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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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17 juillet 2009

"Carnets de campagne" : Les nouvelles camaraderies

A deux jours du scrutin, Plassans risque un redoutable 19 de tension. Ne cherchons pas, ainsi est la (mauvaise) nature politique. Certaines amitiés se sont défaites, d'autres en profitent dare-dare pour se former à grandes accolades. Hop ! Et un coup de potion magique ! Une amnésie un brin calculée fera aussitôt l'affaire pour voir éclore de nouvelles franches camaraderies avec les plus honnis jusque là. Les tourments des tenants de la pureté ne sont finalement que billevesées. Car, qu'importe la faction, pourvu qu'on ait la tendresse. A vos commentaires…

Trente-septième jour :

http://plassans2009.hautetfort.com/archive/2009/07/17/trente-septieme-jour.html 

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10 juillet 2009

"Carnets de campagne" : Portrait en pied… de nez

A deux jours du scrutin, livraison d'un portrait bien brossé d'un candidat, ce qui ne devrait laisser indifférent aucun électeur candide. Inutile de rappeler que notre jeune écrivain manie plus la plume que la brosse à reluire. Les commentaires sont les bienvenus.

Trentième jour :

http://plassans2009.hautetfort.com/archive/2009/07/10/trentieme-jour-l-impossible-monsieur-maidevet.html

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20 juin 2009

Sous les ponts de Plassans coulent les scènes…

Une autre bonne lecture pour le weekend. A découvrir en famille (politique)… unie ou recomposée. Vous pourrez ensuite aller vous décontracter sous la tonnelle d'une guinguette pour y déguster quelque absinthe. Ou aller canoter ou simplement flâner au bord de nos rivières pour y chercher en ces eaux-là ce qui subsiste d'onde pure. C'est ainsi que sous nos petits ponts coulent les scènes, passent les jours, passent les semaines… En ces ides rituelles de mises en examen de tous les esprits honnêtes, une mention spéciale de félicitations à notre jeune auteur lui serait d'un soutien salutaire.

Douzième jour :

http://plassans2009.hautetfort.com/archive/2009/06/20/douzieme-jour.html 

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24 décembre 2008

Pour les pauvres, les comptes démentent le conte…

C'est brut. C'est même brutal. La propagande manipulatrice gouvernementale n'y pourra rien. Les paroles ne nourrissent pas. Les chiffres sont ce qu'ils sont. Impossible de masquer la réalité. Le Crédoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) vient de publier un état des lieux dramatique.

Evidemment, la crise économique et sociale affecte très durement les plus démunis. "Tous les Français disent ressentir les effets de la crise, mais celle-ci touche essentiellement les plus faibles", estime le coauteur de l'enquête, citant plusieurs "facteurs de fragilité" : avoir de faibles revenus, avoir moins de trente ans, des enfants, être au chômage ou locataire.

En matière de consommation, 52% des ménages pauvres ont annulé ou retardé les trois derniers mois une dépense importante, 66% ont restreint leurs dépenses alimentaires et 59% affirment qu'ils dépenseront moins à Noël que l'an passé.

Lire l'article de Michel Delberghe paru dans Le Monde du 23 décembre 2008.

Un baromètre social pour mesurer l'impact de la crise

                  

Pour évaluer l'impact et les conséquences de la crise financière sur les familles les plus fragiles, Martin Hirsch, haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, a décidé de mettre en place un baromètre d'opinion qui devrait lui permettre, assure-t-il, d'en percevoir "plus rapidement, en temps réel, les retombées sur les revenus des ménages, les dépenses et les comportements." Réalisée en novembre par le Crédoc auprès de 1.000 ménages moyens et de 300 d'entre eux vivant en dessous du seuil de pauvreté (880 euros par mois pour une personne seule), cette enquête, renouvelable tous les trois mois, révèle des signes inquiétants.

Une fois payées les dépenses fixes (loyers, charges, énergie, crédit, téléphone…), 56% des ménages pauvres ne disposent plus que de 250 euros par mois pour vivre, précise le Crédoc. Pour 15% d'entre eux, le résultat est négatif, c'est-à-dire qu'ils s'endettent un peu plus pour faire face à leurs dépenses courantes. Plus de 70% s'en sortent difficilement, compte tenu de leur niveau de ressources.

En comparaison avec les ménages moyens, les plus pauvres ont commencé à se restreindre sur les dépenses alimentaires (66%), le téléphone (69%), les enfants (38%) et surtout les soins médicaux (31%). Un quart d'entre eux ont renoncé à des consultations de spécialistes et 31% ont reporté des soins dentaires, au lieu de 15% des ménages en général.

Plus que les salariés moyens, 50% des personnes les plus démunies estiment leur situation professionnelle précaire, avec le risque exprimé, par 38% d'entre eux, d'être confrontés au chômage partiel. Autre signe révélateur : près de 60% des plus pauvres ont prévu de restreindre leurs dépenses de Noël. Selon le Crédoc enfin, les ménages qui ont ressenti le plus durement les conséquences de la crise sont les familles monoparentales.

Ces conclusions, rendues publiques mardi 23 décembre, confirment les mises en garde des associations de solidarité qui, bien avant la crise, avaient alerté sur les effets de la hausse des loyers, des charges et de l'énergie ainsi que l'augmentation du surendettement depuis le début de l'année 2008. Le gouvernement dispose également de données officielles pour suivre l'évolution du RMI et des minima sociaux. Il bénéficie aussi de remontées régulières des associations et des enquêtes auprès des travailleurs sociaux.

Pour autant, la crise actuelle, inédite par son ampleur et ses conséquences, justifie, selon Martin Hirsch, que l'on "pose des digues pour protéger les personnes et que l'on ajuste les actions, sans attendre que les revenus soient touchés par le chômage et que les difficultés des familles ne fassent boule de neige." Le sondage du Crédoc devrait aussi permettre au gouvernement de vérifier le bien fondé des mesures prises en faveur des populations les plus fragiles, notamment des 8 millions de Français vivant en dessous du seuil de pauvreté, soit 75% du smic.

Malgré la crainte d'une aggravation du malaise social, le gouvernement a renoncé à anticiper l'application du revenu de solidarité active (RSA), une de ses mesures emblématiques pour tenter de réduire la pauvreté. Selon la loi promulguée le 1er décembre, ce nouveau dispositif d'aide aux personnes sans ressources et aux travailleurs pauvres devrait être généralisé le 1er juillet 2009 et passer du stade expérimental de 100.000 personnes dans 34 départements à 3,5 millions de personnes dans l'ensemble du pays.

Dans son plan de relance, le chef de l'Etat a retenu d'attribuer une prime de 200 euros qui sera versée au début du mois d'avril à près de 3,8 millions de foyers modestes. Un décret paru au Journal officiel du samedi 20 décembre en définit les bénéficiaires parmi les salariés modestes qui perçoivent l'allocation logement, - à l'exception des retraités et des étudiants -, ainsi que les allocataires du RMI et de l'allocation de parent isolé.

Avec les 1,5 milliard d'euros prévus pour le RSA, "ce sont 2,3 milliards d'euros qui seront injectés pour le pouvoir d'achat de 20% de familles les plus modestes", assure Martin Hirsch. La crainte d'une remontée du chômage qui pourrait compromettre la réinsertion des futurs bénéficiaires du RSA ne semble pas inquiéter le haut-commissaire aux solidarités actives : "Le RSA jouera alors son rôle d'amortisseur social pour soutenir les revenus des travailleurs pauvres."

Chiffres

Le revenu de solidarité active

Il remplacera, dès le 1er juillet, le RMI, l'allocation de parent isolé et la prime de retour à l'emploi. Généralisé à 3,5 millions de personnes, il devrait assurer un complément de ressources, en moyenne 110 euros par mois, aux travailleurs pauvres ou précaires. Le budget prévu est évalué à 1,5 milliard d'euros.

La prime de solidarité active

La mesure de soutien à la consommation du plan de relance d'un montant de 200 euros sera versée, en avril, par les caisses d'allocations familiales aux salariés modestes et chômeurs qui perçoivent l'aide au logement (2,4 millions), aux bénéficiaires du RMI (1,13 million) et de l'allocation de parent isolé (200.000 ménages). Coût : 760 millions d'euros.

19 septembre 2008

Décret EDVIGE : Alliot-Marie fait encore sa maline

Auditionnée jeudi à l'Assemblée nationale par la commission des lois, Michèle Alliot-Marie s'est encore un peu plus enfoncée dans le discrédit. "Le fichier Edvige était trop flou et trop général, il fallait donc l'améliorer", a-t-elle mastiqué sans aucune honte devant les députés présents et face aux caméras. "Les renseignements sur la santé, la vie sexuelle et les choix religieux ne servent à rien, il est donc inutile de les faire figurer dans le fichier," a-t-elle commenté, comme frappée par la découverte.

Evidemment, elle n'a pas trouvé ça toute seule. Des milliers de mécontents le lui avaient envoyé dire. Que lui importe, elle aime bien faire celle qui a toujours une idée lumineuse. Il y a encore quelques jours, elle narguait tout le monde à tour de micros pour faire sa maline en cautionnant un fichier à la KBG ou la Stasi.

Nous sommes tous des délinquants, oui, tous ! Ben, voilà, retour à l'envoyeur. M'est avis qu'on devrait lui décerner un gros malus, c'est à la mode, lui enlever des points sur son CV et lui en faire quelques-uns pour recoudre son cerveau.

On a dégommé un grand chef de la police pour une histoire de nain en plâtre dans le jardin corse d'un clown. Qu'attend Nicolas Sarkozy pour dégommer à son tour cette irresponsable ? Et le président lui-même, ne devrait-il pas s'auto-licencier pour avoir choisi une si mauvaise ministre ?

Pour alimenter la réflexion, je reproduis ci-dessous un article paru dans la rubrique "Rebonds" de Libération du 18 septembre 2008, écrit par Patrick Klugman, avocat à la cour, vice-président de SOS-Racisme, conseiller de Paris, groupe socialiste et radical de gauche.

Simplement, retirez Edvige !

Edvige, c’est un bien joli nom pour une vilaine idée. Il est évidemment nécessaire pour la toute nouvelle Direction générale de la sécurité intérieure de disposer d’un fichier de renseignement efficace. Mais, même après les contorsions et les promesses du gouvernement pour rendre ce fichier présentable, rien n’y fait : Edvige ne doit pas être amélioré mais retiré.

En vérité, tout dans cette affaire est scandaleux, à commencer par l’hypocrisie qui a servi de prétexte à sa création. Selon une rhétorique désormais usée, le pouvoir exécutif explique qu’Edvige répond au louable souci de donner un cadre juridique à des pratiques préexistantes. Voilà une bien curieuse notion de l’Etat de droit qui voudrait que quand l’Etat bafoue ses propres règles, il s’en crée de nouvelles qui sont conformes à ses écarts. François Mitterrand avait certes violé les principes républicains les mieux établis en faisant procéder à des écoutes illicites, mais il avait eu le bon goût de ne pas chercher à donner à de telles dérives une apparence légale.

De plus, qui mieux que Nicolas Sarkozy - qui a subi les affres d’une enquête illégale diligentée au plus haut niveau de l’Etat sur la base de fichiers truqués - pouvait mettre un terme aux tentations barbouzardes des services ? Vient ensuite la méthode qui consiste à procéder en catimini, par décret, au début de l’été plutôt qu’au grand jour par la loi, aux termes d’un vote sur une question qui implique une restriction des libertés. De cela au moins, le gouvernement aura été puni, puisqu’il a dû concéder la procédure législative qu’il avait soigneusement contournée dans un premier temps.

Reste l’essentiel. Pour son aspect le plus problématique, Edvige confère aux services de renseignement un pouvoir exorbitant d’enquête et de collecte d’informations privées sur toutes les personnes ayant un rôle sensible dans notre pays. L’article 1-I du décret du 27 juin 2008 dispose en effet qu’il a pour finalité "de centraliser et d’analyser les informations relatives aux personnes physiques ou morales ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif, sous condition que ces informations soient nécessaires au gouvernement ou à ses représentants pour l’exercice de leurs responsabilités". Rappelons qu’en l’état, les informations collectées concernent notamment le patrimoine, la santé, l’orientation philosophique, religieuse, politique et sexuelle. La conservation comme la consultation de ces données ne sont encadrées par aucun garde-fou sérieux d’autant que les personnes visées ne disposent d’aucun droit d’accès et de rectification en violation des dispositions de la Convention européenne des droits de l’homme.

Au vu de ce décret, le gouvernement dispose d’informations susceptibles de faire pression sur tous ceux - de Philippe Val à Bernard Thibaut - qui ont la vocation, la profession ou le goût de s’opposer à lui. Sus à Knock, grâce à Edvige, toute personne "importante" est un délinquant qui s’ignore… mais qui ne sera plus ignoré. En bref, le fichier traite en suspect tout individu dont le seul tort est d’être un citoyen engagé et livre à l’emprise de l’Etat la vie privée de ceux qui ont le plus besoin d’en être protégés.

De cela notre démocratie ne peut se satisfaire. Car le nouveau dispositif de renseignement ne heurte pas seulement nos consciences. Il viole notre droit et partant devra être tenu pour illégal par le Conseil d’Etat qui se prononcera prochainement. Edvige est contraire à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, inscrite dans le préambule de notre constitution, dont l’article 10 dispose que "nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi" et l’article 12 précise […] "que la force publique est donc instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée".

En s’opposant à Edvige, certains ont raison, à gauche, de se revendiquer du libéralisme car il ne s’agit de rien d’autre que de protéger le citoyen contre l’intrusion et l’arbitraire de l’Etat. A présent, un nouvel Edvige nous est promis et serait déjà prêt. Choix cornélien pour le gouvernement : soit ce texte est vidé de ses dispositions les plus choquantes et il n’en reste rien. Soit il est maintenu en l’état et il sera promis à l’annulation judiciaire. La réponse pourrait se situer du côté de l’Elysée. Le président de la République a lancé une pirouette dont il a le secret : "Je veux une solution […], avec une règle très simple : tout ce qui est nécessaire à la sécurité des Français, il faut le garder. Tout ce qui n’est pas indispensable à la sécurité des Français, il faut l’enlever." Monsieur le Président, puisque cette règle est simple, je vous propose de l’appliquer simplement : retirez Edvige !

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5 juin 2008

Aix : Enfin des nouvelles réjouissantes pour la gauche

Joissains en apesanteur

Comme je l'indiquais il y a peu, Maryse Joissains a resserré les rangs autour d'elle et assis son pouvoir à la mairie en s'appuyant sur un noyau dur d'élus du premier cercle qui ont encore sa confiance. Elle vient d'élargir cette stratégie à l'échelle de la CPA avec les mêmes. Ensuite, elle a distribué l'essentiel des autres délégations à un grand nombre d'élus de sa tendance, laissant à ceux de gauche ou aux sans étiquette des responsabilités qui ne devraient pas lui faire trop d'ombre.

On est loin des horreurs qui ont cours à Marseille où les partages se sont faits avec des couteaux de boucher. A vrai dire, la situation actuelle de Jean-Claude Gaudin a beaucoup à envier à celle de Maryse Joissains qui, disposant d'une très confortable majorité, a les coudées franches pour agir à sa guise. Les six ans qui viennent vont être passionnants… 

Agopian en tandem…

La dernière et unique fois que Maryse Joissains a inventé une illusoire délégation aux pistes cyclables, c'était pour l'attribuer à un conseiller municipal UDF, adepte de la dissidence à mi-temps, qui avait eu l'impudence de pédaler à contresens de son camp. L'humiliation avait été féroce puisque, pour ce faire, l'élu ne s'était vu octroyer ni bureau, ni secrétariat, ni budget, alors qu'il était auparavant chargé de la vie associative.

Autant dire que lui confier de cogiter sur ces pistes virtuelles n'avait pas pour objectif de le remettre en selle mais plutôt celui de lui signifier un encouragement à lui faire ronger son frein jusqu'à totale usure. Cependant, à force de rétropédaler en rond pendant six ans, les mollets défaits et toute salive ravalée, l'élu en question a fini par être réintégré dans l'équipe actuelle sous le label Nouveau centre.

La méthode lui ayant réussi, Maryse Joissains n'avait plus qu'à trouver une autre occasion de récidiver. Le parallèle est simple à faire et je vais m'y risquer. Jacques Agopian, grand amateur et champion de moto, vient de connaître quasiment le même sort à la Communauté du Pays d'Aix. Dans sa grande bonté, la présidente lui a demandé de rouler en tandem avec elle le temps d'un mandat.

La rude mais envoûtante tâche n'a nullement intimidé notre rouleur émérite qui l'a immédiatement acceptée. N'ayant pas peur de se prendre un mur, et donnant un gage instantané de son intérêt pour l'épreuve, il a aussitôt mis le grand braquet. Maryse Joissains l'a chargé, on ne rit pas, de mener "les études relatives à la mise en œuvre des pistes cyclables dans le cadre du Plan de déplacements urbains". Drôle d'idée, quand on sait que le PDU vient d'être annulé ! Et puis, est-ce un aveu, les études n'avaient donc pas été faites pour le plan recalé ?

Quoi qu'il en soit, Jacques Agopian est certainement l'homme de la situation. N'a-t-il pas longtemps eu l'habitude de faire trio à vélo avec deux de ses proches amis siégeant avec lui au conseil municipal et à la CPA ? Quant à moi, je ne vois que cette explication qui puisse justifier valablement sa nouvelle mission. Finalement, si cette délégation est assez logique, en revanche, il faudra veiller à ne pas trop pédaler dans la choucroute. Ne serait-ce que pour éviter de ne pas finir premier, encore une fois, à la prochaine course à la mairie.

…et des copains en supporters

Certains élus de l'opposition de gauche, que nous avons connus toujours prompts à fustiger la moindre connivence avec la droite, auraient-ils perdu la parole ? La présence d'une colistière UMP à leurs côtés les aurait-elle vaccinés contre tout sens critique ? L'absence de réaction et le silence de Rémy Jean, de Nathalie Leconte et d'Hervé Guerrera, aux convictions politiques affirmées et habituellement peu suspects de pactiser avec l'adversaire, sont bien étonnants.

N'ont-ils rien à dire sur la vice-présidence réclamée par Jacques Agopian à la CPA, maintenant doublée d'une délégation obtenue au prix d'un hochet ? Ne trouvent-ils pas qu'il y a confusion manifeste et grave des genres ? Ces reniements faisaient-ils partie de leur accord électoral pour figurer sur la liste ? Approuvent-ils ou non ces revirements en pleine contradiction avec leurs engagements politiques ?

Si ces actes ont été commis par opportunisme, ont-ils été préalablement consultés et les partagent-ils ? Le cas échéant, estiment-ils toujours remplies les conditions minimales de leur participation à la liste ? Vont-ils rester dans le groupe actuel ou envisagent-ils au contraire de constituer un groupe autonome ?

Enfin, ont-ils conscience que leurs combats antérieurs paraissent désormais comme entachés par ces consentements tacites ?

Une réponse claire suffirait à lever tant d'interrogations.

3 juin 2008

Affaires de la Semepa : Doglione n'y est pour rien...

Par curiosité, j'ai lu les explications de l'ex-Pdg de la Semepa dans l'entretien qu'il a accordé à La Provence hier. Pour ma part, je n'y ai rien appris car il n'a rien dit sur le fond. Comment la magouille a pu aboutir jusqu'au conseil municipal, on ne le saura pas de sa bouche. Il affirme que tout lui est passé par dessus de la tête, qu'il était absent, que c'est Jean-Gilbert Zozor, son copain d'un millier d'années, qui a tout manigancé. Non, ne cherchez pas, Henri Doglione n'est qu'une victime : on l'a blousé.

Si vous avez suivi l'affaire en me faisant l'honneur de lire mes articles sur ce blog, vous en savez plus sur l'historique et les dessous de ce scandale que par ses "réponses" concédées au bout de six mois, qui ne sont pas des nouveautés.

Même s'il était à l'étranger au moment de la décision votée au conseil municipal, comment croire – moi, je n'en crois pas un mot – qu'il n'était pas tenu au courant ou, et c'est plus grave, qu'il n'ait pas cherché à savoir ce qui se tramait à la Semepa dont il était juridiquement et moralement le Pdg ! Le téléphone, les mails et... le tam-tam, ça existe !

Il n'ignorait pourtant pas qu'il y avait une séance publique puisqu'il avait donné son pouvoir à l'adjoint aux finances, qui a aussi présenté le dossier à sa place. Mais, Henri Doglione considère qu'il n'y est pour rien. Il dit avoir appris tout le manège "après coup", sauf pour la vente au footballeur Marcel Desailly, pour laquelle il était d'accord.

Sniff !

   

En passant, façon de régler leurs comptes à ses collègues, tout en prétendant le contraire, "je ne suis pas du genre à vouloir me venger à tout prix du manque de courage et de clairvoyance des uns et des autres", il tire sur ses "amis" : "Selon ce qu'on m'a dit après coup, des élus avaient néanmoins été mis au courant des ventes qu'on nous a reprochées par le directeur général de la Semepa avant le conseil d'administration qui a entériné ces opérations."

Et, d'un seul trait, il dézingue Jean-Gilbert Zozor, Jean Chorro, Bruno Genzana et Gérard Bramoullé, membres du conseil d'administration, présents lorsque la décision litigieuse a été prise à la Semepa.

Est-ce possible que Maryse Joissains ait été entourée de tant de silencieux, qui la tiennent à l'écart d'informations aussi "anodines" ? N'a-t-elle pas juré qu'elle n'a découvert le pot-aux-roses qu'à la lecture du premier article de La Provence sur ce sujet ? Autrement dit, un maire et un Pdg d'une société, délégué par le maire, peuvent donc être manipulés à ce point sans qu'ils n'y prennent garde. Ce n'est pas que regrettable, c'est extrêmement grave !

D'ailleurs, Henri Doglione tient un double langage à l'égard de Maryse Joissains. S'il rappelle qu'au début de la campagne électorale, le maire lui avait demandé de garder le silence, il dit quelques réponses plus loin : "J'aurais préféré que Maryse Joissains me soutienne plus franchement, alors que je me taisais pour ne pas nuire à sa réélection". Le maire aurait donc, elle aussi, été ingrate à son endroit, lui qui est "quelqu'un de loyal par nature", qui n'a "qu'une parole", qui lui avait "dit oui en 2001 pour l'aider".

Et pour parfaire le tout, il nous livre une conclusion à tirer des larmes à une pierre : "Si j'avais su dans quelles conditions ce mandat allait s'achever, je n'aurais sans doute pas accédé à sa demande". Sniff ! Mais certains ne pleurent pas : les mêmes Joissains, Chorro et Bramoullé ont été réélus et on attend toujours des explications plus sérieuses.

L'interview d'Henri Doglione dans La Provence du 2 juin :

http://www.laprovence.com/articles/2008/06/02/476142-AIX-La-verite-d-Henri-Doglione-sur-les-affaires-de-la-Semepa.php

Mon dernier article sur le sujet du 29 mai :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/05/29/index.html

Lire aussi l'historique du dossier, mes articles :

du 21 déc. : http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/12/21/index.html

du 22 déc. : http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/12/22/index.html

du 27 déc. : http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/12/27/index.html

du 8 janvier : http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/01/08/index.html

du 9 janvier : http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/01/09/index.html 

20 novembre 2008

Darcos veut fliquer les profs

Bon, Edvige a changé de prénom. Mais, mais, mais, pendant ce temps, le ministère de l'éducation nationale veut fliquer les profs sur l'Internet. Darcos va s'en charger personnellement en passant à la loupe blogs et forums de discussion. Cela s'appelle "veille de l'opinion", une mission qui sera confiée à des officines privées. Et ce n'est pas un canular ! A l'évidence, une telle initiative montre que le gouvernement ne se sent pas tranquille.

La formulation aussi directe que maladroite risque de creuser un peu plus le fossé entre le ministre de l'Éducation et le milieu enseignant. Xavier Darcos vient de lancer un appel d'offre commun avec le ministère de la Recherche intitulé "Veille de l'opinion" qui vise à surveiller toutes les sources d'information, les blogs et autres forums de discussion où s'expriment les profs.

Dans ce marché public qui émane de la délégation à la communication de Xavier Darcos, le cahier des charges fixe des règles très claires. Le prestataire qui sera retenu à l'issue de cette consultation se voit fixer plusieurs objectifs : "Repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte, analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau, décrypter les sources de débats et leurs modes de propagation, anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise…"

En fait, le ministère veut être au courant en temps réel de tout ce qui peut agiter à la fois l'opinion et faire germer la contestation. Au-delà de la seule presse écrite, il s'agit de passer au peigne fin les sites de syndicats ou de partis, mais aussi toutes les vidéos, les pétitions en ligne, les appels à démission qui, précise le texte, "doivent être suivis avec une attention particulière et signalés en temps réel". En somme, le ministère passe en "mode alerte" en espérant disposer au plus vite de toutes les informations stratégiques en essayant d'anticiper les mouvements de mécontentement pour tenter de les désamorcer plus vite.

Cette veille informatique qui doit prendre effet au 1er janvier sera payée 220.000 € par an à son prestataire. Trop cher, disent les syndicats qui déplorent par ailleurs les milliers de suppressions d'emplois et les coupes claires (*) dans les crédits budgétaires. "Il n'est pas question de ficher les profs, mais de connaître plus finement la façon dont les enseignants perçoivent la politique de leur ministre", a expliqué le cabinet de Xavier Darcos.

Ben, les grévistes d'aujourd'hui vont le lui rappeler une fois de plus…

(*) "coupe claire" : en français correct, l'expression signifie coupe importante, à l'opposé de "coupe sombre" qui veut dire peu visible. Leur emploi de manière fautive a inversé leur sens originel.

Le document officiel est ici :

http://www.fabula.org/actualites/documents/26772.pdf

25 septembre 2008

Municipale d'Aix : Pas d'annulation de l'élection

Affaire pliée. Pas de retournement de situation. Le Tribunal administratif de Marseille a validé les conclusions du commissaire du gouvernement rejetant les recours en annulation de l'élection municipale d'Aix. La requête déposée par Stéphane Salord est donc nulle et non avenue.

Maryse Joissains vient de sauver sa peau, une fois de plus…

16 septembre 2008

Décret EDVIGE : Le bal des faux-culs

Certains ministres n'ont vraiment plus aucun sens du ridicule.

Michèle Alliot-Marie a d'abord joué les gros bras, péremptoire et coincée comme à son habitude, pour justifier l'injustifiable. Après les critiques virulentes contre le décret, y compris au sein du gouvernement et de l'Ump, elle a même cru devoir faire dans l'humour de bas étage pour moquer les graves remontrances des mécontents.

François Fillon, se pointant comme le petit chef qu'il n'est pas, lui a emboîté le pas pour dire qu'il a remis chacun à sa place et qu'il n'y a rien à retoucher au décret.

L'inénarrable député Frédéric Lefèvre, dont la langue commence à ne plus être assez large pour tout le travail de lèche qu'il lui donne à faire, s'est fendu de déclarations de soutien servile à l'œuvre liberticide.

Et puis, gros patatras, Nicolas Sarkozy a humilié tout ce beau monde en ordonnant une refonte du décret. Michèle Alliot-Marie a alors avalé son bâton et, avec les mêmes accents martiaux, a annoncé qu'elle avait sous-estimé l'ampleur des inquiétudes et qu'elle allait donc proposer un projet de loi au parlement. Hier, autre rebondissement, on a appris que ledit décret ferait l'objet d'une nouvelle mouture, "très allégée".

Pour dire les choses sans ambage, le gouvernement patauge et prend les Français pour des imbéciles. En gros, il navigue à vue et se contredit en quelques jours. Le pire, c'est le manque de conscience de tous ces gens-là, qui se réfugient sans vergogne dans le "c'est-pas-moi-c'est-l'autre". Nicolas Sarkozy n'est pas de reste, lui qui a feint de découvrir le problème pour mieux en faire porter la responsabilité à sa ministre de l'intérieur, qu'il n'avait pas manqué de flatter quelques heures auparavant. Quel courage !

Toutes vérifications faites, le décret du 1er juillet a bien été signé par Michèle Alliot-Marie et… par François Fillon en personne. Comment se fait-il que le président de la République, dont on connaît la propension à vouloir s'occuper de tout, jusqu'à la moindre punaise tombée du mur, puisse ignorer l'existence d'un décret de cette importance, bien dans la lignée de sa politique ultra-sécuritaire ? N'en ont-ils jamais parlé en conseil des ministres ? Difficile à gober.

Avis : tous ceux qui souhaiteraient suivre des cours de danse du ventre, de tango chaloupé et de valse à l'envers, sont priés de s'adresser à l'Elysée et à Matignon pour inscription au bal professionnel des faux-culs. Deux super cadeaux les atttendent : une invitation à la sauterie du 14-Juillet et une autre à la prochaine université dansante d'été de l'Ump.

25 février 2008

La gestion Joissains : Rien que des faits (1)

Pour permettre aux oublieux de réviser leurs connaissances avant les 9 et 16 mars, j'ai pensé qu'il serait utile de leur fournir trois fiches portant sur les sept ans de gestion de la mairie par Maryse Joissains. Aucune élucubration là-dedans. Il n'y a que des faits, faciles à retenir même pour ceux qui auraient la mémoire courte.

En 2001

Maryse Joissains entre à la mairie par effraction après avoir lancé un catalogue de promesses démagogiques (vendre les HLM aux locataires, bus gratuits, honnêteté et probité).

Elle entre aussi à la CPA qu'elle va très vite asphyxier.

De 2001 à 2008

à Quelle méthode ?

Ÿ Elle dépense 200.000€ pour faire des audits, sans résultats, sur la gestion de Jean-François Picheral.

Ÿ Elle met en place une gestion clanique et familiale qui va peu à peu organiser la casse, puis la faillite de notre ville.

Ÿ Des adjoints de l'équipe Joissains provoquent un scandale en profitant d'avantages dans des affaires immobilières pour eux-mêmes et leurs amis.

Ÿ Une casse méthodique :

- Liquidation de la Maison des Jeunes et de la Culture Bellegarde,

- Cessation de paiement de l'Office des fêtes et de la culture (cela rappelle la fermeture du Relais culturel dans les années 70 par le maire Alain Joissains)

- Disparition pure et simple de Danse à Aix

- Démantèlement de la Maison de la solidarité

- Casse du Carnaval d'Aix

Ÿ Des projets qui tournent court :

- Faillite de l'Open de tennis Sainte-Victoire qui ne dure que deux ans, dettes non réglées

- Recul du transfert annoncé du Muséum d'histoire naturelle

- Abandon de la construction d'un nouveau siège de la Communauté d'Agglomération, faute de moyens

Ÿ Aix, ville de justice, devient une ville de procès (274.000€ de dépenses pour la seule année 2006) contre :

- La presse (Le Nouvel Observateur) qui dénonce sa gestion de la Ville

- Les syndicats lors du mouvement des intermittents,

- Les SDF qui ne trouvent pas de places d'hébergement d'urgence

- Les personnels municipaux qui ne se plient pas aux ordres politiques

Ÿ La chasse aux sorcières est organisée contre :

- La directrice des crèches, le directeur de l'Agence d'Urbanisme, le Directeur des ressources humaines, 4 directeurs de l'OPAC Pays d'Aix Habitat et des personnels municipaux

Ÿ Les primes et promotions pour les personnels municipaux sont décidées à la tête du client de façon arbitraire                            (A suivre...)

4 janvier 2008

Un plan "banlieues" mal barré pour Fadela Amara

Au conseil municipal de décembre, à l'occasion d'un rapport sur la politique des quartiers, j'ai piqué une grosse colère. J'ai fait remarquer au maire et à ses adjoints qu'ils n'étaient pas présents à l'invitation du sous-préfet qui avait organisé une "rencontre territoriale" portant sur les banlieues, à Aix, en octobre.

Cette rencontre s'inscrivait dans le cadre de la consultation nationale voulue par le gouvernement. Maryse Joissains et ses élus n'avaient peut-être rien à proposer. Mais, s'absenter pour un débat lancé par le président qu'ils soutiennent, c'est quand même gonflé. Sans parler de la désinvolture à l'égard du représentant de l'Etat et du mépris vis-à-vis des associations et des citoyens qui, eux, ont fait le déplacement.

Personnellement, j'avais pris la parole pour m'étonner de la démarche de l'Etat qui a consisté à recueillir des doléances sans même se préoccuper d'effectuer un diagnostic des situations vécues dans les quartiers. Cela faisant, le gouvernement avait parachuté trois thèmes de réflexion, les mêmes dans toute la France ! Autrement dit, c'est ça ou rien.

On en sait un plus désormais. Mi-décembre, Fadela Amara a cru bon d'annoncer quelques grandes lignes de son "plan banlieues" qui devrait être dévoilé le 22 janvier. La secrétaire d'Etat à la politique de la ville a promis que ce ne serait pas un "énième plan".

D'après ces consultations, le désœuvrement et le sentiment d'isolement sont les principaux maux dénoncés par les populations rencontrées. Les jeunes ont exprimé "un vrai mal-vivre, un sentiment d'exclusion. Ils ne se projettent pas dans l'avenir", a-t-elle souligné, expliquant : "Je veux les ramener dans le chemin de la République." Le plan "Respect égalité des chances restructurera la politique de la ville, les jeunes y seront prioritaires." Il s'articulera autour de trois grands thèmes définis avant le lancement des consultations : emploi, désenclavement, éducation-parentalité.

Fadela Amara a affirmé que "les moyens seront mis pour la rénovation sociale des banlieues." Etait-ce naïf ou hâtif ? En effet, sans jouer les oiseaux de mauvais augure, j'ai quelques doutes sur son pari. D'abord, parce que son secrétariat est une coquille vide, comme le révèle Le Canard Enchaîné : "Normal, elle n'a aucun pouvoir sur aucun dossier : travail, logement, transports, tout lui échappe. Mais il lui faut bien amuser la galerie."

Ainsi, apprend-on, que rien n'est prévu pour son programme de réinsertion des jeunes de 16 à 18 ans en situation de décrochage. Quant au contrat d'autonomie pour ceux de 18 à 25 ans, il faudrait 250M€ mais on ne sait pas où les trouver ! Pour ce qui est des emplois de proximité (les "emplois-jeunes" que la droite avait tant décriés), elle en voulait 20.000 (400M€). Il n'y en aura au mieux que 4.000, c'est la limite inscrite dans le projet de loi de finances !

Et tout à l'avenant. Pour l'éducation, ce sera la reconduite du dispositif de Robien des classes allégées dans certaines écoles primaires. Pour le désenclavement des quartiers, on évoque un "fonds d'aide" et d'un "plan de restructuration des copropriétés dégradées", comme si cela n'existait pas déjà. Pour la santé, rien n'est prévu alors que 30 à 40% des bénéficiaires du Rmi souffrent de pathologies qui les empêchent de décrocher un emploi ou une formation. Enfin, rien non plus sur la sécurité et sur les rapports entre jeunes et policiers.

Pour résumer, ce sera bien un "énième plan". Et il est plutôt mal barré !

3 décembre 2007

Municipales : Ce que j'ai envie de dire

La voie est libre

J'aurais commis un lapsus ! Cela fait deux fois que La Provence fait allusion à un article que j'ai intitulé "La voie est libre" par clin d'œil au nom de l'émission de France 3 "La voix est libre". Si mon blog ne comportait aucun jeu de mots dans mes titres, je comprendrais que l'on cherchât à explorer mon inconscient.

Mais, étant linguiste par ailleurs, j'ai l'habitude de choisir mes termes et je m'efforce de redonner un attrait à toute prose en y glissant quelques malices susceptibles d'égayer les sens des lecteurs.

J'insiste donc. J'ai bien écrit "La voie est libre" dans le but évident de signifier que, vu la confusion qui règne dans la campagne électorale, il doit bien y avoir un chemin qui se distingue des autres. J'ai la faiblesse de penser que j'emprunte cette route plus claire et que les Axiois sauront éviter les embouteillages.

Le tourbillon et le point fixe

Précisément, depuis quelques semaines, on en voit de toutes les couleurs. On ne sait plus qui est qui, qui va avec qui, qui s'affiche avec qui, qui représente quoi, qui fait ami-ami avec qui, qui fait ennemi-ennemi contre qui, qui veut tuer qui, qui va faire son marché dans le panier des autres, qui va décrocher des postes…

Depuis quelques jours, ce jeu-là, qui consiste à changer de trottoir pour tenter de dénicher la meilleure place (me fais-je bien comprendre ?), vire au tourbillon. Et cela va s'accélérer dans les temps à venir. Mon petit doigt me dit que des revirements vont encore avoir lieu, que les coups tordus et les trahisons – que certains présenteront comme des actes sincères – n'ont pas atteint leur plénitude... de nausée.

Morale, s'il en fallait vraiment une : il ne faut pas monter sur le tourniquet, il faut essayer de le regarder tournoyer à partir d'un point fixe.

Les roitelets et le sceptre 

Je lis, ici et là, que la "raison" politique commanderait désormais de faire des choix incompatibles avec ses convictions antérieures – je n'ose pas dire de toujours.

J'ai la mémoire trop vive pour ne pas me souvenir de ces belles déclarations définitives proférées par quelques roitelets affirmant que leur engagement ne souffrirait jamais du moindre écart.

J'ai encore dans mes oreilles les mots durs que certains ont prononcés contre d'autres.

J'entends encore résonner des phrases jurées sur l'inflexible et indéfectible sens du combat fondé sur ses propres idées.

J'ai encore le tympan tintant des certitudes de ceux qui, pour rien au monde, n'abandonneraient les principes qu'ils disent les guider. Et qui, au premier petit sceptre espéré de pouvoir, agité devant eux, s'accommodent d'acquiescer, avec la même sincérité spontanée et touchante bien sûr, à leur parfait contraire.

Ce sont peut-être là les vertus de la révélation, à moins que ce ne soit le vice de l'opportunisme.

Si je m'en tiens aux réactions des électeurs que je rencontre, la supercherie n'a pas l'air de prendre. Dit autrement : il pourrait bien y avoir, le moment venu, des renvois de sceptre en pleine figure.

29 septembre 2007

Sarkozy ou l'idiome du village

Indéniablement, chaque prise de parole de Sarkozy provoque la curiosité. Comment s'y prend-il ? Certains adhèrent tout de go à sa prose mécanique. D'autres se déclarent agacés dès qu'il ouvre la bouche. J'ai entendu beaucoup de gens me dire : "Je ne le supporte plus."

Alors, comment fonctionne son discours ? Comment argumente-t-il ? Manipule-t-il ? Ne fait-il que parler ou dit-il vraiment quelque chose ? (Noter aussi son usage d'un langage bien "peuple" et d'un français plutôt bancal.)

Sur le site d'Arrêt sur images, la chroniqueuse Judith Bernard a tenté de percer le mystère. Voici ce qu'elle écrit. Une belle analyse, éclairante et jubilatoire… Prenons quelques minutes, c'est fin de semaine.

Fragments d’un discours hasardeux :

La rhétorique sarkozienne décortiquée

   Si vous l’avez raté (mais est-ce seulement possible ?), voici un tout petit digest de la prose présidentielle entendue le 20 septembre à la télévision. Une micro-dose de rhétorique sarkozienne, un échantillon de quelques minutes plongé dans mes petites éprouvettes perso.

   En réponse à la question de PPDA sur la prise en compte ou non de la pénibilité des tâches dans la réforme du régime des retraites, Sarkozy a commencé comme ça : ''Ecoutez : moi j’ai été élu par les Français pour résoudre les problèmes de la France. On m’a pas élu pour commenter les problèmes de la France ; on m’a élu pour trouver des solutions.''

   "Ecoutez" : ça commence avec un "phatique" (qui n’a d’autre vocation que d’assurer le contact, ça n’a aucune valeur informative - de même que l’explication à laquelle je me livre ici, que mes lecteurs fidèles connaissent par coeur).

   Phatique ultra-classique, qui présente l’avantage, par sa forme impérative, d’instaurer un léger, mais indiscutable, rapport de force entre celui qui le prononce et celui à qui il est adressé (c’est une forme adoucie de : "Fermez-la"), et de ne coûter à son locuteur aucun effort cognitif (pendant qu’il le prononce, lentement, automatiquement, il gagne du temps, et économise sa pensée, occupée à former la suite de la phrase : toujours ça de gagné).

   Rien là que de très banal : tous les politiques l’emploient, pour les mêmes raisons, avec les mêmes effets.

   Puis, vient cet éloquent préambule, spécifiquement sarkozyste : "On m’a pas élu pour commenter les problèmes de la France, on m’a élu pour trouver des solutions". En d’autres termes : refus de la politique du "commentaire", qu’on pourrait appeler la métapolitique, au profit de la politique de l’action. On observera que disant cela, Sarkozy COMMENTE les motivations supposées de ses électeurs et son propre projet politique : il fait donc exactement la métapolitique qu’il prétend récuser. Ça s’appelle une antiphrase : ou l’art d’affirmer une "vérité" que le contexte énonciatif dément formellement. C’est une aberration ; mais avec un peu d’aplomb, ça passe pour une évidence.

   Ça continue : "Les Français s’inquiètent du financement de leurs retraites", "c’est un problème depuis des années", "il y a des décisions qui n’ont pas été prises toutes ces années, eh ben il faut les prendre. Tranquillement, simplement". Tous ces énoncés n’ont aucune valeur politique dans le sens que Sarkozy vient de donner à sa fonction : ils ne formulent aucune solution. En dépit de son engagement initial, Sarkozy ne fait pas autre chose que commenter les problèmes des Français – et que dire alors de son engagement originel, celui du candidat promis au triomphe : "Je ferai ce que j’ai dit, je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas".

   A l’échelle de quelques phrases, et de quelques minutes, déjà, il n’y arrive pas (tout rhétoricien sait d’ailleurs qu’il est à peu près impossible de tenir ce genre de promesse, et qu’il vaut mieux s’abstenir de les faire).

   Et ça continue : "Je veux dire deux choses aux Français : d’abord il ne faut pas stigmatiser cette catégorie de Français (ie : les cheminots, les gaziers, les électriciens, les agents de la ratp : Sarkozy cite ces professions concernées par les régimes spéciaux, omettant évidemment d’évoquer les autres – on ne lui en voudra pas, personne n’en parle). Ils ne sont pas coupables". Manquerait plus que ça : voici donc que par cette réfutation saugrenue (qui a dit que coupables, ils l’étaient ???), il en fait des victimes de quelque stigmatisation qu’il viendrait protéger de sa magnanime autorité.

   La victimophilie présidentielle est donc si grande qu’elle est prête à s’inventer des objets là où nulle victime pourtant n’est venue se plaindre ? "Je veux dire", insiste-t-il, se livrant à un classique exercice de… métalangage, ou l’art de commenter sa propre énonciation. Sarkozy aime décidément beaucoup le méta, quoi qu’il en dise. Il aime aussi beaucoup l’autorité, la sienne surtout, puisqu’avec son adresse aux Français leur commandant de ne stigmatiser personne, Sarkozy est encore en train, l’air de rien, de donner un ordre (encore une forme adoucie de "Fermez-la").

   Il poursuit : "D’abord, il y a la pénibilité de leur travail, ensuite, il y a l’histoire des luttes sociales dans ce pays, ça compte, et lorsqu’ils ont été embauchés (à la ratp, à la sncf, etc), ils ont trouvé un régime, ils ont trouvé un statut : il ne s’agit pas de les accuser de quoi que ce soit".

   On aura compris que ces réfutations saugrenues ("il ne s’agit pas de les accuser") sont des tropes communicationnels : Sarkozy fait ici semblant de parler à la France qui stigmatise (dont il postule, sinon invente, l’existence), tandis qu’il parle en réalité aux supposés stigmatisés, dont il fait ses victimes protégées : c’est l’équivalent d’une caresse sur la tête prodiguée à tous les bénéficiaires de régimes spéciaux.

   Alors faisons le point : l’entretien est commencé depuis plusieurs minutes. Démarré en fanfare par le refus de la politique du commentaire, Sarkozy n’a pour l’instant fait que cela : commenter, commenter toujours, et il continue "Ils sont pas privilégiés parce que c’est des ptits salaires et que c’est des boulots qu’sont difficiles. Et j’voudrais vous dire une chose, c’est qu’j’ai pas oublié l’attitude de ces fonctionnaires lors de la tempête de 1999, on était bien contents de les trouver, les électriciens, lorsque tout s’était effondré, et j’ai pas oublié le courage des agents de la ratp lorsqu’il y a eu les émeutes de 2005". Stop.

   On aura bien sûr noté au passage le glissement progressif, comme lors de chacune de ses allocutions télévisées, de raccourci syntaxique en apocope syllabique, vers ce que j’ai appelé jadis la langue du peuple (ou comment Nicolas Sarkozy joue l’idiome du village). Ainsi se construit sinon l’image, du moins le bruit de l’homme proche du peuple que l’avocat d’affaires a si bien imprimé dans l’imaginaire collectif, par quoi il a pu faire croire qu’il était l’ami des petites gens.

   Mais, j’arrête là décidément parce que cette allocution comme toutes les autres, je n’ai pas pu l’écouter en entier. Je ne supporte pas, je ne supporte plus la parole politique qui fait du bruit du bruit du bruit avant de parler, si l’on peut appeler "parler" la livraison, en passant, de la fameuse solution dont Sarkozy prétend que c’est la seule chose qu’on attend de lui : la solution tout le monde la connaît (alignement des régimes spéciaux sur le régime général, transition aménageable dans le temps avec prise en compte de la pénibilité, sans préciser ni sous quelle forme, ni dans quelle mesure) – et l’on peine toujours à comprendre qu’il faille tout ce barnum rhétorique pour finir par dire ce que tout le monde savait déjà.

   Au fond, RIEN ne s’est véritablement dit dans le passage que je viens de décortiquer. D’où l’intérêt de le décortiquer : car pendant qu’il ne nous disait rien, mais qu’il parlait tout de même, Nicolas Sarkozy faisait non seulement de la politique (celle qu’il récuse, celle qui ne fait que blablater), mais surtout de la rhétorique, l’air de rien : flattant les uns, commandant aux autres, dominant chacun et parlant comme tout le monde, il faisait passer mille messages à la minute, mille massages imprimant doucement, "tranquillement, simplement" comme il répéta beaucoup ce soir-là, dans la masse molle de notre imaginaire l’empreinte forte, très forte, qu’il entend y laisser.

http://arretsurimages.net

31 juillet 2007

Régime indemnitaire : La décision du Tribunal

Des primes plus légales grâce aux corrections

Le Tribunal administratif de Marseille vient de me notifier sa décision au sujet de la refonte du régime indemnitaire des agents titulaires et stagiaires de la Ville d'Aix-en-Provence, dont je contestais la légalité de certaines mesures.

Rejetant mes ultimes demandes complémentaires d'amélioration du régime, il a cependant validé toutes mes analyses, observations et remarques initiales, formulées aussi bien lors des séances du Conseil municipal que par courrier au Sous-Préfet.

Le régime indemnitaire est donc largement corrigé suite à mes multiples interventions portant sur les aspects litigieux ou illégaux de la première délibération présentée par le Maire le 19 juillet 2004.

Je suis heureux de constater que le T.A. a rejeté toute condamnation de paiement de frais à mes dépens, une façon de reconnaître les avancées déterminantes que j'ai pu faire introduire dans le dispositif.

A mes yeux, il n'en reste pas moins que ce régime n'est pas encore tout à fait équitable et respectueux des agents. Et il sera du devoir de la prochaine municipalité de revoir les points pouvant encore être source d'arbitraires multiples et que nombre de personnels subissent à l'heure actuelle.

Comment cela a commencé

Le 19 juillet 2004, le Maire faisait voter, avec sa seule majorité, une délibération portant sur la refonte du régime indemnitaire des agents titulaires et stagiaires de la Ville. J'avais essayé d'attirer son attention sur la nature même du document en contestant les aspects litigieux ou illégaux du dispositif, à la fois du point de vue statutaire et sur les confusions et les contradictions qu'il entretenait à plusieurs égards.

Face au refus du Maire d'en tenir compte, j'avais donc décidé de saisir les autorités compétentes pour faire toute la clarté. En date du 20 juillet, je demandais au Sous-Préfet de faire annuler la décision.

En première réponse, le 6 août, il accusait réception précisant qu'il faisait "procéder à l'examen attentif de la légalité de cet acte." Puis, le 17 septembre, un autre courrier préfectoral me confirmait qu'il avait adressé "une lettre d'observations au Maire".

A la même date, je déposais une requête en annulation de la délibération auprès du Tribunal administratif de Marseille.

Ce que dit la loi

Le régime indemnitaire (part variable des salaires sous forme de primes, s'ajoutant à la part fixe) des fonctionnaires territoriaux est fondé sur une loi de 1984.

Un décret d'application de 1991 prévoit que sa mise en place doit faire l'objet d'une délibération qui détermine plusieurs éléments : les bénéficiaires du régime, la liste des primes instituées dans la collectivité, le taux ou le taux moyen retenu pour chaque prime dans la limite des maxima prévus (les primes de l'Etat servant de référence), les conditions d'attribution des primes, à savoir la périodicité des versements et les critères de variation des attributions individuelles.

Des dispositions contestables

Le sujet est fort complexe. Et même si une mise à plat des conditions antérieures appliquées à Aix était nécessaire, il fallait scrupuleusement tenir compte des nouvelles dispositions, dans le cadre strict de la loi.

Je rappelle ici les points principaux que j'avais contestés :

Ÿ Une indemnité dite de "grade et de fonction" est instaurée. En plus, la Ville crée des "groupes de fonctions" (une sorte de classement), ce qui est de nature à introduire une confusion car il confie à l'autorité le soin de fixer par arrêté individuel le montant par agent, sans critères précis définis ou proposés au conseil municipal.

Ÿ La délibération met en place un système qui conduit à faire exercer des fonctions par des agents dont le grade n'est manifestement pas prévu à cet effet dans son statut particulier. C'est en quelque sorte un mélange des grades et des fonctions à exercer, allant jusqu'à laisser au Maire la possibilité de nommer "un agent à un poste non ouvert à son grade" et même à l'autoriser à majorer sans limite l'indemnité de grade et de fonction selon les besoins de recrutements de la collectivité. A mes yeux, de telles mesures entraîneraient une rupture avec le principe d'égalité entre les agents.

Ÿ Les emplois "fonctionnels" (emplois de direction générale) n'ont plus de référence clairement affichée quant aux variations de leur situation indemnitaire ; le plafond est connu mais pas le plancher.

Ÿ Pour les titulaires sur des postes de direction, des indemnités peuvent être calculées sous forme de "fourchette", mais les taux ne répondent pas à une logique claire.

Ÿ Il est introduit la possibilité de réduire ou de supprimer une prime "au vu de la manière de servir de l'agent ou de sanctions disciplinaires devenues définitives". La manière de servir n'est déterminée par aucun élément objectif, comme la notation par exemple. Dans le cas où il s'agirait d'une conséquence de la sanction disciplinaire, la durée de la mesure n'est même pas précisée.

Ÿ La délibération propose de prendre en compte tous les agents de la Ville mais elle exclut les agents en longue maladie. Tout comme il paraît inconséquent d'annoncer, par exemple, une future délibération pour la mise en place de l'indemnité pour la Police municipale. Enfin, il est prévu aussi de mettre en place une "prime de mobilisation", mais, elle aussi, par une délibération ultérieure.

C'est par ces motifs et pour les risques induits par certaines mesures non statutaires ou revêtant un caractère subjectif que j'avais fait appel à la loi.

Un écran de fumée

Après une autre délibération présentée le 4 octobre 2004 et s'ajoutant à celle du 19 juillet 2004, le dossier sur le régime indemnitaire des agents municipaux revenait devant le Conseil municipal le 31 janvier 2005. Et pour cause.

Alors que le Maire avait refusé d'entendre mes mises en garde sur certaines mesures illégales, m'assurant que tout était clair et transparent, le Sous-Préfet lui faisait obligation de se conformer à la loi.

La délibération du 31 janvier modifiait la quasi-totalité des points que j'avais soulevés. Elle prenait donc en compte les importants et nombreux motifs qui m'avaient conduit à refuser de voter les précédentes délibérations. Les employés municipaux auront donc un statut mieux protégé et, cette fois-ci, en phase avec la loi.

Cependant, j'avais estimé que le nouveau projet, sorte de fourre-tout, n'annulait pas complètement le précédent qui continuait de produire ses effets dans certains de ses aspects illégaux.

A mes yeux, cela pouvait créer une nouvelle source de trouble et provoquer une instabilité juridique sur la rémunération des agents municipaux et leur situation indemnitaire. Pas d'état des lieux, pas de calculs des nouveaux droits reconnus aux personnels, pas de mention de l’avis du Comité Technique Paritaire, qui est une formalité nécessaire, mais allusion à une étrange Commission consultative au niveau de la Direction générale, pas de coût annoncé en année pleine de l'ensemble du dispositif.

C'est ce qui avait motivé ma démarche de dépôt d'un complément de requête au Tribunal administratif.

Après l'audience, le verdict

Le 28 juin 2007, le Tribunal administratif de Marseille a examiné l'ensemble de mes requêtes visant à faire annuler les délibérations sur le régime indemnitaire des personnels municipaux. Il a fallu trois ans pour que l'audience soit enfin inscrite à l'ordre du jour, la Ville ayant pris son temps en ne répondant jamais dans les délais imposés par le greffe !

A l'audience, la Commissaire du gouvernement a limité ses conclusions aux modifications déjà apportées en cours de route et n'a pas mentionné la décision du Président du T.A. de recourir pourtant à un moyen relevé d'office, "la rétroactivité illégale" d'une des délibérations.

La décision finale du 12 juillet 2007 a donc entériné le fait que mes observations initiales avaient permis de corriger la délibération du 19 juillet 2004 de manière conséquente. S'appuyant sur cet argument central, le T.A. a estimé que mes ultimes demandes étaient de moindre portée et devaient être rejetées. C'est la décision qu'il m'a notifiée.

Ma conclusion

Quand on voit combien la délibération initiale était dangereuse pour les employés, j'estime que les valeurs d'équité et de respect des statuts de la Fonction publique ont pu, principalement, être sauvées, par exemple,  au regard de :

Ÿ l'arbitraire en matière de majoration sans limite de l’indemnité de grade et de fonction qui était laissée au maire : ceci supposant que, à enveloppe financière contrainte, il s’agissait, pour donner beaucoup à certains, de ne donner quasiment rien à beaucoup,

Ÿ l'absence de critère permettant au maire d’arrêter le taux de l’indemnité attribuée à chaque agent,

Ÿ la possibilité laissée au maire de nommer un agent sur un poste de responsabilité a priori non ouvert à son grade (!) dans le tableau définissant le régime indemnitaire par grade et groupe de fonction,

Ÿ l'exclusion du régime indemnitaire pour les agents en longue maladie, qui ont donc retrouvé leurs droits,

Ÿ la mise en place d'une "double peine" par exclusion du régime indemnitaire pour les agents ayant eu une sanction disciplinaire déjà "purgée".

A l'issue de cette longue procédure, outre les effets bénéfiques qu'en retireront les employés de la Ville, ce qui était le but recherché, je voudrais simplement exprimer ici deux sentiments personnels, celui du devoir accompli et celui d'avoir exercé pleinement, en conscience et avec les moyens de droit, ce pour quoi les électeurs m'ont mandaté : mon travail d'élu de la République.

5 juillet 2007

Carte scolaire : Ce n'est pas encore la ruée

Après l'expiration du délai fixé au 30 juin aux parents pour la demande de dérogations à la carte scolaire, on a une première idée des évolutions de situations.

Pour l'académie d'Aix-Marseille, 30% des effectifs relèveront des mesures de désectorisation (y compris les dérogations habituellement accordées en raison de "couples multiples" et des bourses sur critères sociaux).

Pour le niveau de sixième, l'augmentation est de 18% dans les Bouches-du-Rhône.

Pour la classe de seconde, au niveau de l'académie, 2.950 dérogations ont été demandées (contre 2.752 en 2006 et 2.923 en 2005).

Quelques académies de la région parisienne ont aussi commencé à faire connaître des bilans quelque peu contrastés.

Ainsi, la Seine-Saint-Denis, département souvent montré du doigt pour ses établissements "ghettos", n'enregistre paradoxalement que 300 demandes supplémentaires de parents par rapport à l'an passé.

Seul le Val-d'Oise a été submergé. Plus de 1.400 demandes ont été déposées contre 400 en 2006. Si les demandes pour les collèges devraient recevoir satisfaction à 80%, ce n'est pas le cas des dossiers de lycéens de ce département.

Les Hauts-de-Seine et l'Essonne ont constaté une augmentation mais pas une explosion. Paris ne recense que 200 demandes supplémentaires (au total 2.600 contre 2.400 l'an dernier).

En Seine-et-Marne, quelque 800 demandes ont été enregistrées contre 600 l'an passé.

Attendons de voir le reste de la France.

5 juillet 2007

Questions de goût, de son et de couleur

La statue de Cézanne au fond du jardinet

Le créateur de la statue de Paul Cézanne n'est pas content. Il trouve qu'en déménageant de l'office de tourisme vers le jardinet de la Rotonde, son œuvre ne va pas être valorisée. Les passants ne pourront l'admirer que d'un côté car les plantations en cacheront une bonne partie. Pauvre Cézanne, cette fois-ci, c'est la nature "vivante" qui aura sa peau.

Grand Théâtre : Le son n'est pas bon

L'acoustique de la salle de spectacle n'est pas bonne. L'âge n'aidant pas, j'ai d'abord pensé que mes tympans me jouaient un mauvais tour, par surprise. Mais en discutant avec des personnes présentes samedi soir au concert d'inauguration, j'ai bien été obligé d'admettre que mes membranes auditives sont encore d'excellente qualité. Tout le monde a confirmé qu'on n'entend pas bien. Personnellement, je trouve que le son est clair, mais loin. Lisant la presse, j'ai été conforté dans mon impression, des journalistes ont dit encore plus de mal que je ne le fais ici. A bon entendeur, salut.

La tour est toujours rouge, et Joissains ?

Parlons encore un peu de la tour rouge de Sextius-Mirabeau. Joissains en avait un foin lors des élections municipales de 2001. La tour est toujours là et Joissains aussi (mais, cette dernière, peut-être pas pour encore longtemps). On apprend que des problèmes juridiques liés à un certificat de conformité ont tout compliqué et que la tour risque de ne pas changer de couleur avant belle lurette. En revanche, Joissains devrait être rouge de honte de s'être avancée aussi imprudemment dans cette annonce intempestive bel et bien électorale.

Et comme pour donner des leçons, il faut se lever tôt le matin, pourquoi Joissains a-t-elle laissé sans moufter autant un bâtiment scolaire privé situé sur le boulevard Aristide-Briand repeindre sa grande façade d'une couleur écarlate à vous crever les rétines ? Qui peut répondre ?

2 juillet 2007

Centre ville : Les CIQ mécontents

Huit comités d'intérêts de quartiers du centre ville d'Aix ont clairement fait connaître leurs critiques et leurs souhaits.

Dans un article de presse, ils ont rappelé les questions toujours posées, jamais satisfaites.

Sécurité, occupation de l'espace public, propreté, hygiène, nuisances sonores, tout y est. Sans oublier la difficulté d'avoir un interlocuteur municipal unique pour appréhender les problèmes de manière globale et effectuer un suivi sérieux des décisions prises ou à prendre.

Aix a la chance d'avoir de nombreux CIQ. Pourquoi ne les associe-t-on pas tous régulièrement au processus d'écoute et de dialogue ? La municipalité serait-elle la seule à détenir des vérités… contre les citoyens ?

27 juillet 2007

Universités : Christiane Taubira dans le débat

Intervention de Christiane Taubira, députée PRG, à l'Assemblée nationale le 23 juillet 2007. Un moment de pur bonheur dont on aurait tort de se passer… Excellence garantie !

   Je me suis demandée pourquoi cette réforme, qui avait été annoncée avec tant de fracas, traitait des universités – au pluriel, et en minuscules – plutôt que l’université, au singulier et en majuscule ! Et la réponse, évidente, est à trouver dans le texte lui-même, puisqu’il est dépourvu de toute ambition.

   Il n’exprime en effet aucune exigence véritable d’égalité des chances et des choix. Et lorsqu’il est question de missions, elles ne sont exprimées qu’en termes très généraux.

   L’université vient de loin. Sa première organisation globale remonte à 1806, soit cinq siècles après la création de la Sorbonne, collège fondé – il est opportun de le rappeler – pour faciliter l’accès au savoir d’étudiants pauvres. Il y a deux siècles, l’université était chargée de l’enseignement et de l’éducation publique dans tout l’Empire. Surtout, elle a reçu l’injonction de "diriger les opinions politiques et morales". Quelques années plus tôt, Condorcet avait pourtant souhaité que l’instruction publique, identique pour les garçons et pour les filles, "formât des citoyens difficiles à gouverner".

   L’université dont nous débattons aujourd’hui semble tout aussi éloignée de ces préoccupations d’humanisme et d’universalisme au sens latin, qui postule littéralement de "mettre les communautés toutes ensemble", que des questionnements sur son idéal, sa vocation de lieu où règne l’effervescence d’un savoir qui se confronte, se partage et s’aguerrit à l’épreuve des défis qui lui sont posés. Gros mots, sans doute, puisqu’il semble qu’il n’y ait rien de plus glorieux que le souci prosaïque de la gestion et de la gouvernance.

   Il ne s’agit donc pas de refonder l’université : nous prenons acte de la modestie du projet. Vous êtes partie à bride abattue sur l’autonomie. Le texte y renonce finalement, même si vous y êtes longuement revenue dans votre discours.

C’est la loi du 25 juillet 1885 qui a posé pour la première fois le principe de l’autonomie, essentiellement financière puisqu’il s’agissait de pouvoir disposer des fonds des collectivités territoriales.

   Le texte s’intitule finalement "libertés des universités" – un pluriel dont on se réjouirait s’il révélait une véritable prise en considération de la diversité des besoins et des territoires, et nécessairement un engagement en faveur d’une péréquation. Mais de tout cela, vous ne dites mot ! Le Gouvernement paraît bien plus pressé de se débarrasser des enseignants qui approchent de l’âge de la retraite, du budget, de l’immobilier, de la pédagogie, de l’opinion des universitaires, des étudiants remuants ou étrangers – quitte à compromettre l’influence de la France dans le monde.

   Ce texte fourmille de mesures et de procédures – jusqu’à plus soif. Mais il y manque la garantie que la puissance publique assurera sur l’ensemble du territoire un égal accès à l’enseignement supérieur, quels que puissent être les conditions sociales, les recettes fiscales locales, l’éloignement des mégapoles et l’intégrale attractivité des territoires.

   Vous avez avoué au Sénat découvrir à quel point la situation des outremers était spécifique. Je ne m’en vexerai pas – il y a longtemps que nous avons cessé d’être susceptibles – mais permettez-moi de vous dire que si les gouvernements savaient s’adosser à la présence française aux Amériques, dans la Caraïbe, dans l’Océan indien et dans le Pacifique, ils sauraient mieux saisir les thématiques du déplacement des centres d’échanges et de circulation des informations, des connaissances, des technologies et des hommes.

   Ils y trouveraient la veine et les élans permettant d’apporter les meilleures réponses aux nécessités de modernisation, de repenser les relations entre le savoir et le pouvoir, la liberté du corps professoral et les problématiques pédagogiques… Ils pourraient aussi aider le pays à prospérer dans l’espace européen, l’arrimer aux nouveaux essors géopolitiques et l’entraîner dans des audaces fécondes.

   Au lieu de cela, vous cédez à la tyrannie de l’arithmétique ! Et lorsqu’on vous parle d’une université en Guyane, qui pourrait rayonner sur le bassin amazonien, vous répondez qu’il y a 1.500 étudiants – 2.000 en réalité, si l’on inclut ceux qui sont en formation continue comme le prévoit l’article premier de votre texte. Mais lorsque Philippe Auguste a accordé la Charte de l’université en 1200, il y avait 10.000 étudiants pour 200.000 habitants.

   Nous sommes 200.000 en Guyane : qu’est-ce qui empêche 10.000 jeunes d’avoir envie d’étudier ? C’est l’enseignement secondaire qui éjecte prématurément ces adolescents vers la vie active, de toutes les activités – spatiales, minières, forestières, pétrolières, écologiques – qui leur sont interdites.

   Permettez-moi aussi de vous rappeler que l’université du Pacifique a été créée en 1987 avec deux pôles éclatés, la Nouvelle Calédonie et la Polynésie. En 1989, elle a été dissoute pour en créer deux : il arrive que la géographie finisse par avoir raison de la bureaucratie, qui ignorait superbement les six heures de vol qui séparent ces deux territoires, sans parler de leurs trajectoires culturelles et historiques…

   La démocratie périt de ces proclamations bavardes suivies d’actes modestes, qui laissent fleurir les injustices. Elle périt de ces rodomontades dans les annonces et d’un effacement dans les décisions, de cette vanité dans les intentions et d’un défaut d’orgueil dans l’action. Albert Camus faisait dire à Caligula "à quoi sert le pouvoir, si ce n’est donner ses chances à l’impossible ?" Pour ma part, j’en ai assez de ces gouvernements modestes !

23 juin 2007

Gauche aixoise : Quel pari stratégique ?

La défaite de la gauche en 2001, à 550 voix près, a créé un clivage de plus en plus visible depuis deux ans au sein du parti socialiste. D'un côté, l'axe Michel Pezet soutenu par Jean-François Picheral et André Guinde. De l'autre, l'axe Alexandre Medvedowsky estimant représenter la gauche.

Les déclarations dans la presse, les sphères qui s'organisent autour de chacun des deux candidats semblent écarter la possibilité d'un travail en commun. Les différences portent sur leurs positionnements au sein de l'échiquier politique mais aussi sur des antagonismes plus personnels.

Les plus récentes déclarations d'Alexandre Medvedowsky, après son échec aux législatives avec un score de 45%, ne laissent pas de doute sur sa volonté d'être candidat à la mairie si le parti socialiste lui accorde l'investiture.

Le communiqué de presse publié jeudi par Michel Pezet formalise sa volonté d'être candidat tout en précisant les contours de son positionnement de gauche allié au centre sur la base d'un projet fédérateur plus transversal.

Dans les deux cas, cela ressemble à un pari stratégique dont la réussite dépendra aussi de l'état de la droite.

23 juin 2007

Qui sera maire d'Aix en 2008 ? (5…)

A Aix, ces 40 dernières années, aussi paradoxal que cela puisse paraître, au total, la gauche a exercé le pouvoir municipal pendant 23 ans et la droite seulement 17.

Après la très longue période du maire Henry Mouret, élu de 1945 à 1967, le socialiste Félix Ciccolini a exercé deux mandats jusqu'en 1978. Ce fut une période où Aix se distingua par une succession d'annulations des élections.

En 1983, année où fut appliquée la réforme du mode de scrutin voulue par François Mitterrand, permettant à l'opposition d'être représentée, deux listes de gauche, l'une menée par Jean-Pierre Rozan, socialiste qui a ensuite rejoint le RPR (!) et l'autre par l'avocat Yves Kleniec, plus à gauche, ont été battues mais ont obtenu 14 élus.

La gauche est revenue à la mairie pour deux mandats, de 1989 à 2001, grâce à Jean-François Picheral qui fut le premier adjoint de Félix Ciccolini. Les mandats des deux maires de gauche n'ont pas eu à souffrir de remous politiques internes saillants.

Sur ces bases, Aix a connu deux périodes de mutations et de renouveau démographique et urbanistique. L'arrivée des rapatriés d'Algérie a accéléré la construction d'Encagnane et le lancement de l'urbanisation du Jas de Bouffan. Les années 90 ont été fastes pour le développement économique qui a vu plus de 10.000 habitants s'installer à Aix et qui a permis de promouvoir une politique d'équipements structurants.

Aujourd'hui encore, l'essentiel des grands projets qui trouvent leur achèvement (centre chorégraphique, salle de spectacles, musée Granet, Sextius-Mirabeau…) ont été décidés et lancés par Jean-François Picheral.

Et maintenant que va faire la gauche ?

L'analyse objective des conditions de chaque victoire de la gauche montre que les Aixois ont fait confiance à des équipes positionnées à gauche et au centre par le biais de représentants de la société civile, porteuses de grands projets de développement économqiue, urbanistique, culturel et social.

Pour 2008, et après les évolutions politiques des élections nationales que nous venons de vivre, la question sera de savoir si ce schéma est toujours viable pour une reconquête de la mairie.

A ce jour, deux voies se dessinent : l'une visant une union de toute la gauche, prônée par Alexandre Medvedowsky, et l'autre souhaitant une alliance transversale avec la gauche, le centre et la société civile, défendue par Michel Pezet, soutenu par Jean-François Picheral et André Guinde.

Les autres formations de gauche (PRG, Verts, PCF, extrême gauche) n'ont pas fait connaître leurs préférences officielles. Quant au MoDem, le positionnement de François-Xavier de Peretti, candidat déclaré à la mairie, aura une importance déterminante pour la dynamique qui pourrait s'engager contre la municipalité sortante.

En résumé, pour l'ensemble des forces de gauche, du centre et de droite, s'achemine-t-on vers une triangulaire ou plus ? Y aura-t-il une ou deux listes à gauche, une ou deux listes à droite ? Le centre, lui, semble bien devoir être l'arbitre…

On me permettra d'ajouter ici, à titre personnel, que j'ai connu les six maires de l'ère moderne et siégé dans les trois dernières municipalités mais toujours du même côté. On m'autorisera aussi à exprimer ma profonde gratitude et ma sincère amitié à l'endroit de deux grandes personnalités qui me sont chères et auprès desquelles j'ai beaucoup appris. Je dois au bâtonnier Yves Kleniec de m'avoir accordé le premier sa pleine confiance et à Jean-François Picheral de m'avoir fait l'honneur de pouvoir servir à ses côtés.

(La série "Qui sera maire d'Aix en 2008 ?" comporte 5 articles datés du 19 au 23 juin. Evidemment, je ne manquerai pas de publier d'autres articles au fil des jours en fonction l'activité liée aux municipales.)

16 juin 2007

Joissains avait dit que…

Joissains avait dit que toutes les écoles avaient été sécurisées. Le dernier exemple des dangers que craignent les enfants et les parents de l'école Joseph d'Arbaud au Jas de Bouffan montre qu'il n'en est strictement rien. Faut-il aussi rappeler le nombre impressionnant d'incendies, d'actes de vandalisme, de vols et de dégradations subis ces trois dernières années dans nos établissements scolaires ?

Joissains avait dit qu'elle allait ramener la sécurité partout à Aix. Est-ce aussi sûr ? Depuis qu'elle est maire, on n'a jamais vu autant de braquages de banques et de commerces, d'agressions dans les rues et d'actes de délinquance en tous genres. Les Aixois qui en ont été les témoins peuvent-ils à ce point avoir la mémoire courte ?

Joissains avait dit qu'elle vendrait les logements HLM à leurs locataires. Non seulement, elle n'en a rien fait mais, en plus, elle n'a pas entretenu le patrimoine immobilier de l'OPAC et n'a construit que douze logements sociaux publics en six ans. Est-ce celà une politique volontariste ?

Joissains avait dit que les employés municipaux étaient bien traités. La dernière manifestation organisée vendredi en mairie a montré le contraire. Les personnels ont pointé les disparités criantes créées par un régime indemnitaire inéquitable touchant notamment les catégories les moins élevées. Cela ne s'appelle-t-il pas faire "deux poids, deux mesures" ?

Tant qu'il en est encore temps, on peut utilement relire l'exécrable bilan de

                         

"Joissains, députée de l'extrême, maire à la traîne…" :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/06/08/5228131.html

16 juin 2007

Dimanche, le vote à gauche, c'est…

Ce dimanche 17 juin, le vote nécessaire n'est assurément pas à droite. Des électeurs de gauche ont manqué à l'appel dimanche dernier.

Alors, il ne faut surtout pas laisser passer cette dernière occasion d'être doublement utile et efficace : se rendre impérativement au bureau de vote et voter à gauche !

Pour Aix, les deux candidats qui ont mes faveurs sont :

                            

Gaëlle LENFANT

et

Alexandre MEDVEDOWSKY

                  

soutenus par toutes les forces de progrès.

Votons pour la compétence.

19 juin 2007

Qui sera maire d'Aix en 2008 ? (1)

A Aix et en Pays d'Aix, l'élection présidentielle et les législatives ont donné des majorités à droite. Soit. Mais ont-elles la même signification ? Je n'en suis pas persuadé car les deux échéances recèlent de subtiles différences.

On a pour habitude de comparer les chiffres des élections de même nature. Et, dans le temps, d'analyser les évolutions de l'électorat dans un sens ou dans l'autre et de relever les tendances qui semblent se faire jour, qui feront peut-être les résultats des votes suivants.

On y adjoint parfois, à juste titre, des considérations liées à telle ou telle personnalité, à son implantation ou à son positionnement, voire à ses bilans.

Or, en politique, une règle est sûre : aucune élection ne ressemble à une autre. Et quand les résultats paraissent proches, les raisons ne le sont pas forcément.

Scrutons les scrutins à Aix

Pour la commune d'Aix, aux deux tours de la présidentielle, la participation a été très forte : au premier avec 82,75% et 84,33% au second.

Pour les deux tours des législatives, pour les parties aixoises des 11e et 14e circonscriptions, la participation a énormément chuté pour atteindre une moyenne de seulement 56%, soit environ une baisse de 27% !

A quoi il faut ajouter environ 3,50% de votes blancs ou nuls (une aggravation de 2%) ! L'analyse des résultats par bureau montre que, au premier tour, les abstentionnistes étaient plutôt de gauche et, au second, plutôt de droite (même tendance qu'au niveau national) sans savoir si les abstentionnistes du second tour sont les mêmes qu'au premier.

Autre point à prendre en compte, au premier tour de la présidentielle, François Bayrou a atteint près de 20% alors qu'au premier tour des législatives, les candidats aixois du MoDem ont obtenu une moyenne de 9%, soit un score divisé par deux avec près d'un tiers qui a alimenté l'abstention ou les votes blancs ou nuls au second tour.

Au premier tour, avec beaucoup moins de votants, les pourcentages de Christian Kert et de Maryse Joissains sont meilleurs que ceux de Nicolas Sarkozy. Pour la gauche, avec moins de votants aussi par rapport à Ségolène Royal, les pourcentages de Gaëlle Lenfant sont inférieurs et ceux d'Alexandre Medvedowsky supérieurs.

Au second tour, Christian Kert fait un score de 57,30% et Maryse Joissains de 56,40% (moyenne des deux : 57%). Gaëlle Lenfant totalise 42,70% et Alexandre Medvedowsky 43,60% (moyenne des deux : 43%).

Les duels droite / gauche font donc bien apparaître les rapports de force mais ils ne sont pas le calque exact des rapports interprétés au niveau national. On ignore, entre autres, le "jugement" de tous ceux qui ne se sont pas exprimés sur des candidats ou sur leurs représentants que l'on devrait retrouver aux municipales.

                      

Que peut-il se passer aux municipales ?

                        

Les choses fonctionneront-elles de la même manière pour les municipales ? J'ai la conviction que non.

L'élection municipale est un scrutin d'une tout autre nature. La participation y est toujours très forte. Les électeurs sont plus proches de leurs élus et les enjeux sont locaux. Ils se préoccupent des projets de leur commune et ils expriment un vote spécifique lié aux personnes susceptibles de les mener à bien.

Par ailleurs, le vote n'est pas uninominal, il s'effectue par listes. Le système est dit majoritaire et proportionnel. Au second tour, plusieurs listes peuvent se qualifier (les mêmes qu'au premier tour ou des listes ayant fusionné entre les deux tours).

Les résultats peuvent varier selon qu'il s'agit d'un duel ou d'une triangulaire, voire d'une quadrangulaire. Dans ces derniers cas de figure, il n'est pas nécessaire d'obtenir plus de 50%, il suffit d'avoir fait le meilleur score pour obtenir une majorité de sièges.

Enfin, il faut garder à l'esprit que les rivalités ou dissensions possibles – à Aix, aucun camp n'est épargné par des ambitions divergentes – peuvent motiver des alliances ou des recompositions politiques nouvelles qui pourraient bien s'inscrire dans la lignée de celles constatées lors de ces dernières élections nationales.

Des tabous étant tombés, tout devient possible…

(La suite demain)

4 mai 2007

Des brèves où pleuvent les coups tordus

Confusion de genre

Lors du premier tour, la presse a publié une photo saisie sur le vif montrant une situation surprenante. On voyait un certain nombre de personnes autour de Joissains au moment de l'annonce des résultats à la télévision. Le score de Sarkozy à Aix y était applaudi. C'est de bonne guerre. Que des élus réagissent ainsi, rien d'anormal. Mais que le directeur général des services municipaux, homme neutre par définition, soumis à l'obligation de réserve, à la tête des employés de la ville, se laisse photographier en train de taper des mains pour le candidat soutenu par le maire est plutôt choquant. La séparation des fonctions n'est pas respectée et cela n'est pas sain. Je suis surpris que le maire ne prenne aucune mesure pour empêcher ce mélange des genres et cautionne une telle dérive.

Joissains radicale ? Je ris

Mais à qui Joissains fera-t-elle croire qu'elle serait radicale ? Si elle le fut il y a trente ans, ce n'est plus le cas à présent. Pour quelqu'un qui est membre de l'UMP, un parti qui fait en permanence la retape des idées et des électeurs du Front national pour les recycler par calcul politique, ce n'est pas glorieux. Le radicalisme, c'est l'humanisme et la solidarité, pas la haine et l'exclusion. Par certains côtés, Joissains n'a vraiment rien à envier aux attitudes extrêmes de Sarkozy. Que les Aixois le sachent.

Le maire de Venelles fait dans la génuflexion

A l'UMP, on fait n'importe quoi et un fait récent en apporte une nouvelle illustration. Jean-Pierre Saez vient de commettre aussi une confusion de genre plutôt choquante. Faisant fi de sa neutralité républicaine et des principes de laïcité, il a adressé des vœux de rétablissement à Ariel Sharon via un site Internet dédié à cet effet, pour le retour aux affaires de l'ancien premier ministre... plongé dans un coma profond irréversible. Il l'a fait en termes religieux, sous forme de prière. S'il l'avait fait à titre personnel, cela aurait relevé de son simple droit à la liberté de conscience. Mais non, il a posté un message en signant en tant que "maire de Venelles et vice-président de la Communauté d'agglomération du pays d'Aix" ! Rien à envier à Joissains non plus, elle qui porte une énorme croix ostentatoire à la poitrine.

Inversion de votes

La même Joissains croit pouvoir déduire que les résultats nationaux de la droite à Aix sont des votes en sa faveur. Elle est dans l'illusion. Un vote local n'a rien à avoir. Pour mémoire, en 1995, les Aixois ont voté majoritairement pour Chirac. Un mois après, ils votaient Picheral pour un nouveau mandat de six ans. A méditer…

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