le CECDC va péricliter. Le bureau va démissionner", assure Jean Bonfillon, vice-président de la com­munauté du pays d'Aix (CPA) et représentant de cette collectivité au conseil d'administration, sans sourciller, cinq jours avant la décision officielle le 24 octobre dernier.

   Comment cette structure si spéciale, initiée par la ville d'Aix et la CPA, a-t-elle pu déchoir ainsi ? Coproduire des festivals comme "Arborescence" ou "Images de ville", accueillir en résidence des artistes comme Robert Combas, héberger et gérer une pépinière d'asso­ciations culturelles, participer à un pôle multimédia, animer un espace régional Internet citoyen… Les prestations du CECDC lui ouvraient un avenir radieux. D'autant que les sub­ventions suivaient. Finie la romance !

   "Ce n'est plus ce que c'était, se désole son président Michel Roux. En début d'année, nous avons subi une grosse baisse de la subvention municipale". Une chute vertigineuse de 279.000 à 87.000 euros. Même déception à la CPA, où Jean Bonfillon rappelle "avoir diminué l'aide de 15% chaque année depuis 2005. Car son projet s'éloignait trop de l'intérêt communautaire".

   Et le directeur de la culture de la ville d'Aix (Thierry Roche) de renchérir (après avoir été mis à disposition du CECDC pendant deux ans !) : "Le pro­jet a perdu de son sens. Il se voulait à la fois international et de proximité."

   La défiance a également gagné le conseil général 13, qui ne siège même plus au conseil d'administration. L'énigmatique audit des comptes du CECDC, dont seule l'opposition municipale (en l'oc­currence le PRG) déclare connaître l'existence sans en apporter la preuve, aurait-il un rap­port avec cette vague d'abandons ? Mystère.

   En attendant, le CECDC semble poussé vers la sortie. "Le président a déclaré ne plus souhaiter s'occuper de cette structure", divulgue la députée-maire Maryse Joissains. De son côté, le président s'imaginait, encore le 17 octo­bre, que "le CECDC pourrait rester là, comme n'importe quelle autre association". L'avenir le dira...

   Reste à voir ce qu'il adviendra du Patio du Bois de l'Aune, siège du CECDC. Pour l'heure, il offre un visage inquiétant. Graffiti, murs éventrés, sol poussiéreux, cour intérieure envahie de mauvaises herbes… Le laisser-aller saute aux yeux jusque sur le net où le nom de domaine www.cecdc.fr est mis en vente ! "On a oublié de payer la cotisation, du coup l'hé­bergeur l'a cédé a une société américaine qui voulait nous le revendre pour 14.000 euros", explique Ishen Bouachraoui, chef de projet du CECDC.

   L'ambiance intrigue les associations résidentes si bien qu'elles ont "écrit une lettre a Maryse Joissains pour lui signaler ce qui se passe et lui demander ce [qu'elles vont] devenir". L'incertitude plane sur ce lieu, soumis à la compétence communautaire. "Bien entendu, on ne les lâchera pas", se risque Jean Bonfillon. Une promesse pour le moins audacieuse, vu les projets qui s'échafaudent déjà sur la tombe du CECDC…

   D'autant qu'à 20 mètres du Patio, l'association La Fonderie vient de déserter la salle de concert du Bois de l'Aune (et ses quelques 850 places)… "J'ai rencontré le Conservatoire, le Festival d'art lyrique et l'Ecole d'art pour voir ce qu'on pourrait faire du patio et de la salle du Bois de l'Aune", confie Maryse Joissains. Sachant que la Fondation Vasarely, également située au Jas de Bouffan, subit actuellement quelques vicissitudes, l'avenir culturel de ce quartier populaire d'Aix pourrait bien tourner une page de son histoire très bientôt…

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