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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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10 juin 2009

Election municipale : S'en tenir aux faits

Depuis lundi midi, j'ai beaucoup lu, vu et entendu tout ce qui se dit sur l'annulation de l'élection municipale. Déjà pas mal de mauvaises interprétations alors que la décision du Conseil d'Etat est d'une limpidité que ne connaîtra sans doute jamais l'eau de notre fontaine de la Rotonde.

Pire, certains racontent n'importe quoi sur la période électorale qui s'ouvre. Il suffit pourtant de s'en tenir aux faits et de n'accorder aucune valeur aux rumeurs. Que l'on réfléchisse aux hypothèses est une chose, que l'on balance des âneries en est une autre.

Ainsi, découvre-t-on, à quelques heures de distance, qu'untel sera candidat et, sur un autre support, qu'il ne l'est pas. Je ne parle même pas des chiffres que des mémoires défaillantes jettent à la volée ou des dates de la plus pure fantaisie que des pseudo analystes envisagent pour les deux tours de scrutin.

La France a la chance d'avoir une législation précise qui ne laisse rien au hasard. Il existe des procédures qui, seules, fixent le cadre légal et le calendrier des opérations. Tant que le préfet n'a pas communiqué ces informations, on peut toujours jaser, ergoter, supputer ou délirer. C'est pourtant simple d'attendre ce qui est officiel.

Il en est de même pour les annonces ou les discussions sur les candidatures ou les rassemblements à venir. Certes, il n'est pas interdit de faire connaître des intentions. Mais, ce qui est énoncé à midi peut très bien est contredit à quatorze heures. Chaque chose en son temps.

L'agitation publique a commencé hier à l'annonce de l'invalidation. Il y a beaucoup de coups de fil, de rencontres, de réunions. A vrai dire, dans les coulisses, il y a au moins quinze jours déjà que ça gigote dans tous les sens.

Ce que je compte faire

Des lecteurs me demandent d'informer sur le déroulement des événements. Je le ferai naturellement dans les limites de ce que je sais, de ce qu'on me transmet ou de ce que je collecte. Je m'en tiendrai donc aux faits et aux prises de position dûment vérifiés et recoupés.

Je ne cache pas que je suis en liaison avec des correspondants, que j'échange des coups de fil avec des élus et des non élus, avec de futurs candidats ou des personnes susceptibles de l'être ou de jouer un rôle, que je participe à de multiples rencontres auxquelles je suis invité. D'ici la fin de la semaine, tout le monde y verra plus clair et les Aixois sauront ce qui leur est proposé. Dès demain, je livrerai quelques informations dont je m'assure qu'elles tiennent la route.

En ce qui me concerne, si je devais participer de manière directe ou indirecte à la campagne électorale, ce serait pour un engagement s'appuyant sur trois lignes force : le rassemblement politique unitaire le plus large possible, un projet pragmatique sur les grandes priorités aptes à répondre aux attentes de notre ville et l'assurance de la constitution d'une équipe de personnes honorables.

Ce sont là, à mes yeux et respectivement, les conditions fondamentales pour créer une dynamique porteuse d'espoir, pour sauver l'avenir de notre ville par des réponses concrètes aux besoins des habitants, et pour restaurer les lettres de dignité dues à notre ville et aux Aixois.

Je tiens à exprimer, une fois de plus, toute ma gratitude à tous ceux qui consultent régulièrement mon blog et qui lui assurent une fréquentation toujours grandissante. Vos très nombreuses connexions m'encouragent à ne pas lâcher le clavier. Car, que serait mon plaisir d'écrire sans vos visites ?

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10 avril 2009

A droite, sont 'ach'ment balèzes aussi !

Sarkozy pour la RTT ?

La visite en circuit bouclé et ultra-quadrillé de Nicolas Sarkozy un jour de semaine a réuni des élus, des chefs d'entreprise, des "décideurs" comme on dit. Pour la dernière étape du show, ce sont surtout des militants et des sympathisants Umpistes qui ont rempli le gymnase de Bouc-Bel-Air. Ce qui est cocasse, c'est que beaucoup d'entre eux ont certainement dû poser une journée de RTT pour pouvoir aller encourager le président. "Travailler plus pour gagner plus". Oui, mais parfois les 35 heures, ça a encore du bon pour bénéficier de temps disponible…

Sortie de route pour Sophie Joissains

Notre sénatrice avait présenté un amendement au Sénat pour accélérer l'ouverture d'un circuit automobile de F1 à Flins dans les Yvelines. Sa proposition avait été retoquée. Voilà maintenant que c'est Jean-Louis Borloo lui-même qui se déclare contre le projet, prenant à son compte les raisons environnementales défendues par les opposants à cette hérésie, à savoir présence d'une nappe phréatique et exploitation agricole bio sur le terrain choisi. Après s'être étrangement égarée sur un itinéraire qui n'a rien à voir avec notre département, Sophie Joissains va avoir du mal à amortir le choc de son imprudence.

Sophie Joissains à contresens sur un circuit F1 :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2009/02/18/12590082.html

25 juillet 2008

Les heures sup n’ont pas la cote

Après plusieurs lois sur le même sujet, le gouvernement vient de faire passer celle sur les "droits et devoirs des demandeurs d'emplois", qui s'ajoute à la "réforme du temps du travail". Tout cela pour alimenter le slogan "travailler plus pour gagner plus".

Ça sent encore un peu plus l'escroquerie car le sort fait aux cadres, qui ont longtemps cru être l'abri et qui goûtent maintenant à leur tour la potion amère, montre que le gouvernement ne fait de cadeau à personne. Il dérèglemente dans tous les sens au nom d'une doctrine libéralissime prétendument efficace. Le 23 juin, Libération a publié un article de Luc Peillon qui fait le point sur les heures sup. Parlant.

Les 35 heures ont la peau dure. Destinées à lancer le "travailler plus pour gagner plus", les lois sur les heures supplémentaires et le rachat de jours de RTT devaient faire s’envoler le temps de travail. Sept mois après le lancement du dispositif, le dernier bilan de l’Acoss (la "banque" de la Sécu) marque plutôt un plafonnement du système.

Après une montée en charge au dernier trimestre 2007, et une décrue en janvier et février, le mois d’avril - pour les entreprises de plus de dix salariés - fait état d’une progression d’à peine 2% des heures supplémentaires par rapport à mars. Soit une quasi stagnation.

Rapportées aux entreprises qui ont recours au dispositif, ces 44 millions d’heures en plus d’avril  correspondent à cinq heures par salarié et par mois, soit (pour une rémunération au Smic) un supplément de 53 euros mensuels. Une somme à considérer comme un "gain" de pouvoir d’achat à la seule condition que ces salariés n’aient pas fait d’heures supplémentaires avant la loi, ce qui, pour la plupart d’entre eux, n’est pas le cas.

Pour ceux qui en réalisaient déjà, le gain réel réside uniquement entre le brut et le net (exonération de cotisations salariales), soit 20% de ces 53 euros, c’est-à-dire un peu plus de 10 euros par mois. Reste l’éventuelle défiscalisation à venir, tout en sachant qu’un Français sur deux ne paie pas l’impôt sur le revenu. Mais surtout, ces heures supplémentaires rentreront dans le revenu fiscal de référence, servant de base de calcul pour les abattements relatifs aux impôts locaux ou pour l’estimation de certaines allocations, dont la prime pour l’emploi. Certains risquent ainsi de perdre d’une main ce qu’ils vont gagner de l’autre.

Autre élément du rapport de l’Acoss, publié vendredi, les premiers résultats sur la loi "pour le pouvoir d’achat", concernant le rachat de jours de RTT en 2007. Ce dispositif n’aurait concerné que 20% des salariés, pour un montant de 25 millions d’euros, et sur un "reliquat de deux à trois jours" de RTT. Si la modestie des chiffres peut s’expliquer par l’annonce tardive de la mesure en fin d’année dernière, l’enquête réalisée par l’Acoss pour les prochains mois n’est pas plus optimiste.

Réalisée entre fin mai et début juin, celle-ci dévoile que seuls 21% des chefs d’entreprise prévoient de proposer à leurs salariés de racheter une partie de leurs jours de RTT d’ici à la fin de l’année. Démantèlement. Pire, les salariés eux-mêmes ne seraient pas demandeurs : plus de 80% d’entre eux n’auraient pas fait de demande de rachat de jours de RTT à leur employeur pour cette année.

Même financièrement incitatif, ce dispositif, dont le but est d’augmenter le temps de travail des salariés à temps plein, ne séduit pas. Qu’en sera-t-il alors de la prochaine loi sur le démantèlement des 35 heures, qui elle, ne comporte aucun élément financier ?

Pour compléter l'analyse, cet excellent article de mars 2008 :

"Les 35 heures, bouc émissaire"

http://www.alternatives-economiques.fr/les-35-heures--bouc-emissaire_fr_art_690_35858.html

13 janvier 2009

Armes, larmes et alarmes

Que sont des flocons de neige au regard des vrais drames de l'actualité ? Rien que pour la seule journée d'hier, on a eu droit à une épaisse avalanche. Une fois de plus, nos amis les inhumains n'ont pas lésiné sur la dose en ayant recours, une fois de trop, à toute une panoplie d'armes qui assombrissent le ciel et arrachent le cœur.

De la pollution au soufre dans notre département, trois coups de couteau portés à un professeur, des volées de matraques contre des enseignants qui manifestaient leur mauvaise humeur à l'encontre de la politique de Sarkozy, des cocktails molotov contre une synagogue, des bombes au phosphore larguées sur des civils à Gaza. Tragique et désespérant.

La parole ne suffira-t-elle donc jamais pour dialoguer, respecter la vie et améliorer le sort du monde ? L'homme s'anéantit en usant de la violence irresponsable, aveugle, calculée, vengeresse ou criminelle.

Que d'existences ruinées ! Que de territoires ravagés ! Que de sang répandu ! Que de sanglots amers ! Que d'espoirs dévastés !

Peut-on se résigner à ce que notre "humanité" ne soit que cela ?

15 décembre 2008

N'allez pas aux cérémonies de vœux de Joissains !

APPEL AU BOYCOTT

Cela mérite qu'on lève nos verres ! Cette semaine, plusieurs collectivités publiques ont enfin décidé d'annuler les cérémonies protocolaires de présentation des vœux. La Ville de Marseille a été la première. Bravo. Tout de suite après, la Conseil général, le Conseil régional et les corps consulaires lui ont emboîté le pas. Bravo, bravo.

Pour ma part, j'approuve ces décisions en ces temps difficiles où la misère touche de plus en plus de familles et de personnes seules. Les collectivités ont toutes annoncé qu'elles destinaient les sommes épargnées à des associations caritatives.

Je l'avoue, par le passé, il m'est arrivé d'assister à ce type convenu de cérémonie, non sans ressentir une gêne, voire une honte intérieure. N'étant pas très "cocktail", dès 2002, j'ai cessé de jouer le jeu et n'ai plus jamais mis les pieds aux cérémonies aixoises, les seules auxquelles je me rendais. J'ai donc boycotté les années 2003 à 2008.

Le coup d'arrêt de cette tradition ne me chagrine pas. Par curiosité, j'ai recherché les sommes consacrées à ces "fêtes". Cela donne une idée des dépenses. Mais il ne faut pas oublier le nombre incalculable d'événements qui donnent lieu aussi à festivités (inaugurations, salons divers, manifestations culturelles et sportives annuelles, etc.). Par exemple, en 2007, rien que pour les prestations de traiteurs des séances protocolaires, la Communauté d'agglomération du pays d'Aix a engagé 165.420€. Le Conseil régional a déboursé 173.540€. Pour le Conseil général, la dépense est du même ordre.

Or, voici que Maryse Joissains, apprenant les décisions de ses collègues, a publié un communiqué par lequel elle informe qu'elle maintient la cérémonie prévue le 20 janvier prochain. Argument : "raisons économiques". Selon elle, une annulation causerait un manque à gagner pour les entreprises.

Si c'est vraiment le cas, si l'on ne peut pas revenir en arrière sur les frais engagés (pourtant, les autres collectivités avaient aussi lancé leurs appels d'offres), il faut donc remplacer les bénéficiaires habituels, rarement dans le besoin, par des plus nécessiteux. Qu'on offre donc les collations aux plus démunis qu'il ne sera pas difficile d'inviter par le biais du CCAS, des associations caritatives et humanitaires et des centres sociaux.

Dans le cas contraire, je propose que tous les élus (dont ceux qui siègent aussi au Conseil général et au Conseil régional), toutes les autorités du pays d'Aix et tous ceux qui ont reçu une invitation officielle de la CPA et de la Ville d'Aix cèdent leur place, boycottent purement et simplement la cérémonie et imposent à Maryse Joissains de faire un vrai geste de solidarité pour les moins fortunés !

Sinon, comment ne pas tenir pour hypocrites ces phrases de l'édito qu'elle a publié dans le magazine "Aix en dialogue" de décembre : "Victimes d'un individualisme forcené et d'une indifférence généralisée, des êtres affaiblis dans leur âme ou dans leur chair meurent dans nos rues. […] C'est quand le lien se distend qu'il faut retrouver le fil de l'espérance".

       

Faites passer le message !

Interpellez les élus et les personnalités que vous connaissez.

Envoyez des mails à la mairie.

Donnez des coups de fil.

Répétez-le autour de vous.

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27 novembre 2008

Votes PS : Dernières salves ?

"L'amour de la démocratie est d'abord un état d'esprit".

(Pierre Mendes France)

Illustration avec ces deux articles parus hier. 

Dans Le Point :

http://www.lepoint.fr/actualites-politique/le-non-qui-a-fait-perdre-delanoe/917/0/294901

Sur le site d'un juriste marocain en liberté surveillée :

http://ibnkafkasobiterdicta.wordpress.com/2008/11/26/le-maroc-exporte-son-savoir-faire-en-matiere-electorale/

Ajouté ce jeudi à 18h00

Lu sur le site de Bakchich Info (25 novembre) :

"La Floride socialiste a bien changé"

http://www.bakchich.info:8080/article5948.html?octocache=compute#ancre_forums 

25 octobre 2008

La télé, une grande histoire de copains…

Remettons une (dernière ?) couche sur les innocents copinages politico-télévisuels. Aujourd'hui, France 2 replace en orbite, et en début de soirée d'un samedi, l'inénarrable Patrick Sabatier, un habitué du vide sidéral dont on connaît le talent pour atteindre des sommets d'indigence. Ce grand copain de Sarkozy, il ne s'en cache pas, fait donc un retour sur le service public qui le recycle après les années d'errance qui avaient suivi son éjection de la chaîne du béton.

Autre joyeuse information de ce jour, les planants frères-robots Bogdanoff, parfois scientifiquement controversés mais au gros penchant sarkozyste revendiqué, vont de nouveau pousser du menton sur France 2 pour nous fourguer une énième fois le même concept d'émission dont seul le nom replâtré "Science X" est censé annoncer de l'inédit. On ne sait s'il faut comprendre la lettre du titre au sens des programmes à images cryptées ou si elle n'est qu'un subtil moyen destiné à préserver des anonymats... que Canal + a dévoilés à la mi-journée.

En effet, la réalisation comporte deux cachoteries. Le faiseur d'animations, chef de projet de l'émision, s'appelle par pur hasard Laurent Juppé. Vous savez celui que son premier ministre de père avait logé dans un appartement relevant des discrètes propriétés de la Ville de Paris. Quant à la musique du générique, elle a été composée par un certain Pierre Sarkozy, l'autre fils de…, qui produit un (dé)rappeur s'attribuant des compétences médicales. On comprend mieux maintenant pourquoi le président avait trouvé que France 2 n'accordait pas assez de place aux sciences !

9 décembre 2008

Forains : La mairie d'Aix ne fait pas dans la dentelle…

Pour déballer leurs marchandises, les forains du textile du centre ville ont fait appel à un huissier. Ils ont mesuré au centimètre près la largeur et la profondeur de leurs emplacements autour du palais de justice. Ils ont pu faire la démonstration que la mairie a bluffé. Ainsi donc, certains arguments avancés par Maryse Joissains sur l'espace disponible sont démentis par les faits.

Voilà maintenant que des associations du centre ville font paraître un communiqué qui vient s'opposer aux demandes des forains qui ne veulent pas quitter le cours Mirabeau. Là, les arguments ne sont plus techniques. Ils relèvent d'une vision carrément subjective, j'allais écrire crapoteuse.

Et qui parle ? Le président d'une association de centre ville… Victor Tonin, un temps pressenti pour être le premier adjoint de Maryse Joissains. Que dit-il ? "Le cours Mirabeau s'est malheureusement déprécié du fait de l'envahissement tous les mardis et jeudis par les forains, leurs stands, leurs véhicules." […] "Le quartier Mazarin s'est retrouvé défiguré par les véhicules des forains."

Faut-il rappeler que les marchés n'ont lieu que trois matinées par semaine. Quel mépris pour des gens modestes qui rendent des services à la population et donnent vie au centre ville. Pourquoi alors ne dit-on rien sur d'autres animations ? Par exemple, quand on tolère des voitures ou qu'on installe des chalets et des manèges tout un mois ?

Tout aussi surprenant est le billet d'humeur de La Provence dont le signataire, Paul-Henry Fleur, semble prendre parti en donnant aux forains le conseil de cesser leurs opérations escargot, car d'autres commerçants lanceraient des menaces à leur tour. Sont-ce ceux qui ont longtemps fait déborder illégalement, certains le font encore, leurs terrasses et qui nous ruinent le porte-monnaie avec un simple café servi sans le sourire ?

Tiens, pour le coup, moi, j'y mettrais bien la fête foraine sur le cours Mirabeau !

5 mai 2008

Niches fiscales : Une députée UMP vend la mèche !

Assemblée nationale, questions orales au gouvernement, mercredi 16 avril 2008. Vient le tour de Chantal Brunel, députée UMP. Elle interroge Christine Lagarde, ministre de l'économie, sur les niches fiscales. Un régal !

M. le président. La parole est à Mme Chantal Brunel, pour le groupe UMP.

Chantal Brunel. Mme le ministre de l’économie, de l’industrie et de l’emploi, dans la conjoncture difficile actuelle où des efforts sont demandés aux Français, il est anormal que les plus hauts revenus échappent, grâce aux niches fiscales, …

Jean Glavany. Qui les a votées ?

Chantal Brunel. …à une juste contribution par le biais de l'impôt sur le revenu. (Exclamations et applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.)

Des améliorations fiscales ont déjà été apportées aux bénéficiaires de revenus élevés (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine), telles que le bouclier fiscal et diverses mesures... (Mêmes mouvements)

M. le président. Poursuivez, madame Brunel, sinon vous n’aurez pas le temps de poser votre question !

Chantal Brunel. …destinées à maintenir l'emploi et l'investissement dans notre pays. (Rires sur les mêmes bancs.) Un rapport de l'Inspection générale des finances a montré certaines dérives de ces niches fiscales. (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.) Un nouveau rapport est en attente, mais il me semble urgent d'agir.

Face à cette situation, trois solutions s’offrent à nous. La première consiste à plafonner les niches les plus inéquitables (Acclamations et applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine) qui sont parfois très coûteuses pour la collectivité et qui peuvent aboutir à exonérer totalement d'impôt des contribuables fortunés. (Mêmes mouvements.)

La deuxième solution serait un plafonnement global des niches. (Mêmes mouvements.) La troisième serait un impôt minimum qui s'appliquerait aux contribuables dont les revenus atteignent, hors impact des réductions, les deux dernières tranches du barème. (Mêmes mouvements.)

Madame la ministre, nous, parlementaires UMP, sommes très attachés à la justice fiscale (Applaudissements sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine) et sommes désireux de voir cette question aboutir. Que compte faire le Gouvernement ? (Applaudissements sur quelques bancs du groupe de l’Union pour un mouvement populaire. Mmes et MM. les députés du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicain se lèvent et applaudissement longuement.)

M. le président. Mesdames, messieurs de l’opposition, un peu de calme ! Je pense que Mme Brunel a compris votre message.

29 avril 2008

La valse des directeurs généraux

La majorité n'ayant pas changé, Aix n'est pas concernée par le sujet. Mais il est intéressant de constater ce qui se passe ailleurs. Un article de Xavier Ternisien paru dans le journal Le Monde le 22 avril 2008 explique la règle du jeu.

Les élections municipales et cantonales cachent une autre alternance : celle des directeurs généraux des services, qui sont les bras droits des maires et des présidents de conseils généraux à la tête de l'administration territoriale. Selon le Syndicat national des secrétaires généraux et directeurs généraux de collectivités territoriales (SNSGDGCT), 70 % d'entre eux vont être amenés à changer de poste au cours des six mois suivant les élections.

Ces renouvellements s'expliquent en partie par la pyramide des âges, un grand nombre de directeurs de service ayant atteint l'âge de la retraite. Cependant, d'autres mises à l'écart sont plus politiques, affirme Stéphane Pindre, président du syndicat. C'est le cas par exemple à Valence, où Alain Maurice (PS) a remplacé Léna Balsan (UMP) à la tête de la municipalité. Dès le lendemain du second tour, alors qu'il n'était pas encore élu maire, celui-ci a fait savoir qu'il ne souhaitait pas travailler avec l'équipe en place.

A Niort (Deux-Sèvres), la situation est plus inédite. Le maire sortant, Alain Baudin (divers gauche), qui n'avait pas reçu l'investiture du PS, a été battu par une socialiste, Geneviève Gaillard. Celle-ci est la fille de l'ancien maire PS René Gaillard, décédé en 1985. "Elle nous a convoqués pour nous faire savoir qu'elle ne souhaitait pas nous garder, car nous avions participé à l'action de l'ancienne équipe et qu'"une défiance s'était installée"", explique Gérard Prodon, directeur général adjoint.

Dans d'autres villes, la transition se fait sans heurts. C'est le cas au Puy-en-Velay (Haute-Loire), où le nouveau maire UMP, Laurent Wauquiez, qui a enlevé la ville à la gauche, a conservé le directeur général des services. "Le maire nous a déclaré qu'il n'y aurait pas de chasse aux sorcières, témoigne Pierre Schmauch, directeur général des services. Il nous a simplement demandé "de la loyauté et de l'efficacité"."

A Toulouse, ville conquise par la gauche, le directeur a quitté ses fonctions pour aller occuper ce poste à Nice, ville gagnée par l'UMP, où l'ancien directeur général prenait sa retraite.

En théorie, les directeurs de services et directeurs adjoints n'ont pas de rôle politique. "Ce sont des fonctionnaires qui participent à la mise en oeuvre des politiques publiques décidées par les élus", explique Stéphane Pindre. Mais il reconnaît que la fonction peut revêtir une dimension politique. "Il faut qu'il existe un rapport de confiance entre le maire et le directeur général. Cette relation ne repose pas forcément sur des affinités politiques, mais cela peut être le cas."

Un délai de six mois est accordé au directeur de service et aux directeurs adjoints pour rester en place. Ce temps permet d'assurer la continuité dans le traitement des dossiers et, éventuellement, de convaincre les nouveaux élus de travailler avec l'équipe en place.

17 novembre 2008

Quand le PS Reims la droite à l'œil…

Consternant ! Le congrès du PS à Reims a sans doute produit l'un des plus mauvais scénarios de son histoire. Tout le monde le craignait, c'est arrivé. Les incantations à l'unité, aux lignes claires et autres "tous ensemble" n'y ont rien pu. Le vote des militants fabriquant quatre morceaux aux scores quasi identiques ont attisé au grand jour des ruptures très perceptibles depuis de longs mois et dont les tendances s'étaient déjà manifestées lors des dernières élections municipales.

L'exemple opaque d'Aix, lié au modèle tutélaire pratiqué au département, résume à lui seul les rivalités, les contradictions, en un mot, la confusion au sein du parti socialiste. A notre niveau local, la guerre du pouvoir pour quelques-uns, les ambitions personnelles, les tripatouillages, les coupures avec l'électorat et les citoyens portaient déjà en eux les gros germes des discordes révélées à Reims.

La participation aux votes des militants socialistes a à peine dépassé les 50%. Les motions ont recueilli des scores prismés par les luttes internes. Au niveau national, on a pu constater que le PS a perdu la moitié de ses adhérents depuis l'élection présidentielle. C'est sur cette base réduite que les motions n'ont réussi à déplacer que 55% des adhérents restants pour participer à la désignation de leurs leaders.

La motion de Ségolène Royal n'a fait que 29% (contre 60% lors de son investiture présidentielle), et donc 71% qui ne lui étaient plus favorables. Comment peut-on accorder et reconnaître une légitimité forte à un courant aussi peu représentatif ? L'addition des trois autres motions ou de deux d'entre elles aurait pu conférer, même partiellement, une certaine assise pour l'émergence d'un pôle moins rabougri.

Mais non, chaque calife voulait le trône, la couronne et le sceptre. Que donnera jeudi, et vendredi si rien ne se décante dès le premier tour, le vote des militants avec le même corps électoral que celui du 6 novembre ? La participation sera-t-elle inférieure, par dégoût ou par absence des candidats des motions recalées ? Y aura-t-il un sursaut des abstentionnistes et pour qui pourraient-ils se prononcer ? L'appel, ce matin, de Bertrand Delanoë à voter pour Martine Aubry va-t-il changer la donne et attirer des partisans de Benoît Hamon à voter utile pour faire dépasser les 50% à Aubry ?

Quoi qu'il en soit de tous les flous issus de ce congrès, la droite peut déjà dormir d'un œil et continuer à se rincer l'autre de l'affligeant spectacle qu'auront découvert grandeur nature les Français. Nicolas Sarkozy, lui, peut dormir sur ses deux oreilles : il n'a même plus besoin de poursuivre ses pseudo ouvertures.

Il n'y avait qu'à voir et écouter son envoyé très spécial, Eric Besson, "invité" sur toutes les chaînes de télé pour relayer l'heureuse tristesse de son employeur : "L'implosion-du-parti-socialiste-est-regrettable-car-le-débat-démocratique-a-besoin-d'une-opposition-forte, na-na-ni, na-na-na". Nul doute que le président saura, à l'occasion, récompenser son désintéressé porte-parole par une habile promotion qu'il ne faudra bien sûr pas confondre... avec un nouveau torrent de larmes de crocodile sur les malheurs du PS.

5 mars 2008

Sondages et piqûres de rappel

Un petit coup de sonde par-ci, un petit coup de sonde par-là. Et puis, hein, bon, chacun y va de ce qu'il peut dire. Car, si tout cela était exact, n'est–ce pas… Finalement, à quoi ça sert les sondages ?

Je vais vous faire une confidence. Que la liste Pezet / Picheral, à laquelle j'ai l'honneur d'appartenir, soit à 10 ou à 14%, j'en suis presque heureux. C'est même de bon augure. Oh, non ! N'allez pas croire que j'ai viré masochiste. Non, non. Comme l'institut de sondage, TNS Sofrès pour le nommer, qui nous place le moins haut est le même que celui qui nous prédisait 46% au premier tour de 2001 et une victoire totale au second, je me dis que, cette fois-ci, il ne peut plus rien nous arriver, disons, d'aussi grave, pas vrai ? Bien au contraire...

Car, les surprises, les Aixois en sont plus que très friands. Je dois dire que ce sens délicat de la gourmandise me réjouit plutôt. Et je veux juste faire quelques commentaires, mais ce ne sont que des réflexions, sur certaines bizarreries des résultats annoncés par La Provence sur les intentions de vote.

D'abord, je suis étonné que le soi-disant effet anti-Sarko ne pénalise pas plus que ça Joissains qui reste presque au même niveau que dans le premier sondage (-1%) et que le même effet ne profite pas à Medvedowsky qui régresse même de 1% d'un sondage à l'autre.

Ensuite, si j'ai bien retenu, lors du premier sondage, l'extrême droite était mesurée à 7% (5 + 2). Elle ne se retrouve plus qu'à 4% pour la seule liste en course, celle de Garello. Mystère de l'évaporation, car je ne peux imaginer que la liste de l'autre Maryse ait récupéré les 3% du Front national qui n'a pas déposé de liste.

Puis, de Peretti passe de 23 à 20% et Pezet de 8 à 10%. Ça, je comprends un peu mieux : sans doute la théorie des vases communicants. A moins que Pezet n'ait bénéficié du rejet de Sarko, ce qui nous positionnerait comme le meilleur contre-pouvoir.

Enfin, si je compte encore bien, selon le premier sondage de La Provence, au premier tour, le total de la gauche était de 39% et il serait de 43% dans ce second grâce à l'émergence spontanée de la LCR qui fait 3% et à la progression de 2% de Pezet, moins le 1% perdu par Medvedowsky.

Dernière cocasserie que personne n'a relevée, me semble-t-il : début février, alors que l'offre était moins large en termes de listes (elles n'étaient pas toutes déclarées), seulement 15% des sondés n'avaient pas exprimé d'intention de vote et, cette fois-ci, où toutes les listes sont connues, Ils sont passés à 20%. Etrange phénomène, non ? Habituellement, les "sans opinion" diminuent à l'approche de l'élection.

C'est vous dire que les Aixois sont sûrement en train de nous préparer un autre joli coup de sonde qui fera parler d'Aix dans toute la France.

Personnellement, je préfère encore me fier à mes visites de terrain qui me renseignent plus sur l'état d'esprit des électeurs que toute prise de température sondagière par où vous voulez, si je puis oser l'image avec votre permission.

Bon, désolé, mais je suis obligé d'arrêter là mes railleries car je n'ai plus... d'encre dans mon clavier. Une chance pour mes très chers lecteurs qui seront donc épargnés de tout ce que je pense des résultats projetés par le sondage pour le second tour.

Et puis, tenez, juste pour rire encore un peu, cette petite piqûre de rappel. Jetez donc un coup d'œil sur les mirobolants sondages de TNS Sofrès pour la municipale de 2001. Aïe ! Mais ça fait mal, ça !

http://www.tns-sofres.com/etudes/pol/020201_aix_n.htm

Et pour sourire, cette fois-ci, on peut toujours relire aussi mes chroniques "Sonder ou (se) tromper", publiées au moment des élections nationales de 2007. Y a pas à dire, en voilà de la science exacte !

C'est dans la rubrique "Catégories", colonne à gauche de l'écran.

20 octobre 2008

Les parachutes rodés mais usés de Maryse Joissains

Chacun se rappelle sans doute le saut en parachute et en tandem qu'avait accompli Maryse Joissains début 2007. Patratas, un mauvais mouvement à l'atterrisage s'était soldé par une entorse. Pourquoi cette anecdote ? On va vite comprendre. Remettons un peu les pieds sur terre aixoise.

Sept mois après l'élection municipale, on ne voit toujours rien venir de bien neuf de la part de la mairie. Au dernier conseil municipal, comme lors des précédents, l'ordre du jour n'a rien révélé de dominant sinon des règlements de compte et des affaires contentieuses qui traînent en longueur. De quoi a-t-on parlé ? De Decaux, de l'OPAC et des crèches. Non pas sur le fond mais sur la forme. Et voilà pourquoi les entorses continuent.

Le feuilleton Decaux

Pour mémoire, le contrat passé avec Decaux pour la signalisation commerciale a été retoqué suite à un recours d'une société concurrente qui s'était considérée injustement évincée. Nous l'avions dit mille fois lors du précédent mandat. Histoire de sauver l'affaire, Maryse Joissains a donc tenté de négocier une rupture de contrat à l'amiable avec Decaux qui refuse.

En parallèle, le maire d'Aix se pose aussi des questions que nous lui avions pourtant posées, sans qu'elle ne s'en émeuve alors, sur le contrat aberrant et coûteux des vélos Decaux. Aujourd'hui, elle déclare : "S'il est démontré qu'Aix a été bernée, je m'engage à exiger une baisse des tarifs, voire engager une action en justice". Ce n'est pas Aix qui a été bernée, c'est Maryse Joissains qui a berné les Aixois, nuance ! Et ce sont les Aixois qui vont en payer de nouveau le prix.

La saga OPAC

Pour l'OPAC, le gros sujet récurrent est toujours celui du remplacement de l'actuel directeur. Comme à son habitude, Maryse Joissains n'est jamais pressée d'appliquer la loi. Pour pouvoir décider du départ, justifié ou non, du 5e directeur de l'office, elle aurait dû faire désigner les conseillers municipaux représentant la Ville au conseil d'administration de Pays d'Aix Habitat. La voilà bien dans l'embarras de ne pas y avoir procédé.

Quoi qu'il en soit, ce départ risque encore de coûter cher à l'OPAC qui accuse déjà un déficit de quelque 700.000€ sans qu'il ne produise aucun logement. On est fondé à se demander s'il n'y a pas manœuvre derrière tout ça. Ne chercherait-on pas à pousser l'actuel directeur à la faute pour réduire ses indemnités de départ (une somme estimée à 250.000€) ? Car, l'intention est de placer, j'oserai dire de recycler, l'actuelle directrice du CCAS, qui risque de découvrir la problématique du logement public comme elle a eu à découvrir celle du social, vu qu'auparavant elle officiait dans les transports. Mais bon, en République bananière, la chose n'est pas rare.

La fable des crèches

Enfin, la situation des crèches. L'association aixoise fonctionnait bien en 2001. Elle a continué ainsi jusqu'en 2004 malgré le licenciement injuste de l'ancienne directrice qui a gagné tous ses procès. Et puis, c'est vrai qu'il a fallu se poser la question du statut juridique de ce type de structure. Pour se mettre à l'abri de l'évolution du droit, le préfet préconisait une mise en concurrence. Ce qui fut fait par le lancement d'une procédure de délégation de service public. Les résultats de la consultation étaient connus depuis près de deux ans (j'étais membre titulaire de la commission de DSP). Pourtant, la Ville a décidé de prolonger à plusieurs reprises l'ancien contrat.

Et voilà que, la semaine dernière, sort du chapeau le nom du délégataire retenu. Il s'agit de l'association privée et commerciale "Les petits chaperons rouges". Tout ça, pourquoi ? Parce que la Ville y gagnerait 0,6M€ sur six ans (par comparaison, c'est la somme dépensée il y a deux ans pour une seule soirée de concert à Sainte-Victoire pour l'année Cézanne !). Ah bon ? Et comment est-il possible de faire baisser les coûts ? Pas la peine de chercher longtemps. L'offre de places n'augmentera pas, les effectifs d'employés diminueront et les familles n'auront qu'à aller faire garder leurs enfants ailleurs.

Une vraie volonté politique aurait consisté à établir un diagnostic prospectif sur dix ans et à se donner les moyens d'un projet public au service de la population.

Il y a fort à parier que les trois sujets abordés ici n'occupent encore longtemps les ordres du jour des prochains conseils municipaux.

24 septembre 2008

Aix et Marseille, ou les splendeurs de la politique

A Aix, après deux mois de pause, le conseil municipal s'est réuni lundi. Sur quelque 43 dossiers à l'ordre du jour, bien difficile d'en dénicher un porteur d'une décision majeure pour l'avenir de la Ville. Que du train-train. En mars déjà, alors qu'il est habituel pour toute nouvelle équipe élue ou réélue de présenter une déclaration programme, rien de cela n'a été mis en avant. La majorité en place reprend donc les affaires, quand elle les reprend, là où elle les avait laissées avant l'élection.

L'exemple des chalets controversés sur le cours Mirabeau et celui des caméras de vidéosurveillance sentent par trop le réchauffé. Mouais, peu enthousiasmant tout ça. Maryse Joissains était à l'assemblée nationale, elle se sera épargnée une soirée aixoise routinière. Sophie Joissains avait fait le voyage parisien avec elle pour aller découvrir sa résidence secondaire sénatoriale. Quant aux escarmouches du conseil, j'y reviendrai d'ici peu.

A Marseille, Jean-Claude Gaudin, bien amoché par trois raclées politiques en rafale (municipale, communautaire et sénatoriale), vient de renoncer à être candidat à la présidence du Sénat pour se consacrer essentiellement à Marseille… où son pouvoir s'exerce sur les quatre mètres carrés de son bureau. Belle pirouette pour faire croire qu'il abandonnait son rêve de toujours à Paris. Et tout le monde de rire sous cape. Chacun a en mémoire son autre pirouette simulant son accord pour la deuxième place de Sophie Joissains sur sa liste sénatoriale. Maryse Joissains avait envoyé sa fille faire le poing et un scandale en pleine conférence de presse dudit Gaudin pour qu'il en soit ainsi.

Quant à Jean-Noël Guérini, jamais à court de nouvelles tactiques tiques tiques fulgurantes, il vient de passer allègrement, et avec le même ton tontaine de sincérité, d'un soutien annoncé en tous lieux à Pierre Moscovici à un ralliement à Ségolène Royal. Troublant, non ? La "ligne claire" était si limpide que Pierre Moscovici a accepté un strapontin tin tin chez Bertrand Delanoë, qui s'oppose… à Ségolène Royal. Et dire qu'il n'y aura peut-être bientôt plus de facteurs pour déjouer les pièges des erreurs d'adresses.

12 janvier 2008

Nouveau débat : Mieux vivre à Aix, sport, culture…

Invitation à la 3e Rencontre publique

            

proposée par notre équipe d'"Aix à venir" sur le thème

         

MIEUX VIVRE A AIX : SPORT, CULTURE…

Mardi 15 janvier 2008 à 19h30 (entrée gratuite)

Salle des fêtes des Milles

Place de la Liberté (Parking assuré)

En présence de Michel PEZET

Avocat à la Cour

Candidat à l'élection municipale

Vice-Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône

Et de Jean-François PICHERAL

Sénateur des Bouches-du-Rhône

Maire d'Aix-en-Provence de 1989 à 2001

23 juillet 2008

Réforme des institutions : Le détail des votes

Congrès de Versailles : Séance du 21 juillet 2008

               

Scrutin public sur le projet de loi constitutionnelle

de modernisation des institutions de la Ve République

Total : 906 Parlementaires    Seuil théorique requis des 3/5es : 544

Votants : 905    Suffrages exprimés : 896    Majorité requise : 538

Pour l'adoption : 539       Contre : 357

Les parlementaires d'ici

Pour : Députés UMP Maryse JOISSAINS, Christian KERT, Richard MALLIE

Contre : Sénateur PS Jean-François PICHERAL

Les parlementaires Parti Radical de Gauche (15)

Pour : 9    Contre : 5    Abstention : 1

Députés : 8

Pour (6) : Gérard CHARASSE, Paul GIACOBBI, Annick GIRARDIN,

Joël GIRAUD, Dominique ORLIAC, Sylvia PINEL,

Contre (2) : Chantal ROBIN-RODRIGO, Christiane TAUBIRA

Sénateurs : 7

Pour (3) : Jean-Michel BAYLET, André BOYER, François VENDASI

Contre (3) : Nicolas ALFONSI, Yvon COLLIN, Gérard DELFAU

Abstention (1) : François FORTASSIN

Assemblée nationale

Députés : 576 (1 siège vacant)

UMP (317)

Pour : 310 Contre : 6 Abstention : 1

Nouveau Centre (24)

Pour : 23 Abstention : 1

Socialiste, Radical, Citoyen et Divers Gauche (204)

Pour : 10 Contre : 194 Abstention : 1

Gauche Démocrate et Républicaine (24)

Contre : 24

Non Inscrits (7)

Pour : 1 Contre : 6

Sénat

Sénateurs : 330 (1 siège vacant)

UMP (159)

Pour : 158 Contre : 1

Union Centriste-UDF (30)

Pour : 24 Contre : 2 Abstention : 4

Socialiste (95)

Contre : 95

Rassemblement Démocratique et Social Européen (17)

Pour : 11 Contre : 4 Abstention : 2 

Communiste, Républicain et Citoyen (23)

Contre : 23

Non Inscrits (6)

Pour : 2 Contre : 2 Abstention : 1 Non votant : 1

Des surprises à noter

13 défections (contre et abstention) à droite (sans compter les Non Inscrits)

et 9 votes pour du PRG

Et aussi :

Pour : Député Jack LANG (PS)

Contre : Députés François BAYROU (MoDem), Nicolas DUPONT-AIGNAN (UMP)

Abstention : Sénateur Michel CHARASSE (PS)

La vidéo des interventions à la tribune

(on peut facilement déplacer le curseur) :

Jean-Michel BAYLET (PRG), de 00.43.30 à 00.53.30

Arnaud MONTEBOURG (PS), de 01.10.30 à 01.22.00

http://www.assemblee-nationale.fr/13/congres2/congres-080721-video-seance.asp

Les sites :

Les votes détaillés des parlementaires :

http://www.assemblee-nationale.fr/13/scrutins/jo9001.asp

L'Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.fr

Le Sénat : http://www.senat.fr

21 juillet 2008

Réforme des institutions : L'arnaque du Congrès

Membre du Parti radical de gauche, je tiens à préciser que je ne suis pas favorable à la réforme des institutions proposée par Sarkozy. Je suis en désaccord complet avec la position adoptée par les instances nationales du PRG qui commet l'erreur (pour ne pas dire la faute) de privilégier une démarche de marchandages au détriment du fond. Face aux dérives autocratiques contenues dans le projet, j'estime que les parlementaires PRG doivent voter contre.

Etant donné l'infime écart de voix en jeu, si le coup de force présidentiel devait être validé cet après-midi au Congrès de Versailles grâce aux votes positifs des élus PRG, le parti n'aurait réussi qu'à sauver Sarkozy d'une noyade politique assurée. Une lourde responsabilité que je n'entends partager en aucune façon.

21 juillet 2008

Affaire Tapie : Des réactions d'internautes

Mon article sur la colère de Bayrou dans l'affaire Tapie a très vite été référencé sur le site d'informations Wikio qui a permis à de nombreux visiteurs de consulter mon blog. J'en ai extrait quelques commentaires d'internautes plutôt remontés, fourche en main.

Brave nanard

Le comme-y-sert qui s'la joue intègre sur la tf1-sodas-burgers & co qui vous lessive le cerveau à vos frais. Suffit de remonter le courant du quinquennat pour comprendre…

Affaire Tapie : l'opposition veut "aller jusqu'au bout de la vérité"

Bernard Tapie traficotait déjà du temps de Mitterrand. Il traficote maintenant avec son copain Nico et que disent les socialistes qui l'ont connu comme bandit manchot quand il était ministre ? Et bien, ils veulent faire une commission d'enquête sur l'affaire Crédit Lyonnais. Le PS prend vraiment les Français moyens pour des c… car ce sont eux qui l'ont formé à escroquer…

Tapie et Sarko, les rois de la magouille

Il suffit de lire la presse anglo-saxonne. Elle tire à boulets rouges sur notre "Fanfan l'artilleur" qu'est notre Nico national et elle n'est pas tendre. Malheureusement, la nôtre est inexistante sur tout ce qui se passe… Sauf le Canard…

Suivez le courant

Pour sauver l'honneur de la France, fallait bien sauver le Crédit Lyonnais. Les USA sont bien en train de renflouer sur le dos du contribuable les potes de la finance ayant joué au casino des centaines voire des milliards de milliards de dollars (on ne compte plus). Mais sauver Tapie de ses pseudo-préjudices moraux, là, ça fait mal. Va encore falloir pomper dans la caisse aux lunettes et franchises d'Alzheimer de la sécu pendant que le gouvernement vous pompe des millions d'euros pour vous apprendre par spot-pub que votre pouvoir d'achat s'améliore, Mâme la Marquise.

Va encore falloir l'augmenter

Sarkozy et ses ruptures nous menant tout droit à la quatrième république (on y est presque là, encore un effort) et bientôt à Badinguet (surnom de Napoléon III) pour la "réforme institutionnelle" ou l'attaque en sous-marin de la Constitution, va encore falloir l'augmenter. Un tel sacerdoce n'a pas de prix. 

19 juillet 2008

La colère de Bayrou dans l'affaire Tapie

François Bayrou frappe fort ! Invité de RTL, il a vivement commenté la décision d'un tribunal arbitral qui a condamné le Crédit Lyonnais à verser 285 millions d'€ à Bernard Tapie dans le dossier Adidas. "C'est une opération d'intoxication. Cette somme, c'est le contribuable qui va la payer" a déclaré le président du Mouvement démocrate qui, par comparaison, fait remarquer que cela représente "la totalité des salaires annuels des 15.000 postes d'enseignants français qui vont être supprimés l'année prochaine" ou "l'effacement du déficit de l'hôpital public en France".

Quant aux 45 millions d'€ versés au titre de préjudice moral, il estime que cela lui donne "envie de casser la table" ironisant sur le mot "moral" et le "pedigree" de Bernard Tapie. Le président du MoDem demande qu'une commission d'enquête parlementaire soit mise en place pour savoir pourquoi la justice a été "remplacée" par des "arbitres". Au passage, il donne son avis sur la réforme des institutions et la politique des marchandages de Sarkozy.

On se sent vengé ! Mais attention, mieux vaut attacher les ceintures !

La vidéo est ici (8mn35) :

http://www.dailymotion.com/video/x65kk1_la-colere-de-francois-bayrou-dans-l_news

11 juillet 2008

CM et CPA : Quoi de neuf ? Ben, pas grand-chose !

Qu'y a-t-il eu de nouveau au dernier conseil municipal ? La question se pose car les échos qui en sont revenus tendent à démontrer que la municipalité semble plutôt expédier les affaires courantes.

Ÿ Le scandale des ventes immobilières de la Semepa a été enterré.

Ÿ La mairie tente le sauve-qui-peut pour le plan Campus des universités d'Aix-Marseille dont les projets devraient affronter la forte concurrence de Lille, Paris et Nancy. La décision de l'Etat est annoncée pour aujourd'hui.

Ÿ La livraison de la crèche de la Duranne a pris un an de retard. Aucun autre projet n'est en cours ou annoncé. Les familles aixoises ne sont pas près de pouvoir caser leurs enfants, d'autant que la délégation de service public a échappé à l'Association des crèches et va être confiée à une structure privée marchande.

Ÿ Le projet pour le devenir du quartier de la Duranne fait toujours débat. Ce qui est le plus cocasse, c'est le revirement de certains élus qui, passés dans l'opposition, renient ce qu'ils avaient voté lorsqu'ils étaient dans la majorité, qui les a virés.

Ÿ Le compte administratif du budget est passé sans commentaire de fond. Maryse Joissains se complaît à faire de la technique comptable en lieu et place d'une dynamique politique.

Ÿ Les chalets sur le cours Mirabeau que nous avions critiqués depuis leur première installation sont maintenant honnis par le maire, qui les trouvaient formidables il y a encore moins d'un an.

Et à la Communauté du pays d'Aix ?

Ÿ Après les prises de position du préfet qui tente de forcer la main à tout le monde pour un tracé qui évite Marseille, Jean-Claude Gaudin fait volte-face en soutenant le choix du préfet. La CPA a voté une nouvelle motion calquée sur celle d'il y a plus d'un an pour s'opposer à un tracé par le Val de Durance.

Ÿ Les élus ont validé le projet de gare routière sans entendre toutes les critiques et les propositions alternatives émises pendant la campagne électorale.

Ÿ Ils ont aussi entériné le choix controversé du développement de la fibre optique qui est maintenant en décalage total avec les dernières évolutions technologies.

En conclusion, je partage le verdict au couteau dressé par François-Xavier de Peretti dans son entretien avec La Provence : "En trois mois, toute l'énergie a été consommée dans les affaires purement politiciennes, les négociations et la distribution des rôles et petits avantages."

Pendant ce temps, les grands dossiers urgents comme la mise en place du Plan local d'urbanisme ou la relance du logement social ne sont toujours pas ouverts. D'autres demeurent dans le flou, tel le sort du nouveau palais de justice ou celui des universités.

Et comme l'assure le magazine municipal paru en juin, servi avec potion surdosée en camomille, tout va bien. Les Aixois ne le savent pas mais ils nagent en plein bonheur. Ils sont donc invités à dormir profondément.

3 juillet 2008

Drôles d'électeurs aixois pour les sénatoriales

Les élections sénatoriales auront lieu le 21 septembre prochain. Notre département est concerné. Le Sénat est renouvelé par tiers tous les trois ans. Mais la durée du mandat des sénateurs a été modifiée en 2003. Elle sera ramenée progressivement de neuf à six ans et le Sénat sera renouvelé par moitié tous les trois ans.

Les sénateurs sont élus au suffrage indirect par de grands électeurs. Peuvent voter tous les élus des collectivités et un collège de simples électeurs désignés pas ces mêmes collectivités en proportion de la population.

Le conseil municipal d'Aix a donc été convoqué spécialement vendredi dernier pour procéder aux deux types de désignation.

Aucune surprise du côté des conseillers municipaux qui sont tous grands électeurs de plein droit. En revanche, il est moins facile d'en admettre autant au sujet de certains électeurs d'un jour, titulaires et suppléants, proposés par chaque groupe politique constitué au conseil municipal.

Et c'est précisément cela qui suscite la curiosité, et l'étonnement qui va avec. Sous des apparences de conformité, on y découvre un drôle de petit jeu que l'on ne peut même pas qualifier d'amusant. La lecture des noms retenus pour participer au vote de septembre recèle en effet quelques étrangetés qu'il est possible de classer en trois catégories de personnes.

Ÿ Des colistiers n'ayant pas accédé au conseil municipal à cause de leur rang sur leurs listes respectives et que l'on recycle momentanément le temps d'un vote.

Ÿ Des mères ou pères, des épouses ou époux, des sœurs ou frères, des enfants, des tantes ou oncles, des nièces ou neveux, des cousines ou cousins, parfois carrément toute une famille, dont les noms trahissent explicitement la parenté avec les élus en place, quel que soit leur bord. L'esprit de clan familial s'exprime ainsi dans toute sa splendeur.

Ÿ Enfin, et c'est le plus choquant, des fonctionnaires, hauts pour la plupart, de la Ville d'Aix et de la Communauté du Pays d'Aix qui, comme par hasard, figurent sur la liste de Maryse Joissains. Si leur droit d'être choisi comme électeur ne fait pas problème en droit, la question se pose inmanquablement quant à leur obligation de réserve vis-à-vis du politique.

Ont-ils été vicitimes de pressions ? Ont-ils pris eux-mêmes la décision d'accepter une telle désignation ? Ont-ils leur carte d'adhésion à l'UMP ? Sont-ils de fervents sympathisants ? De quel droit peuvent-ils se prévaloir pour afficher de la sorte une attitude partisane ?

En tout état de cause, il y a confusion évidente des genres. Leur participation est largement sujette à caution car elle ne respecte pas l'obligation de bien séparer le statut de fonctionnaire qui exige la neutralité la plus totale et l'expression du citoyen qui ne peut relever que d'une opinion strictement personnelle.

9 juin 2008

Hôpital d'Aix : Le budget condamné à faire du yoyo ?

Revenons un peu sur ce qui se passe à l'hôpital d'Aix. La presse relate que, alors qu'un vote négatif était attendu, le budget prévisionnel pour 2008 (étrange moment que de faire passer ce genre de décision à la fin du premier semestre !) annoncé dans un premier temps en déficit de 2M€, a finalement été voté à la majorité.

La dernière trouvaille, après un double report du dossier, a été de dévoiler comme par enchantement une "bonne" nouvelle : des rentrées financières liées à l'activité en augmentation sur les quatre premiers mois.

Supposons que cela soit avéré. Est-il normal que le budget du centre hospitalier soit en permanence tributaire de l'évolution de l'activité au jour le jour ? On se croirait à la bourse où les valeurs font du yoyo ! Que se passera-t-il si l'activité baisse sur le reste de l'année ? Le vote acquis du budget aura-t-il encore un sens ?

Tout le monde sait que le vrai problème est d'ordre structurel et non conjoncturel.

C'est le sort fait à l'hôpital public et au système de santé qui porte l'entière responsabilité de la situation. On nous rétorquera que si l'année finit mal, on dégraissera encore les effectifs car l'Etat se désengage de plus en plus. Les personnels ont d'ailleurs évalué les risques de suppressions à 40 postes. Quoi qu'il arrive, ce sera moins de service public.

Pour finir, bien qu'habitué, je m'étonne du double langage de Maryse Joissains, maire et donc présidente de droit du centre hospitalier, qui s'est abstenue pour que le budget passe mais qui a demandé aux administrateurs de voter pour (les syndicats ont voté contre). Drôle de conception de la responsabilité qui est la sienne.

S'enfonçant dans la contradiction, elle a déclaré : "La baisse des remboursements de 3,2%, voulue par l'Etat, est injuste. Elle ne tient pas compte des efforts de gestion et frappe à l'aveugle. Je suis pour une restructuration intelligente." Les propos sont quand même un peu culottés de la part d'une députée qui vote toutes les lois anti-sociales du gouvernement sur la santé ! Il serait temps de s'en apercevoir ou… de ne plus faire semblant de compatir.

La seule décision qu'il aurait fallu prendre cette année était le rejet du budget. Cela aurait obligé l'Etat à s'expliquer et à assumer ses responsabilités. 

Voir mes articles sur le même sujet :

"Infarctus interdit à Aix" du 13 avril 2007 :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2007/04/13/index.html

et "L'hôpital public d'Aix va-t-il crever ?" du 23 mai 2008 :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/05/23/index.html

26 mai 2008

"Aix à venir" : Une équipe à l'humeur intacte

Samedi, nous étions près de 300, militants, colistiers, soutiens, amis, réunis autour d'un repas champêtre. Cela s'est passé au domaine de Tournon qui avait été le lieu de rencontre hebdomadaire de la liste "Aix à venir" pendant toute la campagne des municipales. La joie de nous retrouver a été intacte. Par bonheur, le ciel menaçant s'est ouvert quelques heures pour ne pas contrarier notre fête.

En présence de Jean-François Picheral, Michel Pezet a pris la parole pour rappeler le sens de la démarche qui nous avait tous conduits à fonder notre liste : s'engager pour défendre des idées, préparer Aix aux prochaines décennies, rénover la vie politique aixoise.

Il n'a pas manqué d'ironiser sur la situation issue du second tour, décochant ici et là quelques flèches à droite et à l'opposition, comme il l'avait fait dans sa récente interview dans la presse. Il a aussi proposé de poursuivre le combat en incitant chacun et plus particulièrement les plus jeunes à relever les manches pour être présents dans le débat politique.

Les discussions ont trouvé un prolongement naturel au cours de l'après-midi par des échanges d'informations et des commentaires sur les dernières évolutions politiques tant locales que nationales. Si le vent qui a soufflé au-dessus des tables des convives a bien fait son travail, nul doute que certaines oreilles ont dû siffler... stridemment.

22 mai 2008

Humour : "Parents d'élèves, vous avez un message !"

Un ami du coin, juste à côté d'Aix, dénicheur hors pair de nouvelles iconoclastes et dont la plume savante, svelte, fulgurante, vertueuse et parfois tueuse m'est un régal tout en me faisant jalousie (il ne peut que se reconnaître), m'a transmis un document sonore aussi imaginatif que frappé de bon sens.

Cela ne m'étonne pas de lui car celui dont je vous parle est partageur en diable. Et, figurez-vous, il s'est mis en tête de me délecter de ses petits pains chauds à peine sortis du four. Il s'est simplement fait comme un devoir de me rendre destinataire de toutes infos susceptibles d'assouvir ma faim de comprendre le monde et donc de contribuer à mon salut. A l'affût de la moindre pépite, cet ami nourricier préjuge, à juste titre, que ses joyeux courriels ne peuvent qu'égayer ma vie d'une pétillance rare.

Ce qu'il ignore c'est que certaines de ses trouvailles, noires comme des jours sans pain, me font parfois perdre le moral tant elles révèlent la condition tragique et cruelle de l'homme en société. Certes, elles ne me feraient pas me jeter d'un pont comme n'importe quel désespéré bien entamé découvrant la stupidité des comportements de ses semblables, mais elles n'en renforcent pas moins mon pessimisme raisonné.

Heureusement, il reste l'humour et son bon usage vient souvent à la rescousse pour adoucir le lamento. Alors, aujourd'hui, je me suis dit que, grâce à cet ami, j'allais vous faire profiter de l'un de ses bienfaits.

Pour écouter le joyau (1mn19s), clic ici :

Le répondeur du Lycée

6 mai 2008

Ce que j'ai déclaré aussi pendant l'interview…

Suite de mes commentaires sur la parution de mon interview dans La Provence.

Ce que le lecteur découvre dans un article est forcément un peu réducteur. Le journaliste à l'œuvre retient les éléments qui correspondent à l'objet même de la mission fixée par sa hiérarchie ou par lui-même. En l'occurrence, il s'agissait ici de répondre à la question : "Que deviennent les élus après avoir quitté leurs fonctions ?"

En cela, et pour ce qui me concerne, l'article est fidèle aux informations que j'ai livrées au journaliste. La nécessité de faire court et d'être intelligible par le lectorat pousse le rédacteur à condenser ses phrases. Pour autant, le journaliste n'arrive pas avec une batterie de questions numérotées et formatées pour plier bagage aussitôt parvenu à la dernière.

L'entrevue se déroule sous la forme d'un entretien plus large au cours duquel sont abordés les points qui intéressent le journaliste. Ceci est perceptible d'ailleurs dans la forme de l'article publié. Celui de samedi ne constituait pas un jeu de questions réponses. C'était une rédaction propre au journaliste, restituant des faits et reprenant certains de mes propos. Le lecteur y trouve un résumé, passé au tamis, censé mettre en valeur des "pépites".

Mais, l'interviewé, lui, sait qu'il ne lâche pas que quelques simples phrases. Ce qu'il dit s'inscrit naturellement dans un contexte de discussion. Il croit parfois que tel ou tel rappel de faits ou même un développement qu'il estime nécessaire va être retenu et peut-être cité. Or, le journaliste est maître de ses choix et peut très bien considérer que tout cela est hors sujet ou ne sert pas l'objet de sa mission.

Aussi, vais-je vous relater quelques éléments qui ont fait le liant de mes propos.

Sur le contexte électoral

             

Ÿ Maryse Joissains a été réélue. Il faut respecter les règles de la démocratie même si sa victoire a été acquise plus par défaut que par adhésion. Mon appartenance au camp politique d'en face me laisse penser que la droite a bien joué. La responsabilité de la défaite revient à toutes les forces de gauche et du centre, chacune ayant sa part, représentant 66% d'électeurs défavorables au maire sortant. Perdre une élection en triangulaire, cela confine au cas d'école…

Ÿ Au sujet des alliances envisagées ou réalisées par diverses composantes politiques, s'il en était bien prévu une entre la liste Pezet et la liste De Peretti, j'ai toujours conditionné ma participation à une fusion sans UMP. Dans l'hypothèse inverse, ce n'est pas un secret, mais cela va mieux en le disant, je me serais retiré illico pour incompatibilité politique fondamentale entre mes convictions et celles de l'UMP. Peu m'importait d'être réélu ou pas. Je n'aurais jamais accepté de voir mon nom figurer à côté de ceux de Genzana et de Salord.

             

Sur ma situation actuelle

             

Ÿ Je n'ai aucun regret. Je savais que je jouais à quitte ou double. C'est donc quitte. Ce n'est pas grave et, encore moins, la fin du monde de ne plus être élu. Etant déjà passé par l'échec, notamment celui de 2001, ça remet tout à sa place. C'est dur, mais c'est la loi du genre, même si notre première réaction nous porte à en imputer la faute aux électeurs et s'il peut rester un goût amer ou un sentiment subjectif d'ingratitude non méritée.

Une telle bataille, surtout si elle est perdue, nécessite qu'on intégre ces notions dès le début. La clé : travailler avec sérieux et garder une distance sur tout. Et, si l'on peut, cultiver le sens de l'humour. C'est précisément dans les défaites qu'il convient de garder la tête froide. Au péril de ne pas s'en remettre avant longtemps.

Ÿ Après tout, on peut agir dans des tas de domaines de la vie publique sans pour cela avoir besoin d'être galonné par la grâce des urnes.

            

Sur mon parcours

            

Ÿ Tout au long de ma vie publique, qu'elle soit professionnelle, associative ou politique, j'ai toujours évité les compromissions. Ce n'est pourtant pas ce qui manque ! J'ai toujours dit que je ne laisserai personne tacher ma carte de visite. Aujourd'hui, j'éprouve la satisfaction de constater qu'elle est intacte.

Ÿ Je m'honore d'avoir pu côtoyer et connaître d'éminentes personnalités qui m'ont fait confiance. Elles m'ont beaucoup appris. Avec de telles chances, aucune déviation n'est permise. Je dirais même, ça oblige.

Ÿ Je crois avoir fait mon travail au service des Aixois et de la collectivité. Au conseil municipal, je pense être allé au bout de ce qu'un élu d'opposition peut faire. A plusieurs reprises, il me semble avoir fait avancer des dossiers, par exemple, imposer la révision et l'amélioration du régime indemnitaire des personnels municipaux, en passant par le tribunal. J'ai aussi mis au jour certaines dérives de la municipalité : la fermeture de la MJC Bellegarde ou encore le scandale du CECDC du Jas, pour ne citer que ces deux-là. Bref, avec les moyens dont je disposais et le temps que j'y ai pu y consacrer, j'estime pouvoir dire : mission accomplie.

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