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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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18 mai 2007

Chez nos voisins aussi, le pouvoir monte à la tête

Venelles : Le malaise chez Saez

Le maire UMP a convoqué un conseil municipal un samedi à 8h30, une façon de dire il faut se lever tôt. Mal lui en a sans doute pris car la séance a tourné à l'empoignade. L'opposition a croisé le fer pour obtenir des informations sur certains dossiers. Le ton est monté jusqu'aux invectives, que je m'abstiendrai de citer ici. Drôle d'ambiance, néfaste pour la vie démocratique. Le malaise n'est pas nouveau. Le maire n'a presque plus de majorité. Que sera l'avenir de Venelles ?

Clic sur la bande sonore (rubrique "à écouter absolument") :

http://didierdesprez.free.fr/?p=143#more-143

Cabriès : La berlue de l'élue

Là aussi, le maire UMP n'en fait qu'à sa tête. Son adjointe au patrimoine a fait observer qu'elle n'a pas du tout été associée à suivre un dossier relevant directement de sa délégation. En d'autres termes, elle a été court-circuitée. Question de défiance envers elle ou pouvoir absolu du maire ? Cela me fait repenser à un cas similaire à Aix lorsqu'il y a quelques mois l'élu délégué au Carnaval a dit qu'il avait été évincé du dossier qu'il était censé présenter. A Aix, peu d'élus ont la chance de pouvoir mener leurs délégations librement. Beaucoup de dossiers sont supervisés par l'entourage direct du maire…   

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16 mai 2007

Date des élections municipales : Mon blog explose

Edito

Les élections municipales avancées ? Mon article du 10 mai a fait exploser le compteur de connexions sur mon blog. Rien qu'hier, ce seul sujet a totalisé 500 visites et plus de 1.000 pages lues. J'ai cherché à comprendre ce qui a pu créer autant d'intérêt pour mon blog, en dehors évidemment de l'information elle-même.

Une première explication est qu'un commentateur ayant consulté mon article a mis un lien sur le site "forums-Le Monde". Avalanche de visites. Puis, le lien a fait le tour des journaux nationaux, dont les gratuits. Seconde grande "descente" sur mon adresse. Je m'en réjouis car les visiteurs ont également découvert d'autres sujets, ainsi qu'en atteste le tableau des statistiques qu'offre Canalblog.

En revanche, si peu de commentaires ont été laissés, beaucoup de mails (par le biais du lien "contacter l'auteur") me sont parvenus directement. Je ne puis répondre à tous, j'en suis désolé. Cependant, beaucoup me demandent si je dispose de nouvelles informations. Pour être clair, j'ai dit ce que je pouvais en dire de ma place.

Je constate que cela intéresse des internautes et des citoyens. Il y a les pour et il y a les contre. Il y a ceux qui souhaitent le maintien de la parole donnée et ceux qui veulent que la date soit avancée. Il y a même deux maires qui déclarent avoir été élus pour six ans et pas pour sept et qui vont démissionner par respect pour leurs électeurs. Je trouve cela profondément républicain.

Quoi qu'il en soit, je crois que Sarkozy n'aura pas d'état d'âme s'il estime qu'il a tout à gagner à anticiper les dates des élections municipales. Certes, il se déjugerait par rapport à sa position lorsqu'il était ministre de l'intérieur (c'est lui qui a signé la loi proposée par Villepin !) mais le bonhomme n'est pas à un calcul près pour parvenir à ses propres fins. Voilà ce que je peux en dire pour aujourd'hui.

Le débat va sans doute nécessiter des éclaircissements et des mises au point officielles de sa part. Sachant quelle est sa capacité à retomber sur ses pattes, je ne serais pas étonné qu'il s'emploie à exploiter à sa façon toute décision qui lui conviendra.

Pour finir, si les élections étaient avancées, il faut savoir que les procédures (vote d'une nouvelle loi, organisation de la campagne, etc…) nécessiteraient des délais qui pourraient au mieux aboutir à la tenue des scrutins dans la seconde moitié d'octobre. 

Pour faire un point de ce qui se dit au sujet de l'avancement des élections municipales, on peut utilement consulter le lien suivant :

http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=35163

17 avril 2007

Bruno Genzana ou la magie des tours ratés

Genzana me fait penser à ces prestidigitateurs qui, n'ayant jamais réussi leur numéro, persistent dans le métier en rendant comiques les trucs et les ficelles de tours ratés. La misère, avec lui, c'est que les subterfuges sont toujours un peu gros et ça finit par faire des nœuds.

Je dois dire que, ayant beaucoup observé l'art de Genzana depuis un quart de siècle, plus rien ne me fait surprise venant de sa part. Depuis, je ne peux entendre une de ses prises de parole ou lire une de ses interviews sans me gondoler. Et, à l'âge qu'ont mes os, je me conseille souvent d'être assez prudent pour ne pas me les déformer en riant.

Au hasard, prenons l'article paru lundi dans La Provence et dont un propos tenu par l'intéressé, "Le pacte de confiance n'est pas rompu", fait titre. Je sais que la phrase qui suit est réductrice, mais je résume à ma façon pour ceux qui n'ont pas savouré le potage de Genzana : "Tout va bien, je prépare l'avenir, je suis fidèle à Joissains et la droite gagnera grâce à moi".

Reprenons quand même un peu les choses.

¤ Concernant la portée de sa grande consultation, notre grand visionnaire déclare : "Il n'y a pas urgence, avant de penser à la prochaine municipale, il y a une présidentielle et des législatives". Mais, sur son site, le même écrivait le 7 décembre dernier : "Le temps de construire ensemble un projet pour Aix et le pays d'Aix est venu". Possèderait-il deux calendriers dont il aurait le pouvoir magique de faire s'écouler le temps de l'un à un rythme différent du second ? Les scientifiques auront un jour à résoudre cette énigme.

¤ Puis, flagornant comme jamais, le grand mage d'Aix fait un cirage de pompes avec force courbettes : "Joissains a toujours eu l'intelligence politique de préférer les additions aux soustractions". Sauf que, en 1989, elle a été la principale frondeuse séparatiste contre le maire de l'époque, Jean-Pierre de Peretti della Rocca, et que cela a abouti à la mise en minorité du brave homme sur le budget. Ce qui a contribué, parmi d'autres causes, à la perte de la mairie par la droite pour douze ans.

¤ "Le pacte qui nous unit n'a pas été rompu". Sauf que, si l'on a bien compris, la campagne d'affichage a été lancée de sa propre initiative, Joissains, elle-même, ayant dit qu'elle n'avait pas été informée et qu'elle ignorait qui avait payé ! Ca, c'est la fidélité proclamée à la Genzana mais, dans les coulisses, nul n'est plus expert que lui pour jeter au sol les peaux de banane à plein régime.

¤ "J'observe, notamment depuis le lancement des "Ateliers de l'avenir" que De Peretti et Joissains ne sont ni l'un ni l'autre sur le même mode de relations qu'avant l'été 2006". Là, on quitte le cirque pour le festival du rire et ses grosses blagues. A Aix, tout le monde sait que François-Xavier De Peretti n'a jamais été aussi virulent contre Joissains et ses élus que cette année. Et même que ça s'aggrave chaque jour.

¤ "Joissains a estimé que le coût de ce travail de consultation et de communication pourrait être imputé à son compte de campagne législative". Faire croire qu'il a choisi de ne pas être suppléant pour un si grotesque motif, c'est plus fort qu'un spectacle de Dani Lary ! En vérité, Joissains l'a foudroyé pour mieux le dissoudre. Elle ne veut plus entendre parler de lui.

¤ "Moi qui ai toujours travaillé dans le sens de l'union". Les bonnes mémoires n'auront aucun mal à se rappeler qu'en 1995 Genzana figurait sur la liste du RPR Jean-Bernard Raimond en concurrence directe contre deux autres listes de droite, dont celle d'Alain Joissains. Plus loin encore, je me souviens qu'en 1986 Genzana avait déjà tenté de lancer sa candidature pour la cantonale d'Aix-Sud-Ouest, avec déjà campagne massive d'affichage, et que le maire lui avait aussi déjà fait ranger ses banderoles par amical conseil qui valait ordre impératif.

Voilà, cela fait donc depuis 1983, année de son premier mandat municipal, que Genzana finit toujours par faire le toutou qui rentre dans sa niche. Mais évidemment, "le pacte de confiance n'est pas rompu".

12 avril 2007

Rognes, Cabriès, Meyrargues, Venelles… ça va mal

Quelle démocratie en Pays d'Aix ?

La loupe de l'actualité est souvent focalisée sur Aix à cause de la taille et de la place centrale de notre ville dans le paysage de la région. Mais, à y regarder de plus près, la vie politique locale n'y est pas moins houleuse dans le pays d'Aix qu'ici. Ces dernières semaines, dans certaines communes voisines, le climat s'est envenimé et les polémiques ont enflé au sein des conseils municipaux.

Aux dires de certains élus, voire des habitants, ces mouvements ne sont pas de circonstance. Ils ne font que s'ajouter, avec une acuité plus grande que d'habitude, aux mauvaises pratiques qui se perpétuent depuis longtemps à cause de maires qui se prennent pour des Napoléon, qui n'en font qu'à leur tête et qui gouvernent comme des potentats. Pour eux, les élus minoritaires n'ont pas leur mot à dire, les associations sont quantité négligeable et la population n'a qu'à obéir. Etrange conception de la démocratie.

On apprend qu'à Rognes, le maire a refusé de communiquer des dossiers préparatoires, droit prévu par la loi, et, lorsqu'il a consenti à le faire pour quelques élus, lesdits dossiers étaient scandaleusement vides. C'est ce genre d'incident qui a amené les élus de l'opposition à décider de quitter la séance publique du conseil municipal de mars. Bonjour, la transparence. Etonnons-nous ensuite que les séances se déroulent dans une atmosphère électrique.

A Cabriès, c'est le CIQ, réuni en assemblée générale annuelle, qui dénonce les décisions prises par le maire dans l'urgence, sans concertation, ni respect du bien public, ni étude préalable pour les projets de la commune et notamment au sujet du plan global d'aménagement qu'ils réclament à cor et à cri.

A Meyrargues, on ne compte plus le nombre de séances publiques annulées ou reportées. Quorum insuffisant, maire ne réussissant pas à mettre tout le monde d'accord, la coupe déborde.

Quant à Venelles, il semble bien que tous les records soient battus. Si l'on en croit, et pourquoi ne pas les croire, les témoignages des élus et de la population qui participent ou assistent témérairement au conseil municipal, quasiment chaque séance voit l'opposition et le maire s'affronter sans répit. Jugé autocratique, le maire joue de tous les tours possibles pour s'affranchir d'une nécessaire vie démocratique et pour créer des rebondissements sans fin.

Les exemples fourmillent : disparition de l'Office municipal de la culture et de la jeunesse (OMCJ), carence de logements publics sociaux, polémique sur la régie de l'eau, pouvoir personnel, méthodes expéditives, dérives de langage, entorses au protocole, absence d'information des élus, procès contre certains d'entre eux, annulation de conseils. La sérénité du débat fait défaut et les esprits s'enflamment. Ubu a un roitelet de fils et les Venellois n'ont qu'à porter sa chaise.

Triste spectacle que ces frasques qui n'honorent pas la politique. Je me dis que ces communes n'ont pas grand-chose à envier à Aix. Elles aussi ont droit à leurs bouffonneries à domicile. Espérons que ce sont là les dernières représentations et que bientôt viendra le temps de changer de pièce.

19 avril 2007

Des brèves à prendre pour argent comptant

Ollier ou le cynisme fait président

Le nouveau et inutile président de l'assemblée nationale a pris une grande décision qui force l'admiration. Ses prédécesseurs au poste, et lui-même, ne pourront plus bénéficier de privilèges, voiture avec chauffeur, secrétariat et indemnités à vie. Il s'est quand même bien gardé d'annuler aussi la poursuite du versement de leurs indemnités pendant cinq ans aux députés battus. Et pour bien montrer que sa morale relève de l'hypocrisie la plus cynique, il a tenu une conférence de presse. Les images parlaient d'elles-mêmes. A côté de Patrick Ollier, se trouvait l'ineffable ancien champion olympique, ancien ministre et député Guy Drut, condamné à 15 mois de tôle avec sursis et 50.000€ d'amende dans l'affaire dite des marchés publics truqués d'Ile de France. Chirac l'avait amnistié pour lui éviter d'aller faire quelques autres pénibles sauts d'obstacles en prison. Amnésie et amnistie sont deux mots qui vont très bien ensemble.

Breton, dealer complice de Forgeard

Les dessous de la démission du brigand Forgeard dévoilés. Le ministre de l'économie entre copains, Thierry Breton, serait intervenu en faveur de l'ancien PDG d'EADS, afin qu’il bénéficie de son parachute doré. C’est ce qu’affirme le magazine "Challenges" sur son site. Les membres du conseil d'administration avaient pourtant jugé "inappropriées" les indemnités prévues dans son contrat de travail. "Tant Lagardère, actionnaire français d'EADS, que le représentant de Daimler Chrysler au conseil d'administration du groupe aéronautique européen, souhaitaient que Forgeard fasse place nette sans se prévaloir de son parachute doré", assure l’hebdomadaire. "Forgeard refusant de démissionner, il aurait fallu le licencier pour faute. Cela aurait entraîné un recours en justice, l’ex-patron mettant alors en avant les différends franco-allemands et les difficultés du programme A380. Il n'en a pas fallu davantage pour que Thierry Breton impose un règlement négocié", poursuit le magazine. Le ministre aurait donc fait un double deal : Forgeard fait ses valises (pleines) et les actionnaires acceptent une séparation à l'amiable. La seule solution consistait donc à respecter le contrat et à verser les indemnités prévues. Les chiens se reconnaissent entre eux en se reniflant le...

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19 avril 2007

Des brèves pour urnes de toutes sortes

Briscard aura des obsèques mondiales

Giscard qui, contrairement à ce que je croyais naïvement, n'est pas encore mort, a décidé d'apporter son soutien à Sarkozy. Peut-être a-t-il, lui aussi, négocié quelque chose comme Chirac. J'imagine bien leur dialogue.

-- Sarko : "Bon, Briscard d'Estaing, qu'est-ce qui te ferait plaisir ?"

-- Briscard : "Chaimerais bien des jobchèques européennes !"

-- Sarko : "C'est comme si c'était fait, je vais même te les faire mondiales tes obsèques, oui, mondiales, ta majesté obséquieuse !"

-- Briscard : "Ok, tope là, grand fossoyeur de Chirac ! Chelui-là, che veux qu'il choit atomigé et enterré dans la fauche commune."

-- Sarko : "J'ai déjà tout prévu mais, tu me connais, j'ai dû ruser un peu pour lui faire croire le contraire…"

Machines à voter ou machination ?

Comme on pouvait s'en douter, les machines à voter sèment le doute. Issy-les-Moulineaux vient de remplacer dans l'urgence les 60 ordinateurs qu'elle avait acquis par d'anciens modèles agréés par le ministère de l'intérieur (à l'intérieur des machines ?). Mais, ce changement pourrait être plus inquiétant. Car, si c'est Sarko qui a mis ce système en place avant de partir, il y a de quoi se poser encore plus de questions… D'ailleurs, les problèmes apparus concernent huit communes. Mardi, des opposants à l'utilisation de ces machines ont annoncé avoir déposé six référés liberté au tribunal administratif de Versailles pour demander leur interdiction à Issy. L'avis sera rendu ce jeudi. Attendons, donc.

Indécis, pas tant que ça…

"Indécis", cela voudrait dire qu'ils n'arrivent pas à se décider. En réalité, ce sont des électeurs qui ont une idée, une préférence, voire deux, et qui se réservent la possibilité de changer d'avis. Ce n'est pas un bloc monolithique organisé qui peut porter tous ses suffrages d'un seul mouvement vers tel ou tel candidat. L'expérience montre que, à chaque élection, les indécis votent au final pour le ou la candidat(e) qu'ils préfèrent depuis plusieurs semaines. Ils ne votent donc pas fondamentalement différemment de l'ensemble des électeurs. Il est établi que ce qui permet la bascule d'une élection dans un sens ou dans l'autre se fait avec un pourcentage infime d'électeurs, ceux que l'on appelle "le marais". Les sondeurs le savent, les candidats en jouent, les médias entretiennent le suspense et on nous prend pour des imbéciles.

8 février 2007

La chute de Joissains : manège, ski ou parachute ?

"Qui veut la chute de Maryse Joissains ?"

Je dois avouer que ce titre interrogatif et plutôt énigmatique en une de La Provence a immédiatement attisé ma curiosité et, je ne crains pas de le dire, a aussi suscité en moi une vive inquiétude. Que s'était-il passé ? Où ? Quand ? Comment ? Pourquoi ?

Faisait-elle du manège pour parfaire sa technique du tourner en rond ? Faisait-elle du ski sur une piste surdimensionnée pour elle ? Etait-elle à nouveau victime de l'entorse des débutants en parachute ? Un inconnu avait-il tenté de la pousser et réussi à prendre la fuite ? Allait-il recommencer son coup ? Avait-on lancé une enquête dans l'entourage du maire pour démasquer un énième traître ? Un comploteur peu téméraire jusqu'à ce jour avait-il décidé de mettre à exécution ses intentions séparatistes ?

Pris d'effroi par de tels machiavélismes, avide d'en savoir plus, j'ai empoigné mon journal, à même la rue, au risque de trébucher. Bien m'en a pris de plaquer fermement les pieds à terre. La lecture studieuse de l'article m'a pleinement rassuré. Il n'y était question ni de rotations de girouette, ni de slalom pour champions, ni de hauteur stratosphérique, et encore moins de scoop alarmiste. Aucun tiers n'était responsable de ce fait divers à forte charge dramatique.

La chute de Maryse Joissains était une figure libre, consentie et même organisée méthodiquement par elle-même depuis six ans. La vacuité sans pareil de son programme politique n'a pas arrangé les choses. Quant à son siège de plus en plus vacillant, il n'a pas été de reste pour que le moindre déséquilibre au sol prenne des allures de vertige des grandes altitudes.

Nombre d'élus de son équipe n'ont rien fait pour stabiliser l'assise. Ils ont même multiplié les secousses et les remous de ce jeu de massacre quasi délirant. Cela n'était-il pas écrit depuis la constitution de cette coalition hétéroclite ? Héritière naturelle de ses propres mauvaises manières, elle n'avait ravalé un moment ses divisions que pour mieux les recracher bien mâchées.

Pour qui a la mémoire de ces trente dernières années, la droite n'a jamais vraiment fait preuve d'union ou de fraternité. Bien au contraire, les coups tordus entre clans se sont toujours portés au cou, assénés dans le dos de préférence. Tout juste peut-on constater que, dans ce camp, les mœurs ont un peu évolué. Désormais, les coups bas se fomentent dans les coulisses et les couloirs des arrière-boutiques.

Mais des coups restent des coups. Et ceux qui les envoient n'ont rien à envier à ceux qui les reçoivent. Ils se ressemblent, ils s'assemblent mais ne peuvent pas vivre ensemble. Autrement dit, rien de bien nouveau puisque les dégâts sont les mêmes.

Ignorée par Jean-Claude Gaudin, lâchée par ses adjoints et de moins en moins soutenue par les élus communautaires, Maryse Joissains n'a finalement à s'en prendre qu'à elle-même. N'a-t-elle pas tout fait, vraiment tout fait, pour se créer des ennemis à l'intérieur et, pire, au sein de la population qui le lui enverra sans doute dire dès 2007 avec piqûre de non rappel en 2008.

Et si, dans quelques temps, l'on devait titrer encore une fois "Qui a voulu la chute de Maryse Joissains ?", l'explication serait encore la même. Sauf que l'on n'aurait plus qu'à compter les éclats, là, par terre, partout.

22 novembre 2006

MM à la Tart Ac

Lu dans la presse (on s'en fiche un peu, mais finalement pas trop) : "Mireille Mathieu chantera sur le plateau (… à tarte !) de la Star Ac sur TF1." Et moi qui la croyais naïvement au Japon ! Ca m'arrange quand même, je ne regarde jamais la chaîne estampillée UMP qui se gave de parts de marchés. "Mais elle n'envisage pas, pour le moment, un retour sur les scènes du Midi." Là, je vais savourer, mais alors grave, les vacances qu'elle offre ainsi à mes oreilles. Les malheureux, ce sont ceux qui vont se la farcir à la pelle (… à tarte, bien sûr !) dans les autres régions. Et qui vont l'entendre encore un peu vociférer sa propagande pour Chirac, promoteur en pommes et expert en parts de gâteau. Et maintenant, forcément, pour sa nouvelle idole, vous savez, là, le caractériel qui sait tout, qui est partout, qu'on voit partout, qui connaît la meilleure recette, qui nous veut tant de bien et qui donnera du pain sec à tout le monde en mouille-farine populiste qu'il est. La petite, elle, la bonne pâte populaire, elle est bien innocente, elle ne se rend pas compte… Elle ne fait pas de politique, puisqu'elle ne sait qu'a-dooo-rrrer ! Peu importe qui. Dire qu'elle vient du peuple et qu'elle chante pour ceux qui ont du blé…

25 septembre 2007

Les municipales d'Aix vues par la presse nationale

Voici l'article du journal La Croix paru le jeudi 20 septembre au sujet des élections municipales à Aix-en-Provence.

Ce soir (jeudi 20/09/07), les 600 militants du Parti socialiste désigneront Alexandre Medvedowsky comme leur tête de liste pour les élections municipales de mars prochain. Sans surprise, puisque ce conseiller général et municipal est seul en lice après le retrait lundi soir de Raymond Page, un militant jamais élu.

Dès demain, le nouveau promu prônera le "rassemblement de toute la gauche" pour battre la députée et maire sortante, Maryse Joissains-Masini (UMP). Alexandre Medvedowsky mise sur les 45 % de voix qu'il a recueillies au second tour des élec­tions législatives (+ 3 % par rapport à 2002) pour ravir la mairie perdue en 2001.

Mais il devra compter avec la liste dissidente de Michel Pezet qui a refusé de passer par la case investiture, au risque de l'exclusion. L'ancien député et ancien président du conseil région se dit prêt à briguer la mairie même contre son parti. Il répète que voilà trois ans qu'il a annoncé sa candidature. Mais ne veut pas se soumettre au vote des militants. Pourquoi ? "Dans la section centre, bizarrement, le nombre de cartes a soudainement doublé, explique-t-il. Je ne peux pas participer à ce traquenard. Je ne peux pas entrer dans une procédure pipée."

Michel Pezet prône "une union de la gauche jusqu'au centre"

Soutenu par l'ancien maire PS d'Aix Jean-François Picheral, Michel Pezet prône "une union de la gauche jusqu'au centre" et présentera une liste commune avec le Parti radical de gauche. Tandis que l'extrême gauche (collectifs anti-libéraux, LCR) et le PCF étudient une éventuelle union au premier tour, les Verts rallieront le PS ou le cen­triste François-Xavier de Peretti. "Je regrette ces querelles d'ego à gauche, qui risquent de disperser les voix", explique Laurent Perallat, président des Verts du pays d'Aix.

Eugène Caselli, premier secrétaire fédéral PS des Bouches-du-Rhône, n'a pu que "prendre acte du choix de Michel Pezet". Tout en maniant le bâton, "S'il persiste, il se mettrait de lui-même en dehors du parti", il continue d'exhorter les socialistes à s'unir : "D'ici au dépôt des listes en février, cela laisse du temps pour trouver un compromis et bâtir une liste efficace", espère-t-il. Ancien premier secrétaire de la fédération PS des Bouches-du-Rhône, Michel Pezet avait été écarté de la succession de Gaston Defferre à la mairie de Marseille à sa mort en 1986 et avait échoué à deux reprises aux municipales à Marseille, en 1989 et 1995. Il veut croire qu'aujourd'hui son heure est venue. Même (presque) seul contre tous.

                                                                                         Corinne BOYER

24 février 2010

Régionales 2010 : Des chemins tortueux…

Il y a les partis avec leurs logos reconnaissables et puis il y a des individus qui en changent. Certes, le phénomène n'est pas si nouveau. Mais il semble s'être bien amplifié depuis l'élection présidentielle. 
Les lignes verticales qui marquaient les frontières "idéologiques" entre la gauche et la droite et les passerelles qui facilitaient les alliances à l'intérieur d'un même camp sont devenues moins étanches. Le score du MoDem en 2007 en a été l'illustration, peut-être non renouvelable à ce niveau, mais la plus visible. 
Le tabou ainsi levé, les élections municipales qui ont suivi ont donné lieu à des recompositions politiques locales plus audacieuses. Le seul exemple d'Aubagne où le MoDem s'est allié au PCF avait de quoi surprendre. Un peu partout, des listes ont fleuri affichant des additions peu courantes jusque là. 
Il ne s'agissait pas seulement comme on le voit souvent en politique d'individus opportunistes rejoignant une liste pour décrocher un poste, voire se venger de leurs anciens amis, mais de partis ayant leur propre drapeau. Bref, on a assisté à des initiatives visant à constituer des équipes pluralistes aux origines divergentes mais partageant un même diagnostic et s'étant mises d'accord sur un même projet. 
L'élection municipale d'Aix de 2008 a été marquée par l'émergence de trois blocs de tailles quasi égales : la gauche alliée à l'extrême gauche, la droite regroupant la plus grande partie de ses composantes et un axe central qui a totalisé 30% des voix au premier tour mais incapable de ne faire qu'un pour aller au second. 
Seize mois plus tard, en juillet 2009, si le scrutin a eu toutes les apparences d'un duel gauche droite, il n'en a pas moins recelé une notable évolution. La gauche s'est délestée de son extrême et a fait coalition, dès le premier tour, avec le MoDem qui a carrément changé de côté. Et ces rapprochements ont été clairement assumés. 
Mais, et c'est là que je veux en venir, dans les arrière-boutiques, certains élus ou candidats en mal de positionnement ont joué les nomades, poussés par les vents des ambitions personnelles. Pour ne parler que des plus en vue, Bruno Genzana et Stéphane Salord, qui cherchaient en 2008 à se venger de Maryse Joissains en rejoignant François-Xavier De Peretti, ont emprunté un an après des chemins tortueux pour tenter de sauver leur peau. 
Pour élargir un peu le propos à l'élection qui pointe à l'horizon, je me suis amusé à consigner ci-après quelques particularités qui vont vous donner l'envie d'apprécier un peu plus la vie politique. (Liste non exhaustive, inutile d'y chercher mon nom) 

-- Bruno Genzana : conseiller général, a quitté Maryse Joissains, a participé à la liste de François-Xavier De Peretti, est passé de l'UMP au NC, est retourné au bercail en échange d'une place sur la liste de Thierry Mariani aux régionales et peut-être une investiture pour les législatives. (en position éligible) 
-- Stéphane Salord : ancien élu UMP à la mairie, a quitté Maryse Joissains, a participé à la liste de François-Xavier De Peretti, puis a mené une liste contre Maryse Joissains, a appelé à voter Alexandre Medvedowsky, a d'abord tenté de mener une liste centriste aux régionales et ensuite rejoint une alliance écologiste de droite. (aucune chance d'être élu) 
-- Cyril Di Méo : ancien élu à la mairie sur une liste de gauche en tant que Verts, a participé à la liste de François-Xavier De Peretti, a été exclu des Verts, se présente sur la liste MoDem aux régionales. (aucune chance d'être élu) 
-- ;François-Xavier De Peretti : pressenti pour être tête de liste MoDem aux régionales, s'est désisté arguant qu'il voulait se consacrer à Aix en cas de nouvelle annulation de l'élection municipale, ne figure nulle part sur la liste qu'il soutient. 
-- Catherine Levraud : conseillère régionale Verts, tête de liste MoDem. (fort risque de ne pas être élue) 
-- Christophe Madrolle : conseiller régional Verts passé au MoDem et candidat sur cette liste. (en position éligible) 
-- Patrice Halimi : co-auteur du Pacte écologique pour le pays d'Aix, n'a pas réussi à trouver une place selon ses vœux et qui lui a parfois été refusée comme tête de liste aux municipales et aux régionales. 
-- Sylvie Andrieux : députée socialiste, conseillère régionale privée de ses délégations pour cause d'enquêtes en cours, ne figure plus sur la liste Michel Vauzelle. 
-- Laroussi Oueslati : conseiller régional, président déchu de l'université de Toulon, ne figure plus sur la liste du Var de Michel Vauzelle.
-- Sébastien Jibrayel : fils du député socialiste Henri Jibrayel, sur la liste de Michel Vauzelle. (éligible) 
-- Claude Filippi : maire de Ventabren, conseiller régional depuis octobre dernier en remplacement d'un élu décédé, ne figure plus sur la liste de Thierry Mariani. Passe souvent devant les tribunaux. 
-- Charles Fabre : maire de Tarascon, candidat sur la liste de Thierry Mariani, s'est retiré. Convoqué plusieurs fois récemment par la justice. 
-- Renaud Muselier : député, conseiller régional et tête de liste en 2004, ne figure pas sur la liste Thierry Mariani. 
-- Michel Boulan : maire de Châteauneuf-le-rouge, candidat non élu aux régionales 2004, ne figure pas sur la liste Thierry Mariani.

Le blog de Rémi Leroux sur les régionales :
http://remileroux.wordpress.com/

4 février 2010

Note aux visiteurs

Un problème purement technique de connexion indépendant de ma volonté ne me permet pas d'alimenter normalement le blog. J'ai autant, sinon plus, de regrets que vous, chers visiteurs. Je fais le nécessaire pour remédier dans les plus brefs délais à cette situation aussi inédite qu'imprévisible. Merci pour vos messages et votre compréhension.

14 décembre 2009

Berlusconi hué et sifflé... à Aix aussi

Place de l'Hôtel de Ville, le 16 décembre 1994. Ce jour-là, se tenait à Aix le 15ème sommet franco-italien. François Mitterrand et Silvio Berlusconi débarquèrent l'un après l'autre sur la place très sécurisée, accueillis officiellement par le maire Jean-François Picheral. Etaient également présents Edouard Balladur, premier ministre, et Alain Juppé, ministre des affaires étrangères.

Un nombreux public, dont j'étais, avait bravé le froid pour assister à cet événement inédit. Mitterrand était à six mois de la fin de son mandat et ses traits confirmaient sa santé chancelante. Emmitouflé jusqu'au cou, il ne laissait entrevoir qu'un visage émacié et "gris". Et même si son pas était très lent, beaucoup l'ont remarqué, le personnage n'en restait pas moins impressionnant.

A l'arrivée très martiale de Berlusconi, élu président du conseil au mois de mars de la même année, mais il devait démissionner quelques mois plus tard, et président du club milanais de football, des cris de contestation ont fusé de la part de certains spectateurs. Déjà à l'époque, ses prises de positions politiques étaient critiquées et ses déplacements n'étaient pas sereins. Il était souvent sifflé et hué. Ce fut aussi le cas, copieusement, à Aix.

Chaque fois qu'il est revenu au pouvoir, par deux fois, Berlusconi n'a jamais cessé d'être conspué. Au fil du temps, sa mainmise sur les médias, ses passages devant les tribunaux, les lois votées pour se protéger de la justice, ses fanfaronnades à répétition et ses frasques privées plus récemment étalées sur la place publique ont amplifié les sujets d'une fronde de plus en plus virulente à son égard. Ce qui s'est passé hier à Milan, sa ville natale, où il a été atteint physiquement, en est la forme la plus aiguë et la plus dramatique.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Silvio_Berlusconi

12 juillet 2009

Election municipale : Les résultats du premier tour

21h30 : Résultats définitifs

Inscrits : 88.893 (89.621 en 2008)

Votants : 39.199 (44,10%) (59,23% en 2008)

Blancs/nuls : 537 (0,61%)

Exprimés : 38.662 (43,49%)

--------------------------------

Maryse JOISSAINS (UMP) : 16.745 (43,31%)

Stéphane SALORD (DVD) : 2.739 (7,08%)

Alexandre MEDVEDOWSKY (PS/MoDem) : 13.177 (34,08%)

Hervé GUERRERA (Aix Ecologie) : 4.372 (11,31%)

Nathalie LECONTE (Aix à gauche) : 1.629 (4,21%)

10 septembre 2007

Municipales et cantonales : Campagne ou castagne ?

Après la série "Qui sera maire d'Aix en 2008 ?" (six articles du 19 au 23 juin et le 18 juillet) dans laquelle je retraçais un historique des municipales depuis les années 60 jusqu'à 2001 et où je faisais un tour d'horizon de la situation politique présente et des perspectives pour 2008, voici une nouvelle rubrique, "Ah ! Que la campagne est belle !", qui durera jusqu'à l'élection du nouveau maire. Top départ.

Ce samedi, je me suis rendu à plusieurs manifestations organisées à Aix : en particulier le forum des associations aux Milles, le salon des sports au Val de l'Arc et la fête de quartier à Encagnane. Pas de doute, avec ces trois événements là, c'est la vraie rentrée. L'occasion aussi de humer l'air politique avant la grande confrontation des municipales et des cantonales de mars prochain.

On sent bien que mes collègues, candidats ou futurs membres d'équipes, sont venus faire acte de présence et s'épier les uns les autres. Ici, un dialogue entre élus pas vraiment du même bord. Là, des groupes déjà décidés à travailler ensemble. Là, encore, des élus qui vous balancent les dernières infos sur les intentions plus ou moins avérées de ceux qui prétendent se lancer dans la bataille.

Certains scoops sont tellement énormes qu'on se demande si ce n'est pas de la pure intox destinée à terrasser les adversaires. Poker menteur ou billard à trois bandes, chacun utilise ce qu'il croit pouvoir maîtriser le mieux. Alors, forcément, on se met à recouper "les infos", à vérifier si elles tiennent la route et à construire des stratégies.

Le pire, ce sont les confidences que des élus, et pas des moindres, vous glissent aux oreilles, sur leurs propres collègues ! J'ai ainsi entendu dire que Maryse Joissains fait tout pour que Bruno Genzana ne soit pas photographié à côté d'elle. Que Jean Chorro ne parle plus à ce dernier depuis deux ans. Qu'il ironise sur ses "ateliers de l'avenir" en les nommant "les ateliers du souvenir".

Au fil des heures, on apprend aussi que Bruno Genzana ferait une déclaration mais mi-figue mi raisin comme à son habitude : un pied dedans, un pied dehors. Une fois, on vous certifie qu'il fera sa liste, une autre, qu'il rentrera dans la niche.

Quant à Stéphane Salord, en disgrâce auprès du maire, il suit Bruno Genzana. Jean-Pierre Bouvet, lui, est déjà rentré dans le rang : il sera candidat au renouvellement de son mandat de conseiller général mais, indésirable, ne fera pas partie de l'équipe du maire sortant. Il n'a d'ailleurs pas participé à l'université d'été aixoise de l'UMP réduite à quelques dizaines de copains.

Au centre et à gauche, ce n'est guère plus simple. Chacun cherche chacun et l'on va assister à des déclarations diverses sur les candidatures socialistes et les choix possibles entre partenaires. On jauge le poids des uns et des autres, on évalue les alliances potentielles et on échafaude les hypothèses gagnantes.

Pas de doute, les semaines à venir vont être passionnantes. Je ne manquerai pas de vous tenir régulièrement au courant.

                        

Les six articles "Qui sera maire d'Aix en 2008 ?" sont regroupés dans cette même catégorie "Ah ! Que la campagne est belle !" (colonne des catégories en haut à gauche)

8 septembre 2007

Pratiques frauduleuses dans l'immobilier

Un article très éclairant de Marie Dancer paru dans le quotidien "La Croix" le 7 septembre.

             

   Les services de la répression des fraudes ont enregistré un nombre record d'infractions dans quatre professions du logement.

    Voilà une enquête dont les résultats sont du plus mauvais effet pour l’immobilier.

   Le service des répressions en France, la DGCCRF (Direction générale de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes) met en évidence, dans une étude à paraître vendredi, des "pratiques commerciales abusives ou anticoncurrentielles" dans le secteur du logement en France, de la part de "professionnels peu scrupuleux".

   L’état des lieux n’est pas fameux. Il faut dire que le marché, toujours sous tension, aiguise bien des appétits… et des abus.

   En 2006, la répression des fraudes a réalisé plus de 16.700 contrôles dans le secteur. Les enquêteurs se sont penchés sur quatre professions : agences immobilières, constructeurs de maisons individuelles, syndics et diagnostics techniques. Ils ont épluché pratiques tarifaires, conditions d’exercice et politique d’information et de publicité.

   Dans les agences immobilières, on enregistre un "taux record d’infractions", constate la DGCCRF : sur 1.070 agences contrôlées dans 51 départements de France, 830 étaient en infraction par rapport à la réglementation, soit 77,5 %. Pas moins de 154 procès-verbaux et 42 rapports ont été rédigés.

   La liste est longue : publicité mensongère (surfaces affichées supérieures à la réalité), tromperie sur la nature d’une offre (proposition d’un bien déjà vendu), prix pas ou mal affichés, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’agence, non-respect des règles de démarchages à domicile – spécialement sur le droit de rétractation –… jusqu’au non-respect des conditions d’exercice de la profession.

Exercice de la profession sans carte

   Parmi les agents contrôlés, certains n’étaient pas titulaires de la carte professionnelle obligatoire ou bien celle-ci était périmée. 

   Les fédérations professionnelles du secteur n’ont pas tardé à réagir. "Le premier problème, réagit René Pallincourt, président de la Fnaim, c’est l’exercice de la profession sans carte. Dans notre fédération, qui compte 10.000 cartes professionnelles, nous réalisons 3.000 à 4.000 contrôles chaque année."

   Reste la question des sanctions. "Il nous est arrivé plusieurs fois d’écrire au parquet pour dénoncer des agents exerçant dans l’illégalité, mais la justice est débordée et nos lettres n’ont pas connu de suites", assure René Pallincourt. Et de réclamer que la DGCCRF ait autorité pour décider la fermeture administrative d’une agence quand le cas se présente.

   Pour sa part, la DGCCRF réclame "l’élargissement de pouvoir de contrôle" de ses agents.

   A l’association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie), Thierry Saniez réclame un système équivalant au permis à points. "À chaque fois qu’une agence commet des irrégularités, elle se verrait retirer des points, jusqu’à être interdite d’exercice", décrit-il. "Le nombre d’infractions relevées justifie que soit maintenue une vigilance particulière dans ce secteur d’activité", conclut la DGCCRF, qui revendique son intention de "taper du poing sur la table".

   Une vigilance d’autant plus importante que le poste logement pèse 24 % dans le budget des ménages français, d’après l’Insee. Au plan national, le secteur représente 340 milliards d’euros par an. "Il faut aussi que les banquiers refusent de prêter".

   Autre secteur sur la sellette, les syndics de copropriété, déjà épinglés dans une étude spécifique au premier semestre 2007, et celui des diagnostics techniques, de plus en plus nombreux à être obligatoires. Enfin, la même étude relève "de nombreuses pratiques illicites" chez les constructeurs de maisons individuelles, avec un taux d’infractions de 74 %.

   "Maintenant que le constat est établi, il faut que le parquet engage des procédures judiciaires", réclame Rodolphe de Saint-Hilaire, secrétaire général de la Fédération française de constructeurs de maisons individuelles. "Il faut aussi que les banquiers refusent de prêter s’il n’existe pas de contrat écrit de construction, que les notaires s’impliquent… C’est un travail d’éducation en amont, avec tous les acteurs du système."

22 juin 2007

Qui sera maire d'Aix en 2008 ? (4)

A Aix, depuis près de trente ans, les prétendants fratricides de droite à la mairie n'ont jamais manqué.

Depuis 1983, année où le maire Alain Joissains n'avait pas pu se représenter pour cause de déboires avec la justice et avait propulsé tête de liste Jean-Pierre de Peretti della Rocca pour lui tenir la place au chaud, le venin n'a cessé de couler.

Une fois élu, ce maire a très vite coupé la laisse qui le reliait à son Pygmalion et n'en a plus fait qu'à sa tête. Ayant accepté de placer Maryse Joissains comme première adjointe, il a eu à souffrir de la guérilla instantanée de cette dernière. En fin de mandat, il fut mis en minorité. La droite allait rester dans l'opposition pendant douze ans.

En 1989, deux listes, une UDF menée par Jean-Pierre de Peretti della Rocca, l'autre RPR menée par Jean-Pierre Bouvet, étaient candidates tandis qu'une liste du Front national obtenait des élus. La guerre fut féroce et De Peretti prit Bouvet de court qui ne put déposer sa liste avant l'heure limite.

En 1995, nouvelles avanies, le MNR faisait entrer des élus au conseil municipal tandis que trois listes de droite n'arrivaient toujours pas à se mettre d'accord au premier tour. Une était menée par Jean-Bernard Raimond RPR, une autre par Alain Joissains UDF et une troisième par François-Xavier de Peretti UDF aussi.

Leur fusion au second tour les entraîna dans une nouvelle défaite.

En 2001, trois listes de droite, ayant fait chacune environ 15%, ont fusionné et ont remporté l'élection avec seulement 550 voix d'avance.

Et maintenant que va faire la droite ?

Il n'a pas fallu plus d'une année de mandat de Maryse Joissains pour que François-Xavier de Peretti, son adjoint à la culture, ne cautionne plus les comportements de cette majorité hétéroclite et prenne le large pour entrer en opposition frontale et définitive.

A l'intérieur de l'équipe du maire, certains élus sont entrés en disgrâce en perdant des délégations, d'autres ont sournoisement entrepris de mener des campagnes (y compris d'affichage géant) pour tenter de légitimer leurs candidatures pour 2008.

C'est ainsi qu'un trio, Bruno Genzana, Stéphane Salord et Jean-Pierre Bouvet, que Maryse Joissains a surnommé les "trois rigolos", est en dissidence ouverte. Bruno Genzana s'est vu privé de continuer d'être le suppléant de la députée, Jean-Pierre Bouvet a dû rendre sa délégation à l'espace public et Stéphane Salord critique le maire partout où il peut.

A l'intérieur de ce qui reste de cette majorité, les élus prenant parti pour le trio, et qui racontent leurs malheurs même à l'opposition de gauche (que n'ai-je déjà entendu et que de courriers internes m'a-t-on transmis !), sont surveillés de près par le cabinet du maire.

Pour l'échéance qui aura lieu en mars prochain, la curée risque d'être impitoyable. Et on ne voit pas ce qui, désormais, pourrait redonner même un semblant d'unité à des personnes qui se haïssent avec tant d'affection.

Il est donc très probable que si Maryse Joissains obtient l'investiture UMP en tant que sortante (avec recyclage des voix de l'extrême droite), une liste de la mort menée par Bruno Genzana devrait lui rendre la vie dure.

Sans compter que François-Xavier de Peretti, fort des scores du MoDem à la présidentielle, sera aussi en piste pour la mairie et fera payer très chèrement à ses deux autres rivaux ce qu'il appelle leur esprit de "clan".

(La suite demain)

29 juillet 2007

Absentéisme : les députés contre les sanctions

On pouvait sans doute s'y attendre. L'idée de procéder à des retenues sur salaire, pour les députés pas assez assidus, est dénoncée à droite comme à gauche même si quelques rares députés de gauche jugent pourtant intéressante l'idée de sanction.

Je ne trouve pas que ce soit faire de l'antiparlementarisme que de poser de vraies questions qui, précisément, redoreraient l'image des politiques. Si les parlementaires estiment être trop occupés par leurs travaux, ils n'ont qu'à proposer la réduction du nombre de mandats et de fonctions de premier ordre. Or, aucun ne semble prêt à aller vers le mandat unique.

La présence dans l'hémicycle au moment des votes des lois est l'acte essentiel pour lequel les députés sont élus. C'est la même chose, par exemple, pour un conseil municipal. Si le quorum n'est pas réuni, le vote ne peut pas avoir lieu. A l'Assemblée, il est choquant de voir certains textes importants n'être votés que par un tout petit nombre d'élus présents.

Voici quelques réactions, relevées dans la presse, qui en disent (assez) long sur la capacité de l'homme à trouver toutes les excuses.

** Jean-François Copé (UMP) : "Cette idée est parfaitement démagogique car alle alimente l'antiparlementarisme et jette les députés aux piranhas."

** Yannick Paternotte (UMP) : "C'est une proposition de Père Fouettard. Je préfère l'incitation à la sanction. La vraie solution, c'est de faciliter le travail parlementaire en réglementant les temps de parole et en limitant les possibilités de suspensions de séance".

** Jean Leonetti (UMP), "Ne posons pas le problème par le petit bout de la lorgnette. Je suis partisan de limiter le temps de présence dans l'hémicycle, au profit du travail en commission".

** Claude Goasguen (UMP) : "Cette idée est ridicule et politiquement très contestable car elle véhicule un antiparlementarisme de mauvais aloi."

** Jean-Luc Warsmann (UMP) : "Ce n'est pas la bonne approche, car 95% des questions abordées en séance ont déjà été tranchées en commission, ce qui n'incite pas les députés à aller dans l'hémicycle."

** Renaud Dutreil (UMP) : "Ce n'est pas le temps passé dans un fauteuil en séance qui mesure l'efficacité d'un député. Cette question est légitime, mais il ne faut pas appliquer des critères stupides."

** Bernard Deflesselles (UMP) : "Il vaudrait mieux expliquer à l'opinion publique comment travaillent les députés, pris entre les débats en commissions, les groupes de réflexion, les commissions d'enquête, les missions d'information, les déplacements."

** François Sauvadet (NC) : "Le fond du problème, c'est l'encombrement du travail législatif."

** Jean-Marc Ayrault (PS) : "Au lieu de culpabiliser les élus, on ferait mieux d'organiser le travail parlementaire pour assurer un meilleur équilibre des pouvoirs."

** Patrick Bloche (PS) : "L'idée est valable si l'on prend en compte la globalité du travail parlementaire et pas seulement en séance."

** Christophe Caresche (PS) : "Je ne suis pas choqué par cette proposition."

                         

Voir mon article "Par ici, la monnaie ou les (de)sous de la République"

du mercredi 25 juillet.

21 juin 2007

Christiane Taubira incorruptible

Christiane Taubira a déclaré avoir été "approchée" et même "encerclée" par divers émissaires du pouvoir et par Sarkozy lui-même entre les deux tours de la présidentielle. Cela a donné lieu à des rumeurs qui avaient pour objectif de déstabiliser la gauche.

Taubira a marqué un refus net et définitif à ces tentatives de débauchage.

Pour tous ceux qui ont repris ou entretenu les rumeurs de son ralliement à la droite, voilà une belle leçon d'intégrité à méditer…

21 juin 2007

Qui sera maire d'Aix en 2008 ? (3)

Aix n'a pas fait exception à la logique des blocs qui s'est dégagée au cours des élections nationales.

Aux premiers tours de la présidentielle et des législatives, ont prédominé trois grands pôles politiques, à gauche, au centre et à droite, par resserrement autour de ce que l'on appelle "le vote utile" dont l'installation est durable par les effets mêmes du système majoritaire.

Les nombreuses candidatures de petites formations n'ont pas trouvé d'écho auprès des électeurs qui ne leur ont accordé que des scores atomisés peu significatifs.

Aux seconds tours de ces mêmes scrutins, la décantation a été impitoyable et les batailles ont été limitées à des duels.

Les forces à score moyen ont joué les arbitres et fait pencher la balance en fonction de la spécificité des situations locales.

Pour les municipales aixoises de 2008, parce que le mode d'élection est à la fois proportionnel et majoritaire, ce schéma risque fort de ne pas se reproduire. Toute liste à score moyen (autour de 10%) pourra influer décisivement sur les autres listes pour qualifier un gagnant au second tour.

Qui ira avec qui ?

A l'heure actuelle, on peut objectivement constater qu'à gauche la question de l'investiture n'est pas tranchée et que deux tendances s'apprêtent à concourir, l'une représentée par Alexandre Medvedowsky, l'autre par Michel Pezet et Jean-François Picheral. Chacune pense pouvoir fédérer pour être le challenger contre l'équipe municipale sortante.

Au centre, nul ne viendra contester le positionnement et le rôle de François-Xavier de Peretti.

A droite, Maryse Joissains a annoncé qu'elle est candidate mais l'on sait que son équipe est déchirée, ce qui peut donner naissance à une liste dissidente concurrente menée par Bruno Genzana.

A l'extrême droite, il est peu probable qu'une liste obtienne 10%.

Si l'on résume, en l'état, on voit se profiler cinq pôles, chacun pouvant figurer au second tour. Une telle configuration ne pourrait dégager aucune majorité.

Alors, que peut-il se passer ?

Des convergences sont nécessaires pour qu'un pôle se détache clairement au premier tour sur la base d'un projet de ville transversal bâti en commun. L'hypothèse n'est pas à exclure. On l'a vu lors de ces dernières élections, l'électorat n'hésite plus à s'affranchir des consignes et à bousculer les rigidités.

Des alliances de second tour seraient artificielles et ressembleraient à ce qui s'est passé en 2001 où trois listes à 15% chacune ont fusionné et ont gagné mais n'ont pas résisté aux ruptures (départ de François-Xavier de Peretti de la majorité et clans dissidents de plus en plus affichés).

Comment s'organisera donc la constitution des listes pour n'avoir, par exemple, que trois pôles représentatifs, soit au premier tour, soit au second ? La question est cruciale mais moins que la nature du projet à présenter aux Aixois pour répondre enfin aux vrais problèmes de la Ville.

Alors, qui ira avec qui ?

Si l'on considère ce qui précède, il est vraisemblable que l'élection municipale de 2008 se jouera en triangulaire, la quadrangulaire étant plus hypothétique.

                         

(La suite demain)

19 juillet 2007

Gros temps sur la mairie : Recours, mise en examen...

Le temps s'obscursit et l'ambiance commence à se faire lourde du côté de la mairie. La chaleur revenue n'y est pourtant pour rien. Au contraire, on peut même parler de mauvais temps. En une semaine, on apprend par la presse deux nouvelles dont on se serait bien passé.

La première a trait aux élections législatives. Un recours a été déposé par un fonctionnaire municipal assermenté au sujet de la tenue des listes électorales d'Aix.

Sont évoqués de nombreux dysfonctionnements, des irrégularités dans les révisions des listes, des inscrits radiés sur commande, d'autres retirant des cartes sans habiter sur la commune, des cartes qui reviennent (plusieurs milliers), bref des accusations graves qui pourraient entacher la validité des résultats.

Le Conseil constitutionnel aura à se prononcer sur ce dossier et faire la clarté sur les arguments avancés par le recours.

La seconde concerne l'interminable affaire du désamiantage de l'ancien  porte-avion Clemenceau. Quatre personnes ont été mises en examen dans le cadre d'une enquête portant sur des opérations financières suspectes, des surfacturations liées au marché passé avec une société du Pays d'Aix.

Parmi les quatre, on découvre le nom d'un responsable d'entreprise, Jean Zozor, par ailleurs adjoint au maire d'Aix.

Certes, s'il convient d'appliquer le principe de la présomption d'innocence, on ne peut s'empêcher de constater que l'impact de cette information est fort sur la vie publique aixoise.

On pourra toujours rétorquer qu'il n'y a pas de lien entre une responsabilité professionnelle et un mandat d'élu. Mais, dans l'esprit des gens, la mise en examen ne s'embarrasse pas de cette distinction.

Mardi, la presse semblait dire qu'il serait trop facile de moraliser sur le fait que cet adjoint est de droite et que la gauche, en son temps, avait fait l'objet d'un rapport de la Chambre régionale des comptes. Sauf que, si, ici et là, quelques erreurs de gestion ont pu être relevées dans ce second cas, aucun élu n'a jamais fait l'objet d'une quelconque mise en examen, ni d'une condamnation. On ne peut comparer que ce qui est comparable.

Pour la suite, attendons de voir ce qu'il en est vraiment pour ces deux récentes nouvelles et si un air frais reviendra sur la ville.

11 juillet 2007

Au conseil municipal, tout n'est pas triste

Sans les roues

A la question "Pourquoi ne peut-on pas circuler à vélo sur le site des Allées provençales ?", il a été répondu "Ce n'est pas interdit mais il faut rouler à la vitesse piéton". Autrement dit, tu as le droit de déambuler avec ton vélo mais… sans les roues.

Enfumage

A en croire le maire, parlant du contrat vélos avec Decaux, Chorro "ne s'est jamais fait enfumer sur une négociation". Rayon vélos, peut-être. Mais pour le recyclage de sa liste dans celle de Joissains en 2001 et vu le nombre de sorties de route du tandem, j'ai bien des doutes.

CV pour l'UMP

Selon certains élus de l'équipe du maire, si un édile n'a jamais vécu ou ne vit pas en HLM, il ne comprend rien à la vie en HLM. S'il n'a pas été ou n'est pas commerçant, il ne peut pas être un bon élu. En revanche, s'il vit en HLM, s'il est commerçant et s'il énonce de telles âneries, on l'accepte à l'UMP à bras ouverts.

Dos d'ânes

Sans plaisanter, les enfants pourront bientôt faire d'agréables promenades à dos d'ânes dans divers parcs de la ville. Le dossier présenté au conseil municipal ne précisait pas s'il fallait l'autorisation de l'UMP.

Chenille

Chaque année, une lutte féroce est engagée pour assurer la sauvegarde des jeunes pousses de pins en forêt communale. Pour ce faire, on applique un traitement costaud contre la chenille processionnaire. L'affaire est sérieuse puisqu'on épand un insecticide par hélicoptère. Le déplacement de la chenille telle que décrite par son adjectif ressemble un peu, toutes proportions gardées, à celui du mouton que Panurge acheta au marchand Dindenault au "Pays des Lanternes" et qu'il noya, entraînant tous les autres dans l'eau par instinct grégaire. Ah, je vous y prends là, vous pensiez que j'allais oser un rapprochement avec certaines conduites politiques ?

20 mai 2007

Au pays de l'Union des Marionnettes Poilantes

Genzana n'a que des ami(e)s... sauf une

La presse relate que, lors d'une visite électorale de Joissains aux Platanes, contrairement à son comparse Bouvet, Genzana n'aurait pas été invité à fouler la tribune. Il s'est donc installé dans l'anonymat au milieu du public. Le lendemain, on apprend que Genzana, au côté de Bouvet et de Salord, aurait retrouvé la parole à une réunion de soutien du même type à Kert. Pourquoi ne pas le croire ? Sauf que, sa maire préférée n'était pas là. On en veut pour preuve la banderole des "amis de Genzana" devant laquelle Joissains n'aurait jamais accepté de figurer.

Filippi file chez Sarkozy

J'ai connu celui qui allait devenir maire de Ventabren lorsqu'il habitait dans mon quartier. En 1995, encore aixois, Filippi avait exprimé sa colère en distribuant à la porte de l'Hôtel de ville un tract accusateur et vengeur pour dénoncer la multiplication des listes de droite qui, selon lui, les avaient menées à la défaite au soir du second tour des municipales gagnées encore une fois par la liste de Picheral à laquelle j'avais le bonheur d'appartenir. Il était classé UDF et n'avait jamais varié.

Pourquoi évoquer ces faits maintenant ? Parce que, jusqu'au 22 avril, il soutenait Bayrou et le montrait en annonçant sa candidature dans la 11e circonscription. Et puis, voilà. Il n'est plus candidat et vient de déclarer qu'il a voté Sarkozy et surtout qu'il ne se reconnaît plus ni dans l'UDF ni dans la mue de ce parti qu'il accuse de "pactiser avec la gauche". Il va donc, dit-il, militer au centre droit dans la majorité présidentielle.

Je ne veux pas être médisant (enfin, si, un peu) mais il pourra toujours prétendre qu'il n'est pas le seul à avoir pris le TGV sarkozien en marche… avec une petite arrière-pensée quand même pour ménager sa réélection aux prochaines municipales.

20 juin 2007

Aix, pays du bluff ?

Les terrasses ne tiennent pas la route

L'audience de lundi du tribunal d'instance sur le dossier des terrasses des bistrotiers a au moins permis de faire un peu mieux la part des choses. Les infractions sont avérées et la mairie a commis des erreurs.

Quoi qu'il en soit, je le répète, certains bistrotiers savent pertinemment qu'ils occupent du domaine public en toute illégalité. Les exemples donnés par la presse concernant cinq restaurants de la vieille ville condamnés à retirer leurs installations montrent qu'il n'y a rien d'imaginaire là-dedans.

Pour toutes les autres occupations anormales, les arguments des bistrotiers ont du mal à tenir la route, si l'on peut dire. On joue sur les mots ou sur les dates pour élargir les espaces autorisés à des dimensions non conformes à la réglementation.

La décision finale du tribunal ne sera rendue que le 21 août. Cela semble bien tardif pour remettre les contrevenants dans les clous.

L'intox de Joissains

Joissains attribue le reflux de la droite aux législatives à ce qu'elle appelle – défense de rire – à "la désinformation sur la TVA" ! En revanche – et toujours sans rire – elle assène, avec l'estomac qu'on lui connaît, que son "bilan de maire est extraordinaire". Ça, oui, c'est de l'intoxication !

20 juin 2007

Qui sera maire d'Aix en 2008 ? (2)

A Aix, comme ne France, incontestablement, le regard des électeurs sur la politique a changé. Leurs attentes aussi. Leur capacité à se mobiliser ou à bouder les urnes est devenue une variable qui fait ou défait, au coup par coup, les résultats d'une élection.

Autant de nouveautés qui s'ajoutent à la mobilité des votes, non plus à l'intérieur d'un camp mais entre les camps.

Des murs sont tombés, obligeant tous les partis à suivre les "humeurs" des électeurs plutôt qu'à les devancer. Un(e) même candidat(e) qui, avant un premier tour, aura stigmatisé des concurrents d'un parti proche, devra faire appel à eux, juste après, directement ou par sous-entendu, pour séduire des voix pouvant lui assurer une victoire.

Il est clair que les recompositions des paysages politiques au niveau national comme au niveau local ne s'opèrent plus toujours selon des critères "verticaux" mais sur des bases "transversales" nouvelles.

Les électeurs veulent du concret, du visible, du tout de suite et se fichent presque de qui le leur apportera. Ils vont au meilleur disant comme ils vont au supermarché et en changent si "la marchandise" ne leur convient pas. Et quand l'offre générale ne leur va pas du tout, ils restent chez eux.

A mon avis, la responsabilité en incombe aux politiques plus qu'à ceux qui leur font ou non confiance.

Qui restera sur le carreau ?

Sans revenir sur l'émergence ou la disparition de certaines composantes politiques, ou sur les mutations internes des partis dits de gouvernement, à gauche, à droite et au centre, la période électorale qui vient de s'achever comme on sait a montré que les voix appartiennent moins que jamais à l'un ou à l'autre bloc.

Mieux, les votes conformes sur deux tours ont perdu de leur logique et les surprises seront de plus en plus nombreuses avant et entre deux tours lors de prochaines échéances.

Ce que le jargon électoral nomme habituellement "primes", "sanctions", "inversions", "corrections" ou "redressements" seront les vrais arbitres de tout manquement des politiques à leur parole. Cette nouvelle manière d'appréhender la politique va obliger les partis à faire la bonne analyse des besoins réels de nos concitoyens et d'y faire correspondre des solutions adaptées à la vraie vie.

C'est là que se situent les enjeux que les candidats à la mairie d'Aix auront aussi à prendre en compte.

A Aix, pour ce que nous en savons à l'heure actuelle, l'état des lieux à l'intérieur des partis, les prétentions des prétendants et les stratégies des tueurs risquent d'en laisser plus d'un(e) sur le carreau…

(La suite demain)

18 juin 2007

Législatives 2007 : Les député(e)s PRG

La liste ci-après comprend les noms des 9 député(e)s PRG sortants élu(e)s, réélu(e)s ou battus.

Dans la nouvelle assemblée, le PRG conserve le même nombre de député(e)s mais 3 femmes ont remplacé 3 hommes.

(Figure aussi, Antoine ROUZAUD, président de la Fédération PRG des Bouches-du-Rhône, candidat à Marseille et battu.)

     Guyane (TOM)

          1e circonscription

              Abstention 57,54%

          Christiane TAUBIRA PRG REELUE 63,41%

              Rémy BUDOC UMP 36,59%

     Saint-Pierre et Miquelon (DOM)

          1e circonscription

              Abstention 24,03%

          Annick GIRARDIN DVG PRG ELUE 51,27%

              Gérard GRIGNON UMP 48,73%

     Aisne (02)

          4e circonscription

              Abstention 41,24%

          Jacques DESALLANGRE PRG REELU 54,58%

              Brigitte THUIN-MACHEREZ UMP 45,42%

     Allier (03)

          4e circonscription

              Abstention 32,85%

          Gérard CHARASSE PRG REELU 56,54%

              Claude MALHURET UMP 43,46%

     Hautes Alpes (05)

          2e circonscription

              Abstention 32,34%

          Joël GIRAUD PRG REELU 54,82%

              Alain BAYROU UMP 45,18%

     Bouches-du-Rhône (13)

          5e circonscription Marseille

              Abstention 42,76%

          Renaud MUSELIER UMP ELU 53,32%

              Antoine ROUZAUD PRG 46,68%

     Corse (20B)

          1e circonscription

              Abstention 30,43%

          Sauveur GANDOLFI-SCHEIT UMP ELU 53,89%

              Emile ZUCCARELLI PRG SORTANT 46,11%

     Corse (20B)

          2e circonscription

              Abstention 24,92%

          Paul GIACOBBI PRG REELU 52,21%

              Stéphanie GRIMALDI UMP 47,79%

     Eure et Loir (28)

          3e circonscription

              Abstention 41,22%

          Laure DE LA RAUDIERE UMP ELUE 53,32%

              François HUWART PRG SORTANT 46,68%

     Lot (46)

          1e circonscription

              Abstention 27,77%

          Dominique ORLIAC PRG ELUE 54,97%

              Michel ROUMEGOUX UMP 45,03%

     Hautes Pyrénées (65)

          2e circonscription

              Abstention 33,52%

         Chantal ROBIN-RODRIGO PRG REELUE 55,17%

             Gérard TREMEGE UMP 44,83%

     Tarn-et-Garonne (82)

          2e circonscription

              Abstention 34,59%

          Sylvia PINEL PRG ELUE 50,71%

              Jacques BRIAT UMP 49,29%

     Val de Marne (94)

          3e circonscription

              Abstention 45,22%

          Didier GONZALES UMP ELU 50,20%

              Roger-Gérard SCHWARTZENBERG PRG SORTANT 49,80%

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