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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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15 mars 2007

D'autres questions sur la campagne de Genzana

La presse de mercredi est revenue sur les soutiens financiers qui ont permis à Genzana de lancer sa campagne d'affichage et sa consultation via un site Internet et la distribution de divers documents à la population. On a évoqué une somme proche de 40 000 €. Diantre !

Les explications fournies par le postulant me laissent sceptique. Mais je ne fais pas de procès d'intention.

En revanche, le 19 février dernier, ici même, je disais que j'étais fort intrigué par un certain nombre de coïncidences au sujet de la galerie de photos qui illustrent les pages de son site. Bizarrement, à la rubrique "crédits", aucun nom d'auteur n'est mentionné. Pourtant, on retrouve d'identiques photos de marché et de fontaine sur le site, lié à la mairie, de l'Office de tourisme, dont Genzana est le délégué municipal.

Sur ce site, à la rubrique "copyright", un avertissement précise clairement les limites d'utilisation des documents. La photo de la fontaine avait aussi décoré sa carte de vœux dans le cadre de ces mêmes fonctions. Sur la plaquette, éditée par la mairie, des "Rendez-vous de l'International", dont il est l'organisateur, qui contient par ailleurs un mot du maire, il y a une photo de réception donnée à l'Hôtel de Ville le 24 juin 2006. Ces photos ont été prises aux frais de la Ville.

A-t-il seulement pris soin de consulter la loi ? De quel droit emprunte-t-il des images dont les noms des auteurs, eux, sont précisés sur le site de l'Office et sur la plaquette ? A-t-il versé des droits ?

J'avais déjà signalé ici même aussi que lors des vœux qu'il avait présentés en tant que conseiller général, sans mention de son mandat d'adjoint, il avait utilisé le service d'affranchissement de la Ville pour l'envoi de ses cartes (preuve à l'appui). Je trouve tout cela bien troublant pour ne pas dire plus.

On aimerait bien avoir quelques explications sur tout cela puisqu'à en croire Genzana avec lui "il n'y a rien d'obscur" dans ce qu'il fait.

(voir le lien à droite "Les grandes prédictions de Genzana")

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14 mars 2007

Sarkozy, arrête tes délires !

J'en ai marre d'entendre Sarko débiter ses délires à longueur d'émissions à la télé.

Marre d'entendre, lorsqu'on indique que les jeunes des banlieues veulent être traités à égalité et avoir un job, leur répondre : "formation qualifiante", "des droits mais aussi des devoirs", "il faut qu'ils respectent les règles de la République."

Comme si les délinquants ne se trouvaient qu'en banlieues, que les fils à papa des beaux quartiers sont tous honnêtes, que certains n'y trafiquent pas la drogue eux aussi, que leurs pères ne sont pas également des délinquants en col blanc ou délinquants tout court, tout aussi dangereux pour la République, la solidarité et le respect des lois de la République.

Et que fait-on au plus haut niveau de l'Etat alors qu'on y a déjà tous les droits ?

Comme s'il n'y avait en banlieue que des tarés incultes à former par une énième "formation qualifiante", alors que certains sont très intelligents et surdiplômés et qu'ils veulent bosser sans avoir à en rajouter !

Marre d'entendre les saloperies de ce Sarkozy qui tourne en rond dans ces slogans bidons, qui cherche à diviser la France pour réussir son coup et être élu au mépris des règles de la République fraternelle, libre de démagogie et assurant l'égalité des chances pour tous.

Marre qu'il n'y ait personne pour lui dire en face que son discours c'est de la guerre civile.

Marre, oui, que notre Etat reste silencieux sur tous ceux qui le séquestrent ou permettent sa séquestration par leur passivité complice de ce crime contre la République et en particulier contre ses enfants.

Pour eux, Sarkozy est doué. Pour moi, il est dangereux et nul à vomir et appartient déjà au passé !

Marre que la réaction soit molle autant que sont saturés les comptes en banques des profits tirés de la traite de la République.

Marre de voir qu'il y a tant à faire et que nous soyons coincés comme ça sans pouvoir faire cesser toutes les manipulations de l'opinion.

Alors, 2007 sera-t-elle enfin l'année de l'espoir ?

13 mars 2007

Brèves : Et si on se mettait à compter juste ?

12 vivants hypothétiques

Chaque fois que l'on publie le nombre de tués sur les routes, on entend des expressions extravagantes. Ainsi, récemment encore, dans les commentaires sur les chiffres en baisse en février 2007 par rapport à ceux de janvier 2007, mais en hausse par rapport à février 2006, il a été question de 12 morts de moins. En fait, on parle de 12 vivants hypothétiques et parfaitement anonymes qui ne savent pas qu'ils ont échappé à leur fin. On ferait mieux de s'en tenir aux morts réels. Ce serait psychologiquement plus porteur et pédagogiquement plus efficace.

Au lieu de cela, on voit que les autorités n'en ont cure puisque leurs objectifs sont autres. Ils jouent sur la propagande de leurs performances. Exemple-type, la déclaration de Dominique Perben sur les chiffres de janvier, cette semaine : "Le bilan reste "positif" par rapport à la hausse de 13,9% constatée en janvier." Il y a eu quand même 277 morts réels en février !

La fièvre des antennes relais

C'est comme un thermomètre mais ça ne se met ni sous le bras, ni dans la bouche, pour rester poli. Cela ressemble à un outil malin destiné à rassurer les angoissés des antennes relais. La mairie de Marseille a donc fait fort en présentant un appareil qui mesure les champs électromagnétiques créés par les antennes relais. Il a été testé dans la cour d'une maternelle surplombée par une antenne. La limite est de 50 volts par mètre et on a mesuré 0,13 V/m. L'appareil peut prendre des mesures en continu et sur plusieurs jours.

De son côté, l'association Ecoforum, qui demande le retrait des antennes proches des écoles, s'est elle aussi dotée d'un appareil. "On peut faire des mesures sur demande, en doublon avec la mairie, à des horaires différents et à différentes positions", explique l'association. Marseille compte actuellement plus de 800 antennes relais. Va y avoir du boulot mais c'est mieux que rien.

A Aix, on en est à la préhistoire et la médecine est celle du coup de gourdin dès que quelqu'un s'avise de poser des questions. Alors, attention au retour du thermomètre. Il pourrait exploser à la gueule de qui-vous-savez-déjà à la prochaine montée de fièvre des Aixois qu'elle fait poireauter depuis des mois.

13 mars 2007

Joissains dissout Genzana !

Sans doute inspirée par Chirac qui n'avait pas encore tenté son ultime expérience, se dissoudre lui-même – mais c'est fait depuis dimanche – Joissains en a profité pour plonger Genzana, son actuel suppléant, dans un grand bain de soude.

Emportée par son élan, elle l'a auparavant obligé à ravaler sa grande consultation, son projet et son équipe pour l'avenir d'Aix.

Voilà donc la députée UMP en selle avec un nouveau suppléant pour guerroyer contre tout le monde et surtout contre les traîtres de son propre camp. Mais est-elle crédible ? Ce n'est pas la présence à ses côtés du second couteau élimé Muselier qui pourra ripoliner son bilan désastreux dans le Pays d'Aix.

Ce semblant de soutien de Gaudin, qui n'aurait donc propulsé Genzana que pour mieux le couler – ce qui paraît peu vraisemblable –, n'est pas franchement de bon augure pour redonner une nouvelle fraîcheur à Joissains et à sa crédibilité complètement entamée.

A l'évidence, à l'UMP, les entourloupes ne font que commencer. Il reste encore beaucoup de comptes à solder. Chic, va y avoir de la bagarre !

9 mars 2007

La lettre de D. Rumani-Elbez à A. Medvedowsky

Ma collègue Danielle Rumani-Elbez a envoyé cette lettre à Alexandre Medvedowsky, à La Provence et à La Marseillaise, en réaction à l’article paru dans La Provence du 5 mars 2007. C'est bien volontiers que je publie sur mon blog cette lettre dont je partage la totalité des propos.

Alexandre,

On sait bien que le Politique est complexe par essence ; mais ceci ne doit pas nous empêcher de nous poser quelques questions pour éclairer des situations et espérer trouver quelques réponses consensuelles.

J’ai été la candidate désignée par le PS et le PRG aux élections législatives de 2002 dans la 14eme circonscription parce que tu souhaitais faire une pause après les Législatives de 1993 et de 1997 où tu avais été le candidat de la Gauche face à J.-B. RAIMOND. C’est vrai qu’en 2002, il n’y avait pas beaucoup de "courageux volontaires" pour affronter Maryse Joissains ; et, comme souvent dans ces cas-là, on a fait appel à une femme pour essuyer les plâtres ! Contre toutes attentes, les résultats obtenus n’ont pas fait rougir l’ensemble des composantes de la Gauche.

Aujourd’hui, Alexandre, tu as souhaité, à nouveau, être celui qui allait défendre nos idées et notre programme. J’y ai adhéré, confiante dans l’avenir : Maryse Joissains, tu le dis toi-même, s’est affaiblie politiquement depuis 2002 quand les Aixois pouvaient tout espérer du changement. Et aussi, en pensant que ta probable élection aux législatives résoudrait les tensions internes au PS.

Et puis, nous apprenons, dans l’article publié hier dans La Provence, que cette prochaine élection législative n’est pas celle qui t’intéresse ; que, si tu es élu, tu démissionneras.  Il faudra alors organiser de nouvelles élections (gâchis de temps et d’argent) puisque toi-même, comme toute la gauche, t’es engagé à appliquer la règle de non cumul des mandats. Que vont penser ceux qui s’apprêtent à voter pour toi ? Que sous-tend cette décision ? Je ne peux pas croire que tu veuilles être celui par qui tout doit passer : élections cantonales, législatives, municipales… N’est-ce pas contraire à nos valeurs de gauche où le pouvoir et les responsabilités doivent être partagés afin d’espérer une meilleure efficacité ?

Danielle RUMANI-ELBEZ

Conseillère municipale d’Aix en Provence

Parti Radical de Gauche

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9 mars 2007

Brèves en rage campagne…

Chiffres du chômage : L'Insee bâillonnée !

Voilà, dernière victime de la chape de plomb, l'Insee. Les chiffres du chômage ne seront pas publiés. Faut-il que le gouvernement en ait honte à ce point. Quel hasard que les outils statistiques se mettent à tourner de l'œil et à ne plus pouvoir fournir des résultats "fiables" juste avant les élections ! Pour faire plus crédible encore, l'Institut déclare qu'on ne les saura qu'à l'automne. N'y a-t-il donc que des nuls à l'Insee ? N'y a-t-il aucun petit génie capable de recompter tout ça ? Comment peut-on être certains que les résultats livrés jusqu'à présent étaient donc les bons ? C'est peut-être le sens de ce que Sarkozy appelle la "culture du résultat". Quant à Villepin, il a annoncé il y a deux jours qu'il "se battrait pour l'emploi jusqu'au bout de sa mission de premier ministre". Il voulait sans doute dire "y compris pour planquer les résultats catastrophiques du chômage qui repart à la hausse" ! En octobre, le chiffre sera très élevé : il y aura quelques radiés de luxe. Beaucoup de ministres et de députés de ce gouvernement UMP auront rejoint l'ANPE.

Sarkozy, So krazy

De l'estomac, il en a ! Ce jeudi soir sur France 2, Sarkozy a fait feu de tout bois. Plus démago que lui, on ne peut pas. Vous l'avez sans doute vu. A plusieurs reprises, il a fait preuve d'un culot sans pareil. Pas gêné pour un sou, il n'a pas craint de se contredire, par exemple à propos du nombre de fonctionnaires. La main en forme de pistolet, il a brandi ses menaces, proféré son mépris pour toutes sortes de catégories de gens et désigné des coupables partout. Son aplomb a atteint des sommets lorsqu'il a affirmé sans vergogne : "moi, je ne triche pas" ou "je n'ai pas le droit de trahir". Comme s'il n'avait jamais été pris sur le fait… Belle prestation, pas de questions embarrassantes sur ses trahisons politiques passées ou sur les informations parues dans Le Canard enchaîné. Comment peut-on faire confiance à ce personnage ? Chirac lui rafraîchira-t-il la mémoire dimanche ? Ah, celui-là, c'est un peu son père, non ?

Sarko et Hulot sont dans un studio

Deux Nicolas sont dans un même studio. Qui est le cocu ? Pauvre Hulot ! Venu de la chaîne voisine, il a pleurniché tous ses océans pour s'offusquer de la teneur de dix misérables lignes mentionnant l'expression "totalitarisme écologique" sur un total de quatre pages d'intentions du petit caractériel. Là encore, Sarko a répété qu'il respecterait ses engagements (voir ci-dessus). L'autre reproche de Hulot portait sur le silence qu'entretient Sarko dans sa campagne sur les enjeux écologiques. Hulot était quasiment… vert de rage. Même en se parant de tous les arc-en-ciel possibles, le monsieur "ni droite ni gauche" de l'écologie siglée TF1 restera celui qui aura fait le plus de dégâts contre l'écologie politique défendue par les vrais écologistes.

7 mars 2007

D'autres brèves qui tuent…

Amende honorable

L'information sur la signature de la vignette, c'est de l'intox ! La blague est quand même très bonne. Elle montre que nos esprits sont mûrs pour faire avaler n'importe quoi au nom de lois toujours plus imbéciles, ultra-sécuritaires ou pouvant porter atteinte à la liberté individuelle.

Pour tout vous dire, moi aussi, j'ai marché même si je ne me suis pas pressé pour signer mon petit carré vert. Quoi qu'il en soit, je vais quand même planquer mon papier hygiénique parce qu'il est plus probable qu'un certain ministre veuille en connaître la couleur sans mon autorisation.

Le site "hoaxkiller" vérifie toutes les rumeurs.

http://www.hoaxkiller.fr/hoax/2004/vignette_assurance.htm

Test de désintégration

De passage à Marseille, Sarkozy a fait très fort. Il nous veut du bien et, surtout, il veut nous protéger contre les envahisseurs. Jamais à court d'idée – mais en idées courtes – il s'est donc prononcé pour une nouvelle mesure visant à instaurer un "test d'intégration" préalable passé dans le consulat du pays d'origine. "Je souhaite que tout candidat au regroupement familial soit soumis à un test d'intégration démontrant ses connaissances sommaires de la langue française".

Essayons de comprendre. D'abord, comme il faut un certain temps pour acquérir entre 200 et 500 mots, on imagine bien que le candidat n'est pas près d'obtenir son droit d'entrée sur notre territoire. Ensuite, on peut concevoir que, tous ceux qui ne possèdent pas un minimum de bases et qui sont déjà ici, devront faire leurs preuves. On peut alors inventer une nouvelle mesure pour les expulser, non plus avec des menottes mais avec un dictionnaire à la main.

Là, ce serait cocasse car quelques "vrais" Français pourraient en faire les frais. Prenons deux exemples vraiment au hasard : deux bons candidats, Muselier, spécialiste du langage approximatif et Joissains, adepte de la prose élégante. Moi, je ne trouverais pas choquant qu'ils soient eux aussi soumis au jeu du fumeux test.

6 mars 2007

Retard à l'allumage

Un problème technique indépendant de ma volonté a provoqué un léger retard dans la parution des nouvelles du jour. Maintenant, ça marche. Rassurez-vous, je ne suis pas surveillé par les RG ou la DST, enfin, je ne crois pas… Je n'ai pas aperçu non plus le GIGN autour de chez moi. Mais sait-on jamais. Bonne lecture.

6 mars 2007

Des antennes oui, mais sans relais…

Voici la lettre que l'association d'Encagnane a adressée au directeur de l'OPAC le 14 février en réponse à sa lettre du 23 janvier 2007. On comprendra mieux pourquoi cette affaire fait tourner tout le monde en rond.

Monsieur le Directeur Général,

Le 23 janvier, vous nous avez adressé un courrier pour répondre à "notre demande de déposer des antennes de téléphonie mobile de l’odyssée". Or, il apparaît à la lecture de votre correspondance que vos propositions ne correspondent nullement à nos exigences. De plus, la lettre qui vous a été adressée par Mme la Députée Maire et aussi Présidente de l’OPAC avait pris en compte nos inquiétudes et vous demandait :

-- d’arrêter le processus,

-- de faire désactiver les antennes posées,

-- de commander une expertise (par rapport aux normes de l’OMS),

-- de procéder à une vaste information sur le terrain.

A ce jour, le processus n’est pas arrêté, les antennes ne sont toujours pas désactivées et l’information sur le terrain est inexistante. Vous avez fait réaliser des mesures de fréquences en nous invitant à y assister. C’est ce que nous avons fait et nous vous en savons gré, mais permettez-nous de nous étonner des conditions et de leurs validités.

En effet, à votre courrier du 23 janvier dernier, vous avez joint une correspondance datée de ce même jour, adressée à Monsieur le Directeur de SFR l’invitant "de baisser au maximum l’intensité des fréquences" des émissions. A quoi donc peuvent servir ces mesures si elles sont effectuées de façon ponctuelle et, de plus, à puissance d’émission des antennes relais réduite au minimum ? Le cabinet "LOXEL" n’est d’ailleurs qu’un prestataire de service pour le patrimoine immobilier.

De plus, aucune étude ou information sur les conséquences sanitaires des émissions électromagnétiques n’a été formulées par cette dernière. En aucun cas ces mesures ne peuvent lever l’hypothèque du danger potentiel. Aussi, le principe constitutionnel de précaution est plus que jamais à recommander en pareil cas.

D’autre part, vous avez demandé à l’opérateur SFR de vous communiquer les conditions de résiliation du contrat. Une fois encore, nous sommes très surpris par cette demande ! Le bail que vous avez dû signer avec celui-ci devrait avoir prévu par prudence une clause de résiliation ou même de rétractation.

Quoi qu’il en soit, nous apprécierions de connaître la réponse qui vous sera faite. Nous vous rappelons que l’un des buts poursuivis par notre association consiste à faire démanteler les antennes relais posées de façon scandaleuse sur les immeubles de l’Odyssée.

Enfin, tant dans ses interventions orales (séance du conseil Municipal du 18 décembre 2006) que dans une correspondance qu’elle vous a adressée, Mme la Députée Maire et Présidente de l’OPAC, soutient à l’évidence les thèmes de nos exigences.

Veuillez agréer, Monsieur le Directeur Général, à l’assurance de nos sentiments de citoyens responsables.

4 mars 2007

Raymond Barre, la mémoire abjecte

L'émission "Les Rendez-vous des politiques" de France Culture recevait jeudi 1er mars (émission enregistrée le 20 février) Raymond Barre pour son dernier livre. Dans sa présentation, le journaliste Raphaël Enthoven le compare à Mendès-France et à Camus. Bigre !

Tout de go, Barre déclare qu'il ne regrette pas d'avoir défendu le sinistre Papon, le qualifiant même de "grand commis de l'Etat". Selon lui, il a bien fait de ne pas démissionner sous l’Occupation afin "de limiter la casse". "On démissionne quand il s’agit d’un intérêt national majeur. Ce n’était pas le cas", a-t-il affirmé. Ah, bon ? Le procès n'a donc servi à rien ? Il n'a rien démontré ?

Quand on pense que Barre a été maire de Lyon, précisément là où la Résistance a eu à souffrir atrocement de la Gestapo (pauvre Jean Moulin), on se dit qu'il n'a pas de figure.

Rien à dire non plus sur Papon, préfet de police de Paris (la "Kommandantur" qui, de triste mémoire, a provoqué la mort de 9 personnes le 8 février 1962 lors d'une manifestation pour la paix en Algérie à Charonne) sous de Gaulle, puis ministre du budget sous Giscard dont Barre était le premier ministre ?

Interrogé aussi par les journalistes sur ses propos après l'attentat de la rue Copernic en 1980, qui évoquaient "l’attentat odieux qui voulait frapper les Israélites qui se rendaient à la synagogue et qui a frappé des Français innocents", Barre a nié qu’il s’agissait d’un lapsus. Il s’est dit victime "d’une campagne menée (à l’époque) par le lobby juif le plus lié à la gauche". "Le lobby juif est capable, pas seulement en ce qui me concerne, de mener des opérations indignes et je tiens à le dire publiquement", a-t-il asséné à la radio.

Enfin, il a estimé que "Gollnisch est un homme bien".

Je trouve cela abject sur toute la ligne.

2 mars 2007

Vidéosurveillance : Picheral dénonce aussi la farce

A son tour, Jean-François Picheral, sénateur PS, ancien maire d'Aix, dénonce la grosse farce de la vidéosurveillance concoctée par Maryse Joissains : mauvaise production, coûts exorbitants, pastiche de sécurité, scénario inefficace et manipulation du public.

Il encourage les Aixois à exiger, lors des élections municipales, des comptes sur la gestion stupide de ce dispositif inadapté. Ayant moi-même critiqué à plusieurs reprises ce choix inepte, je partage entièrement sa réaction. C'est bien volontiers que je la relaie ici.

La cosmétique électorale de Joissains…

"Neuf mois après en avoir adopté le principe, puis lancé un appel d’offres, le conseil municipal d’Aix-en-Provence a autorisé le 19 février le déploiement d’un système de vidéosurveillance qui comprendra au total 38 caméras, dont 30 pour le centre-ville, 2 pour l’avenue Henri-Mauriat et 6 pour le pôle d’activités de La Pioline. Il est précisé que "les images seront enregistrées et visionnées le lendemain par du personnel de la police municipale spécialement affecté à cette tâche". Le coût d’équipement et d’installation du système est de plus de 600 000 € TTC.

Encore une fois, la municipalité conduite par Maryse Joissains a fait tout faux et trompe les Aixois. Non seulement ces caméras ne vont pas couvrir les endroits où il y a le plus de délinquance à Aix mais, après de nombreuses années d’atermoiements et de gestion incompétente, Mme le Maire accouche, une fois de plus, d’une souris.

En effet, la vidéosurveillance du lendemain, celle qui consiste à enregistrer les images puis à les visionner en mode différé, ne sert qu’à faciliter les enquêtes menées après constat d’actes de délinquance sur la voie publique. Autrement dit, la police municipale est ainsi dégagée de toute responsabilité d’intervention en temps réel et peut dormir bien au chaud pendant que des voleurs attrapent les sacs de passants, des tagueurs laissent leurs sinistres signatures sur des façades ou portes d’immeubles, des dealers distribuent leur marchandise, des casseurs endommagent des voitures en stationnement et des femmes sont agressées le soir par des violeurs.

A qui servent donc en définitive les 38 caméras si l’on ne fait que constater les actes de délinquance ou de criminalité ? La réponse est à la fois claire et accablante : c’est de la pure cosmétique électorale, concoctée par Maryse Joissains avant les élections municipales de 2008. Ces dernières vont donner l’occasion aux Aixois de demander à la municipalité de rendre des comptes sur sa gestion de la sécurité dans sa zone de juridiction.

Investir une telle somme, sans compter le coût annuel d’entretien du matériel et celui du personnel de police municipale affecté à la vidéosurveillance, coûts sur lesquels la municipalité reste très discrète, c’est se moquer des électeurs quand le meilleur que l’on peut espérer obtenir, c’est d’identifier des délinquants et de les arrêter des semaines ou des mois après les faits.

Pour les connaisseurs de la vidéosurveillance, seule une surveillance en temps réel par du personnel capable de déclencher des interventions rapides sur le terrain et d’interpeller les délinquants pendant ou tout juste après leurs actes peut réduire le niveau d’insécurité sur la voie publique.

Si la méthode qui consiste à assurer une présence de personnel qualifié 24h/24 et 7j/7 devant les écrans de surveillance et à relier les postes de surveillance à des effectifs sur le terrain est évidemment plus coûteuse, surtout la nuit, que celle qui est associée à la vidéosurveillance en mode différé, elle présente au moins un avantage : son effet dissuasif est évident, sa productivité est réelle, ses résultats opérationnels sont garantis.

Si Maryse Joissains n’est pas capable de comprendre un raisonnement aussi simple, elle va devoir s’en expliquer. Surtout après la mise en place des 38 caméras quand les délinquants en auront pris acte pour agir autrement et ailleurs et que des constats d’actes de délinquance auront été effectués "le lendemain", en temps et argent perdus."

27 février 2007

Les liens du sens

Pour les visiteurs curieux et avides d'en savoir toujours plus sur des sujets évoqués précédemment sur mon blog, voici des liens directs d'accès à des informations concernant :

Le rapport 2007 sur l'état du mal logement en France

deux versions : lecture rapide ou texte intégral

http://www.fondation-abbe-pierre.fr/rml.html

Le blog de Claude-Marie Vadrot

un blog décapant à la langue verte

http://horreurecologique.blogspot.com

Le site officiel de Christiane Taubira (PRG)

vidéos, interviews, textes, parcours, engagements

http://www.christiane-taubira.org

19 février 2007

Les grandes prédictions de Genzana pour 2008

Son bêtisier de l'avenir enfin révélé

Grand éclat de rire, mais aussi interrogations, en découvrant la soi-disant "Grande consultation" lancée par Bruno Genzana qui ne voit jamais les choses en petit. Difficile, en parcourant son site, de maîtriser les zygomatiques. Car son laïus grandiloquent réserve de fausses nouveautés et, surtout, recèle d'énormes perles bien alignées à la queue leu leu. Un vrai collier.

Ce qu'il y a de plus comique, c'est sans doute le bilan politique de l'équipe dont il fait partie, s'il ne nous abuse. Citons-le : "La majorité municipale actuelle à laquelle j’appartiens a mené, en six ans, sous la conduite de Madame le Maire, de nombreuses actions nécessaires et positives. Vous êtes les témoins de ce dynamisme. Pour aller plus loin, je crois que nous avons besoin d’une perspective, d’un cap, de repères clairs, pour bien décider de la direction dans laquelle doit s’engager notre ville pour construire un vrai avenir." Autrement dit, j'ai ma part dans la catastrophe, je veux fuir de cette équipe et je veux vous sauver.

Hypocrite : "Et si le temps de la campagne électorale des municipales n’est pas arrivé, par contre, le temps de construire ensemble un projet pour Aix et le Pays d’Aix est venu. Je vous propose de mettre à profit les mois qui viennent pour bâtir cette ambition. Ce dialogue ne s’inscrit pas en opposition avec l’action municipale. Bien au contraire, il est destiné à l’amplifier et la prolonger." Donc, résumons, ce n'est pas l'heure mais le temps presse. Il ne s'agit pas de tout bousculer, juste d'"amplifier et prolonger". Joissains ne saurait-elle donc pas le faire ?

Hilarant : "Les idées neuves ne doivent pas nous faire peur." En effet, il suffit de repasser quelques plats. Quelques exemples ? "Réorganiser le nettoiement." Pourquoi ? Ca ne marche pas ? Accès de lucidité ? "Redéfinir les lignes et les fréquences des bus". Merci Chorro de se décarcasser pour rien et de ne pas avoir expliqué à Genzana qu'il n'y a plus ni charrettes ni fiacres dans nos rues.

Risible : "Bien se loger à Aix aujourd’hui est un véritable parcours du combattant. C’est possible avec une politique municipale volontaire." Mais, voyons, voyons, elle ne l'était donc pas ? Pire, était-elle carrément involontaire ?

Cocasse : "Acheter des terrains pour les mettre à la disposition des organismes de logements sociaux, afin de satisfaire les demandes légitimes de ceux qui attendent depuis des années l’attribution d’un logement social ou qui souhaitent depuis trop longtemps une mutation." Là, c'est le bouquet ! Genzana, chargé du Plan Local de l'Habitat et administrateur de l'OPAC Pays d'Aix Habitat, ferait mieux de ne pas trop s'en vanter.

Désopilant : "Engager une révision du Plan Local d’Urbanisme afin de sortir de la crise actuelle." Sans blague, pourquoi est-il resté silencieux lorsque le maire a prononcé le report de la procédure pour après les élections ?

Burlesque : "Donner du coeur et du sens à la vie de tous nos quartiers." Le style même de Genzana : la compassion sous vide, sans date de péremption.

Tordant : "Moderniser l’accueil des écoles maternelles et primaires qui sont au coeur des compétences fondamentales des villes. Créer des places de crèches. Innover dans l’offre culturelle et sportive en direction des jeunes. Etre attentif au souci des 40.000 étudiants qui sont la richesse et le gage du rayonnement international d’Aix." Ouf, l'avenir, c'est pour demain.

Crevant : "Doter Aix-en-Provence comme toute les villes modernes d’un système de vidéosurveillance, outil indispensable à la sécurité et l’aide à la personne." Joissains lui aurait-elle caché qu'elle a déjà fait voter son projet au conseil municipal ? Vite, une rediffusion pour Genzana.

D'où viennent les clichés ?

Bon, le site est plein de clichés et d'incantations. Mais, j'ai été fort intrigué par un certain nombre de coïncidences au sujet de la galerie de photos qui illustre les pages.

Bizarrement, à la rubrique "crédits", aucun nom d'auteur n'est mentionné. Pourtant, on retrouve d'identiques photos de marché et de fontaine sur le site, lié à la mairie, de l'Office de tourisme, dont Genzana est le délégué municipal. Sur ce site, à la rubrique "copyright", un avertissement précise clairement les limites d'utilisation des documents (*).

La fontaine avait aussi décoré sa carte de vœux dans le cadre de ces mêmes fonctions.

Sur la plaquette, éditée par la mairie, des "Rendez-vous de l'International", dont il est l'organisateur, qui contient par ailleurs un mot du maire, il y a une photo de réception donnée à l'Hôtel de Ville le 24 juin 2006.

Toutes ces photos ont visiblement été prises aux frais de la Ville. A-t-il seulement pris soin de consulter la loi ? De quel droit emprunte-t-il des images dont les noms des auteurs, eux, sont précisés sur le site de l'Office et sur la plaquette ? A-t-il versé des droits ?

J'avais déjà signalé ici même que lors des vœux qu'il avait présentés en tant que conseiller général, sans mention de son mandat d'adjoint, il avait utilisé le service d'affranchissement de la Ville pour l'envoi de ses cartes (j'en ai gardé la preuve).

Je trouve tout cela bien troublant pour ne pas dire plus. Et là, ce n'est plus l'avenir, c'est plutôt lave noir.

(*) L'Utilisateur reconnaît que le contenu de ce site et les éléments qui le composent sont protégés par des droits de propriété intellectuelle et que toute copie, reproduction, diffusion, vente, ou exploitation, quel que soit le procédé, sont strictement interdits. Seule reste permise l'utilisation à titre exclusivement privé et à des fins non commerciales.

19 janvier 2007

Embrassez votre écran, ça marche !

Longue coupure aujourd'hui de 11h à 19h sur canalblog à la cause de la maintenance du réseau. Je n'y suis pour rien. J'en ai été le premier frustré. Je suis désolé pour les visiteurs qui se sont acharnés à répétition pour se connecter. Voilà, maintenant, c'est reparti. Alors, déchaînez-vous. Rattrapez-vous. Lisez tout. Passez-y des heures. Caressez votre clavier. Embrassez votre écran. Balancez vos commentaires. Faites la publicité autour de vous pour dire combien votre monde est dépeuplé quand mon blog est débranché. Merci à tous les lecteurs.

29 janvier 2007

Vœux : les couteaux sont tirés, il faut les planter

Janvier s'achève et les vœux aussi. Dommage, serais-je tenté de dire. Car on en a vu et entendu des toutes les couleurs. Surtout au sein de la municipalité.

Le maire, à qui je n'ai rien demandé et en mon absence volontaire à son show, m'a placé sur la liste de ceux qui méritaient une bonne note pour le travail accompli. Je ne sais pas si c'est un clin d'œil pour me pousser à encore moins la ménager que d'habitude. Mais si c'était le cas, cela relèverait presque de la gourmandise.

Et puis, me rapporte-t-on, dans sa longue litanie de noms – faut-il être dans le besoin de soutien pour encenser ainsi – elle a rayé celui du candidat Genzana qui n'est plus en cour. Il a pris ses distances, paraît-il. Enfin disons qu'il ne va pas jusqu'à démissionner pour assumer totalement sa dissidence. Il a organisé sa propre cérémonie quelques jours avant. Et, à la conférence de presse sur la prochaine saison du Festival, il n'a pas eu droit à la prise de parole traditionnelle du délégué hors pair qu'il est. A franchement parler, ses discours sirupeux n'ont pas dû manquer à grand monde tant ils sont convenus.

Salord, a lui aussi fait vœux à part, j'allais dire vin à part, car il a convié ses invités à un buffet campagnard dans une propriété viticole. Serait-il pris d'une griserie du pouvoir ? Je n'en serais qu'à demi surpris. Plantard, lui, voit plus grand et investit le centre de congrès ! Une occasion sans doute pour en plus dire qu'au conseil municipal où nul ne connaît vraiment le son de sa voix.

Je passe sur la rude offensive lancée par de Peretti le soir même des vœux du maire. Une concurrence loyale qui en a régalé plus d'un, raconte-t-on. Vivement janvier prochain pour le lancer des couteaux, seconds ou pas.

23 janvier 2007

Comme des vautours sur la misère

"Vous voulez la misère secourue,

moi, je la veux supprimée." Victor Hugo

Désolé, je vais sans doute choquer.

Ce lundi, un homme est mort comme il a vécu, pauvre et digne.

Sa vie durant engagé au service des autres, il a agi en politique à la place des politiques.

Alors, est-il normal qu'en 50 ans au moins, l'Etat se soit à ce point renié pour abandonner l'action publique et ne pas faire son boulot ?

Est-il normal que ce soient toujours les pauvres qui doivent aider les pauvres par charité ?

Est-il normal que le fardeau de la lutte contre la misère soit massivement porté par des associations ?

Est-il normal qu'il faille compter sur des personnes providentielles de grande volonté pour s'exonérer d'une mauvaise conscience ?

Est-il normal qu'Emmaüs, les Restos du cœur, les Enfoirés, les Enfants de Don Quichotte, les Secours divers, le Téléthon, et j'en passe, suppléent autant le cynisme et les carences de l'Etat ?

Est-il normal que les télévisions puent autant la richesse et jettent autant d'argent par les lucarnes ?

Est-il normal que des individus s'engraissent sans vergogne jusqu'à l'obésité de leurs comptes en banque sur la sueur de ceux qui produisent les biens de leurs propres mains ?

Est-il normal qu'aujourd'hui on entende à la télé des journalistes dire "mais qui va prendre la relève ?" comme pour formater les esprits à l'idée d'un système inéluctable de la débrouille ?

Est-il normal que des "personnalités" viennent montrer leur gueule défigurée de vautours hypocrites sans même décréter, toutes affaires cessantes, la guerre complète et définitive contre la misère et la pauvreté ?

J'ai honte de tous ceux qui font semblant de venir rendre hommage à ce chétif cadavre au profit de leur propre image.

Inutile de faire pleurer. Les larmes risqueraient bien de voiler encore longtemps la perception du problème.

SDF et ISF pourraient tout aussi longtemps continuer à faire une rime pour riches.

En ont-ils fait, en font-ils, en feront-ils jamais autant que ces gens de peu en font pour les besogneux pour avoir le droit de racoler devant les micros et les caméras ?

En tant qu'être humain, j'ai honte de cette émotion exploitée jusqu'à la nausée.

En tant que citoyen, j'ai honte que la République soit complice de l'anéantissement de ses enfants.

Il n'est que temps de se lever.

(voir aussi mon article "50, 22, 20 et… 5" du jeudi 7 décembre 2006)

14 janvier 2007

Avec Sarkozy, tout devient "passible"…

On parle à son propos de "sacre". C'est normal pour un homme aux méthodes bonapartistes. On entend également le mot "intronisation". Normal aussi pour celui qui veut mettre la France en coupe réglée en s'octroyant un pouvoir personnel bien monarchique. N'a-t-il pas d'ailleurs déjà montré son aptitude à pondre à foison des lois répressives de circonstance ? Avec Sarkozy, les libertés seraient en danger et chacun pourrait devenir passible de décisions par lui seul voulues. Tout cela est inquiétant pour notre démocratie si mal en point.

Les ralliements à sa personne, anciens ou récents, flatteurs ou hypocrites, alimentaires ou intéressés, quelle qu'en soit la forme ou le degré de servilité qui les accompagne, ressemblent aux jeux de cour qui sévissaient sous les anciens régimes. Les ayant-servi et les pouvant-encore-servir, les déchus et les intrigants, les faisant-des-courbettes et les coucheurs y trouvaient toujours une raison pour fréquenter les palais de la gloire. Même les fous y avaient leur place mais c'était pour la galerie, le pouvoir absolu ne se partageant pas par définition.

Pour animer le cirque de la porte de Versailles – cela ne s'invente pas – les communiqués internes destinés aux adhérents annoncent qu'il y aura "une animation vidéo (commise par le réalisateur de "La nouvelle star" !), des orchestres, des fanfares, des banderas et de nombreux buffets." Qu'on ne s'y trompe pas, cela n'est qu'une étape vers un exécutif immodeste. Pas moins de 7 trains et 520 cars auront transporté une foule de plusieurs milliers de spectateurs pour une journée de liesse fabriquée, qualifiée d'événement "festif et populaire" par l'UMP elle-même. Un moment à plus de 3,5M€ quand même, qui n'aura pas oublié de lester chaque participant d'un cadeau souvenir !

Les gueux sous les tentes n'en demanderaient pas autant pour pouvoir survivre un peu. Ma pauvre France…

4 décembre 2006

Boutin au couvent : fini de rigoler

Faut la comprendre, quoi qu'elle en dise, elle ne sait résister à aucune tentation même la plus condamnable. D'abord, elle se déclare candidate à la présidentielle. Merci de ne pas grimacer ! Puis, elle dit qu'elle ira jusqu'au bout. Merci de ne pas rire ! Ensuite, elle ne peut pas quand même avouer qu'elle a du mal à obtenir assez de signatures. Merci de ne pas ricaner ! Puis encore, elle ne veut pas diviser son camp, un monde sans cacophonie, pas vrai ? Merci de ne pas vous esclaffer ! N'écoutant que sa voix, la seule qu'elle aurait récoltée, elle renie son dernier adage "je ne suis pas celle que vous croyez". Merci de ne pas pouffer ! Enfin, elle se rallie au petit caractériel qu'on voit partout, pensant que c'est le bon cheval (elle a toujours confondu UMP et PMU). Merci de ne pas gigoter ! Franchement, quand on connaît sa vision rabougrie de la société, elle ferait mieux de se retirer dans un couvent, non ? Ah, c'est ce qu'elle vient de faire ? Alors, pleurnichons un bon coup et joyeux débarras.

14 novembre 2006

Me prendre pour un autre, non, mais !

Un instant, j'avais redouté le pire : avoir mauvaise presse à cause d'une confusion. Dans le journal "La Provence" de ce mardi, j'ai enfin retrouvé mon visage. Et cette fois-ci, je me suis reconnu sans effort. Pourquoi ? Parce que j'ai toujours eu pour habitude de me regarder bien en face. Ce n'est pas que je faisais la mauvaise tête, non. Mais, franchement, me prendre pour un autre ! Seul Raymond Devos pouvait réussir un tel scoop.

11 février 2013

Si vous aimez ce blog à la folie...

Vous êtes lecteur régulier ou visiteur occasionnel et vous aimez ce blog à la folie. Alors, faites d'autres heureux. N'hésitez pas à le faire connaître autour de vous et à en diffuser l'adresse (http://castronovo.canalblog.com) à vos listes de contacts. Merci pour votre aide si précieuse qui m'encourage à poursuivre sur la voie tracée. 

29 juin 2011

Soirée magique avec Traviata sur le cours Mirabeau


(A voir plein écran)

Moments magiques en presqu'une heure d'opéra concert hier soir à ciel ouvert sur le cours Mirabeau. La Ville et le Festival d'art lyrique d'Aix ont régalé plusieurs milliers de personnes en offrant au public les airs les plus célèbres de La Traviata de Giuseppe Verdi interprétés par les artistes de la distribution de l'Archevêché. L'orchestre du London Symphony orchestra était dirigé par Louis Langrée. Les chœurs étaient ceux de l'Estonian Philarmonic Chamber Choir. Le rôle de Violetta était tenu par la soprano Irina Lungu et celui d'Alfredo par le ténor Charles Castronovo.
Cadeau : ce petit enregistrement que j'en ai fait sur le vif pendant les répétitions. 

30 mai 2010

Anonymat sur Internet : Les coups foireux de Masson

Lues sur le site du Nouvelobs, quelques révélations sur le sénateur Jean-Louis Masson, qui ne se gênait pas de cacher son identité pour quelques coups foireux d'un passé sulfureux qui refait surface. 
L'homme, souvent présenté comme procédurier, a un passé plutôt lourd concernant l'anonymat. 
La première affaire le concernant remonte à 1983. Jean-Louis Masson est alors candidat aux élections municipales de Metz face au maire sortant de centre-droit, Jean-Marie Rausch. Durant la campagne, il se dit victime de tracts diffamatoires et anonymes. 
Or, en réalité, comme le révèle en 2000 L'Express, ces attaques venaient… de lui-même. Jean-Louis Masson aurait tenté par cette manoeuvre de discréditer son adversaire, en lui faisant porter la responsabilité du tract. Découvert, il sera alors obligé de retirer sa liste. 
Deuxième affaire, plus récente celle-ci. En décembre 1997, un arrêt du Conseil Constitutionnel destitue Jean-Louis Masson de ses fonctions et le condamne à un an d'inéligibilité alors qu'il vient d'être réélu comme député de la 3ème circonscription de la Moselle. 
Sa faute ? Avoir financé la campagne d'un candidat, Gabriel Crippa, présenté pourtant contre lui. Il s'avérera que l'objectif réel de Gabriel Crippa était de pilonner la véritable adversaire de Jean-Louis Masson, Nathalie Griesbeck, soutenue par... Jean-Marie Rausch, encore maire de Metz. 
Deux affaires qui viennent donner un tout autre éclairage à la polémique lancée par le sénateur de Moselle.

L'article est ici:
http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/politique/20100529.OBS4670/anonymat-des-blogueurs-quand-le-senateur-cachait-son-identite.html

4 mars 2010

Comptes d'Aix : Les mauvais contes de Joissains (3)

Le rôle de la Chambre régionale et territoriale des comptes est de contrôler l'usage de l'argent public. Les deux rapports récemment rendus publics ne dérogent pas à ce principe. En cela, rien d'anormal à ce que les magistrats établissent un état des lieux, présentent une analyse et, le cas échéant, émettent des recommandations.
Cette démarche s'abstient de tout commentaire politique pour rester dans le domaine neutre et objectif d'une enquête à caractère administratif et juridique. La Chambre relève cependant des dysfonctionnements et des manquements à la loi qui valent, d'une certaine manière, appréciation sur la conduite des affaires d'une collectivité.
Ainsi, lorsque le rapport fait état "d'une situation financière de la commune d'Aix globalement satisfaisante au regard des principaux ratios pour lesquels les seuils d'alerte ne sont pas atteints", elle prononce un avis qui découle des chiffres.
Maryse Joissains, comme l'aurait fait n'importe quel maire, n'en retient aussitôt que la conclusion politique que la Ville est bien gérée et que son adjoint aux finances est un as. C'est de bonne guerre.
Mais cela faisant, elle tente d'occulter d'autres observations, il est vrai de facture moins joyeuse pour elle et toute son équipe. A savoir, une série de signaux fondés sur les mêmes analyses : "les finances communales se fragilisent", "les recettes augmentent moins rapidement que les dépenses. La capacité d'autofinancement se réduit et les marges de manœuvre de la collectivité s'amenuisent. Le volume annuel des dépenses d'équipement demeurent inférieures à la moyenne des communes de même catégorie".
La conclusion politique revient à dire que la municipalité semble se satisfaire d'une gestion purement comptable sans se donner les moyens de mettre en œuvre des budgets dynamiques au service d'un développement ambitieux de la ville.
Une politique du surplace…
Etant intervenu chaque année lors des séances budgétaires au conseil municipal, j'ai souvent fait observer la montée des charges de fonctionnement au détriment des besoins de l'investissement qui manque de projets structurants faisant appel à des cofinancements plutôt qu'aux seules ressources piochées dans les caisses de la Ville.
C'est ce qui m'a souvent amené à critiquer ce type de gestion et à l'assimiler à du surplace. Car agir utilement, c'est privilégier l'idée de choix politiques volontaristes qui seuls doivent guider une municipalité.
Un peu plus loin, la Chambre des comptes indique que les budgets se caractérisent par une augmentation quasi constante des charges de personnel. Et ajoute que cela est dû essentiellement à deux causes : d'une part, une progression de recrutements alors que des centaines d'agents sont passés de la Ville d'Aix à la Communauté du Pays d'Aix pour y exercer les diverses compétences transférées (les obligatoires mais aussi une profusion de facultatives pas toujours justifiées), d'autre part, un régime indemnitaire (en gros, les primes) qui montre des carences dans la maîtrise des heures supplémentaires.
Selon moi, pour les recrutements, il ne s'agit plus ici de rigueur de gestion mais d'un ensemble de dérives qui semblent bien viser à s'assurer la fidélisation d'un certain nombre de personnes, sinon à en caser quelques-unes, en contrepartie de services rendus ou à rendre. Je m'abstiendrai de citer des noms, car ce qui est critiquable, ce ne sont pas les individus mais cette pratique du pouvoir.
Pour compléter ce tableau, il convient de souligner les frais en procès délirants engagés avec tapage, et souvent perdus, par Maryse Joissains. Ce qui n'a pas échappé à la Chambre : "On relève aussi une hausse conséquente des dépenses liées aux frais d'honoraires et contentieux."
Coûteux et peu rigoureux…
Un autre domaine dont la Chambre a relevé l'incongruité est celui du dispositif V'Hello. Comme je l'avais souligné en son temps, l'appel d'offres unique aurait dû faire l'objet de deux marchés distincts : l'un pour les vélos, l'autre pour le mobilier urbain.
En regroupant les deux, la municipalité a ainsi réduit la mise en concurrence à la seule candidature susceptible d'y répondre sous cette forme, JC Decaux. Ce qui en résulta sans surprise. L'os, c'est que la Chambre pointe à son tour la mauvaise affaire faite par la Ville : "Une meilleure analyse des besoins avec une mise en concurrence séparée du marché de mobilier urbain aurait sans doute permis de mettre en place un dispositif mieux adapté et moins coûteux".
Enfin, même s'ils n'y dédient qu'une page, les magistrats stigmatisent les conditions d'attribution des subventions aux associations : manque de clarté dans la politique associative, voire absence de contrôle rigoureux des dossiers présentés par les associations, disparités flagrantes entre le petit nombre d'associations qui reçoivent beaucoup et la très large majorité de celles qui reçoivent peu.
A titre d'exemple, qui en vaut bien d'autres, je ne peux m'empêcher de rappeler le scandale qu'ont constitué le fiasco et la liquidation fort coûteuse du CECDC (Centre européen de création et de développement culturel), implanté au Jas de Bouffan, que j'ai dénoncé dès sa création comme étant une structure artificielle et opaque inévitablement vouée à l'échec.
Tels sont les quelques commentaires politiques que je désirais développer ici avant d'examiner le second rapport portant sur la gestion de la CPA.

                                                                                                   A suivre…
       Lire les deux premiers articles aux dates de lundi et mardi.

30 juillet 2009

"Carnets de campagne" : Histoire des treize

Offre spéciale : deux billets pour le prix d'un, c'est-à-dire sans taxe, sur le conseil municipal de dimanche avec ses soubresauts et les suites de la déflagration. On aurait vraiment tort de s'en priver à l'heure où certains blogs accablés de chaleur s'accordent d'insolentes siestes.

Quarante-neuvième jour (1) :

http://plassans2009.hautetfort.com/archive/2009/07/28/quarante-huitieme-jour-histoire-des-treize.html

Quarante-neuvième jour (2) :

http://plassans2009.hautetfort.com/archive/2009/07/29/quarante-neuvieme-jour-histoire-des-treize-2.html 

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3 août 2009

"Carnets de campagne" : Le feuilleton de l'été…

Les "Carnets de campagne" jouent les prolongations. Ils se transforment en grand feuilleton de l'été, "d'amour et d'ivresse de pouvoir", nous susurre notre intrépide écrivain. Consacrée aux portraits des divers protagonistes de l'élection municipale, l'entreprise n'en est que plus alléchante pour enrichir nos moments de lecture à tête presque reposée, désormais.

"Les illusions perdues" :

http://plassans2009.hautetfort.com/archive/2009/08/02/1269b013108380e2a34e65bf19558ca8.html 

"Les vacances du pouvoir" :

http://plassans2009.hautetfort.com/archive/2009/08/02/les-vacances-du-pouvoir.html 

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