vendredi 27 mai 2016

Petit florilège de brèves aixoises (bien) pourries…

Pour beaucoup, le printemps est le moment attendu pour faire un peu de débarras et peut-être le grand ménage. Je vais moi aussi profiter de l'aubaine pour revenir sous forme de brèves sur des informations accumulées au fil des mois. Mais attention, certaines ne sont pas plaisantes. D'autres sont même repoussantes et il vaut mieux chausser des bottes...

Foire 2016
(Clic sur l'image pour agrandir)
A la foire aux manèges, lever les yeux au ciel épargne au moins de voir le triste état du sol !

Le jardin Cezanne
Lors de son élection en mars 2001, Maryse Joissains avait décidé de modifier l'espace devant les Allées provençales pour y créer un jardin public donnant sur la place de la Rotonde. Pourquoi pas, après tout. Ainsi fut fait et l'on vit un petit hectare verdoyant naître là en lieu et place d'une construction. La statue de Paul Cezanne fut installée grâce aux bonnes œuvres de notre actrice aixoise Andrea Ferréol. Et puis, surprise, on vit apparaître des palissades autour du jardin. Décision avait été prise de le supprimer pour le remplacer par un espace de déambulation... minéralisé. Un jour, on fait, un autre, on défait.
Les chalets de Noël
Je m'étais amusé à parcourir l'enfilade de chalets sur le cours Mirabeau en jouant au client qui cherchait des idées originales de cadeaux. Je dois préciser que je n'espérais pas un instant y trouver l'authenticité des traditions provençales mais je n'en avais pas la preuve. Je me suis arrêté à plusieurs reprises devant le fouillis de certains étals pour vérifier la provenance des marchandises disposéees à plat ou sur des étagères, voire suspendues aux frontons.
Je me suis avisé de faire semblant d'être intéressé par des peluches Disney. Elles ne sont évidemment pas provençales et elles ne viennent pas plus des Etats-unis. Sur les étiquettes, en petits caractères, on pouvait lire "Made in China". A quelques mètres de distance, d'autres vendeurs proposaient eux aussi les mêmes reproductions ! 
Autre exemple : pour attirer le gogo, un chalet affichait un bandeau en grosses lettres et en haut de sa fenêtre "100% Production artisanale". Chic, me suis-je dit, l'honneur est sauf. Hélas, seule l'horreur était sauve. Un petit coup d'œil sur l'étiquette des produits me renseignait sur l'origine "Made in Spain". Voilà comment une manifestation promue au rang des traditions provençales attire des milliers de personnes persuadées de ne trouver que du local mais qui se font avoir en achetant de l'importation, de mauvais goût qui plus est.
La foire aux manèges
Comme chaque année, en février, en période de vacances scolaires, des manèges géants s'installent sur le parking Carcassonne à côté de la piscine Yves-Blanc, en face du cimetière Saint-Pierre ! Bon, me dira-t-on, une foire, c'est une foire, pas la galerie des glaces du château de Versailles. Mais quand même ! Dès la mi-journée, le sol des allées de promenade ressemble déjà à un bazar, un vrai champ de foire à tous les sens du terme : chewing-gums, canettes, boîtes en carton destructurées, détritus et emballages divers. Là, je l'admets, les seuls coupables sont très majoritairement les visiteurs.
Les parcs de stationnement
Pour finir, permettez-moi d'ajouter quelques observations liées à l'insuffisance de propreté devant les caisses de certains parkings. L'exemple le plus flagrant est celui du parking Mignet. L'espace autour des caisses est dans un état lamentable en raison des tickets de paiement et autres immondices qui jonchent le sol. Il n'y a qu'une corbeille et elle déborde régulièrement. Et les jours de vent, tout remonte jusqu'à la sortie des véhicules là où se trouvent les agents de la Semepa !
L'image ainsi donnée aux usagers et aux touristes est bien peu engageante. Ne pourrait-on pas au moins placer une autre corbeille et demander que l'on fasse régulièrement le ménage ?
Les abribus
Le même problème de saleté se pose fréquemment autour de certains abribus et arrêts. Tickets, mégots, papiers gras, canettes et déchets de toutes sortes jonchent le sol et parfois encombrent et pourrissent même les bancs d'attente. Etant usager des bus, personnellement, j'ai dû renoncer à m'y asseoir. En désespoir de cause, j'envisage le plus sérieusement du monde de chausser de grandes bottes d'égoutier ou de porter un scaphandre !
PS : J'ai préféré ne pas infliger à mes lecteurs les tristes photos de tous ces constats.

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lundi 23 mai 2016

Maryse Joissains perd son dernier procès contre la Métropole

On ne compte plus le nombre de procédures perdues par Maryse Joissains pour contester la Métropole. Son dernier recours vient lui aussi d'être platement rejeté par le Conseil d'Etat. Les Aixois doivent certainement être très fiers de savoir que c'est avec leur argent...

métropole nom

"Que de temps perdu !" Maryse Joissains avait utilisé cette phrase en juillet 2009 lorsqu'elle fut réélue après l'annulation municipale contestée de mars 2008. Elle avait prétexté que la nouvelle élection avait retardé la mise en œuvre de ses projets. C'était pure allégation car les services municipaux avaient pu continuer leur travail et la délégation spéciale qui avait pris sa place n'y était restée que deux mois, le temps d'organiser le scrutin. 
On peut lui retourner la même exclamation après le rejet de son tout dernier recours contre la métropole qui, lui, comme toutes les autres procédures qu'elle a engagées, a vraiment bloqué le démarrage d'une institution qui n'existait pas auparavant.
Le 10 mai, le rapporteur public du Conseil d'Etat a introduit la lecture de ses conclusions par ces mots : "Voici les deux derniers recours des communes rebelles". Ces requêtes diligentées de conserve par les maires d'Aix et de Pertuis demandaient l'annulation du décret validé le 28 août dernier par le Premier ministre en vue de l'organisation et du regroupement des 92 communes devant donner naissance à la métropole. Elles s'insurgeaient également contre l'arrêté interpréfectoral du 1er septembre 2015 fixant le nombre et la répartition des sièges au sein d'Aix-Marseille-Provence.
Je relaie l'information car elle n'a pratiquement pas été reprise, contrairement à la décision du 19 février du Conseil constitutionnel qui avait rejeté les questions prioritaires de constitutionnalité portant sur les mêmes sujets. Et qui avait laissé au Conseil d'Etat le soin de trancher définitivement en faveur du rejet.
C'est maintenant chose faite. Est donc confirmé le nombre de 240 sièges de la métropole dont 108 pour Marseille et 17 pour Aix.
Alors que le point final n'avait pas encore été mis aux ultimes procédures juridictionnelles, le Conseil métropolitain a pu avancer à petits pas sans pouvoir cependant user de toutes ses prérogatives. Il n'a pu se réunir que trois fois, pour élire le président, les vice-présidents, les membres du bureau, ceux des différentes commissions et pour voter le budget primitif.
Quant aux six Conseils de territoire, qui se substituent aux anciennes intercommunalités jusqu'en 2020, ils se sont réunis deux fois sur convocation et ordre du jour établi par Jean-Claude Gaudin. Ils ont élu leurs présidents et vice-présidents et désigné leurs représentants respectifs dans diverses instances de la métropole.
Fin mars, toujours aux frais des Aixois, Maryse Joissains a voulu engager un recours auprès de la Cour de justice de l'union européenne cette fois, qu'elle a confondu avec la Commission européene ! Cela n'a aucune portée car le même sort lui sera réservé, le ridicule en plus. 
On l'aura encore remarqué lors de la cérémonie du Festival de Cannes d'hier, aucune récompense n'est jamais prévue pour les mauvais acteurs qui se trompent de scénario en pariant sur des numéros de farces et attrapes.

métropole fin rejet CE 24

métropole fin des recours prov 21

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vendredi 20 mai 2016

Les goûts et les douleurs de l'architecture du Plan Campus

Lancé il y a six ans, le plan Campus a beaucoup avancé. Les nouveaux bâtiments sortent peu à peu de terre et l'on peut déjà avoir une idée du futur paysage universitaire. Mais je ne partage pas certains partis pris architecturaux...

fac 26
(Clic sur l'image pour agrandir)
La nouvelle entrée de la faculté de lettres à l'emplacement de l'ancien parking.
Entre les deux bâtiments, on aperçoit au fond la précédente architecture qui subsiste.

Chaque jour, on peut constater les grandes avancées du plan Campus lancé il y a six ans qui chamboule le paysage des sites universitaires. Après les travaux de terrassement et les coups de pioche, ont peu à peu émergé les fondations, poussé les grues et les premières lignes des façades. Certaines opérations ont démarré en solo, d'autres ont progressé et progressent simultanément.
J'avoue avoir été plutôt sceptique à l'annonce de ce vaste programme qui me semblait utopique. Force est d'admettre que sa réalisation est aussi surprenante que sa lente mais effective vitesse d'exécution.
La faculté de lettres de l'avenue Robert-Schuman aux Fenouillères n'avait qu'un an lorsque je m'y étais inscrit pour y faire toutes mes études. La dégradation puis le délabrement des bâtiments ont commencé très tôt et, au fil des décennies, l'ensemble a fini par prendre une allure fantomatique.
C'est ainsi que j'ai eu l'occasion d'assister à cette déchéance progressive qui allait en s'aggravant comme j'ai pu également en être le témoin direct pendant les vingt-trois années durant
 lesquelles j'y ai dispensé des cours destinés aux étudiants anglophones des cinq continents venus parfaire leur connaissance de la langue française. J'avais parfois un peu honte de l'image qu'ils pouvaient s'en faire et, peut-être pire, emporter dans leurs pays d'origine.
Et voilà qu'aujourd'hui je peux me réjouir de cette renaissance qui s'accompagne du regroupement des trois universités au sein d'Aix-Marseille-Université, une institution d'excellence qui va enfin disposer de locaux et de lieux d'études décents.
Résidant dans le secteur, j'ai pu suivre plus facilement les sorties de terre des nouveaux bâtiments et les rénovations des anciens. J'ai cependant quelques critiques à faire sur le projet dans son ensemble et les aspects architecturaux disparates qui ont été sélectionnés.
Selon moi, il y a beaucoup trop de ruptures visuelles entre les divers bâtiments neufs eux-mêmes mais aussi entre certains d'entre eux qui côtoient les anciens qui ont été conservés. Cela manque d'harmonie et d'unité. Je ne reproche pas aux concepteurs d'avoir voulu se faire plaisir mais de ne s'être pas assez préoccupés de l'empreinte initiale des bâtiments et d'avoir négligé le contexte architectural général.
Pour être un peu plus sévère, je dirais que certaines de ces nouvelles constructions ont un air de déjà-vu dans leur modernisme et auraient pu être finalement parachutées telles quelles n'importe où ailleurs tant elles manquent d'une identité vraiment locale. 
S'il est vrai que les goûts et les douleurs ne se discutent pas, il n'est pas interdit de donner son avis.
Parmi d'autres exemples, la pire des illustrations pouvant donner corps à mon propos est sans doute celle de la nouvelle résidence universitaire longeant l'avenue Gaston-Berger. Sa façade lugubre dénote avec celle lumineuse du très grand batîment qu'elle jouxte. Elle arbore un mur au ton bistre qui renvoie à une image de prison. Il paraît que l'architecte des bâiments de France n'a rien trouvé à redire ! C'est tellement hideux qu'il est prévu d'en camoufler une bonne partie derrière une sorte d'escalier orné de jardinières.
Voilà, maintenant, si le cœur vous en dit, et à l'occasion, vous pouvez allez admirer la prouesse sur place pour vous faire votre propre opinion…

(Clic sur les images pour agrandir)

fac 26
Vue de la nouvelle bibliothèque universitaire sur l'avenue Gaston-Berger

fac 26
En prolongement, vue du nouveau restaurant  

fac 26
Et à proximité, la résidence étudiante à la façade lugubre conçue par le même architecte !
En pied du bâtiment, on aperçoit l'escalier et les jardinières en béton blanc qui longent le mur.

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mardi 17 mai 2016

A la nouvelle sous-préfecture, pas de places de stationnement pour le public !

La nouvelle sous-préfecture a ouvert ses portes le 3 mai. Hélas, un grave problème reste posé, celui de l'absence de places de stationnement à l'intérieur pour les 56.000 usagers annuels, alors que le passage du BHNS entraînera la suppression de centaines de places de surface et que les quartiers sud sont déjà très encombrés...

sous préfecture 26
(Clic sur l'image pour agrandir)
La nouvelle sous-préfecture et sa casquette côté avenue Pierre-Brossolette

Il faudra nous y habituer. Avant, on se rendait rue Mignet pour les diverses formalités. Le lieu, l'Hôtel de Valbelle, datant de 1655 et classé monument historique, appartenait au département et servait de sous-préfecture depuis les années 50. Il était devenu vétuste et inadapté.
Depuis le 3 mai, la sous-préfecture a été délocalisée pour s'installer avenue Pierre-Brossolette dans un bâtiment tout neuf à l'architecture contemporaine, construit sur le terrain de l'ancien mess des officiers de l'armée de l'air (Cercle d'aviation).
Rien à redire évidemment sur la nécessité d'améliorer la fonctionnalité de cet établissement qui permet d'effectuer toutes sortes de démarches administratives, les plus connues étant les permis de conduire, les cartes grises, les cartes d'identité, les passeports ou les déclarations d'associations. C'est le sens même de ce qu'est un service public de l'Etat.
La sous-préfecture d'Aix ne concerne pas que notre ville. Son arrondissement couvre largement le Pays d'Aix et au-delà, et s'adresse à un peu plus d'un demi-million d'habitants. Son rôle et son utilisation sont donc très étendus.
Le nouveau site comprend 2.100 m² bâtis et 2.000 m² d'aménagements extérieurs. Le rez-de-chaussée de l'édifice, particulièrement lumineux, est entièrement consacré à l’accueil du public et accessible aux personnes à mobilité réduite. Les façades sont habillées de pierre de Rognes. Voilà pour le décor.
Mais le lieu d'implantation pose un vrai problème. Celui du stationnement des visiteurs. Si des places ont bien été réservées à l'intérieur pour le personnel, en revanche, aucune n'a été prévue pour le public. Or, on sait que 56.000 usagers, soit près de 200 par jour ouvrable, se rendent chaque année à la sous-préfecture.
Le secteur qui accueille ce nouveau bâtiment est sévèrement encombré puisqu'il est situé au cœur du grand périmètre universitaire, lui-même faisant partie des quartiers sud subissant quotidiennement de gros embouteillages aux heures de pointe. Par ailleurs, le plan Campus, en cours de réalisation, risque de provoquer un afflux supplémentaire d'étudiants.
On nous assure que le Bus à haut niveau de service, l'Aixpress, qui longera et empruntera la totalité de l'avenue Robert-Schuman, devrait contribuer à réduire le nombre de véhicules occupant les rues du quartier. Mais cela sera-t-il suffisant sachant que tout le stationnement de surface sera supprimé ? J'en doute sérieusement.

sous-préfecture prov 13 mai 2016

"La sous-préfecture vaut bien un mess…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2012/10/12/25313560.html
"La sous-préfecture aura un mauvais goût de bouchon(s)…"
:
http://castronovo.canalblog.com/archives/2014/11/03/30882536.html

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vendredi 13 mai 2016

Budget : Nouveaux coups durs en cher et en hausse pour les Aixois !

Le battage régulièrement claironné par Maryse Joissains d'un maintien des taux de la fiscalité directe depuis quinze ans cache en fait une belle entourloupe, celle de la forte augmentation systématique des tarifs et taxes des services publics et de la baisse non moins pénalisante des aides aux associations. Au dernier conseil municipal, une nouvelle série de délibérations en a encore fourni la preuve...

budget euros

Il y a moins d'un mois, je dressais la liste de toutes les hausses de tarifs et taxes connues que Maryse Joissains a décidées pour l'année 2016. Et je précisais que son argument répété à longueur d'années "je n'ai pas augmenté les impôts depuis que je suis maire" est une entourloupe.
Si la fiscalité directe est en effet plutôt contenue, ce n'est qu'en apparence car cet artifice masque autre chose. La fiscalité indirecte, elle, qui se répercute dans la vie quotidienne de toutes les familles, s'envole à chaque budget en plongeant la main systématiquement dans la poche des Aixois.
Cette année, on atteint carrément l'apothéose. Peu de tarifs de services publics ont été maintenus à leur niveau antérieur. Beaucoup sont marqués par des hausses impressionnantes.
Pour rappel, prétextant d'une baisse des dotations de l'Etat aux collectivités territoriales, argutie râpée qui a bon dos, l'adjoint aux finances a annoncé une variation moyenne de +3%. En réalité, contrairement à ce que l'on pourrait penser, cette mesure ne s'applique pas de façon uniforme. Pour certains tarifs, les pourcentages peuvent atteindre des sommets (voir lien en bas d'article). On cherche encore les critères objectifs qui ont donné lieu à ces choix.
Lors de la séance du conseil municipal du 2 mai, plusieurs délibérations présentaient de nouveaux coups de hache. Des subventions dans les domaines de la culture, de la petite enfance, de l'éducation et de la santé ont vu leurs dotations réduites.
Pour les associations culturelles, c'est une moyenne de -15%. Pour les crèches parentales, une moyenne de -10%. Pour le Relais des assistantes maternelles, c'est le pompon avec -28%. Pour les associations œuvrant dans la prévention de la santé, c'est -10%. Pour les subventions aux activités scolaires, on note sur le tableau qui mentionne entre autres les rythmes scolaires et la réussite éducative une coupe globale de 50.000 euros entre 2015 et 2016.
Par ailleurs, au Conservatoire de musique, les droits de scolarité et de location d'instruments pour les élèves vont grimper de 5%. Une autre délibération fixe aussi de nouvelles modalités pour les inscriptions des séniors aux repas de fin d'année. Désormais, les personnes autorisées à en bénéficier devront avoir plus de 65 ans et non plus 60.
La seule ligne budgétaire épargnée par le matraquage, et c'est fort heureux, est celle liée au handicap dont les petites subventions aux associations sont reconduites quasiment au même niveau que celles de l'an passé. Alors, que reste-t-il du discours propagandiste sur le maintien de la fiscalité ?

CM 21 B 29

"Budget : Non, non, Maryse Joissains, les vessies ne sont pas des lanternes !" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2016/04/19/33684956.html

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mercredi 11 mai 2016

Ravi de mai : Les pratiques louches du présent s'inspirent de celles du passé

une ravi 140

Faire du passé table rase ? Pas si sûr, tant des héritages de pratiques louches se transmettent encore quasiment en toute impunité. Le Ravi de mai tire un gros fil et toute une pelote ressurgit. Et voilà dressé un inventaire de faits et méfaits d'aujourd'hui qui trouvent leurs racines dans le terreau des dévoiements politiques de potentats qui ont cultivé les orties du mal.
Le mensuel pointe trois personnages, Defferre, Médecin et Arreckx, qui, en quelques décennies, ont élaboré un système chacun à sa manière. On est stupéfié de s'apercevoir que certains maux dont souffre la démocratie locale ont des causes similaires, des élus actuels s'inspirant de leurs prédécesseurs.
Ce dossier est à lire impérativement car il aide à réfléchir sur ce qui ne tourne pas vraiment rond, raison qui pousse des électeurs à croire que les thèses extrémistes seraient plus pures et donc salvatrices pour leur bonheur. C'est l'illusion qui prospère notamment dans notre région.
A lire aussi ces autres articles qui recensent les dangereux groupes "vert de gris" et les recettes d'arrière-cuisine qui tachent de brun les nappes soi-disant blanches du FN.
En bonus, le Ravi livre sa nuée de sujets décalés et
un portrait féroce, à la première personne, du fantasque belgo-russe Depardieu à l'occasion de la dernière série rance tournée à Marseille.

Pour soutenir, faire un don et s'abonner :
http://www.leravi.org/spip.php?page=kousskouss

Le sommaire de mai :

http://www.leravi.org/spip.php?article2348
Le Ravi sur Facebook :
https://www.facebook.com/le-Ravi-129098087994/timeline/
Le site du Ravi :

http://www.leravi.org/

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lundi 9 mai 2016

Des cérémonies d'hommage aux serviteurs de la liberté et du bien public

Ne jamais oublier ! Celles et ceux qui ont œuvré au service du bien public, celles et ceux qui ont donné leur vie pour nos libertés. Les cérémonies de commémoration et de reconnaissance sont là pour nous les rappeler et nous servir d'exemples... 

LAC auberge de jeunesse Jo Tognellini 29
Dénomination de l'Auberge de jeunesse Jo Tognellini 
(Clic sur l'image pour agrandir)

Vendredi 29 avril, un émouvant hommage a été rendu à notre ami Jo Tognellini, fondateur de l'Auberge de jeunesse du Jas de Bouffan, dont il fut aussi l'inlassable directeur pendant près de trente-cinq ans et disparu il y a trois ans. Son nom a été donné à ce bel établissement en présence de Dija Tognellini, son épouse qui était investie à ses côtés de manière efficace tout au long de cette longue aventure. 
Jo était une personnalité marquante au caractère entier et pétri d'humanisme et un acteur engagé au service d'une solidarité concrète. Je l'ai bien connu dans le cadre des partenariats associatifs qui nous liaient et qu'il avait à cœur d'entretenir au sein du quartier du Jas et au-delà. Nous étions donc présents pour exprimer notre reconnaissance et notre affection à ce couple exemplaire. 

Hommage aux Déportés et Fusillés place des Martyrs de la Résistance
(Clic sur l'image pour agrandir)LAC 8 mai 2016 Résistants A

Samedi après-midi, une première cérémonie organisée par l'Union locale des anciens combattants et victimes de guerre a eu lieu place des Martyrs de la Résistance en mémoire de celles et de ceux, souvent très jeunes, qui ont servi la France et Aix pendant le second conflit mondial. Des noms inscrits sur la plaque ont été donnés à des rues de notre ville et ce n'est que justice.
Etonnamment, mais c'est surtout très choquant, la municipalité refuse d'associer l'ULAC aux cérémonies de commémoration du 8-Mai.  

Cérémonie du 71ème anniversaire de la Victoire
(Clic sur l'image pour agrandir)LAC 8 mai 2016 A

Hier, en matinée, la cérémonie officielle du 8-Mai s'est déroulée place Jeanne d'Arc devant le momunent dédié aux Morts pour la Patrie. Sous-préfet, corps d'armée, élus, anciens combattants et public étaient nombreux pour marquer de manière solennelle le 71ème anniversaire de la Victoire. Sonnerie aux morts, Chant des Partisans et Marseillaise ont rythmé ces moments d'hommage toujours poignants.
Pour ne jamais oublier ! 

Hommage à Monique Bernard, une bienfaitrice

Au conseil municipal du 2 mai, avec l'accord de Maryse Joissains, j'ai eu l'occasion de rendre hommage à Monique Bernard, une grande personnalité qui nous a quittés fin mars à l'âge de 82 ans après une vie particulièrement bien remplie grâce à un tempérament fort et déterminé.
Elle avait mené une carrière d'institutrice. Et son sens du service public au sein de l'Education nationale était empreint d'un grand dévouement.
En 1990, elle avait créé l'association ASPPA, avec l'objectif de développer l’accès du plus grand nombre d’enfants et de jeunes du Pays d’Aix, aux richesses locales, régionales et européennes en matière d’art, de sciences dans leur rapport à l’art, et de patrimoine.
Pour ce faire, elle avait mis en place toute une stratégie active auprès des écoles, de l'Ecole d'art et de structures dont la Fondation Vasarely. Ses initiatives et ateliers multiformes (arts visuels, arts du bâti, arts de l’écrit, arts vivants) ont très vite bénéficié de la reconnaissance de la Ville et du Rectorat et lui avaient permis d'entrer dans les dispositifs de la Politique de la Ville centrée sur les quartiers sensibles.
Pour mémoire, elle était également membre active du conseil d'administration de l'Auberge de jeunesse. Enfin, et non des moindres, avec un groupe de quatre personnes issues de l'enseignement public, dont j'étais, nous avions imaginé et mis en place le Conseil municipal des adolescents qui en est à sa 12ème promotion.
Il y a deux décennies, elle avait été profondément affectée par la disparition d'un de ses fils tout juste âgé d'une trentaine d'années.

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mardi 3 mai 2016

Aérodrome et nouveaux compteurs électriques, deux dangers en débat

Au conseil municipal d'hier, Edouard Baldo et moi-même avons interrogé Maryse Joissains sur deux sujets : les dangers liés à l'évolution en cours du statut de l'aérodrome d'Aix-Les Milles et ceux des nouveaux compteurs électriques Linky, appareils mouchards qu'ERDF veut imposer dans tous les foyers. Mieux vaut s'y prendre à l'avance pour ne pas tomber dans le piège...

aérodrome aix avion
(Clic sur l'image pour agrandir)

Que peut-il bien se passer en conseil municipal pour qu'une séance publique comme celle d'hier après-midi dure au total plus de quatre heures ? Eh bien, par exemple, avant l'ordre du jour pré-établi par la maire, les élus d'opposition sont autorisés, selon les modalités précises fixées par le règlement intérieur, à interroger la municipalité sur des sujets d'intérêt communal qui concernent directement les Aixois. 
De la sorte, ces questions permettent à l'opposition d'introduire des débats qu'elle a elle-même choisis. C'est ainsi que, ce lundi, notre groupe Démocratie pour Aix a déposé deux questions orales, l'une portant sur le devenir de l'aérodrome d'Aix-Les Milles dont le statut pourrait changer d'ici peu pour plusieurs années, et l'autre sur l'installation prochaine des compteurs électriques Linky qualifiés d"intelligents" (mais à vrai dire pas tant que ça) par ERDF dans tous les foyers.
Alors, au fait, pourquoi ces questions ? Lors de nos permanences, des citoyens viennent nous faire part de leurs problèmes, de leurs préoccupations et de leurs propositions. Notre rôle d'élus est aussi d'en être les porte-voix.
C'est dans ce cadre qu'Edouard Baldo est intervenu pour rappeler le contexte de la situation actuelle de l'aérodrome et les conditions négatives dans lesquelles il risque d'évoluer si la mairie ne saisit la perche d'en réclamer la gestion. Il faut savoir que le site fait depuis plusieurs mois l'objet d'un appel d'offres visant à concéder une délégation de service public qui échapperait à l'Etat et à la Direction générale de l'aviation civile au bénéfice d'un prestataire qui aurait les mains libres pour faire un peu ce qu'il veut.
Or, les riverains, très mobilisés depuis des années et plus récemment au sein d'un nouveau collectif, ne veulent pas que l'aérodrome s'agrandisse et autorise un surcroît de vols diurnes et nocturnes causant déjà pas mal de nuisances sonores et polluantes et de risques d'insécurité.
Pour se faire entendre des autorités compétentes, ils ont constitué de solides dossiers pour mener leur bataille avec détermination auprès des collectivités et des tribunaux.
Nous avons donc, comme nous l'avions déjà fait tant au conseil municipal qu'à l'ex-Communauté du Pays d'Aix, interpellé Maryse Joissains pour qu'elle prenne en main le dossier.
L'occasion d'agir maintenant est toute trouvée car la loi qui classait Aix-Les Milles au rang des aéroports d'intérêt national a été modifiée et va permettre de déclasser Aix pour l'inscrire à celui d'intérêt local. Cet amendement ouvre deux possibilités inédites : la Ville d'Aix ou la Métropole peuvent à présent jouer leur partition, pleinement si elles le souhaitent.
Au cours des échanges, Maryse Joissains, maire et vice-présidente d'Aix-Marseille-Provence, a reconnu, mais avec des nuances et des précautions, qu'elle examinerait les avantages et les inconvénients d'un tel changement. Par notre entremise, le débat est relancé sur le statut de l'aérodrome et la protection de ses riverains.
J'ai moi-même posé la seconde question orale relative au compteur électrique que l'on veut nous imposer alors qu'il n'est pas obligatoire et dont on peut par conséquent refuser l'installation chez soi. En la matière, la responsabilité juridique du maire est entière pour laisser ERDF procéder à la diffusion de ces compteurs ou bien pour décider par délibération d'en interdire le déploiement sur la commune. A ce jour, 135 communes ont déjà voté une délibération de refus.
Pour répondre à mon interpellation, Maryse Joissains a invité deux techniciens d'ERDF à venir exprimer leur avis sur le sujet. Sans surprise, ils ont évidemment vanté le nouveau dispositif de mesure et de contrôle de la consommation. Découvrant le problème, la maire s'est cependant engagée, avant de se positionner, à faire étudier sérieusement le dossier et à rendre compte de ses conclusions.
J'y reviendrai prochainement car le dossier est complexe et nécessite une présentation détaillée de tous les bienfaits, mais surtout des méfaits sinon des dangers, que ces compteurs peuvent entraîner pour la santé, la sécurité et l'économie. 

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vendredi 29 avril 2016

Le BHNS d'Aix, un bus à haut niveau de sévices ?

Le projet du Bus à haut niveau de service, désormais nommé l'Aixpress, a été présenté dans le cadre de quatre grandes réunions publiques. De très nombreuses informations ont été livrées à la population visiblement séduite. Mais le BHNS suffira-t-il pour résoudre tous les problèmes de circulation et de stationnement ? Et à quel prix ? J'ai assisté aux réunions...

BHNS

Quatre réunions publiques, pompeusement qualifiées d'"ateliers urbains", ont eu lieu sur deux semaines dans différents quartiers de la ville. A chaque étape, des informations spécifiques étaient livrées sur la portion du BHNS affectant le secteur concerné : dans l'ordre, Encagnane, Ouest (Jas de Bouffan), Centre (centre-ville) et Facultés pour le sud-est.
J'ai assisté à la première. Et à l'ultime qui s'est déroulée hier soir à la faculté de droit. Je n'ai pas pu me rendre à la deuxième car j'étais retenu par d'autres obligations et à la troisième car au même moment la mairie avait programmé une autre réunion publique en vue de la requalification globale des places des Prêcheurs, Verdun et Madeleine. J'y reviendrai dans un prochain article.
Pour le BHNS, ayant été membre du jury devant sélectionner l'opérateur du projet, j'avais pour ainsi dire le devoir supplémentaire d'être aux rendez-vous.
Pour chaque réunion, un même rituel a été installé : présentation du projet avec une vidéo montrant le tracé virtuel complet, détails sur le secteur du jour et échanges avec la salle. J'ai été étonné d'observer que les deux réunions les plus fréquentées ont été celles d'Encagnane et du centre-ville. Il y a eu moins de monde au Jas de Bouffan et à la faculté.
Que retenir de tout cela ? On le sait, le BHNS parcourra un tracé de 7,2 km en 19 stations en 30 minutes avec une fréquence de passage toutes les 7 minutes en heures de pointe (la moyenne actuelle des bus du réseau Aix en bus est de 8 minutes) allant de Saint-Mitre, à l'ouest, jusqu'au parc Krypton, au sud-est.
A l'origine, le projet envisageait un parcours de 9,3 km, reliant le Jas de Bouffan à l'entrée de la route de Nice. Mais il a ensuite été amputé pour deux raisons : prolongement vers Saint-Mitre et terminus ramené au Krypton, tout en restant traversant d'ouest à est. Et à chaque bout de ligne, il est prévu un parc relais, celui de l'ouest étant à construire grâce à l'économie réalisée sur les 2 km supprimés.
Je ne suis pas intervenu lors de la première réunion mais je l'ai fait hier soir car je vis dans le secteur sud concerné par le passage du bus le long de l'avenue Robert-Schuman. J'ai donc exposé ceci.
D'abord, mon regret du raccourcissement du parcours car le tracé initial me semblait mieux répondre à l'entrée et à la sortie au niveau de la route de Nice pour les milliers de personnes venant travailler à Aix par là. Ensuite, j'ai insisté sur les problèmes de circulation et de stationnement dans les quartiers des facultés et limitrophes, sans oublier celui d'Encagnane, particulièrement saturé et soumis à une extrême pollution. Les Aixois savent qu'une partie très étendue du sud d'Aix est quotidiennement encombrée et que les bouchons sont permanents aux heures de pointe.
Des prix hors de prix ?
Des facteurs aggravants risquent d'amplifier ces phénomènes. Par exemple, l'augmentation prévisible du nombre d'étudiants dans le cadre du Plan Campus qui sera plus attractif que les anciens bâtiments. Par ailleurs, la suppression totale de plusieurs centaines de places de stationnement sur voirie le long de l'avenue des Belges, du boulevard Victor-Hugo, de l'avenue Maurice-Blondel (entre la gare SNCF et le Rectorat) et surtout de l'avenue Robert-Schuman ainsi que de l'avenue Gaston-Berger va faire reporter la recherche de places un peu plus jusqu'au Pigonnet - c'est déjà le cas avec les étudiants qui vont à leurs cours dans les divers sites universitaires et les nombreux salariés qui immobilisent gratuitement leurs véhicules toute la journée pour aller à leurs lieux de travail en bus ou en car -, et cela va provoquer une saturation complète de l'ensemble du secteur sud.
Autre fait porteur de nuages, la nouvelle sous-préfecture située à l'angle des avenues Pierre-Brossolette et Winston-Churchill ouvre officiellement le 3 mai mais aucun stationnement public n'a été prévu en son sein. J'ai récemment rencontré le sous-préfet qui m'a dit, un rien sardonique à l'égard de la municipalité "Mais voyons, cher monsieur, il paraît qu'il y a le parc Krypton qui va passer de 300 à 900 places". Sauf que 600 places de plus seront loin d'absorber celles qui seront supprimées.
Le BHNS et les tarifs très réduits du parc Krypton sauront-t-ils convaincre les habitués de la bagnole ? Rien n'est moins sûr quand on sait que les prévisions d'augmentation de fréquentation des transports collectifs pour les dix prochaines années, comme cela est indiqué dans le Plan de déplacements urbains (PDU), se limitent à un timide 5%.
Enfin, j'ai interrogé les personnalités à la tribune sur le coût de ce BHNS dont la seule dépense annoncée est actuellement évaluée à 84 millions d'euros hors taxe. Ma question portait sur le nombre de bus électriques nécessaires pour assurer le service et le prix à payer pour cette flotte de matériels roulants. J'ai eu bien du mal à le leur faire dire. Finalement, on m'a indiqué qu'il fallait tabler sur dix à douze bus de 75 places et que, dans la meilleure des hypothèses,
 le prix minimum total serait d'environ 1,5 million d'euros. Pour ne fâcher personne, je n'ai pas eu l'outrecuidance de rappeler que la plupart des projets, quels qu'ils soient, finissent souvent par des surcoûts dépassant les enveloppes initiales. Pour mémoire, en 2015, le BHNS était estimé d'abord à 60 millions puis à 66…

Le tracé virtuel du BHNS

Un excellent document complet du tracé détaillé quartier par quartier 
(Pour un meilleur confort de lecture, clic sur le carré à flèches en bas à droite du document)

"Et maintenant un BHNS en marche arrière…" :
http://castronovo.canalblog.com/archives/2014/10/28/30846950.html

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vendredi 22 avril 2016

Conseil de territoire : Hi hi, Maryse Joissains larguée par les siens !

La deuxième réunion du Conseil de territoire du Pays d'Aix d'hier a changé la donne. Au fil des divers rapports budgétaires à voter sur décision du Conseil de métropole, on a vu des maires vouloir maintenant défendre leurs seuls intérêts communaux au sein de la nouvelle institution. Ils ont donc peu à peu largué Maryse Joissains qui semble désormais isolée dans sa contestation. Récit...

métropole saint-cannat

Hier, a eu lieu la deuxième séance publique du Conseil de territoire du Pays d'Aix. Avec à l'ordre du jour, 33 rapports dont 25 pour avis et les autres pour décision. Le distinction n'est pas sans importance. Les premiers concernent des sujets de fond et émanent directement du Conseil de métropole qui en est le décideur et consulte ensuite les élus territoriaux. Les seconds permettent à ces derniers de voter sur des sujets de forme.
Plusieurs rapports portaient sur les budgets annuels distincts : d'abord budget primitif, puis budgets aménagement, transports, élimination des déchets, assainissement. Désormais, comme la loi le prévoit, c'est le Conseil de métropole qui en assure la gestion. Or, Maryse Joissains a proposé de rendre des décisions et non des avis sur deux délibérations relatives à des subventions culturelles et sportives. Elle a pris là un risque juridique qui peut se retourner contre elle.
Autre moment de trouble, cinq délibérations pour avis ont été retirées de l'ordre du jour. Elles devaient valider l'affectation des résultats 2015 issus des comptes administratifs dans les domaines énumérés ci-dessus.
La présidente et son adjoint aux finances ont voulu signifier qu'ils n'étaient pas d'accord avec la gouvernance métropolitaine et surtout pour faire pression sur Jean-Claude Gaudin. Le hic, c'est que le Conseil de métropole doit se réunir le 28 avril pour fixer et voter son premier budget avant la date limite légale du 30 avril. Y aura-t-il blocage du processus ? On en saura plus à ce moment-là.
Ces dernières escarmouches des opposants à la métropole sont censées manifester de la méfiance. Mais c'est peine perdure car la loi est là et a bien commencé à s'appliquer.
Le gros morceau qui a clos la réunion a porté sur les conséquences fiscales de l'entrée du Pays d'Aix mais aussi des cinq autres intercommunalités dans la métropole. Gérard Bramoullé a tenu un discours apocalyptique pour prévenir contre la hausse des impôts, tout en reconnaissant que les taux de la fiscalité allaient être lissés, c'est-à-dire étalés, pour être harmonisés sur une douzaine d'années afin d'en amortir la portée. C'est prévu dans la loi. Mais non, il fallait faire peur et tenter de rallier les maires au point de vue de Maryse Joissains.
Plusieurs d'entre eux ont d'ailleurs pris la parole. Et l'on s'est aperçu qu'il n'y a plus vraiment unanimité pour continuer à protester contre la métropole. D'un côté, ceux qui se sont alliés à des maires hors le Pays d'Aix pour s'aligner sur Jean-Claude Gaudin. De l'autre, ceux qui ont proposé de voter contre ou de s'abstenir jeudi prochain à Marseille. Une autre catégorie n'a pas exprimé d'avis aussi tranchés, ce qui laisse penser qu'ils agiront en leur propre nom.
Le vote contre et l'abstention ont donné lieu à des discussions surréalistes et même comiques. Peut-on voter contre ou s'abstenir au risque de devoir subir des représailles de Marseille ? Faut-il voter pour en expliquant que l'on n'est pas d'accord ? Dilemme infernal pour des élus très majoritairement de droite : choisir de se positionner ou non en opposition dans son même camp.
Un maire, celui d'Eguilles, qui avait lancé les recours contre l'Etat et la loi métropolitaine, a fini par admettre que, quelle que soit l'attitude adoptée, Jean-Claude Gaudin détient la majorité et que son budget sera de toute façon voté.
Mais ce qu'il ressort de ces discussions, c'est qu'à l'issue de la soirée d'hier Maryse Joissains a perdu la main. On peut même dire qu'elle est carrément larguée, car il n'y a plus de cohésion autour d'elle, chaque maire voulant jouer sa propre partie pour défendre ses seuls intérêts communaux.
La partie de poker est pratiquement terminée. Et tout le monde devrait rentrer dans le rang d'ici peu.

métropole bilan Laurent Théry prov 15métropole bilan Laurent Théry prov 15

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