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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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le Blog de Lucien-Alex@ndre CASTRONOVO
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  • Prof d'anglais retraité Sous-officier Armée de l'Air Président assos culture, éducation, social 1978-1989 Correspondant presse locale 1989-1995 Conseiller municipal liste Yves Kleniec 1983-1989 Adjoint liste Jean-François Picheral 1995-2001 Parti radical de gauche 1998-2008 Conseiller municipal liste Michel Pezet 2001-2009 Conseiller municipal liste Edouard Baldo 2014-2020 lucalexcas@aol.com
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29 avril 2008

Postures ou impostures ?

"Toutes les violences ont un lendemain" (Victor Hugo)

Après les élections, on pouvait s'attendre à certains faits. Notamment ceux qui découlaient logiquement des résultats : récompenses et sanctions, par exemple. Mais, comme la politique n'est pas une science exacte, et que les humains sont ce qu'ils sont, on a aussi eu droit à quelques surprises. Prévisibles ou inattendues.

Ÿ Au conseil municipal, on a continué à régler des comptes. Maryse Joissains a montré les limites de son esprit démocratique en écartant la liste de François-Xavier De Peretti de la Communauté du Pays d'Aix. Il n'était pourtant pas difficile d'appliquer une simple répartition proportionnelle des élus délégués à la CPA. Sur les huit postes réservés à l'opposition, deux auraient dû aller à De Peretti.

Ÿ De même, Mayse Joissains n'a accordé aux élus des deux groupes qui forment désormais l'opposition aucun vrai poste à l'OPAC ou à la Semepa, pour ne citer que deux instances où cela aurait eu du sens. Ouverture, ouverture, faut pas pousser quand même.

Ÿ En revanche, sous prétexte de manifester une démarche d'ouverture, à la CPA, Maryse Joissains a saisi au vol la demande de candidature de Jacques Agopian pour une vice-présidence. Demi-mesure et gros piège. On se demande bien quelle influence il pourra avoir ? Franchement, vous le voyez renverser la majorité à lui tout seul ? J'ai envie de dire : Kouchner est allé au gouvernement pour ses sacs de riz, Agopian devra se contenter d'un plat de lentilles.

Ÿ Etre élu, c'est prendre des engagements et les respecter. En particulier, pour représenter les électeurs qui ont voté pour vous. L'assiduité aux travaux du conseil municipal doit donc être permanente. Or, voilà que Alexandre Medvedowsky a déjà séché plusieurs séances. Et, on n'en est qu'au début du mandat… Se serait-il conduit de la sorte s'il avait accédé aux premières responsabilités ?

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29 avril 2008

Conseil municipal : L'installation s'é-ter-nise...

Rien de folichon à l'ordre du jour de la séance publique du conseil municipal d'hier soir. La municipalité a présenté 46 rapports dont 18 portaient sur la désignation d'élus dans diverses instances internes ou externes. Le reste concernait des marchés publics (extension de la vidéosurveillance, par exemple). L'assemblée a aussi fixé les indemnités de fonction des élus et mis à jour le régime indemnitaire des personnels. Enfin, le conseil a validé plusieurs avenants à des conventions d'objectifs pour des associations sportives et culturelles.

Les prochains conseils auront lieu les 26 mai, 23 juin et 17 juillet.

2 avril 2008

Medvedowsky déclaré inéligible, Perallat aussi

Mis sur le blog à 18h00

            

Parmi les 129 décisions rendues par le Conseil constitutionnel, deux cas concernent la 14e circonscription : Alexandre Medvedowsky, candidat pour le Parti socialiste, et Laurent Perallat, candidat pour les Verts.

          

Communiqué du Conseil Constitutionnel

            

Dans sa séance plénière du 27 mars 2008, le Conseil constitutionnel a examiné 129 décisions de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CCFP) relatives aux comptes de campagne des candidats aux élections législatives des 10 et 17 juin 2007.

Dans 126 dossiers, le Conseil a déclaré inéligibles pour les élections législatives, pour une durée d’un an, toutes les personnes dont les comptes transmis par la Commission Nationale des Comptes de Campagne et des Financements Politiques ne respectaient pas les dispositions législatives.

            

Elections législatives 2007

                  

Décision n° 2007-4035 du 27 mars 2008

A.N., Bouches-du-Rhône (14ème circonscription)

à M. Alexandre MEDVEDOWSKY

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

Vu, enregistrée au secrétariat général du Conseil constitutionnel le 16 octobre 2007, la décision en date du 11 octobre 2007 par laquelle la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques saisit le Conseil constitutionnel de la situation de M. Alexandre MEDVEDOWSKY, candidat à l'élection législative qui a eu lieu les 10 et 17 juin 2007 dans la 14ème circonscription des Bouches-du-Rhône ;

Vu le mémoire en défense présenté pour M. MEDVEDOWSKY, enregistré le 5 novembre 2007 ; Vu les autres pièces produites et jointes au dossier ; Vu la Constitution, notamment son article 59 ;

Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ; Vu le code électoral ;

Vu le règlement applicable à la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour le contentieux de l'élection des députés et des sénateurs;

Le rapporteur ayant été entendu ;

1. Considérant qu'aux termes de l'article L. 52-4 du code électoral : « Tout candidat à une élection désigne un mandataire au plus tard à la date à laquelle sa candidature est enregistrée. Ce mandataire peut être une association de financement électoral, ou une personne physique... - Le mandataire... règle les dépenses engagées en vue de l'élection et antérieures à la date du tour de scrutin où elle a été acquise, à l'exception des dépenses prises en charge par un parti ou un groupement politique. Les dépenses antérieures à sa désignation payées directement par le candidat ou à son profit font l'objet d'un remboursement par le mandataire et figurent dans son compte bancaire ou postal... » ; qu'en vertu du second alinéa de l'article L.O. 128 du même code, est inéligible pendant un an celui dont le compte de campagne a été rejeté à bon droit par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques ;

2. Considérant que si, pour des raisons pratiques, il peut être toléré que le candidat règle directement de menues dépenses postérieurement à la désignation de son mandataire, ce n'est que dans la mesure où leur montant global est faible par rapport au total des dépenses du compte de campagne et négligeable au regard du plafond de dépenses autorisées fixé par l'article L. 52-11 du code électoral ;

3. Considérant que M. MEDVEDOWSKY a réglé directement, postérieurement à la désignation de son mandataire financier et sans l'intervention de celui-ci, des sommes d'un montant total de 8.565 €, exposées pour sa campagne électorale ; que ces dépenses représentent 14,98 % du total des dépenses de son compte de campagne et 12,42 % du plafond fixé à 68.944 € pour cette élection ;

4. Considérant que, si M. MEDVEDOWSKY fait état des difficultés pratiques liées à l'obligation de règlement des dépenses de campagne par l'intermédiaire du mandataire financier, ces circonstances ne sont pas de nature à faire obstacle à l'application des dispositions de l'article L. 52-4, lesquelles ont été méconnues en l'espèce ; que c'est donc à bon droit que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a rejeté son compte de campagne ; que, par suite, il appartient au Conseil constitutionnel, en application de l'article L.O. 128 du code électoral, de constater l'inéligibilité de M. MEDVEDOWSKY pour une durée d'un an à compter de la date de la présente décision,

            

D É C I D E :

Article premier.- M. Alexandre MEDVEDOWSKY est déclaré inéligible en application des dispositions de l'article L.O. 128 du code électoral pour une durée d'un an à compter du 27 mars 2008.

Article 2.- La présente décision sera notifiée à M. MEDVEDOWSKY, au président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques et publiée au Journal officiel de la République française.

Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 27 mars 2008, où siégeaient :

M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Guy CANIVET, Renaud DENOIX de SAINT MARC et Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Pierre JOXE et Jean-Louis PEZANT, Mme Dominique SCHNAPPER et M. Pierre STEINMETZ.

Décision n° 2007-4036 et autres du 27 mars 2008

A.N., Inéligibilités (Non dépôt de compte de campagne)

à M. Laurent PERALLAT

LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL,

Vu les décisions en date des 11 octobre 2007, 8, 26, 28, 29 novembre 2007, 3, 5, 6, 13, 17, 19, 20 décembre 2007, 3, 4, 7, 9, 10, 14, 16, 17, 21 janvier 2008, enregistrées au secrétariat général du Conseil constitutionnel sous les numéros 2007-4036 à 2007-4495 par lesquelles la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques, constatant le non dépôt de leur compte de campagne dans le délai légal, saisit le Conseil constitutionnel de la situation de candidats aux élections législatives qui se sont déroulées en juin 2007 dans les circonscriptions suivantes :

[…] énumération des départements, des circonscriptions et des candidats concernés dont :

- Bouches-du-Rhône (14ème circ.) : M. Laurent PERALLAT,

Vu les observations, enregistrées au secrétariat général du Conseil constitutionnel et présentées par M. PERALLAT le 5 novembre 2007 […] ;

Vu les pièces du dossier desquelles il résulte que communication de la saisine de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a été donnée aux autres candidats, lesquels n'ont pas produit d'observations ;

Vu les autres pièces produites et jointes aux dossiers ;

Vu la Constitution, notamment son article 59 ;

Vu l'ordonnance n° 58-1067 du 7 novembre 1958 modifiée portant loi organique sur le Conseil constitutionnel ;

Vu le code électoral, notamment ses articles L.O. 128, L.O. 136-1 et L. 52-12 ;

Vu le règlement applicable à la procédure suivie devant le Conseil constitutionnel pour le contentieux de l'élection des députés et des sénateurs ;

Le rapporteur ayant été entendu ;

1. Considérant, d'une part, qu'aux termes du deuxième alinéa de l'article L. 52-12 du code électoral : « Au plus tard avant 18 heures le neuvième vendredi suivant le tour de scrutin où l'élection a été acquise, chaque candidat ou candidat tête de liste présent au premier tour dépose à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques son compte de campagne et ses annexes, présentés par un membre de l'ordre des experts-comptables et des comptables agréés et accompagné des justificatifs de ses recettes ainsi que des factures, devis et autres documents de nature à établir le montant des dépenses payées ou engagées par le candidat ou pour son compte. Cette présentation n'est pas nécessaire lorsque aucune dépense ou recette ne figure au compte de campagne. Dans ce cas, le mandataire établit une attestation d'absence de dépense et de recette » ;

2. Considérant, d'autre part, qu'en vertu du deuxième alinéa de l'article L.O. 128 du code électoral, est inéligible pendant la durée d'un an celui qui n'a pas déposé son compte de campagne dans les conditions et le délai prescrits par l'article L. 52-12 ;

3. Considérant que, dans la 1ère circonscription de la Haute-Savoie, la 3ème circonscription de la Vendée, la 5ème circonscription de la Vendée, la 2ème circonscription de l'Aisne, la 12ème circonscription des Bouches-du-Rhône, la 9ème circonscription des Bouches-du-Rhône, la 5ème circonscription du Bas-Rhin, la 5ème circonscription du Doubs et la 1ère circonscription du Jura, l'élection a été acquise au premier tour de scrutin, qui a eu lieu le 10 juin 2007 ; qu'à l'expiration du délai prévu à l'article L. 52-12 du code électoral, soit le 10 août 2007 à 18 heures, ceux des candidats ci-dessus désignés qui se sont présentés dans ces circonscriptions n'avaient pas déposé leur compte de campagne ; qu'ils n'avaient pas davantage produit une attestation d'absence de dépense et de recette établie par un mandataire financier ;

4. Considérant que, dans les autres circonscriptions, l'élection a été acquise au second tour de scrutin, qui a eu lieu le 17 juin 2007 ; qu'à l'expiration du délai prévu à l'article L. 52-12 du code électoral, soit le 17 août 2007 à 18 heures, ceux des candidats ci-dessus désignés qui se sont présentés dans ces circonscriptions n'avaient pas déposé leur compte de campagne ; qu'ils n'avaient pas davantage produit une attestation d'absence de dépense et de recette établie par un mandataire financier ;

5. Considérant qu'il résulte de ce qui précède que les candidats susnommés doivent être déclarés inéligibles pour une durée d'un an à compter de la date de la présente décision,

       

D É C I D E :

Article premier.- Sont déclarés inéligibles en application de l'article L.O. 128 du code électoral pour une durée d'un an à compter du 27 mars 2008 : [MM. …], dont M. Laurent PERALLAT.

Article 2.- La présente décision sera notifiée à chacun des candidats susnommés et au président de la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques et publiée au Journal officiel de la République française.

Délibéré par le Conseil constitutionnel dans sa séance du 27 mars 2008, où siégeaient : M. Jean-Louis DEBRÉ, Président, MM. Guy CANIVET, Renaud DENOIX de SAINT MARC et Olivier DUTHEILLET de LAMOTHE, Mme Jacqueline de GUILLENCHMIDT, MM. Pierre JOXE et Jean-Louis PEZANT, Mme Dominique SCHNAPPER et M. Pierre STEINMETZ.

28 mars 2008

Municipale 2008 : Le pourquoi et le comment… (3)

Chez Alexandre Medvedowsky

Depuis la défaite en duel de 2001, sans alliance avec les forces d'extrême-gauche et à quelque 500 voix près, Alexandre Medvedowsky a estimé que la bataille de 2008 devait se mener frontalement contre la droite de Maryse Joissains.

En 2005, sa prise de position pour le non au referendum portant sur le Traité constitutionnel européen allait dans ce sens : elle était calquée sur celle des partis et des mouvements de gauche prônant un front anti-libéral. Au passage, il n'est pas inutile de rappeler que, cela faisant, Medvedowsky allait à la fois contre le choix majoritaire des Aixois et contre celui du parti socialiste qui s'était prononcé pour le oui.

Medvedowsky se mettait donc doublement en porte-à-faux, notamment en ne respectant pas les règles statutaires de son propre parti. Sans craindre le côté cocasse de la chose, il n'eut de cesse, tout au long de la campagne municipale, d'accuser ceux qui ne l'ont pas suivi de bafouer la discipline du parti et de brandir à leur encontre l'arme fatale de l'exclusion... qui n'arriva jamais.

Poursuivant sur la voie qu'il avait empruntée, et qu'on le veuille ou non, il a conséquemment formé son équipe autour de l'idée d'union de la gauche, allant de l'extrême-gauche aux socialistes.

Les autres forces en présence, voie centrale et liste de droite, ayant aussi fixé leurs contours, Medvedowsky a bâti toute sa stratégie sur l'hypothèse évidente aux yeux de tous d'une triangulaire dont il imaginait qu'il ne pouvait que triompher, même s'il a constamment vilipendé la liste Pezet en niant jusqu'à son existence et critiqué la liste De Peretti en tentant de la renvoyer systématiquement à droite.

Cette situation était-elle pour lui la plus favorable pour l'emporter ? S'étant en quelque sorte gauchisé alors même que Joissains se droitisait, avait-il conscience qu'il réduisait sa base électorale à un bloc qui le priverait de réserves de voix sur sa droite immédiate ? D'autant que l'on ne peut pas mettre de côté la présence de la liste Pezet et les différends personnels et politiques existant entre certains membres des deux équipes.

Je me dois de rappeler ici un élément qui, s'il a été très peu mis en avant durant la campagne, a singulièrement contribué à déstabiliser les esprits à gauche. Quoi que certains aient voulu faire croire, la vérité est que la candidature de Michel Pezet en binôme avec Jean-François Picheral avait été suscitée par André Guinde lui-même avec l'accord de Jean-Noël Guérini, tous deux convaincus que Medvedowsky ne pouvait gagner à Aix.

Pour preuve, le 17 juin 2006, au domaine de Tournon, lors de la première réunion publique de Michel Pezet, en présence de Jean-François Picheral, André Guinde se trouvait à leurs côtés sur le podium. Après avoir proclamé sa loyauté et son amitié de longue date envers Picheral, il déclara, ému, combien il lui était redevable pour son élection à la cantonale de 1998 et sa réélection de 2004.

Puis, fustigeant sévèrement Medvedowsky, et comme le rapporta la presse (dont j'ai conservé la trace), il ajouta : "Nous voulons proposer une équipe crédible d'hommes et de femmes d'expérience plurielle. Jean-François est un homme de bon sens. Michel est un homme d'expérience. Alors, les amis, il y a des moments où nous devons trancher. Mon choix est fait."

Que s'est-il passé un an après et qu'est-il advenu de ce serment ? Quelles pressions ont été exercées par l'appareil socialiste de Marseille pour que, du jour au lendemain, après avoir concrètement et largement entamé la campagne de terrain auprès de Pezet et de Picheral, il abjure ses propres déclarations et rejoigne Medvedowsky ? Ce fut là assûrément un moment décisif qui a vu les cartes se rebattre et exacerber les réactions entre les deux listes de gauche.

Sans entrer dans les détails de la désignation de Medvedowsky par le parti socialiste et le statut indépendant de la liste Pezet, force est de constater que, au premier tour, Medevdowsky n'a pas réuni toute la gauche. Des adhérents et des élus socialistes sortants, et des adhérents et les élus radicaux de gauche sortants ont rejoint Pezet, et des adhérents et les élus Verts sortants sont allés s'unir à De Peretti.

Malgré cela, Medvedowsky a persisté à donner le change, affirmant, selon la bonne vieille méthode Coué, qu'il était le seul représentant de gauche… en alignant force logos.

Au premier tour, sa liste n'a obtenu que 29% des voix, un score insuffisant en soi dès lors qu'on estime qu'il faut dépasser 30% pour affronter une triangulaire avec une chance de victoire. De plus, il faut le noter, il n'a tiré aucun bénéfice de la vague rose puissante qui a réussi à faire basculer tant de villes à gauche et alors même que Joissains a subi un certain recul, dû à son bilan et aux contrecoups de la politique nationale.

Malgré l'appel sans condition de la liste Pezet à voter pour lui au second tour et un bon report de voix, son total final n'a pas été en capacité de l'emporter.

Parties 1 et 2 : voir mercredi 26 et jeudi 27 mars. A suivre : chez Pezet

26 mars 2008

Municipale 2008 : Le pourquoi et le comment… (1)

Comme promis, je vais essayer de vous raconter comment j'ai perçu l'avant-élection municipale. On comprendra peut-être mieux ce qui s'est passé, car rien ne se décide vraiment et seulement le jour du vote. Ce sont bien les conditions de préparation, les stratégies et le déroulement de la campagne qui produisent le résultat final. Chacun pourra à loisir imputer aux uns sa défaite, aux autres la victoire de l'adversaire. Nul ne peut s'exonérer d'avoir eu sa part dans ce qui se trame au cours d'une élection comme celle que nous venons de vivre.

Ce récit comporte quatre parties. Voici la première. A vos commentaires…

Chez Maryse Joissains

Si l'on s'en tient au vote du premier tour, on voit que 2/3 des électeurs ne voulaient plus de cette équipe. En sept ans, disons même depuis sept ans, l'équipe qui avait gagné par fusion de trois listes s'est déchirée. Dès la première année, François-Xavier De Peretti se présentait à l'élection législative aux côtés du député sortant Jean-Bernard Raimond.

Considérant que De Peretti l'avait défiée, Maryse Joissains lui retirait illico ses délégations. En vérité, ce n'était que l'aboutissement d'une méfiance réciproque. Car Joissains voyait en De Peretti un gêneur, voire un danger. Lui, trouvait là le bon prétexte pour s'affranchir et préparer sa riposte pendant six ans en entrant dans une opposition assez frontale.

Au sein de la majorité, d'autres frondeurs ont commencé à faire entendre leur petite musique, moins franche, et à jouer un double jeu conservant toujours un pied dedans et cela jusqu'à la fin du mandat. L'atmosphère s'est donc très vite dégradée entre le maire et nombre de ceux qui l'avaient portée au pouvoir. J'ai abondamment raconté ces épisodes, perceptibles dans les postures des uns et des autres lors des conseils municipaux et même en dehors.

C'est au cours des derniers mois précédant le scrutin de mars que les querelles ont éclaté au grand jour. D'abord, par la confirmation de la candidature de De Peretti à l'élection municipale. Ensuite, par la disgrâce prononcée par Joissains à l'encontre de ceux qu'elle appelait "les trois rigolos" : Bruno Genzana, Stéphane Salord et, pendant un temps, Jean-Pierre Bouvet.

On connaît la suite. Voulant garder son poste de conseiller général, Bouvet prit les devants en ne participant pas à la future liste Joissains. Les choses étaient plus compliquées pour Genzana et Salord, critiqués et même descendus en flèche en permanence par Joissains.

Devaient-ils courber l'échine et rentrer au bercail ou allaient-ils prendre le risque de mener une liste ? Personnellement, je n'ai jamais cru à ce ballon. En 25 ans de mandat, Genzana n'a jamais osé y aller seul. Il n'a été qu'un "suiveur", toujours à l'abri d'un autre (la liste de ceux qu'il a suivis est longue). C'est encore ce qu'il vient de faire.

Pour en revenir à Joissains, beaucoup de gens la donnaient perdante. Elle-même savait qu'elle jouait à quitte ou double. Les dernières affaires immobilières impliquant des adjoints pouvaient laisser penser qu'elle n'était plus en mesure de l'emporter.

Là, Joissains eut un réflexe politique qu'on aurait tort de sous-estimer. Elle annonça qu'elle renouvelait sa liste de moitié. Le message à faire passer était le suivant : "J'ai chassé les fainéants, les pas propres et les gens à risque. J'ai gardé les fidèles et j'ai pris des professionnels. Vous pouvez me faire confiance". Il fallait faire comprendre aux électeurs qu'il ne s'agissait plus de juger le passé mais de choisir l'avenir. Chapeau !

Sa victoire a été acquise en triangulaire, au plus fort du recul national de la droite et alors que son bilan était passablement décrié. Et ce n'est pas le retrait de dernière minute, pour étonnant qu'il a été, de Olivier Naslès qui allait perturber Joissains. A mon avis, son  élection à l'arraché, un peu par défaut, dirais-je, ce qu'elle a elle-même admis, s'explique moins par le renouvellement de confiance des Aixois à son égard que par l'inadéquation des stratégies de tous ses opposants.

Sans préjuger de ce qui pourrait se passer dans les années qui viennent, est-on sûr que la Ville d'Aix y ait gagné en sérénité ?

A suivre : chez De Peretti, chez Medvedowsky, chez Pezet

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13 mars 2008

Agopian, menteur et malhonnête

Mercredi à 10h30, j'ai reçu un appel téléphonique de Jacques Agopian à mon domicile. Il m'a demandé si Danielle Rumani-Elbez et moi-même avions l'intention de soutenir sa candidature pour le second tour de l'élection cantonale Aix-Centre.

Il a ajouté que son coup de fil découlait d'une conversation qu'il venait d'avoir avec Alexandre Medvedowsky quelques minutes auparavant. Il m'a présenté cette demande arguant du fait qu'ils allaient tenir une conférence de presse, entourés des soutiens des partis politiques.

J'ai lui ai indiqué très clairement que, d'un commun accord, Danielle et moi avions décidé de rester neutres pour un appel au vote du second tour, laissant les électeurs libres de leur choix.

Jacques Agopian a voulu mettre en parallèle l'appel de la liste Michel Pezet pour celle d'Alexandre Medvedowsky. J'ai répondu que cet appel se suffisait à lui-même et qu'il n'était pas directement lié à notre position pour la cantonale, d'autant que Danielle et moi n'étions candidats qu'en nos noms propres. La conversation s'est arrêtée là et, par élégance, je lui ai souhaité bonne chance.

Nous doutant des possibilités d'interprétation équivoque dont ils ont fait preuve pendant les deux campagnes électorales, nous avons décidé de publier un communiqué clair et précis sur mon blog.

Or, ce matin, dans un article consacré aux cantonales, La Provence fait état d'un propos mensonger de Jacques Agopian tenu lors de sa conférence de presse : "J'ai eu Lucien Castronovo au téléphone, assure Jacques Agopian, il appelle à voter pour moi." Dans la journée d'hier, deux journalistes de La Provence ont appelé Danielle qui leur a déclaré : "Comme de toute façon on ne peut pas se maintenir, on laisse la liberté de choix à nos électeurs."

Après le vol du logo du Parti radical de gauche, qu'il a placé sur tous ses documents de campagne sans aucun accord formel du PRG, Jacques Agopian se permet maintenant de me faire déclarer l'inverse de ce que je lui ai dit. Pourquoi a-t-il besoin du soutien de radicaux de gauche qu'Alexandre Medvedowsky et lui-même ont qualifiés de dissidents et dont ils ont nié l'existence tout au long des deux campagnes ?

Au passage, je signale que La Marseillaise m'a aussi appelé pour me demander quelle était notre position pour le second tour. J'ai évidemment tenu les mêmes propos et le journal en fait état ce matin sans aucun appel de notre part à voter pour Jacques Agopian.

Danielle Rumani-Elbez et moi-même réprouvons et condamnons l'attitude mensongère et malhonnête conjointe de Jacques Agopian et d'Alexandre Medvedowsky.

28 février 2008

Les farces cachées de la liste Medvé

Certains colistiers n'habitent pas… à l'adresse indiquée

Extraordinaire ! Un tract présentant toute la liste Medvedowsky mentionne le quartier d'origine de chaque colistier. On se dit, bon, c'est sympa. Mais, surprise, un autre tract spécifique consacré au quartier d'Encagnane ne dit pas tout à fait la même chose.

Un simple coup d'œil suffit pour découvrir qu'une colistière de Puyricard, un des Platanes et deux de Sextius-Mirabeau (on ne parle même pas de ce nouveau quartier dans ledit tract !) figurent au titre des "candidats d'Aix Pour Tous à Encagnane".

Connaissant personnellement trois des quatre candidats et leurs adresses réelles, je m'étonne qu'ils aient pu déménager aussi soudainement dans le seul but de rendre le tract crédible.

Mais que voudrait-on faire croire ? Que la liste serait ainsi représentative de tous les secteurs géographiques de la ville comme elle voudrait encore, malgré les évidences, laisser entendre qu'elle englobe toute la gauche ?

Pouvait-on inventer procédé plus grotesque pour tromper les électeurs ? Car, si l'on compte bien, sur les cinq colistiers mentionnés dans le tract, une seule personne demeure vraiment à Encagnane…

Je n'ai pas encore vu les tracts pour les autres quartiers. Mais, si quelqu'un pouvait se donner la peine de les vérifier...

Si ça se trouve, hein, il y a peut-être aussi... des Marseillais et des Parisiens dans le lot !

28 février 2008

"Aix à venir" : Ce soir, réunion publique aux Platanes

Michel PEZET, Jean-François PICHERAL

et toute l'équipe de "Aix à venir" vous invitent à participer

         

à la REUNION PUBLIQUE

qui se tiendra ce jeudi 28 février à 19h00

à la salle Roger-Baudun aux Platanes (parking gratuit aux abords de la salle)

          

Un apéritif amical sera servi en fin de réunion.

Nous vous attendons nombreux. Dites-le autour de vous.

               

Venez voir et écouter la différence !

Demain, suite et fin du triptyque de fiches sur "La gestion Joissains".

20 février 2008

Joissains aime la démocratie mais... avec un bâillon

Il y a deux semaines, salle Ughetti, le CIQ Luynois avait lancé une invitation aux quatre têtes de liste de l'élection municipale.

Interrogés à tour de rôle sur quatre grands thèmes dont la démocratie de proximité, tous ont répondu. Trois candidats se sont même accordés, à quelques nuances près, pour dire qu'il fallait mettre en place des instances de concertation afin que les habitants puissent exprimer leurs avis sur tous les projets qui les concernent. Ils sont même allés plus loin en annonçant qu'ils donneraient de vrais moyens, y compris budgétaires, aux élus de quartiers pour pouvoir agir localement sans délai pour tous les besoins immédiats.

Mais quel est le quatrième qui a osé déclarer que les conseils de quartiers ne servaient à rien et qu'ils ne seraient pas mis en place car il existe déjà des comités d'intérêt de quartier ? Sauf que... dans d'immenses quartiers comme le Jas de Bouffan ou Encagnane par exemple, il n'y en a pas et qu'on ne voit pas comment les gens pourraient avoir leur mot à dire.

Pour ma part, je n'ai pas été surpris d'entendre Maryse Joissains refuser tout de go d'appliquer la loi sur la démocratie de proximité de 2002.

En 2004, en séance publique du conseil municipal, elle avait fait semblant de décider l'expérimentation d'un conseil de quartier à Pont de Béraud. Elle avait juré qu'un livre blanc serait publié pour faire le point après six mois de pratique. Le livre n'a jamais vu le jour car elle a jugé que les interventions des habitants étaient trop critiques sur sa politique.

Elle s'attendait à quoi ? Qu'il n'y ait que des flatteries ? L'adjoint du quartier a été prié de se taire et de faire le dos rond. Malgré nos relances, Joissains a coupé court à toute initiative. Il faut dire que nous ne nous étions jamais fait aucune illusion sur ses intentions.

Pour mémoire, en 2001, à peine élue, simulant une volonté, elle avait confié une "délégation à la démocratie locale" à un de ses adjoints. Jamais nous n'avons eu droit au moindre bilan ou commentaire sur l'activité de cette délégation. Mieux, dépité, ledit adjoint est allé rejoindre une autre liste et l'adjoint de Pont de Béraud a été débarqué de la liste Joissains.

Ainsi, la boucle est bouclée et le simulacre est complet. Joissains a toujours le mot démocratie à la bouche. Elle est donc pour la démocratie mais… avec un gros bâillon sur celle des autres.

16 février 2008

Les mensonges de campagne : Stop ou encore ? (2)

Je trouve que ça commence vraiment à bien faire ! Je le dis, il y en a assez ! Pourquoi certains candidats ont-ils besoin d'avoir recours au mensonge, à la tromperie et au culot ? Comment osent-ils se prétendre blancs quand les faits prouvent le contraire ? Est-ce ainsi qu'ils comptent respecter les électeurs ?

Cette semaine encore, j'en ai trop lu sur les tracts. J'en ai trop entendu sur les marchés, dans les rues et dans les cages d'escalier. Alors, je me vois contraint de mettre à nouveau quelques pendules à l'heure... au risque d'en mécontenter quelques-uns. J'assume.

             

Ça se passe comme ça chez Medvedowsky

Ÿ Son matraquage : "J'ai fait l'union à gauche autour de ma candidature". A y regarder de près, ce n'est qu'une addition de logos, plus ou moins empruntés et collés comme sur un maillot de cycliste qui aurait aussi fait son marché à l'UMP.

Ÿ Par comparaison, il y a plus de socialistes et de radicaux de gauche sur la liste Pezet que sur la sienne. Mais qu'importe, Medvedowsky continue à mentir aux Aixois.

Ÿ Il y a aussi une liste indépendante LCR qui ricane de cette "union" en ne lui épargnant pas les critiques.

Ÿ Medvedowsky a voté non au referendum sur l'Europe, contre la décision du parti socialiste et de la majorité des Aixois qui ont voté oui.

Ÿ Il s'autoproclame le plus qualifié pour affronter Joissains qui l'a déjà battu trois fois ! Joissains ne pouvait trouver meilleure connivence pour faire croire à leur seul face à face. Ben non ! Il y a aussi Pezet, de Peretti et tous les autres !

Ÿ Pour clore provisoirement cet article, dois-je rappeler que Medvedowksy n'a pas participé à tous les conseils municipaux, n'a été membre d'aucune commission, n'a mené aucun combat significatif alors que certains d'entre nous sommes parfois allés porter la contestation jusque devant les tribunaux ? Alors, stop ou encore ?

Et une petite cerise aigre (2mn14) pour décorer le gâteau :

http://www.youtube.com/watch?v=YnY2s5yYYCc

Lire mon premier article sur les mensonges de campagne :

http://castronovo.canalblog.com/archives/2008/02/05/7833981.html

Lundi, le cas Joissains

9 février 2008

"Aix à venir" à votre rencontre

L'activité électorale est maintenant perceptible aux quatre coins de la ville, parfois même un peu trop à cause d'excès d'affichage. Mais les moments les plus intéressants restent les rencontres au porte à porte, les visites de quartiers et les réunions publiques. Toute notre équipe a elle aussi multiplié les rendez-vous quotidiens. On peut s'en rendre compte avec les images accompagnant les trois autres articles ci-dessous.

Pour mémoire, aujourd'hui, nous serons encore présents en divers lieux de la ville, avec Michel Pezet, Jean-François Picheral, Danielle Rumani-Elbez, Lucien-Alexandre Castronovo et les colistiers de "Aix à venir".

Ce samedi 9 février

à partir de 10h00

sur les marchés du Centre ville et du Jas de Bouffan

à 13h00

au Bar Le Tourbillon à Saint-Eutrope

à 19h00

au Bar du Palais sur la Place des Pêcheurs

14 décembre 2007

Hier soir, beau succès pour "Aix à venir"

Hier soir, la rencontre publique de notre équipe a connu un beau succès. La salle du Centre des congrès était pleine à craquer. Les interventions à la tribune ont été sérieuses et nourries. Le débat avec la population est lui aussi allé au fond des choses.

La question urbanistique a été au cœur de la discussion. D'elle dépendent toutes les dimensions de la vie de notre cité : tissu urbain et mixité sociale, projets de centres de vie dans les quartiers et les villages, logement et déplacements, développement durable et qualité du cadre de vie.

Notre équipe a ainsi montré que la Ville ne peut plus se concevoir par petits bouts qui génèrent plusieurs villes en une seule. L'urgence est désormais de traiter l'ensemble des problèmes à l'échelle d'un territoire en supprimant les coupures urbanistiques, économiques, sociales et culturelles.

Il est grand temps de faire preuve de volonté politique pour rompre avec les pratiques individualistes et d'audace pour imaginer le développement pour tous.

Lire le numéro spécial de notre journal sur ce sujet : Aix_a_venir_numero_special_Travailler__Se_loger__Se_deplacer

14 décembre 2007

Venelles et Ventabren réussissent un tour de farce…

Même à Aix, cela n'est jamais arrivé. C'est dire !

A Venelles, le conseil municipal n'a pas pu se tenir, faute de quorum. Ce n'est pas la première fois. Mais pour la séance ratée de mardi, la chose est grave car les élus devaient y débattre du budget primitif. Aux dernières nouvelles, ce sont des élus de la majorité UMP qui ne sont pas venus. Or, le maire Jean-Pierre Saez ne dispose que d'une voix de plus par rapport aux oppositions…

A Ventabren, c'est encore pire, il n'y a quasiment plus de conseil municipal. Les démissions individuelles ou collectives ont réduit le nombre des élus à peau de chagrin. Parmi les rebelles, 11 élus de la majorité qui ont lâché le maire. Et dire que Claude Filippi vient d'être intrônisé représentant du Nouveau Centre avec l'appui de Jean-Claude Gaudin et de Renaud Muselier. La farce est complète.

J'ironise sur nos voisins de la Communauté du Pays d'Aix. Mais que va-t-il se passer ce soir à la séance de la CPA où l'on débat aussi du budget primitif ? Et lundi, au conseil municipal d'Aix où nous examinerons également les finances, y aura-t-il des surprises dans les votes ? J'en salive déjà…

29 septembre 2007

Aux lecteurs de ce blog

Vous êtes nombreux à lire ce blog. J'en suis heureux. Il m'est agréable de penser que, grâce à vous, je n'écris pas en vain. Certes, cela requiert du temps mais, n'en doutez pas, cela ne ressemble en rien à un labeur.

Jour après jour, vous découvrez sans doute ici ce que vous ne trouvez pas ailleurs. Je suis moi-même frustré lorsque je consulte le net et que je relève que nombre de blogs locaux sont peu actifs, voire rarement mis à jour.

Puis-je donc solliciter votre aide bienveillante pour faire connaître mon blog autour de vous ? Vous avez certainement une liste personnelle de contacts et de réseaux de diffusion. Serait-ce exagéré de vous demander, si vous estimez la chose possible, de leur transmettre mon adresse pour agrandir encore le cercle des lecteurs ?

Ce n'est pas une obligation, c'est juste une gourmandise de ma part... Merci.

3 décembre 2007

Explications pour "Cherchez les bizarreries"

Vendredi, j'ai publié deux photos sur les caméras de vidéosurveillance en cours d'installation au centre ville. En apparence, les boules sont discrètes et on ne les remarquerait pas si l'on ne levait pas les yeux.

Mais, sur le premier cliché, on peut observer que la caméra a été fixée sur la paroi d'un immeuble classé – en l'occurrence celui de la Halle aux grains – et cela est interdit par la loi.

Sur le second, il semble bien que la hauteur de la caméra offre un angle de vision pouvant filmer l'intérieur des logements situés en terrasse.

Reste maintenant à vérifier les 34 autres emplacements. Ben, quoi, souriez au moins !

15 novembre 2007

Aujourd'hui, débat public sur "Pollution et Santé"

Asphyxie des transports, antennes relais, bruit… Une étude récente l'a dit, la pollution à Aix-en-Provence atteint désormais des niveaux comparables à ceux d'Athènes ! Et notre santé en subit déjà de graves conséquences.

Personne ne doit plus s'en désintéresser. Un diagnostic sérieux et complet s'avère nécessaire pour enrayer ce fléau qui menace notre vie quotidienne.

Il est donc devenu primordial de bien informer la population et de traiter le problème de façon globale, sans plus tarder.

                               

INVITATION A LA REUNION PUBLIQUE

(entrée gratuite)

Sur le thème "POLLUTION ET SANTE"

                     

Ce Jeudi 15 novembre 2007 à 19h00,

salle Le Cèdre au Jas de Bouffan, avenue du Deffens

               

Animée par Danielle RUMANI-ELBEZ,

Conseillère Municipale d’Aix, Conseillère Communautaire

             

En présence du Docteur Patrice HALIMI,

Secrétaire Général de l’Association Santé Environnement Provence (ASEP)

            

A l'initiative de Michel PEZET,

Candidat à l’élection municipale,

Vice-Président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône

          

Et de Jean François PICHERAL,

Sénateur des Bouches-du-Rhône,

Maire d’Aix-en-Provence de 1989 à 2001

               
Un débat à ne pas manquer !

14 novembre 2007

Genzana et Salord dans le numéro de "Pipo et Mario"

Je n'en demandais pas tant. Mais n'est-ce pas pathétique ? Ecrabouillés en purée par Maryse Joissains, Bruno Genzana et Stéphane Salord essaient de jouer les hommes blancs. Affublés d'un faux-nez, tels Pipo et Mario, les deux compères tentent de nous faire le grand numéro des effarouchés de la dernière heure.

Genzana, égal à lui-même, continue à brasser du vent pour sauver sa peau en se faisant passer pour le visionnaire qu'attendraient les Aixois. N'osant pas franchir le pas décisif de la démission – ce serait pourtant autrement plus courageux –, il propose maintenant "une rupture avec la gouvernance actuelle", une gouvernance qu'il cautionne quand même sans interruption depuis six ans !

Dans ses "Ateliers de l'avenir", il déclarait avec le même aplomb, je cite : "Ce dialogue (avec les Aixois) ne s’inscrit pas en opposition avec l’action municipale. Bien au contraire, il est destiné à l’amplifier et la prolonger." La rupture, pour quoi faire ? Mais oui, bien sûr, tout ce que lui-même n'a pas fait dans ses délégations.

Expert en platitudes, il n'hésite pas à enfoncer les portes ouvertes, puisant dans les thèmes rebattus de l'air du temps. "C'est un projet et non pas un programme", déclare-t-il à présent. Ah bon ! En effet, peu téméraire, il ne lance pas sa propre liste, non, non, il ne cherche, en fait, qu'une place d'accueil sur une autre liste… pour continuer à exister. Un vrai professionnel de cirque.

Passons au cas non moins singulier de Salord. Lâché par Joissains, qui vient de l'habiller de la tête aux pieds, fou de la reine depuis six ans, lui aussi à la recherche d'un refuge sur une liste secourable, il dépasse cependant les pirouettes de Genzana en usant du ton tranchant de l'attaque frontale.

"Maryse Joissains m'a aussi beaucoup déçu. Parce qu'elle a très vite confondu la famille et la vie politique, l'urgence et la précipitation. Et aussi parce qu'elle a été élue sur des valeurs sociales qu'elle a vite abandonnées". Et encore : "De plus en plus, nous avons avancé sans débat interne, sans travail collectif, sans coordination".

Ce n'est pas joli-joli d'avoir attendu si longtemps pour verser une si grosse dose de poison. Et dire que lui et son comparse ont prétendu tourner sur la piste dans le même sens que le maire. C'est donc confirmé, l'attraction était mauvaise mais ils se sont obstinés à la jouer et à la rejouer aux Aixois tout un mandat !

Alors, après tout, face à ce piteux spectacle de fin de règne, pourquoi faire la fine bouche ? Pour tardifs et révélateurs qu'ils soient, les propos des deux adjoints n'arrivent-ils pas finalement à point nommé ?

Prémonitoire, ce que j'écrivais il y a un an…

Arrivée à la tête de la ville par effraction, l'équipe de Maryse Joissains s'est constituée sur la base – laquelle ? – de la fusion artificielle de trois listes hétéroclites qui n'avaient rassemblé que moins de 15% chacune au premier tour. Le vernis a vite craqué et partout.

Candidate prétendument sans étiquette pourfendant déjà de façon populiste les partis, Mme Joissains entre un an après à l'UMP, trompant ainsi les Aixois.

Au même moment, François-Xavier De Peretti, UDF, claque la porte. Il ne peut déjà plus supporter l'ambiance et les méthodes qui se développent en mairie. Depuis lors, il s'est mué en opposant déterminé d'un système qui va en l'encontre de l'intérêt des Aixois.

L'opposition de gauche issue de l'équipe de Jean-François Picheral, maire sortant, l'avait précédé dans ces alertes qui n'ont fait que s'aggraver jusqu'à aujourd'hui. J'ai moi-même entrepris avec mes collègues cette bataille dès 2001. Vraiment pas triste… […]

Alors, que constate-t-on ? L'équipe municipale n'a plus que la dernière apparence de l'unité. Les élus se surveillent et se critiquent les uns les autres, s'envoient des flèches meurtrières et finiront par faire craquer leur semblant de parade unie.

Avec les échéances qui approchent, les couteaux sont tirés. On voit des adjoints au verbe emphatique comploter presque secrètement pour se délier de leurs allégeances – toujours définitives et la main sur le cœur en public – pour jouer les chevaliers blancs dont tout le monde voit qu'ils sont gris et aigris.

          

(Voir aussi mon article "Les prédictions de Genzana pour 2008",

rubrique "Mes pastissons", colonne de droite)

29 octobre 2007

Tu sais d'où je t'appelle ?

Grenelle de l'environnement. Gros succès ou usine à gaz ? Chacun croira ce qu'il veut : "Nous sommes sauvés !", "C'est déjà ça...", "C'est mieux que rien..." ou "Sauve qui peut !". Bref, on jugera aux résultats.

Mais, qui pourrait me dire, par exemple, pourquoi le thème des antennes relais n'a pas du tout été mis à l'ordre du jour ? Il me semblait bien pourtant que c'était une des mesures les plus évidentes à traiter. Le principe de précaution étant déjà inscrit dans la Constitution, il n'était pas difficile d'y recourir pour légiférer sur le sujet.

Mais, comme chacun sait, il faut que le business continue. 50 millions d'abonnés, des profits astronomiques (pub, télé…), des opérateurs que tout le monde connaît bien, un avenir radieux (ou de radiations…), faut pas gâcher le bonheur.

Un article dans "Le Canard enchaîné" de septembre révélait que, au bout de 10 ans, les utilisateurs intensifs de portables accroissent leurs risques d'avoir une tumeur cérébrale. Des enquêtes indépendantes recommandent de nouvelles normes d'exposition biologique, que ce soit pour les portables ou les antennes relais. 80% des études financées par des fonds publics concluent à l'existence d'effets sur nos organismes de l'exposition aux radiofréquences.

Pourtant, l'hypocrisie se poursuit. Même l'Afsset (Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail) s'y met en consultant principalement des experts qui ont une fâcheuse tendance à entretenir des liens plutôt amicaux avec les opérateurs.

Mais, pas d'affolement, la vie est belle. On se ruinerait pour le plaisir d'étonner nos interlocuteurs avec la spirituelle devinette : "Tu sais d'où je t'appelle ?" Jusqu'au jour où ce sera… de l'hôpital.

22 octobre 2007

"Aix-Solidarité" a fêté ses 20 ans avec force

Ce même samedi, dans l'après-midi, l'association "Aix-Solidarité" fêtait ses 20 ans d'actions au service de la liberté et de la défense des opprimés. A la tribune se sont succédé des témoignages denses et passionnants sur différents thèmes.

On a ainsi entendu un point de situation sur les droits de l'homme en Tunisie. L'avocate Radhia Nasraoui a dressé un bilan dramatique et effrayant de la chape de plomb qui pèse sur la population à l'instigation du président Ben Ali. Une analyse sur le Moyen Orient a été présentée par Gilbert Achcar, professeur des universités, co-auteur avec Noam Chomsky du livre "La poudrière du Moyen Orient".

Un représentant de la Cimade a démonté le processus qui régit l'exploitation politique des "sans-papiers".

Enfin, une déléguée du "Réseau Education Sans Frontières" a développé le sens de son action visant à protéger les enfants et les parents dits "expusables".

Elle a aussi rappelé que, ce lundi, dès midi à la Rotonde, se déroulera un rassemblement de soutien à Florimond Guimard, instituteur, dont le procès se tiendra au tribunal d'Aix à 14h30. Florimond Guimard est accusé d'avoir manifesté avec 200 autres personnes à l'aéroport de Marignane contre l'expulsion d'un père de famille sans papiers dont les enfants sont scolarisés. Et d'avoir soi-disant provoqué et violenté un policier en lui cassant un pouce ! Il encourt une peine de 3 ans de prison et 45.000€ d'amende !

Pour rappel, cet enseignant a reçu le 16 octobre le prix européen "Silver Rose Award" pour son engagement citoyen dans la défense des droits de l'homme.

Petite note personnelle :

En 1987, un événement particulier s'était produit à Aix. Le maire de l'époque, Jean-Pierre de Peretti de la Rocca (droite), avait interdit la projection à Aix du film "La dernière Tentation du Christ" de Martin Scorcese, sous le prétexte de "possibles troubles à l'ordre public".

En tant qu'élu, en même temps que de nombreuses associations dont "Aix-Solidarité" et la "Ligue des droits de l'homme", j'avais saisi le tribunal administratif pour faire annuler l'arrêté du maire. La décision d'annulation dudit arrêté n'est certes intervenue qu'en 1991 mais la liberté de diffusion d'une œuvre, même dérangeante, était ainsi sauvegardée.

A la même époque, avait éclaté ce que l'on a appelé "l'affaire du Lycée militaire d'Aix" (le mensuel "Le Ravi" en fait état dans son numéro de ce mois d'octobre). Nous avions soutenu un jeune étudiant, Rémi Darne, qui avait écrit et publié sa thèse universitaire sur ce sujet.

Ces regards en arrière et les témoignages livrés samedi montrent que cette étrange époque n'était malheureusement pas une exception.

20 octobre 2007

Téléphonie mobile : Nouvelle question posée au CM

Madame la députée-maire, Chers collègues,

   Nous étions volontairement absents à la 3e réunion de la commission pour la réglementation de l’implantation des antennes de téléphonie mobile et nous vous en avons détaillé les raisons par courrier qui vous a été adressé le 2 octobre 2007.

   En effet, depuis le conseil municipal du 18 décembre 2006, où vous déclariez "qu’il convenait d’aller plus loin que le Guide des bonnes pratiques signé entre l’Union des maires et les opérateurs comme l’ont fait d’autres communes et ceci pour préserver le principe de précaution", nous avons dû attendre le CM du 26 mars 2007 pour constituer cette commission qui avait pour missions :

   Ÿ de recueillir le recensement des sites de téléphonie mobile sur le territoire de la commune,

   Ÿ de lister les lieux  où des difficultés existaient,

   Ÿ d’élaborer, pour la Ville, un guide des bonnes pratiques qui se fonderait sur des exemples existants,

   Ÿ de faire procéder à des campagnes de mesures,

   Ÿ d’assurer la transparence la plus totale sur ce dossier.

   Or, qu’avons-nous constaté après 2 réunions de cette commission ? Nous n’avons été destinataires d’aucune de ces informations, ni même des PV de ces réunions malgré la présence de la sténotypiste et nos courriers de rappel, dont celui du CIQ du Val Saint-André et le mien.

   C’est aussi avec consternation que nous avons pris connaissance du projet de charte que vous nous avez adressée le 25 septembre dernier puisqu’aucune de nos propositions n’avait été retenue :

   Ÿ transparence assurée par le respect de la réglementation,

   Ÿ exposition minime des riverains (2V/m maximum, niveau moyen sur 24h) et non celui retenu par le décret du 2 novembre 2002 (41 V/m et 61 V/m pour les antennes UMTS),

   Ÿ des campagnes de mesures effectuées par des organismes indépendants,

   Ÿ un plan de déploiement des installations, site par site, fourni à la Ville par les opérateurs,

   Ÿ et, pour prévenir les difficultés liées à certaines implantations, la création par la Ville d'une véritable Commission de concertation pour recevoir et émettre des propositions.

   Or, un an après, force est de constater qu’au niveau local, vous ne faites pas partie des maires qui se sont positionnés fermement face aux opérateurs pour limiter la puissance des émissions électromagnétiques, réglementer la distance par rapport à des sites sensibles, réglementer les obligations administratives.

   Vous n’avez pas pris en compte l’aspect social, à savoir l’acceptation par les habitants, ni l’inquiétude légitime de ceux qui vivent dans des quartiers de forte densité, comme Encagnane entre autres, et qui, locataires, ne sont pas protégés par la loi actuelle.

   De même, au niveau national, nous regrettons que vous n’ayez pas, comme de nombreux députés, y compris de votre majorité, signé la proposition de loi présentée à l’Assemblée nationale le 13 juillet 2005.

   Pour toutes ces raisons et, parce que depuis plus d’un an, vous nous avez donné la preuve de votre désintérêt et de la faiblesse de votre engagement politique malgré l’insistance des associations qui répètent sur ce sujet, comme sur bien d’autres, "attention de ne pas refaire l’erreur de l’amiante", nous ne participerons plus à ces simulacres de commission.

                                                                         Danielle RUMANI-ELBEZ

                                                                    Conseillère municipale PRG

                                                                (pour les élus de l'opposition)

12 juillet 2007

Turbulences en Pays d'Aix

Pertuis : La chirurgie disparaît

La casse du service public de santé est en marche, qu'on ne se fasse plus d'illusions. Le service de chirurgie de l'hôpital a été définitivement fermé ce lundi. C'est l'Agence régionale de l'hospitalisation (ARH) qui l'a annoncé. La décision n'est pas sans importance. Plus aucune opération ne sera pratiquée dans cet hôpital. Selon le directeur de l'agence, le projet de chirurgie ambulatoire, mis en avant et défendu par le conseil d'administration et par un cabinet d'études, ne permettait pas de régler les problèmes financiers. Alors que des rénovations et des aménagements avaient été entrepris, le couperet est tombé. Le service de santé de proximité disparaît. Même si, dans le proche avenir, les crédits accordés à la chirurgie devraient être répartis sur l'ensemble de l'établissement pour développer les soins de suite et les urgences et rénover le service de la maternité.

Plan de Campagne : Toujours dans l'illégalité

Mardi, au tribunal de grande instance d’Aix, plusieurs enseignes de Plan de Campagne, qui avaient passé outre à l'obligation de fermer le dimanche en avril dernier malgré une interdiction par arrêtés, étaient assignées par les syndicats. Si certains salariés étaient venus expliquer leur inquiétude de voir des emplois supprimés, étaient également présents les représentants des syndicats CGT et CFDT. La décision du tribunal, mise en délibéré, ne sera connue que le 17. Va-t-on enfin avancer pour remettre cette zone commerciale sur le chemin du respect du droit ?

Ventabren : Qui a tourné casaque ?

Si l'on a bien compris, les onze élus de l'équipe de Claude Filippi qui ont démissionné reprochent au maire un comportement une peu trop personnel une exagération des frais de représentation. Ils ont décidé de ne plus lui témoigner leur confiance. Le maire reproche aussi maintenant à son ex-première adjointe d'usurper le sigle UMP. Cette dernière lui renvoie méchamment la balle en rappelant que Claude Filippi a tourné casaque entre les deux tours de la présidentielle en soutenant Sarkozy après avoir voté Bayrou. Difficile de s'ériger en donneur de leçon quand on prend le train en marche.

Cabriès : Ça tangue

Le dernier conseil municipal ne s'est pas déroulé dans un climat serein. Les reproches adressés par les opposants à Hervé Fabre-Aubrespy concernaient ses choix politiques et sa manière de gérer les affaires de la commune. Le maire se targue de savoir ce que pensent les habitants mais ces derniers ne siègent évidemment pas au conseil. Pourtant les questions posées par les élus de l'opposition et les observations détaillées précises qui les accompagnaient semblent bien lui donner tort. Lors d'une réunion publique sur l'habitat, l'ambiance n'était pas non plus à la sérénité, ce qui est toujours mauvais signe pour la qualité de la démocratie.

11 septembre 2007

Guérini pour un projet d'intérêt communal

A Marseille, la bataille des municipales va donc se jouer entre Jean-Claude Gaudin et Jean-Noël Guérini.

Ce qui m'a le plus frappé dans la déclaration du candidat socialiste, c'est l'annonce concernant sa conception pour constituer une équipe.

Guérini envisage de rompre avec les schémas traditionnels des alliances fondées exclusivement sur la culture commune de la gauche. Il compte faire appel aux compétences, y compris au-delà des frontières de son camp. Pour se présenter comme un rassembleur, il exclut les discussions entre appareils sans toutefois rejeter les courants de pensée.

Il y a là comme une ressemblance de méthode avec la stratégie que déploie Nicolas Sarkozy depuis son élection, même si, évidemment, ce n'est pas pour défendre les mêmes idées. C'est le signe que les cloisonnements ne seraient plus des garanties suffisantes pour répondre aux problèmes de la population.

Guérini privilégie l'idée de projet qu'il met au-dessus des constructions politiques négociées entre partis. Cela fait penser aux regroupements que l'on observe dans les villages sous l'appellation de listes d'intérêt communal. Et après tout, qu'on aime ou pas Guérini, n'est-ce pas là peut-être ce qu'attendent les électeurs ?

Je ne suis pas étonné par cette novation. A Aix, ce type de démarche est en gestation depuis quelques temps. Avec, sans doute, un terrain plus favorable qu'à Marseille, eu égard à un contexte socio-politique aixois plus prompt au dialogue et au dépassement des causes particulières et partisanes. La tâche peut être plus aisée pour donner consistance à notre capacité de faire converger des forces et des volontés partageant des conceptions voisines sur ce qu'est l'intérêt général, hors les clans.

28 juillet 2007

Plan de Campagne : C'est ça "l'Etat irréprochable" ?

L'un des thèmes martelés jusqu'à plus soif par Nicolas Sarkozy pendant la campagne présidentielle a été celui de "l'Etat irréprochable". Et que vient de faire le nouveau préfet, Michel Sappin, récemment nommé par le président en conseil des ministres ? Il vient de s'asseoir sur la loi en accordant onze mois de dérogations illégales de plus permettant l'ouverture de plusieurs dizaines d'enseignes de Plan de Campagne.

"J'ai déjà signé 45 dérogations qui prennent effet aujourd'hui. Nous allons en prendre des dizaines d'autres dans les prochains jours. Toute autre décision serait catastrophique pour la zone et entraînerait de possibles fermetures et des licenciements."

On a bien entendu : "de possibles fermetures et des licenciements" : a-t-il des informations précises, a-t-il gobé l'intox des grands magasins ou a-t-il consulté les astres ?

Sur les 375 enseignes, près de 300 sont concernées par l'interdiction du travail dominical et d'éventuelles dérogations.

Plus cynique encore, le préfet a indiqué que cette dérogation devrait servir aux partenaires et aux élus à trouver un accord pour revenir au "droit commun". Oui, on a bien lu : revenir "au droit commun". Ce qui veut dire que la zone commerciale est dans la plus totale illégalité et qu'il cautionne cela.

On ignore ce que ce "droit commun" sera au 30 juin 2008 car on ne sait rien sur la loi en préparation sur le travail du dimanche.

Quelle que soit la voie choisie par le gouvernement, comment s'y prendra-t-il pour la faire respecter plus tard, alors qu'il ne respecte pas lui-même la loi en vigueur aujourd'hui et que le précédent ministre du commerce avait exigé de la voir appliquer sans faille ?

Enfin, quand on sait que le tribunal d'instance d'Aix a toujours annulé les dérogations illégales de son prédécesseur, on peut très légitimement se demander comment le préfet ose accorder un nouveau délai de onze mois. Aurait-il, par hasard, quelques mystérieuses garanties sur de tout aussi "possibles" décisions contraires du tribunal ?

28 juillet 2007

Ne vous laissez plus conter fleurette, comptez…

D E V I N E T T E

Le matraquage publicitaire est fait pour conditionner les consommateurs à ne pas réfléchir. De grosses marques dépensent des fortunes dans des campagnes auxquelles personne ne peut échapper. Elles montrent des produits mais se gardent bien de dire à quelle arnaque les acheteurs sont soumis. Sur son blog (lien ci-dessous), Claude-Marie Vadrot dénonce une escroquerie bien crapoteuse sous forme de devinette.

                           

"Qu'est-ce qui vaut 146,36€ le kilo dans un super ou hypermarché

et que des milliers de couillons achètent ?"

                                  

Cherchons un peu. Non, ce n'est pas du caviar, ni de la truffe, ni un produit de luxe… Alors, quoi ? Ben, c'est tellement énorme qu'on en mangerait les pissenlits par la racine. Réponse :

"Le coriandre, le basilic et la ciboulette fraîche sous plastique dans un emballage qui pèse plus lourd que le produit. Marque Florette."

Vu le pilonnage publicitaire de la marque sur tous les écrans de télévison et dans la presse, ça doit rapporter un maximum ! Idem pour la salade de chêne vendue au prix de 15,20€ le kilo.

Au marché du coin, les producteurs vendent les herbes à 50 centimes le bouquet de 200 grammes, soit 2,50€ le kilo. Quant à ladite salade, elle vaut 1€ pièce pour pratiquement un kilo.

Chacun en tirera sa propre morale… Moi, je ne risque plus de me laisser manger mon blé... en herbes de chez F…

Voir le blog de Claude-Marie Vadrot aux dates des 18 et 21 juillet :

http://horreurecologique.blogspot.com

29 mai 2007

Remous face à la gaffe d'une élue contre les CIQ

Lors du dernier conseil municipal, Odile Miribel, adjointe de Puyricard, a plus que gaffé. Son intervention sur l'inutilité des Comités d'intérêt de quartiers a été mal ressentie par les bénévoles de ces associations, qui l'ont fait savoir via la presse.

Le maire a voulu rattraper la bourde en déclarant qu'elle trouvait formidable le travail des CIQ. Evidemment, comme elle en fait des tonnes, personne ne la croit. D'autant qu'elle-même avait déclaré, il y a quelques mois, que chaque fois qu'elle avait un projet, elle avait "les CIQ sur le dos".

(A ce propos, voir colonne de droite "Les CIQ ne font pas de quartiers")

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