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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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14 septembre 2007

Plan de Campagne : Retour au tribunal

Plan_en_plan

Rebelote. Jeudi après-midi, les organisations syndicales CGT et CFDT ont déposé devant le tribunal administratif 68 recours pour faire annuler des dérogations préfectorales autorisant l'ouverture des commerces le dimanche à Plan de Campagne.

Après un premier passage en justice au mois d'avril, qui s'était soldé par l'annulation de 26 dérogations à la demande des deux syndicats, le préfet Michel Sappin avait signé, le 27 juillet, de nouveaux arrêtés d'une durée de onze mois, le temps pour le gouvernement de préparer son projet de loi sur l'ouverture dominicale.

Au total, 135 arrêtés contre 135 dérogations auraient ainsi été signés, et "tous seront attaqués", promettent les syndicats, indiquant que d'autres recours seraient déposés dans les jours à venir.

"Le préfet ne respecte pas la chose jugée et déroge aux principes du repos dominical". Les syndicats ajoutent que le recours est suspensif, autrement dit, les commerces concernés ne devraient pas ouvrir dès ce dimanche.

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22 octobre 2007

Projets à Luynes : Les habitants se rebiffent

CIQ_Luynois

(Clic sur l'image pour agrandir)

Photo prise par le CIQ

Jean-François Picheral, Lucien-Alexandre Castronovo et François-Xavier de Peretti

(Michel Pezet et Danielle Rumani-Elbez, présents à la Conférence des Présidents

organisée par Pays d'Aix Associations, nous ont rejoints en milieu de matinée) 

Samedi a été une journée bien remplie. Le matin, se déroulait l'assemblée générale du très actif CIQ Luynois. Divers projets d'urbanisation ont été examinés à la loupe.

Les trois gros morceaux sont la construction du collège dont on a appris qu'il verrait le jour en 2010, la construction de logements dans le secteur Rampelin et d'autres à Malouesse. Dit comme cela, on pourrait penser que le village a bien de la chance. Mais, si l'on y regarde de plus près, on s'aperçoit que tout ne va pas si bien que cela.

La décision de créer un collège à côté du lycée international a été prise en 2003. De longues procédures ont été nécessaires, qui ont retardé d'autant le début des travaux.

Pour ce qui est des logements, après plusieurs réunions difficiles, le CIQ a fini par obtenir gain de cause. Jugeant le nombre trop élevé et estimant que ce projet était inadapté au contexte luynois, il a demandé que, sur les 17.000m² de terrain, on se contente d'édifer 150 logements au lieu de 170. L'engagement a été pris par Maryse Joissains au cours de cette réunion publique...

A l'évidence, une fois de plus, en l'absence de l'adjoint à l'urbanisme, le maire a improvisé par pure ignorance détaillée du projet. La preuve en a été fournie lorsqu'elle a cité un écrit, posé devant elle, qu'elle croyait émaner de la Semepa et qui s'est révélé être un document fourni... par le CIQ ! Elle n'a cessé ensuite d'interroger ses fonctionnaires pour avoir plus de précisions. Rire général dans la salle…

Pour le secteur Malouesse, les riverains ont manifesté leur mécontentement sur le flou du projet et ont exposé leurs inquiétudes sur divers aspects tels que la circulation et les nuisances. Le maire a affirmé qu'elle souhaitait la concertation. Malheureusement pour elle, tout au long de la matinée, les habitants, souvent par la voix du président, lui ont reproché de n'être tenus au courant de rien et d'être souvent mis au pied du mur par manque d'information.

La réunion n'a pas connu son plein aboutissement car le maire a quitté les lieux au bout d'une heure pour aller participer à une émission en direct sur France 3. 

Consulter l'excellent blog du CIQ Luynois :

http://www.ciqluynois.canalblog.com

18 octobre 2007

Education nationale : Le métier en saignant

degraissage

(Clic sur l'image pour agrandir)

La "commission Pochard", vous connaissez ? C'est l'une des nombreuses commissions lancées par le président de la République. Son objectif ? Plancher sur la revalorisation du métier d'enseignant.

Il s'agit d'une série d'auditions d'"experts", de responsables syndicaux et des fédérations de parents d'élèves. Les membres du comité, après avoir écouté les propos introductifs, posent des questions à leurs interlocuteurs.

Sur le papier, c'est beau comme l'antique. Dans la réalité, la consultation semble verrouillée par avance.

Les participants se sont vite aperçu qu'aucune table ronde permettant la confrontation des idées n'a pour l'instant été évoquée et aucun groupe de travail n'a été mis en place.

Pour bien comprendre l'état actuel de l'Education nationale, voici quelques éléments qui éclaireront le cœur du problème.

La part du budget dans le PIB, c'est-à-dire dans les richesses produites dans notre pays, était de 3,3% en 2001 et va passer à 2,8% en 2008.

Par ailleurs, on peut aussi comparer les 14 milliards d'euros de cadeaux fiscaux accordés aux plus riches aux 102 millions d'euros en crédits nouveaux prévus pour une amélioration de la situation des personnels du second degré – soit 21€ par enseignant et par mois ! – et aux 400 millions d'euros, prévus pour les nouvelles heures supplémentaires (défiscalisées) attribuées aux enseignants pour 2008 – soit 80€ par enseignant !

Pendant ce temps, la fonction publique se voit amputée de 22.921 emplois dont 11.200 pour l'Education nationale. Cherchez les erreurs.

Pour finir, rappelons que le pouvoir d'achat des personnels a baissé de 20% en 25 ans. Ainsi, un instituteur débutant du primaire et un professeur débutant du secondaire ne touchent plus que 1,25% du smic alors qu'en 1981 ils gagnaient respectivement 1,75% et 2,07% du smic…

La commission Pochard est censée faire des propositions pour la revalorisation du métier, ce sera en le saignant encore plus.

Pour voir les séances de la commission :

www.education.gouv.fr

puis, clic sur "zoom sur la commission sur l'évolution du métier"

13 octobre 2007

Les panneaux de Joissains, en toute vulgarité

logo_M6

Vous êtes déprimés et vous vous mordez les doigts d'avoir raté les pitreries de Maryse Joissains dans l'épisode des panneaux vengeurs ?

Pas de problème. Le reportage de la chaîne M6 de jeudi 11 octobre va vous remonter le moral. Mais attention, certains propos vulgaires de la députée-maire pouvant choquer, il est vivement conseillé d'éloigner enfants et âmes sensibles. Bon visionnage quand même !

Deux clics, d'abord sur le lien, puis sur le sujet "A51" :

http://www.m6info.fr/html/m6_infos/lesix.php?cp=13000&id=071011_1900_13000_m6info#

17 octobre 2007

Misère : A Aix aussi, y a le feu !

Saint_Eutrope_voiture_brulee

(Clic sur les images pour agrandir)

Merci à Jean-Pierre pour ces photos

Saint_Eutrope_feu_appartement

Saint_Eutrope_squatt_cave

A la cité Saint-Eutrope, mercredi et jeudi derniers, des voitures ont flambé. Vendredi soir, c'est un appartement qui a pris feu au même endroit. A quelques pas de là, on a aussi découvert des caves squattées. Quelques heures après, un incendie s'est également déclaré boulevard Gambetta.

Circonstances accidentelles ou actes criminels, nul ne connaît pour l'instant les origines de ces embrasements. Pour ce qui est des voitures, il ne fait pas de doute que les motifs sont liés aux phénomènes bien connus dans les banlieues des grandes villes.

Depuis plusieurs années, à intervalles réguliers, les services de la mairie et de la police sont confrontés à ces comportements desespérés, notamment dans les quartiers d'Encagnane et du Jas de Bouffan. Si tout cela est bien évidemment condamnable, on peut aussi y voir les signes d'un ras-le-bol des mauvaises conditions de vie dans lesquelles on laisse s'enfoncer des catégories sociales en difficulté.

L'annonce de la mort d'un SDF dans sa caravane en feu à Pont de l'Arc le 4 octobre n'est pas faite pour rendre optimiste. Ironie du calendrier, ce 17 octobre, c'est le 20ème anniversaire de la Journée mondiale du refus de la misère !

L'indispensable site de l'association ATD Quart Monde :

http://www.atd-quartmonde.org

L'annonce de la Journée mondiale de lutte contre la misère :

http://www.atd-quartmonde.asso.fr/rubrique.php3?id_rubrique=8

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26 juillet 2007

Des batailles à en perdre la raison

Plan de campagne en plan ?

Plan_en_plan

Le destin de la zone commerciale sera-t-il scellé oui ou non jeudi, date de la fin des autorisations d'ouverture dominicale des 152 enseignes cette fois-ci ?

Face à l'acharnement réciproque des parties, le préfet a entrepris des rencontres avec les syndicats, avec l'intention d'aboutir à une nouvelle prolongation des dérogations. Est-ce possible qu'il tente, comme son prédécesseur, un énième coup de force envers et contre la loi ?

A-t-il les moyens de contourner les menaces du même type de plaintes qui ont déjà obligé certains magasins à tirer leur rideau sous peine d'astreinte financière ?

Le préfet joue-t-il la montre dans l'attente d'un changement législatif du code du travail qui ne devrait pourtant pas être débattu avant la fin de l'année, si toutefois le gouvernement allait vers le choix de l'ouverture du dimanche ?

On en est là et la bataille des enseignes et du préfet ressemble fort à une guerre d'usure qui risque de continuer à se jouer devant les tribunaux.

Ventabren dans le tourbillon

Après la démission de six adjoints et cinq conseillers municipaux, malgré la tentative de reprise en main de la situation par le maire, les remous continuent. Claude Filippi se voit reprocher sa façon de gérer la commune.

Selon ses opposants et ceux qui ont quitté sa majorité, il n'aurait pas dû désigner de nouveaux adjoints qui, à quelques mois des municipales, n'auront pas le temps d'agir efficacement.

On l'incrimine aussi pour sa rétention d'information  à l'égard des élus et au sujet de représailles à l'encontre d'une employée saisonnière, parente d'un élu, licenciée arbitrairement. En cause également, la cavalerie budgétaire utilisée pour présenter des comptes en équilibre.

Bref, Ventabren subit des turbulences qui la plonge dans la catégorie des communes en crise politique de la Communauté du Pays d'Aix. Le sort des maires concernés ne pourra désormais se régler qu'aux élections de mars prochain, qui risquent de ne pas être très sereines.

3 octobre 2007

Marseille : De quoi donner le mal de maire

Certains maires voient parfois d'un très mauvais œil l'approche inéluctable des périodes électorales. Ils craignent d'offrir aux élus d'opposition (quels qu'ils soient) une tribune susceptible de mettre par terre leurs si "bons" bilans. Ils pensent ainsi limiter les règlements de comptes.

Pourtant, contrairement à Aix (qui n'a programmé que deux dates, le 22 octobre et le 17 décembre, mais Joissains ne pourra pas escamoter longtemps le débat sur son triste bilan), Marseille a annoncé quatre séances du conseil municipal. J'ai toujours pensé que les fins de mandat devaient être des moments de vérité démocratique dus à nos concitoyens.

Un conseil municipal musclé

logo_Marseillesalle_CM_Marseille

La séance de lundi, avec 180 délibérations à ingurgiter en quatre heures, a pris une tournure virulente à laquelle Jean-Claude Gaudin (UMP) et la gauche s'étaient manifestement préparés. Si l'ambiance y a été chaude, cela aura au moins permis l'expression de points de vue divergents quant aux politiques menées ou à proposer.

Beaucoup de dossiers à l'ordre du jour relevaient de décisions prises ces derniers mois. De chaque côté des bancs, les élus ont lancé des assauts, à droite, pour défendre "les bons choix", à gauche, pour fustiger "les mauvais".

Plusieurs sujets ont dominé les débats (les combats ?). Logement, métro, tramway, bus, vélos n'ont pas fait consensus. Les attaques, menaces et anathèmes ont été rudes de part et d'autre. Cela était prévisible.

En mars (120 délibérations) et en juin (250) derniers, soit un peu avant et un peu après les élections nationales, la salle du conseil avait déjà connu des éclats de voix au sujet du nombre de logements réellement ou non construits et de la pertinence ou non des itinéraires de transports. On y avait parlé aussi de l'extension du périmètre d'Euroméditerranée et de la grande mosquée.

Le morceau de choix avait été le vote du budget. Gaudin s'était vanté d'un "niveau d'investissement soutenu, d'un recours à l'emprunt en baisse et d'une stabilisation des taux d'imposition". L'opposition, par la voix de Patrick Mennucci (PS), avait qualifié le maire de "gestionnaire approximatif" et dénoncé cet écran de fumée : "Avec une montée importante de la dette, vous et la Chambre régionale des comptes reconnaissez que la situation est tendue. Pour arriver à boucler ce budget, vous avez dû vendre la vaisselle et l'argenterie". Il avait conclu en pointant "les carences durables dont souffrent les Marseillais".

A la communauté urbaine aussi

logo_MPMsalle_MPM

A Marseille Provence Métropole, juste avant l'été, on votait aussi le budget primitif 2007. Gaudin insitait sur deux éléments essentiels à ses yeux : pas de changement pour la taxe professionnelle (mais perte de 20M€) et soutien aux pôles de compétitivité.

Le hic, c'est que la dotation de MPM versée aux communes fondait presque de moitié et que la communauté était obligée d'emprunter plus pour investir, 60% des investissements devant aller au métro et au tramway. MPM devait aussi combler le trou de la RTM à hauteur de 120M€.

L'opposition (PS) avait stigmatisé "la fuite en avant", rappelant que "l'endettement de MPM atteint maintenant 1,143 milliard d'euros et que c'est insupportable !"

Alors qu'il jalouse la Communauté du Pays d'Aix pour les revenus tirés de la zone commerciale de Plan de Campagne ("Ce sont les Marseillais qui font prospérer cette zone et on n'en tire aucune contrepartie financière !", peste-t-il à chaque séance), Gaudin aimerait bien mettre la main sur la taxe professionnelle de l'Etang de Berre (*) en agrandissant le périmètre de sa Communauté urbaine.

Pendant ce temps, les Marseillais et les habitants des communes de la MPM se plaignent du manque de logements, de la rareté de l'emploi, de la saleté et de l'insécurité.
(*) A Marseille, les recettes fiscales ne sont que de 554€/habitant, contre 773€ à Nice, 930€ à Lyon, 902€ à Cabriès, 1250€ à Vitrolles et près de 1500€ à Fos !

Pour voir la séance du CM de lundi 1er octobre

http://sportsat.mairie-marseille.fr/mdbscmconsult/MAMVidInter.aspx?sid=146#

21 juillet 2007

L'illettrisme, un fléau sournois

illettrisme

Le diagnostic en chiffres

Faire ses courses, prendre le métro ou le bus, lire le carnet de notes de son enfant. Pour plus de 3,1 millions de personnes vivant en France, soit 9% de la population adulte, ces gestes quotidiens relèvent de l'exploit et de la débrouille.

Simplement parce qu'elles ne savent ni lire, ni écrire, ni calculer.

C'est ce que révèle la première enquête (1) menée par l'Agence nationale de lutte contre l'illettrisme (Anlci) et l'Insee, rendue publique le 21 juin 2007.

L'objectif de ce type d'étude est d'améliorer les actions menées pour éradiquer ce phénomène et de faire tomber les préjugés.

Parmi les personnes illettrées (2) – qui ont été scolarisées en France, contrairement aux analphabètes qui n'ont jamais été à l'école de leur vie – 59% sont des hommes, 53% ont plus de 45 ans, et 74% ne parlaient pourtant que français à la maison à l'âge de 5 ans.

Cela vient infirmer l'idée reçue liant abusivement illettrisme et immigration. La lutte contre l'illettrisme ne doit donc pas être confondue avec la politique linguistique en faveur des migrants.

Autre idée reçue, l'illettrisme ne concerne pas que les jeunes générations. Selon les chiffres recueillis à l'issue des journées d'appel de préparation à la défense, 4,8% des 17-19 ans sont en situation d'illettrisme, contre 9% pour la moyenne nationale.

Dans ce document intitulé "Illettrisme : les chiffres", présenté lors d'un forum à Lyon, l'Anlci a décodé de nombreuses données recueillies par l'Insee sur ce fléau invisible pour tenter de mieux le comprendre.

Si l'illettrisme frappe trois fois plus les titulaires du RMI, il est étonnant de voir que 57% des illettrés travaillent. Par ailleurs, contrairement à ce que l'on imagine habituellement, ils vivent plus souvent à la campagne (30%) que dans les zones urbaines sensibles (10%).

En revanche, toutes ces personnes ont en commun de vouloir cacher à leur entourage une situation très souvent synonyme d'échec personnel.

   (1) "Enquête information vie quotidienne" menée entre 2002 et 2005 auprès de 10.000 personnes, âgées de 18 à 65 ans, vivant en France métropolitaine, hors détenus.

   (2) On parle d'illettrisme quand il y a eu apprentissage de la lecture et de l'écriture mais que cet apprentissage n'a pas conduit à leur maîtrise ou que la maîtrise en a été perdue. Est qualifié "d'illettré" quelqu'un qui est incapable de lire un texte de 70 mots de base, texte qu'il serait parfaitement capable de comprendre s'il lui était lu par une tierce personne. L'illettrisme relève donc de l'inaccès au sens des écrits.

Pour consulter l'excellent document de l'Anlci :

http://www.anlci.gouv.fr

L'illettrisme en région PACA, données et actions :

http://www.illettrisme.org

lutte_illettrisme

10 juillet 2007

Droit dans le mur, pied au plancher…

En direct de l'Hôtel de Ville comme si vous y étiez !

Hotel_Ville__WEB_rouge_vifAmbiance plutôt chaude hier soir au conseil municipal. Près de cinq heures d'horloge pour 127 questions. Avec du brouhaha, des attaques, des flèches et quelques discussions pas piquées des vers. Malgré cela, certains thèmes ont pu être abordés grâce aux interventions de l'opposition.

Nous avons insisté une fois de plus sur l'absence de Plan local de l'urbanisme (PLU), un rappel qui a la vertu de toujours fâcher copieusement le maire. Ce n'est pas notre faute si cette carence ne permet pas de voir la ligne conduite par la municipalité en matière d'aménagement. Il en a été question avec quatre projets de constructions concernant Luynes et Pont de l'Arc qui semblent parachutés sans prise en compte de l'économie d'ensemble de ces secteurs.

Des dossiers sur l'OPAC qui avaient retirés en février dernier ont fait leur réapparition sous la forme d'un seul rédigé en une page. Il s'agissait de l'annulation de près de 6,8M€ de garanties d'emprunts pour des opérations de réhabilitations et de construction de logements sociaux. Démarche bizarre qui signifie l'exact contraire d'une politique volontariste pour rattraper le manque cruel de logements publics.

Le Budget supplémentaire rabougri qu'on nous a présenté n'était que l'illustration de l'incapacité de cette équipe à dynamiser les investissements nécessaires. Nous n'avons pas validé non plus les comptes-rendus d'activités de différentes ZAC car ils font état d'ajustements au coup par coup.

Une polémique a été ravivée sur les effets de l'installation de vélos par la société Decaux, certains avançant l'idée qu'Aix s'est "fait avoir".

J'ai soulevé le problème des incivilités (tags, affichages sauvages, déjections canines…) expliquant que les mesures menées en centre ville ne faisaient que déplacer les problèmes à l'extérieur avec une aggravation sans précédent.

Ma collègue Danielle Rumani-Elbez (PRG) a ferraillé dur sur le programme de réhabilitation de Beisson et Corsy (pour 2014) qui risque fort de ne pas reloger les habitants concernés sur place. Elle a aussi stigmatisé l'improvisation qui a cours à la commission sur les antennes relais, qui n'est pas près d'apporter des apaisements à l'inquiétude des riverains concernés. Elle a enfin démontré l'inanité de la construction d'un tunnel sous la route de la Calade, argumentant qu'il était contraire au Plan des de déplacements urbains (PDU) qui préconise une réduction du nombre de voitures.

Pas moins de six délibérations concernaient l'entêtement du maire à vouloir tout porter devant la justice jusqu'en cour de cassation. Mal lui en a pris, quatre d'entre elles étaient présentées hors délai et ont été retirées.

J'ai eu une vive altercation avec l'adjointe aux affaires sociales qui ne cesse d'évoquer à tout bout de champ ses origines pour faire pleurer tout le monde et, pire, qui insulte les élus qui n'auraient pas connu comme elle la vie en HLM. Je lui ai rétorqué une bonne fois pour toutes qu'elle ignorait quelle était l'histoire de chacun et qu'il y en avait marre de l'entendre se lamenter pour faire la leçon aux autres.

J'ai aussi interpellé l'adjoint à l'office de tourisme sur l'utilisation de moyens de l'établissement à des fins électorales toutes personnelles. Le visage livide, il a bâti sa défense sur des généralités qui n'ont fourni aucune réponse concrète à mes questions pourtant précises.

J'ai aussi initié un débat sur la carte judiciaire, la réunion des universités en une seule et la carte sanitaire qui pourraient être mises à mal si l'on s'en tenait aux annonces du gouvernement dans ces domaines.

Enfin, on a pu noter des tensions de plus en plus marquées entre certains élus de l'équipe du maire et même une belle dispute entre trois conseillères municipales. L'une d'entre elles a usurpé un dossier préparé par une autre.

Je reviendrai sur certains de ces dossiers dans les jours prochains car ils sont éloquents sur la gestion désastreuse de la Ville et de la CPA par Joissains. Des rendez-vous à ne pas manquer.

5 septembre 2007

De quoi se prendre la dette

dette

(Clic sur l'image pour agrandir, source Insee)

                                  

Inutile de résumer tout ce qui s'est passé depuis un mois. Les médias en ont fait des tartines. Les sujets bons à crétiniser ont occupé la une. Les télés ont particulièrement bien mis en scène tout ce qui pouvait susciter l'émotion, provoquer la compassion, étreindre les cœurs et réduire les cerveaux.

Idem pour le chef d'orchestre qui n'en a pas raté une pour jouer de tous les instruments pour assourdir le monde environnant et faire marcher la France au pas.

Et pendant ce temps, on oublie le vrai problème qui se pose à notre pays : la dette publique. Notre chère France vit à gros crédit depuis belle lurette, reportant d'année en année sa folle course vers le trou noir.

Comment se fait-il que l'Etat exige des collectivités un budget annuel en équilibre – sous peine de mise sous tutelle préfectorale – et qu'il ne s'applique pas à lui-même cette obligation ? Mystère.

Alors, parler de reprise ne vaut que pour cette période post-vacancière, pas pour l'état de nos finances. Au vu des mesures déjà prises par notre coach national, il faut craindre une aggravation sans précédent. L'année qui vient ne saurait être calme à cet égard.

Plus localement, les élections municipales et cantonales de mars prochain vont revêtir une importance capitale pour ré-équilibrer les pouvoirs et rechercher des moyens d'agir au plus près de nos concitoyens. Evidemment, nous allons beaucoup parler de l'avenir d'Aix et du Pays d'Aix. Que la campagne commence !

6 juillet 2007

Des caméras partout : Pourquoi pas le tatouage ?

sarko_camera

(Clic sur l'image pour agrandir)

Après les fichiers en tous genres, après les empreintes génétiques, après la délation reconnue par la justice, après… voici la dernière idée de flicage généralisé lancée par Sarkozy.

A sa demande, le gouvernement va réfléchir au déploiement d'un dispositif de vidéosurveillance de grande ampleur, tant par crainte de menaces terroristes que pour lutter contre la délinquance…

La France va ressembler à un énorme programme de télé-réalité. Ça risque de marcher car, vu les records d'audience des émissions du genre sur TF1, les téléspectateurs ont déjà été conditionnés à tout accepter.

Des caméras partout, oui, partout, peut-être même dans nos chambres et nos toilettes. Tout devient possible.

Et on pourrait aller encore plus loin. Ne serait-il pas plus efficace de tatouer un code barre sur le front chaque individu ? L'idée n'est pas saugrenue. Cela faciliterait grandement le travail de la police. Après tout, chaque individu n'est-il pas suspect par nature et délinquant par la volonté du président ?

Moi, je préconiserais aussi d'en mettre plein à l’Élysée… pour avoir à l'œil sur ces nouveaux locataires que certains y ont mis. Il paraît que la dame a cru qu'elle pouvait bouffer avec une carte de crédit payée par le Trésor public sans que le monsieur ne trouve ça louche. C'est bien la preuve qu'on manque de caméras dans notre beau pays.

Voyez encore le Villepin : vous trouvez ça normal, vous, qu'on inflige à ce doux poète de telles méthodes à l'ancienne qui ne permettent qu'une perquisition laborieuse qui fait perdre beaucoup de temps à nos fonctionnaires qui vont être de moins en moins nombreux ? D'ailleurs, il ne faut plus chercher pourquoi ça traîne tant pour Chirac.

J'ai hâte de voir la vidéosurveillance à Aix. Je suis sûr qu'on va trouver de drôles de choses chez certains.

Moi, les caméras, j'adooore. Je n'ai même pas besoin d'être convaincu. Parce qu'avoir la trouille, c'est bon signe, ça me rassure !

20 juin 2007

Recyclage : Juppé, droit sans ses votes

tendresse

                        

Ironie des appellations, Alain Juppé, "le meilleur d'entre eux" qu'ils disaient le Chirac et l'UMP, ne connaîtra pas les saines joies du développement "durable" à son ministère. Sauf celle d'être contraint de s'appliquer les dures lois du recyclage.

Dimanche soir, une grosse baffe venue des urnes l'a congédié comme un vulgaire CDD-intérimaire-temporaire-jetable-radiable. Alors, droit dans ses votes, Juppé a fait dans la déclaration crispée.

Des politiques de tous bords se sont attendris sur la "dignité" de ses propos. Cela m'a étonné car la commissure de leurs yeux trahissait (mot à la mode) une hypocrisie et un plaisir à peine feints.

Juppé aurait donc été à la hauteur de sa défaite pour souffrir en silence et vivre une douleur qu'il ne méritait pas. On nous avait donc changé le Juppé !

Patratras, il n'a pas fallu attendre longtemps pour le retrouver tel qu'en lui-même.

Le lendemain matin, assailli par les journalistes, il s'est évidemment laissé aller à ses mignons penchants naturels.

Blanc comme cierge, défiguré de haine, il a balancé sa bile : "Ce que vous voulez, c'est que j'aille très très mal, c'est cela qui vous exciterait. On sent une délectation amusante. Si je pouvais crever, vous seriez contents."

Il me semble qu'un peu d'air frais au Canada lui ferait de nouveau le plus grand bien pour enfin approfondir ses connaissances écologiques et… humaines.

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(Clic sur les images pour agrandir)

jardin_a_cultiver

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canada

1 juillet 2007

Grand Théâtre : Les chanceux et les gueux

billet_grand_theatre

Je suis allé visiter le Grand Théâtre de Provence où j'ai pu aussi assister au concert d'ouverture. J'ai découvert un équipement nécessaire et, disons-le, réussi. Ce projet, voulu par notre équipe avec à sa tête Jean-François Picheral, a été mené à son terme par l'actuelle municipalité.

Il reste à expliquer le coût et les surcoûts sans compter les frais de fonctionnement sans doute encore sous-estimés. Son avenir fait débat de même que la programmation qui n'a pas encore été révélée dans sa totalité en année pleine. Pour ce qu'on en sait, elle ne fait pas le plein.

Au même moment, la politique en direction des jeunes et des musiques actuelles s'est rappelée au bon souvenir du maire lors d'une manifestation organisée le jour de l'inauguration de la grande salle.

Dialogue difficile avec les élus, aides diverses en baisse, contractualisation et pérennité des subventions non programmées, lieux de pratique absents, bref, une misère à gérer qui met notre jeunesse à l'écart et la prive d'un juste accès aux multiples formes de culture.

Aix pourra-t-elle encore longtemps négliger cette part importante de la population aixoise reléguée à la portion congrue ? Il faudra bien tout remettre à plat.

2 juillet 2007

Résultats du Bac : L'Etat au cœur d'un scandale ?

baccalaureat

                     

L'Etat arnaque les candidats

                   

Aujourd'hui, les candidats au Baccalauréat sauront s'ils ont réussi, s'ils ont définitivement échoué ou s'ils peuvent passer des épreuves de rattapage. Mais, il semble bien, cette année, qu'une opération assez scandaleuse soit en train de se produire en ce qui concerne les résultats d'examen.

D'habitude, la liste des admis est immédiatement affichée dans les centres d'examen dès la fin des délibérations des jurys. Or, le 26 juin, pour les BTS, on a appris que consigne avait été donnée d'en retarder l'affichage au 3 juillet, soit une semaine après !

Le président du jury a prétexté que l'Education nationale était liée par contrat à des entreprises privées diffusant aussi les résultats sur le net et qui ont déjà commencé à les publier ! Ces entreprises ont des sites payants (3,60€/mn). Les étudiants ont donc commencé à les consulter.

Pour le Bac, la manœuvre semble être la même. Des consignes ont aussi été données pour n'afficher les résultats qu'à partir de 18h30, alors que beaucoup de jurys terminent souvent leurs travaux avant 15h00. Les lycéens pourront donc consulter leurs résultats moyennant péage avant qu'ils ne soient affichés aux portes des centres.

Une directive européenne oblige le ministère à ne pas avoir le monopole de la diffusion – ce qui est déjà scandaleux s'agissant d'un service public non concurrentiel – mais il stipule que la diffusion doit se faire simultanément sur le site public (gratuit) de l'Etat et les sites privés (payants).

Là, où les choses s'aggravent, c'est que l'Education nationale semble avoir donné la primeur aux entreprises en question pour un service qui est gratuit par définition. Evidemment, vu le nombre de candidats, cela va rapporter gros. L'Etat et les entreprises vont faire leur beurre sur le dos des gogos de candidats.

Le rectorat d'Aix-Marseille dit ne pas avoir donné de consignes. A vérifier dès cet après-midi.

Pour notre académie, voici le site gratuit du rectorat :

http://bacs.ac-aix-marseille.fr

4 juillet 2007

Libéralisation d'EDF : Le courant passe mal

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Ah, vous n'êtes pas au courant ? Mais faut être branché, coco ! Bon voilà, je vous explique encore une fois, simplement. Le gouvernement nous veut du bien. Oui, parfaitement ! Et il essaie de convaincre les quelque 24 millions d'abonnés gogos qu'ils vont faire des affaires.

Comment ? En libéralisant l'électricité et le gaz. Les entreprises et les professionnels ont été les premiers à en profiter. A nous, les particuliers, de goûter à notre tour les délices de l'ouverture à la concurrence. Mais là, attention, le plat du chef risque de ressembler à du McDo.

Ceux qui le veulent peuvent changer de fournisseurs. Il y a déjà une dizaine de sociétés prêtes à bondir sur nos compteurs à la place du service public d'EDF et de GDF qui ont des tarifs réglementés, eux. Donc, de vrais bienfaiteurs vont baisser les prix, disent-ils. Ouais, mais ça sent le piège.

Si vous les adoptez, vous ne pourrez plus faire machine arrière. Et s'ils augmentent les tarifs, vous n'avez déjà plus la ceinture…

La farce pour les particuliers a officiellement commencé ce 1er juillet. Ça ne se bouscule pas au portillon. Un sondage dit même qu'il n'y a que 1% d'abonnés qui semblent séduits ! Ils savent peut-être ce qui se passe à l'étranger.

Entre 2001 et 2006, dans les pays où les prix du marché ont été "libérés", les hausses sont spectaculaires. En Espagne, +39%, en Allemagne, +49%, en Finlande, +67%, en Suède, +77%, au Royaume Uni, +81% et au Danemark, +92%. Là-bas, les abonnés n'ont plus de pantalon…

En France, les entreprises qui ont choisi de quitter les tarifs réglementés ont vu leur facture d'électricité augmenter de 76% en moyenne. Comme par hasard, pendant que les tarifs EDF restaient à peu près stables. Si bien que le gouvernement a complété la loi de décembre 2006 pour permettre aux industriels, insatisfaits, un retour partiel aux tarifs réglementés. On ne rit pas.

Voilà, pas la peine d'épiloguer. Il suffit de se remettre en mémoire quelques drames. Les pannes géantes aux Etats-Unis, en Italie et en Espagne depuis que l'électricité est privatisée. Le désordre permanent qui sévit dans les chemins de fer britanniques depuis que plusieurs sociétés se tirent la bourre.

Chez nous, les dégâts ne sont pas moindres. L'eau, élément vital, est une marchandise qui rapporte gros aux opérateurs privés. Là où l'eau est gérée par la puissance publique, le coût est le moins élevé.

La poste n'en finit pas de se faire dépouiller. Les courriers n'arrivent plus le lendemain, sauf si vous acceptez des surtaxes comme dans le privé. Les numéros de renseignements sont devenus une véritable arnaque.

Pour la santé, on n'a pas encore tout vu. Le budget des hôpitaux est calculé au nombre d'actes. On parle de chiffres d'affaires ! Les actes qui rapportent sont de plus en plus traités dans le privé et les dessous de table, quoi qu'en disent les hypocrites qui les pratiquent, sont monnaie courante (expression adéquate).

Pour les volontaires qui voudraient perdre le sous-vêtement, il n'y a plus qu'à éteindre la lumière…

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5 juin 2007

Tu vas à quelle école, toi ? (3)

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Carte scolaire : poker menteur

Par Gérard Aschieri,

secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU),

une tribune publiée par Le Monde le 1er juin 2007.

Dans un sondage IFOP pour Ouest-France, 54% des personnes interrogées se disent favorables au maintien de la carte scolaire ; deux jours plus tard, un sondage CSA pour Le Parisien nous apprend que 72% des sondés considèrent comme "plutôt une bonne chose" l'annonce par Xavier Darcos d'un "assouplissement" puis d'une "suppression progressive" de la carte scolaire.

Ce paradoxe est significatif du tournis qui a pu s'emparer de l'opinion depuis que cette question a été mise en avant dès le début de la campagne présidentielle, en masquant les véritables problèmes. Et ce ne sont pas les annonces ministérielles, prudentes, mais pétries de contradictions, qui peuvent contribuer à éclaircir le débat.

Dans le discours gouvernemental, il y a, volontaire ou non, une forme de tromperie sur la marchandise. Je ne veux pas faire de procès d'intention et je suis volontiers d'accord avec notre ministre pour dire que la carte scolaire aujourd'hui n'assure pas partout la mixité sociale des établissements, ce que nombre de familles, d'élèves et d'enseignants vivent douloureusement ; il n'est nul besoin d'être spécialiste d'histoire de l'éducation pour rappeler qu'au départ la carte scolaire était un instrument de régulation des flux avant d'être un outil de mixité.

D'où vient le problème ? Certes du "contournement de la carte scolaire" par les familles les plus aisées, mais d'abord des inégalités territoriales accrues qui gangrènent notre tissu urbain et des inégalités d'offre d'éducation qui recoupent ces fractures territoriales, voire les amplifient.

Prétendre améliorer la situation en développant la concurrence entre les établissements et les familles sans traiter les causes véritables n'est qu'un miroir aux alouettes ou, pis, ne peut avoir comme conséquence qu'une accentuation de la ghettoïsation de certains établissements.

Qui peut ignorer combien certaines familles continueront à voir leurs enfants assignés à résidence par la géographie urbaine, par les problèmes sociaux, par la fracture culturelle, tandis que celles qui aujourd'hui ont les moyens de contourner le système seront encore plus légitimées à le faire ?

Qui ne voit que les établissements les plus demandés seront poussés à avoir des politiques scolaires de prestige pour attirer la clientèle qui les intéresse au détriment des autres ? Le résultat ? Non pas des familles qui auront le libre choix de leur établissement, mais, d'un côté, des établissements qui pourront choisir leurs élèves parmi ceux-là mêmes qui auront choisi ces établissements, de l'autre des établissements et des élèves qui n'auront ni les uns ni les autres le choix. Avec - et c'est l'enjeu essentiel - des conséquences évidentes sur la capacité du système éducatif à assurer la réussite de tous.

En fait, d'assouplissement en suppression, on nous propose une démarche très idéologique, véhiculant l'idée que l'organisation du système scolaire doit se fonder sur la libre concurrence. Bref, quoi qu'en dise le ministre, un marché libéral de l'éducation, avec simplement une régulation que les établissements devraient assurer pour éviter les dérives brutales, une sorte de service minimum social garanti plutôt qu'un service public ayant la responsabilité d'assurer partout l'effectivité du droit à l'éducation et à la qualification. Le problème de la carte scolaire ne se pose pas partout dans les mêmes termes, pour des raisons géographiques, sociologiques, économiques.

Il faut voir ensuite qu'il n'y aura pas de vraie solution sans un traitement volontariste et pérenne de la question des inégalités territoriales, notamment urbaines. Il n'y aura pas plus de solution efficace si la question des inégalités scolaires n'est pas traitée avec autant de volontarisme : la question n'est pas tant de permettre aux "meilleurs" d'avoir le choix de leur école, de leur collège ou de leur lycée, mais de faire en sorte que chaque établissement soit en mesure de proposer à ses élèves une offre d'éducation valorisante et de faire en sorte que chacun s'y sente en capacité de réussir aussi bien qu'ailleurs.

Cela renvoie à toute la question de l'éducation prioritaire, à la nécessité de compenser les handicaps de certaines zones et aux moyens mis en oeuvre pour, par exemple, proposer un large éventail d'options dans tous les établissements. Et, dans cette perspective, on ne peut s'interdire de regarder au cas par cas, au plus près du terrain, si le découpage des secteurs, ou l'implantation, ou la taille des établissements sont pertinents et ne contribuent pas à créer ou accentuer des injustices et des inégalités. Tout comme il faut s'interroger sur le rôle que joue l'enseignement privé dans ces phénomènes.

N'oublions pas ce qui est l'essentiel : l'obligation impérieuse pour notre service public d'assurer effectivement la réussite de tous.

Suite et fin demain.

5 juillet 2007

Sécurité sociale : Le malade va payer sans être guéri

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La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot-Narquin, accompagnée de son compère des Comptes publics, Eric Woerth, a présenté hier son plan de redressement de la Sécurité sociale et contredit, soit dit en passant, ses prédécesseurs, Philippe Douste-Balzy et Xavier Bertrand, qui avaient juré que les problèmes allaient tous être résolus puisqu'ils l'avaient dit.

Le nouveau plan montre l'ineptie des mesures défendues par ces deux rigolos.

Alors, les cotisants vont devoir encore être taxés : des médicaments ne seront plus remboursés, des franchises vont être instituées et on pourra mourir malade et pauvre à la fois.

Le plan Bachelot est censé rapporter plus d’un milliard d'euros d’économie par an (le trou est de 12 milliards !), économies faites donc en grande partie par perfusion des assurés sociaux… Ce n'est vraiment pas de chance.

Mais ne désespérons pas, s'il continue de pleuvoir sur la France, le tour est joué, on ne verra pas leurs larmes qui se confondront avec l'eau du ciel qui lavera les déficits.

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28 juin 2007

La méthode du magicien Sarkozy

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Tous les magiciens se foutent de nous mais nous acceptons la combine. On crie même bravo car l'illusion est parfaite.

Les meilleurs parviennent à attirer notre attention en nous obligeant à ne regarder que d'un seul œil, donc la moitié de notre cerveau, pendant qu'ils dissimulent les gestes diaboliques qui vont créer la surprise.

Sarkozy est aussi un illusionniste mais on voit venir son truc.

Pour la TVA sociale, il balance son tour de magie. Il attend que les gogos réagissent, et hop, il vient expliquer qu'on a mal compris. La mesure n'est pas injuste, dit-il, elle est juste, puisque je vous le dis !

Pour les universités, il envoie sa complice Pécresse sur scène et, lui, fignole son tour de passe-passe en retardant d'une semaine l'examen de la réforme.

Pour la nouvelle carte judiciaire, il pousse sa seconde complice Dati à annoncer le maximum de dégâts. Les professionnels de la justice ruent dans les brancards et la ministre tente d'adoucir le numéro.

En revanche, pour l'Education nationale, la ficelle est trop grosse et Darcos est obligé de vendre la mèche. Faire disparaître 10.000 postes sans que personne ne s'en aperçoive, le tour semble difficile à accomplir.

Pour le Smic, rien à cacher non plus. Ce sera le minimum légal 2,1% (1.000€ nets !) et la première fois depuis longtemps qu'on ne donnera même pas un petit coup de pouce.

Entre nous soit dit, ce ne sont quand même pas 2,5 millions de personnes dont 1 million à temps partiel qui vont gâcher le spectacle de notre pseudo Dani Lary !

7 juin 2007

G8 : Le sommet qui assomme et qui arrose…

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Malgré les protestations de très nombreux manifestants que la police et les pompiers ont tenté de repousser à coups de canons à eau, le sommet du G8 s’est ouvert hier à Heiligendamm, dans le nord de l’Allemagne.

La petite sauterie, organisée par les chefs d’État des huit pays les plus industrialisés du monde, risque de se poursuivre de façon agitée vu la tension qui règne ces jours-ci entre les États-Unis et la Russie au sujet d’un bouclier anti-missile en Europe de l’Est.

Les États-Unis ne vont pas se gêner pour plomber encore plus l’ambiance, puisque Bush refuse de s’engager sur la réduction des gaz à effet de serre… Du coup l’arrivée de notre nouveau de la bande, petit Sarkozy, est passée presque inaperçue. Aïe, aïe, aïe, ça va faire mal…

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24 avril 2007

1er tour : Des scores… aux scories

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è On nous rebat les oreilles avec l'effondrement du FN. Les électeurs ont changé de cheval, pas de monture ni d'idée. Pire, ils ont contaminé un peu plus l'écurie UMP.

è On a entendu des comparaisons sur le nombre d'électeurs gagnés ou perdus par certains candidats par rapport à 2002. Peu de commentateurs ont intégré que, depuis la dernière présidentielle, il y a eu 1,8 millions de nouveaux inscrits, portant le total à 44,5 millions d'électeurs. Par ailleurs, la participation ayant augmenté de 13% (de 71,60% à 84,60%), soit 5,5 millions de votants en plus, cela fait un total de près de 7,3 millions d'électeurs nouveaux qui ont pris part au vote de 2007. Enfin, on est aussi passé de 16 à 12 candidats, ce qui change les bases de répartition des suffrages.

Prenons deux exemples. En 2002, Besancenot avait obtenu 1,2 millions de voix, soit 4,25%. En 2007, il a 1,5 millions de voix, soit 4,08% ! Besancenot gagne démographiquement 300.000 voix mais il est en recul en pourcentage. Le Pen, lui, au premier tour de 2002, obtient 4,8 millions de voix, soit 16,70%, et en 2007, il a 3,8 millions de voix, soit 10,60%. On peut dire qu'il recule car il perd 1 million de voix, qui vont renforcer Sarkozy, et chute de 6% ! (5,5 millions, 17,80% second tour). Cela permet donc de relativiser les décomptes en voix. Sinon, on fait croire tout et n'importe quoi et on biaise l'information par des commentaires déformants.

è Est-on sûr que la participation sera aussi haute au second tour ? Des électeurs de Le Pen et de Bayrou n'iront peut-être pas voter. L'abstention ne va-t-elle pas contrarier les additions supposées dans chaque camp ? Qui en subira les conséquences ou les avantages ?

è Le second tour ne peut-il pas prendre la forme du vote de 2002 ? Certains électeurs ne vont-ils pas faire un parallèle entre le repoussoir Le Pen et l'anxiogène Sarkozy et se coaliser pour le faire battre ?

è Les électeurs vont-ils voter pour un second tour en soi ou vont-ils avoir à l'esprit les enjeux des législatives, qui pourraient les amener à échafauder des stratégies plus complexes pour le 6 mai ?

è Les compétiteurs exclus du second tour présenteront des candidats aux législatives selon leurs appartenances respectives. Les électeurs voteront de nouveau selon leur préférence. Quels désistements y aura-t-il entre quels partis ? Que Royal ou Sarkozy gagne, n'y aura-t-il pas risque de cohabitation par réaction inverse à la victoire de l'un ou de l'autre ?

è Sarkozy peut-il réunir sur son nom des électeurs aussi différents que ceux de Le Pen et de Bayrou ?

On voit bien que les jeux ne sont pas faits. Jusqu'au 6 mai, vont se poser beaucoup de questions et l'on va observer que les positions des uns et des autres vont sans doute donner lieu à des ajustements des lignes de campagne. Ce lundi, il semble bien que les choses aient commencé à bouger.

10 mai 2007

Avoir de bons copains…

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Pendant qu'un certain président élu se pavanait sur un yacht de pauvre, mis à disposition par un gueux de ses amis, d'autres mènent encore une vie de riches sous des tentes de luxe à même le trottoir. Ben oui, quoi, c'est ben vrai, mon cher électeur, pour avoir des copains coquins aussi fauchés que les grands patrons, il faut s'être levé tôt, souvent, et avoir travaillé plus, longtemps, pour gagner tant et plus. Ah ! Que la misère est moins triste au soleil !

16 avril 2007

"Allées provençales" : Petits fours au cornichon

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Encore un beau ratage pour l'équipe municipale. Les nouveaux commerces de Sextius-Mirabeau se font du souci à défaut de se faire des sous. La commission de sécurité n'a pas autorisé leur ouverture totale, malgré une inauguration de la Fnac avec Pdg, invités, "people", petits fours et mais aussi… four complet. Les explications lues ou entendues ici et là font état de l'inachèvement des travaux des sorties de secours.

Problème de calendrier ou imprévoyance ?

Les enseignes accusent la mairie et la Semepa de n'avoir pas été à la hauteur. Les élus municipaux, pas d'accord entre eux, et les responsables de la société d'économie mixte déclarent que les commerçants ont pris des risques en annonçant une ouverture prématurée. Pour comprendre ce qui a sans doute été à l'origine de ce couac, où plus de 200 employés se retrouvent quand même sur le carreau, il n'y a qu'à écouter les arguments de la mairie, révélateurs de l'absence de pilote.

Henri Doglione, adjoint à l'urbanisme, président de la Semepa faut-il le rappeler, lance : "Ils auraient dû repousser l'ouverture d'un mois ! C'est par volonté mercantile qu'ils ont tenté de forcer les décisions, ignorant les dangers pour les piétons." Dans la foulée, Stéphane Salord, adjoint à l'économie, en dissidence de majorité, réplique tout de go : "Tout est de notre faute, les commerçants n'y sont pour rien. Il fallait prévenir du retard à l'avance". (C'est sans doute ce genre de formule qui a poussé la presse à qualifier Salord d'excellent écrivain.)

Nouvelle salve de Doglione en direction de son collègue : "Salord est un irresponsable et un cornichon ! Tant que les travaux ne sont pas terminés, ça ne peut pas ouvrir. Il faut compter une semaine à dix jours." Et pour finir, l'élu Gérard Consani, membre de la commission de sécurité, d'y mettre sa goutte de vinaigre : "Nous avons 1.200 demandes de visites de sécurité par an à traiter". Autrement dit, le délai d'ouverture risque d'être rallongé au-delà.

Voilà résumé un nouvel épisode où l'on voit des élus qui passent leur temps à régler leurs comptes entre eux au lieu de régler les problèmes des Aixois.

Parlons un peu de la Fnac

Ce mois-ci, tous les syndicats de la Fnac sont sur les dents et se préparent à l’affrontement. Fin avril, la direction du premier disquaire-libraire de France lancera le premier plan social de son histoire. De source syndicale, on affirme que 320 salariés du "back-office" (services administratifs notamment) seront licenciés.

Dans le même temps, des postes sont supprimés dans les rayons disque et photos, mais les salariés sont reclassés : "La direction nous a expliqué qu’on pouvait faire passer des vendeurs d’un rayon à un autre, mais pas reclasser des agents administratifs en magasin parce que leurs métiers sont trop éloignés", a déclaré une déléguée syndicale.

En parallèle, les négociations salariales se sont terminées par une fin de non-recevoir de la direction pour toute augmentation générale. Et, pour la première fois de son histoire aussi, les salariés seront en partie rémunérés à la commission. Auparavant, pour garantir leur impartialité et leur crédibilité, ils recevaient un salaire fixe.

Des débrayages sporadiques ont eu lieu toute la semaine dernière. Une grève générale intersyndicale est annoncée pour le 4 mai.

3 avril 2007

Les intermittents sur la paille et... sans paillettes

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On ne les voit vraiment jamais. Quand on regarde la télé, quand on va voir un film, quand on va au théâtre ou au spectacle vivant, quand on participe à une grande ou à une petite fête, on ne les voit pas. Pourtant, sans eux, rien n'est possible. A Aix, en 2003, l'annulation du festival d'art lyrique, notre grosse vitrine, a montré que sans eux la machine s'arrête. De casse en casse, le gouvernement de droite n'a rien résolu. Les intermittents sont toujours sur la paille, ils ont l'habitude. Les paillettes ne sont décidément pas pour eux.

Ce 1er avril, la mise en application de la réforme de l'assurance-chômage des intermittents est encore plus préoccupante. Après quatre ans de conflit, leur colère couve toujours. Ils sont actuellement 100.000. Cela pourrait de nouveau faire mal. Les artistes et techniciens n'ont pas obtenu ce qu'ils réclamaient. En dépit de quelques améliorations, le texte qui vient d'entrer en vigueur reprend les grandes lignes de celui de l'été 2003. Pourtant, de nombreuses voies alternatives ont été proposées.

A quelques semaines du départ de Donnedieu de Vabres, après des promesses dignes d'un numéro de contorsionniste, force est de constater qu'il n'a pas réussi à régler ce dossier. Dans l'immédiat, le nouveau régime, moins protecteur que le précédent, risque d'exclure du système de nombreux intermittents, sans que les vrais abus, comme l'emploi de l'intermittence dans l'audiovisuel, soient corrigés. Comme l'a souligné la Cour des comptes, les gains financiers de cette réforme restent largement incertains. Et j'ajoute, encore une charrette de précaires, une !

12 mai 2007

Genzana, le politique en toc

officeHier, La Provence faisait le point sur les opérations concernant le devenir de l'office de tourisme et de la poste centrale. Echange de bâtiments, démolition, reconstruction, bref, des jeux de monopoly pas trop clairs.

A plusieurs reprises en conseil municipal, j'avais moi-même interrogé le maire sur ce pataquès. Comme d'habitude, on m'avait répondu que tout était prévu, qu'il n'y avait aucun problème, mais de quoi vous vous mêlez.

Par la suite, il a bien fallu reconnaître que le bonheur n'était pas pour tout à l'heure et qu'il y avait encore des "choses" à régler. L'immense Genzana en avait pris la mouche et m'avait assuré qu'on verrait ce qu'on verrait, t'as compris Castronovo ? Malheureusement, trop !

Et voilà maintenant que l'homme qui rate à peu près tous ses projets vient déclarer à la presse qu'il y a deux hypothèses pour l'actuel bâtiment de l'office de tourisme : soit on le vend, soit on ne le vend pas. Si on le vend, c'est l'option de l'adjoint aux finances qui a besoin d'argent frais car les caisses de la ville sont vides, on fait une bonne affaire. Si on ne le vend pas, c'est le souhait de Genzana qui ne s'y entend pas en commerce, on pourrait le sauvegarder à titre patrimonial, nial, nial...

Et dans sa grandiloquence flatulente, le même Genzana s'emporte : "Ce bâtiment représente une exceptionnelle vitrine, cela mérite qu'on y réfléchisse à deux fois avant de le perdre." Et maintenant, le morceau de bravoure de sa logorrhée : "Ces dernières années, des maires, de toutes tendances politiques, ont vendu du patrimoine de la ville, pour des raisons financières, et sans avoir une vision d'avenir (il aime bien ce mot !) ; ces choix à courte durée ont aujourd'hui des conséquences très dommageables pour la ville."

Il cite donc un exemple d'il y a vingt ans : "Les terrains de Forbin ont été vendus, la ville a touché de l'argent. Mais aujourd'hui, on n'a pas les opportunités foncières pour réaliser une cité judiciaire digne d'Aix."

Evidemment, Genzana n'a pas pu trouver d'exemple sous des municipalités de gauche et ne peut illustrer ses propos qu'avec une décision prise en 1985, sous le mandat de Jean-Pierre de Peretti della Rocca (UDF, ascendant ennemi des Joissains) dont il était lui-même l'adjoint "à l'embellissement de la ville", je jure que je ne mens pas !

Enfin, et pour mémoire, Genzana n'est-il pas encore, à l'heure où j'écris ces lignes, adjoint de Joissains qui, pour des raisons immobilières, et donc financières, voulait détruire la Maison de Darius Milhaud et que la mobilisation des Aixois a empêché de disparaître ?

Tiens, moi, devant l'office de tourisme, à la place de la statue de Cézanne, j'en verrais bien une en toc de Genzana…

28 avril 2007

Second tour : La gauche aixoise réunie

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(Clic sur l'image pour agrandir, ça vaut le coup !)

Vendredi, l'ensemble des forces de gauche d'Aix a tenu une conférence de presse pour la campagne du second tour. Chacun des représentants politiques a exprimé les raisons de son soutien à la candidature de Ségolène Royal et les arguments pour combattre les méthodes dangereuses de Nicolas Sarkozy.

A mon tour, j'ai donné mon point de vue comme représentant du Parti radical de gauche. La campagne se poursuit sur le terrain avec la spécificité de chaque organisation. Un autre point fort a été annoncé.

GRANDE REUNION PUBLIQUE

le mercredi 2 mai à 18h30

au Centre des congrès d'Aix (boulevard Carnot)

suivie de la retransmission du DEBAT TELEVISE

entre Ségolène ROYAL et Nicolas SARKOZY

La réunion est ouverte à tous, l'entrée est gratuite.

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