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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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9 février 2012

Le Ravi nous dit tout sur "les monnaies citoyennes"...

une ravi 93La crise, l'euro, on a l'impression que tout ne tourne plus qu'autour de ça. Le Ravi de février nous dévoile des "monnaies complémentaires". Des quoi ? De l'argent créé en parallèle de la monnaie officielle, destiné à un usage social et solidaire entre citoyens. Le mensuel y consacre un supplément de 8 pages (Festi'Fric), exemples à l'appui. Un bon dossier à lire tout comme celui sur la Nostalgérie. Un tour d'horizon actualisé et nécessaire, en particulier pour notre région qui a vu le débarquement initial des Pieds-Noirs. Le Ravi dresse un état des lieux complet avec la campagne présidentielle en ligne de mire. 
Ce numéro, qui fait aussi la part belle à une galerie de portraits politiques et à une analyse sur l'abstentionnisme local, est donc fort utile pour s'informer sur les enjeux électoraux des semaines à venir. Pour le reste, c'est toujours l'abondance avec des brèves, des rubriques et des dessins qui donnent la pêche.

Le sommaire du n° 93 de février :
http://www.leravi.org/spip.php?article1247
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

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1 novembre 2011

Le cimetière d'Aix gardien de notre mémoire

Cezanne Reconnaissance naissance Paul
Acte de reconnaissance de Paul Cézanne aux Archives départementales 
(Clic sur l'image pour agrandir)
cezanne acte naissance
Acte de naissance de Paul Cézanne des Archives municipales
(Clic sur l'image pour agrandir)

Connus ou inconnus, célèbres ou anonymes, la mémoire n'est pas égale pour tous. Parfois largement partagée, parfois restreinte à un cercle de famille ou d'amitié, et parfois aussi malheureusement sans trace. Mais Aix garde en sa terre le précieux sillon de personnages qui ont enrichi l'esprit humain et offert à chaque génération leur talent et même leur génie.
Pour notre histoire commune, le vieux cimetière Saint-Pierre d'Aix-en-Provence conserve en son sein d'émouvantes marques significatives de leur passage en nos lieux familiers.
Réveillons notre regard et rendons-leur visite.

http://www.landrucimetieres.fr/spip/spip.php?article103

27 janvier 2012

Hollande pousse Juppé dans le tournis du grand huit

hollande pedalo torpille

"Quand vous arriverez au pouvoir, on verra ce que vous ferez." En l'entendant lancer cette apostrophe au futur et pas au conditionnel à Francois Hollande, on se demande si Alain Juppé mise encore sur une victoire de Nicolas Sarkozy.
Hier soir sur France 2, on allait voir ce qu'on allait voir. Après quelques séquences avec des questions qui ont versé dans la médiocrité à propos de la personne du candidat, suivies de questions sur son programme, est venu le débat attendu entre François Hollande et Alain Juppé. Depuis le début, François Hollande avait déjà promené les journalistes sur le grand huit. Bien préparé, il était donc chaud pour accueillir Alain Juppé.
Pour parler en défense de Nicolas Sarkozy, c'est curieusement le numéro deux du gouvernement, ministre des affaires étrangères, qui a suppléé le premier ministre. C'est comme envoyer le valet à la place des maîtres.
On le sentait crispé et inhabituellement en dessous de ses moyens. S'il avait été le vrai candidat, il aurait sans doute été meilleur. Mais comme il était bien obligé de défendre le bilan du président, alors que François Hollande en est au projet, il a paru faire le service minimum comme si la partie était fichue.
Car ce qui était frappant, c'était l'impression qu'il dégageait d'être lui-même atteint par l'ambiance délétère qui règne dans le camp de l'UMP et que, même venu par devoir, il n'y croyait plus. François Hollande n'a pas eu trop de mal à l'emmener lui aussi faire un tour sur son grand huit en appuyant un peu plus sur la manette de la vitesse pour le déstabiliser.
Histoire de conjurer le sort, Alain Juppé a conclu son intervention de manière assez inattendue : "Depuis 20 ans, le favori du mois de janvier n'a jamais été l'élu du mois de mai." La remarque était pour le moins maladroite puisqu'un exemple au moins témoigne du contraire : Nicolas Sarkozy était en tête en janvier 2007 et il a gagné. Depuis le Bourget, selon moi, on en est à Hollande : 3, Sarkozy : 0.
Maintenant, attendons dimanche pour savoir ce que le président sortant peut bien encore avoir en réserve. Mais il est fort à parier qu'il encaissera un quatrième but. Par les Français, cette fois.

La conclusion de François Hollande



compteur 100 jours

7 décembre 2011

Marseille Provence 2013 : Le Ravi fait l'événement !

une ravi 91 largeLe Ravi consacre un gros dossier de 6 pages à Marseille capitale européenne de la culture, l'événement de 2013. Au même moment, on apprend cette semaine que les parrainages financiers ont franchi un pas. Mais, ce qui est en question, ce sont l'organisation globale du projet, sa marche à pas forcés et les débats cahotiques sur les enjeux. En toute logique, la parution de décembre remet donc le paquet pour sérier les problèmes et propose aussi d'en discuter en public à Aix ce vendredi 9.
Comme chaque début de mois, le Ravi nous offre un sommaire riche en informations et en brèves travaillées et présentées sous un jour différent de celui des autres médias, le tout agrémenté de beaux dessins.
A lire aussi, l'interview de Jean-David Ciot, en pleine actualité avec le fonctionnement de la fédération PS départementale et les surprises liées aux investitures pour les législatives.

L'annonce du débat qui aura lieu
ce vendredi 9 décembre à 19 heures à Aix

Un an avant Marseille Provence 2013,
le Ravi et Mediapart enquêtent
sur ce qui cloche dans les coulisses
de la Capitale européenne de la culture à Aix, Arles, Marseille...
(Clic sur l'image pour agrandir)
ravi debat marseille capitale aix 

Le sommaire de décembre :
http://www.leravi.org/spip.php?article1209
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

1 janvier 2012

Prévisions 2012 : Chic, on va enfin le dégager !


Ni paresse, ni fatigue, ni renoncement. Que non, que non. Car ces deux dernières semaines sans billet n'ont pas été inactives pour moi. En effet, excusez-moi de ne pas vous en avoir prévenu, j'en ai profité pour m'exercer à de savants calculs prévisionnels. Des travaux aux résultats performants grâce à quelques outils on ne peut plus scientifiques.
Exaspéré depuis mes premières dents par la crétinerie de marabouts annonçant une énième fin du monde, forcément imminente et donc immanente, j'ai entrepris d'apporter le démenti le plus formel à toutes leurs calembredaines.
Bien m'en a pris. Les résultats sont là. Intangibles et incontestables.
Ouste les prédictions de peur ! Et place aux prévisions de liesse !
Ces aboyeurs de cataclysme destructeur et de panique générale, tels des apprentis sorciers, ont une fois de trop prétendu pouvoir extrapoler pour interpréter des glyphes piochés sans discernement dans un calendrier du code maya. Et c'est là que se niche le canular originel. Quel dangereux amateurisme !

 calendrier maya 2012

Or donc, c'est en France qu'il fallait aller chercher les bases d'un contexte tellement flagrant aux yeux de beaucoup. Et susceptible de provoquer un événement qui ferait une unique victime mais des millions d'heureux.
En effet, comment ne pas s'apercevoir que la seule vraie prévision qui a toutes les chances de se concrétiser est programmée pour s'accomplir dans exactement 127 jours. Par voie de conséquence, la portée historique de cet énorme boum salutaire ne pourra qu'annihiler toutes craintes extravagantes assorties ou non de menaces imaginaires d'extinction funeste ultérieure. 
Et oui, voyez-vous, si, au lieu de s'auto-flageller avec des prédictions d'apocalypse et des désastres sans appel, ces givrés du bulbe avaient au moins seulement eu la curiosité de s'intéresser à notre gentil pays ! Non, leur égarement obsessionnel et maladif les aura même empêchés de déduire qu'ici, par exemple, en cette année 2012, les deux nombres les plus significatifs à ne pas confondre seront le 92 et le 19, l'un maléfique, l'autre bénéfique. Aucun mystère là-dedans. Chacun pourra en trouver la clef et en vérifier la pertinence d'ici peu.
Pour qui s'est infligé, même distraitement, un écran de télévision hier soir à l'heure où il est pourtant prudent de s'épargner tout risque digestif rédhibitoire, il était aisé de repérer en arrière-plan de l'image un indice emblématique à jamais cadenassé au personnage, le bling bling arrogant de gyrophares ressemblant à des clignotants de cause perdue que le pompier incendiaire en chef tentait compulsivement de dissimuler sous des airs de sauveur de tous les mondes.
Pour finir, j'ajouterai amicalement ceci à votre intention. Semblant conforter ainsi le sens de mes déductions politiques, mes tables de calcul m'ont amené à penser qu'il est également plus que vraisemblable qu'une abondance de jours heureux personnels et collectifs est dès lors inéluctablement promise à tous les lecteurs fidèles de ce blog.
Alors, histoire de contribuer et veiller à ma manière à l'exécution des événements annoncés de l'année, les parutions reprendront leur cours dès cette semaine.

Les vœux 2012 en diaporama
(les images défilent en boucle toutes seules)
voeux 2012 gif

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9 novembre 2011

Blog : En route pour un second quinquennat !

 blog 5 ans

Créé le 6 novembre 2006, le blog vient de franchir son premier quinquennat, avec pas moins de 1576 articles mis en ligne. Vu autrement, cela représente l'équivalent de 3000 pages Word (police 8) en continu.
De quoi sera fait le second quinquennat qui commence ? On verra bien.
En tout cas, je profite de ce clin d'œil pour remercier sincèrement tous ceux qui me font parvenir des informations et parfois des documents pour alimenter et enrichir les textes. Merci aussi aux fidèles lecteurs et aux nombreux visiteurs qui me font l'honneur de venir consulter le blog. Et au bout du compte, que la chose soit dite, c'est bien cette constance cordiale et bienveillante qui n'a cessé jusqu'à présent de m'encourager à ne pas lâcher le clavier. 

16 décembre 2011

Contrat d'A. Joissains : Mon pourvoi en Conseil d'Etat

 conseil detat

Comme je m'y étais engagé ici même en juin dernier, je souhaite faire aujourd'hui un point de situation sur l'affaire du contrat d'Alain Joissains recruté d'abord comme collaborateur puis avec la fonction de directeur de cabinet de Maryse Joissains pendant sept ans.
En mai 2005, alors que j'étais encore conseiller municipal, j'avais contesté la légalité de ce contrat et de ses avenants datés de 2001 et 2002.
En octobre 2008, le Tribunal administratif de Marseille validait ma requête et annulait le contrat et les avenants, allant ainsi dans le sens des conclusions formulées à l'audience par le rapporteur public.
En décembre 2008, la municipalité d'Aix faisait voter une délibération autorisant Maryse Joissains à faire appel de la décision.
En juin 2011, la Cour administrative d'appel de Marseille annulait le jugement du Tribunal administratif, alors même que le nouveau rapporteur public avait émis des conclusions en tous points semblables à celles du tribunal trois ans auparavant.
La Cour d'appel motivait son arrêt principalement sur la base de deux points. Selon elle, dans cette affaire, je n'aurais pas eu un intérêt suffisant à agir pour contester le contrat en n'invoquant que ma seule qualité de conseiller municipal. Par ailleurs, je n'aurais pas soutenu que les décisions ayant permis la signature de ces actes (les pièces contestées) ont été prises en méconnaissance des compétences du conseil municipal.
N'acceptant pas un tel raisonnement, ne traitant d'ailleurs pas du fond du dossier, à savoir l'illégalité du contrat pour dépassement indiciaire salarial non conforme aux lois régissant la fonction publique territoriale, j'ai aussitôt décidé de saisir le Conseil d'Etat dans le délai légal de deux mois.
L'introduction de ce pourvoi s'est déroulée en deux étapes. D'abord, en août, par le dépôt d'un mémoire synthétique à titre conservatoire, puis, en octobre par un mémoire complémentaire détaillé en défense.
Le dossier est désormais dans sa phase d'analyse par les magistrats du Conseil d'Etat. Comme on l'aura compris, ma détermination ne m'a jamais quitté. Et c'est la raison pour laquelle j'ai choisi d'aller jusqu'au bout et de soumettre à l'examen du plus haut niveau juridictionnel cette affaire qui touche à la fois au droit fondamental, à l'éthique républicaine et à la morale publique. 
La Ville d'Aix a maintenant dû être informée de ma démarche, ou ne saurait tarder à l'être, par notification par la haute juridiction. Disposant du contenu du dossier, elle sera alors amenée à répondre en développant ses arguments.
Pour cette phase, l'instruction et l'issue du pourvoi ne devraient pas souffrir des mêmes durées excessives ou dilatoires que pour les deux procédures précédentes. L'on me dit que cela pourrait ne prendre que quelques mois.
A mes yeux, l'affaire que j'ai portée devant les juridictions administratives est importante car elle représente un cas d'école qui pourrait donner lieu à une jurisprudence sur le respect des lois de la fonction publique territoriale et sur les droits des élus. S'agissant de l'attente d'un jugement au caractère inédit, sans être exagérément optimiste, je demeure cependant confiant dans la décision qui pourrait être rendue.

Note personnelle

Je veux ici remercier ceux qui m'ont conseillé et guidé pour le choix de mon avocat au Conseil d'Etat.
Depuis le début de mes démarches, et plus particulièrement dès le lendemain de l'arrêt surprenant de la Cour d'appel, j'ai reçu de nombreux coups de fil, mails et mots d'encouragement. Ces soutiens me touchent beaucoup dans le cadre de cette affaire que je mène depuis plus de six ans, d'abord sans avocat pendant plus de cinq ans, puis avec avocat juste quelques semaines avant le passage en Cour d'appel.
Comme on peut s'en douter, cela a nécessité un double investissement, en temps et en dépenses personnelles conséquentes (5.000 euros).
A ma grande surprise et sans avoir même songé à solliciter quiconque, certaines personnes m'ont dit partager le sens de mon action, convaincues de son caractère d'intérêt général, public et citoyen. Et m'ont spontanément proposé de m'aider en contribuant aux frais selon leurs moyens.
A ce jour, la somme récoltée par chèques, déposée en toute transparence sur un compte bancaire spécifique, avoisine 15% du total engagé.
Encore un sincère merci à chacun et à tous ceux qui souhaiteraient aussi participer (me contacter par mail en cliquant en haut à gauche sous ma photo).

Tous les éléments de la procédure :
Jugement du Tribunal administratif,
Arrêt de la Cour administrative d'appel
et explications

http://castronovo.canalblog.com/archives/2011/06/14/21393622.html

9 novembre 2011

Le "Ravi" fait la tournée des services publics en Paca

une ravi 90C'est et ce sera l'un des enjeux majeurs de la présidentielle : la place, le rôle et le devenir des services publics au sens large et au plus près des populations. Le Ravi de novembre a mené l'enquête en divers lieux et institutions de Paca. Bilans et témoignages à l'appui, le mensuel dresse un tableau qui s'assombrit depuis la fameuse loi sarkozyste de "révision générale des politiques publiques". C'est là un "beau" dossier qui mérite toute l'attention car il touche chacun d'entre nous au quotidien. 
Comme il le fait chaque mois, le journal nous gratifie aussi des frasques politiques locales qui font le charme, voire le drame, de notre région. Avec, entre autres, Gaudin, Muselier, Mallié, Bompard, les Guérini et, surprise ce mois-ci, un certain... Medvedowsky. 
Enfin, le Ravi ne serait pas ce qu'il est sans ses nombreuses rubriques, ses brèves, ses coups de griffe et ses délicieux dessins.

Le sommaire du n° 90 :
http://www.leravi.org/spip.php?article1195
Le site rénové du Ravi (avec des infos régulièrement actualisées) :
http://www.leravi.org/

3 août 2011

D'autres questions pour Maryse Joissains (2)

 MJM trois dossiers

Après les dossiers retoqués évoqués dans l'article de lundi, regardons de plus près quelques autres sujets.
logo tres haut debitLe premier concerne une information sans doute passée un peu trop discrètement. Pourtant, ce n'est pas un dossier anodin. Le 11 juillet, le tribunal administratif de Marseille a bel et bien annulé pour illégalité avérée deux délibérations votées par la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix, l'une en 2006, l'autre en 2008.
La première portait sur le principe d'une délégation de service public (DSP) visant à équiper le territoire de l'agglomération en très haut débit.
La seconde entérinait le choix de l'établissement et de l'exploitation d'un réseau métropolitain de communication électronique pour une durée de 20 ans.
Le tribunal a enjoint la CPA à la résolution du contrat dans un délai de trois mois. Cela veut dire que Maryse Joissains doit procéder à l'annulation du contrat passé avec quatre entreprises : SFR Collectivités, LD Collectivité, SA Eiffage et SAS Capaix Connectic.
Où était donc le vice ? Ce sont essentiellement deux conseillers communautaires élus PCF de Vitrolles, qui avaient été les seuls à voter contre, qui ont porté plainte et obtenu gain de cause.
Leur argument était précis : "L'utilisation de fonds publics pour créer un réseau privé (300 km de fibre optique et 19 centraux ADSL) n'améliore en rien l'accès au très haut débit des usagers, particulièrement à Vitrolles."
Le raisonnement est on ne peut plus logique, selon Malik Mersali, adjoint aux finances : "Le Pays d'Aix est traversé par un réseau construit par France Télécom. Or, la CPA propose de construire un nouveau réseau parallèle qui génère plus de recettes pour l'opérateur, puis de le compléter par des connexions locales. C'est de l'argent dépensé inutilement". En effet, la CPA avait accordé une subvention de 7.850.000 euros, soit 47,50% de l'investissement initial nécessaire.
Malik Mersali estime que "les entreprises ont déjà investi dans des dispositifs à très haut débit et n'ont pas besoin de cet équipement". Tout est dit sur la mauvaise affaire conclue par la CPA pour un dossier qui ne lui apporte rien tout en lui coûtant beaucoup. Va-t-il y avoir appel de la part de Maryse Joissains ? Si c'était le cas, on ne serait pas à un autre gaspillage près.
logo keolisAutre sujet. Après 11 ans d'exploitation du réseau des transports en commun, la société des Autobus aixois (filiale de Veolia) a perdu la partie contre Kéolis (filiale de la SCNF) lors du renouvellement pour 8 ans de la délégation de service public.
La délibération insiste sur le côté mieux-disant en termes de coût (gain de 1,3 M€ par an). Or, il faut savoir que les prestations auprès des usagers vont connaître quelques changements qui pourraient bien en mécontenter quelques-uns : par exemple, réduction du nombre de véhicules et moins de bus aux heures de pointe. Aïe ! 
Evidemment, le délégataire évincé a annoncé qu'il allait faire appel. C'est une guerre qui ne finit pas puisqu'on a aussi appris que Kéolis qui s'est fait rafler un marché attribué à Véolia à Arles va aussi saisir le tribunal.

Le match entre Kéolis et Veolia
(Clic sur chaque image pour agrandir)
keolis provence 16
keolis provence 16

logo cofelyEnfin, troisième dossier, celui du chauffage urbain. La société Dalkia qui détenait le marché en délégation de service public depuis une quarantaine d'années vient d'être remplacé par Cofely (filiale de GDF Suez) pour une durée de 12 ans.
L'entreprise, nous dit-on, a proposé la construction d'une chaufferie bois-énergie qui permettrait de produire de la chaleur à partir de 70% d'énergie renouvelable. L'approvisionnement en bois sera composé, à hauteur de 72%, de plaquettes forestières produites localement. En guise d'énergie d'appoint et de secours pour ses chaufferies, Cofely a opté pour le gaz naturel. Grâce à cette source principale d'énergie renouvelable et locale, les émissions de CO2 seront réduites, selon Cofely, de 70% par rapport à une installation classique.
Par ailleurs, la société promet une diminution des prix de 10% dès aujourd'hui, puis de plus de 20% à l'automne 2013, lorsque la nouvelle chaufferie bois sera achevée. Quant au réseau de distribution, l'entreprise prévoit de le moderniser, et de l'accroître de 30%. Cela concerne quelque 7.000 logements sociaux, privés et structures publiques.
Seulement voilà, si la délibération a été votée à l'unanimité malgré des questions d'une élue écologiste et d'autres membres de l'opposition, des usagers qui ont suivi le dossier de très près sont inquiets car ils ont relévé des défauts dans le déroulement de la procédure, notamment sur l'information complète à fournir aux clients et sur la situation comptable liée à des trop perçus de l'entreprise sortante.
Déjà échaudés, si l'on peut dire, par les précédents errements, les usagers concernés veulent également des garanties pour que le nouveau délégataire puisse démarrer en janvier dès juillet sur des bases saines dès lors que les contentieux auront été admis et réglés. Ils ont écrit à Maryse Joissains dans ce sens. (J'y reviendrai probablement plus en détails à la rentrée).
                                                                                                  A suivre...

(Clic sur l'image pour agrandir)
Cofely chauffage urbain annonce legale

Un article effrayant qui évoque au passage
une certaine méthode de Kéolis...
(Clic sur chaque image pour agrandir)
keolis canard 27
keolis canard 27keolis canard 27keolis papiers svp canard 27

2 juillet 2011

Rebelote : Alex Guérini de nouveau mis en examen

 guerini canard pastis 29

Pouvait-on imaginer un instant que le dessin illustrant mon article d'hier serait à ce point prémonitoire qu'il a vu Alexandre Guérini refaire un tour chez le juge qui l'a fait garder à vue pour ensuite le mettre de nouveau en examen mais laissé libre sous contrôle judiciaire, pour "blanchiment" en rapport avec Prodotec qui a la concession Sharp à Marseille et a remporté de nombreux marchés, notamment auprès de satellites du Conseil général (Sdis 13, Entraide, Treize Habitat...).
C'est Bakchich, qui est de retour sur internet avec Xavier Monnier comme directeur (youpi !), qui a balancé le premier l'information dès 13h00 (et l'a encore actualisée à 18h00).
Et puis, il y a toujours l'attente des conclusions de la commission d'enquête, même si Martine Aubry vient de passer le relais à Harlem Désir qui voudra certainement lui complaire en ne remuant pas trop les mauvais vents. Là encore, c'est sur Bakchich que l'on a pu lire un article au titre osé et pas piqué des fleurs.
Mardi, sur France Bleu Provence, Jean-Laurent Bernard a aussi centré son édito sur le même sujet.
A son tour, Le Canard enchaîné de ce mercredi n'a pas manqué lui non plus de se gausser des turpitudes bucco-rhodaniennes.
Pour finir, vu le contexte judiciaire ambiant, d'aucuns s'interrogeaient si oui ou non Jean-Noël Guérini allait finalement se rendre en visite, comme cela était bien prévu sur son agenda, à La Ciotat, à deux pas du terrain de toutes les embrouilles.
Bingo : il a annulé (voir l'article de La Marseillaise).
Bon week-end.

logo bakchich
Exclusif : Alexandre Guérini de nouveau arrêté
par Xavier Monnier 1er juillet 2011

Si la justice new yorkaise est saisie d'un doute quant à l’affaire DSK, les magistrats de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille continuent à tracer leurs chemins, à la poursuite des marchés supposés truqués qui gangrènent le département des Bouches-du-Rhône.
Hier matin, Alexandre Guérini, le frère du président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, était de nouveau en garde à vue, a confirmé à Bakchich le parquet marseillais.
Mis en examen et incarcéré le 1er décembre pour corruption, détournement de fonds publics, blanchiment, pour son rôle dans l’attribution des marchés publics de déchets et sa gestion de la décharge du Mentaure à La Ciotat, "M. Frère" avait été libéré le 18 mai dernier, contre une caution de 300.000 euros.
Entendu par la section de recherche de la gendarmerie sous le régime de la garde à vue, Alex doit cette fois-ci s’expliquer quant à l’attribution des marchés publics des photocopieurs, notamment des marchés raflés à la communauté d’agglo de Salon, affaire dite Prodotec du nom de la société de reprographie qu’aurait aidée Alexandre. Ladite entreprise est dirigée par Sylvain Bennarouche, un proche d’Alexandre qu’il avait l’habitude de surnommer "la photocopieuse", comme en attestent les écoutes judiciaires que Bakchich a pu parcourir. En garde à vue depuis le 30 juin au matin, la photocopieuse a pu croiser un autre proche d’Alex dans les locaux de la caserne Beauvau, siège de la Section de recherche : Gérard Pieri.
Ancien inspecteur des impôts, Pieri dirige une association satellite du Conseil général, l’Entraide Solidarité 13, qui gère l’ensemble des clubs seniors du département. La chambre régionale des comptes s’était étonnée, dans son dernier rapport relatif au conseil général, de l’importance des subventions accordées à cette association (5,2 millions d’euros en 2006). Les enquêteurs s’interrogent sur la générosité du département envers cette association, les conditions d’attribution de ces subventions et leur utilisation.
30 heures de garde à vue plus tard, comme l’indique France 3 Marseille, Alex a été mis en examen pour blanchiment dans ce dossier au soir du 1er juillet.
Après la mise en examen du directeur de cabinet de Jean-Noël Guérini, l’audition de sa conseillère spéciale, de son ex-directeur de cabinet, encore un pas de la justice en direction du 9e étage du vaisseau bleu ?

Aubry, une Rose qui fleurit au milieu des ordures
par Xavier Monnier 29 juin 2011

 Aubry arrive

La Première secrétaire s’est déclarée candidate à Lille. 1000 km plus au sud, deux proches de Jean-Noël Guérini étaient entendus par les services de police. Foutu calendrier judiciaire !
AH Y EST ! Elle l’a fait ! Les aventures de Martine à la présidentielle vont enfin pouvoir officiellement commencer. L’écriture du Tome I, Aubry en primaire, a démarré le 28 juin, avec l’annonce de sa candidature dans la mairie de Lille, où le parti l’a parachutée en 2001. Mais pas mal de brouillons ont dû être jetés à la trappe, laissant perfidement patauger les journalistes politiques dans les supputations en ce premier semestre 2011.
D’abord ce fut le pacte de Marrakech, conclu dans un riad avec Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn : le mieux placé dans l’opinion se lancerait. Puis vint la femme. Dans les yeux bleus d’Anne Sinclair, Jacques Delors (papa de Martine pour les moins de vingt ans) a renoncé à se présenter à l’élection suprême de 1995. C’était sur le plateau de 7 sur 7, en décembre 1994. Le patron socialiste de la commission européenne, en tête des sondages, recula devant l’obstacle.
D’aucuns, du PS aux boudoirs de la politique, songeaient que 17 ans après, fifille allait épouser le renoncement du père. Las, vint une autre femme, dans une chambre d’hôtel new yorkaise de DSK, un matin de mai. Accusations de viols, scandale. Et le mari d’Anne Sinclair de devoir renoncer. Martine, alors, a pris la route. Lentement. Elle a refusé pendant un mot d’officialiser l’ambition, jusqu’à sa déclaration du 28 juin, soulageant analystes, éditorialistes, psychanalystes de la politique française, qui se perdaient en conjectures depuis des mois. Merci pour eux. Ou pas…
Au moins, la gent politique aura-t-elle été respectueuse. Pas une réflexion désobligeante, ni commentaire acerbe. Encore moins de sujets qui fâchent, ou d’évocation de l’encombrant dossier des Bouches-du-Rhône, et du soutien réciproque Aubry-Guérini. Le 30 mars dernier, à la veille du vote des conseillers généraux pour élire leur président, s’est tenue une réunion du groupe PS à l’Hôtel du département des Bouches du Rhône.
Pendant ce temps-là dans la 2e ville de France
Thème : Jean-Noël Guérini doit-il se présenter ? Un coup de fil de Martine Aubry suffit à faire rentrer dans le rang les rares récalcitrants… Jean-Noël, lui, n’a pas caché que son vote aux primaires irait à Martine Aubry.
Mal placé pour critiquer, François Hollande n’a jamais trouvé à redire, durant ses 11 années à la tête du parti sur les pratiques socialistes à la sauce bucco-rhodanienne. Et surtout pas lors du référendum interne sur la Constitution européenne. Ségolène Royal s’est appuyée sur les fédés des Bouches-du-Rhône et de l’Hérault pour être désignée candidate en 2006, du temps où Arnaud Montebourg a officié comme son porte-parole.
Objet d’un rapport acerbe, sujet d’une commission dont les conclusions devaient être examinées ce 28 juin au bureau, le cas de la Fédé 13 a été déplacé au 5 juillet. "Au mieux, souffle un socialiste du Vieux-Port, ce sera un enterrement en pleine chaleur".
Et notre Rose marseillaise de confirmer les informations qui couraient. Pas de mise sous tutelle à la héraultaise, une direction collégiale mise en place à la tête de la fédé, réunissant pro et anti-Guérini, un meilleur contrôle et un plafond du nombre des adhérents des sections, un quota maximum dans les intances du PS pour les employés des collectivités locales, et des investitures pour 2012 décidées en collectif… Et tant pis pour "le système de pression féodal reposant sur l’intimidation et la peur", dénoncé par le rapport Montebourg.
Pendant ce temps-là, à 1000 km plus au sud, dans la deuxième ville de France, la justice a salué, à sa façon, la déclaration de candidature de Martine. Rémy Bargès, directeur de cabinet de Jean-Noël Guérini n’a pu suivre le discours d’Aubry, tant il était occupé à répondre aux questions de la police judiciaire, au commissariat central de Marseille.
Les poulets, en charge de l’enquête sur le dossier Barresi Campanella, se demandent de quelles entrées disposaient les caïds au conseil général, notamment via Alexandre Guérini, frère de Jean-Noël, et mis en examen pour corruption, détournement de fonds publics, blanchiment, etc…
Pas plus de chance pour son prédécesseur, Pascal Marchand, auditionné lui, par les gendarmes du coin, à la caserne Beauvau. Les pandores continuent leurs investigations sur les conditions de préemption par le Conseil général d’un terrain, qui sera finalement intégré à la décharge gérée par Alexandre Guérini.
Les Roses des primaires s’épanouissent-elle dans les ordures ?

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8 juin 2011

Le Ravi : Paca et le nucléaire, Pezet et la politique...

une ravi 86Le nucléaire, c'est et ce sera un des thèmes débattus avant l'élection présidentielle. Le Ravi de juin y consacre sa grosse enquête. Un dossier bien documenté qui permet de comprendre ce qui se joue dans notre région, sans oublier les enjeux sur le gaz de schiste.
En page politique, le mensuel a décroché une longue interview de Michel Pezet qui aborde de nombreux sujets d'actualité : DSK, les primaires, l'affaire Guérini, l'état de la fédé PS 13, le quasi monopole de FO à Marseille, le projet controversé de grande métropole, sa vision de Marseille capitale de la culture 2013, le tout avec un regard politique acéré et teinté d'humour.
Et, à ne pas manquer non plus, le pittoresque portrait et les mille roublardises du patron des taxis marseillais. Enfin, bien sûr, le Ravi ne serait pas ce qu'il est sans ses brèves, ses beaux dessins et son ton caustique.

Le sommaire du n° 86 de juin :
http://www.leravi.org/spip.php?article1103
Le site du Ravi :
http://www.leravi.org/

Mon blog dans les classements de Wikio pour mai édités début juin :
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wikio juin 2011 politique 

27 mai 2011

La fédération PS 13, un dilemme pour Martine Aubry

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Etonnante la réaction de Jean-David Ciot au sujet des fuites sur les conclusions de la commission d'enquête présidée par Alain Richard.
Comme on a pu le lire dans mon article d'hier, Europe 1 a eu connaissance de certains éléments à charge tombés du dossier sur les pratiques de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône. Le secrétaire fédéral par intérim les a qualifiés de "rumeurs". Et y a vu "une indiscrétion du camp François Hollande pour mettre la pression sur Martine Aubry". Mouais.
Or, si ces éléments sont avérés, on pourra peut-être parler de "fuites" mais pas forcément de "rumeurs".
De toute façon, si Martine Aubry confirme qu'elle sera candidate, elle sera bien obligée de trancher et de prendre la position la plus nette possible pour ne pas être accusée de laisser-faire. Elle ne peut valablement se retrancher derrière un écran de fumée sous prétexte de ne pas s'aliéner le soutien de Jean-Noël Guérini et de la fédé 13.
Car, si telle était son intention, elle pourrait renforcer le nombre de mécontents qui n'hésiteront pas à choisir François Hollande. Au contraire, si elle décide de faire toute la clarté en faisant preuve d'objectivité, elle aura vraisemblablement plus à gagner. Quoi qu'il en soit, il lui sera difficile d'échapper à son dilemme.

Ce qu'en a dit La Provence hier
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12 avril 2011

Le Ravi en eaux profondes et sans poisson d'avril

une_ravi_84Le prix de l'essence n'est rien à côté de celui de l'eau. Tout le monde n'a pas une voiture. Mais tout le monde a besoin d'eau. Or, les tarifs varient d'une ville à l'autre, selon que la gestion est publique ou privée.
Ce mois-ci, en partenariat avec Mediapart, le Ravi a choisi de consacrer sa grosse enquête aux dessous profonds et obscurs de la bataille de l'eau. Une passionnante plongée avec des découvertes qui font penser à des poissons d'avril mais qui n'en sont malheureusement pas. Car, on ne le sait que trop, c'est toujours l'utilisateur qui boit la tasse.
Le mensuel revient aussi sur les cantonales et les embrouilles politiques dans notre région.
Il y a également un excellent portrait du juge Charles Duchaine, des dessins à foison et des notes pleines d'humour. Et comme l'affirme le slogan mis en étendard par la sympathique équipe des rédacteurs, un journal libre ne se consomme pas, il se lit. Je l'ai lu.

Le sommaire du n° 84 d'avril :
http://www.leravi.org/spip.php?article1096
Le site du Ravi : http://www.leravi.org/

25 mai 2011

PS qui trie… ou PS qui leurre ?

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Pour savoir si les conclusions de la commission d'enquête sur les pratiques de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône donneront le signal d'un grand et salutaire ménage ou si elles subiront un honteux classement vertical au panier, il faudra attendre le 20 juin.
Nécessité d'unité plus ou moins de façade oblige après le scandale DSK, on se met cependant à douter un peu que la direction nationale sorte aspirateurs, balais, serpillères, détergents et autres produits décapants.
Pourtant, au moment où la gauche semble avoir sa chance de gouverner, ce serait là une utile occasion de se présenter propre et sans tâches pour ne pas avoir à gérer plus tard des problèmes qui peuvent être résolus maintenant. Cela aurait l'avantage indispensable de ne pas polluer l'exercice du pouvoir et de concentrer tous les efforts pour ne pas décevoir les attentes.
On a beau nous dire, une main sur le cœur et l'autre sur la rose, que tout le monde s'aime de nouveau au parti socialiste, que tout le monde sera derrière le (la) candidat(e) désigné(e), il manque encore de vraies preuves d'amour sincère.
Hier, on a vu Martine Aubry et Ségolène Royal (qui voulait prendre DSK comme premier ministre !) se rabibocher et pactiser côte à côte. Le non dit, c'est que c'est pour mieux flinguer François Hollande, l'une et l'autre ayant chacune ses raisons personnelles.
En marge, Arnaud Montebourg a jeté sa pelletée de boue sur Aubry et Hollande les accusant de les avoir fait perdre en 2002. Quant à Laurent Fabius, qui semble bien cette fois encore recalé pour postuler à la candidature, il a craché son venin haineux et condescendant à la figure de Hollande qu'il n'estime pas à la hauteur pour être président de la République.
Ah, ces bons camarades que voilà ! 
Au plan local, on avait cru comprendre que Jean-Noël Guérini et Eugène Caselli, qui ne se parlaient plus depuis plusieurs mois mais s'envoyaient mutuellement des boules puantes, s'étaient enfin rencontrés autour d'un repas pour formaliser un armistice et travailler en commun, mais sans effusions sentimentales.
Bing ! Mardi, à Salon-de-Provence, à l'occasion d'un débat sur les propositions du préfet relatives au schéma départemental des intercommunalités, ils se sont de nouveau copieusement emplâtrés au sujet du devenir de Marseille. Alors que le premier est favorable à un pôle métropolitain de coopération sur une sélection d'enjeux transversaux, le second préfère, lui, le statut de métropole aux pleins pouvoirs pour la communauté urbaine.
Bonjour l'acide, bye bye le calumet !

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10 mars 2011

Alexandre Guérini voulait aussi contrôler l'OM !

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On ne l'a lu nulle part encore. Et c'est le Ravi qui le révèle ce mois-ci. Alexandre Guérini rêvait aussi de ballon. Ben, depuis trois mois, on peut dire qu'il s'y est mis tout seul, au ballon. Désolé pour ce relâchement, mais comment résister à cette raillerie coluchienne. Lisez plutôt…

               Quand "Monsieur frère" rêvait de contrôler... l'OM
Les premières écoutes de l'enquête sur des marchés publics supposés frauduleux dans les Bouches-du-Rhône montrent que l'interventionnisme d'Alexandre Guérini était protéiforme.
"Incontrôlable." Pour certains socialistes marseillais, l'affaire dite "Déchets 13", dans laquelle Alexandre Guérini est mis en examen et incarcéré depuis trois mois, a au moins une vertu : les débarrasser d'un personnage trop encombrant.
Clientélisme effréné (attributions de logements, d'emplois, de subventions), interventionnisme dans les marchés publics à son profit et dans le fonctionnement des collectivités gérées par la gauche, etc., le frère de Jean-Noël, sénateur et président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, ne s'est effectivement rien interdit depuis la prise de la Communauté urbaine de Marseille par le PS en 2008.
En juin 2009, "Monsieur frère" décide par exemple de prendre en main l'avenir de l'Olympique de Marseille. Président du club depuis quatre ans, Pape Diouf est proche de la sortie. Le 17 juin, jour de son licenciement, Alexandre Guérini, visiblement mal informé, envoie un SMS à un ami. "Il faut lier la privatisation du stade au départ de Diouf, téléguidé par l'indic en accord avec Dreyfus [Robert Louis-Dreyfus, actionnaire majoritaire de l'OM, Ndlr] qui, en devenant propriétaire du stade, peut vendre plus vite et plus cher. Pour l'indic, il faut absolument dégager Anigo [truculent directeur sportif du club, Ndlr] et Diouf pour avoir les supporters avec lui", explique très sérieusement l'homme d'affaires spécialisé dans les déchets.
Amusé par la nouvelle lubie du cadet des Guérini, son interlocuteur l'asticote lorsque l'entrepreneur lui apprend la mort de RLD, début juillet. Après l'avoir fait mariner, il lui lâche le nom du successeur de l'homme d'affaires suisse : "Molitor", un ancien international rangé des circuits depuis des lustres. Réponse d'Alexandre : "Va…" Finalement, Jean-Claude Dassier, un ancien de TF1, prend la tête du club, le stade reste propriété de la mairie et José Anigo amuse toujours autant avec ses analyses d'après match. Imperturbable, le frère du patron des socialistes marseillais réclame le maillot de l'Argentin Lucho Gonzalez, tout juste débarqué. L'histoire ne dit pas s'il obtient satisfaction au moins sur ce point…
Même enthousiasme et même réussite d'Alexandre Guérini à propos du rachat de La Chaîne Marseille. A la même période, la télé locale est, elle aussi, en pleine turbulence. Actionnaire majoritaire, la Société générale souhaite se désengager. Là encore, l'entrepreneur s'immisce dans le dossier. Le 26 juin, un de ses amis l'appelle et lui annonce : "Le déj' s'est très bien passé dans le sens dont on avait parlé. X […] n'a pas dit qu'il connaissait Jean-Noël. Seulement qu'il l'a rencontré une fois rapidement. Mec discret, proche de l'OM, parle d'une mutualisation entre l'OMTV et LCM… Prêt à contribuer au tour de table […]."
Las, son poulain n'y participe pas. Droit au but ! Mais totalement hors jeu…
                                                                            Jean-François Poupelin

10 février 2011

MAM et les avioniques anonymes

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Allez, va, rions un peu de ces tristes déplacements en avion qui volent loin. Michèle Alliot-Marie raconte n'importe quoi pour se défendre et, comme de juste, en prend plein la figure. Mais, elle n'est pas la première. Car elle a de qui tenir la ministre d'Etat (!) aux affaires bien étranges. Le petit pilote au gros aéronef, amateur de yachts, de Fouquet's et de montres n'a-t-il pas donné l'exemple ? Lisons…

(Clic sur les images pour agrandir)
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22 mars 2011

Cantonales 2011 : Bienvenue à Groland !

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(Capture d'écran, émission de Groland de samedi)

Au lendemain de ce premier tour (ou énième four pour l'UMP), on a (presque) tout entendu et on nous a (presque) tout dit. Sur ce qui s'est passé et les habituelles 'leçons" qu'il faut en tirer d'urgence. Sur ce qui va se passer et qui est toujours la faute des autres parce que "nous, vous savez, notre position a toujours été claire". Tu parles !
Alors, laissons les calculettes de côté jusqu'à dimanche prochain. Et essayons de voir comment qu'on nous cause depuis hier. Il y a d'abord les accusations contre "une grande partie des électeurs, pas tous" qui ne comprennent pas les enjeux. Qui trouvent que les cantonales, c'est trop compliqué. Qui se trompent forcément de bulletin, irrémédiablement atteints qu'ils sont du syndrome de la vessie et de la lanterne. Qui n'ont sans doute pas voulu exprimer ce qu'ils ont pourtant choisi d'exprimer.
Ces accusateurs se posent rarement la question sur leurs propres responsabilités, sur leurs parodies populistes ou sur l'échec de leur politique. Mais ils s'étonnent de ces cris de misère jetés au fond des urnes ou de ces silences de désespoir extrême coagulant au cœur de l'abstention. Ils s'entêtent à engraisser toujours plus les riches, les repus, les arrogants et les cyniques, sans avoir honte de broyer toujours plus les sans-travail, les sans-logis, les sans-le-sou et les sans rien.
Puis, il y a les déclarations à show et les réactions à glacer le sang. En général, chacun estime avoir de bonnes raisons de "se réjouir des résultats". Gagnants, "c'est grâce à nous" et on déplore que tous les autres n'aient pas su répondre aux attentes des Français. Perdants, "c'est un constat, nous en prenons acte" et on minimise la portée du scrutin qui n'est pas le désastre que veulent bien décrire tous les autres. De quoi donner envie de leur retourner les crachats en pleine figure.
Ensuite, il y a les commentaires à la langue de bois massif, les dénégations que même Pinocchio ne croirait pas et les auto-satisfactions sur le rôle forcément décisif de ceux qui n'hésitent pas à se déguiser en stratèges.
Examinons quelques exemples.
Personne n'a pu échapper aux formules reprises en boucle. Dimanche soir, il n'y a donc eu qu'"un seul vainqueur", "une grande gagnante", "une grosse poussée". Faisons observer que c'est pourtant la gauche qui a fait le meilleur score en approchant la majorité absolue. S'il y a "une grosse poussée" (une expression à faire le bonheur des caricaturistes), c'est bien au seul détriment de la droite sarkozyste.
Ramenée à plus de mesure, et ne concernant que la moitié des cantons à renouveler, on verra que cette fièvre pourcentée ne donnera au final qu'une poignée d'élus frontistes voire peut-être aucun.
Autre expression entendue depuis, "il faut faire barrage à…", façon pour la droite surtout, quoique, de refuser hypocritement d'énoncer une consigne claire et courageuse appelant à voter pour tout candidat de gauche.
La gauche, elle, et malgré la douleur encore vive de son appel à voter Chirac en 2002, a décidé, au nom d'une conscience républicaine, de se refaire encore un peu mal en ne mégotant pas sur le prix du sacrifice même en se bouchant le nez. Il ne fallait rien attendre du cheffaillon Copé qui a péremptoirement repoussé toute réciprocité maintenant que la droite est touchée à son tour par la disgrâce.
On a vu aussi l'imitateur frontiste devenu sinistre avancer effrontément à pas de Guéant pour jouer les faussaires selon la méthode manipulatoire appliquée pour rabaisser les nombres de manifestants ou de personnes sans emploi. Allez, allez, cassez-moi ce vilain thermomètre et dissimulons la température. Oui mais voilà, le patient reste malade.

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Plus localement, les Bouches-du-Rhône ont également connu leurs fébrilités. Tout le monde a compris qu'ici aussi beaucoup de gens souffrent et ne misent plus que sur un retour de flamme frontiste censé guérir leur destin. Tout le monde, sauf la droite, et Jean-Claude Gaudin qui en est si triste qu'il en oublie de chercher qui en est responsable.
A Aix, au rayon "c'est grâce à moi si...", le mage Bruno Genzana, jamais en manque d'auto-glorification, s'est dit très satisfait de la stratégie d'union à droite qu'il a prônée. Belle réussite en effet avec quelques dissidents de son parti (Les Pennes-Mirabeau, Mazargues) dont un a contribué à déconsidérer le candidat UMP finalement privé de second tour. Le même Genzana s'aventure à pronostiquer deux victoires à Aix et à Trets pour les candidats de droite dont le premier est NC. "J'ai l'intime conviction qu'ils sont en mesure de l'emporter", l'intime conviction, ça c'est scientifique !
Comment oublier Maryse Joissains qui avait déjà trouvé indécent que les écologistes s'inquiètent des installations nucléaires françaises à la veille du premier tour alors qu'elle n'a pas vu le moindre manque de pudeur dans l'exploitation éhontée d'imaginaires "flux migratoires" suite aux révolutions arabes.
Pour elle, lors de ces cantonales, "les problèmes de fond et le rôle essentiel de proximité n'ont jamais été abordés". En a-t-elle fait le reproche à Vitrolles au président qu'elle soutient et qui est le spécialiste de la casse des services publics et de la suppression de la police de proximité ? A son avis, "le taux d'abstention est un échec de la démocratie. C'en est à se demander si les peuples sont véritablement mûrs pour la démocratie". Elle le dit, s'ils ne votent pas, c'est parce qu'ils sont inconscients, et pas, par exemple, très mécontents qu'on ne le écoute pas.
Prenons maintenant le cas de Jean-Noël Guérini. Pour lui, mais il est le seul à faire semblant d'y croire, les résultats frontistes et la perte d'ores et déjà entérinée de deux cantons à Marseille n'ont rien à voir avec les affaires politico-judiciaires en cours. "Les affaires, ça intéresse pas les Marseillais", avait-il lancé avant le scrutin.
Dimanche soir, il se répétait : "Je ne pense pas du tout qu'il y ait sanction, les affaires n'ont pas contribué à ces résultats. Certains médias en liaison étroite avec des responsables de l'UMP ont tout fait…" […] "Montebourg, vous plaisantez, ce brave monsieur, laissez-le de côté et regardez ses résultats en Saône-et-Loire". Il aurait dû vérifier. Arnaud Montebourg est en passe de s'assurer une majorité très confortable.
Après avoir ânnoné sa déclaration à la presse, Jean-Noël Guérini a répondu à quelques questions de journalistes. Sur l'attitude des dirigeants de l'UMP : "J'ai entendu qu'en aucun cas ils appelaient (sic) à un front républicain, ce dont (sic) je regrette profondément. Et donc, j'appelle les életeurs et les életrices (sic) de gauche à se rassembler autour du candidat de gauche le mieux placé et s'il y a une (sic) duel entre UMP et Front de gauche (sic), heu, Front national, j'appelle à faire barrage aux candidats FN".
Pour conclure, il aurait été indécent (ou décent, au choix) de ne pas citer le nom de Nicolas Sarkozy. Vu la réussite de sa politique dans tous les domaines, il n'a aucune raison d'être sur les nerfs après s'être fait re-piquer une partie de son électorat par les frontistes. Il espérait que la présidence du G20 et son initiative sur la Libye redoreraient sa grande aura envolée, c'est raté. Il comptait, si l'on peut dire, sur sa réputée adresse, mais il ne sait plus où il habite. Quoi qu'il fasse, c'est inopérant. Les gens ne le suivent plus car leurs problèmes de vie quotidienne subsistent. Vite 2012 ! 

7 janvier 2011

Alexandre Guérini, HLM pour lui et pour ses proches

logo_13_habitat_texteLes connaissances, les proches ou les bons copaings d'Alexandre Guérini qui comptaient sur lui pour obtenir un logement social sur de simples claquements de doigts de sa part vont désormais devoir aller chercher ailleurs.
Ce ne serait après tout qu'un peu de justice rendue finalement aux milliers de demandeurs sans aucun appui à l'intérieur du système.

A l'office départemental 13 Habitat (ex-OPAC Sud), qui se targue pourtant sur son beau site  internet de suivre des procédures éthiques et d'avoir des références solides (clic sur l'image pour agrandir), les cas désespérés n'ont pas toujours été prioritaires. Loin s'en faut.
A quoi s'ajoutent d'autres milliers de dossiers curieusement égarés ou en attente inexpliquée qui cumulent eux aussi les années de retard avant traitement si traitement survient.

En revanche, certains vernis n'ont pas ces misérables soucis (voire scrupules) pour bénéficier d'un logement accordé en accéléré par l'entremise d'un Alexandre Guérini agissant sans aucune fonction officielle au sein de l'organisme.
Ces faveurs-là vont probablement décroître puisque notre homme a quitté à la fois sa villa personnelle et son HLM transmis de père en fils pour rejoindre les quelques mètres carrés d'une cellule de Luynes.
Le système qui a fonctionné jusqu'à présent à Marseille et dans le département n'est pas isolé. Ces mauvaises façons existent dans beaucoup d'autres offices.
A Aix-en-Provence, par exemple, on connaît également de jolis cas de favoritisme sur intervention plus ou moins discrète ou coup de pouce connivent d'élus. On n'y a certes jamais entendu parler de liens avec le banditisme mais la pratique n'en demeure pas moins parfaitement illégale au regard des critères à respecter en matière d'attribution.

Dans un article fouillé, le site Médiapart apporte un nouvel éclairage sur le rôle occulte joué par Alexandre Guérini dans l'octroi généreux de logements sociaux à des personnes pas franchement dans le besoin. Je vous laisse le découvrir.

(Clic sur chaque image pour agrandir)
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Le site Médiapart :
http://www.mediapart.fr/

12 novembre 2010

Remaniement de lundi : Sarkozy lourde les faux-nez

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Lundi, semble-t-il maintenant, c'est les soldes. Le trombinoscope gouvernemental va changer. Si tout va bien -faut bien rigoler un peu- quelques entrées ou retours vont bien nous faire marrer. Mais, pour se fendre un peu plus, faudra scruter les sortants, mot sympa pour dire éjectés.
Dans la foulée, qu'il a burlesque, Nicolas Sarkozy viendra nous dire jeudi prochain à la télé, sur toutes les télés, qu'il lui fallait renouveler son équipe. Sa soif étant inextinguible, il nous présentera les nouveaux ministres qui ont accepté de se faire humilier. Et qui pourront prendre des cours auprès des anciens couverts de plaies et de bosses.
Personnellement, je n'attends rien de ce tour de passe-passe. En revanche, ce qui m'intéresse, c'est la tête que font faire les intrus, traîtres, vendus -adjectifs à compléter- qui ont usé jusqu'au dernier fil la doublure de leurs vestes.
En 2008, Jean-Pierre Jouyet, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, avait quitté le gouvernement et s'est fait recaser comme président de l'Autorité des marchés financiers, un truc qui ne contrarie pas trop Sarkozy. Pour mémoire, ce Jouyet était issu de l'équipe de Lionel Jospin.
En mars 2010, c'est au tour de Martin Hirsch de quitter le rafiot qu'il a, qu'il le veuille ou non, rejoint et servi sans états d'âme sous le faux-nez de haut commissaire. Le voilà maintenant en train de squatter les médias pour tenter de se refaire une proue en publiant un livre chicanant ses ex-collègues. Tellement faux-cul. Mais il n'est pas le seul. 
Il y a Bernard Kouchner qui a navigué tout essoufflé de l'humanitaire grandiloquent à un ministère d'apparence pour une poignée de riz… amer. Sarkozy n'en veut plus, il le jette comme un paillasson râpé souillé de rizotto rance.
Et puis, la bravache Fadela Amara, qui ne peut plus désormais ignorer le goût des couleuvres. Elle a bien, de temps en temps, fait connaître quelques états d'âme face aux crapuleries sarkoziennes. Mais son sort serait réglé le jour venu. Et ce jour semble bien être ce lundi. D'autant qu'elle a cru bon de traiter François Fillon de "bourgeois de la Sarthe" et d'encenser Jean-Louis Borloo, son "pote", a-t-elle dit, qui "est le meilleur", qui pense avec modestie avoir la crinière de grand chef prédestiné.
Pour éviter de se faire lourder, Fadela Amara a récemment fait la tournée frénétique (désespérée ?) des potes et des popotes, usant d'un planning plein de com' et de gags. Comme à Aix en septembre, on l'a vue ces derniers mois à Garges, à Toulouse, à Tourcoing, à Lille, à Polytechnique, à Asnières, à Bagneux (liste non exhaustive). Leur plan banlieues est en faillite. Leur plan Marshall est devenu un flan minimal.
Suite à son séjour écourté à Aix (voir lien en bas d'article), la pathétique Fadela Amara avait promis d'y revenir. On saura lundi si elle fera partie de la charrette des sortants.
Enfin, il y a le délicat Eric Besson, sans doute le traître absolu, qui a retourné son cerveau, ses gants, sa veste et ses pantalons. Lui semble avoir de bonnes chances de se voir confirmer dans son rôle de félon. Qui a trahi peut encore trahir. Il suffit d'y mettre le prix d'une allégeance encore plus zélée et d'accepter de s'asseoir sur une baïonnette. Pas d'inquiétude, le Besson est d'une espèce qui a de la ressource de ce côté-là.
Tout cela frise l'armée mexicaine. Pour parfaire le tableau de chasse, il ne reste plus à Sarkozy qu'à harponner l'anti-mammouth blagueur, Claude Allègre, déjà à genoux et grande gueule ouverte pour lutter peut-être contre le réchauffement du climat politique.
Lundi, comme à la cérémonie des César, merci de ne pas applaudir les disparus de l'année. De toute façon, Sarkozy s'en contrecarre. En tant que gouvernement à lui tout seul, il gratifiera le bon peuple d'un de ses ricanements nerveux qui signifie "désormais, quand il y a un remaniement en France, personne ne s'en aperçoit".

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Article dans Bakchich du 29 octobre 2010

"Fadela Amara à Aix : 99% com', 99% farce" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2010/09/21/19118976.html

10 novembre 2010

De Gaulle et Sarkozy ou le fondateur et le fossoyeur

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Les rapprochements involontaires des titres de la presse
(capture d'image partielle, reproduite en totalité plus bas)

On va encore y avoir droit demain. Mais vous l'avez vu hier ? Lui qui est tout le contraire de Charles de Gaulle. Et qui a tenté de nous la jouer héritier ou inspiré de la mémoire du grand homme. Il y avait quelque chose grotesque dans sa mise en scène et ses propos tenus au pied de la croix de Lorraine, ce qu'aucun autre président n'avait osé jusqu'ici.
De cette scène, le sage La Fontaine aurait sans doute écrit une dernière fable républicaine : "Le fondateur et le fossoyeur".
Pour le dire plus franchement encore, ce président me sort des yeux, mes yeux qui ne sont jamais clos quand il s'agit de vie publique et politique. Avec lui, on aura tout vu. Inutile de faire un harassant rappel. Chacun l'observe depuis trois ans et demi, si ce n'est plus. Alors, pour lui faire un sort, voici quelques illustrations qui en disent plus long. Et un discours qu'on aimerait entendre avant la fin du mandat.
Les paroles figurant dans le texte qui suit ont été réellement prononcées par Richard Nixon, Mikhaïl Gorbatchev et Charles de Gaulle. Elles sont extraites d'un livre intitulé "Je démissionne de la présidence" (Ed. Points) qui compile leurs discours d'adieu. Le journaliste Jacques-Marie Bourget de Bakchich s'est amusé à écrire celui de Sarkozy en y piochant quelques phrases qu'il a mises bout à bout.
Et s'il fait ce remaniement annoncé, on a presque envie de lui dire que, vu le creux du personnage, il devrait d'abord se remanier profondément lui-même. Bonne lecture.

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Dessin dans Bakchich

Mot d'adieu du président

"L'honneur, le bon sens, l'intérêt de la patrie m'interdisaient de me prêter plus longtemps à une politique qui aurait finalement pour but de laisser l'Etat plus méprisé, le gouvernement plus impuissant, le pays plus divisé et le peuple plus pauvre. Je me suis donc démis de mes fonctions que l'on semblait ne m'avoir confiées que pour m'empêcher de les exercer. Mais cette retraite à laquelle je me livre ne doit pas être le signe de votre abandon. C'est au peuple de France que nous avons voulu rendre la parole.
Je sais le mécontentement engendré par la situation actuelle et ses difficultés, je sais les critiques formulées à l'encontre tant de l'ensemble des pouvoirs publics que de mon action personnelle. Mais je tiens à le souligner une nouvelle fois : des changements aussi radicaux dans un pays chargé en outre d'un héritage tel que le nôtre ne peuvent s'effectuer sans douleur. Je quitte mes fonctions avec angoisse. avec espoir aussi, et foi en vous, en votre sagesse, en la force de votre esprit.
Dans toutes les décisions que j'ai prises au cours de ma vie politique, j'ai toujours essayé de faire ce qui était le mieux pour la nation. J'aurais préféré continuer jusqu'au bout. Je n'ai jamais été un lâcheur. Quitter mes fonctions avant la fin de mon mandat est détestable pour chaque instinct de mon corps.
En agissant de la sorte, j'espère que j'aurai hâté le début de ce processus de guérison dont le pays a besoin. Je regrette profondément toutes les blessures qui ont pu être infligées. Je tiens seulement à vous dire que, si j'ai pu commettre des erreurs de jugement-et j'en ai commis- elles ne trouvaient leur source que dans ce que je pensais être l'intérêt suprême de la nation.
Je vous promets ce soir que, tant que j'aurai un souffle de vie, je continuerai à travailler pour ces grandes causes auxquelles je me suis consacré tout au long de mes années. La cause de la paix, la prospérité, la justice et l'égalité des chances pour tous les citoyens de ce pays.
Puisse la grâce de Dieu être avec vous pour tous les jours à venir."

(Clic sur l'image pour agrandir)
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Dessin dans Bakchich
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sarko_wolinski_charlie_6
Dessin dans Charlie
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Dessin dans La Mèche
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La capture d'image élargie des titres de 20minutes

3 août 2010

Marianne en est rouge de honte…

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Deux dessins parus dans Le Canard enchaîné de mercredi dernier, juste pour la pertinence. Celle des images qui valent tous les développements.
La léthargie aoûtienne ne changera rien. En septembre, tout remontera à la surface comme la mer rend les corps dont elle a été souillée. Personne n'aura oublié ni les dénégations woerthiennes, ni les expectorations hortefeuxiennes, ni les dernières vomissures sarkoziennes. Marianne en rougit de honte. Le citoyen en rugira de colère.
Non, la loi ne naît pas du fait divers. Elle ne se change pas pour servir un pouvoir personnel. Elle seule édicte la règle commune. Elle est injuste si elle s'affranchit du principe d'égalité et du respect de chaque individu devant elle.
Tout pouvoir qui cherche à s'arroger le droit d'agir par exceptions contre son peuple et par faveurs envers les turpitudes des siens avilit les fondements de la République et tombe dans le déshonneur.
Septembre n'est pas trop loin pour s'en souvenir et résister avec force.

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27 juillet 2010

Montaiguet : Retour des flammes et nouvelle énigme

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(Clic sur l'image pour agrandir)
Cliché saisi à la fin de l'incendie
Les camions des pompiers sont encore sur place.
Mais quel diable a bien pu attiser ce retour des flammes ?

Si le titre de l'article ne l'avait précisé, auriez-vous reconnu ce coin de verdure où ne coule pas directement une rivière ? Pourquoi cette image, aujourd'hui ? Parce que l'incendie criminel de Carry-le-Rouet a pris le dessus, si l'on peut dire, sur tous les autres petits foyers qui se sont déclarés samedi dans les Bouches-du-Rhône.
Vers 14 heures, au Sud d'Aix, diverses alertes signalent aussi un départ de feu sur le terrain même où est projeté le transfert de la polyclinique Rambot. Le fort mistral compliquant le travail, deux heures durant, les pompiers ont tout fait pour circonscrire le périmètre et étouffer les flammes. Mission réussie.
Entre un et deux hectares ont cependant été carbonisés. A l'heure actuelle, on ne connaît pas encore l'origine de l'embrasement. Ce qui semble exclus, c'est le jet de cigarette car la route est assez distante. Alors, quoi, qui, comment ?
En 2005, le feu tragique qui avait ravagé 500 ha sur les hauteurs du Montaiguet, d'Aix à Meyreuil et jusqu'à Gardanne, n'avait pas livré son mystère.
Pour mémoire, il avait fallu mobiliser un dispositif impressionnant sur le site : six Tracker, un Dash8, un hélicoptère et pas moins de 600 hommes pour lutter contre le sinistre. Cela n'avait malheureusement pas empêché un bien triste bilan : six pompiers blessés, deux camions brûlés et des dizaines d'habitations dévastées et évacuées.
Alors, que s'est-il donc passé ce samedi après-midi sur ce morceau de terrain qui a fait l'objet d'une modification simplifiée du Plan d'occupation des sols pour y accueillir l'implantation d'un énorme établissement médical privé ?
Accident, inconscience, acte volontaire ? A-t-on trouvé sur place des éléments qui permettraient de savoir comment a démarré le feu ? Belle énigme. Et finalement une seule vraie question à se poser : quel diable a bien pu attiser ce retour des flammes sur cette partie de la colline déjà touchée il y a cinq ans ?

20 juin 2010

Michel Pezet fait entendre.... sa voix libre

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Samedi midi, la première partie de l'interview télévisée de Michel Pezet par les journalistes de France 3 et France Bleu Provence a porté sur Marseille Provence capitale de la culture 2013, la seconde a été plus politique. Des propos clairs et directs, des formules percutantes, de l'humour… la marque et le style Pezet. Mais, bon, on dira sans doute que je suis (un peu trop) partial. Alors, à chacun de juger.

Pour voir (ou revoir) l'émission du 19 juin 2010 :
http://info.francetelevisions.fr/video-info/index-fr.php?id-categorie=EMISSIONS_LA_VOIX_EST_LIBRE_PROVENCE_ALPES

11 juin 2010

Collectivités locales : Le jeu de loi des deux Joissains

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"Le raid des élus du Pays d'Aix à l'Elysée", tel était le titre en une renvoyant à deux pages départementales et à un article en page régionale de La Provence d'hier, le tout illustré de pas moins de dix photos, pour rendre compte de la manifestation menée par Maryse Joissains. Voyons cela de plus près.
Ÿ Maryse Joissains a été reçue avec une délégation limitée à dix élus (sur une quarantaine) par le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy.
Résultat du "raid" : "la délégation a pu exprimer ses inquiétudes". Un "assaut" qui laisse un peu raide.
Ÿ Dans mon précédent article, parce que Sophie Joissains avait voté pour le projet de loi sur les collectivités territoriales, je m'interrogeais sur sa présence à ce déplacement parisien. Quand on consulte sa page sur le site Internet du Sénat, on ne trouve aucune trace d'une quelconque prise de parole de sa part lors de l'examen du texte qui a pourtant été débattu en plusieurs séances étalées neuf jours.
Faut-il alors comprendre qu'elle aurait voté favorablement sans en mesurer l'importance ? Il y a tout lieu de le croire. Sinon comment expliquer son revirement - car c'est gonflé quand même - en accompagnant les contestataires à Paris ? D'où l'on apprend qu'elle serait maintenant prête à voter contre la loi en deuxième lecture au Sénat fin juin. La sénatrice Joissains a-t-elle eu conscience que son vote "aveugle" a contribué à faire passer le texte qui n'a franchi la majorité qu'à 19 voix près (174 pour, 155 contre) ?
Ÿ Interrogé par La Provence sur la fronde des élus, Renaud Muselier parle "d'une véritable erreur politique". Ajoutant au sujet de Maryse Joissains : "La logique aurait sans doute été de s'exprimer au sein des commissions ou à l'Assemblée, ce que n'a jamais pris la peine de faire Maryse Joissains." […] "Ce n'est pas très élégant de voter contre son camp quand on a été aussi soutenu qu'elle l'a été lors de ses moments difficiles." Beau règlement de comptes !
Renaud Muselier dit vrai à seulement 99,99% sur l'implication de Maryse Joissains dans le débat sur la loi. Car les comptes-rendus des discussions en commission des lois relèvent qu'elle n'a pris la parole qu'une seule fois le 12 mai, sur un aspect mineur de la réforme (lire son intervention ci-dessous), et qu'elle n'a fait aucune intervention dans l'hémicycle lors des huit journées de débats répartis en seize séances.
S'agissant du "vote contre son camp", Renaud Muselier va prendre un autre coup de sang si Sophie Joissains vire aussi casaque. Enfin, toujours selon Renaud Muselier, les soutiens à Maryse Joissains, en particulier lors de la municipale de juillet 2009, auraient été prépondérants dans sa réélection. Ce que dénie le maire d'Aix : "L'an dernier, ils sont venus, ça m'a fait plaisir… Mais, je ne suis pas certaine qu'ils m'aient apporté ne serait-ce qu'une voix." Une non, mais une petite centaine pour son sauvetage sûrement…
Ÿ Jamais à court d'outrance, Maryse Joissains explique son "combat" actuel contre cette réforme en usant une fois encore d'arguments très discutables. Selon elle (son interview du 9 juin), "la réforme a été préparée par la technocratie nationale, par des hauts fonctionnaires super-payés qui bénéficient de statuts intouchables et d'un train de vie sans contrôle quand les élus, eux, sont montrés du doigt." […] "Cette réforme a été pensée par le chef de l'Etat mais elle a été dévoyée par la haute administration centrale."
L'incartade est grosse ! La faute reviendrait aux fonctionnaires et exonèrerait donc le président de la République de toute responsabilité politique ? Il serait donc manipulé et ne dirait rien, lui qui sait tout, qui décide tout, qui fait tout ? Il aurait donc laissé passer sans broncher un texte défendu par le premier ministre au Sénat et à l'Assemblée nationale ? Vite un chapiteau, que l'on applaudisse la farce !
Selon ce raisonnement peu glorieux, Maryse Joissains serait alors elle aussi sous l'emprise de ses fonctionnaires à la mairie et la CPA. Qui peut cautionner pareille embrouille ? La vérité est qu'il est plus facile de tirer sur des fonctionnaires que d'admettre les bévues, sinon les fautes, politiques du président qu'elle soutient.
Ÿ Pour finir, je voudrais abonder dans le sens du commentaire de Nicolas Rey dans La Provence qui compare la manifestation de mercredi à celle pour le tracé de la ligne LGV. L'opération "allons voir à Paris si nous y sommes" ressemble fort à une manœuvre fort opportune pour jouer les gros bras localement. Ayant constaté l'unanimité des maires de la CPA, en avance sur elle contre le projet de loi sur les collectivités, Maryse Joissains a flairé le bon coup. Une façon de paraître à l'unisson des communes pour ménager les tensions de plus en plus ouvertes depuis quelques temps au sein de la CPA.
Et qu'on n'aille pas penser à mal, la perspective d'une décision du Conseil d'Etat entraînant éventuellement une nouvelle annulation de l'élection municipale n'est que pure coïncidence…

(Clic sur l'image pour agrandir)
La seule intervention de Maryse Joissains en commission des lois
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21 mai 2010

Marseille 2013 : Interview choc de Michel Pezet...

"Le Ravi" de mai publie une interview choc de Michel Pezet. Ayant récupéré sa délégation à la culture au conseil général des Bouches-du-Rhône après en avoir été privé depuis sa candidature municipale à Aix, Michel Pezet a été désigné pour représenter le département au comité de pilotage de Marseille capitale européenne de la culture 2013. Il fait le point sur le projet et met les pieds dans le plat… Explosif !

ravi_pezet"2013 ? C'est le flou complet…"
(Clic sur l'image pour agrandir)

Comment s'est passé le conseil d'administration de Marseille-Provence 2013 fin avril ?
Michel Pezet : Si l'on s'en tient au discours officiel, tout va bien. L'équipe de Bernard Latarjet travaille ses dossiers pour organiser les grandes manifestations prévues tout en recevant plus de 2.000 projets portés par les acteurs culturels locaux. Les membres du CA avaient l'air satisfaits, tant il est vrai qu'ils ne sont pas vraiment des spécialistes du secteur, à l'instar de Dominique Vlasto, qui représente la ville de Marseille mais qui a la délégation au tourisme. C'est peu dire qu'elle ne maîtrise pas les dossiers de la culture ! Bref, ça ronronnait entre gens de bonne compagnie. Moi, je suis arrivé avec une série de questions et on m'a traité de "trublion".
Quel genre de questions ?

M.P. : Les compagnies du territoire se désintéressent du projet tant sa lecture est compliquée. L'équipe de Latarjet est plus tournée vers l'extérieur, pour faire venir en 2013 des grands noms, que pour accompagner le milieu culturel local vers le haut, alors que c'était l'ambition affichée et que cela correspondait à un réel besoin. Le discours actuel qui consiste à dire au monde culturel "travaillez d'abord vos dossiers, qu'ils soient béton et qu'ils répondent au cahier des charges de la capitale, et ensuite, nous vous apporterons une aide", ne passe pas. Et ce d'autant moins que MP 2013 demande aux porteurs de projet de trouver d'autres financements… comme les collectivités territoriales. Mais, au conseil général, je ne vais pas payer trois fois : une pour la subvention de la compagnie, une à MP 2013 et encore une pour le projet de la compagnie ! C'est de l'hérésie ! J'ai d'autant plus de mal à comprendre que je viens de faire signer une subvention de 850.000€ pour MP 2013 ! Alors, où va l'argent ?
Quelles réponses avez-vous obtenues ?
M.P. : Bernard Latarjet m'a affirmé qu'il avait commencé à prendre cette réalité en compte et qu'il présenterait en juin, lors de la clôture des dépôts de dossiers, un point sur la stratégie et les actions d'accompagnement des compagnies locales. Je lui ai demandé de rectifier le tir, car on ne peut pas continuer comme cela avec une telle fracture entre l'équipe de MP 2013 et le milieu culturel.
Quelles autres questions avez-vous posées ?
M.P. : Mon autre grand sujet d'inquiétude, ce sont les équipements de la ville de Marseille, La Criée, l'Opéra en chantier, on n'a pas de calendrier sur le silo. Là non plus, on ne voit rien venir. Bernard Latarjet veut installer ses grandes expositions dans le musée des Beaux-Arts, dans le Palais Longchamp, car c'est le lieu qui possède les plus grandes salles. Mais il faut faire des travaux à l'intérieur ! Bernard Latarjet me répond que si ce n'est pas prêt, il ira à Granet à Aix !
Que se passe-t-il pour le Mucem ?
M.P. : Les travaux n'ont pas commencé car à l'ouverutre des plis des entreprises qui ont postulé pour construire le musée, le dépassement budgétaire est de 40% ! La ville de Marseille répond qu'il faut faire un nouveau tour de table pour trouver d'autres financements. Voilà pourquoi Frédéric Mitterrand vient à Marseille en catimini et Jean-Claude Gaudin déjeune avec Sarkozy. Comme la ville n'a pas un sou en poche, elle se tourne vers l'Etat pour obtenir la rallonge. Mais si les travaux ne démarrent pas d'ici à la fin de l'année, le Mucem ne sera jamais fini pour 2013.
Quelle a été la réaction des autres membres du CA ?
M.P. : Jacques Pfister, président de MP 2013 et de la chambre de commerce, s'est joint à moi pour témoigner son inquiétude et celle du monde économique, qui s'est fortement mobilisé sur la capitale européenne. Si les équipements qui doivent faire la vitrine internationale de Marseille ne sont pas prêts en 2013, il va rester quoi de la capitale européenne ? Des défilés sur la Canebière ? Pour Marseille, ce sera une catastrophe, mais peut-être pas pour les communes du territoire. Car elles pourront peut-être récupérer un bout du programme. Car, pour l'instant, elles payent, mais ne voient rien venir. Là aussi, c'est le flou complet.
Que pensez-vous de la nomination de Patrick Mennucci comme vice-président chargé de la culture au conseil régional ?
M.P. : Je connais Patrick depuis longtemps et l'on s'entend plutôt bien. Sa nomination va lui permettre de siéger au conseil d'administration de MP 2013, qui devient clairement un enjeu politique de premier plan pour les trois prochaines années, à gauche comme à droite.
                                                   Propos recueillis par Stéphane Sarpeaux

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