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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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7 mars 2008

Présentation du projet de couverture de l'A51

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Réunion du 5 mars Centre des Congrès

Michel Pezet, Antony Sette, Danielle Rumani-Elbez

et Marcel Masson (initiateur du projet) face au public

Une élection se gagne-t-elle sur un programme ?

Le pari de "Aix à venir" est de libérer l’imagination des Aixois et de leur proposer de dessiner Aix en 2013 à l’occasion de l’élection municipale.

Le projet de renouvellement urbain séduit de plus en plus d’Aixois

Le projet phare de Michel Pezet et de Jean-François Picheral est un "projet de ville" pour réunifier les différents morceaux de la ville en ouvrant Aix au XXIème siècle. Ce projet rencontre de plus en plus de curiosité de la part des Aixois. A nouveau, il vient de recevoir le soutien d’habitants et d’architectes qui ont proposé à l’occasion de la réunion du 5 mars, salle Carnot, une simulation à travers des plans, maquettes, esquisses…

Ces nouveaux équipements pourraient voir le jour à l’occasion de cette opération de renouvellement urbain. Les autoroutes qui tranchent la ville en morceaux sont des remparts qu’il faut faire tomber. Ce sont aussi des barrières psychologiques qui donnent l’impression que seul le centre ville capte l’intérêt des politiques et que les quartiers périphériques sont négligés. Le déséquilibre de services publics entre le centre ville et la périphérie est de ce point de vue connu, depuis longtemps, de tous les Aixois.

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Couverture A51 plan

La couverture partielle de l’A51, c’est la naissance d’un nouveau centre

Le principe de la couverture partielle de l’autoroute A51 est simple. Relier les quartiers Ouest (45.000 habitants) au centre historique (15.000 habitants), en couvrant partiellement l’autoroute A51. Cette opération permettra de récupérer un espace central de l’ordre de 25ha (dont 6ha seulement de couverture autoroutière). Cet espace récupéré permettra d’accueillir des équipements qui ont besoin d’extension et qui ne trouveront pas leur place dans le centre historique (par exemple, un Grand Palais des Congrès, un Nouveau Conservatoire de Musique, un Hôtel pour la CPA…).

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Couverture A51 vue du Sud

Multiples intérêts pour les Aixois

A travers ce "projet de ville", l’équipe de "Aix à venir" souhaite répondre aux urgences des Aixois : amélioration du confort de vie des riverains, réduction des nuisances sonores… mais aussi, libérer de l’espace pour rattraper les retards en matière de nouveaux logements. Pour les transports, on peut imaginer la création d’un pôle d’échange multimodal (automobiles, autobus, transports en commun, future liaison ferroviaire pour voyageurs).

Aménager de nouveaux boulevards urbains

L’axe Est-Ouest peut s’en trouver modifié avec l’aménagement de deux nouvelles voies rapides Est-Ouest en boulevards urbains qui permettront de faciliter et de donner la priorité aux échanges piétonniers et cyclistes, tout en embellissant les quartiers traversés.

                     

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Couverture A51 en volumétrique vue du Nord

Relier la Maison Cézanne à la Fondation Vasarely

Grâce à l’ensemble des terrains récupérés de part et d’autre de la couverture de l’A51, on pourrait imaginer de relier la Maison Cézanne à la Fondation Vasarely en un grand Parc urbain de haute qualité.

Quel mode de financement ?

Il existe un précédent à Bagnolet. Le financement de la couverture a été assuré à part égale par l’Etat, la Région et le Département. Pourquoi ce qui a été possible en région parisienne ne le serait pas à Aix ? L’aménagement ensuite des équipements pourra être réparti selon le principe du PPP (Partenariat Public Privé) qui permet de faire financer par le privé une partie des équipements publics et ainsi de réduire d’autant la facture pour le contribuable. A ce stade des simulations, un coût moyen de 1.600€/m² pourrait être une base de travail raisonnable.

Conclusion

Ce projet de renouvellement urbain permettra de réparer les blessures urbaines en évitant qu’elles ne deviennent des blessures sociales comme dans certaines banlieues françaises. "Ouvrir des perspectives pour le vote du 9 mars, c’est envisager Aix à venir avec tous ses habitants et pour tous ses habitants", Michel Pezet.

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9 février 2008

Et aussi, à la radio et à la télé

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Michel Pezet au micro de France Bleu Provence

Vous avez peut-être été à l'écoute de France Bleu Provence vendredi matin. Mais vous n'avez eu droit qu'au son. Pour compléter le tableau, voici une photo prise au cours de l'émission montrant les coulisses en compagnie de l'équipe de journalistes de la station. Pour le passage de Michel Pezet sur France 3, rien à ajouter, tout y était.

7 janvier 2008

BILAN 19 : La disette pour les associations

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Dessins de Tone / CDM pour "Le Ravi"

Parlons un peu vie associative à Aix. Qui ne connaît Assogora. Depuis près d'un quart de siècle, la rentrée de septembre offre aux associations un moment privilégié pour faire salon sur le cours Mirabeau. A tous points de vue, leur rôle est primordial au sein de la ville. Mais… mais leur vie est souvent en sursis.

Ainsi, a-t-on pu constater que la structure porteuse qu'est "Pays d'Aix Associations" a vu ses moyens stagner à cause d'un soutien insuffisant de la part de la municipalité. Au point qu'au cours d'une assemblée générale, le commissaire aux comptes lui-même n'a pu que confirmer que "la structure est toujours en difficulté".

Jamais depuis 1990, date où nous l'avions créée, l'association n'avait connu pareille disette. Ses manques de moyens l'ont contrainte à modifier son fonctionnement, y compris en licenciant des personnels ou en recourant à 50% d'emplois précaires. La cause est double : la baisse des subventions et les retards dans les mandatements.

Est-ce là la manière dont on remercie le bénévolat, le dévouement de citoyens engagés au service des autres, le sens de la solidarité et l'idée même de mieux vivre ensemble ?

Ce n'est pas la première fois que la vie associative subit des contrecoups. Dans plusieurs secteurs (musiques pour les jeunes, manifestations culturelles, vie de quartier…), le manque d'aide a parfois conduit à des problèmes budgétaires, à la réduction d'activités, et pour le pire, à la disparition pure et simple d'associations.

En revanche, d'autres structures, créées de toutes pièces et sur commande politique, ont monopolisé outrageusement les subventions. L'exemple de l'énorme gaspillage d'argent concentré par le CECDC (Centre européen de création et de développement culturel) du Jas de Bouffan montre les mauvais choix faits par la Ville. Pendant quatre ans, elle s'est entêtée à privilégier cette structure, en la menant au fiasco, en lui accordant d'importantes sommes  au détriment de petites associations porteuses de projets de proximité.

On estime que le mairie d'Aix reçoit en moyenne un millier de demandes de subvention chaque année. En 2006, elle en a financé 682 contre 1007 en 2005. Quant à la Communauté du Pays d'Aix, en 2006, il y a eu 866 demandes et la CPA a répondu favorablement à 628 d'entre elles.

A Aix, le budget pour les associations s'élève à environ 13M€ et à la CPA à 10M€. Mais, les grosses structures, culturelles et sportives notamment, au nombre d'une cinquantaine, se taillent la part du lion avec 3/4 de ces deux montants : Festival, Théâtre, Centre chorégraphique, manifestations de prestige, grands clubs sportifs… Pour les centaines d'autres associations (en vérité, on évalue le nombre d'associations à 3500 à Aix), il ne reste donc plus que 1/4 des budgets.

Or, les petites associations ont peu de moyens en termes de cofinancement et de participation des usagers, en particulier celles qui œuvrent dans les domaines social, éducatif, de la solidarité et des quartiers. Pour bon nombre d'entre elles, il est difficile de salarier des intervenants. Pourtant, ces secteurs jouent un rôle conséquent dans l'économie sociale et l'emploi.

A l'avenir, il faudra remettre à plat toute la politique liée aux différentes formes d'aides liées à la vie associative. Cette dernière mérite vraiment mieux.

24 novembre 2007

Ma vie d'élu municipal (1)

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Entrée de la salle du conseil municipal

Comme je l'ai annoncé il y a peu, j'ai décidé de rendre compte de mon mandat d'élu municipal. Ce sera l'occasion pour moi de retracer un peu d'histoire, de faire connaître les fonctionnements d'une mairie, de livrer des informations sur le temps passé pour l'exercice du mandat et d'en dire plus sur ce que le public ignore souvent.

Mon implication dans la vie publique et politique ne date pas d'hier. J'ai donc la chance d'avoir pu être confronté à diverses réalités. J'espère que le lecteur et l'électeur pourront se faire une idée plus précise de ce qu'est la vie d'un élu et mieux comprendre le sens d'un engagement au service du bien commun.

1983, une date clé

J'ai commencé à fréquenter les séances du conseil municipal au tout début des années 70. C'était en tant que citoyen, sur les bancs réservés au public, lorsque le maire était Félix Ciccolini. A cette époque, tous les élus étaient issus de la liste gagnante. Cela s'est poursuivi sous le mandat de Alain Joissains.

On pouvait suivre les débats, sans rien dire car la loi ne permet pas d'interpeller le conseil. Evidemment, cela n'a pas changé et au cas où la règle n'est pas respectée, le maire peut utiliser son droit de police pour faire évacuer toute personne à l'origine d'une perturbation des travaux.

Ce n'est qu'en 1983, grâce à la réforme voulue par François Mitterrand, que le mode d'élection et de réprésentation des conseillers a été modifié. La ou les listes perdantes se sont vu attribuer des sièges d'opposition selon un système majoritaire et proportionnel.

La démocratie a fait un pas en avant car les débats contradictoires ont été rendus possibles. Les élus de la minorité ont pu être désignés dans diverses commissions municipales. Cela a fonctionné avec les maires Jean-Pierre de Peretti della Rocca (mandat où j'ai été élu pour la première fois, dans l'opposition), Jean-François Picheral (élu dans la majorité) et Maryse Joissains (élu de nouveau dans l'opposition).

Certes, l'influence des minoritaires a toujours été minime mais le nouveau fonctionnement a permis d'exercer un meilleur contrôle des décisions de la majorité.

Que savent les électeurs des activités des élus qui parlent et agissent en leur nom ? Une grande partie de leur travail s'accomplit de manière bien peu visible pour la population. Etudes des dossiers, réunions multiples et fréquentes et rendez-vous forment la partie cachée de l'investissement des élus, qu'ils soient dans la majorité ou la minorité.

La partie apparente comprend les manifestations officielles, les réunions face aux habitants et les visites de terrain. Les électeurs, et plus largement les Aixois, sont informés des décisions principalement par le biais de la presse, des radios et du magazine municipal. Tous les six ans, quand vient l'heure des échéances électorales, les sortants produisent des documents de bilan et les candidats leurs projets.

(A suivre…)

15 octobre 2007

La coupe est pleine et les gagnants sont...

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TF1 a fait le plein et a enregistré 33M€ de gains bruts. 156 annonceurs se sont gavés en balançant près de 1.500 spots. Les autres bienheureux sont les médias avec leur bazar de photos sans intérêt, d'interviews lénifiantes, de reportages en province censés montrer la montée de la fièvre.

La liste des malins est longue : les opérateurs téléphonqiues, les marques de voitures, les équipementiers, les marchands d'écrans plats et les vendeurs d'objets publicitaires éphémères…

Et il ne faut surtout pas oublier les joueurs eux-mêmes, transformés en hommes-sandwichs. Le pactole est bien entendu pour l'affairiste Bernard Laporte (deux casinos, trois campings, quatre restaurants, de l'immobilier…) avec ses 700.000€ de gains en 2007 pour ses contrats de publicité avec 17 marques dont le jambon.

Dans quelques jours, ce bonhomme sera secrétaire d'Etat aux sports. Là, la coupe est pleine !

                           

Voir la chronique d'"Arrêt sur images" sur les bons calculs de TF1 :

http://arretsurimages.net/post/2007/10/12/Rugby%3A-chacun-chez-soi-et-les-audiences-de-TF1-seront-bien-gardees

                         

La solution du jeu "l'ombre du supporter"

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1 octobre 2007

Marathon électoral : Il faut de bonnes chaussures !

Comme on dit, être sur le terrain, c'est un vrai métier. Ce premier weekend d'automne n'a pas été moins chargé que les précédents. Mais, il est si agréable de rencontrer des gens qui s'impliquent dans la vie publique. Sur deux jours, une demi-douzaine de manifestations, la plupart dans les quartiers, ont attiré du monde malgré les petits caprices menaçants de la météo.

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Les vieux volants, des bijoux datant de plus de 80 ans

A Pont de l'Arc, un grand Aixois ami, Edouard Marin, dont l'une nombreuses activités a été de redonner vie aux vieilles voitures, a été mis à l'honneur par la Ville pour son existence, tant professionnelle qu'associative, bien remplie. Capable de toutes les surprises, il nous a régalés de quelques morceaux de jazz. Il demeure un bel exemple pour tous car, malgré son âge, il ne manque pas de souffle !

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Au Jas de Bouffan, s'est tenu l'attrayant forum des associations, le dernier de la longue et rituelle série de septembre. Une vingtaine de structures ont ouvert leurs stands informatifs toute la journée.

A quelques enjambées du théâtre de verdure, on pouvait aussi participer au 25ème anniversaire de l'extraordinare association des chiens-guides d'aveugles du Midi et, à Puyricard, à la non moins traditionnelle fête des vendanges.

Partout, au cours de cette multitude de visites, nous avons pu converser avec des bénévoles et des habitants de tous âges. La politique et la campagne électorale n'ont évidemment pas été absentes car la population pose des questions, suggère des idées et, très chaleureusement, nous encourage à poursuivre la démarche engagée pour reconquérir la mairie.

Ce weekend, avec ma collègue élue Danielle Rumani-Elbez et Michel Pezet, nous avons pu discuter avec plusieurs dizaines de personnes. Le marathon continue et ne nous effraie aucunement. C'est même parti fort et nous sommes bien décidés à tenir la route…

5 octobre 2007

L'Expansion passe Aix à la loupe

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Ce mois d'octobre, L'Expansion (3,50€) passe Aix à la loupe. Le magazine consacre huit pages à notre ville. Articles, portraits, tableaux et graphiques livrent de précieux éléments sur la situation actuelle de notre cité.

On y trouve de multiples sujets traités sérieusement : démographie, économie, emploi, logement, transports, universités, immobilier, gestion de la ville, réseaux d'influence, perspectives politiques… Cela change des habituels clichés façon carte postale qu'on nous sert à répétition dans certaines revues…

19 mai 2009

Rénover ou détruire l'hôpital d'Aix : Coup fourré ?

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Un long article paru dans La Provence le 15 mai titrait : "L'hôpital rénové in situ ou reconstruit à la Calade ?" Question étonnante au moment où le Sénat discute du projet très contesté de "réforme" sur l'hôpital.

Bon, on savait bien que l'arrivée à Aix d'un nouveau directeur du centre hospitalier avait pour objectif d'anticiper l'application de cette loi, notamment sur le rôle prépondérant qui serait confié à la direction. La Provence fait état d'une "étude en cours pour connaître le destin du centre". Il faut dire que, dans un premier temps, notre hôpital n'a pas été retenu pour entrer dans le plan 2012. Il s'agirait donc maintenant de présenter un autre dossier pour un second tour, si l'on peut dire.

On peut en effet comprendre qu'il faille des moyens pour poursuivre la rénovation des bâtiments existants, surtout pour la partie la plus ancienne, puisque la plus récente date seulement de 1995. On peut également très bien convenir que la restructuration des services nécessiterait l'édification d'une nouvelle aile qui pourrait accueillir des services regroupés de façon plus cohérente. Cela signifierait que l'on est dans la logique de renforcer le pôle hospitalier public.

Mais il paraît assez difficile d'imaginer que l'Etat ait de quoi débourser des dizaines de millions d'euros, auxquels s'ajouteraient nécessairement d'autres sommes tout aussi importantes à verser par les collectivités locales, pour démolir entièrement le centre hospitalier et le reconstruire ailleurs. Cela prendrait au moins une douzaine d'années.

Il faut bien l'avouer, il y a de quoi être dubitatif à la lecture de l'hypothèse risquée, voire irresponsable, émise par une adjointe au maire, déléguée à la santé et au patrimoine, qui y évoque aussi la récupération du foncier laissé libre par le départ de l'hôpital. Quand on voit que, sur le papier, le projet privé de polyclinique au Sud de la ville se chiffrerait à près de 100 millions d'euros, est-il pensable que l'on se lance dans une délocalisation de l'hôpital d'Aix presqu'aussi coûteuse ?

Que cachent donc les déclarations de cette élue ? S'est-elle exprimée avec l'aval de Maryse Joissains pour lancer ce "ballon" ou cherche-t-elle, imprudemment, à se faire "mousser" ? Toujours est-il que le sujet ne peut pas être traité à la légère, surtout parce qu'on ne sait pas si le plan hôpital 2012 aura les moyens d'apporter la moindre contribution ne serait-ce que pour rénover les parties existantes de l'hôpital aixois.

Quoi qu'il en soit des éclaircissements sont nécessaires pour lever toute ambigüité sur ce que pourrait en fait receler comme coups tordus la carte hospitalière locale issue de la loi Bachelot.

28 mai 2009

Clinique du Montaiguet : La réunion vire au pugilat

Chacun le pressentait, la réunion publique dite de concertation, organisée hier à la mairie annexe de Pont de l'Arc, s'annonçait chaude et agitée. Elle l'a été. Bourrée à craquer, la salle a immédiatement donné le ton dès les premiers mots de l'adjoint de quartier. Protestations, vociférations, chahut ont vite fait de couvrir le son et prendre le dessus. Pour contrer les opposants, comme on s'en doutait, les élus ont convié la "claque", qui s'est littéralement mise à "aboyer".

Les services municipaux ont tant bien que mal essayé de présenter sommairement les résultats de l'enquête publique sur la révision partielle du POS. L'adjoint de quartier, Eric Chevalier, a tenté de faire œuvre de pédagogie pour restituer ce que la municipalité envisageait de modifier au vu des observations relevées sur les registres de l'enquête. Peine perdue. Chaque explication était contestée aux quatre coins de la salle. L'adjoint à l'urbanisme, Alexandre Gallèse, n'a pas eu plus de réussite. Il faut dire que ce dernier s'est fait une spécialité… d'enfonceur de portes ouvertes et d'adepte du brassage d'air.

La présidente de l'association des Amis du Montaiguet est parvenue à arracher cinq minutes de prise de parole et, tout au long de la soirée, à lancer des apostrophes aussitôt coupées par ce qu'il faut bien appeler des cris de meute à son encontre.

Plusieurs présidents de CIQ ont exposé leurs points de vue ou interrogé tour à tour les deux élus, parfois bien en peine de réponse. Si, comme certains riverains, ils ont confirmé qu'ils ne contestaient en aucune façon la nécessité de trouver un lieu d'implantation pour la polyclinique, ils ont répété qu'ils étaient quasi unanimement défavorables au choix de Pont de l'Arc, le plus mauvais scénario selon eux.

Tous ont stigmatisé l'absence de vision globale de l'évolution et du développement du secteur Sud. Et, bien sûr, l'expédient de solution qu'est la révision partielle du POS pour un périmètre qui ne vise en fait qu'à parachuter un OVNI à flanc d'une colline attenante au massif du Montaiguet.

Les CIQ ont récusé ce que les élus ont présenté comme étant un projet pertinent. Ils ont tous insisté sur l'absence de l'outil essentiel qu'est le Plan local d'urbanisme, seul susceptible de répondre à l'ensemble des problématiques.

Marché de dupes ?

Certains intervenants n'ont pas hésité à pointer que ce projet recelait une collusion d'intérêts privés et publics. D'autres ont parlé d'un lobby de médecins ou demandé des éclaircissements sur les raisons qui ont fait décaler le projet à distance de la bande de terrain ayant été incendiée à proximité de la parcelle boisée classée et le positionner en mordant d'autant sur une bande de terrain privé.

Concernant la partie boisée, pour tenter de lever les craintes des riverains de voir les petits chemins existants devenir un jour des voies routières, les élus ont fini par admettre qu'il fallait les conserver en l'état. Ce qui revenait à admettre de facto que l'argument de la rétrocession à la Ville de cet espace appartenant actuellement à la polyclinique vidait de tout son sens cette contrepartie offerte à la Ville en échange de l'implantation de l'équipement médical.

Marché de dupes ? Ecran de fumée ? Plus les questions fusaient, plus les opposants découvraient les incertitudes et les zones d'ombre de la démarche. Pour prendre deux autres exemples, un participant a relevé qu'une petite parcelle semblait annoncer sans le dire des constructions qui, elles-mêmes, risquaient d'ouvrir une urbanisation qui surchargerait le secteur.

D'autres, malgré des questions répétées portant sur les infrastructures routières et les aménagements à réaliser permettant de désengorger la circulation, n'ont pu obtenir de réponses concrètes, pas plus que sur le calendrier ou sur le coût des investissements à supporter par les finances publiques.

A la fin de la réunion, ce qui est sûr c'est que le débat n'a pas convaincu. Il devrait donc y avoir d'autres réunions. Autrement dit, l'inscription d'une délibération à l'ordre du jour du conseil municipal risque de prendre un gros retard.

Pour bien enfoncer le clou, des participants hostiles à l'implantation du projet à Pont de l'Arc ont prévenu que tous les recours possibles seraient exercés devant les tribunaux. Ça promet !

Vu la température qui régnait hier dans la salle, il est à craindre que les prochaines rencontres annoncées ne confinent à l'embrasement.

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La carte établie par l'association des Amis du Montaiguet

(Voir les légendes en bas à gauche)

Le projet d'implantation de la polyclinique nécesserait de nombreux aménagements.

Or, en l'absence de PLU, ce projet n'est que le parachutage d'un OVNI

sans aucune prise en compte ni programmation des infrastructures.

(Voir aussi l'article suivant et les articles complets publiés lundi et mardi)

30 mai 2007

Lundi de "solidarité" : Le grotesque après le scandale

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4 ans que ça dure. 4 ans qu'on improvise. 4 ans qu'on dit qu'on va évaluer. Et donc, qu'on ne sait pas si l'idée était géniale. En revanche, tout le monde l'a bien vu : quand arrive ce lundi, c'est la cacophonie. On dit que 6 salariés sur 10 ont fait relâche.

On a voulu marquer les esprits par une mesure frappante. L'adjectif est juste. La canicule de 2003 a tué 15.000 personnes. C'est dire l'inconscience du gouvernement d'alors à l'égard de la précarité des personnes âgées.

Le cirque de la journée de solidarité se poursuit donc, avec toujours l'annonce fumeuse de récolter 2 milliards d'euros. Mais qu'est-ce comparé à l'application du bouclier fiscal dont bénéficieront 100.000 personnes et qui coûtera 5 milliards d'euros au budget de l'Etat ?

A-t-on besoin d'en rajouter pour comprendre ? Si, une ultime cuillerée. Les franchises sur la sécu sont une bonne nouvelle. On sauvera peut-être la sécu et on pourra mourir plus vite si on est très malade ! D'ailleurs, c'est simple, le trou est prêt.

En attendant que Juppé refroidisse la planète pour faire plaisir à Hulot.

25 mai 2007

Le boulanger est bonne pâte

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(Clic sur l'image pour agrandir)

Il ne faut pas l'embêter le brave boulanger de Charlieu (Loire). Surtout les Rmistes et les chômeurs. Il l'a fait savoir en placardant sur sa vitrine ce message plein d'amour issu de son cerveau enfariné. Le boulanger de Pagnol avait fait un pain en forme de cœur pour le retour de sa femme. Celui de Charlieu déclare sa flamme en confectionnant un banon en forme de pain sur la gueule. Moi, je trouve que sa mie est un peu grise et que son propos est passablement rassis… Sarkozy fait des (é)mules.

5 juin 2007

Meyrargues : Le trouble s'installe-t-il ?

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Le maire dans la ligne de mire 

Dans la série "les mairies où ça se passe mal", Meyrargues commence bien à ressembler à d'autres communes voisines. Le maire, Raymond Brun, que j'ai connu plus sage et plus ouvert... lorsqu'il n'était pas maire, a retiré leurs délégations à trois de ses adjoints. Il se plaint d'être régulièrement critiqué et de voir son travail entravé par des élus qui proclament... faire leur boulot.

On se souvient que, depuis ces deux dernières années, des séances du conseil municipal ont dû être reportées pour absence de quorum, pour cause de bisbilles et de dossiers mal fagotés. La crise semble prendre un tour nouveau plus féroce avec les échéances municipales en ligne de mire. Les dissidences et les rapprochements ne sont peut-être pas étrangers à ces règlements de comptes clochemerlesques.

Quel projet de centre commercial ?

On apprend que la commune va créer sa zone commerciale. Tout un chacun pourrait s'en féliciter, tout comme le font les élus de Meyrargues. Pour mémoire, cette zone se trouve sur un site qui a connu de beaux jours. C'est celui de l'ancienne conserverie Barbier-Dauphin de notre jeunesse.

Le nouveau projet a été déclaré d'intérêt communautaire en 2005. Cela veut dire qu'il relève des compétences de la Communauté d'agglomération du Pays d'Aix à titre économique mais aussi par le rôle que joue la CPA dans les aménagements d'entrées de ville.

L'ouverture du centre commercial lui-même est programmée courant 2009. Pourtant, si l'on en croit ce qui s'est dit (ou pas dit) lors de séances de la CPA, tout ne semble pas si clair. Si la Commission départementale d'équipement commercial (CDEC) a validé le projet en avril 2007, le préfet avait été saisi un an avant sur le caractère illégal de l'avenant ouvrant la possibilité de donner naissance à ce projet.

En juin 2006, il avait demandé le retrait du marché faisant l'objet de l'avenant. Quel motif avait donc poussé le préfet à exiger une telle procédure qui va probablement occasionner une dépense oscillant entre 4 et 6 millions d'euros ? Mystère et vraie boule de gomme.

La CPA a-t-elle pris toutes précautions sur ce dossier ? On aimerait bien savoir…

31 mai 2007

De quoi se prendre le toit sur la tête

emprunts

La politique a-t-elle encore du sens ? Comment faire pour avoir un toit ? Avec l'emploi, le logement est l'un des problèmes les plus urgents à résoudre. Si l'Etat peut impulser la mise en place de mesures pour faciliter des solutions, les collectivités ont aussi un rôle essentiel à jouer. Or, à l'heure actuelle, le gouvernement cafouille et la Ville d'Aix a tourné le dos à toute volonté.

Déductions fiscales, c'est le flou

On nous a parlé de maison à 100.000€. Puis, de prêt à taux zéro. Ensuite, de crédit possible sur 50 ans. Maintenant, de déductions fiscales sur les intérêts d'emprunts pour acheter un logement. Comment s'y retouver ?

La première interrogation est : les gens ont-ils assez pour vivre et donc pour se lancer dans l'acquisition d'un toit ? Je doute que ce qui est proposé par le gouvernement puisse apporter le moindre baume au cœur des foyers les plus économiquement fragiles.

Pour l'instant, d'ailleurs, ce n'est pas clair du tout. Quel serait le plafond du montant des intérêts d'emprunts pouvant être déduits ? Quelles catégories d'accédants seraient concernées ? Quelle serait la durée de la mesure ?

La seconde interrogation est : selon quelles modalités seraient calculées les déductions fiscales ? Si l'on retenait seulement le critère de l'emprunt, ce seraient les plus favorisés qui en profiteraient le plus comme un cadeau fiscal. Si la déduction était soumise à conditions de ressources, la mesure serait plus adaptée et plus juste, sauf que les ménages non assujettis à l'impôt en seraient exclus de facto. Mais, même dans ce cas, on reviendrait très rapidement à la première question.

A quoi il serait bon d'ajouter une interrogation sur le montant de l'opération qui est actuellement estimé à près de 4 milliards d'euros…

Le logement social, priorité absolue

Pour les catégories sociales les moins fortunées, une des réponses serait de construire massivement du logement social et de faire respecter la loi SRU fixant le seuil de logements sociaux à 20% minimum par commune. Soit dit en passant, cela donnerait du travail aux entreprises et créerait de l'emploi avec les conséquences bénéfiques tous azimuts que cela permettrait. Autre avantage, la concurrence publique ferait  baisser le prix du foncier et de l'immobilier.

L'exemple d'Aix est parlant. Depuis six ans, la mairie n'a pas construit de logements HLM. Le prix de l'immobilier est exorbitant et les loyers sont devenus inabordables pour les jeunes ménages, les sans-emploi, les revenus modestes et les étudiants. 

Les sans-abri d'Aix à la rue

Pendant ce temps, à Aix, les sans-abri campent toujours à la Rotonde. Sans honte aucune, Joissains persiste dans des procédures judiciaires sans proposer la moindre alternative sociale aux SDF. D'autres villes ont engagé un dialogue fructueux par la médiation et ont résolu au cas par cas des situations dramatiques.

Le maire ne s'honore pas en se bouchant les yeux et les oreilles alors que la responsabilité de la pénurie en logements, en accueil social et en hébergement d'urgence lui incombe totalement.

Attend-elle les mesures de Sarkozy pour que les SDF deviennent eux aussi propriétaires... de leurs tentes et de leurs cartons ?

6 juin 2007

Ça chauffe pour les pays du G8 !

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Les pays du G8 se font épingler sur leur politique de lutte (ou de non lutte) contre le réchauffement climatique.

L'association écologiste WWF (hélas, associée à Coca Cola !) estime que les efforts des pays du G8 (et cinq autres) pour respecter la limitation du réchauffement planétaire à moins de 2°C  sont insuffisants, dans un rapport rendu public le 5 juin.

Le document évalue leur performance, à la veille de l'ouverture du sommet du G8 en Allemagne.

Les Etats-Unis, le Canada et la Russie sont particulièrement montrés du doigt par le rapport, dont la notation se fonde sur dix indicateurs, notamment l'évolution des émissions, l'écart avec l'objectif fixé par Kyoto, la part des énergies renouvelables, l'efficacité énergétique.

Les Etats-Unis, qui n'ont pas ratifié le protocole de Kyoto, principal outil de la lutte contre le changement climatique, et dont les émissions de gaz à effet de serre (GES) se sont envolées de + 16,3% entre 1990 et 2005, obtiennent le bonnet d'âne.

La Russie (+28,7% de GES entre 1990 et 2005) et le Canada (+27% de GES entre 1990 et 2004) voient leurs émissions "augmenter sans réagir", souligne le WWF.

L'Italie (+12,1% de 1990 à 2005) et le Japon (+8% de 1990 à 2004) "font un peu mieux, mais ils sont encore loin de limiter suffisamment leurs rejets responsables du changement climatique", selon l'association.

Pour le WWF, "les trois pays les plus avancés dans cette voie sont le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, mais chacun d'entre eux risque de voir ses émissions s'accroître s'il ne prend pas rapidement des mesures nouvelles".

Si depuis 1990, les émissions françaises sont "relativement stables" grâce à la part importante du nucléaire dans la production d'électricité, "l'ambitieux objectif national défini pour 2050 (diviser par 4 ses émissions) nécessite encore d'être concrétisé".

Pour voir le document (en anglais mais avec des tableaux très clairs) : http://assets.panda.org/downloads/wwf_g8_climate_scorecards_final.pdf

26 mai 2007

Le rêve pour les nantis, un rêve pour les petits

liberationJackpot pour les potes. Juste pour se faire une idée du bonheur promis par Sarkozy aux Français, euh... aux riches copains, cet article de Muriel Gremillet paru dans Libération de vendredi. Le rêve pour les nantis, un rêve pour les petits.

Jaurès et la valorisation des fruits du travail dans les discours. L'impôt sur la fortune, le bouclier fiscal, la baisse des droits de succession et la prime à la rente quand il s'agit de prendre des mesures concrètes. Au final, une politique fiscale menée par le gouvernement Fillon, qui, selon Michel Sapin, député et spécialiste de la fiscalité au PS, "va profiter aux grosses fortunes tout en faisant croire aux petits contribuables qu'ils vont en bénéficier".

Le doute n'est guère permis. Le cumul des mesures annoncées pendant la campagne par Nicolas Sarkozy et que s'apprête à présenter devant le Parlement en juillet son ministre du Budget, Eric Woerth, cible les gros revenus.

Ainsi le bouclier fiscal. Dès l'été, le gouvernement va le faire passer de 60% à 50%. En clair, selon un slogan simple, un contribuable ne pourra pas donner plus de la moitié de ses revenus tirés du travail à l'Etat par l'impôt. Populaire. Mais le Snui (Syndicat national unifié des impôts) relativise la portée de la mesure. "Le bouclier, c'est juste un moyen d'augmenter sans effort et sans mérite la fortune de ceux qui sont déjà les plus riches, tranche Vincent Drezet, le secrétaire national du Snui. Il profite à 93.000 foyers, dont 16.000 contribuables assujettis à l'ISF. Alors que 18 millions de foyers fiscaux paient l'impôt sur le revenu..."

Ces contribuables super-privilégiés ont déjà reçu en trop-perçu de l'administration fiscale près de 350 millions d'euros en remboursement. A cette mesure il faut ajouter la réforme de l'impôt sur la fortune, qui touche les contribuables qui déclarent plus de 760.000 euros de patrimoine net, soit 500.000 foyers en France. Si, dès l'été, le gouvernement met en place une nouvelle déduction contre un investissement dans les PME, ce sont de nouveaux milliards qui s'envolent pour le budget de l'Etat.

Mais les cadeaux fiscaux ne s'arrêtent pas là, puisqu'une réforme des droits de succession est prévue. Sarkozy souhaite que 95% des successions soient exonérées d'impôts. Mesure archi-populaire. Y compris chez les contribuables qui ne sont pas assujettis à ces prélèvements. Aujourd'hui, selon les chiffres du ministère des Finances, seules 25% des successions à la suite d'un décès sont imposées. Alors quel est intérêt, au-delà de la popularité ? Là aussi, un cadeau aux plus riches.

Ces mesures risquent de coûter près de 4 milliards d'euros à l'Etat. "Le bouclier à 50%, plus la modification de l'ISF et les successions, auquel il faut ajouter la défiscalisation des heures supplémentaires et la déduction des intérêts d'emprunt, vont coûter pas loin de 13 milliards d'euros", selon Drezet. Ce qui revient à tirer un trait sur le produit annuel de la taxe d'habitation...

Que la gauche et les syndicats s'offusquent n'est pas surprenant. Ce qui l'est plus, c'est que même à droite on traîne des pieds. Les orthodoxes budgétaires sortent les calculettes et arrivent peu ou prou aux mêmes chiffres que la gauche. "C'est une révolution fiscale qui peut coûter très cher, note un député UMP. Surtout si tout ça n'a pas les effets espérés sur la croissance."

Derrière, difficile de tenir les engagements européens, de désendetter l'Etat, de baisser le taux de prélèvements obligatoires. Bref, de mettre en oeuvre l'autre volet économique du programme de Sarkozy. Mais manifestement, le nouveau gouvernement espère mettre en avant le retour des exilés de l'ISF. Toujours plus médiatique qu'un impôt plus juste ou une comptabilité publique plus équilibrée.

1 juin 2007

Brèves immortelles

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Jean-Claude Brialy était donc mortel mais il restera sans doute en haut de l'affiche longtemps encore. Le bonhomme, j'ai eu le plaisir de le rencontrer deux fois ces dernières années. Il était cultivé, caustique et sympathique. Il avait ce regard lucide qu'ont ceux qui sont habités par une brisure d'enfance. Et qui grandissent plus vite que les autres.

A 24 heures d'intervalle, une autre célébrité acquiert le statut d'immortel. Max Gallo devient académicien français quasiment au même âge que celui qui a perdu notre acteur.

A bien comparer, Brialy me semble avoir été plus vert dans son habit.

17 mai 2007

Les Radicaux de gauche sont à... gauche

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Face aux tumultes politiques déclenchés avant, pendant et après l'élection présidentielle, je pense que nous ne sommes pas au bout des surprises, des reclassements et de l'ardente obligation de revoir la manière de faire la politique.

La visite de Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, à l'Elysée a provoqué de nombreuses réactions dans les médias et au sein de mon parti. J'ai moi-même été interrogé sur ce qui se passait et on m'a demandé d'exprimer ma position. Il est toujours imprudent de réagir sans recul.

Pour ma part, et c'est ce qu'a aussi précisé Baylet, je considère sa visite comme un acte républicain. Que je sache, à sa sortie, il n'a pas déclaré qu'il avait accepté un poste ministériel, ni pour lui, ni pour un quelconque radical.

Je ne voudrais pas manquer d'élégance en redonnant les noms de tous ceux – des droites, du centre et malheureusement aussi de gauche – qui sont allés à la gamelle toute vergogne bue.

Je ne voudrais pas avoir à revenir sur le mauvais spectacle donné dès le soir de la défaite par des responsables socialistes et que les radicaux se sont dignement abstenus de commenter pour ne pas entacher la campagne loyale et sans ambiguïté qu'ils ont menée en faveur de Ségolène Royal.

Je ne voudrais pas non plus en rajouter sur les rumeurs, les ragots et les manipulations distillés dans la presse dont on a compris par certaines pressions récemment révélées qu'elle est entre les mains des amis de Sarkozy.

Hier, Jean-Michel Baylet a mis les choses au point : "Nous combattons Nicolas Sarkozy et nous ne changeons pas. Il n'y pas de virage du tout, il n'y a pas de changement du tout dans nos stratégies".

On a aussi parlé de Christiane Taubira comme partante pour un secrétariat d'Etat. C'est bien mal connaître sa personne et ignorer les racines de ses convictions et la force de ses combats. De Guyane, dans un communiqué, elle a formellement démenti les prétendues "informations" selon lesquelles elle aurait accepté un portefeuille ministériel.

Alors, sans reprendre toutes les péripéties de ces deux derniers jours, venons-en aux faits. Ci-après, des extraits de l'interview de Jean-Michel Baylet sur France Inter, ce mercredi.

10 mai 2007

Les élections municipales en septembre ?

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Ici et là, une information commence à prendre corps et à circuler en de très hauts lieux. Les élections municipales seraient avancées au mois de septembre.

Il y a un an, le gouvernement sortant avait établi un calendrier qui prévoyait un report des élections de 2007 à mars 2008, ajoutant ainsi une année au mandat des municipalités élues en 2001. Sarkozy, lui, dans la prévision de sa victoire, pensait qu'il ne fallait pas perdre de temps et les fixer dans la foulée de l'élection présidentielle à octobre 2007, puis s'était rangé à l'avis du gouvernement (dont il faisait partie) pour ne pas apparaître comme un adversaire de Villepin (alors que l'on sait qu'il se haïssent).

Maintenant qu'il est élu président, se sentant sans doute totalement délié de ses paroles antérieures, il estime qu'il n'a plus de compte à rendre à quiconque et veut imposer ses propres règles du jeu. Comme les mesures qu'il va prendre dès juillet seront probablement impopulaires, il ne veut pas de raclée électorale en mars. Alors, il décide de procéder sans attendre au renouvellement des municipalités, imaginant qu'en mars sa politique pourrait entraîner un vote sanction de la part des Français. Pour éviter de récolter quelques fruits bien amers, Sarkozy envisage donc de précipiter les choses.

Ce n'est pas une simple rumeur. Les partis politiques, dont le mien, en discutent déjà pour ne pas se laisser surprendre. Le préfet de Lozère, par exemple, a informé les élus de droite que c'est ce qui allait se passer.

Au sénat, les parlementaires en parlent aussi car, pour beaucoup d'entre eux, leur réélection dépendra des majorités élues à ce moment-là. Sarkozy ne veut pas non plus voir le sénat perdre sa majorité de droite ou avoir une majorité étriquée.

Voilà, L'hypothèse n'est pas sans fondement. Cela permettrait aussi de libérer le calendrier électoral jusqu'en 2009, si évidemment les municipales étaient couplées comme c'est toujours le cas avec les cantonales.

22 mai 2007

La "sarkozie" se met en place

Du kärcher au Kouchner

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Sarkozy a la bougeotte. On voit bien quel est le sens de sa communication : occuper le terrain des législatives. En vérité, rien ne pourra être décidé avant fin juin quand l'assemblée nationale sera installée. Pendant ce temps, le président donne le change et entretient l'image d'un homme qui s'active.

Certes, c'est son droit de multiplier les rendez-vous et les rencontres mais ses premières décisions ne verront le jour qu'au tout début de la période des vacances.

Il faudra donc que les Français soient vigilants et ne baissent pas la garde à ce moment-là. En attendant, le chef met en place la "sarkozie" et les médias s'en font les relais pour domestiquer les esprits. Ne soyons ni dupes, ni soumis.

lingots

15 mai 2007

Joissains n'était pas là...

En direct de l'Hôtel comme si vous y étiez !

Hotel_Ville_bleuLe conseil municipal a duré 2h30. On s'est posé la question du quorum, il y était mais de justesse. L'effervescence qui règne dans les partis politiques avant les législatives a décimé les rangs de l'UMP et du PS. Les collègues élus absents étaient pour la plupart à Paris. Plus surprenant, Joissains n'était pas là et son premier adjoint non plus.

Alors, c'est l'adjoint aux finances qui a mené la partie. Je m'en suis réjoui en l'appelant "monsieur le maire" et, dans la dernière minute, lui demandant s'il avait apprécié cette nouvelle fonction, je lui ai proposé de le faire élire à la place de qui vous savez. Hilarité générale dans la salle.

Pour ce qui est des dossiers, comme je ne laisse pas passer le moindre sujet sans donner quelques coups de corne, j'ai usé de mes moyens pour poser des questions, mettre en cause la gestion de la ville, dénoncer les simulacres de démocratie et de concertation avec les Aixois, contester certaines décisions. L'absence de Joissains n'a évidemment pas changé sa politique...

Par moments, l'ambiance était houleuse, il y a eu quelques vociférations et du brouhaha mais j'ai lancé quelques traits d'humour afin de mettre le public de mon côté. Avec mes collègues de l'opposition, nous avons poussé quelques élus à bout, élargissant parfois des débats au-delà du contenu des dossiers. A chacun ses armes !

Ce sont là quelques impressions que je livre en rentrant du conseil. Dès demain, j'aborderai certains sujets de l'ordre du jour. On va se régaler…

5 mai 2007

Le Ravi, à lire et à sourire

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Toujours aussi efficace, aussi plaisant et aussi pertinent, le n° 41 du "Ravi" est dans les kiosques (2,80€) depuis samedi. De beaux dossiers sur la région, des brèves, des dessins originaux au scalpel et une très bonne analyse des résultats du premier tour de la présidentielle en PACA. Des journaux satiriques garantis sans pub, il n'y en pas beaucoup. Alors, on ne résiste pas à la tentation, on l'achète !

5 mai 2009

Beisson et Corsy, la rénovation en panne ?

Voir début du dossier jeudi 23 avril, puis lundi 4 mai

Les cités Beisson et Corsy datent des années 50 et 60. Ce n'est qu'en 1990 qu'ont commencé les premières interventions de réhabilitations des logements sociaux publics via ce que l'on appelait le Contrat de ville. Ce type de contrat subsiste mais a été recentré sur des actions économiques, sociales, culturelles, éducatives et associatives.

Le relais global a été pris en 2003 par un autre plan banlieues signé par Jean-Louis Borloo, ministre de la ville, qui a créé l'Agence nationale pour la rénovation urbaine. Depuis 2007, c'est la secrétaire d'Etat, Fadela Amara, qui pilote le plan "Espoir banlieues".

A Aix, plusieurs quartiers ont pu bénéficier des mesures des premiers Contrats de ville, notamment le Jas de Bouffan. Désormais, les zones sensibles se concentrent sur Beisson et Corsy. Et ce sont ces deux quartiers qui retiennent toute l'attention. La Ville a voulu assurer une continuité en les faisant inscrire dans le processus plus récent.

Le fond du problème, c'est que, entre 2003 et 2008, contrairement aux promesses du président de la République, l'Etat a réduit ses financements et diminué le nombre de quartiers retenus de 800 à 215. Si Marseille et Port-de-Bouc figurent toujours sur la liste des bénéficiaires, Aix a disparu et n'est même plus sur la file d'attente. Les habitants sont inquiets et même en colère car on ne leur donne aucune information directe sur l'évolution du dossier.

Au conseil municipal de novembre dernier, suite à des préconisations formulées par le gouvernement, Maryse Joissains a présenté un rapport faisant état de fortes retouches du projet initial de décembre 2005. Elle a ajouté : "Pour le moment, nous sommes dans l'attente de l'obtention des crédits d'Etat, parce que si l'Etat dit non, tout tombe à l'eau". Puis, "souvent, je suis optimiste, là, je suis modérément optimiste".

Le projet d'intention présenté le 15 décembre 2005

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Les projets présentés pour Corsy et Beisson

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Ÿ L'Anru :

L'Anru réunit l'Etat, l'Union d'économie sociale du logement (UESL) gestionnaire du 1% logement, l'Union sociale pour l'habitat (USH), la Caisse des dépôts et consignations (CDC), l'Agence nationale pour l'amélioration de l'habitat (ANAH), les représentants de la commune, de l'intercommunalité, du département, de la région, les offices bailleurs ainsi que des personnes qualifiées.

Ÿ L'objectif :

Il prévoit la transformation en profondeur des quartiers dans une logique de projet d'ensemble en assurant à la fois la réinsertion des quartiers dans la ville (désenclavement, mixité urbaine et sociale par la diversification des fonctions…) et la mise en œuvre d'un projet urbain complet (interventions sur le logement, aménagements nécessaires à la restructuration du quartier ou liés aux démolitions, équipements publics, activités économiques…)

Ÿ 2005 :

La Ville d'Aix, la Communauté du Pays d'Aix, le Conseil général, le Conseil régional, l'Etat et les deux offices HLM ont étudié et proposé un projet urbain pour Beisson et Corsy. Deux équipes d'urbanistes y ont aussi travaillé. Pour Beisson et Corsy, il était envisagé la démolition d'environ 200 logements et la construction de 300 nouveaux. Le coût global prévisionnel s'élevait à environ 80M€, dont 60M€ pour la construction neuve et la réhabilitation des logements conservés et 16M€ pour la résidentialisation des espaces publics. L'Anru devait financer intégralement les démolitions et apporter des subventions de l'ordre de 20 à 25% sur la création et la réhabilitation des logements sociaux. Elle pouvait aussi apporter près de 50% de subvention sur les résidentialisations et l'amélioration des espaces publics. Le reste des financements venait des collectivités locales. Pour la CPA, la participation était estimée entre 18 et 20M€ sur une dizaine d'années à partir de 2008.

Cet avant-projet voté à l'unanimité au conseil municipal devait ensuite être soumis aux négociations des partenaires financiers et présenté aux habitants de ces quartiers et aux associations. Prévu pour être de nouveau examiné en conseil en avril 2006, le dossier n'est réapparu qu'en novembre dernier mais avec de grosses incertitudes.

               

Voici les détails des opérations initialement prévues.

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La planification de 2006 à 2014 

Les différentes phases du processus par année, par organismes HLM, par quartier et les nombres de logements concernés

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Bilan des démolitions et constructions 

Par les 3 opérateurs : OPAC Pays d'Aix Habitat (travaux assurés par la Semepa), OPAC Sud (Département) et Foncière du logement

Corsy : 135 démolitions et 198 constructions

Beisson : 75 démolitions et 98 constructions 

Total général : 210 démolitions et 329 constructions

25 avril 2007

Les Chirac obligés de quitter leur squatt

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Jacques et Bernadette obligés de quitter la petite maison qu'ils squattaient depuis douze ans ! C'est la triste nouvelle qui est tombée hier. Comme, il n'y a plus de tente de SDF disponible au canal Saint-Martin, le couple va être hébergé chez des amis liés à la famille Hariri (celle du 1er ministre libanais assassiné) qui lui a prêté un minuscule appartement de 180m2, à titre provisoire et gratuit, cela va sans dire. Chirac s'est finalement bien débrouillé avec ses réseaux, comme d'habitude. Pas besoin de ces enfoirés d'Enfants de Quichotte qui lui ont pourri la fin de ses mandats. Pas besoin de prêt bancaire non plus et encore moins de payer un loyer. C'est un peu comme quand quelqu'un va en prison, mais sans les matons. Bernie, elle, est impatiente de trouver une prochaine résidence pour pouvoir faire la décoration des pièces en jaune. En effet, on appris que les Chirac n'avaient pas de gros moyens, que leur patrimoine ne s'élevait qu'à 1,5M€, qu'ils roulaient dans une vieille voiture de 1984 et qu'ils ne pouvaient pas se rendre dans leurs multiples châteaux sans risque de tomber en panne. Ah ! République ingrate !

5 mai 2007

Le Mai 68 de Sarkozy et le nôtre

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Par Henri Weber (PS)

La caricature que Nicolas Sarkozy fait de Mai 68 n’est pas seulement grotesque. Elle est d’abord et avant tout inquiétante pour ce qu’elle révèle du personnage.

Le candidat de droite à l’Elysée présente Mai 68 comme un mouvement purement nihiliste, destructeur de toutes les valeurs et institutions. Il lui impute la responsabilité de tous les maux qui assaillent notre société, jusqu’à la pratique des stock-options, des parachutes en or et des retraites-chapeau importés, il y a dix ans, d’Outre-Atlantique.

Il faut une bonne dose de cynisme et de mépris de son auditoire pour faire porter à Mai 68 la responsabilité des abus les plus scandaleux du capitalisme financier d’aujourd’hui. Mai 68, c’est loin. Convoquer des évènements vieux de 40 ans pour expliquer nos difficultés d’aujourd’hui, c’est comme si l’on attribuait à l’affaire Dreyfus la responsabilité de notre défaite devant l’Allemagne en 1940 !

Quelques faits majeurs sont survenus, après 1968, qui ont produit leurs propres effets. La fin des "Trente Glorieuses", par exemple en 1975 ; la montée du chômage et du travail précaire ; la massification des lycées et des Universités avec la seconde révolution scolaire (1990) ; l’apparition des ghettos et des “quartiers sensibles”… Ces tendances lourdes éclairent les évolutions survenues au cours des quarante dernières années, bien davantage que ne le fait la Révolution de Mai.

Mai 68 n’a rien à voir avec la caricature haineuse qu’en fait Sarkozy. Ce fut un grand mouvement dirigé contre toutes les formes autoritaires d’exercice du pouvoir : dans la famille, le couple, à l’université, dans l’entreprise, dans la cité. Non pas pour détruire toute autorité, toute règle, toute hiérarchie, comme le prétend, sans rire, Nicolas Sarkozy, mais pour promouvoir un pouvoir fondé sur le consentement, la concertation, la compétence reconnue.

Ce fut aussi un grand mouvement égalitaire, contestant toutes les formes injustes de discrimination : entre les classes, les races, les genres, les préférences sexuelles… Non pour nier toute inégalité entre individus mais pour ne reconnaître comme légitimes que les inégalités liées au talent, au travail, au mérite.

Ce fut un mouvement hédoniste, mobilisé pour la libéralisation des mœurs, contre le puritanisme répressif d’une société encore profondément marquée par la morale traditionnelle. Non pour abolir toutes règles, toute norme, tout interdit comme l’affirme encore Sarkozy : l’agression et le viol n’étaient pas tolérés en 1968 ! Mais pour substituer à l’ordre moral en vigueur la liberté des rapports entre adultes consentants.

Mai 68 fut un mouvement idéaliste et romantique. Il récusait l’idéal de la société de consommation en plein essor – produire toujours plus et toujours plus vite des marchandises de moins en moins utiles. Il rejetait l’existence terne dont cet idéal était porteur : “métro-boulot-télé-dodo”. Au sommet de sa hiérarchie des valeurs, il plaçait l’accomplissement de soi, dans le faire et non pas dans l’avoir.

Mai 68 fut aussi individualiste, dans le sens où il voulait émanciper l’individu de la tradition et des grandes machines de pouvoir existantes. Mais son individualisme n’était pas égoïste, il était indissociable d’une nouvelle organisation de la société. Les enfants de Mai 68 voulaient substituer un ordre meilleur à l’ordre injuste des choses, ils ne se repliaient pas sous leurs tentes.

Comme tout authentique mouvement de masse, le mouvement de Mai 68 fut hétérogène, bigarré et, dans certaines de ses composantes, passablement délirant. Il s’est exprimé dans un langage marxiste, courant à l’époque, qui lui donne aujourd’hui une touche d’étrangeté. On peut chercher à le stigmatiser en le réduisant à ses composantes les plus farfelues. Mais son courant  principal ne fait pas de doute : Mai 68 est un grand courant de démocratisation, de libéralisation et de modernisation de la société.

C’est pourquoi, malgré les campagnes de discrédit récurrentes de la droite, son rayonnement reste si fort.

Après sa défaite politique en juin 1968, ce mouvement va produire encore longtemps ses effets, dans le champ social, culturel et sociétal. Ses militants vont donner naissance à tout un ensemble d’associations activistes – Mouvement de libération des femmes (MLF), Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire (FHAR), Comité d’Action pour les Prisonniers (CAP), mouvements écologistes, régionalistes, comités de locataires, de soldats, de consommateurs, d’usagers des transports en commun, etc. – qui transformèrent en profondeur la société française.

Le bilan de Mai 68, c’est d’abord une série de conquêtes politiques et juridiques émancipatrices : liberté de la contraception et de l’avortement, autorité parentale conjointe sur les enfants, possibilité pour les femmes d’ouvrir un compte en banque sans autorisation préalable du mari, droit à l’égalité professionnelle entre homme et femme, reconnaissance des droits des homosexuels, prise en compte des cultures régionales.

C’est ensuite tout un ensemble de conquêtes sociales, obtenues par la plus grande grève générale de l’Histoire de France : mensualisation des salaires, reconnaissance de la section syndicale d’entreprise, augmentation de 35% des plus bas salaires, création du SMIC, formation permanente, indemnisation totale du chômage…

Au débit de Mai 68, on peut mettre sa valorisation du recours à la violence comme méthode d’action, la réactivation d’une idéologie de "lutte des classes" qui avait amorcé une régression à la faveur des "Trente Glorieuses". Ce regain de notre culture d’affrontement a considérablement renforcé les rigidités de la société française à un moment où le ralentissement de la croissance, la révolution technologique, la mondialisation de l’économie, le renouvellement et la différenciation de la demande imposaient un énorme effort de redéploiement et de modernisation.

Modernisation du système productif, accompli pour l’essentiel, au cours des années 80. Modernisation de l’Etat – protecteur, régulateur, redistribuer – qui reste largement à accomplir. Tourner la page de Mai 68, sans doute. Mais ni plus ni moins que celle de 1936 ou de 1945 : en en conservant l’inspiration et la ferveur.

2 mai 2007

Ce soir, débat ou combat ?

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Ce soir, point culminant de la campagne présidentielle. Le débat entre les deux finalistes va mobiliser les Français et même beaucoup de personnes à l'étranger. Une femme et un homme, la gauche et la droite, deux volontés, deux styles, deux projets. Un moment de vérité pour que chacun choisisse sa voie et donne sa voix à qui prend le mieux en compte l'avenir de la France et des citoyens.

Rappel :

GRANDE REUNION PUBLIQUE

ce mercredi 2 mai à 18h30

au Centre des congrès d'Aix (boulevard Carnot)

suivie de la retransmission du DEBAT TELEVISE

entre Ségolène ROYAL et Nicolas SARKOZY

La réunion est ouverte à tous, l'entrée est gratuite.

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