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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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23 mars 2007

Charlie Hebdo, la liberté toujours !

Charlie_caricatures

Un grand pas en avant et un bon coup de poing sur la gueule pour les adeptes de la censure. Le courage de Charlie Hebdo a payé. C'est déjà ça de gagné mais ce n'est pas encore la fin. Le tribunal correctionnel de Paris a relaxé Philippe Val, directeur de publication, poursuivi pour avoir publié des caricatures de Mahomet.

L'UOIF, qui avait porté plainte, a d'ores et déjà annoncé son intention de faire appel. "Nous voulons un jugement loin de toute pression politico-médiatique", a ainsi déclaré son président. La mosquée de Paris, autre plaignant, devrait en revanche en rester là. "Le jugement est équilibré et mesuré", a estimé son avocat.

Dans l'énoncé de son jugement, le juge a émis des avis différents selon les caricatures. Selon lui, celle de Cabu sur la une du journal et une autre se moquant des terroristes qui rêvent de vierges au paradis "ne visaient que les intégristes". Le dessin de Mahomet enturbanné avec une bombe sur la tête est en revanche "de nature à outrager l'ensemble des adeptes de la foi musulmane assimilés à des fidèles de l'enseignement de la terreur".

Malgré ce "caractère choquant et blessant", il n'y a pas eu, selon le juge, de volonté délibérée d'offenser. La publication ne constitue pas un outrage car il ne s'agit que de reproductions de dessins publiés à l'étranger et, selon le juge, la couverture du journal satirique "éditorialisait l'ensemble des caricatures".

En ce sens, selon la justice, "Charlie Hebdo a participé à la réflexion sur une dérive de l'islam vers l'intégrisme".

A l'énoncé du jugement, une grande partie du public présent s'est levée et a applaudi.

Moi aussi, je me lève et j'applaudis !

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29 mars 2007

Débat public : Quelle place pour la jeunesse ?

logo_aix_en_live

L’emploi associatif et culturel : une précarité chronique

Vendredi 30 mars à 18h - entrée libre
Salle du Bois de l’Aune - Aix

Les associations ont fêté leurs cent ans en 2001. Pourquoi celles qui ont fini par remplir les missions d’un service public en voie d’extinction, ne sont-elles pas reconnues, alors que les institutions sont bien conscientes des enjeux de société qu’elles représentent et de leur rôle à la fois économique et touristique, mais aussi transversal et participatif ?

Face au manque de financements et confrontées à des législations de plus en plus larges et draconiennes, les associations ont su développer des compétences spécifiques et multiples sur les secteurs en demande (éducation, santé, social, culture, jeunesse...), mais ne cessent d’être précarisées.

Le secteur associatif et culturel est-il fragilisé par ses aides à l’emploi intermittentes ou par ses intermittents, tributaires d’une énième réforme de leur statut ? Par son instrumentalisation de la part des décideurs locaux ou par son asservissement ?

La dynamique associative est-elle victime du succès de "sa gestion de l’ingérable" au quotidien ? Va-t-elle continuer à accepter de fonctionner à coup de salaires de misère pour des missions de plus en plus impossibles ?

Les associations sont-elles des maladies pour que les politiques ne veuillent plus voir leurs effets positifs réels sur le terrain dès lors qu’ils sont élus ?

Entre chômeurs du spectacle et sursitaires aux aides à l’emploi, il est nécessaire de faire un tour d’horizon de l’état de l’emploi fragilisé dans l’associatif et le culturel.

3 avril 2007

Robien chez Sarkozy : Bon débarras, aussi !

Robien

Quoi, quoi, quoi ? Robien dit avoir toujours été centriste et personne ne s'est posé de questions ? Pourtant, à le voir faire, les indices auraient pu mettre la puce à l'oreille. Je me souviens très bien qu'il a appartenu à Démocratie libérale. Je me souviens aussi qu'en désaccord avec Alain Madelin, président de cette officine, au moment où cet ancien membre d'Occident, mouvement d'extrême droite créé en 1964 avec Devedjian et Longuet, s'était présenté à l'élection présidentielle de 2002, Robien avait alors rejoint l'UDF, qui n'était pas aussi regardante qu'elle semble l'être maintenant.

Il était venu expliquer tout ça à la télévision, de manière clownesque, en découpant en deux sa carte d'adhérent. Le voilà donc revenu "naturellement" (comme dit Chirac quand il fait mine de ne pas se payer notre gueule) à ses anciennes étables, digérées depuis par l'UMP.

Il ne se sentira pas seul. Avant lui, Christian Blanc, André Santini et Simone Veil, eux aussi prétendument centristes, lui avaient ouvert la route, celle des écuries d'Augias. Bon débarras à tous.

16 mars 2007

Sonder ou (se) tromper ?

election

Le terrain d'enquête des sondages (3)

Aujourd'hui, la plupart des sondages d'intention de vote sont réalisés par téléphone et non plus, comme c'était le cas il y a quelques années encore, en face à face. Sur les 6 grands instituts intervenant dans le domaine, un seul (BVA) continue à réaliser ses sondages politiques en face à face, au domicile des personnes interrogées.

L'utilisation du support téléphonique ne représente plus de biais étant donné que le taux d'équipement des ménages est suffisant pour assurer une bonne représentativité de la population globale. De plus, il permet d'obtenir des résultats beaucoup plus rapides et évite de se heurter à des obstacles d'accès au domicile des personnes (digicodes, quartiers difficiles…).

L'enquête téléphonique permet également de contrôler plus facilement la qualité du recueil : en effet, il suffit d'écouter les enquêteurs et de surveiller leur travail, alors que les enquêtes sur le terrain sont plus difficiles à contrôler (certaines personnes refusant de communiquer leurs coordonnées pour être re-contactées).

Enfin, les systèmes CATI (Computer Assisted Telephone Interviews) utilisés facilitent beaucoup l'administration du questionnaire en assurant la gestion automatique des cheminements dans les questions. Ils permettent également d'arriver plus facilement, en fin de campagne, à s'adresser rapidement un grand nombre d'individus pour ne retenir que ceux qui correspondent aux quotas à atteindre.

21 mars 2007

Sonder ou (se) tromper ?

sondage_en_question

Des électeurs "mobiles" (7)

Il est également une tendance qui inquiète beaucoup les sondeurs et qui pourrait, si elle se poursuivait dans les prochaines années, achever de décrédibiliser les sondages politiques. Il s’agit de la volatilité de l’électorat et du nombre d’indécis qui atteignent des niveaux inquiétants.

En 2002, à deux semaines du premier tour, il y avait encore 40% d’indécis ou de personnes susceptibles de changer d’avis. Et on estime que plus de 20% des votants vont finalement se décider dans l’isoloir. A cela s’ajoutent le nombre important de candidats et la disparition plus ou moins avérée du clivage gauche droite qui permettait des reports prévisibles entre les deux tours.

Comment arriver dans ces conditions à donner de manière fiable des estimations, surtout lorsque l’élection se joue à 1 ou 0,5 points d’écart ? Même si l’on comprend bien cette difficulté, ni les hommes politiques, ni les journalistes, ni l’opinion publique ne pardonneront aux sondages de s’être trompés.

Car ces sondages sont devenus aujourd’hui les véritables oracles de notre société moderne et les sondeurs des sorciers capables par on ne sait quel pouvoir occulte, de prédire notre avenir. Cette sur-confiance et les déceptions qui découlent des erreurs répétées dans le champ politique risquent de provoquer la mise en question générale de la fiabilité des études et du travail quotidien des 350 instituts d’études hexagonaux.

C’est à se demander si les grands instituts, qui utilisent ces sondages politiques comme un outil de notoriété, ne feraient pas mieux de s’organiser pour en limiter l’utilisation et mieux communiquer sur leurs objectifs et leurs limites.

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19 mars 2007

Opérations tam-tam pour sauver l'éducation

plan_education

"Ce sont ses citoyens qui font la grandeur et la générosité de la nation… Plus que tout autre groupe d'hommes et de femmes, les enseignants déterminent les comportements et façonnent les idées et les aspirations de la nation."

Julius Nyerere dans le "Le pouvoir des enseignants", 1966

Mardi 20 mars, les enseignants se mobilisent une fois de plus pour le retrait du décret du 12 février dernier réduisant les heures dites de première chaire (système qui existait depuis 1950). Cette suppression entraîne une diminution importante du traitement des enseignants concernés. Mais ce n'est pas tout. Les enseignants protestent aussi contre la suppression de 5.000 postes dans le secondaire à la rentrée, notamment par le biais d'un décret. Ils dénoncent la bivalence (enseignement de deux matières) et les nominations dans plusieurs établissements. C'est donc bien l'avenir de l'école qui est en jeu.

Les déclarations des candidats à l'élection présidentielle sur l'éducation montrent que le sujet est au cœur du débat. Les enseignants se sentent courtisés à cette époque particulière et sont bien décidés à rappeler leur poids électoral (850.000 enseignants) et leur audience auprès de l'opinion publique.

Les modalités de la journée du 20 mars seront donc plus originales. En plus des habituels rassemblements et manifestations, les profs veulent profiter du calendrier électoral pour occuper le plus possible le terrain, dans les gares, les zones piétonnes, les mairies, à travers des "opérations tam-tam", etc.

Par ailleurs, 21 fiches et 11 questions ont été adressées aux candidats en lice et, d'après les syndicats… "On a du mal à ramasser leurs copies !" Enfin, de nombreux établissements ont décidé de boycotter les "bacs blancs", de tenir des conseils de classe silencieux ou encore de faire la rétention des notes.

Sans véritable investissement dans l'éducation, sans respect des enseignants, sans prise en compte de l'avenir des élèves, les risques sont grands de mettre en péril la vocation du service public.

22 mars 2007

Chirac et Sarkozy : qui dissout qui ?

Chichi_Sarko

Le soutien de Chirac à Sarkozy n'est peut-être qu'un petit jeu de dupes. Poussé par Sarkozy, Chirac s'est auto-dissous. Mais on peut se demander si Chirac ne vient pas aussi à son tour de dissoudre Sarkozy. Contraint et forcé, il a donc "tout naturellement" transmis le legs au petit.

Imaginons un peu leur entretien.

"J'ai créé l'UMP, tu me l'as volée, je te la donne. Tu m'as trahi, je ne t'en veux pas. Je t'apporte mon soutien, tu me protégeras."

Et l'autre : "Ta présidence n'a pas été très glorieuse. J'ai essayé de te sauver en occupant tous les ministères. Tu m'en dois un peu quand même. Ne t'inquiète pas, si je suis élu, je serai toujours ministre de l'intérieur et de la justice. J'ai beaucoup appris de toi. Et puis, tu sais, les prisons sont déjà pleines. Il n'y a plus de place pour toi. Allez, merci, et embrasse Bernadette de ma part."

Et pour les Français, quel changement ? Il serait de taille, si l'on peut dire. Après la "fracture sociale", la "rupture totale".

22 février 2007

A Aix aussi : deux CV, deux mesures. On en parle ?

logo_cvA l’automne 2005, les émeutes urbaines embrasent la France. A Aix-en-Provence, rien ne se passe. Un jeune Aixois, Nabil Sorf, se demande pourquoi. Il crée une association, L’Acte citoyen, et lance une grande enquête auprès de 350 jeunes de 18 à 25 ans au Jas-de-Bouffan, à Corsy, à Encagnane, à la Pinette et à Beisson.

Comme il le pressentait, la jeunesse aixoise de ces quartiers ne respire pas la joie de vivre. Près de 60% des personnes interrogées sont au chômage. Plus d’un tiers des sondés se disent victimes de discrimination à l’emploi.

Une expérience, désormais banale, est faite avec un jeune homme au patronyme maghrébin. Deux CV, l'un à son propre nom, l'autre au patronyme européen, sont envoyés pour postuler à un emploi dans l’hôtellerie. Pour le premier, la réponse est négative, pour le second positive.

“Nous avons mis en contact ceux qui avaient un dossier étayé prouvant la discrimination à l’embauche avec la Halde (Haute Autorité de lutte contre la discrimination). Sans jeter la pierre à cette institution, on peut dire que ses moyens sont extrêmement limités. La plupart des jeunes n’ont eu aucune réponse. Désormais, un sentiment d’impuissance domine.”

Lorsque cent entreprises signent la "charte de la diversité", L’Acte citoyen prend contact avec elles : “Seules deux nous ont répondu. Cette charte est un peu comme celle de Nicolas Hulot, dans la réalité, c’est du vent.”

L’autre grand enseignement de l’étude menée par L’Acte citoyen, c’est la “ghettoïsation” de fait des jeunes issus des quartiers défavorisés : “La grande majorité des jeunes ne fréquentent pas les boîtes de nuit ou les cafés du centre-ville. Ils savent qu’ils ne rentreront pas. Inutile non plus de chercher un logement dans certains quartiers. Aix est réputée comme une ville étudiante agréable. Mais c’est loin d’être le cas pour l'autre jeunesse aixoise.”

Pour en parler, L’Acte citoyen et un collectif d’associations organisent, vendredi 23 février de 9h00 à 19h00, un colloque à l’amphithéâtre de la Verrière (Cité du livre d’Aix) intitulé Osmos 2007.

Au programme, un espace d’information, des débats autour de la diversité dans l’entreprise, des projections de films, une expo photo et des représentations théâtrales. La Halde, la direction départementale du travail, la Chambre de commerce et d'industrie de Marseille, l’Union patronale, le Mrap 13 feront notamment partie des invités.

3 mars 2007

BILAN 6 : La culture à Aix victime du coup du revolver

Culture

Une année Cézanne plein pot. Mais des pans entiers de l'action culturelle laissés en jachère. Voire liquidés dans ses ferments et ses outils. Est-ce une politique digne de ce nom ? La municipalité crie cocorico. La réalité est différente. Etat des lieux de la déconfiture…

A la fin des années 70, le maire d'alors, actuel directeur de cabinet de Mme Joissains, liquidait le "Relais culturel du Sud-Est", structure bouillonnante d'idées et d'initiatives, devenue en peu de temps un haut lieu de la création artistique et de l’intelligence. On découvre aujourd’hui comme un air de famille dans la politique culturelle suivie par la municipalité.

Depuis six ans, la ligne est plutôt brisée. Pas un seul, mais une demi-douzaine d'élus sont chargés du secteur culturel. Allez y comprendre quelque chose ! Bravo pour la cohérence. Ce ne sont pas quelques initiatives montées ici et là pour donner le change qui font une politique culturelle.

Pendant ce temps là, dans les quartiers, on se demande comment peut survivre "Class-Rock", un projet génial, des tarifs réduits pour les jeunes, des concerts et… des subventions qui ne suivent pas. Depuis six ans, les associations de musiques actuelles se battent pour faire reconnaître leur identité et leur savoir-faire en direction de la jeunesse.

Dans la même charrette, "Danse à Aix" disparaît, le Carnaval traditionnel est remplacé par un défilé de masques sans chars que le public boude et, cette année, il est prévu une nouvelle mouture qui a tout de l'arnaque. Exit aussi l’ex-cinéma du projet Sextius-Mirabeau, liquidé l'Office des fêtes et de la culture, disparues la MJC Bellegarde et l'éducation populaire.

Ah, mais tout n'est pas perdu pour tout le monde. Au Jas de Bouffan, le Centre européen de création et de développement culturel ramasse la mise et dispose d'un budget de plus d'1 M€. Cette année, les subventions sont en baisse. Il faut dire que, irrégularités et opacité étant devenues des habitudes, le CECDC a été épinglé sur son étrange fonctionnement.

Heureusement, il reste quelques projets de culture solidement implantés par Jean-François Picheral : Centre Chorégraphique National de Preljocaj, Théâtre du Jeu de Paume, Bibliothèque Méjanes, Maison Méditerranéenne des Sciences de l’Homme, Archives Départementales, extension du musée Granet, programmation de la grande salle de spectacles et initiative de l’exposition Cézanne.

Mais attention, quel devenir pour l’Ecole supérieure d'Art et le Conservatoire de musique en termes de projets et de financements ? Que faire pour cacher cette détresse culturelle qui confine au désert en hiver ? Tout concentrer sur Cézanne et consacrer le budget d’un an de pratique culturelle à Aix pour une énorme manifestation qui a beaucoup plu certes aux touristes pendant trois mois ?

Privilégier une seule structure discutable au Jas de Bouffan monopolisant les subventions au détriment des petites associations ? Menacer les intermittents du spectacle et porter plainte contre ceux qui défendent les outils d'intérêt général ? Tout est à revoir.

Voilà un état des lieux qui devrait suffire à comprendre que la municipalité manie le revolver. Les Aixois auront à y réfléchir lors des prochaines échéances.

23 février 2007

Le Carnaval d'Aix victime de la mouche tsé-tsé ?

carnaval_aixS'adressant au maire et à l'assemblée, l'élu délégué au Carnaval a lancé : "Je n'ai été tenu au courant de rien. J'ai été mis à l'écart."

Autant dire que, vu les conditions de préparation de la manifestation, on est mal parti. Pourtant, le maire venait de faire de la gonflette en annonçant un Carnaval renouvelé, "une féerie urbaine", avec pour thème "les insectes" et qui allait en mettre plein les yeux aux Aixois.

Mal lui en a pris. J'ai rappelé quelques évidences qui l'ont un peu énervée.

"Puisqu'on parle d'insectes, je ne sais s'il y aura la mouche tsé-tsé. Mais on voit bien que vous essayez d'endormir tout le monde. Le Carnaval d'Aix existe depuis 1984. Cela marchait très bien jusqu'en 2004, si bien que vous avez voulu le réparer et vous l'avez cassé !

En 2005, vous l'avez retardé pour cause de décès du pape. En 2006, vous avez baissé la subvention. Il n'y avait pas de chars. Vous avez fait quelque chose qui ne correspondait pas à l'esprit de cette fête et le public a boudé.

Cette année, vous dites vouloir le relancer. Mais vous additionnez un certain nombre de gens qui ne se sont jamais vus, au risque de la cacophonie ! Vous additionnez des gens et des choses sans aucune coordination. Une structure va recevoir 20 000 €, une autre 5 000 € et le Comité officiel 12 000 €. Il n'est plus fait appel à d'autres communes de la Communauté du Pays d'Aix. Vous réduisez la somme totale de 8 000 € par rapport à l'an dernier et vous mettez le Comité en grande difficulté.

Au point que ses bénévoles sont obligés de faire de la récupération de vieux chars pour en construire de nouveaux. Ils n'ont même pas d'argent pour acheter les peintures. C'est ça votre nouveau Carnaval ? Dites au moins la vérité ! Vous voulez faire des économies parce que le budget de la ville ne vous permet plus rien. C'est de la supercherie ! Quelle mouche vous a piquée ?"

A l'évidence, le conseil municipal ne savait rien de ce qui se tramait. Les élus ont reçu ma déclaration en pleine figure, plus douloureusement qu'une poignée de confettis.

Contactés, les responsables du Comité sont dubitatifs. Pourront-ils boucler leur travail pour le 1er avril ? Les chars seront-ils terminés ? Pourront-ils les sortir sans avoir perçu un centime de la ridicule subvention qui ne leur sera versée au mieux qu'en mai ? En cas d'échec, le maire ne pourra plus se défiler.

6 novembre 2006

C'est du... vent

EOLIENNE_1En 2001, le slogan de campagne de l'équipe municipale UMP en place, "un nouveau souffle pour Aix", ne manquait déjà pas d'air. Avec le recul, l'imprudente formule s'est révélée d'une vacuité prémonitoire.

La masse d'air brassé et déplacé depuis lors et le tourbillon des courants qui agite la ville en tous sens depuis quelques mois auraient pu faire tourner à plein régime une belle batterie d'éoliennes.

"Faire croire au lieu de faire". Est-ce bien sérieux en nos temps de crises économiques, d'emplois rares et précaires, de pénuries de logements, d'abandons sociaux, de craintes pour les personnes et les biens, mais aussi de solutions à imaginer, d'initiatives à prendre, de défis à relever ?

Ce n'est pas la publication de prétendus bilans dans les magazines municipaux, sur le site Internet officiel de la ville ou même dans des encarts publicitaires dans la presse locale qui convaincra les Aixois que leur vie quotidienne s'est franchement améliorée.

De gros nuages, que nul moulinet ne peut chasser, planent sur nos têtes et obscurcissent le présent et l'avenir de notre cher pays d'Aix.

Au fil des jours, ici même, nous allons reprendre les dossiers un à un et faire les comptes. En fait de bilan, on frise le dépôt. Un audit n'y suffirait plus. En l'espèce, une autopsie serait sans doute plus appropriée.

Car, pour les années qui viennent, les Aixois risquent bien de devoir se protéger contre d'autres coups de vent, plus forts que ceux qui leur ont déjà coupé le souffle.

12 juin 2009

Le temps des vestes retournées ou électorales

Pure facétie de l'actualité ou mauvais esprit de ma part ? Alors que l'annulation de l'élection municipale n'était pas encore connue, la Ville d'Aix a lancé un avis d'appel d'offres "à la concurrence" dont l'intitulé "restauration et conservation de costumes" revêt un certain effet comique. S'agirait-il de vestes retournées dans tous les sens ou de vestes électorales ? Vu le nombre, on ne peut évacuer l'idée que les élus de la dernière fournée sortie ce soir sont du lot. Ne reste plus qu'à savoir qui sera digne de ces beaux habits pendant la campagne et au soir du second tour. C'était ma petite séquence humour du jour.

courrier_aix_costumes

(Clic sur l'image pour agrandir)

11 juin 2009

Election municipale : Pour laver blanc, il ne faut pas…

conseil_detat

Le Conseil d'Etat

Le Conseil d'Etat a annulé l'élection municipale d'Aix de mars 2008 pour des motifs qui visent à "moraliser" la vie politique. Jusqu'à présent, nombre de décisions étaient fondées sur la mise au jour de fraudes électorales, genre bourrage des urnes ou opacité des financements de campagne. Cette fois-ci, même si tous ces cas trouvent des illustrations dans les plus récentes annulations, fraude à la chaussette à Perpignan, achat de voix à Corbeil-Essonnes, la situation d'Aix est plus singulière.

La plus haute juridiction française a visiblement décidé de taper fort en mettant en avant, et de manière exemplaire, la nécessité de civiliser les mœurs politiques. L'argumentation du Conseil d'Etat revient à établir l'interdiction de se livrer à des atteintes à la vie privée. Cela rejoint ainsi l'évolution constante du droit en matière d'affaires civiles hors élections, une évolution qui va dans le sens de la protection de la vie privée et donc plus en adéquation avec la marche en avant de la société vers le devoir de tolérance envers les personnes.

De considérations "techniques" ou administratives liées à l'insincérité des votes, le Conseil d'Etat franchit donc une étape décisive, en l'occurrence celle de la prise en compte du respect dû aux personnes qui s'engagent dans la vie publique. Chacun doit désormais savoir qu'on ne peut pas dire n'importe quoi contre n'importe qui sous prétexte de discréditer un concurrent lors d'une confrontation électorale.

En ce sens, quels que soient les sentiments que l'on éprouve à l'égard de Stéphane Salord ou les motifs de type revanchard qui ont pu le motiver, ce dernier a eu raison de s'obstiner sur le terrain où il s'est senti attaqué.

Ce qui ne laisse pas de surprendre, c'est la réaction plus épidermique que réfléchie de Maryse Joissains à l'encontre des magistrats du Conseil. Comment une élue, députée, ex-avocate de surcroît, peut-elle lâcher des déclarations outrancières tous azimuts ?

Accusations graves et chasse aux sorcières contre des magistrats qui feraient fi de leur indépendance pour régler des comptes politiques. Recours bouffon et ignorant auprès de la Cour européenne des droits de l'homme contre l'Etat français, dont la députée est l'une des représentantes, comme si les décisions souveraines en droit électoral français du Conseil relevaient d'une souveraineté soudain déléguée au niveau européen à l'insu de la France.

Quelle ignorance ! Ou, plutôt, quel culot de se poser en victime pour faire croire, à défaut d'arguments sérieux, et en guise de défense, qu'elle s'en prendrait même à la lune si notre satellite pouvait déclancher une marée pour engloutir tout citoyen requérant l'application des droits fondamentaux.

Maryse Joissains a beaucoup gesticulé, trop, elle gesticule encore un peu. Pourtant, que de procès perdus avec l'argent public : contre le Nouvel Observateur, contre des personnels municipaux, contre le contrat illégal de son directeur de cabinet. Que de tambouilles avec des affaires immobilières réservées aux copains, que de gestions calamiteuses des organismes para-municipaux, que de décisions de casse de structures ou d'associations n'entrant pas dans sa "ligne politique".

Lundi, le droit a enfin parlé. Dans quelques semaines, les urnes diront si les Aixois veulent que le droit passe.

Car, pour prétendre laver plus blanc, il ne faut pas avoir lavé gris.

La faute à pas de chance

Le performant cabinet d'avocats auquel Maryse Joissains entend confier sa plainte, aussi fantaisiste qu'irréaliste, auprès de la Cour européenne est celui-là même qui vient d'essuyer un revers du Conseil d'Etat.

Mais ce n'est pas tout. Au nom de la Ville, il a également perdu en cassation contre le directeur des ressources humaines injustement licencié par le maire, contre moi-même en première instance dans le dossier du contrat illégal d'Alain Joissains et, cerise sur le chausson (humour facile, j'en conviens), contre le recours qui a vu l'annulation de l'inénarrable élection municipale de Perpignan.

Et maintenant, juste un espoir : pourvu que les Joissains ne se mettent pas en tête de changer d'avocats.

       

Grosse piqûre de rappel (sur le site d'Olivier Bonnet) :

"Maryse Joissains, le népotisme aux frais du contribuable..."

http://www.plumedepresse.com/spip.php?article998

         

Demain, le casting de l'élection… Mais d'abord de l'esprit et du sourire…

Deux sites tout frais dont les auteurs m'ont signalé la naissance :

"Carnets de campagne", à la manière de… :

(laissez-lui un commentaire, ça lui fera plaisir)

http://plassans2009.hautetfort.com/archive/2009/06/09/premier-jour-annulation-des-elections.html 

Le retour de "citoyen aixois", l'espiègle :

www.aixmairie2009.com

3 février 2025

Avant 2026, Sophie Joissains se vante de marcher sur l'eau !

FANFARONNADES. Sophie Joissains se sert du magazine municipal de janvier pour faire sa propagande pré-électorale en dressant un tableau idyllique de son action. Pas une aspérité, pas une autocritique, rien de tout cela. Au panier, les problèmes que rencontrent les Aixois : manque de logements sociaux, pollution nuisible à la santé, voirie dégradée, absence de concertation, et on en passe. Alors lisez bien ceci pour vous faire votre propre idée…

Comme sa vénérable mère, Sophie Joissains marche sur l'eau, si, si, laisse-t-elle entendre. Elle combat tous les dangers. Soigne les plaies. Multiplie les guérisons. Secourt les Aixoises et les Aixois de la misère. Invente le bonheur pour tous et pour chacun. On ne le sait pas mais rien n'existait avant elle et sa mère, tout n'était que ruines et abandon. Heureusement, elles sauvent notre cité des désastres de leurs prédécesseurs.
Et voyez-vous, les Aixois méritent de savoir, ont soif de découvrir, de comprendre et d'applaudir les prouesses éclatantes, très jalousées partout sur Terre et jusque dans les trous noirs de l'univers, que Sophie Joissains continue d'accomplir pour eux en faisant don de sa modeste et dévouée personne à l'Histoire. On n'est pas loin de la recherche du Prix Nobel !
A l'entendre, comme le fit sa maire, la ville se métamorphose, se pacifie et ne sera plus que luxe, calme et volupté. Voilà l'impression, ou plutôt l'illusion, qui ressort du numéro de janvier/février 2025 de "Aix Le Mag".
Pour ce qui est des problèmes touchant par exemple l'insuffisance de logements sociaux, les projets inadaptés comme celui de la Constance qui va défigurer le paysage, la pollution qui ravage la santé des habitants, la voirie qui dépérit, l'absence de véritable concertation et tant d'autres sujets, pas d'explications pouvant nous éclairer. Allez, au panier, ce ne sont que des vues de l'esprit de contestaires jamais contents. Donc, pas question de s'appesantir là-dessus. Ça gâcherait la photo sur papier glacé.
Car c'est une habitude lancée par Maryse Joissains à des veilles d'élection. En juin 2011, elle avait déjà usé et abusé du procédé d'autosatisfaction et d'autocongratulation à travers un numéro spécial clinquant de 68 pages intitulé "Une décennie pour Aix-en-Provence". A ce moment-là, l'opposition avait eu le droit de s'exprimer, comme la loi l'impose, mais sur seulement deux pages sur les 48 comme dans les publications pour les numéros bimestriels. En 2013, surprise, est publié un hors-série intitulé "La métamorphose d'une ville" où la maire s'était accordée "démocratiquement" la totalité des 76 pages privant alors l'ensemble des élus minoritaires du moindre espace rédactionnel ! En guise de coup de brosse aussi hypocrite que cynique, elle faisait mine de remercier tous les élus sans distinction d'appartenance. Or, pourquoi ce qui avait été respecté deux ans auparavant ne l'avait-il pas été cette fois-là ?

Pourtant en comparant les deux parutions, il n'était pas difficile de remarquer que le contenu était souvent identique, au cas où les Aixois n'auraient pas imprimé dans leurs cerveaux nombre de bienfaits que la politique de Maryse Joissains était censée leur avoir procurés. C'est malin car elle savait que les électeurs sont parfois oublieux et ingrats, elle en avait payé le prix fort en se faisant éjecter de son siège de députée un an après son premier catalogue.
En tirant sans doute la leçon, Sophie Joissains aura-t-elle ainsi voulu s'ingénier à parer tout risque d'accident électoral la concernant pour 2026. D'où ce numéro spécial actuel "Bilan et perspectives" dans lequel les oppositions n'ont droit qu'à deux pages, elle s'octroie l'édito général, deux pages d'interview avec des questions téléphonées et complaisantes dignes d'un journalisme à-plat-ventresque et pas moins de sept mini éditos thématiques tout au long de la publication. Voilà pour la forme générale. 
Rappelons que le magazine est publié sur le compte des Aixois pour assurer finalement une propagande pré-électorale de Sophie Joissains en s'épargnant juste un an avant tous les frais personnels évidemment. Ces tours de passe-passe devraient inciter les Aixois à réfléchir sur les pratiques de la maire sortante et peut-être bientôt sortie ?

 

14 mars 2024

Justice 1, Jean-Noël Guérini bracelet électronique

RIDEAU. Et un jour, tout arrive. Au bout de quinze années de procédures, la Cour de cassation vient de condamner définitivement Jean-Noël Guérini. Et hop, fini de jouer les matamores, fini de se croire omnipotent, fini de se dire innocent, fini d'échapper à l'impunité.

Dessin du Canard enchaîné du 2 juin 2021
 

Son sort est irrémédiablement scellé. Trois ans de prison dont dix-huit mois avec sursis et cinq ans d'inéligibilité. Ciao le Sénat où il a profité de ses indemnités jusqu'à cette décision finale de la justice. Et bonjour le bracelet électronique.
Ah ! les marchés truqués avec son frère Alexandre, condamné à six ans de prison ferme pour trafic d'influence, blanchiment, abus de confiance et recel de prise illégale d'intérêt ! L'un ne peut plus jalouser l'autre. Tous les deux ont maintenant un joli CV.
Pour rappel, Jean-Noël
était poursuivi pour avoir pris part au vote le 2 juin 2006 d'une délibération du Conseil général qu'il présidait prévoyant la cession à la communauté d'agglomération d'Aubagne d'un terrain préempté deux ans plus tôt par le département au titre de la protection des espaces naturels. Ce terrain allait en fait permettre d'étendre un centre d'enfouissement des déchets ménagers dont Alexandre venait de se voir confier l'exploitation.
Les lecteurs de mon blog ont pu suivre ces quinze années d'accusations, de recours et de condamnations des différentes instances. On sait combien j'ai combattu les dérives de certains dans la vie politique et publique, notamment aixoise. Imaginez ma satisfaction avec l'information tombée hier.

 

6 mars 2024

Pourquoi il est difficile de se loger à Aix

LOTO. Foncier, taxes, taux d'intérêts, loi de réduction de l'artificialisation des sols et autres contraintes ne facilitent pas l'accès à un logement. Ni privé, ni social. Selon l'évolution du l'économie nationale ou internationale, les familles les plus démunies ne peuvent même plus emprunter pour trouver un toit.

L'horreur annoncée du projet Icade sort de terre à Pont de l'Arc en plein rond-point occultant la vue du Montaiguet.

A Aix-en-Provence, on peut dire que la difficulté est double : la conjoncture bien sûr et la politique d'urbanisation de la municipalité depuis plus de vingt qui a favorisé des constructions outrageusement chères. Le logement social est le parent pauvre, c'est le cas de le dire, en ne privilégiant pas, ou si peu, les initiatives pour loger les ménages à faibles revenus en dépit des possibilités existantes permises par les lois.
Pour rappel, notre ville n'atteint toujours pas les 25% de logements sociaux et est contrainte depuis plusieurs années de payer des amendes. Le plus importante s'élevait à un million d'euros. C'est donc un manque de volonté caractérisé de lancer des programmes mixant tous les types de logements. On peut cependant noter un récent léger mieux mais les retards prendront du temps à être rattrapés, s'ils le sont.
J'ai souvent parlé ici du phénomène d'éloignement vers d'autres communes que doivent subir tous ceux qui ne peuvent trouver un logement à Aix, soit par manque de disponibilités, soit à cause des prix élevés et inaccessibles à l'achat et de la cherté des loyers. Donc, quitter Aix entraîne d'autres désagréments : utiliser sa voiture pour aller travailler, perdre du temps et plus généralement générer de la pollution. Pour bien se rendre compte du désastre, il suffit de voir le sommes qu'il faut débourser pour se loger en centre-ville. Mêmes les commerces en paient le prix fort.
Autres exemples, à la Duranne, à Puyricard ou à Luynes, il faut bien ou assez bien gagner sa vie pour espérer trouver la bonne occasion. Il en sera de même à la Constance (où ça patine), là où il est prévu d'édifier trois mille logements. Les infrastructures sont par ailleurs insuffisantes pour pouvoir se déplacer, en voiture ou en transports en commun. Y a-t-il une logique dans les politiques menées ? Tout le monde a pu constater ces programmes parachutés sur des îlots, sortis de terre d'un jour à l'autre sans cohérence avec le cadre existant. Ne cherchez plus, on fait surtout plaisir aux promoteurs, guère aux habitants.

N.B. CanalBlog a fermé ses serveurs historiques. Le transition vers un nouveau prestataire, pas encore terminée (patience), a créé quelques problèmes tant aux propriétaires de blogs (comme moi) qu'aux visiteurs. L'interface a un peu changé, par exemple pour les colonnes à gauche et à droite du blog.
Mais le retard de mes publications a aussi une autre cause. Mon appartement a dû être complètement refait suite à un énorme dégât des eaux dont l'origine se situait à l'étage supérieur. Je n'avais jamais connu une situation pareille. Cette mauvaise surprise a bouleversé mon quotidien dans tous ses aspects. J'entrevois le bout du chemin et je respire un peu mieux désormais.

Avant et après

27 mai 2024

Dossier : On n'est plus à quelques Cardeurs près, n'est-ce pas ?

CAPHARNAÜM. Où en est la réorganisation du forum des Cardeurs ? Lancé il y a une vingtaine d'années, le projet s'est enlisé et la place ressemble toujours à un vrai bazar. Mon ami Edouard Baldo avait qualifié le site de "camping" pour son image déplorable. Etat des lieux et documents...    

Aix compte de très beaux lieux au centre-ville qui forment des entités aux qualités spécifiques dont certaines sont remarquables par leur patrimoine incluant des monuments historiques. Il y a une vingtaine d'années, la municipalité avait lancé le projet de réorganisation dans le cadre de ce que l'on appelle le PSMV pour Plan de Sauvegarde et de mise en valeur. L'Etat et la Ville d'Aix, et désormais la Métropole, ont leur mot à dire en pilotant l'initiative.
Autant dire que c'était un gage de sérieux puisque rien ne pouvant se faire sans le respect strict des lois et des engagements surveillés de près par les uns et les autres. Plusieurs actualisations ont eu lieu grâce à des ajustements et des préconisations prônées après des études poussées visant à faire évoluer le projet initial. Restons-en là pour ne pas complexifier le contexte.

Les 12 secteurs du PSMV

Ce qui amène mon article, c'est l'idée de voir où on en est. Alors élu, le 27 janvier 2015, en tant que membre de la commission du PSMV, j'avais participé à une réunion et à une visite sur le site du forum des Cardeurs. Les Aixois anciens ou plus récents se sont rendu compte qu'il y a quelque chose qui cloche sur cette place très fréquentée. La vue d'ensemble est confuse, les terrasses et les vérandas débordent et n'ont aucune harmonie, les piétons ne s'y retrouvent plus.
Qu'avait-on dit à cette réunion ? L'idée essentielle était de revoir l'organisation complète de la place en lui donnant une cohérence. Beau programme ainsi formulé dans le PSMV :
"Les orientations d'aménagement fondées sur l'analyse historique et structurelle de chacun de ces espaces servent de guide à l’élaboration d’un projet d’aménagement global pour les espaces publics à enjeux."
Pour les Cardeurs, ce qui m'avait le plus intéressé et enchanté c'était la perspective et le choix assumé de rétablir un axe de vue sur l’Hôtel de ville et vers la fontaine de la place haute, place qui se referme en entonnoir. Cela supposait un réalignement des terrasses à bâches en haut de la place, terrasses qui occultent fortement la vue vers la place de la mairie. Un schéma en présentait sa future ligne.

Schéma du forum des Cardeurs

Alors que d'autres réunions avaient été prévues, on n'a jamais plus eu de nouvelles. Depuis lors, comme on a pu le lire dans la presse, de multiples infractions ont été commises avec l'impression d'un laisser-faire. Des amendes ont bien sanctionné certains commerces mais n'ont pas réglé les problèmes pour autant.
Rappelez-vous la cas flagrant de ce restaurant "La Traviata" qui s'était accordé le droit d'installer une structure en dur du côté opposé à celui qui abrite toutes les autres terrasses (voir le lien de mon article plus bas). La justice saisie, le contrevenant avait tenté de résister mais avait bel et bien été contraint de démonter sa volumineuse infrastructure. Ma dernière visite aux Cardeurs remonte à peu, pour aller y manger mais aussi pour observer l'état des lieux. Hélas, c'est toujours le même capharnaüm. Dites, on est bien dans un secteur protégé, non ?  

"Aix : Le scandale de la terrasse du forum des Cardeurs" : http://castronovo.canalblog.com/archives/2014/06/05/30007336.html

2 février 2026

Municipales 2026 : Amusons-nous avec les slogans des candidats

BINGO OU FIASCO ? Que disent les slogans qui fleurissent dans les messages des candidats et que l'on commence à apercevoir sur leurs affiches et documents de la campagne électorale ? Quel sens devons-nous déduire de cette propagande intense censée nous convaincre à la veille de chaque élection ? 
 

"Aix à venir" de Michel Pezet en 2008, "AIX AVENIR" de Marc Pena en 2026


Des campagnes, j'en ai connu de nombreuses ces quarante dernières années. Et, pour cause, j'ai été candidat dès 1983 et été élu à plusieurs reprises. Je me suis souvent amusé à interpréter ce qu'il y avait derrière chaque slogan. Outre les ressemblances des mots et expressions employés, forcément très courts, il n'est pas toujours facile d'être inventif. L'originalité des thèmes retenus par les candidats se limite souvent à la cible électorale que l'on veut viser, celle devant atteindre un maximum de personnes avec la plus large portée possible ayant trait à des aspects liés à la gestion de tous les domaines d'action dévolus à une municipalité.
Des postulants en rajoutent des couches mettant en avant leur amour et leur engagement pour la commune. Comme si les habitants aimaient leur ville moins qu'eux. Ils abusent ainsi des mots "cœur" et "passion" pour jouer sur la fibre sentimentale. Bref, pas de fausse note, message plus ou moins transparent, surtout n'oublier et ne vexer aucun client, n'est-ce pas ? D'où des clichés comme "ensemble", "tous ensemble" ou "vivre ensemble", des évidences de ce nous faisons au quotidien. Il y d'autres banalités du même acabit : "changer la ville", "un nouvel élan pour la ville", "agir pour demain". Ben ouais, on n'agit pas pour hier, ce serait ballot de s'en tenir à l'existant et de ne pas avoir de projets.

Certains personnalisent leurs propos par des "c'est ma priorité", "ma priorité, c'est vous" ou faisant suivre leur nom de "votre futur maire". Grosso modo, ils estiment qu'ils sont les meilleurs candidats à qui on peut accorder notre confiance. Quand on voit le nombre de perdants au second tour, c'est que leur gonflette vantarde n'a pas payé. Ils mesurent alors mais un peu tard que leur vanité les a faits cocus.
On découvre que des candidats dont on n'ignore pourtant pas leur appartenance politique qui la camouflent allant jusqu'à ne pas faire figurer le logo de leur parti ou de leur camp, soi-disant pour chercher une "union" de toutes les forces politiques et autres. Belle truanderie qui n'augure rien de bon pour la transparence. Que valent toutes leurs belles intentions et par, voie de conséquence, leurs promesses assénées à la tonne ? Comment distinguer ce qui fait la différence à un centimètre près entre les divers impétrants eux-mêmes et, assurent-ils, entre les moments de bohneur parfait qu'ils auront concoctés pour nous dans leurs coins respectifs ?

En mars prochain, regardez donc bien leurs slogans et surtout ce qu'ils proposent dans leurs programmes. Ils s'annoncent comme "un maire pour vous servir, pas pour se "servir", pas comme ceux qui ont osé piquer dans la caisse et ont pour cela été mis en examen et même été condamnés pour avoir confondu intérêt général et intérêts personnels (j'en connais à Aix et en Pays d'Aix). Il faut savoir que les logos commerciaux de parrainage sont interdits de tous les documents électoraux. Pourtant, en sous-main, on continue à pratiquer le soutien contre échanges de bons procédés et soutiens frauduleux.

18 février 2026

Les médias se portent mal sauf pour les milliadiaires

GUTENBERG. Que devient notre presse en général ? Avec la main mise des milliardaires, de l'IA et des réseaux sociaux qui s'arrogent un monopole, de nombreux journalistes subissent des pressions ou sont licenciés, les informations voient leur niveau baisser et semblent de plus en plus formatées pour ne délivrer qu'un type de message uniforme. Faisons le poing avec Charlie...  
Peut-être aimez-vous vous informer. Peut-être êtes-vous abonné à un ou plusieurs médias. Peut-être vous contentez-vous seulement de la télé, en espérant que ce ne soit pas la chaîne facho. Vous devinez probablement que j'ai des abonnements, que je lis aussi les versions papier de la presse et que je suis accro aux publications indépendantes sans publicités commerciales.
Charlie Hebdo a publié un bel article sur l'état des médias. Il y a de quoi s'inquiéter de la tournure que prennent les choses, entre les milliardaires qui se sont approprié les groupes de presse et
 l'IA entraînant le licenciement de nombreux journalistes. C'est là tout le problème. Allez, bonne lecture.

(Clic droit pour agrandir l'article dans un nouvel onglet qui s'ouvrira tout seul)

 

16 mars 2026

Municipale 2026 Aix-en-Provence : Résultats du premier tour

URNES. Voici les résultats officiels du premier tour de l'élection municipale d'Aix-en-Provence à laquelle se présentaient six candidats.

On devrait connaître assez rapidement lesquels resteront en lice pour le second tour. Il faut avoir obtenu au moins 10% des suffrages exprimés pour se maintenir ou fusionner avec une ou plusieurs listes. Les listes ayant obtenu au moins 5% le peuvent aussi. Y aura-t-il des retraits de certaines listes préférant s'en tenir à leurs scores ? L'hypothèse existe si les candidats le décident. Elles pourraient de même ou pas donner des consignes de vote pour préconiser un report de leurs voix vers d'autres listes. 

Les candidats du premier tour

 

22 mars 2026

Municipale 2026 Aix-en-Provence : Résultats du second tour

URNES. Voici les scores officiels du second tour de l'élection municipale d'Aix-en-Provence qui départagent les quatre candidats qualifiés pour postuler à la fonction de maire.

Dans les prochains jours, lors de la première séance du conseil municipal, les 55 élus, nouveaux ou reconduits, seront amenés à élire le maire puis les 16 adjoints. On connaîtra ensuite rapidement les noms des élus chargés par le maire d'exercer des délégations habituelles en son nom. 
Si la prochaine élection présidentielle se déroule normalement en 2032, elle correspondra à la même année que celle des futures municipales. Dans ce cas, ces dernières verront leur échéance repoussée d'un an et seront prolongées jusqu''en 2033 (soit six ans plus un) pour éviter un télescopage de dates. Je me souviens que, lorsque j'étais élu en 2001, il fut ainsi fait et j'avais siégé jusqu'en 2008.

Les candidats du second tour

Rappel du premier tour

 

13 avril 2026

La Poste de plus en plus timbrée !

COUP DE GUEULE. Etes-vous aussi mal traité que moi par la Poste ? Je vais raconter ce qui se passe depuis quelques temps à propos de mon courrier qui retourne, quand il y retourne, ou pas du tout, chez l'expéditeur. On ne peut alors que se poser des questions. Quels sont les problèmes ?

L'article que vous vous apprêtez à lire n'est pas une digression sur fond d'anecdotes. Il s'agit bel et bien d'un sujet politique touchant à nos vies quotidiennes. Je suis quasiment certain que je ne suis pas le seul à subir les errements et mésaventures de la distibution du courrier. Voici quelques cas récents des déboires qui me sont arrivés.
Le premier a été celui concernant ma carte bancaire renouvelée renvoyée à ma banque avec les mentions "destinataire inconnu à cette adresse" et "défaut d'accès ou d'adressage". Ah bon ? Alors que je vis là depuis plus de cinquante ans ! En gros, mon habitation et moi-même n'existerions pas. Pourtant, c'est bien moi que vous lisez en ce moment ! Il a fallu que je me rende personnellement à mon agence. Rebelote pour mon nouveau chéquier.
J'ai donc appelé le service clientèle de la Poste au 3631.
Là, une aimable conseillère compréhensive, qui me dit que les conditions de travail à la Poste ne cessent de se dégrader, m'explique que les grands chefs à plumes ont procédé à une réorganisation générale des services (disons plutôt une désorganisation), notamment ceux de la distribution des courriers. Les périmètres géographiques ont été redécoupés et agrandis et pas qu'un peu. Ils sont numérotés (le mien par exemple porte le numéro 23) et servent de bases pour l'activité de chaque facteur. La conseillère m'indique que la Poste a un déficit et que les employés partant à la retraite ne sont pas tous remplacés. Et quand il y a des embauches, on engage plutôt des jeunes peu ou pas qualifiés car ils coûtent moins cher que les anciens. Belles économies, non ?
On leur demande de ne pas traîner dans leur tâche pour laquelle les horaires de distribution ont été étendus. On se souvient que par le passé un facteur assurait son boulot pendant de longues périodes dans un même secteur et avait par conséquent une bonne connaissance des lieux et des habitants. Désormais, les nouveaux employés tournent d'un périmètre à un autre au gré des nécessités. Avec l'accélération imposée dans leur travail, les petits nouveaux sont obligés de presser le pas et n'ont plus le temps vérifier certaines adresses ou les noms des destinataires. Résultat : ils renvoient tout au centre de tri auquel ils sont administrativement rattachés pour retour à l'envoyeur. Avec ce système qui visait à gagner du temps, on ne fait qu'en rajouter. Bravo ! 

Allez, encore deux cas. J'ai de la famille en Italie et nous aimons échanger par courrier. Une de mes cousines m'a envoyé ses vœux de nouvel an début décembre, je ne les pas reçus, son courrier lui a été retourné avec les mentions citées ci-dessus. Début mars, à mon tour, je lui ai expédié un joli courrier contenant des photos et documents extraits de mon album généalogique de famille. A la date d'aujourd'hui, il ne lui est toujours pas parvenu pas plus qu'il ne m'a été renvoyé.
Enfin, dernier cas assez récent, une de mes chères amies de notre région qui écrit des livres m'avait le plaisir de m'expédier ses deux derniers ouvrages. Elle les a retrouvés dans sa boîte aux lettres avec toujours les mêmes mentions imbéciles.
Peut-on se contenter de cette dégradation d'un service public ? Vous avez sûrement vu ces articles de presse qui signalent certaines fermetures de bureaux de poste, en particulier dans des petites communes qui, selon la Poste, ne seraient pas rentables.
La Poste enregistre des déficits chroniques de plus d'un milliard d'euros par an pour 35 milliards de chiffre d'affaires (mauvaise gestion ?). Alors elle recourt à des expédients en augmentant régulièrement le prix des timbres et de ses services. Voilà où on en est. Comme chacun s'en aperçoit, c'est le même discours que pour les hôpitaux, les maternités et on en passe, avec toutes les conséquences désastreuses qui en découlent !

27 avril 2026

Scandale du garage municipal d'Aix : Un procès le 8 décembre !

DÉRAPAGES ! Pour arriver au procès au pénal du 8 décembre, trois ans se seront écoulés jusqu'à ce que l'enquête soit close. On verra alors comment la chose sera jugée au fond. On trouvera sur mon blog les différents épisodes de cette affaire, étayés par des documents de première main (voir liens en fin d'article).

On le sait, c'est un employé qui a déposé plainte auprès du procureur de la République sur la base de l'article 40 du Code de procédure pénale qui fait obligation à toute autorité de dénoncer des délits dont elle aurait connaissance dans l'exercice de ses fonctions. Si la justice estime qu'au regard des preuves présentées il y a matière à ouvrir une enquête, alors elle se donne les moyens de convoquer les personnes soupçonnées ou susceptibles d'avoir participé ou collaboré à des détournements de fonds publics. Cela semble bien le cas dans ce dossier aux ramifications mettant en cause des employés et possiblement des élus dans leurs responsabilités hiérarchiques.
Il y a une dizaine de jours, deux organes de presse, Marsactu et La Provence, les mêmes qui avaient éventé l'affaireont donc dévoilé l'information de la future tenue d'un procès. Selon les investigations de la justice menées à partir de documents (vidéos, photos, échanges de mails), des auditions et des perquisitions auront permis d'identifier après vérifications diverses personnes. Pour rappel, ce qui est en cause, ce sont des faits d'abus au sein du garage municipal.
Détournements caractérisés
La Provence reprend quelques exemples de ces abus. "Il était aisé, pour peu qu'on connaisse des agents, des amis d'agents, de familles d'agents, de faire réviser sa propre voiture (y compris à domicile), traficoter des pièces détachées, nombreuses dans ce garage, de se faire changer le moteur ou mettre des pneus neige, de siphonner du carburant sans autorisation (jusqu'à 100 litres certains jours), utiliser les badges pour le nettoiement ou partir en weekend avec la dernière hybride. Le tout avec une rémunération au "black" ou par philantropie. Sont évoqués parmi les bénéficiaires des chefs de services et des élus." Le journal ajoute qu'il devenait difficile de travailler sereinement. "Des mécaniciens nous avaient fait part de l'ambiance de terreur régnant dans le service, tout étant parti d'une personne prise en flagrant délit d'un larcin, passible de sanction, qui avait menacé de balancer les trafics à grande échelle dont elle était témoin. L'heure était aux menaces de dénonciation et représailles, des plaintes avaient atterri au commissariat." 
Sophie Joissains, pourtant forcément informée par différentes sources, semblait découvrir l'affaire. Elle dit avoir saisi le procureur mais il est plus probable que ce soit ce dernier qui lui ait demandé d'effectuer une enquête administrative interne. L'opposition avait quant à elle réclamé une mission d'évaluation et d'information, votée à l'unanimité par le conseil municipal. Qu'en est-il ressorti ? La mairie n'a pas livré toutes les informations demandées par l'opposition sous prétexte que le dossier faisait l'objet d'une enquête en cours. Et, au final, suite à ce désaccord, chaque partie a rédigé sa propre vision des choses. Cela n'a pas manqué d'alerter la Chambre régionale des comptes qui en a fait un résumé.  
Tout aussi étonnant, un conseil de discipline a été tenu mais, surprise, aucune sanction n'a été prononcée. Et puis aveu quand même, le directeur général des services avait décidé dans la foulée d'interdire toute utilisation à des fins privées des moyens du garage. Presque plus drôle, on apprenait en catimini que l'élu chargé du garage s'était vu soudainement retirer sa délégation.
Omerta générale sur les pratiques frauduleuses ?
Où en est l'affaire aujourd'hui ? Selon Marsactu, "Cinq personnes seront entendues par le tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics, faits passibles d'une peine allant jusqu'à dix ans de prison et une amende d'un million d'euros. Sept autres personnes pour recel de détournement de fonds publics. Toutes sont des agents du service ou chefs de service en mairie. Certaines seraient toujours en poste."
Les élus ne seraient, paraît-il, pas concernés ! Question : ils n'auraient donc rien vu ni su, ils auraient exercé pleinement leurs responsabilités. Selon mes sources, eux comme la hiérarchie ont reçu beaucoup d'alertes mais n'y répondaient pas ou pratiquement jamais. Au procès, des surprises pourraient amener certains mis en cause à "balancer" pour ne pas être les seuls à morfler pour ces dysfonctionnements et à pointer du doigt ceux qui ont laissé faire en fermant les deux yeux ou qui pourraient chercher à s'en sortiir à bon compte.
Dernière remarque, la Ville d'Aix va-t-elle ou non se constituer partie civile pour défendre ses intérêts pour les préjudices financiers subis par la Ville et les Aixois ? Sinon, ne serait-elle pas juste considérée comme insincère en couvrant les fonctionnaires et les élus qui se sont servis

L'information sort enfin du silence
"Scandale très grave au garage municipal à Aix !" - partie 1 :
https://castronovo.canalblog.com/archives/2023/03/13/39841744.html

Des faits graves passibles de sanctions pénales
"La mairie d'Aix sur une voie garage
" partie 2 :https://castronovo.canalblog.com/archives/2023/03/14/39841745.html

2 juin 2026

Edgar Morin : L'humanisme au service de l'humanité

ÉLÉVATION. Une vie lucide jusqu'au bout. Edgar Morin aura été et demeurera un phare pour l'humanité. Si on me le permet, j'y vais aussi de mon témoignage lors d'une de ses venues à Aix pour laquelle j'avais rédigé un compte-rendu dans Le Provençal.  C'était il y a un peu plus 30 ans...

Il y a plus de trente ans il était venu à Aix pour répondre à l'invite de Jean Biagini, l'excellent directeur d'alors de l'Ecole d'art, qui fut aussi un ami cher pour moi. J'étais à cette époque, entre autres, correspondant de presse pour Le Provençal. Je m'étais proposé pour suivre et relater avec assiduité la plupart des nombreuses conférences interdisciplinaires de grandes personnalités venant régulièrement exposer leurs connaissances et débattre avec des étudiants. Bonheur intellectuel sans pareil !
Ce mois de janvier 1994 fut une séance inoubliable. L'homme de grande culture, ce sociologue et philosophe captivant que nous avions devant nous, à la renommée mondiale, était d'une simplicité confondante et d'une modestie à la portée de nos cerveaux curieux.
Comme ces personnages de même hauteur que sont Stéphane Hessel, Michel Serres ou encore Boris Cyrulnik, il proposait des analyses riches et innovantes. Son objectif : vulgariser les complexités du Monde et de l'Homme. Ils nous ont fait comprendre que, quel que soit notre âge, on y apprend tout ce qu'il faut savoir avant 104 ans !
Si j'ai un ouvrage à conseiller, là tout de suite, c'est ce "Leçons d'un siècle de vie", bouleversant de vérités, d'enthousiasme pour donner du sens à la vie et la construire par soi-même en solidarité humaine tout en faisant face à la dureté des temps. 

(Pour une meilleure lecture, clic droit pour ouvrir l'article dans un nouvel onglet,
puis clic gauche pour agrandir l'article à la bonne taille)

 

 

23 mai 2008

Ma colère contre les étudiants

Pendant la campagne des municipales, la situation des étudiants a été évoquée par la quasi-totalité des candidats. Le débat est d'autant plus crucial que se joue aussi le devenir des Universités de l'aire académique Aix-Marseille.

Mais, face à ces défis d'ordre majeur, où sont passés les étudiants ? Que font-ils ? N'ont-ils vraiment rien à dire ?

Par essence, ne choisissent-ils pas d'étudier pour s'ouvrir au monde et s'apprêter à être des citoyens responsables, à part entière ? Ne sont-ils pas censés s'intéresser vitalement à leur future place dans la société ?

Selon moi, il est à craindre que leur prise de conscience ne soit pas à la hauteur. Les étudiants semblent en effet se foutre en grande partie des décisions politiques et pratiques qui les concernent au premier chef.

Deux exemples pourront illustrer mon propos.

Primo, la semaine dernière, lors du scrutin organisé pour élire leurs représentants au conseil d'administration de l'Université de Provence, ils n'ont été que 7% à avoir voté. Ils n'avaient déjà été que 12% à le faire en 2005 et 2% en 2006. Autre hic, ces pourcentages sont à diviser par deux car à peine un peu plus de la moitié des 40.000 étudiants sont inscrits sur les listes électorales universitaires !

Secundo, en mars, même scénario lors des élections au Crous, qui gère les aides sociales, les bourses et les chambres en cité universitaire, où seulement 8,26% des étudiants ont voté. Ils étaient 6,1% à le faire en 2007.

Les comportements de tous ceux qui s'abstiennent de participer et qui se dénient donc le droit fondamental de s'exprimer me font redouter le pire pour l'exercice bien compris de la nécessité démocratique. Et ça me met en colère !

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