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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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28 mai 2007

Dessine-moi les règles du commerce

Plan de Campagne : L'arnaque continue

La farce continue. A l'exception d'une boutique de prêt-à-porter logée dans la galerie Avant Cap qui a baissé le rideau tout en ayant une dérogation préfectorale (certains disent que la marque Mango va transférer son activité à Marseille, la rue de la République ayant le droit d'ouvrir le dimanche), la plupart des commerces dont les autorisations ont été suspendues ont contrevenu à la loi en ouvrant encore dimanche, bien que passibles d'une amende de 1.500€ par salarié.

Pour se faire plaindre, les responsables de ces commerces distillent des chiffres – toujours à la louche, sans possibilité de vérifier – sur leurs prétendues pertes. Comme pour montrer l'irrationnel qui recouvre la situation ubuesque de la zone commerciale, les syndicats font remarquer que Saint-Maclou, qui a fermé le dimanche, a vu ses bénéfices en hausse de 18%. L'arnaque au code du travail se poursuit dans le flou.

Les forains du cours Mirabeau n'ont pas "marché"

Pour cause de fête sur le cours Mirabeau et d'installation prématurée des dispositifs scéniques, samedi, nombre de forains ont été priés de dégager leurs étals. La politique des emplacements des marchés est devenue un vrai problème. La règle, si l'on peut dire, est celle de la géométrie variable. Comment donc travailler plus pour gagner plus s'il faut sans cesse changer de place ? Les forains rejetés n'ont pas marché et ont remballé leurs affaires. Avec pertes de bénéfices.

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27 juin 2007

Assemblée nationale : Un groupe socialiste et radical

Après avoir étudié diverses hypothèses, les députés PRG siègeront avec ceux du PS, sur la base d'un accord politique, au sein du groupe socialiste, radical et apparentés à l’Assemblée nationale comprenant entre 200 et 205 membres.

Cette option donne au PRG l’autonomie administrative et politique qui permettra au Radicalisme d’exister pleinement au cours de cette législature.

En effet, au sein de ce groupe, les 10 signataires PRG (8 PRG et 2 élus d’outre-mer) constituent un groupe autonome dont le responsable est Vice-Président du groupe commun.

L’autonomie politique du groupe est notamment assurée par la liberté de vote, les questions au gouvernement, les questions orales, un poste de secrétaire au sein du bureau de l’Assemblée et un poste de Vice-président au cours de la législature.

L’autonomie administrative est assurée par la mise à disposition de moyens matériels, financiers et humains. En obtenant cette autonomie administrative et politique, les Radicaux de gauche ont choisi la voie de la cohérence, celle des accords conclus à l’occasion des dernières échéances électorales.

Cette situation est radicalement plus favorable que celle de la législature précédente.

26 juin 2007

De quoi donner le mal de maire

On s'aime, donc on s'évite

Lors de manifestations, la tâche des photographes va être de plus en plus rude pour réussir à immortaliser ensemble certains élus de l'équipe municipale.

Ainsi, ce dimanche au tournoi foot qui s'est déroulé au Creps, quand Joissains est venue, elle n'a pas eu la chance de rencontrer Genzana et Salord qui ont programmé leur visite pour... après son départ.

Que c'est triste quand même après s'être tant aimés ! Mais, ils auront une occasion de se rattraper en se revoyant lors de leur affrontement "amical" aux municipales dans deux listes séparées.

Les pochades de Joissains

Joissains n'a pas été aimable à l'égard de son président chéri. Elle a qualifié de "gadgets" la pléthore de nominations de secrétaires d'Etat. Je n'ose pas imaginer une jalousie quelconque de n'avoir toujours pas obtenu le moindre strapontin gouvernemental.

Jamais avare de traits d'esprit singuliers, elle a aussi parlé de "hochets" pour décrire l'ouverture et certains recrutements dans d'autres camps politiques.

Petit rappel : en 2001, pour constituer sa propre liste d'origine, Joissains est allée faire ses courses dans les rayons des autres partis pour y dénicher des élus dont plus personne ne voulait.

Miroir, miroir, peux-tu me rappeler si je ne devrais pas avoir honte de mes pochades ?

Les antennes relais ont émis un message

Il y a huit mois que le problème a été posé. La commission sur le principe de précaution concernant les antennes relais avait été créée il y a plus de deux mois. La première réunion n'a abouti à rien car certains invités n'avaient pas été officiellement informés.

Ce même 6 juin donc, Joissains demandait une nouvelle réunion dans les dix jours. Ben voilà, elle aurait dû dire trois dix jours. La nouvelle date de réunion a en effet été programmée pour le 6 juillet.

Allo, allo, je ne vous entends pas, y a comme de la friture sur les lignes…

2 mai 2007

Pour ouvrir l'œil

Je vous propose de voir la deuxième partie de la vidéo "La France d'après", un document qui tient ses promesses.

http://www.dailymotion.com/video/x1u8aq_la-france-dapres-2

Et, pour ceux qui ont raté la première partie de la vidéo d'anticipation de la France voulue par le candidat UMP :

http://www.dailymotion.com/video/x1sxzw_la-france-dapres

Je conseille aussi de lire avec intérêt le blog de Jean Véronis, Professeur de linguistique et d'informatique à Aix-en-Provence, qui scrute chaque jour la campagne électorale à travers les technologies du langage. Formidable et passionnant.

http://aixtal.blogspot.com

27 avril 2007

Qu'on apporte une autre soupière pleine…

Députés UDF : la potée pour éviter la pâtée

Bon, Villers a rejoint Sarkozy. Pas de surprise, vu sa grandeur vendéenne, il a toujours fini par rejoindre plus petit que lui. Mouvement pour la France, cela voulait dire, je me penche et je m'agenouille et je couche. Quant aux députés UDF qui courent à la potée, on a bien compris qu'ils ne veulent pas se prendre la pâtée aux législatives. C'est un non événement car leur mandat s'achève dans un mois et demi. Autrement dit, ils sont en sursis et vont disparaître alors que les électeurs restent et vont sans doute voter majoritairement pour Royal. Si Royal gagne, ce sera comique de voir les mêmes changer de nouveau d'avis pour tenter de se faire réélire par la gauche !

Hulot, adepte du saut à l'élastique

Ah, quel courage politique ! Après avoir menacé et pris à témoin tous les Français que, si chaque candidat n'avait pas le label Ushuaia, il ferait tout péter, il retourne à ses petites affaires, la queue entre les jambes, préférant vendre encore quelques émissions aux copains de Sarkozy plutôt que d'aller au bout de son combat. Etait-ce seulement un combat ? Plutôt un coup de pub ! Les élections, quel bonheur, de la pub gratuite aux heures de grande écoute, quel génie de la communication ! Comme quoi le courage politique d'opinion n'a rien à voir avec celui du saut à l'élastique au-dessus du désert de Gobi en hiver en pleine tempête de neige sous l'œil des caméras de TF1... C'est dur d'être autre chose qu'une marionnette d'une écologie spectacle qui vous échappe... Rappelons enfin que ce monsieur travaille pour diverses multinationales et ne peut se permettre de se prononcer sauf quand il conseille Jacques Chirac qui, comme chacun sait, a toujours été neutre en politique.

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22 juin 2007

Droite aixoise : Le grand amour… vachard

La petite déclaration empoisonnée, distillée dans la presse par Stéphane Salord, délégué à la culture, à propos des sculptures en ferraille exposées en cinq points de la ville, n'est pas innocente.

Elle signifie qu'il ne cautionne pas ce type de manifestation iconoclaste qui a donc été soutenue par Maryse Joissains.

Ce n'est pas la première fois qu'il propage ici et là des propos peu amènes contre le maire qui l'a voué aux gémonies après l'avoir encensé pendant plus de quatre ans. Les élus encore fidèles au maire ne manquent pas non plus une occasion de prendre le relais pour fulminer le rebelle. Henri Doglione, adjoint à l'urbanisme, a récemment tiré une salve à son endroit : "Salord est un irresponsable et un cornichon !"

Si Jean-Pierre Bouvet est le moins disert du trio "félon", il n'en est pas moins devenu un critique patenté en coulisses.

Quant à Bruno Genzana, qu'une ambition rentrée a poussé à lancer une initiative d'affichage, aussi rocambolesque que dénigrée, à sa propre gloire, il fait courageusement dans le double langage. En présence du maire, il s'en tient à son verbe habituellement mielleux. Mais sitôt lâché dans la nature, il s'empresse de sous-entendre tout le mal qu'il pense d'elle surtout depuis qu'elle l'empêche de prendre la parole lors d'événements officiels.

Le décor est planté, la tragédie connaîtra d'ici peu son acte suivant.

5 juin 2007

Ecole : Une embrouille de Sarko et de Robien capote

Une grosse embrouille de Robien et de Sarkozy vient de capoter. Elle visait à faire participer les communes au financement de la scolarité de leurs élèves inscrits dans une école privée d'une commune voisine, même si elle disposait d'une école publique pouvant les accueillir. C'était rusé : une manière déguisée de financer le privé !

Cette disposition était passée via l'article 89 de la loi de décentralisation d'août 2004 (c'est le mois des sales coups). Les deux ministres avaient signé une circulaire le 2 décembre 2005. Mais le Conseil d'Etat a annulé, ce lundi 4 juin, ce texte d'application suite au recours de cinq organisations de l'éducation qui ont ferraillé dur.

Aucune bataille n'est jamais perdue pour peu qu'on s'en donne la peine !

18 mai 2007

Marché Richelme : Des fleurs et des cactus

Au conseil municipal, une délibération proposait d'annuler une précédente délibération prise en janvier 2006 qui sectorisait les différents marchés dans les lieux du centre ville et rappelait les jours ouvrables. Cette décision avait eu à tenir compte de la présence de la cour d'appel et des mesures de sécurité imposées par l'Etat.

Pourquoi donc annuler cette délibération ? La raison donnée par la mairie est que ce n'est pas le conseil municipal qui doit prendre ce genre de décision mais le maire elle-même par arrêté.

A la faveur de ce sujet, j'ai questionné l'élu concerné sur la rumeur faisant état d'un transfert du marché de la place Richelme vers les "Allées provençales". On m'assuré que cela était infondé mais que la question avait été évoquée. D'après l'élu, le CIQ Sextius-Mirabeau aurait demandé la création d'un marché aux fleurs mais, a-t-il précisé, ce n'est pas à l'ordre du jour.

J'ai répondu par une note d'humour vache, disant que je n'étais pas contre un marché aux fleurs à cet endroit car "cela aurait l'avantage de mettre un peu de verdure sur les magnifiques dalles bétonnées du jardin fantôme de la Rotonde". La salle s'est esclaffée.

9 mai 2007

C'est quoi une manif de droite ?

Les manifs ne sont pas l'apanage de la gauche. La droite aussi sait aller dans la rue. Le morceau de bravoure que l'on peut voir à partir du lien ci-dessous (datant de 2003) montre que la droite a une capacité inventive aussi forte que celle de la gauche : pancartes, slogans, refrains, accoutrements, rien n'est laissé au hasard. Voir et la vidéo et mourir… de rire !

http://www.dailymotion.com/video/x1tl2l_manif-de-droite 

1 mai 2007

Ni brève, ni grève, ni trêve pour le 1er mai, mais...

Ni brève, ni grève, ni trêve en ce 1er mai, en espérant que ce ne soit pas le dernier où l'on fête le travail ! En ce jour de conquête sociale, prenons le temps de voir et de lire les trois documents ci-dessous. Tout y est : le rire jaune, la pertinence et la précision historique. Rien de plus clair pour aller expliquer autour de soi ce qui est si facile à exprimer pour éviter Sarkozy.

14 avril 2007

Par ici, les bonnes affaires de gros sous

Or noir et argent gris

Le directeur général et plusieurs hauts cadres de Total n'y sont pas allés par quatre chemins. Ils ont été mis en examen pour les contrats réalisés en Irak pour le compte du programme de l'Onu "pétrole contre nourriture" après la première guerre du Golfe et mis en œuvre entre 1996 et 2003. Ils ont fait comme beaucoup d'autres puisque la corruption s'est déroulée à l'échelle mondiale. Les personnalités incriminées avaient perçu de l'argent sous forme de "coupons" pétroliers ou droits de tirage, revendus ensuite à des sociétés habilitées à extraire le brut irakien. L'argent, comme le pétrole, coule à flots.

Escrocs en stocks

Le grand brigand Forgeard, ancien coprésident d'EADS et ex-PDG d'Airbus, casseur professionnel de milliers d'emplois, a touché plus de 6M€ lors de son départ en 2006 ainsi qu'une prime de 2,4M€. L'ex-PG d'Alcatel a gagné 8,2M€ en 2006, dont une indemnité de 5,67M€ après l'abandon de ses fonctions exécutives. Pour mémoire, l'escroc Messier, PDG de Vivendi, avait négocié des indemnités de départ à hauteur de 21M€. Mais, la nouvelle direction s'y était opposée. L'autre escroc Zacharias, PDG de Vinci, avait réclamé 250M€ de stock-options et une prime de 8M€. Il avait démissionné suite à une dénonciation publique par son directeur du fait d'avoir perçu des rémunérations colossales. Il exige encore une indemnisation de 81M€ pour préjudice subi ! Vite, faisons une collecte.

Ça le vaut bien

L'Oréal, ami de Hulot, n'a pas à se faire de cheveux. La société a annoncé l'acquisition par sa filiale américaine de l'intégralité du capital du distributeur américain de produits professionnels Beauty Alliance dont le chiffre d'affaires a été de 372 millions de dollars en 2006. Belle opération. On pourrait s'en réjouir. Derrière cela, il y a les actions en bourse et tous ceux qui vont s'enrichir sans transpirer et qui n'auront pas besoin de déodorants, à ne pas confondre avec "désodorisants" qui, eux, servent à assainir d'autres toilettes.

13 avril 2007

Brèves à la manière de Knock : soigner ou saigner ?

Médecine à deux vitesses et en marche arrière

Ils vont le crier haut et fort aujourd'hui. Les praticiens hospitaliers s'élèvent contre la mise en place d'un système de rémunération variable pour les chirurgiens, suite à un arrêté publié le 29 mars qui institue ce principe. En fait, la part variable s'appuie sur le nombre d'interventions opératoires et de consultations. Les syndicats dénoncent une discrimination entre médecins qui sera source de conflits et de démantèlement de leur statut. Ils craignent que cela n'aboutisse à une sélection des patients et à une concentration des médecins dans quelques grands centres. Cela s'appelle la médecine à deux vitesses, la fin du statut unique et la fragilisation du service public.

Dépassements d'honoraires et de mesure

Les dépassements d'honoraires de professionnels de santé remettent en cause les principes de l'assurance maladie et de son fonctionnement. C'est là un obstacle grave qui réduit l'accès aux soins pour tous. L'Inspection générale des affaires sociales a rendu public un document montrant que, dans le secteur des honoraires libres, le montant des dépassements a doublé en 15 ans, pratique majoritaire chez les spécialistes. Les sommes en jeu ne sont pas dérisoires. Ainsi, les dépassements atteignent 1,5 milliards d'€ pour les cabinets médicaux et 500 millions pour les interventions en hôpital ou en clinique. Cela concerne aussi bien les accouchements et la pose de prothèses de la hanche que les opérations de la cataracte ou les coloscopies. On le voit, il s'agit d'interventions vitales, pas de chirurgie esthétique ! En moyenne, les dépassements par patient représentent 91€ dans le public et 454€ dans le privé. On ne parle même pas des dessous-de-table, véritable escroquerie qui n'a rien à faire dans le domaine de la santé.

"Franchise médicale" : c'est quoi ?

Sarkozy a des idées fixes. En particulier quand il s'agit d'assurance maladie. Pour lui, l'augmentation des dépenses de santé, ce serait d'abord et avant tout la faute des patients. Il faut donc les pénaliser pour qu'ils consomment moins et que la Sécu rembourse de moins en moins. Il parle de "franchise médicale", c'est-à-dire d'un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l'assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. Voilà, c'est socialement injuste, économiquement inefficace et dangereux pour la santé publique. Résumé. Première étape : la franchise. Deuxième étape : l'assurance individuelle. Troisième étape : la fin de la sécurité sociale. Pour un libéral, c'est super : on paie pour soi, les autres se débrouillent comme ils peuvent, s'ils le peuvent. Sarkozy est un mauvais chirurgien qui veut soigner tout le monde à la scie. Ne nous laissons pas saigner.

12 avril 2007

Et maintenant, un sondage sur... les sondages

Un sondage de la presse gratuite indique que, pour 84% des internautes, les sondages sur la présidentielle ne sont pas crédibles et ne reflètent pas la réalité. Ils ne sont donc que 16% sur les 549 personnes sondées (un échantillon ridiculement faible et bien peu fiable) à penser le contraire. En revanche, aucun internaute sondé n'a mis en doute la crédibilité de ce sondage ! Cela me fait penser à une superbe réplique du film de gangsters "Justin de Marseille" de Maurice Tourneur (1934) où Justin (Antonin Berval) confie à son ami Le Bègue (Pierre Larquey) qu'il dit toujours la vérité : "Quand j'étais petit, j'avais l'habitude de mentir. Et peut-être qu'en ce moment même je suis encore en train de mentir."

25 février 2007

Ni déprimé… ni comprimé…

Dans une brève teintée d'humour, La Provence cite en bas de page une de mes "petites phrases" comme on dit : "Je me suis payé le luxe de regarder quatre heures du conseil municipal de Marseille sur Internet".

Commentaire du journal : "Faut-il être déprimé pour s'adonner à une occupation pareille…"

Ben, non ! Rien ne vaut la primeur de l'actualité en direct intégral ! C'est quand même mieux que des infos partielles et comprimées le lendemain, quand ce n'est pas trois semaines après. Ou, pire, passées carrément... sous silence.

9 avril 2007

Non, Sarko l'agité n'a pas changé

Tout le week-end, Sarkozy s'est efforcé d'apaiser la polémique née de ses propos sur un caractère inné de la pédophilie ou du suicide des jeunes. "Il faut que chacun garde son calme", a-t-il déclaré. Mais les internautes ne l'ont pas lâché. Sur bon nombre de sites de médias nationaux, on pouvait lire des centaines de réactions. En voici quelques-unes dont je partage le point de vue.

è "A mesure qu'il progresse dans les sondages, NS se lâche chaque jour davantage. Les médias suivent et la France glisse inexorablement vers une pensée politique nauséabonde, à la fois fasciste (le ministère de l'identité nationale), eugéniste (bientôt l’extermination de "bébés pédophiles"), réactionnaire (les "jeunes racailles") et xénophobe (les musulmans et leurs baignoires pleines de sang) : à travers NS, c'est la France à la limite de la débilité profonde qui triomphe, celle de TF1, du foot et du pastis. Il est loin le siècle des lumières. J’ai honte."

è "C'est un pas de plus vers l'obscurantisme de la part d'un irresponsable qui réserve encore sûrement des surprises de ce genre."

è "Je trouve la personnalité de Sarkozy inquiétante. Un homme politique doit parler au pays, c'est son rôle. Mais, pour autant, il ne doit pas agiter les esprits et exciter les passions comme il le fait en permanence à propos de tout et n'importe quoi. Dans une France 2007 où les tensions sont fortes, je redoute que son attitude ne conduise le pays à une nouvelle crise majeure dont elle n'a vraiment pas besoin."

è "Alors là, çà dépasse tout. Sarkozy ne sait plus quoi dire pour attirer la presse vers lui et surtout qu'on ne parle que de lui. Ses propos sont nuls, comme le fameux carnet qu'il voulait imposer dès la petite enfance pour soi-disant contrer la délinquance chez les jeunes."

è "Pourquoi Sarkozy est dangereux : il voulait identifier dès la maternelle les enfants qui auraient le gène de la violence."

è "Selon Sarkozy, la pédophilie étant génétique, les auteurs de ces actes doivent être relâchés de prison en vertu de l'article 122-1 du code pénal qui stipule que "N'est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d'un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes." N'oublions pas que la pédophilie n'est pas une déviance sexuelle. C'est d'abord un adulte qui profite de la faiblesse d'un enfant, pour une relation sexuelle, mais également pour des actes de torture et se finissant assez souvent par un meurtre. Le fait de tuer sa victime afin de tenter d'échapper à la justice prouve que l'auteur est parfaitement conscient de commettre un acte anormal. Si c'était sa nature qui lui ordonnait de le faire, il n'aurait pas cette conscience de faire mal et de tenter d'y échapper."

è "Avec un tel raisonnement, un acte pédophile ne sera plus condamnable pénalement. C'est très grave quand on sait qu'environ 10 % des enfants souffrent de tels crimes..."

è "Imaginons qu'un jeune se suicide parce qu'il a été victime d'un acte de pédophilie. Cela voudrait-il dire que génétiquement il y aurait deux victimes ?"

è "Pour un politique qui a des relations ambiguës avec la scientologie, il fallait s'attendre à une éthique bizarre et des conceptions scientifiques tout aussi bizarres..."

25 février 2007

Vous voulez me faire remarquer ou quoi ?

Hou la la ! Mais c'est inquiétant ça ! Vous ne devenez pas trop sympas avec moi ? Vous voulez me faire remarquer ou quoi ? C'est ça ? Vous voulez m'attirer des ennuis avec Joissains ou, pire, avec mes amis ? Vous voulez que le maire me fasse des procès comme ceux qu'elle perd chaque fois ? Vous voulez faire exploser mon ordinateur ? Vous voulez me condamner aux travaux forcés ?

Honnêtement, je ne sais plus où me mettre. Je trouve que vous y allez un peu fort ces temps-ci. Ici, vous m'encouragez à ne pas lâcher le morceau. Là, vous classez mon blog comme étant "le plus prolifique des blogs politiques aixois". Vous ajoutez même qu'il faut avoir "une pensée pour L.-A. Castronovo qui doit probablement passer de longs moments à travailler sur son blog." Vous allez jusqu'à dire que certains de mes articles sont "drôles et pertinents". Ou bien encore que je suis "inépuisable" ou que j'ai "beaucoup de détermination".

Mais, dites-moi un peu, qu'est-ce qui vous prend ? Bon, d'accord, d'une certaine façon, sans vous en rendre compte, vous avez tourné accros à mon blog et c'est devenu irréversible. Ce n'est pas bien grave, même si ça va s'aggraver.

Mais, en ce qui me concerne, je tiens à rassurer tout le monde, je vais bien. Je ne me prends pas la tête, je laisse plutôt les autres se la prendre. C'est vrai, des infos, j'en ai plein et vous ne serez pas frustrés. Parce que, après tout, ce n'est pas parce qu'autres ne font pas le maximum que je vais me satisfaire du minimum. Mais, cela n'a rien d'un exploit quand même.

Vous le savez sans doute, dans mes vies pas si lointaines, j'ai eu la chance d'avoir pratiqué la rédaction journalistique. Ce qui, je l'avoue, me facilite la tâche et ne dévore pas mon temps outre mesure. En revanche, et vous l'avez pressenti, j'ai un secret que je peux bien vous révéler. Aimer lire, aimer écrire, aimer la vie publique, défendre des convictions, ce n'est pas un labeur, c'est un bonheur. Et comme mon blog est greffé dans mon cerveau, je n'ai qu'à lui dicter directement ce que j'ai à dire, quand je veux, où je veux, comme je veux.

C'est peut-être cela que vous semblez vouloir partager avec moi. En tous cas, j'en serais flatté et ravi.

Bon, maintenant, ce n'est pas tout. Il ne vous reste plus, si je puis abuser, qu'à diffuser l'adresse de mon blog autour de vous. En quelque sorte, soyez ambassadeurs et partageurs. Le portail est grand ouvert. C'est juste là, en face de vous. Merci.

5 avril 2007

Des brèves qui battent des records d'aveux

Plan de Campagne : Salord annonce l'apocalypse

En ce temps de records absolus, il serait très injuste de négliger ceux qui en battent sans le savoir. Notre impayable Salord, adjoint à la culture (si, si) et aussi à l'économie UMP, s'est dépensé sans compter à propos de la fermeture dominicale des magasins de Plan de Campagne. Nous avions un génie à la vision stratosphérique et nous ne le savions pas ! En effet, en deux phrases, il vient de confirmer à quelle hauteur il plane… Je le cite : "Ce qui m'inquiète, c'est que beaucoup de gens ne pourront plus accéder à une qualité de consommation et à des prix intéressants. (…) Brutalement, les habitants et les consommateurs vont s'en trouver privés." Explication de texte : les commerces vont vendre des marchandises démodées, moches, déchirées, dépareillées, éventrées, hors service, avariées… et, en plus, les acheteurs vont les payer plus cher ! Selon le stratège, la nouvelle de la fermeture est "brutale" – 40 ans que ça dure ! – et les habitants et les consommateurs vont crever parce qu'ils ne pouvaient faire leurs courses que le dimanche car, les autres jours de la semaine, ils passaient leur temps à "travailler plus pour gagner plus" et à bouffer ce qu'ils avaient acquis en un jour pour compenser leur condition d'esclaves. Mais c'est du Sarkozy, ma parole !

Gaudin aussi… mais pour ne pas fermer (sa) boutique

Toujours à propos de l'ouverture des commerces le dimanche, le maire UMP de Marseille n'y est pas allé non plus avec le dos de la cuiller. Il s'est dit "favorable à ce que l'on change la loi" et "souhaite que ceux qui veulent travailler plus pour gagner plus - y compris le dimanche - puissent avoir la liberté de le faire". Y a pas à dire, la société humaniste est en marche. Sarkzoy fait des dégâts avant même de s'accorder les pleins pouvoirs. Oh ! Gaudin, avec tes caisses vides à la mairie et à la communauté urbaine, tu ne viserais pas plutôt la taxe professionnelle qui pourrait te sauver de ta nasse ? Je te conseille quand même de ne pas trop demander de conseils à Salord ou de monter en planeur avec lui, il serait capable de te faire croire qu'il maîtrise aussi l'atterrissage.

SDF : Joissains, mauvaise perdante !

Ouh, la mauvaise perdante ! "Vingt personnes ont témoigné pour dire que tout se passe bien au camp. Elles n'ont qu'à prendre les SDF dans leur jardin." Ça, c'est du juridique ! Houspillée par les sans-abri lors d'une visite sur le chantier de Sextius-Mirabeau où son projet de "grand parc de verdure" s'est mué en dalles de béton, Joissains a pointé son index à la manière de Sarkozy qui n'aime que la haine. Mais comme la colère ne permet pas toujours de retenir la spontanéité, elle a ajouté : "Ces gens ne sont pas prioritaires sur les 2.400 personnes mal-logées à Aix, qui sont en attente depuis plusieurs années. Je pourrais très bien le faire pour calmer le jeu et après… Ce sont ceux qui attendent qui descendront dans la rue." Précision : il n'y a pas "2.400 personnes", mais 5.000 familles en attente d'un logement. S'il y a tant de monde sans toit "depuis plusieurs années", c'est-à-dire exactement depuis six ans, à qui la faute ? Pourquoi n'a-t-elle rien construit en un  mandat ? "Je pourrais très bien le faire", dit-elle. En effet, on ne compte plus les attributions à coups de piston dénoncés par l'audit de la Mission interministérielle sur le logement qui a contrôlé le mauvais fonctionnement de l'OPAC. Enfin, Joissains-la-bravache avoue sa crainte des manifs de masse contre sa politique. D'habitude, le maire parle beaucoup pour ne rien dire. Là, franchement, elle nous a gâtés, un vrai bilan catastrophe en 41 mots.

2 avril 2007

Des brèves à scruter de très près

Combien d'inscrits à Aix ?

En 2007, il y aura 91.000 électeurs à Aix, contre 78.600 en 2002, sur une population de 140.000 habitants, ce n'est pas mal. Comme chaque année qui précède une élection présidentielle, notre ville n'échappe pas au phénomène des inscriptions sur les listes électorales. Comme partout en France, les campagnes de promotion ont porté leurs fruits avec 1.000 inscriptions par mois en moyenne, dont 1.000 par jour sur les trois derniers jours. Le fichier aixois s'est enrichi de 12.500 nouveaux Aixois, un nombre qui comprend à la fois les inscriptions nouvelles et les inscriptions d'office pour ceux qui atteignent la majorité entre le 1er  mars et le 21 avril 2007. Il faut aussi tenir compte des radiations (6.000 en 2006 par exemple) et de l'accroissement naturel de la population. Pour rappel, à la présidentielle de 2002, il y avait 84,35% de votants.

Machines à voter ou à douter ?

Cette année, à l'occasion de la présidentielle, les urnes électroniques vont être utilisées en plus grand nombre dans 82 communes de plus de 3.500 habitants et cela concernera environ 1,5 millions d'électeurs sur 44,5 millions. Dans les Bouches-du-Rhône, deux villes vont participer à cette expérience. Etonnamment, ce sont des villes d'extrême droite, Marignane et Orange, qui ont accepté de s'équiper de ces machines à voter à 4.000€ pièce, l'Etat accordant une aide de 400€ par appareil. Des villes de gauche comme Brest, Le Mans ou Mulhouse, des villes de droite comme Reims, Issy-les-Moulineaux, Cannes, Toulouse ou Strasbourg ont aussi fait l'acquisition de ce type d'urnes. Une polémique est née sur la fiabilité du dispositif dont, selon les avis de certains, il serait impossible de vérifier les résultats et qui serait potentiellement piratable. Faut-il vraiment s'en inquiéter ? Le Conseil constitutionnel a rappelé que ces machines avaient été autorisées par le législateur dès 1969 dans des conditions strictement encadrées par le code électoral.

Des vidéos pour savoir comment ça marche

La fraude :

http://www.youtube.com/watch?v=kTeeDmQRm9Y

La polémique :

http://recul-democratique.org

Pour tester une machine avec humour :

test_machine_a_voter

29 mars 2007

Des brèves qui... déménagent

Printemps noir pour les "Don Quichotte"

Déjà trois mois ! Oui, c'est long ! Mais on est loin du bail et du... logement. Contrairement à Aix, de nombreuses villes ont engagé des démarches pour adoucir la vie des sans-abri. Notre ville se singularise une fois de plus par le rejet de tout dialogue, allant même jusqu'au mépris ! Joissains préfère ferrailler devant les tribunaux. En janvier, elle a été déboutée de sa demande d'expulsion. En mars, elle a obtenu gain de cause mais les SDF ont quitté l'Office de tourisme et se sont installés place Jeanne d'Arc. Le 28 mars, le maire a encore montré son entêtement en lançant une nouvelle procédure devant le juge des référés. La décision sera rendue le 3 avril. Le printemps est là mais le soleil ne brille toujours pas pour tout le monde.

La mairie attaque la banque

En 2005, la Ville a acquis pour le prix de 3,7 M€ l'immeuble de la Banque de France situé place des Quatre-Dauphins. Mais à quoi allaient servir ces locaux ? Maintenant, on sait. Au conseil municipal, on a appris qu'on allait y loger les quelque 80 employés de la direction des ressources humaines. Mon collègue Jacques Agopian et moi-même avons dénoncé cette opération pour deux motifs. Nous estimons qu'on aurait pu utiliser les dépenses pour d'autres urgences criantes, le logement par exemple, et que la municipalité n'agit qu'au coup par coup parce qu'elle n'a pas de vision claire et globale sur la gestion géographique des services municipaux. Attaquer la banque, d'accord, mais il faut s'occuper des plus démunis, d'abord.

12 mars 2007

Il s'en va, ils restent !

Chirac sur le départ, SDF sur le trottoir !

Pas la peine d'aller chercher loin. La réalité crève les yeux. Il aime la France et les Français, dit-il. Mais pourquoi y a-t-il des gens sous les tentes ? Il a fait tout ce qu'il a pu, revendique-t-il. Pour qui ? Pour ceux du CAC 40 ? Il aurait voulu faire plus, regrette-t-il. N'a-t-il pas surtout fait plus pour les très gros salaires ? N'a-t-il pas creusé la fameuse "fracture sociale" ? Le chômage, quoi qu'il en ait dit, n'est-il pas malheureusement encore là ?

Ah, mais il y avait Bernadette ! Elle aussi a fait ! Ouais, la charité. Non merci ! Quand on a le pouvoir, on agit en appliquant la solidarité. Cela passe par la prise en compte publique des situations difficiles. Il n'a pas fait la guerre, c'est toujours ça de gagné. Mais, le champ de ruines est social et ce n'est pas mieux.

Bon, la page va se tourner mais elle restera écrite. Il ne faudra surtout pas reprendre quelqu'un qui aggravera l'état de notre France. Faudra y penser dans quelques semaines.

27 mars 2007

Brèves d'un conseil municipal à la matraque

Joissains se la joue Sarkozy

Au conseil municipal de lundi soir, au moment de la discussion sur le devenir du Carnaval d'Aix, après mon intervention musclée par laquelle je contestais les orientations des festivités tout en prenant la défense du corso traditionnel, une personne se trouvant sur les bancs réservés au public a pris le maire à partie : "J'ai mis 250 € de mon smic pour financer un char. Qui va me rembourser ?"

Cette personne est l'une des bénévoles du Comité officiel du Carnaval évincé cette année par la mairie au profit d'une nébuleuse de structures. Le maire a perdu les nerfs et a recouru à un sbire pour tenter d'expulser cette dame. Cette dernière, plus digne que les façons sarkoziennes de Joissains, a quitté la salle d'elle-même avant que l'irrémédiable ne soit commis. Voilà où nous sommes. J'ai honte pour Aix d'avoir un maire pareil ! J'y reviendrai prochainement.

"Arrête de m'embêter, tais-toi !"

Joissains s'est énervée un peu contre tout le monde. Le plus surprenant a été son engueulade, micros ouverts, avec son premier adjoint, assis à sa droite et un peu sonné on ne sait pour quelle raison. "Arrête de m'embêter, je sais ce que j'ai à faire, tais-toi !" Ambiance, ambiance. Je jure que pour ce moment de délire, je n'y étais pour rien.

En revanche, pour d'autres dossiers, je crois avoir déployé mon arsenal pour pilonner à fond tous azimuts. J'ai même réussi à donner la parole à de Peretti à qui le maire voulait la refuser, après me l'avoir accordée, entendant par là clore le débat au sujet d'un procès perdu par Joissains contre un haut fonctionnaire qui avait refusé de courber l'échine. Là encore, j'en reparlerai dans les prochains jours.

26 mars 2007

Neuilly, hors la loi

Malgré la pluie, plusieurs centaines de personnes ont participé samedi après-midi à une chaîne humaine face à l'Hôtel-de-Ville de Neuilly-sur-Seine, dirigée pendant 19 ans par Sarkozy. Tous les élus PS, PRG, MRC des Hauts-de-Seine étaient présents. Aux cris de "Des logements pour tous" et "Neuilly hors la loi", l'objectif était de dénoncer le cynisme des élus de villes dirigées par la droite qui refusent le logement pour tous et tout simplement que tous puissent se loger.

Il a été rappelé que Sarkozy aime dire que "vivre à Neuilly-sur-Seine se mérite". En effet, le parc de logements de Neuilly est composé de 2,7% de logements sociaux, alors que le minimum légal est de 20 % !

Et l'Elysée, c'est classé dans quelle catégorie ? Empêchons Sarkozy d'aller y faire sa politique de Neuilly.

24 mars 2007

Des brèves bonnes pour la santé mentale

Groupe Total : blanc comme du mazout

Le directeur général de Total, installé mi-février, est déjà mis en examen pour corruption. Le pire, c'est qu'il l'avait aussi été il y a un an pour une affaire similaire. Et bien, même avec son costume couvert de mazout, la grande société l'a mis à sa tête sans état d'âme. On n'évince pas une si bonne recrue pour des peccadilles ! Il ne manquerait plus que ça...

Foot : la traite des hommes

Mais comment n'avoir pas vu tout de suite que cette affaire de repreneur de l'OM sentait mauvais ? Depuis trois mois, tout le monde s'est prosterné devant l'homme providentiel qui se faisait fort d'acquérir l'équipe. La presse a tartiné des milliers de pages. Les supporters ont été grugés jusqu'à l'os. Mais, là aussi, il y a pire. Ce sport paie grassement des hommes qu'on prend pour de la marchandise. Celui qui a de l'argent peut s'adonner à la traite des joueurs. Personne ne trouve rien à redire à cela car le peuple a son opium et il ne faut surtout pas le réveiller. Moi, qui croyais naïvement que le sport était bon pour la santé, je n'avais pas compris que ça n'avait rien à voir avec la santé mentale.

22 mars 2007

Hulot, OK ou KO ?

Que demande-t-on à Hulot depuis qu'il a annoncé sa non candidature ? Non pas d'éveiller la conscience écologique des présidentiables, mais de désigner le candidat pour lequel voter. L'animateur confiait mardi à Libération qu'il ne soutiendrait "ostensiblement pas plus un candidat qu'un autre". Car "je ne veux pas transformer une démarche transversale comme le pacte écologique en démarche partisane".

Depuis son retrait de la course à l'Elysée, l'environnement a fait pschitt dans la campagne. Pourtant, rien que la semaine dernière, les candidats devaient se prononcer sur quatre moratoires : sur le réacteur EPR, les essais d'OGM en plein champ, la construction de nouvelles autoroutes ou celle de nouveaux incinérateurs de déchets.

Pour maintenir la pression, Nicolas Hulot et l'Alliance pour la planète (qui rassemble plusieurs ONG) invitent à un rassemblement le 1er avril sur l'esplanade du Trocadéro, à Paris. Depuis cette annonce, il paraît que les états-majors des partis le rappellent...

Voici quelques réactions glanées sur le net qui sont à mon goût.

Assez M. Hulot !

Occupez vous de vos eaux de toilettes et de votre commerce, d'ailleurs vos produits polluent. Ménagez notre pays et regardez plutôt du côté des grands pollueurs, les USA, la Chine et la Russie et bien d'autres. Vis-à-vis d'eux, vous êtes a genoux pour y vendre vos produits.

Incompréhensible

Mais pour qui se prend Hulot ? Il n'est pas plus important que les autres écologistes et pourtant il fait comme si. Il a peur de l'anonymat ? Au lieu de le renforcer, il a affaibli un mouvement qui s'affirmait. Quel mépris ! Il suggère un impôt énergie mais en tant que richissime, payé, sponsorisé par des financiers internationaux, il fait abstraction des taxes que l'usager le moins argenté paye sur les taxes.

Quelles voix ?

De quelles voix parle-t-il ? Il n'est pas candidat et l'élection n'a pas eu lieu. Ah oui, il parle de l'audience de son émission sur TF1 ?

Franchir le pont

Je pense que Nicolas Hulot a réussi à poser comme principe de base de l'action politique, l'intégration des problématiques environnementales. Il doit maintenant franchir le pas et valider les candidats qui ont répondu aux attentes de son pacte écologique. Faire de la politique, c'est prendre position et il est temps qu'en matière d'écologie les masques tombent afin de séparer clairement les projets pertinents et le marketing électoral.

Il fatigue !

Sincèrement, Hulot aurait pu se présenter au lieu de faire chanter les autres candidats. Sa façon de présenter les choses aujourd'hui commence à agacer.

Aux ordres

Pas de recyclage pour M. Hulot mais incinération dans l'incinérateur construit pas Bouygues, c'est logique... c'est son employeur. Mais si Bouygues lui demande de soutenir Sarkozy, il le fera si Chirac ne s'y oppose pas.

17 mars 2007

Présidentielle : Un slogan fait-il la campagne ?

Les slogans de campagne sont des œuvres d'art ! Que dis-je, de la poésie, oui. Cette année, nous sommes gâtés tellement ils sont… gâteux. Dans la forme, on dirait qu'ils sont tout droit inspirés du pire exemple dont l'illuminé Berlusconi avait affublé son parti "Forza Italia !" Choisir ce cri répandu dans les stades disait bien la béance du message politique. Enfin, pas tout à fait, puisqu'il faisait appel aux plus bas instincts nationalistes.

Alors, prenons maintenant les slogans des trois candidats de chez nous qui ont les meilleurs sondages pour l'instant.

"Ensemble tout devient possible"

La vacuité idéologique d'appartenance à la droite est patente. Si Royal l'avait utilisé, on aurait pensé la même chose. Sauf que… avec Sarkozy, on comprend bien qu'il veut les coudées franches, qu'il ne veut aucune entrave à son ambition personnelle et qu'il se croirait autorisé à tout casser puisque tout serait devenu possible. On pourrait le détourner, par exemple, en disant "le pire devient possible", "tout devient fossile, fissible, cible, pénible, cassable", bref des mots qui en disent plus que le pseudo rêve promis.

"La France de toutes nos forces"

Bayrou a adopté cette proposition faite par un internaute. Là encore, nous sommes dans la poilade. Il ne manquerait plus que ce soit "de toutes nos faiblesses". Certes, cela sonne plus doux parce que c'est Bayrou mais Sarkozy aurait pu l'utiliser aussi. Et là, il aurait pris une autre tonalité en conférant par exemple au "travailler plus pour gagner plus" le caractère esclavagiste qu'a ce dernier. Si Royal, telle que nous la connaissons mieux maintenant, avait emprunté le slogan de Bayrou, on aurait compris "faisons tout pour le progrès". Si on n'aime pas Bayrou, on peut aussi détourner sa banderole en proclamant "La France de toutes mes farces".

"Plus forte la France sera plus juste "

Enfin, voyons le credo de Royal. On y retrouve le concept de "force" parce que "faiblesse" ça n'allait pas non plus. La référence à la justice est déjà plus politique. Si, avec le culot qui le caractérise, un Sarkozy avait opté pour le slogan de Royal, cela aurait fait racoleur et peu crédible et les électeurs s'en seraient aperçu.

On voit donc que les slogans, pour tartes qu'ils soient, ne sont compris qu'à travers la personne qui se l'approprie. Ce sont l'histoire, le parcours, le projet et le nom de chacun qui sont censés donner du contenu à la coquille vide du slogan. Mais faisons une dernière expérience.

Ne trouvez-vous pas que le slogan "Casse, brèche, bavure et trahison" aurait été parfait pour Sarkozy ?

Maintenant, si vous avez envie de continuer ce petit jeu et de détourner ces slogans ou d'autres entendus durant cette campagne, le concours est ouvert.

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